Haut
Bas

Partagez|

Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Zenith
Messages : 1081
Date d'inscription : 10/09/2014

Arpenteur des cauchemars
Corey Cole
Arpenteur des cauchemars

Carte d'identité
Essence de Vie: 615
Renommée: 1730
Honneur: 508
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Lun 22 Aoû 2016 - 14:09


La blondinette semblait être toute à ses retrouvailles avec la chatte blanche, l’héliophobe interrogea donc l’autre voyageur du regard. Ce dernier lui expliqua qu’ils étaient tombés dans une embuscade en venant à sa recherche mais aussi qu’ils avaient trouvé une salle ou d’autres animaux étaient retenus prisonniers. Le jeune homme semblait être mal en point, sa blessure au flanc n’était toujours pas guérie, la gamine était guère mieux, elle avait apparemment était blessée dans la bagarre. Il palpa discrètement ses propres plaies tout en écoutant la fin du récapitulatif et eut du mal à masquer la douleur suscitée par un simple contact. Il fallait croire que l’effet de l’artefact n’était pas volatil et qu’il persistait dans le temps. Ce n’était pas une bonne nouvelle, si ils devaient affronter d’autres ennemis, ce serait à lui de faire le plus gros du travail et il savait qu’un simple coup sur l’une des blessures infligées par le fouet le mettrait à genoux.

Il grimaça, n’écoutant presque pas l’idée de Mara, ce n’était pas bête mais il y avait beaucoup d’incertitudes, il ne savait même pas si ça valait le coup d’essayer. Même si le chat rejoignait la surface et parvenait à remettre le message à la garde, il restait encore le risque que celui qui aurait le message l’ignore ou soit corrompu. Il n’y croyait pas vraiment mais il n’osa pas doucher l’enthousiasme de la fillette, peut-être était-il trop pessimiste.

« On peut essayer, on va voir si on trouve de quoi écrire. En tous cas, celui-là n’a rien… » Il désigna de la tête le geôlier qu’il avait assommé contre les barreaux. « Il n’a pas d’autre clé non plus… » Précisa-t-il comme pour leur rappeler qu’il était toujours prisonnier de ce collier. « En tous cas il ne faut pas rester là. Si d’autres arrivent, on sera pris au piège dans cette salle. »

Il attrapa la torche et les précéda pour rebrousser chemin jusqu’à l’intersection la plus proche et JB lui expliqua qu’ils avaient été attaqués un peu plus loin et qu’ils n’avaient pas exploré l’autre passage. Corey ne savait pas trop quoi faire, il ne savait pas si leur petit groupe serait de taille à affronter le chef de la bande et les quelques hommes qu’il lui restait probablement sans son pouvoir.

« Vous avez fouillé vos agresseurs? Ils n’avaient pas de clé ? »

L’air ennuyé, l’autre voyageur lui expliqua qu’il faisait trop sombre pour ça, l’héliophobe ne savait pas trop quoi faire, le temps pressait. D’une seconde à l’autre, les renforts demandés par le leader du groupe de criminels pouvaient arriver et les prendre en tenaille. Mais d’un autre côté, affronté le chef sans qu’il puisse se servir de sa lumière et avec les deux autres dans un état aussi pitoyable ça risquait d’être compliqué.

« Maintenant on a une torche, il y en a peut-être un qui a la clé de mon collier ou ils ont peut-être des armes qui nous permettraient d’avoir nos chances contre les derniers. » Il n’était même pas sûr que ce soit la bonne solution. « Le reste doit être par là c’est-ça ? » demanda-t-il en désignant le chemin inexploré, il laissa le temps à Mara d’infirmer ou de confirmer cette hypothèse. « Il t’a dit combien il restait de type avec le chef ? S’ils sont pas trop nombreux on peut peut-être essayer d’y aller maintenant pour les prendre de vitesse. »

Il s’en voulait un peu de remettre le choix sur ses camarades et espérait qu’ils ne lui renverraient pas la balle. Il ne voulait pas que son égoïsme, qui le poussait vers la recherche de la clé de son collier les envois droit dans la gueule du loup.

__________



Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 697
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 13

Arpenteur des rêves
Mara Leros
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 450
Renommée: 1677
Honneur: 429
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mar 23 Aoû 2016 - 13:14

L'enfant se frottait nerveusement la tempe avec sa paume brûlée, se demandant ce qu'ils pourraient faire. Son idée d’appeler à l'aide lui semblait très bonne, mais le temps que la police arrive, il faudrait quand même qu'ils survivent... Corey avait l'air nerveux avec son collier, et elle pouvait largement le comprendre, vu l'état dans lequel ça l'avait mise elle. Elle écouta d'un air distrait la conversation entre les deux adultes et acquiesça cependant, quand Corey lui demanda quelle direction avait indiqué le tacheté pour la suite. Elle répondit songeusement, jetant un  regard au matou pour qu'il lui dise si elle se trompait:

"Il a dit qu'il faudrait s'occuper du patron avant que les autres reviennent... J'imagine qu'il est seul..."

*Nan, le gros est avec lui!* corrigea l'animal.

"Ah oui, il est avec le marchand," se corrigea la fillette. "Mais faut vraiment faire vite, pasqu'il y a les autres, quoi... Et je sais pas c'qu'on a comme temps avant qu'ils arrivent..."

Elle soupira elle-même du manque d'informations qu'elle pouvait donner, et suivit les deux hommes vers le couloir d'où il venaient, pour tenter de trouver de quoi libérer le Voyageur de lumière. La lueur émise par la torche donnait un tout autre aspect à ce couloir où elle avait littéralement fait une crise de panique, révélant les murs de roches irrégulières et surtout les chats, au sol. Ils étaient trois, visiblement inconscients, mais elle n'avait pas vraiment envie de vérifier s'ils étaient encore en vie. Il se séparèrent spontanément pour les fouiller, en prenant un chacun.

L'enfant commença par ouvrir la veste du chat, cherchant des poches à l’intérieur ou fouillant celles de son pantalon. Elle nota finalement une petite pochette accrochée à la ceinture de la créature, qu'elle ouvrit pour trouver un trousseau de clefs! Elle faillit exprimer sa joie à voix haute, mais elle remarqua bien vite qu'il n'y en avait que des grosses, aucune potentiellement capable d'entrer dans le cadenas d'un collier... Elle rejoignit finalement les autres en gardant sa trouvaille, ne sachant pas ce que ça pourrait ouvrir, et malgré l'air légèrement déçu du borgne, ils décidèrent d'aller vers la suite.

La jeune fille jetait fréquemment des regards inquiets à Jean-Baptiste, légèrement courbé alors que sa tenue adoptait une teinte rouge sombre. Il avait l'air de vouloir faire bonne figure mais il était clairement mal en point, et son teint plus pâle était loin de nier ce fait. Elle se mordait les lèvres, se sentant coupable. Tout aurait été beaucoup plus simple si c'était elle qui avait été en mauvais état, les deux autres auraient largement pu se battre... Elle avait beau savoir que ça n'avançait à rien, elle ne pouvait s'empêcher de s'accuser d'être un poids encombrant. Les deux adultes essayaient visiblement de la protéger, mais s'ils se mettaient dans cet état pour ça... Non, il fallait qu'elle arrête de penser à ça... enfin, de penser comme ça. S'ils ne pouvaient pas se battre, elle pouvait bien le faire, non? Même si c'était sous le coup de l'émotion, elle avait bien frappé ses agresseurs plus tôt... Elle grimaça en y repensant, honteuse d'elle-même. Il fallait qu'elle évite, c'était pas sain. Mais elle se rendait bien compte qu'elle en venait aux mains par contrainte, parfois dans un état mental un peu spécial... Mais elle en avait honte quand même.

