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Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats

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MessageSujet: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Ven 4 Jan 2013 - 0:39




« Concentration. Rapide. Je suis rapide. »
Quinze voitures passent à toute vitesse, ne laissant qu’une traînée colorée derrière elles, faisant vibrer la route et hurler le moteur.
« Un vainqueur. Quatorze perdants. J’en fais qu’une bouchée à mon petit-déjeuner des perdants. »
Les bolides fonçaient à travers deux réflexions, à peine aperçus tant ils filaient vite.
« Concentration. Vitesse. Je suis plus rapide que la lum...
_ Euh, scusez-nous, Flash McQueen ? »

Le dénommé FlashMcQueen ouvrit les yeux et arrêta de se concentrer sur sa prochaine victoire. Il fut ébloui, évidemment. Le Royaume des Chats présentait un soleil fabuleux qui éclairait sans faillir le tracé de la course prochaine. Les gradins étaient moins hauts que d’habitude, mais les spectateurs étaient pourtant bien plus nombreux. Ils étaient tout simplement plus dispatchés sur la course, derrière des barrières. Un peu comme le Tour de France. Mais avec des chats. Flash voyait aussi quinze karts sur le départ autour de lui et il commençait à comprendre le problème. Un énorme félin avec des lunettes de soleil et un costard-cravate regardait le bolide de course vivant avec un air qui ne comptait pas « amical » parmi les adjectifs. Il se permit de continuer pour expliciter la situation :
« Vous n’êtes pas un kart.
_ Nan, je suis une voiture de course.
_ Voilà, et ici, c’est une compétition de kart. Il semblerait que vous vous soyez encore trompés de course. »
Flash jura dans son pare-feu. Il remarqua soudain Dorian Gray sur son traîneau tiré par des loups.
« C’est pas un kart non plus, lui, là-bas.
_ Faut-il que l’on vous tire avec un treuil ou partez-vous de vous-même ?
_ Okay, c’est bon, ça roule. »
fit Flash d’une voix aussi agacée que l’énorme félin. Il partit du départ, permettant à la compétition de se lancer.

Je rageai face à cet incident totalement inutile qui retardait mon arrivée prochaine aux chiottes dès que la pression et la course seraient terminées, mais me concentrai à nouveau sur la compétition qui allait pouvoir redémarrer. Au niveau de l’enquête, j’en avais laissé le soin à Jacob, même si sa bulle l’empêchait totalement de servir à quelque chose quand il s’agissait de poser des questions. Et d’entendre la réponse. Je me remettais en piste parce que j’avais réussi à prouver à Jacob que j’étais un super pilote mais que le hasard de la course avait préféré me nicher dans les derniers. De toute façon, on avait fait un pacte, on l’avait quasiment accouché sur papier et s’il avait été, on l’aurait signé avec notre sang : une course sur deux. J’avais super bien géré la première (à une quinzaine de places près), mais maintenant, j’étais prêt à en découdre. Y aurait plus de Fino qui surgirait de la boîte magique pour me lester d’une explosion traîtresse, il n’y aurait plus de surprise au démarrage avec le Major au cul qui beuglerait et enverrait des éclairs à tout-va. Juste moi, le sable, et les autres concurrents.

C’était fou comme on pouvait deviner les positions de chacun en voyant leur visage. Ceux qui étaient très sérieux, qu’on devinait comme les gagnants qui ne voulaient pas voir leur retard diminuer ; ceux qui étaient plus crispés, témoignant d’un « Cette fois-ci, c’est la bonne » en gigotant sur leur kart comme s’ils avaient envie de pisser (entre nous, j’avais vraiment envie), et les derniers, ceux qui avaient un regard paniqué comme s’ils savaient qu’à défaut de pouvoir dépasser les cadors de la route et de la banane bien placée, ils seraient obligés de s’entre-tuer entre merdes. Bon, allez Ed, attention. Cette fois-ci, c’est le Royaume des Chats, et tu peux déjà deviner que t’es pas la star de la foule. Le Royaume des Chats m’en devait une pour avoir arrêté une vaste organisation terroriste qui menaçait la tête de leur roi, mais disons que le Royaume m’aurait applaudi si je ne lui avais pas arraché les deux mains pendant l’arrestation du gangster. Il y avait eu des blessés parmi les gardes, une des énormes panthères qui leur servent de montures avait d’ailleurs trépassé dans la course-poursuite à cause d’un coup de lance-roquette très impulsif de Jacob (évidemment, tout un chacun avait vu que c’était moi le véritable tireur), une grande partie du marché a été volé, détruite, et encore autres qui ne fait pas bon dire dans le journal.


« Incore bonsouar, chére poublic ! Voaci la troisiéme coursé dé la compétitionne Mario Karté ! Lé tracé dou Royaume dé Chats va résérver dé nombroses sourprises à nos concourrents, car il é bien plous sinoueux et nous sommes mainténant sour dou goudron é dé pavés ! Et attention, vous avez le droit à oune nouvelle règle : lé grand marché dou Royaume a accépté dé nous fournir des objéts supplémentaires jouste pour cette course.
_ Oune placément dé prodouit très audacieux.
_ Tout à fé Luigi, méme si lé térme né convient pas, pouisqu’il souppose qué lés marchands ont payé.
_ Mé Mario, joustem...
_ Non Luigi.
_ Vrément pas ?
_ Non.
_ Bah non alors, on é très généreux. Et qué la course commence !
_ Attentioné ô feu ! »


Toutes les têtes des participants se braquèrent sur le lampadaire au-dessus des têtes. Et voilà, c’était parti. La longue montée du wagon de la pire montagne russe au monde venait enfin de s’arrêter, et tous les passagers pouvaient voir l’immense paysage, et la très fine ligne de l’horizon, ainsi que l’énorme descente vertigineuse qui allait suivre cette position neutre, cette vitesse zéro. Sans oublier évidemment que certains n’en ressortiraient pas vivants, et que certains joueurs s’acharneraient à faire tomber le wagon. Et puis fuck.

Rouge.
Rouge.
Vert ?
Vert.

Cette fois-ci, je ne fis pas mon sagouin et partis exactement quand je le devrais. Pas de folie du genre comme la dernière fois. J’esquive les premiers joueurs en face de moi (Jacob avait très bien géré la course précédente et je n’étais pas en plein dans la foutue mêlée de départ). Je rentrai mes jambes et mes genoux à l’intérieur de l’habitacle quand je percutai l’encapuchonné qui perdit quelques dixièmes de secondes à rendre le choc moins violent. Intéressant ça, il avait eu peur que je ne m’approche trop près ? Je constatai avec plaisir que le Major avait encore fait la bourde de trop appuyer sur l’accélérateur dès les feux et qu’il était de nouveau dernier. Y avait une moissonneuse batteuse derrière nous, fallait accélérer. Le départ était évidemment le plus compliqué à manœuvrer, et je n’avais pas le kart le plus solide. Je cherchai à esquiver le vaisseau sorti de Star Wars qui faisait du forcing avec succès tandis que Dorian évitait les confrontations à cause de ses loups moins endurants que du métal. J’en profitai pour accélérer encore en dépit des risques et passai à gauche de Wall Street Influence. Jérôme Kerviel me fit une grimace dissuasive et réussit à m’échapper pour le premier virage.

Effectivement, le tracé du Royaume des Chats était bien plus technique que les précédents : les virages étaient un peu plus nombreux et plus serrés. Les rues aussi plus étroites obligeaient à la confrontation plus directe. Les karts les plus légers réussissaient à mieux négocier les courbes mais les plus lourds avaient l’avantage quand il s’agissait de frôler leurs congénères. Moi, en tant que simple milieu, je n’avais pas la grâce des faibles ni la puissance des forts.
Nan, Ed, on pensait positif ! Et anticipe cette putain de route !
Je réussis à faire tourner mon volant rapidement pour suivre le tracé. La course commençait avec quatre virages extrêmement chiants qui en laissèrent plus d’un sur le carreau. Je restai dans la moyenne des participants mais je constatai que j’étais toujours quatrième. Je rattrapai le premier objet au début d’une immense ligne droite.

