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Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)

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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Lun 14 Aoû 2017 - 0:10
Les secousses cessèrent et Timmy était toujours vivant. C'était un bon point. La bosse sur sa tête le faisait toujours souffrir mais, hormis cela, il ne ressentait aucune douleur particulière. Son porteur s'était immobilisé, il était temps de descendre de ses épaules et d'ouvrir les yeux.

-Ça… ça va… petit ?

    La première chose qu'il vit fut donc son sauveur qui le déposait au sol juste avant de s'écrouler par terre. L'enfant conservait une certaine méfiance à l'égard du voyageur végétal, mais ce dernier avait gagné des points. Il lui avait d'abord fait peur puis venait de lui sauver la vie, ce qui équilibrait presque la balance. Le petit garçon fouilla du regard les alentours, mais le golem avait disparu. Il conserva cette bonne nouvelle et ne chercha pas le pourquoi du comment.

-C'est Timmy... ton nom. C'est ça ? Moi… moi c'est Robert. Désolé de t'avoir…  fait peur. 

    Le rat s'apprêtait à répondre, puis pensa qu'il valait mieux reprendre forme humaine avant de continuer la discussion. Il se demanda soudain ce que pensaient les gens de lui quand il se trouvait sous sa forme de rongeur. L'écolier avait bien sûr déjà vu son reflet, il savait à quoi il ressemblait. Mais il n'avait jamais réfléchi à l'image qu'il renvoyait. Il avait été épouvanté à la vue de l'homme-arbre, et cela venait en grande partie de ses attributs inhumains. N'était-il pas encore plus repoussant, lui, le gros rat gris ? Peut-être que oui, peut être que non. Timmy n'avait pas l'âge pour ce genre de questions et laissa de côté cette rapide introspection.

-Dis moi… Tu as… quel âge, garçon ?

- 9 ans presque et demi.

    Le garçonnet répondit avec timidité. Le voyageur boisé s'appliquait à être le plus accueillant possible. Son attitude et sa voix était bienveillante, si bien que le morpheur se demanda s'il n'avait pas imaginé l'être torturé et instable qu'il avait vu un peu plus tôt. Il s'apprêtait à remercier son sauveur, mais Tommy le coupa dans son élan. Le voyageur approchait, accompagné d'une petite créature de puzzle. Cette dernière avait sensiblement la même corpulence que Timmy et avançait d'une démarche hésitante. Au fur et à mesure que les deux duos se rejoignaient, Robert changea soudain de comportement. Pris d'une crise, il s'éloigna en rampant du groupe avant de reprendre contrôle et de se calmer quelques secondes plus tard. Timmy restait ébahi par le comportement du voyageur végétal. Il recula en arrière et se cacha derrière Tommy. Pourquoi Robert était-il aussi instable ? Dire que l'enfant rat commençait à lui faire confiance. Et puis c'était qui ce tas de puzzle ?

    Il y avait beaucoup de points à éclaircir, et le petit garçon était fatigué. La main fermement agrippée au tee-shirt de Tommy, le morpheur rat toisait d'un air méfiant Robert et la créature puzzle. Vue de plus proche, cette dernière présentait quelques ressemblances avec lui, sorte de copie mal pixélisée.
Comme personne ne prenait la parole, l'écolier prit l'initiative.

-Robert t'es toc-toc ? T'es un vilain ou un gentil?

Puis, pointant son doigt vers l'enfant-puzzle.

-Et c'est qui lui ?

    L'enfant-puzzle en question jeta un regard vers Tommy, comme s'il attendait une autorisation pour parler.

-Je… je n'ai pas de nom. Et heu... pardon. Je suis désolé je voulais pas vous faire de mal. Je dois aller quelque part et j'avais besoin d'un corps pour me déplacer.

    Timmy n'était pas certain de bien comprendre ce qu'insinuait la créature. L'être de puzzle était chétif, hésitant, presque apeuré. Le petit garçon avait l'impression de se voir et il était presque heureux de rencontrer quelqu'un d'aussi faible que lui. Faible en apparence tout du moins.

-J'ai pas trop compris mais je veux bien qu'on soit copain si t'es d'accord. Moi c'est Timmy je suis en troisième année.

    L'enfant resta un moment immobile, sans apporter de réponse. Il jeta un regard vers Tommy, puis un autre, plus craintif vers Robert.

-D'accord.

Les deux enfants se retournèrent vers Robert et laissèrent Tommy gérer la suite de l'échange.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 18 Aoû 2017 - 10:21
Nous revenons tout les deux vers le duo atypique, même si je reste un peu en retrait pour laisser la petite créature faire le premier pas. La réaction de Timmy semble passer rapidement de l'inquiétude au doute en voyant cet être difforme s'approcher de lui. Le vieux derrière, lui par contre semble une nouvelle fois ne plus se contrôler. C'est à ce moment que je remarque ce qui lui ronge le visage et le bras. Une sorte de couche d'écorce qui se forme et se soude au reste de ça peau au endroits où celle-ci est encore saine. Les strilles du bois dessinent avec des courbes, des nœuds et autres rainures, proches de la balafre, ce qui aurait dû être des rides d'expression, les commissures des lèvres ou les creux de ses joues.

C'est de lui que je m'approche en laissant les enfants discuter entre eux. Je l'ai vu avoir un temps de recule et de peur, similaire à ce qu'il devait faire caché derrière son rocher. Sans me rapprocher trop pour ne pas l'oppresser étant donné sa réticence au contact je laisse un peu plus de cinquante centimètres entre nous. Il est allongé les yeux vers le ciel, mais je pense qu'il m'a tout de même vu m'asseoir. Je m'apprête à être rassurant si il se remet à paniquer puis j'essaye un premier contact, les yeux rivés sur l'horizon entre les deux gamins. Le plus calme et amicale possible je laisse Cloud flotter librement à un bon mètre devant moi.

- C'est cool d'avoir aidé le petit. Tu es voyageur depuis longtemps ?

Je marque une pause en m'apprêtant à assimiler sa réponse si celle-ci franchie ses lèvres. Si il me retourne la question, je pourrais lui répondre que cela fait presque trois ans maintenant que je passe mes nuits accompagné de Cloud. Ensuite je pourrais lui poser une autre question qui me brûle les lèvres et que jepose, même si il ne m'a pas répondu.

- C'est ton pouvoir qui te transforme en bois ? Tu ne le contrôle pas encore ou bien... ça a sa volonté propre ?

J'aurais du mal à le lui expliquer, mais cette énergie que j'ai ressentie tout à l'heure... J'aurais juré que c'était vivant et que cela agissait contre sa volonté. En quelque sorte je ne peux qu'imaginer sa situation, mais avoir quelque chose en soit qui ne vous veut pas du bien je sais ce que ça fait. Si seulement j'avais la moindre idée de comment je peux l'aider... Moi il m'a suffit d'une clef et d'un peu de temps depuis le royaume des regrets. Mais c'était particulier et je ne me sens pas d'étaler cela sur la table maintenant. Mieux vaut continuer sur ma lancé. Réponse ou pas il faut qu'on échange un peu, j'aurais peut-être une idée...

- Il y a une raison au fait que le bois gagne du terrain ?

Si il n'a cette capacité ou ce maléfice que depuis peu de temps un oeil neuf l'aidera peut-être... Je vais peut-être lui demander si... Heu... Non, pas tout de suite, on me questionne du regard. Une paire d'yeux pétillants de jeunesse me font face accompagné par deux petits ronds luminescent au milieu du visage de la créature plus ou moins humanoïde. Il semble essayer de s'adapter à nous pour correspondre à notre morphologie. Les pièces s'articulent sur son corps pour se replacer ailleurs et affiner les traits de ce compagnon haut en couleur.

- Alors ? Excuses acceptées ?

La petite créature hoche la tête et lorsque je lui souris il y a un nouveau mouvement. Ses composants s'articulent pour essayer de m'imiter avec plus ou moins de succès. Il faut juste qu'il chope le coups. Je me tourne vers le jeune morpheur, toujours en souriant.

- Quoi de beau au programme de la nuit souriceau ? J'arrive à me retenir d'ajouter -à part s'assommer sur un rocher- avant de continuer. T'es voyageur depuis combien de temps toi aussi ?

Dans tout les cas, que cela fasse trois nuits ou trois mois, je me prépare à me lever pour lui tendre ma main, paume vers le ciel pour lui proposer un check avant d'enchaîner.

- Bien joué ! Vaincre ses peurs ça fait grandir et tu promets de bien grandir si tu en viens à bout dès maintenant. Ça fait plaisir.

