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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 15 Juin 2013 - 1:32
*Pas de panique, pas de pitié. Ed vient de m'envoyer Dorian dans les étoiles, le voilà derrière le Major pour un bon moment. Autant dire que nous n'avons présentement plus qu'un seul adversaire à abattre : Fino et son acolyte masqué qui m'énerve salement avec son masque. Si je connaissais le terrain, peut-être que j'aurais pu élaborer une stratégie plus efficace. Mais la route me réserve encore des surprises à moi aussi et nous ne serons pas aussi efficace que nous le désirons en tombant dans le vide. Garder la deuxième place et empêcher ces connards de la prendre voilà la seule chose qui vaille pour le moment. Et dans l'ensemble, on s'en sort suffisamment bien pour ne pas s'inquiéter. On est sorti du tunnel infernal et devant, je ne vois rien de plus emmerdant qu'une route en zig-zag, avec des barrières. Après, par contre, ça a l'air plus drôle, parce qu'il y a un virage serré à droite et une très très grande descente avec des accélérateurs qui ne m'inspire rien de bon... M'enfin, pour le moment, il n'y a que Mario et Luigi qui y sont. Nous, on a encore de la marge. Une bon plein de route sans trop d'obstacle avant d'arriver au moment critique en question. Le seul problème reste donc de savoir comment nous allons nous débarrasser de cet abruti masqué qui ose se mettre sur le chemin de Nintendo... Ou plutôt, qui ose se lier d'amitié avec un gars comme Bill Gates. Rah ! Les méchants diaboliques, ça m'exaspère. Bon, allez, Fino, remballe ton barda, Ed et moi allons mettre un terme à ton idylle arc en ciel.* La vérité est qu'en se battant contre Dorian, les Private Joke sont loins d'avoir suivi le trajet optimal et ne se sont pas pris la peau de banane de Luigi, juste à la sortie du tunnel. C'est le voyageur masqué qui, comme les MKR avant lui, a rapidement calculé que le ralentissement créé par l'objet était moindre par rapport à celui causé par son évitement. De retour au volant à présent que Jack Billions a réussi son petit tour de force de conduite, Lucas Forte gagne clairement du terrain sur le petit duo de tête - *on ne peut décemment pas compter l'équipe Nintendo comme étant en tête, elle est déjà bien au-delà.*[/i] As du tracé le plus efficace, tout comme son coéquipier, le voyageur Forte rattrape sans difficulté ces deux principaux rivaux : ils sont très occupés à trouver des moyens de se tirer dans les pattes plutôt qu'à chercher le chemin le plus rapide jusqu'à la ligne d'arrivée. Et derrière, le Major roule littéralement sur un Bibi bien trop aventureux à son goût qui a osé le dépasser grâce à un champignon bien placé.

Ainsi, toujours à la seconde et troisième place de la course, le duo des Private Joke est à présent aux prises directes avec le kart, plus lourd de l'intendant de leur royaume. [i]*On dirait qu'on règle un contentieux du royaume des deux déesses.*
De fait, Jacob ne s'est pas entêté à profiter de sa très légère avance le temps qu'elle pouvait encore le maintenir à l'avant. *Le voyageur Masqué conduit aussi bien que moi, sinon mieux et son kart a plus de puissance que le mien - ainsi qu'un poids léger à l'arrière - autant dire qu'il aurait mangé la distance entre nous avant les cubes que je vois là-bas. Non, il fallait aller l'affronter direct, c'est pour ça que je n'ai pas accéléré à fond. C'est peut-être bête de ma part, car, en théorie, un poids lourd est plus efficace dans les confrontations directes comme celle-ci. Mais je joue sur les capacités de Ed. Ce n'est pas n'importe quel voyageur que je trimballe sur ma plateforme arrière. Il est bien plus habile pour frapper et il a un panneau de signalisation. Surtout, ne jamais sous-estimer les panneaux de signalisation. C'est très important, surtout sur la route... Héhéhé. Bref. Je pense qu'entre le bébé phoque et Ed, niveau combat, il n'y a pas photo. Ed pourra recommencer à bien écorcher le kart de nos ennemis. Comme il l'a fait pour Dorian.* Mais Fino de son côté, n'est pas en reste de paroles acerbes à lancer à ses adversaire ou à son pilote. Ses ordres fusent autant que ses insultes alors qu'il s'accroche comme un dément, avec ses petites papattes, à la barre qui le maintient au bon endroit.

"FONCE-LUI DESSUS ! DÉGOMME-LE ! POUSSE-LE DANS LE VIDE ABRUTI ! AH ! C'EST DANS TA CERVELLE QUE TU DEVRAIS LE POUSSER CRÉTIN ! T'ES UN VOYAGEUR MASQUÉ OU UN VOYAGEUR PÉDALE ? SI T'AS DES COUILLES, MONTRE LES MOI ET POU... NAAAAAAN ! Contente-toi de les pousser vers le bord, espèce d'auto-stoppeur. QU'EST-CE QUE T'AS ED ? FOURRE TOI TON PANNEAU DANS LE CUL AVANT QUE JE TE BOUFFE LES DOIGTS, BINOCLARD BOUTONNEUX !"

Et de fait, le pilote, en restant quelque peu stoïque à tout ce que lui demande son commandant de bord, commence à les pousser dangereusement vers le bord de la route. Non seulement, les deux karts sont à présent loin de tout tracé optimal, mais ils sont aussi dangereusement près du bord. *Si je ralentis d'un coup, ils risque de partir dans le vide. Mais ils peuvent s'y attendre et s'y être préparer. Ils veulent peut-être me forcer dans la manoeuvre, afin de prendre la tangeante avec leur vitesse supérieur, les cubes qui arrivent et l'accélération que j'aurais à rattraper. En même temps, si j'attend trop, je vais tomber. Je peux pas resister éternellement contre leur saloperie de pression. Leur kart est réellement plus puissant et plus résistant que le nôtre. Ed, soit tu trouves un truc pour nous dégager de là, soit on risque de perdre de vue ce gars. Il est très difficilement rattrapé. Même avec des bons objets, c'est pas le numéro 2 de toute la compétition pour rien. Ce gars sait conduire et son kart est plus puissant. Bon, allez, tant pis, trop tard, je ralentis, en espérant qu'ils tombent dans le vide. Le moment parfait pour ça approche. Ni trop tôt - il pourra se rattrapper - ni trop tard - je pourrais nous faire tomber...* Mais un autre événement intervient avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit : Lucas Forte vole sans difficulté la seconde place, le seul double cube en perspective et se permet même de mettre un peu d'avance dans la vue de tout le monde.

"GROSSE CHATTE MAL CIRCONCISE ! ON VA TE BOUFFER JACKOUILLE !" s'exclame Fino à son attention, puis, immédiatement, il se remet dans le bain qui l'occupe. "T'en préoccupe pas pour l'instant, on leur rentrera jusque dans le capot quand on se sera occupé de ces deux couillons et de leur kart de noces."

Mais évidemment, Jacob a profité de la distraction temporaire pour ralentir. La manoeuvre est bien exécutée, mais elle a le défaut d'intervenir un poil trop tôt, juste avant de tomber, le voyageur masqué parvient à se rattraper et reste juste devant eux, toujours à bonne vitesse. Il prend un cube pour son comparse et tente de mettre un peu distance entre lui et ses poursuivant. Jacob prend un autre cube, juste après. *Je me sens étrangement talonné par le Major... mais c'est pas important pour l'instant. Ed, tu as intérêt à écoper d'un putain de bon objet. Cette série de zig-zag en sera à ses deux tiers quand tu l'auras et je préfère frapper vite. Sans quoi ces salaud vont prendre de l'avance. Et, Ed, je ne saurais tolérer qu'ils en aient.* Devant, Fino se voit muni de trois carapaces vertes et ricane de bon coeur, prêt à lancer frénétiquement ses munitions sur ses adversaires. Jacob serre les dents de rage, il ne croit pas un seul instant que Ed puisse avoir mieux que ça, mais, à sa grande surprise...

Un peu plus en avant, les se prennent un cube trop bien placé et repartent aussitôt, toujours en seconde position.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 25 Juin 2013 - 0:03
   Enfin sorti de ce tunnel de fou-furieux. Jacob continuait à foncer comme il le pouvait sur le tracé psychédélique (des légendes affirmaient que le fixer trop longtemps pouvait tuer quelqu’un en lui faisant fondre la cervelle, mais personne n’avait confirmé ça ; je ne savais pas si c’était rassurant, ou flippant). Nous avions tous nos adversaires derrière nous, Mario et Luigi loin devant (extrêmement loin devant), et il suffisait de suivre la route. Mais attendre comme des petits saints ne serait pas suffisant : déjà, le kart de Fino diminuait tranquillement la distance entre nous et lui. Le kart était plus lourd, mettait plus longtemps à démarrer, mais quand il était à fond, il le restait, au détriment des karts plus petits. Un peu comme le nôtre. Je n’avais même pas besoin d’entendre ou de voir Fino pour savoir qu’à chaque décimètre gagné, un ricanement sortait de sa bouche.
 
   Jacob décida le tout pour le tout et nous rapprocha de notre adversaire : pas besoin de lire ses pensées pour comprendre que si notre kart ne pouvait pas gagner, c’était mon panneau qui allait créer la différence. Rapidement, j’envoyais un coup en direction de Fino qui réussit à esquiver le coup (pas trop difficile pour un être de la taille d’un pied). Il envoya une flopée de jurons en retour. Son pilote resta extrêmement professionnel et commença à nous serrer de plus en plus vers le bord du vide, une manœuvre coûteuse en temps qui profita aux MKR qui remontèrent à la seconde place. Je retournais mon attention vers le kart de Fino, qui continuait à nous assaillir. La vitesse de leur véhicule leur permettait de se rapprocher de nous tout en restant à nos côtés. Mon panneau frappait leur kart, mais il était bien plus résistant que celui de Dorian. Je cherchais à viser le conducteur, mais celui-ci para un de mes coups en levant son bras. Le choc fut rude mais je le désarçonnai à peine. Rien à voir avec ce mou de Dorian.
 
   Avant que je n’en vienne à des idées étranges (comme placer mon panneau entre eux et nous tel un bâton protecteur, à l’horizontal, pour les empêcher d’avancer), Jacob acheva mes efforts et ralentit de lui-même en profitant de la distraction MKR. On termina peut-être à la quatrième place, mais nous étions en sécurité. L’équipe derrière nous était le Major, et elle n’était pas si lointaine que ça. Heureusement, le tracé rempli de virages empêcherait le Major de combler l’écart : Jacob était plus doué que lui pour toute manœuvre consistant à tourner le volant. Cependant, une sorte de cascade après était à prévoir. Et avant elle, un petit barrage de cubes multicolores que Jacob me donna. En étant quatrième, je pouvais espérer quoi comme super objet ? Hum… pas grand-chose ? En fait si, j’avais quelque chose : un fantôme.
 
   Il fallut revenir à mon enfance pour me souvenir d’où sortait ce petit item : de l’opus sur Nintendo 64. Être en fantôme permettait de devenir invisible aux yeux des autres joueurs, intangible à toutes les carapaces et bananes, de devenir un chouïa plus rapide et aussi de voler l’item d’un joueur proche. Je ne ‘attendais pas à ce que j’attrape cet objet, mais je n’allais pas cracher dessus. Je l’activais de suite, et j’espérais que Jacob avait eu assez d’awesomeness pendant son enfance pour comprendre ce que faisait l’objet. Il allait vite comprendre, car Fino se dépêcha de nous envoyer ses trois carapaces vertes sans chercher à s’en servir comme protection décente ; à moins qu’il n’était assez intelligent pour savoir que ses carapaces allaient se faire chiper par l’ennemi s’ils ne les balançaient pas de suite. S’il nous loupait, c’était peut-être le Major qui allait se les prendre par derrière. Ça serait bien, tiens. Je me demandais aussi si une petite carapace verte pourrait sérieusement endommager le tank super puissant du patriote américain. Je me rappelais aussi d’une chose, tandis que la vitesse acquise par le fantôme nous permit de remporter la troisième place en faisant la nique au phoque : il valait mieux éviter de laisser Fino trop en arrière. Car il aurait des chances d’avoir son Special. Et je savais que personne, ni parmi les concurrents, ni parmi les spectateurs, n’avait envie de voir le Special de Fino. Personne. Et moi, encore moins.
 