Cette ligne droite était semblait-il le point d’orgue de la course. Elle représentait le marché du Royaume des Chats, avec des étals sur les côtés qu’on pouvait détruire pour gêner ses participants (je supposais évidemment que des accords avaient été passés avec le Royaume). Les spectateurs nous observaient sur les toits des immeubles en nous encourageant avec des fanions et des miaulements sonores. Si je reportais mon attention sur la ligne droite, elle était très large. Il y avait plusieurs voies que délimitaient quelques fois une rangée de dix étals qui séparaient la route sur quelques mètres et qu’il ne fallait absolument pas se prendre. Il y avait même des accélérateurs au milieu de certaines des voies. En gros, il fallait bien jongler entre les segments de route pour chopper ceux où il y avait des accélérateurs, en évitant les étals qui pouvaient gêner. Je fonçai sur la gauche comme la majorité des participants, où on voyait distinctement des bandes de flèches multicolores qui indiquaient un boost de vitesse à tous ceux qui roulaient dessus. Je reçus aussi mon objet, qui fut une carapace verte. Profitant que la majorité des personnes était derrière moi bien alignées, je n’hésitai pas à envoyer mon objet comme un gros salaud. Une petite explosion de joie me gonfla intérieurement et je faillis lâcher un cri de victoire quand ma carapace verte heurta quelqu’un (et ce, sans même que je ne la vois toucher). Je me demandais bien pourquoi.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Jeu 24 Jan 2013 - 23:25
*Qu’on se le dise : enquêter en dehors des course était tout simplement impossible, nous en étions certain à présent. Dès que la course est terminée, toutes les équipes se ferment sur elles-mêmes pour des débriefings intensifs et se parquent dans des chambres d’hôtel hyper barricadées. En fait, j’ai bien essayé de prendre le pas tout à l’heure, mais… C’est juste impossible. Enfin, avec des cartes officielle, j’imagine qu’on pourrait plus interroger les types en mode flics. Le problème c’est qu’on a été engagés incognitos. Ouais, dans l’hôtel, mieux vaut faire comme si on n’était rien de plus qu’une équipe normale. Déjà que Ed a failli nous griller hier. Bon, je lui en veux pas non plus, il a pris un risque qui en valait la peine. Maintenant on sait que le voyageur masqué a pris contact avec un autre voyageur – par l’intermédiaire de Fino, ce sale traître – et qu’il est probablement le plus à même d’être notre ennemi numéro 1. Pourtant, pas d’entourloupe, pas de précipitation. On a bien entendu quelqu’un recruter cette équipe pour un prix exorbitant (quoi que, Fino se déplacerait probablement pour très peu…). Mais justement, on ne l’a fait qu’après avoir vu courir le crétin masqué. C’est donc que les équipes inscrites pour truquer la course ne font pas partie du lot. Ma théorie personnelle – Ed n’a pas vraiment voulu l’écouter – est que le voyageur masqué a fait savoir qu’il accepterait des prix pour saper la course. Du coup, on lui tombe dessus, c’est évident. Mais la priorité, c’est de retrouver ce voyageur qui se la pète en se payant les services des autres équipes. La véritable question, donc, c’est où pourrait-on le trouver ?

Je pourrais peut-être laisser entendre que moi aussi j’irai pourrir la course en échange d’argent… Mais je crois qu’on est grillé, Fino a été recruté avec nous pour cette mission, à la base. Par conséquent, on est complètement grillé s’il lui a parlé. Non, il faut qu’on utilise une approche plus simple : l’observation. On repère les équipes dangereuses et on attend, à l’affût et on lui saute dessus dès qu’on le voit, puis, on lui fait cracher le morceau… Ouais, sinon, on peut juste essayer de continuer à avoir des indices. Ed m’a dit qu’il a parlé à un vrai fan des courses officieuses, qui connaît un peu les loustiques qu’on doit affronter. Il a dit des trucs intéressant. Il y a des équipes fortes de bases, dont on peut penser qu’elles sont là pour gagner réellement la course. Et puis il y a des équipes un peu inconnues, mais qui gagnent quand même, dont on peut penser qu’elles sont là pour foutre la merde. Mais le problème, c’est que les seuls dont on sait qu’ils sont fort, ce sont les Grease Lightning et ils se sont un peu fait mettre aux deux dernières courses. Ils suivent pas le rythme de la compétition. Mais il reste… toutes les autres équipes. Les MKR, Wall Street Influence, Dorian, Star Wars… Je persiste à croire que ce n’est pas vers le Major qu’il faut se tourner. Quoi que, peut-être en allant revoir le Lieutenant Sam… Sous prétexte de parler un peu d’Ann. Je pourrais peut-être lui soutirer des informations. Elle a l’air au courant, au moins des agissements du Major. Mouais, je verrais en dernier recours. Pour l’instant, je vais essayer de me concentrer sur les équipes qui me paraissent être les plus à même d’avoir été recrutées par des concurrents : MKR et Wall Street. La compagnie panda s’affiche trop pour être réellement intéressante. Darth Vader est moins suspect parce qu’une créature des rêves (on sait que c’est un voyageur qui est derrière cette affaire). Dorian est un connard, mais il est là pour nous, pas pour eux. Enfin bref, de vraiment fort et d’intriguant, il n’y qu’eux… Et le voyageur masqué, mais d’après ce que m’a dit Ed, je vais juste éviter de m’en approcher. C’est trop dangereux.

Les deux équipes me paraissent aussi suspecte l’une que l’autre : elles avaient toutes les deux quelque chose à cacher quand je suis passer. Et j’aimerais vraiment savoir à quoi m’en tenir. Pragmatiquement, j’ai envie de commencer par les MKR : ils sont en tête du classement, alors que Wall Street est presque vers le milieu. Certes, il n’y eu que deux courses pour l’instant, mais bon… Bref, je vais tenter de profiter que l’attention soit captivée par le départ pour aller me glisser là dans leur box. J’en saurais peut-être plus en observant.*
Alors que les concurrents, sur la piste, sont ralentis pas l’inutile intervention de Flash, un non-inscrit, Jacob repère la distance qui le sépare du ox des meneurs. Comme à chaque fois, les box sont attribués en fonction de la place au départ. Par conséquent, ayant été cinquième et les MKR ayant été premiers lors de la première course, trois emplacements le séparent de sa cible. *Bon, j’ai été un peu con aussi… Wall Street, c’est plus prêt…* Sans revenir sur sa décision – *Sinon on ne s’en sort plus, qui sait si je vais avoir une place aussi proche d’eux la prochaine fois ?* -, Jacob évalue les trois obstacles qu’il doit traverser. *Star Wars d’abord… Mais ça va. C’est Han solo qui se trouve dans les parages et il a l’air plutôt inquiet de savoir ce qu’il se passe à l’écran. Ensuite, Dorian, évidemment. Mais là, je passe si je veux. Cette enflure n’a pas son mot à dire. Puis, Wall Street. Là, c’est plus chiant. Faudra que je fasse gaffe. Bon, allez, Flash est en train de se faire jarter, tout le monde est déconcentré, c’est maintenant où jamais.* Avec prudence, Jacob s’élance.

