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Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu

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Ed Free
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MessageSujet: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptySam 6 Avr 2013 - 18:08
Le destin n’était pas mon meilleur pote. Des fois, si, je n’avais rien à lui reprocher, mais d’autres fois… Qu’il aille se faire foutre bien gentiment par n’importe quel fist-fucking céleste et immatériel. Mais pour une fois, jamais je ne me sentis autant le cul rempli de nouilles. Non, je ne parlais pas du fait que c’était le troisième terrain à la chaleur suffocante que je me prenais dans la tête d’affilée, après les détours dans le Royaume des Tropiques ainsi que le Royaume des Cow-Boys, même si je m’étais fait la réflexion, et qu’une espèce de côté shonen de mon esprit s’était amusé à constater que le caractère froid et calculé de Jacob s’était gelé les couilles dans un des Royaumes les plus glacés de tout Dreamland, tandis que mon comportement fonceur et ordurier se récoltait le mercure à son paroxysme, dans le Royaume du Feu, rien que ça. Comment les organisateurs avaient-ils réussi à obtenir l’accès dans ce Royaume hyper-agressif ? Bon, j’aurais tout de même préféré aller conduire sur un circuit plus innocent, mais je n’allais pas cracher dans la soupe.

Pourquoi étais-je le plus joyeux des hommes ? Tout simplement pour la raison qui m’avait fait bander la nuit dernière, quand l’employeur de Nintendo m’avait expliqué les spécificités de la prochaine course en me montrant un véhicule inédit. Car cette fois-ci, on ne se battrait pas sur un kart, mais sur une moto, à l’instar de ce qui était possible de faire sur l’opus de Mario Kart sur Wii. Et ce moment tombait pile poil dans une des quatre courses les plus difficiles de tout le championnat. Et là, je ne pouvais pas me plaindre ; au contraire, je n’aurais pas brûlé de cierges pour rien.
Car la moto, ça, je savais parfaitement conduire.

J’avais eu mon permis moto rapidement, même si je devais l’avouer, j’avais dû le perdre quelque part dans mon petit appartement, et je soupçonnais fort Bourritos de l’avoir ingéré par erreur en pensant que c’était des croquettes. De toute manière, j’étais bon, très bon ; je connaissais peu de conducteurs de moto qui pourraient me tenir la dragée haute, mais parmi ceux-ci, je pensais à mon beau-père qui m’avait initié, ainsi peut-être que Clem, qui avait été, dans un langage de films d’arts-martiaux, son autre élève. Les karts, tout le monde savait conduire ça, et ensuite, le skill pur et dur comptait, celui qu’on apprenait sur le tas, et celui dont on disposait déjà à la naissance. Comme je n’étais pas le meilleur à ce jeu-là, je m’étais fait baiser. Par contre, en moto, le rapport des forces était totalement inversé. Il était plus difficile de conduire une motocross qu’un kart, et celui qui savait de base bien tenir son guidon aurait un avantage non négligeable à la course. Et cet avantage, c’était moi qui l’avais.

En troisième position, derrière le Voyageur recruté par Fino qui réussissait tout de même à tirer son épingle du jeu et derrière l’Adjudant qui ne devait même pas savoir pourquoi il était si loin devant les autres, je regardais rapidement tous les adversaires, qui avaient troqué leur kart contre des motos de leur couleur. Peu importait qu’ils avaient du mal à conduire ou qu’ils semblaient à l’aise sur leur selle, je me sentais confiant comme pas permis. Certaines motos disposaient même d’un look amusant, comme celle du Major qui ressemblait à une Harley Davidson bodybuildée (l’Adjudant avait la même en plus modeste), Wall Street Influence qui en avait une à trois roues, à la cadre, MKR qui avait un véhicule plutôt pas mal, genre BMW, ou Dorian Gray qui faisait encore son malin en étant monté sur un loup Cauchemar. Mario et Luigi étaient déjà dans leur trip :


« Lé térrain dou feu a toujours été oune constante éssentiélle dé compétitionnés dé Mario Kart !
_ Qué cé soat un véritable térrain ou bien lé château dé Bowser, quand ça né pas lé deux.
_ Tout à fé, Louigi ! Mé cétte foas-ci, les participants vont dévoir sé battre en moto ! Oune amélioration paroue dans les jeux récents, et qui fésént les hardcore gameurs heureux comme tout.
_ Cé véhicoule pourré rébattre les cartes !
_ Nous allons voir si lé talent réste lé talent. Attentionné au départ ! »


Toutes les équipes firent rugir leur moteur. Je fis de même après avoir bien sanglé mon casque, rajusté mes lunettes de protection, fit craquer ma nuque comme un bourrin. Le son qui s’échappait de ma moto (une hybride entre une moto urbaine et une motocross, parfaitement polyvalente comme on me l’avait assuré, de couleur rouge, avec PJ marqué dessus à la bombe) me fit rendre un soupir de contentement, me faisant oublier toute la pression qui retombait sur mes épaules. Car je savais qu’il y avait cinq équipes qui allaient devoir se battre pour leur survie : la nôtre, Bibi, Dorian, l’Adjudant, et Star Wars. Cinq équipes… Bibi et moi étions les derniers, à trois points derrière les trois autres. Mais vu que nous gagnions au moins cinq points, le dernier de la course serait tout simplement le dernier de nous cinq. Une position très désagréable. Je regardais des équipes aussi solides que Star Wars, Immortal, ou l’Adjudant, et je me dis qu’il y avait des chances que l’une d’entre-elle sorte. Et que les statistiques étaient contre nous : soit moi, soit Bibi, voilà ce que devaient penser de nombreuses personnes qui suivaient la course. J’avais failli faire mon kéké, mais j’avais dit à Jacob que je n’aurais aucun problème pour cette course grâce à la moto. Je ne savais pas si je l’avais rassuré ou non, mais en ce qui me concernait, j’étais en pleine plénitude.

Mario et Luigi annoncèrent le top départ. Tout le monde se calma, et seules les motos continuaient encore à faire le moindre bruit. Le public s’était tu, comme assassiné silencieusement, et nous regardait en espérant voir une superbe course. Pour ça, ils en auraient pour leur argent. Je me mis en position, arqué, afin que l’air oppose moins de résistance, et mon pied était prêt à partir. Devant moi, un paysage rocheux extravagant, rempli de pierres grossières, de pierres calcinées, ou encore de pierres crachant de la lave. Je voyais un volcan près de nous, et quelque chose me disait qu’on allait le traverser de part en part. Un danger, quel danger ?

Le feu était rouge, et je le fixai, je le fixai.
Encore rouge.
Rouge…
Et enfin, vert.

Les dernières équipes restantes, au nombre de neuf, foncèrent comme un seul véhicule sur la piste la plus chaude tout le championnat. Le premier obstacle arriva rapidement et donna le ton : la route avait disparu en face de nous dans une mare de lave, et pour traverser, il fallait utiliser le mur sur le côté, arqué en arc-de-cercle comme un pipeline qu’on aurait coupé en deux. Des accélérateurs nous permirent de garder une vitesse suffisante pour adhérer au mur tandis que Bibi tombait dans la lave directement, repêché par un Lakitu avec un fil de pêche extraordinairement résistant. Je fus ravi qu’un concurrent prenne du retard aussi rapidement, mais ne me trompai pas sur mon objectif. Je continuai à foncer, espérant rapidement des virages qui permettraient de prouver ma bonne tenue de route.

La première carapace verte que j’obtins ne me sauva pas de la carapace rouge qu’on m’envoya sur la tête, ni de la rouste que me colla le Major quand il passa près de moi. Vu que c’était le tout début de la course, je passai de troisième à avant-dernier en un claquement de doigts. Je ne me laisserais pas faire, et tournai la mollette du guidon afin de regagner le temps perdu en quelques secondes. Bibi sur sa bécane noire ne me rattrapa pas et conserva la dernière place tandis que je fonçai en me mettant une-roue (ce qui ne me fit gagner aucunement en vitesse, contrairement au jeu). Je grognai devant cet aspect tactique retiré, même si ça gardait son ultime classe, et fonçai à travers un champ d’où s’échappait de la lave en fusion qui venait punir les mauvais conducteurs, où ceux qui n’auraient pas observé les tâches jaunes sur le sol marron, annonciateur d’un prochain geyser fumant. Je slalomai entre les colonnes de lave en espérant rejoindre les autres, quand vint le second tour d’objets qui me donnèrent une étoile. J’utilisai cette dernière immédiatement, et m’empressai de dépasser un Adjudant qui n’avait pas vu la colonne de feu. Je gagnai une autre place, celle de Star Ward, et redevint vulnérable quand je fus sixième, et qu’on s’approchait du volcan. Le terrain se réduisit rapidement à une petite route. Large de six mètres, elle était bordée par de la lave sur les deux côtés, et obligeait des fois à un virage serré…
Que je pris sans aucun problème, gagnant la cinquième place.


« Encore oune fois, les MKR sé démarquent sans problème !
_ Ces enfoarés sont bons en tout ! Ils ont déjà troas sécondes sour lé sécond.
_ Par contre, lé Major é plous en difficoulté. La moto né pas son véhicoule favori.
_ Cé l’improbable loup dé Dorian Gré qui prend la séconde place ! »


Bon sang, cette route était super dangereuse : on alternait les virages sans arrêt tandis que la lave nous invitait à prendre un bain. Rapidement, des boules de feu sortaient des ruisseaux de scories brûlantes et manquaient à chaque fois d’exploser un joueur. Il fallait aussi jouter contre les bananes laissées par certaines personnes, et sans oublier la proximité avec les autres participants, vous auriez une bonne idée de ce qui était en train de passer devant mes yeux. Je fis un écart très bien maîtrisé pour esquiver une boule de feu, alors que la paroi du volcan se laissait voir. Nous arrivâmes rapidement dans une sombre caverne, et après une ligne droite très rapide, nous débouchâmes à l’intérieur du volcan, ou une petite crique suspendue menait à un canon gigantesque. Il y avait encore possibilité de faire tomber les autres sur le côté, et les gros types ne s’en privaient pas. On voyait encore le Major envoyer Dorian dans le fond du volcan, et chacun à son tour rentra dans le canon.

