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Parabole sous parasol (Terminé)

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Lucien Sandman
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MessageSujet: Parabole sous parasol (Terminé) Ven 6 Juin 2014 - 21:08
« Vois-tu, Stéphanie, tout est une question de culot. » lança Lucien sur un ton professoral. « Une fois, à Kazinopolis, j’ai été embarqué malgré moi dans une prise d’otage. Personne ne savait comment faire pour arrêter les criminels et sortir les otages de là. J’étais l’un des seuls en mesure de faire quelque chose. Eh bien, j’ai pas hésité, j’ai fait sauter l’ensemble de la structure. Et voilà, criminels arrêtés. Pourquoi s’arrêter sur les dommages collatéraux ? Tout ce qu’il faut, c’est oser. Le culot je te dis, c’est tout ce qui compte. »

« Ouais, pourquoi pas. » dit l’autre voyageuse en haussant les épaules, peu impressionnée par son petit récit illustratif. Elle se tourna un peu sur sa chaise longue, pour lui faire face un peu davantage et le regarda droit dans les yeux. « Du coup, tu comptes m’embrasser ou pas ? »

« Hein ? » s’étonna le contrôleur du chaos. « Quoi ? Pourquoi faire ? »

Autour d’eux la plage était bondée, comme d’habitude au royaume des tropiques. La station balnéaire avec ses hôtels aux vues imprenables sur l’eau turquoise attirait un grand nombre de rêveurs et d’autres créatures. Quoi de mieux que cette plage de sable fin pour représenter le rêve même de la détente et des vacances ? Des centaines de rêveurs batifolaient dans l’eau, faisaient du beach voley, achetaient des beignets ou étaient occupés à dorer doucement sous ce soleil éclatant et éternel. Il n’y avait presque pas de vent ici et pourtant, de nombreux protagonistes de la scène parvenaient à jouer avec des cerfs-volants. Des voix s’emballaient dans tous les sens et, de manière général, on s’amusait sans la moindre cohésion. Une petite dizaine de voyageurs devaient se trouvaient là, un petit groupe profitant de l’eau, d’autres s’amusant avec des rêveurs. Chacun vaquait à ses occupations sans se soucier des autres et dans le tumulte le plus chaotique possible. Des créatures des rêves, vacancières ou employées traînaient çà et là, proposant rafraîchissements, friandises, ou donnant des cours de gym, de nage ou de canoë, il y en avait même pour s’asseoir sur des sièges et surveiller que tout se passe bien. Pour Lucien, c’était une folle tranquillité de plaisir qui s’offrait à lui, un petit paradis dans lequel était apparu sans vraiment chercher à le faire et qui lui offrait la possibilité de se reposer tout en profitant d’une absence totale de contrainte. Tel était d’ailleurs ce que l’on appelait vacance, bien qu’il ne soit pas assez conformiste pour catégoriser la façon dont il se prélassait cette nuit-là.

Il était apparu dans un maillot de bain à fleurs multicolore et avec des lunettes de soleil en forme de cœurs roses à paillette, surmonté d’un chapeau blanc très féminin mais suffisamment large pour le mettre bien à l’ombre. Il portait aussi d’énormes chaussures de chantier, mais cela n’avait aucune importance. Il demeurait peut-être un gringalet blond étrangement fagoté, il n’avait jamais porté la moindre attention à son apparence à Dreamland. Il s’était installé dans un transat étrangement libre, placé juste à côté d’un autre, déjà occupé par la fameuse Stéphanie. Un parasol était planté entre les deux et leur offrait une ombre agréable sans toutefois leur gâcher le plaisir de ce soleil merveilleux. Il s’était installé, ou plutôt affalé sur le siège et elle avait commencé à engager une conversation avec lui. Comme il n’avait pas eu la moindre objection à discuter sur l’instant, il s’était laissé prendre au jeu et avait répondu avec la plus grande franchise à la jeune femme.

Celle-ci devait tourner autour de la vingtaine et n’était pas un canon de beauté. Peut-être un peu plus grande que lui, avec un visage plutôt banal, qui avait le défaut d’avoir un nez trop gros et des lèvres trop étirées. Pourtant, elle n’était pas vraiment moche, malgré son air un peu trop blasé et deux ou trois grains de beauté mal placés. Elle avait l’avantage d’une chevelure blond vénitien et lisse qui était assez longue, ainsi qu’un corps suffisamment en chair pour ne pas être un squelette, mais trop peu pour être qualifiée de grosse. Elle présentait aussi un corps assez remarquable qui, malgré des hanches trop étroites et une poitrine un peu trop faible, était joliment dévoilé par un bikini rouge très attirant. Elle aurait pu convaincre sans mal un voyageur ordinaire de la rejoindre dans son lit ainsi fagotée, surtout en comptant sur les usuels libertinages des intéressés. Et il était clair que, si elle avait parlé au blond, c’était surtout avec ce but en tête, quoi qu’elle fût assez maladroite pour ne pas bien amener la chose. En somme, la conquête de Lucien n’était pas exceptionnelle, mais elle était là toute même, une occasion que d’autres n’auraient pas manqué… Le problème, c’était justement que Lucien était bien trop à l’ouest, bien trop ancré dans sa propre folie pour se soucier d’une chose aussi vulgaire que les plaisirs du corps. La vérité était qu’il n’avait jamais pensé, à aucun moment de sa vie, à une femme ou à un homme de cette manière, et que la question l’avait prise au dépourvue ; elle faisait entrer tout un champ de possibilités qu’il n’avait jamais envisagées jusqu’à présent. Comment aurait-il pu répondre ? Un instant, il fut même tenté de lui répondre qu’il allait le faire, non pas pour rattraper sa bourde précédente – il n’en avait cure de ce qu’elle pensait de lui – mais pour tenter l’affaire, voir si cette chose éminemment sociale lui plaisait ou non. Mais il n’en eut pas le temps, une voix interrompit tous les jeux et toutes les conversations sur toute la plage :


« REQUINS !!! » hurla l’un des sauveteurs sur sa chaise en pointant l’horizon.
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Dan Sorro
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Lun 23 Juin 2014 - 13:36
La dernière fois qu'il avait souhaité un peu de tranquillité en s'endormant, il avait débarqué dans ce même royaume. Mais cette fois-ci, la donne avait radicalement changée. Passer des tribus sauvages, à la station balnéaire empêcha Dan de rapprocher les deux lieux immédiatement. Il ne pouvait se rendre à l'évidence, trop de tension avait été mis en jeu cette nuit là. Enfin, loin de ses pensées malsaines et éprouvantes, il savait pourquoi il se retrouvait à vagabonder ici. Du repos, après chaque nuit éprouvante où il risquait de passer l'arme à gauche, il se retrouvait toujours à faire un petit tour en forêt, où dans un lieu qui transpirait la nature! Mais alors que le doux sourire de l’insouciance commençait à étirer ses lèvres, un terrible coup de rame lui fut administré dans le dos. Le beau ciel, le soleil, les plagistes où même les nageurs n'y changeraient rien. Dan une fois transporté à Dreamland, devenait un réel aimant à emmerdes. Ne pensez pas que cela rendait sa vie plus joyeuse, où plus intéressante. Bien que le massage offert par cette nerveuse créature des rêves fut gratuit, la qualité de ce dernier ne serait jamais vanté. Trois où quatre coups de rames plus tard, Dan restait allongé à plat ventre, sentant son corps engourdit pas les assauts de l'autre manche, qui essoufflé sembla s'asseoir en grognant. C'était une créature à la peau verte, son museau était reptilien, ses yeux eux étaient cachés derrière d'épaisses lunettes de soleil. La chemise hawaïenne aux fleurs blanches, ainsi que son short beige manquèrent de donner la nausée à Dan, qui commençait à se relever doucement:

-Mais on n’a pas idée d'apparaître comme ça sur le radeau des gens pendant qu'ils dorment! Dégagez maintenant! Allez-y, sautez! Maintenant où je vous redonne un ...

Le lézard se mangea un désagréable coup de pied dans la tronche, ce qui l'amena lui et sa rame à exécuté un plongeon acrobatique tapant facilement dans les six points aux J.O. Péniblement irrité, le voyageur commença à s'étirer, voulant par là rattraper les conneries de l'autre dégénéré. Il n'aimait pas se faire agresser ainsi sans raisons, bon il n'allait pas lui voler son embarcation non plus ce n'était pas une ordure. En deux pas il arriva de l'autre côté du bateau de fortune, puis chercha au loin le touriste au coup de rame facile. Déstabilisé par ce qu'il voyait, une longue et dangereuse sueur froide commença à s'écouler le long de son dos. Il ne restait plus rien à l'horizon, si ce n'est une paire de lunettes, avec un morceau de rame flottant dans une eau teintée de sang. Sifflant innocemment pour faire tomber la pression, l'air de rien, le boulet commença à chercher une rame, où un objet pouvant servir à s'en aller d'ici au plus vite. Ce n'était pas le premier cadavre qu'il croisait en Dreamland, sans réellement s'y habituer il commençait à réagir plus rapidement et de manière plus lucide. Certains cœurs sensibles pouvaient l'accuser de perdre lentement en humanité. C'était peut être vrai, mais Dan lui pensait justement le contraire, depuis qu'il avait débarqué en Dreamland, il lui était plus facile de se comporter comme un homme lambda. Le mal comme le bien était deux formes entre lesquelles il se balançait jours après jour...