Me rendant compte l'on est que trois à discuter je me retourne vers notre camarade de bois. Si ce dernier se lève je l'aide à se redresser et si ce n'est pas le cas, je lui tend ma main pour le motiver à se redresser, quitte à lui chopper le bras gauche et le relever. Tout en faisant tout ça je vais pouvoir réparer une petit oublie et donc lui demander comment il s'appelle.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 23 Aoû 2017 - 15:49
Quelques secondes, un petit groupe de dizaines, tout au plus, venaient de s'écouler ; Robert n'avait pas bougé, allongé de tout son long dans un herbe clairsemée. Il entendit s'approcher Tommy et la créature puzzle, leurs pas résonnaient inégalement, mélange d'une marche lente et d'un galop mal assuré. Croyant entendre quelques babillages, il assuma que Timmy profitait de la compagnie de ce nouveau venu ; l'apparition du gars au cheveux rouges dans sa vision périphérique confirma, quand à elle, la marche qu'il avait cru entendre venir à lui.
Le jeune garçon s'assit, à distance correcte, mais garda le silence dans un premier temps, son regard allait vers les petits, mais nôtre homme n'aurait su dire s'il les regardait réellement où s'il se contentait de fixer un point inexistant dans l'immensité de l'horizon ; tout semblait une bonne raison de détourné le regard de son visage difforme, le nier ne servait à rien. Robert avait à peine tourné les yeux dans sa direction ; ces gosses n'auraient pas du le voir, sa présence seule représentait un danger potentiel, mais il ne pouvait pas fuir comme un voleur, ne serait-ce que pour le petit. Alors il redirigea ses iris asymétriques vers les nuages-puzzles. Celui qui voletait autour du grand passait parfois dans son champs de vision, ça aussi c'était particulier comme pouvoir…

— « C'est cool d'avoir aidé le petit. Tu es voyageur depuis longtemps ? » L'interpellant calmement.

— « Mmh… Vous avez la chance d'être jeunes, profitez-en ! Si j'avais pu me balader ici étant gosse… Immobile, un ton pareillement posé. Non, un peu plus de deux semaines il me semble… Mais ma condition réelle m'oblige à pioncer pas mal. Toi, par contre, t'as l'air d'en connaître un rayon sur ce monde ; t'es peut-être un jeunôt mais j'irai pas te chercher des noises dans mes rêves, garçon ! » Ébauche de sourire au coin des lèvres. 

Son cadet lui apprit alors qu'il parcourait Dreamland depuis bientôt trois ans. Il avait décidément bien fait de pas chercher la castagne ; dans la vie réel, il aurait sûrement remporté un tel combat mais ici, leurs pouvoirs n'étaient pas équivalents.

— « C'est ton pouvoir qui te transforme en bois ? Tu ne le contrôle pas encore ou bien… ça a sa volonté propre ? » Empestant l'intrigue.

Robert eut un petit rire guttural, se mit en tailleur face à son interlocuteur, puis le fixa dans les yeux. Ajoutant les gestes à la paroles, mais toujours calmement.

— « C'est ton nuage qui te donne tes pouvoirs, c'est ça ? Même si je comprendrai jamais la phobie que t'as pu avoir pour ces bidules cotonneux, je pense pouvoir deviner qu'il t'as sauvé la vie plus d'une fois en trois ans et que tu te penses chanceux de l'avoir au final. Dis toi que mon « pouvoir » a failli me la faire perdre autant de fois… Je faisait des cauchemars, nuits après nuits, à re-bouffer toujours la merde que j'ai vécu ; depuis que ce truc à décidé de squatter mon bras, je ne fais plus que les faire : je les vie ces cauchemars ! C'est tout sauf un cadeau qu'on m'a fait, je peux même plus penser, je suis plus seul dans ma tête… Je sais pas ce que c'est, ni ce que ça veut et je m'en fou. Mais je vis plus depuis que je porte le poids de cette conscience, alors je reste planqué pour plus tuer personne, jusqu’à ce que je trouve un moyen de l'enlever. Marquant un longue et pesante pause ; ou que je calanche… »

Il avait baissé les yeux. Il sentait une tristesse monter, mais ses yeux restèrent secs ; c'était la première personne à qui il parlait de ce qui se passait en lui, la première personne à qui il parlait depuis deux semaines… Il n'était pas très attirant en même temps, qui n'aurait pas peur ?

— « Il y a une raison au fait que le bois gagne du terrain ? »

Robert releva promptement la tête.
— « A vrai dire j'en sais top rien… Quand je touche certains trucs, ils se transforment en bois, j'ai l'impression que ça les affaiblie, une sorte d'inhibiteur peut-être? Mais ça marche pas à tout les coups, c'est la première fois que j'arrive à le faire consciemment, d'habitude c'est « lui » qui fait tout. Et à chaque fois que ça arrive, je me rapproche un peu plus du meuble IKEA. »

L'autre avait détourné le regard. Il parla un peu avec les petits, offrant un « High Five » à Timmy. L'ancien soldat put apprendre plusieurs choses sur lui, notamment depuis quand il était voyageur ; ils étaient plus proches qu'il ne l'aurait cru… Son rapport avec cet enfants lui échappait encore, pourtant.
Il était toujours en tailleur mais Tommy l'invita à se lever d'une main tendue, gentiment accompagnée d'une question fondamentale. Un petit air gêné qui fit sourire Robert :

— « Moi c'est Robert, ravi de t'avoir rencontré. » Souriant comme il pouvait.

Se relever fut plus dur qu'il l'avait pensé. Il avait mal un peu partout, l'aide de Tommy ne fut pas de trop pour remettre sa carcasse en équilibre précaire. Il s'approcha des petits en boitillant, puis s’accroupit, non sans un rictus de douleur. Adressant la paroles à Timmy :

— « Excuse moi de t'avoir effrayé, ça va mieux ? T'es un p'tit gars courageux tu sais, ébouriffant ses fins cheveux blancs, tes parents doivent être fiers de toi ! J’espère qu'on pourra être copains. »

Il sourit et tendit son poing dans l'espoir qu'il tape dedans. Dans tous les cas il se tourna vers leur nouvel ami en pièces et lui dit sur un ton similaire :

— « Désolé de t'avoir attaqué sans raisons… Et de t'avoir pris pour un mur d'escalade… Sans rancune ? »

Il attendit leur réponses puis se redressa, avant de réfléchir tout en restant ouvert, au cas où des questions lui seraient posées. Il se souvint de l'âge de Timmy et l'association d'idée se fit très vite… Il savait pourquoi il était sensible à ce garçon. Une vague de joie et de tristesse l’emplie tout entier alors que des bribes de souvenirs l'assaillaient. Il savait pourquoi…

Il était le visage qu'il n'avait jamais vu, celui de son fils…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Dim 27 Aoû 2017 - 0:33
Les présentations étaient faites. L'enfant-rat accepta le check de Tommy, puis celui de Robert après un moment d'hésitation. Le voyageur de bois avait beau s'armer des meilleures intentions, Timmy ressentit une certaine gêne quand Robert ébouriffa ses cheveux. Le petit garçon trouvait cette proximité trop soudaine, d'autant plus que l'hyliophobe venait d'avouer ne pas contrôler son pouvoir. Le morpheur ne maîtrisait pas plus le sien après tout. Mais lui, au moins, ne mettait personne en danger s'il ratait une transformation.

- Désolé d't'avoir attaqué sans raisons… Et d't'avoir pris pour un mur d'escalade… Sans rancune ? 