Dès que ce fut à moi de passer, après avoir évité un faux cube d’objets dont l’emplacement stupide devait être l’idée de d’une des deux équipes de la Compagnie Panda, j’entrai dans le canon, et je fus propulsé tout en haut à une vitesse de dingue vers le volcan. L’idée terrible de lâcher ma moto et de tomber dans le vide comme une merde me saisit à la gorge, et je remerciai le ciel encore une fois que le canon utilisé par la course n’avait aucun défaut de conception. Mes lunettes avaient failli s’envoler sous le choc, et je ne réussis qu’avec un froncement de l’arête du nez, à les maintenir en place. Heureusement, je sortis par le cratère du volcan et ma moto redémarra de plus belle. Je déglutis quand je compris que non seulement, il faudrait redescendre le flanc de la montagne à toute vitesse, mais qu’en plus, il y aurait des obstacles.

En effet, la route était maintenant sacrément en pente, et il fallait juste foncer le plus vite possible en évitant les gros cailloux, ainsi que les autres participants qui n’étaient rien d’autre que des boulets de canon lâchés à toute vitesse. Les roues s’envolaient presque sous la vitesse décoiffante, et quelque bosses vinrent encore agrémenter le parcours. Je tenais tant bien que mal de tenir le guidon et de ne pas m’exploser, mais le terrain était tellement pentu que n’importe qui de peu prudent pourrait s’exploser la gueule en un instant. Je voyais déjà la moto de Wall Street Influence dévaler la côte sans conducteur.


« La pente dé la môrt ! Oune portion dou térrain extrémémément difficile à manœuvrer !
_ En kart, la stabilité aurait été plous grande.
_ Mais les concourrents sont en moto ! Même les MKR ralentissent un peu ! »


Parfait. Je mis les gazs. Je réussis à garder l’équilibre de la moto, je me penchai encore un peu plus et évitai les tremplins qui me feraient faire de belles cascades. Rapidement, je compris pourquoi les MKR avaient ralenti : des énormes pierres bloquaient le passage, rendant le terrain encore plus dangereux. Mais j’avais de l’expérience, et je me rappelai des paroles de l’autre gars de chez Nintendo : il fallait anticiper. Puisque j’étais en hauteur comparé aux pierres, je pouvais déjà déterminer un tracé intéressant. Je repérai en moins de trois secondes la meilleure route à prendre, et je m’y employai de suite.

Lancé à toute vitesse, je slalomai entre les cailloux en prenant la route la plus simple, et me le permettant avec une aisance dont je me serais bien frotté la bite. Les carapaces rouges et vertes étaient inutiles dans cette route : trop d’obstacles, et les concurrents allaient trop vite pour être rattrapé. Donc j’étais à mon aise pour gagner le plus de places possibles. Je connaissais le poids de la moto, comment bien la faire tourner, comment ne pas avoir de problèmes. J’étais champion, et j’allais sacrément le revendiquer. Je frôlai les pierres, mais tout était calculé à la perfection. Pour une fois, je faisais dans le détail. J’entendais le sifflement du vent, les rochers tout près de moi, je passai près d’eux, faisais balancer mon corps… puis je sortis de la zone dangereuse, derrière les MKR qui n’étaient qu’à une seconde devant moi. Et j’attendis les premiers commentaires d’ébahissement de Mario et de Luigi.


« Louigi…
_ Marrrioo…
_ Cé moi où il condouit souper bien ?
_ Si on mé l’avé dit plus tout tôt, jé né lauré pas crou !
_ Bibi é cinquième ! Impressionnant ! »


Enculés.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptyLun 8 Avr 2013 - 18:04
* Voilà, c’est la dernière ligne droite de l’enquête. Enfin, de mon côté au moins. Même si je gage ce que sera la dernière ligne droite pour notre équipe. Sérieusement, on est tout en bas du classement. Si j’ai bien compté, on est pas éliminé si on arrive à battre Bibi. Dans le cas où on échouerai (Ahem, Ed conduit), on devrait alors trouver le moyen d’obtenir au moins quatre points de plus que Dorian, Darth Vader ou l’Adjudant. Autant dire que ça se jouera entre Bibi et Ed et que dans le cas où Ed l’emporterait sur Bibi, je devrais me taper un baroud d’honneur sur la dixième course, sans réel espoir d’être qualifié. Soyons donc logique. Notre meilleure chance est d’éliminer un tricheur en le dénonçant aux autorités compétentes. Et encore, je ne suis pas sûr, en fin de compte que si une équipe participante est éliminée pour tricherie, les organisateurs se privent d’en éliminer un deuxième, juste à cause des points. Notamment parce qu’en dénonçant notre ennemi, on ne serait plus utile à Nintendo… Bref, ça m’étonnerait donc qu’on survive longtemps à ce tournoi. Avec beaucoup de chance, on verra la dixième, mais sûrement pas la finale. Alors autant faire ce pourquoi on était venu, n’est-ce pas ? Ed et moi, on a été embauché pour arrêter un possible ennemi de Nintendo qui se serait glissé dans la course pour la truquer et saper la sortie du prochain jeu de nos employeurs. Ed voulait aussi qu’on gagne la course… Mais à la base, c’était juste un prétexte pour nous permettre de faire l’enquête jusqu’au bout. Jusqu’à la dernière course en cas de besoin. Tout en restant discret. Je dirais qu’à présent, la moitié des équipes qui restent en lice savent que nous faisons une enquête et que la dernière moitié est juste hors de tout soupçon. D’ailleurs, même notre ennemi principal, ce type de chez Microsoft – si l’on en croit la Compagnie Panda -, sait parfaitement à qui il a à faire. Il nous prend même gentiment pour des guignols… Et bien je dois dire que jusqu’à présent, il a eu parfaitement raison. On tourne en rond sans rien trouver. Mais j’ai une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle. Je sais qui se cache derrière le masque.

Je veux dire, il n’y a pas trente six options. Depuis le début on rame, on cherche des preuves, des indices qui nous mèneraient quelque part. Mais sincèrement, je crois que ce temps là est fini. Il faut qu’on passe à l’action, à l’attaque. C’est peut-être parce qu’on est dans un royaume super chaud que je dis ça, mais bon… En même temps, je ne sens absolument pas la chaleur dans ma bulle, alors ça ne doit pas être ça. C’est peut-être le fait que cette connasse de SNCF a fait une fois de plus une putain de grève et que j’en ai chié pour aller voir ma famille aujourd’hui… Ou alors, c’est peut-être à cause du fait qu’on a galéré comme des chiens pendant huit courses, sans rien de trouver de concret. On a pas de preuve contre Dorian et Fino et on en aura jamais. Fino a une défense imparable et s’il est de mèche avec Dorian, il l’a filée à cet abruti. Les MKR ? Deux zigotos qui savent y faire voilà tout. Ils sont clean, ils font chier Fino quand ils le peuvent et ils sont juste bien meilleure que nous. Il n’y a aucune raison pour que ces types soit nos ennemis. Il gèrent et nous on est des merdes à leurs côtés. Il n’y a pas de secret. La compagnie Panda ? Elle cache même pas son allégeance, mais est trop instable pour accomplir le plan de notre ennemi. Mieux encore, aucun d’entre eux n’aurait besoin d’y aller masqué ou même de fouiller des bureaux à la recherche d’information. Star Wars ? Bibi et Spyro ? Des compétiteurs qui n’ont peut-être pas grand chose à faire dans une course comme celle-ci, mais qui n’ont rien à se reprocher. La loge de Star Wars a été fouillée. Les deux autres conduisent trop mal, même s’ils arrivaient en finale (ce qui voudrait dire que nous n’y serions pas…), ils seraient incapables de faire face aux êtres, même avec leur spécial. Kerviel ? Madoff ? Deux arnaqueurs, c’est vrai. Mais surtout, deux types ont assez de fric pour se payer un peu d’adrénaline après s’être foutu de la gueule des autres riches dans le monde réel. Alors qui ? Quoi ? Hein ? Il reste qui dans ce fatras, qui pourrait être notre ennemi ? La déduction est assez simple à faire.

Tout d’abord, nous sommes sûr de certaines choses à son propos. Il est bourré d’EV, car il en balance au hasard. Il a fouillé notre box, celui de Wall Street Influence et celui de Star Wars. Si ce n’est plus. Il a payé Fino pour faire on ne sait quoi, probablement pour nous emmerder. Et enfin, nous savons que s’il veut réellement truquer la course pour l’emporter, il lui faudra être directement présent sur le terrain de la dernière course. Ce ne sera absolument pas possible autrement… Alors, encore une fois, il n’y a pas trente six solutions. Il reste six équipes et chacune peut comporter trois participant, mais seuls deux seront sur le kart à la fin. Ed et moi, on est en dehors de toute considération parce qu’on est des méchants. Les Black Magic Dragon n’ont qu’un véhicule léger sur lequel notre ennemi ne montera jamais. Tout le monde connaît les noms complets des membres de la Compagnie Panda. Les six. Idem pour May The Force Be With You. Les seules équipes restantes qui pourraient encore nous sortir du chapeau un troisième larron dont on ignore le nom sont donc les MKR, Wall Street Influence et Immortal. MKR ? Ce sont deux pilotes experts qui savent bricoler. Ils n’ont pas besoin d’un mécano en plus. Et bon, comme on a rien trouvé de suspect chez eux… Sauf cette conne de boîte… Et que je suis resté pendant tout une course dans leur box et que personne d’autre n’est entré à part Jack Billions lui-même… Wall Street Influence ? Ils ont été fouillés, comme des crétins. Et même s’ils ont l’air de cacher des trucs, notre ennemi lui-même n’a rien trouvé dans lesdits trucs. Alors Immortal ? Un troisième larron ? Peut-être bien, mais je crois que c’est encore plus simple que ça.

