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Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood)

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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Dim 29 Juil 2018 - 23:37

    L'intervention de Tommy avait détourné l'attention des pirates. Le capitaine abandonna la capture de l'enfant-rat et envoya son mousse dans les cales. Il ne restait désormais plus que deux combattants sur le pont. Juché sur son perchoir, Timmy observait les deux hommes qui s'apprêtaient à combattre. Le petit garçon calma ses tremblements et sécha ses larmes. Il venait de retrouver la confortable position de spectateur, privilège des faibles. Depuis son promontoire, l'écolier constata avec effroi que le galion perdait toujours en altitude. Ce n'était plus qu'une question de minutes, voire même de secondes avant que le navire n'échoue.  
    Le capitaine maintenait son sabre tendu et conservait son autre main dans son dos. Il se contentait pour l'instant de maintenir le voyageur et son nuage en respect et attendait le bon moment pour agir. Si la position n'était pas particulièrement suspecte, un combattant attentif remarquerait sans doute que l'ivrogne cherchait à masquer quelque chose.

-Attention il a un truc bizarre dans son dos !

    L'avertissement de Timmy poussa le corsaire à agir. Le capitaine dévoila ce qui ressemblait à une grenade et la lança aux pieds de Tommy. Il n'y eut aucune explosion, l'objet se contenta de dégager une étrange onde autour de lui. Les pièces de puzzle dans un rayon de 4 mètres autour de la grenade s'écartèrent presque instantanément. Il ne restait désormais plus qu'un trou béant à l'endroit où les deux hommes se tenaient auparavant. Le duel se poursuivait certainement dans les cales, mais Timmy ne pouvait plus l'observer depuis son mât. Depuis sa création, le bateau n'avait jamais été aussi prêt du sol. Devant l'imminence du crash, le petit garçon descendit de son perchoir. Il fut tenté un instant de se diriger vers le gouvernail du navire mais se ravisa. Orienter le galion à bâbord ou bien à tribord ne changerait rien à l'atterrissage. L'enfant-rat chercha donc autre chose. Il courut sur le pont à la recherche d'un quelconque refuge et opta finalement pour un tonneau. Il le renversa, s'installa devant et attendit l'inévitable.

    Il y eut une première secousse particulièrement violente suivit d'un crissement de bois contre la terre. Puis la glissade du navire stoppa dans un craquement sec, sans doute causé par la rencontre d'un relief rocheux. L'arrêt du navire fut particulièrement brutal et Timmy fut propulsé hors de son tonneau malgré ses efforts pour le maintenir fermé. Il roula sur plusieurs mètres et acheva sa rotation contre un des rebords du navire. L'impact partit de son coccyx et la douleur s'étendit dans tout son corps, ravivant au passage ses maux de crâne. Les pleurs de l'écolier redoublèrent et il dû puiser dans sa petite jauge de courage afin de se relever. Agrippé au bastingage du navire, la première chose que vit l'enfant-rat fut le corps de Robert étalé au loin. Le voyageur végétal semblait en piteux état et un homme approchait de lui en titubant. Timmy devina qu'il s'agissait d'un des membres de l'équipage et s'affola. Le morpheur chercha un moyen de venir en aide à son compagnon et déambula sur le navire ravagé. L'avant du galion présentait de nombreuses fissures et le mât penchait dangereusement. La morve au nez et les larmes aux yeux, le garçonnet marcha jusqu'à la première porte qu'il trouva sans même savoir ce qu'il recherchait. Il entra avec hésitation dans ce qui évoquait un bureau. Une forte odeur d'alcool l'accueillit lorsqu'il entra dans la pièce. Il faisait noir, il avait peur et il fut tenté de laisser Robert à son triste sort. Mais le rat n'abandonna pas, il slaloma entre les bouteilles d'alcool et fouilla le bureau.
    Il en sortit quelques secondes après avec un étrange objet magique. L'objet se composait d'un manche avec gâchette au dessus duquel se trouvait un cône gris. Au centre du cône, on pouvait voir une sorte de tube refermé. Il s'agissait très certainement d'un pistolet à rayon laser, il n'y avait pas d'autres explications. Le petit garçon retourna sur le pont. Il pleurait toujours mais le poids de l'arme dans sa main lui donnait un peu plus de contenance. Il visa à quelques mètres du mousse ; il s'agissait d'un tir d'essai autant que de dissuasion. Son tir n'eut aucun effet. Il réappuya sur la gâchette, toujours sans résultat. De grosses larmes assaillirent à nouveau les joues du petit garçon. Il tenta à nouveau d'utiliser son arme, en laissant le doigt appuyé sur la gâchette ce coup-ci. Le petit garçon entendit ses pleurs amplifiés par l'objet qu'il tenait dans ses mains. Honteux, il réalisa que son pistolet laser était un simple haut-parleur onirique. Il essaya de se reprendre et lâcha entre deux sanglots :

-Arrêtez ! Ou je tire…

Le mousse continuait à ramper direction de Robert.

