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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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MessageSujet: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Sam 11 Mai 2013 - 15:58



" DEMOISELLES, MESDAMES, DAMOISEAUX ET MESSIEURS, J’EPROUVE ENORMEMENT DE DIFFICULTES A VOUS L’ANNONCER TANT MA JOIE EST GRANDE !!!
NOUS SOMMES LA NUIT DE LA FINALE DE LA COMPETITION DE KART !!!

Au micro, Papy Champi qui remplace Mario et Luigi qui se préparent à commenter la course la plus palpitante de ce tournoi, et certainement une des finales les plus incroyables de l’histoire de Dreamland ! Je ne vous cache pas que je suis impatient de voir les concurrents se mettre en place au départ. En attendant ce moment, je vais me faire un plaisir de vous rappeler les règles spéciales de cette course unique en son genre.

Première règle : les candidats sont à deux sur les karts. Chaque équipe étant composée de trois personnes, il faudra décider des deux qui iront se battre en finales, sachant que l’équipe ne pourra pas être modifiée une fois dans la course, même en cas de… keuf, keuf… décès prématuré. Pourquoi deux pilotes ? Il y en a un qui conduira la voiture, tandis que l’autre devra gérer les participants adverses, en poussant les karts ennemis, en lançant des carapaces, ou en aidant l’autre à prendre des virages serrés. Ce ne sont que quelques exemples. Les deux peuvent tout à fait échanger leur place quand bon leur semble. Cependant, le Special de l’équipe dépendra de la personne en arrière, et pas du conducteur.

Seconde règle : Fini le système des points. En finale, il n’y a pas de second, de troisième et les autres. Il n’y a qu’un seul, UN SEUL, vainqueur, et les autres sont tous perdants. Une équipe est considérée victorieuse quand ses deux membres, avant toutes les autres équipes, ont rejoint l’arrivée, sauf en cas de… keurf keurf, décès prématuré d’un des deux participants. Faîtes donc très attention et ne sortez pas du véhicule. Evidemment, il n’y a aucune autre règle. Vous avez un kart, un circuit, vous foncez.

Troisième règle : Ce n’est pas tant une règle qu’une spécificité. Vous allez jouer sur la Route Arc-en-Ciel, qui est de loin le circuit le plus difficile de toutes les courses. A vous de gérer ce terrain où une conduite irréprochable sera demandée. Looping, virages à cent à l’heure sans barrière pour vous empêcher de tomber, accélérateurs mal placés… Il faudra composer avec le terrain et vos adversaires pour remporter la finale et les récompenses !

Maintenant, faisons un petit récapitulatif des équipes qui ont réussi à accéder à ces finales, et qui vont devoir tout donner pour remporter cette ultime épreuve, entourées de concurrents expérimentés.

Equipe Numéro Une : Compagnie Panda Major !
Description : Le Major a quasiment conduit à toutes les courses. Même si on doute de l’expérience qu’il a accumulé, on est certain de son potentiel destructeur et de sa capacité à anéantir toute idée de structure en « tête-peloton-arrière » pour la transformer en « devant Major – derrière Major ». Les concurrents doivent énormément l’avoir à l’œil, car il possède le kart le plus lourd et il envoie valser ses concurrents au loin sans effort. Le Major dicte son tempo à tous les autres et il faudra suivre son rythme sous peine de se prendre une pénalité. Son utilisation des objets en fait un redoutable concurrent. Cependant, sa conduite reste un peu aléatoire et ça ne sera pas un avantage sur le terrain. Son deuxième équipier reste le Sergent, qui a explosé tous les records de la seule course à laquelle il a participé, et qui se trouve être un Joker impitoyable. Potentiellement LA meilleure équipe de toute la compétition, vu qu’elle est composée du meilleur pilote et du meilleur bourrin.
Rang : S (si le Major conduit), SSS (si le Sergent conduit).

Equipe Numéro Trois : Wall Street Influence !
Description : Si cette équipe peut sembler modeste aux premiers abords, elle est cependant ce qu’on peut considérer comme « le quatrième homme ». Elle n’a peut-être pas les capacités du Major ou d’autres équipes, mais sa régularité est sa grande force. Les deux pilotes que sont Kerviel et Madoff sont aussi doués l’un que l’autre, ce qui permet d’avoir toujours de bonnes mains sur le volant ; on doute cependant de leur complémentarité, vu qu’il y en a un qui devra rester à l’arrière. A savoir : l’équipe de reporters du championnat a pu approcher du nouveau kart dont ils se sont dotés, et il semble que le résultat sera bluffant. En bref, de bons pilotes dans une excellente voiture. Mieux encore, ils auraient avoué avoir une carte dans leur manche. Wall Street Influence va certainement surprendre, mais surprendre en bien : le podium n’a qu’à bien se tenir !
Rang : A (certainement à majorer)

Equipe Numéro Sept : Black Magic Dragon !
Description : Qui aurait cru que ces deux-là iraient aussi loin ?! Le pire n’étant pas que les deux se soient trouvés un potentiel durant ce championnat. Quand la chance n’est pas avec eux, ils réalisent toujours des scores moyens, très moyens, et on dit d’eux qu’ils n’ont pas mérité d’être en finales, mais qu’ils ont survécu en étant moins nuls que les autres. Chacun reste sceptique de leur réussite. Ils ont peut-être montré des qualités en tant que suiveur, mais pas en tant que meneur. Il était peut-être difficile de les faire décrocher du classement ou de derrière soi lors d’une course, ils doivent cependant réussir à être premiers, un exploit qu’on jugerait impossible s’ils ne l’avaient pas déjà réalisé une fois grâce au Special de Spyro qui se trouve être un des meilleurs, pour ne pas dire le meilleur des items personnels. Il y aura ainsi certainement Bibi au volant tandis qu’un dragon invoquera les siens depuis les airs. Cela ne changera toutefois rien à leurs capacités de conduite et de gestion des adversaires médiocres.
Rang : B

Equipe Numéro Neuf : Immortal
Description : Quand on parle d’Immortal, on pense avant tout à son kart… euh, son véhicule hors-norme. Un traîneau tiré par des loups Cauchemars présente quelques inconvénients comme une plus grande vulnérabilité aux chocs, et une plus grande cible. Cependant, il est aussi très rapide, accélère vite et surtout, le traîneau peut sortir de la course, mais revenir sur le terrain grâce aux loups : une capacité très utile sur un terrain comme la Route Arc-en-Ciel. Dorian Gray est un compétiteur talentueux et doté d’opiniâtreté. Cependant, tout le monde se demande si un jeu en duo sera en sa faveur, vu qu’il n’en a pas vraiment. Immortal pouvait être une bonne équipe sur les autres courses, Dorian risque de regretter de ne pas s’être trouvé de partenaire intéressant. A moins d’une surprise, Immortal aura du mal à survivre à cette course.
Rang : A

Equipe Numéro Treize : ???
Description : Cette équipe est tellement mystérieuse qu’on ne connaît même pas son nom, ainsi que l’identité de son pilote principal ! Cependant, tout ce qu’on peut savoir d’eux, c’est qu’ils font partie des trois meilleures équipes de ce championnat avec un conducteur principal extrêmement doué, possédant un kart lourd que rien n’arrête. Cette équipe atypique réunit ainsi un pilote qui a déjà ébahi la foule, et le tristement célèbre Fino qu’on retrouvera dans cette finale. Gageons que si on doute que ses petites papattes de bébé phoque réussiront à ébranler ses adversaires, son cerveau de psychopathe complétera allègrement les capacités de conduite de son collègue. Les deux sont dangereux, et ils feront partie des gens à surveiller durant cette finale, car ils ont beaucoup de chances de gagner. Une autre équipe avec une très bonne base, et dont l’ajout d’un compagnon risque de leur octroyer de nets avantages. A surveiller, car le Major ne sera pas le seul à dicter sa loi.
Rang : SS

Equipe Numéro Seize : MKR !
Description : Une équipe dont on ne connaissait rien avant, une équipe de Voyageurs qu’on pensait voir disparaître. Et pourtant, Lucas Forte et Jack Billions ont supplanté les frêles Grease Lighting et se retrouvent maintenant en tête du championnat. Les deux sont non seulement d’excellents pilotes émérites qui n’ont rien à envier à l’encapuchonné, mais ils sont aussi d’excellents Voyageurs, ce qui leur permettra certainement d’avoir un très bon arrière durant les finales. Certainement l’équipe la plus régulière de ce championnat, les MKR n’ont absolument aucun défaut. Mieux encore, ils disposent d’un kart à la hauteur de leur ambition, car ils sont aussi doués avec du cambouis sur les mains. On estime que leur kart sera un des deux meilleurs de ce championnat avec celui de Wall Street Influence. Ils sont les favoris de la compétition, un chouïa devant l’équipe mystérieuse et le Major.
Rang : SS

Equipe Numéro Dix-Sept : Private Jokes !
Description : Encore une fois, une autre équipe de Voyageurs émérite ! Certes, ils ont eu chaud aux fesses à de nombreuses reprises, mais Jacob Hume reste un pilote incroyable qui a blousé de nombreux adversaires, notamment dans sa dernière course à Mirage Space où il a mis tout le monde sur la touche. Le point faible de l’équipe, Ned Freet, devient cependant ici un point fort en tant que second pilote. Les Private Jokes sont peut-être l’équipe qui va tirer le plus profit de la complémentarité proposée par la finale : un excellent pilote qui frôle le niveau des MKR au volant, ainsi qu’une tête brûlée courageuse en arrière. Le célèbre duo des Private Jokes risque de faire des étincelles pour cette finale, car elle n’a plus de défaut, juste des points forts. Rajoutons aussi un kart qui possède de bonnes capacités, malgré l’absence de garagistes.
Rang : B (si Ded conduit), A+ (si Jacob conduit).

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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mer 5 Juin 2013 - 1:11
*Il ne faut pas se leurrer, nous avons complètement foiré l'enquête. Je ne sais pas si c'est qu'on a directement soupçonné les mauvais ou qu'on est con comme des manches, mais une chose est sûre : nous avons plus d'ennemis sur cette piste que de réels suspects. Ed a finalement découvert que le voyageur que nous cherchions disposait d'un Spécial vraiment particulier... auquel nous n'avons d'ailleurs passablement rien compris. Ce qui veut dire que tous ceux dont nous n'avons pas vu le Spécial sont des suspects ; et il en reste pas mal, c'est là le hic. Sans parler des troisièmes membres de chaque équipe dont on ne connaît pas nécessairement les noms - noms qui serviraient à rien, si j'ai bien compris. Quoi qu'il en soit, il y aura, parmi ces sept équipes, un employé de chez microsoft qui aurait pour seul et unique but de saboter la course. Nous en sommes sûrs. Nintendo en est sûrs. Nous ne sommes pas prêt à l'éventualité d'une confrontation directe sur la piste - on s'est fait laminer à chaque fois par nos adversaires. À Nintendo, pourtant, ils nous ont dit qu'ils étaient prêts. Qu'ils n'auraient pas voulu en arriver là, mais qu'ils avaient une dernière carte en main, une carte à tout épreuve. Un nouveau kart à nous donner peut-être ? J'y ai cru pendant un moment, mais non.* En effet, Jacob, arrivé dans la loge de son équipe avant que la course ne commence, nerveux pour diverses raisons, contemple le kart Private Joke qui l'a accompagné jusqu'à maintenant. *Ce n'est peut-être pas le tank du Major, ni le bolide ultra-sophistiqué des MKR, il n'est pas aussi original que celui de Dorian Gray et n'a même pas le bonus d'être un kart léger... Pourtant... Pourtant c'est le kart avec lequel j'ai gagné. C'est notre kart et je l'aime bien. Nous n'avons plus que six concurrents. Certes ce sont les plus coriaces, mais avec Ed à l'arrière, cette fois, j'en suis sûr, on pourra l'emporter. Reste à savoir où sera notre ennemi et les surprises qu'il nous réserve pour saboter la course. Car naturellement, il y en aura. Bien, Ed, j'espère que tu es prêt. Je ne sais pas ce que nous réserve cette course, mais s'il y a bien un homme avec qui je peux la faire, c'est toi. Les Private Joke sont de retour et ils sont prêt à montrer au monde entier ce qui a fait leur légende.*

Dans le hangar où l'ont trouvent les différentes loges des sept équipes sélectionnées - ainsi que plusieurs autres, vides et fermés - l'agitation est à sa son comble. Les loges forment une sorte de cercle autour d'une plateforme où des Lakitu attendent, discutant météo, de transporter les concurrents sur la piste. Bientôt, on va leur demander d'avancer, les uns après les autres, sur la plateforme. Mais, pour lors, en attendant que la foule en délire soit prête à recevoir le plus incroyable spectacle de l'histoire du jeu, les pilotes se concentrent et se toisent, les mécaniciens font les derniers préparatifs et les journalistes font de multiples reportages. On imaginerait pas, en voyant ce monstrueux amalgames de photographes et de caméramans, qu'il y ait autant de chaîne de télévision à Dreamland. En réalité, bien sûr, la moitié ne travaillent pour aucune chaîne et son simplement là pour compléter la foule et le nombre de flash qui tombent sur les interviewés. Mais un seul, en réalité, a eu le droit de faire de véritable interviews des différentes équipes, un peu plus tôt dans la soirée. Et à présent, sur tous les écrans qui encadrent la pièce, Papy Champi annonce que des extraits de celles-ci vont être diffusées en attendant que les coureurs soient tous prêts. *J'ai détesté cette interview, ce crétin m'a interrogé six ou sept fois, sans comprendre que j'étais muet. C'est Ed qui a parlé pour nous, j'espère qu'il n'a pas dit trop de conneries... Enfin, c'est pas grave. Reste concentré sur la course Jacob. Tu n'auras que trois tours pour t'en sortir...*

Aussitôt, l'image qui passe sur les écrans retransmet nettement un beau plateau d'émission sportive, où les trois membres de l'équipe "Compagnie Panda Major" font face à un seul journaliste. Le Major, étrangement calme, porte un costume impeccable. Le Général Panda a l'air de difficilement tenir sur sa chaise et a des cernes catastrophiquement légendaires. Le Sergent est concentré sur sa corvée de patate, toujours en maillot de corps vert, sans manche, avec ses plaques qui pendent à son coup.

JOURNALISTE : Je suis maintenant avec la dernière équipe de la Compagnie Panda en lice ! Qualifiée sans problème grâce à sa puissance de feu notamment, l'équipe du Major, est la terreur des circuits. Dîtes Général Panda, êtes vous fière de votre équipe ?
GÉNÉRAL : Très...
JOURNALISTE : Et vous, Major McKanth, comment sentez-vous cette ultime course ? Pensez-vous pouvoir l'emporter ?
MAJOR : Bien sûr ! Je n'ai jamais perdu une seule bataille ! Bien sûr, on peut toujours perdre un membre ou deux dans ce genre de choses, mais jamais la guerre ! Vive l'Amérique !
JOURNALISTE : Sergent Johnny, vous avez battu tous les records lorsque vous avez conduit au royaume Cow-Boy. Aura-t-on la chance de vous voir conduire une nouvelle fois ?
MAJOR : PAS QUESTION ! CORVÉE DE PATATE, pour vous aussi journaliste ! C'est pas possible de conduire avec les mains prises dans une corvée de patate, sinon, ça veut dire qu'on ne la fait pas assez bien et qu'on en mérite une deuxième.
JOURNALISTE : Et est-ce que vous nous révéleriez la composition exacte du duo qui entrera sur la piste, Major ?
MAJOR : Sûrement pas ! Nous ne révélons jamais nos plans à la télévision, sinon, les russes pourraient nous entendre. C'est un secret d'État entre le Sergent et moi-même.
JOURNALISTE : Pas le général ?
MAJOR : Non ! Seuls ceux qui vont faire la course peuvent le savoir.
JOURNALISTE : Soit. Ça se tient. Enfin, une dernière question, avez-vous déjà pensé aux personnages que vous proposeriez pour la nouvelle version du jeu, si jamais vous gagner ?
MAJOR : Oncle Sam et Oncle Ben's. Les vrais patriotes anti-japs ! AHAHAHAHAHAHAHA !