Le box de Han Solo est le premier sur sa liste. Il faut qu’il le passe en douceur, en prenant garde à ne pas attirer l’attention. Pour ce faire, il décide de marcher et de passer derrière le célèbre pilote, en veillant à ce qu’il ne se retourne pas. De toute manière, le contrebandier a le dos tourné. L’intouchable se glisse doucement dans son dos, en essayant de faire les cinq pas qui le séparent du box suivant le plus discrètement possible. Jacob se prend une petite frayeur quand il perçoit un mouvement sur sa gauche. Une rapide coup d’œil lui indique qu’un petit personnage vert aux longues oreilles se trouve là. *Heureusement, c’est la version de la première trilogie à être sorti. Celui-là est moins sérieux que l’autre...* En effet, Maître Yoda, encore parti dans un trip de grand père gâteux, farfouille dans sa caisse à outil en s’exclaffant. Il ne représente donc pas un danger immédiat et Jacob peut passer. Le box de Dorian s’avère plus difficile, car occupé par quelqu’un qui ne s’occupe pas de la course. Là, un voyageur de seconde zone attend patiemment en lisant le journal et en levant à un rythme aléatoire, les yeux vers l’écran, plus pour surveiller l’heure que l’avancée de son coéquipier. Jacob attrape rapidement un objet sur une étagère, à côté de lui et le lance vers le fonds du box. Le voyageur, soudain très apeuré, se retourne vers le bruit en déglutissant. Il reste tétanisé pendant un instant, se demandant qui le menace de ce côté-ci. *Je demanderais à Ed de l’interroger. Il n’a pas l’air très impliqué, mais en même temps, il peut peut-être savoir un ou deux trucs.* En un bond grâcieux Jacob passe dans le box de Wall Street Influence. Là, il retient inutilement son souffle et observe rapidement ce qui l’attend. Madoff, l’autre grand arnaqueur de la finance, se trouve ici et regarde l’écran… Seulement, celui-ci n’est pas allumé sur la course, mais sur le cour de la bourse onirique. Autant dire que les schémas et chiffres sont encore plus incompréhensibles. *Impossible de passer avant que le départ ne soit sonné sans me faire remarquer. Mieux vaut rester discret… Mmh, je crois que j’ai une idée…*

L’intouchable se soulève avec sa bulle et s’allonge sur le plafond avec délicatesse. Au bout d’un court instant, il a compris que Madoff ne l’avait pas repéré et commence donc à faire vriller sa bulle doucement, pour rouler jusqu’au box suivant. L’opération prend un certain temps, mais lui permet d’atteindre son but sans difficulté. Rassuré, il passe ainsi dans le box des grands vainqueurs de la Tour des Arts et reste ainsi, scotché au plafond. *Me voilà enfin. Et il y a bien un membre des MKR là. Jack Billions ou Lucas Forte ? Mmh, je suis incapable de les reconnaître. C’est tous les deux des grosses brutes en fait. Donc bon, ça ne m’intéresse pas des masses. Là, il fout rien, il regarde l’écran. Évidemment. Le départ vient d’être donné et son équipe continue de caracoler en tête. Bien, je suis là, je n’ai plus qu’à attendre qu’il se passe quelque chose. En espérant qu’il se passe quelque chose. Si ce voyageur qu’on a surpris travaille avec eux, il devrait venir les voir à un moment non ? Ou en tout cas, j’apprendrais peut-être quelque chose sur eux, histoire de savoir s’il y a lieu de s’inquiéter réellement ou s’ils sont cleans… Enfin, il y avait cette boîte étrange la dernière fois… Oui, elle est toujours là, sur l’étagère. S’ils l’ouvrent, je découvrirai peut-être un truc. Bref, c’est triste à dire, mais tout ce qu’il me reste à faire maintenant, c’est rester planté là-haut et attendre que ça se passe.*

De là où il est, en se tordant un peu le cou, Jacob peut voir l’écran et ce qu’il s’y passe. Puisque l’occupant du box ne semble pas faire autre chose, il décide d’y jeter un coup d’œil. *Tain, Ed tient la route. Enfin… façon de parler. En tout cas, il s’en sort bien, mon co-pilote. J’espère qu’il ne se fera pas avoir comme la dernière fois et qu’il parviendra à arriver dans les premiers cette fois. Je suis peut-être vache en parlant de ses talents de conducteurs, après tout, il s’est pris la traîtrise de Fino dans la gueule la dernière fois… Enfin, au moins, on est bien parti pour être qualifié en finale comme ça. Il a même gratté une place sur celle qu’il avait au départ. Un bon coup alors.* Mais rapidement, l’attention de Jacob change de sujet : dans le box, on vient de se mettre en mouvement.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Ven 25 Jan 2013 - 18:06
Quand je roulai sur l’accélérateur en même temps que Dorian Gray qui était remonté à mes côtés, ainsi que l’Adjudant qui semblait faire vibrer le kart plutôt que l’inverse, ma tête fut rejetée en arrière par la vitesse. Je me déportai soudainement sur la droite en tentant de suivre les trois premiers (Kerviel et l’encapuchonné à citer). Je trouvai un autre accélérateur tandis que je réussissais doucement à laisser Dorian Gray et l’Adjudant de la Compagnie Panda derrière moi. Je heurtai un autre bloc multicolore générateur d’objets. Et je tombais exactement sur ce que je voulais : triple carapace rouge. Je ricanai tandis que j’avisai les cibles devant. J’étais quatrième, j’avais trois places à grappiller, j’avais trois projectiles. Le compte était vite fait. Puis le ciel s’assombrit le temps d’un éclair qui frappa tous les participants. Je rapetissai d’un coup tandis que je vis mes trois armes disparaître dans un « pof » de fumée ridicule.
Je vous laisse le plaisir d’imaginer mon onomatopée intérieure, composée d’une seule syllabe, mais de dix voyelles différentes sans compter les accents.
Une énorme ombre vint m’obscurcir. Je réussis à dégager sur la gauche avant qu’une roue gigantesque (ou plutôt, une roue de taille normale) ne m’écrase. C’était ce connard de Bibi et son chapeau de merde sur sa tête. C’était moi ou Bibi était juste un Jawa de fantasy ? Bah j’allais bouffer du jawa en tout cas. Je regagnai ma grande taille, et ma rage, et je me demandais encore quand Buzz l’éclair me dépassa s’il avait été touché par l’éclair lui aussi ou si sa taille minuscule le protégeait déjà.

Sixième, ah non, septième avec James Bond. Je jetai un coup d’œil derrière moi : le Major remontait encore une fois la piste et il était tout proche. Je décidai d’aller sur l’extrême-droite de la route et de le laisser continuer à gauche où un accélérateur l’attendait. Je ne prendrais pas de risque avec lui, plus jamais. Cependant, cette gentillesse me coûta trois places et je passai dixième. Je continuai à accélérer mais c’était trop tard pour se plaindre. La ligne droite gigantesque touchait à sa fin et je pus profiter de la troisième ligne d’objets. Je récoltai une superbe carapace bleu (la belle jambe) que je lançai sans aucune certitude. Voilà, elle allait foncer vers le premier et lui exploser la gueule, mais ça ne m’aiderait pas à remonter la pente. Je faillis heurter un mur quand la route tournait soudainement et se rapetissait. Je me rendis compte soudain qu’il y avait le choix entre quatre chemins, quatre petites rues. Je pris celui tout à droite afin de gagner du temps par rapport à ma propre position, et je fus ravi de constater que les Grease Lighting, juste derrière mon cul, les champions du tracé, avaient pris le même que le mien. D’ailleurs, ils commençaient sérieusement à me coller. La rue était étroite, tournait à quatre-vingt dix degrés et semblait s’amuser plus que nous. Le conducteur de l’équipe des Voyageurs réussit à se mettre en parallèle avec moi et même à me dépasser. Ah nan mon coco, j’allais pas te laisser… CE PUTAIN DE MUR DE MERDE QUE J’AI A PEINE TOUCHE ET QUI M’ENCULE DE CINQ SECONDES !!!

Je passai douzième tandis que je ressortis du maelström de rue pour une construction en fer dont les barrières représentaient des chats, qui grimpait sérieusement, très sérieusement, tournant autour d’un axe comme un escalier en colimaçon. Je fus obligé de faire un dérapage en voyant les Grease se tirer très très loin de ma position. Je continuai le grand dérapage tandis que les roues chauffaient sur les plaques en fer et terminai enfin à grimper la petite tour qui débouchait après un petit ponton en bois sur le toit d’un des quatre temples qui permettait à gauche de voir le Royaume dans son ensemble et à droite, le marché qu’on venait de quitter. Le toit était parfaitement plat et donnait une nouvelle ligne d’objets. Je me heurtai contre la voiture tunée à l’équipe de Dom de Fast and Furious, connue pour sa boîte à cinquante vitesses. Il triturait d’ailleurs le manche comme un fou furieux en me regardant d’un sale air. Je lui fis un doigt d’honneur avant de prendre une boîte multicolore juste devant lui. J’attendis quelques instants avant de récupérer… des bottes de sept lieux. Tout droit sorti du temple du chat botté, hein ? C’était pas dans le jeu original en tout cas, m’empêchant de comprendre comment elles marchaient. Mais même le Major pourrait faire des associations d’idée avec leur utilité.

