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Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)

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MessageSujet: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Jeu 29 Juin 2017 - 18:00

Timmy prenait son dîner avec ses parents. En apparence, rien ne changeait de d'habitude, sa sœur était à sa droite, son père à sa gauche et sa mère en face de lui. Pourtant, l'écolier trouvait l'ambiance pesante, quelque chose était différent ce soir. Il y eut un échange de regard entre les deux parents avant que le père rompe le silence.

-Timmy, on voulait te parler… on a déjà abordé le sujet, mais depuis quelques mois tu as beaucoup changé. Tu ne veux toujours pas nous dire ce qui ne va pas ?

-Je suis sûre qu'il est amoureux papa ! Il veut juste pas vous le dire !

    L'enfant jeta un regard noir à sa sœur et promit intérieurement de se venger. Si elle se réveillait demain en annonçant avoir fait un cauchemar, elle l'aurait bien mérité.

-Non rien papa, t'inquiète pas.

Le père parut gêné, il aurait aimé une autre réponse. Il poussa un soupir avant d'annoncer.

-Ta mère et moi, on a décidé de te faire aller voir un docteur spécial. Ça s'appelle un psychologue, et on pense qu'il pourra t'aider à trouver ce qui ne va pas.

-Mais je vous dis que je vais bien ! Je veux pas aller le voir ce docteur !

    La mère de Timmy entra dans la danse. Elle se mit à évoquer la perte de poids de son enfant, ses notes qui empiraient ou bien son air totalement absent, comme s'il pensait toujours à autre chose. Évidemment que le voyageur pensait à autre chose, mais il se faisait tant gronder et traiter de menteur à chaque fois qu'il abordait le thème de Dreamland, si bien que le mot en était presque devenu tabou. L'écolier tenta néanmoins de se justifier, d'enlever cette idée de psychologue de la tête de ses parents. Rien n'y fit, sa mère devenait hystérique et criait de plus en plus fort. Son père essayait de calmer le jeu, mais ne souhaitait pas non plus annuler le rendez-vous chez le psychologue. Le petit garçon partit donc se coucher, fâché et inquiet à l'idée de rencontrer ce fameux docteur.


    Contrairement à son habitude, l'écolier eut du mal à trouver le sommeil. L'ancien musophobe se tourna et se retourna dans son lit, invoqua le marchand de sable, sans succès. Il s'endormit tout confus, son esprit vagabondant entre les différents problèmes qui le tourmentaient.

    Il rouvrit les yeux sur un paysage dépeuplé. Après une rapide observation, Timmy réalisa que chacun des éléments qui l'entouraient (rochers, nuages, parfois même le sol) étaient la somme de plusieurs morceaux de puzzle. L'endroit aurait presque pu être paisible si certains fragments de puzzle ne se décidaient pas à changer brutalement de place pour venir s'encastrer autre part. Cela, Timmy le découvrit à ses dépends quand une petite pièce de puzzle tomba d'un nuage pour venir l'assommer. Il s'écroula sous le choc et perdit connaissance.

L'avantage dans cette situation, c'est que le petit garçon ne pensait plus à cette histoire de psychologue.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 30 Juin 2017 - 14:21
Depuis un mois maintenant j'ai décidé de me mettre aux aux arts martiaux. Certaines aventures de Dreamland m'ont donné à penser que savoir me protéger ou me protéger pourrait m'aider à faire de beaux rêves. A côté de ça je me suis mis à me balader de plus en plus souvent en roller. Une lame de métal avec 4 roues qui se fixent à la chaussure sous le pied et s'attachent au-dessus du pied et à la cheville. C'est ainsi, les bras dans le dos et capuche au vent que je vais tranquillement à mon cours de boxe thaï. Le soir après les cours sans trop me poser de questions. C'est un petit moment qui est vraiment plaisant. Des gens de tous âges et de tous horizons qui se retrouvent pour se placer des taquets dans la joie et la bonne humeur.

Quand je rentre chez moi une heure et demie après le début du cours j'ai mal au niveau du genoux. L'exercice du jours a effectivement bien fait travailler mes articulations qui morflent maintenant à chaque trottoir ou virage. Mes côtes ne sont pas en reste car quelques coups vont, il me semble, me laisser un bleu assez important. À la porte de l'immeuble je retire tranquillement mes roulettes et remonte lentement les marches des différents paliers pour arriver devant l'appartement familiale et là, c'est le drame... Des rires d'enfants des bruits de course le long du parquet... Ça ne sent pas bon du tout la soirée pépère et tranquille que j'espérais... Parfois ma mère rend service à nos voisins du dessous... Ceux-ci ont deux enfants et ma mère, qui adore les marmots s'est proposé pour que quand ils sortent elle garde les enfants. Pas suffisant pour elle d'en voir passer dans son cabinet, il faut qu'elle en ramène à la maison...

Après une douche et un peu de crèmes sur mes marques de coups je me retrouve à passer deux bonnes heures à jouer avec les mômes... C'était ça où ne pas voir ma mère de la journée et me faire engueuler par la suite parce que je fais l'asocial... Toujours est-il qu'à 22h, les parents sont venus les chercher les gosses. Les deux terreurs partent en vrille à l'arrivé des parents... Ou plutôt, manquent, de partir en vrille, en effet car il suffit que ma mère croise leur regard pour qu'ils comprennent que ce n'est même pas la peine de marchander pour rester plus longtemps... Comment expliquer la force tranquille de ma mère et son caractère... Ses années en tant que Médecin lui ont forgé un caractère, qui bien que généralement doux la rend très... Impressionnante au niveau de ses capacités de persuasion, notamment avec les enfants, sa spécialité. Ils se lèvent, accueillent leurs parents, prennent leurs affaires et nous font la bise avant de partir.

Moins de 20 minutes plus tard je m'étale sur mon lit sans retirer les jeux de société que j'ai sortie d'un placard pour occuper les deux gamins.



_____________________________________


L'endroit où je met les pieds est plutôt intriguant, je crois d'abord arriver dans un royaume dédié aux jouets en général, mais je me rend vite compte qu'il n'est pas assez varié pour ça. C'est juste un décor semi-montagnard composé exclusivement de pièces de puzzle qui choisissent, selon moi, de se déplacer vers une autre place de façon arbitraire. C'est ainsi que la texture feuillue d'un arbre peut se retrouver coller à un nuage ou un morceaux de roche orne le centre d'une prairie, créant une sorte de rocher artificiel. Mais le problème c'est la taille des différentes pièces de ce puzzle géant car certaine peuvent faire plusieurs mètres carrés de surfaces et la vitesse de déplacement est assez rapide.

À deux reprises des pièces ce sont misent à bouger alors que je marchais dessus. La première fois, le bout de sol s'est détaché en faisant un 360° à la vertical, ce qui ma projeté d'un seul coup vers le sol. L'atterrissage a été plutôt foireux et je m'étale sur une autre pièce, face contre terre, les bras tendus vers l'avant. Moi qui pensais que Dreamland me libérerais de mes courbatures, ça n'a pas l'air d'être partie pour être le cas... Je me relève donc avant qu'un bout du royaume ne décide que l'endroit où je me trouve n'est que sa place alors que je m'y trouve encore. C'est en reprenant ma marche que j'entends un cri, aigu et rapide, qui se termine aussi rapidement qu'il a commencé et puis plus rien. Sauf qu'il n'en faut pas plus pour animer une nuit de voyageur et je m'élance, Cloud au pied, vers la source du cris.

Il n'était pas non plus très important et ne doit pas se trouver très loin de là où je me trouve, une centaine de mètres tout au plus. Je tourne, plusieurs minutes avant d'essayer de prendre de la hauteur et finalement réussir à trouver la source du bruit. Un gamin étalé par terre à côté d'un morceau de puzzle gros comme ça tête, outch... Si il s'est pris ça, ça a sûrement pu faire bien mal, je me dépêche donc d'aller vers lui pour voir comment il va. Une dizaine d'année je dirais et sûrement voyageur d'ailleurs, car un rêveur se serait réveillé presque sur le coups. Première fois que je tombe sur un voyageur aussi jeune que lui. Agenouillé à côté de lui, je commence à lui mettre quelques petites claques sur la joue et à essayer de le réveiller gentiment.

