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Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey]

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MessageSujet: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Dim 26 Juil 2015 - 0:08
Mara ouvrit les yeux et fit papillonner ses paupières, éblouie par le soleil qui donnait droit sur son visage. C'était énervant ça, on était souvent éblouit en arrivant, à force de s'endormir dans le noir complet. Enfin, c'était le cas pour elle, mais elle imaginait que c'était pareil avec les autres. Après tout, fallait pas être bien pour dormir en pleine lumière. D'ailleurs, dès qu'elle sentit qu'elle prenait le contrôle de son corps, elle se retourna pour être dos à l'astre du jour. Voooooila, mieux.

Elle n'avait pas la moindre idée d'où elle avait pu atterrir cette nuit, elle n'avait pas du tout pensé à un Royaume particulier en se couchant. En fait, elle n'avait pensé qu'à une chose, et elle appréhendait un peu de voir si ça avait marché, attendant de bien arriver pour baisser le regard, quand bien même l'apparition à Dreamland était instantanée. Finalement, elle se résolut à incliner la tête pour orienter sa vue vers ses pieds. Un fin sourire triomphant étira sa bouche et elle serra les poings en signe de victoire, chuchotant un "yes!" du bout des lèvres.

En effet, elle avait réussit. Depuis toutes les nuits qu'elle avait passé à Dreamland, elle portait toujours les même vêtements. Enfin, nan, il y avait deux exceptions, mais ça comptait pas: une nuit elle était devenue une zombie, et l'autre nuit où il lui semblait avoir porté autre chose était tellement flou dans sa tête qu'elle essayait d'éviter d'y penser. Mais dans l'ensemble, elle portait toujours la même tenue, et quand bien même elle se fichait un peu de son apparence, elle trouvait malgré tout ça ennuyeux. Et c'est pourquoi elle avait fait un test de vêtements.

Pas un truc très compliqué, non. Elle ne se sentait pas de penser très fort à une tenue complète, et elle ne voulait pas prendre de risques. Du coup, elle avait pensé très fort à des chaussures pour remplacer ses ballerines. Des bottes, pour être précise. Une paire de bottes marron à lacets qui montaient presque jusqu'aux genoux. Et qui s'avéraient être très confortables, maintenant qu'elle les portait.

Mais du coup, son sourire se fana très légèrement quand elle commença à se demander si elle n'était pas arrivée au Royaume des bottes, qui n'était probablement pas le plus fun possible. Du coup, elle releva la tête pour observer le paysage qui s'étendait devant elle, incroyablement banal par ses forêts et ses champs à perte de vue. Il y avait à peine une forme sur un chemin plus loin qui tirait une charrette. La vache, c'était aussi animé que son village à 20h passées.

Elle fit quand même un tour sur elle-même pour être sûre, et se sentit soulagée d'un coup en voyant ce qui semblait être une ville plus loin, apparemment entourée de murailles. Optimiste, se demandant quelles surprises lui resservait ce monde de fous, elle s'élança face au soleil qui la força à plisser les paupières. Sautillant le long du chemin de terre battue, elle entendit un brouhaha se former peu à peu, la confortant dans l'idée qu'elle était face à une grande ville, et elle arriva finalement à la grande porte au bout d'une dizaine de minutes.

Et là, ce fut la révélation.
La joie.
L'extase.

Elle n'avait pas un vocabulaire assez fournit pour exprimer ce qu'elle ressentait en cet instant. Ce qu'elle ressentait en voyant cette foule de chats-humains. Ce qu'elle ressentait face à cette foule d'oreilles pointues aux niveau de son visage.
Ce qu'elle ressentait face à cette foule dont les plus grands individus faisaient à peine plus que sa taille.
La vache, c'était tellement beau. Le meilleur Royaume qu'elle ait jamais vu.

Clignant des yeux pour se reprendre, elle se laissa guider par une totale bonne humeur, gambadant d'un air épanoui entre les étals des vendeurs de tout et de rien. Était-elle dans un marché? Ça y ressemblait beaucoup en tous cas, et c'était bien plus grand que ceux auxquels elle était habituée. Elle ne s'arrêtait pas vraiment devant chaque devanture, n'observant pas en détails les différentes marchandises. Il y avait ici et là un certain nombre de Rêveurs et de Voyageurs, ces derniers faisant visiblement des achats. Elle s'arrêta en voyant l'un d'eux tendre son bras, en faisant sortir quelques bulles pâles qui partirent se réfugier entre les pattes d'un chat tacheté au large sourire et portant une veste en cuir. Voyant une Voyageuse à l'air asiatique s'approcher d'elle, Mara hésita un instant à la gêner mais l'aborda quand même:

"Pardon madame mais... ils payent comment les gens, là?"

S'arrêtant d'un air surpris à sa vue, la femme prit un air attendrit assez énervant et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur, disant:

"Eh bien petite, tu es Voyageuse? C'est incroyable à ton âge, tu dois être très courageuse. Dreamland n'est pas un endroit très accueillant pour un enfant."

Nan, sans blague? C'était dans ces moments là où Mara avait soudain envie d'avoir un pouvoir bien puissant et bourrin, pour montrer ce qu'elle faisait, l'"enfant". Mais son énervement se transforma en moue boudeuse qui fit glousser la chinoise, ou quel que soit sa nationalité, qui lui répondit finalement:

"Oh pardon! Pour ta question, ici, on paye en EV, en essences de vie. C'est une partie de ton corps de voyageur donc fait attention, mais tu peux en gagner lors de tes nuits. Tu veux de l'aide pour ne pas te perdre? Je peux t'accompagner si tu veux."

L'exaspération de s'entendit pas à travers la jeune voix de l'enfant lorsqu'elle lâcha:

"Nan merci, c'est bon... Au revoir, madame."

Et ignorant à moitié le salut qu'elle lui renvoya, elle continua son chemin, légèrement énervée à présent. Les gens pouvaient pas s'imaginer qu'un enfant à Dreamland était pas non plus en sucre? Elle croyait quoi? Que la petite allait essayer de faire un câlin au premier monstre venu? Qu'elle avait pas de pouvoir? Qu'elle était idiote?

Raaah!

Mais ses réflexions exaspérées furent interrompues par une conversation issue de son pouvoir.

*Malotru!*

*Peste!*

*Déchet!*

*Grognasse!*


Haussant un sourcil et regardant à droite et à gauche pour trouver l'origine de cet échange, son regard tomba finalement sur deux chats normaux qui se disputaient devant une bouche d'égout. Elle les détailla en s'approchant. L'un était visiblement une femelle blanche à la silhouette gracieuse et aux grands yeux d'un vert rappelant celui des feuilles qui commençaient à faner, et l'autre était un mâle écaille-de-tortue au pelage ébouriffé et aux pupilles brunes. Interrompant leur dispute, la jeune fille demanda:

"Qu'est-ce que vous avez?"

Les deux félins se turent d'un coup, fixant la nouvelle venue du regard de ceux qui recevaient son pouvoir. La blanche s'ébroua la première, miaulant avec agacement que l'autre l'avait arrosée de boue. Le second s'énerva et cracha qu'elle s'était ramassée toute seule comme une idiote, et leur dispute reprit. La fillette était fascinée par la quantité de mots différents qu'ils trouvaient pour s'insulter. Mais elle trouvait tout de même cette dispute ennuyeuse, et tenta de relancer un semblant de conversation:

"Et on est dans un Royaume de chats ici? Dites, y a des endroits cool à visiter?"

*Ouais, plein!* lâcha d'un coup le mâle, *Y a plein d'animation partout, t'imagine pas tout c'qui s'passe dans les égouts en se moment, c'est fou!*

*Voyons,* émit la femelle d'un air dégoûté, *Elle ne cherche sans doute pas la crasse dans laquelle vous vous complaisez, les rues marchandes l'intéressent probablement bien plus!*

Voyant que les deux recommençaient à sortir les dents, et ne voulant pas s'attarder plus que ça, l'enfant décida de trouver la meilleurs solution possible:

"Sinon, vous pouvez m'accompagner tous les deux, hein, tout m'intéresse..."

Visiblement calmés par une onde de confiance, les deux acquiescèrent et lui emboîtèrent le pas, alors qu'elle empruntait la grande rue, plissant les yeux en croyant reconnaître une silhouette familière.
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 29 Juil 2015 - 12:24

Je me retrouvais dans la cohue du Royaume des Chats, encore une fois, mais avec un but bien précis. L'exercice de pensée qu'était choisir (approximativement) la destination de ma nuit se facilitait un peu plus à mesure que l'expérience venait. Nuit après nuit, j’acquérais une mesure adéquate de la maîtrise de mes pensées, avant de m'endormir. J'avais d'ailleurs remarqué qu'il était bien plus facile d’atterrir où l'on voulait si notre but n'était pas un lieu mais une personne. C'était beaucoup, beaucoup plus simple. Mais cette fois les souvenirs de l'agitation des rues avaient suffi.

Mon objectif est double : voir tout ce que j'ai raté la dernière fois, et ... me trouver une écharpe. Chose pour le moins corrosive pour mon esprit critique que de me savoir succomber à l'attrait de la consommation, mais je l'acceptais avec une pointe de dérision. L'idée que j'avais eu, en train d'humer les volutes bleutées, assis sur les rails du Métro, à admirer les tourbillons, ne m'avait pas quitté. Au contraire même, cette vague idée avait grandi et grandi, l'imagerie qui s'était dégagée de la chose m'avait obnubilé, tournant à l'obsession à certains moments. Autant ne pas rester dans l'excès, alors. Je déambulais donc dans les rues, me rendant compte qu'il m'était rigoureusement impossible de me situer dans la ville. Je n'avais strictement aucune idée de l'endroit où j'étais précisément ...

Je me retins de prendre de la hauteur. Pas cette fois, oh non. Si la curiosité me démangeait déjà par anticipation, ce n'était qu'une raison de plus de me retenir. Si c'était pour retomber sur quelque étrangeté qui manquait presque de m'ôter le sommeil, et qui surtout guidait bon gré mal gré mes nuits. Je n'avais pas l'envie de me laisser porter outre mesure par ces penchants par trop passionnés. Non, je me contentais de succomber à d'autres penchants tout aussi passionnés.