Je vis qu’à la fin du temple, il fallait emprunter un autre petit pont qui amenait à un prochain temple. Je fis confiance à mes bottes. Je les activai (par la magie de la magie) et la voiture se souleva à une vitesse de dingue pour un énorme saut. Je faillis être éjecté du kart sous le choc, mais le paysage défila à toute vitesse avant que je n’atterrisse sur le prochain temple en me prenant le volant dans le menton. J’étais huitième maintenant et je réussissais à coller l’Adjudant. Il me regarda comme s’il voulait me manger, puis me vomir pour me remanger après. Je tentai de le prendre sur la droite, et il tourna le volant pour rester devant moi… sauf qu’il se trompa de direction. Ses capacités mentales devaient être plutôt atteintes. On termina le deuxième temple l’un à côté de l’autre, sur un nouveau petit ponton qui amenait à la muraille du Royaume des Chats. On avait à peu près les mêmes karts donc je ne tirerai rien à le cogner sinon à me faire perdre du temps. Le chemin de ronde était tellement étroit qu’on avait du mal à ne pas se heurter tandis qu’on tentait de prendre l’avantage. Je lui hurlai à la gueule :


« Alors ? Microsoft vous a payé combien ?! »

Mon coude fut éraflé contre le bord en pierre. Un immense poster du Dieu des Chats était collé face à une arche en pierre. L’Adjudant ne me regardait pas mais il semblait chercher les mots pour me répondre. Malheureusement, je n’eus jamais la suite de l’histoire car la route descendait par un large escalier (oui, c’était aussi désagréable qu’on pouvait le croire, et douloureux pour ceux qui n’avaient pas prévu de coquille) amenant à un tournant serré qui me donna l’avantage. J’aurais bien voulu ralentir et me remettre à lui parler mais ce n’était pas un réflexe en pleine course. J’achevai le premier tour à la septième place et continuai à accélérer comme un dément jusqu’à faire confondre le levier de vitesse avec le plancher du kart.

Je pouvais constater qu’il n’y avait pas de peloton, juste une file dont les membres étaient plus ou moins espacés. Devant moi, tandis que je tournai pour gérer les quatre grands virages du début de course, je pouvais voir que les gagnants actuels s’en mettaient plein la tronche. Une carapace rouge vola à travers la route et explosa l’arrière de Dorian Gray, que je réussis à esquiver au dernier moment dans un minuscule dérapage. Je pris fièrement la place de sixième avec l’Adjudant aux trousses et rentrai dans l’immense ligne droite du marché. Le Major devant moi assomma quelqu’un de son poing massif (c’était dans les règles, ça ?) tandis que je gagnai du terrain. Une banane eut une trajectoire en courbe devant moi, lancé par l’Adjudant qui avait toujours des vues sur moi. J’évitai la peau de banane. Pas lui. Putain, il avait le niveau pour converser avec le Major (si j’avais pu me retourner pendant quelques secondes, j’aurais pu constater que l’Adjudant dans sa grande classe allait tourner sur lui-même à cause de son propre objet et allait reprendre la course en roulant dans la mauvaise direction devant un public sidéré).

Je cherchai encore les accélérateurs tandis qu’une carapace verte venant de devant moi me frôla. Je faillis avoir un objet mais je ratai le cube de quelques centimètres. Ma rage (oui, je partais rapidement) se fut rapidement estompée quand le pauvre Bibi décidément pas à sa place dans les hautes positions fut à portée. Je changeai encore de route pour profiter à fond des différents accélérateurs tandis que les autres concurrents s’échinaient à dépasser les autres. Je fus rattrapé par un Dom dopé aux champignons dont la course fut stoppée par un James Bond au top de sa forme dont la voiture lançait des roquettes à tire-larigot (son pouvoir spécial à n’en point douter). Un missile me frôla les cheveux, et je me dis que si l’espion plus le Major avaient leurs spéciaux en même temps, on se retrouverait à Verdun.


« Lé concourrents sont enragés !
_ Oh, Bibi vient dé comprendre qu’on né résisté pas à oune missile ! »


Ce fut à James Bond de me coller maintenant. Ce fut ensemble qu’on termina la longue ligne droite du marché et qu’on empruntait les diverses rues proposées. Comme le tour précédent, je pris la route la plus à droite et jurai encore une fois entre mes dents quand je constatai que James voulait me suivre. Malheureusement pour lui, j’avais récupéré une saleté d’objet : le faux cube d’objet. Je tentai de le lancer mais à cause des sinuosités de la route, je ne parvenais à le déballer sur le terrain. J’attendis quelques instants alors que l’espion anglais rattrapait tout doucement le retard qu’il avait sur moi. Il me percuta l’arrière de son véhicule, m’obligeant à composer avec le choc. Je réussis à me redresser et l’empêcher de me rattraper. J’étais cinquième et je comptais bien le rester. Enfin non… j’étais cinquième et je comptais bien ne pas aller plus bas.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Sam 26 Jan 2013 - 22:10
Toujours collé au plafond, Jacob prend alors la mesure de ce qui se déroule sous ses yeux, observant les moindres détails et espérant pouvoir repérer quelque chose d’intéressant, *Sans quoi, je serais resté là-haut comme un con pendant toute la course et très sincèrement, c’est pas vraiment mon trip.* Au dessous de lui, s’il avait pu l’entendre, Jack Billions sifflote en détachant son regard de la course. *Il a visiblement quelque chose à faire, c’est très bon signe. Enfin, pour l’enquête. Sinon, c’est mauvais signe.* Le voyageur colosse ne se préoccupant pas de l’avenir de son camarade, déjà tout tracé, commence alors, à tirer quelques outils d’une boîte et à vérifier une pièce de moteur appartenant aux rechanges de son kart. *Visiblement, c’est un bricoleur ce bonhomme… Bon, en même temps, le fait que je n’y connaisse absolument rien en mécanique automobile ne veut pas dire que tout le monde doit être au niveau en la matière. Il suffit d’aimer un peu sa caisse pour savoir faire quelques trucs, non ?* Mais Forte ne fait pas réellement des réparation, même le plus ignare des pilotes peut comprendre qu’il améliore certaines capacités de son engin, en vue de la prochaine course. *Putain, c’est dans ces moments là que je me rend compte qu’en fait, avec Ed, on a absolument aucune chance. Entre les Grease Lightning qui répètent le circuit sur console onirique et ceux-là qui adaptent leur bolide au terrain qu’ils vont rencontrer… Ouais, nous, on se contente de conduire et de conduire bien. Enfin, en tout cas, moi, c’est ce que je fais. Ed, lui, il s’accroche. Oh, il faut que j’arrête de médire sur lui, il n’est pas si mauvais que ça, non ? Ah… En fait, il se débrouille pas mal pour être dans la merde… Il a pas perdu des places depuis tout à l’heure ? Non, Jacob, on se concentre. On verra les performances de Ed à la fin de la course. Pour l’instant, seule l’enquête doit compter.*

Lucas Forte est très rapidement satisfait de ce qu’il a fait au moteur, il range soigneusement ses outils avant de jeter un coup d’œil à la course. N’ayant toujours pas d’inquiétude à avoir - *J’ai presque l’impression qu’il sait déjà ce qui va arriver… Mais je suis probablement seulement parano là…* -, il retourne à ses affaires, dans le box. Il range ensuite le moteur dans un coin prévu à cet effet et nettoie rapidement la machine. Alors, les choses sérieuses commencent. Sans se départir de son sourire et de son sifflement anodin, il fait le tour des entrées de la pièce, comme s’il voulait s’assurer que personne ne l’observe. *Putain ! Putain, ça y est ! Ah, j’en étais sûr ! Espèce de connard. Tu as été recruté par qui, hein ? Sony ? Microsoft ? Un autre ? Et qu’est-ce que tu comptes faire, à l’abri des regards comme ça ? Je te vois, mec et tu ne pensera jamais à vérifier de mon côté.* Pour ne rien perdre de ce qui va suivre, Jacob se tourne délicatement, toujours en faisant doucement vriller sa bulle, et le suit dans ses gestes des plus douteux. Le colosse mécano, une fois assuré que personne ne l’épie - *Héhé* - se dirige vers le bureau qui sert à toutes les équipes et s’empare d’un espèce de téléphone. *Raaaaah ! Salaud ! Pourquoi je suis sourd ? Ed est clairement plus adapté à l’enquête et moi à la course… Pourquoi on a pas séparer les rôles comme ça ? Quoi que bon, je ne sais pas si je laisserais à Ed seul le soin de cette enquête. Bref, un appel, il risque de durer un petit peu d’ailleurs, vu comme l’autre s’est installé. Bordel, si seulement j’avais appris à lire sur les lèvres…*