- Hey... Gamin... Youhou... On se réveil... Youhou...
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 30 Juin 2017 - 20:25
Un peu plus de deux semaines s'étaient écoulées depuis son accident et sa première nuit à Dreamland. Miraculeusement sauvé par un couple âgé qui passait par là, Robert était depuis hospitalisé dans un grand centre. Il lui avait fallu quelques jours, et plusieurs dizaines d'heures sur le billard, pour retrouver la réalité et un corps en voie de rétablissement ; pour le haut en tout cas. En effet, selon les médecins, qui le visitaient chaque jour, ses jambes avaient été sérieusement endommagées : des os broyés, de tendons sectionnés et des hématomes en veux-tu, en voilà. Par chance, malgré quelques légères fractures, cervicales notamment, sa colonne vertébrales avait été épargnée et il devrait pouvoir remarcher après plusieurs mois de rééducation ; Robert considérait cela comme une bonne nouvelle. D'ailleurs, lorsque l'effet des anesthésiants s'amenuisait, il arrivait parfois à sentir, outre une forte douleur, le contact du drap léger sur le bout de ses orteils.
Pour l'instant, il restait allongé toute la journée, couvert de bandages en tout genres et branché à des moniteurs, dont les bips irréguliers commençaient déjà à lui courir sur le système. Robert avait beau être casanier, il fallait avouer qu'être presque immobile l'ennuyait au plus haut point. Alors il dormait, beaucoup, même si depuis ses dernières mésaventures : Dreamland l'effrayait. Alors il dissimulait son bras et restait le plus loin possible de toute vie lorsqu'il était dans le monde onirique. Lors de ses moments d'éveil, outre ses visites médicales, il ne faisait pas grand-chose. Il avait bien une télévision, mais il n'était pas du genre à gober tout ce qu'une bimbo au sourire signal pouvait lire de ses notes foireuses sur la misère du monde, et encore moins à se moquer de personnes payées à être stupides pour se conforter dans sa petite vie ; et étant donné que ses « amis » s'étaient fait assez rares et distants, on ne pouvait pas dire que les visites rythmaient son séjour à l'hôpital. Ou plutôt si, une en fait, qui arrivait d'ailleurs à point nommé :
— « Bonjour monsieur Rosewood, comment allez-vous aujourd'hui ? Appela une petite voix après quelques coups chétifs sur la porte.
Vraiment beaucoup mieux ! Là je suis un peu fatigué, mais sinon je serai déjà en train de courir dans la cour comme un gosse ! Dit Robert aussi fort que sa gorge compressée par la minerve le lui permettait, et avec un brin de sarcasme.
Je pense qu'il serait préférable que ce petit garnement se tienne à carreau pour l'instant. Mais je suis heureuse de constater que vous avez le moral. Lui répondit son interlocutrice avec un sourire.
Sans doute n'y êtes vous pas pour rien. Il lui rendit son sourire, elle détourna le regard. »

Lynda, elle s'appelait. Une jeune psychomotricienne d'une trentaine d'année. Elle venait le voir tout les jours pour travailler à la rééducation de son bras droit. Il est vrai que l'énorme morceau de verre qui s'était logé dans son épaule pendant l'accident l'avait quelque peu endommagée. Mais il faisait des progrès, et puis il était en bonne compagnie. Pas qu'il en fut amoureux, loin de là, son cœur n'appartenait qu'à une seule femme, mais il appréciait sa présence et se dit que dans d'autres circonstances, une telle relation ne lui aurait pas déplus.
Aujourd'hui, Lynda lui imposa un exercice qui énerva beaucoup nôtre barbu : un puzzle, un gros puzzle en mousse d'une dizaine de pièces. Sa blessure lui ayant fait perdre, en partie, le contrôle de son bras, Robert devait donc, dans cet exercice, reconstituer le puzzle sur un petit buffet, grâce aux pièces posées à côté de lui ; ce qui nécessitait un gros effort dans son état actuel. Après plusieurs dizaines de minutes à faire tomber des pièces et ne pas réussir à assembler le visage de Batman, le blessé ressentit un certain agacement.
— « OOOOOH mais c'est pas possible ! Lynda ramassa une pièce pour la énième fois. Quand je pense qu'j'en ai fait des énormes de ces trucs : cinq milles, sept milles voir neuf milles pièces ! Et j'galère comme un porc à r'faire le portrait d'un gars en latex… Damn it ! Jura l'Hylophobe. »

Voyant que son patient n'était plus coopératif, la jeune femme mis fin à l'exercice et s'en alla non sans se moquer gentiment de lui. Ce dernier, fatigué par cette action pourtant simple, se dit qu'il était temps de se mettre au lit ; il était déjà dix-huit heures et il n'avait pas faim.

---------------

Il s'éveilla dans un endroit étrange. Bien qu'il ne fut pas aussi bizarre que ce qu'il avait pu voir de sa courte traversée de Dreamland. Tout son paysage n'était fait que de pièces de puzzle géantes.
« Même ce pays de mes deux s'fou d'ma gueule maintenant?! On aura tout vu. »

La plaine d'herbe était vide, une chance pour lui ; il n'était pas tard, les rêveurs ne devaient pas encore dormir. Comme il en avait pris l'habitude, il déchira le T-shirt vert moche qu'il portait et le noua comme il put afin de cacher l'aspect arborescent de son bras droit, non sans un rictus de douleur ; car bien qu'il put rebouger normalement, chaque mouvement le faisait encore souffrir. Il déambula donc en jean et basket moches pendant environ dix minutes avant qu'une des pièces du sol se soulève sous son pied et le déséquilibre. Il tomba à la renverse et regarda la pièce partir s'encastrer ailleurs en s’écriant :
— « Mais parce que ça bouge en plus c'te merde !! »

Il remarqua alors que beaucoup de pièces flottaient un peu partout, que le moindre caillou, le moindre arbre ou nuage se composait de gros morceaux dentelés qui, à leur bon vouloir, décidaient d'aller se balader. Cela avait pour effet, outre de faire tomber les voyageurs un peu distraits, de faire de ce lieu, aux apparences normales, un gigantesque patchwork de matières et de formes. Une fois remis de sa chute, Robert repartit, marchant toujours discrètement et surtout : prudemment.

Plusieurs heures s'étaient écoulée et Robert avait déjà finit la tête dans la pelouse plus d'une dizaines de fois, lorsqu'il entendit un cri aiguë suivit d'un bruit d'impact. Il s'approcha lentement de l'origine de ce cri, c'était tout près. Il aperçut d'abord un gamin d'une dizaine d'années, tout a plus. Ses cheveux teintés de blanc et son teint pâle donnait un impression étrange, ésotérique, mais appelaient la compassion. Il gisait au sol, les bras en étoile à côté d'une pièce de puzzle qui ressemblait à un nuage, elle avait dû se dire que tomber sur la tête de se garçon serait amusant. Dreamland, cet enflure.
Robert allait s'approcher de l'enfant, curieusement inquiet de son état, lorsqu'une silhouette se dessina un peu plus loin. Elle avait l'air de flotter au dessus du sol et surtout : elle avançait vite. Plus soucieux de sa sécurité que de l'état de l'enfant dans un premier temps, il profita d'un rocher placé à quelques mètres pour se dissimuler et identifier ce nouvel arrivant.
Un jeune garçon, tout ce qu'il y avait de plus normal, mais autour de lui flottait un étrange nuage. Celui qu'il identifia comme un de ces « voyageurs », comme les avait appelés le type de l'autre nuit, se pencha au dessus de l'enfant et commença à lui donner de petite claques pour tenter de le réveiller.
— « Hey... Gamin... Youhou... On se réveil... Youhou… Il entendit. »

Mais c'était ce nuage qui attirait son attention. Il le regardait intensément depuis quelques secondes lorsqu'il fut assailli par des images dans sa tête, le parasite recommençait à lui torturer l'esprit. Il ne comprenait pas ce qu'elles voulaient dire, mais une chose était sûre ; aux vues des spasmes de son bras, qu'il tentait de retenir avec l'autre, et de la douleur qu'il lui prodiguait : la chose qui l'habitait ne lui voulait pas du bien, à ce machin cotonneux.
Robert serrait les dents et essayait d'étouffer les petits grognements que la souffrance le faisait pousser, de même que son rythme respiratoire, qui ne faisait qu'accélérer.
Il devait se taire, ne pas se faire repérer, qui sait ce qui pourrait arriver si ils le découvraient et surtout, ce que lui pourrait leur faire…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Sam 1 Juil 2017 - 15:40

Timmy émergea peu à peu. Depuis combien de temps avait-il perdu connaissance ? Entre 10 et 30 minutes ? Moins? Plus ? Cela n'avait pas tellement d'importance tout compte fait. La priorité restait de faire un bilan des bobos, puis de se mettre en sécurité. Il se rappela s'être endormi avec l'intention de s'entraîner au combat, et quelques minutes plus tard il se retrouvait assommé par une pièce de puzzle...
Au fur et à mesure qu'il reprenait ses esprits, l'écolier réalisa que quelqu'un le baffait. Il essaya de protester, mais il était encore trop sonné pour ça. Il reçu encore quelques claques avant de se réveiller totalement.

-Aïe !Arrêtez !  

    On respecta sa demande et c'était déjà bon signe, on ne lui voulait pas du mal. Hum, non en fait, Dreamland ne permettait pas ce genre de conclusion hâtive. Le petit garçon se frotta les yeux, resta allongé quelques secondes puis releva son buste. Il retrouva vite ses sensations, ce qui fut inévitablement accompagné d'une terrible douleur au crâne. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas souffert de la sorte. Et tout ça à cause de quoi ? Un nuage-puzzle ? L'enfant avait à peine eu le temps de discerner ce qui lui était tombé sur la tête.

L'enfant-rat leva les yeux vers la personne qui venait de le sortir de son évanouissement. Le morpheur fixa l'inconnu et l'analysa du mieux qu'il pouvait. Il en tira les informations suivantes :
-grand (pour Timmy, tout le monde se révélait être grand)
-jeune, mais pas trop non plus
-voyageur
-cheveux rouges
-pas méchant

-Bonjour monsieur vous êtes qui ?

Cette simple question suffit à raviver la douleur dans sa boîte crânienne. Timmy maugréa intérieurement, pourquoi fallait-il souffrir dans un monde chimérique comme Dreamland ? Saleté de nuage pensa-t-il en levant les yeux au ciel.

