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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 29 Oct 2013 - 23:16
C’est la merde.
J’étais tout seul sur ma portion de route, attendant que mon camarade vienne me rejoindre, attendant sinon les prochains arrivants pour les frapper avec le panneau de signalisation. Heureusement pour moi que le Major n’était pas second, il risquait de vouloir m’écraser quitte à se jeter dans le vide afin d’être certain de m’éliminer. Même si ce n’était pas le Major que je redoutais le plus : la guerre était déclarée.

Mon acte avait été décisif et avait explicité pour tous ceux qui n’avaient pas compris : il y avait deux camps qui s’affrontaient maintenant sur le terrain, et dont le rôle était de gagner ou de mettre des bâtons dans les roues des autres. On avait éliminé deux des karts adverses, mais il en restait encore deux à gérer : Wall Street Influence, ainsi que la dernière équipe de la Compagnie Panda, qui allait tout simplement frapper tout ce qui bougeait. Il y avait aussi des équipes neutres, mais disséminées et moins puissantes que Mario et Luigi, voire que Wall Street, comptaient très peu dans la balance. Bibi, Spyro, et les MKR allaient peut-être voler en éclat devant la rage employée. On était dans une configuration de 2 VS 2 VS 1 VS 1. Vu les gus qu’il y avait dans certaines équipes, ce n’était pas une course à conduire sans coéquipier.

Cependant, malgré mes prévisions hypothétiques pour le troisième tour, c’étaient bien les MKR qui secondaient l’équipe-phare. Ils me virent au milieu de la route, et sans trop se presser, tentèrent une petite manœuvre d’esquive. Mon panneau de signalisation brandi, je tentai de les arrêter ou alors d’aplatir le visage d’un des deux, mais Lucas positionna un bras pour se défendre, et même si le craquement entendu n’était pas à son avantage, son bras ne semblait pas cassé et avait arrêté tout le choc que je promettais à la carrosserie. Ils passèrent sans aucune difficulté, leur vitesse à peine ralentie, et me laissaient sur le carreau ; quelques secondes plus tard, ils dépassaient la ligne d’arrivée. Un fait commenté par Papy Champi juste avant qu’il n’enchaîne en hurlant :


« VOILA UNE UTILISATION TOUT A FAIT INATTENDUE DU SPECIAL DE WALL STREET INFLUENCE !!! Tous les cubes donnent des Special, quel que soit l’équipe qui les touche. Voilà qui va transformer la course en pugilat sanglant ! Enfin du grand spectacle ! »

L’imagination n’avait même pas le temps de visualiser l’ensemble des Special mélangés que déjà, on entendit une foule de rugissements titanesques. Nous n’avions pas vus nous-mêmes les dragons, enfin, pas en ce qui me concernait, la seule fois qu’ils étaient sortis du cube de Spyro, mais j’avais vu les ravages qu’ils avaient provoqué. Quant au Major, il n’était pas difficile de savoir tout ce qu’il pourrait faire avec son Spécial : ses différentes frasques multiples qui saccageaient des Royaumes et la mort subite d’un des concurrents témoignaient plus facilement qu’une de ses phrases patriotiques saupoudrées de napalm. Et je ne parlais même pas des Wall Street Influence eux-mêmes ; cependant, j’avais mes portails, et Jacob avait sa bulle. Contre des dragons et des bombes nucléaires. Maintenant qu’on y pensait, la course allait devenir bien plus qu’explosive : je m’étais confronté à des standards dignes de films d’action, mais plongés là-dedans et devant chercher la première place, c’était quasiment un record pour moi. Le niveau epicness allait balayer pas mal d’équipes.

Ce fut ainsi que restant sur place, n’ayant aucun moyen de transport digne de ce nom avant que Jacob ne me rattrape, je restais les bras ballants, fixant au loin les prochains véhicules qui passaient. Seconde après seconde, on voyait le climax prendre forme sous nos yeux ébahis, et je ne savais pas du tout comment les choses allaient maintenant prendre forme, et si Mario et Luigi étaient si en sécurité que ça. Parce que petit à petit, les dragons apparaissaient et volaient au-dessus du peloton comme d’immenses mouches gigantesques et qui crachaient des flammes. Et le peloton s’approchait de moi. Mais comme ce n’était pas encore assez drôle, des tirs de DCA comme on en voyait dans les vieux films de guerre déchiraient les cieux étoilés à la recherche des dragons : le Major avait ses armes, et ses cibles. Malheureusement, cela voulait dire qu’il avait donné le volant au Sergent, un pilote qui pouvait certainement rivaliser avec Mario et Luigi eux-mêmes. La plus puissante équipe du championnat venait d’apparaître, le meilleur Special était en train de se déchaîner, Wall Street Influence était toujours hors-de-contrôle et il n’aurait pas lancé cette idée s’il n’était pas certain d’y gagner. Et moi, je restais les bras ballants, attendant que Jacob vienne me récupérer, et sur les talons de Jacob, la route qui se déchirait dans un combat antédiluvien entre des dragons et de la DCA.

Il n’y avait qu’une chose à faire dans cette situation : fuir. Et donc je tournai les talons et je courus le plus vite possible, lançant des coups d’œil derrière moi pour voir si Jacob était toujours à la troisième place, car s’il n’y était plus, et c’était dans la crainte de cette hypothèse que je pris mes jambes à mon cou, j’allais passer les pires quinze secondes de ma vie. Tel un corbeau annonçant un très mauvais présage, un dragon passa à cinquante mètres au-dessus de moi.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 15 Nov 2013 - 0:46
Musique !

« A DROITE !!! A DROITE !!! QU’EST-CE QUE TU FOUS POISSON ROUGE DE MES DEUX !!! » *Dégage de mon putain de champ de vision parasite ! Vire de mon kart et laisse moi faire !* « ATTENTION ! IL A UN MISSILE PLUS GROS QUE TON KART ! » *Dragon à gauche ! Vire de mon rétro sale pute à moustache !* « FAIS GAFFE AUX MONSTRES PUTAIN !! TU L’AS EU OU TON PERMIS ? DANS UN DESTOCKAGE DE MACDONALDS ? » *Mais ducon tu vois pas qu’on nous mitraille ?! Retourne à l’arrière où je te mets sur le trajet des balles !* « DERAAAAAAPE !!!! » *Déééécroooooche ! * Dans un tumulte assourdissant, le kart de Mario Kart s’engage sur un virage aussi adroitement qu’il est possible de le faire dans une telle situation. « ATTENTION !!! IL VA NOUS TOMBER SUR LA GUEULE !!! » Dans un geste spectaculaire, le Major vient de toucher l’une des énormes créatures ailées qui balayent la zone, la transperçant au moyen d’une vingtaine de munitions anti-char. La carcasse va pour s’écrouler pile au centre du virage sur lequel Jacob tente de manœuvrer. *Il faut que j’accélère direct ! Accroche-toi !* Il lâche le frein et cesse son dérapage, aussitôt, le kart et poussé d’un élan salvateur vers l’avant et le corps du monstre le manque de peu. Malheureusement le véhicule et aussi propulsé vers le vide. « CREEEETIIIIIIN !!! » insulte Fino, peu confiant dans les capacités de son pilotes qui, en serrant les dents très fort, parvient à ne pas les faire basculer : un instant ils sont portés par la force centrifuge sur deux roues mais se rétablissent aussitôt. Derrière, le Major débarrasse la route du cadavre titanesque en lui envoyant un missile bien sentit, suivi de près par l’équipe téméraire qui aimerait bien profiter enfin de l’utilisation de son spécial.

*Merde, il y en a un qui vient sur la droite !* Jacob fait un écart dangereux pour éviter une colonne de flammes venues du ciel. « ATTENTION A GAUCHE !!! TU ES BOUCHE DES YEUX AUSSI TROU DU CUL ? » A gauche, c’est une nouvelle pluie d’obus qui tombent au hasard, sûrement parce que le Major avait essayé de viser un dragon avec ce type de projectiles. De fait, le gradé de la Compagnie Panda ne montre aucun signe d’intérêt pour l’intouchable ou le bébé phoque. Il se contente de massacrer les dragons : un ennemi à sa mesure. *Griffes ! Putain, choppez Fino, laissez-moi le kart !* « J’EMMERDE TON ENGEANCE D’OISEAU PISSEUX ! » hurle le phoque à l’attention du monstre ailé qui les attaque à présent avec ses puissantes pattes. Mais le danger ne dure qu’un instant. Soudain, le dragon est brutalement déporté sur le côté et s’écroule dans le vide, le flanc complètement déchiré par une torpille de l’espace. *Oh merde, ça va péter…* Pour une raison ou une autre, le fou qui mène à présent la danse derrière eux a jugé bon de placer un champ de mines sur la ligne droite suivante, sans comprendre qu’il allait lui-même devoir y passer ensuite. « TU NE NOUS AURAS PAS COMME CA !!! TES VIEUX PETARDS NE VAUDRONT PLUS TRIPLETTE QUAND J’AURAIS MANGE TA BITE DE METALLEUX !!! » En priant pour ne pas se tromper une seule fois, Jacob parcoure la distance qui les sépare de l’entrée de la dernière spirale avant la ligne d’arrivée, tournant son volant dans tous les sens et slalomant comme un fou. Juste après son passage, le Major tire sur les mines à la sulfateuse et les fait sauter une à une, soulevant des rideaux successifs de pans de route arc-en-ciel. Etrangement, son plan fonctionne du tonnerre, malgré les trous et cratères qu’il laisse dans la route : plusieurs dragons se laissent surprendre en tentant d’attaquer le kart des Private Jokes et voient leurs entrailles se faire déchirer par les explosions successives. Hélas, eux-mêmes ne sont pas si bête et bientôt, il crachent leurs flammes pour faire sauter les mines, dans l’autre sens vis-à-vis de Jacob. Pressé de chaque côté par tout ce chaos, l’intouchable commence à perdre espoir. *Il faut que je saute…* « RESTE PAS SUR LA ROUTE DEBILE !!! SAUTE DANS LE… NON, ATTENDS !!! » Les deux personnages se lancent un regard entendu, se comprenant parfaitement dans la situation. *LES CUBES ! »

Là, juste devant eux, au début de la spirale, presque à l’endroit où les explosions à l’avant et à l’arrière sont censées se rejoindre, une rangée de cube tournoie sur elle-même, sans se soucier de l’apocalypse qui se déroule autour d’elle. Jacob voit un triple cadeau sur la gauche du terrain, au raz du bord. Il accélère en prenant le risque de rouler sur une mine : c’est leur seule chance. Ralentir ou tomber, c’est la mort assurée, ou l’expulsion définitive, vu que Ed ne se trouve pas avec eux. Toute la spirale est en feu, mais il fonce dans le tas. Alors que le Major commence à détourner ses tirs vers eux et les dragons – les mines sautant très bien toutes seules dans une réaction en chaîne effrayante – Jacob traverse le triple objet. Un seconde plus tard, c’est un nuage de fumée doublé tirs de mitraille, d’explosions et de flammes qui les enveloppe. Pendant trois secondes le public – s’il en est encore un pour regarder cette monstruosité – retient son souffle. Aucun des trois concurrent n’est visibles. Il n’y a que des flashs et des éclairs terribles, sans parler d’une cacophonie accablante.

