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38ème Concours Artistique de l'année!

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 12 Fév 2013 - 11:58
« Un concours original. »



Aah, la Tour des Arts.
Peut-être le seul royaume qui méritait d'être loué tant il était beau.
Si ce n'était pas un royaume à proprement dit, cela restait néanmoins un endroit splendide, frôlant le majestueux. Personne n'avait jamais atteint le dernier étage, et personne ne savait réellement combien la tour en possédait au total. Et franchement, Lithium s'en contrefichait. La jeune femme aurait pu rester des heures et des heures à admirer ce magnifique tableau qu'était la muraille. Certes, elle se lasserait de la décrire à chacune de ses venues, mais il fallait avouer que ces couleurs dignes du mouvement impressionnistes, méritaient d'être applaudies. Jusqu'à cette nuit, elle n'avait encore jamais rien vu d'aussi beau que cette construction antiquement imposante.

Cette nuit-là était particulière.
Précédemment, elle avait entendu parler d'un événement qui se déroulait en ces lieux.
Elle n'avait pas réellement compris de quoi il s'agissait, mais vu que ces derniers temps, elle n'avait rien de bien intéressant à faire, elle avait jugé cela amusant de venir y faire un tour. Après tout, malgré l'absence de souverain de qui elle aurait tiré son pouvoir, la Tour des Arts restait néanmoins l'emplacement d'où ses capacités étaient originaires. Enfin, en toute logique, oui. Dans le cas contraire, il serait utile de l'en informer, au lieu de la laisser continuer à vivre sa vie de voyageuse dans le mensonge. Enthousiaste à l'idée de passer une nouvelle soirée dans cet endroit de toute beauté, elle s'approcha de la petite foule qui s'agglutinait autour de l'entrée. Vêtue d'un tee-shirt dos nu bleu, sur un short sombre et des tongs, elle profitait d'autant plus de la douce chaleur qui imprégnait les environs. L'herbe fraîche était parcouru d'une faible brise rafraîchissante. La demoiselle se sentait comme en été, en pleine campagne. Un sentiment particulièrement agréable l'envahissait. Elle tendit finalement l'oreille pour percevoir les propos proférés par un homme ou une créature quelconque, qu'elle ne voyait pas.


« Cette nuit, chers Voyageurs, aura lieu le 38ème concours artistique de l'année !!
Si vous voulez y participer, le formulaire à remplir est là, sur cette table. Je rappelle que nous acceptons les débutants comme les habitués... Que vos pouvoirs pourront être utilisés durant les épreuves tant que cela vous aide à faire une œuvre intéressante!
Enfin, pour cette 38ème édition, je tiens à vous annoncer qu'une toute nouvelle épreuve a été mise en place! Une épreuve qui permettra de sonder le cœur et le coté artistique des participants ! »


Un concours artistique ? Le 38ème ?
Bah tiens, c'était donc de ça qu'il s'agissait.
Il y en avait eu pas mal dis donc, tout en restant très récent.
Mais elle n'avait pas vraiment la moindre idée de quoi il s'agissait..
Et puis, pourquoi pas ? Ça avait l'air d'être réellement amusant en soi.
De plus, cela l'occuperait assurément, tout en faisant quelque chose qu'elle apprécierait à coup sûr. Enthousiaste à la simple idée de participer, elle se faufila parmi les badauds, pour finalement atterrir toute souriante, devant le ménestrel du dimanche, une créature modestement habillé, coiffé d'un simple chapeau de paille. Après tout, le temps s'y prêtait agréablement. Elle le regarda donc, toute guillerette, avant de finalement s'emparer d'un formulaire de participation qu'elle remplit en fredonnant.


« ça fait plaisir de voir des gens aussi joyeux. », sourit le bonhomme.

« La joie est un art. », ria t-elle.