-Haaaaaa

    Il mit les mains sur la tête et essaya de se protéger du nuage qui s'approchait en volant. Il patienta ainsi avant de réaliser que ce cumulus était différent des autres. En effet, l'amas de gouttelettes d'eau  en question ne ressemblait en aucun cas aux nuages-puzzle et faisait presque office d'ovni dans ce paysage. Loin de décrire une trajectoire rectiligne, le rebelle virevoltait autour des deux voyageurs. Il dégageait quelque chose, comme s'il était vivant. Timmy sourit bêtement à la vue de ce cumulus et en oublia presque son mal de crâne.

    Le regard du petit garçon se porta à nouveau sur son interlocuteur. Le voyageur aux cheveux rouges allait formuler une réponse à la question de Timmy, mais il se ravisa afin d'esquiver un morceau de puzzle qui sortit  d'un gros rocher. La pièce ainsi propulsée partit se loger sur un autre bloc de pierre situé quelques mètres plus loin. Le morpheur eut un petit frisson dans le dos ; il n'aurait pas su éviter le morceau de rocher-puzzle comme venait de le faire l'autre voyageur. A la place de l'inconnu aux cheveux rouges, il aurait encaissé le puzzle de plein fouet et serait certainement à nouveau tombé dans les vapes. L'écolier avait encore besoin de progresser s'il voulait un jour se sentir en sécurité dans Dreamland. Se sentir en sécurité dans Dreamland? Pas sûr que cela soit possible après réflexion.

    Rien de mortel pour le moment, mais cette zone restait dangereuse. L'enfant-rat se releva, prêt à esquiver un quelconque élément du décor qui déciderait de lui foncer dessus. A première vue rien ne s'approchait, les deux voyageurs pouvaient peut être reprendre la discussion...
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Lun 3 Juil 2017 - 9:48
Le petit revient à lui en me gueulant d'arrêter alors que j'essaye de le réveiller depuis même pas deux minutes. Au moins il va bien, même si il a l'air un peu sonné, d'ailleurs je remarque sur sa tête une bosse qui s'est déjà bien développée. Le fait qu'il se prenne la tête à plusieurs reprise me laisse à penser que cette dernière lui fait mal et je me met donc à la recherche de mon parapluie. Le plus étonnant avec celui-ci c'est que malgré sa taille il arrive des fois où je le sens pas avant de le chercher. C'est un peu comme si l'objet n'était pas là tant que je ne pense pas à lui. Aujourd'hui je le trouve en plongeant la main dans la poche intérieure de ma veste. Je défais la bandelette qui retient les baleines puis j'ouvre le tout en allongeant le manche télescopique avant de le poser sur le sol à côté de nous.

Alors que le gosse se redresse pour s'asseoir, je reste accroupi un genou à terre de façon à rester à sa hauteur. Pendant qu'il me détail du regard moi je vérifie que la neige du parapluie forme bien un petit tas sous ce dernier. Une sensation d'être observer me fait tiquer et un frisson me parcourt l'échine alors que je reporte mon attention sur le petit. Je me redresse en faisant mine de me dégourdir les jambes, mais regarder autour de nous et pour le moment je ne vois rien. J'entends juste la question que me pose le jeune voyageur et m'empresse de lui répondre mais il me coupe dans ma réponse en criant. Il semble soudain terrorisé à se couvrir la tête avec ses bras sans vraiment que je ne comprenne pourquoi, tout du moins jusqu'à ce qu'il ouvre un œil pour suivre le mouvement de Cloud autour de nous.

Sa peur s'explique quand je repense à la pièce de puzzle qui lui ai tombé dessus et semblait effectivement avoir la texture d'un nuage. Cela me fait sourire et je me baisse à nouveau pour être à sa hauteur avant de lui répondre.

- Je m'appelle Tommy et je suis voyageur. Le petit nuage c'est Cloud. Je plonge la main dans le petit tas de neige qui s'est créé sous la toile imperméable. J'en récupère un peu dans le creux de ma main et l'approche de sa tête pour la poser sur sa bosse. Ne bouge pas. Et toi com...

Une pièce de puzzle se soulève dans mon champs de vision et je ne peux m'empêcher de la suivre du regard au cas où et je fais bien. La pièce se met à léviter à un petit mètre du sol avant de foncer dans notre direction. Mon bras s'arque autour du crâne du jeune voyageur au cas où et j'attends le dernier moment pour bouger la tête pour ne pas le perdre de vue trop tôt. La sensation d'une présence que j'ai ressenti il y a quelques instant m'a laissé sur le qui vive et je me met à visualiser ce qui m'observais. Pas vraiment comme si je voyais un personnage ou une entité, mais j'arrive à situer la intention de la chose qui nous observe. Je demande au petit, comment il s'appelle, j'attends sa réponse, puis je me lève une bonne fois pour toute. Derrière le rocher d'où a volé la pièce de puzzle, pas de doute il y a quelque chose caché derrière.

- Bonjour, vous pouvez sortir de là. Je sais que vous êtes là.

J'hésite un instant à montrer à cette entité que je perçois ses intention, mais ce serait dévoiler un atout que je préfère garder dans ma manche.

- Si vous ne sortez pas, je viens vous chercher.

Peu de solutions et surtout, peu d'alternatives, si il sort je lui demanderais simplement qui il est en lui affirmant qu'il n'y a pas de raison de se cacher. Si par contre il décide de ne pas bouger ou même de fuir, je crois que je me mettrais à sa poursuite avec l'aide de Cloud sous forme cirrus. Après tout je n'ai pas vraiment de preuve qu'il ne s'en soit pas pris à Timmy, mais surtout je sais qu'il n'a pas que de bonnes intentions à notre encontre. Une fois sortie de sa planque je demanderais aussi au gamin si il connaît l'individu.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mar 4 Juil 2017 - 22:38
Même s'il était souffrant et concentré, Robert n'en demeurait pas moins sourd. Il avait seulement entendu ; car après qu'il eut remarqué que le gars ou nuage scrutait les environs, l'ancien soldat stoppa son voyeurisme, le bruit qu'il faisait et son agitation aurait d'ailleurs pu lui porter préjudice s'il avait continué à observer la scène. L'hylophobe suivit donc les tergiversations des deux jeunes garçons, habilement dissimulé derrière son rocher, et fut soulagé d'entendre le petit parler. Il ne comprenait, en outre, pas pourquoi, d'ordinaire si détaché, il se préoccupait tant de la santé de ce môme.

D'un coup, un vide dans le dos et une montée de stress supplémentaire : une des foutues pièces qui composaient le rocher qui lui servait de cachette dut ne pas trouver cette situation assez cocasse, et décida de la pimenter en partant à toute vitesse vers les deux garçons, occupés à discuter ; menaçant leur sécurité, d'une part, et son couvert, de l'autre. Heureusement, il eut le réflexe de se décaler. Cependant : il avait sans doute été visible une demi seconde. Et malheureusement pour lui, cela semblait plus qu'assez pour que les sens de Tommy… de mémoire…  le repèrent, partiellement en tout cas. C'était mauvais, très mauvais. La situation tournait mal, d'autant qu'il avait deviné être très inférieur à ce jeune homme. Il était coincé.
«  M'a pas vu… M'a pas vu… M'a pas vu… » Répétant intérieurement pour calmer l'anxiété qui montait en lui.

Il y eut un silence entre ses deux benjamins, jusqu’à ce que le grand demande son nom au petit. Timmy… Tommy et Timmy… Tymmo et… il ne savait déjà plus. Il avait fallu que les deux premiers voyageurs qu'il croise aient un nom similaire.
« Ah la nouvelle génération… » Pensa-t-il avec un brin d'amusement et de déception.

Il fut très vite interrompu dans sa réflexion par une voix, celle de… Pas grave, le grand quoi,  qui lui demandait gentiment mais fermement :
— « Bonjour, vous pouvez sortir de là. Je sais que vous êtes là. »

« Eeeeeeeeet merde ! » Pensa Robert, serrant les dents, autant de douleur que de mécontentement.

Il était en mauvaise posture, il ne pouvait plus garder le silence maintenant qu'on le savait là, cela aurait poussé son interlocuteur à s'approcher, et c'était hors de question ! Que répondre, rien n'était sur, son esprit était embrouillé par les assauts psychiques de ce satané bras, il devait être prudent car certains de ses mots pouvaient ne pas être réellement les siens et face à des étrangers, visiblement plus forts que lui, cela pouvait être dangereux…
— « Le petit… Il va bien ? » Se rendant compte que sa voix prenait un ton grave et tiraillé par la douleur qui courait à la liaison du parasite et de son corps. Mélangé à son accent anglicisé, cela sonnait de façon assez singulière.

Il se dit que cela prouvait malgré tout ses bonnes intentions.
— « Excusez moi… les jeunes… J'voulais pas… vous… espionnez. J'vous… J'vous veux pas d'mal… Mais j'peux pas… J'peux pas sortir. » Son bras bougeait de plus en plus et garder ses esprits devenait ardu.