Puis, Jacob sort le premier du tumulte le kart propulsé dans les airs mais de façon maîtrisée, plusieurs munitions du Major lancées à tout va ricochent sur une protection invisible. Il atterrit sur la route au moment où un dragon se jette sur son véhicule. Il le repousse d’une frappe invisible. Il fonce vers Ed qui détale lâchement face au carnage qui s’approche. Toujours accroché au capot, Fino se tourne vers le voyageur au panneau et lui tire de ce qui semble être une poche dans les replis de sa peau un mégaphone qui fait deux fois sa taille. Lorsqu’il hurle, on l’entend sur tout le terrain.

« EEEEED !!! SAAAAAUUUTE SUUUUR CEEEE PUUUTAIIIIN DEEEEE KAAAAAAAAART !!! »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 16 Nov 2013 - 0:27
Je l’aurais entendu cette saleté, j’aurais reconnu la voix mélodieuse de Fino n’importe où dans le monde dans n’importe quelle situation entre n’importe quel nombre de bombes de mille mégatonnes. Puis je n’étais pas totalement aveugle, et courir droit devant soi ne m’empêchait pas de regarder comment ça se passait derrière, et même si la majorité de mon champ de vision était concentré sur l’Apocalypse née de la bataille entre le futur et la fantasy (et me donnait envie de ne plus regarder et de sprinter encore plus vite sur la route arc-en-ciel), j’apercevais tout de même Jacob se distinguer avec son kart sur des fonds blancs d’explosion. Mais de là à utiliser un putain de mégaphone dans mes oreilles, j’allais crever Fino et le jeter dans le vide rejoindre une bombe gigantesque ainsi que Dorian Gray, bref, que de la bonne compagnie. En tout cas, je pouvais me plaindre autant que je voulais, je ne pourrais pas chouiner sur le fait que je n’ai pas été prévenu. Je remonte sur notre kart et faillis être emporté par la vitesse. Les grondements des explosions et des dragons étaient extrêmement proches, assez pour me faire lever tous les poils de la nuque. Heureusement que je n’étais pas au volant, car je paniquais pendant quelques secondes et restai immobile à entendre mon cœur battre la chamade, les yeux dans le vide.

« ON SE REVEILLE DU GLAND !!! »

Seau d’eau glacé qui me remonte dans les tympans et les fait claquer comme des cymbales. Je réentends le combat titanesque qui se jouait derrière nous, et qui, sans faire mine de le vouloir, se rapprochait dangereusement de nous. Tentant de focaliser mon esprit sur autre chose, je demandai à Fino :

« Où est-ce que t’as trouvé ton mégaphone, toi ?
_ C’EST MON PUTAIN DE SPECIAL DE MERDE !!!
_ Mais c'est nul.
_ JE SAAAAIIIIISS !!!! »
Son cri fut tellement violent que quelques dragons s’éloignèrent légèrement de nous pour ne pas supporter plus longtemps les cordes vocales du bébé phoque. Cette dernière phrase était aussi épique que ridicule.
« Et tu n’es pas obligé d’utiliser ton mégaphone pour me parler. » Il eut un sourire sadique.
« JE SAAAAIIIIIIS !!!!!! » Un vrai gosse. Des fois, j’enviai sérieusement Jacob et sa bulle qui le rendait inapte à se faire briser les tympans.

Bon, l’Apocalypse commençait à être sur nos talons, et les dragons étaient de plus en plus à voler autour de nous, tandis que les explosions des divers obus du Major secouaient de plus en plus le terrain. J’intimai à Jacob qu’il fallait se bouger le cul, car tout le monde n’avait pas la chance d’être invulnérable (quand je disais « intimai », c’était évidemment à comprendre ainsi : lui agiter ma main sous les yeux jusqu’à ce qu’il daigne tourner la tête). Il comprit rapidement, mais ne pus pas faire grand-chose de plus. On n’était pas dans un Fast & Furious où les boîtes de vitesse à mille vitesses garantissaient une exploitation du moteur chaque fois plus violente, Jacob allait à fond, il pouvait tant appuyer sur l’accélérateur que son pied traverserait le plancher qu’on n’irait pas plus vite. Putain de kart qui n’avait rien dans le moteur. On allait crever si… Jacob, what ?

Mon coéquipier avait appuyé sur le bouton au milieu du kart, celui qui était au milieu, celui qui annonçait un changement de pilote. Ce qui n’était vraiment pas con en fait. Fino se demanda pendant une seconde si c’était lui qui devait prendre les commandes, mais je l’enjambai sans trop faire y attention.

Pour le coup, je ne savais pas d’où on sortait ça parce qu’on ne s’était jamais trop entraînés à ça, mais plusieurs années de compagnonnage ensemble avaient forgé une synergie qu’on ne pouvait que qualifier de badass : je passai par la gauche, un peu au-dessus, tandis que Jacob s’éclipsait de l’autre côté, de façon fluide, en prenant le moins de place possible. Je posai mon cul sur le siège en même temps que lui posai ses mains sur la rambarde et se mettait en place. J’appuyai sur l’accélérateur et lui déclencha son pouvoir, vu que tous les Special étaient libérés, et une explosion se frotta à sa bulle une seconde plus tard, sans que cela ne fasse trembler le véhicule. Pretty Hardcore.

Mais Jacob n’en avait pas terminé, tandis qu’on commença à entrer dans les premiers virages démentiels, il se dépêcha de me faire des signes de la main devant ma gueule, et ses deux mains croisées en X ne voulait dire qu’une seule chose : l’arrêt total. Je réfléchis pendant trois secondes pour comprendre ce qu’il voulait dire, parce que je ne voyais pas en quoi m’arrêter dans une course pourrait m’aider à gagner. Mais peut-être que s’arrêter dans une course où régnaient les militaires et les dragons, les laisser passer devant protégés par la bulle de Jacob déployée pouvait permettre de ne pas se faire atomiser. On allait attendre que les deux Special s’entretuent avant de les rattraper certainement. Oui, pas con du tout. Je tatônnai du pied l’autre pédale, que je n’avais encore jamais touché lors de cette compétition.

On vécut dix secondes intenses, car le kart s’était arrêté très rapidement, et deux secondes plus tard, le spectacle commença. Jacob, Fino et moi étions protégés par une géode indestructible, mais finalement plutôt intime, et autour de nous, tous les obus et tous les dragons explosaient et crachaient. Plusieurs déflagrations et plusieurs cartouches se heurtèrent à la bulle, des jets de feu incandescents nous éblouissaient, on sentit une patte (très griffue) d’un dragon tenter de nous attaquer, mais ses mimines cliquetèrent contre la défense impénétrable de mon coéquipier. Pendant dix secondes, ce fut magnifique, meurtrier, overcheaté, mais ça foutait l’adrénaline au max et ça donnait envie d’avoir une superbe musique et de foncer avec eux pour la bataille finale. Mais puisque notre meilleure arme était le mégaphone d’un bébé phoque, alors peut-être valait-il mieux se retirer et attendre un petit moment.

Dès que la tempête infernale fut passée, j’écrasai la pédale d’accélérateur pile au moment où Wall Street Influence se mettait à notre niveau, rattrapant peu à peu leur retard. Parfait qu’on soit direct près d’eux, y a des pendules qu’on allait remettre à l’heure à coups de panneaux dans la gueule. En même temps, encore dans un timing à la Private Jokes, cette fois-ci, ce furent nos deux mains qui appuyèrent sur le bouton, et on interchangea nos places en une fraction de seconde. Le monde, qui était devenu silencieux sous la cloche de verre indestructible de mon camarade redevint bruyant. Je retournai ainsi à l’arrière du véhicule, Fino commenta qu’il se sentait plus en sécurité avec quelqu’un de normal au volant (c’était un compliment de la bouche de Fino, quelqu’un de normal, ou en tout cas, ce qui s’en rapprochait le plus. Mais c’était plus pour me faire chier que complimenter Jacob, parce qu’il le détestait cordialement : quelqu’un qui était sourd à ses insultes et protégé contre la grande majorité des « accidents » était le Némésis du phoque).

Mon panneau de signalisation dans les mains (quoi de mieux qu’une arme pareille pour une course), je demandai à mon collègue de virer vers Wall Street Influence pour les apprendre à être de parfaits connards. Malheureusement, fallait dire ce qui était : ils avaient le meilleur kart de la course, et même si le nôtre ne devait pas être si mauvais que ça (les experts l’avaient estimé troisième, derrière celui des MKR), ils allaient plus vites, c’était indéniable, et peut-être qu’on n’aurait pas le temps de les approcher, surtout dans ces virages où la moindre action devenait dangereuse. En tout cas, je fus aux premières loges pour les entendre utiliser une nouvelle fois leur Special, de façon encore plus abusée qu’avant :