Je ne pus m'empêcher de sourire à cette pensée, alors que je slalomais entre les passants. Oui, je n'étais qu'un déséquilibré, pas de doutes, mais cela m'enchantait, en un sens. C'était sans doute pourquoi j'avais cette analyse avec facilité. Je ne m'en sentais que mieux, finalement; le serpent qui se mord la queue, version jouissive. A voir toutes celles qui s'agitaient dans ces rues félines, mon idiotie me semblait splendide, sur le moment. Si splendide qu'elle manqua de me faire rater la présence de quelqu'un que je connaissait. Il était assez rare, à Dreamland, que je croise plusieurs fois la même personne, encore moins que je la vois. Etant le plus souvent perdu dans mes digressions de pensées, je ne remarquais pas trop les visages qui passaient dans mon champ de vision, à moins de regarder vraiment. Cependant mes yeux furent immédiatement attiré par deux autres, qui me fixaient.

J'eus la présence d'esprit de ne pas m'arrêter en plein milieu de la foule, et déviait ma trajectoire sans but tout en scrutant avec insistance l'observatrice. Oui, je la connaissais ! Petite, très jeune pour une Voyageuse, de longs cheveux blonds, je l'avais bien gardé en mémoire. Mara, avec qui j'avais partagé une nuit pour le moins ... bizarre, au Village Puzzle. Nous nous étions quitté un peu brutalement, d'une manière pour le moins inattendue, quoique bien prévisible, en nous réveillant, elle la première. Fendant la foule, je me dirigeais vers elle, et lui fis signe de la main pour attirer son attention. Avant même que j'ai fini mon geste, je me trouvais ridicule ainsi. Voyons, étais-ce une manière pratique et effective, pour moi ? J'en avais déjà assez de tout ce monde. D'un bond, je m'élevais dans les airs, et arrivais à la hauteur de Mara très rapidement, et surtout attirant son attention sans détours. Je souriais franchement, remarquant du coin de l’œil deux chats tout à fait communs se cacher derrière elle en me jetant des regards défiants.

"Bonne nuit, Mara, heureux de te croiser à nouveau."

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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 29 Juil 2015 - 13:35


Blasé… C’était le mot qui correspondait le plus à l’état d’esprit de Corey au long de cette journée, l’habituel, dodo, boulot, jeu-vidéo, commençait à avoir raison de l’exaltation des premiers temps. Son réveil l’avait tiré du sommeil juste à temps pour les premiers coups de fils et réunions en conférences téléphonique. Il avait ensuite continué la journée avec le même type de tâche qu’il faisait depuis plusieurs semaines maintenant, prenant à peine le temps de manger un sandwich devant son écran. Et enfin il avait joué plusieurs heures, avant et après le repas du soir avalé devant la télé en compagnie de sa sœur. Même si il essayait de ne pas jouer tous le temps au même jeu, il revenait toujours vers celui qui le stimulait le plus, League Of Legends. C’était un des seuls où il n’arrivait pas facilement en haut du classement mais où cette volonté l’animait. Ce genre d’obsession lui était déjà arrivé dans le passé, avec World Of Warcraft par exemple, mais il avait toujours fini par se lasser une fois un niveau d’élite atteint. Même si il était arrivé au dernier palier du platine depuis peu, il continuait à vouloir progresser sur LOL et revenait sans cesse se mesurer aux autres malgré le nombre d’heures passées sur ce jeu.  

L’inconvénient était que ça lui obsédait l’esprit et lui donnait la désagréable impression de faire la même chose, jours après jours, lorsqu’il s’étendait sur son lit le soir venu. Il avait envie de mettre du mouvement dans sa vie, mais il ne savait pas du tout quoi faire, ni par où commencer, il avait la sensation d’être un peu coincé. Il était hors de question qu’il déménage, il était très bien dans cet appartement avec sa sœur, ce n’était pas ça le problème. Il savait que le fait de ne plus s’épanouir dans son travail était une des choses qui lui pesait le plus mais ce n’était pas encore le moment qu’il démissionne. Sa sœur n’avait pas encore retrouvé de travail, il n’était pas absolument certain de pouvoir trouver des contrats en nombre suffisant en se lançant en indépendant, il fallait donc qu’il garde son CDI bien payé. Il s’en voulait un peu, d’avoir dépensé sans compter, pour la climatisation, le rétroprojecteur, le frigo américain, le home cinéma et ce genre de chose, mais il devait bien avouer que tout ce confort était vraiment agréable.

Heureusement qu’il avait Dreamland pour s’évader vraiment, pour changer complètement de monde, au sens propre comme au figuré. Chaque soir était une nouvelle aventure, parfois bonne, parfois mauvaise mais à chaque fois le fait d’être à l’extérieur le régalait entièrement. Même lorsqu’il finissait sa nuit au bord du décès, c’était toujours mieux que son existence le jour, cloitré à l’intérieur, mais bien évidement il préférait les nuits passées à se détendre et à découvrir des paysages loufoques et magnifiques. Il eut envie de prendre des nouvelles de Mara, une jeune voyageuse avec qui il avait passé l’une de ses nuits les plus difficiles quelques semaines auparavant. Ils s’étaient retrouvés infectés par une sorte de zombification et soumis au bon vouloir d’une lyche nécromancienne. Il espérait juste que l’adolescente aurait choisi un royaume ensoleillé cette nuit.

---Dreamland---

A peine apparut dans le monde onirique, il eut un mouvement de recul, il se trouvait sur la trajectoire d’une charrette à bras poussée par un chat humanoïde qui était à peine plus petit que lui. Ce dernier pesta dans sa moustache, probablement sur les voyageurs qui s’amusaient à apparaître où bon leur semblait. L’héliophobe le laissa poursuivre son chemin en direction d’un étal de fruits plus bizarres et exotiques les uns des autres et jeta un coup d’œil autour de lui. Il se trouvait au cœur d’un marché où les étals étaient principalement tenus par des chats alors que les clients étaient un mélange de créatures des rêves d’autres royaumes et surtout de voyageurs. Il comprit rapidement où il avait atterri même si c’était la première fois qu’il y venait, il avait déjà entendu parlé de ce royaume, que ce soit sur le forum des voyageurs où on le qualifiait d’accueillant tout en mettant en garde contre les prix en essence vitale parfois élevés, ou par Dan qui avait déjà dû lui en parlé à une ou deux reprises.

Il soupira en constatant qu’il avait revêtu sa tenue la plus habituelle, pieds nus, son bas de pyjama bleu et son t-shirt gris clair. C’était assez rare qu’il soit habillé autrement et il lui était arrivé à plusieurs reprise de regretter de ne pas être mieux chaussé. Il fallait qu’il fasse un effort en s’endormant pour avoir une tenue précise dans Dreamland mais la plupart du temps il ne prenait pas cette peine et se contentait de sa tenue fétiche. Il ne pouvait pas le voir mais, comme depuis quelques nuits, au sommet de son crâne, une partie de ses cheveux était blanche, contrastant avec le noir du reste de sa tignasse. Ce détail l’avait intrigué lorsqu'il l'avait remarqué en voyant son reflet dans une rivière quelques nuits auparavant mais depuis il s'était fait à l'idée que Dreamland n'était pas forcément logique. Il tourna à nouveau sur lui-même, se souvenant qu’il avait pensé à la blondinette en s’endormant, elle était probablement quelque part dans le coin. Malheureusement il ne vit que des chats et de voyageurs, mais vu que son amie était plutôt petite, il n’arrivait peut être pas à la voir car elle était masquée par la foule.

Il commençait à se dire qu’il allait falloir qu’il trouve un point d’observation plus en hauteur ou qu’il arpente la foule pour retrouver son amie, mais un voyageur assez grand se fit remarqué en effectuant un bond assez impressionnant. Comme une bonne partie des présents, Corey le regarda atterrir en se demandant quel était son pouvoir pour lui permettre de faire des bonds aussi impressionnants. Ce n’est qu’au bout de quelques secondes qu’il remarqua que ce type était en train de s’adresser à celle qu’il cherchait quelques minutes auparavant. Il se rapprocha, intrigué, mais ne fit rien pour se faire remarquer, pas dans un premier temps en tous cas, mais voyant qu’il s’agissait d’une conversation cordiale il franchit les derniers mètres qui le séparaient du duo et des deux chats qu’il remarqua après coup.

« Salut Mara, je voulais prendre des nouvelles mais si tu es occupée on pourra se voir une autre nuit. » Dit-il en souriant.

Il ne savait pas trop si ces deux-là s’étaient donnés rendez-vous et si c’était le cas il ne voulait surtout pas s’imposer.

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Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 29 Juil 2015 - 16:12
La petite se rendit rapidement compte que la personne qu'elle observait la fixait aussi, malgré la foule de gens qui coupaient régulièrement leur contact visuel. Elle reconnaissait son visage et avait son nom sur le bout de la langue, mais elle n'arrivait pas à le resituer, c'était frustrant... En le voyant sauter au-dessus de la foule, ou plutôt s'envoler, elle se rappela d'un coup. Le Village Puzzle, puisqu'elle avait appris que ça s'appelait comme ça, le coffre, le Guide, le vieux qui était en fait un jeune, le Darm, et Jean-Baptiste. C'est vrai qu'elle croisait pas souvent de noms comme ça, elle s'en était souvenue.

Souriant malgré les souvenirs mitigés qu'elle gardait de cette nuit, elle regarda l'homme atterrir devant elle, attirant l'attention d'à peu près tout le monde. Quand elle se rendit compte que le plus gros de la foule jetait un coup d’œil dans sa direction, une vague de timidité s'abattit sur l'enfant qui rougit d'un coup. Elle sursauta presque en entendant la voix du Voyageur la saluer d'un:

"Bonne nuit, Mara, heureux de te croiser à nouveau."

