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La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête]

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MessageSujet: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 20 Nov 2010 - 12:47
La veille, Jacob et moi étions arrivé devant la bordure du Royaume des Chats, afin d'accomplir notre drôle d'épopée vengeresse contre une organisation plus démesurée encore qu'une simple mafia. A 22H du soir, alors que je bossais durement sur la déforestation en Bolivie tout en écoutant Deezer par un casque, je me posais de sérieuses questions quant au statut de mon chat Burritos dans le monde des Rêves. Faisait-il partie de cette toile mercantile féline la nuit venue (ce qui expliquerait pourquoi il dort autant), y avait-il juste un chat qui avait sa description sans avoir son âme, ou bien je me faisais des illusions et devais tranquillement bosser mon exposé ? En tout cas, je maudissais le sujet d'examen, mais plus que la Bolivie, les articles pourris qu'on me refilait dans le cadre de mon boulot de pigiste, les insultes que je recevais à Dreamland, les pressions des partiels, j'abhorrais de chaque fibre de mon être CES FOUTUS PUBS DEEZER !!! Je coupais le son furieux, éteignis toutes les pages de mon ordi avant de fermer celui-ci et donna une autre poignée de croquettes à mon chat miaulant ; un geste presque symbolique qui m'assurait le droit de passage dans le Royaume des Félins. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que rien ne pouvait arriver dans ce Royaume tant que j'avais un des félins en question assoupi sur moi. Je m'installais dans mes draps, prêt à en découdre avec ces salopards qui n'arrêtaient pas nous mettre des bâtons dans les roues à moi et à Jacob. Quoiqu'en y réfléchissant bien, c'était plutôt l'inverse.

Quand je me réveillais à Dreamland, je me retrouvais devant un village du Royaume des Chats. Je m'y approchais en espérant que Jacob m'y ai donné rendez-vous. Mais malheureusement, aucune trace du Voyageur lunatique. Vite, il fallait que je profite de ce moment de calme et d'allégresse pour faire quelque chose qu'il désapprouverait en temps normal. Enfin bon, je devais faire un rapide résumé de la situation. Disons que lors de la première quête, Jacob et moi, nous nous étions amusé à rendre Delirum City plus sûr que maintenant, en arrêtant de modestes criminels pour la paix publique. Bien que dans ce Royaume, le chaos était le seul maître. Par la suite, nous avions décidé d'aller dans le plus grand Royaume de la Zone 2 cash (si je puis dire) pour faire un petit tour dans les casinos. Autant avant on y était allé pour combattre le crime, autant là, c'était dans un pur souci de professionnalisme aiguë. On a rasé un casino sans y faire trop d'attention, mais il fallait avouer que comparer à la milice et aux Voyageurs de la brume, y avait un niveau plus élevé qu'avec les cinq tapettes du début. Par la suite, après que Jacob se soit occupé des documents comptables et autres inutilités, il avait déniché les véritables chefs de l'organisation. Ou sinon, des sous-fifres mieux élevés dans la hiérarchie. Là, on allait leur poutrer la gueule par pure vengeance pour nous avoir fait chier. On ne pouvait plus se balader dans les Royaumes sans que je ne sentis des ennemis poser leur regard sur nos épaules. La meilleure façon d'éviter de se faire poignarder par cette mafia aux moyens gigantesques, c'était de les démembrer à nous deux. La meilleure défense, c'est l'attaque. Drôlement osé pour un mec qui jouait sur les contrattaques afin de vaincre, et dont le compagnon était emprisonné dans une bulle indestructible.
En paressant quelques minutes dans les rues paisibles du village, basé à 99% sur l'agriculture, je fus sidéré de reconnaître ce qui faisait planer les félins domestiques : de l'herbe à chat. Je demandais des précisions à un doyen qui passait par là :


« Cela, c'est beaucoup plus doux qu'une drogue, chaton. Il suffit de la poser entre ces lèvres et d'inhaler son étonnant parfum. Il n'y a de surcroît, aucun effet à long terme.
_ Merci Papy chat. »


J'en ramassais une , rasséréné par ces dires. Je portais un de ces brins à ma bouche, et fus directement soumis à une petite teinte de vertige, comme si mon corps était plus léger et que je montais vers les nuages. Je m'assoupis à une barrière de bois, les pensées plus folâtres et l'humeur plus joyeuse. Super cette herbe, faudra que j'aille en rechercher une autre fois. Jacob serait contre et j'approuverais son choix. Mais j'étais bien ici. Même si le panneau me gênait pour m'adosser comme il le fallait. L'endroit était paisible, il faisait beau. Je me voyais mal abattre des gens par un tel climat. Vous me direz, il valait mieux se battre avec du soleil qu'avec de la pluie. Il n'y a rien de plus emmerdant que de combattre avec de la pluie sur les verres.
Parce que j'avais toujours mes lunettes de soleil ! Et comme le pays s'y prêtait, dans les tons campagnards et un poil de mille et une nuits, j'avais une chemise de bûcheron, un short beige et des sandales bien agrippés à mes orteils. Oui, en fait, non ça n'avait rien à voir...
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 20 Nov 2010 - 14:16
*Il était temps qu'on s'en occupe de cette affaire. A mon avis, on a même un peu trop traîné. Bon, d'abord il y avait eu Ed qui avait absolument voulu qu'on s'amuse à faire des bêtises inutile qui avaient bien pourris mes nuits... enfin encore plus que d'habitude. Cette histoire de tournoi avait été le pius idiot je pense. Participer à un tournoi de jeune voyageur ridicule pour gagner une place dans une équipe stupide... Non mais je vous jure ! Et il avait fallu que je tombe sur le seul type capable de me tuer mais incapable de passer à l'acte. Heureusement que je l'ai étalé celui-là, peut-être que la prochaine fois il se résignera à aller jusqu'au bout de son idée. Mais à cause de type comme ça qui m'a fait carrément mal, j'était vraiment mal et j'en suis même pas mort. Injuste. Bon, ça n'a pas trop duré, bien sûr. Mais avant il avait voulu aller taper sur des méchants à l'autre bout de dreamland sous prétexte qu'on était pas encore assez fort. Franchement, ça m'a tapé sur les nerfs. Il m'a dit de prendre un chemin différent à un moment et résultat, je me suis pommé on ne sait où alors que lui a réussi à pulvériser un méchant monstre. Super le travail d'équipe. M'enfin, il fait ce qu'il veut après tout, s'il s'en sort sans moi, tant mieux pour lui. Ensuite, je suis moi même allé taper sur un gros monstre, c'était pas vraiment prévu en fait, mais bon, ça s'est passé quand même, pendant que lui il finissait son idiot de tournoi... Bref, tout cela pour dire que finalement, on avait un peu laisser cette histoire de casino derrière nous. Je soupçonne d'ailleurs Ed de l'avoir mis un temps de côté histoire qu'il puisse un peu redorer son blason, parce qu'on lui avait pas mal tapé sur les doigts pour cette histoire de bâtiment détruit. Enfin, ça ne me regarde pas pour autant...

Bref, maintenant, on s'en occupe et c'est cool. Tout ce qu'on sait c'est qu'il y a dans le royaume des Chats un type louche qui en a payé d'autre pour faire des trucs louches. On a tapé et fait arrêter les autres, maintenant, il va falloir essayer de comprendre ce qui se trame réellement derrière. Moi, personnellement, je sais pas si j'aurais vraiment l'occasion de m'amuser. Si ça se trouve, on va encore devoir taper sur un minable. Franchement, ça me tape sur les nerfs tous ces minables. Ok, on rend service aux gens, mais j'ai pas franchement l'impression d'avancer dans mon affaire. Ed, c'est clair il y gagne, mais j'en ai un peu marre de le servir lui. J'aimerais bien trouver une solution à mon problème aussi. A y réfléchir je vois pas vraiment l'intérêt d'arrêter des criminels. La plupart des voyageurs et créatures de Dreamland sont des saloperies à mon avis. Ils passent leur temps à s'entretuer, pourquoi je m'en soucierait, surtout qu'aucun n'étant réellement capable de me tuer moi... Non, depuis ces quelques incursions en zone trois que nous avons fait, j'ai pensé à un petit voyage qu'il faudrait que je fasse. Mais Ed ne voudra pas tout de suite, ce genre de mission suicidaire, c'est pas son truc... Bon, il est où le gus d'ailleurs ?*


Jacob cherche un peu autour de lui dans le village pour retrouver Ed, il le vois au loin, une herbe à chat sur les lèvres.

*Putain... Ed... Dès que je te laisse seul tu fais n'importe quoi. La dernière fois tu as tenu à aller à Delirium city par la méthode la plus douteuse alors qu'en tant que voyageur, il te suffisait de t'endormir en pensant à cela. Et maintenant, je te laisse cinq minute, tu commence déjà à te droguer. Tu sais, j'en ai marre de te sauver les miches en permanence, tu n'as pas intérêt à être stone pour qu'en on se battra, sinon ça va être la merde... Enfin ce sera la merde, mais bon. J'aimerais bien que tu ne sois pas défoncé ce coup-ci. Quand tu l'es pas c'est déjà pas fameux, j'ose pas imaginer ce que ce sera. Allez mec, il faut y aller, on a pas toute la nuit... en tout cas, moi je l'ai pas...*

Jacob arrive prêt de Ed et lui retire violemment l'herbe pas à chat de la bouche avec un moue mécontente. Puis, il sort la carte de sa poche, celle qu'il a prise dans le casino et lui montre la croix, puis la petite forêt où elle devrait être située. Leur destination... Et l'intouchable se met en marche vers la forêt.