   Il fallait maintenant composer avec la prochaine étape : une pente terriblement vertigineuse s’annonçait, avec des accélérateurs qu’il fallait absolument prendre pour gagner de la vitesse sur les concurrents, mais qui se trouvaient assez bien placés pour n’être prises et enchaînées que par un pilote expert. Bon, Jacob, je comptais sur toi. Pour le moment, moi, j’allais certainement être ballotté comme un sac plastique accroché à un lampadaire sous une rafale de vent. Toujours le swag. Et quand on arrivait au tout début de la pente, on pouvait voir qu’elle se raccourcissait au fur et à mesure, pour finalement n’être qu’une route de deux mètres de large sans les barrières s’il vous plaît, suivi d’un terrible virage de cent quatre-vingt degrés qui obligerait soit à ralentir, soit à être un conducteur excellent. Tout reposait sur toi, Jacob. Moi, comme je disais, j’allais jouer au sac plastique.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 25 Juin 2013 - 1:28
*Un fantôme, un fantôme, un fantôme... Réfléchis Jacob, ça sert à quoi un putain de fantôme ?! C'était pas dans double dash et pas dans cette salope de version pour la wii. Enfin, il y a bien un truc qui ressemble, mais je crois pas que ce soit la même chose du tout. Bordel, un fantôme, un fantôme, un fantôme... Raaah ! Ça me sort par les trous de nez ! On a chopé le spécial d'un autre ou quoi ? Peut-être celui du masqué. Après tout... la dernière fois, il l'a jeté. À moins que ce ne soit directement celui de notre ennemi... Très bizarre tout ça. Ah ! Bah merde, Ed l'a utilisé et je sais pas trop ce que ça fait... C'est pas super pratique ça. Si ça se trouve je dois faire quelque chose et je sais pas même pas quoi. Bon, déjà, je vais devoir tenter d'éviter ces trois boulets verts qu'on m'envoie. Bordel, Fino n'a absolument aucune constance. Il n'a pas l'art de patienter pour envoyer ses objets. Et il vise suffisamment mal pour ne pas trop m'inquiéter. En revanche, les trois couvrent à peu près bien ma zone, faut que je fasse gaffe.* Jacob fait un premier coup sur la droite, les yeux dans le rétroviseur, afin d'éviter la première carapace, ce qu'il réussit sans problème. La seconde cependant le frôle sans le toucher et il précipite un peu trop son écart. Si bien que la troisième carapace vient droit sur lui sans qu'il ne puisse rien faire pour l'éviter. *Le choix est simple, où je rate la bonne série d'accélérateurs, où je me prend cette carapace. Dans les deux cas, ça fait chier. Mais je ne suis pas fou, je vais pouvoir reprendre de la vitesse comme un dieu avec ces accélérateurs. Ah ! On ne m'aura pas comme... Ah bah... Quoi ?* La carapace verte file dans le kart des Private Joke, réellement. Elle passe au travers et poursuit sa course vers le vide un peu plus loin. Jacob n'est même pas ralentit, au contraire, il va même un peu plus vite que d'habitude... *Oh putain ! Le fantôme ! La vieille version de Mario Kart ! Sur Nintendo 64 ! J'y ai joué qu'une fois à cette saloperie, comment vouliez que je m'en souvienne. Enfin, si je me rappelle bien, à part l'intangibilité et l'accélération, il y a l'invisibilité pour les autres... Et ça, c'est une bonne nouvelle. Ed, il va falloir que tu fasses quelque chose pour moi une fois qu'on sera arrivé en bas de cette connerie.* Et il fonce vers les accélérateurs, comme un boulet de canon.

"Incroyable mesdames et messieurs, le kart des Private Joke est à présent devenu invisible aux yeux des autres concurrents ! En effet, plusieurs objets d'autres versions, plus anciennes du jeu se sont glissées dans la course et ceci n'est que le premier ! Ouh ! Ça a dû être dur pour Gray ça. Le Major ne pardonne pas..."

Jacob file avec brio sur les accélérateurs, mieux que celui qui le précède. Tout cela ne dure évidemment que quelques secondes, mais la performance est impressionnante. Non content d'avoir vu son adversaire disparaître soudainement, Fino s'énerve d'autant plus sur son pilote et l'empêche de prendre la descente à la perfection. Ils perdent un peu de vitesse par rapport à l'intouchable qui revient facilement à leur niveau et même va un peu au-delà. *Putain, j'adore ce genre de truc. Vraiment trop bien. C'est dommage, personne ne peut voir à quel point je suis bon avec ces conneries de tracés et d'accélérateurs... Enfin, peut-être que je suis sur les écrans, j'en sais rien. Ce serait sympa que j'apparaisse en bleu comme dans le jeu. Peut-être je pourrais revoir l'enregistrement. Mais bon, concentrons-nous. Here comes the tricky part. La fin des accélérateurs et le virage qui fait plus qu'un demi tour. Il n'y pas d'espace pour ralentir, ce qui veut dire que je vais devoir serrer. Comme un dingue. Je vais nicker mon frein. Enfin... J'ai peut-être une solution trop de la balle. Raaah ! Putain, c'est tellement crétin que personne ne puisse nous voir ! Je mériterai au moins le premier prix des figures de style avec ça. En tout cas, je surpasse carrément les MKR, Mario et Luigi comme ça. Enfin, si je réussis. Mais ça va réussir, j'ai confiance. Allez Ed, accroche toi, ça va swiguer.* Les mouvements de Jacob deviennent alors complètement indescriptibles. Il s'agit d'une série bien dosées de freinages, de volants tournés, de passages en marche arrière, puis en marche avant. Les pneus fument sur le béton-arc-en-ciel alors que la voiture effectue un dérapage somptueux. Le résultat de la manoeuvre est effectivement époustouflant. Plutôt que de risquer un virage trop serré, et surtout, plutôt que de ralentir, le kart fait deux tours sur lui-même et se retrouve exactement dans la bonne position pour repartir sur la ligne droite qui s'annonce. *YEAAAAAH ! DANS TON CUL FINO ! JE SUIS DEVANT MAINTENANT ET TON PILOTE, C'EST DE LA MERDE ! Ahah ! Je suis trop fort. Putain, j'espère que Ed va bien. Il est toujours là au moins. Allez, il va falloir qu'il se reprenne et qu'il se mette au travail. Il est temps de faire une chose qui aurait due être faîte il y a bien longtemps.*

Devant eux, la course continue avec son lot de surprise. Comme le découvrent avec leur petite avance les MKR, la ligne droite se sépare rapidement en deux chemins, qui se séparent eux-même en Y un peu plus loins. Les deux chemins centraux se rejoignent et s'arrêtent sur un tremplin, tandis que les autres font un écart avant de revenir. Si l'on prenait une vue du "ciel" de cette partie de la course représenterait aussitôt une étoile à cinq branche. Et cela, le pilote Lucas Forte l'a fort bien compris, aussi devine-t-il immédiatement le raccourci qui hante les lieux. Le tremplin au centre, bien pris, fait atterrir sur l'une des deux branches de la dernière pointe de l'étoile, sautant ainsi le grand détour imposé sur la droite et la gauche. Avec aisance, il prend l'accélérateur et atterrit souplement sur le lieu prévu, repartant de plus belle. En effet, l'immanquable peau de banane de Mario et Luigi trône sur la branche d'en face. Pendant ce temps, Jacob, qui l'a observé faire décide d'emprunter la même voie. Les cube approches, un peu après le commencement du premier Y. Mais avant cela, Ed a une petite mission à faire. Juste avant que l'effet du fantôme ne s'estompe, Jacob règle sa vitesse pour se retrouver exactement au niveau du kart du voyageur masqué, avec Ed au niveau du pilote. *Voilà le plan Ed. Tu es là et dans un quart de seconde, on redevient non seulement visibles, mais aussi tangibles. Ils ne se doutent pas de ce qui va leur arriver alors tu as intérêt à faire vite et à profiter de leur surprise. Je suis là, tu es au bon endroit. Il faut juste que tu tendes la main vers le pilote. Il est concentré sur la route, ça ne devrait pas être trop difficile. Mais, une chose est sûre, il va falloir que tu lui enlève ce masque et qu'on sache enfin à qui on a à faire.* Jacob appuie sur le pied de Ed et lui fait un signe avec sa main droite : il fait mine de retirer quelque chose de son crâne. *J'espère qu'il aura compris.*

Et ils réapparaissent.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 2 Juil 2013 - 1:00
Alors que Jacob entamait à fond la caisse les premiers mètres de la descente et que mes pieds s’envolèrent derrière mon corps, je me demandais si cette course n’était finalement pas une épreuve pour l’arrière qui aurait les bras les plus solides. Dans ce cas, je jouais en difficulté 250 CC, car mon panneau de signalisation n’était qu’un poids de plus qui m’empêchait de tenir à deux mains sur la barre du véhicule. Je supposais que pour un observateur extérieur, on pouvait déjà me voir chuter derrière le véhicule. Ce ne fut cependant rien comparé à la manœuvre audacieuse de Jacob qui me péta les couilles à foison : tous ces sept-cent vingt degrés à tire-larigot alors que les pneus émettaient des complaintes dans les aigues firent hurler tous les muscles de mon bras gauche. Je voulus maudire Jacob, qui ne m’avait pas prévenu. Puis je me dis qu’il aurait eu bien du mal, en fait. Nevermind.

La course battait son plein, Mario et Luigi s’amusaient à détruire tout suspense en continuant de prendre de l’avance en violant quelques lois de la physique la plus élémentaire, tandis que le Major, fidèle à lui-même, explosait le peloton comme un sac en plastique étranglé par une ficelle au milieu. Cependant, en jetant un coup d’œil derrière moi, le Major n’avait pas assez anticipé (voire pas du tout) le virage très serré après le toboggan, et il fonça dans le vide. Pour faire bonne mesure, il se mit à hurler comme s’il allait assiéger la gravité et le sol qu’il devait rejoindre si un Lakitu compatissant (et très courageux) n’était pas allé le repêcher. L’équipe de Fino profita de cette débauche de conduite pour reprendre la quatrième place, juste derrière nous.

Jacob, dans un souci de stratégie, freine un peu devant un obstacle demandant à choisir soi-même son tracé, pour se mettre au même niveau et à la même vitesse que l’inconnu masqué. Jacob se permit de quitter les yeux de la route une poignée de secondes pour m’expliquer ce qui allait se passer : l’objet-fantôme allait disparaître, et nous pourrons à nouveau toucher nos adversaires. Hin hin, rusé le Jacob. Il m’avait fait signe de retirer un objet de sa tête. Mon intelligence, pour une fois brillante, me fit comprendre que Jacob voulait effectivement m’avertir de notre réapparition momentanée. Il devait imiter une cape d’invisibilité potterrienne pour tenter de me parler en langage des signes. Bien expliqué, Jacob, heureusement que je comprenais la référence. C’était une des grosses qualités de notre duo : nous étions expérimentés. Je levai mon panneau de signalisation pour être prêt à frapper les deux idiots dès que l’objet cesserait de fonctionner.

Mon arme s’abattit sur eux à pleine puissance. Malheureusement, la perte de vitesse suite à la disparition de notre objet créa un léger écart. Au lieu de frapper le conducteur, j’explosai l’arrière du kart, qui était quasiment vide de monde vu que Fino était recroquevillé près du dos de son pilote fétiche. Pour le coup, leur kart eut une emballée farouche qui les fit perdre leur vitesse. Fino m’insulta, évidemment, mais ses cris furent couverts par Papy Champi et ses commentaires autrement plus objectifs et moins acides que ceux de Mario et de Luigi :


« L’équipe des Private Jokes domine pour le moment les affrontements au corps-à-corps. Ceci est rendu possible par le panneau de signalisation détenu par Ed Free, un Artefact de rang B d’origine Claustrophobe, autrefois appartenant à Evan Cohen. Ce panneau est aussi lourd que résistant, ce qui en fait une arme très efficace… pour ceux qui savent la manier. Il ne peut être utilisé efficacement que par un Claustrophobe, car il possède des pouvoirs passe-muraille. Cette arme a été construite en 1909, même si des experts estiment qu’elle n’est qu’une évolution de panneaux plus antiques. Certains témoig… »

Sans chercher à comprendre la passion de Papy Champi pour les armes, je vis Jacob qui repéra très rapidement un passage secret au milieu de la séparation entre les routes. Tandis que Fino fut cantonné à un tracé normal, on récupérait un raccourci qui nous fit gagner quelques petites secondes. Je remarquai qu’en dépit de la grande descente, on se retrouvait tout de même au-dessus de la ligne de départ. Il ne manquerait pas grand-chose avant de boucler le premier tour : juste faire demi-tour et descendre.