Ils s'arrêtèrent finalement devant une porte entrouverte qui s'avéra rapidement être la salle des gardes. Celle-ci était heureusement vide, dotée d'une table centrale ou s'étalait plusieurs cartes, de quelques chaises, d'armes et d'étagères. La fillette lança un coup d’œil aux cartes, craignant que d'autre gardes ne se cachent pour leur tomber dessus, mais ça ressemblait à une partie de solitaire. Les autres devaient être ceux qui lui étaient tombé dessus... Embrassant la salle du regard, Jean-Baptiste remarqua qu'ils auraient sans doute plus de chances de trouver la clef recherchée par ici, et la fillette se contenta d'un "oui" de la tête avant de s'approcher d'une commode. Laissant les autres chercher de leur côté, elle ouvrit un tiroir et commença à farfouiller dans des papiers. Quand elle y jetait un œil, ça ressemblait à des trucs de commandes ou à des factures, mais elle ne voyait pas trop comment ça pourrait servir. Elle ouvrit ensuite les battants d'un placard qui révéla plein de bouteilles qui sentaient vachement fort, lui faisant froncer le nez avant de refermer le meuble. Elle alla finalement en direction de la table centrale, ayant remarqué du coin de l’œil qu'elle aussi avait des tiroirs. En ouvrant un, elle y vit pas mal de babioles, des bouchons de liège, des décapsuleurs, des dés, des petits gobelets, un autre jeu de carte, des jetons... et un petit tintement métallique qui attira son regard. Deux minuscules clefs sur un anneau de métal! L'une d'elle devait ouvrir le collier de Corey, non?

Se précipitant vers le garçon, elle lui tendit sa découverte du bout des doigts, espérant très fort qu'elle n'allait pas lui donner un faux espoir. Sans vraiment oser regarder les tentatives du Voyageur, elle reporta son attention vers les papiers, un sourire se profilant sur son visage alors qu'elle se rappelait de son idée. Prenant au hasard un papier dans le premier tiroir et le retournant sur sa face blanche, elle chercha un stylo des yeux et mis finalement la main sur un petit crayon mâchouillé avec des crocs. Bon, on faisait avec les moyens du bord hein... Réfléchissant un instant à ce qu'elle pourrait écrire, elle appela la blanche qui monta sur la commode pour la regarder faire. Couchant enfin les mots sur papier, elle prit soin d'écrire du mieux qu'elle pouvait malgré ses lignes qui n'étaient pas du tout droite et qui partaient en cacahuète vers la droite. Mais bon, elle y pouvait rien, hein. Elle se permit de relire son message en fronçant les sourcils:
a l'aide!
on et dan les egout, il a un marcher noir avec un traffic de créatture!
il y a plain de criminel ici!
suivé la chate blanche! SVP!

Elle lut songeusement son message, craignant qu'ils ne croient à un piège, elle prit soin d'ajouter:

on a des blecés, on va pa tenire...

Bon, ça faisait peut-être un peu alarmiste... Elle jeta un coup d’œil aux deux hommes. Ouais mais en même temps, c'était justifié quoi. Attirant l'attention de la blanche, elle plia le papier le plus soigneusement possible et le glissa dans son collier, tout en disant:

"Apporte ça à la police, ou à des gens qui ont de l'autorité ou quoi. C'est un appel à l'aide, j'ai dit dedans que tu montrerais le chemin, ça ira?"

*Oui* souffla-t-elle *Je ne sais pas où est la police, mais je sais où sont les temples des Lords, et je devrais arriver à me tirer de cet endroit...*

"Ah oui, il te faut le chemin... Dis," lança-t-elle au tacheté à ses pieds, "Tu peux lui dire le chemin? Ou l'accompagner?"

Il ne semblait pas très motivé à l'idée d'une course dans des tunnels puis dans les rues de la cité, il se contenta donc de décrire le parcours d'un ton fatiguée à la chatte attentive. Ceci fait, cette dernière s'élança vivement dans les couloirs, en direction d'un petit tunnel d'aération qui devrait rapidement lui permettre de rejoindre la surface. L'enfant l'envia pendant un instant, commençant à se sentir oppressée à force de guetter la moindre menace au sein de ces boyaux de roche. Finalement, après avoir échangé quelques mots avec le chat qui restait et avoir vérifié que le renard et l'étrange lézard étaient encore en état de les accompagner, elle alla en direction des deux Voyageurs. Pointant la porte fermée qui trônait sur un mur, elle lâcha:

"Normalement, la salle où travaille le chef est là, au bout d'un couloir... J'imagine que les clefs qu'on a peuvent ouvrir les portes..." puis après un instant d'hésitation, elle lâcha: "J'ai réfléchi, et j'suis presque sûre qu'y doivent nous attendre... J'veux dire, si on nous avait attrapé, il aurait été prévenu..."

Se taisant sur ses mots, elle se gratta la main en les laissant prendre les devants sur la suite. Elle vit une lance pas très grande appuyée contre le mur, du coin de l’œil, et se résolut à la prendre. Elle ne savait pas s'en servir mais au moins, elle se sentirait un peu plus en sécurité...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Zenith
Messages : 1081
Date d'inscription : 10/09/2014

Arpenteur des cauchemars
Corey Cole
Arpenteur des cauchemars

Carte d'identité
Essence de Vie: 615
Renommée: 1730
Honneur: 508
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 24 Aoû 2016 - 16:27


La fillette précisa, après un échange avec le chat de gouttière, qu’il n’y avait que le marchand avec le chef, c’était une bonne nouvelle. Corey estimait que le grassouillet n’était pas très dangereux et avait déjà bien morflé pour la nuit, il ne serait donc pas difficile de s’en débarrasser. Restait-le meneur de la bande de criminels, si il s’était hissé à sa position par la force, ce ne serait pas un débutant et il risquait même d’être l’adversaire le plus fort de la soirée. S’il avait été en pleine forme, Zenith se serait plu à croire qu’il aurait pu s’occuper seul de cet enfoiré, aidé de l’aversion qu’il éprouvait pour ces esclavagistes. Mais blessé, fatigué et privé de ses pouvoirs, rien n’était moins sûr, il allait falloir qu’ils assurent le coup. Comme d’un accord commun, ils se dirigèrent vers les lieux de l’embuscade et y trouvèrent les corps inanimé de trois de leurs agresseurs. L’héliophobe estima qu’ils avaient eu de la chance de s’en sortir contre des assaillants préparés, en plus grand nombre et tapis dans l’ombre.

L’espoir de se débarrasser de ce collier revint de plus belle, il n’eut même pas le temps de le modérer et se jeta sur le premier corps à sa portée en se mettant à la recherche d’un trousseau de clés. Il palpa soigneusement les poches, les coutures, les doublures mais ne trouva rien d’intéressant, un canif, quelques pièces, mais pas de clés en vue. Il leva les yeux vers ses camarades, empli d’espoir, mais à voir leurs expressions, il comprit qu’ils avaient fait chou blanc, eux aussi. Il ne fit pas de commentaire et se contenta d’espérer que le fouet magique suffirait à venir à bout du chef de la bande.