*Allez, suis-moi gros bêta, il faut qu'on s'occupe de ça, ensuite si tu veux tu pourras de défoncer à l'héroïne, j'en ai rien à faire. Mais tant qu'on s'est engagé à faire cette enquête et tout ce qui va avec, on ne peut pas décevoir... Enfin je pense qu'on décevra forcément... Mais bon...*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 20 Nov 2010 - 16:00
Il ne prit pas longtemps à venir me dégager l’herbe de la gueule ; Jacob attrapa violemment la drogue avant de la jeter sur le sol. Je ne répondis rien car j’étais parfaitement habitué à ces frasques. Comme il ne pouvait pas parler, cela voulait dire qu’il ne cautionnait pas mon petit écart ; de plus, cela voulait dire qu’il était présent. Je le saluais avec un grand sourire et une petite frappe sur la bulle. On aurait dit qu’il venait de me faire une poignée de mains, et pas qu’il m’ait tiré d’une douce rêverie. Nous allions pouvoir reprendre notre Sainte quête, après un petit détour dans le Colisée. Nous avions brillé, porté le nom des Private Jokes haut dans le ciel acclamé ! Mais toute bonne chose a une fin, et après avoir scandé mon nom, le public put me voir disparaître pour le Royaume des Chats. J’ai déjà résumé la situation et elle était de plus en plus fumeuse. J’avais l’impression qu’il y avait un nombre conséquent d’organisations dans l’ombre, et que Jacob et moi les décimions tous les unes après les autres sans se soucier de futures représailles. On taillait furieusement dans les mafias locales quoi. C’était encore étrange que personne n’ait venu réclamer des comptes ; agir dans la légalité pour la légalité n’était pas le bouclier le plus efficace que je connaissais. Il ne me restait plus qu’à espérer que Shana et Hélène (la toute nouvelle du groupe) ne soit pas attaqué par notre faute. Un des seuls moyens de les protéger était de se construire une telle réputation qu’on déglutirait quand on entendrait le nom d’Ed Free le Magnifique et de Jacob le Gâleux.
Je regardais le plan de Jacob, tout droit vers la forêt. Moi qui me trimballais un panneau routier dans le dos, ça n’allait pas être bien pratique pour éviter les branches et autres pièges naturels. Essayez de vous battre avec cet attirail dans les mains quand vous êtes encerclés par d’énormes troncs ! Je pris la tête de notre fantastique duo, carte retenue.
Nous traversâmes quelques pâtés disparates de maison en terre, avant de quitter la bordure citadine. Les bois se dressaient devant nous, aussi suspicieux qu’une fausse moustache sur le visage d’un truand. Je n’arrêtais pas de jeter des regards autour de nous : aussi découverts que possible sur cette colline, on était des cibles idéales pour tout tireur d’élite. Ma paranoïa fut dissipée quelques instants plus tard, quand j’oubliais parfaitement le risque qu’on prenait. Je trébuchais sur les premières racines quinze minutes plus tard. Jacob me paraissait de plus en plus soucieux, je ne savais pas ce qui me faisait dire ça. J’avais loisir à laisser couler quand il faisait grise mine (bref, de me foutre totalement de son état habituel). Mais même mon inébranlable optimisme doublé de ma naïve stupidité ne pouvaient ignorer le caractère de plus en plus renfermé de mon compagnon. Il me parlait de moins en moins, et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. J’aurais volontiers gâché un portail pour lui parler si je n’avais pas l’intense sentiment de devoir tous les utiliser aujourd’hui. Mon regard assombri par mes verres teintés fixait son visage avec une inquiétude dissimulée.
Heureusement pour moi, les arbres n’étaient pas trop serrés. C’était bien un petit bois sans aucune prétention ; j’aurais plutôt dit un rassemblement d’arbres. N’importe quelle espèce poussait sans discrimination : des palmiers copinaient avec des chênes, et des fougères poussaient aux pieds d’espèces d’ananas géants. Très rares étaient ceux qui avaient adopté la couleur marron, ce qui faisait ma fois, très mal aux yeux. Même mes lunettes eurent du mal à ne pas m’éclater la tête face à ce déchaînement de couleurs kitsh. Je plaignais Jacob…
Ce fut donc avec silence que nous avancions (silence que Jacob cultivait avec une patience qui m’échappait), cherchant des bruits, des odeurs qui nous permettraient d’identifier nos nouveaux ennemis. On était bien incapable de savoir combien ils étaient, mais j’avais peur qu’ils soient mieux armés que nos précédents adversaires. Il faudrait une main de fer pour avoir sous son joug la vingtaine de videurs du casino. Ça me rappelait qu’on avait le parchemin magique pour contrôler le cerveau de n’importe qui. Aussi pratique qu’immoral…
Mon panneau (un sens interdit cette nuit-là), se coinça plusieurs fois dans des branches basses, quand il ne les cognait pas avec un bruit interminablement bruyant. Je me demandais si on était vraiment obligé de les surprendre. J’avais bien peur qu’ils avaient eu le temps de décamper, et de nous tendre un ou deux pièges pendant qu’ils y étaient. Je défie les liens de mon panneau rapidement sous le regard certainement courroucé de Jacob, et tint ma nouvelle arme dans ma main pour être sûr qu’elle n’aille pas plus avertir notre présence. Je réfléchissais donc : si on avait pu nous faire un plan, c’était bien qu’ils se réunissaient ici de façon courante. Bref, ils devaient avoir une planque quelque part, ou au moins un plafond de lierre pour éviter la sauce. Ce serait pas dur de les croiser dans ce cas, ou bien de les démasquer. Je levais mes yeux vers le ciel (on savait jamais). Je ne vis rien d’autre que le feuillage massif des arbres. Je fis attention à n’importe quel indice, mais pour le moment, rien ne trahissait la présence d’une faction démoniaque.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 20 Nov 2010 - 18:40
*Tient, c'est bizarre, Ed n'a pas trop cherché à réagir. Il ne s'inquiète jamais de mon état, mais quand je l'emmerde un peu, il grogne plus d'habitude. Bref, on s'en fout, je suis sûr qu'il est seulement un peu trop défoncé pour le moment pour réellement se rendre compte que j'aurais pu lui prendre ses lunettes et le balancer avec la même désinvolture que je l'ai fait avec son herbe à chat... Allez, pense à la mission Jacob, il faut qu'on trouve ce qui se cache dans le petit bois qui est là, bon s'il y a rien, on aura fait tout ce chemin pour rien. Pas top comme idée. Franchement, j'ai pas envie d'avoir galéré pour rien. Je suis pas d'humeur à ce qu'on m'emmerde cette nuit et je pense que ne pas trouver une bande de malfrat m'emmerderais plus ou moins méchamment. On n'en est pas là pour le moment, alors on ne va pas trop s'inquiéter pour le moment. Vu les deux précédent incidents qui nous on menés ici, je suis presque sûr qu'on va trouver des connard à défoncer... Mais, j'y pense, c'est quoi ce panneau débile qu'il a dans le dos. Il l'avait pas lord du tournoi. Putain, je sais pas où il est allé dégoter ce truc, mais là, franchement, je crains le pire. Connaissant Ed, il ne doit pas s'en servir pour faire la circulation à un rond point. Bref, passons, la nuit va être longue je le sens.

Eh oui, encore une nuit et toujours pas mort. C'est presque indécent de survivre de la sorte alors qu'on se met dans toutes les situations possible pour crever. Je commence à en avoir réellement ma claque de tout ça, il n'y a pas d'échappatoire pour moi, c'est vraiment dégueulasse. Ce soir, je compte bien laisser toutes les chances à mes ennemis pour m'en foutre plein la gueule. Malheureusement, s'ils sont incapables de passer la bulle en mode ballon, ils seront incapable de me tuer. Fais chier, j'ai pas mérité ça. Si un jour je trouve le connard qui a fait de moi un voyageur, je me le fais. Ouais, je suis d'humeur à taper dans le tas aujourd'hui, avec Ed à mes côté, ça va vraiment être la merde. Je sens qu'on ne va pas récolter que de la gloire, comme au tournoi. Fuck le tournoi. Je sais ce que Ed doit penser à propos de ça. Que je l'ai nargué, ou peut-être que je suis un faible incapable de le frapper. Il n'a pas tout à fait tort. Mais il ne comprendra certainement jamais pourquoi je ne l'ai pas fait finalement. Il est trop buté pour ça. Il a cependant compris que s'il voulait pas s'en prendre plein la gueule de ma part, il valait mieux qu'il évite le sujet. Heureusement, il ne cherche toujours pas à user de moyens normaux pour communiquer avec moi et s'il utilise ses fichus signes je peux proprement l'ignorer.

Étrange forêt. D'un autre côté, on est pas dans le monde réel, on est dans le monde des rêves. Tout peut arriver ici. Sauf me tuer apparemment. Tain, elle est dense c'te connerie de forêt. Heureusement que je suis en mode combi, sinon je passerais pas dans certains espaces. Ed vient de trébucher, c'est pas si facile. J'imagine qu'on va trouver une clairière à l'endroit de la croix, parce je grimpe pas dans les arbre moi... Ah ? C'était quoi ça ?*


Jacob s'arrête net, il y a du mouvement derrière des buissons un peu plus loin, il fait signe à Ed de se baisser.

*Tain, il est pas mieux lotis que moi avec son panneau lui. Bon, on se poche et on s'approche silencieusement. Enfin bon, moi je sais pas trop si je le suis, mais bon. Il y a bien du mouvement, j'ai pas rêvé. C'est un espèce de chat armé mais pas en tenue officielle des gardes. Bingo, il y a une bien une bande d'idiot dans le coin. À moins que ce soit un couillon d'ermite. Mais j'en doute. Nous sommes encore à quelques encablures de la croix et le chat à l'air de faire une petite ronde... ou alors, il est parti pisser. Enfin bref, on est sur la bonne voix. Il se dirige vers une direction inconnue pour nous deux. Je pense qu'il serait judicieux de le suivre silencieusement, si c'est possible avec nous d'eux... J'ai pas envie que le gars donne l'alerte pour qu'on trouve que dalle en arrivant. Ed, tu as intérêt à ne pas faire de connerie...*

Jacob se tourne vers Ed, lui fait signe de se taire en plaçant un doigt sur ses lèvres, puis il désigne le chat et fait de son index et de son majeur deux jambes pour indiquer qu'il a l'intention de le suivre.

*Pourvu qu'il comprenne.*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 20 Nov 2010 - 19:54
Tandis que je contemplais une feuille tombée du haut d’un bouleau jusqu’à mes pieds en virevoltant d’une pathétique danse, Jacob avait trouvé un matou qui se baladait seul dans la forêt. Je fis de mon mieux pour ne pas considérer que de ne pas avoir vu le chat était un échec personnel mais ce fut dur. C’est pas comme si mon compagnon l’avait entendu arriver non plus. Je remarquais enfin qu’il me faisait signe de me baisser, et j’obtempérai rapidement tout en me déplaçant vers un accueillant tronc. Si le chat savait qu’il y avait deux immenses brutes qui l’épiaient derrière des fougères, il fuirait à toutes pattes le dos hérissé. Mais à peu près aussi stupide que mon collègue, il alla voir ailleurs si les coins étaient plus dangereux. Dommage, j’aurais bien voulu montrer à Jacob comment j’utilisais mon panneau de signalisation qui me farcissait les côtes depuis tout à l’heure. Malheureusement, mon arme n’était pas vraiment une sarbacane et au moindre coup, tous les hôtes de ce bois pourraient entendre à quel point il est dangereux de se prendre un sens interdit en pleine tête. Je baillai alors que la fragile silhouette fut hors de vision, avant de redresser mes lunettes de soleil sur mon nez ennuyé.
Jacob me fit signe de le suivre. Allons bon, dès que j’essayais de lui parler, il m’ignorait royalement. Par contre, dès qu’il se voulait me communiquer quelque chose, il n’y allait pas par quatre chemins. J’ai bien dû lui faire un doigt d’honneur pour lui exprimer ma joie, avant de m’avancer accroupi en faisant attention aux branches qui venaient du sol et du ciel. Le panneau faisait plus de deux mètre cinquante, et c’était pas facile à trimballer dans cette jungle arc-en-ciel. Comme le vent ne soufflait pas, je ne tentai pas de jouer au prédateur et à me placer comme il le fallait. Je remerciais les cieux de ne pas faire souffler le tout, car ça serait assez compliqué à expliquer au sourdingue.
Nous continuâmes notre mission d’infiltration en suivant la queue touffue (heurm) qui disparaissait lentement dans les coins obscurs de cette forêt (heurm). Jacob ne me demanda pas d’arrêter, et comme il avait la carte, je crus comprendre que ce petit chat nous menait directement aux bandits. Je pense que ce sera la dernière fois qu’ils demanderont à un vigile de bouger. Et même s’il ne retournait pas directement à la base de nos ennemis, on est au moins sûr qu’il ne nous repérera pas. Je faisais confiance aux talents de cartographe de Jacob, pourvu qu’il en ait.
Cinq minutes plus tard, alors que le chat s’occupait avec une patience infinie à sa tâche, je commençais sérieusement à me les brouter. Certes, on aurait dû mal à l’attaquer par surprise car les félins étaient censés avoir des sens de perception plus développés que les nôtres. Mais on n’était pas là pour jouer à Splinter Cell ! Jacob devait savoir où ce brave gars nous emmenait, mais se déplacer accroupi me foutait sur les rotules. Juste avant d’entendre quelques paroles chuchotées. Profitant de la proximité avec mon partenaire, je tapotais la bulle de celui-ci avant de faire quelques gestes largement explicites : un pouce tendu dans une direction puis la paume de ma main contre mon oreille. Bref, y avait du bruit par-là ; il était temps de laisser là le garde qui devait longer le campement secret de ces foutus connards qui avaient réussi à me péter les burnes à chaque fois que je les croisais. Je me détachais de mon camarade pour aller voir ce qu’il en était.
Trois arbres plus loin, il y avait une minuscule clairière. Et dans ce petit coin d’herbe que le soleil atteignait, il y avait une petite armée. Je n’eus pas le temps de les compter mais ils étaient environ une quinzaine. Le chef était parfaitement visible : c’était celui qui parlait et qui possédait une aura agressive. Je bougonnais car je savais pertinemment que ça n’allait pas être simple. Je réussis à entendre un brin de conversation :

« … est très content de nos résultats. Je suis aujourd’hui fier de vous dire que les Chats Cauchemars sont l’élite de notre organisation ! Une nouvelle page se tourne : nous avons réussi avec les ressources du boss à agrandir notre commando et à devenir une force de frappe non négligeable. Dans les jours qui viennent, je vous présenterais notre prochain projet pour ensanglanter le Royaume. Mais pour le moment… »