« Bon, on va dépenser tout notre capital, et on va acheter… le kart de Mario et Luigi ! » Des étincelles, puis le commentateur Papy Champi nous permit de connaître les détails sans y être :
« MON DIEU !!! Encore un coup des Wall Street Influence !!! Le kart des deux champions s’est tout simplement arrêté en plein milieu de la course ! Il ne redémarre pas ! Non, mesdames, messieurs, le kart ne redémarre pas ! Malgré Mario qui essaie toutes les commandes, malgré Luigi qui ouvre le capot, le véhicule semble terminer ! Il ne redémarre pas, et il ne redémarrera plus jamais ! Mario et Luigi sont donc éliminés de la compétition ! Je répète, Mario et Luigi, les deux champions incontestés des circuits sont hors-course ! Les premiers sont maintenant les MKR qui perdent petit à petit de l’avance sur le peloton titanesque ! Les concurrents ne sont plus que cinq ! Les concurrents ne sont plus que cinq ! Les MKR, suivis du Major, talonnés par Bibi, et encore derrière, Wall Street qui dépasse sensiblement les Private Jokes ! Bon Dieu, le résultat final est encore tout à fait incertain !!! »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 22 Nov 2013 - 19:51
*En fait, j’aime bien cette position. C’est vrai, c’est assez agréable de se faire trimballé plutôt que d’être sans cesse sur le cul. C’est vrai quoi, marre d’être assis tout le temps. C’est lassant à la fin. Ok, c’est pas comme si les courses étaient aussi longue qu’un trajet Paris-Marseille, mais tout de même. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes au moins une fois de temps en temps. Je pense que Ed et moi, on aurait dû y penser plus tôt. M’enfin, c’est pas comme si j’allais laisser Fino conduire et les talents de Ed sont malheureusement trop inégaux pour être réellement à la hauteur de la situation. Pour piler, c’est sûr, il sait faire. Mais en même temps, c’est pas exactement le but de cette course.* Jacob ne s’intéresse pas au chaos qui entoure sa bulle. Il s’est placé de façon à pouvoir couvrir le kart au mieux et c’est extrêmement efficace. Ce qu’il a créé est une forme de mur, comme un cube qui encadre le véhicule et le transforme en un pixel géant. *C’est exactement comme dans les jeux vidéos d’ailleurs. Vous savez, ce moment critique où vous découvrez que finalement, malgré les apparences, la carte n’est pas infinie. Ou que vous butez contre une caisse alors qu’elle est encore à un mètre de vous. C’est exactement la même chose ici, ma bulle fait obstruction et empêche tout contact avec notre kart. Ce qui est bien pratique vu la folie qu’il y a au dehors. C’était un bon plan. On a peut-être l’air con en passant filant vers les dernières places, mais en même temps, se trouver juste devant le Major et les dragons, je ne crois pas que ce soit une bonne idée du tout. Même le public peut le comprendre. Le pire, c’est qu’on ne sait pas combien de temps cette merde va durer. Parce que, après tout, il n’est pas dit nos concurrents choppent des cubes à chaque fois… Hey ! C’est une idée ça ! Je pourrais essayer d’empêcher Wall Street Influence d’avoir des cubes en les lui piquant sous le nez !*

Le chaos passé, le kart se doit de redémarrer, le véhicule des traders a certes reculer pour éviter de se retrouver piégé dans la tempête, il n’est pas si loin. *Allez Ed, on échange à nouveau. Il faut que je nous maintienne à flot et que tu tapes sur tout ce qui bouge. Deux équipes qu’on s’est faîtes, une troisième ne sera pas bien difficile non ? Allez, 1, 2, 3, Z.* Et sans la moindre hésitation, avec une aisance affichée, le couple des Private Joke se reglisse à ses anciennes places. L’intouchable regagne son siège de pilote et retrouve les anciennes crispations propre à cette position. *Allez, on reprend la marche. Mmh, et si on suggérait à Fino de sauter sur le kart adverse pour faire un maximum de dégâts ? On ferait d’une pierre deux coups, non ?* C’est à cet instant, alors qu’il se rapproche du kart doré que Bill Gates fait son annonce. Naturellement, l’intouchable, complètement sourd, ne comprend pas ce qu’il se passe tout de suite. Il voit simplement les visages de ses alliés se décomposer, comme si un drame terrible venait d’arriver. Ce n’est qu’un moment plus tard, lorsqu’ils passent devant l’un des écrans présenté par un lakitu qu’il réalise le problème.

*Là, on est dans le plus gros caca du monde. Et on s’y est mis nous-même. Mario et Luigi viennent de mourir de la course, rendus inutiles, incapables de continuer. Ce qui veut dire qu’on est passé de six équipes à cinq et qu’en plus, l’assurance tout risque de Nintendo vaut pas un clou. Maintenant que leur imbattable duo est à l’arrêt, ils n’ont plus qu’une seule carte en main pour sauver la mise… Nous ! Et là, le problème, c’est qu’on a adopté la stratégie casse la gueule du méchant, qu’on est tout à la fin et que les MKR ont enfin le champ libre pour s’emparer de la victoire, du moins, s’ils arrivent à conserver la distance avec le Major, qui est toujours aux prises avec les dragons – et d’ailleurs, c’est quoi le spécial de Bibi ? Enfin bref, on ne sait pas vraiment si le coup des MKR et de leur niaiserie pour maman chérie n’est pas en fait que du crac. On ne peut pas vraiment les laisser gagner. Ni les autres d’ailleurs, vu que c’est tous officiellement des ennemis de Nintendo. Alors la question est… qu’est-ce qu’on fout à la dernière place !!!* Pour Jacob, la mission est claire maintenant, il faut revenir vers les premières places et si possible, éliminer le kart doré dans la foulée. Le problème, c’est que lorsqu’il tente de donner un coup de volant vers son voisin, le choc est plus difficile à encaisser pour lui que pour l’adversaire. Pire, après ce ralentissement inopportun, l’évidence du manquement en vitesse des Private Jokes face à leurs adversaire se fait sentir. Le troisième est dernier tour commence très mal.

*Des objets, il nous faut des objets. N’importe quoi ! Un éclair ! Une carapace ! Une étoile !* Mais il d’objet. Les items ont été remplacés par les Spécials. *Le problème, c’est qu’aucun des nôtres n’est offensif… Ou vraiment aussi utile que les sommes de notre ennemi. En fait. Je crois bien qu’on est dans la panade la plus totale. Et c’est pas avec un mégaphone qu’on risque de s’en sortir… Oh oh… très mauvais signe, très mauvais…*

Et à cet instant précis, juste après avoir traversé la première volée de cubes du parcours, Bill Gates décide d'enfoncer le clou. Bloqué dans sa volonté de distancer les Private Jokes par l'insurmontable chaos qui oppose la Compagnie Panda aux Black Magic Dragons, incapable de traverser cette tempête comme Ed, Jacob et Fino viennent le faire, il achète alors une nouvelle tricherie, toujours plus abusée que la précédente. Après avoir éliminé les vainqueurs désignés de la course, il fait l'annonce suivante : "J'achète un raccourci !" Et aussitôt, une nouvelle allée apparaît à la droite de son véhicule, toute bardée d'accélérateurs. Le kart de Wall Street Influence s'y engage immédiatement et commence à couper à travers champs étoilés.

Une autre voix cependant résonne dans la tête de Jacob à cet instant, celle de leur contact : "Ahem. Mr Hume ? Je suis désolé de vous demander ça maintenant, mais... pourriez vous essayer de gagner la course ?" *Sale petit con.* Et l'intouchable file dans le sillage du véhicule doré.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 23 Nov 2013 - 18:17
Il n’y eut pas de véritable combat ; je tentai de les attaquer, mais la course était anxiogène et pleine de virage : mon panneau de signalisation frappa dans le vide, Wall Street Influence profita de son kart supérieur pour un heurt qui nous ralentit, salissant salement notre véhicule de plusieurs rayures. Fino les insulta copieusement pendant quelques secondes alors qu’ils creusaient l’écart, et il ne fut pas plus utile qu’un chien qui aboyait derrière une voiture. On aurait peut-être pu utiliser mon portail pour les rattraper, et aussi les envoyer dans le vide interstellaire pour qu’ils s’y amusent à perdre quelques secondes, mais on n’avait pas encore frappé de cubes, et mon pouvoir restait bloqué. Je ne pouvais que regarder l’état de la course plus loin, et voir les diverses explosions que semaient les deux équipes au Special de taré.

On était maintenant les derniers, et l’équipe-phare de Nintendo avait été anéanti en un claquement de doigts. Une goutte de sueur dans le cou me souffla qu’on pouvait très bien être les prochains dont le moteur se ferait corrompre. La compétition devenait de plus en plus compliquée, plus en plus serrée, mais les Private Jokes étaient malheureusement devenus les outsiders : Wall Street Influence disposait d’un Special aussi puissant que polyvalent, les MKR restaient de très bons pilotes qui, plutôt loin du peloton, pouvaient encore passer sans aucun problème et sans passer par la case « Dragons-Major ». Et finalement, il y avait les deux tarés qui causaient un ravage apocalyptique partout où ils passaient. On pouvait espérer attendre qu’ils s’entretuent, mais dans la vie véritable pleine de galère, les deux options les plus probables étaient :
_ Ils continuent de se battre jusqu’à ce que la course soit terminée, ce qui ne serait pas vraiment fou vu qu’ils semblaient être en pleine égalité.
_ Un des deux gagne ; et pas de chance, un seul était plus que suffisant pour rester un danger mortel sur une grande zone. Il ne fallait pas espérer que les deux se neutralisent d’un coup de poker. Faudrait juste se battre, et passer en priant.

Dans un élan de générosité, le timer pour le Special de Fino disparut, et celui-ci se retrouva sans mégaphone, arrêtant ainsi de me hurler dans les oreilles des obscénités qui n’avaient aucun sens, sinon d’être une décharge et une ambassadrice de sa colère et de son goût pour des mots sophistiqués tels que « Troueur d’enfants ». Sans se poser plus de questions que ça, Jacob se dépêcha d’emprunter le raccourci que les Wall Street Influence avaient créé. Ça, c’était une putain d’idée ! Les accélérateurs nous propulsèrent comme des fous, et je sentis l’air malgré l’environnement spatial.


« Les MKR ont malheureusement heurté le kart de Mario et Luigi, qui était extrêmement bien placé ! Ils se font rattraper peu-à-peu par le Major et Bibi, qui ont beaucoup de mal à prendre l’avantage. Si je pouvais digresser sur ce duel explosif, je dirais que le Sergent conduit mieux, mais qu’il est plus gêné par les dragons, ce qui aboutit à une sorte d’égalité. Peut-être que si le Major se décidait à s’attaquer au nœud du problème plutôt qu’aux dragons, il arriverait à de meilleurs résultats… » L’ayant entendu ou le hasard faisant bien les choses, une balle de DCA arracha la tête à Bibi en une fraction de seconde, et le pilote de Black Magic Dragon tomba sur le circuit en quittant son poste, et son cadavre fit des roulés boulés en laissant une traînée de sang extrêmement glauque. Sans conducteur, le kart fila dans les étoiles au prochain virage, et tous les dragons suivirent sa chute. La tête que fit Spyro quand il commença à tomber fut filmée par de nombreuses caméras et est devenue depuis une vidéo cultissime au sein de Nintendo. « Et bien si en fait, le Major a quand même réussi à faire quelque chose. Dommage pour eux, hein ? Vu que leur équipe est incomplète, le kart ne sera pas remonté par Lakitu. Une autre équipe qui aura le droit à une chute d’une demi-heure avant un atterrissage violent. Enfin, ce qu’il en restera après le passage dans l’atmosphère. »

Pendant que Spyro vivait ces derniers instants et devait salement regretter de s’être entraîné dans une course pareille (pour le coup, le sort de Bibi était bien plus enviable que le sien), Jacob termina de prendre le raccourci et dépassa ainsi le Major. Voilà les putes, on était passés troisième sur quatre. Ce qui était un score relativement correct. Il ne manquait plus qu’à prendre le couloir de la mort. Si on était stupides. Jacob réussit à rouler sur un des cubes multicolores qui parsemaient la course et une paire de portails me fut tout de suite attribuée. Je ne savais pas comment le dire à Jacob, mais j’avais un seul problème à mon Special : je ne pourrais pas utiliser plus de fois mon Special que je n’ai de portails. Dîtes-ça avec des signes, bordel… J’espérais que je n’irais pas à cette extrémité, sinon, on était dans la merde, car je deviendrais totalement inutile, vu que les autres objets avaient disparu. Mais créer une paire pour passer le tunnel ne me semblait pas non plus totalement stupide.