Encore une fois coupée dans le fil de ses pensées, c'est en voyant une canne à pêche et une palme qu'il pensa trouver son salut pour sortir de cette stressante affaire. Utilisant habilement le fil et l'hameçon qu'il accrocha à la canne, de manière à e que l'union de ces deux objets ressemblent à une rame, il pagaya jusqu'à là côte, priant pour son salut à chaque coup de rame de fortune. Les gens semblaient se faire de plus en plus nombreux sur la plage, alors que les ailerons de requins eux commençaient à s'amasser de plus en plus derrière l'embarcation.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Mer 25 Juin 2014 - 0:41
C’était la panique dans l’eau, des milliers, des centaines de milliers peut-être, de baigneurs commencèrent à hurler, à se bousculer, à s’agiter d’une façon ahurissante. On s’éloignait des flots à une vitesse ahurissante, plusieurs embarcations de plaisir furent prises d’assaut par les fuyards les plus compétitifs et bientôt brisées, inutiles, sous le poids du nombre. Peu de gens se montrèrent assez altruistes pour aider les plus faibles et les moins rapides, mais il y en eut tout de même pour se montrer assez compatissants avec leurs voisins pour ne pas les couler et préférer les exhorter à avancer plus vite. Un monde fou envahi soudain la plage et l’on se rendit compte que celle-ci n’était pas assez grande pour accueillir toute cette population en toute sérénité. Le couple de jeunes voyageurs qui s’était arrêté sur la question d’un baiser éventuel fut soudain balayé par un ras de marré humain et onirique cherchant à échapper à un mal alors même qu’ils étaient déjà hors de portée. Afin de résister au flot, Lucien eut le réflexe inhabituel – et auquel il ne réfléchit pas vraiment – de ne prendre la main de Stéphanie et l’attirer vers lui en se levant. Ils demeurèrent un instant sous l’ombre du parasol, ainsi l’un contre l’autre, avant que celui-ci ne soit renversé par un fuyard un peu trop expressif. La panique, si intense soit-elle, ne fut guère plus longue qu’une minute et demie cependant. Ce temps records suffit à sortir presque tout le monde l’eau et soudain, un silence mortel s’installa alors que chacun se retournait pour observer les flots.

Dans l’eau, il restait une bonne vingtaine de traînards qui continuaient d’avancer à leur rythme lent vers la sécurité de la côte. Et on distinguait atrocement bien les silhouettes sombres et sanguinaires aux ailerons diaboliques qui filaient vers ces quelques victimes potentielles. Bientôt, ce public commença à retenir son souffle ne espérant que chacun puisse rejoindre la sécurité à temps. Il y avait quelques nageurs essoufflés, deux personnes sur des kayaks, apparemment des débutants, une autre sur un matelas gonflable qui battait des mains plutôt que des pieds – une attitude qui manquait clairement de jugement – et un voyageur qui tentait vaillamment de pagayer avec une canne à pêche et une palme. Enfin, il restait trois individus, deux hommes et une femme, qui demeuraient là où ils avaient avait été depuis le début : avec de l’eau jusqu’à la taille. Aucun doute, ces trois-là étaient des voyageurs et sûrement expérimenté. Ils jouaient encore avec un ballon quelques instants plus tôt, profitant d’une plage onirique comme ils auraient profité d’une plage réelle. Le ballon traînait à présent quelque part dans l’eau, crevé par l’agitation et ils ne s’en préoccupaient plus. Ils ne semblaient avoir qu’un seul objectif en tête, veiller à ce qu’il n’y ait pas une seule victime de plus.

Bientôt, la silhouette d’un requin s’approcha dangereusement d’un groupe de nageur et le premier des deux hommes sauta, plongea et nagea jusqu’à la bête. Prêt à l’affronter. Il invoqua un loup pour l’aider et celui-ci apparu sur le dos de l’animal marin et commença à l’attaquer sérieusement avec ses griffes et ses crocs. Le monstre des mers arrêta sa course et commença à s’agiter étrangement sur place. De l’autre côté, l’une des créatures dentées approcha de l’embarcation du voyageur à la canne à pêche et ce fut cette fois la femme qui alla à son secours. Elle fit un bond impossible et atterrit immédiatement sur le nez du requin dont la gueule commençait à s’ouvrir. Elle rebondit étrangement et retomba juste entre le prédateur et sa proie, elle eut un geste et poussa de ce qui sembla être une pichenette le petit bateau. Celui-ci fendit les flots avec une vélocité peu naturelle jusqu’à la côte, sauvant ainsi son passager. De l’autre côté, le requin s’était retourné, avait fait tomber le loup qui trônait sur son dos et venait de l’attraper avec sa gueule, lui arrachant immédiatement une patte et faisant rougir les eaux turquoises alentours. Mais les nageurs étaient saufs et il semblait que ce soit l’essentiel. L’invocateur chassa son invocation pour qu’elle ne souffre pas inutilement. Il se prépara à se battre lorsqu’un autre requin bifurqua et l’attaqua directement plutôt que de s’intéresser aux autres baigneurs. Un comportement des plus étranges. Les corps des voyageurs disparaissaient, ils ne constituaient donc pas une nourriture très efficace. Le troisième membre de ce groupe de sauveteurs improvisé s’élança au secours de son ami, qui se préparait déjà à faire face seul. Avec un pouvoir de morpheur, que Lucien ne sut identifier, il attaqua la seconde créature.

Ce moment d’intense héroïsme fut cependant de courte durée. Juste après avoir envoyé le bateau vers la plage, la femme se retourna pour affronter un assaillant de plus et fut soudain happée vers les profondeurs. Une large tâche de sang apparut avant qu’un requin de plus ne vienne rejoindre le groupe à la surface. En voyant cela, le morpheur se déconcentra, hurla quelque chose et une mâchoire énorme s’abattit sur son abdomen, le déchiqueta tout entier. Il cria longuement lorsqu’un autre requin vint lui dévorer un bras. Il mit un peu de temps à mourir et à disparaître. Le dernier voyageur du groupe envoya aussitôt l’une de ses invocations en appât et tenta d’opérer une fuite rapide. Les requins ignorèrent le loup pour le plupart et vinrent mettre un terme à l’existence onirique de cet aventurier, sous les yeux horrifiés de toute la plage. A présent, il ne restait plus rien dans l’eau. Plus rien d’autre que du sang et des requins qui continuaient de s’approcher du bord. Ils devaient être une bonne demi-douzaine et ils étaient énormes, même pour des créatures de ce type.

Arrivés là où la plupart des gens avaient pied, les monstres sanguinaires opérèrent alors un changement des plus perturbants. La première se leva sur ce qui semblait être des pattes arrière, deux énormes jambes qui venaient de remplacer sa queue et ses nageoires caudales étaient devenus deux bras musclés et griffus. Tous les autres requins se relevèrent à leur tour, de la même manière et fixèrent le monde sur la plage avec leurs yeux morts. La première immondice parla :


« Comme nous nous en doutions, il y a des voyageurs sur cette plage ! » tonna-t-elle avec une voix cruelle autoritaire. « Ce royaume abrite donc des criminels ! Remettez-les nous et aucun mal ne vous sera fait ! »

Une rumeur étrange commença à parcourir l’assemblée, que l’horreur poussait naturellement à obéir, sans toutefois oser le faire. Lucien et Stéphanie échangèrent un regard inquiet. Avaient-ils réellement entendu la même chose ? L’autre voyageur le plus proche était celui à la canne à pêche et à la palme. Ils lui envoyèrent aussi un regard interrogateur, tandis qu’une partie de la foule se tournait vers eux et les dénonçait automatiquement aux requins sanguinaires.
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Dan Sorro
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Mer 25 Juin 2014 - 16:25
Le sauvetage in extremis de Dan lui coûta cher, autant par les dégâts provoqués par les multiples ricochets de sa carlingues à laquelle il ne se déroba sous aucun prétexte. Mais aussi par le prix du sacrifice nécessaire pour conserver sa minable vie, plus précisément, il s'agissait d'une belle blonde aux yeux azure, portant avec fierté un décolleté décoiffant et sûrement mauvais pour les lombaires. Après avoir atterrit contre un parasol aux allures pourtant simples, il se sentit littéralement écraser contre la toile bétonnée, retombant mollement dans le sable doré, partiellement dans les vapes. Le jeune rescapé cracha le sable qu'il venait de manger, se rinçant le visage avec l'une des vague déferlants derrière lui. Ses pieds étaient désormais nues, ses sandales semblaient avoir abandonnés le navire. Légèrement secoué par les événements, Dan s'aida de sa rame de fortune pour se relever, regardant les yeux emplis de peine, les vagues teintées de sang. Mais très vite, la tristesse s'en alla, laissant place à une colère sourde et froide. Plusieurs questions classiques déferlèrent anarchiquement dans l'esprit confus du jeune homme, qui croisa le regard d'un autre voyageur. Les lunettes et les bottes de ce dernier lui arrachèrent un sourire. Ce n'était pas le moment, mais il avait toujours trouvé les choix vestimentaires de Dreamland assez amusant. Bon, quand il vous fringuait avec un maillot de bains à rayure bleus sur fond blanc, en vous donnant un débardeur rouge avec un soleil des plus atroce pour décorer vôtre torse, inutile de dire qu'il y avait sûrement un petit sadique caché derrière tout cela.

Les faux requins avaient parlés, la terreur était installée, la sentence semblait impatiente et prête à s'abattre sur la têtes d'une poignée d'êtres se considérant comme innocent. Les voyageurs commençaient sûrement à se pisser dessus, du moins, ceux ne sachant pas se battre. Dan si il n'avait pas survécut à des séjours de merde aux royaume des fruits, ainsi qu'à celui du cimetière, aurait pu lui aussi se mettre dans cet état. Mais, il en était hors de question, désormais il savait comment botter des culs. Il suffisait de comporter comme un ..."fils de pute"... merci Kala. Son cerveau eu le temps de faire un tour, avant qu'il ne se retourne vivement, bousculant les rêveurs où créatures des rêves figés par la peur sur son chemin. Après avoir écrasé un château de sable minable en voulant accélérer, il s'empara d'un parasol qu'il retira du sol avec une détermination qu'il ne pensait pas posséder. Il replia la toile sur elle même, laissant son pouce sur le bouton adéquat pour l'ouvrir à tout moment, une simple petite pression et il pourrait en neutraliser au moins un. Ca le faisait chier de devoir affronter des requins, Dan était le genre de mec à les préférer à ces sadiques de dauphins. Sincèrement, collez un rire de dauphin sur la tête d'un serial killer, d'un pédophile où d'une ordure dans ce genre et vous comprendrez.

