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Entre limaces et phacochères [Pv Ed]

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Lou Evenstein
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MessageSujet: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Ven 19 Nov 2010 - 3:46
Je veux que tu m'aide pour mes partielles de Photographie !

Mais.. j'suis aveugle...

M'en fout, t'es trop mignon.

M'avait elle dit avant de me tirer par le col jusqu'à son appartement. Et voilà comment tout ça avait commencé. Je m'étais retrouver dans une sorte de complot sentimentale sans avoir même le temps de me demander dans quoi je venais de me faire embrigader. Sa piaule était un véritable bordel. Pas que je pouvais voir si la vaisselle avait pas été faite ou que le papier peint arborait une couleur violette zébré d'orange, mais c'était juste que je manquais de me casser la gueule a chaque pas en trainant les pattes dans un tas de sous vêtement ou de je-ne-sais-quoi. J'essayais de m'aider des murs pour avancer mais je ne faisait qu'empirer les choses en faisant se casser la gueule des verres avec fracas sur le sol. Je m'excusais toutes les trois secondes mais la seul chose qu'elle trouvait a répondre était des « pas grave » ou des « t'en fais pas je rangerais après ». Mon cul ouais ! M'enfin, tous ça pour dire que c'était pas bien pratique pour un pauvre myope dans mon genre de me retrouver dans une si petite pièce aussi bordélique. J'étais loin d'être du genre maniaque, mais fallait bien se débrouiller comme on pouvait quand tous ce qu'on arrivait a percevoir était le contact de ses pieds sur le sol et de ses mains sur les murs. Me tenant la main pour m'aider a m'en sortir dans ce dédale de truc et bidules anarchique, j'entendais bientôt un vieux crissement de porte m'invitant a pénétrer dans une pièce que je devinais être sa chambre. Mais qu'est ce que je foutais là moi au juste ? Elle avait vraiment l'intention de me demander de l'aide pour ses partielles ? Elle était juste conne ou c'était moi qu'étais vraiment trop innocent ? Hésitant entre les possibilité, je ne pouvais cependant m'empêcher de sourire devant tant d'extravagance. Bien qu'elle avait l'air au moins aussi peu futé que moi, son petit coté foufou et passionné allait surement pouvoir m'aider a me dévergondé, ce qui n'étais pas un mal en soit quand on voyait a quel point j'étais coincé dés que je sortais de mes rêves. J'avais tant de chose a apprendre sur le monde et qui sait, peut être qu'elle allait pouvoir m'aider a m'en sortir.

Tu veux boire quelque chose ? Bouge pas je vais te chercher ça.


Je lui aurais bien dit que j'avais pas soif mais elle me laissait même pas le temps d'en placer une, haussant finalement les épaules tandis qu'elle quittait la pièce, j'arborais alors un petit sourire amusé. Parcourant le mur a ma droite de la paume de la main en évitant de trébucher sur une connerie trainant a mes pieds. Ne sachant pas vraiment ou poser mon cul dans cet espace clos m'étant totalement inconnu, je me décidais alors a m'adosser a ce même mur en attendant le retour de la princesse. Qu'est ce que j'allais bien pouvoir lui dire ? Si elle faisait la conversation comme elle l'avait fait jusqu'à maintenant ça irait mais si elle me posais des question sur moi ou attendait que je lance la conversation, je serais censé faire quoi au juste ? Mais comment j'avais réussi a me foutre dans une telle merde ? J'en aurais presque regretter la compagnie de ce vieux con de seigneur cauchemar. Au moins avec lui je savais a quoi m'en tenir, il me mettais sur la gueule et j'encaissais sans broncher, mais dans une situations comme celle là j'avais aucune idée de comment réagir. Rah bordel ! Voilà que je me mettais a stresser pour un rien, mon cœur battant la chamade a m'en rompre la cage thoracique, je me mord la lèvre inférieur en commençant a gigoter comme un autiste.

Tiens, du jus de raisins, désolé j'avais que ça.

Dit elle avant de me placer le verre dans la mains.


...J'adore le jus de raisin...

Bravo... bravo connard ! Dans le genre réponse de merde t'a pas trouver mieux ? T'avais qu'a lui dire que ton chien t'a déjà pissé dessus pendant que tu dormais ou que t'aimais bien prendre des douche en rentrant chez toi le soir tant que t'y est ! Pensais je en m'applaudissant intérieurement. Me retenant de m'éclater la tête contre le mur derrière moi, je me contente de fermer les yeux de dépit en me disant que cela n'aurait fait qu'ajouter a ma stupidité.

Ah ? Moi aussi j'adore ça.

Me dit elle soudainement d'une voix chaleureuse, a vrai dire, j'aurais mis ma main a couper qu'elle me souriait sincèrement. Comme quoi, posséder un ouïe bien plus développé que la moyenne était vraiment pratique quand il s'agissait de voir, ou plutôt d'entendre si les gens nous mentais ou pas. Il me suffisais d'écouter pour percevoir aussitôt a travers l'intonation de mon interlocuteur quel émotions il ressentais dans l'instant. Ouais enfin c'est pas comme si ça avait quoi que ce soit de primordiale dans l'immédiat, le plus important étant que je m'étais pas trop gouré finalement. Restant ainsi a siroter mon jus de raisin sans ouvrir la bouche, je ne pouvais m'empêcher de me dire que je devais avoir l'air bien con comme ça. Aller, un peu de cran soldat ! C'était qu'une gentille fille qui demandais un peu d'aide pour ses exams, ça avait rien de comparable a la crise boursière des années 30 après tout ! Enfin non ça non plus on en avais rien a foutre... . Enfin tous ça pour dire qu'il était peut être un peu temps que t'ouvre ta gueule plutôt que de la laisser poireauté comme ça. C'était qu'une fille, rien de bien insurmontable. « Insurmontable » ? voilà que je me mettais a penser a des trucs pas net maintenant... . Reprenant une gorgé de jus de raisins, je me décide finalement a faire le premier pas, bien que j'aurais plutôt eu tendance a reculer si y avait pas eu ce foutu mur.

Et alors ? T'es a la fac toi aussi ?

Bon finalement ferme ta gueule la prochaine fois si c'est pour sortir de la merde pareil ! Non mais t'es con ou quoi ? Bien sur qu'elle était a la fac puisqu'elle t'avais demander de l'aide pour ses partielles ! Et dans la même que la tienne soit dit en passant puisque sinon elle t'aurais jamais rencontré autre part qu'a un coin de rue.

Ouaip ! J'aimerais devenir photographe si possible mais...


Elle continue a me raconter sa vie tandis que je ne fais que hocher la tête pour l'inciter a continuer, rigolant lorsqu'elle cherche a faire de l'humour et posant quelque question au passage, priant chaque seconde qu'elle ne s'arrête surtout pas de parler. Mouais, photographe ? Je vois pas ce qu'il y avais de formidable la dedans, suffisait de prendre un appareil et d'appuyer sur un bouton dés qu'on voyait un truc d'intéressant, c'est a dire tous les deux pas. Même moi je suis sur que j'aurais pu faire ce métier malgré ma cécité. En fait c'était un peu comme le métal en soit, suffisait de te mettre dans un champs et de gueuler comme un con pendant trois minutes tandis que tes potes faisait semblant de jouer en martyrisant et massacrant leurs pauvres instruments... . Enfin, ça n'empêche que sans que je m'en rende compte, je me retrouvais soudainement a rire de bon cœur avec elle sans vraiment me souvenir du pourquoi. Je l'aimais bien cette fille en fait, elle ne se prenait pas la tête, elle était capable de tenir une conversation a elle toute seul et elle me faisait bien rire avec ses étourderie presque aussi ridicule que les miennes.

Pris d'un soudain accès de confiance, je fais alors instinctivement quelque pas dans sa direction. Non Lou... non tu ne va pas faire ce a quoi tu est entrain de penser... Tu n'a jamais embrassé de fille de ta vie dois je te rappeler ? Sans prendre la peine de répondre a mes propres interrogation, je suis a présent en face d'elle, tranquillement assise sur un coin de son lit, elle doit surement me regarder d'un air inquiet si elle ne me prend pas pour un fou allier. Je me penche légèrement en avant et mes mains vont alors se poser d'elle même sur son visage, effleurant chacun de ses relief de la paume de mes mains avant de commencer a dessiner chacun des contours de son visage du bout des doigts, je peux a présent voir véritablement a quoi elle ressemble. Les trait plutôt fins, sont visage de forme ovale arbore un front a peine bombé tandis que son nez en trompette, légèrement couvert de tache de rousseur lui donne un air taquin. Ses pommettes sont légèrement rehaussé tandis que ses lèvres quant a elles... viennent soudainement s'emparer des miennes. Plutôt fines, elles ne sont pas forcément pulpeuse mais pourtant d'une douceur... j'en trouve même pas les mots, j'ai juste envie de croqué a pleine dents dedans... Non Lou, ne l'envisage même pas ! C'est pas comme ça qu'on embrasse une fille et t'es pas un cannibale je te rappelle. Hey mais attends ? Mais qu'est ce qu'elle est entrain de foutre au juste ? Merde mais c'est mon premier baiser quoi ? Je sais que je me mens a moi même et que j'ai surtout pas envie qu'elle s'arrête mais quand même ! Et pourquoi je lui rend son baiser moi au juste ? Tous ce que je fais c'est l'inciter a continuer. Hey ! Non mais... non mais stop là ! Pourquoi elle m'enlève mon t-shirt ? Mais c'est que je l'aide moi en plus ! Non mais tu va t'arrêter du con ? Je te rappelle que tu sais même pas comment on embrasse une fille... alors comment ça se fait que tu semble t'y prendre si bien. Et tu va quand même pas te déshabiller entièrement ? T'a oublié que t'es qu'un pauvre puceau ou quoi ? Jetant ma conscience au loin d'une baffe intérieur, je me contente alors de suivre mes pulsion tandis que mes mains parcours a présent librement son corps. Ma main droite danse dans ses cheveux lisse légèrement ébouriffé tandis que l'autre caresse tendrement le creux de ses reins. Bon sang que c'est bon ! Pourtant, sans savoir pourquoi, je l'écarte soudainement de moi quand ma conscience repart a la charge et me remet finalement les idées en place, faisant revenir de plus belle ma gène et mon manque d'assurance certains.


A...attends... ça va trop vite... laisse moi un peu de temps s'il te plait.


J'arrive a balbutier en esquivant tant bien que mal ses si doux baisers. Bon sang ce que ça fait mal de s'arrêter mais ces battements de cœur raté successif me font d'autant plus souffrir. Rah ce que je me sens con ! J'arrive cependant a l'arrêter pour qu'elle s'excuse d'une petite voix a son tour gêner. Je m'excuse encore et encore quand je quitte son appartement pour aller retrouver le miens au bout de quelque minutes, détalant comme un voleur, la queue entre les jambes. Arrivant chez moi une demi heure plus tard en me débrouillant tant bien que mal pour retrouver ma route, je prend a peine le temps de donner a bouffer a Moustik que je file m'étaler au lit sans même passer par la case bouffe ou la case douche, m'endormant alors avec cet agréable goût encore sur les lèvres.

Ou est ce que je suis cette fois ? Roh et puis j'en ai rien a foutre... . Je pense même plus a ma raclée d'hier a vrai dire, la seul chose que j'ai en tête est cette fille. Et mais attends j'ai même pas son prénom au final ! Quel con ! Mais quel con ! Roh et puis Fuck. Baissant les yeux sur ma tenue je me rend compte que je suis habillé d'une chemise légère blanche a motif de fleur laissant entrapercevoir mon torse imberbe et d'un pantalon de toile marron. Tenue pour le moins décontracte, j'en profite alors pour m'allonger contre une petite butte de gazon tapissé. Les bras croisé derrière la tête, je remarque quelque limace de la taille d'un chien passer juste devant moi en maugréant des insultes a tout va, les regardant d'un air empreint d'amusement et de surprise, je suis alors remarquer par l'une d'elle qui ne tarde pas a me faire part de sa mauvaise humeur.

Quoi ? T'a un problème ? T'a peut être envie que je te fasse un brushing a base de bave hein ? Remercie moi que j'appelle pas des copines pour venir te refaire ton petit cul façon bordel anarchique !


Tu sais ou tu peux te les foutre tes remerciements espèce de sac a foutre gluant ? J'ai d'autre larves a fouetter ce soir alors viens pas me faire chier ou je te renvoie illico presto dans ta coquille !

Ah et c'est une grande gueule avec ça !


Me crie la limace en se mettant a sursauter frénétiquement tout en imitant le bruit d'un corbeau autiste que j'identifiai aussitôt comme un rire moqueur, allez savoir comment. Mouais... d'un autre coté, c'est pas comme si je savais vraiment quel bruit ça pouvait bien faire ce genre de piaf... . Me tournant alors le dos, elle se barre alors en lâchant un pet sonore en guise d'au-revoir.

Non mais je te jure...

Lâchais je en étouffant un petit rire. Mais qu'est ce que c'était cette endroit ? Les arbres avait comme été remplacé par d'énorme champignon d'aspect tant divers que varié tandis que la faune, comme je venais de le constater n'était composé qu'uniquement de ses chieuses de limaces dégueulasse et arrogante. Même les pissenlit habituel avait été remplacer de petits champignon dont semblait se servir comme nourriture les machins gluant. Tiens ? Je savais pas que ça bouffais ce genre de truc les escargot... Mouais on est dans Dreamland aussi, faut pas chercher a comprendre, ce détail justifiant a lui seul amplement cette découverte. Tendant l'un de mes bras pour m'emparer d'un de ses petits champignons, je le reniflais d'abord dans le cas ou une de ses saloperies aurait pissé dessus... enfin, comme si ça pouvait pisser une limaces. Bon je retire aussitôt ce que j'ai dit quand je vois l'une d'elle se mettre sur la queue pour pisser sur un arbre non loin de là... sur le coup, je savais pas si je devais rire, pleurer ou être choqué avec la gueule ouverte. Optant pour une autre solution, je me décide a fermer ma gueule avant de croquer délicatement dans le champignon. Me demandais pas pourquoi j'ai fait ça j'en ai aucune foutu idée, mais ce que je sais c'est que je comprend a présent d'où viens le caractère aigri de ces sac a merdes rampant. Avec un truc aussi dégueulasse comme unique source de nourriture, pas étonnant qu'elle tire tout le temps la gueule... du moins si je savais seulement ou était leurs gueule.

Jetant le champignon au loin, je crache ce que je n'ai pas réussi a avaler avant de m'affaler contre la butte. Roh j'ai la tête qui tourne d'un coup, je sais pas ce qui ce passe mais... bon... trop tard je viens déjà de dégueuler un repas que je n'avais pas pris juste a coté de moi. Me relevant tant bien que mal en trébuchant a maintes reprises, je peux m'empêcher de me dire que cette journée était vraiment merdique. J'ai l'impression de chuter dans le vide bien que je suis toujours debout tandis chacun de mes mouvements devient flou. Roh dur ! J'ai pas le temps d'ouvrir la gueule qu'une autre vague de bile sort de ma bouche pour aller s'étaler dans un bruit immonde sur le sol. J'entends un limace se foutre de ma gueule non loin de là mais elle la ferme rapidement quand je la saisi télékinétiquement pour l'envoyer voler quelques mètres plus loin en la forçant a se trainer sur le gazon au passage. Ça lui apprendra baver partout tiens ! M'éloignant de mon vomi, je m'essuie la bouche de la paume de la main avant de me diriger vers une petite clairière tout juste quelque mètre devant moi... Comme quoi le hasard fait bien les choses. Traçant mon chemin a travers la population indigène, je me laisse bientôt tomber a genoux juste devant la source d'eau limpide, plongeant ma tête dedans, je ne suis choqué par sa texture gluante que quand j'en avale une pleine gorgé... Putain, c'est pas de l'eau... me dis pas que... le rire d'une multitude de ces merdes me montre pourtant que si... et voilà jamais deux sans trois ! C'est quand même formidable d'avoir réussi a épargner mes vêtements jusqu'à maintenant, m'enfin, n'empêche que la nature fait parfois vraiment mal les choses. Bon, le coté positif dans l'histoire, c'est que j'ai plus soif et que ma tête a arrêter de tourner. Mes membres sont toujours légèrement engourdi mais je ne tarde pas a retrouver la totalité de mes sensations quelques minutes plus tard.