    L'écolier réalisa enfin que le petit homme-puzzle qui se tenait à côté de lui et l'immense golem ne faisaient qu'un. Il recula instinctivement et vint se placer derrière Tommy. Il resta ainsi plusieurs secondes, à fixer du regard la créature de puzzle, cet être qui avait failli l'écraser un peu plus tôt. Timmy oubliait vite, mais il n'en était pas moins rancunier. Il ne se sentait pas capable de pardonner aussi vite le golem. D'un autre côté, mieux valait éviter de contrarier la créature. Pour son propre intérêt, l'enfant-rat se décida donc à faire copain-copain avec l'enfant-puzzle.
    D'un commun accord, le quatuor commença à s'éloigner de la plaine dans laquelle ils se trouvaient. Les pièces de puzzle dans cette zone paraissaient particulièrement excités et il valait mieux trouver un endroit plus calme pour discuter. A défaut de connaître la topographie des lieux, les trois voyageurs se décidèrent à suivre la créature locale. En effet, l'enfant-puzzle insistait pour se diriger dans une direction bien précise. Il n'avait pas donné d'explication quant à cette volonté soudaine et personne ne lui avait encore posé la question. Timmy ne comprenait pas pourquoi il avait atterri dans ce royaume. Robert et Tommy avaient certainement leurs raisons, mais aucun d'entre eux ne semblait poursuivre un but précis. Ils suivirent donc la créature enfantine et marchèrent ainsi pendant quelques temps. Le groupe évoluait lentement : Robert ne semblait pas au mieux de sa forme et Timmy n'avait jamais été un grand promeneur. Changer de lieu demeurait toutefois nécessaire, comme le confirmèrent quelques éléments du paysage qui se projetèrent à quelques mètres du groupe.
    Ils atteignirent enfin un endroit plus calme et en profitèrent pour faire une halte. Ce fut l'occasion pour nos protagonistes d'échanger un peu plus entre eux. "Tu viens d'où", "tu fais quoi dans la vie", le genre de question un peu bateau qui leur permirent néanmoins d'en apprendre plus les uns sur les autres. Des pièces de puzzle continuaient à voler aux alentours, mais elles étaient bien moins rapides et fréquentes qu'avant. Le jeune morpheur appréciait cette accalmie. Éloigné de la zone de turbulence, il pouvait enfin profiter du paysage qui l'entourait. Lorsqu'on était que simple spectateur, le ballet des morceaux de puzzle se révélait très reposant à observer, presque hypnotique. Le petit garçon en oubliait presque sa douleur à la tête. Il était de bonne humeur, il retrouvait enfin le Dreamland qu'il appréciait. Pas d'aventures farfelus qui s'imposaient à lui, juste une visite des lieux, une errance sans but précis. Il se mit à sautiller sur place, tout joyeux avant de s'exclamer :

-Au fait Robert c'était trop classe comment tu as grimpé tout à l'heure ! Et toi Tommy quand tu as coupé le vilain monstre ! Pfioouuu ! Tu peux m'apprendre à faire pareil ?

Il mima le geste plusieurs fois tel un enfant qui aurait reçu une épée de bois en cadeau. Puis il s'arrêta net en remarquant qu'il avait attiré l'attention de l'enfant-puzzle.

-Ha pardon je voulais pas dire que t'étais un vilain. Désolé…

    Calmé dans ses ardeurs, le petit garçon baissa les yeux, tout penaud. Bien qu'elle ai réagi à la remarque, la créature ne semblait pas affectée et retourna le regard vers une forêt au loin. Depuis que le groupe avait remarqué le bois, l'ancien golem le fixait avec insistance.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Sam 2 Sep 2017 - 11:37
Je regarde la scène avec un sourire d'approbation. Voir le petit Timmy sautiller en mimant nos actions pendant le combat est très amusant. Ce petit gars me semble plein d'énergie et avec de la bonne humeur à revendre, ce qui fait plaisir à voir. Même lorsqu'il se reprend et s'excuse auprès de notre nouvel ami, il est sincère et bienveillant. Ça fait tellement longtemps que je n'avais pas croisé un gamin voyageur comme ça. Je ne peux m'empêcher de me sentir con quand je me dis que je suis resté pendant toute mon adolescence avec une peur viscérale alors qu'un petit gars de même pas 10 ans réussi à vaincre sa peur. Toujours est-il que le petit groupe que nous formons actuellement se réconcilie sans difficulté. Je les laisse discuter un instant et je vais chercher mon parapluie encore écrasé sur le sol. Tant bien que mal j'en replies les baleines cassées et le range à sa place. Même si son utilité est moindre il m'a déjà sauvé la mise et puis c'est un cadeau du père Noël, je m'en voudrais de le perdre.

De retour parmis le groupe je lance un regard circulaire à mes camarades de nuit. Le plus vieux semble continuer de s'en vouloir et de se morfondre sur ce bois qui lui pourrie la vie. La décision intelligente de ne pas  rester ici est rapidement prise et nous prenons une direction sans que cela ai vraiment d'importance pour moi. Pendant que nous marchons je reste pensif qu'en à la discussion que nous avons eu Roberto et moi... Il y a sûrement de la vérité dans ce qu'il raconte, mais j'ai l'impression qu'il en rajoute. Après tout, je n'ai jamais vu un voyageur incapable de trouver un bon côté à Dreamland. Certes je n'en ai pas croisé des centaines, mais même un con qui perd le contrôle quand il se transforme en zombie avait l'air de s'éclater. J'ai un frisson en repensant à ce Zared... Il m'arrive encore de croiser quelques affiches wanted à son nom, mais il semble peut actif en ce moment, il n'y en a pas de nouvelles de reposées.

Perdu dans mes pensées je me force à participer à la discussion. Je parle de ce que je fais, de quelques péripéties vécus dans mes rêves, les drôles pour par faire peur à ces nouveaux. J'essaye de voir si Robert lâche quelques infos sur ses nuits difficiles et ces moments qui font qu'aujourd'hui il se torture pour ce truc qui squatte son bras et son crâne. Autour de nous les flux de puzzle qui changent de place diminue et le risque de s'en prendre un dans la gueule en fait autant. Nous faisons une petite pause et Timmy lui n'en fini pas de nous rappeler le combat. Cette admiration dans ça voix me fait plaisir, je n'ai pas vraiment l'habitude d'avoir des spectateurs lorsque je me bat. Sauf une fois... Souvenir mitigé du tournoi par équipe... Saloperie de réveil.

Timmy veut aussi devenir fort, l'apanache de toute perso dans un monde où tout est possible. Doit on l'aider à y parvenir ou bien lui conseiller de devenir quelqu'un de bien avant tout. Un peu des deux j'imagine. Pour lui faire plaisir et pour jouer un peu aussi je me place face à lui et demande au petit puzzle de se mettre à côté de lui. Tout en leur demandant de m'imiter je commence une suite de mouvements qui est un mélange de mes cours de boxe thaï, de vieux cours de karaté et de quelques films. Je termine se dernier en faisant le même mouvement que pour terminer le combat de tout à l'heure. Appuie sur les deux jambes légèrement écartées, poing droit vers le bas et j'étend le tout. Je pousse sur mes jambes et balance mon poing vers le ciel. Sous le mouvement mon parapluie sors de ma poche et tombe au sol. Je fais une pause en les laissant refaire les mouvements et m'approche de Robert pour déposer mon parapluie pas loin de lui.

- Au fait, ça te dérange pas qu'on se tutoie ? Ça te dit un petit échange histoire de voir si quelques échardes ralentissent tes mouvements ? Je veux pas dire mais t'as pas une gueule de boulanger du coin. T'es agent de sécurité ou flic ?

Je sais pas ce qui me fait vraiment dire ça. Peut-être son besoin de savoir comment Timmy allait et ses réactions par rapport au combat. Ce qui est sûr c'est que sa carrure ne donne pas envie de s'y frotter au corps à corps. Ce que je n'aurais sûrement pas fait avec mon niveau de boxe, mais à Dreamland je me sens pousser des ailes.

- Sans pouvoir pour moi et toi si tu arrives à le déclencher au moins j'aurais peut-être aidé à ça.