Il recroisa le regard du voyageur aux lunettes insupportable puis l'invita à agir, soulevant son parasol telle une lance. Puis il braqua ses yeux qui très vite passèrent du contentement à la haine. Sans même chercher à comprendre, se dressa devant les monstres marins, restant à une bonne distance de la mer et donc du premier monstre. Encourageant les autres créatures n'ayant rien à voir avec eux à s'écarter, par des gestes très simple il pointa du doigt l'océan tâchés puis déclara à voix haute:

-Cette bombe aux obus monstrueux ne m'aura pas sauvée pour rien! Je suis un voyageur, mais vous êtes les criminels!

Les parasols étaient étrangement très solide, lors de son atterrissage sur la plage il s'était laissé surprendre par la solidité de ces saloperies. Croyant bien finir empaler, le survivant s'était simplement écrasé contre cet objet dès plus atypiques. Peut être que les plagistes Dreamlandiens étaient habitués à recevoir des saloperies solides lors de leurs siestes. Qu'importe, au finale il se retrouvait avec une canne à pêché palmé dans la main gauche, et un parasol jaune dans la main droite. Prêt à en découdre, il planta la canne dans le sable, souriant machinalement en défiant du regard le monstre, puis se prépara à le recevoir comme il se doit en levant le cousin du parapluie dans sa direction. Il ne restait plus qu'à espérer qu'on vienne l'aider, son regard alla braquer le voyageur de toute à l'heure, espérant ainsi le motiver, puis à sa compagne qui ne semblait pas être des plus motivées au premier abord, pour venir l'aider. Incertain de ce qu'il faisait, il se préparait à la solution "cassos de la playa del sol" quoi que cela puisse signifier. Dans Inspira un grand coup, puis la première bête se jeta sur lui, le voyageur l'empêcha de se saisir du parasol avec sa patte griffue, puis se contenta d'un bond pour ne pas succomber sous la deuxième. Et là, comme lorsque les plans se déroulent parfaitement, le sourire de Dan ne fit que s'élargir, lorsque l'immense gueule de la créature s'apprêtait à se refermer sur lui.
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Lucien Sandman
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Sam 28 Juin 2014 - 22:28
Un voyageur courageux et engagé, ou simplement un voyageur stupide ? Lucien avait du mal à se décider. Entre la déclaration préalable du jeune homme et sa prise position face à la meute de requin, une demi-douzaine de monstres qui venaient de prouver leur valeur face à trois voyageurs apparemment expérimenté, il lui laissait clairement une impression mitigée. Mais son action était vouée à l’échec. Le pauvre ne dégageait pas d’aura particulièrement impressionnant, si ce n’était pas du tout, et il se tenait face à une demi-douzaine de tueurs aux dents plus qu’aiguisés qui seraient peut-être moins efficace sur le sable qu’en mer, tout en restant des plus redoutables.  Et qui pouvait savoir s’il n’y en avait pas d’autres dans les parages, cachés par les flots, qui n’attendaient qu’à piéger d’autres imprudents. Beaucoup plus pragmatique qu’à son habitude irrationnelle, le blondinet observa la situation avec un œil froid et calculateur, évaluant les chances de réussites de celui qui ne cessait de lui envoyer des regards, comme pour savoir s’il serait ou non de la partie. Il les estima si proche de zéro qu’il se demanda si d’autres interviendraient à sa place. Il y avait bien quelques autres voyageurs dans les parages, mais la plupart étaient trop tétanisés pour chercher à agir. Il envoya un regard vers Stéphanie, toujours plus ou moins à son bras. Eux aussi attendraient-ils de voir de quel bois se chauffait ces ennemis sur terre avant d’attaquer ? Elle eut un air hésitant, peu encline à jouer aux héroïnes s’il ne se lancer pas en premier.

Mais, étrangement, et pour la première fois de sa vie, Lucien avait une furieuse envie d’agir. L’attitude de ces requins l’écoeurait à ce point. Ils venaient d’occire trois victimes, simplement pour le plaisir de tuer des voyageurs probablement. Là-dessus, il n’avait pas grand-chose à dire. Il lui arrivait de faire pareil de temps à autre. En revanche, cette volonté de sélectionner leur victime de façon aussi… aussi… aussi raciste… lui faisait comprendre que pour la première fois de son existence onirique, on ne cherchait pas à l’atteindre pour ses crimes – ce dont il était fier – mais parce qu’il appartenait à un groupe qu’il n’avait jamais vraiment choisi. Cela réveilla en lui un sens de la justice et, habitué à ne faire que ce que lui inspiraient ses tripes, il décida d’agir. Pourquoi cela le remuait-il autant ? Il ne savait pas. On cherchait à le tuer et déjà, il n’aimait pas cela, c’était une trop grande privation de sa liberté naturelle. Ils voulaient aussi tuer ce brave voyageur qui se pâmait devant eux. Ils voulaient tuer Stéphanie, qu’il voulait lui-même garder en vie, au moins pour l’instant. Et enfin, ils menaçaient de tuer tout le monde si on ne faisait pas comme ils le désiraient. Une attitude autoritaire et exécrable selon ses critères. Lui-même faisait peut-être ce qu’il voulait, il n’avait jamais le mauvais goût d’imposer ses volontés aux autres.

Ses yeux se plissèrent, le jeune voyageur courageux était dans une situation dont il ne sortirait pas vivant sans aide. Son attaque était trop évidente et son piège n’aurait pas surpris le moindre ennemi. Ces requins avaient l’air de savoir à quoi ressemblait un parasol, aucun doute qu’ils sachent comment parer à la tentative. Un seul d’entre eux s’avança pour aller mordre ce petit importun. Comme prévu, l’inconnu déploya son arme au dernier moment, espérant ainsi frapper son ennemi. Ce fut sans succès, l’autre avait anticipé et s’était préparé à reculer au dernier moment. Mieux encore, une fois le parasol déployé, elle frappa dessus de toutes ses forces. L’effet fut immédiat. Lucien salua la solidité de l’objet, même s’il dut reconnaître que le requin l’avait emporté dans cette lutte. Le parasol s’était complètement planté dans le sol et le voyageur venait d’être piégé au-dessous. La créature plaça son pied sur le parasol pour plaquer son adversaire là, victorieux avant même d’avoir commencé à se fatiguer.


« Alors ? D’autres volontaires ? » scanda la créature. « Nous tuerons tout le monde sur cette plage, cette nuit et les suivantes, si vous ne nous livrez pas vos v… »

Il ne finit jamais sa phrase. Une énorme passe de métal noir vint l’éjecter de sa position, sortie brutalement de nulle-part. Lancé à plusieurs mètres sur le côté, le requin fit une roulade dans le sable pour se rattraper. L’étrange objet noir qui venait de percuter le monstre marin disparut à nouveau et laissa place à un simple marteau dans la main de Lucien. Le voyageur piégé n’avait plus qu’à pousser fort pour se libérer à présent. Sandman et la créature des rêves se toisèrent avec haine.

« Toi et ta bande ne toucherez à aucun cheveux des voyageurs tant que je serais là. » cracha Lucien avec dédain. « Tue les autres si ça te chante, mais tu touches pas aux voyageurs. »

« Et tu crois pouvoir m’arrêter ? » ricana le monstre, avant de s’adresser à la foule : « Ecoutez-le ! Ecoutez ce criminel ! Il n’a que faire de vos vies ou des nôtres. Il ne parle que de protéger les voyageurs ! C’est bien la preuve que cette engeance devrait disparaître ! »

C’est à cet instant précis, lorsque plusieurs regards vindicatifs se tournèrent vers lui que Lucien comprit qu’il avait très mal choisi ses mots.

« Tu aurais dû m’embrasser tout à l’heure. » commenta Stéphanie avec un manque flagrant d’enthousiasme.

Lucien envoya un regard aux autres voyageurs présents. Certains lui en voulaient presque d’en avoir fait des cibles. En tout, ils devaient être sept, peut-être huit ici. Et aucun ne semblait avoir son niveau. Quant à savoir comment s’en sortir contre une foule en colère, c’était une autre affaire. Ils étaient plutôt loin des uns des autres, à l’exception de Stéphanie, Lucien et cet autre voyageur sous parasol. Tous attendaient, ennemis comme à amis, que Sandman prenne une décision. Et face au poids des responsabilités, il craqua complètement.


« Je t’emmerde créature de sous-royaume ! » lâcha-t-il avec colère. « Retourne dans ton putain d’océan avant que je bouffe avec tes propres dents d’enculé. »

Aussitôt, trois autres Stéphanie apparurent autour de lui, toutes en bikini rouge et en position de combat. C’est juste après que les choses commencèrent vraiment à dégénérer.

[HRP : Bref, voilà, je nous ai bien foutu dans la merde :p Considère que les requin sont rang 5 ou 6 dans l'eau et 4 minimum sur terre. Quand à la foule, du rang 1 en masse, mais vraiment en masse. Et les autres voyageurs présents, tu peux t'amuser à inventer leurs pouvoirs, mais ils sont pas au dessus du rang 3 ^^' Du coup, notre objectif va être de s'en sortir plus qu'autre chose là :p /HRP]
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Dan Sorro
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Dim 29 Juin 2014 - 2:45
Il serait vint et stupide de prétendre qu'il était au point. Il lui restait encore tellement à apprendre et pourtant. Si vous saviez à quel point ce qu'il avait traversé était hors du commun. Merde c'est vrai, vous avez déjà combattu des gorilles à main nue? Avez-vous seulement survécut à la charge d'un éléphant contrôlé par le cerveau d'un zombi ? Où encore plus invraisemblable, avez vous déjà fumé un joint avec un soixantenaire en plein milieu d'une jungle? Bien sûr que non, seuls les voyageurs pouvaient s'accorder de pareilles aventures. Il était donc compréhensible que ce soir là, Dan ce soit un peu emporté en oubliant de se sentir pisser. Un petit coup de chauffe, quoi qu'on puisse en dire ce dernier fut très vite rafraîchit. En effet, la fraîche bise que lui accorda son adversaire en l'écrasant contre le sable sous le parasol en béton lui remit les idées en place. C'est fou comme la vision des choses pouvait s'élargir lorsque on se rapprochait du sol.  Vraisemblablement le jeune péteux venait de se faire aligner. Et oui, les joies de la jeunesse. Malgré la gravité de la situation, le jeune homme restait confiant, comme si la mort ne pouvait l'atteindre. Pas encore, pas ce soir. Il devait encore se présenter au tournoi et permettre au Desperados de se péter le crâne en remportant ce tournoi. Alors pourquoi n'arrivait-il pas à repousser son énorme adversaire qui était sur le point de terminer son speech. Ses prières furent alors entendues, enfin l'un des voyageurs déniait se sortir les doigts du turfus pour lui venir en aide. Certes, c'était un peu hypocrite de mêler les autres aux conflits qu'ils n'avaient pas choisit sous prétexte que cela nous arrangeait.