Il pensait s'en être plutôt bien sortit. Ils ne devraient pas courir de danger cette nuit à cause de lui.
— « Si vous ne sortez pas, je viens vous chercher. »
— «  NON ! Surtout… Surtout ne viens… Pas ! Ça pourrait… Être… Dangereux… Pour vous deux. J'ai… j'ai déjà fait assez de… de mal ! » Sec, un peu trop, sur le début ; triste sur la fin.
« Crap ! T'approches pas petit, t'approches pas » Pensant les yeux fermés, mordant ses lèvres. Ce gamin devait percevoir quelque chose… Le bras peut-être…

Robert n'avait pas suivi l'invective du gars au nuage et ce n'était pas bon. Il entendit quelques pas dans sa direction, très doucement. Il devina qu'il s'agissait du grand. Que faisait le petit au fait ? A vrai dire, Robert s'en fichait, du moment que ce bambin était en sécurité loin de lui.
Plus l'autre s'approchait, plus le parasite l'assaillait, les images que recevait Robert étaient sans sens précis, mais il put déduire une chose de ce contact mentale : « Il » avait faim…
— « I SAID FREEZE ! DON'T MOOVE FORWARD ! Il cria sous la douleur, sans même porter attention à la langue dans laquelle il s’exprimait. Le nouveau voyageur se tortillait dans tout les sens, labourant le sol des ses talons. C'est… pour vôtre sécurité… Il… J'ai… Faim… » Sa voix n'était presque plus la sienne sur les derniers mots, malgré qu'il fut encore maître de lui.

Cette première rencontre s’annonçait… très mal…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Jeu 6 Juil 2017 - 23:06

Le dénommé Tommy avait sorti un parapluie de sa poche. À quoi allait-il servir ? Le voyageur comptait réellement se protéger d'une pluie de puzzle avec un objet de ce genre ? Non, évidemment, on était dans Dreamland. Le parapluie généra donc le plus naturellement du monde de la neige qui fut ensuite appliquée sur la bosse du petit garçon. Timmy se relâcha, soulagé d'un poids. La bosse naissante n'en restait pas moins gênante, mais la glace avait le mérite d'atténuer la douleur. Un nuage, un parapluie, de la neige, ce Tommy avait un pouvoir assez atypique. Le garçonnet s'autorisa 5 secondes pour maudire intérieurement Dreamland. Pouvoir du dragon, contrôleur d'électricité, homme-invisible, la liste était interminable, pleine de capacités alléchantes. Et qu'est ce que l'écolier avait pioché? Une transformation en rat, super.

    Retour à la "réalité", le voyageur aux cheveux rouges se concentrait, à la recherche d'une chose dont Timmy n'avait même pas capté la présence.

-Bonjour, vous pouvez sortir de là. Je sais que vous êtes là.

    S'en suivit un échange verbal entre Tommy et un inconnu. L'inconnu en question se dissimulait derrière un rocher et ne semblait pas décider à bouger. La scène avait une allure de western, les pistolets en moins. Le voyageur et son nuage commencèrent à avancer vers le rocher. Un peu effrayé, l'écolier suivit le mouvement en conservant une distance de sécurité de quelques mètres
    Depuis sa cachette de fortune, l'étranger formulait des phrases plus ou moins compréhensibles. Telle une bête apeurée, il criait des avertissements qui sonnaient presque comme des menaces. Il y avait quelque chose de contradictoire dans l'attitude et les paroles de cet… cet homme ? Créature ? L'être  tapis derrière le rocher pouvait revêtir n'importe quelle apparence. Et le garçonnet avait une grande imagination, ce qui acheva de l'affoler.

-C'est... pour votre sécurité… Il… J'ai faim...

    La créature abritée derrière le bloc de roche n'avait définitivement rien de rassurant. Timmy cessa d'avancer, laissant à Tommy le soin de se faire dévorer tout seul. Si l'inconnu attaquait, l'enfant-rat déguerpirait sans demander son reste. Si au contraire, l'étranger se relevait être sympathique (Timmy en doutait fortement), l'écolier rejoindrait le voyageur au nuage en essayant de masquer son appréhension.

    Tiens, le sol était beaucoup plus proche tout à coup. Le morpheur connaissait très bien cette sensation. Il jeta un coup d’œil à ses pattes afin d'en avoir la confirmation : il s'était transformé en rat. Cela arrivait de temps en temps sans que le voyageur ne le souhaite réellement, lorsqu'il était exposé à une angoisse inhabituelle. Il avait vaincu sa peur des rongeurs en devenant lui même un rat et peut être que ce vieux réflexe venait de là. Mince, le garçonnet croyait pourtant s'en être débarrassé. Ce n'était pas grave après tout, il était un peu plus discret et rapide sous cette forme (c'était faux, il n'était pas plus véloce, mais voir le sol défiler sous ses yeux lui donnait une impression de vitesse).
   

    Concentré sur le potentiel adversaire en face de lui, Tommy ne s'était pas encore retourné. Comment réagirait-il en découvrant la disparition de l'enfant, remplacé par un grand rat gris ?
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mar 11 Juil 2017 - 2:10
C'est doublement une première pour moi. Je rencontre un voyageur dont je perçois vraiment la "puissance" ou en tout cas ce qui semble être son énergie et en plus je croise un voyageur avec un accent de ouf malade. D'habitude cela ne me vient pas en tête une seconde de savoir d'où vient un voyageur, mais là, ce sent au moins qu'il est anglophone. Mais tout cela ne va pas m'empêcher de tenir ma parole, même pas sa voix grave qui semble être celle d'une plus âgé que moi. Il prend des nouvelles du petit, j'ai envie de lui demander si il le connait pour s'en inquiéter, mais je m'abstiens car après tout j'ai fait comme lui. À moins que ce soit lui qui n'ai balancé la pièce de puzzle au petit, mais dans ce cas pourquoi s’inquiéterait-il de son état ? Des questions et des suppositions me tournent dans l'esprit pendant que je réfléchis à toute vitesse.

Il se met à s'expliquer sur les non-raisons de sa présence, mais semble avoir du mal à s'exprimer, ou a organiser ses idées, mais la sensation de danger ne veut pas me quitter. Je lance donc ma seconde réplique pour le faire sortir. Je voudrais au moins savoir à qui j'ai à faire, même si ce dernier pas agressif ou réellement mal intentionné, mon n'instinct n'a jamais été infaillible et je peux me tromper. Mais malgré ma demande il n'est pas vraiment enclin à se montrer apparemment et ce pour des raisons qu'il n'exprime que par énigme... Le pire étant qu'il n'a pas l'air de contrôler son flux de parole et ses intonations sont aléatoires, comme un sportif à bout de souffle. Ma décision est prise, ce personnage m'intrigue réellement, bien plus que la présence que j'ai ressentie ne me fait frissonner. Il va donc falloir lui prouver que l'on ne cours aucun risque et qu'il peut sortir. Après-tout, si il ne veut pas nous faire de mal, il n'y a pas de raison pour qu'il nous en fasse. Mais je n'ai pas fait un pas que plusieurs pièces de puzzle imposantes qui composaient le sol se partagent plusieurs centaines de pièces plus petites.

L'amoncellement de morceaux dentelés s'étend d'abord avant de se compacter pour prendre forme. Les pièces s'articulent pour former un corps qui n'a pas fini se dessiner qu'il est déjà en train de marcher vers la voix de tout à l'heure. Il me faut plusieurs secondes pour que je comprenne ce qui est en train de se passer (en réalité, je n'y comprends rien du tout), pour me souvenir que ce royaume, comme tout les autres, peut être dangereux. C'est à ce moment là que je repense au petit qui venait de se réveiller. Comment ai-je fait pour l'oublier aussi rapidement. Être aux aguets pour ma propre sécurité, me l'a complètement fait sortir de la tête. Et avec un magnifique 180 sur moi-même en regardant tout autour de moi je cherche le petit et ne peux retenir un cri en croisant le regard d'un rat de presque 1m. Un sursaut qui me fait presque tomber par terre. Enfin presque... Il me fait presque tomber, mais mon parapluie et la neige que j'ai laissé au sol, eux, réussissent à me faire tomber. Je me prend le talon dans le monticule de flocons et l'autre pieds se perd dans les baleines du parapluie.

Étalé sur le dos, la tête en arrière j'observe le golem puzzle marcher au plafond. L'autre planqué lui crie de se figer et de ne pas approcher, mais cela ne semble pas impressionner cette créature qui continue de progresser malgré tout. Il continue de mettre en danger tout ce qui l'entoure, je me demande si il a remarqué la créature. Tout cela est particulier, et le fait qu'une créature puzzle soit en train d'absorber un rocher qui s'agglomère autour de son bras. Ce qui réduit à néant la planque d'un adulte, assied par terre se tortillant d'une étrange façon. La seule chose qui m'attire l'œil c'est son bras dont la main est confinée par un bout de tissue. Le golem lui après s'être débarrassé du rocher puzzle temps son bras le plus frêle vers l'homme, créature ou quoi que ce soit, sans rapidité ni agressivité palpable. J'en profite pour détourner le regard et me redresser sur mes bras. Le rongeur est toujours là, pas loin de moi et je m'habitue à le regarder, mais par contre le petit lui semble bel et bien avoir disparue, mais se pourrait-il que...