Ah oui, elle avait oublié qu'il était généralement plutôt... "calme", si c'était le bon mot, malgré son visage souriant. L'entendre dire "bonne nuit" fit cependant légèrement rire la Voyageuse. Faut dire que pour saluer quelqu'un qu'on avait pas vu depuis longtemps, et sous le soleil, c'était original. Et pourtant tellement adapté à Dreamland, par son sens et par le côté pas logique. Bref, oubliant sa gène, elle répondit avec entrain:

"Salut! Ça fait super longtemps, tu vas bien?"

Le regardant de face, elle remarqua un détail qu'elle n'avait pas vu lors de leur rencontre: il avait un œil un peu rouge. C'était... bizarre. Grattant machinalement la paume de sa main, comme toutes les nuits depuis sa deuxième histoire avec le Cimetière, elle remarqua que les deux chats s'étaient cachés derrière ses jambes, commentant l'aspect du nouveau venu:

*T'as vu ça? Il a volé, c'était classe! Hep, petite, tu le connais? C'est drôle, y me dit un truc... C'est un Voyageur? Je me demande s'il est pas déjà venu au Royaume des Chats...*

*Calmez votre admiration, il n'y a pas de quoi en cracher une boule de poil... C'est animé en tous cas, quelqu'un d'autre à l'air de vous connaitre, jeune fille.*

Regardant la chatte blanche avec surprise, la jeune fille se retourna juste à temps pour voir arriver Corey, et l'entendre la saluer:

"Salut Mara, je voulais prendre des nouvelles mais si tu es occupée on pourra se voir une autre nuit."

Le voir comme ça raviva des souvenirs pas très agréables et lui fit de nouveau sentir des démangeaisons dans sa main, mais elle le considérait quand même comme un ami, et était contente de voir que tout se passait bien pour lui. Se décalant pour ne pas se retrouver entre les deux hommes, elle lui répondit:

"Coucou Corey! C'est fou, ça m'était jamais arrivé de croiser deux Voyageurs que je connais, comme ça, dans la même nuit! T'inquiète pas, j'pense pas que ça pose de problème!"

Se rendant compte du regard que chacun portait sur l'autre, elle devina qu'eux ne se connaissaient pas et décida de faire fièrement les présentations:

"Bah tant qu'à faire, Jean-Baptiste, je te présente Corey, et Corey, voici Jean-Baptiste!"

Elle hésita à présenter plus que les noms, ne sachant pas trop s'ils voulaient parler de leurs pouvoirs respectifs ou des circonstances dans lesquelles ils l'avaient rencontré. Elle jeta un coup d’œil autour d'elle pour voir s'il n'y avait pas d'autres Voyageurs qu'elle avait déjà rencontré (sait-on jamais!), et reporta son regard sur les deux autres, notant avec perplexité les cheveux blancs du contrôleur de lumière. Finalement, elle lança avec curiosité, tout en grattant l'oreille du félin tacheté qui avait sauté sur son épaule:

"En tous cas c'est sympa comme Royaume, vous le connaissiez?"
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Jeu 30 Juil 2015 - 9:51

Je fus agréablement surpris de voir qu'elle était bien moins timide que la première fois. Que sa joie soit feinte ou non, c'était plaisant. J'allais lui répondre, quand j'aperçus quelqu'un qui approchait derrière elle. Modifiant sans vraiment m'en rendre compte mes appuis, je me focalisais sur lui. Pas très grand, son maintien replié accentuait encore cette impression, mais j'arrivais tout de même à l'observer par dessus Mara. Le visage fin, presque délicat, la peau très pâle, vêtu très sommairement, mais c'est surtout ses yeux et ses cheveux qui retinrent mon attention. Deux grands iris d'une couleur plutôt proche de la mienne, mais ayant un charme que jamais mon froid regard métallique n'aura jamais. Ils étaient très voyants, très beaux, même. Ses cheveux, quant à eux, étaient sombres, en désordre su son crâne, retombant sur ses traits, mais une traînée blanche, contrastant violemment avec l'ébène l'entourant, me narguait innocemment du haut de sa tête.

Je n'arrivais ni à lui donner un âge, ni à bien décrypter son expression. Il ne m'inspirait pas grand danger, dans son attitude même, mais je n'étais pas indifférent à sa vue, et cela me perturbait. Il retenait mon intérêt d'une manière que je n'arrivais pas à cerner. Il salua Mara avec naturel et plus de chaleur que moi, ce qui me rappela à quel point cela pouvait me poser souci; il était cependant d'une politesse irréprochable, mais qui ne fis que me faire sentir de trop. Diantre, je ne me targuais tout de même pas d'être une occupation telle qu'elle retenait captive une simple connaissance ! J'ouvris la bouche pour le faire remarquer, mais Mara répondit avec entrain, réglant la question.

Il me regardait aussi, en tout cas. Trouvant sans doute que ce face à face ne pouvait durer, le jeune fille entre nous deux présenta chacun des partis, bien que j'ai déjà entendu son nom. Je m'avançais d'un demi-pas, tendit la main naturellement. J'avais la désagréable impression de le défier du regard, et ce n'était pas ce que je voulais. Simple impression partagée ou non, je n'avais pas de raison de rester à le toiser les bras ballant. Je souris aussi chaleureusement que possible, en espérant qu'il ne fasse pas attention aux ongle de ma main droite, pointus comme des griffes à l'index et l'auriculaire.

"Enchanté, Corey. Une connaissance que Mara accueille si chaleureusement doit être quelqu'un de sympathique, quoique j'ai peur de jouer ici le rôle du contre-exemple."

Je fis un légère pause, laissant le loisir à Corey de répondre, s'il le voulait, et regardait Mara. Elle était bien entourée de deux chats, tout ce qu'il y a de plus normal d'ailleurs, pas comme ceux que l'on voyait déambuler sur deux pattes juste à coté. L'un d'eux se juchait avec aisance et familiarité sur les frêles épaules de la jeune fille, me rappelant quel était son pouvoir. Quoique je ne l'ai pas vraiment compris, le fait qu'elle communique facilement avec les entités des rêves était la description que je m'étais forgé à la diable.

Devant la question qu'elle nous posa, je sautais plus ou moins sur l'occasion de parler. Pour avoir passé une nuit mitigée ici, et surtout pour y être retournée intentionnellement, j'avais quelques connaissances rudimentaires. Bien que ce fus surtout la politesse d'un marchand qui m'avait aidé, bien plus que mes recherches vaines et désordonnées.

"Oui, j'y ai déjà passé la nuit, à dire vrai. La ville des chats est assez grande, bien que la partie la plus proche du palais du Roi des chats nous soit interdite. L'endroit est surtout connu pour son grand marché, où l'on peut trouver à peu près de tout. Mais les faubourgs et les endroits abandonnés sont aussi assez intéressant, j'en atteste. Cependant ..."

Je tournais mon regard vers le chat blanc, qui me toisait curieusement de derrière les jambes de Mara. A son maintien et ses grands yeux, je supposais qu'elle devait représenter l'image moyenne d'une minette distinguée, dans les rêves. Dreamland se retrouvait souvent dans une sorte de caricature qui, finalement, était assez prévisible. L'éclat effronté dans les prunelles émeraude me fis sourire un peu plus, mais je me retins de me pencher pour tendre doucement la main.

"Je pense que ceux qui pourraient nous en dire le plus sont justement les habitants. Ces deux ont l'air plus poli et moins pressé que leurs cousins sur deux pattes.'

Regard appuyé sur l'autre, nonchalamment juché sur les épaules de Mara, qui à présent me regardait lui aussi. Ils me comprenaient, peut-être ? Au moins autant que mon chat, sans doute, ce qui était déjà beaucoup.
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Jeu 30 Juil 2015 - 13:42

Le voyageur fût un peu soulagé de constater que l’adolescente n’avait pas perdu sa candeur et sa bonne humeur, il ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle évoqua le fait de croiser plusieurs connaissances la même nuit. Il fallait avouer que c’était quelque chose d’assez rare mais puisqu’il avait volontairement essayé de la retrouver ça n’avait rien d’un hasard, il ne savait pas trop si elle l’avait compris. Mais l’heure était aux présentations et il saisit la main que lui tendait l’autre voyageur en lui rendant son sourire.

« De même ! » Il ne savait pas quoi répondre à la remarque du jeune homme sur son rôle de contre-exemple et préféra le laisser poursuivre la discussion.

Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il était troublé par le regard inquisiteur de son vis-à-vis et par son attitude. Il aimait bien le look de son interlocuteur, il devait l’avouer il était un peu jaloux de sa barbe qui lui rappelait celle du chanteur d’un de ses groupes préférés. Quant à ses cheveux, ça aurait probablement été le genre de coiffure qu’il aurait adopté si les siens n’avaient pas été dans un état si pathétique. Il écouta attentivement ce que Jean-Baptiste avait à dire sur le royaume des chats et sa ville principale afin de voir si ça concordait avec le peu d’informations qu’il avait lui-même glané. Il devait reconnaître qu’avoir des informations de première main était intéressant, même si il était au courant pour le marché, il ne se serait pas douté que les faubourgs puissent avoir un quelconque intérêt. Avant de laisser les chats … répondre ? … il précisa le peu de choses qu’il savait.

« Si vous voulez acheter quelque chose au marché, faites attention, les marchands de ce royaume ont la réputation d’être redoutables en affaire. On a vite fait d’y laisser beaucoup plus d’Essences que prévu. » Il rajouta, de peur que ses camarades se méprennent sur ses éventuelles connaissances. « Je ne suis jamais venu mais j’en ai un peu entendu parler. Jean-Baptiste a probablement raison, tes petits amis en sauront plus que nous. »

Il avait un peu de mal à cerner le pouvoir de la jeune fille mais il ne doutait pas qu’elle serait capable de se faire comprendre par les félins et de la comprendre en retour. Il l’avait déjà vue s’allier la coopération d’animaux bien plus gros et il se demandait quelles étaient les limites de ses capacités. Par contre il se demandait bien quelque genre d’information les deux chats allaient leur donner, si c’était l’endroit où il y avait le plus de souris, l’héliophobe s’en fichait un peu.