Pendant que l’autre continue sa conversation téléphonique, Jacob commence à trouver le temps long et se déconcentre. *Je n’ai toujours pas compris pourquoi ils nous ont fichu ce bureau de merde dans les box. Il ne peut même pas servir à quoi que ce soit d’autre qu’à y déposer son déjeuner et à prendre celui-ci. Vraiment ! C’est pas comme si on allait prévoir notre stratégie ici ou faire des pronostics avant la fin de la course alors qu’on a des putains de chambre d’hôtel à notre disposition… Quoi que, celle que nous partageons avec Ed a été prise dans un hôtel un peu douteux. Je me demande qui est responsable : Fino, qui était plus ou moins chargé de tout ce qui était matériel, ou les autorités locales, qui ont décidées de nous saquer à cause de notre très remarqué premier passage en ville ? On s’en fout. De toute manière, tant qu’il y a un lit, ça me convient. Côté course, quoi de neuf ? Ah, bordel de merde. Il rame le Ed. L’est pas aidé non plus, je vous l’accorde. M’enfin, ce que j’aimerais bien qu’il se rattrappe un peu là… douzième, ce n’est vraiment pas bon pour nous. Même si on a pris un peu d’avance sur d’autres, il faut pouvoir atteindre la finale derrière. Raaah ! Et l’autre con qui téléphone toujours. Quoi qu’il n’a pas l’air vraiment très heureux de la conversation qu’il a… Bizarre, s’il avait été embauché pour zigouiller la course, on devrait être content de ses bons résultats jusque là. En tête du classement tout de même, ce n’est pas rien. Mmh, il y a anguille sous roche, c’est moi qui vous le dit. Heureusement, le téléphone a l’air moderne… Je pourrais peut-être tenter de savoir quel est le dernier numéro qu’il a composé. Bon, je pourrais pas rappeler, mais je pourrais tenter de faire une recherche… Oui, on ne sait jamais. Et puis, Ed pourra prendre la relève derrière, explorer cette première piste tangible… En espérant qu’elle donne quelque chose d’intéressant pour nous. Je n’ai pas envie de devoir éliminer toutes les équipes en finale. Si je pouvais en faire éliminer une ou deux avant, pour tricherie ou pour concurrence déloyale, ce serait pas mal. J’ai pas spécialement envie d’être contraint d’affronter toutes les équipes ennemie ET le Major en finale… Enfin, si jamais on arrive en finale.*

La conversation de Lucas dure assez longtemps, mais finit par ce qui semble être un accord passé. Plus ou moins satisfait, le voyageur commence alors un autre manège qui surprend un peu Jacob. *Qu’est-ce qu’il fout à fouiller ses tiroirs comme ça ? Il n’y a rien là-dedans ! T’essaye de faire croire que tu travaille ou quoi ? Non, mais sérieusement, je commence à croire qu’il te manque une… Oh ! Un double fond… Merde. Je savais même pas qu’il y en avait un. Il faudra que j’essaie ça sur le nôtre, on ne sait jamais… C’est probablement pas utile, mais bon. Ah ! Il y a une clé dans ce tiroir. Une petite clé en or. Et un grand sourire sur un visage de grand benêt. Ça pue le complot ça ! Toutes ces activités illégales me laissent pantois. MKR ? Quoi donc est-ce d’ailleurs comme initiales hein ? Je suis sûr que ça rime avec Sony. Ouais, j’ai bien l’impression que si tu as été recruté par quelqu’un, c’est plutôt par Sony que par Microsoft. Tu as trop de classe pour Microsoft.* Sous ses yeux attentifs, Lucas se dirige vers la petite boîte secrète, posée sur l’étagère. *Ahah ! J’en étais sûr ! Je vais enfin savoir ce que vous cachez les gars ! Cette petite boîte était trop évidemment suspecte pour rester secrète très longtemps avec moi. Les choses vont rapidement changer dans notre enquête, c’est l’instant de vérité à présent. Etes-vous ou n’êtes vous pas une équipe de salaud… En fait, j’espère surtout qu’il y a des preuves dans cette boîte. Parce que vous éliminer sur le terrain ne me paraît juste pas possible. Faut pas rêver non plus. Sur le terrain, avec les performances actuelles du blondinet à lunette, il faut surtout qu’on songe à conserver une place haute… Allez Ed, tu remontes, courage. J’ai foi en toi ! Tient le coup !*

Lucas commence à insérer la clé dans la serrure de la boîte et à la tourner. *Allez, allez, alleeez…* Mais au moment fatidique où il va ouvrir, il s’interrompt et se retourne avec un air méfiant. La boîte est toujours close et il a retiré la clé de la serrure en urgence. Il la tient fermement dans son plan. *Non, non ! Continue connard ! Qu’est-ce qui t’a arrêté bordel ?* La réponse n’est pas très loin, dans l’entrée du box, un jeune phoque pelucheux vient d’engager la conversation… *Fino…* Et l’on sentait que dans cette pensée se trouvait une haine instinctive qu’on ne pouvait pas refouler si facilement…
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Dim 27 Jan 2013 - 2:31
« L’équipé dé l’inconnou encapouchonné a fort à fére avec Dark Vador ! Ils vont bientôt términer dé monter sour lé toat dou prémier temple !
_ Jouste derrière, lé Major toujors fourieux réoussit à battre Loucas Forté.
_ Cé James Bond derrière Ned Hic qui rentré dans la tour !
_ Et dérriére eux, Bibi tenté dé… oh non, oune Adjoudant rémonté à toute vitésse !
_ Il a cérténément pris oune étoilé !
_ Difficile à dire sour loui. »


Je lançai enfin mon objet derrière moi, mon superbe faux cube piégé. James n’en eut rien à battre et activa son propre objet tandis que nous commencions tous deux à déraper. Je remerciai le ciel d’avoir une bonne seconde d’avance sur lui car trois carapaces vertes entourèrent l’espion anglais. Oh putain, il allait encore dévaster le monde. Mais la route entortillée et étroite l’empêchait de lancer ses carapaces sans risquer de se les prendre en pleine gueule. Je continuai à peser tout mon poids sur le côté tandis que des étincelles sortaient des roues. Je regardai en arrière pour surveiller la progression de James. Je fus peiné de voir qu’il avait des couilles : il balança ses trois carapaces dans ma direction.

Ce fut bientôt un chaos anarchique : trois objets de couleur verte ricochaient dans toutes les directions dans une danse mortelle entre James Bond et moi. Mais quelle salope. J’eus le réflexe de tourner légèrement le volant pour éviter une carapace mais me plaçai sur la trajectoire d’une autre qui me heurta l’arrière. Je fis un roulé-boulé sous la puissance de l’impact tandis que je perdis ma place de cinquième. Je gueulai comme un putois tandis que j’accélérai à nouveau. J’avais une joue d’esquintée avec ses conneries.