Elle donna le papier au monsieur, et s'engouffra dans la tour.
La forte odeur de peinture qui régnait dans le hall la fit trépigner de bonheur.
Malgré le fait qu'elle n'affectionnait pas particulièrement cette matière, retrouver l'environnement dans lequel elle passait le plus clair de son temps, ravivait sa passion. Voir ces chevalets tout cabossés, abîmés par le temps et ses nombreuses utilisations, les traces de peintures et de notes inscrites au crayon, la faisait sourire. Elle suivit les indications, et les voyageurs qui semblaient participer à cette histoire, et traversa lentement le couloir, pour en rejoindre un autre, puis encore un autre. Un véritable labyrinthe. La jeune femme humait l'air, s'imprégnant de l'atmosphère inspirante qui y régnait. Durant sa balade dans le dédale de ruelles, elle ne cessa de jeter de nombreux coup d’œils dans les pièce, lorsque les portes étaient ouvertes. Des cours de nus, des séances de sculpture d'argile, des réunions de projets, tout lui était particulièrement familier. Même si les modèles n'étaient pas franchement ceux auxquels elle se trouvait habituellement confronté. Elle crut même reconnaître un voyageur qu'elle avait brièvement aperçu dans le DreamMag, mais préféra ne pas s'y attarder. Elle préféra réfléchir quant aux possibles épreuves.
Elle n'envisageait pas de le remporter, tout ce qu'elle désirait, c'était participer, et renouer avec l'art. Et puis, elle avait conscience que l'on était là pour s'amuser. Même si à coup sûr, les motivations différaient selon chacun.. Si elle gagnait, c'était cool. Si non, tant pis, ce n'était qu'un jeu après tout, et cela ne remettait absolument pas ses capacités et compétences, en cause. Bis n'était pas du tout de cet avis, et paraissait même légèrement troublée. Lithium se demandait bien ce qui pouvait la faire réfléchir ainsi. S'ensuivit donc un court dialogue mental.


« Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée. », fit Bis.

« Arrête, ça peut être intéressant.
Et puis, c'est moi qui décide de ce que je fais ou non. »
, répondit la blonde, séchement.

« Tss, morveuse.. T'as même pas écouté un traître mot de ce qu'il a dit l'autre nigaud ?
A propos de la dernière épreuve. »


« Une épreuve pour sonder les cœurs et le côté artistique des participants ?
En quoi est-ce que je devrais m'en inquiéter. Ça m'a l'air d'autant plus alléchant.
De plus, c'est mon domaine. Je m'y sentirais mieux encore. »


« Je te rappelle que, je suis là aussi. », marmonna la seconde personnalité.

« Et alors ? »

« Tu n'es pas seule dans ce corps. Ou ne l'est plus tout du moins.
Ton cœur est, comment dire, entaché par le mien. À moins que cette sonde ne détecte que le tien, je ne pense pas que ça va être beau à voir. »


« Il n'y a qu'un seul cœur ici, et c'est le mien.
Ta présence n'est que mentale à ce que je ressens, alors, je n'ai aucune crainte à ce sujet.
Maintenant, fous-moi la paix ! »
, cracha amèrement la dessinatrice.

Bis s'exécuta sans broncher.
Elle était parfaitement consciente que son hôte ne l'écouterait pas.
À ses yeux, elle était un parasite qui profitait de son enveloppe, et qui n'avait donc pas son mot à dire. Quand comprendra t-elle que.. Elle était vivante malgré tout ? La jeune femme n'avait pas tort à son sujet, mais parfois, il pouvait s'avérer que l'intruse qu'elle était, pouvait avoir raison. Il y avait encore du chemin à faire pour qu'elles s'entendent, et se tolèrent. En attendant, la voyageuse rejoint le groupe qui avançait, impatiente de pouvoir s'amuser à un concours artistique. Elle avait hâte de pouvoir se servir de ses mains !



.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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Jakob Baekeland
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 18 Fév 2013 - 23:46
La tour était presque à portée. Encore quelques centaines de mètres, juste quelques centaines de mètres et il serait derrière les murs. En attendant, il fallait continuer à courir. Ces saletés d’étalons n’était pas très loin, et il ne devait son échappé miraculeuse qu’à ces dernières années de pratiques sur la piste du stade athlétique de Montpellier. A cette idée Jakob se demanda si ses efforts nocturnes pouvaient tout aussi bien influer sur sa stature éveillé de la même manière que l’inverse se produisait. C’était là une phrase bien trop longue et bien trop compliqué pour qu’elle ne reste plus de quelques secondes dans ses pensées et elle fut aisément remplacé par un unique mot plein de bon sens en ces circonstances : courir !