Je persiste a penser que je peux pas avoir autant de malchance. C'est vrai quoi, on est peut être plusieurs millier de voyageurs dans Dreamland, y a pas moyen que je sois le seul con a qui il arrive que des merde ? Doit forcément y avoir d'autre idiot dans mon genre qu'en prenne aussi plein la gueule tous les soirs, je suis même sur que certains morfle bien plus que moi. Oui c'est évident, pas de quoi en faire tout un plat dans ce cas là. Enfin, je reviens rapidement sur ma parole quand je tombe sur une sorte de... sur une sorte de quoi d'ailleurs ? Clignant a mainte reprise des yeux comme si je n'arrivais pas a croire ce que je voyais, je reste face a cette chose sans bouger et en oubliant presque de respirer. J'ouvrirai bien ma gueule mais je trouve même pas les mots en fait, très vaguement, on pourrait dire que ça ressemblait a une sorte de phacochère sur 2 pattes au corps de gorille anorexique et auquel on aurait troquer le groin pour un ridicule bec d'oiseau. Mais c'est quoi ce bordel ? Et qu'est ce qu'il foutait avec des lunettes de soleil noirs et une clope au bec ?
Rien que ça ?

T'es quoi au juste ? On dirait... un "rien du tout" en période de chiasse revenant de la case abattoir... .

Ok ! Bien joué connard ! Y a peut être mieux comme introduction tu pense pas ?
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Ven 19 Nov 2010 - 19:59
Fin de l'année en approche. Cela voulait dire premières vacances, celles de Noël (vu que celles de la Toussaint s'étaient faites sucrées sans raison apparente), cela voulait dire cadeau en pagaille, anniversaires en pagaille, Nouvel An en pagailles. Puis après la fête, la gueule de bois symbolisée par les premiers partiels. Le cadeau atroce qui transformait les jours de repos en camp de concentration à la manque. Personne ne serait là pour surveiller si je bossais bien mais la pression restait forte. Ah si, quelques personnes quand même :

« Ed ! Tu t'es occupé de la section sur les recherches contre la déforestation en Bolivie ? »


Il faisait froid mais seule une écharpe me ceinturait le coup : mon seul survêtement était une chemise blanche qui contrastait à peine avec les nuages au-dehors. J'allais revenir chez moi après une éprouvante journée de cours (au moins trois heures d'amphi), les mains dans les poches avant qu'un de mes camarades ne vienne m'emmerder avec des questions matérielles sur l'exposé de groupe qu'on devait rendre avant la mi-Décembre. Il était seul, fatigué de me chercher et de me courir après. Au moins, on se donnait du mal pour me joindre. Dans ces périodes de pression à cause de ce foutu devoir, j'avais malencontreusement éteint mon portable et omis de le rallumer pour pêcher en compagnie de délurés compagnons. Je grimaçai quand il s'approcha pour me reposer la question, un acte qu'il n'avait pas remarqué. J'enlevai le casque autour de mes oreilles qui me jouaient la cinquième symphonie de Rammstein, et formai un long nuage de buée, aussi menaçante qu'une fumée sortie des naseaux d'un dragon. Mais le brave qui répondait au surnom de Flo répéta une troisième fois sa question, articulant chaque syllabe comme si le froid m'avait bouché les oreilles. Je lui répondis l'air neutre :


« C'est bon, je m'en suis occupé.
_ C'est vrai ?
_ Non. »


Puis je remis le casque sur mes oreilles et continua ma marche silencieuse, laissant sur place le pauvre Flo. Il faisait un temps parfait pour la neige, mais ne tombait pour le moment qu'une fine bruine qui se faisait oublier. Une autre journée inutile, véritable masturbation intellectuelle pour nous faire croire qu'on était des prodiges. Ou des ânes, ça dépendait des jours. Si je retrouvais le crétin qui avait inventé l'école de journalisme, et celui qui avait inventé ce foutu sujet sur les forêts en Bolivie, un terrain aussi glissant que la politique. Je traversai une route piétonne, puis Sylvain, un de mes compagnons arriva. On était dans le même groupe de TD, même groupe d'exposé. Il n'avait pas fini non plus sa partie malgré les tiraillements incessants des trois autres gens. On discuta des derniers ragots, passant dans la ville comme des esprits frappeurs auxquels personne ne faisait attention. Lui non plus n'en avait rien à cirer du froid, une qualité que je lui reconnaissais.
_ Tu savais que la date de parution avait été avancé au 3 Novembre ?
_ Faudrait qu'on aille au Black Dog un de ces quatre, ils ont baissé les prix.
_ Tu savais qu'au MacDonald, un crétin a fait exploser une bombe de déodorant : tout le personnel a demandé l'évacuation du bâtiment.
_ Déo ? C'était plutôt un lacrymo, non ?
_ Il paraît que Cathy, la nympho en photographie s'est trouvée une victime pour ce soir.
_ J'ai l'impression que chaque mois, ils augmentent de 10% la nourriture pour chats.
Et etc.
Puis je rentrais dans mon studio après avoir fait la bise à Sylvain. Je remontai les marches deux à deux vers mon appartement, préférant de loin l'escalier que l'ascenseur, dans un souci de cultiver mon originalité. Là, je passai devant une gamelle vide, que mon chat Burritos s'est empressé de signaler à force de miaulements. Je le poussais brusquement des plaques chauffantes que je commençai à allumer. J'hésitais pour le dîner : coquillettes, spaghettis, pizza, croque-monsieur ? J'optais pour les premières, et fit bouillir de l'eau. Ça faisait bien deux jours que je n'en avais pas mangé. En attendant que le gaz se mette à fonctionner, que les bulles se forment, j'attrapais une généreuse poignée de croquettes que je fourguai dans la gamelle du chat. Ce dernier se précipita dessus dans concession, et sans remerciement. Une caresse sur le dos, mais il m'ignora totalement. Crétin.
Quelques pages MSN ouvertes, discussion avec Shana. Jacob ne trouvait pas ça assez intéressant et ne s'était jamais inscrit. Vous me direz, pourquoi avoir Internet quand on avait Dreamland ? Je fis le parallèle entre ma situation dans le monde réel, et celui dans Dreamland. Comment vouliez-vous concentrer sur les partiels chronophages en temps libre et l'abattage des arbres en Bolivie quand on pouvait parcourir les terres de Dreamland, et que le monde vous considérait d'un tout autre œil ? Mon esprit imaginatif trouva en Dreamland sa nouvelle drogue. Aucun article que je n'écrivis sans que ma muse ne se soit d'abord amusée en mon absence là-bas avant de me souffler quelques idées. Les systèmes de fonctionnement du monde des Rêves me permettaient d'aborder le monde sous un nouveau regard, ce qui me fit passer dans le statut des pigistes intéressants. Faudrait que je vois si les gens du journal pour lequel j'écrivais en ce moment étaient des Voyageur. De toute façon, j'avais tout mon temps ! Je me rangeai à 23H sous ma couette, suivi de Burritos. Je fermai les yeux, oubliant au loin les devoirs, les examens et la vaisselle.

Quand je sentis mon esprit renaître sous une nouvelle forme, je pus constater que j'étais en plein dans le Royaume des Champignons Narcissiques. Je reconnus ce Royaume car je flirtais souvent là-bas, après avoir tiré une taffe. En gros, très loin de la position actuelle de mon groupe. J'allais encore recevoir quelques baffes, Shana se ferait du mouron toute la nuit avant de m'engueuler le lendemain. Je cherchais les autres quelques temps, mais il n'y avait vraiment personne. Me trouvant trop stressé, je décidais d'aller utiliser la technique que de sympathiques nains m'avaient refilé sympathiquement. Je m'approchais d'un champignon, lui arrachait une fine première couche pour qu'il me serve de papier. Puis je pris un morceau de ce même champignon dans les mains, et je le mis à l'écraser entre mes doigts, le réduisant sous forme de poudre fine. Quand ce fut fini, j'installais la poudre sur la feuille de papier tendu, et roula le tout. Une taffe spécial des Champignons narcissiques, gratuite et super bonne. Je coinçai le joint sous ma bouche jusqu'à ce qu'apparut le problème évident : fallait du feu maintenant. Et j'avais complètement oublié comment les nabots s'y étaient pris pour se passer du briquet. Je grognai un peu et se mit en quête d'un briquet. Y avait quelques gens ici, ils pourraient certainement m'éclairer.
Pendant que je marchais, je mis un point sur mes habits. Pantalon vert déchiré au niveau du genou, grosses bottes enfouies sous des plis du pantalon. Puis au-dessus, les fameuses chemises que j'arborais en toutes circonstances : une noire aux épaules carrées, rose rouge sur la poche du haut à gauche. Plus les lunettes de soleil, fines, contour argenté. La classe comme d'habitude. C'était certainement le Royaume qui avait transformé mes bas en pantalon de hippie mais fallait croire qu'avec mon joint de trois centimètres de circonférence coincé entre les dents, on pouvait me confondre avec l'un d'entre eux. En plus de ça, je me promenais avec ma nouvelle arme, que j'avais déniché dans le Labyrinthe Cauchemar. Un panneau de signalisation (qui ce soir-là se traduisait par un avertissement : attention, chemin de fer proche. En prime, j'avais le panonceau représentant une locomotive, drôle de parallèle avec un gars qui voulait s'en tirer une).
Je continuais ma route au hasard. Il y avait quelques chenilles aussi immenses qu'immondes qui me refusèrent d'allumer ma clope d'une négation fort peu aimable. Je me demandais si je devais les punir pour ne pas servir le prochain maître de Dreamland, mais préféra les laisser faire ; un jour, elles se puniront mentalement pour ne pas avoir aidé la futur star. J'envisageais déjà le futur où je reviendrais dans les Champignons aussi puissant que célèbre et où je verrais la population minée par le chagrin, et dont la moitié se serait pendue par honte. Puis on me supplierait et tutti quanti. Perdu dans mes pensées optimistes, je réussis à remonter à la source si je puis dire en voyant de fortes concentrations d'habitants (toujours ces mêmes insipides chenilles). Elles commençaient à me lasser, une d'entre elles s'est même permis de me critiquer sans me connaître. Je réussis à garder mon calme, estimant qu'écraser une de leur compatriote dans un champignon ne renforcerait pas le peu d'attention qu'on m'accordait.
Devant une sorte de lac qui avait une consistance ma foi fort gluante, il y avait un brave gars albinos. Ses épaules fluettes me faisaient passer pour un boxeur catégorie point lourd, et le pauvre avait mal en point. Ses yeux paraissaient complètement dingues, genre en forme de tourbillon que les mangakas s'amusaient à dessiner. J'avais l'impression qu'il allait se briser au moindre pas, comme une statue de verre qui aurait soudainement pris vie. Il avait certainement une voix cristalline. Mais il différait vraiment de ces sales limaces, et ça me fit plaisir. Je pus de suite découvrir que c'était un Voyageur. Les Rêveurs n'avaient pas cette aura de puissance, et ne maîtrisaient pas un spectre d'émotions variés. En gros, ils avaient totalement l'air déconnectés de la réalité (ce qui était le cas en fait) ; lui aussi vous me direz, mais plus par abus de produits illicites. Ne jamais manger les champignons, j'en savais quelque chose. On s'était bien foutu de moi quand j'en avais inhalé. Je tiens ma réputation des nains qui m'ont expliqué qu'au lieu de bouffer des trucs dangereux, il valait mieux les fumer. L'effet était bien plus profitable. Puis il commença à me parler, me disant que j'étais un truc tellement bizarre que c'était étrange que je le sois autant. Un truc dans le genre. Mais je n'allais pas me vexer pour si peu ; c'est un peu comme si un crétin vous disait que vous étiez un imbécile, c'est plutôt un compliment. Paraître désordonné pour un gars aussi shooté que ça, c'était une preuve que tout allait bien et que j'avais pas un troisième bras. Je passai une main devant ses yeux pour attirer son attention, puis je lui sortis :


« Eyh Oh mec, ça va ? Dis-moi, t'aurais pas du feu pour allumer ça ? »


Je lui montrais l'énorme joint qui pendait de ma bouche, mais doutais qu'il puisse remarquer quelque chose d'aussi subtil.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Lun 22 Nov 2010 - 3:20
Cette flotte... si gluante, si épaisse, si dégueulasse ! Bah c'était pas de la flotte en fait... . Je sais pas pourquoi je pensais a ça mais j'avais toujours pas réussi a me débarrasser de ce goût de merde dans la bouche. Regardant du coin de l'œil cette source immonde, je tilt d'un coup quand je vois une limace s'en approcher avec une certaine nonchalance. Rah ce qu'elle m'énervait a se trimbaler aussi lentement, c'était presque si je devais me retenir d'aller lui distribuer quelques coups de pieds au cul pour la faire accélérer. M'enfin là n'était pas le problème de toute façon. Se trainant jusqu'au bord de « l'eau », elle se tourne alors pour faire une marche arrière des plus suspectes. Attends ! Ne me dis pas que... la saloperie ! Levant le bout de la queue pour exposer sans gène a la vue de tout le monde ce qui se rapprocherais le plus d'un anus, elle viens alimenter cette source de ses propres excréments. Putain la flotte que j'avais bu c'était cette merde que les limaces trainaient toujours sur leurs passage ? Retenant une nouvelle envie de vomir, je plaque une de mes mains sur ma bouche tandis que l'autre se tend vers l'autre poche a pus. D'une simple manipulation, je l'envoie alors se noyer dans ses propres excréments. Un petit cri d'horreur sort de sa bouche tandis qu'elle boire la tasse... ou la crasse.

Ça leurs apprendra a chier n'importe ou a ces sacs a foutre...

Continuant de jouer a distance un peu plus longtemps avec cet énergumène dégoulinant, je me rappelle soudainement que je ne suis pas seul. Reportant mon attention sur l'autre immondice se tenant devant moi depuis tout a l'heure, je me remet a cligner des yeux sans oser ouvrir la bouche. Mon dieu qu'il est moche quand même ! Les divinités avait parfois un drôle d'humour. Penchant ma tête de biais en continuant a le regarder sans ouvrir ma gueule, il passe alors sa mains devant mes yeux avant de me demander si j'avais pas du feu sur moi pour allumer son joins. Non mais il me prend pour un débile ou je rêve ? C'est qu'en plus il avait vraiment l'air encore plus con avec ce tube dans la bouche maintenant que je savais ce que c'était. Et ses lunettes de soleil... depuis quand un phacochère ça avait besoin de lunette de soleil ? Le plus intriguant demeurait cependant le fait que cette aberration de la nature était doué de parole. Je me serais attendu a une série de grognement ou une voix pour le voix gutturale venant de sa part, mais non, même pas, sa voix était tous ce qui se faisait de plus normal, comme si elle provenait d'un humain. Je sais, on est dans Dreamland et tout ici bas était plus ou moins étrange et amorphe, mais là ça frisait tout de même l'indécence. Ne cherchant même pas a lui répondre, je saisi a distance la limace baignant dans ses propres déjection pour alors lui envoyer dans la gueule. Merde mais pourquoi j'ai fait ça au juste ? Bah c'est pas important, il avait qu'a pas naitre aussi... autant... enfin comme ça quoi ! La limace le percute donc en plein visage, étalant au passage une quantité impressionnante de bave sur son duvet. Bravo Lou... t'avais réussi a le rendre encore plus moche... dans le genre roi des cons t'étais vraiment le plus fort.

Euh... merde... je crois que ton beuz' est mort... et puis t'es un peu tout dégueulasse d'un coup ! Enfin je veux dire plus qu'il y a 5 seconde.

Je lui sors alors tandis que quantité de bave s'écoulait encore le long de son visage, la limace encore sur lui, elle se laisse alors tomber au sol avant de déguerpir en courant, enfin, si seulement elle avait pu courir, lâchant un flot d'insultes toutes plus amusantes les unes que les autres en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. En voila une de rigolote tiens ! Pris d'une soudaine crise d'euphorie, j'ai a peine le temps de rigoler en pointant je ne sais quoi du doigt que je me retrouve a gerber devant moi. Mais merde c'est quoi ce bordel ? C'était quand même pas ce champignon qui m'avais mis si mal ? Chacun de mes mouvement était si fluide et pourtant tellement lourd, l'engourdissement reprenait le pas sur mon corps. J'étais a la fois super bien et vachement mal. Mon ventre me jouait de vilains tours et de la sueur s'écoulait a n'en plus finir de mon front. Je comprend pas, je suis certain d'être parfaitement lucide et clean pourtant... . Si ça se trouve ça venait du phacochère, il m'aurais fait un truc pendant que j'avais le dos tournée ? Comment je pourrais le savoir alors que je sais même plus si j'arrive a penser correctement ou pas. Titubant légèrement en arrière en essuyant un peu de vomi sur ma bouche, il me semble soudainement voir la chimère a lunette de soleil bouger que mon corps réagi de lui même et lui décharge instinctivement une poussé de force juste devant le bide, l'air semblant alors se distordre, résonant dans une détonation sonore autour de la zone frappé. Merde... pourquoi j'ai fait ça ? Je pense l'avoir vu bouger mais il avait peut être pas forcément l'intention de m'attaquer... . Et depuis quand j'étais capable d'envoyer des coups aussi puissant ? Le type venait de se retrouver sur le cul un mètre plus loin en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire que je m'étais même pas encore rendu compte que cela faisait déjà un petit moment que je préparais cette attaque.