L'image change à nouveau, et après le jingle de la course, se sont Kerviel, Madoff et un troisième larron que Jacob n'a encore jamais vu qui se retrouvent en face du journaliste, les trois sont en costume de trader, évidemment. *Mmh, ce type me dit quelque chose. Bordel, où est-ce que je l'ai vu. Je suis sûr de l'avoir déjà croisé. En tout cas, c'est un voyageur.*

JOURNALISTE : Et nous voici en compagnie de l'équipe la fortunée de la course, Wall Street Influence. Voici Jérôme Kerviel, Gérard Madoff et une troisième personne que je ne connais pas. Je suppose qu'il s'agit de votre mécanicien ?
KERVIEL : Pas tout à fait. Il s'agit de notre troisième pilote. Nous sous-traitons la maintenance de notre kart à une entreprise du tiers monde dont nous possédons la majorité des parts grâce à un compte basé sur l'île tropicale. Mais tout cela, rassurez-vous est parfaitement légal.
JOURNALISTE : Une troisième pilote ! Oh oh ! Voilà donc la surprise que vous nous réserviez ?
MADOFF : Pas tout à fait non plus. Cela en fait partie bien sûr. Mais notre surprise, nous la réservons pour l'entrée en matière de la course elle-même. Nous avons été capable de la préparer dans le plus grand secret grâce à une faveur que nous a accordé Nintendo en échange d'une large compensation. La transaction ayant été effectuée avant le début des courses elles-mêmes, tout cela est parfaitement légal, bien entendu.
JOURNALISTE : Alors, allez-vous nous présenter ce pilote oui ou non ?
KERVIEL : Tout à fait, voici Martin Doors, qui conduira pour nous lors de cette finale. C'est un véritable champion, connu de nous seuls, que nous avons entraîné à nos frais. Il n'a pas conduit avant cela parce que nous ne voulions pas que nos adversaires trouvent une faille dans sa stratégie et que nous n'avons pas eu besoin de sa présence lors des qualifications. Néanmoins, Martin Doors est sous contrat avec nous et il ne pouvait pas révéler son existence au sein de notre équipe avant la fin de la compétition. Sinon, nous aurions pu l'exécuter sur place, comme le stipule l'article 121a du contrat. D'ailleurs, nous n'avions pas nécessairement à décliner l'identité du troisième pilote de notre équipe et, de la même manière, il n'est pas interdit au mécanicien de conduire lors de la dernière course dans le règlement de la compétition. Vous voyez comme tout ceci est parfaitement légal ?
JOURNALISTE : Oui, oui, évidemment. Brillante stratégie. Vous n'avez donc pas peur que votre poulain soit dépassé par les autres concurrents j'imagine. Et sinon, dîtes-nous, lequel de vous deux aura la chance de concourir avec lui ?
MADOFF : Eh bien, nous avons tiré au sort. Voyez vous, Kerviel et moi avons tous les deux acheté des actions dans deux micro-entreprises du royaume des chats et nous avons attendu de savoir laquelle de ces deux entreprises coulait la première une fois que nous avons vendu l'ensemble de nos actions. Rassurez-vous, bien sûr, tout ceci est parfaitement légal. Et c'est Kerviel qui a gagné, c'est donc lui qui accompagnera Martin.
JOURNALISTE : Et la dernière question, avez-vous déjà songé aux personnages que vous proposeriez pour le nouveau jeu ?
KERVIEL : Voyons ! Nous n'allons pas le dire maintenant ! Même si vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué est tout à légal, ça ne se fait pas.


Encore une fois, le jingle passe. Jacob commence à se demander ce que fait Ed et s'il arrivera jamais. À l'écran, c'est à présent les deux pilotes des MKR, Jack Billions et Lucas Forte qui se trouvent, avec leurs kilos de muscles en trop, sur la plateau. Ils ont l'air souriant et très contents de passer à la télévision. Ils portent des T-shirt aux couleurs de leur équipe.

JOURNALISTE : Ah ! Voici les favoris de la compétition, les M-K-R ! Applaudissez-les fort, car ils le méritent. Ils nous ont démontré qu'ils étaient probablement les meilleurs pour l'instant. Néanmoins, ils n'ont pas gagné toutes les courses et s'ils peuvent emporter le classement général, ils doivent aussi faire attention à ne pas perdre celle-ci. Dîtes-moi messieurs, vous qui étiez inconnus des fans jusqu'à lors, d'où venez-vous ?
JACK : Oh, Lucas et moi, on est deux vieux amis. Ça fait un bout de temps qu'on arpente Dreamland ensemble. Mais c'est la première fois qu'on participe à une course de kart, c'est vrai.
LUCAS : En fait, c'est moi qui ait eu l'idée. Je me suis dit que ce serait un bon moyen pour nous de montrer ce qu'on sait faire, d'autant qu'on est mécanos de courses automobiles en vrai, tous les deux. Les circuits, tout ça, ça nous connaît. Et puis, on a rencontré pas mal de monstres sur la route, on est des solides.
JOURNALISTE : Vous dîtes que vous vouliez montrer ce que vous saviez faire et vous l'avez fait avec brio ! Mais, dîtes-moi, deux voyageurs de votre trempe ont déjà dû passer au DreamMag, non ?
JACK : C'est pas ça m'sieur. On y est déjà passé au DreamMag, mais c'était pour d'autres affaires et pas toutes aussi reluisantes. Nan, là, on voulait faire quelques choses de bien. Quelque chose dont on pourrait être fiers. Pour nos mamans, vous comprenez ?
LUCAS : Oui, nous on voudrait surtout que nos mamans soient fiers de nous, qu'elles voient qu'elles nous ont bien élevés et qu'on est des battants. Parce que nos mamans, ce sont des super mamans et elles valent bien qu'on gagnent une course pour elles.
JOURNALISTE : Euh... certes... Cela a-t-il à voir avec le nom de votre équipe. De nombreux fans se demandent ce que veut dire MKR voyez-vous...
LUCAS : Ah ! Mais c'est pas un secret ça !
JACK : Pas du tout. MKR, c'est pour "Mum's Knights on the Road". Pour montrer à nos mamans qu'on les aime.
JOURNALISTE : Oui, évidemment, très touchant messieurs. Alors dîtes-moi maintenant, si vous gagniez, avez-vous déjà une idée des personnages que vous voudriez proposer à Nintendo ?
JACK : En réalité, on sait qu'on en choisira un chacun. Mais personnellement, je n'y pas encore trop réfléchit, ça porte malheur.
LUCAS : Mais ce sera un truc que nos mamans aiment bien, ça, c'est sûr.


*Ils sont vraiment l'air de deux grands benêts ceux-là quand ils parlent. Je sais pas ce qu'ils racontent, mais leur QI n'a pas l'air exceptionnel. En revanche, une chose est certaine, ils vont gagner la course.* A nouveau, d'autres participants arrivent. Ce sont cette fois Dorian Gray et Calvin Grend, accompagné d'un homme portant une étiquette avec son nom sur la poitrine : Steve Pall, inconnu au bataillon jusqu'à présent. Ils portent des manteaux d'hiver style lord anglais et ont tous un air énervé et snob.

JOURNALISTE : Voici l'équipe Immortal, dirigée par le fameux Dorian Gray avec son traineau si remarqué au cours de la compétition. Jusqu'à présent, un seul pilote a conduit cette équipe vers la finale, mais deux des membres se trouveront sur le kart. Alors Dorian, avez-vous choisi lequel de ces deux messieurs vous accompagnera ?
DORIAN : Monsieur, je ne divulguerai pas cette information. Je préfère montrer lesquels d'entre nous participeront à la dernière minute, lorsqu'il ne sera plus possible pour les autres équipes de faire marche arrière.
JOURNALISTE : Et vous avez parfaitement raison. D'autant que, ce n'est pas un secret, vous ne partez pas favoris dans cette finale. Comment comptez-vous affronter les mastodontes adverses ?
DORIAN : Le talent reste le talent. Et nous ne négligeons pas l'impact de la chance, notamment lorsqu'il s'agit d'un jeux où elle a une telle importance.
JOURNALISTE : Sans aucun doute. Dîtes-nous Dorian, quelle a été votre motivation pour constituer cette équipe particulière, pour cette compétition particulière ?
DORIAN : Je n'ai plus envie de le cacher, je suis venu pour humilier les Private Joke. Cela fait trop longtemps qu'ils me narguent et ne cessent de me harceler et de me violenter chaque fois que nous nous croisons. Ils méritent d'être écrasés et battus. Mais pas par la violence, je ne suis pas comme ça, moi. C'est par le jeu et les performances sportives que je leur montrerai de quoi je suis capable.
CALVIN : Je suis parfaitement d'accord. Les Private Joke ne cessent de s'en prendre à Dorian et à présent à moi, parce que j'ai accepté de faire équipe avec lui. De plus, Jacob Hume m'a extorqué des EVs.
STEVE : C'est parfaitement vrai.
JOURNALISTE : Mmh oui, probablement. Mais tout de même, il ne s'agit pas de l'équipe la plus dangereuse. Peut-être pourriez-vous nous dire quels personnages vous auriez en tête si jamais vous gagniez ?
DORIAN : Sûrement pas Ken Frite et Jacob Hume...
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 6 Juin 2013 - 23:45
Le calendrier était serré…

Alors, premièrement, il y avait l’interview : plus rapidement les journalistes avaient leur vidéo et plus rapidement ils pouvaient programmer la chaîne et envoyer le pâté sur les infos. Ça, ça avait été rapide, et pas trop stressant. Nan, en fait, j’étais tellement en stress à cause de la finale qu’évidemment, on ne pouvait pas en rajouter un morceau. J’avais failli laisser la parole à Jacob, mais je me souvenais qu’il était muet. Et comme notre garagiste s’était fait la malle, j’étais le seul à répondre aux questions pressées de l’interviewer. Je pensais que j’avais été bien, mais je pensais aussi qu’un visionnage du résultat me permettrait de déceler dix tics de visage d’un coup. Enfin bon…

Alors, ensuite, il fallait faire un saut au garage. Notre véhicule était peut-être bien, il était aussi à une place. Conscient du problème Fino, Nintendo avait « dédommagé » notre équipe en fournissant discrètement ses services. Il faudrait passer au garage avec le technicien pour qu’il nous explique deux trois trucs, des détails techniques qui concernaient surtout le pilote, ainsi que la façon de se tenir à l‘arrière du véhicule, debout.

Enfin, les Lakitus flottants nous emmèneraient sur l’arc-en-ciel, le tracé final, ultime, dès que tous les préparatifs auraient été bouclés. Rien que d’imaginer l’état de ma vessie lors de l’ascension me donnait envie de la vider de suite. Et enfin, dès que les Lakitus auraient posé tous les candidats sur la piste, le show final allait commencer. Et il serait certainement agrémenté de quelques explosions pour faire bonne mesure, ainsi que des cris d’horreur. On ne pouvait tout simplement pas gagner la course, car il était certain que si le Major laissait le volant à son Sergent, il n’y avait plus qu’à se battre pour la seconde place. Cependant, on avait foiré l’enquête, on allait se dédommager en tabassant les éventuels terroristes dès qu’ils se présenteraient.

Voilà, c’étaient les étapes principales. Auxquelles s’ajoutaient quelques tâches à faire. Déjà, trouver quelle équipe allait utiliser un troisième pilote. Il faudrait que je voie toutes les interviews pour voir si on allait en faire mention. Ensuite, ce que je faisais actuellement était de la documentation rapide. Je regardais des cassettes des anciennes courses en format Double Dash ; d’un commun accord, Jacob et moi avions décidé qu’il serait le pilote et que je serais l’abruti derrière qui s’agiterait au vent. Mon compagnon de toujours n’allait pas être trop dépaysé sur son siège, mais moi, si : je regardais ainsi la façon de se tenir sur le derrière du véhicule, ce qu’on pouvait faire, ce qu’on pouvait tenter, ce qu’on pouvait réaliser pour aider le partenaire devant lors d’un virage, etc… Nintendo avait accepté que je farfouille leurs archives dans un petit bureau muni d’une télévision vieille et carrée, mais j’étais bien plus confortablement installé dans la pièce sombre et sentant la poussière de parchemin que n’importe où dans le hangar où tous les journalistes répondaient présents.

Vingt minutes plus tard de visionnage, je décidais qu’il était temps de retourner voir Jacob. Le rendez-vous avec le garagiste approchait rapidement. J’éteignis la télévision, remis les cassettes au bon endroit avant de quitter le bureau d’un pas aussi leste que mal assuré. Mon cœur battait la chamade comme un vieux salopard, ressemblant à s’y méprendre à une crise de tachycardie. Je descendais ainsi dans le hall général, à la merci de tous les flashs et les micros inutiles. J’étais habillé comme un vieil aviateur des années 30 : des larges lunettes pour protéger les yeux de la vitesse, d’un bonnet authentique avec les sangles qui barraient mes joues, d’une écharpe légère pour me protéger la gorge ainsi que d’une veste en cuir marron déboutonné donnant sur un tee-shirt de conception simple. Mes chaussures à grosses semelles martelaient le sol, et mon pantalon de même couleur que ma veste rentrait dedans. Tandis que je m’avançais vers mes coéquipiers, je pouvais voir sur d’immenses écrans quelques interviews, dont la première représentait l’équipe des Black Magic Dragon, clairement pas inspirés par la prochaine course et leur chance de survie.


JOURNALISTE : Nous accueillons maintenant l’équipe qu’on pensait cantonnée à la ligne rouge ! Les Black Magic Dragon, malgré leurs résultats modestes, sont parvenus à grimper en finales. La question de leurs (très rares) fans est de savoir si cette équipe peut gagner, ou si elle ne peut pas perdre ! Bibi, Spyro, vos impressions !
BIBI : C’est génial.
SPYRO : Disons plutôt que c’est inespéré.
JOURNALISTE : AHAH ! Effectivement, ça correspond mieux. Ainsi, vous êtes très heureux de vous retrouver en finales, coincés entre le Major et Fino, ainsi quelques équipes qui ont la rage au ventre ?
BIBI : Nous sommes très heureux d’être en finales. Le reste… Bah… C’est vrai qu’on aurait préféré peut-être des candidats un peu moins… agressifs… ? Je ne suis personnellement que de niveau 5.
SPYRO : Ils font trop peur.
JOURNALISTE : Avez-vous déjà une idée pour remporter la victoire ? Après tout, vous êtes des finalistes, il y a toujours une chance que vous soyez les vainqueurs.
SPYRO : Pour être vainqueur, il faut obligatoirement être le premier ?
BIBI : Oui.
SPYRO : Ah zut. Ca complique légèrement.
BIBI : On est bien d’accord.
SPYRO : J’espère qu’il y aura des étoiles, plein d’étoiles.