Voyez-vous, le prix pour le gagnant de la course est de 500EV. En payant ce voyageur, Dorian perd 550EV, sans parler de l’investissement propre au kart. Il paraît qu’il a volé cette somme. Comment ? Pourquoi ? Ce n’est pas l’affaire de Nintendo, qu’ils ont dit. Pourtant, même pour nous faire chier, un type raisonnable ne paierait pas autant d’argent. Ok, Dorian n’est peut-être pas raisonnable alors. Quand bien même, ça fait beaucoup d’EV dépensés de façon un peu stupide si vous voulez mon avis. Avec cette somme, il aurait pu organiser… je sais pas moi… l’attaque de notre royaume, privé de ses deux meilleurs défenseurs par exemple ! Ou alors, plus directement, un assassin suffisamment expérimenté. Enfin, quoi qu’il en soit, le fait qu’il ait dépensé près de mille EV, juste pour participer à cette course et nous emmerder me paraît trop louche. Ce qui m’amène à affirmer, une fois de plus qu’il s’agit de l’équipe employée par notre ennemi. Après tout, nous avons juste failli lorsqu’il s’agissait de le prouver, mais rien ne prouvait qu’il n’était pas coupable. Donc oui, je pense que l’équipe Immortal est notre ennemi et que cet individu masqué qui est derrière ce complot n’est autre qu’un membre de l’équipe. Non encore déclaré ? Pourquoi prendre cette peine ! C’est idiot. Il suffisait d’être un peu mal, de ne pas donner un vrai nom lors de l’inscription, de cacher ses liens avec Microsoft et d’attendre que son acolyte attire l’attention sur la course, pour mieux s’effacer derrière, pour mieux mener ses petites affaires tout en paraissant parfaitement insipide et inutile… Comme par exemple, un « crétin de substitution numéro 1 » pourrait le faire…*


Alors qu’il laissait la course commencer et s’envenimer, Jacob a bougé tandis que ses pensées filaient en lui et que la colère grimpait. Les box, cette fois ci, sont d’immenses foyers de cheminées aménagées. Il y fait une chaleur insoutenable mais il ne sent rien lui-même. L’intouchable a quitté sa position de la seule façon qui convienne, en s’élevant par le conduit de sa cheminée. À présent qu’il est loin au dessus de la route et du reste, il se dirige vers la sixième cheminée, où l’équipe Immortal est installée. Puis, sans prévenir, il descend en piqué dans cet autre conduit et atterrit en trombe dans le box de Dorian Gray. Là, un homme se lève, surpris par cette arrivée, se levant d’une chaise où il lisait son magasine. L’air déterminé et agressif, Jacob fixe l’individu, prêt à se battre.

*Salut, Calvin Grend… Enfin, si c’est bien ton nom. Prépare toi à perdre.*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptyMar 9 Avr 2013 - 0:56
Je voulus les insulter à voix haute, mais la descente n’était toujours pas terminée. Car pour réussir à passer les pieds du volcan, il faudrait un nouveau miracle : au lieu d’une piste à peu près plane comme on avait eu, on avait maintenant le droit à de nombreuses plateformes et alvéoles de différentes tailles et à différentes hauteurs qu’il faudrait descendre par saut. Sur certains, il y avait des accélérateurs, pour d’autres, il y avait un cube, pour d’autres, rien du tout. Il faudrait aussi choisir une trajectoire, bondir de plateformes en plateformes, dans un trip à la « Soyez Prêtes ». Et les jets de fumée qui chuintaient en s’échappant des fissures ne pouvaient qu’aider le parallèle.

Je fonçai sans m’attarder sur la gravité superflue. Je retombai sur une alvéole de pierre, et continuait à sauter sur une autre. Je décidai de sauter vers la gauche, et je me réceptionnai douloureusement quand je ramassai un cube. Je continuais à descendre de plus en plus, utilisant des fois un accélérateur, et laissant traîner une banane dans un coin. Certaines carapaces vertes volaient dans les airs, tombant et retombant, traçant devant elles sans état d’âme. Si je me fis heurter par l’arrière à cause d’un missile bien placé, je récupérai rapidement la troisième place et retrouvai un terrain bien plus propice à une conduite normale.

Derrière le Voyageur Masqué, je tentais d’apercevoir au loin les prochains pièges qui allaient nous tomber sur le coin de la gueule. En attendant, je suivais la route qui faisait de larges boucles. On pouvait décider entre perdre légèrement du temps et gagner de l’objet, ou continuer sur sa lancée s’en préoccuper. Je supposais que le choix d’aller chercher les objets était plus intéressant pour les derniers. Puisque je ne faisais pas partie de cette catégorie, je décidai d’abandonner les potentielles carapaces rouges et de coller au train du Conducteur Mystère embauché par ce connard de phoque ; j’espérais qu’il rageait en voyant ma conduite impeccable. Une conduite d’ailleurs qui me rapprochait de plus en plus de la seconde place, et surtout m’éloignait de mes concurrents. J’esquivai une banane à la va-vite, et celle-ci disparut à cause d’une carapace rouge dont j’avais dû être la cible. Si en plus, la chance me souriait.

Pour vous décrire le prochain obstacle, il était fondamental que vous ayez déjà joué à un Super Mario quelconque. Vous voyez les colonnes de flamme, horizontales ou verticales, sortant d’un cube, et tournant à vitesse régulière, piège classique dans les châteaux de Bowser ? Et oui, on avait une sorte de truc comme ça, nous aussi. Un horloge infernale dont les deux colonnes de feu horizontales tournaient dans le sens des aiguilles d’une montre, et impitoyables, récompensaient les chanceux qui pourraient traverser sans encombre, et punissaient les prudents qui longeraient le bord du cercle pour être certain de ne pas se brûler les miches. Allez, ils pouvaient trouver quoi d’encore plus fort ?
La réponse vint de suite : une tornade de feu.

Même si celle-ci était encore loin du terrain, on pouvait sentir qu’elle approchait doucement et qu’elle foutrait le boxon pour les prochains tours. On sentait d’ici son souffle gigantesque et sa chaleur (d’ailleurs, quelques boules de feu tournaient autour d’elle comme des satellites monstrueux). Et finalement, y avait-il quelque chose d’encore plus fort ?
Encore oui, la dernière épreuve avant de conclure le tour : un labyrinthe de flammes ardentes gigantesques.

Ce que j’entendais par labyrinthe était des murs de feu nous empêchant de contourner les flammes par les côtés, et possédant trois entrées. Les trois itinéraires possibles se recoupaient ensuite plusieurs fois, si bien qu’un trajet idéal méritait de savoir alterner les meilleurs segments de chaque route possible. Mais dans les faits, c’était autre chose. Les rues laissées par les flammes étaient larges de trois mètres seulement. Le feu en lui-même était tellement dense qu’il en devenait jaune et qu’il était impossible de voir au travers. On aurait dit être sur une plaque chauffante et ses flammes alimentées continuellement par du gaz. Et surtout, il ne fallait pas oublier la chaleur infernale, pire encore, qui régnait en ces lieux, si puissante qu’elle semblait altérer les performances du véhicule, qu’elle défonçait la peinture, qu’elle faisait fondre le volant. Malgré mes lunettes de pilote, mes yeux s’embuèrent, et malgré mes gants (de pilote), j’avais énormément de mal à poser les mains sur le volant, et ainsi à conduire convenablement. Ma moto tout entière était devenue de la braise et je me surprenais à lever mes fesses pour qu’elles restent intactes, et qu’elles ne finissent pas de coller au siège. J’avais autre chose à foutre que de trouver le tracé optimum dans ces conditions.


« Loucas sort lé prémier dou dernier obstacle !
_ En séconde positionné, Ed Free parvient à détrôner lé Masqué, qui a été ralenti à cause des mours de flamme qu’il a heurtés !
_ Lé Major rémonte brousquement grâce à oune étoale, volant la cinquiéme place.
_ Et cét abrouti dé Bibi est sixiéme !
_ La course né fé qué commencer !
_ Oh ! Très belle manœuvre dé l’équipé dé Privéte Jokes !
_ Eux et les MKR tiénnent la pizza haute face à leurs concourrents ! »


Comme une sorte de malédiction, dès le premier virage, un type rendu invincible par une étoile nous dépassa tous les deux. Je supposais que le labyrinthe n’était qu’une formalité dans ces cas-là, et qu’on pouvait traverser les murs tant qu’on disposait de la protection adéquate. Le Masqué prit ainsi la première place, et un triple champignon par May The Force Be With You lui permit de passer devant nous deux et de se stationner en seconde place. Je haïssais les objets.

Et paf, arrivé quatrième, Lucas Forte juste devant moi, et les commentaires de Mario et de Luigi l’avaient enfin prévenu du danger potentiel que je pouvais receler. S’il y avait deux personnes devant nous, on ne mettrait pas longtemps à les dépasser. Star Wars avait bien réussi à remonter certes, surtout que sa moto à suspension, visible dans le sixième épisode de la saga de Star Wars, n’était pas la plus lente de toutes. J’esquivai une carapace verte d’un petit écart extrêmement rapide et précis et déjà menaçait de prendre la position de Lucas par la droite. Celui-ci tenta de me donner un coup de poing qui n’aboutit pas, et je tentai une contre-attaque de la jambe qu’il esquiva doucement. Il reprit son offensive, mais en cherchant l’affrontement direct. Anticipant ce qu’il voulait faire, je fis de même, et les deux motos se heurtèrent de plein fouet. Nous étions tellement stables que nous ne nous cassâmes pas la gueule juste après, mais nous repartîmes chacun de notre côté. Il y eut un nouvel assaut de cette ampleur, mais le suivant fut arrêté par les colonnes de feu qui jaillissaient de tous les côtés, plus rapides qu’au premier tour.