Merde... vraiment désolé...


[J'ai honte d'avoir mis autant de temps pour posté un truc si... voila quoi !]
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Sam 27 Nov 2010 - 16:28
Le véritable défaut dans Dreamland était le manque apparent de technologies (à moins qu'il n'y ait quelques Royaumes robotiques par-ci par-là à cause de certains fanatiques qui auraient trop visionné Terminator) ; pour être plus indulgent, disons qu'il y avait un fossé technique entre les Royaumes tout simplement. En tout cas, ce n'était pas à Champiland que vous trouverez un appareil photo ou une caméra (voire un appareil photo disposant de cette option) afin d'immortaliser ce fantastique instant d'un newbie qui avalait un champignon hallucinogène assez puissant pour rendre dingue un troupeau d'éléphants. Si on ne restait pas à Dreamland et qu'on était régénéré à chaque fois, j'en connais plusieurs qui se seraient fait emporter par une violente mort gastrique (ou neuronale) à long terme, voire juste à moyen terme à force de consommation abusive de champignons. Le pauvre gars n'avait pas bien compris ma question, voire qui j'étais, qui il était lui, où il était, et pourquoi il se posait des questions, et pourquoi pourquoi. Ce fut donc de l'amusement et non de la pitié qui survint d'un sentiment proche de compassion, comme un violent bizutage des Voyageurs.
Je me souvins de la première et dernière fois que j'en ai pris : j'avais fait le tour du Royaume en me roulant par terre en pensant que j'étais en train de chuter du ciel. Quand je me relevai enfin, toujours groggy et le cerveau en décomposition, j'avais remarqué que j'avais réussi l'exploit de me déshabiller intégralement (ainsi que les lunettes de soleil que j'avais écrasé là où là) juste avant la fin de la nuitée. Quand je m'étais réveillé, je m'étais trouvé au bas de mon lit, les couettes à moitié tirées sur le sol avec mon chat qui boudait je ne sais-où. Heureusement pour moi, il n'y avait eu aucun témoin à la scène et je n'étais pas assez célèbre pour qu'on reconnût ma gueule (ce qui était toujours le cas je le crains). Le pire était évidemment que ce n'était pas de la drogue pour un système aussi fragile que le notre. Si on prenait, on avait certes la sensation de vertige, mais doublé de tant d'effets secondaires qu'il valait mieux oublier la consommation et faire comme tout le monde : écraser le champignon pour le rouler dans du papelard et le fumer doucement.

Je voyais donc un pauvre olibrius en train de se vautrer dans de la merde de chenille, complètement hagard et perdu. Je lui aurais tendu la main si je n'avais pas eu peur de la salir (et je voulais aussi profiter de cette magnifique scène qui contraindra le Voyageur à éviter d'engloutir des champignons narcissiques). Le type devait voir n'importe quoi en ce moment, la tête qui tournait et autres conneries du genre. Je me passai une main devant les cheveux en attendant que quelque chose se passa. J'avais autre chose à foutre finalement, et je n'avais pas envie de dire à mon équipe que j'avais passé la nuit à regarder un gars vautré dans des étrons complètement shooté. De un, je ne savais même pas s'ils me croiraient, de deux, ça faisait vraiment scato. De toute façon, je retiendrais sa tronche, et reviendrais le voir par la suite pour lui rappeler ses loufoques mésaventures devant si possible une jeune et jolie jeune fille qu'il tiendrait dans les bras. Les champignons hallucinogènes ne servaient vraiment que de beuh ou d'occasions trippantes de se foutre de la gueule des autres.
Puis alors que j'étais strictement immobile sans faire quoique ce soit d'agressif, le vil faquin attrapa une chenille qui chiait sans vergogne et me l'envoya dans la gueule sans autre concession ou autre avertissement. Ma face complètement neutre était cachée par la puante chenille ; dès qu'elle redescendit sans que je ne bougea sur ma superbe veste, mon teint était devenu rouge de colère, mes yeux s'étaient plissés de rage et ma mâchoire crispée de violence. Je virais la chenille d'un coup de pied pour la refoutre dans la merde et elle s'en alla, crachant déjections et insultes. J'enlevais le joint dans mes lèvres d'une pichenette. Je me demandais comment j'allais lui briser le crâne quand une partie minoritaire de mon cerveau (celle qui aspirait à la sagesse, pauvre conne) m'apaisa. Le pauvre n'était pas dans un état normal, et je serais honteux de frapper un être aussi faiblard et ridicule. De plus, qu'en dira-t-on dans les journaux si je me mettais à attaquer des drogués à moitié mort ? Ma réputation se ruinerait en quelques nuits (bien que mon casier judiciaire soit déjà assez remplie, entre les destructions et morts inopinées que j'ai provoqué). Et ce n'était pas comme si des journalistes se planqueraient quelque part là et m'attendait au tournant. Quoiqu'en y réfléchissant bien... peut-être. Ce fut pour ça que dans mon immense magnanimité (un adjectif que j'usitais rarement pour me qualifier), je lui accordai la grâce exceptionnelle. Il ne me resta plus qu'à m'en aller et chercher quelques feuilles pour me nettoyer consciencieusement la face et repartir demander du feu à ceux qui voudraient m'en prêter quelques flammèches. Je me casse, je laisse le débile là, et les chenilles seront bien gardées.

Mais la loque humaine n'avait pas décidé ainsi : au lieu de me laisser me barrer après avoir tartiné ma face de produits honteux, il me déclencha une onde de choc (pas d'autre mot pour définir cette invisible, violente et irrésistible poussée) en plein ventre et me fit basculer en arrière. Mon estomac faillit rendre sous l'effet de la surprise et mes jambes ne purent même pas me retenir. Mon fessier heurta par terre et je faillis m'allonger sur le sol. Je savais que c'était cet énergumène qui m'avait foutu à terre à cause de ses gestes, et de l'énergie qui l'avait envahi avant de me l'envoyer en pleine tronche.
Je considérais avec dureté le monde qui m'entourait tel un Démon de colère qui se réveillait après un sommeil de quelques milliers d'années. La mare m'énervait, les chenilles immondes qui la parcouraient me foutaient en rogne ; et cet espèce d'imbécile à moitié conscient me foutait les glandes comme on m'avait rarement foutu les glandes. Alors que je me levais les doigts aussi crispés que si je serrais une grenade dégoupillée dans la main, je jetais un coup d'œil surligné par un sourcil qui tiquait, et une veine frontale qui palpitait au fur et à mesure de ma respiration. Ma bonne conscience essayait avec peine de me raisonner en utilisant les mêmes défenses que le procès d'avant mais le juge faisait la sourde oreille. J'avais sorti le panneau, aussi menaçant pour lui que pour un routard ivre. Puis dans une tentative de bienséance, je me disais qu'il n'était plus maître de ses mouvements et autres conneries du genre.
Ce qui ne m'empêcha pas de tremper généreusement le bout de mon panneau dans la flaque de merde, et d'un mouvement de poignet et de bras tout en contrôlant la puissance et la précision, l'abattit durement sur la tête de l'individu, côté merde. Bon, évidemment, je ne tapais pas suffisamment fort pour l'assommer ; juste assez pour le réveiller dans le meilleur des cas (enfin pour moi), ou lui causer une forte migraine. Mais comme je ne suis pas un méchant, je mettais cette revanche sur le compte de l'accident ; si je le réveillais, je pourrais alors dire que je voulais le sortir de cette transe idiote. Pour appuyer mes pensées, je lui dis d'un ton faussement désolé :


« Oups, désolé mignonne, mais mon panneau s'est malencontreusement retrouvé dans ta gueule. »


Ce n'était même pas gratuit en plus ! On n'allait pas m'accuser de refaire la tronche au mec qui s'était foutu de ma gueule à plusieurs reprises sans autre explication que sa dégénérescence mentale. On arrêtait bien les drogués dans le monde réel, je ne voyais pas pourquoi j'aurais des remords à en frapper un dans le monde des Rêves. Et puis, je me sentais un peu moins con d'avoir puni la saleté qui m'avait souillé d'étrons. Faudrait que j'évite ses Royaumes à l'avenir, histoire de plus tomber sur des nouveaux qui se faisaient systématiquement avoir.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Jeu 9 Déc 2010 - 19:53
Pourquoi est ce qu'absolument tous ici devait rappeler ce qu'on appelait communément de la merde ? Je ne sais pas, peut être était ce un dû de ce royaume ? Ou plus précisément de ces habitants ? C'est vrai quoi, absolument tous ici avait un goût de merde, une odeur de merde, et même un aspect de merde. J'arrivais en ce lieu et a peine avais je le temps de respirer que je me frottais déjà a ses habitants, sorte de larves rampante au jargon et a l'aspect aussi fleuri qu'un cadavre laissé a l'abandon, soit aussi moche que bête. Le premier truc que je bouffais avait un goût digne des pires immondices, la première source a laquelle je venais me rassasier n'était rien d'autre qu'une fausse a purin fréquenté par toutes les limaces du pays. Le premier gars n'appartenant pas a la faune locale que je rencontrais puait comme 10 chiottes laissé a l'abandon et m'assénait pour finir le premier coup de la nuit, lui même recouvert de cette substance. Je n'aurais su dire si je me situais a présent dans le trip tridimensionnelle d'un scatophile satanique bouffeur d'escargot ou si c'était juste que j'avais vraiment pas de chance... .

La chance, en voilà un autre de point problématique a régler chez moi. Si on en croyait certains, les gens naissaient tous avec des caractéristique pré défini toutes plus ou moins développé. Ainsi, certains se voyaient conféré une force supérieur a la naissance tandis que leurs intelligence s'en voyaient mise de coté. Pour mon cas, c'est comme si la case chance avait été littéralement supprimé de mon ADN. C'est vrai quoi ! Quand on y pense, j'étais née avec le physique du sexe opposé, la vue m'avait été retiré alors que j'étais tous petit de même que mes parents quelque temps plus tard, la seule figure paternel encore présente dans ma vie n'avait été conçu que pour me battre... C'est comme si mon existence entière n'avait été programmé que sur un seul mot, concept de ma vie : « Malchance absolu ».

Enfin bref, c'était bien beau de se plaindre sur ma pitoyable vie mais j'avais autre chose a faire en cet instant, entre autre, dresser un phacochère. Assis a même le sol, je m'essuie le visage légèrement couvert de bave du dos de la main. Non mais qu'est ce qu'il avait Frankenstein a me frapper comme ça ? D'où il s'était cru permis de me mettre sur le cul comme ça ? Et depuis quand on se battait avec un panneau de signalisation d'abord ? D'habitude les voyageurs et autres créatures Dreamlandesque arboraient des épées, des marteaux, des massues, je sais pas moi, de tout... mais on utilisait pas ce genre de truc ! Je lui lance un regard noir plus pour le fait de me prouver encore une fois que personne n'échappe a la folie de ce monde que pour le coup qu'il m'avait assener quelques secondes plus tôt. Mon corps entier se tendant sous le joug de la colère, je reste ainsi a terre sans bouger, tentant de lui imposer le respect qui m'étais dû d'un simple regard. Seulement voilà, deux chose fausse les pronostiques d'entré de jeu. D'une part c'était un putain de phacochère hybride, d'autre part il portait des lunettes de soleil, et enfin parce qu'une de ces foutues limaces ne semblait pas avoir compris nos précédent avertissement et se décidait a passer entre nous deux pour rejoindre les « toilettes publiques ».
Je demeure immobile a terre quand le gastéropode géant devient le temps d'un instant la frontière me séparant de mon adversaire. S'arrêtant juste entre nous deux pour nous observer de ses deux petits yeux télescopique. Non mais rien que leurs noms était a chier... « Gastéropode » ! Qui pouvait vivre paisiblement et sans problème mentale avec un nom pareil ? Déjà que nous on s'appelait homo-sapiens et qu'on avait notre lot de débile mental et autre dégénéré... . Avec une dénomination pareil, elles ne pouvaient qu'être des plus fragile mentalement, si ça se trouve même, les limaces était une race ultra dépressive et dont la plupart des nouveaux nées se trouvaient être autiste ? Rajouter a ça le fait qu'une limace parcourait peut être quoi ? 5 mètres par jour ? Et qu'elles ne vivaient pas plus de 3 ans. On arrivait a un total inférieur au trois kilomètre... Trois kilomètres en une vie ! Mais qu'est ce vous feriez vous avec ça ? Que feriez vous a leurs place plutôt ? C'est comme si chaque centimètre gratté venait a réduire votre temps restant d'existence. Je crois que je comprenais un peu mieux a présent ces pauvres créatures, d'où leurs venait cette terrible agressivité et cette réticence à accepter autrui... .
Fixant soudainement cette dernière avec presque la larme a l'œil, elle se tourne alors vers moi pour me fixer sans dire mots... avant de cracher une nouvelle fois un peu de mucus par le cul dans un bruit de pet immonde. Reprenant alors sa marche comme si de rien n'étais, je me secoue violemment la tête pour me retrouver en un instant sur mes pieds. Non mais comment j'en étais arrivé a conclure un truc aussi minable et illogique ?

Risquant un coup d'œil en direction de la fosse sceptique, je tends alors ma mains dans sa direction pour en extraire aussitôt deux boule de bave de la taille d'une tête, les forçant alors a graviter autour de ma tête sans le moindre effort physique. C'est beau, c'est classe, ça pue et ça sert a rien ! Affichant cependant un air des plus assuré, je lui lâche un petit sourire narquois avant d'ouvrir la bouche.


Tu te rend compte que tu va prendre la dérouillé de ta vie pour m'a... Meeerde !

Je m'écrie en voyant l'une des deux sphère, plus torturé que sphérique en vrai au vue de ma pitoyable concentration, se sortir de mon emprise pour venir s'écraser pour se répandre juste a mes pieds en une épaisse flaque translucide. Putain j'ai pas l'air con moi maintenant ! Je me mord les lèvres devant ma bêtise mais ne perds cependant pas une seconde en m'élançant soudainement sur mon adversaire poilus. Lui envoyant ma dernière munition juste dans les jambes, je fais alors quelque pas en avant pour lui sauter littéralement dessus sans même faire attention a si oui ou non j'ai atteint ma cible. M'emparant en plein saut d'une branche a quelque mètres de là m'ayant l'air pour le moins solide, je l'abat aussitôt sur lui en me servant de mon élan pour y mettre le plus de force possible. Un cri parvient a mes oreilles mais je suis comme coupé de tous mes sens tant l'ivresse du combat m'emporte facilement. Enchainant les coups de bâtons, tous plus frénétique et enragé les uns que les autres, absolument toutes les parties du corps y passe. Un coup dans la tempe, un autre dans l'épaule, le suivant pour le bide... Bon sang que c'est bon ! Je serais incapable de dire ou est ce que je frappe, je ne sais même pas si je lui fais mal ou même ne serait ce si je le touche, mais je sais que je n'ai jamais lancé un assaut aussi furieusement violent... Et que j'ai jamais autant pris mon pied, j'ai du mal a retenir une crise d'euphorie et j'ai l'impression que le peux de muscle habillant mon corps va exploser sous la pression. On entre presque dans le domaine de la boucherie là mais j'adore ça !

Nyaaaaaaaah...