Pour le motiver et lui montrer que je prend ça un minimum au sérieux, mais si c'est plus du jeux qu'autre chose, j'enfile mes gants et les cales sur mes phalanges.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Dim 3 Sep 2017 - 17:50
Robert se garda bien de divulguer ce sentiment de paternité oubliée, profitant du début de leur errance dans ce royaume morcelé pour couper court à toute discussion possible sur ce sujet, ainsi que pour observer Timmy. Tommy pour compagnon de route et de réflexion, il put suivre ses trois jeunots malgré son état un peu dégradé et sa migraine constante.
Les deux cadets trottinaient sous le regard de leurs aînés, tous pendus aux lèvres du voyageur nuage, buvant ses histoires oniriques telle quelques millésimes – jus de fruit pour les enfants – portant toute application à n'en faire tomber la moindre gouttelette. L'hylophobe appréciait ce rapprochement, ainsi que les merveilles que peignait son homonyme aux cheveux rouges, bien que les remords le rongeaient encore ; il tirait donc une tête assez triste bien qu'il s'efforça à l'inverse. Lui, préféra taire ses aventures, tant morbides que traumatisantes ; si les cauchemars le hantaient, il s'agissait du monde des rêves pour ces gosses, autant ne pas faire changer ce point de vu.
Le petit groupe avait marché un moment, au rythme des imitations, plus ou moins réalistes, du combat qui s'était déroulé quelques minutes plus tôt. Timmy paraissait trouver un plaisir certains à reproduire le combat, intimidant quelque peu le petit être qui avait subi l'attaque, mais qui semblait s'amuser tout de même à porter son compagnon de jeu sur ses épaules, lorsque celui-ci se prenait pour notre vétéran en pleine mission de sauvetage. Ce dernier ne put étouffer un élan de rire, à la vu de cette caricature grotesquement ridicule dans sa petitesse. Décidément, ce garnement n'avait pas fini de le surprendre ! Finalement, tous avaient pris un temps de pause, à l’abri des pièces volantes.
Alors qu'il s'asseyait sur un tronc, qui traînait parmi de nombreux autres à l'orée du bois, qu'ils avaient rejoint par un hasard suspect, Robert se fit spectateur d'un cours de Boxe-kara-thaï-Bruce Lee. Il préférait tout a fait rester ici, plutôt que de s'aventurer dans la sylve, comme semblait le vouloir le garçon puzzle, les yeux rivés vers les intestins sombres et entremêlés de troncs. Il n'en avait plus peur comme par le passé, mais il ne s'y sentait toujours pas bien. Robert détourna le regard, sait-on jamais, un quiproquo pourrait vite l'emmener là où il ne voulait pas.
Souriants, les deux petits apprentis combattants illuminaient cette nuit, la plus belle qu'il eut passé depuis un moment, brillants plus par leur simple présence que par leur habileté au arts martiaux. Tommy s'amusait bien, en bon maître Shaolïn, il mimait les mouvements à réaliser. Sachant se battre, notre barbu savait que le grand garçon ne maîtrisait pas bien l'art du pugilat ; ou alors il cachait bien son jeu, en ajoutant volontairement à sa démonstration une touche d'humour. Notre homme penchait tout de même pour la première solution, son style était trop hasardeux pour être dissimulé ; son pouvoir était cependant bien supérieur au sien et il s'agissait d'un atout décisif ici.
Un parapluie rouge et blanc tomba des poches du « maître voyageur nuage » pendant la conclusion d'un énième poomsae improvisé. Il le ramassa et vint le poser sur le tronc, qui servait de pose-séant à Robert. Il en profita pour briser sa solitude :


« Au fait, ça te dérange pas qu'on se tutoie ? Ça te dit un petit échange histoire de voir si quelques échardes ralentissent tes mouvements ? Je veux pas dire mais t'as pas une gueule de boulanger du coin. T'es agent de sécurité ou flic ?



Je prendrai mal un « vous » maintenant, j'ai beau avoir vingts piges de plus que toi je suis pas encore sénile ! La seconde phrase éclaira le coin de sa bouche d'un sourire ; cette petite séance t'a donné envie de taper dans autre chose que le vent ? »


Se redressant sur ses deux jambes, notre metalleux arqua son dos, faisant craquer sa colonne des cervicales aux lombaires ; dérouille autant que frime. Quelques rotations des épaules pendant que Tommy répondait silencieusement à la provoque en se plaçant un peu plus loin. Robert s'approcha, craquant ses phalanges ; il savait pertinemment qu'avec trois ans de voyage derrière lui, ce jeune garçon serait infiniment plus puissant que lui. Il avait rencontré un voyageur puissant dans ses premières nuits, même sa connaissance du combat n'avait pas pu surpasser sa rapidité et sa force, bien que son adversaire ne se battit pas avec expertise ; il serait peut-être mort si « il » ne s'était pas manifesté. Ceci étant, notre voyageur se lançait dans un combat perdu d'avance, d'autant que son bras le lançait encore par moment. De toute façon il était trop tard, les deux lutteurs se faisaient face, les petits s'étaient assis, non sans appréhension, et Tommy avait énoncé les règles :


— « Sans pouvoir pour moi et toi si tu arrives à le déclencher au moins j'aurais peut-être aidé à ça. »


Son pouvoir ne fonctionnait que sur les objets, peut-être valait-il mieux ne pas le dire, au cas ou… Il tut cette information, disant seulement :


— « Au fait… Dis toi que j'aurais préféré être boulangé… »






Il ne bougea plus, alors, guettant les mouvements de son jeune adversaire, ses doigts ondulaient pour chauffer les articulations.



Il prit l'initiative, couvrant les quatre mètres qui le séparaient en deux poussées. Sa garde tenue du bras gauche, il feinta un uppercut au milieu de celle de Tommy, sans porter le coup s'il venait à bouger. S'il esquivait, Robert s'était déjà préparé à le balayer d'un coup de cheville, qu'importe la direction de son mouvement, veillant à ne pas exposer son flanc ni son dos, les coudes assez bas. Si rien de fonctionnait, notre homme se remettrait sur ses appuis avec une garde haute ; s'il tombait, il lui poserait un genou sur le torse accompagné d'un : « Un, Zéro » provocateur, il se remettrait en position ensuite. C'est ainsi qu'il voyait l'action.
Qu'importe ce qui arriverait, Robert avait une tactique. Ne pouvant causer d'assez grands dommages par la force, il se devait se servir de sa ruse. Esquive et contre attaque, laisser son adversaire venir à lui, utiliser sa propre force contre lui, le vétéran savait qu'il ne la maîtrisait pas complètement. Son avantage résidait dans l'expérience, il espérait que cela suffirait à s'en sortir, si se n'était gagner…


En tout cas, Robert était prêt pour le second assaut. Osant tout de même un regard vers les petits, les effrayer était idiot. C'était bête mais il avait l'impression de devoir gagner pour impressionner Timmy... Décidément, sa relation avec cette enfant le troublait.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 6 Sep 2017 - 12:00
Timmy se sentait à sa place au sein de ce quatuor. A vrai dire, tout cela lui rappelait son ancien groupe tragiquement disparu… L'enfant avait presque honte de les avoir si rapidement oublié. Chacune de ses nuits étaient si incroyables, il ne pouvait toutes les garder en mémoire. Un bien pour un mal. Pourquoi ne pas tenir un journal sur ses aventures oniriques ? L'écolier écrivait mal, mais l'idée avait son charme.

    Il écoutait les histoires de Tommy avec une attention redoutable et posait toutes les questions qui lui venaient à l'esprit. Le petit garçon appréciait tout autant la compagnie du voyageur-végétal. Ce dernier était peu loquace mais gardait toujours une attitude bienveillante. Robert était tel un vieux chêne sous lequel on s'abrite pour se protéger de la pluie :  une présence à la fois silencieuse et rassurante.  
   
    Pour le plus grand plaisir du morpheur, Tommy accepta de donner quelques leçons. Persuadé qu'il deviendrait un surhomme après quelques heures d'entraînement, l'enfant-rat s'appliquait à reproduire les mouvements du voyageur au nuage. Il singeait son « maître » avec une ferveur et un engouement qui lui étaient assez inhabituels. Comme l'on pouvait s'y attendre, Timmy avait bien vite oublié sa rancune envers l'enfant-puzzle. Joueur, il ne ratait pas une occasion de taquiner son nouveau camarade quand ce dernier n'arrivait pas à imiter un des mouvements initié par Tommy.
    Peu habitué à traîner avec des gens de son âge lors de ses nuits à Dreamland, l'écolier profitait pleinement de son compagnon de jeu. Certes, la créature n'avait pas l'expérience des cours de récréation mais elle apprenait vite. Trappe-trappe, cache-cache, 1-2-3 soleil… en peu de temps, le petit garçon avait refait la culture de son étrange ami.

    Tommy quitta les deux enfants et partit parler avec Robert. Pendant ce temps, les deux cadets simulaient une bagarre grotesque, esquivant des attaques virtuelles à grand renfort de roulades. Lorsqu'ils s'arrêtèrent enfin pour souffler, l'être onirique prit la parole :

-Il faut que je continue à avancer. Je dois y aller maintenant.

-Attends un peu on a le temps ! Tu t'amuses pas ici ? Et pis d'ailleurs pourquoi tu veux aller là-bas ? Il y a quoi dans cette forêt ?

    Timmy se faisait réticent à l'idée de pénétrer dans le bois. En tant normal, il aurait certainement été attiré par ce bosquet et les étranges végétaux qui le composaient. Toutefois, il avait remarqué que certaines feuilles-puzzle voletaient d'un arbre à l'autre. Il avait déjà essuyé la chute d'un nuage sur sa tête et ne souhaitait pas s'ajouter une bosse supplémentaire de façon similaire.

-Je… je sais pas. Je sais juste que je dois y aller, c'est comme ça.

    L'explication ne convenait pas à l'enfant-rat. S'il n'était plus étonné des créatures difformes ou paysages loufoques qu'il rencontrait, il ne concevait pas que l'on puisse penser différemment de lui. Comment ça il ne savait pas ? Ça n'avait pas de sens. Après tout, cela n'avait pas d'importance non plus. Le regard de l'enfant-rat fut attiré par les deux adultes qui se positionnèrent face à face, en position de combat. Quand il n'était pas impliqué dedans, le petit garçon affectionnait les duels oniriques. C'était comme un dessin animé de super-héros, en plus réaliste. Timmy se positionna à une distance de sécurité et s'assit pour observer la suite.