Quelques minutes plus tôt

Les plaines de la première zone, qui bordaient la très renommée Tour des Arts, jouissaient encore de leur tranquille plénitude et il y faisait encore bon de s’égayer tout sourire comme tout bon rêveur serein que l’on se doit être. Dans ce paysage encore paisible, situé près de cette petite étendue d’eau encore calme, se trouvait une jeune rêveuse qui ne devait pas dépasser la dizaine d’année et qui prenait plaisir à jouer avec les fiers chevaux aux belles robes blanches qui l’entourait dans la bonne humeur encore présente. L’esprit encore occupé à se divertir pour laisser éclater une joie onirique dont jamais elle ne se souviendrait, la petite fille au même titre que ces protecteurs équidés ne pouvait prévoir qu’un énergumène légèrement paumé sur les bords allait venir tout foutre en l’air.

Car c’est à ce moment précis que notre cher Jakob s’endormit ou s’éveilla, cela dépendait du point de vue, pour apparaitre tout au fond de la mare, là où personne ne soupçonnerait sa présence. La bouche grande ouverte accompagnant son fidèle air de benêt quand la surprise de son environnement eu parcourut le sentier de synapses qui parcourait sa tête de rouquin, il but la tasse n’ayant pas encore le talent nécessaire d’une greffe branchiales. C’était étrange comme son instinct animal ne faisait surface qu’à l’utilisation de ses excroissances poulpesque, aussi armés de deux tentacules dignement arboré il entreprit de regagner la surface qu’il discernait à travers l’eau claire par un genre d’halo immatériel qui se reflétait dans tout un foutra de conneries moléculaires. En gros, il y avait un haut là où il y avait lumière. C’était là un fait établi et reconnu. Regagnant donc, dans sa course sous-marine vers l’oxygène, le parterre boueux où il aurait pied, il émergeât brusquement au seul endroit vaseux de la mare, les tentacules et les bras gigotant en tous sens tandis qu’il prenait une grande inspiration comme s’il mangeait du vide. Spectacle amusant s’il en est pour une personne aguerri des loufoqueries de dreamland. Or pour une gamine geignarde, pour changer, rêveuse qui plus est, l’effet du monstre verdâtre tentaculaire qui surgit gueule grande ouverte de nulle part a plus de chance de la faire fondre en larme. Celle-ci devait être particulièrement chialeuse mais avant de déverser tout un flot de larme infinie, elle émit ce bruit distinctif de la gent féminine lors de train fantôme ou de rencontre avec leurs idoles, ou encore même lorsqu’on se retrouve face à un Jakob ; en gros ont eu droit au bon vieux cliché du cri si aigu et si continu qu’un contact inter-espèce avec quelques dauphins ou autres chauve-souris eut été possible. Ne comprenant strictement rien de la scène imprévue Jakob à la demande de ses oreilles meurtris s’avança en pataugeant maladroitement vers la rive tout en gesticulant comme tout bon monstre ridiculement effrayant se doit de faire, pour calmer et rassurer la petite. Il aurait peut-être mieux du écouter la demande son cerveau. La pauvre ne supporta pas le choc. Désintégration du corps dans cinq. Dans quatre. Trois. Deux. Dans un. Un joli petit nuage vint remplacer les pleurs et cris de la pauvre petite fille. Quelle chieuse. Les chevaux ne durent pas apprécier, la suite on l’a connait.

Juste à quelques centaines de mètres de la tour...

Ayant distingué très nettement l’immense tour qui se dressait arrogante au milieu des plaines, Jakob avait joué le tout pour le tout en la choisissant comme lieu de survie potentiel. Dévoilant tout son potentiel athlétique en diminuant la distance à parcourir à chaque enjambé entre lui et la tour, il n’arrivait tout de même pas à garder l’espace suffisant de sécurité inter-espèce en conflit. Les bougres de canassons reprenait du terrain sur ce que leur avais mis Jakob au dernier « Oh non, c’est horrible ! Regardez une petite fille en détresse ! ». Chaque individu avait son éléphant rose propre à lui. Après un dernier puisage d’énergie au plus profond des mines de sa volonté, la tour se fit soudain beaucoup plus grande, et l’entrée beaucoup plus prête. Un genre de stand où tout un attroupement de badauds s’était amassé bloquait d’ailleurs le passage, un d’eux s’écriait joyeusement un quelconque slogan publicitaire que le voyageur en fuite ne prit pas le temps d’écouter. Et bien il aurait peut-être dû. Débarquant le souffle court, Jakob arracha un papier de la main du bonhomme qui bouchait le passage, non mais!, signa d’une croix en guise d’attestation le document et claqua les portes de la tour derrière lui après s’y être engouffré. Fiou. Sacré histoire.