Je retins mon souffle, mais ce ne fut heureusement pas moi qui fus le prochain interviewé. Le prochain n’était autre que Fino, seul, qui n’avait pas fait venir son pilote miracle. C’était affreusement louche, mais on pouvait aussi soupçonner que le bébé phoque préférait être seul sous les feux de la rampe, surtout quand il s’agissait de tchatche.

JOURNALISTE : Maintenant, c’est à l’équipe la plus mystérieuse de ce championnat qui va se dévoiler sous vos yeux, avec les dires du célèbre Fino.
FINO : Célèbre… Hum… Continuez, j’aime.
JOURNALISTE : Fino, est-il vrai que vous allez participer vous-mêmes à la finale avec votre pilote mystère ?
FINO : Ouaip.
JOURNALISTE : De mauvaises langues disent cependant que vous n’êtes pas le coéquipier le plus… intéressant du point de vue physique.
FINO : JE LES EMMERDE !!! JE LEUR ARRACHERAIS LEUR PUTAIN DE LANGUE DES QUE J’AURAIS TERMINE PREMIER, PUIS JE LEUR FERAIS GOUTER MA COUPE PAR L’ANUS !!!
JOURNALISTE : Okay, stop, très bien, pitié… Stop, changeons de sujet. Très bien, euh… prochaine question… Pourriez-vous nous dévoiler l’identité de votre coéquipier ?
FINO : Mais bien sûr ! Je lui ai foutu une cagoule sur la tête tout le championnat, je l’empêche de venir vous parler, et à la première interview, je balance tout ! Hé, ducon, je sais que t’es pas intelligent mais tu pourrais faire semblant de le camoufler.
JOURNALISTE : Heurm… Passons… Vous avez de redoutables concurrents en face de vous. Vous avez une stratégie en tête ?
FINO : Est-ce que tu veux vraiment que je déballe toute ma stratégie devant tout le monde, youplaboum, quitte à me répéter ? T’as pas compris depuis le début que j’essaie un peu de jouer la culture du secret, et que balancer sa stratégie dans une interview publique, c’est dégoupiller une grenade, la bouffer et commencer la course en fonçant dans toutes les barrières que tu croises ? ET BORDEL DE MERDE, QUELLE PUTAIN DE STRATEGIE VEUX-TU QUE J’UTILISE, C’EST PAS EVIDENT ?! JE SUIS MEILLEUR QUE PRESQUE TOUS LES CONCURRENTS, VOILA MA STRATEGIE !!! Les MKR, tout le monde leur voue un lèche-culte, alors ils sont mal barrés car tout le monde va les défoncer. Wall Street Influence, ils ont oublié d’être agressif, Bibi et Spyro, je veux même pas en parler, on dirait cette histoire des Congolais qui tentent de faire une course de bobsleigh, on pourrait en faire tout un film dramatique. Ensuite, t’as les Private Jokes, là aussi sans commentaire, voir Jacob rattraper les bourdes de l’autre crétin, c’était marrant la première et seconde fois, mais ça lasse à la fin. Y a qui d’autre ? Ah ouais, y a le Major ! Putain de merde, préparez vos mouchoirs, vous allez pleurer de rire : ce mec, je lui dis que sa voiture est communiste, il est capable de la bouffer ! Il est où, le danger ?
JOURNALISTE : Vous êtes donc confiants pour la finale ?
FINO : Je me poserais la question si j’avais des conducteurs en face de moi, mais là, j’ai envie de pleurer.
JOURNALISTE : Un dernier mot ?
FINO : Ta gueule.


Okay, cette crevure de Fino restait toujours aussi égocentrique. Si je savais qu’il n’était pas méticuleux lorsqu’il voulait enculer des gens, je pourrais espérer qu’il nous sous-estime tous. Bon, il y avait quoi d’autre comme interv… Et merde ! Dès que je me vis arriver face à la caméra, je décidai d’arrêter de regarder les télévisions et de me retrouver devant Jacob. Au passage, il y avait de nombreuses coupures lors de l’interview, certainement les passages où on demandait son avis à mon estimé compère.

JOURNALISTE : Et enfin, voici la toute dernière équipe, les Private Jokes, qui ont malgré tout dominé plus ou moins les dernières courses, semblent péter la forme après un long départ. Mr. Free, tout le monde semble attendre beaucoup de votre complémentarité, qu’en pensez-vous ?
ED : Jacob et moi avons l’habitude de travailler ensemble. Donc je pense qu’effectivement, il y a des chances que ça nous profite. Mais ça va aussi profiter aux autres. Enfin, voilà… Ouais, on va dire ouais.
JOURNALISTE : Ça ne vous dérange pas trop de ne pas être le pilote ? Enfin, tout le monde considère que vous seriez bien mieux à l’arrière…
ED : Ah non ah non ! J’explique mes résultats. Déjà, faut savoir que j’ai jamais touché à un kart de ma vie. Bon, okay. J’ai pas le compas dans l’œil, j’avoue. Bon, mais surtout, c’est juste de la malchance ! Tenez, première course, j’arrive premier, plouf, avant-dernier parce que voilà, carapace en plein dans la gueule. Nan, je suis désolé, la chance est un très important facteur de victoire. Je l’estime à environ 70%. Faut pas déconner non plus. Puis Jacob n’est pas un pilote si exceptionnel que ça non plus.
JOURNALISTE : Oui, oui, je comprends votre ressentiment. Avez-vous déjà une idée du personnage que vous allez présenter à Nintendo si vous remportez la course ?
ED : Maintenant que vous le dîtes… Euh non, on n’y a pas pensé. C’est grave ?
JOURNALISTE : Pas du tout, mais vous devriez vous y mettre. Peut-être que dans moins de trois heures, le choix sera pour vous. Sinon, comment vous prenez la perte de votre garagiste ? Vous vous en sortez ?
ED : Un peu oui… Enfin, Fino était plus un surplus de matière grise. Ce n’est pas comme s’il était vraiment mécanicien. Même si sa taille lui permet de se faufiler sous le véhicule, ce qui peut être pratique.
JOURNALISTE : Très bien, nous sommes ravis de voir qu’il n’y a pas eu de problème. Sinon, Monsieur Free, votre collègue ne parle pas ?
ED : Si, mais il parle pas à toi.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 7 Juin 2013 - 18:45
De son côté, Jacob se présente sous la plus simple des tenues, celle d'un pilote de formule un, aux couleurs des Private Joke. La tenue lui donne l'impression d'être plus effilé qu'il ne l'est réellement, plus fin, comme pour glisser dans l'air. Il n'a pas de casque cependant, cet ajout serait absolument inutile dans la mesure où sa bulle le protège déjà et que personne n'en a, pas même le masqué, qui aurait pu choisir ce type de couvre chef pour cacher son identité. Il regarde Ed Free arriver vers lui et transcender l'écran par en répondant nerveusement à des questions idiotes. Il retient une moue de moquerie lorsqu'il voit son camarade onirique dans sa tenue déphasée. *Après tout, on ne choisi pas vraiment comment on s'habille à Dreamland. Je crois que j'ai trop intégré le trip pilote de course avant de me coucher - j'ai mis pas mal de temps d'ailleurs. En fait, c'est presque rassurant de voir Ed arriver maintenant. Ça change des autres courses. J'en avais assez d'être seul sur la route. La fine équipe est de retour, ça fait du bien. En fait, ça fait même tellement du bien que je ne suis pas si stressé que ça... Bon, en même temps, comme je n'espère absolument pas gagner, je ne suis pas stressé. J'espère juste qu'on pourra empêcher notre ennemi secret de prendre la tête en trichant. En fait, je crois que notre stratégie va consister et de manière un peu flagrante, à massacrer le premier gars qui usera d'un spécial un peu trop particulier. En laissant tout autre personne capable de l'emporter prendre la victoire. Le problème, c'est que nous savons qu'au moins une équipe sur nos six adversaires est engagée par l'ennemi, celle de Fino. Ce qui veut dire qu'il y en a au moins une deuxième dont il faut se méfier. Ce qui veut dire qu'un tiers de nos adversaires sont impliqués dans une tentative illégale de détruire Nintendo. Sans parler du fait qu'on sait que Dorian Gray a juré de nous détruire... Il est possible que ce soit l'agent de notre ennemi, car il a présenté un troisième larron. Mais, ce serait trop beau. Non, on ne sera pas trop de deux sur ce kart. Ed utilisera bien mieux les objets que moi, j'en suis certains : il compte beaucoup plus dessus dans ses courses. Moi, dans le jeu, je m'en sert presque jamais. Et puis, on forme une équipe du tonnerre, on l'a prouvé plusieurs fois.*

Quelques seconde après la dernière interview et le retour de Papy Champi aux commandes des commentaire, un garagiste de Nintendo arrive, soi-disant pour leur expliquer les règles et le fonctionnement de ce double dash. En réalité, les deux voyageurs savent bien que si les autres envoyés de Nintendo sont réellement là pour expliquer quelques petites règles, ce chauve là est ici pour être leur véritable garagiste, remplaçant du traître phoque. *Peut-être qu'il va nous donner le truc pour qu'on sauve la course. Ou peut-être a-t-il trouvé, dans les quelques équipes possibles, laquelle il fallait frapper en priorité. J'espère qu'il va nous annoncer qu'on a le droit à un bouton rouge dans le levier de vitesse - inexistant puisque le kart est en automatique. Mais, j'y crois qu'à moitié.* L'homme vérifie rapidement l'installation du kart, sans dire un mot. Celui-ci a été légèrement modifié, mais dans l'ensemble, on y a rajouté qu'une petite plate forme à l'arrière, pour se poser, et une barre pour s'accrocher. La balance aussi, a été équilibrée, les roues arrière ayant été placées un peu plus en arrière, justement. Ne voyant aucun problème sur le véhicule, il fait une moue satisfait et invite les deux concurrents à monter à bord d'un geste. Jacob s'exécute sans attendre et se place sur le siège du pilote. Une chose qu'il n'avait pas remarqué le frappe alors. Dans le cockpit, on a placé une petite marche, au niveau de la portière. *Merde, j'avais oublié ce détail. On peut changer de pilote en cour de route, sans être ralentis... Enfin, en supposition. Bien sûr, mettre Ed devant, c'est se ralentir... Et puis, c'est pas comme si on savait échanger de place non plus...* Satisfait, leur contact en blouse commence alors son petit discours.

"Bien, écoutez-bien tous les deux." dit-il avec sérieux. "Nous n'avons pas beaucoup de temps. Comme vous le savez, cette course se fait en Double Dash. C'est à dire que vous serez à deux sur le kart et que vous devrez agir en tandem. Vous pouvez à tout moment changer de pilote. Vous disposez seulement de trois secondes pour le faire cependant, après, l'accélérateur relâche la pression et vous ralentissez. Dès que vous voulez changer de pilote, appuyer sur ce bouton, ici. Ensuite, vous pouvez vous appuyer sur cette marche. Essayez de passer chacun de votre côté. Un bon truc, c'est de retenir ça : celui qui entre à droite et celui qui sort à gauche. Lorsque vous êtes à l'arrière ne lâchez sous aucun prétexte la barre, même pour lancer un objet. Sinon, vous risquez d'être emporté et d'être éjecté du kart. Et vous ne pouvez finir la course sans les deux concurrents... Autrement, vous pourrez à présent prendre, de temps à autres des doubles cubes. Dans ce cas là, vous aurez alors chacun un objet. Mais seul celui qui est à l'arrière peut lancer. Il est aussi possible, si vous changez de pilote, que celui qui conduit conserve son objet et que l'autre en prenne un nouveau. Mais dans tous les cas, seul celui qui est à l'arrière peut lancer son objet. Le pilote peut passer son objet à celui qui est à l'arrière. Sauf le spécial. Je sais que dans le jeu, théoriquement, même les spécials peuvent être échangés, mais pas ici. De fait, les spécial des voyageurs ne peuvent pas être échangés, car il s'agit de l'activation de leur pouvoir. Nous avons harmonisé pour tous les concurrents. De la même manière, vous ne pourrez pas voler aux autres leurs spéciaux... Mmh, je crois que je n'ai bien oublié. Avez-vous des questions ?"

Jacob lance un regard interrogatif vers Ed, sans faire signe qu'il veut parler. *Il a dit quoi ? Il nous a expliqué comment fonctionne le bouton rouge ? Il nous a dit quelle était l'assurance tout risque de Nintendo ? Ed ? Putain, pourquoi il a pas branché son micro ce con...*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Dim 9 Juin 2013 - 23:04
J’aurais bien voulu faire part à mon coéquipier de l’état de stress dans lequel j’étais ; la bulle de Jacob pouvait peut-être se révéler des fois bien pratique, surtout quand des dangers intarissables venaient mettre au défi son invulnérabilité. D’autres fois, quand on avait besoin d’interactions sociales qui ne dépendaient pas de langages des signes, être avec Jacob n’était pas une si riche idée que ça. En parlant de langages des signes, ça me rappelait que j’avais établi un langage très simple à utiliser avec Jacob, et il avait toujours refusé de l’apprendre… par fierté, parce qu’il était trop débile, je n’en avais strictement aucune idée, et j’aimerais que sa raison reste coincée là où le soleil ne brillerait jamais. Cependant, sortant très expérimenté de cette expérience, j’avais décidé de passer au niveau supérieur et au lieu d’inventer des signes sortis d’un mauvais film militaire des années quatre-vingt, j’avais appris ni plus ni moins le langage des signes, qui n’était finalement pas si compliqué que ça à apprendre, vu qu’il était presque aussi terre-à-terre que de la programmation.

Pour le reste, nous voilà dans notre garage avec un expert nippon qui nous expliquait déjà toutes les nouvelles fonctionnalités du véhicule. Je supposais que Jacob ne serait pas effrayé par les quelques subtilités de pilotage, mais j’étais déjà bien plus intéressé en ce qui concernait la barre qui me permettrait de ne pas me faire envoler lors d’un virage un peu trop prononcé. Tandis que le garagiste continuait ses explications, je me demandais si Jacob comprenait vraiment ce qu’il était en train de dire, et comprenant que non, tentai de traduire mentalement dans ma tête les signes que je pourrais utiliser pour lui faire part des détails techniques du changement de place. Sachant évidemment que c’était parfaitement inutile vu que Jacob ne connaissait pas du tout le langage des signes.
Il ne faisait aucun effort, tout simplement.

Ce que j’avais appris, c’était que vu que je serais (exclusivement) à l’arrière du kart, il n’y aurait que moi pour balancer mon Special. Tant mieux quelque part… Je ne faisais pas confiance à la bulle de Jacob, ou plutôt, si nous étions dans une situation désespérée pendant la course, je préférerais que ce fus moi qui puisse gérer la situation avec une paire de portails. Et vu qu’il y avait de fortes chances pour qu’on se prenne une branlée explosive par des terroristes et autres conducteurs dangereux, je supposais qu’un pouvoir pouvant renvoyer les attaques était un atout utile. Je retins l’explication dans ma tête.