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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Jeu 30 Juil 2015 - 21:00

Les deux se serrèrent la main, apparemment contents de se rencontrer, ce qui ravit l'enfant. Même si elle ne comprit pas vraiment ce que vouait dire le barbu par "jouer ici le rôle du contre-exemple". Bah, sans doute un truc de vieux. En tous cas, tandis que le premier chat s'étirait contre sa tête et que la seconde se frottait à sa jambe, Mara écouta attentivement Jean-Baptiste résumer la forme de la ville. Elle avait bien remarqué qu'il y avait plein d'étals, mais elle n'aurait pas deviné que c'était aussi important dans la ville. En tous cas, c'était cool, bien plus grand que le marché du dimanche et plus classe que Monop' d'à côté. Surtout que... bah, Dreamland quoi, qui savait ce qu'on pouvait y vendre?

Puis il baissa son regard vers la blanche, proposant d'écouter les conseils des locaux, avant de regarder à son tour le tacheté. Elle fixa aussi les deux félins, croisant leurs regards plein d'incompréhension. Elle allait leur expliquer la situation mais Corey rajouta son lot d'informations. Elle mit un peu de temps à relier le fait de "laisser beaucoup plus d’essence que prévu" aux fameuses "Essences de Vie" de la Voyageuse, mais comprit qu'ils risquaient de se faire arnaquer. Ce qui n'était pas vraiment à son avantage, dans la mesure où elle n'avait pas la moindre notion de prix. Arf. Sortant de ses pensées, elle tourna la tête vers les deux bêtes, l'une après l'autre, la première fixant le second tandis qu'il s'approchait pour renifler les deux inconnus. Sachant qu'en tant qu'animaux, ils ne comprenaient pas le langage des autres, elle leur expliqua:

"Du coup, vu que vous connaissez le coin, vous aurez pas des conseils, des trucs à dire sur la ville?"

*Ah mais certainement très chère,* miaula l'une, soigneusement assise et en agitant les oreilles. *Voyez-vous, nous sommes encore en périphérie de la cité, les étals ne sont pas les plus intéressants: ce sont les paysans des villages qui vendent de la nourriture, et quelques babioles sans grande importance... Si vous souhaitez des produits de meilleurs qualité, il vous faudrait remonter l'avenue principale jusqu'à la grande place du Potté, où vous trouverez armes, vêtements, et Artefacts en tous genres. Je vous aurais certainement conseillé la zone des temples mais il me semble que vous autre Voyageurs n'y ayez pas facilement accès... En tant que chat "sauvage", comme ils aiment dire, nous autres pouvons nous rendre presque partout.*

*Oh, mais on peut se rendre partout!* lança l'autre d'un air moqueur en se détournant du Voyageurs volant, marchant autour de la femelle. *C'est juste que certains coins sont plus... dangereux, pour les minettes comme toi. Même si on est pas sensés se balader sous les rues, on peut y voir des trucs super intéressants! D'autant que c'est pas mal agité en ce moment, y a des nouveaux venus au marché noir...*

*Éloignez-vous, répugnant personnage!*

*Oh, mais je m'éloigne, je m'éloigne... Je voudrais pas salir votre fourrure...*

Et sur ces mots, le matou se détourna et projeta un peu de terre d'un coup de patte, provoquant un feulement agressif de la part de la victime. L'enfant utilisa son pouvoir pour les calmer d'une impulsion mentale, et tenta de résumer ce qu'ils avaient dit:

"Alors en fait, si j'ai bien compris... Y a des étals plus intéressants en haut si on veut acheter des habits, des trucs et tout, à la place de... du "Potté", oui. Et puis apparemment, y se passe des trucs aux "marché noir" mais franchement... pas trop envie d'aller voir. Du coup, ça vous dit de monter? Moi ch'uis curieuse de voir ce qu'ils vendent!"

Et poussée par l'excitation et la curiosité, elle commença à faire quelques pas vers le haut, tournant vite fait la tête vers ses deux petits compagnons. Mais alors que la chatte blanche l'avait rejointe et la regardait de ses yeux verts, l'autre faisait le gros dos, pupilles écarquillées, suivant silencieusement un passant du regard. Haussant un sourcil, la petite lui demanda ce qu'il avait et alors que la polie feulait qu'il devait être sous l'emprise de stupéfiants à force de traîner en bas, il cracha quelque chose:

*Ce type, là, ce chat gris avec deux cicatrices sur l’œil et un manteau en cuir, c'est l'un des nouveaux! Mais qu'est-ce qu'il fout ici?*

"Un nouveau?"

Autant dire que la petite était perplexe, ne comprenant pas trop, mais le mâle l'éclaira rapidement:

*Il fait partie d'une bande franchement dégueulasse, ils font du trafic de Créatures de Rêves. Eux, faut vraiment pas traîner à côté. Et s'ils sont de sortie, c'est qu'ils préparent vraiment un sale coup.*

"Je... euh..."

Relevant les yeux vers la direction où l'animal crachait, elle ne vit rien d'autre que la foule. Tournant la tête vers les deux Voyageurs, elle ne sut pas vraiment quoi faire d'autre que de leur dire ce qu'il se passait:

"Apparemment il... a vu un chat... d'une bande qui fait du trafic de Créatures en bas... et que c'est pas bon, ou... je sais pas? Du coup faudrait faire gaffe... On fait quoi? J'ai pas envie de m'embarquer dans un truc du genre, j'en ai un peu marre des problèmes..."
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Ven 31 Juil 2015 - 11:03

Corey fut d'un complément très pertinent, et je le remerciais silencieusement pour cela. Qu'il me donne raison, surtout, était pour moi une indéniable satisfaction. Je me tournais donc résolument vers Mara et les deux félins. Elle Sembla traduire pour eux, et écouté avec attention ce que lui miaula la jolie blanche. C'était assez long, et elle se fit interrompre par l'autre, qui avait sauté des épaules de la jeune fille. Les deux se défiaient, de par leur attitude, ou se narguaient. Ils étaient sur le point de s'écharper quand ils se calmèrent brutalement. Je les regardais avec un vif intérêt; à dire vrai, les chats étaient toujours très amusants à observer. Ces deux là étaient vraiment adorable.

J'écoutais ce que Mara avait extrait de leur discours, mitigé. Oh, certes, le marché était mon but, cette nuit, même si je cherchais, moi, quelque chose de bien spécifique. Mais cette histoire de marché noir attisait ma curiosité. L'enfant, cependant, se dirigeait déjà dans la direction qu'elle avait choisi. Je m'apprêtait à nuancer ses craintes, elle se retourna vers le chat qui, plus ébouriffé que jamais, fixait de ses pupilles ouvertes comme en pleine nuit quelqu'un dans la foule. Je tentais de localiser le point d'attache de son regard, sans grand succès. Ce chat à l'air sombre, peut-être, ou ces deux Voyageurs. Allez savoir. Mara répéta ce qu'il lui avait miaulait, sans vraiment comprendre. Sans vraiment être comprise, surtout, moi et Corey n'avions strictement aucune idée de ce dont ils parlaient.

"Qu'y a-t-il, Mara ? Il a vu quelque chose qui l'inquiète ? Quelqu'un ?"

Elle était hésitante, confuse, même. Alors qu'elle se relevait, je me penchais un peu, resserrant sans trop m'en rendre compte le cercle que nous formions contre le mur. Ma curiosité était piquée assez vivement, et je me retins de la presser de parler. La dernière fois que je l'avais incité à parler, elle n'en avait été que plus confuse. Je la laissais assimiler ce qu'elle avait compris, espérant qu'elle nous en fasse part rapidement.
Oh, un criminel, donc ? Qui inspirait la peur, même. Mara n'était pas rassurée, et le chat encore moins. Incitation à la prudence, qui cependant était tempérée, si le mot était juste, par l'activité déclarée de l'individu craint. Du trafic de Créatures ? Cela ne m'étonnait qu'à peine. Dreamland était le reflet du réel, pourquoi de telles saloperies n'y prospéreraient pas aussi ? Je me retrouvais en tout cas dans une position délicate.

Je m'étais déjà bien trop mêlé de tout et n'importe quoi, dans mes nuits. Ma philosophie était assez simple : je traçais ma route, et m'occupait de ce qui pouvait bien venir. Pas question de chercher à répandre l'ordre et la justice, je n'avais pas cette idiote vanité. J'étais encore faible, très faible, trop faible, et de toute manière c'était contraire à mes principes. La liberté passait par un certain détachement. Mais ... Je ne pouvais ignorer cela. J'aimais découvrir, apprendre, affronter les nouveautés, métaphoriquement ou plus littéralement. L'argument pour ne pas se mêler ce cette histoire de trafic qu'esquissait Mara était "je ne veux pas avoir de problèmes". Je ne laisserais pas passer ça.

"Les problèmes, ils sont là, que tu le veuilles ou non, Mara. S'ils se posent à toi, tu ne peux pas les ignorer, baisser les yeux et continuer ton chemin comme se de rien n'était. Je ne vais pas réparer toutes les fenêtres des gens que je croise, bien sûr. Je ne me sens pas responsable de toutes les misères du monde, qu'il soit réel ou rêvé. Mais il y a des choses qui ne peuvent pas être ignorées. L'esclavagisme et le trafic d'êtres vivants, ou oniriques, ça ne te gênes pas de laisser ça, parce que tu as simplement envie de rester dans ton petit confort intellectuel ? Je ne te dit pas de te sentir en charge de ça, non, ce serait aussi voire plus stupide. Toujours est-il que nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Nous pouvons faire quelque chose."

Mon ton était resté mesuré, peut-être trop même, trop dur pour ce que j'aurais voulu. Je tentais un sourire, et me tournais vers Corey. Je ne le connaissais pas, mais il m'inspirait bien, et j'espérais qu'il ne confondrait pas mon indignation avec un sens déplacé de la justice.