« Tant-pis, allons-y… » Dit-il en masquant sa déception.

Ils reprirent leur exploration du seul chemin encore inconnu, Corey se tenait sur ses gardes, il avait sorti le fouet et prit la tête du petit groupe. Il n’était même pas sûr que cette arme lui serait utile mais elle servirait peut être de distraction le temps qu’il puisse attaquer au corps à corps. La galerie continuait mais une porte était encastrée dans la roche, il se demanda s’il s’agissait de l’endroit où leur ennemi les attendait mais un rapide coup d’œil à l’intérieur lui apprit que ce n’était pas le cas. Par la porte entrouverte il devina qu’il s’agissait de l’endroit où les membres du gang se reposaient entre deux mauvais coups. Il poussa la porte et regarda derrière pour s’assurer que personne n’essaierait de les piéger, mais ils étaient seuls. Il parcourut la pièce du regard, ne sachant pas trop par où commencer à chercher. Cette fois il n’y croyait pas trop, il y avait du bazar un peu de partout mais il y avait peu de chances qu’ils laissent trainer les clés des colliers dans le coin. Néanmoins, il fallait qu’ils regardent, si ils ne trouvaient pas un moyen de le libérer ils tomberaient peut être sur un moyen d’augmenter leurs chances de se tirer de ce pétrin en vie.

Il examina rapidement les armes qui trainaient mais il n’y avait rien qui le tentait plus que son fouet, il lui sembla voir JB se saisir d’une épée avant de la reposer en la troquant contre un bâton de combat. L’héliophobe se demanda si c’était pour se battre ou pour s’appuyer dessus mais peu importait, il allait commencer à fouiller les tiroirs lorsque la blondinette vint vers lui et lui tendit sans un mot deux clés reliées par un anneau.

« Merci… » Bredouilla-t-il tout en s’emparant de l’éventuel sésame.

La petite était déjà repartie griffonner un message sur un morceau de papier, pour essayer de mener à bien l’idée qu’elle avait eu un peu plus tôt. Ne sachant pas trop s’il devait espérer ou non, il étudia les petits objets de plus près, elles avaient la même taille et la même forme que celle qu’il avait utilisé précédemment pour libérer la gamine. Il prit la première et elle coulissa parfaitement dans la serrure du cadenas, il força pour la faire tourner… rien… il essaya dans le sens inverse… cette fois la résistance s’effaça et il put faire un demi-tour. Il put ôter le collier et s’empressa de le jeter à ses pieds, comme s’il lui avait brûlé les mains. Il fit appel son pouvoir pour allumer la paume de sa main et cette fois la lumière solaire apparut sans encombre. Voilà qui leur donnait une chance de s’en sortir. Il ramassa une sorte de matraque en bois qui était posée sur une table et s’appliqua à consciencieusement réduire l’artefact qui l’avait privé de ses pouvoirs en miettes.

« Saloperie… » Ajouta-t-il inutilement avant de jeter son outil d’un geste rageur.

Mara avait fini la rédaction de son message et était en train de le confier à la messagère féline, il espérait que cette initiative porte ses fruits. Même si ils parvenaient à vaincre le chef, il y avait toujours le risque qu’ils se réveillent avant d’avoir libéré tous les captifs ou que les renforts du criminel se pointent. Elle leur expliqua qu’elle pensait qu’ils devaient les attendre, c’était logique, il n’y avait pas vraiment pensé, mais ça paraissait cohérent. Ne voyant pas revenir les hommes envoyés à leur rencontre, le chef devait être en train de se préparer au pire.

« Oui c’est probable en effet. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il a peut-être d’autres artefacts pour se défendre. Entre le fouet et les colliers on sait qu’il a ce genre de magie en sa possession. Il faudra se montrer très prudent. Mais on n’a pas le choix… »

Le fait de dire à voix haute qu’il allait falloir être prudent lui donna une idée, il s’approcha d’une table d’appoint ronde, plus petite que les autre, il arriva à la manipuler assez facilement pour la faire basculer sur le côté. Pour expliciter ce qu’il avait en tête, il s’accroupit derrière et demanda :

« Si je dépasse pas trop, ça peut nous servir de protection non ? »

Il ne savait pas vraiment si la planche de bois résisterait au pouvoir d’un artefact onirique, mais ce serait toujours mieux que rien. Même si il était un peu gêné par le pied de la table, il trimballa sa protection portable jusque dans la galerie.

« Je passe devant, au moindre signe de danger je mets ça en travers et on se planque derrière. »

Il était peut être ridicule de se trimballer ainsi, avec sa table qu’il faisait rouler à côté de lui, mais il se disait que si ça leur permettait d’éviter d’être blessés dès le début de l’affrontement, ça vaudrait le coup. En cheminant, il sentait monter l’appréhension en lui, ils se jetaient peut être droit vers leur propre mort, mais ils n’avaient pas d’autre choix. Le pire était qu’il fallait qu’il se dépêche, s’ils ne voulaient pas que les renforts leur tombe dessus. Ils arrivèrent rapidement devant une porte close qui devait être le bureau du chef de la bande, il leur fit signe d’être discret et avança jusque devant la porte après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de danger immédiat ou de piège. Il déposa la table de façon à ce qu’elle les protège de ceux à l’intérieur de la pièce et s’accroupi derrière, faisant signe aux autres de se mettre à couvert aussi. JB choisi de se plaquer le long de la paroi rocheuse et il attendit que Mara se mettre à l’abri avant d’essayer de pousser la porte, laissant juste dépasser son bras. Presque évidemment, elle ne bougea pas, fermée à clé et peut être barrée de l’intérieur. Il jeta un regard interrogateur à ses camarades pour voir s’ils avaient une solution à proposer.

__________



Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 697
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 13

Arpenteur des rêves
Mara Leros
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 450
Renommée: 1677
Honneur: 429
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Ven 26 Aoû 2016 - 11:30
Accroupie derrière Corey, lançant des regards inquiets autour d'elle, Mara attendait que quelqu'un prenne une initiative. Elle trouvait très bien l'idée de la table, mais pour après... bah elle savait pas. D'ailleurs, le "après" se régla assez vite puisque lorsque Corey tenta finalement de pousser la porte... celle-ci ne bougea pas d'un millimètre. Repensant brusquement aux grosses clefs qu'elle avait trouvé dans le couloir de leur agression, elle attira l'attention du Voyageur en lui tapotant l'épaule et lui tendit le gros trousseau, faisant des petits mouvements d'yeux vers la porte.