Le garagiste partit vu que je n’avais pas d’autres questions à lui poser sur le coup, et je passais quelques minutes à expliquer avec des gestes les informations pour changer de place. Vala Jacob, d’abord, tu conduis, tu es à ta place, pis paf, tu veux échanger ? On échange de place de ce sens, non sans oublier d’appuyer sur le bouton. Tout pizé ? Parfait, très bien, et hésite pas à me solliciter si tes mains étaient moites (même si sa bulle lui permettrait certainement de pallier à ce signe anxiogène). Difficile de lui faire part aussi du principe des pouvoirs qu’on ne pouvait pas se donner, mais vu que c’était instinctif, une simple confirmation de ce qu’on pouvait penser, pas besoin de s’acharner. Bon, voilà, tous les soucis techniques étaient réglés… Non, attendez, il m’en manquait un. Je m’excusais auprès de Jacob. Même si je n’avais rien fait pour remplir ma vessie, il fallait soudainement que je la soulage, parce que le stress montait très facilement : depuis que la dernière étape avant la montée aux cieux était passée, j’étais à mon tour dos au mur, face à une réalité pesante : ça allait rapidement chier. Pour nous. Pour tous ceux qui étaient dans le camp de Nintendo. Et ce « tous », c’était pas grand-monde finalement.

Voilà, elles étaient là, les chiottes. Je me dépêchais de me soulager dans une cabine avant de revenir me laver les mains dans le lavabo le plus proche. Soudainement, dès que j’eus fini de bien frotter, je levais mon regard sur le grand miroir, et vis la silhouette de Dorian Gray (qui venait lui aussi de sortir d’une cabine), prenant la pose avec un sourire goguenard qu’on pouvait coller sur le visage de tous les abrutis qui étaient persuadés qu’un pistolet avec un embout orange en plastique sur le canon était un vrai. Si je n’avais pas peur de dire une connerie, j’étais persuadé qu’il n’était pas allé au petit coin pour pisser, mais plutôt pour une mise en scène. Il parla avec une assurance pénible :


« Vous vivez vos derniers instants, les Private Jokes.
_ Dodo, tu as attendu que je regarde dans le miroir des WC pour me dire ça ? Franchement, j’admire.
_ Rira bien que rira le dernier.
_ Si c’est Jacob qui rigolera, tu réussiras à l’entendre ?
_ Il ne sera pas en mesure de rigoler. Tu as bien vu mes partenaires ?
_ Non.
_ Ils vont te réserver une petite surprise.
_ Si j’avais fait attention à eux pendant l’interview, je n’aurais pas eu de petite surprise, c’est ça que t’es en train de me dire ? »
Ouais, je n’arrêtais pas de le railler, mais je ne pouvais pas faire autrement avec Dorian Gray, dont la stupidité, l’arrogance et la méchanceté dépassaient le ridicule de la situation actuelle. Il m’avait cherché, il l’avait trouvé.
« On se reverra sur la piste. Sauf que j’aurais un tour d’avance.
_ C’est le minimum pour qu’on te foute pas une branlée direct. »


Mon ton s’était assombri, et Dorian, toujours tout sourire me fit un petit salut condescendant du menton avant de sortir des chiottes. Même s’il était immortel, il serait mal venu que je lui brise les cervicales. Je patientai trente secondes après son départ pour quitter moi aussi les lieux. J’avais pas envie de le revoir. Il m’énervait plus par sa simple présence que par ses mots, et il avait été beaucoup trop présent. Il allait être le premier à souffrir.

__

« ALORS COMME CA, JE SUIS TELLEMENT PETIT QUE JE POURRAIS PASSER SOUS LE VEHICULE ??!! CET ENCULE DE BLONDIN S’EST FOUTU DE MA GUEULE EN PUBLIC ??!! »

Dans la cabine de Fino, l’ambiance était pour le moins délétère. Le petit phoque faisait les cent tours de la table circulaire et son humeur refusait de descendre sous les deux cent degrés Celsius. Germaine, qui se tenait à un coin de la salle, garda une humeur impassible qui témoignait parfaitement de ce qu’elle pensait. A vrai dire, pas grand-chose, et si on s’approchait avec une loupe, on se rendait compte que ce pas grand-chose se demandait de combien de points on pourrait rajouter l’amortissement de l’usure d’une table comme celle-ci dans le bilan mensuel alors que la fureur du bébé phoque lui passait dessus en éructant.

« CE CONNARD VEUT SA PUTAIN DE GUERRE, IL VA L’AVOIR ! DES QUE J’EN AURAI TERMINE AVEC EUX, ILS SERONT EPARPILLES SUR LES TROIS TOURS DE LA COURSE !!! »

__

Deux organisateurs de la course (dont la personne insipide qui avait guidé de très très loin les agissements discrets de Jacob et d’Ed pendant toute la durée de la compétition) étaient en train de parler à l’équipe de Wall Street Influence.

« Désolé, mais pour des raisons de sécurité, votre troisième pilote ne pourra pas faire partie de la course.
_ En quel honneur ? Nous avons de l’argent, vous savez ?
_ Pour des raisons de sécurité évidentes. On craint une attaque de terroristes, mais elle peut facilement être évitée avec des gestes comme ça.
_ Et comment on fait, pour remporter la finale alors qu’on avait prévu de dégainer cette carte ?
_ Désolé. De toute façon, un troisième pilote est une absurdité. Il ne sera pas du tout préparé à ce qu’il va lui arriver, comme le montre l’exemple des Grease Lighting : un bon pilote ne fait pas forcément une bonne course. A moins qu’il se soit entraîné récemment sur des tracés… Hum… ?
_ Euh non, pas du tout… »
, dit Kerviel en plissant des yeux devant cette étrange question aux tons suspicieux. Madoff ne se laissait tout de même pas abattre :
« Vous nous aviez dit qu’on pourrait l’utiliser ! Nous avions des accords !
_ Considérez-les comme annulés.
_ C’est une honte !
_ Si vous n’êtes pas satisfaits, vous pouvez toujours abandonner. Je vous souhaite bonne chance, messieurs. »
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 10 Juin 2013 - 0:29
"Chers concurrents, la course va bientôt commencer, veuillez-vous préparer à aller sur la plateforme centrale dans l'ordre du classement général. Chaque équipe apparaîtra après la précédente, téléportée sur le terrain par un Lakitu."

Et aussitôt, la liste de l'ordre passage apparaît sur tous les écrans réservés aux coulisses, avec une précision pour les prochain à passer. Jacob, comprend alors ce qu'il va se passer et grimpe à nouveau dans la voiture. *Les explications de Ed ont été évasive. Je crois qu'il voulait dire que le bouton là, servait à quelque chose, mais j'ai pas bien compris à quoi. Pourquoi ne veut-il pas apprendre le langage des signes ? Il sait pourtant que je le parle très bien depuis que je travaille dans cette association un samedi sur deux ? Non ? Peut-être pas. Et puis, c'est pas comme s'il allait faire l'effort de l'apprendre de toute manière. Enfin, un jour, je trouverai peut-être le moyen de communiquer avec ce crétin de façon plus probante. De toute manière, c'est pas comme si on allait changer de place ou quoi que ce soit. Le laisser conduire, ce serait admettre la défaite et assumer l'idée de prendre la dernière place. Enfin, je suis méchant, c'est pas bien... C'est mon acolyte après tout... Et puis, il y a toujours Bibi et Spyro sur le circuit. Bon, allez, ça va bientôt être à nous... Quand est-ce qu'il sort des toilettes ce crétin ? Faut qu'il se grouille !* Comme toute personne forcée d'être retardée par son coéquipier, Jacob commence alors à être un peu énervé à l'encontre de son partenaire et de sa petite vessie. Pendant ce temps, les journalistes et autres agents des organisateurs s'écartent des coulisses pour rejoindre d'autres places : dans quelques instants, il ne restera dans la salle que les concurrents et leurs kart. Ainsi que les Lakitu.

Dans la loge des MKR, les premiers à partir, l'excitation est à son comble. Jack referme le capot du kart et fait un signe à coéquipier. Tout est fin prêt, les derniers réglages ont été faits. Lucas hoche la tête pour bien montrer qu'il est prêt et grimpe dans le véhicule, à la place du pilote. C'est lui, ont-ils décidé, qui commencera à conduire. Le choix est stratégique, évidemment, mais nul ne sait exactement en quoi il l'est. Jack, avant de grimper à l'arrière du véhicule se dirige vers la petite boîte posée sur l'étagère, celle qui est toujours fermé. Il sort alors une petite clé qu'il a en pendentif et ouvre la boîte. À l'intérieur, une photographie de sa mère l'attend et il l'embrasse avec chaleur.
"Souhaite-moi bonne chance." fait-il, puis il se tourne vers son copilote : "Un porte bonheur ?"
"Nan, j'ai déjà fait tout à l'heure." explique Lucas, qui se concentre.
"C'est à vous, avancez-vous jusqu'à la plate forme centrale." lance une voix dans les hauts parleurs de leur loge.
Jack grimpe sur le véhicule et les deux voyageur filent jusqu'aux Lakitu. Ils sont fin prêt, rien ne pourra plus les arrêter. Dans le public, Papy champi entonne :
"Avec 75 points et deux courses achevée à la première place, ils sont LA grande surprise de ce tournoi, l'équipe qui a montré le plus de constance dans ses performance, les challengers de la compétition... VEUILLEZ FAIRE UN TRIOMPHE AUX MKR !!!!"
Et l'équipe est immédiatement téléporté sur la piste de la course. L'estomac de Jacob se noue. *Où est Ed bordel ?

Putain, maintenant, c'est à Fino d'y aller. Bon, allez, Jacob, Ed va pas te lâcher à la dernière minute. Il a tellement insisté pour y participer à cette course. Il ne manquerait pour rien au monde de monter sur cette plateforme. Frapper les gens avec son panneau et tout, il n'y aura que ça de vrai. D'autant que je ne sais pas pourquoi on s'inquiète en fait, puisque Nintendo nous a dit qu'ils avaient une carte à jouer pour éviter le pire. Je pense qu'on ne devrait pas avoir trop de casse. Bon, gagner, c'est sûr, on en est pas vraiment là. Lorsque j'ai gagné la nuit dernière, c'était uniquement parce que ces messieurs en tête du classement n'ont pas daigné se bouger le cul et sont restés tranquillement en arrière. S'ils avaient vraiment voulu faire la course, ça se serait peut-être passé autrement. Même si, avec Ed dans mon dos, les choses sevraient être facilités, il ne faudra pas oublier que tous ces connards auront eux aussi quelqu'un dans le dos. Et que dans le cas de l'équipe qui s'avance jusqu'au centre de la salle à présent, le gars à l'arrière, c'est Fino. Notre petit phoque préféré et qu'à l'avant du kart, il y a encore et toujours ce type masqué qu'il nous faudra bien démasquer à un moment ou à un autre. Je sais que ce n'est pas trop possible puisqu'il avait un alibi d'enfer, mais ce type a jeté son spécial à la poubelle lorsqu'il l'a eu... Et c'est louche. Et après tout, un type masqué... Ça pourrait tout aussi bien ne pas toujours être le même. On en saurait rien. Les gars de Nintendo ne savent même pas qui c'est après tout... Moi je dis, il faudra qu'on fasse une excursion de son côté. à un moment où à un autre...*


"Avec 74 points et deux victoires aussi à son active, cette équipe est à la fois l'une des plus dangereuse et l'une des plus intrigantes de toutes ! Le voyageur masqué n'a toujours pas découvert son visage et il est aujourd'hui aidé par le terrible phoque Fino, dont les aventures précédentes nous incitent à croire qu'il va diablement pimenter la course ! VEUILLEZ APPLAUDIR COMME IL SE DOIT L'ÉQUIPE DU VOYAGEUR MASQUÉ !!!"

"Ça va être à nous, Major McKanth." annonce le Sergent Robert Bolgavitch sur un ton très sérieux et concentré.
"Tu as tes sacs de patates ?" demande son supérieur avec un froncement de sourcils suspicieux.
"Major, oui Major !" dit le sergent en présentant les sacs en question.
"Alors grimpe dans le véhicule Johnny, ça va être à nous et tu nous met déjà en retard. Une corvée de patate supplémentaire pour la peine."
Dans son énorme bolide, le Majo McKanth tient le volant. Son tank est déjà le véhicule le plus lourd de la course, mais il se permet s'emporter plusieurs kilos de patates supplémentaires. Aucune modification n'a été nécessaire sur un engin pareil. On aurait déjà pu y grimper à trois ou quatre, sans la moindre difficulté et sans être en surpoids. Ils s'avancent donc vers la plateforme centrale pour être téléportés à leur tour. *Mais quel crétin celui-là ! Le Major est le gars le plus dangereux de tout Dreamland. Il peut massacrer n'importe quelle créature qui peuple cet univers à coup de lance roquette ou même de poings et il fait quoi ? IL CONDUIT ! Insupportable. Et encore, le pire est que son copilote a réussi à flinguer toutes les statistiques de la course en conduisant une seule fois et en mettant presque un tour dans la gueule à tous les autres concurrents... Et il fait quoi ? Des corvées de patates. Insupportable. Et en même temps, quelle nouvelle pourrait être meilleure pour nous ? En espérant qu'ils resteront ainsi tout la course... Parce qu'au moment où ils décideront d'échanger, même Nintendo ne pourra plus les arrêter.*

"Ils ont aussi 74 points au classement général et deux victoires, consécutives je vous prie, à leur actif. Ce sont les plus redoutés de tous, tant par les talents de pilotage de l'un que par la puissance atomique de l'autre. ACCLAMEZ MAINTENANT LA TRÈS DANGEREUSE COMPAGNIE PANDA !"

*Et maintenant, ça va être à Wall Street Influence. Ah ! Les voilà qui arrivent. Tient, pourquoi il y a toujours Kerviel et Madoff sur le kart ? Ça ne devait pas être Kerviel et l'autre champion secret dont ils ont parlé dans l'interview ? Ils ont pas l'air méga content... En fait, Nintendo a dû leur refuser cette petite machinerie. Tant mieux, comme ça, toute leur stratégie tombe à l'eau. Bien fait pour eux. Un suspect de moins à abattre. Ça reste une bonne équipe mais je crois que...* Soudain, l'intouchable est frappé d'illumination. Le kart de l'équipe a complètement changé, ce n'est plus une limousine c'est *la voiture dorée ?! Mais ? C'est totalement injuste ! Ils n'ont pas le droit ! C'est l'une des récompenses finales ! C'était donc ça leur surprise de dernière minute ? Ils ont déjà les bonus du meilleur kart possible ? Je ne suis pas d'accord. Ils commencent à m'énerver ceux-là. Ils se sont pas faits remarqués de toute la compétition, en terminant tranquillement à des places acceptables et à la dernière minute, ils enculent tous les concurrents en ACHETANT l'une des récompenses destinée aux vainqueurs... Tu m'étonnes que Nintendo craigne qu'on sape sa course avec une attitude pareille. Intègres mon cul ! À nous entuber comme ça, ces types devraient même voir leur prochain jeu complètement niqué tient ! ... Bon d'accord, j'ai pas trop envie que ça arrive, parce que j'aime bien y jouer, mais quand même, ils abusent.*

"Avec 68 points au classement, une victoire et une étonnante discrétion sur la piste, cette équipe s'est qualifiée sans difficulté et réserve à notre public favori une petite surprise ui ne manquera pas de faire sourire nos fans les plus assidus ! VEUILLEZ ACCUEILLIR COMME IL SE DOIT WALL STREET INFLUENCE !"
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Lun 10 Juin 2013 - 20:53
Je ne m’attendais pas à ce qu’on fut en cinquième position, sérieux, alors quand on nous demanda de nous préparer, j’haussai le sourcil pour signifier « en quel honneur je vous prie », ou aussi « qué ? ». Mais non, c’était bien à nous. Nos dernières courses nous avaient non seulement d’intégrer la prestigieuse course finale, mais en plus nous permettaient non pas d’être derniers, non pas d’être avant-derniers, mais bien d’être avant-avant-derniers. Une place de choix. Etrangement, malgré notre réussite, j’avais l’impression que nous étions une équipe fragile. Je supposais que l’équipe de Bibi et de Spyro avait le même sentiment. Jacob s’installa dans le siège du véhicule, et je me plaçai derrière lui. L’employé de Nintendo nous regarda avec un air étrange, qui voulait certainement dire bonne chance pour vous faire exploser à la place des équipes innocentes. Il demanda à Jacob de s’arrêter devant le téléporteur quelques secondes. Un autre employé en tenue de garagiste se dépêcha d’arriver en traînant derrière lui mon panneau de signalisation. J’ouvris les yeux ronds tandis que notre employeur nous expliqua sereinement :

« Vous allez en avoir besoin.
_ On a le droit ?
_ La personne à l’arrière fait ce qu’elle veut de ses deux mains tant que ce n’est pas un pouvoir.
_ Ça me va. Je prends. »


Le garagiste s’approcha de moi et tenta de me passer mon panneau. Je l’aidai, et juste après que j’eus mon arme fétiche dans les mains, on nous fit signe d’y aller. J’avais mon panneau de signalisation, je ne craignais plus rien maintenant. Jacob avança doucement vers le cercle, puis une lumière blanche nous entoura deux secondes. Une sorte de grésillement-jingle plus tard, et nous étions au départ de la piste, pile sur notre ligne. Nous n’avions mêmes pas besoin de bouger. Devant nous, les quatre équipes précédentes étaient disposées sur leur propre départ.