"Qu'en penses-tu ?"
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Lun 3 Aoû 2015 - 10:16

Contrairement à ce qu’il avait craint les informations des deux félins étaient plutôt intéressantes, l’évocation de vêtements attira son attention. Comme il y avait beaucoup de voyageurs dans les badauds, il se dit qu’il y avait peut-être des vêtements qui leur étaient destinés. Il n’aurait pas craché sur des bottes de marche et un pantalon épais mais il n’avait pas encore une assez bonne notion du prix de ce genre d’objets en Essences Vitales. Avant d’envisager l’achat de ce genre d’article il faudrait qu’il se renseigne sur le prix moyen, sur internet ou auprès de sa sœur qui avait une plus grande expérience de Dreamland que lui. La proposition de Mara d’aller voir ce que les marchands proposaient lui plaisait, ça lui permettrait de savoir sur quoi se baser. Il abonda dans ce sens.

« Oui pourquoi pas, je ne sais pas quoi faire des quelques Essences Vitales que j’ai glanées.

On ferait mieux d’éviter de marché noir, ce genre d’endroit est rarement fréquenté par des personnes honnêtes. »


Il lui emboita le pas, mais l’un des félins, celui à l’apparence la moins noble se remit à miauler, presque à feuler, à l’oreille de la blondinette qui perdit le sourire. Le chat comme la voyageuse semblaient regarder quelqu’un dans la foule mais l’héliophobe n’aurait pas su dire qui. Il s’arrêta, attendant que Mara leur explique, ce qu’elle finit par faire, et, dès sa première phrase, le sang du geek ne fit qu’un tour. Dès qu’il avait entendu parler de trafic de créature des rêves sa décision avait été prise, il ne pouvait plus rester sans rien faire, c’était hors de question. Instantanément son ami Jovey s’imposa à l’avant plan de son esprit. Ce dernier lui avait raconté comment sa sœur avait disparu, du jour au lendemain, sans laisser de trace. Et quelques nuits auparavant ils avaient appris qu’elle avait été probablement enlevée, comme les jeunes filles de dizaines de familles voisines. L’employeur de son ami, une pourriture répondant au nom de Xantrax, était probablement derrière ces disparitions, peut-être même que le groupe de trafiquant dont les chats venaient de parler faisaient partis de ses clients. Même si ce n’était probablement pas le cas, le voyageur ne pouvait pas envisager de les laisser continuer leur ignoble trafic sans, ne serait-ce, qu’essayer de faire quelque chose.

Mara n’avait pas l’air vraiment motivée pour se mêler de cette affaire, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Lui aussi pendant certaines périodes il avait eu l’impression que les ennuis le poursuivaient, qu’il ne pouvait pas passer une seule nuit tranquille même si il le voulait. Il ne lui en tenait pas vraiment rigueur, il se doutait qu’elle n’avait pas encore été confrontée au malheur engendré par ce genre de trafic. Même si il n’irait pas jusqu’à se sacrifier bêtement, il fallait qu’il tente quelque chose.

Il fût un peu surpris par la leçon de moral du chevelu, d’un côté il n’allait pas laisser passer cette histoire, mais de l’autre il n’était pas tout blanc non plus. Plus d’une fois il avait détourné le regard de la misère d’un être onirique pour éviter de se sortir de sa zone de confort. Cette fois il comptait bien se racheter un peu en faisant payer à ces esclavagistes et en libérant leurs malheureux prisonniers. Il fit de son mieux pour ne pas accabler d’avantage la blondinette qui semblait au bord des larmes.

« J’avoue que j’ai tendance à détourner le regard quand je vois une créature des rêves en voler une autre, mais là… c’est différent. Peu-importe ce que vous déciderez de faire, j’essaierais de libérer les captifs et de mettre fin à ce trafic. En général les victimes de ce genre de trafiquant ont été prises par surprise, sans possibilité de se défendre, leurs familles n’ont rien eu le temps de comprendre avant de se rendre compte qu’un des leurs avaient disparu et après, c’était trop tard.

J’ai un ami à qui s’est arrivé, sa sœur a disparu du jour au lendemain, sans aucun moyen de le prévoir, même si il est fort, il n’a rien pu faire, il n’a jamais pu la retrouver. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que cette bande fait souffrir de nombreuses familles et nous avons peut être une chance de libérer des captifs.

Moi je vais tenter quelque chose… »


C’était facile à dire mais il ne savait pas trop par où commencer, pour l’instant il attendrait de voir si il serait accompagné.


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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Sam 8 Aoû 2015 - 16:42
Il lui balança ça à la figure. Comme ça. Juste... comme ça. Mara ne savait pas quoi dire, et encore moins quoi faire. Bien sûr qu'elle entendait ce qu'il disait, et qu'elle comprenait même. Et c'était encore plus difficile. C'était encore plus difficile pour elle de se décider, de trouver les bons mots pour se justifier. Elle n'avait pas toutes les connaissances, et encore moins tous les mots. Tout ça car elle n'était qu'une gosse de 11 ans, et plus que tout, elle détestait s'en rappeler.

Non, elle ne pouvait pas ignorer ça, mais elle ne pouvait rien faire non plus. S'il y avait une solution miracle, elle aurait déjà été trouvée, non? Mais y en avait pas. Y en avait pas, et les trucs horribles comme ça continuaient. Et y avait aucune chance qu'elle, une pauvre gamine, trouve quelque chose que des centaines d'adultes plus intelligents qu'elle n'avaient pas trouvé. C'était idiot. Ouais, c'est ça, elle était idiote, faible et avec un pouvoir tout aussi idiot et faible. Comment ce type voulait-il qu'elle lutte contre des méchants, dans une zone où ils seraient plein?

Elle écoutait le ton moralisateur de l'adulte en pinçant les lèvres, les bras collés au corps et les poings fermés légèrement tremblants. Ses doigts étaient serrés particulièrement forts, blanchissant ses articulations, ses ongles courts enfoncés dans ses paumes, et elle se demandait si elle allait se griffer au sang. Elle se contentait de ressentir la très légère douleur qui en émanait. Elle fixait le vague, le regard perdu, incapable d'affronter celui de Jean-Baptiste, refusant fermement de lever les yeux. Quand ils la grondaient, ses parents lui ordonnaient de leur faire face, et elle détestait ça. Ça la faisait se sentir encore plus mal, la faisant culpabiliser à l'excès. Elle savait qu'ils avaient raison, comme elle savait que le Voyageur en face d'elle avait raison, mais... Son esprit était embrouillé, elle était convaincue de quelque chose, et elle avait peur de voir cette conviction vaciller. Elle avait le sentiment que si elle l'abandonnait, elle s'écroulerait, tout s'écroulerait, et elle ne voulait pas ça. Et par dessus tout, malgré tout, elle savait que c'était idiot.

Quand Jean-Baptiste eut fini, Mara était au bord des larmes, une énorme boule dans la gorge qui n'attendait qu'un sanglot pour se libérer et éclater au monde. Ses yeux piquaient et sa vue était légèrement floue. Elle resta parfaitement immobile tandis que les deux hommes discutaient. Et ce que dit Corey fut le coup de grâce. Elle espérait un peu de soutient de sa part, lui aussi avait passé des nuits douloureuses, non? Au moins une, elle en était sûre. Alors pourquoi se jetait-il aussi dans la mêlée comme ça? Il voulait pas se reposer? Ou alors c'était car il pouvait utiliser son pouvoir pour se battre, lui. Ils étaient bien tous les deux, l'un avec des rayons capables de tuer des zombies, l'autre super fort et capable de voler... Ouais, eux c'étaient des héros. Elle, c'était juste une pauvre gosse de 11 ans.

Un vague silence s'installa. La fillette serra encore plus les poings, pour peu que ce soit possible, et tentant de refouler le torrent d'émotions qui se battaient dans sa poitrine, elle chuchota, essayant vainement de trouver les mots justes sans craquer:

"Je sais que je suis nulle, mais j'y peux rien... Je veux bien aider, d'habitude, mais là... c'est juste trop... C'est plus du confort, ou je sais plus ce que t'as dit... c'est juste... C'est juste de la survie... Je peux rien faire, là..."

Et elle se sentait encore plus idiote après avoir dit ça. Comment dire à quelqu'un ce qu'on ressent? Comment communiquer la profondeur de sa pensée? Comment expliquer quelque chose, convaincre quelqu'un que c'est au delà de l’égoïsme... Ouais, c'est ça... elle était égoïste. Elle était idiote, égoïste, et se sentait horrible de dire et penser ça. Elle ne voulait pas entendre la réponse de Jean-Baptiste ou celle de Corey. Elle n'avait pas passé beaucoup de temps avec eux, elle ne les connaissait pas bien, mais elle devinait déjà comment il la verraient après ça. Réprobateur pour l'un, déçu pour l'autre, peut-être... Elle détestait ça, elle se détestait, et imaginer leur réaction était trop désagréable pour qu'elle veuille la voir.

Elle ne savait pas s'ils l'avaient seulement entendu, mais tant pis, ils étaient tous les deux vachement forts, ils pourraient se débrouiller. Elle, non. Pas seule contre plusieurs, ou alors pas sans une chance monstrueuse. Elle pouvait se battre quand elle n'avait déjà plus le choix, mais là, elle pouvait éviter.

L'enfant leva le bras pour essuyer les larmes qui menaçaient de couler et s'élança dans la foule, lâchant un léger gémissement involontaire en provoquant son effort. Qu'ils se débrouillent, ils y arriveraient bien, elle était sure. Sentant que la boule de sa gorge menaçait toujours d'éclater, elle leva son bras à sa bouche et le mordit fermement, continuant sa course dans la masse et ignorant les plaintes de ceux qu'elle bousculaient. Elle ne cherchait pas particulièrement à se faire mal, juste à penser à autre chose, à focaliser son attention quelque part. À arrêter de penser. Juste arrêter de penser.

Ses pas tapaient contre les dalles alors qu'elle courrait en zigzag pour ne pas tomber, ignorant tous les passants. Du coin de l’œil, elle vit que les deux chats l'avaient suivis. Ça la soulagea légèrement. Elle finit par ralentir après un moment, reprenant son souffle. La boule avait finalement disparut, et elle regarda autour d'elle, légèrement perdue, ayant cavalé au hasard. Elle entendit les bruits du marché plus loin et y alla d'un pas lent pour reprendre son souffle.