Après cela, les quelques objets que je reçus n’étaient que des items de défense (non, la carapace verte n’avait pas un but offensif, sauf si on prenait le risque de se taper la honte en se prenant sa propre carapace). Pas de carapace rouge pour aller envoyer foutre les MKR ; Jacob à ma place, aurait gardé ce sacro-saint missile au cas où un de nos ennemis aurait réussi à nous voler notre place. Une banane idéalement située par moi-même nous empêcha une dégringolade dans le vide à cause d’un missile vert tandis que Jacob essuyait une nouvelle flopée de virages dangereux nous obligeant à bien se serrer les coudes pour les prendre efficacement : sur certains virages serrés, je me penchais même pour aider le véhicule à prendre une trajectoire optimale. Un vrai de travail de pros.

Juste après ce petit blanc dans le tracé vide de toute saleté, on eut le droit à des tremplins qui nous faisaient monter, descendre, nous secouaient un peu avant qu’on ne saute de plus belle. Ce n’était cependant pas très compliqué. C’était même une étape rapide car les accélérateurs étaient omniprésents pour nous aider à gérer les longs sauts à fournir pour passer au-dessus du vide. On ne s’en sortit sans aucun problème. Juste un petit détail à signaler : le Voyageur masqué avait repoussé au loin Dorian Gray qui recherchait sa place, et s’approchait avec l’aide de champignons. Putain de merde, ils étaient vraiment lourdingues. Je serrai très fort mon panneau : j’allais en avoir besoin prochainement. A quelques dizaines de mètres derrière nous, je voyais ainsi le kart de Fino bondir pour nous rejoindre. Ils allaient être servis. On avait de l’avance, il n’y avait pas à s’inquiéter.

Par contre, il fallait peut-être se concentrer sur ce qui allait arriver plus loin : en face de nous, après plus d’une minute à conduire depuis le début des tremplins, la route entamait une spirale infernale. Il fallait descendre pour atteindre la ligne d’arrivée : voilà la principale épreuve pour se mettre au même niveau que la ligne d’arrivée. On avait le droit à un immense virage tournant autour d’un axe invisible. Il faudrait un dérapage pour réussir à tourner assez bien. Autre particularité : il n’y avait pas de barrière, extérieure ou intérieure, ce qui allait largement compliquer la tâche des pilotes. Il faudrait absolument que je « soutienne » Jacob dans cette épreuve. La spirale descendante se terminait par un petit canon multicolore qui amenait à la portion de route suivante. On comprenait aisément pourquoi il n’y avait pas directement la route après la descente : pour empêcher les petits tricheurs de se laisser tomber, tout simplement en laissant un gros fuck au tracé.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mer 3 Juil 2013 - 0:14
*Crétin de Ed Free, s'il y a un jour quelqu'un pour organiser un grand concours de stupidité, je viendrais moi-même te remettre la palme. Le masque, Ed ! Le Masque, c'était pourtant tellement simple d'y penser. Pourquoi est-ce que tu as frappé avec ton panneau, encore une fois, alors que cette stratégie a déjà échoué aussi souvent ? Réellement, Ed, il va falloir que je trouve un moyen plus efficace de communiquer avec toi et vite. Là, ça devient urgent et nos erreurs répétés m'exaspèrent. Bref, vas-y frappe comme un crétin et je me ferais un plaisir de t'abandonner à la SPA à la fin de la course. Bordel de merde, je suis sûr que même Fino qui n'a pas vraiment lancé un seul objet concluant de la course n'a pas fait de bourde pareille...* Jacob prend le tremplin au centre de l'étoile et atterrit du bon côté de la course, c'est-à-dire celui où aucune peau de banane traîtresse ne l'attend. De leur côté, l'équipe du petit phoque ne prend pas un tel risque et effectue le détour inutile que l'intouchable a évité. Naturellement, pendant son saut, ce dernier a pu voir un autre pan de la course, sous eux, partie qu'ils ont déjà passée. *Diable, on en est déjà là ? Le circuit est plus court que je ne l'imaginait. Et en même temps, il s'est passé tellement de choses depuis qu'on est partis. Cela veut dire qu'il ne nous reste plus grand chose avant d'entamer le second tour. J'imagine que si quelqu'un faisait la bêtise de tomber dans le coeur de l'étoile pour retomber sur la piste en bas, l'exploit serait soit arrêté par un Lakitu dévoué ou compterait comme un brillant retour en arrière. Quoi qu'il en soit, je ne m'en préoccupe pas. Les raccourcis, c'est bon pour ceux qui connaissent déjà tellement le terrain qu'ils savent où fourrer les pieds et où éviter les pièges avant même d'avoir appuyé sur start. Et qui savent d'ailleurs qu'ils ont déjà gagné. C'est bon pour les Grease Lightning donc. Même s'ils manquaient de cran pour passer les autres concurrents et se sont donc fait laminer. Bref. Encore des virages, et des tremplins ensuite. Allez, pas de soucis, j'ai vu pire.*

Et de fait, on peut considérer, en voyant la conduite de l'intouchable, qu'il n'y a pas à s'en faire. Même si cette partie du parcours réclame toute son attention, il ne fait aucune erreur et maintient une petite distance avec les MKR à peine revenus sur la pistes. Derrière, alors que le Major est tombé, un peloton de survivants c'est formé et attend avec anxiété le moment où le mastodonte reviendra à la charge. Pour le moment, plusieurs mètres le sépare de ses concurrents et son trio de carapace rouges explose sans rien toucher. L'équipe du masqué se débarrasse d'un Dorian de plus ne plus gênant et file de nouveau, sous les injonctions d'un Fino remontant et plus remonté que jamais, vers les Private Joke. Mais cette fois-ci, le célèbre duo de voyageurs est prêt à les recevoir. Achevant à peine le réseaux de tremplins qui secouent facilement l'estomac, la fine équipe se retrouve engagée dans une spirale descendante grandiose, vers la ligne d'arrivée et la fin du premier tour. *Bien, maintenant que Ed a compris comment gérer les virages, cette descente ne devrait pas être trop compliquée de mon côté. Certes, on en est pas au niveau et Jack et Lucas devant, qui se tapent des boosts quand ils le veulent. Et sûrement pas au niveau des frères de Nintendo, loin devant, qui sont tellement coordonnés que leur kart a bien 30km/h de plus que nous. Mais bon, on se débrouille déjà mieux que d'autres. Bibi et Spyro galèrent à rouler droit, Fino n'est pas du genre à se dandiner le fion pour faire des accélérations, le sergent est concentré sur ses patates et n'utilise même pas ses objets. Quant à Bill Gates et Kerviel, ils font semblant d'être les derniers et attendent probablement leur spécial, une fois de plus... quoi que le premier n'ayant absolument rien fait... Enfin bref, et puis Dorian c'est lui-même coupé ce bonus en mettant son coéquipier à l'avant plutôt qu'à l'arrière. Il doit salement le regretter maintenant ce con. Bon, on commence à devenir une vraie équipe, ne reste plus qu'à espérer que Ed fasse la bonne chose, celle dont on a besoin maintenant que le masqué nous rattrape. Et le problème, c'est qu'il ne pourra peut-être pas m'aider dans la spirale s'il doit se battre en même temps... Mmh, je vais faire de mon mieux.*

Et immédiatement, le véhicule des Private Joke, suivi presque instantanément par celui de leur ancien mécanicien, s'engage dans la spirale en entamant un dérapage, le plus serré possible. Naturellement, le kart poursuivant suit exactement la même stratégie, à la différence qu'ils sont mieux placés pour faire de très légers écarts destinés à frapper leurs adversaires avec pour projectile essentiel, leur véhicule même. Bien sûr, Fino est aussi doté d'une carapace rouge qu'il a pris juste avant d'entrer dans la spirale. Ed, de son côté, n'a qu'un faux cube inutile. La première action du plus énervés de tous les bébés phoque est donc de lancer sa carapace. *Ah ! Tu ne m'auras pas comme ça et tu devrais le savoir. Dans les virages, surtout ceux qui sont aussi longs que celui-ci, ces carapaces sont beaucoup moins utiles que les vertes. Tient, regarde.* Sans cesser de déraper, Jacob oriente leur descente un peu plus dans la largeur, vers la rampe extérieure. La carapace vient heurter l'obstacle entre la route et le vide et disparaît aussitôt. L'intouchable se remet alors progressivement dans le droit chemin. *Ah ah ! Qu'est-ce que tu dis de ça ? Hein ? On te l'a jamais faite ?* Mais le phoque n'en est que plus énervé et ordonne à son pilote de faire un premier écart vers le kart ennemi pour le pousser et lui sapper sa vitesse. Jacob réagit au quart de tour, il relâche la pédale de frein et fonce vers la barrière intérieure de la spirale. Le lourd véhicule du voyageur masqué passe derrière lui sans le toucher. Mais il passe aussi devant lui dans la course. *C'est pas grave, maintenant, Ed est assez prêt pour leur mettre la misère. Et j'espère que cette fois-ci, il fera ce qu'il faut !*

À l'autre bout de la course, derrière le Major lui-même, le kart doré de Wall Street Influence rentre dans un cube à l'entrée des tremplins. Après l'habituelle attente de la roulette de choix des items, Bill Gates reçoit un éclair qu'il regarde avec un air dubitatif.

"Pas encore de spécial, Jérôme." fait-il, avec une pointe de reproche dans la voix. "Fais mieux la prochaine fois. Bon, en attendant, c'est déjà ça de pris."

Et d'un geste hautain, il lance l'éclair.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 13 Juil 2013 - 0:56
Le canon avait beau être multicolore, les organisateurs avaient décidé que chaque tir dont le boulet était une équipe serait accompagné d’une nuée d’étoiles filantes. Histoire de faire plus dans le ton de la course, certainement. C’est vraiment dommage que je ne me concentrais pas sur les pluies d’étincelle qui nous englobaient, Jacob et moi, alors que nous terminions la spirale infernale extrêmement proches de Fino et de son encapuchonné mystérieux. Les deux équipes atterrirent l’une à-côté de l’autre, bien plus proches que je ne l’aurais cru. On se fit heurter rapidement par l’immense véhicule, ce qui nous obligea à perdre quelques dixièmes de seconde suffisantes pour laisser passer un Fino braillard.

Devant nous, il n’y aurait plus que le dernier tracé, qui se constituait de quelques pentes et virages tout en rondeur. Aucun intérêt autre que de servir de décorum ; et juste derrière ces virages, il y avait une bonne centaine de mètres de ligne droite juste avant la ligne d’arrivée ; ou plutôt, dans ce cas, le second tour. Allez, Jacob, rapproche-nous d’eux… Au lieu de les combattre frontalement, j’allais plutôt révéler à tous l’identité du mec. Jacob serait baba de cette idée : lui qui disait que j’avais le cerveau lent. Je n’étais pas sûr que cela serve à quelque chose, mais ne savait-on jamais. Peut-être qu’on pourrait lui trouver une faiblesse, peut-être qu’il serait déstabilisé et qu’il foncerait en direction inverse (un scénario aussi fictif qu’agréable à imaginer). Oh, c’est bon, Jacky, pas besoin de me faire des signes, je sais que tu veux les envoyer sur orbite. Malheureusement, j’allais avoir du mal à les attaquer si tu ne faisais pas semblant de te rapprocher : le différence de vitesse entre les karts lourds et les autres pouvaient se révéler franchement pénalisants. A la prochaine barrière de cubes d’items, je reçus une carapace verte (merci, salope de hasard), tandis que Fino récolta une carapace rouge. Il était marrant de voir à quel point l’utilité des objets par la position était respectée. Le phoque nous regarda dans les yeux et commença à sortir un petit speech de teigneux vilain :


« Vous êtes à la traîne, les crevures ! Vous pouvez toujours tenter de prier le cul à l’air, c’est pas le ciel qui pourra vous aider ! » Mais en fait, si.