Je sortis enfin de cette tour infernale et arrivai après un bref pont à nouveau sur le premier temple. Je fus surpris de constater que le Falcon Millenium miniature était si proche, alors qu’il se bataillait il y avait vingt secondes pour la première place. Je tentai de le rattraper sur le toit du premier temple alors qu’il prenait de plus en plus de vitesse, quand surgit à ma gauche l’Adjudant à nouveau. Par contre, il avait quelque chose d’étrange : sa main brillait d’un éclat vert bien trop singulier. Il tenta de me toucher avec sa main et je me déportai au dernier moment, loupant ainsi un cube d’objet. Il avait quoi, là, pour que sa main devienne radioactive ? Un nouvel objet du Royaume des Chats qui n provenait pas de la playlist habituelle ? Je ralentis rapidement pour l’empêcher de porter son deuxième coup, et ré appuyai sur la pédale de droite. Je perdis tout de même ma place pour redescendre à la septième. Mais je fus tellement ravi de voir que l’étrange châtiment ne fut pas infligé à mon propre kart, mais au Falcon Millenium : l’Adjudant toucha d’une main leste Dark vador qui s’immobilisa soudainement, de façon si violente que l’énergie cinétique n’eut même pas son mot à dire. Je tournai pour éviter le pavé et me rendis compte que la main du conducteur était redevenue normale. Dark Vador était proprement immobilisé au milieu de la course.


« Vadôr a été touché par lé pouvoar dé l’Adjoudant ! Ca va étre très difficile dé rémonter !
_ Sourtout qué lé péloton avance à grandé vitésse ! »


Cinq véhicules surgissaient effectivement de la petite tour en métal pour débarquer sur le premier temple, à cinq secondes de ma position. J’étais sixième, j’allais le rester. Je tentai de garder une trajectoire droite malgré le vent qui soufflait en hauteur et passai sur le toit du second temple. Je n’avais plus les autres concurrents en visuel, et les suivis rapidement dans les escaliers menant enfin au dernier tour. La dernière ligne droite. Et ce fut peu après celle-ci que je fus heurté par une magnifique carapace rouge. Je repris enfin ma pleine vitesse… avec le peloton au cul.

Tenir une place était difficile quand vous étiez dans le peloton en tête car tous vos concurrents étaient des poids lourds qui savaient mieux contrôler leur engin que vous. Mais en fait, un peloton des derniers, c’était encore pire, parce que même si vous vous sentiez à l’aise au niveau conduite, c’était en oubliant les objets qui étaient réservés aux plus mauvais d’entre nous : des étoiles, des canons, des champignons dorés pour tracer le bitume, et toute la panoplie pour pouvoir détruire tous les concurrents en même temps. Et c’est sans compter les surprises que pouvaient apporter les objets inédits au Royaume des Chats. Je fus tout de même le premier du peloton à obtenir un objet. Je serrai les dents en attendant qu’il apparaisse dans le creux de ma main anxieuse tandis que d’autres personnes autour de moi heurtaient les cubes multicolores. Il me fallait un truc bien puissant pour les éliminer ou bien j’allais me faire exploser de trois côtés différents. Les objets apparurent à peu près en même temps dans les mains de chacun : Kerviel eut le droit à une étoile, Dom eut le droit à son spécial (une véritable boîte de vitesse lui octroyant une accélération progressive), tandis que le type des Grease Lighting reçut un triple champignon. Moi, le hasard, m’avait donné une formidable carapace verte toute conne.
Je la lançai en pleurant sur Kerviel, qui eut tout son temps pour faire rentrer l’étoile dans son corps et devenir ultra-rapide en plus de profiter de l’invulnérabilité. Je lui dis au revoir tandis qu’il prenait la sixième place. Et que je passai onzième après m’être fait dégommer.

Le désespoir commençait à s’emparer de moi. Après tous mes ratés successifs de cette dernière minute, je perdis non seulement confiance en moi mais aussi en nos espoirs de continuer la compétition. Le fait que ma carapace verte écrabouille derrière moi le minuscule kart de Buzz ne me fit pas plus sourire que ça. J’étais passé dans les derniers du peloton, et les derniers de la course en général. Il y avait combien de personnes derrière moi, hein ? Deux, trois ? Je fonçai sur le terrain en faisant voler du sable mais je n’avais pas la même conviction qu’avant. J’entendais dans ma tête un rire de bébé phoque immonde alors que je me cognai contre un mur à cause d’un virage mal dosé et que Starsky lorgnait ma place. On atterrit tous les deux dans la grande rue en ligne droite, et une bonne dose de pessimiste me frappa tandis que mes adversaires partaient loin devant en me faisant un doigt imaginaire que je devais être le seul à voir.


« Loucas a dou avoir mal !
_ L’aiguille dé tatouages dans la tempe va loui provoquer une douleur térrible.
_ Oune horrible migraine qui va dourer quinzé sécondes, potentiéllement môrtelle.
_ Provoquant dé vértiges ainsi qué des halloucinations.
_ Oui, et n’oublions pas, Mario Kart est oune jeu tout poublic.
_ Tiens, lé Major vient dé sé prendré oune carapace volante.
_ Belle éxplosionne.
_ A l’autre côté dé la piste, certains vont avoir dou mal à rémonter.
_ Lé Falcon Millénium a dou mal à combler son rétard, jouste dérrière lé Private Jokes.
_ Lé blondiné né d’ailleurs pas très doué.
_ Yé souppose qué Jacob é atteint d’insomnie. »


Je me promis qu’un jour, je réussirai à faire décoller mon kart jusqu’à leur loge. Mais pour le moment, j’allais leur faire ravaler tous leurs mots depuis le début de la compétition avec l’aide d’un pilon. Mon kart se mit à accélérer sous l’effet des panneaux de vitesse, et je tournai légèrement pour profiter du second, du troisième, du quatrième, et grâce à un coup du sort effroyable qui me fit esquiver une bombe à la dernière minute, à la cinquième en jouant avec le volant. Le tracé fut tellement propre que je réussis à rattraper le peloton et à faire jeu égal avec Kerviel et compagnie. Bizarre qu’il soit aussi loin celui-là d’ailleurs… Je pris encore une fois la rue que je connaissais par cœur à force de l’avoir emprunté (la plus à droite), et fis en sorte de ne pas me cogner contre les murs en pierre, tout en réussissant à ramasser un objet. Celui que je reçus me fit sourire. Je le connaissais parfaitement.

Vous vous rappeliez quand je vous avait très brièvement conter les exploits des Private Jokes dans le marché des Chats même s’ils avaient du mal à l’appeler comme tel tant on avait détruit les étalages autour de nous ? Peut-être bien, et je vous avais parlé d’une énorme panthère dont l’arrière-train avait été explosé par un énorme bazooka ? Il n’y avait certes plus de panthère, mais j’avais l’arme. Un long tube jaune promettant de cracher l’enfer quand je le lui ordonnerai. Je ricanai en tournant, attendant de sortir des ruelles et de grimper la tour afin de pouvoir tranquillement viser mes adversaires. Mon plan semblait clair dans ma tête, mais même si je réussissais à rattraper le peloton de derrière, je me pris quand même un faux cube multicolore qu’un triple imbécile avait placé devant la tour en métal. Je le retrouvai celui-là, et je lui ferais faire le tour de Dreamland avec le cul en cactus.

Heureusement, je ne reçus aucun coup dangereux durant le long dérapage que je réussis à sortir même si je manquais de vitesse. J’étais maintenant onzième et j’avais dix places à rattraper. Mais ça me semblait dur, très dur. Jusqu’où je pouvais me permettre de perdre sans faire couler l’équipe ? Bah, on s’en fichait de ces interrogations à la noix, fallait que je termine le plus haut possible. Dès que je fus sur le haut de l’immeuble, je lâchai pendant deux secondes le volant et tirai avec mon arme destructrice. Une fumée en spirale jaillit du bazooka et le projectile fonça tout droit jusqu’à trouver une cible à exploser. A ma grande surprise, le peloton de conducteurs réussit à ne pas se prendre le missile, mais ce fut encore ceux d’avant qui explosèrent dans une magnifique déflagration doré (je pus apercevoir Dorian Gray, ce qui me fit énormément plaisir). Je récupérai un nouvel objet et me dépêchai d’utiliser mon triple champignon pour enfin rattraper les véhicules toujours serrés, se battant comme des diables. Toujours sur le toit du premier temple, pressentant la fin de la course, ce fut un déluge de coups qui s’abattit sur les uns et les autres.