Lui jetant un regard, Corey le saisit et tenta les différentes clefs alors qu'elle-même lançait des coups d’œil inquiets derrière eux, se demandant où était sa petite messagère, si elle allait bien, et si elle trouverait bientôt quelqu'un à qui remettre son appel à l'aide. Un petit bruit mécanique attira son attention en direction de la porte, et elle vit que Corey, une clef tournée dans la serrure, tentait à nouveau de l'ouvrir. Qui semblait toujours refuser de pivoter, alors même qu'elle était déverrouillée. Ce fut finalement Jean-Baptiste qui vint en aide au jeune homme, faisant remarquer que s'il y avait une barre de l'autre côté de la porte, il n'y aurait aucun moyen de l'ouvrir de manière conventionnelle. Il fit aussi remarquer qu'au point où ils en étaient, si quelqu'un était à l'intérieur, il avait dû comprendre qu'un intrus tentait d'entrer dans la salle, et qu'ils n'avaient donc plus besoin d'être subtils. Le voyant se décolla du mur et la fillette lui souffla malgré tout d'être prudent, ce à quoi il répondit un "bien sûr" un peu sec que l'enfant mit sur le compte de la fatigue. Le Voyageur n'était plus plié en deux de douleur à présent que la plaie était dégagée, et il ne s'était pas non plus effondré en se vidant de son sang, mais ça avait quand même l'air de vraiment le gêner.

Cela ne l'empêcha cependant pas de s'approcher de la porte, de se concentrer jusqu'à faire crépiter son aura autour de lui, et d'abattre brutalement son poing dedans avant de se plaquer contre le mur. Il eut un moment de flottement où chacun observa le bois défoncé qui s’affaissait lentement dans un long grincement avant de percuter le sol, révélant un salle d'aspect assez confortable mais mal éclairée par une unique bougie, où trônait au centre une table et une silhouette. Cette dernière, apparemment assise sur un fauteuil avec les pieds posés sur la table, n'était pas un chat. De là à savoir s'il s'agissait d'un Voyageur ou d'un Habitant des Rêves humanoïde...

Il se releva finalement, attirant l'attention de Mara vers le gros marchand derrière lui, qui semblait essayer de se cacher au fond de la pièce. Mais son attention se reporta sur l'inconnu, qui s'était à présent appuyé derrière le dossier de son siège, son visage difficile à détailler à cause de la pénombre, mais qui les observait de ses yeux brillants avant de prendre la parole:

"Eh bien, j'avais beau m'y attendre, vous manquez malgré tout sensiblement de délicatesse."

Il quitta l'appui de son fauteuil et se tint droit, les mains sur les hanches, lançant:

"J'ai atteint ce rang par ma propre force, je sais donc reconnaître celle d'autrui. Je ne vous cache pas que les destructions que vous avez perpétré m'agace assez, mais je saurais me montrer clément. Même si je recrute très peu de Voyageurs, je saurais faire une exception pour vous. Nous payons bien et sommes un groupe soudé, qui soutient ses membres, cela vous intéresse-t-il?"

Pour le coup, Mara était complètement abasourdie. Est-ce qu'il venait vraiment d'oser? près tout ça? Après les attaques, les embuscades, après ce qu'ils avaient vu? Est-ce qu'il croyait sincèrement qu'ils allaient passer de son côté aussi simplement que ça? Ce fut Jean-Baptiste qui interrompit le silence choqué du trio, lâchant d'un air agacé:

"J'ai rarement vu une manière aussi pathétique de vouloir gagner du temps..."

Ah oui, pour gagner du temps, pas faux. Pourtant, son interlocuteur se contenta d'un éclat de rire. Ce fut alors qu'il reprenait son souffle et que la fillette se demandait pourquoi il faisait un discours de méchant diabolique, qu'elle remarqua un détail: pendant toute la durée du petit échange, la personne ne s'était pas exposée pleinement, elle était toujours restée derrière sa table, voir derrière sa chaise. C'était... un peu suspect, non? En tout cas, si doutes il y avait, il ne durèrent pas avec la réplique suivante de l'individu:

"Gagner du temps pour quoi? Attendre les renforts?" il disait ça comme si le barbu avait sorti une énormité. "Vous avez une bien basse estime de moi, c'était sincère. Et comme je l'ai dit, je me suis hissé jusqu'ici à ma seule force. Je n'aurais aucun problème à me débarrasser par moi-même de quelques troubles-fête, surtout si je connais leur état et leurs pouvoirs. Et je suppose que cette remarque était donc un refus."

Et sur ce, les reflets dans ses yeux semblèrent indiquer que ses paupières se plissaient et d'autres reflets apparurent au bout de ses doigts, juste avant qu'il ne se décale légèrement pour ouvrir théâtralement sa veste qui révéla des rangées de minuscules flacons. Sa voix n'était plus du tout moqueuse ou tranquille quand il siffla d'un ton dur et cruel:

"Vous allez tous bien vite comprendre pourquoi j'ai nommé ce groupe "la Griffe Verte"..."

Et d'un mouvement terriblement rapide, il fit un mouvement de bras vers la bougie la plus proche et cette dernière se vit tranchée en deux. Le morceau portant la petite flamme vola et tomba au sol un peu plus loin, rebondissant et éteignant la petite et unique source de lumière dans la salle. Instinctivement, toujours plaquée derrière Corey, la fillette retint son souffle et posa sa main sur la fourrure du renard, à ses pieds. Ça n'allait pas être facile. Pas du tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Zenith
Messages : 1081
Date d'inscription : 10/09/2014

Arpenteur des cauchemars
Corey Cole
Arpenteur des cauchemars

Carte d'identité
Essence de Vie: 615
Renommée: 1730
Honneur: 508
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Ven 2 Sep 2016 - 17:00


Le voyageur eut un peu de mal à masquer sa surprise lorsque la blondinette lui tendit un trousseau de clés, où avait-elle dégoté ça ? Ce n’était pas le moment de se poser la question, il fallait agir, il se saisit de la première clé, au hasard, et fit jouer la serrure, sans succès. Il répéta l’opération avec la suivante et ainsi de suite jusqu’à ce que l’une d’entre elle fonctionne. Il souffla pour se donner du courage, et poussa à nouveau le battant de bois, qui resta immobile, comme si la serrure n’avait eu aucune importance. Il jeta un coup d’œil un peu désespéré à ses camarades et, si la gamine avait l’air tout aussi désemparée que lui, l’autre voyageur émit l’hypothèse qu’elle était probablement barrée de l’intérieur. Ca semblait plutôt logique, mais ça ne leur disait pas comment entrer, Corey eut envie de faire un jeu de mot avec « enfoncer les portes ouvertes » mais se retint, il n’était pas d’humeur.

Il allait envoyer un commentaire cinglant, demandant à son camarade de se montrer plus pertinant lorsque ce dernier se proposa d’utiliser son aura pour essayer d’enfoncer la porte. Se sentant un peu inutile, l’héliophobe recula la table de quelques centimètres pour que son allié puisse passer. Il se demandait si JB ne se surestimait pas, surtout vu l’état de ses blessures, mais il le laissa faire, se tenant prêt à le rattraper s’il s’effondrait en arrière. Il le laissa se concentrer, ne comprenant toujours pas vraiment en quoi consistait son pouvoir et fût presque surpris de voir l’air chatoyer autour de lui. Ça ne dura que quelques secondes puis le barbu expédia son poing dans la porte qui ne résista pas et s’effondra alors que le voyageur regagnait son abri.