La course arc-en-ciel était exactement comme dans les jeux vidéo : kitsh, aveuglante, avec les couleurs qui changeaient telles des ondes. Autour de nous, un paysage étoile magnifique nous entourait. Moins magnifique déjà, c’était la tête du terrain qu’on voyait en face de nous, se promenant dans les cieux tel un dragon chinois, envoyant paître toutes les théories sur la gravité (et au passage, sur la matière). Il n’y avait pas de spectateurs, mais on les sentait nous regarder. Une boule dans ma gorge se noua, ma vessie avait trouvé de quoi se remplir à nouveau, et je sentis mon ventre cogner la chamade. Y avait intérêt à ce que Jacob ne fasse pas de la merde. Parce qu’effectivement, le tracé semblait bien plus retors qu’avant. Je voyais même au loin ce qui ressemblait à un… looping… Ouais… un looping. Je faisais comment pour tenir, là ? J’entendais à peine l’arbitre Papy Champi faire une description de notre équipe :


« Les Private Jokes ont terminé avec 64 points, et ils partaient de loin ! Leur fougue et leur montée en puissance leur permettent maintenant de s’avancer la tête haute sur le circuit étoilé, après avoir eu une place sur le podium lors des trois dernières courses. Une équipe dont la complémentarité pourrait être la clé de la victoire. » Et ouais, bitch. On va t’en donner, de la complémentarité.

Certainement comme Jacob, j’étais aussi heureux que furieux de voir que la Compagnie Panda avait contre toute logique mis leur meilleur pilote à l’arrière et leur meilleur cogneur au volant. Une stratégie plutôt normale quand on connaissait le CV du Major, ainsi que son casier judiciaire (voire les raisons de ce dernier). Cependant, tout le monde semblait chaud comme la braise. Et en parlant de motivation… derrière nous, prenant la sixième place, l’enfoiré de Dorian Gray arrivait avec son traîneau, avec une tête inconnue dans le charriot. Ce n’était pas en tout cas la gueule que Jacob avait tabassé la dernière fois.

« 62 points au compteur, et l’équipe Immortal est celle qui intrigue le plus. Son kart ressemblant étrangement à un traîneau… » C’était un traîneau, imbécile. «… pose de multiples questions, mais le membre principal de l’équipe, Dorian Gray, semble tirer des avantages avec brio. Il promet que son partenaire aura une utilité non négligeable. Comme dit lors de l’interview, ce sont les rivaux des Private Jokes. La lutte risque d’être impressionnante. »

Dès que l’arbitre eut fini son speech, tous furent témoins d’une scène très étrange. Le compagnon de Dorian dont le nom m’échappait sortit du véhicule, tout simplement. Il se mit près des loups cauchemar du traîneau et se transforma. Devant l’œil de chacun, un nouveau loup, deux fois plus gros que les autres, prenaient sa place, tout devant les autres carnivores. Le poil brillant et sombre, la bave aux lèvres. Mon dieu, encore un joker qui violait les règles. On était servis, après les Wall Street Influence et leur voiture en or. Je devrais demander des explications, parce que là, c’était au-dessus de ma compréhension. Le seul point positif, c’est que Dorian Gray n’aurait certainement pas de Special. Le reste, c’était triche et compagnie. Lui aussi savait graissé la patte de Nintendo avec un billet de quelques milliers d’EV ? Je voulais bien aider Nintendo, mais si elle pouvait éviter de se faire corrompre dès qu’elle en avait l’occasion, ça serait cool.

Et les prochains à venir, c’était… Bibi et Spyro. Pas les plus incroyables, mais ils avaient quand même survécu jusque-là. Leur Special dans un terrain aussi dangereux allait être impossible à gérer. Cependant, ils n’étaient pas fiers d’être là. Ils avaient compris qu’ils n’avaient pas le niveau, et que ça allait se payer dans la douleur. Le Major savait écraser ceux qui n’allaient pas assez vite. Leur véhicule n’était pas incroyable, les pilotes n’étaient pas talentueux, et mieux encore, ils n’avaient pas de chance. C’était évidemment Bibi qui conduisait, tandis que Spyro allait s’occuper de l’arrière et des autres concurrents.


« Et enfin, avec 61 points, la lanterne rouge qu’est l’équipe des Black Magic Dragon reste un risque qui peut peser dans la balance et que les autres seront obligés de tenir compte. C’est grâce à leur Special qu’ils sont parvenus à arracher une première place, et s’ils tombent dessus encore une fois, ils pourraient réitérer l’exploit malgré les concurrents. La véritable menace va peut-être venir des airs ! »

Et voilà, les sept concurrents étaient sur la piste. Il ne restait plus qu’à attendre le signal. Pendant ce temps, je regardais le bouton rouge qui permettait d’annonce un changement de place des coéquipiers, afin d’aider au timing. Je savais qu’il avait une autre fonction : si j’appuyais dessus en même temps que Jacob appuyait sur l’accélérateur, on pourrait faire un départ d’une puissance incroyable. Je me demandais si je l’avais dit à Jacob… Bah, il comprendrait très vite, hein ?
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 11 Juin 2013 - 0:01
*Attendre le signal. Putain, c'est là que toute la pression monte en fait. Avant ? On est pas encore concentré sur la question. Après ? On est trop pris par tout le reste et on s'accroche avec ses tripes avant de réaliser que c'est fini et qu'on a gagné ou perdu. Nan, moi, c'est là que je stresse. Quand il s'agit de regarder ces putains de feux devant nous, encore éteint. Les moteurs grondent, tous les regards sont rivés vers la piste - avec des airs complètements dépités quand on y fait un peu attention. Il faut dire que ça ne va pas être de la rigolade ce circuit. Si je ne tombe pas une seule fois, c'est vraiment un miracle. Il faut que je sois prêt à appuyer sur l'accélérateur au bon moment. Pas avant, pas après. C'est vrai qu'en foirant notre départ, on ne serait pas trop dans la cohue du départ. Mais bon, vu les concurrents qu'on a, il n'est pas dit qu'on en rattrape un seul. Le truc qui est vraiment cool, c'est que Ed peut avoir son panneau. Comme je l'ai déjà vu l'utiliser, je sais que c'est un avantage certain. La mauvaise nouvelle, c'est que Nintendo semble avoir décidé de prendre tous les concurrents pour des cons en accordant des faveurs aux uns et aux autres. Entre la voiture en or de Wall Street Influence, le morpheur loup de Dorian Gray et notre panneau. Sans parler du fait d'autoriser le Sergent et le Major à faire partie de la même équipe. J'espère que ce n'est pas leur super plan de la mort qui tue pour se sauver la mise contre les méchants, parce que ça craint. Nous donner une arme ne nous servira pas nécessairement à l'emporter et il y a toutes les chances pour que en donner aux autres compliquent même davantage les choses. Bon il va s'allumer ce feu ?*

Mais le feu reste éteint et ce pendant longtemps. Cela commence, non pas à rendre les concurrents nerveux, mais à leur faire se demander pourquoi le feu n'est pas encore allumé. De plus, Jacob ne l'entend pas, mais la voix de Papy Champi continue de résonner sur le terrain, sans annoncer le départ de la course non plus. *C'est étrange, on est toujours parti beaucoup plus vite que cela. Je ne comprends pas. Ils ont peut-être un problème technique. Tous les autres ont l'air de s'envoyer des regards comme s'il y avait un problème. Ed ? Tu sais quelque chose ? Non, il a l'air aussi perdu que moi. Il s'est passé un truc ? Il y a eut un attentat terroriste ? On a arrêter le gars de microsoft ou on vient le chercher sur la piste ? C'est quoi cette merde ! Bordel, je déteste le silence de cette bulle, c'est dans ces moments là que ça vous rentre par tous les orifices d'être complètement coupés du monde. Allez, les gars, soyez sympa, expliquez-moi ce qu'il se passe. Ou alors allumez ces feux ! Ce stress devient insoutenable.* Jacob commence à son tour à gesticuler un peu sur son siège, à se sentir mal à l'aise. En réalité, il n'y a eut que très peu de temps qui s'est passé depuis qu'ils sont arrivés, mais les secondes semblent s'étirer à l'infini et son cerveau carbure dans tous les sens. Soudain, tous les autres concurrents, Major compris, font des gros yeux, se regardent entre eux et regardent de concert dans la même direction, l'air complètement dépassés par ce qui est en train de se passer. *Ça y est, il se passe quelque chose. Et je ne sais pas quoi. C'est horrible. Qu'est-ce vous regardez ? J'ai presque pas envie de tourner la tête, je sens que ça va faire un peu trop pour moi là... Raaaah ! Il faut que je sache.* Et Jacob tourne la tête avec les autres.

Ce que Jacob a manqué dans les paroles de Papy Champi, aucun des autres participants, bien évidemment, ne l'a manqué. Car son discours les a intrigué dès la première seconde où il a commencé. Et pour cause, aucun d'entre eux n'avait été prévenu :

"Oui, oui, en effet, cher public, voilà les sept équipes que vous avez suivis ces dernières nuits, qui vous ont fait vibrer au gré de leurs succès et de leurs erreurs, que vous avez soutenus et qui sont parvenus à survivre à toutes les autres. Les sept meilleures équipes de la compétition vont ce soir vous offrir le plus beau spectacle du tournoi, la plus belle course, je n'en doute pas. Pourtant ! Pourtant, toutes ces équipes ne sauraient recevoir le titre de champion si il n'y avaient qu'elles pour lutter, les unes contre les autres. Elles se connaissent toutes trop bien et ce ne sont pas les seuls champions de Mario Kart. Ce soir, mesdames et messieurs, nos brillants compétiteurs vont devoir décrocher la première place. Mais pour cela, ils devront se mesurer aux plus géniaux, aux plus fantastiques, aux plus incroyables de tous les pilotes que Dreamland ait jamais porté. Mesdames et messieurs, ce soir, sous vos yeux, une huitième équipe entre dans la compétition et met son titre de champion en jeu. Elle aussi, au même titre que toutes les autres, pourra remporter cette course et recevoir les récompenses prévues en cas de victoire. Allez, mesdames, mes demoiselles, messieurs, veuillez faire un triomphe, une ovation spleeeendide pour la dernière équipe à participer à la course !"

Et alors que le grondement sourd d'un public en extase faisait vibrer ce monde dénué de gradins, une nouveau kart apparu dans le huitième emplacement prévu de la course, sous les regards inquiets de tous les autres.

"Héhé ! Salou les amis, on vous a manqué ?
-J'éspéré qué vous êtes bien accrochés, hein ? C'est pas dou gâteau céllé-ci.
-Ah, Louiiigi ! Ça va mé faire dou bien dé rouler un peu.
-Tu m'étonnés, aprés toutés cés nouits à comménter ces nouls... J'ai hâté dé leur montrer cé qué coundouire signifie, héhéhé !"


Et le premier feu s'allume.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 11 Juin 2013 - 11:42
Et voilà, dans le cul ! Je ne savais pas à quoi jouait Nintendo, mais la firme avait décidé de placer ces deux meilleurs éléments lors de la course. On avait Mario en conducteur, et Luigi à l’arrière, un choix qui ne surprenait personne tant il manquait d’originalité. Je comprenais avec un peu de retard que c’était une mesure plutôt efficace pour éviter le terrorisme : si deux excellents pilotes, pour le coup, fidèles à la firme (enfin, plutôt, étaient la firme) rejoignaient le terrain et foutaient à terre tous les autres, on était certains que les terroristes ne parviendraient pas à leur fin. Cependant, la solution était amère, surtout en cas de victoire : tout le championnat avait été créé pour d’autres personnes que les principaux conducteurs de la course pour justement apporter des idées neuves. En revenir à cette solution, c’était admettre que l’enquête avait échoué. On s’en foutait que le troisième homme de Wall Street ait été déplacé, on s’en foutait que Bibi ait montré ou non son Special, mais il fallait intervenir pour être certain de la teneur de la course. Je comprenais rapidement notre nouvelle mission à moi et à Jacob : les protéger. Nous n’avions jamais été là pour gagner, on le savait. On réussirait notre mission à la fin si Nintendo l’emportait. C’était tout.

Je ne savais pas par contre comment on allait faire ; on était des bons défenseurs, y avait aucun doute là-dessus. Je ne me faisais pas de souci pour nous, je ne remettais pas en cause nos qualités. Non, mais Mario et Luigi, même sans s’être documenté un peu, on savait qu’ils étaient des légendes, et puis c’est tout. Des putains de légende même ; aucun personnage dans le secteur vidéoludique était plus connu que Mario (attention, je ne parlais pas de la qualité des jeux). Plus encore, je m’étais documenté, et certains détails me revenaient en mémoire. Exemple de détail : lorsque j’étais allé au circuit d’entraînement à Mirage Space, les trois meilleurs temps du tour étaient notre terroriste au Special si puissant, les Grease Lighting, plus une équipe que le gars avait tu : c’était certainement Mario et Luigi, vu qu’ils étaient les seuls à pouvoir donner un ordre à l’employé en refusant qu’on dévoile l’identité du meilleur pilote. Donc on pouvait en conclure que leur tracé était encore plus impeccable que n’importe qui dans cette course, mais qu’en plus, ils étaient aussi expérimentés que le Major lors de la baston. Ils connaissaient toutes les astuces, tous les raccourcis, et toutes les bonnes idées pour faire tomber un adversaire. De plus, j’avais vu par hasard quelques-unes des vidéos retraçant leurs exploits, et c’était vrai qu’ils n’y allaient pas de main morte. Rapidité, conduite, maîtrise totale des objets, connaissance parfaite du circuit. La seule équipe qui pourrait peut-être se battre à armes égales avec eux, c’était la Compagnie Panda, si elle était assez intelligente pour ça et pour définir une stratégie plus optimale au niveau des rôles. A partir de là, donc, comment Jacob et moi étions censés les protéger ? Il fallait être à leur niveau pour ça. La meilleure option serait d’être second, non seulement pour appâter les projectiles ennemis, mais aussi pour gêner tout véhicule désireux de nous dépasser.