-Allez, viens t'asseoir avec moi et on les regarde !

Puis, encourageant les deux adultes :

-Allez Tommy ! Et allez Robert aussi !

    Le morpheur fixait maintenant le duel entre les deux voyageurs. Trop absorbé par les premiers mouvements des combattants, il ne remarqua pas son ami-puzzle qui se leva pour partir en direction de la forêt.



[HRP : J'ai pas grand-chose à faire pendant votre affrontement, si vous voulez le faire durer plusieurs posts à la limite je pense qu'on peut se séparer, je sais pas ce que vous en pensez]
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 10 Jan 2018 - 19:38
Il y a une époque où j'aurais simplement proposé qu'on se mette en route à la recherche de quelque chose à faire... Ça fait trop longtemps que les combats à Dreamland ont pris le dessus sur la découverte seule... Même si l'émerveillement est toujours présent, il est bien souvent accompagné d'échanges non-verbaux et peu civilisés. Mais cette fois-ci je le vois plus comme un moyen d'aider mon adversaire si j'en ai la possibilité.

Nous nous regardons dans le blanc des yeux pendant un instant de façon à jauger les capacités de l'autre. En tout cas, c'est ce qu'il me semble faire avant de s'élancer vers moi en gardant une garde toujours levée. Son coups n'est pas très discret et l'uppercut qu'il souhaite me mettre est visible. Le truc c'est que je veux voir si l'écart de force entre un débutant et moi est réel. Je me suis déjà pris des gnons de gens que je considère plus expérimentés que moi et bordel... J'ai rarement traversé des maisons aussi rapidement... Étais-ce juste des monstres ou bien cette différence de force est bien réelle ? Je vais sûrement le savoir cette nuit. Je décide donc de remonter légèrement mes deux bras pour laisser une ouverture dans ma garde. Mon pied gauche glisse vers l'arrière pour avoir un meilleur appuie et j'attends qu'il arrive.

Le coups passe et fait mouche. Ce n'est pas qu'il ne fait pas mal... C'est surtout que j'ai l'impression d'avoir vue bien pire. Le coups me fait remonter l'estomac dans la gorge et me coupe la respiration une seconde. J'ai l'impression de participer à une bagarre de rue ou bien à un entraînement de boxe thaï avec un débutant comme moi. Au moins je suis fixé, au niveau de l'écart qu'il y a entre nous, mais on ne va pas s'arrêter là pour autant. Mes bras en garde haute retombent sur son bras pour le saisir et tend ma jambe droite qui passe à l'extérieur de son pieds droit. Le tout n'est qu'un seul mouvement que je veux rapide, mais les réflexes de l'adversaire peuvent parfois faire la différence.

En poussant sa jambe droite vers sa gauche pour lui faire perdre ses appuis je tire son bras dans l'autre sens pour le faire basculer. Ma main gauche sur son poignet pour l'empêcher de s'extirper et la main droite sur son coude pour pousser et assurer la prise.

Cloud fait des cercles lents autour de nous comme si son point de gravitation n'était plus moi, mais notre combat lui-même. L'envie de faire appel à lui est presque instinctive, mais je me force à me concentrer uniquement sur mes poings et sur celui qui me fait face. C'est tout de même un bon exercice de contrôle de soit.

Les mouvements ne vont pas tarder à s'enchaîner et mon cœur me donne l’impression de s'emballer comme si il n'attendait que ça. Si il se laisse avoir par ma bascule je pourrais, en faisant pivoter son bras, le plaquer face contre terre. Cependant, si il arrive à reculer ou à me repousser, je m'arque vers le bas, balance le haut de mon corps dans un sens et d'un bond, je relâche tout pour prendre de la vitesse et de la hauteur. Si il réagit trop lentement il devrait se prendre mon talon en pleine figure.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 17 Jan 2018 - 17:51
« Bordel, je l'ai pas vu venir celle là… Le salaud… J'aurais du réfléchir deux fois avant de le provoquer ce petit branleur… » Gentillais mais un peu énervé le Robert, honteux aussi.

C'était évident, il avait dit qu'il était voyageur depuis deux ans ; Robert, pourtant, avait laissé son ego parler et comme d'habitude, il en avait eu pour son argent. Il sentait presque l'esprit du parasite rire de lui, ei il avait de quoi.
En effet, en lançant son offensive, ni très rapidement, ni très discrètement, notre ancien militaire comptait faire bouger son adversaire et ainsi le prendre par surprise. Mais forcement, Tommy était resté sans bouger et avait encaissé le coup sans se poser de question. Le choc avait parcouru son bras des phalanges au dorsal ; le bras droit s'était encore une mauvaise idée. Robert s'était retrouvé démuni, personne ne prendrai volontairement un coup, lui même ne comptait pas réellement sur le fait qu'il fasse mouche ; il en déduit que son adversaire avait su lire dans son action, avant même qu'elle ai commencée… Bien que cette explication fut peu probable.
Le jeune garçon profita de l'incompréhension lisible de Robert pour lui agripper le bras droit et le tirer, plaçant sa jambe droite en barrage aux siennes : plutôt téléphoné comme tactique ; le vétéran descendit sur ses appuis, et resta debout malgré cette position peu avantageuse. Il voulu plier le bras droit pour attraper Tommy au col et à la ceinture, de son autre main, prévoyant une sorte de « german suplex » improvisé. Il en fut tout autre.
En effet, la main gantée du jeune manieur entra en contact avec le bras droit de Robert et malgré toute la bonne volonté de celui-ci, sa fatigue physique, dû aux précédentes manifestations du parasite, laissa une nouvelle fois la porte ouverte à son hôte. Tant son esprit que son corps entier furent parcouru de lames acérées, comme serpentant vicieusement et instantanément dans tout son corps. Sa peau, déjà en grande partie couverte de cette écorce verdâtre, fut d’autant plus contaminée, alors que la mitaine de son adversaire perdait petit à petit sa magie (soit une vingtaine de centimètres carrés).
Les pupille de Robert se dilatèrent dans une iris maintenant d'un vert vif, s'élargissant comme son cri de douleur devenait une sorte d'euphorie : un sourire grand, de plus en plus. Naturellement, le jeune homme se concentra sur la manifestation de ce pouvoir, si étrange qu'il était. L'esprit momentanément perverti de L'hylophobe voulut porter un coup dans le dos de Tommy, mais ses réflèxes, plutôt impressionnants, d'ailleurs, lui permirent d'agir plus vite. Son jeune opposant exécuta une cabriole aussi incroyable qu'inattendue : passant promptement d'accroupi à en l'air, d'un pivot du talon en plein dans les dents de Robert. Lui tituba sur deux bons mètres puis tomba, déséquilibré par la puissance du choc ; il roula ensuite sur un autre mètre.

C'est ainsi étalé de tout son long dans l'herbe : une dent déchaussée et la mâchoire qui pique autant que le bras, que nous retrouvons notre bon Robert. Il arracha sa dent en tirant un peu, la crédibilité c'est important. La sensation se classait dans « désagréable » mais sa mâchoire était déjà bien anesthésiée par le coup. Il pensa la phrase du début, visiblement, il n'avait que peu de souvenirs de ce qu'il venait de se passer, mis à part une douleur latente.
Finalement Robert se retourna, son visage presque entièrement recouvert d'écorce, ses yeux toujours verts.

— « On dis :1/0 ? »
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Sam 20 Jan 2018 - 15:54

-Capitaine, cible en vue !

    Accoudé au bastingage, le corsaire profita de la douce brise qui caressait sa barbe. C'était une belle journée, les nuages ne perturbaient pas la navigation. Posséder un navire volant dans le village puzzle n'était pas de tout repos. Colmater les trous causés par des pièces volantes, recueillir des morceaux de puzzle dans les nuages pour les réparations… Cela représentait un travail considérable. Chaque jour, le galion pouvait gagner ou perdre jusqu'à 50 % de sa masse. A défaut d'avoir un catalyseur, il fallait donc concocter avec les aléas du quotidien. Ha, s'il avait un catalyseur ! Il pourrait alors voguer dans le ciel le cœur léger à bord de son fidèle «Jolly Jigsaw ». S'il mettait la main sur un catalyseur, contrôler les pièces de puzzle deviendrait d'une facilité déconcertante. Il pourrait même se permettre de virer ses trois matelots et de gérer seul son vaisseau. C'était de braves gars à n'en pas douter, mais ils réclamaient un salaire trop élevé.  

-Capitaine, la cible est accompagnée de 3 individus, des voyageurs à priori.