Blablabla. Je doutai qu’il puisse réaliser ses futurs projets car y avait deux grains de sable de la taille d’un rocher qui allaient salement défoncer les rouages. C’était donc une perte de temps que de l’écouter se jeter des fleurs sans avoir tué l’ours. Je regardais Jacob, un plan me venant tout droit à l’esprit. Je ramassais un bout de boit qui traînait là et traça quelques graffitis sur le sol. Un cercle pour représenter la clairière, une flèche avec mon nom inscrit dessus qui rentrait dedans, puis une autre avec celui de Jacob de l’autre côté (il est inutile de vous dire que j’ai tracé ma flèche plus grosse que la sienne). Je voulais les encercler, c’était parfaitement compréhensible ! Il ne restait plus que mon partenaire daigne accepter un jeu d’équipe. J’étais décidément un fin stratège !
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 21 Nov 2010 - 15:35
*J'ai envie de dire, pour une fois que ses idées ne sont pas trop connes. Au début j'ai pas compris ce qu'il voulait me dire en se tapant l'oreille. Mais en fait, il voulait simplement signaler qu'il avait entendu l'autre grand con parler. Moi je pensais qu'en suivant le garde, il finirait bien par nous emmener vers son campement. Raté, cet abruti avait visiblement été chargé de faire des rondes autour du campement... Bref, cet échec personnel étant sûrement du à cette connasse de bulle, je vais laisser couler. Ces enflures de chats cauchemars ne sont pas nombreux et la plupart d'entre eux m'ont l'air d'être des tapettes poilues. Nan mais c'est vrai, j'avait jamais vu un chat cauchemar avant... Et ben finalement, c'est un chat affreusement laid. Pourtant pas de doute, leur camp ressemblant à ceux des révolutionnaires communistes de Fidel Castro, il ne peuvent que préparer un mauvais coup... Encercler l'ennemi, pas de soucis mon grand. Je trouve l'idée très sympa. Surtout que, avec ma nouvelle technique je peux facilement m'occuper de barrer la route aux lâches fuyards du lot. J'imagine que ce qu'il veut faire avec sa grosse flèche, c'est foncer comme un tarré pour les plonger dans la panique pendant que moi, je les attends avec un mur. Non, vraiment, il m'impressionne cette fois-ci. J'espère qu'il pourra réitérer l'exploit plus tard. Allez, j'accepte le plan, il est vraiment bien. Je vais vite fait aller me placer de l'autre côté histoire de me tenir prêt.*

Jacob lève le pouce avec un petit sourire impressionné pour montrer qu'il accepte puis, aussi silencieusement qu'il le peut, ou plutôt qu'il peut l'imaginer, il file à travers les arbres pour arriver de l'autre côté du camp. Mais, alors qu'il se dirige vers la position prévue, un mouvement sur le côté l'alerte.

*Merde, un des patrouilleurs. Evidemment ! J'aurais du m'y attendre. Fais chier, je peux pas passer. Il ne faut surtout pas qu'il sonne l'alerte, sinon, le plan de Ed est foutu. Pour une fois qu'il est bon, je ne vais pas tout gâcher en me faisant stupidement repérer ! Alors, un peut de jugeote mon cher Jacob, tu peux tout à fait te débarrasser de lui. Il a l'air de faire partie du groupe des lopettes lui, je ne le vois pas tenir longtemps face à moi... Ok, il a l'air vraiment idiot. Je n'aurais aucun à le neutraliser. Le tout est simplement de faire en sorte qu'il ne puisse pas donner l'alerte... Ce ne devrait pas être trop difficile, non ?*

L'intouchable s'élève dans les airs pour plus de discrétion après s'être emparé d'un bâton. Il s'approche du dos du chat, qui marche l'air un peu rêveur. Puis, il se jette sur lui et lui plaque immédiatement une main sur le museau. Surpris, le félin lâche son arme et tente de se débattre maladroitement. Jacob le fait tomber et lui écrase le crâne avec son bâton qui se brise sous le choc. Le garde, s'il n'est pas mort, n'est sans doute pas près de donner l'alerte.

*Voilà, c'est bon, je suis en position. Ed est de l'autre côté du camp. Il ne va pas tarder à sortir du bois je pense... Allez Ed, fait ton show, je m'occupe de tendre ton piège. Tu n'as plus qu'à sortir de ta cachette, leur filer les miquette en brandissant ta connerie de panneau. Allez Ed ! Tu ne vas pas avoir le trac quand même ! Ed ? Qu'est-ce que tu fous ? Oh ! Et merde, je savais que c'était trop beau pour être vrai. Comment Ed pourrait à la fois inventer un plan génial et s'y tenir ? Tu t'es emporté un peu vite Jacob, finalement, il est toujours aussi con. Ah non ! Le voilà ! Il a peut-être été retardé par un garde comme moi ? Ou alors il a juste attendu un peu trop longtemps. Bref, je retire tout ce que je viens de dire Ed, tu es génial ! Maintenant qu'ils t'ont tous repéré je vais sortir discrétos de ma cachette et leur barrer la route ! C'est aussi simple que cela. On les tapes et ensuite on leur pose des questions pour savoir ce qu'ils mijotaient. L'ordre naturel des choses. Les private jokes entrent dans la place !*

Jacob s'avance doucement dans la clairière ou les quinze chats cauchemars regarde Ed arriver. Il passe sa bulle en mode mur de façon à ce qu'elle couvre tout son flanc et qu'elle aille assez haut pour que même des chats ne puissent pas sauter par dessus.

*Je vous attends mes minets !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 21 Nov 2010 - 17:33
Dans un fond de violence anarchiste, Jacob Hume, étudiant en philosophie, plus grand râleur de tous les temps, suicidaire jusqu'à provoquer une dépression à tous ceux qui l'approchent, venait de me faire un pouce levé ! Il approuvait mon plan sans rechigner ! Oh, joie et bonne humeur. Tellement concentré par cette montée en intelligence chez moi et chez mon compagnon que je ne l'entendis pas partir pour aller se mettre en position de l'autre côté de la clairière. J'osais espérer qu'il avait pris un point de repère pour se mettre en pile en face, histoire de montrer à quel point les Private Jokes étaient méticuleux. Nous n'étions pas de simples Voyageurs, tout le monde tremblait devant nos noms (tout le monde et même les gentils : comme nous n'avons pas d'affiliation propre, personne ne savait quelle serait notre prochaine cible). Je blague un peu. Non, les orphelins et autres (jolies) veuves n'avaient rien à craindre de nous. Je me demandais si quelqu'un utiliserait nos noms pour de la publicité. Il devait bien y avoir à Dreamland un Royaume où en faisait, c'était impossible autrement. On se ferait un paquet d'EV à la fin. Je lui en parlerais le lendemain à Jacob, je savais qu'il accepterait (ou plutôt, je ne savais pas qu'il n'accepterait pas).
Mais l'attente était étrangement longue. Le chef des Chats Cauchemars continuaient son discours avec tant de panache et de suffisance qu'on aurait cru Dieu devant ses fidèles. Faudrait que je lui foute une bonne baffe devant tous ses suppôts, puis que je liquide les-dits suppôts. Derrière un tronc d'arbre suffisamment large, je jetais un coup d'œil plutôt discret. C'était étrange que le mec qui parlait soit un Voyageur alors que la vingtaine de personnes n'était composée que de Chats Cauchemars. Y avait deux lieutenants particulièrement balèze à ses côtés. Le genre assez musclé pour faire passer Schwarzy pour un poupon, et assez agressif pour intimider Staline. Quant au chef de tout ça, pas besoin d'en parler : son aura d'agressivité transpirait jusque là. Il n'était pas un naze non plus. Mais je n'en avais rien à cirer car devant les Private Jokes, tout le monde s'inclinait. Personne ne savait jusqu'où allait les pouvoirs de Jacob, c'était pourquoi tout le monde cherchait à le défier, et pourquoi il était si craint. Avec un partenaire pareil, je n'avais plus peur ni des provocations, ni d'une défaite, ni de représailles.
En attendant que Jacob fasse son petit tour dans les bois (un jeu de mot très léger pour détendre mon atmosphère), j'étais en train de compter les feuilles de l'arbre auxquels j'étais arrimé. Quand on n'avait rien à foutre. Puis j'eus un minuscule problème : quand est-ce que je saurais quand Jacob serait bien installé ? Et s'il y avait un problème ? S'il trouvait une patrouille sur le chemin qui l'obligeât à faire un détour, ou une machination encore plus complexe qui le ferait s'arrêter ? On aurait du s'installer un signe bordel ! Mais le temps que je fasse comprendre ça à Jacob, on se serait réveillé. Jusqu'à ce que je sentisse le canon d'un pistolet sur l'arrière de mon crâne, comme les plus mauvais polars. Mes cheveux remontés par le flingue se hérissèrent, et j'entendis une voix mielleuse s'adresser à moi :


« Ed Free je présume. Dis-moi où est Jacob ? »


La surprise que j'eus ! Pourquoi il cherchait Jacob lui ? Alors qu'il ne semblait pas me connaître ? Bon sang, il voyait pas qu'on était à-côté de fanatiques tueurs ? Non ? Je me retournais sagement les bras en l'air même si on ne me l'avait pas demandé. Je les baissai de suite quand je vis que ce n'était pas un canon de revolver qu'il tenait dans la main, mais une canne tout ce qu'il y a de plus crétin. Ah ben zut, j'avais l'air fin. Ça faisait plus de dix minutes que le partenaire était parti et il devait être en train de se gratter le cul en attendant. Je lui répondis rapidement :[/i]

« Désolé, mais on est vraiment pressé. On pourrait pas se parler une autre fois ?
_ Je n'ai pas le temps de te parler, je veux retrouver Jacob alors dis-moi où il est !
_ Mais DTC bordel! »


La colère m'avait envahi ; si y a bien une chose que je ne supportais pas, c'était quand on m'ignorait. Mais ce que j'abhorrais de toutes les fibres de mon être, c'était qu'on m'ignorait pour Jacob. Et j'avais reconnu du premier coup d'œil un crétin qui voulait se heurter à la bulle de celui-ci. Ils avaient tous le même air crétin, et le même orgueil. Je me précipitais sur lui et il tenta de me foutre un coup de canne en lâchant quelques insultes. J'évitai son stupide bâton, le frappa au menton dans un craquement sonore. Puis alors qu'il hurlait de douleur (car un coup dans le menton, ça faisait très mal), je pris l'arrière de son crâne, et le fit rencontrer le tronc de l'arbre à grande vitesse. Le bruit sourd m'apaisa délicatement tandis que le discours s'était arrêté. Je fis pencher ma tête pour les voir et je remarquai que tous étaient en train de m'observer d'un air bizarre, comme si je m'étais trompé de réunion. De leur point de vue, alors que leur chef faisait un speech très émouvant sur la destruction de Dreamland, ils avaient entendu un craquement sourd, un tronc qui bougeait plus des centaines de feuilles multicolores tomber vers le sol lestement et sans impatience (sans compter quelques insultes. Tu m'étonnais qu'ils m'avaient capté. Je sortis de ma cachette avec tout le tact dont j'étais pourvu. J'avais l'impression qu'ils venaient de voir le messie et qu'ils attendaient tranquillement sa réaction. La réaction de ne se fit pas attendre : je brandis mon arme, cet immense panneau de signalisation (un Cédez-le-passage maintenant) devant les yeux ébahis. Un des sous-fifres aussi imbéciles que les autres pointa son doigt velu sur moi en hurlant :


« Regardez, c'est Dread Fric le couteau de Jacob Hume !
_ EEEEEEEEEEED FREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!! »