Encore ce cri... Mais qu'est ce que c'est que ce bordel qui vient me les casser en miettes ? Fronçant les sourcils pour en trouver l'origine histoire de lui fermer le clapet, j'ouvre comme enfin les yeux quand je vois que le bâton que je tiens entre mes mains n'est rien d'autre que la larve sur laquelle je m'étais apitoyé il n'y a pas plus de 2 minutes... . Reculant d'un pas, je ne cherche même pas a comprendre que je m'acharne aussitôt sur elle en la frappant furieusement sur le sol jusqu'à ce qu'elle arrête de crier. Le dos affaissé, mes épaules se soulèvent d'elles même au rythme de mon essoufflement. Elle a enfin fermer sa gueule... essuyant la sueur mélangé a la bave s'écoulant a présent de mon front, je me fige littéralement quand son petit geignement parviens a mes oreilles. Je le crois pas, je l'ai même pas sonné avec tous ce que je lui ai mis dans la tronche ? Mais y avait de quoi crever un ogre pourtant ! Ces choses sont immortel ou quoi ? Non mais vous imaginez si elles se mettaient en tête d'envahir le monde, répandant par gigantesque trainée leurs immonde mucus ! Ce serait la fin de Dreamland tel que nous le connaissons... Nous entrerions alors dans l'ère de Morveland, Mocheland ou je ne sais quoi... . Levant les yeux au ciel, la mâchoire contracter a son paroxysme, je ne lâche pas la queue de la bestiole tandis que je me décide a faire fit de ce détail pour me lancer une nouvelle fois a l'assaut du yéti.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Sam 11 Déc 2010 - 0:41
Le miséreux se releva bien que sa tête soit sous le double choc de la drogue ingurgitée et d'un coup de panneau qui demandait la plus grande prudence aux usagers à cause d'un passage à niveau d'où pourrait débouler un train. Le pauvre, il n'était pas en grande forme. J'avais osé espérer que la frappe lui aurait remis les idées en place mais il fallait croire que si son état s'était arrangé, ce n'était pas en bien. Il me jeta une sorte de regard haineux imposant, qui aurait pu faire leur effet si je n'étais pas en rogne et si son regard ne tiquait pas sous le poids de la merde dans les sourcils. Mais je perçus largement l'éclair de défi qui traversait ses globes oculaires, comme une étincelle dans une vieille ampoule quarante watts. Tant mieux, moi aussi je voulais le dézinguer. Il fallait croire que notre jeune relation (à la hauteur de notre juvénile réaction) démarrait sur une sorte de quiproquo embrouillé par la drogue et mon étroitesse d'esprit. Mais s'il fallait que je le massacrai un bon coup, je ne dirais pas non. Je chuchotais intérieurement à mon karma qu'il fallait que les newbies subissent au moins une défaite dans leur vie afin qu'ils ne prennent pas la grosse tête et vivent dans ce monde en connaissance de cause de la supériorité incontestable des autres fouleurs de Dreamland. Il ne donna pas son accord mais ce n'était pas comme s'il avait le choix. Il préférait que j'attende que l'autre m'attaqua clairement avant de me défendre.
Celui-ci ne se fit pas attendre, et commença par télépathie à créer deux boules de merde qu'il fit tournoyer autour de lui d'un air menaçant. Oh mon dieu... je ne savais pas si j'étais dégoûté par cette insolite présentation de son pouvoir, ou si je me mordais les lèvres pour avoir défié un type qui pouvait manipuler à sa guise son environnement. Je ne savais pas qu'il y avait des pouvoirs aussi puissants à Dreamland (hormis celui de mon coéquipier qui le rendait invulnérable à toute attaque physique) et je regrettais de devoir affronter un type pareil sans savoir où se dressaient ses limites. Je venais de comprendre à peu près d'où venait l'onde de choc qui m'avait frappé le bide et m'avait fait tomber sur le cul. Il envoyait des ondes psychiques qu'il pouvait modeler à son convenance pour se servir d'objets sans les toucher. Mais j'avais de la chance dans mon malheur : je pouvais peut-être considérer les boules d'étrons comme les plus gros objets qu'ils pouvaient manipuler à distance. Cette réflexion fut étayée par l'implosion d'une des boules de merde qui échappa au contrôle de son pouvoir pour se disloquer sur les pieds de l'individu. Non mais sans blague, sur qui j'étais tombé ? Lui qui venait de me balancer une phrase guerrière, elle fut interrompue par cette tare. Je lui répondais d'un grand sourire (qui me rappela que j'étais tartiné de merde comme une confiture à la fraise) :


« C'est bon mec, tu prends ton pied ? »


Ce fut alors que mon karma précédemment cité souffla d'aise en vue du répit que venait de lui accorder la traversée gluante d'une limace dans le nouveau no man's land que moi et mon nouvel ami avions créé par notre cordiale antipathie mutuelle. Oh mon dieu, je détestais ces bêtes-là ! Déjà qu'elles m'inspiraient dégoût dans le monde réel, à cause de leur déhanché, de leur nature idiote et des composites de leur corps qui le rendaient plus visqueux que le caleçon d'un no-life en « pleine recherche de savoir », mais sur Dreamland, je ne pouvais juste pas les encaisser. Déjà, elles étaient bien plus grosses, présentant au monde leur corps flasque et repoussant. Mais de plus, le seul langage qu'on leur avait accordé était celui de la grossièreté et de la mauvaise humeur. La nouvelle nous considéra à peine et donna sa part aux latrines avant de ramper avec un bruit de succion désagréable dans le chemin du retour. Tu parles d'une interruption de merde.
Je surveillais toujours le malpropre du coin des yeux, dont l'esprit était aussi dérangé qu'il pouvait l'être. Mon for intérieur me demandait de ne pas bouger et c'était parfaitement ce que je faisais. Instinctivement, j'avais utilisé cette pause pour me mettre en position. Si le panneau n'était pas brandi contre le visage de mon adversaire et semblait plutôt se balader dans ma main droite, je ne pouvais pas en dire autant du reste de mon corps : je m'étais un peu tourné, comme un tennisman, avec une jambe derrière l'autre pour pouvoir m'assurer un déplacement rapide en avant ou en arrière. Et pour des départs éclairs, j'étais sur la pointe des pieds.
Puis le drogué attaqua, sans autre forme de procès. La boule qui gravitait autour de lui commença à foncer vers moi dans un étrange sifflement. Mes réflexes me sauvèrent d'une tâche supplémentaire. Mas jambes s'activèrent et la merde ne fit que riper sur le bord du pantalon avant de s'écraser au loin. Je n'avais pas quitté des yeux le Voyageur en face. Juste après qu'il eut envoyé son attaque télépathique, il fonça sur moi et s'empara de la première chose qui lui tombait sous la main : la queue de la chenille qui venait de démontrer que son espèce avait autant de pudeur que d'humour. Il m'envoya un coup descendant, pile sur le crâne pour commencer. A cause de la boule envoyée deux secondes avant et de la surprise qui m'envahit quand je le vis m'attaquer avec une limace, je ne pus échapper à ce premier coup, plus honteux que douloureux.
Il fallait dire qu'une chenille, ce n'était pas très lourd et solide malgré la force qu'on mettait à matraquer l'adversaire. Heureusement pour moi, de peur de me prendre un autre coup aussi décalé, je parvins à riposter à toutes les autres attaques avec le panneau ou avec de longues esquives. L'autre ne s'embêtait pas à frapper stratégiquement (j'aurais été amusé qu'il essayait soudainement un coup d'estoc avec une arme aussi pathétique). Il m'envoyait des coups au hasard sans chercher à atteindre l'efficience sanglante. Je ne pouvais pas vraiment deviner comment il allait attaquer, mais comme manier une aussi encombrante arme n'était pas chose aisée, je pus facilement déjouer ses fourberies en gardant mon panneau près de moi et en ripostant au bon endroit. Mis à part un coup horizontal qui m'atteignit aux côtes (faute à un pas en arrière pas assez appuyé), je sortis indemne de cette parodie de combat. Je tentai même quelques contrattaques sans trop m'avancer et sans trop lui faire de mal. J'avais peine à croire que je venais de commencer une lutte meurtrière, et mon corps avait du mal à se lâcher.
Soudainement, mon adversaire sembla comprendre que ce qu'il tenait à la main n'était pas une arme appropriée, mais juste une foutue limace emmerdante. Cette dernière lâcha un râle pro-mortem avant d'être jeté sur le sol comme un sac à patates tandis que l'albinos lui envoyait un drôle de regard. J'aurais facilement pu attaquer à cet instant mais mon esprit guerrier n'était pas là. Il ne voyait qu'un drôle d'olibrius complètement drogué jusqu'au bout des cheveux qui essayait de tenir un rapport social avec autrui comme il pouvait. Je le vis martyriser le pauvre insecte avec fureur, un spectacle des plus pathétique. Ça me rappelait vaguement un spectacle d'autrefois dans un petit village réputé implicitement pour sa moyenne d'âge de soixante ans ; en passant dans une rue, je vis une sexagénaire peu fraîche apostropher une centenaire :
 « Allez mamie, on se bouge ! » Depuis ce jour, je n'arrivais plus à me dire que j'étais formellement contre la réforme des retraites.
La limace ruée de coups continua à râler, et je fus surpris de sa résistance. Ne voulant pas causer plus de dommages à ce pauvre insecte et voulant le faire déguerpir le plus loin possible, je lui accordai le même sort qu'à son amie : je lui foutus un coup de pied sous son ventre pour la soulever de terre dans une cloche grossière avant qu'elle ne retomba dans le lac putride d'où elles devaient toutes sortir. Malheureusement pour moi, au lieu de se sortir de là mécontente, elle commença à couler sur le dos tout en émettant un faible cri. Je me consolais en me disant que personne ne la pleurera. Ce qui était forcément vrai.


« Je me demande de plus en plus si tu es un Voyageur ou si tu es originaire de ce pays mon pauvre gars. »

Et dégoûté par cette nuit, je fis un large mouvement de panneau pour lui faire prendre de l'élan avant de le lancer contre le Voyageur, en plein dans la tête. Les seuls alliés de ma conscience, la pitié et la patience, venaient toutes deux de disparaître en fumée devant cet étalage de conneries. Ce fut pour dire, que mon bras agit tout seul pour frapper le pauvre gars. Juste après que je lui envoyais le panneau (sans savoir s'il avait fait mouche), je lui envoyais un coup de poing vers le ventre suivi d'un coup de pied sous le torse. Je n'arrivais déjà plus à réfléchir calmement.
Et je commençais à m'inquiéter d'un pouvoir si corsé dans les mains d'un imbécile pareil : il pouvait posséder d'incroyables variantes qui pourraient mettre n'importe qui KO en quelques secondes. S'il voulait continuer à présenter un caractère aussi agressif à mon égard (et il venait de prouver qu'il voulait me faire du mal), je n'avais pas d'autre choix que de prendre les devants et de riposter maintenant.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Dim 26 Déc 2010 - 4:21
Oui, personne n'allais la pleurer. Enfin, c'est que je pensais jusqu'à ce que je vois du coin de l'œil trois autres limaces s'approcher du bassin pour se mettre soudainement a exprimer leurs tristesse dans un concert de larmes et de cris... . Plutôt choqué par la scène se déroulant non loin de moi, j'en arrive alors a me demander si je devrais aller m'excuser après avoir casser la gueule du mammouth. Leurs présentés mes condoléances alors que j'étais la cause même de la mort du gastéropodes n'étais peut être pas la meilleur des idées, mais il était là plus question de politesse et de sollicitude plutôt que de logique. M'enfin j'avais d'autre machins a fouetter pour l'instant.
Reposant mon regard sur mon nouveau compagnon d'infortune, j'ai alors tous juste le temps de cligner des yeux que mon corps se penche de lui même en arrière presque dans un angle droit parfait pour esquiver un panneau volant droit vers ma tête. Me redressant a peine de cette épreuve digne d'un limbo des plus hardu, j'encaisse déjà un coup direct dans le bide. Le souffle coupé et la bouche grande ouverte, j'expire la totalité de mon oxygène restant sans même pouvoir esquivé le coup suivant. Étaler pour la seconde fois a terre, mon corps se relève sans même prendre la peine de solliciter mon avis. Je devrais avoir mal au point de lui en cracher mes tripes a la figure, mais j'ai l'impression de ne même pas avoir été touché. C'est comme si mon esprit avait de lui même sectionnés la totalité de mes nerfs rachidiens. Je venais de me prendre deux coup de pleins fouet mais j'avais même pas senti mon cul toucher le sol que je me retrouvais déjà debout a riposter a coup de frappe fulgurante. Un coup de poing dans les tempes, un autre dans le bide, un coup de pied retourné dans le poitrail. Je suis le schéma habituel en ponctuant chacun de mes coups renforcé avec des chocs télékinétiques. Sans jamais prendre le temps de voir si j'atteins ma cible ou de si cette dernière se contente de tout esquiver, je décompose mon assaut en projetant après chaque attaque une impulsion télékinétique de la paume de la main dans sa direction, tentant ainsi de déséquilibré mon adversaire pour mieux lui assener le coup suivant. C'était comme si en plus de devoir parer ou esquiver mes frappes, il se prenait entre chaque attaque une sorte de mur invisible de 20kg dans les dents juste assez violent pour le faire trébucher avant de se payer un autre de mes coups. Je sens mes phalanges craquer et les os de mes doigts se fendre sous le choc comme a mon habitude, mais la douleur n'y est pourtant pas. Bon sang c'est le pied ! J'ai l'impression d'avoir trouvé un corps enfin digne de ma personne. Pas forcément super résistant mais dénuer de toute sensation. Je pouvais enfin me battre comme jamais sans avoir peur de me faire plus mal qu'a l'adversaire lui même. D'où est ce que ça viens ? Comment ça se fait ? Pourquoi maintenant ? J'en ai aucune foutu idée mais j'ai vraiment pas envie d'en connaître la réponse. Tant que ça dure le plus longtemps possible j'ai aucune raison de me plaindre. Je me sens comme un de ses guerriers berserk d'antan se battant uniquement en jouant de leurs rage intérieur sans jamais chercher la moindre finesse dans chacune de leurs frappes.
Posant mon pied a terre après mon dernier coup, je lui envoie une dernière projection dans la face avant de lui envoyer dans la face deux caillou pesant peut être un peu moins de 10kg chacun, le premier venant de sur sa droite tandis que l'autre viens directement de derrière lui. Relevant mes poings pour repartir aussitôt a l'assaut, je suis stoppé dans mon élan quand je sens un liquide épais s'écouler en filet de mes narines. Merde ! Il m'aurais touché sans que je m'en rende compte ? Non, je m'en souviendrais forcément. Essuyant le sang du revers de la main en faisant bien attention a être prêt a esquivé dans le cas d'une contre attaque, je suis soudainement pris d'une violente migraine tandis que ma vue se floute petit a petit comme si une épaisse buée s'était déposé sur mes yeux. Mais qu'est ce que c'est que ce bordel ?! Il est a peut être 1m50 de moi mais je ne vois pourtant qu'une foutue ombre floue devant. Me dis pas que j'atteins déjà les limites de mon pouvoir. Le combat viens tout juste de commencer que je serais déjà presque a sec ? Est ce que je lui ai fait mal au moins ? Merde j'ai l'impression qu'il est encore debout. Se phacochère est increvable ou c'est moi qui vise vraiment mal et qui crache mon énergie a tire-larigot sans même chercher a faire mouche ? Reculant d'un pas tremblant sans lui tourner le dos, j'ai toujours une main contre mon nez tandis que l'autre est levé pour lui montré que je suis toujours aussi mordant. Qu'est ce qu'il faut que je fasse ? Réfléchis Lou ! Y a peut être qu'une ou deux secondes qui viens de s'écouler depuis que tu a lancé ta dernière attaque mais tu peux pas te permettre de faire durer le suspense plus longtemps. Dans ton état, s'il profitait de ton inactivité et de ton inattention pour t'attaquer, je sais même pas si tu tiendrais deux minute face a ses assauts. A en juger par mon essoufflement et cet écoulement nasale interminable, je dirais que je peux encore me servir de quoi ? Aller ! Deux ou trois coup choquant et le même nombre d'impulsion. Avec un peu de chance j'arriverais même a placer la même attaque qui l'a foutu sur le cul tout a l'heure mais ça risquerais de me bouffer tout le reste. Rah fais chier ! Je peux pas prendre le risque de l'attaquer comme ça. Il faut que je me serve de ses failles, que je l'amène a m'attaquer en me contentant d'esquiver pour attendre le moment opportun ou je pourrais le frapper jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais ça veut aussi dire que s'il se bat mieux que moi, ce qui semble soit dit en passant être le cas, je peux aussi passer l'arme a gauche en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire si je fais pas gaffe. Je sais pas s'il a l'intention de mettre fin a ma vie ou quoi mais ce serait pas étonnant vu son physique grossièrement poilu, moi a coté je suis qu'une nonne revenant d'une épilation intégrale malgré sa glabreté... bon ok je suis déjà imberbe m'enfin là n'est pas la question !


Hey le sanglier ! On t'a déjà dit que l'idéal pour être admiré, c'était d'être mort ? Ça te tente pas ? Comme ça toi tu crève et tu deviens célèbre pour ta faiblesse et ta débilité et moi je me débarrasse de toi et je peux reprendre ma route tranquillement. Ainsi tout le monde est content...