Un éclair s’abattit sur la course et foudroya tous les concurrents devant le lanceur de l’item. Je perdis ma carapace des mains, qui fut proprement désagrégée. Il en fut de même pour Fino qui laissa à la portée de ceux qui voulaient l’entendre une flopée de jurons si longues qu’on pourrait en faire une autoroute. Cependant, je comprenais très vite l’avantage qu’allait nous procurer cet éclair. Tous les karts touchés avaient été ralentis (Mario et Luigi étaient mêmes tombés d’ailleurs, à cause de cette destruction de leur timing), et c’était les karts légers qui allaient en profiter. Rapidement, nous regagnâmes les mètres gagnés par Fino, alors que nous nous engagions tous les deux dans l’ultime ligne droite. Mon (petit) panneau les asticota quelques temps, mais mon véritable but était autre que de détruire leur kart.

Soudain, je réussis à coincer le bout du panneau à leur véhicule. Je tirais d’un coup sec pour que nos deux karts minuscules se frôlent. Et avant même de pouvoir se défendre face à notre intrusion, ma main vola vers la capuche noire du pilote inconnu pour la lui retirer. Avant que je ne puisse voir son visage, nos karts revinrent à leur taille normale, et Jacob nous éloigna rapidement de l’équipe avant qu’elle ne nous percute. Je plissais des yeux et me concentrais pour voir le visage du pilote à découvert, qui conduisait très mal ; trop occupé à cacher son visage, un acte que Fino lui ordonnait en lui crachant dans l’oreille. Mais voilà, le mal était fait et je ne mis que quatre secondes avant de comprendre qui était le pilote en question.

Je me sentis étonnamment con, car quelque part, on aurait pu le deviner. Fallait pas sa voiler la face, Fino n’était pas du tout allé chercher loin son pilote mystère. Et son identité permettait de répondre à quelques questions qu’on se posait. Le super pilote, le type entouré d’un nimbe de mystère n’était autre que… Clane. Notre garde asservi magiquement de notre Royaume. Fino n’avait vraiment trouvé personne d’autre…

Pourquoi était-il masqué ? Pour éviter tout simplement que Jacob ou moi le reconnaissions. Vu qu’un parchemin l’obligeait à nous obéir, il n’était plus du tout un concurrent vu que Fino n’arrivait que deuxième, niveau ordre prioritaire ; derrière les seigneurs du Royaume des Deux Déesses dont nous faisions partis.
Pourquoi n’avait-il pas gardé son Special la course où il l’avait eu ? Même réponse, pour ne pas qu’on le reconnaisse. Clane pouvait se transformer en un énorme démon, un pouvoir qui aurait pu être utile sur la course, mais qui était à peu près aussi discret qu’un américain lambda sur un site archéologique.
En tout cas, c’était la preuve que Fino avait été obligé de sortir sa dernière option en faisant appel à notre esclave : il suffisait d’une erreur et terminé, plus de compétition possible.

Tandis que Jacob conservait la troisième place, derrière les MKR et très très loin derrière la Dream Team Bros, je me demandais si je devais arrêter Clane par un simple ordre. Leur équipe dépendait de mon bon vouloir (techniquement, celui aussi de Jacob mais le pauvre avait du mal à ordonner quelque chose que les autres pouvaient entendre), et il me suffisait d’une petite phrase pour stopper à jamais la progression de cette équipe. Cependant, si je le faisais, le sport se ternissait légèrement. Ils étaient de bons adversaires, même si Fino était un bien plus mauvais arrière que prévu, à cause de l’énervement que lui procurait la course, et voir leurs efforts réduits à néant tout ça parce que je ne sentais pas notre équipe les vaincre, ce n’était pas excessivement courageux de ma part. Oh, et puis merde.


« Clane, arrête ce véhicule de merde et n’avance plus jusqu’à la fin de la course !
_ Clane, Ed t’a dit que tu devais accélérer et remporter la course ! »
, tenta de surenchérir Fino en lui bouchant les oreilles.

Mais c’était bien trop tard pour Fino. Le garde du Royaume freina comme un dingue son véhicule jusqu’à l’arrêt complet, et ne fit plus mine de démarrer son kart. Un point blanc furieux hurla, mais il disparut de mon champ de vision petit à petit jusqu’à ce que Jacob passe le second tour. Yes. Nous étions troisièmes, et nos ennemis étaient encore derrière. Pour le moment, ça ne pouvait pas mieux se dérouler.

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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mer 24 Juil 2013 - 20:51
*Clane ! Nan, sérieusement ? Saleté de phoque de merde ! Tu nous a roulé depuis le début ! Ah ! Ça nous apprendra à faire confiance à ce monstre blanc manipulateur. Je lui ferai payer. Mais un autre jour. Pour le moment, cette simple découverte fait du plan du petit phoque un échec magistral. Cette fois, il ne nous aura pas avec un twist à la con. Clane est soumis à notre parchemin. Certes, je ne suis pas toujours fier d'en avoir fait un esclave, mais bon. Ça a ses avantages lorsqu'il s'agit d'un pilote adverse dans une course Mario Kart aussi déjantée que celle là. Je fais confiance à Ed pour faire ce qu'il faut. De mon côté, je vais rester me concentrer sur la course et faire comme si de rien n'était. Après tout, si c'est Clane, nous n'avons absolument plus à nous préoccuper de cette équipe. Ce qui ne nous laisse donc plus que deux groupes d'ennemis et trois dangereux adversaires pour la place finale, qui a de toute manière déjà été dérobée par notre joyeux employeur. Bref, où en étais-je ? Ah oui, le second tour.* Les Private Joke sont alors les troisièmes de la course. Devant eux, encore à portée de vue, les MKR font de leur mieux pour sauver l'honneur. Loin, loin devant, Mario et Luigi font de leur mieux pour ne pas s'ennuyer. Tout à l'arrière de la course, le kart doré de Bill Gates continue d'attendre patiemment d'avoir son spécial. Devant, le Major s'acharne sur Bibi et Spyro, tandis que, enfin libéré de l'emprise du tank, Dorian file en quatrième position pour les rattraper.

"Quelle tactique étonnante de la part des Private Joke qui viennent d'éliminer l'un des plus sérieux adversaires de la compétition en lui donnant simplement l'ordre de s'arrêter ! Certes, c'est d'une efficacité sans conteste, mais cela manque d'esprit sportif ! Où est la compétition lorsqu'une équipe ne roule plus ? Hey ! Mais, attendez, pourquoi sont-ils trois sur ce kart ?"

*Trois sur un kart ? Mais... QUOI ?* Le kart de Jacob et Ed s'engage dans le second tour pleine balle, essayant à la fois de rattraper les MKR, mais aussi en attendant que Dorian ne les rattrape. Cependant, alors qu'ils avalent la ligne droite à une vitesse incroyable, Jacob remarque que quelque chose est accroché au capot avant et le regard avec une haine plus profonde que le ciel alentour. Cet objet non identifié est une petite boule de poils blancs nommée Fino et particulièrement dangereuse. La réaction de l'intouchable est immédiate, il essaie de faire de petites embardées pour se débarrasser de ce poids indésirable, comme s'il se secouait dans tous les sens pour chasser une araignée ayant grimpée sur lui à son insu. Hélas, la créature des rêves est trop bien accrochée et ne veut pas s'en aller. *Mais, putain, qu'est-ce qu'il fout là ? Comment il est monté à bord ? Ah ! Vite, il faut le virer de là avant qu'il ne défonce complètement l'engin et nous empêche de partir. Je ne veux pas de ça sur mon véhicule. Bordel de merde ! Dégage de là !* Mais rien n'y fais, le phoque est toujours là, bien accroché à la carrosserie et bien décidé à rester en place.

"Très bien, vous voulez la jouer comme ça mes agneaux ? Alors on va jouer comme ça..."

À cet instant précis, dans les coulisses du jeu, un événement se passe. Un événement qui n'était pas prévu lorsque cette course a commencé et qui créée un certain remue ménage. L'agitation a pour origine le très récemment fameux Calvin Grend, associé à présent très actif de l'équipe Immortal, resté sur le carreau après que son supérieur ait choisi un morpheur loup pour tirer son traîneau. Toujours sous le coup de sa rancune envers le traitement que lui a réservé Jacob, dès que l'incident du trio se produit sur le circuit, il file voir les autorités compétentes et insiste pour porter plainte contre l'injustice de la situation. Sa première accusation tient à l'utilisation d'un objet magique comme le parchemin de contrôle pour éliminer un concurrent : cet item n'étant pas répertorié dans la base de donnée. On lui répond alors, que le voyageur masqué, à savoir Clane, l'a apporté avec lui en s'inscrivant, tout comme le panneau de la signalisation de monsieur Free, la présence de l'item est donc parfaitement réglementaire. Pendant ce temps, sur le terrain, un Lakitu s'approche de du véhicule des Private Joke, attirant l'attention des trois concernés.

"Je préviens les concurrents que vous devez passer la ligne d'arrivée par équipe pour que la victoire soit valide et dans le kart de votre équipe."

"Je m'en fous ! Je suis leur mécano ! J'étais avec eux depuis le début !" rétorque Fino avec énergie.

Jacob envoie alors un regard au Lakitu. *Je n'ai rien entendu à ce qu'il a dit, mais j'ai l'impression qu'il essaie de justifier sa présence... Je ne suis pas d'accord. Je veux qu'il s'en aille, j'en suis à croire qu'il me faut une putain de carapace rouge pour le virer de mon capot là. Alors j'espère sincèrement que ce nuage de merde va lui rembarrer ses espoirs en moins de...*

"C'est en effet le cas."

Mais cette fois, c'est Calvin Grend qui n'est pas d'accord. Cette nouvelle alliance lui parait peu règlementaire. Il se plaint de la double inscription de Fino, sans succès. Puis, finalement, il trouve la faille dans le système : la course se fait à deux, pas à trois. Fino n'a aucun droit d'être sur le kart. Mais à cela, la réponse est donné dans l'immédiat par le commentateur.

"C'est incroyable, Fino a une fois de plus retourné sa veste et a rejoint l'équipe des Private Joke. C'est donc à présent à trois qu'ils concourent pour la dernière étape du tournoi ! En effet, la règle veut que les participants finissent la course à deux sur leur kart. Rien ne leur interdit cependant de le faire à trois, tant qu'ils arrivent en même temps sur la ligne d'arrivée. Mais cela, évidemment, est secondaire comparé à l'avance incroyable qu'ont nos deux champions préférés sur le reste des équipes..."

Et alors qu'ils approchent des premiers cubes, Jacob remarque que l'on peut à présent en un groupe de trois. *Putes. Je vous le ferai payer. Je n'accepterai pas que cet énergumène squatte mon kart... Quitte à perdre et à laisser Nintendo dans la panade. Il m'a trop fais chier pour ça.* Et l'intouchable prend donc un unique cube, pour Ed.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 25 Juil 2013 - 2:15
Une conséquence inattendue de battre Fino et Clane : si ce dernier était obligé de se plier aux règles qu’on lui indiquait, le phoque était encore libre d’esprit et il comptait largement en profiter. Plutôt que de rester là à insulter tous les karts qui passaient comme la vache la plus agressive du siècle, il décida de retourner sa veste et de revenir dans notre équipe. C’était ça qui était fabuleux chez Fino, et que chaque être avec un tant soit peu de morale était obligé de respecter : cette propension à n’avoir aucun honneur, absolument aucun. Il s’essuyait le derche avec sans aucune honte. Pour vous dire, Fino venait tout simplement de changer de camp pour passer à l’équipe qu’il haïssait le plus, tout simplement parce qu’il le pouvait et que c’était une bonne idée. Le reste, en gros, tout ce qui n’était pas l’objectif et les récompenses derrière, ne valait même pas la peine de s’en inquiéter. Notre réaction qui pourrait être inamicale ? Il se vengerait après, on le savait, et au moindre geste suspect, il n’hésiterait pas à nous faire tomber dans le vide avant qu’il ne décroche. Alors, pourquoi s’en inquiéter, de notre réaction, hein ? Et l’honneur qu’il perdait en s’alliant avec ses pires ennemis, il en faisait quoi ? Ahah, l’honneur, mais à quoi ça servait ? C’est une notion immatérielle utilisée par les zozos pour cacher leur peur de s’éclater dans la vie, voilà ce qu’il en pensait Fino. Gagner avec nous était moins drôle que de gagner seul, mais ça l’était bien plus que de perdre. Fino avait fait son choix.