Pendant que son sauveur échangeait des manières avec le squale sur pattes, Dan souleva le parasol, puis se releva en continuant de sourire. Un geste prétentieux dans lequel il ne se retrouvait pas, pourtant ses lèvres étaient belles et bien étirer, ses yeux rivés sur la créature marine qui trop occupé à chercher quoi rétorquer se retrouva soudainement avec un Parasol jeté dans la tronche. Dan se félicita pour la précision dont il venait de faire preuve, puis il remercia son formateur adoré pour lui avoir apprit à quel point il était stupide de parler lors d'un combat. Bon, l'action en elle même ne transpirait pas l'honneur, de plus l'effet n'était pas si géniale que ça. Mis à part le surprendre en le faisant tituber quelques secondes, le lancer de parasol ne semblait pas être la technique optimale pour venir à bout de cet ennemi. Alors qu'une horde de femmes en bikinis virent encadrés les côtés du voyageur au froc chargé, une simple réplique de kéké des plages alla se joindre à Dan. Un slip léopard rouge moulant, des tongs en plastique, ainsi qu'une solide bouée de sauvetage à la main, paré à l'assaut. Le téméraire survivant se voyait attribuer là d'un héro charismatique. Mais le meilleur restait à venir, alors qu'il offrait aux rêveuses errante un profil exquis il révélait à présent une longue et féroce gueule de crocodile aux créatures des rêves.

Haussant les épaules en riant brièvement à la vue du morpheur, Dan se sentit soulagé d'être aussi solidement accompagné. Mais l'assurance qu'il affichait au début des festivités s'effritait lentement. Un mauvais pressentiment lui nouait le ventre, alors qu'il suivait le semi homme croco dans son assaut contre le requin qui envoyait valdinguer le parasol vers le groupe d'escorte girl qui secondait le magicien au marteau. Appelez le comme vous le voulez, Dan ne savait pas vraiment comment le nommer lui même. D'ailleurs, présentement il s'en foutait pas mal. Plusieurs voyageurs s'étaient fait la mal, seuls quelques téméraires où idiots rejoignaient la bataille. De toute manière il était trop tard pour réellement réfléchir, le croco luttait avec le monstre requin au corps à corps et la victoire ne semblait pas évidente. Dan tenta de reproduire un vieux truc qu'il avait lut, en tentant d'enfoncer ses poings dans les yeux du monstre. Ce dernier faucha le voyageur en plein saut avec l'une de ses jambes, repoussant l'énergumène dans la foule qui peinait à détacher leurs yeux du combat qu'on leur offrait. Le souffle coupé et les idées légèrement secouée, Dan mit pas mal de temps à se relever. Sa vision était trouble, mais il était presque sûr de lui lorsque il cru voir une tête de crocodile se faire arracher par deux coups de mâchoires. Avant que ce dernier ne puisse savourer sa victoire, Dan s'empara d'une pelle qu'il retrouva planté dans le sable. Laissant une faible lueur blanche émaner de lui.

Ca allait chier.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Ven 18 Juil 2014 - 18:01
Stéphanie se battait d’une façon étonnante, avec une efficacité technique qui pouvait laisser coit. Ce n’était pas tant qu’elle savait se battre mieux que tout le monde, mais qu’elle avait l’air de savoir exactement ce qu’il fallait faire et de prendre des décisions primordiales au quart de tour, ce dont Lucien lui savait gré. Après sa réplique cinglante et peu raisonnable au vu de la situation, tout avait rapidement dégénéré. Le jeune voyageur qu’il avait sauvé avait réclamé vengeance en propulsant le parasol qui l’avait cloué dans le sable un peu plus tôt sur le leader des monstres. Il s’en était suivi un chaos tel qu’il avait arraché un sourire amusé à Lucien, qui avait cru un instant qu’il se retrouvait dans son élément. Mais il s’avéra bien vite que ce chaos-ci ne lui était pas favorable. Le groupe de requins se mis en mouvement immédiatement et fila vers tous les voyageurs qui se trouvaient à leur portée. L’essentiel de ceux-là décampèrent aussitôt, alors que trois restèrent pour faire front. En voyant ces lâches disparaître vers le lointain, certains des requins se mirent en tête de les poursuivre en aboyant des ordres à la foule :

« Ne les laissez pas s’enfuir, s’ils partent, c’est à vous qu’on s’en prend ! »

Certains réagir immédiatement à la menace et tentèrent de tomber sur les voyageurs qui s’éclipsaient et les requins n’hésitait pas à faire violence sur les innocents afin qu’ils s’écartent de leur chemin. Il y avait beaucoup trop de monde sur cette plage pour que les voyageurs ne parviennent à s’enfuir ainsi. Pour lors, les créatures des rêves s’étaient montré plutôt passives, mais si la menace des monstres était de plus en plus réelle et les voyageurs n’étaient pas si appréciés que cela après les remarques de Lucien sur le fait qu’on pouvait tuer tous les autres. Ils n’essayaient pas de s’intégrer à un combat qui serait sûrement sanglant, ce qui impliquait qu’ils ne prendraient pas spécialement partie contre ceux qui voudrait les massacrer dans ce cas. Dans le même temps, deux des requins se précipitaient déjà vers le contrôleur du chaos et sa camarade aux multiples facette ; Lucien avait repoussé sans mal le projectile parasol grâce à son marteau.

C’est à cet instant, alors que le jeune voyageur qu’ils avaient sauvé était rejoint par un morpheur crocodile et que deux autres voyageurs se préparaient au combat contre un monstre qui venait vers eux, que Stéphanie déploya ses étonnantes capacités et qu’on put admirer la façon dont son pouvoir était utile. Déjà, il fallut noter qu’elle savait se battre. Elle maîtrisait une forme d’art martial que Lucien ne connaissait pas, mais qui lui permettait au moins de mettre en difficulté leurs assaillants au corps à corps. Elle esquivait et parait les coups et parvenait à placer quelques attaques, qui, cependant, ne causaient pas de grands dégâts. Et il fallait comprendre qu’il y en avait quatre comme elle qui évoluaient autour de Lucien à présent. Stéphanie s’était répartie en un groupe de trois sur le premier requin et l’une de ses copies – ou l’originale, impossible à déterminer s’il y avait seulement une originale. Les trois réunis semblaient largement capable d’harceler l’un des monstres, tandis que Lucien et la quatrième pouvaient se charger du second. Tentant un peu de coordonner ses attaques avec les mouvements de sa partenaire, le contrôleur parvint à asséner plusieurs coups violent au ventre et aux dents de la créature qui fut bien forcé de reculer afin d’éviter de tomber. Au même instant, les trois Stéphanie, par des prises maîtrisées parvinrent à mettre au sol et à immobiliser l’autre assaillant. Une petite victoire venait d’être emportée sur leur front. Mais si petite cependant.

Le morpheur crocodile n’était pas de taille et se vit déchiqueté une fois qu’il ne disposa plus du soutien de l’autre voyageur. Quant aux deux braves qui s’étaient ligués, ils étaient déjà en train de perdre lamentablement, déjà à moitié déchiqueté après n’avoir infligé que des blessures superficielles. Les fuyards avaient été arrêtés et exécutés en quelques instants par leurs poursuivants. Profitant du fait que ses ennemis directs soient immobilisés où le toisent, Lucien observa un peu la situation. Si Stéphanie abattait la créature qu’elle tenait, ils pourraient peut-être espérer faire de même avec la seconde. Mais l’ennemi demeurait plus nombreux et il n’était pas sûr qu’ils pourraient rivaliser avec plus de deux monstres à la fois. Une fois que leurs autres en auraient fini avec leurs voyageurs, ils seraient face à un sérieux désavantage. Il fallait donc davantage songé à sauver sa peau qu’à combattre, la victoire était déjà hors de leur portée. Et trop pragmatique dans ce genre de situation, Sandman ne voyait que trois survivants possibles à cette attaque : Stéphanie, le jeune homme qui venait de ramasser une pelle et lui-même. Les autres étaient déjà perdus, inutiles de s’acharner pour venir à leur secours et périr à son tour. C’est à cet instant que le requin qu’ils venaient de repousser commença à parler :


« Ecoutez-moi tous ! » héla-t-il la foule qui entourait leur combat. « Si un seul de ces voyageurs survit, c’est à vous que nous nous en prendront et nous ne ferons pas de quartier. Vous avez trente seconde pour me les amener. »

C’est à cet instant que tout espoir de combattre disparu. Stéphanie et Lucien n’eurent même pas le temps de se concerté, les premiers rangs des créatures des rêves et mêmes des rêveurs qui assistaient à la scène avancèrent prudemment. Pas tous, bien sûr, mais suffisamment pour rendre les choses trop compliquées à gérer. Les trois copies de la voyageuse achevèrent leur victime en lui plantant ses propres dents dans le crâne, Lucien envoya son marteau pour faire tomber celui qui les gênait, tout en désignant le voyageur à la pelle. La quatrième copie de Stéphanie courut la distance qui la séparait de leur camarade d’infortune encore capable d’être sauvé et le poussa loin du monstre qui l’assaillait en mettant son corps en danger pour que l’autre s’échappe. Sandman et les trois autres copies couraient déjà dans cette direction pour récupérer l’individu, tandis que le clone salvateur était réduit en charpie par son adversaire. En sacrifiant l’un de ses double, elle leur avait fait gagné un temps précieux. Lucien agrippa le bras de l’autre et le tira à sa suite.