Ok ! J'ai aucune idée du pourquoi j'ai lâché ça tout d'un coup mais ça va le faire réfléchir quelque seconde au moins. Il va falloir que je me contente a partir de maintenant d'esquiver chacun de ses assauts en me servant un maximum de la télékinésie brut pour l'affaiblir, voir le blesser en me fatiguant le moins possible. Lui envoyer des truc dans la gueule pour le déconcentrer dés que je le peux et l'unique solution que je vois pour l'instant et je compte bien m'y tenir. Enfin, tant que je trouve pas mieux et que j'arrive pas a exploiter la première opportunité venu. Ce qui me fait pour pourtant est que malgré son apparence et son odeur peu ragoutante, j'ai la saloperie d'intuition que ce type me cache quelque chose. Et s'il possédait un pouvoir comme n'importe quel voyageur ? Cela changerais complètement la donne et me foutrait dans une merde noire. Bordel ! Et dire que chacune de mes intuitions se révèle la plupart du temps exacte... Mon dieu j'ai jamais cru en vous et j'y crois toujours pas mais s'il vous plait... Pour une fois faites que je me trompe ! Faut que je trouve quelque chose qui l'amène a dévoilé ses cartes... ou au moins a se fâcher pour qu'il me fonce dessus comme la brute débile et inutile qu'il était. Remettant mes poings en position de garde, je cligne des yeux pour essayer d'atténuer ce flou encombrant tandis que le sang a un peu arrêter de couler de mon nez. J'ai reçu aucun enseignement de combat au corps a corps durant ma courte vie et ma technique est donc minable, ce qui ne semble pas être son cas a lui, mais j'ai pourtant pas d'autre choix. Ca va pas être évident mais c'est pas comme si j'allais me laisser crever aussi facilement par un yeti marron pas capable de se lustrer le poil.

Écoute sale truc dégueulasse puant le pus de cloporte lépreux a plein nez et bourré de puce, de tique, de ver et d'autres je ne sais quel autre compagnon immonde ! j'ai une patate digne d'un croiseur bourré aux missiles nucléaires, tu bouge une oreille ou tu cherche a me refiler tes morbacs et je te coupe directe en deux par le milieux !


Ça non plus je sais pas pourquoi je l'ai sorti et j'ai absolument aucune idée d'ou ça viens... .
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Dim 26 Déc 2010 - 23:51
Si mon panneau fit chou blanc sur l'albinos, mon poing réussit à perforer son torse comme du beurre (bien que je n'ai jamais essayé de frapper une plaquette de beurre géante et que je ne peux connaître donc les sensations que cela procure de boxer ce laitier aliment). Mon coup de pied conclut de manière tout à fait lascive mon enchaînement pour envoyer mon adversaire bouler au sol. Je repris mon équilibre pour foncer vers mon adversaire et continuer ce que j'avais si bien entrepris.
RAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! Mais que cela faisait du bien !!! Dire qu'à mes débuts sur Dreamland, j'étais sans cesse frappé par mes adversaires, souvent plus forts ou plus nombreux. J'avais subi de nombreux coups et blessures, on m'avait envoyé sur des murs, on m'avait fait avaler mes dents, on m'avait torturé, etc. Bref, on avait lâchement abusé de mon inexpérience dans le Monde des Rêves. Mais maintenant, c'était à mon tour de me servir des novices comme sac de sable ! Fini le temps où on me piétinait sans relâche. Tel un vioque qui transmettait la bonne parole aux marmots du village, c'était à moi d'expliquer les dangers de Dreamland aux nouveaux, en sautant directement la théorie pour passer à la pratique. C'était le pied d'être enseignant !

Tandis que je fonçais sur mon adversaire, il se releva avec hâte et souplesse. Merde, j'étais bien trop proche. Je pensais que je pourrais tranquillement le tabasser à terre avec un sourire démoniaque sur la face en comptant le nombre de coups de pieds que je lui lancerais. Au lieu de ça, j'eus le droit à une contrattaque directe. Parce que j'ai sous-estimé mon adversaire, j'allais devoir manger à loisir ce qu'il m'avait concocté. La première frappe eut lieu sur les tempes. Et ce n'était pas un punch de moustique comme sa constitution aurait pu le deviner : c'était une véritable onde de choc qui me balaya la tête et me tordit le cou. Heureusement pour moi, ce n'était pas un coup mortel, sinon déstabilisant. Je fis tournoyer mon panneau de 90 degrés pour faire échouer l'attaque suivante. Normalement, mes adversaires se pétaient les phalanges sur une arme aussi lourde que celle-ci et leur bras partait au loin, déséquilibrant le corps entier. Le problème, résidait bien dans la puissance des coups de mon adversaire, qui étaient bien plus puissants que la moyenne : ce fut mon panneau qui partit au loin sous l'effet ravageur de l'impact. Il y eut un bruit d'acier tordu tandis que j'essayais de faire revenir mon bras pour parer le coup suivant. J'y parvins de justesse, mais mon omoplate souffrit. Je jouais essentiellement à esquiver en arrière mon adversaire et à utiliser mon panneau comme dernier bouclier. La tactique fut bonne : l'attaque à la tête m'avait abasourdi et je ne pouvais pas jouer du panneau comme je le prétendais. Le point faible évident était que je me fatiguais trop rapidement. Je perdais du terrain, ce qui rendait mes parades moins bonnes. Son ultime attaque m'explosa le visage. Du sang sucré jaillit de mon nez, mes lèvres se coupèrent sur les gencives sous le choc, et mes lunettes me rentrèrent dans l'arête du nez. Je fus basculé en arrière. Adepte du badminton et de ses volants un peu trop hauts, je réussis à garder un pied en appui. Une petite pierre se souleva du sol et se dirigea vers moi à grande vitesse, sous le pouvoir de mon nouvel ami. Ma jambe eut l'exploit de me permettre d'esquiver le caillou. Ce dernier ne fit que me frôler méchamment dans un sifflement rugueux. Mais je ne réussis pas à apercevoir la pierre qui venait de derrière moi. Elle me brisa le flanc et je tombai sur le sol comme une poupée de porcelaine dans les rafales d'une tornade. Mon arme m'échappa des mains et cliqueta sur le sol dur.
Je me relevais le plus rapidement que je pus (c'est-à-dire, en faisant craquer toutes mes jambes et mes deux bras usés). A mes pieds se tenaient les restes de mes verres teintés. Je les considérais avec un drôle de regard, comme si on venait de me dire que ma famille avait péri dans un incendie. Je relevais les yeux pleins de fureur ; le commissaire en charge de cette affaire venait de me présenter le coupable. Et celui-là avait une drôle d'allure. Je plissai mes yeux pour apercevoir qu'il se tenait le nez, dégoulinant d'hémoglobine. Je léchai le sang qui me tombait des narines en souvenir. Je compris qu'il ne pouvait pas utiliser toutes ses forces aussi impunément. Peut-être même que mon homme était déjà fini et que je (nous ?) ne le savais (savions ?) pas encore. Mon panneau de signalisation de nouveau brandi devant moi, j'étais prêt pour imposer mon rythme. L'autre me jeta une sorte de phrase qui me prouva que le combat ne se terminerait pas sous cette insolite queue-de-poisson :


« Ton plan est amusant mais t'as l'air trop con pour savoir qu'il faut réaliser le plus d'exploits possibles pour être apprécié lors de sa mort. Et un trophée de gloire facile à décrocher sera d'avoir débarrassé Dreamland du crétin que tu es. »


Je marchais vers lui l'air sadique et amusé. Le sang qui coulait le long de mes joues ne me rendait que plus sinistre encore. Ce n'était pas mon style de frapper quelqu'un de malade, mais ce n'était pas mon style non plus de laisser un doué de l'argot en vie. L'albinos fit une pathétique provocation que mon cerveau ne chercha même pas à interpréter. Je n'allais plus le chercher au corps-à-corps maintenant, je n'avais pas envie de me bouffer une autre patate. Ma tête me martelait, mais l'épaisseur de mon crâne (qui avait rogné sur mes capacités intellectuelles) et la colère qui m'habitait réussirent à calmer ces bruits.
Je fis le coup le plus large que je pus adopter : une estoc directe. Mon bras qui souleva l'attaque se fatigua vite mais ça me permettait de conserver une belle distance entre lui et moi. J'enchaînais sur un coup verticale descendant, puis deux coups vers le bas destinés à briser l'épaule (une attaque en X si vous préférez qui commença à ma gauche). Et dès que ce petit préparatif fut servi, j'allais user de ma nouvelle tactique de combat.
Merci Tarentino, pour ton Boulevard de la Mort.

Je fis une attaque parfaitement horizontale au niveau de son avant-bras droit à une belle vitesse. Qu'il se prenne l'attaque ou non, je continuais à dessiner un cercle de mon panneau parallèle au sol puis j'activais mon pouvoir. Mes yeux virèrent directement au noir le plus sombre.

Premier portail : Il attendait que le panneau fit son tracé, une seconde après qu'il ai ou non frappé l'individu.
Second portail : Près et tourné vers l'avant-bras gauche.
Effet provoqué : Le panneau après le premier coup horizontal se fit englober dans le portail pour lancer exactement la même attaque malgré ma posture de l'autre côté de mon adversaire. Si celui-ci n'avait pas été touché par le premier coup, le second n'en avait que plus d'élan. Et si le contraire s'était produit, le panneau irait directement frappé une nouvelle vois le corps effondré pour le balancer dans un tintamarre de craquements dans l'autre sens.

Puis j'annulai le portail, et effectuai mon 360 degrés pour frapper à toute vitesse une nouvelle fois le côté droit de mon adversaire, vers la tête cette fois-ci. C'était le Boulevard de la Mort : une attaque qui permettait en un seul mouvement (une rotation), d'infliger trois attaques considérables en sacrifiant une paire de portails. Un coup à droite, l'autre à gauche par le jeu des portails, et fin du cercle par un dernier coup à droite.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Mar 28 Déc 2010 - 4:30
| Désolé... post pas terrible |

Faut croire que ce monstre n'est pas si solide qu'il le prétend et que je possède de nous deux la plus grosse puissance de frappe. Enfin... l'imparfait ici serait plus approprié. Avec le peu d'énergie me restant et la fatigue se faisant de plus en plus présente, je savais même pas si j'étais encore capable de lui envoyer un autre de mes coups détonants ou ne serait ce que résister a son prochain assaut. J'étais dans un beau merdier ma parole ! Et voilà que mon corps commence a faire des siennes. Je sens mes os craquer a la moindre respiration tandis que de terribles douleurs courent a leurs bon vouloir le long de chacun de mes membres. Merde mais j'en peux plus moi ! J'arrive même plus a me souvenir de la cause de ce combat. Je l'aurais offensé ou quelque chose comme ça ? Bah... je sais même pas pourquoi je me pose la question puisque cela ne peut être que ça. Si les gens de ce bas-monde étaient moins susceptible aussi. C'est vrai quoi ! Si je leurs font toutes ces remarques désobligeante c'est pas pour me foutre de leurs gueule mais juste pour leurs faire prendre conscience des faits. Absolument tout le monde se plains de nos jours des hypocrite et autre menteurs, mais dés qu'on leurs montre un poil de franchise, tous se brusque et lève les armes au ciel ! Moi si je fais ça c'est vraiment juste pour aider, histoire de leurs montrer que je me préoccupe de leurs bien et qu'il est inutile de se voiler la face sur certaine chose. Toute vérité n'est pas bonne a entendre mais est ce pour autant une raison pour mentir ? Non je suis désolé je suis pas d'accord ! « Toi la-bas t'a une bouche en de cul-de-poule et des yeux de cheval mais je suis sûr que ta maman t'a toujours dit que tu étais le plus beau de tous les garçons. Et bien non ! Désolé de te décevoir mais t'es moche et il faudra que tu vive avec ça toute ta vie. Et oui c'est triste mais t'en fais pas t'y survivras puisque tu n'auras jamais le courage ni la bêtise de te suicider. » Voilà comment devrait se comporter le monde : Honnêtement. Ouais les gens seraient tristes au début et certains même mettraient fin a leurs jours, mais en y repensant, a partir du moment ou tout le monde accepte naturellement ses défauts, qu'ils soient physiques, morales ou je-ne-sais-quoi d'autre, ces même défauts ne deviendraient ils pas a force ce qu'ils auraient toujours dut être ? Quelconque ? Le monde n'aurait plus besoin de se cacher derrière des principes d'idéal et pourrait enfin vivre en supprimant tout complexe. M'enfin cette théorie de redressement est bien intéressante mais j'avais pour le moment d'autre problème a résoudre, et celui que j'avais en face de moi en était un de taille.
Ses lunettes de soleil a présent a terre et la gueule bien ensanglanté, le truc me fixe d'un air tout a fait mauvais avant d'entreprendre une marche rapide dans ma direction. J'aurais pu m'inquiéter du panneau qu'il brandissait a nouveau en ses mains, mais bizarrement, la seul chose me venant a l'esprit était que je pouvais enfin voir la couleur de ses yeux... sauf que j'avais la vue tellement brouillé que j'arrivais même pas a discerner ses pupilles. Non mais reprend toi bordel de merde ! Qu'est ce que tu peux en avoir a foutre de ses jolies mirettes ? Met toi plutôt en garde avant qu'il ne soit trop tard et que tu te retrouve les quatre fers en l'air comme a ton habitude. Obéissant aussitôt a cette vulgaire conscience tyrannique, je me remet en pseudo garde tandis que l'animal non identifié commence a déblatérer un flot de parole absolument incompréhensible. Non non ce qu'il dit est parfaitement audible, c'est juste que je suis tellement préoccupé par se panneau vacillant de gauche a droite au rythme de sa marche que j'arrive même plus a faire l'effort d'analyser ce qu'il me dit.


Ta gueule et viens voir par ici s'il est encore possible de t'embellir a coup de...

Son arme atypique fuse déjà dans ma direction que je me retrouve a faire un pas de coté pour l'esquivé, coupant ainsi net ce nouvel élan poétique. Putain je déteste qu'on me coupe la parole, c'est tellement dénué d'élégance ! C'est comme les gens qui mange la bouche ouverte ou qui font des bruit bizarre avec leurs chewing-gum ! Quoi qu'en fait non... cette dernière catégorie est juste pire que tout. Esquivant donc le panneau juste assez rapidement pour qu'il se contente de me frôler le bras, je profite de cette ouverture pour m'approcher le plus possible de lui et l'empêcher de se servir de son arme d'hast. Le poing lever, j'ai cependant pas le temps de refermer l'écart entre nos deux personne que je dois déjà faire un bon en arrière pour esquiver une nouvelle attaque. Bordel qu'il peut être chiant ! Il aurait pas pu choisir un cure dent ou un couteau suisse plutôt qu'une arme aussi longue ? J'aurais normalement largement eut le temps de l'atteindre et de lui caler encore une fois mon poing dans la gueule, mais mon pauvre corps avait aujourd'hui décidé de se faire lourd et torturé... . Ouais c'est clair que si j'arrêtais de me mettre dans de telle situation, je me prendrais peut être un peu moins des baffes et j'aurais jamais a me battre contre des mecs tous plus con les uns que les autres mais bon... Faut bien avouer que j'adore ça. Les coups, les cris, le sang qui coule, l'adrénaline qui monte, ce sont des sensations juste jouissives quoi ! Et puis sans ça mais qu'est ce qu'on se ferait chier !
M'enfin tout ça pour dire que j'ai tout juste le temps de me protéger derrière une barrière télékinétique que son panneau repart aussitôt, pointant les cieux le temps d'une seconde avant de venir percuter furieusement mon bouclier au niveau de l'épaule gauche. Le coup aurait dut me péter la clavicule mais se contente de ricocher dans le vide, comme repousser par une force invisible. J'ai cependant pas le temps de me reposer que c'est cette fois ci l'épaule droite qui prend, ma barrière déjà affaibli ne parvenant cette fois ci qu'a atténuer la violence de la frappe. Un frisson parcours mon bras, je cri, je chiale, je recule, mais c'est largement supportable, enfin presque... . J'ai rien de péter c'est le plus important. Ce type... je vais l'atomiser, pas le choix. Après les douleurs qu'il m'a infligé, la seul solution et de le ramener a l'état de poussière comme il en aurait toujours dut être. Comme pour étayer mes pensées, mon corps recule alors pour se retrouve hors de porté de son arme. Je sais c'est pas vraiment comme ça que je vais tuer cette chose mais bon, z'auriez fait quoi a ma place ? Enfin bon, c'est pas comme si ça servait a grand chose, le voilà qu'il fait déjà quelques pas dans ma direction pour se remettre a portée. Armant son bras, il entame alors une attaque circulaire que j'esquive sans aucune difficulté... jusqu'à ce que je me retrouve soudainement frappé par un coup venant de la direction opposé. C'est quoi encore ce bordel ? Je suis pourtant bien sur de l'avoir esquivé. Ma vision embrumé me jouerais quand même pas des tours, si ? Je ne reçois comme réponse qu'un coup venant cette fois ci de l'autre coté et me faisant littéralement quitter le sol en tournoyant rapidement dans les airs. Le coup est violent, la chute aussi, j'ai mal, très mal même, je crois que j'ai l'arcade sourcilière péter et bon sang de merde je vais vraiment l'atomiser s'il continu a se foutre de ma gueule avec son panneau de merde. Et puis d'abord c'est quoi ce merdier ? Je suis certain de pas m'être fait toucher mais ça n'empêche que j'ai bien senti le froid du métal venir mordre ma joue au moment de l'impact. Ce serait une sorte d'objet magique ? Un artefacts comme on en trouve dans les livres d'aventures ? Moi qui pensais que c'était qu'un bout de ferraille lourd et inutile voilà que je dois maintenant me frotter a un type possédant une arme capable de me frapper là ou je m'y attends pas... . Génial ! Posant une main sur le sol comme appui, je met peut être 3 ou 4 seconde a me relever tant j'ai l'impression que la totalité de mes os a été brisé en mille morceau. Bon, c'était apparemment une mauvaise idée de vouloir me mettre hors de porté, la seul solution envisageable pour battre le truc poilu a son propre jeu et d'entré justement dans sa zone morte, cette zone ou je serais beaucoup trop près de lui pour qu'il puisse manœuvrer efficacement son bâton de fer. Du moins, c'était la seul solution envisageable dans le cas ou il ne me réservait pas d'autre surprise... . Fallait vraiment que je pense a développer plus mes pouvoirs de télékinésie, quand je repensais a l'autre trou duc' de seigneurs cauchemars n'avais même pas eu besoin de se servir de ses mains pour me laminer. Bon c'est pas comme si je pesais bien lourd niveau combattant aussi mais bon, le principe y était. Je me servais décidément mal de mon pouvoir, mais qui était capable d'user de l'environnement a ma guise, je me contentais de me la jouer corps a corps alors que là n'étais pas du tout ma spécialité. Peut être qu'une petite session de perfectionnement serait a prévoir par la suite. Enfin... si je sortais vivant de ce combat.