Je fonçais maintenant vers eux, panneau au clair. Bordel, mais que foutait le DreamMag ! Faudrait que je vois si y avait pas une faute d'orthographe quelque part qui expliquerait cette inculture. Mais pour le moment, il n'y avait plus de réflexion, juste un sursaut de violence vengeresse qui allait écraser ces misérables chats sous une coupole d'acier sanglante. Je sprintais vers eux tout en hurlant le sempiternel
« YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!! » qui faisait si bon effet quand on était un grand chevalier blond en armure avec une fanfare derrière soi.
Le chef donna ses instructions, et tous les chats commencèrent à fuir pour une raison inconnue, comme si j'avais enclenché un compte-à-rebours. Ma chemise de bûcheron s'envola derrière moi tandis que quelques chats se mirent sur ma route tandis que la majorité s'enfuirent, chef au milieu de ce vacarme ambulant. Je bandai mes muscles, serrai les dents et mon panneau frôla l'herbe avant de cogner violemment dans un son métallique la mâchoire nouvellement fracturé d'un Chat Cauchemar.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 21 Nov 2010 - 20:58
*J'ai comme l'impression que quelque chose l'a énervé, non ? Pas vous ? c'est peut-être rapport à l'arbre qui a bougé juste avant qu'il apparaisse. Bref, on s'en fout, il est là, il est en pleine forme et moi aussi, pour le moment. Ils ne m'ont pas remarqué et je vais leurs laisser le temps de réaliser que je suis là. Ed avec son panneau crée une sacrée pagaille. Ce n'est pas n'importe qui non plus. Même si les journaux parlent plus souvent de moi, il reste mieux classé que moi. Ce serait plutôt de lui que je me méfierais. Enfin, ils n'ont pas l'air de vouloir fuir. Le chat cauchemar-chef n'intervient même pas ! Il voit pas que ses gars sont en train de se faire pulvériser par un panneau de circulation ? Il a pas l'air content, mais il doit être le seul à pouvoir faire réellement le poids face à Ed. Même ses gardes du corps baraqués n'ont pas l'air du même acabit. Bon, quand est-ce qu'ils vont se mettre à s'intéresser à moi ? Je vais pas poireauter comme un con pendant que Ed les défonce tous ? Tant pis, j'y vais moi... attendes ! Ah tout de même !*

Alors que Ed se bat de son côté, certains des chats, dont le chef, se tournent vers lui. Le chef a l'air tout à fait réjouit de le voir arriver, il dépêche immédiatement cinq de ses petits idiots pour aller l'embêter. Les cinq se lancent vers lui en hurlant, les premiers arrivés se jettent, suivis des autres... et s'écrase lamentablement contre le mur invisible.

*Bande d'idiots. Vous pensiez quoi ? Que vous pourriez me toucher ? Même pas dans vos rêves ! Mais bon, ce mur est inutile en fait. Je peux même pas vous étaler sous cette forme. Et comme vous avez pas l'air d'avoir l'intention de fuir vers moi. Pas besoin de rester là des heures. Ton plan était bien Ed, mais il n'a pas fonctionné. Tant pis je passe à l'ancien, à savoir : foncer dans le tas. Ed et moi avons développé cette technique jusqu'à atteindre des sommet je crois. Alors, tant pis pour les petits minous, moi j'ai pas envie d'attendre ici comme un idiot, je veux mourir bordel ! Cet idiot de chat-léopard-chef-révolutionnaire-communiste peut peut-être transpercer ma bulle... non Bon sinon tant pis, je me défoulerais sur lui.*

Il passe sa bulle en mode collé au corps et se retourne contre les cinq étourdis qui viennent de se heurter au mur. Il se précipite sur le premier et lui colle un coup dans le museau, assez puissant pour le plonger de nouveau dans un sommeil peu mérité. Il s'empare de sa lance et se sert du manche de celle-ci pour éliminer le suivant dont la mâchoire se décroche. Le fait qu'ils soient tous un peu sonné l'aide à se débarrasser du troisième de la même manière. Puis, les deux autres se relèvent. En tournant sur lui même, il les fauche tout les deux et ils retombent à terre. Il abat de nouveau la lance sur le premier, il n'est à présent plus à même de se battre contre quoi que ce soit. Il se tourne vers le dernier qui ne se relève pas.

*Mmh. Je ne sais pas s'il est complètement sonné où s'il joue très bien la comédie pour pas se recevoir un coup de plus. Mais il a mérité que je le laisse tranquille. Il me semble que cette bande de trouffion n'est pas d'une très grande utilité pour notre ami le chef string léopard. Tient, j'ai l'impression qu'il y en a plus que tout à l'heure d'ailleurs des trouffions ? Non ? Mmh, ce doit être les patrouilleur qui sont revenus. Enfin, Ed s'en tire aussi bien que moi et les trois super fort n'interviennent toujours pas... Et si on les forçait à entrer dans le jeu ? Oui, c'est une bonne idée ! Voyons voir... oh, un candidat !*

Un chat cauchemar s'approche de lui à contre-coeur. Étrangement, ils ont tendance à préférer le panneau de Ed à la bulle de Jacob, mais les ordres sont les ordres. Jacob attrape sa lance la lui retire, puis, il attrape le chat lui-même et le soulève avec lui dans les airs. À bonne hauteur il l'envoie directement valser sur les trois zigotos qui attendent patiemment que leur compagnie d'idiot soit épurée...

*Prenez ça sales lâches !... Peut-être qu'lls évaluent notre puissance en fait. Oui, mais de là à perdre toute leur précieuse armée, même Ed est plus stratège que ça ! C'est pour dire !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 21 Nov 2010 - 22:09
Le corps flasque du félin s'envola le long d'une courbe logarithme étrangement fidèle, avant de s'écraser comme une merde sur le sol. Un sourire, une étincelle dans les lunettes. Trop abasourdi par l'arme, le premier chat hésita une moitié de seconde avant de se jeter vers moi un couteau dans le poing. Mais malgré ma vitesse amoindrie par cette charge, je réussis à lui aplatir le côté de sa tronche contre l'autre partie tout ne l'envoyant valdinguer contre son collègue. Oh oui, j'adorais cette sensation. Je n'aurais pas dit non à une batte de cricket mais je accommoderais d'un « Cédez le passage » au message plus qu'explicite. Une rotation sur moi-même entraîné par le poids du panneau et je recollai à un autre soldat une mandale qu'il n'était pas prêt d'oublier. Puis je continuais à courir, renversant trois chats d'un revers mortel (l'adjectif est une hyperbole vu qu'ils se relevèrent sans trop de difficultés après). J'évitai un sabre en baissant ma tête, attrapai le chat par le col et lui foutus un coup de boule. Pendant qu'il reculai de quelques pas assommé, je lui envoyais mon panneau en pleine figure. Un qui ne se relèvera pas de sitôt. Puis je me retournai aussi sec pour asséner un coup dévastateur à un courageux. Son dos se tordit dans une parodie de marionnettes avant de retomber sur le sol, aussi inerte que l'image que je venais d'exprimer. Une épée parvint à tracer un ruisseau de sang sur ma joue, mais je me vengeai direct en brisant la lame de l'arrière du panneau puis je tournais mon arme avant de l'abattre dans un coup descendant sur le crâne du Chat Cauchemar. Un craquement se fit entendre, mais j'esquivais direct un autre coup et fis reculer l'assaillant. Je faisais bien gaffe à ne pas me faire encercler, et à intimider mes adversaires d'un coup sur le sol. Je n'arrêtais pas de crier à chaque coup, preuve de la nature bestiale qui prenait le dessus.

Pour le reste, la bataille était du grand n'importe quoi. Les chats cauchemars se targuaient d'être des combattants d'élite, mais Jacob et moi les avions complètement pris au dépourvu. Il fallait les voir pour y croire. Ils étaient encerclés entre un panneau de signalisation qu'il ne pouvait braver, et un bouclier qui les empêchait tout bonnement de passer. Je ne savais pas pourquoi, j'avais l'impression que la bulle de Jacob avait acquis une superficie plus vaste, car plusieurs chats au loin s'en prirent plein la gueule. Décidément, ce connard à cheveux violets avait récupéré de nouvelles capacités... Entre ça, le chef de la troupe était parti du mauvais côté : il se tenait devant l'Intouchable, qui portait plus que jamais son nom. Par contre, où étaient les lieutenants ?
J'entendis un souffle rauque derrière moi. Après le sursaut, je me retournais en expédiant le panneau dans la gueule du terrifiant matou. Mais celui-ci esquiva sans problème et d'une détente formidable, il m'asséna un crochet du droit qui me voler dans les airs. Je réatterris sur mes pieds, la lèvre supérieur fendue. En parlant du chat. Le premier des lieutenants était parti aidé son chef après un moment d'hésitation. Le second était venu me dire bonjour à sa manière.
Il représentait le lion sans douter : sa crinière rouge coiffé en dreadlocks lui cascadait jusqu'au mamelon. Il était seulement vêtu d'un jean troué au niveau des genoux. Ses épaules étaient formidablement musculeuses, dévoilant des abdominaux impressionnants. Ses bras ressemblaient plus à des troncs d'arbres, et ses cuisses étaient particulièrement développées. Seuls l'avant de ces pieds touchaient le sol, le reste était perché comme les félins du monde réel. Bah, il fallait bien que j'ai de quoi m'occuper.
Il fonça vers moi après un rugissement sonore qui rappelait qu'il était le roi de la savane. Une future brute en plus dans mon palmarès. Sachant qu'un panneau envolé trop tôt se révèlerait certainement par un échec puis un pain dans ma gueule, j'attendis patiemment qu'il frappa le premier. J'arrêtais ses griffes qui fonçaient sur mon visage au dernier moment avec la tige du panneau, dans un bruit de deux épées qui s'entrechoquent. Je le repoussai avec violence et tentai de lui coller le panneau dans la figure en profitant de son manque d'équilibre. Mais il leva son bras et para tout simplement le coup de patate. Il fut décalé de quelques centimètres mais il ne fut pas assommé pour autant. L'enfoiré. Je hurlai quand je fis tourner le panneau au-dessus de ma tête avant de tenter de lui briser le crâne. Il esquiva lestement et profitais de ma faille dans la défense pour m'attaquer. Je fis un bon de côté, sauta en m'aidant du panneau comme je l'aurais fait avec un saut à la perche. On inversa tout bonnement nos positions quand j'atterris ferment campé sur mes pieds après avoir tendu le panneau à la verticale. Il essaya trois attaques consécutives que j'évitais en faisant des bonds en arrière, et je contrattaquai avec un petit coup de panneau dans les côtes. Totalement déséquilibré, il tomba à la renverse. Cependant, il se remit sur ses pieds à la vitesse de l'éclair et me fit un rush. Sa tête percuta mon pectoral et je tombais presque le souffle coupé. Il tenta de m'attaquer de nouveau en profitant de mon immobilisation. Puis mes yeux devinrent noirs et mes cheveux se dressèrent sur ma tête :

Premier portail : Tourné vers le sol, à une soixantaine de centimètres de hauteur.
Second portail : Après anticipation de la vitesse de l'homme lion, je plaçai un portail sous son menton, donc tourné vers le ciel.
Effet provoqué : Alors que je remontai brusquement mon panneau vers les cieux, le bout disparut jusqu'au panonceau pour effectuer un terrible uppercut sur mon adversaire. Il tomba à la renverse la gueule en sang.