- Wouhou !, il s’approcha d’une créature des rêves avant de continuer, Même les chevaux peuvent pas me test gros !

Il ne vit par ailleurs pas l’autre individu qui l’agrippa fermement par le bras avant de l’entrainé dans les couloirs.

- Vous êtes en retard ! Ca va bientôt commencer, suivez-moi !

Kézako ? Prenant enfin le temps d’observer l’intérieur de la tour où il avait débarqué, Jakob fut ébloui par les couleurs, les teintes inconnues qui défilaient devant lui. Là, quelques statuts représentant des… des choses imposaient de par leur stature, là étaient des peintures très… très originales et tout n’était qu’expression artistique sur toile, sur papier, sur métal et sur bois. C’était un endroit où tous les détraqués aux problèmes mentaux bénins exprimaient leur flux incompris et personnelle de ce que chacun nommait plus communément : art. Ce que Jakob nommait plus communément : ennui.

- Vous avez de la chance il est encore temps c’est par là ! fit son guide improvisé en désignant du doigt une porte à semi-ouverte. Bonne chance pour le concours !

Le ? Le concours ?

- Il doit y avoir erreur l’ami, je/

- Ne soyez pas timide, il est normal d’avoir le trac, conclut l’autre en le poussant vers sa funeste destination.

Jakob entra donc malgré lui dans la pièce et releva les yeux pour distinguer dans quel genre de daube, car s’en était forcément une, il s’était fourré. Oh… Ah…. Hum…. Et merde.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Sam 9 Mar 2013 - 15:10
« 1ère épreuve. »




Elle avait hâte, si hâte.
La jeune femme ne tenait pas en place, elle jubilait.
Elle sautillait presque tant elle mourrait d'impatience à l'idée que le concours commence. Pouvoir passer une nuit entière à s’exercer à sa passion, sans que rien ne vienne entacher cette soirée, c'était le rêve absolu de la voyageuse. Un sourire béat sur le visage, éclairé par une gaieté sans borne, elle suivit tranquillement le groupe, les mains jointes derrière son dos. L'envie de s'emparer de pinceaux, d'éclairer la toile de couleurs, et insuffler de la vie dans un tableau, se faisait d'autant plus présente à mesure qu'ils avançaient dans le couloir.
Ce fut après une bonne dizaine de minutes de marche - qu'elle ne vit aucunement passer - qu'ils finirent par arriver à bon port, entrant un par un dans la salle de compétition. C'était l'exemple type d'une salle d'art. Des tâches partout, des ustensiles de toute sorte, et une très forte odeur de matières utilisées dans le domaine. L'atmosphère était un savant mélange de peinture bien évidemment, ainsi que d'argile, et la demoiselle crut percevoir une puissante pointe d'encre de Chine, bien que cette appellation soit complètement fausse. Mais l'instant ne se prêtait pas à l'étalement de ses connaissances. Ce soir, elle s'éclaterait comment elle ne l'avait jamais fait auparavant.