« Vite ! » ordonna-t-il sans cesser de courir. « Vers le bateau ! »

Fuir par l’océan était la seule option qui se proposait. De fait, ils ne parviendraient jamais à passer cette foule hostile. C’était du suicide, surtout après avoir vu les requins se déplacer dans l’eau, mais avec un temps d’avance, ils pourraient peut-être leur échapper. Le bateau qu’il avait désigné était un zodiac à moteur. Avec un peu de chance, cela leur suffirait à distancer l’ennemi.

« Ils s’échappent ! Attrapez-les ! » rugit le chef du groupe avec haine.

La foule commença à bouger. Ils n’avaient peut-être autant d’avance que cela…
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Ven 18 Juil 2014 - 23:37
Il s'était finalement laissé aller à suivre le voyageur, l'ordre qu'il lui aboya eu l'effet d'une bonne douche. Les flammes blanches sans disparaître se comprimèrent, l'heure n'était pas à la colère ni a la gloire. Cette nuit allait encore être consacrée à la fuite, maudites tafioles qu'ils étaient tous. Pas le mec qui l'attirait, où bien les autres qui étaient en train de se faire déchiqueter par sa faute et celle de son sauveur. On ne pouvait inclure la cloneuse, elle n'avait fait que se tenir aux côtés du jeune homme qui pointait le zodiac. Le plan une fois assimilé, Dan parvint à mettre sa fierté puéril sur le divan quelques instants. Il voulait encore voyager, de plus avec des nuits comme celle là comment voulez-vous rester calme et sagement allongé dans vôtre lit ? Merde, il fallait arrêter de penser à ça, bondir sur le côté pour éviter un sceau de plage plein, se baisser pour céder le passage à un bras itinérant. Repousser le gêneur en second sur un autre et ne pas arrêter de courir un seul instant. Envoyer des rêveurs tétanisés pour ralentir leurs poursuivants n'était pas une éventualité qu'il avait exclut. S'aidant de sa pelle pour rester debout lorsque on le bousculait où pour lyncher quelques tibias. La situation virait vraiment au drame, ses pouvoirs même si il désirait les manifester ne lui seraient pas d'une réelle utilité. C'était vraiment la merde, pourquoi devait-il courir déjà ? Ah oui, il était sur le point de se faire bouffer par l'un des monstres derrière lui. Si ses calculs étaient corrects, il en était à son cinquième voyageurs d'éjectés.

Bref, la tension avait sacrément montée, les créatures des rêves en maillots, commençaient à se faire vraiment nombreux à essayer de les attraper. Il avait du laissé sa pelle après avoir bassement feinté une lutte au corps à corps. Laissant alors la virilité de la créature piétiné. Mais malgré ce bref moment de pression achevé, les trois voyageurs n'étaient pas encore arrivé au bateau. Ah moins d'un miracle il risquait de devoir lutter pour démarrer. Où alors se presser à une vitesse phénoménale, puis c'était quoi cette idée de semer des putains de soldats requins en bateau ? Maintenant qu'il y pensait il trouvait cela encore plus crétins que le reste. Quoi que, à moins d'une énorme broyeuse à roulette communément appelé 4x4 dans le monde réel, il aurait été difficile de se frayer un chemin à travers cette marée d'enfoirés. Bref alors qu'il montait dans le bateau à la suite des autres voyageurs, il essaya d'aider au mieux, en regardant Lucien et ses acolytes plancher dessus par exemple. Au même moment un grand moment de panique s'éprit de lui lorsque l'un des voyageur sauta à leur suite. Celui-ci avait sûrement dû rester caché, attendant le moment propice pour frapper. Alors que l'une des clonettes allait démarrer le véhicule, l'individu vraisemblablement en panique cracha un épais nuage rose et odorants sur la foule en délire. Le pouvoir en lui même, Dan ne l'avait toujours pas trop comprit, tout ce qu'il savait c'est que ce type leur avait fait gagner suffisamment de temps pour qu'il puisse se tirer par la suite.

Le zodiac parvenait finalement à quitter la côte, commençant sa longue course contre les scieurs de vagues fascistes. Le bateau avançait avec allure, mais une très mauvaise impression commençait à lui ronger délicatement la nuque. Ils étaient peut être un peu beaucoup sur cette petite embarcation, les tueurs gagnaient petits à petits du terrain et nous ne pouvions accoster avec eux à nos basques. Le newbie commençait réellement à souhaiter que les clones pèsent une tonne chacun pour ainsi épargner les pertes réelles:

-Bon bah moi c'est Djean. Cracheur de fumés, enchanté les enfants.

Annonça tout naturellement le senior à la barbe rousse, sa chemise hawaïenne entre ouverte laissait une épaisse toison grise dépasser. Ses cheveux longs attachés en queue de cheval, il barrait la course des mèches de devant avec une belle paire de lunette. Toujours tendus par la situation Dan ne répondit rien, se contentant de regarder l'autre jeune homme. Avaient-ils vraiment tous l'intention de se présenter ? Était-ce vraiment le moment idéal pour ça ? Les yeux du jeune homme scrutaient la mer par moments, observant avec nervosité l'approche des monstres marins.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Sam 19 Juil 2014 - 16:47
Les clones de Stéphanie restants avaient été absorbés par cette dernière afin de limiter le poids que devrait supporter le zodiac. Lucien commença à souffler sérieusement, à reprendre ses esprits et à analyser la situation. Au final, ils étaient quatre à s’en être sortis. Tout s’était passé si vite et avec une telle violence qu’il avait du mal à se remémorer la façon dont il avait réussi à atterrir sur le bateau. Il avait de vagues idées en tête concernant une scène atroce et mouvementée comprenant plus d’un coup donné et d’une course folle où il fallait se relevé en moins de trois dixièmes de secondes ou être tués. Il se rappelait avoir dégagé la voie à un moment en envoyant son marteau vers l’avant, à un autre moment, il avait donné un grand coup latéral dans la tête d’une créature des rêves qui s’était approchée un peu trop, incapable de savoir s’il l’avait tuée ou non. Il était tombé une fois et avait senti l’une des mains de Stéphanie le porter, tandis qu’à deux reprises, il avait instinctivement aidé l’un de ses clones à se relever. Derrière eux, le jeune homme avait suivi tant bien que mal et alors qu’ils allaient être complètement encerclé, un quatrième larron était sorti de la foule et avait craché cette fumée qui les avait tous sauvé en ralentissant leurs poursuivants. Encore une fois, l’efficacité méthodique de sa partenaire l’avait surpris, alors qu’il n’avait pas vu au-delà d’atteindre le zodiac, elle avait pris en main de démarrer celui-ci et de les éloigner du rivage. Lui-même en était à reprendre ses esprits et à recoller les morceaux de ce qui venait de se passer lorsqu’il avait compris qu’ils venaient d’échapper à la mort. Ils étaient quatre sur une bonne douzaine à s’en être sortis sur cette plage et ils n’avaient tués qu’un seul requin finalement. D’ailleurs, ce n’était pas fini, puisque la meute de monstres amphibies les poursuivait à présent.

En respirant à grosse bouffées pour mieux remplir ses poumons, Lucien échangea des regards avec l’ensemble de ses compagnons d’infortune. En un sens, ils étaient tous sous le choc et réagissaient à leur manière. Le jeune homme qu’il ne connaissait pas paraissait dans vague, un peu perdu face à cette situation. Stéphanie réagissait en étant plus concentrée que jamais, on sentait que si elle pensait à autre, chose, elle serait sûrement en pleine panique. Quant à l’autre barbu, qui dénotait par son âge avancé, il avait l’air du genre à parler pour décompresser. Lucien lui-même devait paraître aussi perdu et surpris que l’autre, à la différence qu’il se laissa aller à un long soupir de soulagement, mêlé à un début de colère froide. Ils s’en étaient sortis, ce n’était pas fini, mais c’était déjà ça. La foule ne les suivait pas et il ne restait que les requins à leurs trousses. Un problème déjà beaucoup plus gérable, même si cela restait infiniment dangereux et complexe. Il commença à se détendre, puis à retrouver de l’énergie et du dynamisme pour se battre ou pour trouver d’autres insultes à leur lancer. Mais pour lors, Djean leur avait proposé de faire connaissance et ce n’était pas une si mauvaise idée. Il lui sembla tout naturel de répondre.


« Lucien. Contrôleur du chaos. » annonça-t-il, sans développer davantage que l’autre ne l’avait fait.

« Stéphanie. Cloneuse. » surenchérit l’intéressée avant de laisser un blanc pour laisser à leur quatrième compagnon le temps de s’exprimer.

Cette petite présentation n’était pas si anodine dans le sens où ils disposaient d’un moment de calme. Un moment de repos où ils pourraient réfléchir à un plan pour s’en sortir. Annoncer leurs pouvoirs permettrait sûrement de voir quelles seraient les capacités dont ils pourraient se servir pour combattre l’ennemi qui se rapprochait pas à pas. Ils disposaient encore d’un peu de temps pour savoir comment faire et les choses seraient plus simples s’ils se connaissaient un peu et pouvait construire quelque chose ensemble plutôt que séparément.


« Il va nous falloir un plan. » lança Lucien à la volée, en espérant un peu que quelqu’un ait une idée.

« Il nous faut un terrain plus favorable. » commenta Stéphanie en hochant la tête, toujours aussi concentrée.