Pas besoin d’avertir Jacob non plus. Il traversa une porte qui nous happa pour nous lâcher de l’autre côté du tunnel ; j’avais prévu de ne pas la foutre n’importe où afin que la surprise ne nous fasse pas jeter dans la vide. Et paf, on était passés second d’un claquement de doigt, on avait dépassé les Wall Street, et il ne manquait plus que les MKR qui avaient du mal à tenir la première place. On n’avait plus qu’à prier pour que les connards derrière nous ne nous fassent pas d’autres conneries.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 25 Nov 2013 - 18:15
*Ces accélérateurs font un bon raccourci, c’est sûr, mais ils m’avantagent carrément. Non seulement, je n’ai plus à passer par le looping – bon ça veut aussi dire que Fino reste avec nous, mais bon… - mais en plus, je suis meilleur pilote que Kerviel. Ce qui signifie que, malgré la supériorité de leur kart, grâce à la vitesse acquise, je peux au moins maintenir la distance, voir même rattraper un peu nos ennemis. Héhé, nous n’avons pas dit notre dernier mot… Tient, Fino n’a plus de mégaphone ? C’est une bonne chose, il gêne moins mon champ de vision comme ça. Et d’ailleurs… OH ! PUTAIN ! VLAN ! Bordel de merde… Il l’a tué, lui aussi. Il vient d’éliminer de façon parfaitement définitive un second concurrent de la course. Il… Il est monstrueux. Fais chier. Faut surtout pas s’en approcher. Mais là, le problème, c’est qu’on a pas le choix. Il est derrière maintenant, derrière nous. Et c’est le sergent qui conduit. Il a toutes les chances de nous rattraper un à un… Mon Dieu, mais qui a autorisé ces types à participer ! Rah ! Maintenant, il faut non seulement qu’on arrive les premiers, mais aussi qu’on y arrive avant d’être rattrapés par ces voyageurs fous furieux. Je commence à croire que si l’on pouvait exploser sous la pression des impératifs, Ed et moi, on aurait déjà éclaté depuis un bail. Sérieusement, ils pourraient pas nous lâcher, nous lâcher juste une petite seconde ? Rien qu’un moment, histoire qu’on souffle… Ed, c’est la dernière fois que j’accepte de faire une mission avec toi. Après, je rentre au royaume et je glande. Raaah ! Allez ! Un cube !*

L’intouchable traverse le cadeau simple qu’il a pu avoir et jette un œil dans le rétroviseur. Le chaos qui hantait encore les environs du loopings quelques instants plus tôt est terminé. A présent, le Major encourage son pilote à faire de son mieux. Le sous-officier en question fait alors montre d’une technique bien à lui pour manier le véhicule. Epluchant toujours ses patates en usant de ses deux mains libres, il manipule le volant avec le genou de sa jambe gauche, la droite plantée sur l’accélérateur. *Mais tout à fait, après tout, l’embrayage, le frein, ça sert à quoi, c’est surfait ! Dans la course arc-en-ciel, c’est pas comme si on pouvait tomber… En plus il nous rattrape carrément ce con. C’est quoi cette gestion de virage ? Maintenant je comprends pourquoi les karts les plus lourds sont les plus rapides. Même s’il n’utilise pas la méthode du mini-boost employée par Mario et Luigi, il rivalise carrément. Bon, ce n’est qu’une question de temps avant qu’on ne soit… Ah, bah non. C’est bon en fait.* Sans s’en rendre compte, l’intouchable a passé l’un des portails de Ed et ils se retrouvent immédiatement à la fin du tunnel, sautant ainsi une grande étape de la course. Dans le rétroviseur, c’est à présent les Wall Street Influence qui apparaissent, avec un air parfaitement énervé. Dans un geste élégant du majeur, Jacob et Fino saluent leurs mines défaites.

*Bon, ben, ça c’est fait. AU cas où ils reprennent du terrain, Ed, tu nous refais la même chose. Je crois qu’à ce train là, on pourra même rattraper les MKR. Je les vois maintenant en plus. Ils ne sont pas si loin. Il suffirait d’une ou deux carapaces rouges bien senties et le tour serait joué… Mais il n’y a plus de carapace. Au mieux, on pourrait aller s’amuser à faire des portails pour les rejoindre. Sauf qu’ensuite, il s’en suivrait une bataille des plus sanglantes. De ce que j’ai compris, les Spécials de ces messieurs sont trois fois plus offensifs que les nôtres. Je ne sais pas si je donnerai cher de notre peau contre eux.* « J’achète une carapace bleue. » annonce alors le propriétaire de Microsoft. *Tient donc, ça m’étonnait un peu qu’ils n’aient rien fait contre nous. Mais en fait, ils vont simplement nous regrouper pour mieux nous éliminer. Je sens qu’ils nous réservent quelques autres surprises pour nous repasser devant après ça…* Une fois que la traînée bleu de la carapace atteint le véhicule des MKR, Jack pousse un énorme soupir avant d’être éclipsé par l’explosion. Etrangement, les leaders de la course commence à en avoir assez, *ils n’ont pas réussi à prendre de l’avance, à aucun moment. Je les comprends et je compatis. Mêmes s’ils n’ont pas été tués, il y a de l’antijeu dans l’acharnement que l’on fait sur eux… On devrait se soutenir eux et nous. Ce serait génial. On pourrait s’entraider plutôt que de subir tous les coups des autres. M’enfin…*

Les deux équipes se rejoignent au niveau des virages qui précèdent la descente fulgurante. Les deux pilotes, Jacob et Lucas s’envoient un regard entendu. Ils n’ont plus de cubes sous la main et mieux vaut ne pas se chercher des noises pour l’instant. *Du moins, pas avant que la descente ne soit terminée. En fait, j’aimerais bien qu’on essaie de leur expliquer, à un moment ou à un autre, que l’ennemi, c’est pas nous, c’est Bill qui cherche à nous rattraper et qui… gagne du terrain ? Ah non, c’est le sergent… Le SERGENT ?!*

Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, les Wall Street Influence sont de nouveau derniers.

« Oh ! Quelle remontée magistrale de la Compagnie Panda. Ils glissent sur la route avec une telle délicatesse, on dirait qu’ils volent ! » commente Papy Champi, extasié de voir les quatre concurrents si près les uns des autres. « Il gagne nettement du terrain sur les autres. Il devrait les avoir rattrapé d’ici peu. Oh oh ! Monsieur Gates n’est pas content ! Il agresse son pilote pour avoir un nouveau cube. Après la belle bataille avec les Black Magic Dragon, ça serait intéressant de voir comment les Wall Street Influence se débrouilleraient face au Major… »

Un instant, Jacob prend la première place. Lucas et lui ont des techniques différentes pour descendre la pente qui vient et Lucas préfère ralentir un peu. *Premier, oui, mais ça ne durera qu’un temps limité. A quatre, ça devient assez facile d’être premier… Et puis, je fais confiance aux MKR pour me dépasser ensuite, c’est pas n’importe qui ces gars là.* Et il s’engage dans la descente, prenant les accélérateurs et se concentrant pour réussir la figure de style nécessaire pour ne pas tomber dans le virage qui suit immédiatement. Juste derrière, les MKR s’engagent et fondent aussi vers le bas… Suivis à une seconde près par le sergent et le major qui hurle de rire. L’intouchable se lance dans un dérapage serré et complexe qui le ralenti énormément, juste avant que le tank de la compagnie panda ne le rejoigne ayant trouvé par quelque moyen encore inconnu une façon de descendre encore plus vite. Sans cesser d’appuyer l’accélérateur, le sergent se contente de tourner le volant, au bon moment et le véhicule blindé, à peine emporté pas sa vitesse, tourne parfaitement. *Waw. C’était beau. Surtout quand on considère qu’il a fait ça avec le genou. En fait, je comprends exactement ce qu’il a fait et pourquoi ça a marché, je ne sais juste pas comment il y est parvenu. Il s’agit de tourner les roues de façon progressive et assez rapidement. Il s’agit de s’adapter à la vitesse. Mais justement, à cette vitesse… Bref, ils sont invincibles… Gagner la route contre ça, avec le Major qui hurle sur les autres concurrents comme un Bowser agressif, même pas en rêve. Désolé Nintendo, mais je crois bien que Microsoft a gagné cette fois-ci…*

« J’achète toutes les patates du sergent ! »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mer 27 Nov 2013 - 0:48
Le spectacle était surréaliste ; heureusement que notre pilote était sourd, car si j’avais été à sa place, je nous aurais précipités dans le vide pour mieux regarder la scène incroyable qui se jouait. Jacob ne saurait jamais ce qui se passait juste derrière lui, et il me faudrait quelques nuits pour m’en remettre complètement et accepter de lui en parler. Quand les Wall Street Influence, usant et abusant de leur pouvoir totalement couteau-suisse et imparable avaient balancé leur nouvel achat à la face de leur concurrents, j’étais resté estomaqué, et Fino avait ouvert grand sa bouche pour faire comprendre qu’il trouvait ça ignoble aussi. Comme d’un coup de baguette magique de Merlin l’Enchanteur, les patates s’envolèrent de la hotte que se trimballait le Sergent et tombèrent gentiment dans l’espace, en-dehors de la route (il y avait énormément de patates décidément dans son sac, putain).