En silence, elle entra dans la pièce.
Elle jeta un coup d’œil autour d'elle, rasant les alentours de son regard.
Ainsi, la jeune femme put apercevoir les autres concurrents, plus ou moins issus du milieu ou non. L'un d'eux ne l'était assurément pas, et sa seule présence sentait l'emmerde à plein nez, mais il ne fallait pas se fier aux apparences. De plus, la demoiselle n'était pas d'humeur a être paranoïaque et à voir le mal partout. Tout devait être parfait. Elle remarqua une fillette, à part si elle était plus âgée.. Mais ses vêtements insinuait le contraire. Elle haussa les épaules, remarquant tristement qu'elle détenait un chat. Pour le concours, elle prendrait le chevalet à l'opposé du sien, au cas où elle serait prise d'éternuements. Ce qu'elle fit sans attendre, elle se dirigea vers l'un des supports de la salle, et s'installa tranquillement, sortant ses ustensiles pour la première épreuve. Pinceaux de différentes tailles, couleurs, verre d'eau, torchon, mie de pain, crayons, etc.. Tout ce qui pouvait servir selon le sujet énoncé. Elle prêta doucement attention aux autres, comme à cette brunette qui devait bien cacher son jeu. Ce sont toujours les plus timides qui peuvent surprendre. Enfin, pas toujours, mais cela pouvait arriver. Un binoclard aux yeux globuleux était également de la partie.
Ce fut ceux de la jeune fille qui s'écarquillèrent de surprise lorsqu'elle aperçut un des candidats vers le fond. Ce roux là.. Elle l'avait déjà vu quelque part ! Ce ne fut qu'après quelques secondes de réflexion, qu'elle se souvint totalement du garçon. C'était Jakob quelque chose ! Elle l'avait rencontré lors d'une débandade monstrueuse, incluant des serpents, des monstres, un train déraillé, un albinos pas très coopératif, et un gars qu'elle confondait encore avec un clochard, mais qui semblait tout à fait sympa. Le tout dans un métro. Intéressant. Ce voyageur-là lui avait paru un peu trop enthousiaste pour la situation qu'ils avaient vécu, mais il restait très amical. Lorsqu'il tourna la tête dans la direction où elle se trouvait, elle osa un petit signe de la main, ne sachant trop si il l'avait vu ou pas. Au pire, elle irait le saluer à la fin de l'épreuve, ou du concours en lui-même.

Elle renvoya donc sa concentration sur son chevalet.
Avant d'être de nouveau attirée par un autre personnage dans la pièce.
C'était un jeune homme plutôt grand, pas très bâti, au teint clair et tout vêtu de bleu.
En fait, tout chez lui était bleu. Mais vraiment. De ses cheveux à ses jolis yeux, et de son écharpe à ses fringues, si le bleu nuit comptait pour le pantalon. Au moins, tous connaissaient sa couleur favorite. Et si cela n'était point le cas, alors elle ne s'aventurait plus à de vulgaires suppositions. Et pourtant, elle s'autorisa à croire que celui-ci entretenait une amitié avec la fillette au chat. Elle sourit naïvement. C'est bien d'avoir des amis dans ce monde, cela permettait de découvrir de nouveaux horizons, le tout en bonne compagnie. Elle fut coupé dans ses pensées par l'organisateur, qui s'avança d'un pas pour permettre l'ouverture du concours.


"Mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Je suis heureux de vous accueillir pour la trente huitième édition du concours d'art! Cette première épreuve est très simple. Vous avez une heure et demi pour réaliser un tableau. Peinture, dessin et pastel, vous avez le choix. L’œuvre peut ne pas être terminée à la fin mais cela influencera, forcément, dans la note. Le thème est: l'aube. A vous d'exprimer votre imagination. Bon courage et bonne inspiration!"

L'aube ?
En 1h30 chrono ?
Pas de soucis, c'était entièrement faisable.
Elle se mit à réfléchir avec assiduité, et sérieux.
A part le lever de soleil, idée qu'elle trouvait beaucoup trop simple, et que bon nombre de participants prendraient en toute logique, elle ne voyait pas exactement ce qu'elle pourrait représenter. Ce fut alors qu'une idée germa doucement dans son esprit. Une idée si simple, qu'il aurait pourtant fallu creuser pour y penser clairement. Elle sortit son carnet, prenant soin de ne noter aucune taille ni mesure, et se mit à gribouiller un croquis de ce que serait son tableau. Une fois le modèle achevé, elle s'attela à la tâche, traçant sans appuyer l'ébauche de son travail. Les traits ne devaient pas être visible sous la peinture qu'elle allait entamer. Son amorce ne lui prit qu'une petite minute, et elle se jeta instantanément sur sa toile. La peinture était autorisée, alors elle pouvait tout à fait utiliser la peinture à l'huile. Heureusement qu'elle ne s'en servait que dans Dreamland, car dans le monde réel, cette matière valait une belle petite somme tout de même. Ne pas gaspiller, ne pas gaspiller.. Elle prépara donc sa palette, déboucha les tubes, et installa une noisette des couleurs qu'elle utiliseraient. Doucement, elle trempa son premier pinceau brosse et débuta.
Son outil glissait avec précision sur la toile, ne s'aventurant aucunement sur des contrées inconnues. Les pigments qui composaient chaque couleur utilisée se mariaient parfaitement entre eux, acceptant avec joie les ordres que leur imposait la jeune femme. S'aidant parfois d'un diluant lorsque la peinture refusait de s'appliquer, elle se concentra au maximum, ne prêtant plus la moindre attention aux bruits extérieurs, ne s'occupant que de sa toile. Tout n'était que superposition de glacis - enrichie par de la pâte résineuse pour rendre la matière plus palpable - technique qu'elle avait mis du temps à apprendre, vouant une affection sans borne à l'aquarelle. Mais elle devait être polyvalente, alors elle s'était donné un coup de fouet pour acquérir cette maîtrise. De ce fait, elle rendait un hommage discret aux artistes qu'elle admirait profondément.