-Des voyageurs ?

    Son ancienne femme l'avait quitté pour un voyageur. Le capitaine enleva son chapeau de pirate et bût une gorgée dans sa bouteille de rhum déjà bien entamée. Puis une seconde et une troisième. Une dernière pour la route. Et puis après réflexion, c'était dommage de s'arrêter si près du but. Une dizaine de gorgées supplémentaires lui permirent de terminer son alcool.

-Balancez leur l'ancre. Et préparez ma corde, je m'occupe personnellement du catalyseur.



_____________________________


    Robert prit rapidement l'avantage. Beaucoup trop vif pour son adversaire, il le frappa en plein ventre.

-Il est nul Tommy en fait. Il a même pas évité...

Les deux voyageurs restèrent en contact et tentèrent de se maîtriser au corps à corps pendant quelques instants. Puis sans trop que Timmy comprenne le pourquoi du comment, le talon du voyageur au nuage se logea dans la mâchoire de l'hylophobe.  

-Waw wow WAW trop fort Tommy ! TOM-MY ! TOM-MY !

    Les encouragements du petit garçon prirent subitement fin. Pour la seconde fois au cours de cette nuit, Timmy décolla du sol. Son moyen de locomotion n'était pas le classique morceau de puzzle volant mais un pirate en pleine séance de saut à l'élastique. Apparut par les airs en position de plongeon, le flibustier enserra l'enfant-rat au niveau des côtes

-Oups ! Jcrois que je me suis trompé héhé ! T'es pas le catalyseur toi, non ? Beuargh !

    Le corsaire venait de vomir dans le vide. Il se mit à rire bêtement tandis qu'une dizaine de mètres au-dessus, ses hommes tiraient sur sa corde afin de le remonter. Le morpheur subit son kidnapping en silence. Il s'était trop vite éloigné du sol et évita de se débattre ou d'énerver son porteur. Une chute d'une telle hauteur lui serait fatale. Quand ils furent assez haut, le capitaine signala d'un signe de main que l'ancre pouvait être lancée.

    Tel un pendule, l'immense objet tomba du navire et décrivit une courbe en arc de cercle. La faux géante (car il s'agissait bien plus d'une arme que d'un outil de navigation) trancha quelques arbres sans difficulté avant de poursuivre sa trajectoire meurtrière en direction de notre petit groupe. La gigantesque ancre atteint en premier l'enfant-puzzle qui se dirigeait toujours vers la forêt. Le « catalyseur », mourut sur le coup, pulvérisé par le choc. Son corps se dispatcha en un petit tas, comme si une boîte de puzzle venait d'être renversée sur le sol. Sans perdre de sa vitesse, la faux continua sa course en direction des deux voyageurs.
   
Une fois remorqué à bord du navire, Timmy fut accueillit par des regards consternés. L'un des mousses prit son courage à deux mains et fit la remarque au capitaine :

-Chef, c'est pas le catalyseur ça non ?

-Ouais j'ai été déporté ! Y'avait un peu de vent alors j'ai… Bon, ok, je me suis trompé. Y'avait deux gamins presque identiques comment je pouvais faire la différence ?

Un peu honteux, le corsaire réprimanda ses hommes afin de retrouver sa contenance. Puis il observa le jeune voyageur qu'il venait de pêcher en se grattant la barbe.

-Bon, on en fait quoi de lui ? Mettez en place le planchon on va s'amuser un peu !
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Dim 11 Fév 2018 - 19:28
J'affirme ma prise sur son bras et fait craquer le bois en serrant et l'empêcher de reculer, en tout cas, c'est ce que je crois. En amorçant ma tentative de mis au sol, je me rend compte que mes mains sont comme figées autour de son bras. Impossible de pivoter ou relâcher le bois qui lui recouvre le bras. Il se tend, se fige un instant comme surpris par une intense douleur. Rien de très rassurant alors que je n'ai pas frappé et de mon côté, la sensation d'être privé de mouvement au niveau des doigts s'amplifie. Il faut que l'on se sépare.

Modifiant mon coups parce que je ne peux pas m'éloigner je ne fais pas de rotation, mais juste un saut sur place avant de mettre mon pied dans sa mâchoire. Immédiatement après je me dis que j'aurais dû réagir autrement, car après tout, il ne semble pas contrôler son pouvoir. Sauf que l'aura néfaste que j'ai ressentie au moment où il s'est tordue de douleur, n'a provoqué chez moi qu'une réaction de survie animale. La force du coups que j'ai porté a réussi à nous séparer. Mes phalanges se sont tendues et le bois qui les recouvrait s'est craquelée avant de partir en éclat. Seuls mes paume et le dos de mes mains sont encore recouverts par des gants transformés en écorce.

J'ai un vieux haut-le-cœur en me disant que je viens peut-être de détruire le cadeau que m'avait fait le vieux maître d'un royaume guerrier. Puis je me ressaisis en me disant que ce n'est pas la première fois qu'ils sont abîmés, peut-être iront-ils mieux la nuit prochaine. En douceur je tire sur les coquilles inertes pour les retirer des mes mains et je les glisses dans la poche arrière de mon pantalon. Tout cela sans quitter Robert du regard et en attendant qu'il se relève. Je crois qu'il prononce une phrase, mais dans l'état second dans lequel je me trouve, je ne l'ai même pas entendu. En prenant un air un peu plus serein et jovial, je reviens à la normale avant de me rapprocher en lui tendant la main.

- Bien joué ! De ce que j'ai compris tu t'attaques à la magie des objets. Ça atteint les voyageurs ? Je... Pendant une seconde je bug. Un bruit de frottement et de voile me claque aux oreilles comme si j'étais en bord de mer. C'est quoi cette merde ?

En tournant la tête, je vois un bateau dont le pont doit bien se trouver à sept ou huit mètres de mètres du sol. Les voiles commencent à descendre et un élément métallique à l'avant se détache de la proue. Mais qu'est ce qui se passe et puis d'un seul coups je suis pris d'une suée. Où sont les deux petits, je les avais complètement oubliés ! Ils nous regardaient au début du combat. Mais ça n'a peut-être aucun rapport... Ce n'est qu'un bateau comme un autre... Ce drapeau... OK, faut qu'on en ai le cœur net !

- On parle plus tard. Timmy a disparue et il va falloir que tu me fasses confiance ! Ça ne va sûrement pas te plaire.

Mais j'ai vraiment des idées de merde. Ce gars est plus grand que moi de plusieurs centimètres... Nos mains droites toujours en contact suite à notre poignée de main je lui saisie le poignet de l'autre main et entame une rotation sans ménagement. Deux tours. Trois tours. Il tourne au-dessus du sol à plus d'un mètre soixante du sol alors que je lève les bras. De mon côté je me garde le rythme et compte l'intervalle qui sépare chaque apparition du navire dans mon champs de vision. Quatre tours. Cinq tours. Il va falloir que je lâche sinon il vont être trop loin. J'accélère un petit peu en tenant compte de cela dans ma visée. Six tours. Sept tours. Huit tours. Maintenant !

- À toi de jouer ! J'arrive !

Je prend un tour de plus à m'arrêter et deux secondes pour reprendre mon équilibre ainsi que mon tournis. Un fois ces deux là calmés je regarde mon tire qui ne va pas tarder à toucher. Oups... Peu-être un peu trop bas. Bref, pas au moins il devrait être à bord. Je le voyais mal courir ou grimper à bord et le porter en glissant sur Cloud n'est pas encore possible pour moi. Faudrait déjà que je le maîtrise parfaitement tout seul. Et c'est en pensant à cela que je m'élance à la poursuite de ce Galion qui défie la gravité en glissant plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Cloud glisse sous mes pieds et me permet de gagner rapidement de la vitesse pour au moins ne plus perdre de terrain sur eux.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Dim 15 Juil 2018 - 19:13
— « On parle plus tard. Timmy a disparu et il va falloir que tu me fasses confiance ! Ça ne va sûrement pas te plaire »

Effectivement, se retrouver à tourner au dessus du sol pour être balancé en l'air : ça ne lui plaisait pas du tout. De tout façon, il n'avait pas la force de lutter. Son corps meurtri et les élans de son bras l’empêchaient d'effectuer le moindre mouvement. Il se retrouva donc à voler, 10 mètres au dessus du sol. Finalement, il heurta quelque chose de dur qui céda sous le choc. Roulant un peu, il se trouva allongé dans des tonneaux, son corps toujours plus douloureux.

— « Aaaanw… la vache… il tenta de se relever, sans succès.