Mais de suite, et ce fut avec une petite teinte d’espoir que j’appréhendais le Lakitu flottant qui s’approcha de notre kart en furie, il fallait voir si la présence de Fino faisait partie des règles. Il y eut un court échange qui conclut que le bébé phoque avait parfaitement le droit de rester sur le kart car il faisait partie de notre équipe, et que puisque rien n’était prévu sur le fait que le mécano du groupe soit ici, sinon lui interdire de venir sur la course (une interdiction que Fino avait sauté grâce à sa propre équipe), alors on ne pouvait rien faire d’autre. On ne pouvait pas appliquer des règles qui n’avaient pas été écrites, n’est-ce pas ? On boucla même le sort de Fino : il devait rester sur le kart pour qu’on puisse gagner. Dès que le juge fut parti, et que Fino s’invitait près de moi, je n’hésitai pas à lui dire :


« Tu t’en tires à bon compte, petit con.
_ Ouh, tu vas pleurer ?
_ Peut-être de rire, en me souvenant de ta tronche après qu’on ait découvert le pot-aux-roses.
_ M’asperge pas de larmes alors, ne déballe pas trop ton côté tantouze. »


Et la course reprenait, sauf que nous avions clairement plus de chances de réussir : non seulement nous avions gagné Fino, un allié très efficace quand il s’agissait de trouver un objectif (et aussi de l’assassiner/le détruire), et une équipe ennemie passée hors-course. Ce qui réduisait le total des karts en train de foncer dans le dangereux circuit Arc-en-Ciel a sept, en nous comptant. Il fallait se méfier de Dorian Gray, qui se rapprochait de plus en plus de notre position grâce à un acharnement qu’on ne pouvait qu’applaudir… avant de détruire.

Ca allait être plus difficile pour eux de nous rattraper, car Jacob ne se faisait plus avoir par les cahots d’un kart plus grand. Au moins Fino avait-il ce mérite, ce n’était pas sa petite carcasse qui allait nous ralentir et modifier les habitudes de pilote de Jacob prises dans les premiers tours. On gagna même quelques dixièmes de seconde sur eux, car les virages n’étaient pas à l’avantage des Immortal. Surtout ceux aussi dangereux que ceux que proposait l’ultime circuit du championnat, ne proposant aucune barrière pour se rattraper. Jacob heurta le premier cube du tour qui m’atterrit directement dans les mains. Je n’étais pas un très bon viseur, mais Fino était finalement un coéquipier énervant et pas efficace. Heureusement que Jacob était sourd.

Je gagnai une superbe banane, et Fino railla ma chance. Il aurait certainement préféré une carapace rouge pour arrêter les MKR devant et ainsi rafler leur place, mais savait-il au moins que nous ne cherchions pas à être premiers ? Au moins, il aurait essayé. En tout cas, me banane n’était pas extrême non plus, et ne ferait que ralentir d’une ou deux secondes la progression des loups. Cependant, eux avaient mangé un champignon et profitaient d’une accélération qui les plaça juste derrière nous. Accroché au kart d’un seul bras (le même qui tenait le banane), je positionnai mon panneau de signalisation à l’horizontal pour les empêcher de passer plus loin. Traverser ce panneau voulait clairement dire : attention, vous entrez dans ma sphère de compétence, et ma sphère de compétence en question a hâte de vous casser la gueule. Mon mouvement eut l’effet escompté, car le kart ralentit de façon imperceptible pour ne pas que les loups ne dépassent la limite fixée par mon arme, le temps d’attendre le prochain virage qui rebattrait un peu les cartes.

Sans attendre ce moment, je leur lançai sous les pattes ma banane, et la proximité les empêcha de prendre le temps d’esquiver. Les loups dérapèrent en perdant assez de vitesse pour ne plus être une menace immédiate. Mais ils reviendraient. Le terrain était assez grand pour ça, et le hasard l’autorisait largement.


« Fino, on doit se débarrasser d’eux. Ils sont très collants.
_ Pour quelques secondes ou définitivement ? »
Je réfléchis un temps à la question, ayant peur que la seconde option nous fasse éliminer de la course. J’optai quand même pour elle :
« Euh… Définitivement ?
_ Alors c’est très simple. Faut viser dans les boules. »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Dim 28 Juil 2013 - 15:48
*Je ne devrais pas m'inquiéter trop maintenant que j'ai deux coéquipiers pour m'aider, mais en réalité, au vu de ces deux coéquipiers, je préfère me plonger dans un black out total les concernants. Autant mon crétin à lunette, je sais à peu près comment le gérer, mais l'autre il me fait seulement regretter de ne pas avoir pris l'option siège éjectable. M'enfin. Du coup, je vais me concentrer sur le parcours et faire la course comme je dois la faire : en tentant de reprendre la précieuse seconde place et en la maintenant cette fois. Nous avons éliminé une équipe, c'est bien, il en reste cinq qui ne sont pas dans notre camp. Même si bon, concrètement, je n'ai rien contre les MKR, je ne crains pas trop Bibi et Spyro, et le Major n'est pas assez bon pilote... Enfin, il pourrait échanger avec les sergent Johnny et on serait mort, donc pas de traitement de faveur non plus. Notre rôle, aussi triste soit-il est d'assurer la victoire déjà bien lancée de Mario et Luigi. Bordel, ça me fait mal au coeur. J'aurais presque... mais presque envie que nos ennemis réussissent leur coup, juste pour éliminer les deux frères de la compétition et ensuite qu'une équipe un peu plus sympa et un peu moins tcheatée emporte la course, ça serait cool. Le problème, c'est que rêver ne sert absolument à rien ici... Enfin, façon de parler. Ce que je veux dire, c'est qu'il est inutile d'espérer ce scénario idyllique. Parce que, si Mario et Luigi sont hors compétition, on risque d'avoir des problèmes à faire gagner une équipe réellement sympa. De fait, on est réellement sûr qu'il n'y en a qu'une qui soit ne soit pas ennemie en dehors des deux frères. Cette équipe, c'est celle des Private Jokes... Et encore, depuis que Fino nous a rejoint, rien n'est moins sûr. Alors bon, gardons le cap sur la mission : protéger les arrières des deux moustachus. Salopards d'employés oniriques de Nintendo, je vous déteste tous. Je crois que je comprends Ed maintenant, lui qui voulait toujours gagner la course plus que résoudre la moindre enquête...*

Le véhicule, grâce à la peau de banane bien placée de Ed, distance un peu le traîneau de Dorian. *Hélas, ils sont loin d'être éliminés. Et quand on y pense un peu, le Major et sa flegme légendaire se rapprochent... Aurait-il compris qu'il faut aller de l'avant ou en a-t-il marre de se faire doubler par un Dorian qu'on renvoie à l'arrière une fois sur deux. En tout cas, je ne le veux pas dans mes parages. L'autre crétin avec ses loups, je sais le gérer. McKanth, c'est une autre histoire. Une jour, ce type tuera le numéro 1 de Dreamland sans savoir qu'il l'a fait. Il pourrait me rouler dessus et détruire mon kart sans la moindre difficulté... Quand je vois l'état de panique de Bibi et Spyro qui sont plus ou moins contraints de le supporter depuis le début, sans pouvoir réellement participer à la course, je crois qu'il vaut mieux éviter qu'ils nous rattrapent. On ne pourrait plus se concentrer sur rien d'autre que sur notre propre survie et on a une course à gérer. Alors l'idée, c'est de trouver rapidement un plan pour se débarrasser de Dorian, de façon plus ou moins définitive. Comme ça, on pourrait plus facilement rattraper les MKR et assurer la victoire des deux plombiers de légende - putain ça craint de dire ça. Alors, un plan Jacob, un plan...*

Mais le circuit reprend le dessus. Dorian ne regagne finalement que peu de terrain sur eux, mais il en regagne et le looping approche à grand pas. Pour leur second passage, les MKR subissent à nouveau les affres bananeux de Luigi et n'évitent de tomber que de justesse. *Bon, très bientôt, ce duel va se transformer en un trio amoureux complètement délirant. À cause de tous ces objets immanquable, on est plus ou moins forcé de rattraper une nouvelle fois Jack et Lucas. La question, c'est de savoir ce qu'ils feront lorsque nous serons côte à côte. Je ne crois pas qu'ils seront du genre à nous aider face à Dorian et qu'ils traiteront les deux équipes avec la même intention belliqueuse. En revanche... J'ai peut-être une idée pour ralentir notre ennemi. C'est risqué et ça ne nous en débarrassera pas définitivement. Mais bon, j'ai pas vraiment d'autre solution. Je préfère affronter les équipes unes à unes plutôt que par groupes de deux ou trois. Attention Ed, ça va swinguer. Quant à toi, phoque de merde, tu peux toujours crever.* Et aussitôt, Jacob ralentit, se met à la hauteur, du traineau et fais un petit clin d'oeil à Dorian, avant de faire mine de vouloir lui rentrer dedans. Craignant une manoeuvre trop complexe, l'immortel s'écarte un peu. *Parfait ! Ça fonctionne.* Et aussitôt, le pot au rose est découvert, Jacob a écarté Dorian du bon tracé, le seul permettant de prendre le looping correction. Le traîneau est destiné à tomber. Alors que les Private Joke s'élancent dans cette petite révolution routière, le kart du voyageur increvable prend l'accélérateur selon un angle trop délicat et file droit vers le vide... Avant de retomber sur la portion de route qui se trouve de l'autre côté du looping. Certes, l'atterrissage est difficile et il leur faut retrouver leur accélération. Mais le résultat est pourtant là : lorsque Jacob arrive au bout du looping, Dorian Gray est juste devant lui. *Pute*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 29 Juil 2013 - 14:25
Pour le looping, j’avais réussi la première fois, je réussirais bien la seconde. J’espérais juste que Fino n’en profiterait pas pour court-circuiter notre équipe par vengeance. Je ne voyais pas comment il réussirait à mordre mes doigts qui s’agripperaient désespérément à la barre du kart tandis que lui-même serait soumis à la loi indomptable de la gravité, mais avec Fino, il fallait partir du principe qu’il était capable du pire (autant de le penser que de le mettre en œuvre). Heureusement, tandis que Jacob se débattait contre les Immortal comme un beau diable et que j’agitais mon panneau pour faire croire que j’étais une menace, Fino me raillait en me faisant comprendre qu’un cerveau, même d’un bébé phoque, valait mieux que le vide qui soufflait entre mes deux oreilles. Agacé, je revins en position normale pour garder mon équilibre et demandai des précisions à Fino, tandis que les étoiles tout autour de nous semblaient filer à cause de notre vitesse :

« Comment ça, je vise leur boule ? Tu sais que c’est difficile en pleine course ?
_ Ce que je sais, c’est que t’es plus con que ton panneau ! Je te demande pas d’aplatir leur valseuse, je te demande de… »


Il se tut quand le looping devint assez proche pour qu’il fut considéré par les arrières comme une menace qui pourrait les faire tomber s’il ne s’agrippait pas du mieux qu’il pouvait, là maintenant de suite. Jacob tenta quelques manœuvres qui n’aidaient pas ses deux coéquipiers à tenir à l’aise, mais au moins virait-il l’équipe adverse de la course le temps qu’ils fussent repêchés. Yeah Jacob ! Je les voyais déjà tomber… Pile sur la fin du looping… Oh. Fino hurla comme un taré :