Ce fut une véritable épreuve de tout éviter à la dernière seconde : de la lave sortait partout sans trop prévenir les participants, et elle se retirait en formant des trous d’obus minuscules qui n’aidaient pas à la traversée. La route était de plus en plus semé de pièges, et Lucas, qui avait mieux tiré son épingle du jeu que moi, me mit une demi-seconde dans la vue avant de rechercher la seconde place. Juste derrière lui, j’étais menacé par l’Adjudant et le Major, l’un quasiment à-côté de l’autre, et qui semblaient écraser tous les obstacles. J’aurais été paniqué de la situation habituellement, avoir le Major derrière ça n’aidait pas, et ce n’était pas la réduction de la puissance de son Special pour éviter d’autres drames qui allaient me faire changer d’avis, mais être en moto me soulageait et me détendait. Je n’étais pas premier, mais j’avais de bonnes chances de l’être. Si les pièges étaient plus vicieux que dans les autres courses, je les esquivais avec moins de difficultés grâce à ma conduite impeccable, et je gagnais en seconde ce que les autres y perdaient. Un terrain comme ça m’aurait normalement collé des sueurs froides et m’aurait fait perdre énormément de temps : mais la moto changeait tout. Et je conclus cette pensée d’un sourire en accélérant encore grâce au champignon que je venais d’acquérir, remontant au niveau de Lucas et de Dark Vador qui tentait désespérément de garder le cap.

Le tracé des prochains mètres fut celui sinueux s’approchant du volcan. La lave semblait prendre de plus en plus de place, raccourcissant drastiquement la largeur de la route, et des pans entiers de celle-ci se détachaient du socle pour fondre dans les scories brûlantes. Une autre difficulté vint du volcan lui-même, qui se mit à trembler violemment. Plus on s’approchait de lui et plus il devenait difficile de garder un tracé droit. Seule bonne nouvelle : les bananes se faisaient envoyer dans la lave. Il en vint un moment où il était impossible de garder les deux roues sur les rochers, et qu’on devait plus maîtriser les sauts et les tremblements de terre. Et... et oui, les boules de feu, aussi, qui n’hésitaient pas à sauter d’une partie du lac à l’autre. Je parvins à éviter un piège en tournant à toute vitesse grâce à de précieux réflexes, à repartir de plus belle tandis que Dark Vador cramait tranquillement à-côté après avoir touché la lave et qu’il criait « PAS ENCORE !!! ». Il ne restait devant moi plus que MKR dont la conduite était impeccable, ainsi que le Voyageur Masqué vraiment doué.
Et au loin, le sifflement uniforme d’une carapace bleu se fait entendre.

Le Voyageur Masqué freina comme il put, non pas pour espérer esquiver la carapace bleu comme l’étrange performance surhumaine du Sergent Johnny, mais plutôt pour embêter les concurrents qui le talonnaient de près. Lucas comprit la manœuvre au dernier moment et se déporta furieusement vers la gauche quitte à frôler la lave, tandis que je ralentis légèrement le moteur. Résultat : MKR fut ralenti par le choc de l’explosion et tournoyait sur lui-même, j’avais réussi à ne pas trop subir de dégâts, mais le Voyageur Masqué plongeait dans la lave après un vol plané impressionnant.


« Loucas et Ed sé dépêchent dé récoupérer les places !
_ Euh... Louigi?
_ Oui Marrrio... Oh putta !
_ Comme tou dis...
_ Excouse-moi, Mario, jé sé qué jé doas parler apés toa, jé souis désolé.
_ Non non, jé comprends bien... Jé souis inoutile.
_ Ma qué ! Non, Marrrio, cé pas...
_ Jé né souis plous ton grand-frére adoré ?
_ Ma si ! Jouste oune erreur ! L’adrénaline ! Ca né sé réprodouira plous !
_ Mamma mia... Louigi mé piétine... Aucoune considérationné.
_ Marrrio, réprends-toa ! La course continoue !
_ Non. Jé souis oune larve. »


La larve oublia de prévenir que le Major avait forcé la troisième place du podium à coups de carapaces rouges lancées si puissament que Wall Street Influence était lui aussi tombé dans la lave en perdant le contrôle de son véhicule. Par contre, l’Adjudant avait abandonné quelque part. Avant que je ne rentre dans le tunnel d’ailleurs, le fou furieux Major avait choppé une carapace verte, et seule la chance m’avait sauvé la vie : elle passa à deux centimètres de mon visage et s’incrusta profondément dans la paroi du volcan.

Jamais les secousses ne furent si fortes, ni aussi puissantes. Des pans entiers du mur s’écrasaient près de nous, la digue suspendue dans le précipice du volcan, menant jusqu’au canon, perdait des bouts de temps en temps, et Dieu savait qu’elle n’était pas large au départ. Mais pour une fois, la chance me sourit : à cause des vibrations, Lucas n’avait pas réussi à éviter complètement la peau de banane. Je le vis tomber dans le vide dans un juron, et je pris le canon à sa place. Pendant tout le vol, je ne pus contenir ma joie d’avoir ravi la première place à l’équipe toujours victorieuse des MKR. Le seul bémol à ma situation était que la course n’était pas encore terminée, et que le second actuel était le Major qui fonçait comme un dératé. Je profitais de mon avance pour gagner du terrain sur la pente du volcan, partie extrêmement dangereuse qui propulsait tous nos karts à une vitesse ébouriffante.

L’objet que je reçus enfin ne fut qu’un faux cube multicolore. Je le balançais en désespoir de cause : il y avait des chances qu’un Bibi ou qu’un Adjudant se la prenne quand même, le premier parce qu’il n’est pas assez bon en conduite, le second parce qu’il devait être le seul de tous les participants depuis le début de la partie à les confondre. Je fonçai comme un dingue, de plus en plus vite, sur la pente, et j’évitai les premières bosses qui faisaient voler dans le décor tous ceux qui ne maîtrisaient pas leur moto. Même si après une bonne conduite, je ne pus m’en empêcher d’en prendre une à toute vitesse. Je réussis à rester stable pendant la panique qui me sauta à la gorge, ajustai ma position en plein saut en relevant les fesses de la selle, et réussis à me réceptionner sans aucun dommage. Je respirai un grand coup, profitant de mon accélération pour récompense, et anticipai déjà les pierres qui se dressaient sur la route.

« Vas-y, Louigi, tou peux parler... Là, jé parle avant toa.
_ Ed confirme sa maîtrise et s’éloagne dé plous en plous du péloton ! Dérriére loui... Oh, mé, Marrrio, tou né vas pas bouder quand même ?
_ Jé né boude pas, j’encésse la doure réalité dé la vie.
_ Cé né pas professionnél !
_ Jé né souis pas un professionnel... Bafouer par mon frére aussi injoustément. Et n’oublie pas dé commenter, hein ?
_ Bon, oki doki... Jé disé, jouste dérriére, lé Major passe en force, mais les bosses lé ralentissent ! Il sé fait poursouivre par Wall Street qui sé bien rémis de sa choute. Cé qui né pas lé cas dou Voyageur Masqué qui vient dé sé faire dépasser par Dorian Gray qui rémonte dou térrain rapidement grâce à son Special : à chaque fois qu’oune attaque lé touche, il réapparaît plous loin ! Loucas é cinquième, jouste derriére Bibi, mais il vient dé sé faire heurter par oune étoale ! »


Je zigzaguai entre les pierres, reprenant exactement le même chemin et les mêmes « risques » que la dernière fois. Je n’entendais aucune carapace bleu me punir de ma réussite, et je continuai à valdinguer à toute vitesse et à gagner du terrain. Sur cette portion de route, aucune carapace ne pourrait m’atteindre. Ce qui fit que j’arrivai rapidement aux plateformes rocheuses, dont la configuration là aussi, était la même. Je repris peu ou prou la même direction, en évitant les pièges posés à certains endroits par des participants, utilisant les accélérateurs à bon escient et évitant de prendre les chemins les plus chronophages. Je réussissais à chaque fois à réceptionner mes sauts, ce qui me permettait de ne pas être ralenti et de continuer à la même vitesse, ce qui n’était pas le cas de tout le monde. J’étais ravi de savoir que les MKR se prenaient une branlée, même si le Major restait indécrottable. Mais j’avais de l’avance sur lui, tout pourrait bien se passer. D’ailleurs, voilà mon assurance : une banane que je laissais traîner derrière mon kart (un petit crochet était disponible à cette occasion) et qui serait mon bouclier pour la prochaine carapace qui chercherait à me déloger.

Le vent qui soufflait sur mon visage était très chaud, et je soupçonnais que ça n’allait pas aller en s’améliorant : le troisième tour serait évidemment le pire. Mais pour le moment, gérons avec brio la prochaine succession de virages. Avec une moto, je comprenais beaucoup mieux ce qu’attendait de moi le gars de chez Nintendo, au niveau de l’anticipation. Mieux encore, je voyais de suite les secondes que ça me faisait gagner. Sur un kart un peu pataud, j’avais du mal à contrôler comme il fallait pour espérer gagner des secondes. Mais sur une telle bécane, avec mon contrôle expérimenté, je voyais de suite les bienfaits d’une conduite concentrée sur le segment à venir. Je souris en passant sans difficulté la route, et puisque je conservais une banane derrière moi, je ne pouvais pas emprunter un autre objet en plus.