Le Sergent ne tarda aucunement pour agir : il bondit du volant sans même avertir le Major, afin de rattraper toutes les patates ; j’étais malheureusement trop loin pour savoir si son visage exprimait un professionnalisme totalement décalé à la situation ou bien une peur-panique à l’idée que le Major puisse le punir. C’était extrêmement dommage. Le Sergent, ayant tout de même choppé plus de cinquante patates en moins d’une seconde, disparut dans l’espace, tombant dans le vide infini, et ne revint jamais. Le Major eut assez de présence d’esprit pour reprendre le volant (cinq secondes plus tard), et la course reprit de plus belle, sans que cela change quoique ce soit niveau position : les MKR gardaient leur première place mais Jacob allait commencer à leur mordre l’arrière, et le Major retrouvait son calme et arrêtait de tirer dans tous les sens. Les Wall Street Influence restaient la lanterne rouge, mais il ne fallait pas être devin pour savoir qu’ils allaient encore continuer à éliminer des équipes. On pouvait gagner quand on était derniers… et premiers en même temps, car on était le seul kart en lice.

Wall Street Influence ne s’arrêta pas en aussi bon chemin. A la prochaine rangée de cubes, tout le monde se mettait à craindre la prochaine vacherie qu’ils allaient envoyer. Le Major n’était pas encore exclu de la course, même si techniquement, il était impossible qu’il gagne vu que son duo était maintenant incomplet. Il n’en restait pas moins gênant, et ce n’était pas Bill Gates qui allait le contredire, coincé derrière lui, ayant du mal à dépasser le large tank. Et dès que ce dernier obtint le Special, il se dépêcha d’annoncer sa nouvelle commande :


« Maintenant, j’achète… dix secondes. »

L’instant d’après, sans que personne ne comprenne pourquoi, ils étaient devenus les premiers, ayant dépassé tout le temps dans un bris temporel subit. Le bébé phoque lança une injure qui avait le mérite de compter vingt-trois syllabes. Il devint rouge cramoisi sous son petit pelage blanc, et il beugla soudainement :

« Ed ! J’ai décelé une faiblesse dans leur Special !
_ Ouais ? T’as une idée ?
_ Pourquoi ils nous ont pas volé les karts comme ils l’ont fait avec Mario et Luigi ?
_ Ça coûte trop cher ?
_ Ou alors… ils ne peuvent pas payer deux fois la même chose.
_ Pas con. C’est vraiment chouette ça. Je vais le dire à…
_ Hmm…
_ Le dire à…
_ Est-ce que tu allais dire Jacob, pauvre demeuré ?
_ Le dire aux MKR.
_ Pathétique. »


On sauta le passage de l’étoile, et comme chacun avait à peu près compris la technique, on utilisa tous le même raccourci. La dextérité de Jacob ainsi qu’une paire de portails supplémentaires nous permit de nous dresser au niveau des deux Voyageurs qui devaient être les seuls à ne pas tremper dans un complot quelconque et à être encore persuadés que la course qui se déroulait était parfaitement réglementaire. Avant même qu’ils ne nous balancent leur Special dans notre gueule, je leur dis :

« Attendez, on vient en amis !
_ Y a pas de partenaires dans une course, désolé ! »
Le pilote tourna le volant et tenta de nous ralentir. Jacob avait anticipé la manœuvre et réussit à ne pas perdre une seule seconde. Je surenchéris :
« Y a plus de course ! Tout le monde a triché ! Si Wall Street Influence gagne… » Et bien… euh… la vérité n’était pas très motivante… « Le monde sera détruit !
_ Quoi ?! »
, répondirent les deux en même tenant. Fino acheva de les convaincre :
« Bill Gates a tenté de payer vos mères pour qu’elles lui sucent une pipe !!!
_ QUOOII ??!! »


Les deux se regardèrent les yeux révulsés par la colère. Ils conclurent en acceptant notre offre : deux équipes contre une. Chacun trichait à sa façon. Les yeux de Fino luisaient, alors que les tremplins célestes allaient bientôt nous faire bondir. Les Wall Street Influence avaient tout de même une petite avance. Ça serait vraiment dommageable qu’il la perde.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 6 Déc 2013 - 16:36
*Eliminer une équipe de cette façon c’est… lâche, puéril et inconcevable. Pourquoi il a sauté ? Pourquoi il s’est seulement dit que c’était une bonne idée ? Pourquoi… Pourquoi il… Raaah ! C’est le genre de truc qui m’énerve à propos des voyageurs, des fois, ils ont beau être hyper badass, ils font tout de même des choses absolument insensées. Comme se jeter dans le vide pour récupérer des patates, mais avec classe s’il vous plait. Bon, même si moi je l’ai fait une fois ou deux, il faut arrêter de déconner des fois. Il y a une course à gagner… On a jamais vu un personnage du jeu vidéo se jeter dans le vide en abandonnant son coéquipier, pourquoi ils le font tous alors ? Bon, du coup, on a redépassé le Major et on va enfin pouvoir rattraper MKR. Hey, avec un peu de chance, on pourrait même être à nouveau premier dans cette course ! Finalement, on pourra peut-être sauver ce qu’il reste des meubles…* Mais alors qu’ils s’approchent de l’étoile qui marquent l’un des derniers obstacles de la course Arc-En-Ciel, Bill Gates triche à nouveau et sans la moindre explication se retrouve devant tous les autres voyageurs. *Raaah ! Mais, mais… Bon, j’en ai marre, Ed, à toi d’avoir des idées. J’ai l’impression d’être juste un putain de spectateur depuis tout à l’heure. Ils sont devant, le Major est derrière et nous… ben nous rien du temps. Ed, à moins que tu nous sorte un spécial de spécial où tu nous téléporte quinze fois la longueur de tes portails en mode champignon doré, je crois que c’est cuit. Même les MKR sont largués…*

Cependant, le partenaire de Jacob Hume n’a pas encore dit son dernier mot et, alors que l’intouchable fait de son mieux pour accomplir une performance honorable, il les amène juste à côté du kart des Mum’s Knights on the Road, avec un max de Spécial pour les attaquer. Et contre toute attente, un dialogue s’engage entre les deux équipes qui s’approchent à présent des divers tremplins et sauts proposés par le circuit. *Ed ? Ed ? Ed ? Fino ? Vous m’expliquez ? Vous faites quoi là ? On va quand même pas boire un thé, non ?* Ils s’arrangent cependant pour prendre un triple cube, juste au cas où, puis, les deux autres voyageurs semblent accepter l’accord proposé par les Private Jokes, prenant immédiatement la tête de ce quintet, faisant moult signes pour proposer leur plan. Enfin, Jacob comprend ce qu’il se trame et hoche la tête face à ce que lui demande Jack et Lucas, c’est une bonne idée.

« Incroyable ! » poursuit Papy Champi, toujours aussi extasié par la course. « Les MKR et les Private Jokes viennent de conclure une alliance pour éliminer les Wall Street Influence ! Si près de la ligne d’arrivée, ça promet un final d’enfer ! Je crois qu’on va bien s’amuser ! Du jamais vu ! Du jamais vu ! »

Et alors qu’ils commencent à sauter d’une plateforme à l’autre, l’enchaînement prévu par les MKR prend effet et tout le monde est mis à contribution pour vaincre Bill Gates. *Le pouvoir le plus destructeur du groupe, c’est celui de Lucas, c’est lui qu’il faut mettre à contribution, le plus proche de l’ennemi, pour frapper. La première idée consiste juste à ça. Ensuite, on profitera du désavantage pour l’éliminer complètement. Ce qui veut dire qu’il faut que les MKR arrivent juste à côté de l’ennemi et nous, juste derrière. Nous avons deux pouvoirs pour aller plus vite, celui de Ed avec ses portails, qui va plus loin, et celui de Jack, qui… fait je ne sais quoi. Mais en tout cas, il peut nous avancer, à la condition qu’on soit en l’air… J’ai pas très bien compris comment un agoraphobe peut faire un truc pareil, mais bon. Soit. Ils nous aident, on les aide et on gère. C’est le plan. Plutôt cool hein ? J’espèce que ça va fonctionner.*

Ed fait son portail, qui va bientôt avaler l’équipe des MKR, mais avant qu’ils ne le soient, Jacob élève son kart dans les airs, prolongeant le saut, comme convenu. Et c’est à cet instant que tout commence. Pour la première fois de toute la course, Jack Billions utilise son Spécial et il n’y a pas de meilleure idée. En tant qu’agoraphobe, il peu plier les distances au sol, changer les proportions de ce qu’il touche directement ou indirectement. Il change immédiatement les proportions des plateforme, jusqu’à un certain point, mais est obligé de changer les siennes aussi cependant. Mais pour Jacob qui est en l’air, rien de plus simple, il n’a à avancer qu’un peu pour avaler une énorme distance. Lorsqu’il revient sur la piste, il est plusieurs dizaines de mètres plus loin et les MKR sont à l’endroit prévu, portés par le portail. Bill Gates veut utiliser son Scpécial pour se défendre de l’arrivée des Private Jokes, mais trop tard, la vague de son solide provoqué par le klaxon de Lucas lui fait faire des roulés boulés. Jacob le rattrape immédiatement et se place, juste pour laisser Ed le pousser dans le vide d’un coup de panneau… sous les encouragements toniques de FIno. Le coup a fonctionné, Wall Street Influence perd un temps fou en tombant. *Bingo ! Ah ah ! ça vous apprendra !*

Puis, à l’instant où il tombe, le richissime chef d’équipe utilise son spécial une nouvelle fois. « J’achète de réapparaître plus en avant que prévuuuuuuuuu ! » *Je déteste ces types…*

Et à l’instant où les deux équipes se remettent dans le bain, le Major leur passe dessus avec son Spécial et son tank, en riant comme un crétin, les deux équipes sont arrêtées par quelques explosions, reléguées aux dernières places malgré leur superbe combinaison.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 12 Déc 2013 - 0:24
« Voilà le Major qui reprend la tête de la course ! Et ici, les Wall Street Influence qui reviennent second en réapparaissant extrêmement loin de leur position initiale. Les MKR et les Private Jokes concluent la marche malgré une tentative plutôt bien réussie. »

Les explosions arrêtèrent de se déchaîner d’un coup, certainement parce que le Major n’avait plus aucune cible à se mettre sous la dent. Il bondit à travers les tremplins sans trop se soucier de sa conduite ou de ses adversaires qui le poursuivaient. Jacob, on approche de la ligne d’arrivée… Après, on devra vaincre la spirale, puis on se retrouvera sur une dernière ligne droite qui conclura la course, puis à partir de là, le vainqueur serait décidé. On était deux équipes qui pouvaient encore sauver le prochain jeu de chez Nintendo, et deux qui allaient l’anéantir. En face, le Major, et Monsieur Pognon. Et nous, deux équipes de Voyageurs plus équilibrés. Si on n’avait pas d’audace, autant aller se faire mettre directement.