« Il y a pas mal d’îles désertes dans le coin… » ajouta Djean.

Rien n’était impossible se rappela Lucien en entendant les autres. Il fallait simplement se créer les opportunité pour réussir.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Sam 19 Juil 2014 - 17:32
Bon l'ambiance semblait être un peut plus cool qu'il ne l'avait imaginé, sans être obligé de se comporter comme des paras on pouvait se présenter en pleine course poursuite. Se frottant l'oeil gauche avec ferveur il se présenta à son tour:

-Dan, contrôleur de flammes imaginaires.

Ca devait paraître floue, mais s’était le meilleur moyen d'indiquer que ses flammes ne possédaient pas les propriétés naturelle de leurs consœurs. Puis ils avaient dû entrevoir une partie de son pouvoir sur la plage, en sois ça suffisait. Du moins, ça devait suffire il le fallait. Quoi que, les présentations étaient-elles vraiment nécessaire dans un monde onirique? Après tout, nous ne sommes plus vraiment nous lorsqu'on s'endort. Une brusque vague le ramena à la réalité, il avait à ses trousses une bande de requin, d'ailleurs il n'était pas seul c'est vrai. Djean, Lucien et Stéphanie étaient eux aussi dans la merde. L'ébauche d'un plan était en train de se construire alors que le zodiac filait au loin, la distance séparant les deux camps commençaient à se stabiliser. Leur laissant tout de même un bon moment d'avance, ainsi que quelques minutes de marge pour amarrer. Les yeux du jeune voyageur allèrent d'un coin à l'autre, au loin se dessinait plusieurs traits foncés, mais ce qui aidait d'avantage était aussi la présence d'oiseaux volant dans cette même direction. Les dessins animés pouvaient apprendre des trucs dès fois, enfin sauf si les scènes étaient erronées:

-On devrait pouvoir les semer une fois sur le sol, mais l'idéale serait une planque.

-Je suis déjà venu me balader prêt d'ici, si ma mémoire est bonne, l'ïle la plus à l'Ouest est simplement habitée par quelques rats qui rongent les carcasses échouées.

-Ca ce tente non ?

-Attends, l'autre île elle en revanche possède une crique, je n'ai pas pu y aller la dernière fois car j'ai justement visitée l'autre. On pourrait peut être la tenter non ?

Dan légèrement perturbé par l'aisance avec laquelle il parvenait à se situer à Dreamland, ce mec pavait soit passé une bonne partie de sa vie dans ce royaume. Soit, il était juste très ancien et donc ben plus expérimenté qu'on pouvait le croire. D'après lui, il n'y avait vraiment rien d'intéressant sur l'autre île, quelques arbres, des rats, un villages rongés. Bref un coin mort, c'est pourquoi il préférait nous suggérer l'autre île qui nous réservait tout de même un peut plus de mystère:

-En plus elle est plus proche! Que l'île des rats techniquement!

Des mots clefs, magiques, il savait qu'ainsi il obtenait d'une certaine manière le bonus ultime et non négligeable. La jeunesse venait de se voir tendre un piège aux portées bien plus vastes que l'on ne pouvait l'imaginer. Ce vieillard, après leur avoir donné une option de sûreté,  proposait le risque de ramasser, un nouveau danger ainsi que peut être un peu plus d'action, mais aussi de l'inconnu immédiat. En échange d'une longue route qui menait à une fin des plus faciles. En quelques sortes, leurs vies pouvaient toutes en cet instant se jouer sur le caprice de l'un d'entre eux.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Mer 23 Juil 2014 - 17:06
Lucien était partagé. Aller sur terre était presque une évidence en réalité et le choix des îles proposé par Djean était alléchant dans tous les cas et leur offrait certaines possibilités pour se défendre. Même si leur situation restait délicate, il appréciait beaucoup d’avoir le choix. Finalement, même les pires crapule qu’il avait jamais rencontré étaient bien incapables de lui ôter toute perspective de liberté et aussi fou de colère qu’il était, il avait envie de faire les deux choix à la fois, si seulement cela avait été possible. De fait, d’un côté, l’île des rats lui offrait la perspective réjouissante de voir les carcasses de ses victimes être dévorées par une bande rongeurs amicaux. Dans l’autre, la crique présentait l’avantage certain de pouvoir écraser ces monstres contre les rochers. En réalité, même si leur mort était pour lors la solution la plus probable, ils n’avaient que l’embarras du choix pour profiter d’une éventuelle victoire ou même pour partir en beauté. L’île de la crique n’avait pas été explorée et pouvait receler d’autres dangers qu’ils ignoraient encore, mais avait aussi l’avantage d’être plus proche. Remerciant sans le dire ou le montrer les connaissances topographiques de Djean sur la région, Lucien s’extasia lorsqu’il entendit la réponse des deux autres hommes. Oui, ça se tentait et c’était plus proche. Mais pour le contrôleur du chaos, c’était un tout autre aspect qui lui paraissait déterminant : ils pouvaient encore choisir de se lancer vers l’inconnu, de tenter le hasard et le chaos de se joindre à eux dans cette aventure. C’était une perspective qui l’excitait au plus haut point. Sans cacher son enthousiasme, il se tourna vers Stéphanie, pour voir ce qu’elle en pensait. Mais elle dirigeait déjà l’embarcation vers l’île que les trois hommes avaient choisie.

Lucien ne sut jamais vraiment si elle aurait préféré les rats ou non. Il lui avait simplement semblé qu’elle s’était pliée à la volonté générale et qu’elle avait pris une décision rapide et efficace, comme à son habitude, s’adaptant à la situation avec un sérieux à toute épreuve. Il venait à peine de la rencontrer en réalité et se demandait ce qu’elle pensait réellement de tout cela. Mais pour lors, il ne lui semblait pas judicieux d’insister sur l’avis qu’elle pourrait peut-être exprimer si les trois hommes s’étaient montrés plus galants. Il avait obtenu ce qu’il voulait et cela lui convenait pour l’instant.  Ils allaient vers cette île sans se poser plus de questions que cela et sans regret, avec le sentiment d’être maîtres de leur destin. C’était l’essentiel, leur petit groupe avait retrouvé plus qu’un simple espoir, ils s’étaient lancés ensembles dans une véritable aventure.

Ils arrivèrent à l’île quelques minutes plus tard, sans avoir réussis à distancer davantage les ailerons des requins qui les suivaient. Comme prévu, ils se retrouvèrent avant tout devant une série de falaises suffisamment hautes pour qu’ils n’envisagent pas de les escalader aussi simplement et sans le matériel adéquat. Aucun d’eux ne disposait de pouvoir leur permettant de snober les rochers aussi facilement. Lucien doutait clairement de pouvoir utiliser son marteau à de telles fins, même si le fait était qu’il n’avait tout simplement pas tenté l’affaire une seule fois dans son existence onirique. Sous les indications de Djean, ils rejoignirent bientôt l’enclave dont il avait parlé. Encerclé par les falaises, la crique ne présentait apparemment aucune échappatoire. Seule une petite plage de sable blanc et une eau turquoise rendait l’endroit parfait pour une carte postale ou un rendez-vous tranquille et romantique.


« On aurait dû aller s’embrasser sur cette plage depuis le début. » nota Stéphanie à l’attention de Lucien, sans se départir de son sérieux ou de sa gravité, tout en poussant le zodiac sur le sable.

Le jeune contrôleur du chaos lui lança un regard d’incompréhension. Lui-même était bien incapable de voir autre chose en ce lieu qu’une prison de rocher dans laquelle ils devraient défendre leurs vies. Sans l’intervention de la jeune femme, il n’aurait jamais songé ne serait-ce qu’au fait que quelqu’un rêvait peut-être ses romances ici de temps à autre. Et quand bien même, il lui fallut plusieurs minutes avant de comprendre à quoi elle faisait référence. En attendant, les propos de Stéphanie contrastaient tant avec son ton et la situation elle-même qu’il avait du mal à saisir ce qu’elle avait en tête. Mais elle réussit au moins à lui rappeler qu’à un moment ou à un autre, elle voudrait peut-être qu’il embrasse et que lui-même aurait peut-être envie de le faire, juste pour voir. En attendant que le moment ou l’envie vienne, il préféra observer les alentours. Ils n’avaient que peu de temps avant que monstres ne surgissent de l’eau.


« Qu’est-ce qu’on fait, on grimpe ? » lança-t-il à l’attention des autres en désignant une falaise plus abordable que les autres.

« Non, regardez, il y a une grotte là-bas ! » s’exclama Djean en montrant l’autre direction.

Lucien sourit, c’était beaucoup mieux, peut-être trouveraient-ils un autre sortie vers le sommet de l’île ou sur une autre crique.


« Ils arrivent. » commenta sobrement Stéphanie, les yeux rivés vers l’eau et les formes noires qui s’y déplaçaient.

« Alors allons-y ! » sourit l’homme au marteau en filant vers la grotte au petit trot, bientôt suivi par les autres.

Aucun d’eux ne semblait réellement avoir de plan en tête. Pour ce qu’ils en savaient, ils se dirigeaient vers un cul de sac mortel. Mais, étrangement, Lucien trouvait ça extrêmement excitant.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Mer 23 Juil 2014 - 19:25
Le scénario dramatique, visant à devoir éliminer l'un d'entre eux sembla être exclut. Ses compagnons de soirée n'étaient donc pas d’odieux psychopathes. Du moins, ils semblaient avoir réussit à ce contenir jusque là, mais ça deviendrait farfelus. La crique indiquée par Djean ressemblait à une sorte de prison naturelle, de vaste parois lisses aux embruns noirs et salés. Bref une belle merde, l'envie de baffer le dernier rescapé prit soudainement Dan. Ils étaient pris au piège, mais avant que ça main ne puisse trouver le chemin des joues poilus de l'énergumène. La soudaine apparition d'une grotte permit au jeune voyageur de reprendre espoir. Cette dernière bien placée pour se retrouver être leur tombeau avait le mérite de retarder l’échéance d'une courte vie de voyages à travers ce monde onirique. L'espèce de couple bizarre commença à échanger quelques mots doux, bien que la jeune femme semblaient ne rien attendre en retour. Le temps de flottement entre l’amarrage, la contemplation et la marche vers la caverne laissèrent le temps aux requins de pointer le bout de leurs ailerons. Dan commença à accélérer le pas, suivant le petit groupe qui s'élançait dans l'inconnu totale. Une violente odeur de marée basse, mélangée à toutes autres sortes de choses fétides giflèrent les poumons de Dan. De plus courir dans un lieu aussi humide n'était pas des plus pratique, le sol de pierres sombre mouillées étaient en plus partiellement recouvert d'algues glissantes.