Malheureusement, il se releva, complètement abasourdi. Quelques chats cauchemars avaient fait un cercle entre nous, manifestement ravis que leur boss m'ait défié et qu'ils puissent se tourner les griffes. Le lion se remit la mâchoire en place, ses naseaux palpitants. Il remua ses dreadlocks avant de me dire d'une voix sourde et grave :


« Pas mal microbe, tu es le digne second de Jacob.
_ Je t'emmerde Simba, tu dois être complètement groggy après ce coup, la fin du match va être rapidement conclu
, réussis-je à articuler malgré la colère qui m'avait fait serrer la voix.
_ Malheureusement, ton pote est confronté au boss de l'organisation ainsi que mon collègue du même niveau que moi. Il ne fera pas long feu.
_ Contre Jacob ? Tu pourrais aller les rejoindre que ça n'y changerait rien. A leur place, je fuirais.
_ Ah ben merde ... c'est ce qu'ils font. »


Sa voix avait pris une tournure beaucoup plus surprise, ce qui me fit regarder derrière moi la situation. Mais bordel, c'était vrai ! Le Morpheur courrait avec son lieutenant et quelques sous-fifres au loin de Jacob et de ma personne. Puis je vis qu'ils prirent des pousse-pousse extravagants tirés par de gros matous. Certains utilisèrent même un tapis volant ! Mais c'était de la triche ! Oh non, c'était pas juste ! Mais s'ils fuyaient, on ne pourrait plus jamais les retrouver ! Là, y avait un problème. Les chats qui regardaient se demandaient quoi faire et hésitaient entre aider leur maître ou bien se carapater.
Puis je sentis le danger avant même qu'il ne me frappa. J'évitais d'un pas de côté le poing de la bête, puis en faisant passer mon panneau de derrière mon dos, je lui explosai le museau en remontant mon « Cédez le passage » d'un mouvement de poignet. Un bruit sec et le lion se reculai de quelques pas, le sang coulant de son gros nez. Avant de les pourchasser, je devais d'abord me débarrasser du gros tas. Nous fonçâmes tous les deux l'un vers l'autre avec de grands hurlements.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Lun 22 Nov 2010 - 1:10
*Oh oh ! On dirait qu'il n'a pas trop aimé mon colis. Vous croyez que j'aurais du lui envoyer une carte avec ? Peut-être qu'il aurait d'avantage apprécier. Et le voilà rejoins par mister le garde du corps jaguar et même deux soldats inutiles. Des fois je me demandent ce qu'ils ont dans ma tête. Ces petits idiots ne savent vraiment pas à qui ils ont à faire ? Je vais leur rafraîchir la mémoire. Je ne suis peut-être pas Ed, mais je reste l'intouchable non ? Ce gros balourd de léopard risque d'avoir une mauvaise surprise dans quelques instants. S'ils veulent voir du grand spectacle, ils seront servis ! Mais d'abord, voyons si cet idiot sait comment transpercer la bulle, et s'il ne sait pas, tant pis pour lui, il ne passera plus jamais par la case départ et ne recevra plus jamais 20 000 francs. Attention, mes petits loups, j'ai comme la mauvaise impression que vous vous êtes approché un peu trop près !*

Jacob change la forme de sa bulle au dernier moment pour lui faire adopter celle d'un ballon. Le morpheur qui a sauté avec rage s'écrase contre elle, suivi de près par son garde du corps et un des chats cauchemar. Le dernier des assaillants a la très bonne idée de s'arrêter avant. Il pointe ce qui semble être une épée, mais c'est sans effet, il ripe, glisse et tombe en avant sans même avoir été touché. Très énervé par cet échec, le voyageur grogne et use de ses puissantes griffes pour percer le bouclier. Mais ni les griffes, ni les coups n'y font rien. La bulle ne cède pas.

*Exaspérant... Le pire, c'est que je suis presque sûr que ce type est un vrai Caïd en temps normal. Mais là, il ne peut rien. Il est entièrement inutile face à ma protection. Je pourrais le laisser s'acharner longtemps comme ça. Mais franchement, ça ne m'amuserais pas autant que de lui filer un bonne raclée pour son incompétence. Non mais c'est vrai quoi ? Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour tomber sur un type capable me tuer hein ? Pour le moment, j'en ai trouvé que deux. Deux, pas un de plus. L'un martyrise le reste du groupuscule rebelle putchiste et l'autre n'a pas voulu me tuer. C'est inadmissible ! Je commence à en avoir raz le cul de ce monde de merde et de ces comploteurs inutile. Ce type ne cherche certainement qu'à prendre le pouvoir, peut-être à commettre des crimes plus graves. Cela a beau être un monde rêvé, j'y suis coincé pour le moment. Son ambition m'a l'air tout à fait inutile et stupide et j'ai juste envie de lui péter la gueule pour qu'il apprenne enfin les bonnes manière. La, je suis vraiment sur les nerfs... MAIS TU VAS ARRETER DE T'EXCITER SUR MA BULLE CONNARD ?*

La colère terrasse le calme habituel qui caractérise Jacob, il serre les dents et son expression se fait plus dure, il serre les poings. Que l'on voit des flammes recouvrir son corps n'aurait pas vraiment été surprise, même les chats commence à voir que quelque chose ne va pas. Le voyageur qui est essoufflé arrête de frapper la bulle et hausse un sourcil en voyant Jacob. Il est toujours sous sa forme féline et affiche à présent une mine légèrement inquiète. En réalité, il n'est pas spécialement responsable de l'énervement de Jacob, mais y a tout de même contribué. L'idée lui traverse l'esprit qu'il n'aurait peut-être pas dû. L'intouchable s'élève dans les airs de quelques centimètres à peine et change la forme de sa bulle. Puis, sans prévenir, il se rue sur le chat le plus proche et lui arrache sa lance des mains, le chat cède sans même se battre, trop impressionné par ce qu'il voit. Hume commence alors à le frapper avec propre lance, il le fait tomber une première fois et alors qu'il tente de se relever, il frappe de nouveau. Le morpheur fait signe à son lieutenant qu'il serait peut-être temps d'attaquer et, sans grande motivation, le lieutenant s'exécute. Il saute sur Jacob qui le reçoit en se servant de l'arme comme d'une batte de baseball. Le Lieutenant s'affale un peu plus loin et met un certain temps à reprendre ses esprits. Le chat attaqué l'instant précédent peine à se relever. Le voyageur en revanche, ne cherche plus à attaquer, il voudrait trouver un angle d'attaque, mais n'en vois pas. Jacob les fixes avec un air si méchant qu'ils savent qu'à tout moment, la sentence pour leurs crimes va tomber. Le garde du corps commence à se relever et c'est cet instant que l'intouchable choisit pour lui foncer dessus. Un peu trop étourdi pour réfléchir, en voyant arriver un ennemi, le jaguar prends peur et commence à reculer, par reflex, son chef fait lui aussi un pas en arrière. Les deux idiots en revanche, prennent ça pour un ordre et fuite et s'en vont à tout jambe, abandonnant leurs frères et leurs armes. Le lieutenant, interprétant cette fuite comme une nouvelle stratégie s'enfuit à son tour. Leur Maître, ne souhaitant pas vraiment affronter seul ce voyageur en colère qu'il ne peut pas atteindre, finit par décider que sa propre fuite n'est pas si mal en réalité et détale à son tour vers les bois.

*Fuyez bande de lâche ! Barrez-vous ! Ça ne sert à rien ! Je vous aurez et vous allez passer la plus mauvaise nuit de votre fichu passage à Dreamland, vous n'auriez jamais du traîter avec ce casino, jamais dû rencontrer et provoquer Jacob Hume, vous allez le regretter bande de salauds ! Je vous hais ! Ed, avec moi ! Ed ? Raaaaaah, mais c'est qu'ils me font chier ces chats ! Rendez moi mon acolyte on a un connard à poursuivre !*

Et, joignant le geste à la pensée, il court vers les groupe réuni autour du duel entre le lieutenant et son compagnon. Ceux qui le voient prennent peur et tentent de prévenir leur lieutenant, mais c'est trop tard. Jacob frappe deux des chats cauchemar avec violence, brisant la patte du premier, pulvérisant le dos du second. Puis, lâchant l'arme qu'il tient dans ses mains, il attrape un troisième par la queue tire et s'élève dans les airs. Il a beau se débattre et miauler l'intouchable ne le lâche, il le fait tourner un peu puis l'expédie directement sur les autres. Cette-fois, c'en est trop, tout le monde part en courant, laissant le lieutenant à sa solitude.

*Ed tu as intérêt à finir vie. Il y en a sept qui se sont échappés et j'aimerais beaucoup, vriament beaucoup les rattraper !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Lun 22 Nov 2010 - 22:31
Totalement décontenancé par la fuite de nos adversaires (une lâcheté sans précédent dans l'histoire de Dreamland), je ne sus pas vraiment comment réagir. Devais-je continuer à subir les coups de l'Homme Lion et à tenter de le terrasser sans un minimum de temps, ou devais-je arrêter le combat et pourchasser le chef de la tribu ? Le problème de la seconde solution était que je fuirais à mon tour devant un adversaire à peine de mon niveau, ce qui ternira ma réputation. Je me voyais mal me défendre : « C'est eux qu'ont commencé ». Je comptais sur Jacob pour les rattraper, il pourra se les faire tous seuls en les poursuivant, mais cela impliquerait de me laisser entre les griffes de Simba et des spectateurs un peu subjectifs. Si seulement ce gros tas n'était pas aussi agile et réactif. Il me forçait à reculer à chacun de mes coups, bien trop lents pour pouvoir m'assurer une défense efficace. Et je m'épuisais à vitesse grand V. Manipuler un tel tas de ferrailles était exténuant et les racines de mes cheveux se couvrirent d'une pellicule de sueur. Mes bras devinrent aussi lourds que l'arme et mes attaques successives ne touchaient au but que rarement sans provoquer plus de dégâts que ça. La respiration lourde, je m'arrêtai un petit instant pour réorganiser mes coups. Puis je vis Jacob.
Ce bon vieux Jacob avait décidé par la force des choses de ne pas poursuivre le boss des Chats pour aller défoncer quelques sbires inintéressants. Très logique Jacky Chan ! Bravo, on peut dire que tu te réserves le meilleur pour la fin ! Au moins, on était toujours ensemble, le seul avantage. Peut-être qu'en m'agrippant à lui, on pourrait voler suffisamment vite pour les rattraper. Il ne restait à savoir que l'endroit où ils étaient allés. Car si on les perdait de vue, on pouvait dire adieu à notre quête vengeresse juste animée par l'inutilité de la chose. Les spectateurs ne purent évidemment rien faire, et durent se plier, à défaut de la bulle.
Dans un règlement implicite, Simba continua à s'acharner sur moi, et parvint à traverser ma défense molle. J'eus une taillade à l'épaule qui déchira ma chemise de bûcheron (mais sans affecter mes lunettes de soleil). La peau était à peine touchée mais une goutte de sang coula le long de mon torse. Il fallait que j'en finisse rapidement avec ce crétin car il allait faire foirer tout le plan. Vous me direz, peut-être que c'était ça son but. Je fis un large mouvement horizontal du panneau pour le forcer à reculer, puis je fis tournoyer celui-ci une seconde fois autour de ma tête.
Désolé Simba, je n'utilisais pas ce procédé d'habitude mais les événements font mal les choses...pour toi.
Le lieutenant attendit patiemment que mon coup frappa afin de m'en coller une façon magistrale. Ayant à peu près saisi le fonctionnement de mon pouvoir, il n'allait pas foncer pour s'en prendre bêtement une. Il ne restait que la feinte. Je fis semblant d'envoyer sur le Lion après que la préparation fut finie. Il fit un pas de côté vers la droite sans trop de difficultés. Pile au moment où j'activais mon pouvoir la seconde fois de la nuit.

Premier portail : Tourné vers le ciel, à la place que le lion avait gentiment laissé de côté pour éviter de se faire fendre le crâne.
Second portail : Tourné vers le ciel aussi, juste sous le Lion qui venait de se décaler, à sa nouvelle position.
Effet provoqué : le panneau lancé à toute vitesse loupa le lion mais rentra dans le portail pour aller frapper mon adversaire directement dans les... dans... là où ça faisait très mal, un coup de panneau plus qu'autre chose. Simba ne sentit pas la douleur venir mais il était déjà paralysé en se tenant l'endroit frappé. Sa condition de lieutenant et de terrifiante créature cauchemar l'empêchait de hurler dans les aigus comme la plus simple des chenilles mutantes, mais je pensais que le cri devait être dans les ultrasons. Une larme perla timidement à son œil ; heureusement pour lui que ses fans n'étaient pas en état de voir leur pauvre chef s'agenouiller les mains protégeant les parties atteintes.