Entre son tournis et le choc, il comprit qu'il se trouvait dans la cale d'un navire ; ou du moins  un homonyme puzzle de ce qu'on appelait communément de la sorte. En plus de l'énorme trou qu'il avait fait en entrant, la coque de l'embarcation montrait d'innombrables pièces manquantes ; encore heureux qu'il ne naviguait pas sur l'eau. Pourtant, une odeurs inexplicablement marine sautait au narines de Robert ; l'humidité ruisselait également entre les jointures des vieilles planches pourries, de manière toute aussi étrange. Aux vues de tonneaux, cordes, sacs de toiles et surtout grâce à l'absence de matelots, Robert compris qu'il devait avoir atterrit dans une cale à vivres ou quelque chose du genre.
L'hylophobe, malgré la fatigue, se releva en titubant et entendit qu'on s'agitait au dessus : des cris, des pas pressés, des jurons ; et ils se rapprochaient, à son plus grand damne. Il trouva la force de se cacher sous les restes d'une voile, et attendit. Deux hommes débarquèrent en trombe :

— "BORDEL ! C'est quoi ce trou là ? On est pas dans un zone de récifs !

Faut colmater ça vite fait où on va finir par naviguer avec les poissons !"

Premier constat : ces hommes devaient être sacrément drogués ou idiots pour croire qu'ils étaient effectivement sur l'eau, mais qu'importe. C'est plutôt le second constat qui intéressait notre barbu : si ils ne bouchaient pas le trou, il descendraient et Tom pourrait récupérer Tim.
Ainsi, il commença à s'approcher silencieusement, usant de forces insoupçonnées (et un peu des murs aussi) pour tenir debout. Il sentit le parasite s'animer encore une fois, trop faible pour résister et son corps déjà trop contaminé. Une nouvelle fois, il grogna lorsque sa peau se changea en écorce et que se pupilles virèrent au vert. Prit d'un sadisme inconnu, il empoigna les épaules des deux moussaillons, attelés à reboucher cette fuite promptement :

— « Bon bain les abrutis ! » Sa voix n'était plus sienne, ses gestes pas plus.

Il poussa celui de droite dans le trou tel Léonidas ; l'homme chuta. Vif, il brisa le nez de celui de gauche d'un coup de poing. Le parasite eut mal cependant : il habitait le corps meurtri de Robert. Il souleva ensuite le pirate au dessus de sa tête, serrant les dents sous une douleurs que le parasite peinait à soutenir, et le lança dans l'ouverture de la coque. Il le regarda tomber lentement, alors que les dernière bulles remontaient…
Comme gonflé d'une frénésie dévastatrice, l'hylophobe commença à détruire les pièces du bateau, une à une, chutant dans le vide comme les gouttes de mousse blanche qui tombaient d'entre ses dents.
Mais comme tout à une fin, sa folie s'amenuisa. Robert reprit petit à petit le contrôle. Ses yeux retrouvèrent leur teinte naturelle et son corps sa fatigue. Il tomba à genoux, le souffle lui manquant tant que la conscience. Malheureusement, il n'était pas au bout de ses peines…
Son action avait eut l'effet escompté : le « naufrage » du navire était maintenant inévitable. Il pencha sur la gauche, emmenant Robert avec lui : incapable de lutter. Roulant, il arriva au bord du trou qu'il avait élargit de ses main, et s'y accrocha avec une, les pieds tournés vers le sol : 8 mètres au dessous. C'était l'affaire de quelques secondes avant que la pièce qui le retenait ne lâche… Il n'avait jamais été très porté sur la tragédie pourtant le Robert…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 25 Juil 2018 - 0:39
-Qu'est ce qu'ils me font les deux autres idiots, ils veulent pas voir le gamin faire le grand plongeon ?

    Le capitaine rota un grand coup et haussa les épaules. Parmi ses trois mousses, deux manquaient à l'appel. Ces derniers étaient partis à la rencontre du bruit qu'ils avaient entendu un peu plus tôt, une fuite de puzzle sans doute. Le capitaine suspectait qu'il s'agisse d'une excuse afin de se servir dans la réserve de vivres. Le corsaire se renfrogna, déçu que l'on ne savoure plus ses démonstrations à leur juste valeur. Voilà qu'on préférait colmater des trous plutôt que d'admirer un gamin jouer les équilibristes. Il y a quelques mois, ses hommes n'auraient manqué pour rien au monde son très célèbre « lancée de mauviettes à la mer ». Le planchon était en place, il ne restait plus qu'à faire marcher l'enfant dessus pour profiter du spectacle. Mais les deux ignares n'arrivaient pas. Les deux effrontés le paieraient. Ils paieraient tous de toute façon.

-Bon tant pis ! Hips ! On fera ça que tous les deux alors.

    Le mousse confirma et poussa Timmy jusqu'au planchon. L'enfant-rat refusa avec courage de mettre un pied sur la planche de bois qui le guiderait jusqu'au vide. Il sentit la pointe d'une épée dans son dos et ce qu'il imaginait être du courage s'évapora.


___________________________


    Le morpheur avait déjà fait plus de deux mètres sur le planchon. Il s'interrogeait désormais sur la prise d'air de son corps de rongeur. Peut être qu'avec les poils… Non. Il ne s'envolerait pas tel un écureuil volant et il ne survivrait pas d'une telle hauteur.  Des hoquets de chagrin se mêlèrent aux rires du capitaine. Voilà quelle était la situation sur le pont quand le bateau perdit soudainement en altitude.  

-Ho ba vla que le sol monte, c'est quoi ça encore ?

-Je ne sais pas mon capitaine, le navire a heurté du corail peut être?

Énervé, le capitaine prit la place de son mousse et repoussa Timmy afin qu'il se déplace sur le planchon.

-Je sais pas je sais pas merde! Allez zou on le pousse vite fait à la mer et on va voir ce qu'il se passe en dessous, il doit y avoir quelques pièces manquantes dans la coque j'vois que ça.

    Sabre tendu, le capitaine adopta une posture d'escrimeur et piqua le garçonnet de la pointe de son épée jusqu'à ce qu'il atteigne l'extrémité du planchon. Une fois que le pauvre enfant fut acculé au bord du vide, le capitaine porta son estocade finale. Mais l'arme s'agita dans le vide, le petit garçon venait de laisser place à un gros rat gris. Cette charge manquée déstabilisa le pirate ivre qui fit un pas en avant de façon maladroite. Ses pieds butèrent sur le corps de l’inattendu rongeur. Le corsaire se dirigea dangereusement vers le vide et se rattrapa aux rebords de la planche de bois à l'aide de ses deux bras et de sa jambe gauche. Le reste de son corps balançait dans le vide tandis que le navire poursuivait sa descente verticale. À quatre pattes, Timmy déguerpit en vitesse du planchon. Il croisa le matelot qui ne lui fit pas obstacle, porter secours au capitaine était la priorité.

    Dès qu'il atteignit le pont, le jeune voyageur se mit à escalader au mât. Sa fuite était désespérée, mais que pouvait-il faire d'autre ? Deux membres de l'équipage avaient disparu dans les cales et ressortiraient d'un moment à l'autre. Le pont ne proposait quant à lui aucune cachette viable. Monter en hauteur, il ne restait que ça et c'est ce que fit le petit garçon, dépité et affolé. Et à l'inverse, le navire continuait sa descente.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 25 Juil 2018 - 17:16
Le moins que l'on puisse dire c'est que mon lancé n'était pas parfait. Il m'aurait peut-être valu un record aux jeux olympiques, mais bon, mon projectile n'a pas vraiment atterri là où je le souhaitais, j'espère qu'il ne s'est pas fait trop mal. Tout en courant je regarde le bateau que j'arrive plus ou moins à rattraper, mais sa hauteur m'empêche de pouvoir monter à bord. En regardant autour de moi j'essaye de voir si des pièces de puzzles s'envolent dans cette direction, mais rien pour le moment. Tout ce que je peux faire c'est tracer en espérant rattraper le navire. Les cours d'eau, buissons et autres obstacles ne sont pas des problèmes en bondissant ça et là. La tête levée dès que possible vers mon objectif je le vois lentement perdre de l'altitude. Dans un cri de Wilhelm presque parfait je vois un matelot qui dégringole du trou percé par le vieux. Il ne m'en faut pas plus pour redoubler d'effort.

Leur bateau semble flotter sur l'air ce qui fait que comme avec de l'eau, si on y ouvre une brèche, l'air s'y engouffre et ils se mettent à couler. Je ne sais pas si Robert à capté ce détail mais en tout cas, empêcher l'équipage de reboucher est la bonne solution pour me permettre de les rejoindre. Un nouveau membre d'équipage quitte son navire par la petite porte en criant et le trou s'agrandit comme si la pression de l'air était trop importante. J'ai l'idée de me la jouer à la façon d'un elfe dans un spin-off du seigneur des anneaux, mais je sens que le concept est difficilement réalisable. Les morceaux sont trop éparses et complètement inertes à l'inverse des pièces qui composent le décor en échangeant leurs places. Le sol tout lisse me remet en tête ce qui en était bêtement sortie. J'ai envie de me facepalm, mais je me contente de secouer la tête et de bondir en prenant appuie sur le premier rocher venu.