Se rappelant de ce qu'elle faisait, elle ouvrit la mâchoire pour libérer son bras et pour essuyer sa salive sur sa tunique. Jetant un œil à la marque de morsure rouge et violette sur sa peau clair, elle soupira et laissa retomber le membre. De toutes façons, ça allait disparaître rapidement.

Elle ne savait pas vraiment si elle avait envie que les deux Voyageurs ne la retrouvent. Elle ne saurait pas quoi leur dire, comment réagir, comment se justifier... Puis elle avait une partie de sa fierté aussi, qui lui répétait "T'as pris une décision, maintenant, tu l'assumes"... Mouais. Peut-être qu'elle avait envie qu'ils la rejoignent, comme quand elle se disputaient avec ses parents, se cachant dans sa chambre et serrant son oreiller, attendant juste que sa mère vienne et la console en lui disant qu'elle comprenait. Mais ça marchait jamais, ça. Et puis, bon, ils n'allaient sans doute pas essayer de la convaincre de venir après la crise qu'elle leur avait imposé. Alors tant pis, elle assumerait.

Secouant la tête en rejoignant le marché supérieur, elle décida de penser carrément à autre chose, regardant les étals des vendeurs. Jetant un regard à ses chats silencieux et inquiets, elle s'accroupit, invita le mâle sur son épaule et prit la femelle dans ses bras. Espérant juste que le contact du pelage doux et chaud ferait passer ses idées noires et ses remords.
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 12 Aoû 2015 - 12:30

Corey alla dans mon sens, avec cependant une sorte de tact qui me fit voir avec brutalité l'absence du mien. J'avais parlé avant de réfléchir, avant de tenir compte d'à qui je m'adressais. Sur le moment, je n'avais fait qu'extérioriser mes pensées, sans retenue aucune. Alors que j'écoutais Corey, je fus alarmé par l'air que Mara avait. Elle ne bougeait presque pas, mais ses traits se contractaient progressivement, dans une douleur interne que je craignais d'avoir engendré. Je voulus me rattraper, me nuancer, être plus doux, ou compréhensif, quelque chose, n'importe quoi. Rien de ne vint, je restais de marbre devant la jeune fille dont la fragile assurance s'effondrait bien trop vite.

Je voyais la tension qui l'habitait, sa crispation pour ne pas laisser éclater le mal-être que j'avais instillé en elle. Alors que les premiers mots rassurants me venaient difficilement, les siens franchirent ses lèvres, étouffés, douloureux. Elle se cherchait à moitié des excuses, pétrie d'un début de dégoût pour elle-même. Je ressentis avec horreur une certaine satisfaction à savoir que mes mots avaient touchés juste en elle. Elle parlait si doucement que je me penchais vers elle, pliant mes genoux pour arriver à sa hauteur. J'avais une saveur amère en bouche, pleine du fiel que j'avais involontairement craché à cette pauvre enfant.

"Mara, ne ..."

La tête toujours baissée, elle courut tout droit, et je l'esquivais par réflexe, trop troublé pour la retenir. Les deux chats avaient l'air aussi surprit que nous, et la regardèrent transpercer la foule et s'y perdre, la suivant du regard avec de grands yeux. Je me relevais d'une impulsion brutale, me tournait à demi, déjà prêt à me lancer à sa poursuite. Mais pourquoi ?
Je m'arrêtais avant, étranglé par ma propre question. Oui, pourquoi ? Pour aggraver encore mon cas ? Je manquais du plus élémentaire tact. J'avais réussi en une minute à pousser à bout une jeune fille que je ne connaissais qu'à peine, et les retrouvailles se transformaient en une triste scène. Les commissures de mes lèvres se levèrent imperceptiblement, et je baissais la tête, cachant mon visage de mes cheveux. Eh bien, je me savais doué, mais pas à ce point. Mes lèvres se plissèrent un peu plus, tendues par l'amertume. Elle m'emplissait la bouche, me prenait la gorge dans sa douce présence. Mes dents de découvrirent, sans que je ne puisse rien y faire. Décidément, j'étais le dernier des imbéciles.

Relevant brutalement la tête, je chassais ma tignasse de mes traits, reprenant contenance. Les deux chats et Corey devaient se demander quoi, à me voir dans cette étrange position de pensée pendant une seconde. Je me tournais vers le jeune homme.

"J'ai manqué de psychologie, je le crains ... C'est vraiment un comble. Tu as une idée de quoi tenter ? je me sens très mal à l'aise pour Mara, la pauvre petite ..."

Baissant mon regard sur le chat de gouttière, je continuais néanmoins.

"Il n'empêche, je suis convaincu que nous devons faire quelque chose au sujet de ce "trafic". Le problème est que nous n'avons pas grands moyens de trouver les égouts adéquats, pas sans indications. Mais j'ai bien peur que seuls ces félins peuvent nous guider, or la communication avec eux est pour le moins rudimentaire, sans Mara."

Je vissais mon regard dans les prunelles au bleu si lumineux de Corey, tentant de déchiffrer ses pensées. J'espérais qu'il abonde cette fois aussi dans mon sens.

"C'est assez peu compatissant, en un certain sens, mais nous avons besoin de Mara, je le crains. Je pars à sa recherche, qu'en dis-tu ?"

J'étais déjà prêt à m'envoler. Des airs, la retrouver ne devrait pas me prendre très longtemps. La convaincre de manière plus douce, c'était une autre affaire. Je n'allais cependant pas me jeter à corps perdu dans cette quête de justice personnelle sans l'appui de celui qui était lui aussi rattaché à cela, par les mêmes choses. J'avais besoin de Corey.
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 12 Aoû 2015 - 14:19


Même si ce n’était pas du tout l’effet recherché, il constata que ses paroles n’avaient fait que renforcer le désarroi de la jeune voyageuse. Il avait juste exposé son avis, troublé par cette histoire de trafic de créature des rêves, il n’avait pas du tout eu envie de fâcher la gamine. Il l’aimait plutôt bien à vrai dire, elle s’était montrée compétente et d’agréable compagnie chaque nuit qu’il avait passé avec elle.

Si elle ne s’était pas ainsi braquée, il aurait probablement prit le temps de lui expliquer que c’était tout à fait normal que parfois on n’ait pas envie de se lancer tête baissée dans les ennuis. Que la condition de voyageur et d’aimant à embrouilles était parfois pesante, mais qu’il fallait considérer ça comme une chance, de faire le bien, d’essayer de faire la différence. Dans le monde réel, il vivait reclus sur lui-même, avec presque tous ses contacts avec l’extérieur qui passaient par un câble ou un autre. Mais ce qu’il voyait, déformé par les médias probablement, ne donnait pas vraiment envie, meurtres, guerres, viols, génocides… Bien sûr il avait conscience d’avoir une vision assez négative, il savait qu’il y avait plein de belles choses aussi, mais elles n’étaient pas vraiment mise en avant. Du coup à Dreamland, il avait la sensation que lorsqu’une occasion de faire le bien se présentait il ne fallait pas hésiter. Surtout lorsque c’était aussi évident que dans ce cas-là. Il s’était déjà fait avoir en se lançant tête baissée pour libérer des esclaves au royaume de la paresse, mais il avait ensuite appris que c’était une race qui pouvait survivre uniquement en esclavage et qu’en tuant ainsi leur employeur actuel, il les avait envoyé dans les bras de propriétaires bien plus méchants. Mais cette fois il était difficile de se tromper, il y avait très peu de chances que les créatures aux mains des trafiquants soit volontaires…

Les paroles de la jeune fille lui confirmèrent qu’elle avait mal interprété ses paroles, les prenant comme un reproche direct. Elle semblait au bord de la crise nerveuse et Corey compris qu’il avait encore plus manqué d’empathie que ce qu’il pensait. Non seulement pour les autres voyageurs, cet état n’était pas une bénédiction, mais c’était presque une malédiction. Il avait vingt-quatre ans, toute sa vie il avait espéré une échappatoire comme Dreamland, mais elle n’était qu’une gamine, qui n’était peut-être même pas encore entrée au collège. Au lieu de se contenter des tracas, déjà importants, d’une fille de son âge, elle devait se coltiner une seconde vie ou l’effroi, la douleur et le désespoir étaient présents presque chaque nuit. Chaque matin elle devait arriver en classe pratiquement épuisée par les épreuves du monde onirique, et par-dessus ça elle devait rajouter sa journée de cours. Il voulut faire amende honorable et expliquer ce qu’il venait enfin de comprendre mais elle s’était déjà élancée pour s’éloigner d’eux.

« Attends ! » cria-t-il mais elle ne s’arrêta pas.

Laissé seul avec le voyageur qu’il connaissait à peine il se tourna vers lui avec l’envie de lui crier « T’es content ? » au visage, mais il se sentait bien trop coupable pour rejeter la faute sur le barbu. Ce dernier expliqua qu’il assumait sa part de responsabilités ce qui adoucis le ressentit de Corey à son égard. Il continua en disant qu’il ne voulait pas laisser s’en tirer les trafiquants mais qu’ils auraient probablement besoin de la gamine et de sa capacité à parler aux animaux pour les trouver.

« J’aurais pu être un peu plus malin aussi, j’aurais dû me mettre à sa place. » Dit-il pour en terminer avec leur maladresse commune. « Je veux pas la laisser dans cet état, je veux pas non plus les laisser s’en tirer… Hors de question. »

Leurs options étaient donc limitées.

« Il faut qu’on la retrouve, s’assurer qu’elle aille bien, essayer de lui remonter le moral. Ensuite, au pire des cas, si elle ne nous aide pas on trouvera une autre solution. »

Ils pourraient interroger des citoyens ou des voyageurs, il avait lu que le marché était un endroit idéal pour récolter des informations pour peu qu’on avait une bourse bien rebondie. Pour retrouver ces trafiquants, il aurait vidé la sienne sans hésiter bien longtemps.