Le chemin semblait se renfoncer dans les profondeurs de la falaise, bien que jusqu'à maintenant il ne sembla pas devenir plus étroit. Le quatuor avait réussit à marquer une petite avance sur leur poursuivant, satisfait Dan n'espérait plus qu'aboutir dans un endroit où il puisse se barricader où au mieux se planquer. Djean avait laissé derrière eux un épais et nauséabond nuage d'encre. Ce dernier semblait pouvoir se maintenir un certain moment dans l'air. Les monstres devraient au moins perdre quelques secondes en s'arrêtant devant l'étrange phénomène. La course se poursuivit jusqu'aux abords d'une source d'eau échouant sur une petite plage de cailloux blancs. L'obscurité de la caverne laissèrent les impressions de Dan en suspends, le peu de lumière qui les éclairaient se frayaient un chemin entre les fentes passement le toit siégeant au dessus de leurs têtes. Dan avança pieds nus sur la plage de petit cailloux, puis s'interrogea un moment en examinant la calme surface de cette dernière. Elle semblait prendre sa source à l'autre bout de la caverne, une sorte de vaste tunnel leur faisait face. Bref, leurs dernières options était soit de rester sur cette plage et d'attendre les monstres pour se battre. Soit de commencer à nager, en espérant qu'ils n'aient pas le temps de les rattraper. Aucun autre chemin ne semblaient être accessible, un bref soupir lui échappa avant de commencer à plonger les pieds dans l'eau:

-Nager ne me dérange pas, mais faut faire vite. Si quelqu'un a une idée pour les affronter ici je suis aussi prêt à l'écouter.

-Je peux essayer de dresser un brouillard hallucinogènes pour les retenir, mais rien ne dit que ça sera efficace sur eux.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Mer 23 Juil 2014 - 21:29
Le dédale dans lequel ils s’enfoncèrent vit son entrée protégée par un nuage de fumée opaque. Les pouvoirs de Djean paraissait avoir une grande utilité dans leur cas et ils le remercièrent tous en silence pour sa nouvelle intervention. Les requins sauraient dans quelle direction chercher, certes, mais ils perdraient un temps fou à trouver l’entrée de la grotte. Ils ne savaient pas combien de temps le nuage resterait en place, mais il était tout de même le bienvenue. Au final, c’était peut-être ces quelques secondes de gagné qui les sauverait. Ils filèrent dans l’obscurité pendant un temps, sans échanger le moindre mot. Il n’y avait qu’un seul passage et Lucien le regretta un peu. Il aurait préféré les semer en les forçant à faire des choix ou à se séparer. Un ou deux requins, ils auraient eu toutes leurs chances. Mais tant que leurs poursuivants restaient groupés, ils seraient en danger. Ils étaient venus chercher un terrain favorable, mais ils ne l’avaient pas encore trouvé. Et tant qu’ils auraient de l’avance, leur enthousiasme resterait grandissant et ils pourraient se croire invincible. Mais celle-ci finirait par disparaître.

Ils déboulèrent dans une cavité plutôt grande où perçait quelque lumière venue du ciel. Tant de sorties inaccessibles qui leur tendait les bras. Lucien songea d’ailleurs à cet instant qu’ils avaient aussi un autre avantage par rapport à leurs ennemis : ils étaient tous beaucoup plus fins. En cas de nécessité et si l’opportunité se présentait, ils pourraient se glisser dans un lieu étroit et attendre aussi longtemps qu’il le faudrait. Cette perspective n’était pas réjouissante, car il serait plus que possible qu’ils se retrouvent coincés dans une petite tranchée ou dans une crevasse où ils ne pourraient même pas s’asseoir. Et rester ainsi toute la nuit, dans une position inconfortable ressemblait beaucoup à de l’emprisonnement. Ils n’accepteraient probablement pas qu’une bande de créatures des rêves lui dicte ainsi sa nuit. Il trouvait déjà qu’il était trop contraint par cette poursuite et il n’avait pas envie d’en rajouter. Tant qu’ils avaient des choix à faire et la perspective de l’inconnu pour les tromper, il ne chercherait pas à foncer sur ces créatures cruelles dans l’espoir de les tuer avec qu’elles ne le fassent. Aussi, lorsqu’ils arrivèrent à cette petite plage des profondeurs, le contrôleur du chaos se trouva plus que ravi d’avoir encore un choix à sa disposition. Pouvaient-ils sérieusement se battre ici ? Il analysa la situation en quelques secondes d’hésitation. Le passage n’était pas assez étroit pour forcer les requins à l’apparaître qu’un par un et ils n’auraient aucune perspective de fuite en cas de pépin. Car s’il voulait les semer à la nage, ils seraient mal barrés. Heureusement, Djean proposa à nouveau une aide précieuse et, même si Lucien commençant à se dire qu’il devrait peut-être économiser ses forces pour le moment où ils seraient contraints de s’affronter, il accepta qu’un nouveau nuage vienne ralentir leurs poursuivants.

Déjà tous en maillot, ils n’eurent aucun besoin de se préparer. Optant pour la solution de la nage, ils savaient tous qu’il faudrait faire vite. L’eau était l’élément de leurs adversaires, s’ils se trouvaient encore dedans au moment fatidique, ils n’auraient pas la moindre chance de se défendre et de survivre. Avec l’énergie d’une professionnelle, Stéphanie plongea et commença un crowl admirable. Lucien la suivit alors que le plus âgé du groupe achevait de laisser sa fumée hallucinogène derrière lui, sans trop savoir les effets qu’elle aurait. Sandman ne nageait pas bien et pas aussi vite que la jeune femme. Non pas qu’il ne sache pas, mais qu’il n’avait jamais été très doué pour cela. Il lui fallut au moins dix secondes avant qu’il ne se rende compte que son marteau le gênait et qu’il fallait qu’en réduise le poids. Il prit un peu de retard sur Dan et se retrouva au niveau de Djean qui soufflait à chaque brasse. Ce fut un moment de pure anxiété. Quand les monstres allaient-ils surgir du tunnel et plonger à leur tour ? Il parvenait à avancer à un rythme régulier, mais il ne voyait pas le bout de cette nage arriver. Puis, soudain, des bruits intervinrent à l’entrée de la cavité. Les requins en tête de groupe toussèrent avant de commencèrent à divaguer un peu et jurer contre le poison qu’on avait laissé pour eux. Dans le même temps, Stéphanie trouva enfin la berge tant attendue devant eux et se redressa pour filer vers l’une des parois de la grotte. Peut-être avait-elle vu quelque chose. Djean et Lucien accélérèrent leurs mouvements et se précipitèrent pour s’extirper de l’eau avant que les requins ne reprennent leurs esprits. Mais si les deux premiers étaient tombés dans le piège, les deux suivants retinrent leur respiration et plongèrent aussitôt.


« Il y a un passage qui monte ici. » informa la jeune voyageuse pour les encourager.

Les requins qui se trouvaient dans l’eau commencèrent à user de leurs capacités déloyales pour les rattraper. Lucien chercha immédiatement à savoir s’il avait pied et c’était le cas. Il poussa de toutes ses forces sur ses membres pour atteindre l’autre rive et y parvint. Mais Djean n’avait pas trouvé l’énergie nécessaire et était sur le point d’être rattrapé par une mâchoire béante de dents implacables. Aussitôt, Lucien fit jaillir son arme et celle-ci s’abattit sur le nez de la créature la plus proche, épargnant ainsi leur aîné, qui parvint à se relever et qui, en quelques enjambées, les rejoignit.


« Merci… » dit-il, dans un souffle rauque d’épuisement.

« On se grouille ! » intima Lucien en filant par l’ouverture qu’indiquait Stéphanie.

C’était effectivement un passage plutôt étroit qui sembler remonter vers les sommets des falaises. Il présentait deux avantages. Il n’était pas assez étroit pour empêcher les monstres de passer, mais il les forcerait à se mettre en file indienne. Ensuite, le marteau de Lucien pouvait facilement en obstruer l’entrée après leur passage. Il ne les retiendrait pas éternellement, mais il pourrait ainsi les retarder et leur permettre une montée relativement sauve. Eux-mêmes étaient condamnés à passer les uns après autres en revanche, ce qui faisait de lui un cible prioritaire. L’autre souci était que ce chemin les forçaient à escalader un peu et il n’était pas dit qu’il mène quelque part. Ils pouvaient tout aussi bien rester coincés ici. Passant en dernier, il agrandit la tête de son marteau pour qu’elle bloque le passage, en l’alourdissant au maximum. Les requins les plus proches se heurtèrent au bloc de métal et grognèrent tandis que le groupe de voyageurs continuaient son échappée en suivant l’escalade concentrée de Stéphanie. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Lucien allongeait le manche de son arme et comptait ensuite rétrécir l’ensemble pour le repositionner et bloquer la voie à un autre endroit.