-On a votre capitaine en otage si vous arrêtez pas Tommy le tue !

    Le morpheur était incapable de masquer ses pleurs. Il espérait que son bluff fonctionnerait même si ses menaces restaient floues et peu intelligibles. Et plus important, il croisait les doigts pour que Tommy sorte victorieux de son duel.
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MessageSujet: Re: Mal de crâne au village Puzzle (avec Tommy Fawl et Robert Rosewood) Mer 29 Aoû 2018 - 1:44
Le sbire se carapate sans demander son reste et je me retrouve face à face avec le capitaine de ce bâtiment, décidé à l'empêcher de retoucher au gouvernail de ce dernier. Car si jamais il a ce qu'il faut pour colmater les trous de sa coque, ça me ferait mal de le laisser repartir, même si ce n'est qu'un marin d'eau douce pas bien dangereux, kidnapper des gosses ça me reste en travers de la forge. On se jauge une seconde avant que l'on se décide à agir. Il donne des coups d'estoc avançant et reculant systématiquement d'un pas et il accommode le tout avec des pas chassés sur les côtés pour tenter de me surprendre. Son allonge lui donne l'avantage jusqu’à ce que je prenne le rythme, si je lui montre immédiatement que les gants de boxe nuageux peuvent s'étendre il ça s'adapter et si moi je ne m'adapte pas à lui, c'est la pointe de son sabre qui va s'étendre entre les membres.

Les sphères blanches au bout de mes poings sont plutôt compactes, sans être parfaitement solides elle me permettre de mettre mes mains sur ma trajectoire de la lame sans prendre de gros risques. Je dévie à gauche ou à droite, déplaçant mon corps en fonction et pour faire mine de ne pas pouvoir l'atteindre je lance des coups dans ça direction. Chacun de mes échecs le fait sourire, mais ses assauts ne sont pas plus fructueux que les miens. Quand j'étend Cloud pour la première fois il se le prend dans le bras mais a le réflexe de reculer ce qui limite les dégâts. Après ça il semble me prendre au sérieux, délaisse son sourire et tend son bras tant qu'il peut pour ne pas me laisser gagner de terrain. En tout, l'échange ne doit pas avoir duré une minute mais c'est déjà trop, ce battre contre des lames est extrêmement crispant, mais c'est le gamin qui va mettre fin au combat.

- Attention il a un truc bizarre dans son dos !

Le barbu grimace, lâche un juron et lance quelque chose sur le plancher tout en me sautant dessus en cherchant à m'empaler par au-dessus façon chiche-kebab. Je réfléchie à toute vitesse et je sais que je ne vais pas pouvoir esquiver. La grenade a attirer mon attention une seconde de trop. Cloud passe de mes mains au dessus de mon crâne, une vingtaine de centimètre alors que je m'agenouille en levant le bras et la tête. La coupole nuageuse du lenticulaire suis le mouvement et de place à la verticale quand il se met à tonner. La première détonation vient du fait que j'ai attrapé l'extrémité du sabre de la main droite pour empêcher la pointe de me traverser l'épaule. Mon sang coule déjà quand je caresse une nouvelle fois le tranchant, de l'autre main cette fois, près de la garde de la lame pour stopper sa progression.

Au moment où l'orage éclate et qu'un éclair est propulsé sur moi le sol se dérobe sous mes pieds et je me retrouve à tomber, au minimum un étage plus bas. Parier sur le fait que ce qu'il avait lancé serait inoffensif était risqué, mais le fait qu'il n'avait pas fuit dans l'autre sens m'avait fait tiquer. Si il a encore la poignet de son sabre quand je touche le sol, avec son poids je vais vraiment me faire embrocher. Il faut que je tente un truc. Je laisse l'électricité parcourir mon corps de ma tête jusqu'à mes mains et fait une tentative de faire surgir l'énergie nouvellement créée par mes plaies. D'habitude ça marche comme un taser quand j'ai le poing fermé, mais là c'est moins rapide que d'habitude. Ça ne se propage pas aussi bien, mais il finit par lâcher prise et se concentre plutôt pour m'écraser.