Toujours a quatre patte sur le sol, faisant dos a mon adversaire, je me relève subitement en volte face tandis que j'envoie déjà a l'aide de ma télékinésie tous ce qui me passe sous la mains sur le phacochère, ça sert a rien, ça fait pas mal, mais c'est classe et ça lui bloque son champ de vision. Qu'il recule ou non sous se déluge incessant de larves, mottes de terre, branches, champignons, cailloux et autre bidule chouette, je m'élance alors a toute vitesse dans sa direction pour sauter une fois a distance raisonnable et tenter d'abattre mon poing directement dans sa figure dans un coup renforcé non dénué de férocité. Me retrouvant a présent juste devant lui, je cherche alors a lui placer un autre de mes coups de poing détonant sous le menton, pour conclure cette enchainement par une magistrale projection concentré juste dans le bide. Mes mains grande ouverte plaqué contre son bide, j'ai le temps de cligner des yeux trois fois avant de comprendre que rien ne s'est passé... . J'ai fait le bon geste, mes mains sont bien placé sur ma cible, j'ai bien concentré l'énergie comme précédemment, l'explosion sonore c'est bien produite... Alors pourquoi il n'y a eu aucune onde de choc ? Pourquoi ce connard fini et il toujours debout ? Bien sur je connais la réponse mais bon, je veux dire il y avait peut être mieux comme moment pour tomber en panne non ? Ouvrant en grand mes yeux, je serre alors le poing pour venir frapper son bide de toute mes forces... soit vraiment plus grand chose sans mes pouvoirs. Je sais pas si je lui ai fait mal ou quoi mais je me suis niquer la main de mon coté... . Tenant cette dernière dans mon autre main encore valide, le dos courbé par la douleur, je me rend compte avec peine a quel point il est dure de se dire qu'on est aussi fort qu'un gosse de 13 ans dans la vrai vie... . Je prierais bien dieu de faire en sorte que je l'ai achever avec mes deux précédent coup explosif mais j'ai bizarrement un gros doute a ce niveau là.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Jeu 30 Déc 2010 - 16:54
L'inauguration du Boulevard de la Mort fut douée de deux coups au but : si la première attaque fut esquivée sans problème à mon grand dam, les portails trouvèrent enfin la solution pour lui rétamer la gueule en commençant par les tempes. Et le temps qu'il fut projeté d'un côté, le panneau le renvoya comme une balle de ping-pong. Et c'était un violent smash. Je pus voir le corps décoller du sol avant d'y retomber comme un Père Noël en coton désarticulé, dans un gong violent qui aurait pu déboîter la mâchoire à un éléphant. Je n'étais pas le seul à disposer de capacités physiques supérieures à Dreamland, et chaque Voyageur pouvait disposer de ce nouvel afflux de puissance qui décuplait son potentiel destructeur. Si je pouvais manier un panneau de signalisation dans le Monde des Rêves, les autres pourraient supporter cette attaque dévastatrice. Le bout du panneau retomba sur le sol, du bout de mes bras fatigués. Si j'avais combattu dans le froid glacial, j'aurais vu un immense nuage de buée sortir de ma bouche épuisée à chaque expiration.
Les autres attaques ne l'avaient pas vraiment atteintes par contre. Le panneau avait rebondi comme si j'avais frappé sur un tambour tendu à plusieurs reprises. Ce que je sus, c'était que mes offensives s'étaient brisées sur un bouclier invisible. Il fallait que je sache jusqu'où cette connerie s'étendait avant de pouvoir la traverser. J'étais habitué à combattre l'ami Jacob, j'étais plutôt précis au niveau de la création de mes portails. Malheureusement, plus je ressassais cette scène dans mon esprit et plus j'avais l'impression que cette carapace d'origine télépathique lui collait au corps. Donc impossibilité de le traverser, surtout s'il pouvait résister à la charge d'un panneau en furie. La bonne nouvelle venait de sa défense qui n'avait pas été activée de suite. Bien la preuve que son utilisation était soit limitée dans le temps, soit coûteuse en énergie. Si cette capacité avait été aussi puissante, cela ferait belle lurette que j'aurais fui face à un nouvel Intouchable. Ce fut au moment où mon panneau lui rentra dans la joue que ma thèse fut validée. Son bouclier ne pouvait pas être si facile que ça à gérer. Sinon, je devrais continuer à jouer sur la surprise. Il y avait beaucoup de chances pour qu'il comprit facilement mon pouvoir, et peu qu'il comprit la nature. Il devait juste savoir qu'il y avait anguille sous roche pendant l'affrontement et qu'il devrait faire gaffe. Et puisqu'il me restait au moins cinq paires de portes à utiliser et que je commençais à trimer, tout comme mon adversaire, il serait temps de sortir mes jokers de ma manche rapidement. Un autre coup décisif comme celui-ci et je pourrais lui faire voir la sortie du tunnel, ainsi que la lumière blanche qui caractérisait un éblouissement divin et la fin de tout. Absolution du corps et de l'esprit, tu auras du boulot ce soir.

Je le regardais en chien de faïence, ironie de la situation pour lui faire comprendre le sentiment inverse qui m'habitait. J'avais encore du carburant et la pédale d'accélération n'était pas encore enfoncée. Il était temps de passer à la vitesse supérieure. Pour lui aussi d'ailleurs. Mettons que l'affrontement venait de passer un nouveau cap un peu plus réfléchi, un peu moins bourrin, beaucoup plus dangereux.
J'en étais venu à cette étape car la stratégie de mon adversaire se résuma à me balancer pêle-mêle tout ce qui lui tombait sous la main, des trucs et machins soudainement maniés par une force obscure. Des petits champignons, des bâtons de bois me tombèrent dessus dans me faire grand mal. J'étais surtout en train d'agiter la main pour éviter que quelques éclats ne viennent rentrer dans mes yeux. Je me protégeai même de mon panneau quand une grosse motte de terre fonçai sur mon visage. Un grain de boue dans les yeux et j'étais foutu. Le reste, je réussissais à éviter. Mais je gardais toujours mon adversaire dans mon champ de vision pour éviter de me faire avoir par surprise.
Il se mit enfin à bouger et à bondir avant de me coller un coup en plein dans la face. Son bras était plus puissant mais pas plus rapide. Mes réflexes accentués par la peur et l'adrénaline, je pus voir au ralenti la frappe percer les airs en cherchant à démolir mon si joli minois. Et je pus voir mon bras droit (le plus actif je puis dire) qui se leva seul afin de pouvoir parer le coup. Mais il ne put rien faire, sinon ralentir le poing à défaut de le dévier. Je reculais de deux pas sous le choc, le visage encore plus détruit que précédemment, les deux lèvres ensanglantées, les narines coulant du sang et les arcades sourcilières ouvertes. J'étais à deux doigts de ne rien voir à cause de l'hémoglobine qui me recouvrait la vue. Puis un second coup arriva, un uppercut. Je me prenais ça, j'étais KO direct. Et même s'il n'était pas renforcé, je ne pourrais pas résister quelques secondes. Mes jambes me lâcheraient à bout de force et le monde tanguerait autour de moi tel un Disque-Monde sur les flots. Ce fut donc la raison pour laquelle j'utilisais mon pouvoir. Mes yeux virèrent au noir, mes cheveux se dressèrent sur ma tête comme animés d'une volonté d'en découdre.

Premier portail : Exactement sous mon menton, dans la trajectoire du coup qu'on allait m'envoyer.
Second portail : Puisque je l'avais fait à la hâte, je ne pus pas choisir un autre emplacement qu'à un mètre au-dessus de ma tête, et pas vers mon adversaire qui se mouvait.
Effet provoqué : Le poing qui était censé m'assommer et m'arracher la mâchoire inférieure disparut comme par enchantement pour se retrouver à trois mètres environ du sol, frappant dans le vide pour mon plus grand plaisir.

Je me décalai d'un pas en arrière et annulai le portail une fois la tempête passée. Puis je vis la paume de mon adversaire frôler mon torse ET...

et... rien. Je regardais mon adversaire d'un ton un peu agacé comme s'il se foutait de ma gueule. Mais bordel, à quoi tu sers ? Il parût aussi surpris que moi de cette non réaction. Il changea soudainement de tactique et m'envoyai un poing dans le bide.
L'espoir renaquit en même temps qu'un élan de compréhension envahit mon cerveau : il n'avait plus de jus. Il avait tout consommé pour m'assommer, son pouvoir était devenu inutilisable. La surprise qui avait étreint son visage n'était pas factice, à moins qu'il ne soit aussi bon acteur que junkie. Mon panneau se leva et détourna le coup d'une petite frappe de la barre sur le côté. Effectivement, il n'avait plus sa puissance d'autrefois qui parvenait à égaliser avec la puissance de frappe de mon arme. Ma parade se déroula sans accroche, dévoilant une immense faille dans sa défense. Il ne restait plus qu'à voir si son bouclier fonctionnait toujours maintenant.

« Alors mon bougre, court-circuit ou panne ? »


Je pris mes distances (un petit bond en arrière pour pouvoir lancer des attaques dévastatrices et rester hors de portée), et préparais mon attaque. Je n'allais pas perdre du temps à préparer un coup comme j'étais capable de le faire (genre en le faisant tournoyer au-dessus de moi). J'allais jouer la sécurité et envoyer plein de petites frappes. Ça serait plus épuisant certes mais si je provoquais quelques coups au but, je serais en moins mauvais état. Et c'était un bon moyen de savoir si ce bouclier très efficace était encore d'actualité. Ce qui m'étonnerait mais je n'avais pas envie de prendre des risques.
Je commençais par des coups plus larges que des coups d'estoc sans toutefois avoir la portée d'un déblaiement total qui frapperait tout ce qu'il y avait dans mon champ de vision. Ainsi, mes attaques feraient certainement moins mal mais elles pourraient s'enchaîner plus lestement.
Je commençais donc par une frappe horizontale sur la gauche, puis un coup ascendant vers la droite en diagonale avant de faire un coup parfaitement verticale vers le sol. Puis je me mis à enchaîner mes coups après avoir posé un pas en avant afin de me donner plus de portée au niveau des coups. En même temps, je rapprochais mes mains du milieu de mon panneau, ce qui me permettait de moins me fatiguer (tout étant relatif), de faire bien plus mal mais de frapper moins loin. Ainsi, je me mettais à peine à plus d'un mètre du brave adversaire afin d'esquiver facilement les attaques qu'on me lancerait et de pouvoir le frapper sans problème. Je lui collais à faible portée un coup direct dans la tête, puis dans les côtes à l'autre côté, juste avant de lui enfoncer l'arrière de mon portail (la barre de fer) en plein dans le bide. Je conclus mon offensive par un dernier coup dans la tête avant de m'éloigner, le panneau défendant tout mon corps et étant prêt à protéger toute autre partie du corps si besoin. J'avais besoin de reposer mes bras malheureusement.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Mar 4 Jan 2011 - 12:26
Putain de merde... J'aurais bien gueuler mais a quoi bon. Quand je disais que j'avais toujours raison... . Pourquoi fallait il que tous se complique toujours avec moi ? S'en était presque comique ! Peut être que je devrais me reconvertir et faire payer mes dons divinatoires une petite fortune a la bourgeoisie, histoire qu'ils me servent a quelque chose pour une fois mis a part me mettre dans la merde. Pour dire vrai, j'ai absolument aucune idée de ce qu'il viens de se passer... J'ai rien louper de la scène puisque j'étais justement au premier plan, pourtant c'est comme si le film venait de se figer sous mes yeux pour reprendre quelques centièmes de secondes plus tard comme si de rien n'était. J'étais quasiment plaquer contre lui, mon précédent coup a la tête l'avait atteint de plein fouet et l'avait surement sonné pour un moment... pourtant rien. C'est impossible de louper ou même d'esquiver ce genre d'attaque au vue du peu de distance nous séparant. C'était comme demander a quelqu'un de louper la tête de la cible sachant que le canon était violemment plaquer contre sa tempe. Tout bonnement impossible... sauf dans le cas ou un miracle se produit. Je n'aurais su dire s'il s'agissait là d'un miracle ou du fait d'une quelconque autre entité supérieur... mais la vue de mon poing disparaissant sous le menton de ce truc pour réapparaitre je ne sais ou venait alors me rappeler en quel lieu je pouvais me trouver. Oui, Dreamland, lieu de songes et de cauchemars. Ici bas, la moindre petite chose prenait une dimension des plus excentrique... donc pourquoi pas un poing disparaissant l'espace d'un instant ? Si seulement j'avais pu me contenter de cette explication beaucoup trop facile. Non, comme je l'avais dit tout a l'heure lorsque son panneau m'avait décoller la moitié du visage dans un angle pourtant absolument impossible : « cette chose possède surement un pouvoir ». Lequel était la véritable question... pouvait il simplement dérégler les choses a sa guise sans qu'il n'y ai aucun rapport logique ? Avait il le pouvoir de rendre son corps impalpable ? De l'amener a une sorte de forme « éthérée » ? Ce qu'il pouvait être frustrant de se voir échouer aussi lamentablement si prêt du but sans pour autant en connaître la raison.
Mon poing encore serrer, j'ai a peine le temps de lever les yeux et de contracter ma mâchoire que l'autre fait déjà un léger bond en arrière pour m'envoyer une énième fois son arme dans la gueule. Bien que vidé de presque tout mon pouvoir, mon corps réagit encore d'instinct et esquive sans problème la première série de coup. Reculant pour me mettre hors de portée, je parviens a esquiver juste a temps ses deux premiers coups avant d'enchainer avec un pas de coté tout aussi bref pour voir son panneau heurter le sol dans un sifflement métallique étouffé. Il décidait de jouer la sécurité en me tenant a distance ? C'était pas plus mal, ainsi esquiver serait bien plus aisé sachant que c'était l'une des dernière chose que je pouvais encore faire en attendant de trouver une solution. Je vais pour sourire et lâcher une remarque cynique, mais voilà, on dirait que Lou a encore ouvert trop rapidement sa gueule. Certes j'ai encore rien eu le temps de dire mais le résultat y est pourtant. Voilà qu'il décide soudainement de réduire presque a néant la distance me séparant encore de lui. Bordel ! Me dis pas qu'il pouvais lire dans mes pensées ! Ce serait le comble, après les grossières limaces, voilà que je me paye le télépathe phacochère... . Ça voulais dire qu'en plus de devoir faire gaffe a ne pas me prendre sa barre de fer, j'allais a présent devoir faire en sorte de ne pas penser a mes prochaines actions pour l'empêcher d'anticiper ? Putain j'étais décidément dans une merde bien noire... .
Prenant la liberté de mener la danse sans même m'en demander la permission, mon adversaire armait alors son bras pour se lancer sans perdre de temps dans une dangereuse valse se représentant sous la forme de petit coup de panneau. Il avait décidé de tronqué sa puissance et sa portée pour en améliorer sa vitesse ? Pas chiant comme type au moins, enfin non ! Je voulais dire que cette stratégie était absolument inutile ! Tu m'entends trou du'c ? Ta stratégie elle vaut rien, tu m'auras jamais avec des coups aussi inutile ! M'écriais je intérieurement a son égard tandis que la première de ses frappes entrait en contact avec mon visage. Sonné sur le coup, j'ai pourtant pas le temps de chercher a compter le nombre d'étoile qui tourne au dessus de ma tête que sa seconde frappes m'atteins cette fois ci dans les cottes. J'aimerais crier au monde ma souffrance mais le coup qui fuse alors dans mon bide me montre que c'est une mauvaise idée au final... . Putain si seulement je pouvais encore me servir de mon bouclier ! Si seulement j'avais encore la force de lui envoyer une boule de merde en plein dans la gueule avant de l'écraser sous un énorme rocher de quelque tonnes ! Bon ok pour le coup du rocher j'en ai jamais vraiment eu ni la force ni le pouvoir mais bon, l'esprit y est. Dans mon état actuel je suis même pas sur d'être capable de soulever une autre de ses limaces... . M'effondrant a même le sol tandis que son dernier coup a la tête viens clôturer cette valse létale, je comprend alors que le combat touche a sa fin. J'aimerais me relever mais je crois que mes jambes ont décidé de faire une petite pause, ou du moins, c'est ce que me fait comprendre ce craquement sonore, tant douloureux a entendre qu'a ressentir, lorsque j'essaye de me relever. Merde ! Me dis pas que le combat est déjà fini ! C'est pas possible, et ou est passé toute cette jolie fougue hein Lou ? Ou est ce que t'a caché ton égo cette fois ci ? Tu compte vraiment te coucher aussi facilement sans même chercher a lui faire bouffer quelque dents ? Et toutes tes belles paroles sur une volonté d'acier dépassant les faiblesse du corps t'en fais quoi hein dis moi ? Demeurant au sol sur le dos, immobile, je parviens cependant a me cogner la tête rageusement en arrière comme pour me tenter de me réveiller. Fais chier ! Ce que ça peut faire mal de se rendre compte a quel point on est faible lorsque toute trace de pouvoir nous quitte. Pourtant ce type est loin de frapper aussi fort que Gargantua ou encore que Danny. Mais le fait que je me retrouve ainsi vidé de toute énergie... c'était comme si chacun des coups que je m'étais pris lors de ce combat m'avais été asséné dans le vrai monde. Merde ! C'est pas possible de se retrouver aussi mal juste avec quelque coup de barre de fer ! Je me foutais de savoir que mon corps avait perdu toute ces capacité Dreamlandiennes pour cette nuit ou pas. Tous ce que je voulais c'était me lever est aller lui en caler une juste dans le pif. Putain il y avait bien quelque chose que je pouvais encore faire non ? Il me suffirait d'un rien ! Qui parlait de lui envoyer des gros truc bien lourd dans la gueule ? Un petit coup rapide et précis suffirait a le mettre a genoux j'en suis sur ! Je pouvais viser les yeux pour le mettre en position délicate, ou encore directement les parties pour mettre fin au combat. Le must serait cependant de trouver quelque chose de pointu et d'effilé pour lui envoyé dans la gorge ! Ouais ! La gorge était un endroit ou les gens ne s'attendait jamais a être frappé... c'était pas pratique a atteindre, mais les résultat était toujours au rendez vous. J'étais exactement dans le même cas que lors de ma première nuit a Dreamland. Je revois encore ce gros porc de crustacé chercher a me me violer tandis que je lui envoyais au dernier moment quelque bout de verre au travers de la jugulaire. Bon sang que j'avais aimé cette expression alors sur son visage, grossier mélange de surprise et d'effroi, le tout avec une légère touche d'incompréhension ! C'était la première fois que je tuais quelqu'un et dieu sait que j'en avais vomis par la suite toute la matinée, mais ce sentiment de puissance m'ayant envahi lorsque ses grands yeux injecté c'était posé sur moi était des plus jouissif. Oui ! Il fallait que je renverse la situation in extremis comme ce jour là. C'était ça ou ce monstre sanguinaire allait me dépecer vivant.