Est-ce que Jacob savait ce qu’il fallait faire ? Parce que conduire pour gagner et conduire pour faire gagner, ce n’était pas exactement la même chose. En tout cas, je n’eus pas le temps de lui dire, car le feu s’alluma enfin. Les trois grosses diodes étaient rouges, ça n’allait pas tarder à commencer. A partir de ce moment, la course ne pouvait plus être arrêtée. On était tous dans le grand-huit, et la chute s’annonçait de plus en plus. Pas besoin d’ouvrir les yeux pour voir qu’il y avait une portion des rails qui avait été enlevé. Maintenant, les coups bas pouvaient commencer, et les ennemis le savaient parfaitement. En tout cas, Dorian Gray, à trois mètres derrière nous, nous raillait :


« Prêts pour le grand saut, les Private Jokes ? » Evidemment, Jacob avait autre chose à faire que d’écouter. Il attendait patiemment que les trois feux annoncent le départ, car pour le moment, ils étaient allumés, mais ils ne déclenchaient pas de compte-à-rebours. Je me retournai avec un doigt d’honneur :
« Je connais un grand homme qui se battait contre un gars minable. Ce gars minable faisait le paon, et le premier homme lui a calmement dit, après un petit silence… ‘Je t’explose’. »

Je revins aux feux qui semblaient frémir d’excitation à nous laisser attendre comme ça. J’aurais bien voulu poser une main conciliante sur l’épaule de Jacob, mais il ne l’aurait pas senti. Alors j’attendais, je stressais. Devant, il y avait Fino qui insultait les MKR méchamment, il y avait le Major qui regardait tous ses ennemis pour être certains de les frapper lors de la course (oui, on ne savait jamais, il pouvait y avoir d’autres personnes sur le circuit arc-en-ciel, hein ?). Les Wall Street Influence décidèrent de faire chier tout le monde et firent rugir leur somptueux moteur. Derrière moi, Dorian voulait absolument nous bouffer et rongeait son frein. Bibi et Spyro, je m’en foutais un peu, mais je pouvais deviner leur… ressenti au niveau de la torgnole qu’ils allaient prendre. Et enfin, placés en tout dernier, Mario et Luigi qui se pavanaient, avec des moustaches dressées par l’excitation. La course n’allait pas être simple, tiens. Et je ne comptais pas les coups fourrés dans le dos qui allaient se jouer. Je pensais non seulement au terroriste, mais aussi à Fino, qui devait avoir quelques plans en tête.

Et puis soudain, le silence. Car le feu s’était éteint une nouvelle fois, et la diode du haut seulement s’alluma. Le démarrage avait commencé. Il y avait quatre signaux en tout, et voici le premier. Le succéda juste après le second, et déjà, ma vessie se calma, je n’étais plus en état de stress, j’étais juste une boule de nerfs avec un panneau de signalisation, et sept cibles autour de moi. J’étais aussi rigide que mon arme, et n’attendais qu’une chose : de cogner comme un dingue sur tout ce qui allait se présenter. A la troisième diode, celle du bas, d’un rouge annonciateur de sang, je me souvins de tout ce qu’on avait fait pour en arriver là, et mine de rien, c’était plutôt costaud. Cinq courses chacun, une dizaine de nuits qui laisseraient des marques. Un recoin anarchiste de mon esprit me souffla gentiment que même si on ne parvenait pas à assurer, on garderait quelques bons souvenirs. Fino nous avait été trahis, mais il ne nous avait pas trop fait chier non plus. On avait toujours tenu le coup, j’avais tout simplement adoré être en moto…

Puis ce fut la quatrième diode. Jacob appuya sur l’accélérateur au bon moment, et j’écrasai le bouton rouge avec mon pied. Notre timing fut sans appel :
Double Dash.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Mar 11 Juin 2013 - 13:45
Projetés en trombe, les Private Joke sont les seuls à parvenir au départ ultime, celui qui fait un mal absolu au compteur et qui laisse les adversaires avec quelques secondes de retard. Mais ils ne sont pas les seuls à faire le Double Dash. Mario et Luigi aussi sont des habitués, ainsi que l'équipe MKR sont parvenus à un excellent timing, même s'ils sont encore quelques mètres derrière. Mais tous les kart ont cependant profité d'un boost et non des moindre. L'équipe de la compagnie Panda a été projetée grâce à l'intervention parfaite du Sergent : il a fait tomber la bonne patate, au bon moment. Celle de fino n'a obtenu le soutien que de son pilote, le petit phoque étant trop occupé à insulter ses voisins. La voiture en or a simplement manqué le coche, les pilotes sont bons, mais pas excellent. Quant à Bibi, il a eut un petit moment de panique, mais Spyro était plus concentré. Le véritable coup de fouet a été lancé par Dorian et son morpheur loup à l'avant. Un très bon boost, bien calculé qui les porte immédiatement à la quatrième place, juste devant le Major. Néanmoins, leur intervention aurait pu être plus brillante s'ils avaient été tous les deux sur le kart lui-même, avec un véritable Double Dash. Jacob, pourtant, ne doutait pas de leur stratégie. Ils perdaient peut-être le bonus initial, mais devait gagner en puissance motrice. Alors pendant un bref instant, l'intouchable croit à l'impossible, devant eux, le terrain est parfaitement dégagé, aucun concurrent à rattrapper et il envisage déjà le tracé le plus adéquat pour prendre les trois premiers virage. Gagner est possible, il en est sûr. Il suffit de tenir sa place. Puis, Mario et Luigi, dans leur performance magistrale, décident de mettre un terme à la compétition. Profitant abusivement de l'avantage des mini-boost que l'on peut faire lorsque l'on dérape, ils se contentent d'en faire toutes les deux secondes environs. Malgré un tracé qui laisse à désirer à cause des virage, leur vitesse moyenne est bien supérieure à celle de autres karts. Ils passent non seulement en tête, mais le temps que la première ligne droite soient achevée, il y a beaucoup d'espace entre eux et le reste des concurrents.

*Avec une technique comme celle-ci, personne ici ne peut espérer les rattrapper sans l'entraînement adéquat. D'autant qu'en double dash, c'est le tandem qui fait les boosts et non plus le pilote lui-même. C'est rassurant au moins, parce qu'on sait que notre super adversaire s'est entraîné seul. On peut alors douter qu'il puisse réaliser le même genre d'exploit en matière de conduite. En fait, c'est là qu'on se rend compte qu'on est tous des gros newbies en fait. Même les MKR, la seule équipe qui faisait un peu rêver, ne tente pas l'affaire. Peut-être les Grease Lightning auraient pu. Hélas, je crois que s'ils ne l'ont pas fait sur les courses précédentes, c'étaient parce qu'ils n'y croyaient pas en dehors du contre la montre. De fait, avec d'autres concurrents, il faut aussi savoir se battre. Et il ne savaient pas faire les deux en même temps. Mario et Luigi, eux, sont tout simplement hors d'atteinte. Et nous sommes seconds. Alors, on sait ce qu'il nous reste à faire, pas vrai Ed ? On garde cette position et on tient, coûte que coûte, en expédiant tous les autres sur les roses... Avec un peu de chance, on pourrait même ralentir un peu le Major... Ah ! Tu rêves Jacob. Tu es un bon pilote et ton acolyte est un bon cogneur, mais pas tant que ça. Et ça y est, voilà les premiers cube qui arrivent, juste après le virage à droite. Ça va chier. Mais je me concentre sur le circuit et j'essaie d'obtenir les doubles cubes. Comme ça, on pourra peut-être faire quelque chose...*

Mais dès le premier virage, l'intouchable se laisse surprendre par plusieurs éléments. Erreur qu'il ne reproduira plus à l'avenir, mais qui leur coûte tout de même une place. Avec Ed à l'arrière, leur véhicule est plus lourd, il prend moins bien les virages, du moins, sa queue se laisse plus facilement entraîner par la force centrifuge. Le virage est pris de façon beaucoup plus large qu'il ne s'y attendait. De leur côté, les MKR n'ont pas cette surprise, ils se sont sûrement entraînés à cette perspective et parviennent à faire prendre le tournant à la perfection. Mieux encore, à présent, le boost des dérapages ne s'obtient que par la collaboration des deux partenaires. Or, si Jacob et Ed savent appuyer sur un bouton en même temps, toute la technique du dérapage/accélérateur leur échappe complètement. Jack Billions et Lucas Forte, évidemment, n'ont pas se problème. Enfin, dernier détail et non des moindre : la route elle-même, sans la moindre barrière pour vous retenir de tomber dans le vide. Ratant son virage, l'intouchable manque clairement de faire tomber son kart et de reléguer son équipe, dès les premières secondes de la course, hors de tout espoir de faire quoi que ce soit. Ralentissant juste ce qu'il faut, il sauve l'équipe d'une débandade totale et repart, prévenu de la nouvelle donne. Les MKR ont pris un peu de distance et rentrent dans un cube unique, sans aller chercher le double, ce que Jacob fait. Derrière eux, Dorian est son super morpheur (larbin/loup) sont tous proche et le peloton suit sans la moindre difficulté, gagnant sur eux. Le voyageur masqué par ses grands talents rattrape le traîneau sous les encouragements excessifs de Fino. La Compagnie Panda et Wall Street Influence profitent des bonus de leurs karts respectifs. Black Magic Dragon, en bon derniers, suit le mouvement. Le kart des Private Joke s'empare du double cube.

*C'est maintenant que tout commence. Ed, je te rappelle, il va falloir que tu y ailles selon un ordre de priorité, uns stratégie. Soit on défonce nos adversaires un à un, soit on tient un place. Enfin, je ne sais pas trop comment on peut faire, je te laisse décider de comment frapper et moi je conduis. Mais quand même, ne t'acharne pas inutilement. Les MKR sont les moins suspects de nos concurrents... enfin, je crois. Et ils sont déjà en train de se prendre la peau de banane immanquable de Mario et Luigi. Trop bien placée pour être évitée. Ils maîtrisent le circuit du tonnerre. Et voilà mon objet ! Ah ! Une carapace rouge. Ça va chier.*
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 13 Juin 2013 - 1:02
Il n’y avait pas de vent dans l’espace, mais quelque part, nous n’étions pas forcément dans l’espace vu que nous pouvions respirer sans aucune difficulté. Alors oui, je me pris le vent en pleine face lors de l’accélération soudaine de départ, et mes pieds sans appui s’envolèrent derrière moi, juste au-dessus d’une déflagration bleu derrière nous témoignant de la surchauffe du moteur. J’étais balloté en arrière tandis qu’on dépassait les autres concurrents, et seule la barre me permettait de ne pas lâcher le kart comme une triple buse. Pour être encore plus exact, je tenais la barre à une seule main, vu que l’autre était en train de maintenir mon panneau dans les airs. Je redescendis sur le palier trois secondes plus tard, une fois que nous fûmes premiers directs… ah non, seconds… Mario et Luigi, qui n’en avaient strictement rien à faire de conduire normalement, adoptaient un style de conduite totalement dingue s’appuyant plus sur les mécaniques de jeu que sur une réalité quelconque. Ils ravissaient notre première place fraîchement gagnée et nous laissaient nous débrouiller avec le reste. Et bah très bien. Au moins étions seconds, la position idéale pour empêcher des gêneurs de venir piquer la place aux deux moustachus.
 
   Malheureusement, la concurrence était rude derrière et elle ne voudrait pas lâcher. De plus, rien que les premiers virages empêchèrent Jacob une conduite fluide. Le premier tournant qu’il entreprit était grossier. A peu près de mon niveau. Peut-être plus grossier que prévu car nous faillîmes tomber dans le vide par l’avant à cause d’un dérapage peut-être pas forcément prévu. Allez, putain Jacob, reprends-toi ! Tu conduits un kart, certes un peu grand, mais c’était pas un foutu van ! Les MKR nous passaient devant à toute berzingue, mais mon collègue ne s’attarda pas trop sur son erreur et confirma la troisième place de la course. Cependant, le peloton restait affreusement serré, comme à chaque début de course. Les premiers objets étaient ceux qui allaient donner un peu de stabilité à toutes ces places qui s’échangeaient. Une carapace verte et une carapace rouge ; Jacob avait la carapace rouge, et puisque j’étais tout à fait incapable de lui dire d’échanger d’objets, j’étais obligé d’utiliser mon item d’abord. Puisque Dorian nous collait un peu trop au cul, c’était à lui que je réservais ma carapace verte.
 
   Tandis que notre kart fonçait à pleine vitesse sur le grand circuit Arc-en-Ciel, je me retournais en utilisant mes jambes pour ne pas tomber du véhicule (une carapace verte plus un panneau de signalisation dans les mains, ça faisait difficile pour s’accrocher). J’attendis une seconde que Jacob finisse une manœuvre pour regarder Dorian Gray et lui montrer ma carapace avec un grand sourire.
 
« Je t’explose. » Et la carapace verte, forte de la proximité avec le « grand rival éternel des Private Jokes », explosa la gueule aux loups, ce qui ralentit considérablement leur avancée.
 
   Jacob m’envoya d’un geste peu calculé son objet que je faillis lâcher sur le terrain, alors que tout le monde se battait autour de nous à coups de champignons, de poussées brutales et d’autres. Je n’étais pas certain, en jetant un coup d’œil en arrière, que le Sergent Johnny fut de première nécessité : il épluchait tranquillement ses patates, et le Major combinait les deux rôles de pilote et d’arrière, mettant du cœur à l’ouvrage pour la seconde tâche. Il envoya chier Bibi avec un énorme sourire sur le visage. Cependant, l’équipe de Wall Street Influence se plaça à notre hauteur grâce à un boost heureux, et ils réussirent à se stabiliser exprès près de nous. Leur kart doré était tellement étincelant que si le terrain avait été éclairé par le soleil, on n’aurait pas pu le regarder sans lunettes de soleil. Kerviel conduisait et c’était Madoff qui nous regardait avec un air de triomphe absolument insupportable. Ouais, mec, tu étais presque à la troisième place, félicitations. Il dit soudainement :
 
« Ahahah ! Vous êtes nuls ! » Ouah… Tant de gaminerie était mystérieux venant de Madoff. Mais celui-ci n’en resta pas là et commença à se tirer la joue et… à s’arracher le visage. Attendez, quoi ? Un masque de Madoff fut soudainement enlevé, et je reconnus Martin Doors, leur arme secrète au même titre que la voiture, le troisième pilote. Attendez, quoi ? Et Martin Doors enleva une nouvelle fois son visage. Et là, je reconnus la figure célèbre. Je crus que je me tapais le front. C’était Bill Gates. « AHAH ! Je suis Bill Gates ! » Puis il frappa le bouton rouge de leur véhicule, les deux échangèrent de place, et c’était maintenant l’ancien patron de Microsoft qui prit les commandes. Il rigola à gorge déployée en levant les yeux en l’air d’extase. Puis au prochain virage, ce con ne changea pas de direction, et tomba dans le vide. Attendez… quoi ?
 