« Il se fait sucer la bite ou quoi ?! Hé, Jacob, si t’avais le moindre talent pour le pilotage, tu pourrais te permettre d’aider tes adversaires, pauvre couille ! »

Il hurla tellement qu’il arrêta de se focaliser sur la barre qu’il devait tenir, alors que le sang de ma tête commençait à tourner. Conséquence de la chose : le bébé phoque lâcha prise. Mes yeux s’agrandirent quand je vis la terreur que représentait Fino qui lâchait la barre, nous laissant seuls à avancer tandis qu’il restait à l’arrière. Lui-même ne semblait pas encore avoir compris comment il avait réussi à se retrouver là, son expression n’avait pas changé. D’un coup, ses pattes agirent sous le coup de l’instinct, et il se rattrapa à mon pied droit en hurlant encore plus fort. Ce qui faisait une jolie étoile filante en train de remonter le looping et qui allait bientôt se mettre la tête en bas : Jacob tranquillement assis sur le siège de son kart, moi balloté derrière et ne tenant que par une seule main, l’autre serrant fort mon panneau de signalisation, et encore derrière, mordant ma cheville, Fino qui faisait tout son possible pour ne pas tomber. D’ailleurs, ne faisant aucun effort pour comprendre qu’on ne devait pas s’arrêter sous aucun prétexte alors qu’on avait la tête en bas et que ma colonne vertébrale faisait un angle bizarre et que tout le poids de mon corps m’entraînait vers une chute sans fin, j’entendais Fino crier à plein poumons :

« Mais ralentis ! Ralentis, espèce de pute ! » Il ne mit pas longtemps à s’apercevoir que derrière nous, certainement après avoir pris un champignon, le Major et son tank indestructible se rapprochaient à quelques mètres de nous, instoppables. « Mais accélère ! Tu vas accélérer, pauvre fiente, et arrêter de t’asseoir le cul sur le volant ! »

Le looping prit fin et je pus enfin respirer une grande bouffée d’air. Je tirai sur ma jambe et fis attention à e pas écraser le phoque sous ma semelle tandis que mes pieds réintégraient le kart. D’un geste rapide, je le pris et le remis à niveau tandis qu’il nous prévenait à grands renforts de syllabes énervées que le Major était juste derrière nous. Un regard en arrière confirma ses dires et je tentais avec les mains de prévenir mon collègue en les foutant devant ses yeux : s’il ne cherchait pas à accélérer, on était mort. J’eus un semblant d’espoir quand Jacob se mit à entrer dans le tunnel, un passage technique qui pourrait éloigner le problème infernal qu’incarnait le Major. Malheureusement, cette petite étincelle de joie dans ce gros fatras spatial disparut comme ça au prochain barrage de cubes multicolores. Je gagnai une carapace rouge que je me dépêchais d’envoyer sur Dorian Gray dès qu’elle fut en ma possession, dans la logique subtile de : « si je ne peux pas semer le lion, alors il faut courir plus vite que son voisin ». Malheureusement, j’aurais dû garder cet objet, car le lion qui se trouvait de plus en plus proche disposait maintenant d’une réserve de missiles. Le Major arborait trois carapaces vertes, et il les piqua à son coéquipier éplucheur de patates pour les lancer lui-même, alors que les trous du tunnel obligeaient à des manœuvres sévères que Jacob se faisait fort d’esquiver à coups de torsions incroyables du poignet à la dernière seconde.

Sans savoir si en-face, Dorian Gray avait perdu du terrain à cause de mon attaque, ou si les trop nombreux trous avaient rapidement avalé ma carapace, je fis un autre signe à Jacob pour lui dire que ça urgeait. Celui-ci fit une soudaine embardée pour se maintenir contre le mur le temps que le sol réapparaisse. Je priais je ne savais quel saint, alors que le Major se trouvait à distance confortable pour tirer. Il commença à armer sa première carapace, mais au lieu de la faire « délicatement » glisser sur le sol comme faisait n’importe quelle équipe, il décida plutôt de l’envoyer tel un boulet de canon, à la Major. La carapace fit un bruit de frisbee de compet’ tandis qu’elle frôla ma tête et celle de Jacob, et qu’elle s’écrasa si violemment contre un des murs de la galerie qu’elle y créa un autre trou dans un explosion violente. Le Major avait déjà tué un des participants, il pouvait bien recommencer (sans le faire exprès, dans les deux cas).

A ce moment-là, coincé entre nos ennemis et le Major, j’avais oublié à Fino la suite de la façon de vaincre les Immortal.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Dim 4 Aoû 2013 - 22:42
*S'il y a bien une chose qui ne me fait pas, mais alors pas du tout, plaisir sur un champ de course c'est que le Major soit juste derrière moi. Et quand je dis juste derrière, je n'euphorise rien du tout ! J'ai un putain de monstre aux fesses et c'est pas à Ed que je vais laisser ce morceau, pendant que l'autre enculé de Dorian se fait la malle. Nan, sûrement pas. Là, on est dans la merde intégrale pour atteindre notre objectif, bloquer la seconde place n'est pas possible lorsqu'on a un bolide pareille non loi du derrière. Il va vite falloir que je trouve une solution pour nous dégager de là. En même temps, maintenant que j'y réfléchis. Entre sauver notre peau et gagner des EV, j'aurais tendance à dire que les EVs sont secondaires. Enfin, si ce n'était que moi, j'aurais peut-être tenté la carte Major pour crever. Le problème, c'est que je ne peux pas faire ça à Ed. Il ne mérite pas que je l'abandonne. Et si je peux ne pas abandonner la course non plus, ce serait super. Déjà, je suis étonné qu'on en soit arrivé jusque là, alors je crois qu'on ne va pas trop tenter de tout gâcher maintenant. Je lui échappé une fois ou deux à ce mec, je vais pouvoir trouver le moyen de le faire encore une fois. Je ne parle pas de le battre bien sûr, c'est impossible. Juste de le distancer et de retourner à nos petites affaires, c'est à dire à Dorian et à Bill Gates, nos principaux ennemis. Raaah ! Et l'autre immortel de merde qui se fait la malle en rigolant. Il va me le payer, je vous jure, il va me le payer...* Et alors que commence le tunnel aux trous, Jacob commence à opérer une trajectoire qui lui semble plus qu'optimale, pour fuser dans l'obstacle, semer le Major dans la difficulté. C'est une erreur, car le mastodonte et son tank n'ont qu'une idée en tête écraser ce qu'il y devant. Pour ce faire, ils suivent l'exacte même trajectoire, à la différence qu'ils ont un moteur plus puissant. C'est d'ailleurs aussi le cas de l'équipe Immortal qui distance petit à petit le kart Private Joke.

Le tunnel continue et bientôt, le Major McKanth se retrouve muni de munitions vertes, qu'il transforme immédiatement en boulet de canon, aussi littéralement qu'on pourrait l'imaginer. Jacob esquive son premier projectile en faisant un écart dangereux et remarque bientôt que le sol est complètement défoncé à l'endroit touché, rendant le terrain encore plus hasardeux pour le tour suivant. En réalité, c'est tout un pan de piste qui vient de partir sous l'impact. *Et j'ai eu une sacrée chance ne pas avoir été entrainé dans la chute avec lui. Mais qui a accepté qu'un malade mental pareil participe à la course ? Je comprends pourquoi Bibi et Spyro sont distancés. Il leur manque sûrement une ou deux roues maintenant. Et moi je vais rapidement finir dans cet état si je ne trouve pas le moyen de me sortir de cette panade. Ah ! Bordel ! Il me faut une idée, une idée... J'AI UNE IDÉE ! Elle est complètement folle et dédile et les deux autres ne vont sûrement pas aimer, mais bon, il va falloir faire avec hein. Là, on est trop dans la panade pour réfléchir davantage. Raaaah ! Idée de merde, idée à la con même. Putain, pourquoi je fais ça ? Je vais vraiment pas bien... Dreamland ne me réussit pas, mais alors pas du tout.* Et pendant ce temps, le Major arme un deuxième projectile qui s'annonce tout aussi mortel que le précédent. Et c'est précisément là que repose le plan de Jacob, qui, plutôt que de se préparer à faire un écart, se lance à pleine vitesse, en ligne droite, entre quelques trous qui le permettent. *Il y en a un autre, un gros là-bas, qui va me forcer à tourner. Mais j'espère qu'il l'aura lancé avant... Et qu'il aura raté... Putain, je parie trop sur la chance. Tenez-vous bien les zosios, ça va faire mal ! IL TIRE !* Et effectivement, le Major tire.

Le projectile, cependant, heurte de plein fouet l'arrière du kart, il ne l'a pas manqué et celui-ci se lance dans un roulé boulé infernal pour lequel personne ne peut rien. Ralenti, presque arrêté même, le kart d'Ed, Jacob et Fino se retrouve définitivement rattrapé par le tank, qui les percute de plein fouet. Ils sont alors propulsés par l'impact et précipités vers le vide. L'accélération trop brutale destabilise Jacob qui parvient tout juste à tourner pour contourner le précipice. Hélas, le kart penche dangereusement vers la chute. *Vite ! Il faut tous qu'on se penche vers l'autre côté, sinon, on y arrivera jamais ! Faites comme moi bordel !* Et aussitôt, Jacob se penche vers l'extérieur de son virage, pour faire pencher la balance du côté route plutôt que l'inverse. C'est alors qu'avec la vitesse, le véhicule reste planté sur deux roues, celles de gauche. *EEEEEEEEED ! Rétablis-nous bordel ! Vite ! Il arrive !* Et ce n'est pas peu de le dire, le Major gagne à nouveau du terrain sur eux, pour les percuter, une fois de plus. Et dans cette position, ils seront droit envoyé dans les catacombes de ce royaume des cieux nocturnes. Il faut réagir vite. Mais avant qu'un nouvel impact soit à signaler, le Major lance sa dernière carapace, droit sur eux... et les manque. Il créé alors un trou béant, pile sur sa route. Le plan de Jacob s'apprête à fonctionner, le Major continue de foncer tout droit, sans ce soucier du vide qui s'annonce devant lui. Et dans cette position incongrue, sans le vouloir, l'intouchable traverse le premier triple cube de la course.

Au même instant, bien plus loin derrière, Bill Gates se réjouit. Il a enfin eut ce qu'il voulait : son spécial, une fois de plus il dispose de 1 000 EV, pour acheter ce qu'il veut. Ses actions sur les produits dérivés de Nintendo n'étant pas encore assez hautes, il décide de trouver un moyen de ralentir Mario et Luigi, en attendant de pouvoir faire mieux.

"J'achète une bombe, sur la première portion de la route, programmée pour exploser au passage du kart de Mario et Luigi. Une bombe qui détruit le kart, sans le faire tomber." décide-t-il alors, fier de lui.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mer 7 Aoû 2013 - 17:36
La course prenait un tournant beaucoup trop dangereux : si pendant le premier tour, on avait ri de nos adversaires et accepté tels des videurs que les MKR nous passent devant et essaient sans une ombre d’espoir de rattraper Mario et Luigi, le second tour se révéla nettement plus compliqué. On avait peut-être gagné Fino, cinq cerveaux diaboliques concentrés en un pour causer du mal à autrui, mais Dorian Gray était passé devant nous et nous laissait tranquillement nous dépatouiller avec un Major toujours aussi fou furieux.

Le Major n’était pas excessivement doué en conduite, mais s’il avait été si nul que ça, il ne serait pas dans le podium de tête. Les trous du tunnel, il les esquivait sans trop de difficulté, même si ses carapaces vertes le distrayaient assez… pour notre plus grand malheur. Depuis qu’il avait tiré la première, Fino était descendu de mon épaule pour s’abriter près de mon ventre ; j’étais devenu le pare-balles de ser Salaud. Mais comme le hasard faisait bien les choses, le Major disposait d’encore deux projectiles, et sa langue ressortait tant il était concentré. Je ne savais pas comment allait gérer Jacob, qui était parfaitement au courant qu’on risquait notre peau. Enfin, lui, ne risquait rien, juste une défaite cinglante. Fino et moi, par contre, n’avions aucune envie de nous retrouver avec un trou de la taille d’une carapace dans l’estomac. La situation ne devant pas être assez désespérée pour Monsieur Jacob, celui-ci prit un pari risqué. Bien trop risqué, mais comment le prévenir ? Fino décida d’abandonner et il ferma les yeux en hurlant de façon excessive. Moi, je priais d’autant plus fort.