Jacob emprunta à son tour les tremplins verticaux, et aucune amélioration niveau placement ne fut à noter pendant cette période-là, où les cubes étaient absents, et donc les pouvoirs dévastateurs. Les étoiles défilaient dans le ciel dans toutes les directions, et bringuebalés dans le kart comme les sacs à patate que nous étions Fino et moi, nous serrions les dents et attendions le moment où on pourrait être utile : la pression commençait à se faire sentir. Si on ne bougeait pas ses grosses fesses, on allait perdre la main. Saute plus vite que ça, Jacob !

Comme répondant à ma demande secrète (quoique je l’aurais hurlé à haute voix qu’il aurait pas compris), Jacob, je ne sus comment, certainement en appuyant sur l’accélérateur dès que les roues retombèrent sur le sol, réussit à faire accélérer le kart pendant une petite seconde. Ce bonus eut l’avantage de nous faire passer devant les MKR, mais la distance entre nos concurrents restait plutôt importante, compte tenu de la fin de la piste approchante. Seul bonne nouvelle dans l’ensemble, alors que le Major s’approchait de la vrille descendante, les milliardaires ne parvenaient pas à s’en approcher. Je ne savais pas ce que serait capable de sortir le Major comme personnage jouable dans le prochain Mario Kart, la récompense du vainqueur, mais ça ne serait certainement pas bon, encore moins si Bill Gates allait l’influencer, et dieu savait que le Major était aussi étriqué d’esprit que manipulable.


« Nous achetons… » Et voilà les mongols qui avaient touché un autre cube. Fino poussa un ultime juron en entendant sa nouvelle phrase préférée. « … Une extension de terrain ! »

Bah ça, c’était nouveau, ou presque. La spirale qui nous permettait de revenir vers le sprint final de la course se mit à se développer, et proposait maintenant deux sorties : soit on poursuivait normalement le terrain, soit on avait la possibilité de continuer à descendre, toujours en vrille, et de descendre, descendre, descendre sur des kilomètres, comme si elle n’avait pas de fin. Je me disais que c’était totalement inutile, que personne ne serait assez con pour prendre la mauvaise sortie… Mais c’était sans voir le petit plus rajouté : une énorme pancarte sur laquelle était inscrite en lettres rouges : « Les communistes sont par ici ». Et afin d’être plus explicite au cas où la cible de ce changement ne serait pas assez claire : il y avait une étoile jaune, une grosse flèche directionnelle, une faucille et un marteau et la tête de Che Guevara sur le côté qui défiait n’importe quel militaire américain. Franchement, comment le Major ne pouvait pas tomber dans le panneau ?

Jacob entra à son tour dans la vrille, mais Wall Street Influence avait bien cinq secondes d’avance. Si on n’utilisait pas tous nos skills maintenant, c’était terminé. Jacob réussit à percuter un cube. Voilà, ça allait être suffisant. Avec une paire de portails en plus, la victoire avait beaucoup plus de chances de nous appartenir. Il faudrait au moins éviter la prochaine saloperie de l’équipe adverse, mais ça ne devait pas poser trop de… Oh non… Pas de paire de portails pour nous… Juste le haut-parleur de Fino. Où étaient les MKR ?

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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Dim 22 Déc 2013 - 14:36
*Comment vous expliquer mieux la situation dans laquelle nous nous trouvons ? De façon plus claire et plus nette. Nos adversaires, les méchants de cette histoire, les Wall Street Influence, Microsoft, Bill Gates et son kart doré sont devant nous… Loin devant nous. Ils ne conduisent peut-être pas de façon aussi géniale qu’un sergent, un Lucas, un Jack ou un Jacob, mais concrètement, ils sont là. Devant nous. Trop loin pour qu’on puisse espérer les rattraper dans la dernière ligne droite, surtout avec leur kart de tricheurs, plus puissant que les nôtres. Les MKR, nos alliés regagnent un peu de terrain sur nous grâce à la puissance de leur propre véhicule, mais ça ne sert à rien. Ils ne sont pas plus à même que nous de l’emporter. Le Major est dans une spirale sans fin, le Sergent est dans l’espace et récolte les patates, toutes les autres équipes ont été éliminées à un moment ou à un autre. Encore l’honneur de la franchise Nintendo et Bill Gates, il n’y a plus que nous, nous qui sommes parfaitement inutiles. Nous qui n’avons qu’un seul objet à notre disposition : un haut parleur. Il ne reste qu’une seule et dernière rangée de cubes avant la ligne d’arrivée et naturellement, ce sera déjà trop tard. Bill Gates est déjà en train de la passer. Franchement, là, les gars on aurait besoin d’un miracle. Les MKR n’ont pas récupéré d’objet apparemment et ils ne sont pas mieux lotis que nous.* Jacob leur lance un regard implorant, mais ceux-ci répondent avec la même détresse. C’est inéluctable à présent la victoire va leur échapper.

« Mesdames et messieurs, c’est la dernière ligne droite et il semble que les jeux sont faits ! » commente un Papy Champi en extase. « Plus rien ne semble pouvoir arrêter les Wall Street Influence à présent, ils sont loins devant et viennent d’attraper un cube. Probablement nous réservent-ils une dernière surprise de taille pour les deux équipes qui les poursuivent, hélas, celles-ci sont déjà désarmées et vaincues, regardez leurs regards désespérés ! Regardez leurs mines défaites ! C’est fait, nous avons de nouveaux champions, enfin ! Avec un peu de chance, Bill Gates utilisera son spécial pour un dernier coup d’éclat grandiose ! C’est magnifique, vraiment magnifique ! »

Mais Bill Gates, de son côté, ne veux pas prendre de risque. Un portail bien utilisé pourrait anéantir ses espoirs, de même que le Spécial de Jack Billions pourrait limiter ses chances de réussir. Il sait qu’il n’atteindra pas la ligne d’arrivée elle-même avant que ses poursuivants n’aient eu une toute dernière chance et il ne veut pas leur en laisser une seule. Aussi se décide-t-il à acheter la seule chose qui lui assurera sa victoire : le moyen d’agrandir l’écart entre lui et ses poursuivants. Toujours muni de son spécial, il se retourne vers ses adversaires et leur lance un sourire mauvais alors qu’ils approchent eux-mêmes des cubes salvateurs. « J’achète autant de carapaces vertes que je peux. » jette-t-il à ses auditeurs invisibles. Et aussitôt, dans sa main, apparait une véritable colonne herculéenne de carapaces vertes. Comme dans le jeu, elles tiennent inexplicablement les unes sur les autres, malgré la vitesse et la hauteur de cette tour. Et sans plus attendre, il lance les projectiles vers l’arrière avec frénésie. Une trentaine d’items venant ainsi barer la route de ses adversaires, difficiles à esquiver tant ils sont nombreux. Jack et Jacob ont beau être de très bon pilotes, ils sont soudain forcés de faire moult écarts et d’accepter plusieurs chocs avant même d’attraper un seul cube. Les deux parviennent néanmoins à prendre un double jeu de cadeaux pour leur équipe avant de se remettre droit, côte à côte. La tempête est passée, mais c’est trop tard. Le temps que leurs spéciaux respectifs apparaissent, Bill Gates aura passé la ligne…

… Lorsque soudain, un miracle apparut. Et ce miracle était une petite boule de poils blancs, munie d’un mégaphone. Fino, plus pragmatique que tous les autres eut alors la réaction la plus intelligente dans une telle situation, il hurla à déchirer les tympans de tous les concurrents survivants : « CLANE, ARRETE MOI CE PUTAIN DE KART DORE !!! »

Et aussitôt, le voyageur anciennement masqué, esclave depuis si longtemps des Private Joke, à qui l’on avait demandé de s’arrêter précisément sur cette ligne d’arrivée à un tour précédent, se dressa sur la route des Wall Street Influence et avec sa force décuplée attrapa le kart par l’avant, usant de toute son énergie pour empêcher le véhicule d’avancer. Surpris, Bill Gates et son acolyte furent bousculés vers l’avant par ce coup de frein inattendu. *Fino… Clane… Putain, merci ! Clane, tient le coup, on arrive !* Et les quatre spéciaux des Private Joke et des MKR apparurent pour ce qui semblait être l’ultime confrontation.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Dim 22 Déc 2013 - 23:47
Je dû avouer qu’à certains moments, je crus que la course était terminée : l’arbitre lui-même ne s’était plus senti jouir dans son dernier commentaire, les Wall Street Influence avaient encore un Special à jouer, et pour finir en beauté, ils avaient invoqué l’objet fétiche de Mario Kart… en une trentaine d’exemplaires, et la distance de la course qui nous manquait encore à filer, et le peu que eux avaient encore à faire… Aucun de nous n’avait un Special de boost, sinon moi, qui pouvait bouffer cinquante mètres d’un claquement de doigts. Mais pour le moment, nous n’avions que le haut-parleur de Fino, dont le but était de briser toutes oreilles de tous les participants en même temps, comme si sa voix n’était pas assez puissante pour le faire à sa place.

Mais l’espoir revint. Ce fut juste une étincelle, au début, quand je vis Jacob qui esquivait toutes les carapaces, les MKR faire de même de leur côté, et même si le tout rendait épique/insurmontable au possible, ce fut une épreuve de réussie. Ensuite, une ligne d’objets vint nous accueillir avec ravissement. Finalement, l’espoir dernier fut gueulé par Fino, dont la subtilité se faisait systématiquement substituer par l’intelligence. Il fit se mouvoir Clane, et celui-ci fonça vers les Wall Street Influence pour les bloquer, à quelques mètres devant la ligne d’arrivée. On bougeait vite, on bougeait bien, si Clane pouvait continuer à les maintenir, on pourrait les avoir, on pourrait gagner, on pourrait réussir ce championnat de mes deux. Mais quelques secondes plus tard, le pilote des MKR se dépêchait de nous crier :


« Attention ! Il est en train de se dégager ! »


Il disait vrai, ce connard. Kerviel avait fait une marche arrière brusque, et avait réussi à échapper à l’emprise de Clane avant de le heurter à toute vitesse en repartant en avant. Le démon chuta dans un grognement guttural que tous entendirent, et les Wall Street Influence commençaient à appuyer sur la pédale d’accélérateur. Soit on comptait sur la chance, car peut-être n’accélérerait-il pas assez vite pour rafler la victoire, soit on trouvait une stratégie, quelque chose d’autre. Fino beuglait pour que Clane se relève, mais ça ne suffirait pas. Je pris mon panneau et fis un clin d’œil entendu au MKR…

L’instant d’après, je les défonçai avec un coup si franc que les deux n’eurent même pas le temps d’être étonnés que leur roue tournait déjà dans l’espace. Ils ne virent certainement pas mon dernier petit sourire mesquin. Vraiment désolé, les gars, vraiment désolé, mais seule une équipe pouvait remporter ce combat, et Jacob, Fino et moi, on détestait, mais on détestait perdre.