Rapidement arriva la touche Nintendo : les colonnes horizontales de feu bougeaient maintenant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et il fallait soit être chanceux, soit frôler le bord de la route pour les esquiver ; pour moi, je n’eus pas trop à bouger et fonçai quasiment en ligne droite. Juste derrière, la tornade de feu ne prenait pas trop de place, et même si je sentais mes lèvres se craqueler rien qu’en passant à cinq mètres, je n’eus rien à craindre de plus. Toujours tout seul, sans avoir à me battre contre les autres du peloton pour garder une place de merde, je progressais de plus en plus vite, mettant de plus en plus de distance entre moi et le second (toujours le Major, certainement). Une carapace rouge tenta quand même de me faire la fête, et mon talisman jaune me protégea en disparaissant dans un splotch. Très bien, j’étais encore seul, et il faudrait attendre les prochains objets que je puisse faire mon commerce. En attendant, il ne me restait qu’à traverser la dernière épreuve pour atteindre l’ultime tour : le « labyrinthe » de feu, qui avait encore pris de l’ampleur. La puissance de ses flammes m’inquiéta une nouvelle fois. Je pris le chemin du milieu, exactement comme avant vu que j’étais un habitué, mais là aussi, la tourmente avait gagné en force : il faisait encore plus chaud qu’avant, j’avais du mal à garder les mains sur le volant et mon cul sur la chaise, et la visibilité était presque nulle : on voyait des flammes, des flammes et des flammes, et ce qui n’était pas des flammes était flouté par la chaleur de celles-ci. Mes yeux me piquèrent encore malgré mes lunettes de protection, je suais à grosses gouttes et ma concentration volait en éclat. Cependant, malgré quelques parties de mes vêtements grillées, j’étais encore intact.


« Commente, Louigi...
_ ET ED FREE EST LE PREMIER SUR LE DERNIER DES TOURS !!! OUN EXPLOIT !!!
_ Yepeeeee...
_ Dérrière loui, Bibi a, on né sait pas trop comment, réoussi à arracher la troisième place mais né parvient pas à dépasser el Major, qui en est à la moitié dou labyrinthe.
_ Oui...
_ Cépendant, Dorian Gré rôde et sé rapproche ! Il vient tout jouste d’entrer dans lé Labyrinthe.
_ Cé vré... jé confirme...
_ Et les MKR, en septiéme positionné foncent à toute alloure pour récoupérer leur retard ! Et paf, ils sont sixiémes et... ils obtiennent leur Special !
_ Hip Hip Hourraaaa... »
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Jacob Hume
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptyVen 12 Avr 2013 - 22:14
Avec une grâce dont il ne se serait peut-être pas cru capable avant de faire le geste, Jacob esquive l’attaque de son adversaire. Il n’a pas bougé lui-même, il a juste ordonné à la bulle de bouger au niveau de son buste et de le tordre afin qu’il se présente au trois quart. Le bras trop court de l’autre voyageur ne peut atteindre sa cible et est porté trop loin. Profitant de la faille créée par l’attaque ennemie, l’intouchable envoie son genou dans les cotes du voyageur. Contrairement aux apparences, le manieur ne repose pas sur le sol, il fait le pari très risqué de commander en permanence à sa bulle afin de mieux gérer le combat. Certes, ainsi, il domine aisément le pugilat et peut harceler le « sous-fifre » de Dorian Gray par des assauts bien sentis. Hélas et il le sait, cette stratégie, si elle ne trouve pas une issue rapide au duel, épuisera ses ressources en un temps record. Faire voler sa bulle et se mouvoir avec elle est une chose, commander à chaque partie de celle-ci pour coordonner ses mouvements uniquement par elle en est une autre. Il a déjà plusieurs fois songé à faire cette expérience, mais jamais il n’a osé dépenser autant d’énergie d’un seul coup. C’est en songeant à la facilité avec laquelle leur ennemi a échappé à Ed deux fois d’affilé que Jacob a décidé de mettre le paquet ici. Son acolyte est plus fort, plus expérimenté que lui au sujet des combats, pourtant, l’intouchable est loin d’être dépassé par l’ensemble de la classe des voyageurs. Avec cette tactique, il est persuadé de pouvoir vaincre des adversaires bien plus forts que lui. *Si seulement mes coups pouvaient porter avec plus de force. C’est mon défaut majeur, même si c’est lui qui subit depuis tout à l’heure, son expérience fait qu’il est habitué à subir des assauts de cette envergure et à tenir. La plupart des voyageurs gagnent au niveau de leurs capacités physiques à force de faire des combats, d’encaisser les coups et d’en donner. Mais moi, c’est ma bulle qui fait le travail. Je suis loin, très loin derrière Ed en matière de force et même, assurément, par rapport à ce voyageur. La seule question c’est : est-ce que je vais tenir mon contrôle sur la bulle assez longtemps pour briser la défense de ce type ? Je peux le vaincre, même s’il est plus fort que moi. Et si c’est bien celui que nous cherchons, il est plus fort que moi. Le problème, c’est que je gagne dans les deux cas et que j’ai encore une vieux doute… Si c’est pas lui, je suis dans la merde.*

Le voyageur ne plie même pas sous le coup, ses côtes ne se brisent pas et il encaisse sans difficulté. Mais il manque encore de vitesse et d’efficacité dans ses mouvements. Il essaie d’envoyer un revers du coude dans à Jacob et échoue en voyant celui-ci faire une rotation vive en lançant une jambe droite à l’horizontale. Avec la force centrifuge, il percute le dos de Calvin, qui cette fois est bousculé vers l’avant. La loge est étroite et c’est le bureau de métal qu’il percute lamentablement et manque de renverser juste avant de se retourner et de mettre un bras en travers du pied de Jacob, qui vint par le haut, à la suite d’un bond. À peine surpris, l’intouchable arrête la chute de sa bulle et frappe la poitrine de son ennemi avec son autre jambe, toujours suspendu dans l’air. L’autre, ne s’y attendant pas, est à nouveau bousculé vers le bureau, qui recule avec fracas mais ne tombe pas. Pour esquiver un autre coup de pied, il est contraint de se jeter en arrière, sur le meuble et, par une pirouette habile se retrouve de l’autre côté. *Depuis tout l’heure, il n’utilise pas son pouvoir. C’est ce qui m’inquiète. Je doute qu’il n’en ait pas. C’est un voyageur de bon niveau et il doit se réserver pour le moment où il verra que je commence à fatiguer. C’est une bonne stratégie, très bonne quand on considère la vitesse à laquelle je brûle mes propres réserves. Lorsqu’il fondra sur moi, tout feux dehors, je serais contraint à la retraite, le plus probablement. Il faut rapidement que je trouve le moyen de le vaincre… Ou alors… C’est risqué, encore quelques coups et j’essaie. De toute manière, il faudra que ce soit progressif… Dommage que ça me grille autant d’énergie que si je me battait à plein régime.* Le bureau ne constituant pas un obstacle pour un individu volant, Jacob avale la distance sans problème, courant dans le vide pour atteindre son adversaire qui se prépare à recevoir son attaque. Mais encore une fois, l’intouchable glisse au dernier moment dans l’air grâce à sa coordination travaillée, passe sous la parade de Calvin et frappe assez durement les abdominaux de ce dernier qui encaisse, plus par réflexe que par talent. Le manieur enchaîne immédiatement, en roulant et en faisant fi de la gravité, pour toucher la rotule ennemie avec son poing. Le genou plie sous l’impact et le voyageur des Immortals est déstabilisé, mais réponds par un nouveau coup de poing que l’intouchable et contraint d’esquiver, en s’éloignant temporairement.

Là, Jacob marque une pause volontaire dans le combat et se pose sur le sol. Relâcher la tension de sa concentration est dangereux et risque de faire tomber l’adrénaline, aussi reste-t-il nerveux. Mais en apparence, il paraît avoir besoin d’un temps d’arrêter pour contempler les dégâts qu’il a fait et récupérer. L’autre ne sait peut-être pas que l’intouchable ne peut en aucun cas récupérer. Il est meurtri, mais il est loin d’avoir reçu la moindre blessure handicapante. Il est à peine plus fatigué qu’au début de l’assaut, alors que Jacob sait toute l’énergie qu’il a brûlé. Calvin sent qu’il a peut-être une chance et attaque en un bond, qui paraît plus puissant encore que tout ce qu’il a montré jusqu’à présent. Il surprend pourtant à peine l’intouchable qui reprend alors le combat comme il l’a mené jusqu’à présent. Il se laisse glisser sous le bond et frappe par en bas, son adversaire, projeté maladroitement se ramasse un peu plus loin et repart à l’attaque. Le voyageur à la bulle s’élève cette fois pour lancer un uppercut du pied dans le menton de Calvin qui tombe à nouveau sous l’impact mais se remet rapidement. *C’est embêtant, il n’a pas encore utilisé son pouvoir. Il faut que je fasse une autre pause, que je le mette en confiance. Que je lui montre que c’est la seule solution pour me vaincre, de sortir l’artillerie lourde. Je sens déjà que c’est plus difficile pour moi. S’il ne craque pas rapidement, je risque d’avoir des problèmes dans moins d’une petite minutes.* Jacob va pour retomber violemment sur le voyageur et celui-ci roule sur côté, heurte à nouveau le bureau et se relève pour lui faire face. À nouveau, ils se toisent dans un temps d’arrêt et l’intouchable peut lire l’hésitation dans les yeux de son ennemi. *Parfait. Encourageons-le.* Le manieur se met en position défensive, comme s’il s’apprêtait à recevoir un assaut difficile. C’est ce qui décide finalement Calvin, il voit son adversaire cesser ses attaques une nouvelle fois et lui laisser une chance, peut-être par méfiance ou pour le piéger, et il la saisit. Sans prévenir, il monte sur le bureau, inspire et crache un vomi immonde sur Jacob, qui ricane presque dans sa bulle. Il est temporairement aveuglé par la gerbe, mais ne ressent pas les effets néfaste du produit magique qu’on déverse sur lui. Cependant, il se laisse surprendre par la charge qui suit et prend son premier coup du combat : un coup de poing dans le ventre.