- hmm... Gamin ?... C'est toi ?
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mar 11 Juil 2017 - 17:51
L'esprit de Robert semblait une coque de noix, voguant difficilement sur les crêtes gigantesques des vagues, que formait le flot violent et ininterrompu des pensées du parasite. Ballotté de tout côtés, nôtre barbu souffrait et se sentait aspiré, écrasé mentalement au contact d'une force magique extérieur, qui grandissait à force que les pas derrière lui approchaient. Mais il s'accrochait, pour la sécurité des deux garçons, dont il était séparé seulement par son dossier minéral.
C'est d'ailleurs au moment où Robert le pensait, qu'il put sentir un courant d'air chatouiller sa nuque, déjà couverte d'une pellicule de sueurs, qui la faisait coller à ses cheveux. Une rapide torsion du tronc lui révéla une vérité encore plus horrible qu'il ne l'avait imaginée : ce n'était plus un rocher mais un énorme golem qui était entre lui et eux ; les pièces qui composaient autrefois son abris se trouvaient maintenant au bout des doigts de son énormes main, pointée vers lui. Trois, quatre mètres de haut ? Peut-être plus, étant donné que de nouvelles pièces venaient toujours compléter ce colosse, tel un arlequin dantesque. Robert était totalement tétanisé de surprise, réduit à un légume que cinq doigts immenses s'apprêtaient à arracher.
L'ancien soldat aperçut ses deux benjamins entre les jambes de son agresseur, qui n'était pas si agressif que ça d'ailleurs. Il vit le grand au cheveux rouges tomber magistralement sur un parapluie et un tas de neige assez incongru ; le gamin n'était plus là, à sa place se tenait un rat, un énorme rat gris. Robert n'eut pas le temps de réfléchir plus que cela, ses yeux retournèrent à la paume du géant, maintenant ouverte à un mètre de son visage.
« COUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURES !!! » Une petite voix intérieur aussi irritante que raisonnée.

Au lieu de bouger, de prendre ses jambes à son cou pour tenter de passer quelques nuits de plus à Dreamland, l'Hylophobe sourit bêtement, un reflet nouveau dans les yeux. La succession d’événements rapides et intenses avait affaibli sa concentration, laissé une petite brèche dans la muraille de sa volonté ; le parasite était entré comme un bélier par cette petite ouverture, faisant perdre ses esprits à son hôte.
— « Parfait ! » D'une voix qui ne sonnait pas comme la sienne.

Robert était encore là, mais il avait l'impression de faire les choses contre son gré ; spectateur et acteur de ses actions. Son bras gauche tira le tissu qui dissimulait son bras, sa jambe droite recula, prenant appuie dans la terre meuble d'une pièce, qui n'avait pas décidé de rejoindre ses semblables ; le bras droit s'arma, coude en arrière, poing fermé, et souriant de plus belle, Robert fit une légère et rapide extension, attrapant à pleine main l'index du golem. Instantanément, son pouvoir s'activa, il eut mal, très mal.
— « Haha… Hahahaha… HAHA ! » Riant, entre joie et douleur, c'était un spectacle effrayant de voir tout ses muscles se congestionner et sa poigne se resserrer, jubilant de souffrance.

Le parasite s'étendait aussi bien sur les pièces du géant, visiblement surpris de son sort, que sur la peau luisante de Robert. Tout devenait bois, une progression lente mais destructrice. Cinq, six, sept secondes ; les yeux injectés, les spasmes dans l'épaule, dans les abdos, dans les cuisses ; huit, neuf secondes et les doigts qui craquent lorsque la pression se relâche.
Robert fut libéré de son étreinte psychologique à ce moment, tombant les genoux au sol, les bras ballants, la bouche ouverte, les yeux révulsés. Tout son corps n'était que souffrance et il s’écroula, inconscient.
Le géant, une fois lâché, vit toute la partie intérieur de sa main (soit un peu plus d'un mètres carré), tomber inanimée. Les pièces, visiblement destinées à retourner à leur place en temps normal, restèrent parfaitement inertes autour du corps de l'Hylophobe, qui l'était tout autant. Le colosse resta d'abord sans comprendre, avant de simplement soulever son poing gauche fermé au dessus de nôtre barbu. Visiblement il était énervé, et il fallait le comprendre, qui n'avait jamais été hors de lui en perdant les pièces d'un puzzle ?
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Jeu 13 Juil 2017 - 19:00
- hmm... Gamin ?... C'est toi ?

La question de Tommy aida le morpheur à reprendre ses esprits. Sans quitter la scène des yeux, il répondit au voyageur.

-Ha, heu oui oui c'est toujours moi.

L'enfant-rat restait immobile, absorbé par la contemplation de l'immense monstre-puzzle. De mémoire, il avait rarement approché de si prêt une créature aussi imposante.
   
    En plus du golem, Timmy découvrit enfin l'inconnu qui se dissimulait jusque là derrière un rocher. Ce dernier s'était enfin extirpé de sa cachette (ou pour être plus précis, sa cachette avait été arrachée du sol).
    Mais passons les détails, l'étranger en question se révéla être un voyageur. Du moins, c'est ce qu'en déduisit le petit garçon grâce à  son « test des oreilles ». L'inconnu avait des oreilles rondes, il s'agissait donc sûrement d'un voyageur. Loin d'être infaillible, il s'agissait néanmoins de la meilleure technique que l'enfant avait à sa disposition pour différencier créature des rêves et être humain.
    Alors qu'il continuait à aspirer des morceaux de puzzle autour de lui, le golem décida d'attaquer le fameux inconnu. Après un moment d'immobilité, l'homme esquiva la frappe du golem. Animé d'une rage soudaine, il arracha sa manche pour laisser apparaître un bras-écorce. Avec détermination, le voyageur attrapa  un doigt du golem et s'y accrocha plusieurs secondes. Puis, sans raison apparente, l'homme au bras en bois s'écroula. Il ne fut pas seul dans sa chute car la main du monstre-puzzle tomba également au sol.

    Timmy observait toujours la scène avec une certaine incompréhension. Pourquoi le voyageur s'était attaqué à une créature qui faisait trois fois sa taille ? Lui qui semblait si instable et hésitant derrière son rocher, voilà qu'il s'était transformé en guerrier à la motivation implacable. Certes le colosse de puzzle ne semblait pas très vif, mais il fallait une sacré confiance en soi pour l'approcher ainsi. Et à entendre les rires qui émanaient de sa bouche, l'homme au bras en bois prenait du plaisir dans une telle situation. Ce type était inquiétant. À vrai dire, l'enfant-rat était tout aussi craintif à la vue du golem que de cet étrange voyageur.

    Énervé par la perte de sa main droite, le golem leva son gigantesque bras gauche. Sans doute s'apprêtait-il à abattre son adversaire. Tant mieux, cela ferait un danger en moins. Le petit garçon ne voulait pas penser une telle chose. Ce n'était pas rationnel, totalement contraire aux bonnes mœurs qu'on lui enseignait dans la vie réelle. Pourtant, depuis qu'il était à Dreamland, il avait fréquemment ce genre de réflexion. Peu importe que des inconnus meurent si cela l'aidait à passer des nuits plus paisibles. Il était… terriblement égoïste.
    Mais le golem n'écrasa pas le voyageur de son poing. Il releva soudain sa main partiellement amputé et conserva ses deux bras levés vers le ciel. Sorte de gendikama du pauvre, la créature appela à elle les morceaux de puzzle environnant afin de se réparer. Dans un rayon d'environ 10 mètres autour de lui, de petits morceaux de puzzle vinrent se fixer. Ils s'encastraient au niveau du dos, de la poitrine et des différents membres du golem afin de boucher les quelques trous qui restaient sur son corps. La paume de sa main quant à elle, fût comblée par une grande pièce de puzzle.

    Et bien sûr, cette grande pièce de puzzle se trouvait sous les pattes de Timmy. Le rat s'excusa intérieurement pour toute ses mauvaises pensées, espérant ainsi enrayer le mouvement de la pièce qui s'envolait sous ses pattes. Effort inutile, le morceau de puzzle montait toujours plus haut et se dirigeait inexorablement vers les bras tendus au ciel du golem. Si le morpheur avait eu plus de réflexes, sans doute qu'il se serait jeté au sol. Mais perdu sans ses petites pensées, paralysé par le peur, il avait été bien trop lent à réagir. La pièce avait rapidement pris de la hauteur et sauter n'était plus envisageable.

-Au secours, aidez moiiiiiiiiiii !!

    Tandis qu'il luttait afin de conserver son équilibre, la pièce continua sa progression. Elle réalisa son atterrissage sur la paume du golem qui était toujours tendue vers le ciel. Le puzzle volant s'encastra avec propreté et ne fit bientôt plus qu'un avec la créature.

La situation était donc la suivante : un titan de puzzle de plus de 3 mètres de haut, les bras pointés vers le ciel. Aux pieds du monstre, un étrange voyageur incapable de bouger. Porté au ciel comme une offrande, un rat. Et non loin de là, un autre voyageur épaulé par un nuage magique.