« Il n’y a plus que deux équipes ! Les Wall Street qui franchissent les derniers mètres, et les Private Jokes ! Les premiers sont tout proches, mais les seconds vont à toute allure ! Les boursier restent favoris, les autres ne pourront pas les rattraper à temps. »


Ce qui était parfaitement vrai. Jamais on ne pourrait les rattraper. Clane les avais retardés, fait indéniable, mais pas assez… Putain, c’était vraiment la merde. Fonce Jacob, fonce ! Fonce Slimane, fonce ! Mais ce n’était pas assez vite, pas assez du tout.

Les Wall Street Influence dépassèrent la ligne d’arrivée. Ils ouvrirent les bras, hurlaient de joie, même si ça restait légèrement diabolique. Et enfin, ils virent que les Private Jokes étaient devant, sur la gauche. Juste devant. Une paire de portails les avait amenés directement sur la ligne d’arrivée. Le score s’afficha enfin :


1er Private Jokes
2ème : Wall Street Influence


Ce fut Fino qui hurla le plus fort.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 23 Déc 2013 - 20:48
Ed fut le premier à réagir… en éliminant les MKR, d’un coup de panneau bien sentit. *Quoi ? Mais ? Bon. D’accord. Tu m’expliqueras plus tard, j’ai pas le temps de m’en préoccuper là, il faut que je fonce, Clane a fait ce qu’il a put, mais c’est pas assez visiblement. Ah ! Si seulement j’avais une carapace ou un truc à lui balancer… Quoi que. Ed ? Il faudrait que tu nous sortes ton Spécial et ça irait, non ? C’est presque triste que ce soit aussi simple, presque décevant… Et puis en même temps, vous vous attendiez à quoi ? Ce couillon de Bill Gates a lui-même signé sa perte en achetant un truc aussi débile. J’imagine qu’il ne pouvait pas acheter un truc aussi précis que d’avoir tout le temps son Spécial à lui ou qu’on ait plus jamais le nôtre. Il a déjà dû dépenser un max d’EVs pour faire la première modification, il aurait sûrement dû attendre deux fois plus longtemps pour rendre l’effet encore plus cheaté. La course n’était juste pas assez longue… C’est le jeu ma pauvre Lucette ! N’empêche que c’est dommage, tu mérites ta raclée après tout ce que tu nous as fait subir. Tu croyais ton Spécial suffisant pour tous nous éliminer ? Ben ouais, presque. Mais seulement presque. Et c’est ce presque qui fait qu’on va passer la ligne d’arrivée avant toi.* Et comme prévu, un portail s’ouvre devant lui sans même qu’il ne s’en rende compte et il le traverse passant la ligne d’arrivée quelques instants avant le superbe kart doré de Wall Street Influence. Un peu plus loin, les MKR réapparaissent sur la piste à l’aide d’un Lakitu et après leur impressionnant parcours achèvent finalement le tournoi à une modeste troisième place, un peu grognons. *J’ai comme un pincement au cœur pour eux. Ils auraient dû gagner, ils étaient meilleurs que nous… Mais bon, en même temps. On leur a pas volé la victoire non plus, Ed a juste réagit le premier. On était alliés pour éliminer la menace, pas pour partager les gains. S’ils avaient eus un peu de jugeote, ils nous auraient éjectés avant. Ils l’ont pas fait, tant pis !*

Jacob arrête le véhicule dans un dérapage contrôlé stylé qui lui permet de freiner à l’horizontale dans un crissement de pneus couvert par les cris de Fino. Là, le kart doré arrive. Lui ne ralentis pas, extrêmement énervé, Kerviel et Gates appuient encore sur le champignon. Ils n’ont pas dit leur dernier mot. L’intouchable soupire avant de sauter sur la piste et de s’installer, debout, au milieu de la piste et de les regarder arriver. Lancés à pleine vitesse et avec hargne, les Wall Street Influence heurtent soudain une paroi invisible qui plie complètement leur véhicule. Eux-mêmes sont projetés avec puissance contre le mur du voyageur et rebondissent lamentablement. Kerviel est complètement K.O., dans un état pitoyable, paré pour finir sa nuit en soins intensifs. Le kart n’est plus qu’un tas de ferraille un peu trop chère. Mais le grand patron de l’entreprise de sabotage, le propriétaire de Microsoft, lui, commence à se relever en titubant. « J’achète que… » commence-t-il avec haine. Il ne finit jamais sa phrase. Jacob a sauté, volé jusqu’à lui et, dans le même mouvement, lui a fait manger ses dents. Jack et Lucas s’arrêtent à leur tour, non loin. Jacob regarde la scène autour de lui et ce qu’il reste du circuit après le passage du Major, de Spyro et de Bill Gates. *Et maintenant ?*

La réponse vient d’elle-même, tous sont immédiatement téléportés au centre d’une immense arène, là où le public suivait la course au moyen d’écrans géants. Une foule en délire les accueils alors que les têtes des trois gagnants, ainsi que leur logo et leur kart apparaissent sur toutes les télévisions. Autour de leurs visages, des coupes dorées dansent sous une musique entraînante que l’on entend qu’à moitié à cause des applaudissements. *Putain, c’est vrai… on a gagné…* Et cette pensée, qui touche enfin la conscience de l’intouchable dans toute sa splendeur et lui arrache un grand sourire, un cri de joie inaudible et une accolade poing brandie vers le ciel avec Ed (et Fino), se concrétise bien plus rapidement qu’il ne le croit. Aussitôt, toute l’équipe de Nintendo sur Dreamland, les organisateurs du tournoi arrivent avec des médailles. Parmi eux, leur chauve contact s’approche. Une coupe de champions leur est accordée, ainsi que la récompense prévue pour les gagnants. Auréolés de gloire, on les félicite pour leur performance. Un peu plus discrètement, on les remercie aussi de leur avoir sauvé la mise et on leur confie une nouvelle récompense pour la réussite de leur enquête. L’intouchable remet personnellement au chauve les deux agents de Microsoft dans leur état lamentable. L’employé de chez Nintendo les accueille avec un grand sourire, à peine amical.

Puis, après toutes ces effluves de joie et de bonne humeur, les journalistes oniriques arrivent pour interroger les gagnants et les concurrents survivants. L’un d’eux, plus aventureux que les autres, s’approche de Jacob avec son micro.

« Monsieur Hume, vous venez d’être consacré meilleur pilote du tournoi par le public, pensez-vous que ce titre est mérité ? »
« … »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 23 Déc 2013 - 23:08
Ce ne fut qu’une fois retourné entre quatre murs qu’on comprit toute l’importance du championnat dans le cœur des gens. Il y avait une foule immense qui, scindée en deux par assez de gardes du corps pour former une armée, tentait de nous approcher sans réussir. Des vivats, des hurlements, des mains qui s’agitaient, des appareils photos qui émettaient des bruits bizarres, des applaudissements à n’en plus terminer, et nous trois, au milieu de la foule, en train de marcher sur un tapis rouge. Normalement, on aurait dû passer devant eux sur le kart doré, mais il n’appartenait plus à la firme maintenant que Bill Gates l’avait racheté, et il ne ressemblait pas à grand-chose, sinon à un presse-papiers gigantesque et étrange, maintenant qu’il avait percuté à toute vitesse la bulle de Jacob. Fino insultait avec joie tous les fans qui réussissaient à s’approcher un peu trop près, tandis qu’on pouvait entendre quelques phrases lâchées à la volée :

« FINOOOO !!! Je veux que tu portes mon enfant !!!
_ Perds du poids d’abord ! »
, lui rétorqua le phoque en crachant.
« Jacob, viole-moi ! Viole-moi ! » La fille qui disait ça était plutôt bonne, la poitrine prête à exploser, mais nul doute que Jacob ne la regardait pas car ne l’entendait pas.
« Vous êtes les meilleurs, les gars !
_ Vous m’avez rendu riche ! Vive les Private Jokes !
_ Une ovation pour Fino, le plus salop de tous !
_ Et vous avez vu comment Jacob a heurté les MKR pour les faire éjecter de la course à la fin ?! C’était grandiose ! »
C’était moi, ça, connard.
_ Je vous l’avais dit ! Je vous l’avais dit ! Le capitalisme n’arrive à rien !
_ Prends-moi, Jacob ! Je te su…
_ NON !!! JE VEUX PARTAGER TON LIT !!! JE SUIS TA PLUS GRANDE FAN !!!
_ C’est avec moi qu’il couchera, les filles ! Vous n’avez aucune chance ! »
Et moi, j’étais gay ?
« Vous le vendez votre kart ?! Je vous le fais à cinquante EV !
_ NON !!! MOI, A MILLE !!! »
Dommage que ce kart n’était pas à nous, mais à Nintendo, mais on pourrait leur souffler un bon moyen de se faire du pognon facilement.
« JE VEUX PRENDRE UNE PHOTO AVEC VOUS ! JE VEUX PRENDRE UNE PHOTO AVEC VOUS !!!
_ Des mugs à l’effigie des vainqueurs ! Superbe mug pas cher ! J’ai des serviettes de plage ainsi que de la JacobWave, une boisson incroyable qui vous aidera à garder votre sérénité.
_ Mon prochain bébé s’appellera Fino ! »
Pauvre gosse qui n’avait rien demandé.

Ca continua comme ça pendant bien cinq minutes avant qu’on n’arrive dans un énorme ascenseur où le calme naquit juste après que les portes se refermèrent. Fioouuu, ça calmait. Pendant qu’on grimpait les étages, Fino me demanda combien de fois j’avais entendu mon nom parmi la foule. Les portes se rouvrirent sur un spectacle plutôt étrange, moi tentant d’étrangler un bébé phoque minuscule à deux mains, tandis que celui-ci me mordait mon poignet le plus proche, avec un Jacob à-côté tout à fait sérieux et immobile ; la dizaine de spectateurs, certainement des cadres tant ils avaient l’air sérieux, réussit à rester impassible, même si un eut du mal à conserver un toussotement discret.