Ou tu crois aller comme ça mon gros ? T'en as pas fini avec moi ! Je te l'ai déjà dit il me semble que ce soir c'était des cotes de porc au menu !


Esquissant un sourire narquois malgré ma situation pour le moins fâcheuse, je me retrouve alors a étendre ma conscience autour de moi. Je ne pouvais voir directement les divers bidule et trucmuches m'entourant vue ma position, je pouvais cependant tenter de les trouver en les touchant avec mon pouvoir. Après tout, si j'avais réussi a « voir » toutes ces année durant juste a l'aide d'un contact, pourquoi ne pourrais je pas le refaire ici bas ? Mon pouvoir me permettait de manipuler l'énergie et je n'avais jamais chercher a l'utiliser autrement que ça jusqu'à maintenant. Mais si je tentais de m'en servir tel un autre moi astrale s'étirant pour s'emparer des objets sans que mon corps n'ait a produire le moindre effort, est ce que je ne pourrais pas ainsi sentir l'environnement dans lequel je me trouve sans forcément l'avoir dans mon champs de vision ? Une sorte de sonar entre autre ? Après tout, au point ou j'en étais, qu'est ce que j'avais a perdre a essayer... .
Les secondes défilent sans aucun résultat ne daigne pointé le bout de son nez mis a part peut être une timide migraine. Bordel, le problème avec ça, que ça marche ou pas c'est que j'ai aucune idée de ce que l'autre est entrain de faire. C'est comme demander a son cerveau de faire deux chose complètement opposé a la fois, c'est impensable. L'autre énergumène poilu pourrait bien s'être barré ou tenter de me planter son panneau dans le bide que je m'en rendrais même pas compte... . Bon d'un autre coté il c'est passé quoi depuis que je lui ai laché ma phrase cinglante ? 4 secondes ? 5 peut être ? Vu son état de fatigue, ou plutôt ce qu'il en semblait être, il doit rien faire a part espérer que je reste le plus longtemps possible ainsi non ? D'un autre coté, je risquais pas d'aller bien loin vu la force restant dans mes jam... Attends je sens un truc là ! C'est comme un léger picotement dans un coin de mon cerveau. Putain ! Me dis pas que ça marche ? Non ça doit encore être cette foutu migraine croissante qui fait des siennes... . J'ordonne quand même a l'objet de venir a moi pour me rendre compte que ce n'est rien d'autre qu'un ver de terre... . Bon j'ai compris... J'abandonne, ce mec a l'air en meilleur forme que moi malgré sa fatigue et c'est pas avec un ver de terre que j'allais retourner le court de la situation... j'aurais eu ne serait ce qu'une petite aiguille ou qu'un caillou effilé sous la main et peut être que les choses aurait été différente mais ce n'étais pas le cas. Qu'est ce que je pouvais bien faire avec cette asticot de 10 cm de long pendouillant dans le vide juste sous mes yeux.. essayer de lui caler dans le nez discrètement pour qu'il s'étouffe avec... dans le genre royale comme technique. Reposant ma tête sur le sol dans un soupir, je ne me demande même pas ce qu'il compte faire de moi, peut être allait il me tuer avant de se repaitre de ma chair... pour le peu qu'il y en avait. Ou peut être que se contenterais il de se retourner a l'affut d'une nouvelle proie plus intéressante que celle que je fus. Relevant tant bien que mal ma tête avant de tendre ma main dans sa direction, j'esquisse alors un sourire un tantinet sincère et étrange vu ce que je lui ai lâché plus tôt.

C'est bon, j'abandonne t'a gagné. Tu pourrais m'aider a me relever avant de retourner t'amuser dans un de ces bain de fanges comme t'a surement l'habitude de faire ?


Lui dis je sans la moindre hostilité dans la voix... y avait plus qu'a espérer qu'il ai déjà mangé et que la diplomatie fonctionne. D'toute façon s'il cherchait a me bouffer je jure que je l'étouffais avec le ver de terre ! Oh et puis merde ! Dés qu'il me tend la main... bon, dans le cas ou il le fait bien sur, j'en profite pour le mettre a terre d'un joli coup de boule une fois sur mes deux jambes pour alors lui tomber dessus et le matraquer jusqu'à ce qu'il se regrette que sa mère l'ai fait venir au monde. C'est pas fair play, c'est pas juste, ça colle pas du tout avec mes belles paroles d'il y a deux seconde, mais faut se rendre a l'évidence... z'avez vraiment cru que j'allais accepter de perdre aussi facilement contre un gros tas poilu et plein de tique dans son genre ?
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Mer 5 Jan 2011 - 13:34
Bon certes, il avait esquivé toutes mes attaques lancées de loin et je m'étais épuisé les bras pour rien. Mes épaules ressemblaient à deux morceaux de métal qu'on aurait frotté l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'il ait de la rouille dessus. Mais quand je me fus approché, le cours des événements s'était changé aussi brusquement que le cours d'une rivière. Mon panneau s'abattit sur lui dans des bruits d'enfer, lui rompant jusqu'à la peau avant de l'envoyer valdinguer au loin comme une poupée de chiffon sans laine. Je n'entendis pas le bruit de corps qui tomba sur le sol, juste la note du dernier coup qui avait gelé dans l'air comme si j'avais passé le film au ralenti, le son s'évaporant au fur et à mesure. Je sus que tout le combat était fini quand le pauvre bougre ne put réussir à bouger (ou alors il ne pensait plus à bouger, ce qui était encore mieux pour moi). La victoire était encore une fois de plus pour Ed Freeeeeee !!! Oh yeah, la victoire faisait plaisir, une vraie douche chaude de contentement et de satisfaction. Le défaite avait un goût amer-doux que je ne préférais pas avaler. Heureusement, le meilleur moyen pour effacer ce truc qui restait sur la langue, c'était de se dire qu'on avait combattu à fond. Il fallait que je lance une super sortie, uns super phrase de la mort pour enfoncer mon adversaire dans la terre dur laquelle il sommeillait. Un truc qui lui clouerait le bec et les mains pour qu'il constata son impuissance, la conclusion ultime du combat. Mais ma muse s'était tue je ne sais pourquoi et je ne sais en quel honneur, me laissant pantois devant un gars quasiment inconscient.
Pas tant que ça quand même, je le voyais remuer, son cerveau chauffant comme celui d'une Cadillac sans roue. Mais je savais que ce type ne pourrait pas se relever, et qu'il était bien trop mort pour s'en rappeler. Et maintenant, je faisais quoi moi ? Je m'amusais à le regarder jusqu'à la fin de la nuit, je lui sortais une phrase dont on se souviendra dans les mémoires et je restais, je faisais de même en me cassant, je partais direct parce que j'avais autre chose à foutre (ce qui était totalement faux mais tant que lui ne le savait pas), ou bien je trouvais un compromis entre toutes ces idées. C'était toujours comme ça à Dreamland ! On travaillait les pectoraux, on beuglait sur son adversaire en se disant que ce n'était qu'un rêve, on se battait comme on voyait dans les mangas et autres films à tendance américaine. Mais quand venait le gong de la fin, on ne savait plus trop quoi faire. Surtout face à un adversaire dont on ne connaissait rien, sinon qu'il ferait gaffe à quoi manger dans ce Royaume la prochaine fois. Bordel, ça m'apprendra à chercher du feu pour allumer une clope. Je m'en souviendrais, il fallait toujours se munir d'un briquet. Je pouvais simplement le laisser à terre, ça lui ferait les pieds et c'était la fin de l'histoire. Je pouvais aussi l'achever pour que son esprit misérable ne hante pas Dreamland à jamais. Ou bien je l'aidais à se relever, ce qui serait aussi stupide qu'inutile que dangereux. Je n'avais pas envie de continuer le combat moi, j'étais quasiment exténué et j'étais obligé de tenir mon panneau avec l'aide du sol. Je finis même par le lâcher pour que mes muscles récupérèrent un peu. Pas de réaction de l'autre zigoto. Quoique si, il réussit à parler d'une voix difforme et grave comme si je lui avais fait manger un I-pod.

Là, j'allais sortir un truc qui avait été repris maintes fois : était-il d'un courage sans borne ou tout simplement d'une stupidité abyssale ? C'était le même tripe qu'avec les savants (fou ou génie ?) mais c'était à moi de réfléchir. Il serait capable de se tuer à essayer de bouger dans cet état-là mais qu'il avait l'air si piteux. Je me débarbouillais d'un peu de sang et de bave de limace sur la figure avant de le considérer impassible. Il ne m'aidait vraiment pas à choisir ce que je devais faire. Mais bon, il réussissait à parler et c'était déjà ça.
Je finis par me dire de rester un peu, histoire de voire s'il avait d'autres histoires aussi intéressantes à me raconter. Et surtout, je compris dans un éclair de lucidité qu'il ne me prenait pas pour un véritable humain. Oh non, en analysant toutes ces phrases, il devait me prendre pour un sanglier. Je n'avais pas fait attention à ça quand il m'avait apostrophé de ce terme, je pensais juste qu'il avait du mal à insulter les gens. Mais il fallait penser que les champignons avaient de drôles d'effets sur lui. Ce fut pour ça que j'eus le courage de m'approcher de lui et que je m'agenouillais à un bon mètre avant de lui répondre :


« Dis-moi, t'as dû trop bouffer de champignons du coin toi. Je peux te dire que je ne suis pas un sanglier mais un type super beau gosse. Je suis pas Porco Rosso mec. »

Ouais, viva Porco Rosso.
Mais ce gars avait toujours le force de me parler et il reprit la parole. Et je fus complètement décontenancé par ce qu'il me sortit. D'une voix complètement neutre comme si c'en était une évidence qu'il ne fallait pas chercher à en discuter, genre la gravité nous attirait vers le bas (attention, ceci est surtout une généralité dans Dreamland). Il accepta sa défaite passivement, comme seul le pouvait faire un gars qui n'arrivait même pas à se lever. Puis il tenta de m'insulter ou de sortir une dernière vacherie. Il en avait plus rien à battre maintenant qu'il était battu.
Je ne savais pas vraiment que faire et en attendant la finalité des réflexions, je repris mon panneau qui se mit à tirer sur mes bras une seconde fois. Ce type était aussi franc qu'une boîte de camembert vide et je voulais pas me faire avoir par un coup espiègle comme un con. On se moquerait de moi dans tout Dreamland. Certes, pas parce que j'avais perdu contre un tel nigaud (il était plutôt balèze je devais penser et il avait intérêt à le faire savoir aux quatre coins du globe), mais parce que j'avais perdu par une saleté pareille alors que la victoire m'était acquise. Ça me rappelait le tournoi contre Hélène où j'avais été exactement dans la même configuration : la pauvre avait eu du mal à se relever, était à ma merci si je pouvais dire un truc pareil mais je l'ai relevé tant bien que mal pour continuer le combat. Disons que si elle m'avait blessé juste après pour la bataille, j'avais gagné un peu de prestige auprès d'elle (enfin, elle a juste compris que j'étais pas trop un crétin de base) et elle était venu dans mon groupe. Depuis, c'était un super choix car elle n'était pas si mal classée dans la Ligue Baby. Mais bon, là où j'avais senti qu'Hélène était parfaitement réglo, ce mec puait le mensonge comme Jacob puait la vanité. Lui tendre ma main, c'était m'arracher un bras. C'étaient les gentils qui perdaient comme ça, pas un type avec le karma aussi mitigé que le mien (ouais non, j'étais un justicier au fond ; c'étaient des bâtiments détruits ou des criminels en liberté. Si les miliciens étaient pas contents, bah qu'ils se débrouillaient avec leur criminel. Ou alors ils apprendraient à être maçons).