    Depuis son perchoir, Timmy activait ses neurones et cherchait désespérément un moyen de survie.  La paume de main du golem était suffisamment large pour accueillir l'enfant-rat. Stabilisé à l'aide de ses quatre pattes, il n'avait aucun risque de chuter tant que la créature conservait cette position. Mais dès que le golem aurait terminé d'appeler les morceaux de puzzle à lui, il ne tarderait certainement pas à se déplacer. L'objectif du petit garçon était avant tout de trouver un autre perchoir. Si la main du monstre se refermait sur lui, il ne donnait pas cher de sa peau. Toujours sous sa forme de rat, il approcha du vide et jeta un œil en dessous de lui. Si le sol était définitivement trop éloigné pour envisager un saut, les épaules et le dos du golem se situaient à une distance correcte. De plus, ils semblaient offrir un espace relativement stable. Pas le temps de tergiverser, le rongeur s'élança dans le vide. Il atterrit avec maladresse sur l'épaule droite du colosse. Le contact avec le support raviva sa douleur crânienne, mais cela restait dans le domaine du supportable. Le petit voyageur chercha un point d'appui stable et inséra ses petites pattes à la jointure de différents morceaux de puzzle. Bien que loin d'être écarté, le danger qu'il courait se faisait moins imminent. Timmy n'avait pas fait attention à ce qu'il se passait en dessous de lui. Sans grand espoir, il pleurait à moitié et priait pour que l'on vienne le sauver. Le golem, quant à lui, ne semblait même pas avoir décelé la présence d'un intrus sur ses épaules. Toujours concentré afin d'attirer de petits morceaux de puzzle à lui, il conservait sa position, comme en transe.
    Mais les trous dans le corps du titan se faisaient de plus en plus rares, nul doute qu'il ne tarderait pas à se remettre en branle...
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Sam 29 Juil 2017 - 16:50
La réponse du rat me rassure. Il s'agit bien du petit qui s'est transformé et j'ai l'impression qu'il ne l'a pas vraiment décidé, surement un jeune voyageur. En même temps, avec son âge... Enfin bref, je retourne à l'affrontement qui se tient en face de moi. Le changement d'attitude du mec bizarre derrière son rocher est radicale, passant de la peur à l'assurance en tenant tête à ce tas de pièces qui a prit vie. Il s'est relevé et semble avoir entrepris de contre-attaquer face à son adversaire. Le résultat est quasiment immédiat, un cri de douleur intense, accompagné par une chute de pièces de bois qui tombent au sol. L'homme, après cette action ne semble plus réagir alors que le Golem lève les bras au ciel. Un appel de puissance auquel répondent les pièces de puzzle environnantes.

Il y'en a une tout particulièrement qui s'envole en me soulevant le haut du buste. Trop hâte pour que mon corps suive je finis par retomber sèchement sur le sol en lâchant un soupir de surprise. Je n'ai eu que le temps de voir qu'il manque une partie de sa main à ce monstre en pièces détachées, surement le coups que lui a porté le voyageur au rocher. Personnage de l'histoire dont je ne vois plus que le bas du corps, le reste étant caché par la créature. J'imagine que le cri de douleur venait de lui après avoir donné un coups de poings dans cette chose qui devait être plus dur que prévu. Mais son coups a été assez fort pour faire tomber des une partie des pièces qui le constituent. N'a-t-il pas de pouvoir pour y aller au culot comme cela ?

Je profite que toute mon attention soit tournée vers eux pour me rendre compte que la pièce de puzzle qui était derrière ma tête atterrie directement sur la paume blessée du golem. Mais surtout c'est un rat terrifié qui se retrouve au creux d'une mains qui pourrait facilement l'écraser. Mes réflexions cessent et je me met en action, en un instant je suis debout. Laissant mon parapluie cassé derrière moi, je calle le tissu de mes gants entre mes doigts et je m'élance. J'ai l'impression que tout s'accélère et mes pensées avec. Je jette un dernier regard aux éléments du décor autour de moi avant de me fixer sur ma cible, le genoux de cette entitée. Toujours bloquée avec les mains au ciel, elle est presque totalement reconstituée et va bientôt pouvoir repasser à l'assaut, ce qui ne doit pas arriver.

D'un bond je prend appuie sur une pièce de roche qui vient de quitter le sol, avec ce surplus de hauteur et de vitesse j'entame le combat. Ma jambe droite tendu après m'avoir projeté vers l'avant, en lançant mon buste sur le côté je lance mon pied dans un grand arc de cercle. L'impact est douloureux. Je ne sais pas de quoi exactement sont composés les pièces de son genou, mais ma cheville en tremble quand je repose pied à terre. La pièce que j'ai frappé s'est divisés en d'autres plus petites dont deux où trois à peine se sont délogés de leur emplacement. L'articulation est donc en parfait état de marche ce qui m'énerve légèrement. Comment à fait l'autre vioc pour lui pulvériser la paume de la sorte ?

Cette fois-ci je sort les grands moyens et fait entrer Cloud dans la partie. Le cumulus se divise en deux en un instant et se jette sur mes points comme un loup sur sa proie. J'en fait de même en m'agenouillant entre les jambes du géant pour frapper son autre genoux avec mon poing. Le coups est encore moins efficace que le précédent, mais par chance ce n'était pas mon but. Je tourne la tête vers la cible de ma toute première attaque et y mon second Arcus. Après une seconde durant laquelle je m'assure d'être stable mes deux extremités nuageuse s'étendent dans un même mouvement. L'articulation droite du géant rompt quasi immédiatement créant un flux soutenue de pièces multicolores qui tombent inertent au sol. La jambe gauche, elle, pivote de quatre-vingt-dix degrés avant de se plier.

Le buste du colosse suit le mouvement et pivote vers la gauche, mais l'absence d'appuie à droite le fait tomber jusqu'à ce que son poignon ne touche le sol pour lui servir de béquille. Je me retrouve avec des restes de golem jusqu'à la taille, ainsi qu'une entre-jambe de golem qui me bloque à terre et j'ai un peu de mal à me sortir de là. J'essaye de me repérer pour avoir des informations sur l'état de santé du gamin ou même de l'anglais bizarre, mais je tourne le dos à ce dernier.

- Gamin ! Tu vas bien ?? Je me retourne tant bien que mal avec les pièces qui me bloque pour me tourner tant bien que mal vers l'autre voyageur. Et toi l'anglais ? Tu t'en sors ?

Les Arcus au bout de mes bras se sont rétractés et je descends mon poings droit aussi bas que le monticule de pièces en tout genre me le permet. Le nuage de ma mains gauche vient grossir son jumeau alors que j'arme une droite que j'aimerais puissante. Cependant j'attends une réponse des deux autres ou au moins un signe de vie pour pouvoir frapper juste au-dessus de moi dans ce qui pourrait être les parties de ce monstre. Avec l'envergure de Cloud, si j'arrive à traverser son corps comme j'ai explosé son genoux droit, je vais littéralement le trancher en deux. Si il est plus résistant il va juste faire un vol plané et s'écraser au sol, on aura toujours le temps de prendre la fuite ou de se regrouper.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Jeu 3 Aoû 2017 - 21:50
Lorsqu'il rouvrit les yeux, Robert roula immédiatement sur le ventre, tenant son cou de la main gauche, sa jumelle de bois la couvrant ; cette douleur il s'en souvenait, comme la première nuit où ce maudit pouvoir s'était déclenché. L'hylophobe savait très bien que le bois s'était étendu ; vulnérable de plus en plus, conscient à l'inverse, nôtre homme commençait à comprendre comment fonctionnait cette chose. Ses doigts inspectaient le bas de sa joue, sentant l'écorce sous la mousse fraîche qui avait remplacé sa barbe. Les picotements qu'il ressentait indiquaient un pectoral à demi-contaminé, une colonne comme prochaine victime de l'utilisation du pouvoir, son oreille également menacée de la sorte avait plus de chance que son cou, seule la moitié gauche étant encore humaine. Les dents serrées à en broyer les os de sa mâchoire, couchant les brins d'herbes, délicats dans leur caresse verdoyante, à chacun de ses souffles rauques ; les membres lestés des boules d'aciers de ses courbatures mais libre mentalement, enfin. Robert arqua le coup pour apercevoir sa gigantesque victime, les bras levés comme une mauvaise interprétation de Sangoku dans quelques films 3D de mauvaise facture. La main qu'il lui avait disloquée commençait à se reformer bien malgré le parasite. Ce gros tas avait en effet remplacé les pièces contaminées, retrouvant la capacité de se reformer ; le bidasse qui croyait leur avoir donné un avantage, déception certaine.
— « Salaud…  » Marmonnant

— « Au secours, aidez moiiiiiiiiiii !! » La voix du petit, mais sans le petit…

Robert plongea promptement dans les remous opaques de sa mémoire, le plus grand qui chute et le petit disparu… Mais il y avait un rat, non ? Le même que celui qui se trouvait maintenant à quatre mètres de haut. Un mouvement de tête en direction du grand dadet aux cheveux rouges : seul et de nouveau les fesses à terre à cause d'une pièce dissidente, conforta nôtre barbu dans son idée : le gamin était bien un voyageur, un morpheur-rat, qui aurait bientôt peur du vide si il ne l'aidait pas a descendre de son perchoir.
— « Oh merde le gosse ! » Se relevant aussi vite qu'il pouvait.