Le temps était compté, et malgré sa légère expérience, elle stressait quelque peu.
L'échec était autorisé et envisageable, mais elle préférait bien évidemment ne pas être éliminée dès le premier tour. Le temps s'écoula sans trop de problème, et elle ne vit aucunement défiler les minutes précieuses qui leur avaient été accordés. Pourtant, sans avoir la notion du temps, elle finit tranquillement son tableau, rajoutant quelques touches finales, encore quelques gouttes de blanc pour ouvrir davantage la toile à la lumière. Puis le gong attestant la fin de l'épreuve retentit, et l'organisateur demande à chacun de déposer ses pinceaux. La demoiselle lâcha délicatement, et sans broncher, sa petite brosse, et se tint droite, attendant patiemment le jugement.
Ce qu'elle avait peint été d'une lumière éclatante. La demoiselle s'était inspiré de la beauté de l'éclairage, et toute la finesse des couleurs chaudes du peintre impressionniste Turner*, pour éclairer son travail.
*
Spoiler:
 
Son boulot était d'une précision étonnante, tout en étant impalpable. Malgré la technique utilisé, sa clarté était étonnante, ce qui rendait le résultat plutôt intéressant. Ce que penserait les juges de son travail ? Elle n'en avait pas la moindre idée, mais elle espérait que cela leur plairait un tantinet. Elle était ouverte à toute critique, vu qu'ils étaient formés comme tel à son école, et se plierait à leur jugement en toute sincérité.

Le résultat qui pouvait donc être visible sur le tableau était simple.
La demoiselle en pensant à l'aube, avait pensé à la vie, à son commencement.
Chaque naissance était l'aube d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ à prendre sous le signe du bonheur, car tout n'est que miracle dans ce domaine. L'on pouvait donc voir, le tout en style hautement impressionniste, une mère dans son lit d'hôpital, tenant son enfant nouvellement né dans ses bras, le visage illuminé d'une joie éclatante penché au-dessus de celui du mouflet. Ce dernier tendait les bras vers sa génitrice, reconnaissant de vivre. Le tout était éclairé de la lumière timide du soleil matinal, se levant sur la vie qui venait de prendre forme sous ses rayons. Les couleurs dominantes étaient le jaune, rouge, se mélangeant pour donner du orange, tout en étant appuyé par le blanc, composant de toute couleur. Et pourtant, du bleu et un peu de violet venait légèrement s'ajouter à la composition, rehaussant la peinture, et lui donnant un aspect intriguant. Lithium avait tout misé sur la splendeur et la brillance des couleurs. En observant ce tableau, nous avions réellement l'impression d'assister à la scène d'un lien merveilleux qui se tissait entre la mère et son enfant, enfant qu'elle protégerait et aimerait toute sa vie.
Pourtant, la blonde n'aimait pas les enfants. Elle ne comprenait pas ce désir égocentrique et narcissique que chacune et chacun possédait, en désirant créer un « mini-eux ». C'était pleinement stupide. Cependant, elle trouvait que la proximité et la beauté qui pouvait émaner de ce sujet, était une splendide source d'inspiration. Car effectivement, malgré sa réticence à l'égard des enfants, elle parvenait toujours à avoir des idées les incluant pour ses travaux d'art. Elle ne comprenait pas ce que cela voulait dire, mais ce n'était aucunement un désir d'enfant refoulé. Non, non. Elle savait seulement faire la différence entre l'art, et la réalité. Et la réalité était que ce sujet était hautement artistique, et regorgeait d'idées. Malgré tout ce que les juges pourraient dire, elle restait fière de son travail. C'était du bon boulot, et elle en était consciente. On ne fait pas un tableau en 1h30 normalement, alors elle pouvait flatter un peu son égo intérieurement.