« Vas-y, je te rattraperais vite. »

Il devait se rendre à l’évidence, avec ses bonds gigantesque ou sa capacité à voler, Corey ne savait pas encore bien, JB serait bien plus rapide à retrouver Mara. Sans bâtiment plus haut que les étals, Corey ne pouvait pas utiliser sa technique de déplacement photonique sans risque. Il était donc obligé de se mettre à courir dans la direction empruntée par la voyageuse mais même si il n’était pas bien épais, il était ralentit par la foule sur son chemin. Il aurait du mal à la rattraper si elle n’avait pas baissé le rythme, il espérait que son allié dans cette traque amicale aurait plus de chance.


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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Mer 12 Aoû 2015 - 23:58
Elle se baladait dans la foule, esquivant les coups de coude et d'épaule involontaires, ses félins à ses côtés. Au moins, ces gens-là n'avaient pas vu sa crise et sa fuite, ça l'aurait mise encore plus mal à l'aise de devoir supporter des regards curieux et des remarques chuchotées dans son dos. Enfin, elle en avait encore quelques uns à cause de son âge là, mais bon, elle s'était habituée à force. Fallait bien.

Pourquoi avait-elle fait ça? C'était idiot. Elle qui faisait tous les efforts du monde pour paraître au moins un peu mature, elle perdait tous ses moyens au moindre reproche, dès que quelqu'un lui rappelait ses défauts, les mettant devant ses yeux. Mais bon. Si elle regrettait sa réaction, elle ne revenait pas sur sa décision. Elle ne pouvait pas se dresser devant une bande de gens plus forts qu'elle. C'était juste impossible. Elle n'était toujours pas très forte, rien n'avais changé, et si elle avait difficilement pu vaincre quelques Voyageurs "seule", ce n'était pas une preuve de force à ses yeux. Au contraire, vu l'état dans lequel elle finissait souvent face à un unique ennemi, elle se trouvait plutôt faible. Débrouillarde à la limite, mais pas en infériorité numérique.

Elle n'irait pas, elle ne pouvait pas y aller, car elle n'avait jamais réussi.

Son regard se promenait sur un étal de vêtements tandis qu'elle traînait des pieds, et il s'arrêta sur un mannequin de chat, modèle d'un habitant normal du Royaume. Il portait une cape de fourrure à l'air vachement douce, deux bosses sur la capuche pour accueillir ses oreilles, un col maintenant la cape et cachant le bas du visage plat, et la cape sans manche retombant sur le corps en cachant les bras. Le fermoir au niveau du cou semblait tenir grâce à des boutons à pression, ou grâce à quelque chose impossible à comprendre de l'extérieur. Toujours était-il que l'aspect global du vêtement au pelage d'un brun pourtant simple avait attiré l'attention de la fillette, suffisamment pour interrompre sa réflexion.

*Que regardes-tu?*

Elle baissa les yeux vers ceux de la chatte qui l'observait avec curiosité, comme si elle ne savait pas vraiment si sa crise était passée. Elle la gratifia d'un sourire un peu gêné, et se contenta de répondre doucement:

"Oui, je... trouve ça joli..."

*C'est marrant, ch'uis sûr que tu ressemblerais vachement à un chat du Royaume avec ça!*, balança le second chat dans un miaulement fort.

"...Ah? Oui...", émit Mara, un peu absente.

*Silence idiot, ne voyez-vous pas que ce n'est pas le moment?*

*Le moment pour quoi? Tu crois que t'étais plus maligne avec ton "tu regardes quoi"?*

Mais l'enfant cessa d'écouter la dispute entre les deux animaux et se rapprocha de l'étal, tandis que le vendeur finissait de s'occuper d'un client avec grand sourire. Elle y lut le prix du vêtement, ne sachant pas trop si c'était cher ou pas. Elle murmura alors comme pour elle-même, calmant les deux félins avec son pouvoir pour qu'ils lui répondent:

"Dites... 150 EVs, c'est cher?"

*Boarf, t'as largement à grailler pour une semaine avec ça!*

*Hum, eh bien, pour quelque chose d'excellente qualité, ça conviendrait... Mais sur le marché, les client ont plutôt tendance à marchander avec le vendeur pour baisser les prix. Ce qui est affiché est loin d'être exhaustif et souvent sur-évalué. Je te conseille de lui demander de baisser le prix assez bas, 30 EVs par exemple, et en discutant, vous pourriez ajuster peu à peu... Si tu n'as pas d'Essences de vie en avance, 150 peut être dangereux à perdre d'un coup... Essaye, ne t'inquiète pas, c'est normal.*

La chatte avait parlé d'une voix connaisseuse, et l'enfant devina qu'elle devait beaucoup fréquenter cette partie de la ville. Elle appela donc timidement le chat-gérant, bredouilla sa demande de baisse de prix, et utilisa une onde de confiance pour ne pas se faire gronder par la Créature si cette dernière trouvait qu'elle en faisait trop. Du coup elle ne s'attendait pas du tout à la réponse du marchand, qui répondit avec son éternel sourire:

"Oh, vous m'êtes sympathique, cet habit n'a pas tant de valeur que ça, je peux bien vous le confier pour 30 EVs! C'est un excellent choix en tous cas! Pas excessivement chaud, ni très résistant, il est plutôt léger et très confortable! De plus, comme vous avez la chance d'être une Voyageuse, son apparence changera selon l'endroit où vous apparaissez!"

L'enfant était surprise de la facilité avec laquelle l'être avait accepté. Avait-elle trop utilisé son pouvoir? Elle se sentait malhonnête à obtenir ce vêtement pour si peu. Elle le laissa continuer son discours commercial, tendant le bras sous les directives de ses compagnons de la nuit pour voir s'élever quelques bulles pâles qui partirent rejoindre la bourse du vendeur. Elle palpa sa peau, constatant qu'elle avait toujours la même texture, et se demanda quelle magie rendait possible ce qui venait de se passer. Elle leva le nez vers le mâle qui lui tendit une fourrure soigneusement pliée, tout en lui donnant quelques dernière indications:

"Il vous suffira de fermer le col et il tiendra très bien. Tant qu'il est maintenu, la cape ne tombera pas, mais s'il est détruit ou simplement ouvert, la cape disparaîtra pour la nuit. Ne vous inquiétez pas de son état, vos vêtements sont comme vous autres, ils se régénèrent chaque soir!"

"Je... euh... Merci?"

"De rien de rien! Tout le plaisir est pour moi! N'hésitez pas à revenir ou à parler de moi à vos amis!"

La jeune fille acquiesça avec hésitation et ne put rien dire, puisque le propriétaire s'était déjà tourné vers un autre client. Elle se contenta donc d'accrocher la cape selon ses indications, caressant un peu la fourrure qui la couvrait, et rabattant la capuche, se rendant compte avec amusement qu'elle lui faisait des oreilles de chats un peu tombantes. Bon, bah ça c'était fait. Elle baissa la tête vers le chat d’égout quand celui-ci balança:

*Et du coup, tu va faire quoi pour les deux mecs de tout à l'heure?*

Ignorant le feulement agacé de la femelle à l'attention du perturbateur, Mara perdit le sourire et détourna les yeux. Pourquoi est-ce qu'elle ne pouvait pas juste passer une nuit normale? Elle ne répondit pas tout de suite, longeant un peu la rue pour trouver une ruelle où elle s'adossa à un mur. Elle se sentait toujours mal à l'aise de discuter avec des animaux en public, ça faisait un peu folle. Elle regarda le chat en se grattant la main, réunissant tout son calme pour lui former une meilleure réponse que ce qu'elle avait laissé aux deux Voyageurs.

"Le truc, c'est que je suis pas forte, et la simple idée de me retrouver seule face à plein de gens agressifs. Je... Je sais pas, ça me terrifie totalement. J'ai l'impression que j'aurais aucune chance. Je crois que ça me fait oublier que j'aurais pu avoir Jean-Baptiste et Corey avec moi, et ceux qui viennent grâce à mon pouvoir aussi. Mais c'est vrai que c'est idiot quand j'y repense, j'ai aucune raison d'avoir aussi peur..."

*Comme une phobie?*

*Une autre? En plus de celle que tu as battue?*

"Nan... Nan, je crois pas... Ça ressemble un peu trop à comment j'étais avant. Peut-être que ça a un lien, peut-être un mauvais souvenir, mais que je me rappelle plus... Je sais pas. Et même moi je trouve ça horrible de pas aider les gens juste à cause de ça."

*Dis, c'est à cause de ton pouvoir que je t'aime bien, nan?*

La fillette regarda le félin avec surprise. C'était la première fois que l'un des animaux qui l'accompagnaient le disait ouvertement. Elle fit un léger "oui" de la tête, sans savoir pourquoi il remarquait ça.

*Du coup, ce que tu m'as fait, tu peux faire pareil avec les ennemis, nan? Tu fais ça, tu sauve tout le monde, et t'es contente pasque tu t'es prouvée que tu pouvais gagner seule contre les autres! C'est tout con!*

Mara le regarda un instant, puis rit légèrement, se demandant si elle n'était pas en train de sangloter. Si seulement c'était si simple. Elle ne pouvait pas faire ça si facilement, il fallait qu'elle... que les autres... que...