« Vous avez… déjà… croisé… des types… pareils ? » demanda-t-il au bout d’un moment, en plein effort.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Jeu 7 Aoû 2014 - 17:30
Il l'avait échappé belle le vieux, à force de cracher des nuages il s'était considérablement affaiblit. Bien que le manieur de marteau, s'autant surnomant machin chose du chaos, l'ait sauvé des dents de leurs poursuivants. Djean semblait vraiment affecté par la fatigue, ses mouvements étaient lents, son souffle instable. De plus la cavité dans laquelle ils progressaient n'étaient pas réellement le paradis. Exaspéré par la tournure que prenait cette nuit Dan se contentait de soupirer en aidant le senior à avancer quand ce dernier se laissait aller. Hors de question de le brusquer bien sûr, ce mec restait une sorte de héro. Mais merde ils ne pouvaient pas tous y rester par ce que ce dernier en avait trop fait. Passant son bras en dessous de ses épaules, le jeune voyageur tentait de le maintenir debout, escaladant avec difficultés leur seul espoir. La question du manieur de marteau qui se rendait très utile en obstruant le passage avec son arme bloqua quelques secondes Dan. le temps d'y réfléchir il devait admettre n'avoir croisé ce genre de spécimens qu'une seule fois. Certes ce n'étaient pas des requins qui l'avaient traqués, mais les raisons ainsi que les conditions se ressemblaient. La femme prit soit de répondre tout en continuant de grimper, laissant entre eux et elle un écart de plus en plus important. Djean se contenta d'une simple négation en secouant la tête, agrippant l'une des parois accessible, se hissant avec panache au dessus de Dan qui se trouvait désormais derrière lui une main dans le bas de son dos:

-Dans une sorte de cimetière une fois ouais. Une bande de malade s'est mis à me traquer, mais ce n'était que des zombis et des corbeaux.


Pas la peine d'expliquer le passage où il s'était amusé à désosser un groupe de squelettes. De plus, si les requins avaient un peu prêt la même volonté que les revenants ils n'allaient sûrement pas les lâcher. A cette idée une sueur froide fouetta son sang, l'obligeant à s'activer un peu. La roche sur laquelle ils avançaient tant bien que mal était glissante, de plus la moindre glissade où erreur de jugement était condamnée par un bleu où une plaie. Soudainement alors qu'ils commençaient à atteindre une hauteur peu encourageante, le hurlement de l'une des bêtes retentit en bas de la cavité. S'en suivit plusieurs jappements, ainsi que des hurlements raisonnant de concert avec de puissants bruits de chocs. Intrigué, Dan y jeta un oeil l'obscurité de la cavité ne lui permit pas de distinguer clairement ce qu'il se passait en bas. Lucien remontait à son rythme la parois alors que les bruits ne cessaient de gagner en intensité. Un mot semblait revenir plus souvent que les autres, malheureusement le temps jouait contre eux, si leurs poursuivants étaient tombés sur une embûche c'était une aubaine qu'il fallait exploiter. Stephanie s'écria alors:

-Dépêchez-vous, on est libre!

La chance semblait une fois encore sourire aux visages des désespérés. Lucien était à peu prêt arrivé à rattraper Dan lorsque ils arrivèrent enfin au sommet. Une vaste pente rocheuse descendait jusqu'à une plage où trônait une cabane en bois. De là où ils étaient cela ne ressemblait qu'à un point parmi tant d'autres, mais un étrange panneau en bois avec l'indication: "Cabane du Homardo! Venez nombreux!" siégeait à quelques pas d'ici. Là où les choses se compliquaient étaient la descente, courir dessus était du suicide pure et simple. Y aller doucement en marchant était prendre le risque énorme de voir les traqueurs surgir derrière eux. Bref, encore une fois ils étaient dans la mouise. Certes ça puait de moins en moins, mais rien ne semblait être gagné. Le ciel étai dégagé, plusieurs mouettes volaient au dessus d'eux laissant les vagues bercer leur dance. Alors que Dan était perdu dans sa contemplation, Djean revenait d'une bref pause pipi avec plusieurs... luges? Non c'était autre chose, bref quoi que celà puisse être tout le monde comprenait l'idée du voyageur:

-J'ai trouvé ça derrière, rassurez-vous je ne les ai pas arrosé.

-C'est quoi ce truc? tu es sûr que c'est solide au moins?

-Un seul moyen de le savoir! Yahouuuuuuuuuuu!

Et c'est sur ces mots plein de sagesse que Djean s'élança, utilisant l'une des plaques comme luge. La vitesse n'était pas affolante, mais les algues, ainsi que le reste faisait que cette saloperie leur permettait de glisser. Dan s'empara de l'une des plaques puis l'examina de plus prêt, l'odeur lui était étrangement familière mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Puis cette forme n'était pas étrangère, soudainement quelqu'un parvint à lui remettre les idées en place:

-Les crabes sont derrière nous chef!

-Grimpez, il ne faut pas qu'ils nous échappent!

-C'est des carapaces de crabes!

Joyeux, mais aussi pressé il regarda les deux voyageurs restant puis leur fit un clin d'oeil en s'élançant dans la course:

Le dernier en bas servira de pâté en cas d'urgence!

La folle glissade commença alors, saisissant maladroitement les deux extrémités de la carapace Dan tentait tant bien que mal de contrôler sa course. Maladroit mais chanceux, le jeune homme évitait les obstacles tels que les nids de poules, où les dos d'ânes un peu trop prononcés. mais combien d'oursins, où de plantes à piques avait-il réussit à ramasser en dérapant où en se contentant d'aller tout droit quand il ne pouvait plus tourner. Mais quelque chose le tracassait, comment des crabes pouvaient-ils avoir des carapaces aussi épaisses, puis de quoi parlaient-ils ? Comment ces monstres pouvaient-ils craindre de simples crabes? L'idée qu'il puisse s'être jeté dans la gueule d'un ennemi encore plus coriace en cherchant à en fuir une autre l'angoissa énormément. le pire restait à venir, lorsque il croisa la luge de Djean avec seulement la moitié inférieur de son corps vautré dans un buisson. N'ayant pas la possibilité de freiner Dan essaya de se persuader qu'il venait d'être victime d'une simple hallucination, mais très vite ses esprits reprirent le dessus, lui infligeant sans même prendre de gants la dure réalité en pleine face. Un crabe haut d''au moins deux mètres, avec des pinces acérés sortit soudainement de nul part, lui barrant la route. Sa carapace était salement endommagés, l'idée que ce dernier ait pu ressortir vivant d'un affrontement avec les autres tarés de requins l'obligea à prendre des mesures radicales. Virant sans prévenir sur le côté, Dan progressa aussi vite qu'il le put avec le monstrocrabe à ses trousses vers ce qui ressemblait à une rampe naturelle. Cette chose était son salut, son ultime espoir puis merde il avait bouffé trop de surimi pour se laisser crever entre les pinces d'une bête comme celle là.
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MessageSujet: Re: Parabole sous parasol (Terminé) Dim 17 Aoû 2014 - 18:24
Lucien envoya son marteau vers l’avant avec brutalité et la grosse tête de métal noir alla percuter le crabe géant avec une violence démentielle. Le monstre recula à peine et lui faillit bien perdre prise sur son arme. Les carapaces étaient bien plus épaisses qu’il ne l’avait songé. Le seul effet qu’il parvint à réaliser fut de détourner la course de son propre véhicule. Le marteau eut l’efficacité d’une perche et plutôt que de foncer sur le monstre, il effectua un arc de cercle assez large autour d’elle. Le problème, c’est qu’en agissant ainsi, il s’éloignait de Dan et se rapprochait un peu trop de l’embarcation de Stéphanie. Elle lui cria de faire attention, ils allaient se percuter. Hélas, c’était déjà trop tard, il ne pouvait rien faire, un nid de poule lui imposa sa course finale et les deux carcasses vides se heurtèrent violemment. Pour éviter d’être éjectée, Stéphanie eut cependant le réflexe de sauter dans les bras de Lucien. Ils s’écroulèrent dans sa carapace retournée, l’un contre l’autre. Face au poids ajouté, leur bolide accéléra vers le bas de la pente. Sans même songer au fait qu’il se trouvait à moitié nu calé contre une jeune femme dans une tenue tout aussi légère que la sienne, il rapetissa son marteau pour. Stéphanie releva la tête.

« Attention ! » hurla-t-elle en montrant un autre crabe sur leur route qui montrait ses pinces de façon menaçantes.

Lucien se releva à son tour, avisa. Ils allaient le percuter dans moins de trois seconde. Il réagit immédiatement. Il tourna la tête à droite, repéra un nid de poule et agrandit son marteau pour que la tête se coince là. Il tira ensuite sur le manche pour qu’ils soient détournés. Stéphanie l’aida en s’accrochant à son tour à l’arme. Ils esquivèrent la pince de quelques centimètres. Ils étaient plus près de Dan à présent et la voie semblait dégagée jusqu’à la plage, la cabane et l’eau. Les crabes ne les poursuivaient pas, les requins en revanche tentaient de dévaler la pente sur leurs pattes maladroites. Ils perdaient du terrain à vue d’œil et les crabes ne les aidaient pas le moins du monde, bien au contraire. Les deux groupes de créatures commencèrent à s’affronter avec violence, créant un moment de liberté pour les trois survivants du groupe. Ils pouvaient prendre une avance considérable. Restait à savoir ce qu’ils en feraient.


« Il faut qu’on sache quoi faire une fois en bas ! » lança Lucien à Dan et Stéphanie. « Des idées ? »

« Il faudrait qu’ils nous perdent de vue pendant qu’ils se battent… » commenta Stéphanie, pragmatique, mais manquant d’idée pour concrétiser son analyse.

« Je ne suis pas sûr que cette cabane nous aidera beaucoup… » ajouta Lucien un peu sceptique.

S’il était un requin et qu’il ne voyait plus ses proies, ce serait le premier endroit où il regarderait. Peut-être trouveraient-ils une grotte ou autre chose une fois en bas. Il jeta un coup d’œil en arrière. Les requins l’emportaient sur les pinces de leurs ennemis, mais ceux-ci surgissaient autant du tunnel qu’ils venaient de la pente elle-même. Ils en avaient encore pour une moment. Les voyageurs arrivèrent sur la plage et leurs embarcations poursuivirent jusqu’à l’eau.
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Parabole sous parasol (Terminé)

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