   Donc, le terroriste depuis le début, c’était Bill Gates ? Et il avait fouillé notre compartiment parce qu’il nous avait grillés ? Et il avait fouillé le compartiment de Wall Street Influence pour les innocenter ? C’était quoi le délire ? C’était ça, le grand terroriste ? J’aurais voulu penser un peu plus longtemps, mais une carapace bleu fila dans les airs, et je fus surpris d’entendre une voix au micro :
 
« Et ce sont nos deux champions qui sont évidemment les premiers de la course ! Suivent directement l’équipe des MKR, très courageuses, mais qui ne risquent pas de le rester très longtemps car les Private Jokes leur réservent une petite salve à leur façon. Bibi envoie une carapace bleu qui va frapper les deux frères dans quelques secondes, et il passe devant Dorian Gray et Wall Street Influence. De son côté, le Major détruit des trucs. »
 
   C’était maintenant à l’équipe de Fino de se rapprocher de nous. Le lourd kart vint nous percuter sur le côté. Je fus tellement surpris que ma carapace rouge, devenue un vrai savon, s’envola de mes mains. Ce fut Fino qui rattrapa mon item (aussi gros que lui) et qui ricana. Sale petite peste ! Jacob ! Fous quelque chose ! Et fais gaffe à ce qu’ils ne s’arrêtent pas brièvement pour nous l’envoyer dans la gueule. Cette petite fouine arctique en était capable.
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Jacob Hume
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 13 Juin 2013 - 13:57
*J'aurais peut-être pu croire à la connerie humaine de ce crétin si je n'avais pas très bien compris ce qu'il venait de se passer. Bordel de merde. L'ex-homme le plus riche du monde vient d'apparaître sur le champ de bataille. Il vient d'enlever deux visages de suite sous mes yeux et de nous rire au nez. Pas besoin d'être un devin pour savoir ce qu'il a dit. Ok, voilà, c'est Bill Gates. Et ce type, s'il n'y a pas marqué microsoft en lettres gravées dans son crane, alors je ne sais pas comment on va faire pour trouver notre ennemi final. Mais bon, il n'y a pas de doute et c'est pas parce qu'on vient d'envoyer temporairement ce connard de Dorian Gray qu'on va être tranquille à présent. En réalité, même ce phoque et son masqué ne m'inquiètent plus trop. Si ce n'est qu'on sait qu'ils ont été employés par Bill Gates. Personnellement, je n'ai jamais eu à le croiser. Et pour cause, il s'entraînait pendant mes courses et il foutait la mere en coulisse. Raah ! Les MKR devant ? Rien à foutre ! C'est complètement inutile. Non seulement Mario et Luigi sont en train de pulvériser leur probable victoire, mais en plus, ils laissent une ligne d'objet qu'il devient plus rapide de prendre que d'éviter tellement ils sont bien placés. Avec des peaux de bananes et des cubes inutiles, ils sont capable de niquer la meilleure volonté du peloton. Bien, maintenant, nous savons presque très certainement qui a ce putain de Spécial. Et le vrai problème, c'est qu'on ne sait pas de quoi est fait ce Spécial, si ce n'est qu'il est vraiment, vraiment, très très chiant pour nous. Qu'il plus spécial que tous les autres Spécials. Vous voulez savoir un truc ? J'en ai déjà marre de cette course qu'on va pas gagner parce que ces types de Nintendo en ont décrété autrement et parce qu'on est censé tapé sur une voiture tout en or qui vient de tomber dans le vide. Bon on a plus ou moins des équipes à éliminer, une liste assez précise et assez restreinte maintenant, puisque nos véritables ennemis se sont révélés et qu'on sait qui ils ont achetés en fait. Ouais bon, gagner la course ? Je ne vois même pas pourquoi j'essaierais. Je sais pas faire comme Mario et Luigi, et de toute manière, il faudrait qu'Ed soit coordonné. Alors vous savez quoi, il est temps de changer de stratégie...*

Et aussitôt qu'il l'a pensé, Jacob se met en action. Juste devant lui, après la série de trois virages plus ou moins simples où Bill Gates a tout de même essayé de passer l'arme à gauche avant d'être récupéré par un Lakitu, se trouve à présent le très fameux Fino et notre carapace rouge. Un peu plus avant, Jacob repère immédiatement ce qu'est la suite du parcours. Il y a une série d'accélérateurs immanquable avant un premier saut dans le vide. Et juste avant une superbe série de cubes. Derrière, sur une autre portion de la course, on aperçoit sans la moindre difficulté toutes les subtilités géniales inventées par Nintendo pour pimenter ses circuits, le premier véritable obstacle transcendant étant un looping truffé d'accélérateurs et permettant de faire un virage à quatre-vingt-dix degrés. *Bien, je sais exactement comment je vais procéder et Ed a intérêt à suivre le mouvement. On risque de perdre quelques places au début. Mais je compte sur le Major pour en faire perdre aux autres le temps qu'on s'occupe de ces petites merdes. Déjà, je ne reste pas dans la ligne de Fino et je change de place irrégulièrement derrière lui. Je sens qu'il veut me balancer ce machin, mais ce je sais aussi comment faire en sorte qu'il ne le fasse pas. Une carapace rouge vers l'arrière, c'et juste complètement inutile, tout le monde sait ça. Déjà, ça perd toute sa capacité à suivre l'adversaire où qu'il aille et ça file en ligne droite. Ensuite, ça ne rebondit même pas, ça se détruit. Alors à moins de pouvoir viser juste... Mais ça, évidemment, tu sais que je ne t'en donnerais pas l'occasion.* Les deux équipes arrivent donc ainsi jusqu'à la lignes de cubes, mais Fino n'a toujours pas lâché son arme au contraire. Ni lui ni son pilote caché n'obtiennent d'item. Jacob en revanche, s'arrange pour en donner un Ed et le temps qu'ils se retrouvent tous les deux projetés vers la portion de route suivante par les accélérateurs, le champignon est là. *Merde, c'est pas exactement ce que j'espérais... Tant pis, on va faire sans. Ou avec, très justement. Ed, bordel de merde, tu n'utilises pas le champignon avant la fin du Looping !*

Au loin, une carapace bleue éclate, mais ça ne risque pas de ralentir de beaucoup les champions toute catégorie qui écrasent le score à peine retombés, ils sont déjà repartis pour un tour, tout aussi vif qu'avant. Devant eux, au bout de la petite ligne droite, les MKR sont contraints de se prendre un faux cube qui bloque l'accès au seul accélérateur absolument essentiel du lopping. Gérant mal ce roulé boulé, Jack, qui a pris le volant, fait tomber son kart dans le vide, redonnant à Fino la seconde place et aux Private Joke la troisième. *Je les plaints assez sincèrement. J'entends presque les ricanements des deux frères dans ma bulle tellement c'est évident la façon dont ils nous enculent bien profondément. Déjà, ils sont impossibles à rattrapper. Mais je gage qu'ils pourraient sans mal éviter toute carapace rouge qu'on serait tenter de leur envoyer. Sans parler de leur minage du terrain qui tient tout simplement du génie. Bon, concentrons nous sur ce passage. Devant moi, un premier accélérateur, puis un autre pour prendre le looping, avec deux autres pour le terminer ce looping. Je crois qu'on risque d'adhérer à la route sans problème, mais soyons tout de même prudent les enfants. Si on prend bien cette connerie, on pourrait le passer très vite et en fermant les yeux. Ce n'est que la première difficulté après tout ! Je suis presque certains qu'ils nous réservent des trucs un peu plus funs... Enfin bref. Grimpons et grimpons comme il faut. Avec un peu de chance, je pourrais m'arranger pour prendre le truc mieux que notre ami masqué et ainsi lui défoncer la gueule dans un moment vulnérable. Mais, j'en doute. Il l'a assez prouvé : c'est un excellent pilote.* Jacob fonce sur les accélérateurs dans le sillage exact de Fino qui croit alors trouver le moyen de l'emmerder en lâchant sa carapace violemment. La route est courbe cependant et Jacob ne réagit même pas, la Carapace file juste à côté de lui, ce qui énerve beaucoup la créature des rêves. Mais le looping passe assez rapidement, grâce aux accélérateurs, mais Jacob a pris moins de risques que son adversaire et a perdu quelques centièmes de secondes par rapport à lui. Il y a une ligne droite avant un double demi-tour ascendant. *Maintenant Ed ! Je le vise avec le kart et tu tires, on va lui rentrer dans le cul. Et après, je vais rester un peu en arrière et je t'invite à lui défoncer son putain de véhicule.* Il donne un coup de coude au pied de Ed pour lui dire de lancer le champignon dans le moteur.

Derrière eux, le Major est tombé, pas Dorian et Bibi.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 13 Juin 2013 - 16:49
 Jacob avait le sens des priorités : plutôt que de chercher absolument à maintenir sa place, on allait rester tranquillement près de Fino sans chercher la bataille. On jouait l’assurance, pas la prise de risques. Ni la victoire, finalement. On passa derrière le phoque et sa cruauté insatiable. Notre manœuvre défensive, presque lâche, agaça Fino qui patienta de trouver une meilleure cible, ou un meilleur moment, avant de nous envoyer la carapace dans la gueule. Jacob le suit sans prendre de risques, et de toute façon, on aurait été bien en peine de rattraper un kart lourd lancé à pleine vitesse, portant un des deux meilleurs pilotes de cette compétition. Je récupérai un item après un petit écart de Jacob, et c’est rapidement un champignon qui me tombe dans les pattes. Pas extraordinaire, mais ça avait son utilité si on percutait quelqu’un.
 
   Tandis que mon coéquipier conduisait sur une portion couverte d’accélérateurs, rendant pour le moment mon objet totalement inutile, je méditais rapidement sur Bill Gates. C’était de lui dont Fino se méfiait ? Pourquoi ? Je me posai très très rapidement la question, étant obligé de rester concentré sur la course. Attendez, Bill Gates n’était-il pas un Voyageur de la S ? Il me semblait avoir déjà vu son nom dans la liste du DreamMag, non ? Faudrait que je vérifie, mais ça expliquerait pourquoi le phoque m’avait conseillé de rester à l’écart de ça. Un Voyageur de la S, c’était plus que difficilement gérable. Il fallait espérer qu’il était rentré dedans pour une spécificité unique, et pas parce qu’il pouvait bouffer un Tee-Rex avec les dents. L’approcher était peut-être aussi dangereux que se colorier la joue en rouge et de tendre sa joue avec le Major. Enfin, pas le temps de discuter de ça, notre prochain obstacle apparaissait. Quand je le vis, le si redouté looping, celui qui me faisait froid dans le dos et me promettait des secondes de franche rigolade avec la gravité, j’avalai ma salive en anticipant. Jacob était tout tranquille, lui, bien installé dans son petit siège, il ne devrait pas avoir trop mal à se retenir. Je ne voyais pas comment je pourrais passer sans retomber sur la gueule à Jacob juste après. Ah oui, il ne fallait pas oublier que seuls les accélérateurs devraient permettre une adhésion à la route, et que je n’imaginais pas les secondes de retard qu’allaient se manger celui qui ne parvenaient pas à passer le looping et à tomber comme une merde. Généralement, on ne pouvait pas aller assez lentement pour que le kart chute, mais savait-on jamais, si une banane venait à nous ralentir, ou si une carapace venait tout bonnement nous arrêter. Pas besoin de réfléchir très longtemps pour en arriver à ces conclusions, il suffisait de voir le sourire de Fino.
 
   Allez Jacky, je comptais sur toi, ne nous fous pas dans la trajectoire du phoque, esquive l’objet qu’il allait nous lancer… Derrière nous, les quatre équipes étaient au coude-à-coude, même si le Major restait la plus grande menace. Et voilà, début du looping. Au fur et à mesure que Jacob grimpait, mon corps se laissait balloter en arrière, et même si la figure n’était pas excessivement  grande, j’eus l’impression à un moment de me tenir à la verticale, mes bras retournés dans les articulations. Je vis une carapace au-dessus de moi (ou en-dessous, comme vous voulez) qui nous frôla : Fino venait de perdre sa seule munition, et je tenais le champignon dans ma main comme un dingue, m’accrochant à la barre avec mes coudes. Et vu comme je serrais ma mâchoire, avec mes dents aussi. Heureusement à peine eussé-je l’envie de vomir que le looping fut terminé (ça n’avait pas duré dix secondes), et Jacob me fit signe en me touchant le pied. Il s’aligna tranquillement sur le véhicule en-face, et je savais quoi faire. Je me préparais encore à voler derrière le kart comme un dingue, et je lâchai le champignon dans la trappe menant au moteur. Notre véhicule eut une embardée et nous dégommâmes l’équipe de Fino grâce à une accélération extrême. Je retombais sur le kart, et nous étions de nouveau troisième.
 
   Alors, il fallait faire le compte. Il y avait environ trois équipes qui allaient nous chercher des noises : Wall Street Influence, affichant à sa tête l’ancien patron de Microsoft ainsi que des pièges inattendus était en première position sur notre liste noire. La seconde équipe, celle de Fino, avait été payé pour nous faire chier et pour remporter la compétition. Et la troisième, indépendante de tous ces complots, même si elle avait été financée par eux, c’était Dorian Gray qui serait capable de nous suivre dans le vide pour tenter de nous frapper si on y tombait. A partir de là, il y avait quatre autres équipes : les MKR et les frères Nintendo, trop occupés à gagner la course pour comprendre ce qui était en train de se passer derrière eux, le Major, dont le rôle d’appât avait été épuisé depuis longtemps, laissant son rôle destructeur et mortel, et enfin Bibi et Spyro. J’en oubliais presque qu’ils étaient aussi des ennemis puisqu’ils avaient été envoyés par Sony. Pendant qu’on y était, il fallait les empêcher de gagner. Le poste serait difficile à tenir s’ils sortaient leurs dragons. On verrait quand on y serait, on n’allait pas se miner le moral alors qu’il ne s’était rien passé.
 