Jacob réagit assez bien cependant. Sa bulle lui permet d’encaisser les coups relativement bien et il n’a pas de problème à ne pas tomber, puisqu’il maintient sa bulle dans les airs. D’une petite vrille, il écarte le vomi de ses yeux et regarde son adversaire lui envoyer un nouvel assaut, vers la tête cette fois. Remarquant à peine les substances immondes qui couvrent à présent le menton de Calvin, il écarte sa tête et avance en envoyant son propre poing dans la figure du voyageur. Surpris, croyant au moins avoir aveuglé son ennemi par un liquide collant, l’acolyte de Dorian Gray et déstabilisé et recule à nouveau vers bureau, en titubant, son nez brisé. L’intouchable enchaîne alors un coup aussi puissant qu’il peut sur la trachée, qui achève d’envoyer valser son adversaire, tout en lui coupant le souffle et son pouvoir. Calvin se retient in extremis au bureau, une main posée sur son coup meurtri. Ses jambes son tendues vers l’avant, il rabat la gauche pour se relever mais Jacob tombe de tout son poids sur le genou droit et l’os craque. Calvin ne peut même pas hurler sa douleur alors qu’il tombe définitivement assis sur le sol, vaincu. *Voilà. C’est fait. Je suis bien crevé, mais pas totalement. Il me reste de quoi retourner dans mon box. Mais avant, il me faut une preuve. Une preuve que ce voyageur qui reprend difficilement ces esprits à mes pieds est bien le salaud qui veut saboter la course. Et pour ça, je dois trouver son masque, ou tout papier compromettant. Je n’avais jamais fouillé le box de Dorian, c’est l’occasion de s’y mettre.*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptyDim 14 Avr 2013 - 22:34
Le Special de Lucas, je l’avais déjà vu sur des vidéos de courses précédentes, les rares fois où il était entré dans la seconde partie du peloton. C’était un Sonophobe, du Royaume du son (certainement de Discoland), et son pouvoir était extrêmement radical. Il appuyait sur son klaxon, et ça provoquait une onde de choc surpuissante dans un rayon de dix mètres autour de lui, explosant la plupart des obstacles, les concurrents, ainsi que les objets qui se baladaient sur le terrain (bananes et carapaces). Il ne pouvait l’activer qu’une seule fois, mais le Special était toujours utile car il était surtout utilisé pour dégommer des ennemis tout en pulvérisant un obstacle quelconque. Et justement, d’après les commentaires abasourdis de Luigi, le type de MKR l’utilisa alors qu’il était dans le labyrinthe : au lieu de se fatiguer à suivre les routes imposées par les flammes, un énorme bruit les souffla quelques temps, ce qui lui permit de gagner de nombreuses secondes et d’envoyer paître Star Wars, le Masqué et l’Adjudant. Lucas était vraiment très très doué, et c’était lui que je craignais le plus, même s’il n’était que quatrième, plutôt loin derrière Bibi (qui était en fait, plutôt sacrément doué pour arriver à ce niveau de la compétition). Ce n’était finalement peut-être pas lui ou moi qui allions y rester.

Cette impression se confirma quand je passai devant les tribunes ventilées qui se situaient près de la ligne de départ et d’arrivée. Je fus en première ligne pour me prendre en pleine tronche les encouragements, les vivats du public, les félicitations du jury, les flashs des appareils photos, ma tête en première dans le classement sur la télé gigantesque, en grosse, avec une couronne de laurier. Un avant-goût très piquant de ce que j’aurais quand je gagnerais la course. Je partis de la zone avec l’espoir dégoulinant de mes yeux, et j’aurais hurlé de joie si je n’étais pas concentré à faire un tour encore plus rapide que celui-ci.

Malheureusement, les menaces approchaient à vive allure, et j’étais très menacé rien qu’en entrant dans le champ des colonnes de lave. La moto lourde du Major faisait plus que me pourchasser : elle commençait à me dépasser lentement. Je tentais de me démener entre la lave qui jaillissait à pic aléatoirement et le Major qui avait compris depuis longtemps que frapper les autres était à son avantage. Je m’éloignai de lui, me servis des colonnes pour me cacher, pris un objet quelque part, une superbe banane, et décidai de lui envoyer à la tête. Contre toute attente, il se la prit. Et ça fonctionna. Les motos avaient cet avantage d’avoir à peu près les mêmes caractéristiques (à un loup près), et les chenilles titanesques du kart du Major ne pouvaient pas le sauver. Ce fut Bibi qui récupéra sa place comme le dirent les commentateurs, et rapidement, se fit lui-même dépasser par MKR avec un champignon, qui se positionna juste derrière moi.

Le sentier pour arriver jusqu’au volcan était maintenant complètement rapiécé : pour passer quelques endroits entièrement envahis par la lave, il fallait même emprunter des accélérateurs sortis de nulle part pour sauter à travers les flaques incandescentes qui s’étaient formées. Heureusement, les secousses s’étaient arrêtées et il était plus facile de conduire sa moto. Je récupérai après un virage une carapace verte. Je l’utilisai derechef pour contrer une carapace à tête chercheuse de Lucas. Je lui fis un doigt d’honneur d’encouragement, et je ne vis pas l’énorme boule de feu qui fondit sur moi. Je remerciai encore une fois mes réflexes, et certainement aussi ma maîtrise des bécanes : sans chercher à esquiver sur les côtés, je m’étais couché contre le sol dans un dérapage, mon coude et mon genou dégustant sévère de cette proximité avec la roche et même si j’avais perdu une petite seconde, je ne m’étais pas fait cramé la gueule. Conséquence : Lucas était maintenant à mes côtés et on tentait vainement de dépasser l’autre. On avait un véhicule disposant de la même puissance, on ne pourrait pas se démarquer l’un de l’autre. Il ne restait plus qu’à le vaincre par la conduite.

On arriva alors au volcan, et quelques secondes plus tard au canon. Simultanément, dès que nous empruntâmes le canon et que nous étions transportés dans les airs (lui un peu devant moi), le magma surgit à toute vitesse dans une colonne gigantesque. Le volcan était maintenant en éruption, et seule la magie de la course voulait que le magma n’explose pas la route, ni le canon permettant de rejoindre le cratère. Luigi commenta seul cet événement (largement prévu par les organisateurs) et nous laissa découvrir seul les joies du terrain dans la lave.


« Ca va beaucoup leur plére ! », dit-il après que Mario lui ait accordé la parole. Il continua : « Bibi réste toujours indécrochable dou podium, mais Dorian Gré semble vouloir loui voler la védette. Marrrio, tou né voudrés pas fére de commentére ?
_ Si... Restez fils ounique. »


Lucas et moi étions maintenant dans un large duel qui ne prévoyait pas de troisième personne. Nous étions de retour pour une dernière fois sur la pente du volcan, mais il fallait composer avec les ruisseaux de lave qui se formaient et nous empêchaient d’utiliser la largeur de la piste à notre guise. De plus en plus, la lave recouvrait le terrain, en laissant cependant quelques routes de libre, et il fallut bientôt utiliser les bosses pour sauter par-dessus quelques monceaux de la route sous scories. La conduite était de plus en plus difficile, nous allions de plus en plus vite, la sécurité passant derrière le besoin de prendre la première place, et le guidon tremblait de la vitesse que j’atteignais. On était maintenant dans un combat de grosses couilles, et je savais que c’était une autre de mes spécialités. Devant la concentration dont nous faisions preuves, et les risques que nous prenions avec succès, les rochers furent une simple formalité.

Je tentai de lancer une banane sur Lucas, et il évita d’un mouvement de volant. Il fit la même chose avec un piège, et je me déportai vers lui. Ce qui nous sépara fut la fin de la descente infernale, et le début des plateformes qu’il fallait emprunter au fur et à mesure. Nous nous séparâmes provisoirement, et si je fonçai bille en tête. Mais je compris trop tard la prochaine manœuvre de Lucas. Dans Mario Kart, il y avait la célèbre technique de « Ralentir pour mieux gagner des places ». Nous finîmes de traverser le segment après plusieurs sauts dans tous les sens, et j’étais devant lui... Mais il possédait une carapace rouge dans la main, alors que je n’avais pas d‘objet pour me défendre. Je n’eus pas le temps de me lamenter sur ma stupidité que je décidai de jouer le tout pour le tout : une esquive. La carapace rouge émettait déjà son sifflement particulier. Je n’attendis même pas, je savais que Lucas était proche de moi et que la carapace ne mettrait pas plus d’un couple de secondes à me reléguer derrière mon rival. Je fis un trois-soixante degrés, en exagérant le rond pour être certain de ne pas être touché par la carapace rouge. Le dérapage fut assez violent pour laisser une marque sur la roche et la faire gémir d’un ton strident. J’eus une vision télescopique du terrain tandis que je forçais sur ma position et me guidon, et la carapace passa près de moi, et tentant de suivre grossièrement la même trajectoire que moi, s’éclata contre un des rochers qui bordaient le terrain. Je repris la course presque sans avoir perdu de la vitesse, et fonçai en me retrouvant une nouvelle fois près des MKR. Il eut un sourire forcé que je lui rendis, et nous traversâmes de concert la colonne de feu balayant son rond-point, ayant eu de la chance malgré le fait que les deux lignes de flammes empruntaient chacune un sens différent.