La pièce ainsi ouverte n’était pas vraiment impressionnante, une sorte de bureau assez luxueux, à peu près ce qu’on attend de l’antre d’un chef de groupe criminel. Le génie du mal en question était insouciamment avachi dans son fauteuil, attendant tranquillement que ses ennemis arrivent. Dans un coin de la pièce, leur marchand préféré se tassait pathétiquement, probablement dans une veine tentative de se faire oublier. Si la petite équipe de voyageurs parvenait à mettre le chef de bande hors-jeu, il était peu probable qu’ils laissent le commerçant véreux s’en tirer à si bon compte. Le criminel commença son petit speech mais l’héliophobe l’écoutait à peine, il cherchait un moyen de prendre l’avantage dans cet affrontement. Il allait falloir qu’ils le contiennent dans cette pièce, tant qu’il ne pouvait pas sortir, il serait désavantagé. Il essaya de les convaincre de s’allier à lui mais l’idée d’accepter n’effleura même pas l’esprit d’un des trois voyageurs. JB l’accusa de gagner du temps en espérant que les renforts demandés arrivent, mais ça le fit rire. Il clama haut et fort qu’il n’avait besoin de personne et qu’il était bien assez puissant pour s’occuper d’eux tout seul.

L’héliophobe n’arrivait pas à savoir s’il s’agissait d’une tentative d’intimidation ou s’il était vraiment convaincu de sa propre supériorité. Si en plus il savait qu’ils avaient des pouvoirs offensif et que ça ne l’inquiétait pas outre mesure, il était peut être encore plus dangereux qu’ils ne l’avaient cru. Il savait peut être qu’ils étaient blessés où il pensait peut être que les colliers étaient encore autour de leurs cous, rien n’était sûr. Dans tous les cas il était trop tard pour qu’ils fassent demi-tour ou mettent en place une quelconque stratégie, car il était entré en action. Il leur révéla des flacons accrochés à l’intérieur de son manteau puis il plongea la pièce dans l’obscurité d’un coup de… de griffe ?

« Attention, il arrive ! » Dit-il à ses camarades même si c’était un peu inutile.

Il voulut expédier un rayon pour l’empêcher de s’approcher de la porte mais alors qu’il se redressait, l’autre fit un geste de griffure dans sa direction. Il eut à peine le temps de se baisser à nouveau que quatre profondes entailles vinrent décorer le plateau de la table. Il ne prit pas vraiment le temps d’analyser ce qu’il venait de se passer, leur adversaire voulu sauter par-dessus leur bouclier improvisé mais Jean-Baptiste essaya de lui coller un coup du bâton qu’il avait récupéré. L’attaque ne porta pas mais elle eut le mérite de l’empêcher de les rejoindre car elle l’avait fait stopper son mouvement pour donner un nouveau coup de griffe. L’héliophobe sut qu’il devait agir maintenant car il n’aurait peut-être pas d’autre occasion. Il passa la main au-dessus de son abri et balança un flash, qui illumina toute la pièce, avec la paume de sa main. De sa main libre, il attrapa le fouet et libéra la mèche.

Il estima que son adversaire était soit ébloui, soit obligé de se protéger les yeux et se redressa soudainement. Il lui fallut un instant pour ajuster son coup mais la langue de cuir renforcée magiquement fonça vers le trafiquant qui avait mis son avant-bras devant son visage par réflexe. L’attaque déchira la manche de sa veste et lui laissa une belle marque rougeâtre sur la peau, mais surtout, elle lui arracha un cri de douleur, ce qui n’était pas pour déplaire au geek.

" Enfoiré, tu vas me le payer ! " Il esquiva le second coup que Corey avait envoyé et se saisit de deux fioles dans sa veste qu’il jeta en direction du contrôleur dans un tir en cloche qui les ferait s’écraser au pieds de ce dernier.

L’héliophobe grimaça, il n’avait pas le temps d’intercepter les petits récipients, il ne savait pas ce qu’ils contenaient mais ce n’était probablement rien de bon pour sa santé.

__________



Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 697
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 13

Arpenteur des rêves
Mara Leros
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 450
Renommée: 1677
Honneur: 429
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Dim 18 Sep 2016 - 0:52
Le combat avait commencé, faisant rage entre Corey, Jean-Baptiste et l'ennemi. Pour sa part, Mara regardait le combat de son abri, collée au mur, se mordant les lèvres en cherchant vainement un moyen de se rendre utile. Comme d'habitude. Elle ne savait pas se battre, les bestioles qu'elles avait ramené n'étaient pas assez fortes pour avoir un vrai impact... avait-elle vraiment besoin de se répéter cette liste lui rappelant sa propre faiblesse à chaque situation de crise? Elle s'était déjà souvent retrouvé dans un état déplorable en essayant de se battre, mais pour une fois qu'elle avait des compagnons plus fort qu'elle, elle n'avait pas à frôler la mort, hein?

Elle avait beau se répéter ça, se hurler ça mentalement, ressentir ce besoin de fuite dans tout son corps, elle continuait d'observer. En tremblant, certes, mais en cherchant malgré tout un moyen quelconque d'agir, de faire intervenir le renard et le lézard qui étaient encore là. Sans forcément pour battre le méchant, au moins pour gagner du temps jusqu'à l'arrivée des secours. Car oui, elle avait envoyé un message, ce n'était plus qu'une question de temps. Ils allaient le faire. Elle espérait juste très fort que la police n'arrive avant les renforts des méchants.

Brusquement, un cri attira son attention. Elle avait entendu un claquement, n'avait pas vraiment saisi ce qu'il s'était passé, mais il semblait que le chef de la Griffe Verte soit brusquement très en colère. Et pour la première fois du combat, il se saisit de ses fioles, de deux d'entre elles en particulier. Et il les lança vers Corey.

Ce dernier entama un mouvement de recul, visiblement trop lent pour esquiver les éclats qu'il risquait de se prendre, mais il fut sauvé au dernier moment par la vitesse du Voyageur barbu qui balaya les projectiles en plein vol d'un revers du bras. Le bruit de brisure qui s'ensuivit ne laissa peu de doute sur ce qu'il advint d'eux, mais le cri de douleur de l'homme était pour sa part bien plus inquiétant. Dans l'action, Mara s'était redressée et elle sentit un éclat de verre écorcher sa joue. Et tandis qu'une sorte de brume mauve commença à monter, camouflant la silhouette de leur compagnon qui se tenait le bras en sifflant de douleur, la petite sentit sa joue la brûler brusquement. Y plaquant instantanément sa main en gémissant, faisant quelques pas en arrière, elle se rendit compte au toucher qu'il n'y avait pas de sang. Il n'y avait même pas vraiment de coupure. En vrai elle ne sentait pour ainsi dire aucune blessure, mais... mais sa main commença à la brûler aussi! Prise d'un mauvais pressentiment, elle essaya de frotter sa peau pour retirer ce qui s'avérait être une sorte d'acide, mais elle ne faisait que l'étaler partout ou elle frottait, éparpillant la douleur même si elle était localement moins forte.

Sentant sa panique augmenter à une vitesse folle, elle jeta des coups d’œil inquiets autour d'elle, cherchant ses amis, cherchant la menace, mais la brume s'était répandue, visible dans la pénombre comme si elle était légèrement phosphorescente. Elle lui agressait les yeux et la gorge, elle avait envie de vomir, elle se mit à tousser, tousser à s'en arracher la gorge, à en recracher ses organes, et ses yeux s'étaient mis à pleurer. Prise par un réflexe plus ou moins salvateur, elle arracha son ruban de son bras blessé et le plaqua contre ses narines. Se retrouver d'un coup envahie par l'odeur de son propre sang était bien loin d'être agréable et sa nausée se vit renforcée, mais elle avait au moins l'impression de pouvoir respirer un peu.