L’équipe des traders réussit à partir avant que les coups ne pleuvent, et échangea sa place avec Dorian Gray grâce à un grappin sortit des boîtes à objet. Je parai un coup de poing de Dom avec mon bras avant de lui rendre la pareille qu’il esquiva en sortant légèrement de son véhicule. Starsky tenta gentiment de venir nous faire chier mais une bonne baffe de Fast and Furious lui fit perdre quelques mètres. Le policier américain adepte des course-poursuites jouait l’avant-avant dernière place avec les Grease Lighting totalement déboussolés de l’arène qu’était devenue le chemin qu’on avalait. De retour sur la muraille, les petites batailles prirent fin le temps d’une ligne droite ravagée. Et comble de malchance pour tout le monde, il semblerait que le Major pour une raison tout à fait inconnue, ait décidé (et réussi) à enfoncer le mâchicoulis et tombé dans le vide. Un Lakitu terrifié le remonta avec une canne à pêche et laissa le Major au milieu de notre assemblée guerrière alors qu’on tombait sur le second toit. Il ne semblait pas très content d’être arrivé dans les derniers.

La bataille sur le second toit fut bien moins agressive vu que le Major au milieu empêchait de s’en prendre à ses copains sans risquer un coup dans la tronche. Je savais que certains avaient déjà franchi la ligne d’arrivée, et qu’il fallait que j’arrête l’hémorragie des points. Je tentai de forcer la chance et de passer près de la machine invincible qui prenait de plus en plus de vitesse avec son mini-tank. Il me regarda brièvement. Et il me frappa. Même amorti en virant de bord, le choc m’envoya valdinguer à cinq mètres sur le côté et à me faire perdre énormément de vitesse. Et de places. De places, putain ! Je descendais les derniers mètres sur l’escalier mais je savais que c’était terminé, je le pressentais. Même si je n’étais pas dernier, je passai enfin la ligne d’arrivée avec une place à deux chiffres. Je pus voir sur un immense tableau la place de douzième qu’on m’avait attribué, entre Dom de Fast and Furious qui était devant moi, et Buzz l’Eclair en treizième position. Putain de merde ! Mario et Luigi sortaient déjà les résultats (des premiers) à force de commentaires vu et revus :


« Cétte foas-ci, lé deux qui ont frôlé lé podiom sont Kérviél qui é révénou à toute vitésse avéc leur spécial incroyable ainsi qué Bond Jéms Bond…
_ JAMES BOND !!! »
, hurla l’intéressé horrifié de voir une punchline aussi mal dite.
_ ... oui, loui, lé concourrent anglés qui sé placé à la quatriéme positionné.
_ Tout à fé Mario ! Lé troisième é évidemment l’encapouchonné qui parvient toujours à obtenir dé bonnes placés !
_ Il é précédé dé l’Adjoudant qui semble-t-il, a pris la placé dé son patron.
_ Mé lé plous incroyable, Méssieurs Dames, cé qué les prémiers né sont autres qué l’équipe de Star Wars, « May the Force be with You » !
_ Mé comment ont-ils fé pour rémonter tout lé térrain sans qu’on né s’en aperçoive ?
_ Joustement, notre équipé dé journalistés é là pour lé découvrir ! »


L’écran gigantesque changea, et à la place de deux plombiers moustachus, on eut le droit à trois toads dont Papy Champy qui pressait un micro contre le casque de Dark Vador. On entendit la question qui fusa :

« Alors, Monsieur, comment avez-vous surclassé tout le monde ? » On entendit quasiment la Marche de l’Empereur se mettre en route tandis que le casque noir répondit en tournant sa tête vers nous :
« La Force…. Hhhhhhhh…. Etait avec nous. »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats Ven 1 Fév 2013 - 0:10
*Fino, ce traître, cet apatride, ce salaud qui nous a gentiment planté un couteau dans le dos à la première course, qui a trahi nos principes et probablement notre raison de participer à cette course – enfin celle qui ne consiste pas à la remporter. Lui ! Le pire bébé phoque que l’enfer ait jamais craché, vient voir mon cochon de MKR super suspect… Pile au moment où j’allais enfin savoir ce qu’il y a dans cette boîte ! Il est vraiment plus que mesquin. Si je ne tenais pas à rester discret, sûr que j’irais l’écraser frénétiquement avec ma botte… si j’en avais une. Putain, merde, ce crétin est obligé de regarder en l’air pour regarder le colosse dans les yeux. Il faut pas qu’il me repère.* Doucement, l’intouchable fait de nouveau rouler sa bulle pour être certain de se mettre hors du champ de vision de l’ennemi, pendant qu’en bas, une conversation étrange s’engage. *Putain de bordel de merde de surdité à la con ! Je te hais connerie de bulle ! Je te hais ! Raaaah ! Si je l’avais pas autour de moi j’aurais déjà choppé deux conversations super suspectes ! Mais c’est trop triste de ce dire que si ça se trouve, j’aurais déjà à moitié bouclé l’enquête. Mon plan de me cacher sur le plafond du box était trop bon ! Si seulement, j’avais un autre pouvoir ! Putain, il faudra vraiment que Ed assure pour chopper les infos dont on a besoin. Du moins avec un peu plus de talent que moi, parce que là… C’est juste trop navrant. Je sers à rien, à part à me dire qu’il se passe des trucs suspect. Si ça se trouve, il a téléphoné à sa mère tout à l’heure et Fino vient lui demander s’il n’a pas une clope, alors que dans sa boîte se trouve une dose de canabis, histoire de fumer un joint pendant que son compagnon défonce tout sur le terrain ! Ah vraiment ! Mais bon, ça n’avait pas l’air du tout d’une conversation avec un membre de la famille et Fino cherche autre chose que de se faire un nouveau copain, ça c’est clair. Ils n’ont pas l’air de bien s’entendre… En même temps, qui s’entend réellement bien avec ce phoque ? Ah oui… Germaine. Bref.*

Puis soudain, Fino profite d’un moment d’inattention de Jack Billions pour fouiller la pièce du regard, avec une précision à couper le souffle. Il trouve Jacob sans la moindre difficulté et lui présente son sourire le plus sadique. *Merde ! Putain non ! Fais pas ça, salaud !* Jacob essaie de lui intimer de ne rien dire par un geste nerveux et un regard, mais le bébé marin n’en a rien à faire et lorsque Jack se retourne enfin vers lui, il reprend la conversation comme si de rien était. *Et là, en fait, c’est encore pire qu’avant. Je sais qu’il m’a vu, mais je ne peux pas savoir s’il n’est pas en train de me dénoncer. Il peut le faire à tout moment, comme j’entends absolument rien, je ne peux même pas essayer de filer avant qu’il ne soit trop tard. Je pourrais peut-être essayer de me barrer doucement du coup. Mais non. Si ça se trouve, il n’attends que ça pour me dénoncer… C’est atroce ! Putain de merde qu’est-ce que je dois faire ? Raaaaaah ! Je vais le tuer. Je vais tuer cette satanée bulle, puis je me tuerais moi. S’il te plaît gentil petit phocidé, laisse moi faire mon enquête tranquille et j’accepterais tes magouilles…* Mais heureusement, au bout d’un moment, Fino repart, sans avoir dénoncer le membre des Private Jokes et laisse un voyageur très énervé derrière lui. À ce point énervé qu’il quitte son box avec un but précis qui échappe totalement à Jacob. L’instant suivant l’intouchable se retrouve absolument seul, inutilement collé au plafond, *à se demander si l’autre va revenir bientôt ou pas… Bref, je prends le pari qu’il ne reviendra pas. J’en ai marre de me maintenir en l’air.* Il resdescend donc pour trouver la terre ferme. *Aaaah ! Ça fait du bien bordel. Vous n’avez pas idée de la concentration qu’il faut pour rester en haut comme ça, sans trop bouger. Finalement, être statique pendant si longtemps, c’est plus dur que d’être en mouvement. Bon. Il est pas là, mais il est parti avec sa clé cette enflure. Qu’à cela ne tienne, il m’a prouvé l’existence de doubles fonds… Allez, je prends le pari d’avoir le temps.*