Pour terminer ce combat que j'avais abrégé pour rattraper les fuyards, je finis sur violent coup horizontal qui lui éclata la tronche. Le coup fut d'une telle brutalité que je faillais lâcher mon arme sous le choc. Une dent s'envola, libre de toutes gencives et le corps retomba lourdement sur le sol. Je me demandais si je devais vérifier qu'il était bien hors de combat. Au lieu de regarder ses yeux comme l'aurait fait tout professionnel, je lui refilai un coup de panneau dans la gueule qui tinta bruyamment. Maintenant, on pouvait penser à juste titre qu'il ne nous mettra pas de bâtons dans les roues. J'étais vraiment désolé vieux de t'avoir joué ce vilain tour, mais la moitié des chats mal était castré de toutes façons. Il était temps de rejoindre ce peu glorieux palmarès de chats gays.
Après que je me sois occupé de son cas, je me tournais vers mon compagnon qui avait terminé de nettoyer la prairie de chats conscients. Je levais les épaules pour lui signifier que je ne savais pas du tout ce qu'on faisait maintenant. Tous les chats survivants étaient partis je ne sais où, à bord de véhicules plus mobiles que les autres. L'astuce consistait peut-être à utiliser mon camarade indestructible comme moyen de transport en attendant de les retrouver, mais je me demandais s'il n'utiliserait pas trop d'énergie comme ça : il était le seul atout qu'on avait en ce moment. Je tentais néanmoins de lui demander de s'arrêter avec mes paumes tournées vers lui, puis je fis le tour de mon compagnon avant de l'agripper comme je pus (et s'il était en monde bulle, j'aurais l'air fin mais j'espérais qu'il comprendrait).
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 28 Nov 2010 - 16:03
*Raaaaah ! Bande de félin galeux ! Vous ne m'échapperez pas ! N'essayez même pas de combattre, vous n'être qu'une bande de petite mauviette poilues avec des oreilles chelou. Je vous avez dit de déguerpir. Mais non, il faut toujours que vous les méchants vous n'en fassiez qu'à votre tête ! De toute manière personne ne m'écoute jamais, c'est lamentable. Et le fait que je sois coincé dans cette chieuse de bulle n'y change rien. Personne ne fait vraiment attention à ce que je dis. Sinon, ils ne seraient plus là depuis longtemps ces idiots de chats cauchemars inutiles ! Trois couillons qui ont décidés de se battre fièrement jusqu'au bout ! C'est vraiment des bouseux, ils ont pas compris qu'après avoir étalé tous leurs copains et fait fuir le reste, ils n'ont aucune chance ? Oh, mais j'y suis ! Is pensent sûrement ce que cet idiot de lieutenant va pouvoir les protéger. C'est vrai que Ed galère pas mal contre lui, ce que je ne comprend pas vraiment. Ed est bien meilleur que cela d'habitude, il ne prend pas autant de coups. Il doit pas être très en forme ces temps-ci. Non ? Bref, on s'en fout, je démoralise ces trois derniers idiots et on passe aux fuyard. Je crois qu'en tout, il y en a sept qui se sont barrés, en comptant le Lieutenant et le Chef. Ils viennent de partir et ils ont toute la forêt à traverser avant d'arriver au royaume des chats. C'est par là qu'ils sont allés. Je pense que ça ne va pas être très dur de les rattraper. Mais arrête d'être con et prend ça couillon !*

Jacob en a marre d'esquiver vaguement les coups de lance idiots et sans intérêts de deux des chats en attendant de pouvoir les attraper. Il finit par en avoir marre et change aussitôt la forme de sa bulle pour en faire un mur d'au moins cinq mètres de long. L'un des chats bascule, poussé par la bulle, le second est complètement écrasé par celui-ci. Quant au troisième, il est tellement ahuri par l'attaque invisible qu'il ne réagit même pas. Finalement, l'intouchable se laisse tomber en avant étalant le mur sur ses adversaire sans autre forme de procès, ce qui les écrase et les assomme sans ménagement. Il se relève et change à nouveau la forme de sa bulle pour voir la fin du combat entre le lieutenant et son camarade.

*Ouch ! Bien joué Ed. Vicieux, mais bien joué ! Je préfère te voir comme ça, que laminé par le premier gus venu. Enfin bon, tu n'étais pas vraiment laminé, mais tu vois ce que je veux dire. Bon, il est temps qu'on aille pourchasser ces abrutis maintenant. Ils doivent être sortis de la forêt à présent, je les ai vu partir dans cette direction. Visiblement, ils ont un grand désavantage sur moi. Je vole, je peux aisément les rattraper en passant au dessus des arbres. Quant à Ed, il peut créer un portail qui le porte jusqu'à l'autre bout de la forêt en moins d'une seconde. Nous n'aurons pas trop de problème donc. Mais c'est vrai qu'il n'est pas vraiment judicieux d'utiliser un portail maintenant. Ils pourraient être bien plus utiles plus tard. Je veux absolument me faire cet abruti qui se croit assez intellignet pour venir faire sa guerrilla minable dans un royaume censé être plutôt pacifique. Et surtout, un type qui est incapable de s'opposer à moi comme il se doit. Je veux dire, c'est quand même super con de croire qu'on est capable de conquérir le monde lorsqu'on est incapable de faire du mal à un type comme moi. Vous ne trouvez pas ? De toute manière, ça m'énerve tout ces idiots qui pensent être assez fort pour briser la bulle. Quand comprendront-ils qu'on ne peut pas le faire par la force ! Je suis piégé ici et j'ai vraiment envie de faire payer quelqu'un pour ça, c'est tombé sur lui, pas de chance. Même s'il n'a plus vraiment d'armée, je n'ai aucune envie de le laisser filer ainsi. Allez viens Ed, allons poursuivre ces abrutis.*

Sans prévenir son camarade il prend le bras libre de ce dernier et le passe sur ces épaule, puis, il tient Ed par la taille. Il lève les yeux vers la cime des arbres, son expression affiche une détermination sans faille, presque effrayante. Il s'envole alors aussi vite qu'il le peut et survole les arbres à pleine vitesse. Ils atteignent rapidement la lisière des bois en ayant suivit la course de leurs proies.

*Putain, ils sont passés où ? On est dans le royaume des chats maintenant. Ils ne doivent pas être loin. j'espère qu'ils ne se sont pas cachés dans la forêt, ce serait très con de leur part et surtout, j'ai pas du tout envie de me taper toute une séances de recherches dans les fougères multicolores. J'ai envie de me les faire maintenant. Déjà que cette saloperie de bulle me fait mal, je vais pas en plus attendre avant de frapper des connards. Ah, mais attendez ! Oui là ! À l'entrée du marché ! Ce sont eux ! En avant Ed, ils sont à nous !*

Il montre du doigt le groupe de fuyard qui ne coure plus vraiment à présent et qui tente de passer inaperçu dans la foule du marché tout en lançant des regards à droite et à gauche, histoire de voir qu'on ne les poursuit pas. Un sourire plein de sadisme apparaît sur le visage de l'intouchable qui plonge droit sur leurs ennemis. Hélas le poids de Ed l'empêche d'avoir une trajectoire précise et surtout de bien contrôler cette descente rapide. Il fonce vers le groupe de chats cauchemar mais il apparaît rapidement évident qu'ils s'écraseront plus qu'ils n'atterriront. Au sol, certains les remarquent et l'on commence à paniquer. Enfin, l'inévitable survient, Jacob et Ed s'écrase sur l'une des boutiques en plein air du marché, détruisant le magasin au passage, ce qui provoque une grande colère chez le marchand félin, une consternation de la part des passants - un grand cri de surprise pour certains -, et surtout un mouvement de stupeur parmi les comploteurs poursuivis vaguement cachés dans la foule. Jacob se relève sans peine, bien qu'un peu gêné par les débris du magasin. Il n'entend pas vraiment les commentaires qui fusent autour de lui. D'abord le marchand : "Non mais ça va pas la tête ? On s'écrase pas sur mon magasin comme ça ! Vous allez me le rembourser !" ; auquel s'ajoute plusieurs autres voix dans la foule : "Qui est-ce ?" "Qu'est-ce qui leur est arrivé ?" "Qu'est-ce qu'il se passe ?" "30EV la baguette magique, 30 ! Une affaire en or mesdames messieurs ! Achetez ! Achetez !" "Oh regardez, c'est l'intouchable." "À côté ce doit être son compagnon !" "Qu'est-ce qu'ils viennent faire là !"

*Oups, désolé pour la boutique chaton. Bonjour à tous ! Vous n'auriez pas vu une bande de minets un peu louche, ils étaient là juste avant que l'on s'écrase... Ah les voilà ! Eh ! revenez vous battre bande de lâche ! Allez Ed, on se relève, la partie est loin d'être finie ! Ces couillons ne ne nous échapperont pas longtemps !*

En vérité, le voyageur ayant très bien compris à quel point leurs de poursuivant sont coriace a adopté, pour sauver le reste de son armée une toute nouvelle tactique : le run & hide (fuire et se cacher). Il compte donc semer les Private Jokes dans le labyrinthe qu'est le Marché. Pour cela, il vient de racketter deux pousse-pousses pour transporter ses troupes. Pousse-pousses naturellement tirés par les derniers trouffions qui lui restent. Le premier est occupé par le Chef et un soldat, le second par le lieutenant et un soldat. C'est alors que survient l'horrible vérité : il n'y a pas de place pour le septième du groupe qui se retrouve comme un con, à pied et un peu perdu. Jacob se précipite sur eux au moment où les pousse-pousses démarrent. Paralysé par la peur, le chat cauchemar reste sur place. L'intouchable bouscule quelques personne pour passer, faute de pouvoir leur crier de dégager et saute sur le félin maléfique, lui assénant un très bon coup sur le museau qui le met hors circuit. Puis il reprend sa course en passant devant un étrange client et sa grosse moto super chouette.

*Vous ne m'échapperez pas ! Ed, dépêche toi !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 28 Nov 2010 - 19:55
Heureusement pour ma tenue en vol, Jacob m'aida à agripper en faisant passer mon bras par dessus son épaule : lui aussi avait compris l'urgence de la situation. Pauvres de nous, longtemps sous-estimés, nous n'étions pas habitués à courser des lâches qui prenaient la fuite aussi rapidement. C'était déstabilisant de courser les gens comme ça ! Quelle honte ! Je soulignerais ça dans les articles quand on nous aura adressé des dizaines de paragraphes de congratulations. Mais pour le moment, on avait d'autres chats à fouetter. Jacob ne prit même pas d'élan (ce qui me surprit), et s'envola dans les airs à une belle vitesse. Mes cheveux se décoiffèrent en un instant,mes lunettes de soleil tressautèrent sur mon nez avant que je ne les calai serré. Ce serait vraiment con qu'elle tombait ; je serais capable de lâcher Jacob pour les récupérer (ou l'engueuler car c'était lui qui allait trop vite).
Je me mis à regarder les arbres qu'on survolait, et à contempler l'horizon jusqu'au marché. On était encore un peu loin pour distinguer quoique ce soit mais je ne m'étonnerais pas qu'ils soient encore planqués dans les arbres ou alors en train de se faufiler dans les rues grouillantes de monde du marché. Et si ces salopards venaient à se retrouver dans le centre de la ville, on serait bloqué par des épreuves félines (je m'étais renseigné un poil). Et là, on pouvait dire adieu à notre traque pour cette nuit. Sauf si leur crétin de chef n'avait pas de passe particulier ou n'était jamais entré dans la ville. En tout cas, ça allait être chaud. Même si on ne se répugnerait pas à détruire quelques bâtiments au passage. Puis je m'ennuyai bien vite du paysage en attendant les quelques secondes qui nous sépareraient de la prochaine scène d'action. Je préférais visualiser la scène qu'on formait, ce duo gracile qui déchirait le ciel d'une aura dévastatrice. Ou bien alors de deux mecs paumés dans les cieux accrochés l'un à l'autre. Je soufflais à mon camarade inutilement :

« Tu sais vieux qu'on se fait un remake gay de Twilight là ? »