Mes semelles se couvrent à toute vitesse d'une couche nuageuse qui change d'épaisseur sous mes pieds de façon à ce que je reste stable même sur un terrain troué. Quand je retombe je ne retouche pas le sol, je flotte à quelques centimètres des pièces qui pavent ce royaume. La sensation est toujours un plaisir, je me crois à chaque fois de retour sur les pistes de montagne. Mais il faut vraiment que j'arrête de m'égarer. Je prends de la vitesse et rattrape pas mal le vaisseau pirate, le problème va être la prise de hauteur. Avec un nouvel appuie sur un rocher je saute aussi haut que possible, mais c'est beaucoup trop peu, je ne suis qu'a mis hauteur du trou qu'a percé notre Robin des bois. Il me faut un tremplin et avec un coup d’œil circulaire je trouve mon bonheur. Une colline encore en construction où les pièces mobiles agrègent pour finir le décor.

Sans virer trop sec pour ne pas perdre de vitesse je m'écarte du sillon du navire et me déporte vers le promontoire naturel. Je garde le rythme dans trop forcer et garde les forces pour l'ascension. Le sommet n'étant qu'à une dizaine de mètres la pente n'est pas excessivement raide mais cela veut aussi dire qu'il me falloir une bonne pointe de vitesse pour décoller. Rapprochant le haut de mon corps du sol je me penche légèrement en avant juste avant que l'inclinaison change. J'ai l'impression d'être sur la ligne de départ d'une piste de saut à ski, mon cœur accélère, j'expire une bonne fois et je propulse de toutes mes forces. Galvanisé par la sensation de fendre l'air je dois afficher un sourire schizophrénique alors que mes mâchoires sont crispées par l'effort. Je ne suis plus qu'à quelques enjambées du point de saut quand je vois entre moi et le vaisseau, dont l'altitude continue de diminuer, une pièce de puzzle qui veut s'ajouter au monticule. Sûr de mon chemin je saute.

D'un seul coup, mes jambes se détendent de ne plus forcer sous mon poids et je me sens léger comme une plume alors que je me rapproche de l'ouverture du bateau. Sauf que merde... Il descend trop vite... Je vais pas l'atteindre et me bouffer la paroi, rha, c'est trop con, je vais passer juste entre le pont et l'ouverture, mais y'a pas énormément de prises sur une coquille de noix... La galère... Faut que je trouve un truc et vite. Des cordages, des rebords, quelque chose... Voilà ce qu'il me faut ! Y'a des sortes de moulures sur la carlingue, rien de bien extrême, mais en tout cas, juste assez pour prendre un appuie et ressauter vers le haut. Faut vraiment que j'arrête les cabrioles, un de ces quatre ça va me jouer des tours, mais avant ça, faut que je me rattrape !

Justement, que vois-je ? Tendu au-dessus du vide une planche en bois soutien deux gars. Un gros qui se remet sur ses guibolles alors qu'un autre gaillard le soutien difficilement. Bingo ! On tient nos pirates ! Mon saut m'envoie chopper le bord de la planche au moment où les deux autres en descendent, ce qui empêchent mon perchoir de basculer dans le vide. Si ça été fixé au bastingage, ça n'a pas été très bien fait. En une traction je remonte sur la planche et saute sur le pont juste derrière les deux autres qui gueule des trucs à quelqu'un en haut du mât. Les termes "gamin d'eau douce", "rat de fond de cale" et "petit forban", me laissent penser qu'il s'agit de Tim. Il a réussi à leur fausser compagnie le petit. Bien joué.

- Hey les marins ! Vous voulez pas vous en prendre à quelqu'un de votre taille ? En plus votre navire et entrain de sombrer, vous avez pas plus important à faire.

- Qu'est ce tu fous là toi ? Je m'en vais te régler ton compte. Dit-il en serrant les dents avant de pousser son subalterne. Va chercher les deux autres dans la cale qu'on se débarrasse de ce passager clandestin.

Je me craque les mains et me prépare à bondir sur ce qui doit être le capitaine de ce vaisseau.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Ven 27 Juil 2018 - 15:30
Robert jouait toujours les équilibristes. Certes l'altitude du navire décroissait vite, voir un peu trop d'ailleurs, mais une chute, dans son état, pouvait encore être fatale. Il continuait donc de se cramponner au bord de son trou, usant du peu de forces qui lui restaient. Il n'avait aucune idée de ce qu'étaient devenus Tim et Tom, il avait même presque oublié leur existence durant cet instant de folie.
La tête pendant dans le vide, les yeux mi-clos, il perçut tout de même un écho de voix, comme poursuivi de pas pressé et mal assurés s'approchant. Le navire n'était pas immense et les pas furent bientôt dans la pièce, où baillait toujours le trou creusé par Robert. Il releva la tête pour apercevoir un jeune homme de moins de vingts ans : blond, un petit duvet sur le menton et autour des lèvres, enchâssé dans des chiffons qu'on appellerait « déguisement » dans le monde réel ; la coquille sur sa tête et ses oreilles pointus trahissaient ses origines. Le garçon parut surpris de trouver un homme si mal en point, on le lisait sur ses traits. Pourtant, il changea bien vite pour une expression de sadisme vaguement dissimulée.

— « Tu tombe bien grand-père ! C'est enfin ma chance de briller au yeux du cap'tain. Je vais te faire tomber, puis j'irai lui dire que je t'ai battu, alors que ces deux guignoles de William et Olivier se sont fait rétamer. AHAH ! Merci pour ton aide le vieux ! »

S'approchant, il écrasa de tout son poids les doigts d'écorce de Robert, qui hurla de douleur. Malheureusement pour ce pauvre matelot : ce cri provenait plus de l'activation du pouvoir que de sa pression. Galvanisé par les cris de sa victime, le pirate ne fit qu'augmenter la force qu'il employait à écraser les phalanges de Robert ; le bois craquait sous ses bottes. Entre les rires du forban et les hurlements du voyageur, on distingua néanmoins un crack : celui de la pièce qui les retenait tout les deux ; Robert sourit en projetant un faisceaux de regard haineux par ses iris, d'un vert vif, encore.
En inhibant les capacité de la pièce avec ces pouvoirs, le vétéran fit tomber son agresseur. Il dut chuter avec lui, cependant. Leur altitude avait encore diminuée, plus que 6 ou 7 mètres. Robert, malgré tout, se voyait déjà mourir en bas ; seul. Au moins il aurait sauvé ces deux garçons et il serait délivré de cette malédiction. Il ferma les yeux en chutant, presque rassuré et heureux de quitter ce monde, plus cauchemardesque qu'onirique à son sens.
Il heurta le sol plus tôt que prévu, moins violemment aussi. Il roula pour percuter le vrai sol, cette fois-ci. S'il ne le vit pas clairement, il compris qu'il s'était trouvé sur la route d'une pièce volante, couverte de buisson ou de quelque chose du genre, qui amortit sa chute. L'hylophobe avait survécu, il en était presque triste d'ailleurs. En glissant sa tête dans l'herbe, il put voir le vaisseau partir au loin, toujours en perdant de l'altitude. Il espérait que Tim et Tom s'en sortent, sans pouvoir bouger. Il ne put se réveiller cependant ; entreprenant donc de profiter un peu du vent qui soufflait doucement dans ses cheveux en sueur, du silence brisé seulement par le bruit d'une faune lointaine et arboricole, de ce bref moment de calme après le chaos d'une nuit pareille.

Un rire sortit de nul part ; Robert entrouvrit les yeux :

— « Alors papi… Mphf… t'as vraiment cru… t'as vraiment cru que j'étais canné, hein ! Do… dommage pour toi… »

Le pirate vivait toujours, il rampait vers notre bon barbu, raclant le sol à l'aide d'un coutelas, les jambes brisées, sûrement. Du sang dégoulinait de sa bouche et de son nez, sa tête avait du heurté violemment le sol ; occire le voyageur semblait son seul objectif. Robert, au bout, les côtes brisés, ne pouvait plus. Il tenta de ramper, il devant ramper, s'échapper. Il glissa sur quelques centimètres, le rire de l'autre taquinant ses oreilles qui sifflaient ; décidément, ce n'était pas sa nuit…
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)
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Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)

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