Ils nous firent arriver dans un « apéritif dinatoire » avec des tables, des verres en cristal et des mets plus chers que la valeur totale de notre Royaume. C’étaient tous des cadres de Nintendo, et on reçut félicitations sur félicitations, poignées de mains sur poignées de mains (la moitié des gens étaient d’ailleurs des Créatures des Rêves, tiens), éclats de rire, frappes sur l’épaule (un type se cassa le poignet en voulant en faire une sur celle de Jacob, une preuve qu’il n’avait pas vu la fin de la course). Je piquai dans les assiettes mises à notre disposition sans me préoccuper des autres, trop heureux d’avoir réussi.

Oh putain Ed… Tu avais réussi ! On leur avait tous botté le cul les uns après les autres, toutes ces équipes, tous ces prétendus favoris ! Le Major ? Aux chiottes ! Les tricheurs de Bill Gates & Co ? Dans leur cul ! Les MKR ? Ejectés ! Personne ne nous avait arrêté finalement, personne. On avait chié à de nombreuses reprises, on en avait chié encore plus, mais à la fin, Jacob, moi et… et Fino, quelque part aussi… on les avait tous repoussés, on avait rempli la mission. On pouvait être considéré comme les meilleurs pilotes de kart… derrière Mario, Luigi, et le Sergent Johnny, qui, s’il avait réussi à attraper toutes ses patates en plein vol à l’heure qu’il était, devait s’être remis à son épluchage compulsif. MAIS BAM ! Bam, dans vos gueules ! Victoire, double victoire, triple victoire !!!


« Et voilà les championnèèès !
_ Viva ! Viva ! »


Mario et Luigi étaient de retour, même si la phrase du premier restait ambiguë quant au sujet véritable : eux ou nous ? Ils nous firent une accolade, une poignée de main (Mario m’avait serré la main !), et l’apéro continua de plus belle. Je me souvins que je passais de plat en plat, raflant la part de Jacob qui ne pouvait rien manger, et celui-ci se faisait assommer par l’insistance d’un barbu à vouloir lui parler. Le tout dura plus d’une heure où on resta au centre de l’attention, et quand enfin, tous les plats furent terminés, et que de discrets serveurs Toads passaient entre nous pour proposer les derniers canapés ou retirer les plateaux, les gens finirent par partir. On nous invita à repartir dans l’ascenseur, et on grimpa encore quelques étages. On traversa un large couloir, et on nous ouvrit une porte. On pénétra dans un bureau, peut-être de taille plus modeste que ce à quoi je m’attendais. Le chauve nippon qui nous avait coachés se trouvait derrière un meuble surchargé de papiers. Il nous invita à nous asseoir et, croisant ses bras, nous parla d’un ton neutre :

« Tout d’abord, je voudrais vous féliciter tous les deux. Je dois avouer que je me suis trompé à votre sujet, malgré des débuts… difficiles. » Où tu nous engueulais. « Nous vous devons trois choses : une coupe dorée. Nous sommes en train de préparer la cérémonie, alors ne vous réveillez pas trop vite. Ensuite, cinq cent EV chacun, comme promis. Récompense de la victoire, de l’enquête que vous avez menés, et de votre… succès. On aurait dû vous fournir le kart qui allait avec, mais le kart doré est…
_ Cassé ?
_ En mille morceaux, effectivement. Nous sommes désolés. Mais le terme du contrat est clair : vous gagnez, vous avez le kart doré. A vous de voir si vous voulez vous encombrer des débris. »
Entubés… Je lui répondis sans trop d’espoir :
« On verra plus tard...
_ Et enfin, sachez que nous avons suivi vos instructions pour le personnage jouable. Les ingénieurs ont déjà approuvé et commencent déjà à s’occuper du design.
_ C’est vraiment génial ! »
Euh, attendez une minute… « Euh, ça le serait encore plus si on avait choisi, mais Jacob et moi n’y avons pas encore… discuté.
_ C’est pourtant ce qu’a soutenu Fino. Il est venu ici pendant que vous étiez à l’apéritif dinatoire et nous a proposé votre idée.
_ Euh… juste dîtes… il a rajouté quoi, dans votre jeu ? »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 28 Déc 2013 - 0:07
A peu de choses près un an plus tard, toute cette histoire m’étais un peu sortit de la tête. Pas tant que je ne m’en souvenais pas, mais que je ne me préoccupais plus trop de savoir quelle serait la suite des événements. Nous avions gagné et c’était l’essentiel de mon point de vue, l’enquête avait finalement aboutit quelque part et le tournoi nous avait permis de démontrer nos talents. Avec le recul, malgré la violence et la pression, je gardais plutôt de bons souvenirs de l’aventure. J’avais conduit un kart, lancé des carapaces rouges et vertes sur mes voisins, sans avoir à être séparé de l’action par l’insensible vitre de mon écran de télévision – quoi qu’avec ma bulle… – et sans être lamentablement assis sur mon canapé miteux à tenir une manette en plastique entre mes doigts. Et c’était une expérience qui valait la peine d’être vécue, même si les autres participants avaient été des connards ou des tarés finis, cela avait participé à rendre plus réel l’esprit du jeu. Alors oui, j’étais assez content de moi et j’avais même fait l’effort de m’acheter le kart avec lequel nous avions inscrits nos noms dans la légende. Bon, il restait le plus souvent posé dans un coin du royaume des deux déesses, à prendre la poussière, mais il me permettait de faire quelques virées fort sympathique quand j’étais en trop fatigué pour que mes jambes me portent. Pour résumer, donc, toute cette affaire était maintenant derrière moi. Je n’avais pas recroisé Bill Gates et je ne savais pas ce qu’il était advenu de lui, je m’en fichais d’ailleurs un peu. Nintendo n’avait pas coulé et continuait à sortir de nouvelles consoles et de nouveaux jeux, alors je supposais qu’on avait réussi notre mission. Naturellement, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait d’autres conséquences à cette affaire. Du moins, je ne m’en souciais pas le moins du monde jusqu’à ce qu’un matin, j’entende la porte de mon appartement s’ouvrir.

Pour comprendre toute l’étrangeté de la chose, il fallait d’abord préciser que moi-même, je ne l’avais pas fait. Tout invité, quel qu’il soit, aurait sonné à l’interphone ou frappé à la porte avant d’entrer, faute de clé pour passer l’insurmontable verrou. Je n’avais d’ailleurs toujours pas franchit le pas de confier un exemplaire mon propre jeu à Cartel, non pas que je ne le voulais pas, mais qu’elle avait tendance à préférer squatter chez son frère officiellement et que lorsque nous nous rencontrions sur Montpellier, je m’arrangeais pour être libre toute la durée de son séjour : elle n’avait donc absolument pas besoin d’un double quelconque. Tout ça pour appuyer l’évidence de l’étrangeté d’un tel phénomène. Pour tout dire je crus même qu’un voleur était en phase de pénétrer chez moi. Dans un élan de panique et de confusion, je me levai pour et marchait sur la pointe des pieds jusqu’à la porte de ma chambre – il ne devait pas être plus de onze heure et demie et je m’étais lancé dans la lecture d’un Rougon Macquart. Je ne savais pas trop s’il fallait que je me munisse d’une arme ou pas, mais j’étais prêt à réagir d’une manière ou d’une autre. C’est alors qu’un grognement ronchonnant et fatigué se fit entendre, dont je déterminais immédiatement l’origine : il provenait de mon colocataire, Nicolas. Comprenez ma surprise, l’énergumène vivait en peignoir et en ermite dans notre appartement, planté devant des écrans à se creuser des cernes avant l’heure, il ne sortait pour ainsi dire jamais, ne faisait pas les courses, ne descendait pas les poubelles, ne recevait rien d’autre que des mails et ne savait même pas comment actionner les volets. Alors, ouvrir la porte ? J’avoue que ma curiosité me poussa à passer une tête vers le couloir, afin de m’assurer de la réalité de l’événement.

Mais je ne m’étais pas trompé. C’était bien lui, là, dans l’encablure de la porte, à dire au-revoir à un inconnu et à refermer notre porte d’entrée d’un geste nonchalant. Il était, heureusement, toujours en peignoir et pantoufles. Une fois qu’il eut clos notre appartement, il se retourna vers l’intérieur – son habitat naturel – et montra un visage grognon, il avait été réveillé trop tôt, c’était une évidence. Il tenait un objet emballé dans les mains.


« Un problème ? » lui demandai-je, intrigué.

« M’avait dit qu’il viendrait en fin de matinée… » ronchonna-t-il, encore énervé contre ce qui devait être un simple livreur aux horaires fâcheusement normaux.

Je désignai du menton l’objet qu’il tenait dans les mains.
« C’est quoi ? »

Il poussa un long soupir. « Jules m’a apporté la dernière version de Mario Kart, elle vient de sortir. Je dois le noter et faire un article dessus… ça me soûle ces jeux, c’est toujours la même rengaine et c’est fini trop vite… Heureusement, il paraît qu’il y a de nouveaux personnages, totalement inédits. »

Alors, tout me revint. Le tournois et sa raison d’être, le fait que les gagnants de la course auraient le droit de proposer des personnages nouveaux qui seraient alors pris en compte pour influencer les concepteurs du jeux. Je me souvins même du fait que cet élément m’avait échappé au moment où Ed et moi avions gagné la course et que je n’avais pas eu mon mot à dire sur la question, mon acolyte avait dû s’en charger seul. Aussitôt, une certaine curiosité, mêlée à de l’appréhension, me prit. Quel choix avait-il fait au final ? (Je plaignis aussi un peu Nicolas, spécialisé dans les MMORPG et les jeux de shoot, qui devait se coltiner l’énième numéro d’une série vue et revue qui primait par sa simplicité et son manque de réalisme.)

« De nouveaux personnages, lesquels ? »

« Sais pas. » dit-il en haussant les épaules.

Il entreprit alors de déballer le paquet et en tira une jaquette de jeu très ordinaires, aux couleurs usuelles de Nintendo. Je m’approchai, intrigué et anxieux. Nicolas haussa alors un sourcil perplexe sur la couverture du jeu. Perplexe, mais étrangement intéressé.


« Fais voir. » lui intimai-je, étonné par sa réaction.

« Le petit me dit quelque chose. » fit-il en me tendant la jaquette.

Et là, sur une image de course dessinée ou Mario et Luigi filaient, concentrés sur la route, suivis par d’autres concurrent, je vis deux personnages que je connaissais bien conduire leur propre véhicule en seconde position sur la « photo ». L’un était un petit phoque hargneux, l’autre une grande limace insipide. Pas exactement le choix que j’aurais fait et j’avais l’intuition que Ed ne l’aurait probablement pas fait non plus si on lui en avait laissé l’occasion…


*** FIN DE LA QUETE ***
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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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