Je me tus, conscient qu'on était plus ridicule qu'autre chose. J'espérais un jour que Jacob pourrait construire un avion avec sa bulle : ça ferait bien classe. Je ressemblais à cette perche de Bella pour le moment, un rôle que je n'escomptais jamais jouer.
Mais à part ça, la bulle de Jacob était d'une stabilité exemplaire. Je priais pour que Jacob ne se donna pas à fond afin qu'il soit en pleine forme pour chopper les chats. Ils avaient fui parce qu'ils avaient senti la puissance de Jacob ; si mon partenaire fléchissait, je devrais me bouffer le reste du combat seul. Et vu la puissance de Simba, ça serait chiant et très dangereux. La motivation et l'adrénaline remplirent mon corps à nouveau et je serrais mon panneau jusqu'à ce que les articulations de mes doigts devinrent blanches. Et ce fut encore plus revitalisant quand Jacob amorça une descente vers le marché : j'avais aperçu en même temps que lui nos fuyards qui cherchaient à se cacher de puissants adversaires dans les rues encombrées du Marché. Là, ça devenait franchement dangereux pour la traque. Il fallait qu'on les explose maintenant ; qui savait les artefacts qui leur permettraient de se cacher de nous les nuits suivantes, nous empêcher de les rejoindre même en pensant à la tête du leader ? Et cela avant qu'ils ne commettent de terribles impairs ? C'était maintenant ou jamais ; j'allais les transformer en pâtés pour chien. Et je n'allais pas tar... et mais qu'est-ce que tu me branles Jacky ? T'as un problème ? Jacob, t'as une maison devant toi, un magasin qui coût bonbon à tous les coups, tu la vois pas ? Mais BORDEEEEL ! Jacob, redresse le manche (attention, cette phrase peut être sortie de son contexte), vite !
Il y eut un bruit de démolition, de débris qui volaient partout dans les airs et qui retombaient en graviers dans la rue. De la fumée de poussière s'échappa d'un peu partout tandis que des hurlements affolés s'écrièrent. Moi, je me redressais de derrière le comptoir, les lunettes éjectées et les articulations défaites. Mon coude gauche saignait, tâchant le tissu de ma chemise de bûcheron. Je remis mes lunettes sur mon nez, elles étaient parfaitement intactes (poussiéreuses je l'admettais : je soufflai dessus pour les nettoyer rapidement). Puis je cherchais dans ce fatras de fumée et de cris où était Jacob. Bon sang de merde, j'espérais qu'il ne s'était pas donné à fond. Ah non, il se relève sans problème (et sans une égratignure, enfoiré). Juste qu'il ne devait pas bien doser sa bulle. Je tournais les bras pour voir si tout allait bien, tandis que le commerçant me criait dessus pour le remboursement de son établissement. Je me massais les épaules en répondant sans le regarder :

« Bah tu peux nous remercier, t'as une vue face côté soleil. Et si vraiment tu veux effacer l'ardoise, adresse la facture aux Voyageurs Killers qu'on va arrêter. »

C'était bien cool, bien calme ; mais j'avais l'impression qu'il se foutait complètement de ce que je disais et continuait à me présenter les dégâts et tout ce que ça lui...ça NOUS coûterait. La barbe, je le poussais du côté de la main pour l'éloigner avant de rejoindre Jacob. Il regardait dans une direction ; je suivis son regard et remarquai les brigands que l'on devait arrêter. Je vis le dernier de la bande et fonça vers lui mais Jacob fut plus rapide. Il le plaqua au sol d'une violence inouïe avant de le laisser, incrusté dans le sol. Mais les autres prenaient de la vitesse et se camouflaient parmi l'agitation commune au conglomérat de négoces. Fuck ! Il était temps de courir jusqu'à ce qu'une voix rauque m'interrompit dans mon mouvement :

« Hi Ed Free ! »

Je sursautai, tant la voix était désagréable à l'écoute, comme si elle parlait avec des graviers dans la bouche. Je me retournai vers mon interlocuteur et faillis perdre ma mâchoire inférieure. C'était un squelette habillé de cuir, le crâne pendu dans les airs et entouré de flammes menaçantes. Il était à bord d'une splendide bécane noire. Et immense. En y regardant bien, ça ressemblait fortement à une Harley customisée version big et version gothique. L'engin qui ne donnait pas vraiment envie de s'asseoir dessus, et qui était limite plus inquiétant que celui qui l'enfourchait (une autre phrase sensible). Mais il semblait déjà me connaître et m'avait interpellé à la place de Jacob, ce qui faisait passer le gars de la section « louche » à celui d' « ami sincère ». Sauf s'il savait déjà que mon estimé compagnon était sourd comme un pot. Je lui répondis direct sur le même ton malgré l'urgence de la situation car je sentais qu'il pouvait nous aider.

« Hi Crâne.
_ Do you wanna go for a ride ?
_ Sure Crâne.
_ Jump In ! »

Je ne me fis pas attendre, et je montais sur la moto en quelques instants. Dès que tout fut installé, le motard fou tourna vigoureusement une poignée, et mit en branle le véhicule. Un bruit de moteur sonna dans toute la rue, et les habitants interpellés commencèrent à se disperser pour éviter de se faire rouler dessus sans vergogne. Puis la moto démarra au quart de tour : ma nuque bascula en arrière tandis que des larmes perlèrent à mon œil. Ses roues laissaient un sillage de feu et de débris derrière tandis que nous filions à toute vitesse dans les rues du marché, esquivant passant après passant par une souplesse surhumaine. Les pousse-pousses nous localisèrent direct et commencèrent à accélérer en passant dans des rues plus étroites. Mais le motard fantôme maniait la bécane comme personne et réussissait à les suivre dans les ruelles les plus escarpées et les plus serrées. Puis un éclat de verre s'écrasa devant nous, et délivra une épaisse fumée blanche qui nous obscurcit la vue. Je levais les yeux en l'air et vis deux tapis (surmontés de deux chats chacun) qui nous lorgnait d'un sale œil tout en nous envoyant quelques projectiles comme des fumigènes ou des explosions. D'ailleurs, une bourrasque de flammes faillit nous renverser si les réflexes surhumains du squelette ne nous avaient pas éloignés de la déflagration qui souffla une étal.
Oh Yeah Baby, la nuit allait être chaude.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Jeu 2 Déc 2010 - 16:28
*Bordel ! Ils sont rapides dans leurs pousses-pousses ! Sans parler du fait que si je les rattrape un jour, ils seront sûrement plus reposés que moi le Lieutenant et l'autre chef de merde. Il va vite falloir changer de tactique. Et je sais que si je me concentre pour voler je dépenserait autant d'énergie que pour courir, ce n'est pas vraiment une bonne idée non plus. Je trouve qu'avoir porté Ed au dessus de la forêt a déjà été assez crevant comme ça. Non il faut vraiment que je m'organise autrement. D'ailleurs comment est-ce que Ed s'en sort ? Il ne pourrait pas créer un ou deux portails pour les empêcher de partir ? Genre les bloquer dans une ruelle ? Ouais j'en sais rien remarque, avec tous ces magasins il serait super facile de fuir par un étalage en défonçant la devanture. Moi, personnellement, je ne m'en priverais pas s'il le fallait. Allez, du nerf Jacob, réfléchit à un truc, une idée vite ! Il commencent à te distancer ! ... Hey ! Mais c'est quoi ce bordel !? Je suis poursuivi par une roue de feu ou quoi ? Non, mais attendez ! C'est la moto de tout à l'heure ! Qu'est-ce qu'elle fout à ma suite ? Oh putain ! Ed ! J'y crois pas, c'est quoi cette affaire ! C'est quoi ce squelette ? J'ai beau avoir une bulle, je préfère ne pas rester devant c'te machine. En tout cas Ed tu as trouvé une meilleure technique que moi, tu m'épate cette nuit. Mais cherchez pas les gars, je monte pas sur cet engin, déjà je sais même pas comment tu tiens Ed alors... Bon, il faut que j'arrête de courir comme un taré et que je trouve une solution plus intéressante.*

Jacob s'arrête en pleine course sous les regards interrogateurs de la foule. Il regarde à droite et à gauche voir s'il ne trouve pas une meilleure solution. Il en profite pour reprendre un peu son souffle. L'air dans sa bulle commence à être impur, mais cela suffit pour l'instant. Il réalise soudain qu'il y a dans la direction qu'ont pris les chats cauchemar et la moto un peu plus loin, une petite allée où les marchands ont certes l'air un peu moins nets, mais qui ressemble étrangement à un raccourci. Jacob file dans cette direction, bousculant une ou deux personnes au passage.

*Bon, et maintenant où sont-ils ? À gauche à droite ? Oh et puis merde à droite ! Vite ! Je suis où maintenant ? C'est quoi ça, des masques vénitiens ? Jacob reconcentre toi sur la poursuite ! S'ils s'échappe, ils faudra les pourchasser une autre nuit ! Et puis j'ai décidé qu'ils ne m'échapperaient pas et que je les défoncerait ce soir. J'en ai envie maintenant. Ça me tente pas trop de passer trois nuits à les pourchasser. Surtout dans un tel labyrinthe. Merde ! Ils sont où ? Je les vois plus depuis un moment. J'ai du prendre un mauvais tournant quelque part, non ? Non, pas par là, c'est un cul de sac. Bon alors par là... Ah non, toujours pas. je suis où là ? Bordel de merde, je crois bien que je me suis perdu comme un con. Franchement pas super comme course poursuite. Ces connard chopent des véhicules et moi je me tape cette saleté de bulle et me perd dans un truc fourré de gens avec des faces de chasseurs de rats ! Ça m'énerve ! Je déteste Dreamland ! Ah toujours pas ! Putain fais chier ! Eeeeeed ! T'es où bordel ?! Raaaah, dégage sale chat ! J'ai pas envie de t'acheter des montres volée ! Surtout pas celle là en plus, elles sont trop clinquantes et les aiguilles n'indiquent même pas l'heure, elles se battent entre elles ! Saleté de pays ! Eh, c'est quoi c'est deux cons ! Mais ! Ce sont des chats cauchemars en tapis volant ! Ils sont là-bas ! Vite !*

Jacob se précipite dans les rues, bousculant et renversant certains étals, mais le labyrinthe est effrayant, il n'arrive pas à rejoindre les deux chats qui bombardent une rue du marché, certainement celle où se trouve Ed et le motard à ce moment précis.

*Putain ! Comment on fait pour se diriger dans ce merdier ? Salaud de voyageur cauchemar de mes deux ! Si je t'attrape je t'assure que tu vas morfler ! Ah ! Putain, un point de côté, encore ta faute félin de merde ! Il faudrait que je vole pour les rejoindre, mais je vais pas pouvoir récupérer assez pour me battre... eh, attendez !*

L'intouchable s'arrête dans sa course et se retourne vers l'étal devant lequel il vient de passer. Il y a un écriteau qui indique ce en quoi consiste le magasin : "PANOPLIE DE SORCIER POUR ADO ATTARDÉS : BAGUETTES, BALAIS, CHAPEAU, FAUSSE CICATRICES ET HIBOUX". Jacob s'y précipite, avec l'étrange sentiment qu'il sait exactement ce qu'il va y trouver. Et il ne se trompe pas, on dirait bien une boutique de souvenir appartenant à un parc d'attraction de la Warner juste après la sortie d'un nouveau film sur l'idiot à lunette qui traîne avec un roux et une lèche botte. Il jette un seul regard dans la boutique et trouve immédiatement ce qu'il veut, il y a là un balai qui flotte dans nonchalamment dans les airs, juste à côté d'une boite remplie de petits bouts de bois sculptés. *Mais qui diable rêve de ça ?* Il s'empare du balai et d'une paire de baguette magiques. Le Marchand qui s'occupait d'un client se tourne vers lui et s'agite soudain. Jacob l'ignore superbement et enfourche le balai. Il décolle alors dans la précipitation renversant au passage un stock de chaudrons.

*Waaah ! Putain, c'est carrément pas agréable de voler la-dessus en fait ! Ça fait super mal au cul bordel ! Et c'est méga difficile de gérer la direction en plus. Bon faut que je me concentre et que je m'accroche. Ces idiots sur tapis ne sont pas loin et ils ne s'attendent surement pas à ça... Je dois avouer que moi non plus d'ailleurs. M'enfin, c'est pas grave, on passera, tant que je peux taper sur cet abruti, tout va bien. Et je suis bien parti pour les rattraper ces cons. Ah ah ! Me voilà bande d'idiots ! STUPEFIX !*

Jacob a brandit une baguette magique vers le chat le plus proche et a formulé le sort par la pensée, se remémorant à merveille les batailles dudit film. C'est alors que jaillit de la baguette, non pas un éclair de lumière, mais un cône dont émane une voix mécanique comme pré-enregistrée qui s'exclame : "Tu viens de te recevoir un sort sale mangemort galeux, effondre-toi abruti... Effondre toi bordel ! C'est pas du jeu !" Le chat tourne vers lui un tête très étonné et se retrouve comme paralysé dans ses mouvements par un tel ridicule ainsi étalé devant lui. Puis, il explose de rire. *Pfff, la contre façon, on ne peut pas s'y fier... Heureusement que le balai fonctionne.* Sans entendre la voix et croyant simplement que ces baguettes sont des fausses - ce qui n'est pas entièrement faux d'ailleurs -, il jette les deux sur le chat qui reçoit l'une d'elle dans l'oeil. D'un coup le rire du félin cesse. Jacob fonce sur lui et le déloge du tapis, le faisant tomber juste devant les roues de la motos qui se trouve juste en bas. Sans son maître, le tapis avance dans les airs sans direction. L'intouchable se pose dessus, content de ne plus avoir ce balai dans...