   Derrière nous, c’était le Major qui était tombé et avait laissé à Dorian Gray le soin de prendre la relève. Il s’approchait de plus en plus, maintenant qu’il avait peut-être un des karts les plus rapides de la course, en ligne droite tout du moins, et Bibi le suivait de plutôt près. S’il commençait à s’approcher un peu plus, il y avait mon panneau de signalisation pour le calmer. Une autre barrière d’objets allait bientôt s’ouvrir à nous. Cependant, une autre portion piège du terrain allait mettre les compétences de Jacob à rude épreuve : un magnifique tunnel d’arc-en-ciel se dressait devant nous. Comme un pipeline, on pouvait aller sur les côtés, voire sur le plafond si on prenait les accélérateurs pour. Cependant, le tunnel était tout sauf entier. Un moment, tout le pan sur le côté gauche était effacé, un moment, le plafond disparaissait, et un autre, le sol n’était plus là. Il fallait switcher selon les trous, sachant que plus on avançait, plus les trous étaient conséquents, et plus le tracé était dur à trouver.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Jeu 13 Juin 2013 - 18:25
Si quelqu'un peut entendre Jacob à cet instant, les invectives haineuses qu'il lance pourrait peut-être le laisser pantois. De fait, l'intouchable reste à présent au niveau de l'équipe du bébé phoque, ou plutôt juste devant, coupant toutes les tentatives de dépassement qu'elle fait et espérant que son coéquipier repousse leur engin avec son panneau de signalisation. *Il ne faut pas laisser ces salauds passer. Ce sont nos ennemis. Je ne sais pas pourquoi Bill Gates, les a payés, mais on ne va pas leur laisser le temps de nous le faire découvrir, c'est moi qui vous le dit. Je tiendrais cette seconde place aussi longtemps qu'il le faudra. En fait, je serais même prêt à laisser passer les MKR, le Major et même les Black Magic Dragon, parce qu'ils n'ont tous aucune chance de gagner et qu'ils ne cherchent pas à saboter la course. Il me paraît même évident que si une équipe devrait gagner, ce serait les MKR. Ces deux gars ont peut-être l'air de grand benêts dès qu'ils ouvrent la bouche, ils sont réglos clairement les meilleurs. Dommage que Nintendo ait décidé de faire appel à Mario et Luigi. Même si je les comprends en fait. Rien ne dit que nous autres Private Joke allons retenir trois équipes à nous tout seuls. Et encore, pour plus de sécurité, il faudrait qu'on en défonce cinq sur les huit. Je hais cette course. Hey ! Pas par là toi ! Tient, dans tes dents.*

"C'est incroyable ! Les MKR sont de retour et sont aux prises avec le Major et les Black Magic Dragon pour essayer de reprendre leur place précédente. Mais devant eux, Jacob Hume et El Fride tiennent la seconde place et ne laissent passer personne. Le voyageur masqué a véritablement beaucoup de mal et son coéquipier Fino est de plus en plus énervé ! De leur côté, Mario et Luigi nous font une belle démonstration, très professionnelle. À peine ralentie par la carapace bleue de tout à l'heure. Quant à Wall Street Influence, leur coup d'éclat ne semble pas avoir porté le moindre fruit : ils sont toujours derniers et ne semblent pas prêt de rattraper les autres. Ah ! Au premier demi tour, l'intouchable récupère à nouveau un double cube, sapant visiblement les plans du voyageur masqué et de son célèbre coéquipier."

Alors qu'il entame le second demi-tour et fonce vers le long tunnel aux diverses trous, Jacob jette un regard en arrière, vers ceux qui le suivent. Le traîneau des Immortels et le kart du masqué ne semblent pas chercher à se nuire l'un l'autre. *Je le savais, ils étaient de mèche. C'était presque trop évident quand on y pense. Mais bon, que voulez-vous que j'y fasse. Je peux les taper les deux et ceux jusqu'à la fin de la course. Quitte à tomber dans les pommes en passant la lignes d'arriver. Avec un peu de chance, ils annonceront que Mario et Luigi ont emporté la course et je m'en sortirait très bien. Allez, il me faut un bon objet. Un bon objet, un... Enfin, pas quelque chose comme un vieux faux cube de merde, j'ai pas le talent pour m'en servir comme les deux frérots de devant. Bon, Ed a eut plus de chance, il a une rouge. Quand il aura fini de s'en servir, on je lui passerai mon cube, on verra ce qu'il en fait. De mon côté, je vais essayer de me servir du tunnel pour faire chier les deux autres. J'arriverai peut-être à en pousser un dans le vide.* Et le tunnel est effectivement très long et très compliqué à prendre. En réalité, il fait un long, très long virage vers la droite, mais il est à ce point long qu'on ne le sent presque pas. Il y a quelques accélérateurs, mais ils ne permettent qu'une chose : de passer par le plafond sans tomber. Jacob cependant, voit clairement toutes les possibilités que lui offrent un tel terrain. Ne pas tomber dans les trous lui apparaît comme un jeu d'enfant, ils sont annoncés un peu partout et c'est lui qui chercher à frapper sur les autres, pas l'inverse. Dorian lui envoie une carapace rouge, mais il l'évite en faisant un looping par le planfond. Cela l'a évidemment ralenti et ramené au niveau de Fino, qui tente de s'échapper avec un champignon. Avant d'activer son boost, le petit phoque se laisse cependant aller hurler une petite pique envers les Private Joke. Mais Jacob ne l'entend pas et n'y prête pas attention, évidemment.

En vérité, la manoeuvre de Fino est plus qu'hasardeuse, car ce n'est pas du tout le moment idéal pour utiliser un champignon, la route est trop difficile à gérer avec une telle accélération - à moins, bien entendu de s'appeler Mario, comme ce dernier nous l'a montré un peu plus tôt. Son kart fonce et le pilote masqué a un mal fou à redresser le véhicule pour qu'il ne tombe pas. Un instant, certes, ils volent hors de portée du panneau de Ed, mais quelques secondes plus tard, à cause de leur embardée peu spectaculaire, ils sont de nouveau derrière Dorian et Jacob. Quelques cubes sont disséminés le long du tunnel et il s'agit d'essayer de les attraper, lorsqu'on en a besoin. Afin de s'assurer que Ed soit toujours fourni en la matière, pour frapper sur les deux autres, l'intouchable essaie de les attraper chaque fois qu'il en voit un. Suivant cette tactique, Dorian court à son tour après les objets, puisqu'il a gâché le sien. *Bon, ce tunnel n'en finit pas pour l'instant. C'est même de plus en plus la merde. Allez Ed, profites-en pour massacrer Dorian, le faire tomber dans le vide. Au moins une fois, pour commencer. C'est le plus long parcours de toute la compétition. Nous allons encore devoir tenir longtemps, très longtemps. Et pour ça, je t'assure qu'il vaut mieux jarter ces deux-là aussi souvent qu'on le pourra. La deuxième place on l'a, on la tient, notamment grâce au major. Mais si jamais l'un d'eux passe... J'ai peur qu'il trouve le moyen de gérer Mario et Luigi. Ça a pas l'air, mais je sens que c'est possible. Tient ! Pousse toi Loup de merde.* Jacob, rageux, fonce vers les loups de Dorian en évitant un trou qui se trouve à sa gauche. Le kart de l'immortel est plus lourd, certes, mais ses loups sont plus fragiles, même le morpheur. Dorian s'écarte pour éviter d'être projeté et de tomber dans l'un des trous. *Allez Ed, termine-moi ça.*

À la sortie du tunnel, un autre scène à lieu, bien différente.

"Alors Louigi ! Tou la jette cette peau dé banané, tou as déjà raté déux endroits clés.
-Ah oui ! Excousé-moi, Mario ! J'avais la tété ailleuré.
-À quoi tou pensais ?
-Jé mé disais, qué c'est Bill Gates dérriéré. Et qu'il va sourémént tricher.
-T'en fais pas va ! Nos gars, ils tiennent encoré ! On arrivéra au bout avant qu'il outilise soun spécial pour tricher...
-Oui. Tou as raison."


Et il laisse traîner la peau de banane à l'attention du second, quel qu'il soit.
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MessageSujet: Re: Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel Ven 14 Juin 2013 - 17:53
   Le tunnel était évidemment une portion de la Route Arc-En-Ciel qui donnait envie de fermer les yeux et de croiser les doigts en insufflant une petite prière à Dieu ; ça serait plus efficace que tenter de conduire là-dedans. A la place de l’arrière, j’étais très heureux de voir que Jacob parvenait à s’en tirer en surfant sur les murs, et j’étais incapable de savoir si j’en aurais été capable aussi bien que lui. Peut-être que ma position m’empêchait de comprendre les véritables difficultés des pièges du terrain, peut-être que je sous-estimais encore plus les difficultés de mon coéquipier, je m’en foutais. J’étais déjà en stress comme ça. J’avais un travail à faire, mais j’avais un panneau de signalisation, et à quelques virages près, je n’étais pas utile sur la course ; toute la responsabilité reposait sur les frêles épaules de Jacob, et la perspective de tomber dans un trou était d’autant plus terrifiante que je ne pourrais rien y faire ; Dreamland avait poussé le sadisme jusqu’à m’empêcher de me plaindre vu que l’autre con était sourd.
 
   Wall Street Influence était toujours dernier, mais il ne fallait pas aller les frapper pour autant. Ce n’était parce que l’équipe était le commanditaire des ennemis de Nintendo qu’il fallait leur casser la gueule : les soldats étaient aussi dangereux que le centre de commandement. Au lieu de chercher à tabasser celui qui était le plus derrière, il fallait au contraire s’en prendre à celui qui était le plus devant, le temps de laisser à Mario et à Luigi une avance tellement confortable qu’ils pourraient terminer à pied. Être en seconde position, c’était plus qu’idéal : on servait de bouclier, aussi défensif qu’agressif. Les batailles dans le tunnel étaient là pour le prouver, car les écarts entre les concurrents avaient dangereusement diminué entre ceux qui prenaient des risques, et ceux qui jouaient la sûreté, comme Jacob. Il était peut-être temps d’avoir quelques accrochages.
 
   Derrière nous, honteusement, Dorian Gray et Fino, sur la même longueur d’onde, nous avaient dans le collimateur et ne se bousculaient pas pour l’occasion. Des effarouchées à cent-vingt kilomètres à l’heure se jouent dans un environnement complexe. On fonce, on esquive, on grimpe sur les murs, on se redresse, on récupère des objets, et, personnellement, je fermais les yeux, et je croisais les doigts en insufflant une petite prière à Dieu. Mais les adversaires arrivaient bon an mal an, et il faudrait bien s’en occuper. En profitant d’une étape plus tranquille que j’avais anticipé, je me retournais pour mieux apercevoir les adversaires qui nous rattrapaient. Génial. Voire les deux équipes, une baraque et sadique, et l’autre avec un cortège de loup… Ça ne donnait tellement pas envie. Mais il fallait bien faire son office. Quelques secondes plus tard, on ramassa une double paire d’objets. Jacob avait un cube multicolore, de ceux qui ne servaient à rien, et quant à moi, j’avais une magnifique carapace rouge. Je l’envoyais rapidement derrière moi, mais elle se dépêcha de tomber dans un trou. J’avais peut-être oublié de prévenir Jacob que je n’avais pas le compas dans l’œil, que ma précision était médiocre, et que sous le coup du stress, je ne m’amusais pas comme d’autres intellos à calculer les rebonds des carapaces vertes. Nous étions maintenant sans défense concrète, car le cube multicolore que Jacob se dépêcha de jeter derrière son épaule n’arrêterait en rien d’autres carapaces.
 
   Fino éructait, mais malgré son champignon, il gagna finalement peu de terrain. Son pauvre pilote ne devait pas s’attendre à ce que le phoque soit aussi fou furieux : vraiment pas de chance pour lui. Il semblerait que le cerveau de Fino, en surchauffe, allait plus jouer sur les coups de sang que sur la véritable réflexion. Pour les ralentir encore plus, je posai mon cube au bon endroit, qui les obligea à un détour rapide. Mais ils ne tombèrent pas pour autant. Quelle bande de chiens. La menace la plus proche, plus rapide que nous, commençait à venir titiller notre position de deuxième. Dorian Gray qui nous regarda dans les yeux, fit une embardée en tirant un coup de poignet. Jacob osa une manœuvre audacieuse : il s’approcha de notre « plus grand rival de tous les temps de tout l’univers entier ». Le programme était clair. Une main pour me tenir à la rampe, je me rapprochais au maximum du côté de Dorian. Ma main restante agrippant mon panneau de signalisation, je fis un très ample mouvement des épaules (le torse suivant) pour envoyer une patate à Dorian. Peut-être que mon coup n’était pas impressionnant, parce que je frappais à une seule main dans une position loin d’être confortable. Cependant, si on se prenait un tel bidule dans la gueule, surtout dans un endroit aussi peu aisé à conduire que le tunnel, on n’allait pas trop apprécier.
 
   Mon panneau faillit faire mouche mais Dorian s’était baissé au dernier moment, forçant le traîneau à un soubresaut. Jacob dû s’éloigner rapidement à cause d’un trou, et on retourna voir Dorian Gray d’un mouvement fluide du volant. Heureusement que les karts n’avaient pas une conception trop radicale du dérapage et que ce n’étaient pas des caisses de savon. Mon second coup de panneau avait une trajectoire plus verticale et écrasa bien un des côtés du traîneau de Dorian. Le troisième frappa violemment l’épaule de Dorian qui pour le coup fut obligé de ralentir dans une grimace. Notre kart prenait de la vitesse par rapport au sien. Oh, ce n’était pas terminé. Mon panneau s’abattit une nouvelle fois sur le loup alpha qui obéissait comme il pouvait aux rênes de son partenaire. Il glapit, et le traîneau fit une véritable embardée pour le coup. Débarrassé de ces enfoirés pour le coup. Private Jokes pour la seconde place.

 
« Les Private Jokes sortent enfin du tunnel ! Ils sont suivis par l’équipe de Fino, ainsi que les MKR qui ont réussi à s’évader du Major, le Major qui les suit en cinquième position, suivi à son tour par Bibi. Dorian est très mal en point mais parvient tout de même à ne pas être dernier. Wall Street Influence reste en lanterne rouge ! »

 
__
 
   Et oui, rester dernier, c’était la meilleure solution pour avoir son Special. Bill Gates avait fait exprès de se jeter dans le vide comme un idiot : ça détournait l’attention sur son souhait véritable. Il voulait être dans les derniers, car son Special était bien plus terrifiant que ce à quoi on pouvait s’y attendre. Nintendo ne donnait pas les Special des Voyageurs : c’était la compétition, telle une entité vivante, qui les fournissait aux Voyageurs en fonction de leur pouvoir. Les abus étaient évités ; pas les façons de l’utiliser. Comme Mario et Luigi adoptaient une conduite dépassant largement le cadre de la réalité et du non-instinct, si on pouvait dire, Bill Gates savait comment manier son pouvoir. Enfin, il n’avait pas vraiment de pouvoir, ça faisait longtemps qu’il l’avait perdu. Même si le véritable verbe serait « vendu ».
 
   Maintenant qu’ils étaient dans le tunnel, ils pouvaient changer de position. Bill Gates retourna en arrière, et Kerviel revint au volant. Les faire croire qu’il était un bon pilote afin de les détourner de sa véritable force, une tactique aussi éprouvée qu’efficace. Le tunnel permettrait moins de visibilité. Kerviel heurta le premier bloc, et comble de chance, ce fut directement le Special de Bill. Ce dernier sourit. Il avait cherché toutes les possibilités que pouvaient avoir son Special, et ça allait être décisif. Une petite fenêtre s’ouvrit en face de lui, avec 1000K EV devant lui. Très bien, c’était parti.
 
   Son Special était évident quand on le connaissait : beaucoup, beaucoup, énormément beaucoup d’EV. Et avec ça, il pouvait tout acheter. Dreamland n’était pas si différent que ça du monde réel finalement. Et ses possibilités pouvaient aller bien au-delà de la croyance des mortels. La compétition Mario Kart avait décidé de lui attribuer 1 000 000 EV, car c’était au final peu. Non cumulable, évidemment, empêchant Bill de pouvoir faire n’importe quoi. Sauf que le président de Microsoft était préparé depuis le début.

 
« Je place tous mes EV à la Bourse en achetant le plus d’actions possibles sur les ventes de produits dérivés de la course. »


   Et paf. Avec l’augmentation qu’il y aurait, il décuplerait sa mise en moins de cinq minutes. Il vendrait tout et il se retrouvait avec bien plus que prévu. Et le carnage allait commencer. Mais pour le moment, il fallait rester dernier et retrouver un Special. Car en attendant, ils avaient aussi le droit de s’amuser avec un petit million d’EV.
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Mario Kart Armageddon Finales : Route Arc-en-Ciel

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