Cinq secondes plus tard auxquelles je ne compris rien, puis nous étions sur deux roues, malmenées, et le Major se rapprochait après nous avoir fait un peu avancer. Sans attendre que Fino hurle, je pris mon panneau, le plantai une demi-seconde dans le sol de façon à ce qu’il ne nous ralentisse pas, et durant cette demi-seconde, je tirai vers moi afin de remettre le kart sur ses quatre roues. Jacob pouvait continuer tranquillement. On s’attendit à ce que le kart du Major nous dépasse. Mais il avait creusé un dernier trou avec sa carapace, et en joyeux crétin, fonça dedans dans un hurlement gargantuesque, comme un cri de défi lancé à la gravité.

Je regardais derrière moi pour vérifier que le véhicule n’était pas trop explosé (si, il l’était, mais rien qui ne le faisait ralentir) tandis que Jacob se faisait fort de rattraper les Immortal devant nous. On en avait fini avec le tunnel, il restait encore à affronter une grande descente maintenant. Jacob heurta un triple objet (wat ?), et nous trois recevions un objet. Jacob hérita d’une carapace rouge, je récupérai aussi une autre carapace rouge, et Fino reçut un magnifique faux cube multicolore (cela l’enragea au plus haut point de ne pas avoir quelque chose de plus offensif). Je lançai ma carapace rouge vers les enfoirés devant. Jacob m’envoya une carapace pour que je puisse la lancer. Quatre secondes plus tard après avoir balancé mon premier projectile, le second suivit ses traces impitoyablement. L’équipe de Dorian Gray était maintenant à notre portée, alors que Papy Champy commenta innocemment le massacre collectif :


« Mario et Luigi continuent tranquillement leur bonhomme de chemin. Ils arriveront incessamment sous peu vers la spirale, et la dernière ligne droite, alors que le peloton est à une grosse moitié de terrain de là. Derrière eux, les MKR commencent à peine la grande descente et réussissent parfaitement à prendre le virage de fin. Les Immortal sont les suivants, mais les Private Jokes parviennent à remonter suffisamment pour les inquiéter. Bibi qui croyait échapper au Major le retrouve et… Ouuuhh… les enfants, ne regardez pas ça. Les Wall Street Influence semblent en vacances, cherchant la dernière place, qu’ils ne pourront de toute façon pas voler car l’équipe du Masqué ne peut plus avancer. Si nous revenons… Oh ! Wall Street a obtenu de nouveau son Special : une gigantesque bombe est maintenant placée près de la ligne d’arrivée ! Si Mario et Luigi ne font pas quelque chose… »

L’arbitre ne continua pas sa phrase, mais on y perçut de l’inquiétude légitime. Eux aussi pouvaient très bien y passer. C’était nous l’équipe de garde-du-corps, c’était à nous de gérer cet incident. Mais nous étions trop loin pour les aider. Je balayai toute la configuration du terrain : si nous étions au niveau de l’étoile, nous serions juste en-haut de la ligne de départ… Depuis là…

Il restait encore deux virages avant de se taper la pente quasiment verticale ; là, nous revenions au niveau de Dorian Gray. Je revins vers Fino et lui demandai enfin comment les vaincre. Il tenait entre ses deux papattes le cube multicolore et me suppliait des yeux de le prendre, ce que je ne fis pas.


« Leur traîneau de putes a un point faible : c’est un traîneau.
_ Effectivement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas repéré plus tôt…
_ Arrête de jouer à la conne et coupe moi ces rênes !!! »
Je m’armai de mon panneau de signalisation tandis qu’on se rapprochait d’eux et que Jacob prenait un virage dangereux. « ET PRENDS-MOI CE FOUTU CUBE !!! »

Je pris le cube, le mis derrière moi sans regarder. Je me penchai vers mon coéquipier et lui intimais avec ma main de venir s’approcher de très près de nos ennemis, alors que la cascade se laissait apercevoir. Jacob fit un soubresaut qui surprit nos adversaires, et mon panneau de signalisation vola. L’attelage de loups cauchemars était retenu au traîneau principalement par deux cordes très solides. Mon arme écrasa encore un peu plus le traîneau pour le ralentir, et nous arrivions au niveau des câbles. Je rangeai mon panneau derrière mon dos et mes deux mains agrippèrent un des câbles. Le filin était très solide, mais j’étais un Voyageur expérimenté et dont les capacités physiques dépassaient de loin celles que je possédais dans le monde réel. Après deux secondes d’effort, le câble lâcha et ce fut la débandade au niveau de la tenue de route de Dorian. Malheureusement, il tint le choc. Nous étions au niveau du dernier virage. Il fallait se débarrasser d’eux maintenant, ou on allait encore perdre du temps à cause d’eux : il serait impossible de faire la moindre manœuvre quand on serait sur la pente.

Jacob avait compris ce que j’avais cherché à faire, et il n’entendit aucunement les supplications haineuses de notre ennemi tandis qu’il dépassa le traîneau pour se mettre de l’autre côté du kart de notre adversaire. Je récupérai le second câble, tirai de toutes mes forces, fis un clin d’œil à Dorian qui me regarda bouche bée, et détruisis le dernier cordon.

Pendant trois secondes, on pouvait croire que rien ne s’était passé, car l’inertie du traîneau suivait toujours les animaux à la même vitesse. Et petit à petit, les loups s’échappèrent tous seuls, laissant Dorian tout seul. Cependant, pauvre de lui, alors qu’on entamait la grande descente qu’on se devait de terminer le plus rapidement possible pour empêcher que Mario et Luigi ne se fassent exploser et éliminer de la course, l’élan du traîneau était tout juste suffisante à Dorian pour amorcer la grande pente. Sauf qu’il fallait gérer le virage derrière. Fino se moqua de lui d’un rire extrêmement gras quand le pauvre immortel comprit la merde dans laquelle il était.
Et puis, nous tombions.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 19 Aoû 2013 - 19:08
*Bien joué Ed, j'adore ton plan ! Heureux de voir que tu as de bonnes idées quand il le faut vraiment. Continue à prouver à ce sale petit phoque qu'il se trompe sur toute la ligne et qu'on a pas besoin de lui. Je me charge de gagner cette course... Enfin, de faire de mon mieux. Faut pas déconner, personne d'autre que Mario et Luigi ne gagnerons cette course, c'est triste. Quoi qu'il en soit, bye bye Dorian ! Ce fut un plaisir de t'avoir pour concurrent. Héhé, et de deux !* Et ce n'est pas peu dire. La course continue de battre son plein et les loup de Dorian filent, plus vite que jamais vers le semi-précipice qui leur est proposé, sans se douter de rien. De fait, plus léger, mais disposant de toute la puissance de feu du véhicule, ils s'élancent comme un boulet dans la descente et disparaissent en premier. Le kart des Private Joke les suit de près et Jacob tente de se replacer au mieux pour le virage serré qui va suivre. L'intouchable doit alors gérer le procédé avec la plus grande précision et se contraint lui-même à un ralentissement forcé là où d'autres pilotes, plus talentueux, auraient sûrement retenté l'exploit de la dernière pirouette. Moins bien placé cependant, le voyageur préféra la sécurité et ne pas tomber dans le vide était déjà un plus. Une fois arrivé en bas, il relança aussitôt la machine pour qu'elle aille le plus vite possible et rattrape pas à pas les MKR, toujours sous le coup des pièges inévitables du duo de choc de Nintendo. Ainsi, l'équipe d'Ed Free et Jacob Hume laisse sombrer Dorian Gray dans son sillage, sans le moindre regret.

En effet, celui-ci est immédiatement invité par la pente à plonger vers le vide, ses loups sont loin et il ne peut effectuer le virage nécessaire pour se sauver la mise. Sans la moindre possibilité de faire autrement, Dorian Gray l'immortel plonge donc dans ce ciel infiniment étoilé. Mais surprise ! Au bout de quelques instants, le voyageur dépité se rend compte qu'aucun Lakitu n'est envoyé pour le repêché. Alors qu'il commence à se plaindre de ce qui lui semble être un oubli, un nuage surmonté d'un membre du staff de la course vient à sa rencontre canne à pêche en main et se règle au niveau de vitesse de sa chute.

"Enfin !" s'exclame alors le pilote du traîneau, peu heureux.
"Désolé, nous venons simplement vous informer que nous ne pouvons pas vous repêcher dans les conditions actuelles. De fait, votre kart a été séparé en deux parties, avec un membre de l'équipe de chaque côté. Une des deux parties est tombée, mais la deuxième continue sa route. Par conséquent, votre kart n'est pas vraiment tombé et nous ne pouvons donc pas vous récupérer. Par ailleurs, si votre coéquipier et le reste du kart tombe à son tour, nous ne pourrons pas davantage le récupérer car lorsque nous le récupérons un kart, nous devons savoir où il est tombé afin de le remettre à l'endroit à adéquat. Or, votre kart serait ainsi tombé à deux endroits différents de la course, ce qui est formellement interdit."
"Mais..." tente alors de protester le voyageur. Cependant, c'est déjà trop tard, le Lakitu est déjà reparti vers le haut, sans se soucier d'avantage du concurrent éliminé.

"In-croy-able !" commente alors Papy Champi, toujours enthousiaste quoi qu'il raconte. "Ce tournoi a été commencé par 17 équipes, dont dix ont été éliminées lors des courses précédentes. Nos huit finalistes ont cependant décidé de continuer de s'éliminer les uns des autres. Les Private Joke viennent de mettre hors course une seconde équipe ! les Immortals sont hors jeu, ils ne pourront jamais revenir sur la piste. Après l'équipe du voyageur masqué, c'est un nouveau coup dur que joue les Private Joke et leur nouvel acolyte : Fino. Ils ont beau tuer le sport, il faut reconnaître que leur méthode est plutôt efficace."

Et la course continue. Les loups ont enfin compris qu'un problème a eu lieu. *Sûrement parce que personne ne les fouette.* Ils tentent alors de savoir quoi faire, à leur tête, le morpheur hésite à poursuivre ou à revenir en arrière chercher son employeur. *Bon, pour plus de sécurité, j'aimerais ne pas avoir ce gars là dans les pattes. C'est une nuisance comme une autre et je ne sais pas vraiment si ça ramènera Dorian ou non, mais je sais que même si on le repêchait, il serait loin derrière nous, très loin. Et on aurait plus à s'en préoccuper avant la fin de la course. Enfin, j'espère. Et puis en fait, je m'en fous un peu. J'en ai juste marre de l'avoir là, sur mon chemin. Il me gêne. Et comme ce n'est plus qu'une moitié de kart, je gage qu'on est carrément plus lourd maintenant. Ce serait une bonne façon de tester ça. Allez ! Zou !* Rattrapant les loups cauchemars, Jacob se fait un écart pour les heurter. Comme prévu, les quadripèdes se retrouvent bousculés plus qu'ils ne s'y attendaient. Surpris, ils tentent d'accélérer. Hélas, c'est déjà trop tard, sans le moindre avertissement, l'intouchable les éjecte dans le vide où ils tombent à l'infini, condamnés, comme leur maître. *Comme c'est encore relativement le début de la nuit, je crois pouvoir dire sans peine que celui-là va tomber pendant des heures et des heures... Ça doit être pénible.