« Louigi, tou n’é pas obligé d’attendre qué jé parle pour commenter... Tou as déjà réoussi oune fois, tou peux récommencer sans scroupoule...
_ Trés bien, très bien... Mé jé té dit qué jé m’éxcousé !
_ Oui, oui, j’ai entendou aussi...
_ Bon... Lé douel MKR/Private Jokes continoue ! La questioné n’est plous de savoir s’ils vont être prémier et sécond, mais qui ! Dorian Gré tente dé dépasser oune Bibi qui résiste à toutes les épreuves. A l’opposé, Dark Vador a beaucoup dé mal à mainténir sa trajectoire : peut-être des mauvais souvenirs qui réssourgissent. Il é actouellement la lanterne rouge dé cé péloton... Lé Masqué est avant-dernier, et dévant loui, un Major pas très à l’ése. Et, oh, il a son Special ! »
Crise cardiaque pour tous les participants. « Oui, lé Masqué a son Special ! » Un nouveau soupir de soulagement. « Il peut enfin outiliser son pouvoir et... et quoa ? Il lé jétte ?!
_ Incroyable !
_ Tout à fé, Mario ! La prémiére foas depuis l’histoire dé Mario Kart qu’un participant jette son meilleur atout sciemment ! Dou jamais vou ! Mais pourquoi ? Quelle é est cette étrange tactique ?! Lé Major file dévant loui avec un champignon doré ! Inconcevable ! Et Star Wars gagne un éclair !
_ Louigi, jé pense que même si cet éclair n’aura pas beaucoup d’inflouence sour la course en général, elle va être déterminante pour Ed et Loucas !
_ Tout à fé ! Mais... Marrrio ! Tou es guéri !
_ Ah, floute, j’ai oublié. Oublie cé qué jé viens dé dire. Désolé Louigi, jé t’en veux encore... »


Sitôt dit, sitôt fait... Le ciel se noircit le temps de nous rapetisser à coups d’éclairs. Je n’étais pas certain que cela dérange vraiment la compétition entre Lucas et moi : on était petits, on allait à la même vitesse, on était grands, on allait à la même vitesse... Cependant, peut-être que Mario faisait référence à la tornade de feu qui détruisait les trois quarts du terrain maintenant, et qui paraissait de taille démesurée quand nous étions aussi petits. Plus mauvaise nouvelle encore, elle était tellement impressionnante habillée de flammes qu’on en oubliait presque le problème premier : elle aspire. Lucas et moi tentions maintenant d’échapper à l’attraction du tourbillon de feu. Nos trajectoires étaient décalées, on tournait comme on pouvait mais on s’approchait inexorablement de la tornade en perdant de la vitesse. Autre dilemme couillu : fallait-il tenter d’échapper à la tornade à tout prix quitte à sortir de la route et perdre du temps, ou au contraire, continuer, dépasser la tornade comme on pouvait en risquant de se faire exploser la gueule ? Ne sachant pas résoudre à cette question, je décidai de suivre la stratégie adoptée par Lucas : je ferais ce qu’il ferait, afin d’être certains de ne pas prendre la mauvaise décision. Il était plus doué que moi à Mario Kart : la stratégie qu’il prendrait avait plus de chances d’être efficace que la mienne.

Donc, Lucas décida de continuer malgré la puissance de la tornade. Alors je le suivis patiemment, luttant contre le forces de la nature, les boules de feu qui nous menaçaient, et je compris que Lucas attendait une chose : que les effets de l’éclair disparaissent afin de reprendre une taille et une course normales. Mais pour le moment, il fallait serrer les dents, faire semblant de ne pas sentir sa peau qui se craquelait, surtout ne pas tomber au point mort, toujours avancer quitte à détruire le moteur à la fin de la course. Le grondement du cyclone enflammé semblait de plus en plus proche, et je n’étais pas certain qu’on réussirait à lui échapper.
Et pffffioooouuu, on redevint grand.

On échappa plus facilement à la tornade, et même si Bibi et Dorian nous avaient presque rattrapés, on avait trois bonnes secondes devant eux (et une tornade monstre de décalage). Plus que la labyrinthe à passer. Encore un très mauvais moment. On pénétra dans le cortège de flammes, et pour une fois, je décidais de prendre une autre route que Lucas, car je n’étais pas sûr de gagner si je ne faisais que l’imiter. Alors je poursuivais mon bonhomme de chemin, et essayant de me souvenir de la typologie des couloirs incendiaires, je tentais en empruntant quelques chemins différents, de trouver le meilleur tracé.
Malgré le bruit des flammes, j’entendis distinctement Luigi hurler que j’avais gagné la première place. Fuck Yeah.
Et qu’une carapace bleu allait me descendre.
Oohhhh.
Et merde.

Une explosion bleu détruisit tous mes rêves. Luigi commenta d’un ton impitoyable que même si la carapace avait gêné les trois autres, j’étais passé quatrième et je perdais du terrain. Oh non, oh non, ça n’allait pas se passer comme ça... Vous ne m’enlèverez pas mon heure de gloire. Mon moteur tourna à fond, je repris ma route à toute vitesse. Je pouvais encore les rattraper, je pouvais encore les rattraper, on n’était pas à la moitié du labyrinthe, je pouvais être dans les trois premiers, je pouvais être dans les trois premiers. Je fonçai comme un dingue, sans réfléchir. Je comptai sur les objets, mais Dorian, ce connard, venait de piquer devant moi, deux secondes plus tôt, le cube de la délivrance. J’étais quatrième dans le meilleur des cas. Non, penser positif. Quand même foncer, tenter de gagner. J’avais une moto, je ne serais pas quatrième. Il y avait un petit virage à faire et on serait sur la route, près de la ligne d’arrivée et... Ah oui, savoir prendre un raccourci. Et quand il n’y en avait pas, en créer un. Au lieu de faire un détour, je fonçai tout droit. Dans les flammes de l’enfer.


« PUTTANA !!! ED SE SOUICIDE !!! »

Comme prévu, les flammes ne me bloquèrent pas, et comme prévu, je fus entièrement cramé. Mes cheveux brûlèrent sur mon crâne, mes vêtements prirent feu, mon visage se disloquait presque, mais ce fut plus rapide que prévu et j’étais sur la route, moins amoché que j’aurais pu l’être même si je laissais la douleur percer dans ma voix en hurlant comme un dingue. Mais tout disparut quand je dépassai la ligne d’arrivée.
En seconde position.
Médaille d’argent pour le Ed !
Et premiers soins aussi.
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Jacob Hume
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu EmptyJeu 18 Avr 2013 - 18:01
*Rien ! Rien de rien. Pas un masque. Pas un indice. Non mais je rêve ! C’est sûr que c’est lui, c’est sûr ! Il n’y a personne d’autre. Personne… Bordel ! Fais chier ! J’aurais dû m’en douter. J’aurais dû m’en douter dès qu’on a commencé à combattre. Calvin n’était pas de taille contre moi. Or, notre ennemi est probablement beaucoup plus fort moi. Plus que Ed même. Ah ! Merde ! Fais chier ! C’était pas lui ! Je rêve ! Je rêve ! Je me suis crevé pour rien ! Il n’y a rien dans ce putain de box. Cette équipe est juste trop clean ! Ils m’énervent ! M’énervent !* Sans attendre plus longtemps, alors que la course est sur le point de finir et que Dorian risque de rentrer, Jacob retourne vers le conduit de cheminée et s’envole, brûlant ses dernières doses d’énergies et revient dans son box. *Et merde. Merde, merde, merde. Voilà. J’avais un espion dans un camp. Qui aurait peut-être pu m’en apprendre long si je l’avais interroger. Un pauvre type qui n’avait rien d’autre à faire ici que d’occuper une chaise et d’observer… Et moi, je l’ai tabassé. Quel crétin tu fais Jacob ! Normal que tu sois asociable. Ah ! Il est fier le voyageur défenseur de la paix. Génial, tu as gagné ton combat contre quelqu’un qui n’était probablement pas de taille contre toi. Tu fais un bon voyageur, l’intouchable, ça risque de te faire monter dans la ligue et c’est bon à prendre. N’est-ce pas ? Crétin ! Crétin ! Chaque fois, c’est la même chose. Dès que je fais une mission avec Ed ça tourne au vinaigre, je me prend la tête pour des conneries et je fous le bordel sans raison. Il faut que je change. Il faut que j’arrête de me laisser entraîner dans ces histoires débiles. Il faut que je sorte de ce putain de cercle vicieux. Génial. Maintenant, je me suis fais un nouvel ennemi. Sans raison. Calvin Grend, à ajouter à la liste où figurait déjà ce gentil petit Dorian Gray. Peut-être même vont-ils s’allier. Peut-être que Dorian m’a provoqué la première fois, mais j’aurais pu simplement l’ignorer. C’est un crétin, il aurait cherché un autre adversaire. Je ne sais pas. C’est ma faute, tout ça c’est ma faute. Je l’ai bien cherché.*