Aussitôt, Jacob se met à l’ouvrage et cette fois beaucoup plus sérieusement qu’auparavant. Il s’assoit au bureau et commence à ouvrir les tiroirs. *Bon, j’espère que ce n’est pas magique comme cachette de tiroir, sinon, je suis dans la merde. M’enfin, à Dreamland, ça ne m’étonnerait pas. Alors, si je pousse sur un coin ça soulève quelque chose ? Non. Une encoche quelque part ? Mmh, ça n’a pas l’air… Pas de poignée non plus à soulever. Ce tiroir a l’air tout à fait normal, comment il a fait bordel ? Ah ! Mais je sais ! C’est pas si bête d’ailleurs. Une pression sur l’ensemble ! … Ahah ! Victoire ! Alors, qu’avons-nous là ? Des documents suspects ? Non. Rien, du vide. Fais chier. Et les autres tiroirs ?* L’inspection sérieuse du bureau et de son contenu ne prend pas plus d’une petite minute. Il repère facilement que tout ici est parfaitement réglementaire et que rien ne lui offre la moindre preuve. *À part qu’ils sont en tête du classement, j’ai rien à reprocher à ces cons. Bien sûr il a parlé à Fino, mais si ça trouve, c’était pour lui dire d’aller se faire foutre. Qu’est-ce que j’en sais moi, je suis sourd ! Il me reste quoi à fouiller, puisqu’il s’est barré avec la clé de la boîte ? Rien ? Ah ! Si ! Le téléphone ! Le dernier numéro composé. Je peux peut-être en tirer quelque chose, ou demander à Ed de vérifier. Bon, alors voyons voir ça… Mmh… Oui, il y a une touche bis ! Ah ah ! Je vais enfin découvrir qui tu as… Un mécano ? Sérieux ? Tu as juste commandé des pièces ? Mais… J’en ai marre. Je ne trouverai rien ici. Soit ils sont parfaitement irréprochables et après tout, c’est possible. Soit ils cachent trop bien leur jeu pour un mec qui est sourd et muet comme moi. Je laisserai le soin à Ed de trouver ce qu’il veut faire à ce sujet. Moi, je me tire. Il n’y a rien à trouver ici. Et l’autre con peut revenir à tout moment. Allez, tant pis, cette nuit a été infructueuse, mais qu’y peut-on ? Si vous n’êtes pas des ennemis, je vous souhaite bonne chance MKR ! Bordel, ça veut dire quoi ce sigle ?*

Sans se préoccuper davantage de cette équipe, Jacob jette un coup d’œil à la course, sur l’écran, avant de chercher un moyen de traverser les trois autres box qui le séparent du sien légitime. *Putain Ed ? Qu’est-ce que tu as foutu ? C’est quoi cette merde là ? À l’arrière du peloton ? Mais… Raaah ! J’ai pas le temps de m’en préoccuper… On en reparlera plus tard et tu auras intérêt à avoir une putain de justification. Bref, passer ces trois connards de box… Mmh, Madoff est plus là. Le box est vide, c’est déjà ça de pris. Enfin j’espère. Mmh, remarque, il y a l’air d’y avoir de l’activité derrière leur rideau ou truc là… Bien, passons discrètement alors.* Jacob s’exécute et fait de son mieux pour ne pas faire de bruit et atteindre le box de Dorian. Ici, il n’a pas grand chose à craindre. Il passe nonchalamment, en saluant presque le voyageur qui attend tout seul sur sa chaise en lisant son journal. *Il n’a même pas vu que j’étais un concurrent. Je pourrais venir discuter avec lui, ça n’y changerait rien. Tant pis pour sa pomme. Je ne sais pas combien le paie Dorian, mais j’aimerais bien savoir si je ne pourrais pas surenchérir et disqualifier ce crétin en le privant de coéquipier ? Ce serait tellement simple et tellement vache ? Mmh, peut-être qu’Ed pourrait remédier à ce petit problème… Non ? On verra. Mais peut-être que ce ne sera pas utile. Quoique… Vu comment la course goupille… Il faut se méfier. Bon plus que Star Wars à passer donc. Et… Ça a l’air simple. Les deux sont concentrés sur la course, à mort. Pourquoi donc ? Il s’y passe quoi ? Oh ! Bordel ! Ça c’est du pilote ! Non mais… C’est quoi cette remontée de bâtard ? Il les nique tous là ! Et clac encore un ! Bien fait pour ta gueule Dorian ! Bref, passons tant qu’il est encore temps.* L’intouchable profite donc de l’inattention des deux coéquipiers de Darth Vader et quitte les lieux.

*Je dirais à Ed de s’en inspirer un peu et… Euh, quoi ?!* Lorsqu’il rentre dans son box, Jacob est complètement effaré : celui-ci est sans dessus dessous. *Mais… Mais… Connards ! Salauds ! Qu’est-ce qu’ils ont foutus ! Ils ont fouillé ! Ils ont fouillé partout. Merde, il manque rien ?* Aussitôt, il se précipite à l’intérieur pour tout vérifier, avec l’horrible impression que c’est inutile. *Putain, putain, putain… Hey… Mais… J’y pense. On avait rien d’important dans ce box de merde ! Pourquoi je m’inquiète. On s’en contrebalance de ce qu’il y a là en fait. Raaaah ! Voilà que je panique pour rien. Mais tout de même c’est inquiétant. Pourquoi nous ont-ils fouillé ? Espéraient-ils obtenir la preuve qu’on travaille bien pour Nintendo ? Qu’on est là pour saper certaines des équipes adverses ? J’avoue, ça pourrait être ça. En donnant des preuves aux autres, ces traîtres pourraient sûrement semer le doute et pousser toutes les équipes ennemies à s’acharner sur nous. Heureusement qu’on avait rien là, putain. En même temps, je pense qu’ils le savaient. Ils ont tout fouillé, c’est sûr, même les doubles fonds que je ne savais même pas avoir. Ils ont tout foutu en l’air, mais cela ressemble plutôt à une menace. Comme s’ils voulaient nous prévenir qu’en étant des fouineurs, on allait avoir des ennuis. Ouais, bah je les attends les ennuis hein ! Venez donc me voir, on en reparlera… De toute manière, vu comme Ed s’en sort, on ne représente pas un danger majeur…

D’ailleurs, en parlant de ça. Il en est où le loustique ? Ouais ça remonte pas beaucoup c’t’affaire. Bref. C’est évidemment Annakin qui l’emporte, vu comme il avait la classe… Mais mon compagnon a encore du chemin à faire avant d’inscrire son nom dans la liste définitive, à droite de l’écran… Tssss… Vraiment dommage tout ça. Bon, mauvaise soirée quoi. Et je me suis crevé pour rien en plus…*
Et d’un geste las, il s’assoit au milieu de tout ce bordel, sans même chercher à se demander qui a fait le coup ou comment il devra s’en tirer dans la course suivante en partant de la douzième position.

Résultat de la course :

Place Équipe Points gagnés
1er May The Force Be With You +10pts
2ème Compagnie Panda Adjudant +9pts
3ème ??? (Voyageur Masqué) +8pts
4ème MI6 +7pts
5ème Wall Street Influence +7pts
6ème MKR +6pts
7ème Black Magic Dragon +6pts
8ème X-men +5pts
9ème Immortal +5pts
10ème Compagnie Panda Major +4pts
11ème Fast & Furious +4pts
12ème Private Jokes +3pts
13ème Toy Story +3pts
14ème S&H +2pts
15ème Grease Lightning +2pts

Classement général :

Place Équipe Total des points
1er MKR23
2ème ??? (Voyageur masqué) 23
3ème Wall Street Influence 21
4ème May the force be with you 21
5ème Immortal 20
6ème Compagnie Panda Major 19
7ème MI6 18
8ème Compagnie Panda Adjudant 17
9ème X-men 14
10ème Grease Lightning 12
11ème Toy Story 12
12ème Private Jokes 12
13ème Black Magic Dragon 11
14ème Fast & Furious 10
15ème S&H 9 (Éliminés)

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Mario Kart Armageddon 3 : Royaume des Chats

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