Sa vision toujours brouillée par ses larmes, attachant difficilement son foulard derrière sa tête, elle chercha d'autres signes de vie. Et elle le vit là, bien plus proche qu'elle ne l'aurait pensé, bien trop proche à son goût. Son visage caché par un masque à gaz, camouflant cruellement la moindre expression de son visage, il la surplombait de toute sa hauteur. Et d'une voix cruelle et mielleuse, bien que légèrement étouffée, il souffla:

"Il semblerait que votre ami ne puisse plus vraiment vous venir en aide à présent... Je me demande si cet acide disparaît vraiment d'une nuit sur l'autre... Certaines blessures ne partent pas, même quand on est Voyageur, tu sais?"

L'enfant était plaquée au mur le plus proche, face à la silhouette, terrifiée et écarquillant les yeux malgré la brume Elle le vit sortir un flacon, y tremper méthodiquement une griffe, puis une autre, puis la suivante... Puis quand il eut fini, il rangea le récipient, laissant la fillette à la vision de ses armes nouvellement empoisonnées, suintant de reflets légèrement verdâtres... Et elle avait tout simplement arrêté de réfléchir et avait foncé, sans la moindre autre stratégie ou ambition que celle de faire du mal à son agresseur. Ce qu'elle dut réussir, car en plus du souffle rauque indiquant qu'elle avait cogné droit dans les poumons du type, un grognement rageur s'en suivit, à l'instant où la Voyageuse se rendit compte qu'elle avait dut casser quelques-unes des fioles cachées dans la veste dans la foulée. Mais son espoir fut de courte durée, dans la mesure où le fameux grognement était bien plus énervé que douloureux, il devait avoir une protection au cas où ce genre d'incident arriverait, ça aurait été une erreur trop stupide.

Au final, l'erreur fut celle de Mara, car pris de furie, le chef de la Griffe Verte la traita de petite peste et lui donna un violent coup de griffe, qui lui arracha son manteau et la projeta douloureusement au sol. Cette fois, elle avait bien sentit les griffes s'enfoncer dans sa joue et former une balafre qui avait raté sa gorge de peu pour se poursuivre légèrement sur son torse. Et cette fois, la douleur fut bien plus intense, elle avait l'impression de se faire ronger de l'intérieur, que les plaies se creusaient toute seules, que son corps se rebellait contre elle. Elle hurla sourdement avec son foulard, clouée au sol. Sa cape s'était évaporée, elle n'avait plus que sa tunique à presser contre ses blessures dans l'espoir que l'étrange venin ne cesse de faire effet.

Elle entendait ses deux animaux l'appeler, le renard semblait particulièrement sensible à la brume qui commençait doucement à se lever mais le lézard paraissait encore capable de se battre. Gémissant à leur attention en s'adossant à une paroi du couloir, elle demanda au premier de lui dire dans quel état était l'homme à l'aura, et au second d'essayer d'attaquer leur adversaire. Il y avait bien quelque chose qu'il pouvait faire, non? Essayer de briser les fioles, détourner son attention quand le Voyageur de lumière attaquerait...

Quand cette brume sera enfin tombée, peut-être qu'elle pourra essayer de faire quelque chose. Trouver une nouvelle source de lumière, gêner le méchant, l'affaiblir? Plus tard, quand la brume sera tombée. Et surtout, quand elle n'aura plus cette impression qu'un millier de pics s'engouffrait dans ses estafilades dans le seul but de transpercer son cerveau ou son cœur!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Zenith
Messages : 1081
Date d'inscription : 10/09/2014

Arpenteur des cauchemars
Corey Cole
Arpenteur des cauchemars

Carte d'identité
Essence de Vie: 615
Renommée: 1730
Honneur: 508
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 21 Sep 2016 - 11:43


Pour l’héliophobe, ce fût l’un de ses moments où tout semble se dérouler au ralenti car on ne pouvait rien faire pour changer l’issue de la situation. Il vit les deux petits récipients monter légèrement plus haut que sa tête puis redescendre lentement vers le sol où ils s’écraseraient. Se faisant il semblait logique qu’ils relâchent leur contenu qui était probablement prévu pour se répandre à ce moment-là. Probablement un liquide inflammable ou un gaz, mais dans tous les cas il n’arriverait pas à les rattraper avant qu’ils ne touchent le sol, pas dans la position déséquilibrée dans laquelle il était. Et soudainement le bras de Jean-Baptiste apparut pour intercepter les fioles, mais il fut un peu trop brusque et elles se brisèrent lorsqu’il essaya de les repousser. Du coup Corey fût aspergé de multiples gouttelettes d’un liquide transparent qui se mit à libérer du gaz violet en entrant en contact avec l’air.

Et soudain… La douleur…

Depuis qu’il était devenu voyageur, le jeune homme avait considérablement augmenté son seuil de tolérance jusque-là très bas. Il avait d’abord gouté au pouvoir de sa sœur qui était bien décidée à lui faire comprendre les dangers de ce monde, elle lui avait brisé la main tout en amplifiant la douleur ressentie. Ensuite au cours de ses errances il avait été blessé un nombre important de fois, il s’était même retrouvé amputé d’un membre à quelques reprises. Il s’était fait tirer dessus, poignardé, tabassé, brulé, gelé, mais jusque-là il n’avait jamais ressenti une douleur aussi intense. Toute la partie droite de son visage le brûlait, il avait eu le réflexe de fermer les yeux mais il avait désormais envie d’arracher la paupière et l’œil. Il ne put que se joindre au hurlement bestial que poussait JB qui avait dû être touché lui aussi. Il avait l’impression que toute la moitié droite de son visage était en train de fondre. Sans pouvoir contrôler ce qu’il faisait, il entreprit de se griffer le visage tout en ayant l’impression que ses doigts fondaient au fur et à mesure.

Il avait déjà vu des armes abjectes au cours de ses errances mais celle-ci remportait la palme sans concurrence sérieuse. En plus de la douleur atroce de l’acide en train de ronger ses chairs, le gaz était en train de lui bruler la gorge et les yeux. Il toussait et pleurait en même temps qu’il hurlait de douleur et de rage. C’était une des premières fois qu’il perdait autant le contrôle de lui-même, il n’arrivait pas à s’empêcher de se frotter la joue. Il se força à entrouvrir son œil valide et malgré la pénombre il vit que leur adversaire était au-dessus de Mara. Le peu de conscience qu’il lui restait était dirigé vers ce nouveau fait, il ne savait pas trop ce qu’il lui faisait mais il fallait à tous prix qu’il le stoppe.

« Enfoiréé…. » Grogna-t-il pour lui-même en essayant de se mettre à quatre pattes.