Énervé contre lui-même, Jacob s’assoit sur la chaise et pose ses poings sur le bureau. Les restes de son combat lui font mal et il sent que l’air est lourd, très sec, dans sa bulle. Il a presque l’impression de mériter la souffrance ce soir-là. Naturellement, ses yeux ses posent sur la course et immédiatement, un choc le prend. Ed est en tête de course, en duel avec Lucas et la bataille est serrée. *Mon Dieu ! Ed. Je foire l’enquête et toi, tu gagnes la course ? C’est le monde à l’envers. Je savais que la moto, c’est plus son truc que le kart ou la voiture. C’est moi qui pilote ces machins-là. Mais pour le deux roues, il est beaucoup plus à l’aise. Putain, il peut gagner… Et, bordel, mais… S’il l’emporte, on va reprendre de l’avance dans le classement ! Ensuite, si moi je l’emporte… Vu comme les choses sont agencées, je crois qu’on aurait nos chance. En écartant les Black Magic Dragon, qui sont dans la merde aussi, au niveau des points. À moins qu’ils se fasse éliminer maintenant. Enfin, en gagnant autant de points, on peut mettre l’essentiel de nos concurrents direct pour la qualification à la finale derrière nous. Et je pourrais nous maintenir, très probablement… Putain. Il fait de son mieux pour nous sortir de la merde et de mon côté, je nous y plonge jusqu’à la racine des cheveux. Bordel, on risque de nous virer (ils auront pas le choix) à cause de nos conneries alors que Ed gère sa course… Je suis vraiment un con.* Mais la course évolue et bientôt, alors qu’il est si près du but, Ed se retrouve la quatrième place, piégé dans un labyrinthe de flammes. Et alors, le Private Joke prend une décision difficile. *Eeeeeed ! Non ! Putain ! Fait pas ça ! Merde.* Sans réfléchir, ni à l’énergie qui lui reste, ni au règlement – à supposer qu’il y en ait un – Jacob quitte son box et file vers la piste ou Ed passe la ligne d’arrivée deuxième, sous les regards surpris et inquiets de tous. Arrivant juste à côté de lui, l’intouchable reçoit le concurrent inconscient et lui retire sa veste en feu, puis essaie d’éteindre les flammes ailleurs. Rapidement les secours arrivent et emportent le corps meurtris de son compagnon et il suit la marche jusqu’à l’hôpital de fortune qu’on a installé là. Jacob attend, assis sur une chaise, tandis qu’on prodigue des soins au voyageur.

*Ed, qu’est-ce que t’a fait ? Je savais que tu tenais à gagner ce tournoi, mais pas au point de te foutre en danger comme ça. Je m’en fais pas, je sais que tu as été dans de pires situations, mais tout de même. Si tu me claques entre les doigts je fais quoi moi derrière, hein ? Bon, tu n’as pas l’air de mourir non plus. Pas si vite en tout cas. Rah ! Je savais que j’aurais du faire les courses avec les variations de températures. Avec ma bulle, j’aurais traversé les flammes pendant les trois tours et j’aurais pris la tête de la course, sans problème… Et tu n’aurais probablement pas tabassé un petit couillon qui n’était même pas coupable. Tout aurait été pour le mieux. On a joué au con tous les deux. Sauf que toi, tu nous as maintenu à flot et moi, je nous ai enfoncé un peu plus vers l’abysse… Reste à savoir lequel de nos exploit sera retenu par nos employeurs…* Le temps passe et Jacob tient le coup comme il peut, assis dans sa bulle, pendant que les médecins se chargent de sauver son acolyte. C’est déjà un effort que de rester éveiller dans son état de fatigue et avec l’artefact dans lequel il est piégé qui épuise ses ressources à mesure que les minutes passent. Puis, finalement, les docteurs paraissent satisfaits et quittent le chevet d’un Ed endormi et faible, mais encore vivant. Quelques instants plus tard, l’homme de Nintendo qui est à présent leur contact arrive, l’air aussi neutre et sérieux qu’à son habitude. *Et merde. Le verdict va être rendu… C’est fini. J’ai merdé.* Presque avec sollicitude, il tend un calepin et un stylo à l’intouchable qui, sans trop chercher à savoir comment, trouve l’énergie pour suivre cette conversation.

« Ed ? » demande-t-il avant que l’autre ait pu brancher son micro.
« Il va bien. Enfin, il ne mourra pas ce soir et se réveillera avant, c’est l’essentiel. Mais il a eut beaucoup de chance, c’est la combinaison qui l’a sauvé.
-Merci.
-Mais, ce n’est pas pour cela que je suis venu vous parler. Bien que nous soyons très heureux qu’il ait réussi à prendre la seconde place et à se maintenir dans le classement… C’est un autre incident qui m’amène. Pendant la course, l’équipier de Dorian Gray, le pilote des Immortals, a été agressé par un voyageur.
-…
-Il affirme que c’est vous. Mais, naturellement, personne n’était là pour voir l’incident… Où étiez-vous pendant la course ? »


*C’est à double tranchant, où je réponds sans mentir et il peut essayer de me couvrir – personne ne m’a vu et je ne laisse pas de traces… - où je suis un connard et je lui mens… Mais s’il me ment et qu’il sait qu’on m’a vu… Non, ce serait bête, on est censé l’aider. Je vais lui dire la vérité, mais sans répondre à la question implicite.*

« Essayai de trouver voyageur microsoft.
-De quel côté ?
-Côté équipiers et mécaniciens.
-Mmh… Et alors, vous avez trouvé quelque chose ?
-Non.
-Bien, j’espère que votre camarade trouvera quelque chose demain, sinon, il faudra l’affronter directement en finale. Rappelez-lui bien, pendant la course de demain, ce sera sa dernière chance de débusquer notre ennemi. Après, nous serons contraint de prendre des mesures pour que celui-ci ne puisse en aucun cas saper la course… Bonne chance monsieur Hume. »


Puis, il part. *Bordel, ça craint. On a rien, pas une piste tangible. Et je me suis gouré d’équipe. Je ne sais pas quelles mesures ils vont devoir prendre pour qu’on ne puisse pas trafiquer leur tournoi ou le gagner pour saper l’entreprise Nintendo, mais je sens que ça sera un truc drastique qui se passera de nous… Ed, c’est triste à dire, mais je sens que notre victoire future, tant dans l’enquête que dans la course… repose entièrement sur tes épaules. Il va falloir que tu nous trouve ce connard et que tu le trouve vite.*

Résultat de la course :

Place Équipe Points gagnés
1er MKR +10pts
2ème Private Jokes +9pts
3ème Black Magic Dragon +8pts
4ème Immortal +7pts
5ème Wall Street Influence +7pts
6ème Adjudant +6pts
7ème Compagnie Panda Major +6pts
8ème Voyageur Masqué +5pts
9ème May The Force Be With You +5pts

Classement général :

Place Équipe Total des points
1er Voyageur Masqué 68
2ème MKR 68
3ème Compagnie Panda Major 65
4ème Wall Street Influence63
5ème Immortal 55
6ème Compagnie Panda Adjudant 54
7ème Private Joke 54
8ème Black Magic Dragon 53
9ème May The Force Be With You 52 (éliminés)

- - -

INTERVIEW !!!
Équipe : « Immortal »

Journaliste : Nous voici donc avec l’équipe Immortal, dont le pilote Dorian Gray, l’Immortel, a assuré jusqu’à présent un parcours sans faute : son équipe n’a jamais été au-dessous de la 6ème place au classement général. Et avec lui, son co-équiper, Cal… euh (relit ses notes), le très discret Calvin Grend ! Une petite question pour commencer, messieurs êtes-vous confiant pour la suite des événements ?
Dorian : Parfaitement ! Je sais que notre position dans le classement semble plus fragile à présent que les points ne jouent plus en notre faveur. Mais c’est normal, il ne reste plus qu’une course et l’étau se resserre ! Une seule autre équipe sera éliminée. Mais j’ai été globalement meilleur que plusieurs des autres équipes encore en lice. Je serais donc qualifié.
Calvin : Mmh.
Dorian : Chut.


J : Et à votre avis, qui sera éliminé lors de cette dernière course avant la finale ?
D : Les statistiques et le talent personnel tendent à montrer que Black Magic Dragon a déjà fait son temps. En réalité, je n’aurais pas cru que l’équipe May The Force Be With You soit éliminée maintenant. Tout cela tient plus à la chance qu’autre chose. Pourtant, je suis sûr que nous aurons encore une nouvelle surprise et ce sera une autre équipe qui sortira. Mais pas moi, évidemment.
C : …
D : Silence.


J : Quant à votre stratégie, quels sont vos atouts et vos faiblesses ?
D : Mmh, question difficile. Mon traîneau est un véhicule lourd et peu maniable, c’est vrai, mais il est redoutable, surtout grâce aux loups cauchemar qui courent devant et que j’ai habilement domestiqué. Même le tank du Major n’est pas aussi long, c’est très pratique pour toucher et ralentir des ennemis plus légers.
C : Uh.
D : Tais-toi j’ai dit !
C : Mais, j’ai pas…
D : Ne recommence pas !


J : En parlant de votre coéquipier. Il semble qu’il ait été victime d’une agression pendant cette course, alors qu’il vous regardait depuis le box de votre équipe. Que pouvez-vous nous dire sur ça monsieur Grend ?
C : Euh, eh bien…
D : Ta gueule ! Oui, tout à fait, c’est un scandale, un outrage ! Mon coéquipier à été victime d’une agression visant à m’empêcher de concourir à la finale – puisque vous savez qu’il faut être deux -, d’une tentative d’intimidation pour que je me désiste. Naturellement, ceux qui ont fait le coup me craignent, sans quoi ils n’en viendraient pas à de telles méthodes. C’est mon talent sur les pistes ici qui est redouté. D’ailleurs ! Nous savons tous qui est derrière tout ça, ce sont les Private Jokes ! Cela fait longtemps qu’ils se sont déclaré mes ennemis et qu’ils m’agressent, moi et mes amis. Ce sont des dangers publics. Je suis outré que Nintendo ne prenne pas en compte mes revendications et n’ait pas exclu cette équipe de la compétition, comme je l’avais demandé. C’est pourquoi j’appelle, lors de la prochaine course, tous les autres concurrents à s’allier à moi pour envoyer le plus d’objets possible sur Jacob Hume, l’intouchable ! Car vraiment, il ne mérite pas d’aller en finale ! Et même plus, je…


Et le discours continue encore longtemps, après.

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Mario Kart Armageddon 9 : Royaume du Feu

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