... Elle savait toujours pas... Elle savait pas comment son pouvoir marchait, elle devinait juste que quelqu'un était touché, par instinct, mais autrement... Arf, elle savait pas quoi répondre. Peut-être que face à son visage hésitant, la femelle devina le problème, car elle miaula:

*Écoute, si tu ne peux pas le faire seule, tu n'as qu'à y aller avec ces deux Voyageurs, il n'y a pas de mal. C'est normal d'avoir besoin d'aide. Et puis je crois avoir vu l'homme avec une barbe passer en volant. Peut-être qu'ils te cherchent?*

Mara ne répondit d'abord pas, ne sachant pas trop quoi penser. Puis elle se figea en entendant que le Voyageur à la bulle la cherchait. Elle paniqua un peu, surtout. Qu'est-ce qu'elle pourrait faire? Comment se justifier de ce changement d'idée? Comment garder la face? Elle balbutia quelque chose, regardant les deux paires de pupilles fendues orientées vers elle, comme pour y trouver une solution. Et la seule réponse vint du mâle ébouriffé, qui la gratifia d'un:

*T'as fait une connerie, assume un peu les conséquences. Si tu veux arrêter de passer pour une gosse, arrête deux secondes de bouder!*
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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Jeu 13 Aoû 2015 - 13:19

La réponse de Corey était telle que je l'attendais. A peine eut-il fini que je m'envolais d'une vive détente. Je pris mon essor rapidement, atteignant l'altitude de la plupart des toits, afin de pouvoir facilement scruter la foule. Je commençais directement à scanner du regard tous les passants en dessous de moi, remontant le courant humain et félin dans la direction que Mara avait prise. Je remarquais d'un oeil distrait que les deux chats venaient d'escalader une gouttière avec agilité, et sautaient de faîtes en faîtes, la jolie femelle blanche en tête.

"Oho, peut-être que ?"

J'espérais obscurément qu'ils allaient rejoindre la jeune fille, attirée par elle, ou, qui sait, préoccupé ? Je les gardais dans mon champ visuel, tentant de regarder la foule et leur progression sur les toits. Au vu de leur taille, ils n'allaient pas si vite que cela, aussi j'arrivais plus ou moins à suivre les deux observations, mais avec un certain empressement qui me déplaisait. Mais enfin, j'avais plus de chances de parvenir à mes fins. Nous nous dirigions en tout cas droit vers le centre de la ville de Chats. Les étals, sous ma progression, se faisaient de plus en plus nombreux. Assez variés, je le remarquais à la volée (littéralement). Nourriture, vêtements, armes, bibelots, outils, et des indéfinissables entre tout cela.

Ma fantaisie esthétique me revint en tête subitement, alors que je me remémorais le pourquoi initial de ma présence ici. Au départ, je n'avais pas d'autre intention que de faire une emplette superflue pour combler un trou dans ma psyché créé par une lubie subite, qui m'avait prise, assis sur des rails à admirer des volutes de fumée. L'absurdité de la chose ne me faisait même plus sourire, mais que cela me revienne à un tel moment était ... décourageant. Je n'arrivais pas à garder une constance de pensée, tout apparaissait, disparaissait au gré de mes réflexions ininterrompues et contradictoires. Je me retrouvais à observer autant les marchandises que la foule et les deux chats, si bien que je les perdit de vue au bout d'un temps, alors qu'ils descendaient des toits. Je m'arrêtais en l'air, debout sur le vide, prenant une large vue de l'endroit. Devant moi s'étendait le fameux marché des Chats, et il était plus grand que ce que j'avais imaginé jusqu'alors. Moins dense que dans les rues, par ailleurs. Sur cette énorme place, les étals étaient plus espacés, les acheteurs également, se dispersant au gré de leurs envies et désirs de consommateurs.

Je continuais à scruter de mon point de vue aérien, me déplaçant plus lentement. Mara, Mara ... Avec sa tignasse blonde et sa petite taille, elle était à la fois très facile et très difficile à trouver. J'espérais qu'elle ne se soit pas fourrée parmi de trop grands badauds. Surtout qu'elle ne se soit pas cachée quelque part, ou simplement qu'elle soit bien ici et pas ailleurs. J'avais suivi les deux chats et la direction globale, mais elle avait très bien pu bifurquer dans une ruelle ... Son attitude me faisait cependant penser qu'elle n'était pas allé traîner dans un coin sombre, mais bien dans le gros de la foule, et vers les étals. Voyons ... Je mis toute mon attention dans ma vision, et balayait toute la place en me déplaçant. Un éclair blond me fit m'exciter, pour pas grand chose. Fausse alerte.

Une tache blanche attira mon attention alors que je ruminais ma déception. Oh, les deux chats de gouttière ? A une bonne dizaine de mètres, devant un marchand, qui déployait des vêtements autour de son échoppe. Et surtout, et surtout ! Mara, prenant entre ses petites mains une cape ou un manteau, puis l'enfila. Deux oreilles adorables pointaient sur sa tête quand je me posais au sol, provoquant les jurons étouffés de quelques passants. J'avais atterri à quelques distances d'elle, afin de ne pas la brusquer. Une fois, mais pas deux. J'attendis d'être arrivé à moins de quatre mètres pour m'annoncer, d'une voix claire mais aussi douce que possible.

"Mara ?"

Je me rapprochais encore, et me mis à sa hauteur.

"Je ... Excuse moi, excuse nous. J'ai parlé trop vite, trop brusquement. Nous nous connaissons à peine, et je t'en demande déjà trop. Je suis trop dur, trop égoïste, je n'ai pas pensé un seul instant à ton ressenti ..."

J'en faisais peut-être un peu trop, mais mes mots étaient sincère, à défaut d'avoir un ton contrit ou pétri de remords mouillés. Mon oeil droit avait en revanche une humidité qui était due autant au vol tout récent qu'à la vague honte qui m'avait traversé.


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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Ven 14 Aoû 2015 - 15:04

En slalomant entre les badauds, l’héliophobe jalousa fortement le voyageur volant qui avait déjà presque disparu de son champ de vision. Il l’apercevait au loin, en dessus des étals, filants aussi vite que possible sans risque de louper la piste de leur amie. Corey quant à lui devait jouer des coudes pour se faufiler, il s’attirer des regards de désapprobation et même quelques commentaires désagréable mais il n’avait pas vraiment le choix. Il n’aimait pas être le centre de l’attention mais là, il ne voyait pas d’autre alternative, à la rigueur il aurait pu essayer de monter sur un étal en espérant que la bâche supporte son poids mais elle n’était pas faite pour ça. Il put accélérer sa course lorsque l’allée entre les stands s’élargit un peu et que la fréquentation diminua mais c’était pour mieux ralentir un peu plus loin à un croisement très fréquenté.

La frustration commençait à le gagner et il s’aperçut qu’il était de plus en plus brusque avec ceux qui se mettaient en travers de son chemin. Sur son passage les exclamations de mécontentement avaient, elles aussi, augmentées, il se vit contraint de ralentir à nouveau le rythme de peur qu’on appelle la garde pour lui demander des comptes. Il n’avait aucune envie que des matous pétris d’orgueil à cause de leur uniforme viennent lui faire perdre encore plus de temps.

« Pardon, excusez-moi… Poussez-vous, merci… Pardon… »

Avant même d’avoir retrouvé Mara et Jean-Baptiste il était déjà à bout de nerfs et il faillit renoncer pour aller se mettre un peu à l’écart dans une allée moins fréquentée. S’il n’y avait pas eu cette histoire d’esclavagiste c’était probablement ce qu’il aurait fait mais il ne pouvait pas renoncer. Il crut voir le voyageur qu’il suivait de loin atterrir et voulu presser le rythme pour le rejoindre mais il croisa le regard d’un chat humanoïde, assez grand et costaud qui le perturba. Au lieu de s’écarter un peu, comme tous les autres badauds, il s’était planté au milieu du chemin de l’héliophobe, avec une lueur malsaine dans le regard. S’il avait été à l’école il aurait probablement reconnu l’expression du petit dur de la classe, celui toujours prêt à voler le gouter du souffre-douleur. Mais dans sa naïveté il continua à avancer et tenta de contourner l’obstacle, seulement pour se prendre un coup d’épaule qui ne devait rien au hasard. Le voyageur faillit perdre l’équilibre mais se rattrapa juste à temps, il se retourna pour croiser le regard de la brute qui le dépassait d’au moins une tête. Ce type n’avait pas l’air d’un tendre, musclé, il portait diverses cicatrices et une oreille partiellement arrachée. Ils se jaugèrent tous les deux du regard, se défiant, et l’instinct primal de Corey, qui n’était pas vraiment un exemple de virilité lui interdisait de détourner les yeux. Il n’avait qu’une envie, c’était de transformer cette brute en passoire mais à bien le regarder c’était exactement ce que ce type attendait. C’était tout à fait le genre de type à avoir des relations dans la garde et il se ferait un malin plaisir de rejeter toute la faute sur le voyageur. Ils restèrent immobile quelques secondes ou la tension augmenta sensiblement autour d’eux, jusqu’à ce qu’un camelot poussant une charrette a bras encombrée de bibelots passent entre eux et rompe leur contact visuel. Corey en profita pour se remettre en route, ignorant la provocation de cet énergumène, il avait par contre totalement perdu son compagnon de vue.

Ronchonnant dans sa barbe métaphorique contre le fait qu’il n’y ait pas de bâtiments plus hauts et plus solide. Sans le chat blanc aux pieds de la jeune fille il serait probablement passé devant le binôme sans s’arrêter. Entre Jean-Baptiste qui lui tournait le dos et la blondinette qui avait décidé de mettre une capuche, ils n’avaient absolument pas retenu son attention. Il s’approcha lentement mais ne prit pas toute de suite la parole, préférant reprendre tranquillement son souffle. Même si ses capacités de voyageurs l’aidaient, ce genre d’effort physique le laissait souvent fatigué. Il avait envie de parler mais il ne savait absolument pas quoi dire, la psychologie n’était déjà pas son fort, alors celle d’une pré-adolescente encore moins. Devait-il s’excuser ? Il n’avait pas l’impression d’avoir dit quelque chose de mal. Faire comme si de rien n’était ? Elle avait eu l’air touchée et malheureuse et il voulait essayer de remédier à ça car il l’aimait bien.

« Ça va aller Mara ? » finit-il par demander car c’était ce qui lui importait le plus. « Désolé si tu as cru que je te faisais des reproches, c’était pas du tout le but. »

Il ne savait pas vraiment quoi ajouter d’autre il espérait qu’elle les excuserait et, qu’ensembles, ils pourraient passer à autre chose.


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MessageSujet: Re: Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey] Aujourd'hui à 13:37
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Chats des villes, chats d'égouts [PV JB et Corey]

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