Comment était-il monté ? Vaste interrogation que celle-ci, mais un autre plus importante trottait dans sa tête comme lui vers le colosse : pourquoi ? Chaque pas le faisait souffrir, son cou et son dos l'élançaient régulièrement, le contrôle de son bras droit résumait le mot « torture ». Alors pourquoi s'obstinait-il à aider ce petit lorsque l'armature de son corps tout entier menaçait de lâcher à chaque instant  ? Il pourrai laisser le grand s'en occuper mais il ne le voyait pas derrière la masse de pièces mouvante et dangereuse, qu'il avait méchamment mise en pétard.  Le petit nuage qui l'accompagnait se cachait tout aussi bien que son maître. Peut-être lui était-il arrivé quelque chose, si tel était le cas, il ne se le pardonnerai jamais… Ce qui l'occupait le plus pourtant, c'était le petit, le pauvre… Mais pourquoi avait-il autant de pitié ? Ça ne lui ressemblait pas. L'ancien soldat passa ses questions à la trappe, ils étaient jeunes après tout, leur vies ici se devaient d'être longues et c'était une raison suffisante pour les aider !

Arrivé à deux mètres du puzzle vivant, Robert se fit spectateur d'une démonstration de puissance impressionnante, alors qu'il vit le plus grand exploser le genou droit de la créature en un tas de pièces inutiles. Il valait mieux l'avoir de son côté ce garçon… Cachant ses yeux en un pur réflexe, le déséquilibre de leur gigantesque adversaire était trop voyant pour lui avoir échappé. Ce dernier faisait dos à nôtre homme, un genou au sol ; c'était sa chance. Le grand était coincé sous le monstre-puzzle, il s'était mis en danger pour eux, gâcher cette chance serait dramatique.
Dans l'oublie pur et simple de ses sensations, porté uniquement par son but, Rober toucha une pièce de ce qui semblait être l'arrière train du géant. Un fois majoritairement recouverte d'écorce, il donna un violent coup de poing en plein milieu. La roche qui la composait était dure, mais affaiblie par le parasite elle se divisa et une bonne vingtaine de pièce plus petites chutèrent, le choc se répercuta dans tout le bras droit de l'Hylophobe. Il s'agrippa au trou et se souleva, profitant d'un second plus haut, sur le bassin de son mur d'escalade ésotérique. Calant son pied dans le trou qu'il avait créé, se hissant au dessus du sol, il réitéra l'opération aussi vite qu'il put. En araignée au milieu du dos de ce monstre patch-work, l'appuie qu'il creusa avec son poing révéla à ses yeux étonnés un boule tournoyante, puzzle sphérique coloré semblant maintenir le corps minéral en branle. Trop petit pour l'atteindre cependant, il conserva l'information et reprit son ascension interminable. Il sentait le dos onduler comme lors de l'action des muscles brachiaux, malgré l'inexistante de ceux-ci, le support instable le freinait et il n'osait imaginer ce que les bras de ce monstre pouvait faire au jeunot coincé dessous, il se hâta encore d'avantage.

— « Gamin ! Tu vas bien ?? » La voix de Tommy.

L'autre lui cria une réponse, mais nôtre barbu n'y prêta aucune attention.

— « Et toi l'anglais ? Tu t'en sors ? » Surprenant

— « Occupe le deux minutes, j'suis monté chercher le p'tit ! Y'a une boule au milieu du torse de c'machin, j'crois que ça fait bouger le bordel, trouves une solus pour l'exploser, pendant que j'grimpe, à mon signal tu fait pèter ! » Criant

L'hylophobe ne savait pas si Tommy le voyait, peut-être au moins l'avait-il entendu maintenant. Timmy, lui, devait le regarder depuis un moment mais il  n'avait pas fait attention ; il arrivait à son niveau de tout manière. Frappant l'arrière du crâne du géant et s'y accrochant, il regarda le petit dans les yeux, lui tendant la main droite. Sans faire attention, la totalité des pièces qu'il avait contaminées représentaient tout de même un autre mètre carré, la moitié de son dos était donc maintenant de bois, de même que son visage, l'arrête du nez comme frontière de chaire à cette maladie arboricole. La sclérotique de son œil droit était noire, l'iris brillait d'un vert mystérieux alors que sa barbe n'était que mousse. L'intérieur de sa bouche se boisait aussi bien qu'une partie de ses cheveux longs volants au vent.
— « Attrapes ma main petit ! Dépêches toi, il peut m'atteindre ici ! T'vas monter sur mes épaules et j'te promet qu'on descendra en sécurité, Ok ? Ais pas peur, j'te veux pas d'mal mais dépêches toi s'tu veux pas qu'on y reste ! » Rassurant, essayant du moins.

Il sentait l’immense épaule gauche bouger et le bras se lever derrière lui. Il espérait vraiment que ce garçon prendrai sa décision vite…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Lun 7 Aoû 2017 - 18:49
Toujours sur l'épaule droite du golem, le rat s'agrippait de toutes ses forces. Depuis son perchoir, il voyait avec précision tout ce qui se passait aux alentours. Il n'avait donc pas manqué la charge de Tommy, qui venait tout simplement de pulvériser le genou droit du golem. La créature de puzzle avait dangereusement tangué et le petit garçon avait bien cru finir écrasé. Heureusement, le monstre avait retrouvé une position plus ou moins stable.

-Occupe le deux minutes, j'suis monté chercher le p'tit ! Y'a une boule au milieu du torse de c'machin, j'crois que ça fait bouger le bordel, trouve une solus pour l'exploser, pendant que j'grimpe, à mon signal tu fais péter !

    Concentré de l'autre côté, Timmy n'avait même pas remarqué le voyageur au bras végétal qui escaladait vers lui. Il montait par à-coup, créant lui-même ses prises dans le corps du golem. Le petit garçon aurait certainement trouvé cela très classe s'il n'était pas aussi effrayé par le voyageur en question. Que cherchait-il à faire ? Il grimpait avec détermination, mais ses mouvements semblaient maîtrisés, bien plus que lorsqu'il avait attaqué le golem tel un sauvage. Souhaitait-il du mal à Timmy ?

    Au fur et à mesure que le mystérieux voyageur avançait, l'enfant-rat percevait de mieux en mieux son… Ennemi ? Allié ? Bourreau ? Quoi qu'il soit, le voyageur n'inspirait pas la confiance. Son bras n'était finalement pas la seule partie de son corps faîte de bois. En effet, la moitié de son visage était également recouverte d'écorce, ce qui achevait de donner une image inhumaine au voyageur.

-Attrapes ma main petit ! Dépêches toi, il peut m'atteindre ici ! T'vas monter sur mes épaules et j'te promet qu'on descendra en sécurité, Ok ? Ais pas peur, j'te veux pas d'mal mais dépêches toi s'tu veux pas qu'on y reste ! 

    Encore une contradiction entre les paroles de cet homme et l'image qu'il dégageait. Timmy savait de moins en moins ou donner de la tête. Il avait pourtant déjà rencontré des créatures très sympathiques avec des attributs bien plus repoussants, pourquoi avait-il aussi peur de ce voyageur ? De plus, ses parents lui répétaient souvent de ne pas juger sur l'apparence. Mais ses parents ne connaissaient pas Dreamland. Ses parents n'étaient pas là. Malgré les différents qu'il avait  avec son père et sa mère, le petit garçon souffrait en permanence de leur absence dans le monde des rêves. Que faire ?
    Le sol trembla, ou peut-être qu'il s'agissait seulement du golem. Le rat s'en moquait, il voulait juste partir d'ici. Il avait trop peur pour sauter. Trop peur pour attraper la main en bois de cet inconnu. Il appréciait tellement Dreamland… pourquoi toutes ces dernières nuits étaient aussi chaotiques ?

    Inconsciemment, le morpheur avait reculé de quelques pas afin d'échapper à la poigne de son potentiel agresseur. Il se trouvait maintenant au bord du vide, ce qui lui rappela l'urgence de prendre  une décision. Le golem bougea son buste, ce qui provoqua une petite secousse. Le jeune rat manqua de tomber à la renverse. L'étranger tendait toujours sa main, insistant. Il n'avait dû se dérouler que quelques secondes mais le petit garçon avait l'impression de réfléchir depuis des heures. Il voulait faire confiance à cette main tendue. Il le devait.

    A défaut de courage, il rassembla ce qui s'en approchait le plus et sauta vers l'homme-arbre. Il planta ses petites griffes de toute ses forces dans le bras de bois qu'on lui offrait. Il crut tomber, mais l'homme le ramena contre sa poitrine. Timmy s'accrocha du mieux qu'il pouvait au niveau de l'épaule du voyageur végétal. Au même instant, le golem plia son bras gauche. Paume tendu, il dirigea sa main vers sa nuque. Il s'apprêtait à écraser les deux voyageurs, comme s'il s'agissait de moustiques nuisibles. Le petit garçon colla son fin museau contre la poitrine de son sauveur afin de ne pas voir la suite. Tel un bambin qui croit devenir invisible en masquant ses yeux, il ferma ses paupières pour ignorer le désastre à venir.

    Volontairement privé de la vue, la suite fut très confuse pour l'enfant-rat. Il ressentit des chatouilles dans le ventre, eut la sensation de tomber. Son porteur cria quelque chose, mais il fut incapable de déterminer quoi. Il regretta de ne pas s'être également bouché les oreilles, les sons qu'il entendait n'auguraient rien de bon.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 11 Aoû 2017 - 10:21
J'ai l'impression de passer une éternité sous les pattes de ce monstre. Il y a du bruit au-dessus, j'ai sentis des chocs, des pièces de puzzle tomber, l'ensemble semble fragile au finale. Puis viens un dernier choc qui est suivi d'un cri du gosse et de ce qui me semble être une signal provenant de la voix de l'anglais. J'espère pour eux qu'ils sont en sécurité. Mon poing par, ce dernier me faisant presque mal tellement je le sers. Tout ce que j'ai dans les tripes passe dans ce coups que j'espère unique, car si après ça il est encore en état il va falloir que j'use du Lenticularis, mais je me vois mal encaisser les coups de cette chose... Je frappe donc à la jointure des jambes et cela semble faire son effet, les pièces craquent et se délient. Une poussée supplémentaires sur mes jambes et je sens complètement que j'ai traversé une sorte de couche de protection.