« T'es vraiment trop con tu sais ? »

Une phrase inutile comme je savais en faire. Très inutile même, mais mon cerveau était gratiné de culture commune avec tous les jeunes adultes. Et si je dénigrais les films américains, ça ne m'empêchait pas de m'en inspirer inconsciemment dans le monde des Rêves. Bon, j'allais pas le laisser crever là alors qu'il venait de me dire qu'il abandonnait. Les statisticiens de RelouLand ne prendraient certainement pas ça comme un victoire si je me faisais avoir d'une manière ou d'une autre, ça ne démontrerait pas du tout l'étendue de nos forces, ça foncerait le tableau.
Je m'approchais de mon adversaire mais n'allais pas faire n'importe quoi. Déjà, je pouvais dire que tous mes sens étaient en alerte : il suffisait qu'il me fasse une connerie pour que je l'envoyais ad patres d'un coup dans la tempe. Je pouvais pas utiliser mon panneau (je l'avais ceinturé dans le dos après l'avoir ramassé) mais un uppercut ferait toujours du bien. Et au pire, je pouvais déclencher des portails très rapidement et il se trouvait que j'avais quatre paires à utiliser. De plus, je ne me mis pas en face de lui, ça aurait très simple qu'il m'envoya un coup de pied dans les boules. Je me positionnais sur sa gauche près de sa tête, pris sa main comme à un enfant et le soulevai du mieux que je pus en tirant comme un boeuf.
Ici, deux alternatives : soit il ne me faisait rien et je me décalais de lui en quelques bonds en arrière avec le panneau dans les mains. Soit il m'attaquait, et je riposterais rapidement à la situation qui se défilerait devant moi.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Jeu 6 Jan 2011 - 19:15
Un type super beau gosse ? Un lourd silence viens de me tomber sur le coin de la gueule et dieu sait que ça fait mal quand ça arrive. J'aimerais parler mais rien ne sort de ma bouche. A vrai dire c'est pas que j'arrive plus a parler c'est carrément que j'arrive plus a penser. Je cligne des yeux plusieurs fois sans aucune autre expression facial plus parlante qu'un vide due a une incompréhension totale a peine camouflé. Le temps de rebrancher le système nerveux, connecter les neurones et attendre que le flux d'information circule à nouveau librement que mes yeux et hop là, les pensée fuse dans mon esprit. Il pourrait pas me la refaire encore une fois celle là ? Des champignons ? Un type super beau gosse ? Merde je crois que je vais repartir en Windows Error... . Non mais il se fout clairement de ma gueule là ? D'abord il essaye de me faire croire que je suis drogué et que j'ai plus vraiment conscience de ce qu'il se passe pour ensuite me dire qu'il est coté comme un type au physique avantageux ? Bon je sais que que j'ai jamais vraiment eu une bonne vue mais je sais quand même distingué un monstre d'un humain, aussi laid soit il. A coté de lui même Danny passais pour un tombeur. Mais... et s'il était vraiment humain ? C'était possible de naitre avec un tel... pelage ? Et puis cette odeur ! Faudrait combien d'année sans douche pour arriver a un tel résultat ? Non c'était tous simplement impensable. Il cherchait juste a se foutre de ma gueule maintenant que j'étais a terre histoire de bien remuer le couteau dans la plaie. Mais alors... Pourquoi conserver une tel distance vis a vis de moi ? Ayant laisser une distance de sécurité de peux être plus d'un mètre entre lui et moi, il s'était alors agenouillé pour se mettre a mon niveau et me parler d'une petite voix. Aurait il tellement peur de moi qu'il croyais encore que je pouvais renversé la situation malgré mon état actuel ? Avait il si peu confiance en lui ou était ce simplement du a ma prestance ? En imposais-je tant que ça ? Bon faut dire que a coté de moi ce type n'était qu'une « danseuse a poils » mais bon... c'était pas une raison pour se pisser dessus après m'avoir mis une telle dérouillé ! Je passais pour quoi moi après ? Et voilà, bien joué ! Maintenant je m'énerve et je vais encore faire une connerie je le sens bien.
S'approchant d'un pas incertain, réduisant rapidement à néant la distance le séparant de moi, il me lâche alors une petite phrase inutile histoire de ne pas perdre la face. Putain il m'énerve de plus en plus, j'avais enfin réussi m'avouer a moi même que la victoire ne me reviendrait pas cette fois ci. Que « tomber était parfois le meilleur moyen de se relever pour avancer encore plus loin » enfin toutes ces phrases belles et inutiles qu'on sert toujours a foison lorsqu'on se casse la gueule et qu'on cherche a se rassurer. « Tu t'es payé un mur ? Ne t'en fais pas, maintenant t'es sûr que tu l'évitera la prochaine fois » Mon cul ! S'il avait ouvert les yeux au lieu de mater le derrière de la fille de l'autre coté de la rue il serait pas passer pour un con un point c'est tout ! Enfin tout ça pour dire qu'alors que je comprenais enfin que je me devais de laisser m'échapper la victoire au vue de ma situation, voilà qu'il se ramène avec son air penaud pour me donner d'autant plus envie de lui casser la gueule qu'avant. Mais merde ! Je savais même pas pourquoi je m'énervais en fait quand on y repensait... peut être que c'était juste sa gueule qui me revenait pas. Ce que je savais par contre, c'est qu'il avait beau avoir gagner ce combat haut la main, ça n'allais pas m'empêcher de lui casser la gueule, là, tout de suite, maintenant, et le renvoyer a la case « Hosto » illico presto ! Et non tu passera pas par la case départ, oui tu pourra toujours te toucher pour avoir tes 200 francs connard ! (En voilà une belle de mentalité de gros junkie... c'est a dire « ne cherchez pas a comprendre la logique » )
Se trouvant a présent juste au dessus de moi, le regard méfiant, il se penche légèrement pour s'emparer de ma main avant de tirer dessus a m'en arracher le bras.


Mais fais attention connard !


N'ayant cependant d'autre choix que de me laisser porter, je sers alors les dents... autant lui laisser ce dernier plaisir vu ce que j'allais lui mettre d'ici quelques secondes. Le temps de créer un plan d'action dans ma tête des plus ingénieux ou plutôt des plus débile, que je le réduit aussitôt en miette en profitant de ma remise sur pied forcé pour lui tomber dessus, lui assenant de tout mon poids, soit pas bien lourd, un magistral coup de boule juste dans le nez. J'ai alors pas a attendre une petite seconde que son corps s'effondre déjà en arrière avec moi sur lui. Bon sang j'aurais jamais cru que ça faisait si mal de se servir de sa tête ! J'arrive plus a aligner un mot devant l'autre, j'ai l'impression de m'être fracturé le crane (ce qui n'est surement rien de plus qu'une impression), la migraine de tout a l'heure revient en force, pourtant, je me surprend a être déjà entrain de le tabasser a coup de poing juste dans la tête, les phalanges, le coude, la tête, je peux plus me servir de mes jambes mais ça n'empêche cependant pas que je le frappe avec tous ce que je peux en utilisant le plus de force possible pour essayer de le crever avant qu'il réagisse malgré le manque flagrant d'élan. C'est dingue comment ça fait aussi bien que mal ! Je sais pas s'il souffre mais je sais que je prends mon pied de mon coté. Mais le pire dans cette histoire... c'est que j'ai vraiment plus aucune idée du pourquoi de ce combat... comme si ma mémoire avait été réinitialisé par un mauvais coup. Je sais déjà même plus comment j'ai réussi a me retrouver allongé ainsi sur lui et comment j'arrive encore a trouver la force de lui dérouiller la gueule avec autant de rage. Et puis pourquoi je suis enragé d'abord ? Il aurait fait quelque chose qui m'aurais contrarié ? Il a pas l'air si méchant pourtant avec tous ces poils... ça fait un peu penser a une grosse peluche. Bon c'est clair que l'odeur par contre... il allait falloir vraiment faire quelque chose pour ça. Et puis comment je peut penser a ce genre de connerie gentille et tout alors que je suis entrain de lui faire bouffer ses dents. Ça y est je suis perdu ! Lou est dans le néant. Qu'est ce qu'il se passe ? Ou je suis ? Pourquoi suis je ? Dieu est il un homme ou une femme ? Quel est le dernier chiffre de pi ? Qu'est ce que je vais manger demain ? Est ce l'eau dans l'acide ou l'acide dans l'eau ? Que de questions me taraude sans que j'en connaisse ni la réponse, ni l'intérêt, ni rien du tout. Je rigolerais bien de ma situation mais je pense que cela ne servirait qu'a me rendre encore plus pitoyable et... Ah bah non en fait, trop tard je rigole déjà en fait. C'est dingue ça, si on peut même plus casser la gueule a un type que j'ai jamais vue de ma vie sans avoir a partir dans un fou rire inutile et inconscient... Mais ou va donc le monde ?! Putain c'est que je m'essouffle vachement moi en plus a le frapper comme ça en rigolant autant. Et puis pourquoi je rigole d'abord ? Roh et puis merde, je réfléchissais trop.

Bon on va faire comme ça ! Je te casse D'ABORD la gueule et ENSUITE je me demande pourquoi j'ai fait ça...

J'arrive a dire d'une voix presque sobre sans cesser de le marteler avant de repartir en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire dans une crise de fou rire... . J'ai l'impression de lui dérouiller le faciès depuis une demi heure facile alors que ça doit même pas faire 15 seconde que je suis sur lui. Si ça se trouve il est mort depuis tout a l'heure et je continu de m'acharner sur son cadavre comme un dégénéré mental...Putain ce serait marrant quand même... con mais marrant.
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MessageSujet: Re: Entre limaces et phacochères [Pv Ed] Ven 7 Jan 2011 - 20:35
Beh voilà, je m'étais fait avoir comme le plus vulgaire gentil de base. Je savais que j'aurais dû me méfier, je savais qu'au lieu de lui tendre une main naïve, j'aurais dû m'asseoir sur son ventre à compter les blessures que je lui avais faite. Mais bordel, même un membre des X aurait hésité et peut-être refusé de l'aider devant ce spectacle si pathétique. J'avais bien peur que ce qui m'avait poussé à l'aider, ce n'était pas la gentillesse ou la pitié : c'était une sorte de code de l'honneur qui obligeait les gens à respecter leur adversaire comme leurs amis. C'était con mais j'y pouvais rien si j'étais comme ça. N'empêche, j'aurais dû faire plus attention à ce qui se passait dans la tête d'un drogué. Je veux dire, si certains gentils dans les BD ou autres mangas (voire les films américains dont la jaquette ne pourrait même pas servir de dessous de plat tant ils étaient nuls) n'hésitaient pas à jeter une main compatissante à leurs ennemis pour une raison totalement inconnue de l'humanité, d'autres faisaient leur job, frappaient partout et s'en allaient en mettant des lunettes de soleil. Mais bordel, est-ce que James Bond serrait la main à Docteur No si ce dernier lui servait un regard larmoyant ? NAAAAN ! Pauvre con que j'étais ; le pire dans tout ça, c'était que je pouvais me dire que je le méritais.
Bon, en même temps, le hasard avait un peu mal joué. J'avais compris qu'il me fouterait sur la gueule quand il a glissé sur moi, genre accident. J'aurais pu lui donner le bénéfice du doute, mais mes doutes en question s'étaient volatilisés quand le connard m'avait enfoncé son front dans les gencives avec une violence que n'avaient pas les accidents. Malgré la douleur qui avait envahi ma gueule comme une carie à une dent, j'avais essayé de tenir debout pour lui faire regretter son geste mais ses jambes s'étaient entremêlées avec les miennes et j'avais basculé en arrière en trébuchant sur ses mollets. C'était comme si un géant m'avait lancé un type entier.
Je me retrouvais donc en train de chuter, le dos épousant le sol aussi durement que si le mariage avait été forcé (et que la femme ressemblait à un pitbull sans poil). Je réussis à ne pas me cogner la nuque en tombant par terre, mais mon dos morfla, surtout vu que le panneau me péta la colonne vertébrale. Et quand l'autre couillon m'écrasa le ventre, la douleur fut redoublée, et en plus, tout l'air que j'avais contenu dans mes poumons fut expulsé sans ménagement. L'instant d'après, on me rouait de coups. Bon, c'était pas des coups hyper puissants. Même Jacob pouvait me faire plus mal. Mais bon, en plus d'être très douloureux (toujours au visage, la partie du corps qui avait été le plus abîmé dans le combat), c'était aussi humiliant. Chaque poing dans ma gueule me rappelait la connerie que j'avais faite. Je sentais une dent voler et se planter dans la gencive supérieure, m'arrachant un cri de douleur.
Puis entre deux coups de poing, je fis une petite introspection, de moi, de la nature et des sentiments que j'éprouvais pour ce type. Ou plutôt, cet immonde connard grossier, opportuniste et frêle comme un bâton de bois, cassé par le poids des feuilles. La fureur montait en moi tel du magma dans un volcan. Je commençais à me lâcher la grappe et à plutôt penser à ce salaud qui ne pensait qu'à son cul et à la victoire. Il était tellement faible pour essayer de changer le cours d'un combat, et j'étais tellement con pour qu'il ait des chances d'y parvenir. Bon, il était temps que je me réveille. Je réussis à me protéger de mes mains, essuyant quelques attaques qui ne tardèrent pas à me gonfler la tête (littéralement). Puis profitant de quelques parades faibles mais précises, je lui envoyais un bon coup de boule dans la gueule :


« Œil pour œil, connard. »

Mais comme je n'avais pas eu trop d'élan, je me redressais un poil sur mes coudes. L'autre avait arrêté ses attaques sous le choc. Je lui remis un autre coup de boule en plein dans le front. Mais une belle, attention ! Celle qui pourfendait mon propre crâne sous le choc, laissant des sillons de sang s'échapper. Celle qui faisait un bruit mat, un bruit violent. Un bruit de coup de poing dans les films de Zack Snyder. Le pauvre avait dû pâtir, vu comment j'avais mal aussi. J'en profitai pour agripper ses poignets et le retourner. C'était maintenant mon tour d'être au-dessus de lui et de transformer son visage en cas de sable suspendu au plafond. C'était moi qui lui retournait tous ses coups avec la puissance d'Ed Free. Ce n'était pas grand chose vu mon état de fatigue avancé mais je pensais que ça lui ferait plus d'effets que ses coups sur moi. Je visais successivement le nez pour le péter, puis le menton, une zone très sensible à la douleur. Puis je continuais sur un magnifique coup de tête. Que chacun de mes poings soient une punition pour lui faire comprendre que tricher, c'était mal. Sauf évidemment quand c'était moi qui utilisait ces méthodes subversives.
Mais alors que je lui refaisais la tronche style Picasso sans essayer de le tuer, il disparut dans un nuage de fumée. Je tombais d'une hauteur égale au torse de l'autre. Pile sur les parties sensibles. Seule la gent masculine pouvait comprendre ma douleur à ce moment-là, et l'image facile que je véhiculais : celle d'un homme qui se tenait le bas de l'aine, gémissant sur le sol en essayant dans un drôle de réflexe, à extérioriser la douleur en soufflant très très fort.

Je passe ce moment, il n'est pas très intéressant.

Pour le reste, je m'étais remis debout en me tenant les côtes, essayant de ne pas trop faire de mouvements brusques pour éviter que mon corps ne partit en morceau. J'avais bien morflé dans l'histoire, même si je pouvais me considérer comme vainqueur de l'affrontement. Je venais à me dire comment on pouvait choisir le vainqueur d'un combat. Et surtout : qui se faisait chier à mater tous les combats, et comment ? Je finis par m'asseoir, en transe physiquement.
Avec ce que j'avais, valait mieux ne pas bouger. Je me mis à m'allonger sur le sol à moitié, essayant de trouver une position confortable. Je la trouvais sous la coupole d'un champignon, mon dos appuyé contre lui, les jambes parfaitement tendues. Au moins, ce mec avait un mérite : il s'était battu jusqu'au bout, quelque soit son état. Ça me plaisait bien et je me voyais parfaitement à sa place, essayant de combattre un adversaire qui me surclassait vraiment. Pour le moment, j'avais eu du boulot contre des adversaires moins bien typés que moi dans la ligue Baby, ce qui me fit flipper. Fallait vite que je conforte mes positions en m'entraînant comme un dingue. Pour ça, faudrait pas hésiter à aller taper du côté de Maze, mon Seigneur Cauchemar. Si y avait un mec qui pourrait m'aider à m'améliorer, c'était ce mec.
Mais revenons à cet étrange individu. Je pouvais dire qu'il était con, mais dans le bon sens. Genre comme têtu. Y a celui qui fonçait sans réfléchir, et l'autre qu'on qualifierait plutôt de forcené. Là, c'était pareil. Il savait pas quoi il s'engageait quand il faisait un truc, mais il devait aller jusqu'au bout de ses convictions, bien que je pus douter qu'il en ai. Ce serait vraiment cool que je le revoie un de ces quatre, et qu'on soit dans le même camp, genre pour affronter des adversaires super balèzes. Ça me donnerait une belle scène d'action, y aurait des sentiments, etc. Puis, il s'était shooté au champignon aussi. Peut-être qu'il sera plus agréable si on revenait sur des bases saines, s'il était dans un état que je qualifierais de normal.
Et pendant que je réfléchissais, je me sentis disparaître, comme un flocon de neige poussé par un courant d'air. Quand je rouvris mes yeux, j'étais dans mon studio et mon chat me demandait gentiment si je pouvais remplir sa gamelle. J'étais revenu incrédule de cette nuit, comme si tout ce qui s'était passé était... un rêve.
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Entre limaces et phacochères [Pv Ed]

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