*Oh ! C'est quoi ces boules ? C'est pas les trucs qu'ils lançaient tout à l'heure ? Ah cool ! Je vais dégommer l'autre couillon sur le tapis d'en face avec alors... Comment on dirige ce machin ? ... Aaaah ! Ça y est j'ai trouvééééééé ! Désolé en bas !* La tapis ayant pris une brusque accélération plusieurs boules sont tombés s'écrasant toutes sur un étal un peu plus bas. Jacob file vers l'autre chat sur tapis, un boule à la main. L'autre ne le voit qu'au dernier moment, il n'esquive pas l'attaque et est projeté du tapis, forcé de s'écraser au sol. Assis à l'avant du tapis, Jacob fais signe à Ed que la voie des airs est dégagé en levant le pouce à son attention. *Bien, les chats maitenant... Ah ça y est ! Véhicules en fuite repérés ! Visiblement, les chats n'ont pas l'air très content de ce qui est arrivé à leurs renforts aériens. Quoi, vous vous attendiez à ce qu'ils réussissent à s'en prendre aux Private Jokes, vous vous êtes foutu le doigt dans l'oeil mes amis. Allez en avant ! Vous ne m'échapperez plus maintenant !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Jeu 2 Déc 2010 - 18:49


Le chaos ne désemplissait pas les rues au fur et à mesure que nous filions à travers la ville telle une comète qui rasait le sol. Si les chats avaient la connaissance du terrain, nous avions la vitesse. Et les réflexes injustement parfaits du conducteur qui anticipait toutes les manœuvres les plus perverses de nos cibles. Nous les aurions bientôt rattrapé si les tapis volants ne jouaient pas au trouble-fête en nous envoyant divers projectiles meurtriers. Voire pires. Les fumées se déployaient assez rapidement pour qu'on les perde de vue pendant quelques secondes, juste avant de suivre la portion de route qu'ils avaient laissé derrière eux, traçant parmi les passants. Certains d'ailleurs étaient très poussifs à rester au milieu de la route et il était plus difficile de les laisser intact après passage. Quelques uns eurent même l'audace de nous engueuler après un rapide contour. Bordel, la prochaine fois que des piétons de merde s'amuseraient à nous ralentir, je les exterminerais avec mon panneau en remerciement. Et essayer de retenir leur moustache dans ma tête pour les dénoncer aux autorités comme complice de tueurs fous furieux, donc quelque part, assassins du roi.
Puis les saligauds pourchassés allèrent se planquer dans une ruelle, mais le motard n'était pas en berne. Malheureusement, une explosion de taille conséquente bloqua l'accès à ladite ruelle, et détruisit les murs aux alentours pour obstruer le passage. Je crachai par terre avant que le motard recula avant de repartir dans un hennissement infernal. Dommage que je ne sois pas fana de mécanique, j'aurais pleuré des larmes de joie. Ce bruit du moteur qui ressemblait à un concerto d'orgues et de guitares électriques bourdonnaient puissamment dans la rue tandis que nous cherchions les pousse-pousses de vue. Pendant cette petite période de calme où les tapis nous lâchèrent la grappe pendant quelques instants (le squelette fou les suivait du regard car ils survolaient certainement les chats qui nous intéressaient), j'essayais de prendre la parole quand le moteur crachota une gerbe de flammes qui alla brûler un panier de fruits. Puis le crâne se retourna à trois cent-soixante degrés pour me fixer de ses orbites vides.


« Come On Ed Free, Let's Go Party !
_ Fais-ce que tu veux mais regarde la route connard !!! »


Il se remit la tête droite et amorça un petit mouvement des bras pour mieux diriger son engin et lui éviter de se prendre un mur. Je pus enfin respirer. Je n'arrêtais pas de tressauter sur la selle intacte, et mon panneau m'entraînait en arrière. Nous n'avions toujours pas retrouvé ces saletés mais ça n'allait pas tarder. Puis je me mis à le questionner :


« Eyh, Crâne, pourquoi tu nous aides comme ça ?
_ Oh Yeah, I'm a Gangster ! And in the List Of Super Big Gangster, there are « Destruct a casino. » All Gangsters dream to destruct a casino ! You and Jacky are Super Big Gangsters !
_ C'est mignon mais dis-moi, tu n'essaierais pas de parler en anglais par hasard ? »


Il maîtrisait la langue comme je maniais la subtilité. Et cet accent de cendres me faisaient paradoxalement froid dans le dos.
Puis on les retrouva grâce aux tapis. Les gros chats qui tiraient les véhicules n'arrêtaient pas de courir, et sprintèrent dès qu'on les informa que nous étions revenus à la charge. Mais c'était bien trop tard, nous étions à leur hauteur maintenant. Entre les deux pousse-pousse exactement. Ni une ni deux, le lieutenant tira un sabre de plus d'un mètre de sa ceinture, tandis que le chef lançait ses griffes dans ma direction, alors que les tapis parcouraient le ciel au-dessus de nous. J'étais un petit peu complètement encerclé là. Mais avant même de crier au squelette de se casser de cette situation follement précaire, je brandis mon panneau pour parer les deux coups en même temps. Un bruit de forgeron claqua dans l'air à toute vitesse tandis qu'ils enchaînaient les attaques sur moi (ils pourraient essayer de s'attaquer au conducteur de la moto mais ils devaient penser qu'ils n'étaient pratiquement là que pour faire joli). Une griffe me coupé l'épaule assidûment et je faillis hurler. A la place, j'envoyai le bout du panneau dans la gueule du chef, qui feula quand il se retrouva de l'autre côté de son pousse-pousse. J'en profitais pour échanger quelques passes d'arme avec le second lieutenant.
Mais pour une raison X, un chat tomba du ciel un bout de bois dans l'œil, et me percuta. Disons que je fus éjecté de la moto tandis que lui se retrouvait à la selle de l'engin diabolique, l'air aussi étonné que moi. Je fis quelques roulés boulés sur le sol poussiéreux tandis que les véhicules partirent au loin. Je pensais voir le motard freiner pour éviter une attaque ; la course-poursuite continuait sans moi. Je me demandais quel était le mieux dans cette affaire : que le motard ne s'était pas rendu compte que c'était un ennemi qu'il trimballait sur sa selle arrière, ou bien que l'auteur de cette pluie de félins qui m'avait mis hors-course n'était autre que mon camarade, tranquille sur un tapis volant? MERCI BEAUCOUP JACOB !!!
Je me remis debout le plus rapidement possible. J'avais des douleurs dans tout le corps. Et maintenant, qu'est-ce que je foutais ? Qu'ils fassent le tour du marché pour pouvoir les intercepter ? Ils étaient hors de vue donc je n'avais aucun moyen d'utiliser mes portails sans en bruler quelques uns inutilement. Bordel, ne me dîtes pas que j'étais hors course ? Qu'il me fallait m'en remettre à Jacob ? Jamais de la vie ! NEVER ! Je n'avais pas envie que les journaux disent vrai à son sujet pour une fois ; au moins quand ils lui accordaient tous les faits malgré moi, je pouvais me satisfaire intérieurement et les insulter (plus ou moins intérieurement). Mais si mon compagnon les arrêtait seul, j'étais bon pour une séance d'auto-flagellation intense pour libérer ma triste colère. Il fallait que je trouve un moyen de revenir jusqu'à eux. Ce fut à la seconde d'après où je commençais à courir que je m'aperçus que je n'avais plus mes lunettes de soleil sur le nez. L'attaque cardiaque me frôla tandis que je les recherchais désespérément sur le sol. Dans cette avenue, il y avait moins de gens, donc moins de risques qu'elles ne se soient faîtes piétiner. Puis je les vis à dix mètres devant moi. Elles étaient debout sur les verres (rah, elles allaient certainement être rayées). Oubliée la course poursuite ! J'étais tranquillement en train de m'avancer vers mes lunettes, comme si je pouvais les effrayer. Je n'étais plus qu'à trois mètres quand j'entendis un petit martèlement sourd venant du fond de la rue. Je dénigrais ce bruit pour m'approcher de ma paire sacrée. Trois secondes avant que je les attrapai, une immense patte de panthère noire les écrasa avant de continuer sa course.
NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNN !!!
Le visage trop surpris pour être haineux, je considérais trois immenses panthères (à compter trois mètres de haut pour six de long environ) qui traversaient les rues. Dessus, il y avait cinq chats en armure (des miliciens certainement) à la poursuite de ceux qui foutaient le boxon un peu partout. L'ampoule au-dessus de ma tête ne mit pas longtemps avant de s'allumer ; je venais de trouver le moyen pour me venger et pour rattraper ces lascars. Mon panneau dans les mains, je fis un adieu à mes lunettes complètement broyées et enfoncée dans le sol. Puis j'avisais la dernière panthère qui n'allait pas tarder à fondre vers moi. Dès qu'elle passa à ma hauteur, à un mètre de moi, je fis un immense saut (merci Dreamland) jusqu'à la lanière de la selle qui retenait les gardes. Ils ne me virent pas de suite, et j'en profitais pour remonter d'un coup sec. Je réussis à terminer ma course sur un des chats ; il déglutit avant de tomber à terre, à la traine. Puis fort de la surprise que je leur infligeais, j'en envoyais deux sur le sol avec un coup de panneau meurtrier. Il ne restait plus que le pilote qui tenait les rênes, trop occupé à piloter sa panthère géante pour m'apercevoir, et le dernier soldat qui pointa sa lance vers moi. Il tenta courageusement une estoc, que je brisai dans un coup ascendant. Le choc fut trop violent pour lui et il tituba quelques instants, la lance en l'air. Je lui envoyais mon panneau en pleine tronche et le soldat alla rejoindre ses congénères dans le bac à sable géant. Il fallait dire que ces foutues panthères laissaient un tel nuage de poussière derrière elles qu'elles formaient un immense brouillard qui dépassaient le toit des immeubles. Impossible à louper quoi... Puis je me mis à tapoter l'épaule du conducteur. Il se retourna et sa gueule s'ouvrit pour se figer dans une expression de stupeur maladive. Dans son bégaiement, il réussit à articuler :


« Qui êtes-vous ?
_ Ton pire cauchemar ! »


Un hurlement plus tard et le dernier chat sortit de la panthère en course. Il s'écrasa lourdement sur le sol. Qui avait dit que ces félins retombaient sur leurs pattes ? Il était temps de reprendre la course poursuite. Je pris les rênes et fit foncer le titan dans les rues encombrées. Étonnamment, les gens étaient plus dociles quand on était sur ces bêtes-là ; quand les miliciens intervenaient, ils devaient pas les faire chier.
Je mis à regarder dans le ciel, je suivais les tapis des yeux. Je fis une brusque embardée, et mon félin nouvellement domestiqué sauta sur un immeuble (et hop, j'évitais les bouchons ; les autres ne devaient pas le faire pour éviter de casser quelque chose, je croyais) aussi lestement que je pouvais sauter une dizaine de centimètres. De là, il fonça de toit en toit sans paraître soucieux de la gravité, droit vers les tapis. La revanche allait avoir un drôle de goût aujourd'hui ! J'avais une main accrochée aux cordes pour diriger le fauve, et l'autre tenait mon arme, qui s'était transformée en panneau « Avertissement de radar. »
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Aujourd'hui à 22:47
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La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête]

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