Bon maintenant que nous avons éliminé ces deux équipes, je fais quoi ? D'un certain côté, je devrais supposer que tout va bien et qu'il faut que j'aille reprendre la place de second aux MKR. Comme ça, je pourrais bloquer la course et assurer la victoire de nos alliés moustachus. En même temps... Je sais presque certainement que les MKR ne sont pas des ennemis et qu'ils sont à peu près aussi certains que moi de rattraper un jour les deux zigotos de tête. Et ce, alors même que je me méfie encore de Wall Street Influence. On sait que c'est eux qu'il faut arrêter qu'ils ont un plan définitivement diabolique en tête. Quel qu'il soit, il faut l'arrêter avant qu'il ne soit révélé. Ce qui inclus que nous devrions plutôt chercher à reculer, à passer derrière les Black Magic Dragon et le Major - Arg ! - afin d'aller massacrer ce kart tout doré... lui faire perdre sa belle peinture... Qu'est-ce que tu en dis Ed ? On retourne en arrière éliminer le dernier vrai ennemi en prenant le risque que les autres soient aussi des traitres. Ou on rattrape MKR, on tient et on prend le risque que Bill Gates exécute son plan ?*
Et au moment où il se pose cette question, Jacob prend le raccourci au milieu de l'étoile, sautant au dessus du vide et donc du début de la piste.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 2 Sep 2013 - 12:07
Deux équipes éliminées à nous tous seuls ; dire que chacun prenait ses distances avec le Major en espérant rester intact. Cependant, lors du prochain coup, ça serait Mario et Luigi qui seraient catapultés au loin dans le classement : devant eux, devant la ligne d’arrivée, une énorme bob-omb était en train de patienter, la flammèche chaude et prête à se rétracter dans la bombe, et vu la taille ridicule de l’explosif qui prenait au moins la moitié de la piste, le premier qui la déclencherait pourra être très heureux s’il retrouvait la moindre trace de son véhicule, cendres comprises. Et s’il survivait, aussi, pendant qu’on y était. Je voyais pourtant Mario et Luigi anticiper le problème et ils avaient lancé une carapace verte vers le machin ; mais la carapace de ce dernier n’était pas aussi sensible qu’espéré, et la carapace ricoche sans donner un petit frissonnement à la bombe.

On comprenait bien le dilemme dans lequel ils étaient plongés : s’arrêter ? Pourquoi faire, pour se faire dépasser ? Si la bombe était inoffensive, alors ils subiraient une bonne grosse humiliation… Non, la solution était de prendre le taureau par les cornes, quitte à y rester ; et ils y resteraient, j’en étais certain. Les Wall Street Influence n’avaient pas ratissé les cubes en dernière position pendant la moitié de la course pour le fun ; le risque, ils l’avaient pris pour éliminer de la course les champions du bitume (arc-en-ciel). Fallait prendre une décision, de suite…

Nous étions les protecteurs implicites des deux champions, à nous de jouer. Si je disais « nous », c’est qu’on était plusieurs, à savoir, Jacob plus moi. Plus Fino aussi, mais ses pensées psychotiques pouvaient le faire changer de camp dès qu’il trouvait un intérêt quelque part. Cependant, il ne serait pas de trop dans la prochaine manœuvre que j’allais faire. Nous étions deux sur un kart, ce qui était déjà un concept idiot. Jacob n’avait expressément pas besoin de moi, il avait eu cinq courses pour le prouver ; mieux, Fino pouvait servir de remplaçant : il n’avait peut-être pas la carrure nécessaire et son sang chaud l’empêchait d’avoir un objet et de le garder plus de trois secondes sans l’envoyer à la gueule du pilote le plus proche, mais j’osais espérer qu’il savait déjà mieux viser que moi. Je tapotai la bulle de Jacob (ce qui était tout à fait inutile), donc je ne parvins pas à la prévenir. Bon, dommage… Je pensais aussi au fait que ce n’était pas contre le règlement de quitter le véhicule : l’important, c’était qu’il fallait être deux pour traverser la ligne d’arrivée. Tandis qu’on allait passer sur l’étoile céleste qui se trouvait culminer à quelques dizaines de mètres au-dessus de la ligne d’arrivée, j’avertis Fino :


« Je saute.
_ Hein ? » Je passai à l’acte devant un regard de bébé phoque totalement abasourdi de ma propre stupidité. Il réussit tout de même à se ressaisir, et tandis que j’avalais les premiers mètres, il se penchait, mésestimant le danger, et hurlai : « Te prends pas le bitume, tu pourrais survivre ! »

Quelques secondes, et j’explosai mes jambes au contact de la piste (qui elle, demeura tout à fait intact ; en même temps, hein, y avait rien de plus solide qu’un arc-en-ciel, un simple mirage oculaire). Je me redressai bien vite tandis que les deux champions à casquette s’approchaient à toute vitesse. En moins de dix secondes, et ils rencontreraient la bombe, qu’ils pourraient voir de très près une fraction de seconde… avant qu’ils n’explosent tous. Je courus vers le monstre explosif mais pas de trop près. Je créai une paire de portails pour prendre le bidule afin de le rejeter au lo… oh attendez… Mes pouvoirs ne répondaient pas. Et merde ! C’est vrai que je les avais pas, avec toutes ces conneries ! Bon… Je pris mon courage à deux mains et posai mes mains sur la bob-omb. Puis je poussais dans un effort surhumain des centaines de kilo de fonte et de poudre. Ma force de Voyageur, plus la rondeur de la bombe me permirent de la pousser du terrain. Je redoublai d’ardeur et de force, et avec l’impression de déchirer mes muscles dans un sursaut physique, conclus mon travail : la bombe roula et tomba hors-du-terrain, et deux secondes plus tard, Mario et Luigi filèrent en trombe, faisant soulever mes cheveux, et trop vite pour que je voie un quelconque signe de remerciement. Putain, elle n’avait pas réagi à la pression exercée, ni à ma présence. Elle devait juste sentir les karts… Pendant ce temps-là, Papy Champi commentait :

« Ça, il faut le voir pour y croire ! Led Ry a sauté de son kart délibérément pour sauver l’équipe de Mario et de Luigi ! Serait-ce une tentative de fair-play, après avoir expulsé deux équipes sans une once de remord ? Si des enfants regardent, alors ils doivent avoir du mal à comprendre la morale. En tout cas, c’est une bombe de trois cent kilos qui vient de quitter le terrain, dont la puissance explosive aurait pu faire sauter un bon dixième du terrain. Je pressens que certains spectateurs sont déçus de ne pas avoir profiter du spectacle. On espère que le Major rattrapera le coup. »

Ce que personne ne savait, ce fut que la bombe réussit à toucher un des participants de la course. Car mine de rien, la bombe descendait plus rapidement que n’importe quel objet en chute libre, y compris un kart coupé en deux avec Dorian Gray à son bord. Presque personne ne l’entendit exploser, car cela eut lieu à deux ou trois kilomètres de là, mais au moins, Dorian ne fut plus bringuebalé dans ce qui lui restait de traîneau ; et trouverait certainement, à terme, que ce fut un joli spectacle, toutes ces étincelles…
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 4 Oct 2013 - 17:02
*Je ne dirais pas exactement que c’était une bonne idée, mais en même temps, que faire d’autre ? La bombe était là, juste au-dessous de nous. Je comprends qu’il ait saisi cette chance pour sauver Mario et Luigi d’une explosion atroce qui aurait détruit leur kart avec la plus grande des simplicités. Non, ce qui me chagrine un peu dans l’affaire, c’est encore une fois qu’on tue le jeu en révélant notre allégeance à ceux qui ne la connaissaient pas encore – le public peut-être ? Ou les MKR, allez savoir ! – et que par la même, on écarte une grande part de la compétition en assurant une fois de plus la victoire des deux moustachus. Maintenant, c’est officiel pour tout le monde, nous travaillons en équipe avec l’équipe de prestige de Nintendo. On pourra nous accuser d’avoir spécialement éliminés deux concurrents honnêtes pour le compte des organisateurs et ainsi, le principe même de la course sera à jamais tâché par la corruption généralisée. En même temps, nos ennemis n’avaient qu’à pas commencer. Bordel, c’est vrai ça, cette course n’en était déjà plus une lorsque Bill Gates a intégrer le Major dans l’équation. Ouais, je ne sais même pas pourquoi le public regarde encore, vu comme le tournoi est truqué par l’ensemble des participants. Mais en même temps, peut-être qu’ils veulent seulement voir comment on s’entretue. C’est pas exactement un jeu non violent Mario Kart… Tâchons tout de même de ne pas atteindre les extrêmes.

Bon, l’autre machin un peu chiant avec cette connerie, c’est que je me retrouve seul avec Fino. Oh, il ne va pas faire grand-chose contre moi maintenant qu’il a déclaré à tout le monde qu’il était de notre côté, il va nous aider à l’emporter c’est sûr. Et puis, il n’est pas vraiment dangereux pour moi. Il s’excite dans tous les sens, il lance des insultes idiotes çà et là et puis c’est tout. Mais justement, c’est un peu le problème, c’est tout. Il lance comme un pied ses objets, on l’a bien vu tout à l’heure, et il le fait avec la nervosité inutile de ceux qui brassent de l’air. Je ne sais pas si c’est un bon échange. Ouais, Ok, le poids de Ed ne me dérange plus pour mes manœuvres, mais je m’y étais fait alors… Bref, il va falloir commencer à éliminer notre plus grand ennemi, maintenant que Mario et Luigi sont en passe de devenir champions à nouveau, sans rien pour les arrêter. J’ai dit que j’allais ralentir pour aller frapper du Bill Gates, ben c’est exactement ce que je vais faire. Même si ces connards sont loin et que ça laisse tout le temps aux MKR de me distancer. C’est un risque, mais j’ai pas un deuxième Ed à faire sauter au prochain spécial du proprio de microsoft.*


Jacob commence donc à doucement relâcher l’accélérateur dans l’espace assez large qui sépare l’étoile des derniers bonds et virages du tour. Aussitôt, il reçoit les protestations du bébé phoque hargneux qui lui sert de coéquipier. Ou plutôt, justement, il ne les reçoit pas, bien protégé par sa bulle et les ignore donc en toute sérénité. Petit à petit, le kart des Private Joke est donc rattrapé par les deux équipes de poursuivants : les Black Magic Dragon et la Compagnie Panda. *C’est le cap à passer, je vous l’accorde. Et ce que ne sera pas du tout simple. Les pauvres Bibi et Spyro, ils s’en prennent plein la gueule depuis le début de la course. Mais au moins, ils occupent le Major pour nous. Il fallait bien que quelqu’un le fasse. Et donc c’est eux. Heureusement peut-être, parce que c’est les plus nuls et comme le Major ne cherche pas spécialement à les dépasser, ça le tient bien en arrière et laisse à Mario et Luigi encore plus d’avance.* Dangereusement, sans cesser d’avancer, Jacob voit les deux karts ennemis approcher. Vingt mètres, puis quinze, puis dix, il traverse une rangée de cubes, neuf mètres de distances et…

Pendant que le voyageur effectuait sa manœuvre, le commentateur, papy champi, expliquait au public l’inutilité de son geste et le manque de fair play qui y était attaché.
« Après le saut spectaculaire de Mef Treet, son célèbre coéquipier, Jacob Hume, a décidé de ralentir ! Pour se faire rattraper, pas à pas par le Major et Bibi – Ouch, ça a dû faire mal pour Jack Billions… Et donc, je disais, chose incroyable, les Private Joke semblent avoir dans l’idée d’appliquer la stratégie de Wall Street Influence pour gagner plus facilement leurs spéciaux. Je rappelle effectivement que même en étant hors du kart, son coéquipier recevra aussi les objets s’ils passent à travers un trio d’items. Peut-être vont-ils continuer à éliminer les autres concurrents l’un à l’avant, l’autre à l’arrière. J’imagine qu’ils sont payés en fonction du nombres d’adversaires qu’ils abattent. En tout cas, ils n’auront pas Mario et… »

« J’achète que maintenant, tous les cubes donnent le Spécial. » déclara Bill Gates avec une certain sens de l’impromptu. Car oui, il se trouvait qu’il pouvait faire cela. Son investissement de début de course avait porté ses fruits et il venait de gagner un nombre d’EV conséquent, il avait littéralement décuplé sa mise, deux fois. C’était juste suffisant pour acheter une tricherie de cette sorte et il n’avait même pas eu besoin de vendre ses actions. Aussitôt, conformément à sa demande, tous les cubes donnèrent le spécial de ceux qui les traversaient. Sauf que Jacob venait de passer la rangée de cubes, juste avant le phénomène, ce qui donna à Fino une simple carapace rouge. En revanche, au coude à coude, Spyro et le Major obtinrent immédiatement leur spécials… L’intouchable se trouvait alors juste devant eux à l’instant où ils découvrirent chacun leur chance.

« C’EST LA GUERRE !!!! » commenta McKanth.
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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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