De grosses pièces tombent au sol au moment où j'étend au maximum mon bras en agrandissant Cloud. Le nuage cylindrique se freille un chemin entre les différents composants du golem d'une seule traite. Il ne s'arrête qu'une fois son envergure maximale atteinte. Bien assez pour avoir fait exploser la tête de cette face de puzzle se séparant en deux qui tombent en morceaux à ma gauche et à ma droite. Les deux mètres de Cloud reste figés vers le ciel pendant les quelques secondes que je prend à savourer le moment. Et au milieux du bruit des pièces qui s'éparpillent sur le sol j'entends une voix crystaline qui pousse un cri allongé. S'éloignant d'abord je me dépêche de rétracter Cloud pour vérifier que je n'ai pas fait s'envoler le petit morpheur. Mais aucune présence humaine ou animale en vue, simplement une tâche orangée qui semble se rapprocher. Avec un cri de peur qui en fait autant.

Pas le temps de réagir que je me prend une sorte de boule de verre opaque composée de plusieurs pièces emboîtées. Si bien fait qu'on dirait une sphère unique qui vient s'écraser sur ma tête en s'égosillant. J'ai l'impression d'être dans un dessin animé et d'avoir une bosse d'une dizaine de centimètres qui me pousse instantanément alors que la sphère se trouverais encore sur la bosse. Au final elle roule pour tomber, mais je la rattrape au vol, bien décidé à la renvoyer d'où elle vient. Placée dans ma main droite tendue vers l'arrière, je balance le haut de mon corps légèrement vers l'arrière en levant la jambe gauche. Dans cette position de joueur de Baseball je me tend et me prépare pour le home run. Une voix résonne juste au moment où je fais le mouvement de lancer.

- ARRÊTEZ !! Supplie une voix tout juste masculine en pleurant.

L'arrêt est presque trop tard et je dois tendre la mains gauche pour rattraper inextremis cette chose. Je la place à hauteur de mon visage et y discerne un visage au milieux de la lumière orangée qui en émane. Cela se rapproche en fait plus du smiley que du visage, mais au moins je comprend vite que ce truc à peur et qu'il retient ses larmes.

- Ouff ! Merci...

- Qu'est-ce que tu es toi ?

- Ba... Ba... Prononce-t-il en reniflant à moitié. Je... J'habite ici monsieur...

- Et pourquoi tu t'en est pris à nous ?

- Mais.. mais... Je vou.. je vou... Il est au bord des larmes et a du mal à articuler.

- Pleure pas ou je te lance. Dis-je fermement avec un demi-sourire au lèvres. Même si je ne me sens pas de le faire étant donné qu'il ne semble être qu'un enfant. Il déglutit avant de continuer.

- Je voulais juste voir pourquoi le monsieur qui criait fort était pas bien... Mais quand je me suis approché il m'a attaqué.

C'est à ce moment que je pense aux deux autres voyageurs que j'aperçois en tournant la tête. Puis je repense au spectacle que je viens d'offrir en me prenant ce truc sur le crâne, la tête que j'ai pus faire et le lancé raté. Je rougis légèrement, mais me retourne face à mon interlocuteur.

- En même temps, tu as vue la forme que tu prend pour approcher des inconnus ?

- Ha... Hum... Peut-être oui... Dit-il penaud.

- Tu vas prendre la taille du petit là-bas et tu vas aller t'excuser, ok ?

- Ba... C'est que... Je contrôle pas toujours...

- Je te lance ?

- Non ! Non ! Je vais essayer...

- Je reste à côté de toi. Puis je me tourne vers les deux autres voyageurs. Hey ! Il est pas méchant en fait !

J'attends que la sphère enfantine, à qui j'ai zappé de demander son prénom, ait pris une forme similaire à celle que le petit voyageur avait quand je l'ai pointé du doigth. En hauteur en tout cas, car pour ce qui est de la création de ses membres et des détails de son corps, ce n'est pas tout à fait ça. Puis nous avançons ensemble vers les autre protagonistes.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 11 Aoû 2017 - 18:02
Le petit avait finalement décidé d'attraper la main de Robert, omettant qu'enfoncer ses griffes dans son bras et s'y accrocher de tout son poids était plus facile pour lui que pour son sauveur. Étouffant un souffle, contractant la mâchoire ; l'Hylophobe commençait à remonter son passager contre lui lorsqu'il senti, friables sous sa poigne, quelques pièces se desceller et chuter, l'empêchant de se raccrocher. Il se sentit glisser le long de l'échine morcelée du colosse, attrapant In Extremis une encoche préalablement creusée par ses soins ; ses muscles se tendirent à rompre, ses jointures craquèrent sous la charge, portée par l'unique force de ses doigts – une chance qu'il fut bassiste tiens – puis ses mèches volèrent dans le déplacement d'air que l'immense baffe du golem, qu'ils venaient miraculeusement d'esquiver, avait créée.
Robert aperçut l'énorme main se relever et revenir en face du visage de son propriétaire, comme lorsque l'on vérifie que l'on a bien écrasé le moustique qui nous dérangeait, à en juger par la tâche qu'il laisse sur nôtre paume. Il ne lui laissa pas l'occasion de réitérer son action, après la déception de son échec, et sauta à terre directement, ses jambes pleurèrent mais le petit ne toucha pas le sol. L’atterrissage coupa quelque peu le souffle de nôtre metaleux, le faisant poser un genou au sol.
Il ne prit pas le temps de reprendre ses esprits et couru sur quelques mètres, criant une fois à bonne distance du danger :

— « BLOW IT UP ! »

Faisant barrage avec son corps, protégeant le garçon contre son torse, les bras serrés ; il le sentait hoqueter parfois. Un vent vint d'un coup, portant d'innombrables pièces dans sa bourrasque folle, certaines frappèrent le dos du vétéran, soufflant l'air de ses poumons à chaque fois. Il restait stoïque malgré tout, un rempart, ce gosse avait échappé au pire, il ne devait rien lui arriver maintenant ! Pourquoi voulait-il tant le bien ce petit ? Il n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi… Mais lorsqu'il le protégeait ce jeune garçon qu'il ne connaissait pas, comme une sculpture de verre, Robert avait l'impression de retrouver quelque chose qu'il avait depuis longtemps perdu : le bonheur. Ce n'en était qu'une infime partie, mais cela le faisait se sentir utile.
La souffle avait faibli ; et c'est à ce moment que Robert se rendit compte qu'il l'était aussi. Il avait détendu tout les muscles de son corps et desserré ses bras ; un regard, le petit avait placé ses pattes griffu devant ses yeux, tremblotant encore de ces mésaventures.

— « Ça… ça va… petit ? » Souriant

Nôtre homme lâcha son chargement au sol lorsqu'il eut les yeux ouverts, lui s'écroula sur le flan. Son pouvoir l'avait fatigué, mais bizarrement il avait gardé le contrôle. Ces précédents essais avaient fait surgir cette chose, il ne s'expliquait pas pourquoi, cette fois-ci, elle était restée muette. Dans tous les cas, il était trop fatigué pour y songer. Sur le dos maintenant, il contemplait le ciel.

— « C'est Timmy... ton nom. C'est ça ? Moi… moi c'est Robert. Désolé de t'avoir…  fait peur. »

Le garçon-rat s'était penché au dessus de lui, son museau pointé au-dessus du visage de l'ancien soldat, articulant une réponse. C'était particulier comme pouvoir… Mais bon, Robert n'était pas très impressionnable.

— « Dis moi… Tu as… quel âge, garçon ? » Le plus gentil et rassurant possible.

Il attendit la réponse et commençait un rapide calcul, quand la voix de l'autre garçon – qu'il avait totalement oublié depuis quelques minutes – retenti :

— « Hey ! Il est pas méchant en fait ! » Faisant un signe de la main.

Robert se redressa difficilement, en appui précaire sur ses bras sensibles ; il vit approcher un petit bonhomme puzzle, pas plus grand que Timmy, plus biscornu au demeurant. A mesure qu'il s'approchait, flanqué du grand aux cheveux rouges, nôtre homme sentait qu' « il » se réveillait en lui. Son parasite sentait la magie qui entourait ce petit être. Il recula en traînant sur le sol, ça ne devait pas arriver ! Il ne devait pas faire de mal à ces jeunes, paniqué, il posa son regard sur Timmy, qui le toisait avec incompréhension, apeuré. Non, il ne devait pas ! Robert se concentra et hurla en son for intérieur :

« Vas-t'en ! » Désespéré.

Contre toute attentes, cela fonctionna. Il restait distant tout de même, de ce nouveau p'tit gars, sous les regards suspicieux, notamment celui du grand ; finalement il se laissa aller, libéré d'un poids, s'allongeant et marmonnant :

— « Ça va… ça va… »
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Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)

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