Même ce simple geste lui coutait des efforts incalculables, ne serait-ce que pour ignorer la douleur qui enflammait tout son corps. Mais il fallait qu’il bouge, qu’il puise dans cette souffrance et qu’il se serve de sa colère pour la guider vers un objectif précis, détruire ce type qui était tranquillement en train d’enduire ses griffes d’un nouveau poison. Il fallait qu’il se redresse et qu’il le frappe, qu’il l’empêche de nuire à la blondinette, qu’il l’empêche de continuer son trafic de créatures des rêves. C’était la seule chose importante, il fallait qu’il donne tout, qu’il se surpasse, qu’il soit plus fort que ce type qui se croyait si malin avec ses armes détestables.
Probablement gêné par son masque à gaz et par les cris que poussaient les deux voyageurs touchés par l’acide, le chef du groupe de trafiquants ne s’était pas rendu compte que Corey s’était redressé et que la rage s’était mêlée à la douleur dans ses hurlements. Le voyageur fût pris d’un malaise et il lui fallut quelques secondes pour arriver à rouvrir son œil, juste à temps pour voir leur adversaire coller un coup de griffe à la gamine. Oubliant toute prudence ou toute notion de contrôle, l’héliophobe se jeta sur l’humanoïde sans vraiment savoir ce qu’il allait faire derrière. Il le percuta sur le flanc, brisant quelques fioles supplémentaires dont le contenu fût étouffé par le manteau, et lui faisant perdre l’équilibre. Une fois au sol, il laissa libre court à son instinct primal, il voulait juste que ce type arrête de faire souffrir les gens, il voulait évacuer la douleur, il voulait juste frapper ce type. Ses poings volaient sans qu’il ne cherche à savoir s’ils touchaient vraiment le meneur de la griffe verte ou s’ils s’écrasaient contre le sol. Il déclenchait parfois son pouvoir sans s’en rendre compte, ponctuant ses coups de flash lumineux inutiles. Lorsque l’autre essaya de le repousser, il mordit ce qui se présentait devant son visage. Il fût griffé à nouveau, il perdit des dents, se brisa des doigts, mais il s’en fichait, il continuait d’envoyer ses mains fermées vers ce qu’il espérait être le corps de son adversaire. Lorsque ses mains ne répondirent plus à cause du poison injecté par les griffures, il donna des coups de têtes puis lorsqu’il n’en n’eut plus la force il se laissa tomber et continua à essayer de donner des coups des pieds. Puis, le poison s’étant diffusé dans tout son organisme, il n’arrivait même plus à bouger les jambes, il ne lui restait plus qu’à espérer que son adversaire n’était plus en état de nuire et que Mara et Jean-Baptiste pourraient s’enfuir.


__________



Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : La Joueuse de Hamelin
Messages : 697
Date d'inscription : 11/12/2014
Age du personnage : 13

Arpenteur des rêves
Mara Leros
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 450
Renommée: 1677
Honneur: 429
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Dim 16 Oct 2016 - 14:55
La fillette était prise de frissonnements incontrôlables, elle avait la sensation que la peau autour de la griffure de l'ennemi se transformait peu à peu en carton. Elle avait l'impression de perdre peu à peu le contrôle et les sensations, à l'exception de la douleur qui restait. Elle semblait prendre de plus en plus d'ampleur, comme si la disparition partielle des autres sens lui laissait plus de place pour s'installer. Elle haletait, avait envie de cracher, de vomir. Elle était à peine parvenue à s'appuyer au mur pour se redresser un peu. Elle ne vit pas très bien ce qu'il s'était passé, apparemment le méchant était tombé, elle cru voir son lézard en train d'attaquer ses pieds tandis qu'une silhouette qu'elle identifia comme celle de Corey avait l'air de se déchaîner sur l'autre. L'ambiance sonore était de plus en plus glauque, remplie de ses propres gémissements et sans doute de ceux du marchand, des grognements de Jean-Baptiste, et surtout des cris de rage et de douleur des deux qui se battaient, le tout parsemé de bruits sourds de chocs impliquant plus ou moins de craquements et quelques flashs lumineux.

Le tout sembla durer une éternité, elle avait l'impression de ressentir la sensation que quelqu'un de normal pouvait avoir en rêvant. Elle avait l'impression que la réalité se tordait, qu'il y avait deux incarnations d'elle-même: l'une en souffrance, le corps en miette, et l'autre spectatrice passive du combat à la fois si proche et si lointain, si important et si pitoyable, qui se déroulait sous ses yeux.

Finalement cette impression cessa, lorsqu'elle se rendit compte que le Voyageur de Lumière ne bougeait plus. Elle n'arrivait pas vraiment à prendre la mesure de ce que cette immobilité impliquait, du côté des deux combattants. La brume commençait peut à peu à se dissiper, plongeant doucement la pièce dans la pénombre, et les larmes qui baignaient ses yeux à cause de celle-ci ne l'aidaient pas à mieux voir.

La douleur était forte, très forte, elle n'arrivait plus à bouger la moitié de son visage et elle sentait déjà l'une de ses épaules s’ankyloser. Cependant, elle parvint à se traîner au bout de quelques longs instants sur les deux mètres qui la séparaient du lieu de l'affrontement. Une fois proche, ses yeux légèrement accoutumés à l'obscurité parvinrent à distinguer les deux corps, l'un sur l'autre. Elle hésita un peu à poser sa main sur celui du dessus, celui de Corey, mais elle ne pouvait plus garder son bras levé très longtemps. Sa paume s'était appliquée proche de ses côtes et à son grand soulagement, elle le sentait respirer. Mais elle sentit aussi une chaleur poisseuse et ses vêtements déchirés. Il avait beau avoir été au-dessus pendant le combat, l'autre s'était défendu...

L'autre! Tâtonnant un peu sous Corey, elle sentit la main du chef de la Griffe Verte, qui ne bougea pas à son contact. Est-ce qu'il était...? Progressant toujours difficilement vers le haut du corps, elle parvint à atteindre la tête. Elle entendit aussi la respiration difficile de Corey. Elle aurait aimé lui donner un mot d'encouragement, mais sa langue était si pâteuse qu'elle doutait d'en être capable. Mais elle sentait un odeur vaguement étrange, à présent. S'approchant de la tête de méchant, elle perçut un reflet étrange au niveau de son col. Mais alors qu'elle allait approcher sa main pour essayer de toucher, elle comprit de quoi il s'agissait et s'arrêta immédiatement. Les fioles brisées par les coups et le poids de Corey. Elles avaient coulé vers le haut de son corps, jusqu'à atteindre une zone non protégé. La fillette était à présent partagée entre l'horreur, le dégoût et une forme de satisfaction étrange, mais elle s'en rendait à peine compte, au bord de l'inconscience qu'elle était.

Brusquement un martèlement de pas qui s'approchait, un cri de guerre trop aigu et cassé pour sembler confiant, le marchand qui semblait décidé à profiter de la situation de faiblesse des Voyageurs. La fillette ne réfléchit pas un instant, et libéra une brutale onde de confiance qui prit le chat de plein fouet, interrompant sa course, tout en vrillant de douleur le crâne de l'autophobe. Elle s'inclina en gémissant, osant à peine prendre sa tête entre ses mains tandis qui la douleur provoquée par l'utilisation abusive de son pouvoir refluait peu à peu par vagues. Heureusement, alors que le marchand reprenait ses esprit et entreprenait de repasser à l'attaque, il se fit cruellement mordre la jambe par le lézard et il tomba au sol, terrifié. Ses nerfs aussi semblaient à bout, il n'avait pas vraiment l'air de savoir quoi faire.