Je jette la lame par réflexe, regrettant presque immédiatement alors qu'il m'attrape les épaules pour me placer sous lui. Au même moment, mes pieds touchent le sol et Cloud ré-explose. Je tente le tout pour le tout. Si sa masse m’assomme et qu'il est toujours conscient il pourra me finir tranquillement. Le truc c'est que pour suivre mes mouvements la lentille nuageuse s'enroule autour du pirate. La décharge n'a pas le temps de m'atteindre qu'elle lui traverse le corps en lui arrachant un gargouillis de douleur. Toujours au dessus de moi je dois encaisser son corps inerte qui me tombe dessus, la créature est tétanisée, par le courant. Il est secoué par quelques soubresauts incontrôlés alors qu'il essaye désespérément de bouger. Je me dépêche de donner un coup de pied dans son sabre pour m'assurer qu'il soit loin de lui et me rend compte à cet instant qu'il manque toute une partie de l'arrière de la cale.

Le trou de tout à l'heure a bien grandi. Mais plus inquiétant c'est que l'ouverture me fait voir le sol qui se rapproche dangereusement. Sans réfléchir j'attrape le capitaine qui est dans l'incapacité de me demander de couler avec son navire puis en prenant un peu d'élan je saute par dessus bord en repassant Cloud sous mes semelles pour adoucir l'impact. Ce dernier ne tarde pas, même en pliant les genoux pour amortir, mon pied droit fait une pointe au-dessus du sol pour encaisser la vitesse, se rétablir et reprendre appuie, mais je me déstabilise et il se plante dans le sol. Bloqué, je tombe en avant et m'étale de tout mon long en jetant plus ou moins délicatement le pirate qui va rouler un peu plus loin. Le sol en puzzle n'est pas ce qu'il y a de plus sympa comme matériaux de réception et je suis content, les bleus ne dureront qu'une nuit. Le capitaine est hors-jeux au moins, j'ai l'impression de voir de petits oiseaux lui voler au-dessus de la tête.

Sauf que je n'ai pas vraiment le temps de faire une sieste. Dommage, j'aurais bien aimé. La voix du gamin se fait entendre, comme amplifiée par un haut-parleur. Il n'a pas l'air bien et semble vouloir empêcher quelqu'un d'agir. Robert fait encore des siennes ? Ou en tout cas son bras ! Faut que je me dépêche. Je grimpe le versant de la petite colline sur laquelle j'ai atterri pour avoir un point de vue plus dégagé. Face à moi, un Robert mal en point vers lequel se rapproche un pirate, pas vraiment dans un meilleur état et entre les deux un petit voyageur qui s'égosille avec son mégaphone. Sans tenir compte de mon épaule qui me lance et de mes muscles endoloris je glisse sur Cloud, dévalant la pente à toute vitesse. En passant devant le gamin je lève le pousse et le félicite pour lui assurer que tout va bien se passer, il a bien réagit. Si le pirate n'a pas changé d'objectif en l'entendant, il m'aura au moins indiqué où ils se trouvaient.

J'arrive à une dizaine de mètres des deux hommes quand je vois le second du capitaine se redresser un instant avant de s'envoler à toute vitesse. Hagard je m'arrête net en voyant les puzzles du royaume emporter notre ennemi vers d'autres cieux. Mes yeux retombent vers Robert, enfin plutôt là où il se trouvait... Je me retourne vers Timmy et, sortie de nul par, un fou rire incontrôlable me submerge quand là aussi je ne vois qu'un mégaphone tombé à terre. La conclusion de la nuit je l'aurais donc observé tout seul et ce départ en fanfare du brigand de brise douce sera mon feux d'artifice de victoire. Je me relâche et me laisse tomber en arrière pour m'étaler sur cette colline en pièce détachées. Je suis complètement rincé et j'ai de plus en plus mal au côtes à force de me plier en deux.

Quand je me redresse finalement, je suis torse nu avec ma couette sur les jambes. Après une seconde d'hésitation je repars de plus belle quelques minutes avant de démarrer ma journée de bonne humeur.
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