Il s'ensuivit comme un instant de flottement. Plongés dans la pénombre, seuls les respirations faibles, rapides ou douloureuses se faisaient entendre, puis des bruits lointains s'ajoutèrent à cette ambiance oppressante. Des martèlement de pas, des appels indistincts, des cliquetis. Lointains, très lointains. Et seulement pendant un bref instant, avant d'être de nouveau inaudible. Peut-être que l’espoir avait pu se lire sur le visage du gros chat, de même que la crainte s'était dessiné sur celui de la petite humaine. Mais à présent, seuls demeuraient l'incompréhension et les respirations accélérées par le stress. Ils ne venaient pas, ils s'éloignaient. L'enfant n'arrivait pas à comprendre, elle n'arrivait même pas à deviner qu'elle pouvait faire le lien entre quelque chose et ce qu'il venait de se passer.

Elle se rendit simplement compte qu'elle était de plus en plus en train de s'appuyer sur Corey, peinant à se tenir toute seule. Dans un sursaut de réflexion, elle se décala légèrement et laissa glisser son bras au sol, s’affaissant à moitié sur elle-même. Elle n'arrivait plus à le bouger, il était totalement engourdi. Elle était assise par terre, à deux doigts de s'étaler au sol mais maintenue par un équilibre qu'elle ne comprenait pas. Les sons lui parvenaient de moins en moins clairement, les grognements menaçant du lézard semblaient tenir en respect le dernier ennemi à être vaguement en état. Elle sentit de la fourrure sur sa jambe, alors que le renard la frôlait, quelque part au fond d'elle, elle se dit qu'elle aurait aussi dû sentir cette fourrure contre son bras. Elle le comprit à peine quand il lui dit que le troisième Voyageur semblait s'être réveillé. Réveillé, par mort. Juste réveillé. N'est-ce pas? Puis la fourrure disparut de son champs de sensation. Pendant un instant, elle se demanda si sans cette obscurité, elle aurait pu voir quelque chose quand même. La réponse lui vint assez naturellement quand elle se rendit compte qu'elle était incapable de savoir si ses paupières étaient tout simplement ouvertes ou fermées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Zenith
Messages : 1081
Date d'inscription : 10/09/2014

Arpenteur des cauchemars
Corey Cole
Arpenteur des cauchemars

Carte d'identité
Essence de Vie: 615
Renommée: 1730
Honneur: 508
MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Lun 24 Oct 2016 - 17:07


Le jeune homme flottait dans un océan de douleur, oscillant entre inconscience et une espèce de réalité déformée terriblement lointaine. Il n’arrivait pas à rester suffisamment lucide pour comprendre ce qu’il se passait autour de lui, il espérait juste que Mara et JB s’en sortiraient. Depuis qu’il était devenu voyageur il avait été mis KO à plusieurs reprises mais c’était la première fois qu’il se sentait aussi prêt de perdre sa vie onirique. Il sentait les différents poisons et acides corrompre ses chairs et s’attaquer à ses organes vitaux, c’était une question de minutes avant que l’un d’entre eux cesse de fonctionner. Il ne savait pas trop si l’anatomie de ce monde était entièrement calquée sur celle du réel, mais il pouvait déjà dire que ses reins étaient inopérants. Au vu de la nausée quasi insoutenable qu’il ressentait, il y avait de fortes chances que son estomac et son foie soient bons à jeter à la poubelle. Ses poumons étaient probablement aussi efficaces que ceux d’un fumeur en phase terminale et son sang devait charier plus de toxines que d’oxygène.

Il ne comprit pas tout de suite ce qu’il venait de se passer, mais Mara vint s’appuyer sur lui, pour vérifier si il était toujours en vie. Il devina que c’était elle, car si c’était le marchand ou le chef de la griffe verte, ça aurait été pour l’achever. Il sentait son petit corps et l’odeur de son sang, la pauvre avait reçu son lot de blessures. Il avait envie de lui faire signe, de lui dire qu’il tiendrait le coup, même si il n’en n’était pas du tout sûr. Il aurait aimé la rassurer, mais il se rendit à l’évidence, il en était tout à fait incapable, il lui sembla qu’elle avait senti sa respiration, il essaya d’inspirer plus fort mais l’air lui brula la gorge et à nouveau la douleur fût insupportable et il perdit connaissance un moment.

C’est un drôle de cri de guerre peu assuré qui le tira de la brume douloureuse dans laquelle il flottait, ce manque de confiance et le bruit de pas assez lourd lui fit penser qu’il s’agissait du marchand qui se lançait dans une dernière fourberie. Il rassembla ses forces, il fallait qu’il agisse, qu’il envoie un dernier rayon pour mettre définitivement un terme aux bassesses de cette créature. Il essaya de bouger les doigts pour mimer un revolver, comme il avait l’habitude de le faire toutes les nuits. Sauf qu’il ne ressentit qu’une immense douleur, il avait complètement oublié que la majeure partie de ses doigts s’étaient brisés ou déboités lors des coups qu’il avait assénés au chef des trafiquants. Il lutta pour ne pas à nouveau se noyer dans la souffrance et se força à ouvrir son œil valide pour voir Mara et ses animaux arriver à briser la charger de cet enfoiré. Heureusement que cette petite avait de la ressource, après avoir survécut à cette nuit, elle avait largement mérité ses galons de vétéran si quelqu’un en doutait encore.

Il s’abandonna à l’inconscience un instant mais sentit soudain un bouleversement et ne rouvrit l’œil que pour constater que Jean-Baptiste avait disparu. Il y eut de nouveaux bruits, des pas qui se rapprochaient, une troupe, restait à savoir si c’était les renforts demandés par le chef et annoncés par l’un des espions de Mara ou si c’était finalement la cavalerie que la blanche était allée chercher. Il se força à jeter à nouveau un regard, mais il ne vit que Mara se réveiller dans un nuage de fumée, laissant ses animaux un peu déboussolés. Le soulagement fût intense, ses deux alliés avaient survécut, c’était l’objectif qu’il s’était fixé. Le reste il n’y pouvait plus rien, ce n’était plus de son ressort, est-ce qu’il survivrait ? Si c’était les gardes qui arrivaient, peut-être, si c’était les membres du gang c’était peu probable.

Il calcula mentalement qu’il avait encore entre trente minutes et une heure avant de se réveiller, il ne pouvait pas compter sur l’alarme de son téléphone pour le sortir de ce bourbier. Il ne pouvait qu’attendre et voir ce qui allait se passer, les pas se firent plus proches, des paroles furent échangées et ce qui ressemblait à des ordres furent donnés. Il rassembla ses dernières forces et rouvrit sa paupière, il lui fallut plusieurs secondes pour faire la mise au point mais quand ce fût fait, il reconnut instantanément l’uniforme du garde royal qui se tenait au-dessus de lui. Soulagé qu’ils n’aient pas fait tout ça en vain, il se laissa complètement sombrer et, quelques instants qui lui parurent des heures, il se réveilla au son de son réveil habituel.

---Monde réel---

Il laissa son portable sonner et vibrer pendant plusieurs secondes, le temps de se persuader qu’il était bien revenu dans le monde réel et qu’il se souvenait de tout. Ca semblait vouloir dire qu’il avait survécu, il se souvint du garde, ça voulait donc dire qu’ils n’avaient pas fait tous ces efforts et sacrifices pour rien…

Il décida que le soir même il essaierait de retrouver Mara et qu’une fois sûr qu’elle allait bien il retournerait s’assurer que la griffe verte n’était plus qu’un mauvais souvenir au royaume des chats.


__________



Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey]
Revenir en haut Aller en bas

Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 2 :: Royaume des Chats-