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Sam 16 Mar 2013 - 17:20
Il n’avait pas hâte, pas hâte du tout.

Jakob était assis tout bougonnant sur son tabouret en bois au milieu de l’engouement des autres participants. Il croisa les bras et fit une nouvelle moue déprimée lorsqu’il croisa du regard la toile blanche qui lui faisait face. En plus il était arrivé en dernier et avait été obligé de prendre une place tout au fond comme les mauvais élèves ! A partir de la nuit prochaine il mettrait en place un système pour éviter de se retrouver dans des situations craignos. Lavage de cerveau devant la saga star wars ou une bonne vieille hypnose devrait faire l’affaire. Bon côté des choses, il aurait au moins la conscience tranquille pour la nuit, aucun danger à l’horizon. A vrai dire ça paraissait même trop beau, Jakob se mit donc à inspecter tout son matériel d’un autre œil. Que cachait donc ce pot de peinture marron ? Une couleur que personne n’irait jamais utiliser, il y avait forcément un truc. Soulevant victorieux le couvercle l’inspecteur Baekeland découvrit avec une surprise sans nom une matière étrangement liquide qu’il identifia à l’odeur et au gout comme de la gouache. Bon, admettons, pourquoi pas.

Après quelques analyses révélant l’innocence du pinceau trop touffu et du crayon bien trop taillé, Jakob observa la foule de participants, jaugeant à l’œil nu leur degré de talent pour décider quel œuvre il copierait. C’était là un des avantages de la place du fond. Alors qu’il baladait son regard expert, dieu sait qu’il avait de l’expérience en la matière, un geste attira son attention et ce fut non sans étonnement qu’il reconnut plus loin devant lui le visage familier de Lithium, la blonde du métro. Ça pour une coïncidence, de plus qu’elle ne faisait partie que de ses rares connaissances de par son récent statut de voyageur, ça lui faisait donc d’autant plus plaisir. Il lui fit de grands gestes des bras en retour pour signaler qu’il l’avait bien vu. Maintenant il se sentait un peu plus en confiance dans l’endroit. Mais la figure d’autres personnes beaucoup plus solennelles vinrent lui rappeler qu’il ne participait pas à un concours de mangeur de saucisses.

L’organisateur, que Jakob qualifia de pompeux juste de par sa mauvaise prédisposition, se mit à énoncer les règles qui allaient régir leurs prochaines heures de sommeil éveillé.

"Mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Je suis heureux de vous accueillir pour la trente huitième édition du concours d'art! Cette première épreuve est très simple. Vous avez une heure et demie pour réaliser un tableau. Peinture, dess…

Et gnagnagna, et gnagnagna, on sait !

- A ce qu’il parait la récompense du concours sera spéciale cette fois-ci, fit le voisin de Jakob à lui-même.

… Mais ça changeait tout voyons ! Un concours d’art, quelle remarquable idée !

- Hé dis-moi, c’est quoi le sujet de l’épreuve déjà ? Questionna un Jak beaucoup plus intéressé.

L’autre, déjà en train de chercher quelques concepts pro-new wave, répondit l’air songeur que le thème imposé pour leur premier test était « l’aube ». Bon l’aube hein, ouai pas mal. Non en fait non c’était nul. Quoique. Jakob était tel un légume des temps modernes index et majeur fixés sur la tempe, tandis que ses yeux fermés avec forces laissaient voir son degré de concentration poussé à son paroxysme. Il était tellement concentré à se concentrer qu’en fait il ne pensait à rien qui ait rapport avec son sujet. S’en apercevant il passa de suite au plan B qui consistait à épier caché derrière ses mains les œuvres des autres participants. Finalement il ne voyait strictement rien et était encore plus grillé que s’il n’avait pas essayé de se dissimuler. Il claqua donc des doigts tel un renard pris sur le fait et s’attaqua au plan C. Il balança le pot de peinture marron sur la toile pour voir si une idée lui viendrait. Une idée lui vint mais c’était celle de vomir, il arracha donc la feuille et passa au plan D qui était finalement de rester sincère envers lui-même, d’attraper fermement ce crayon bien trop taillé déclaré sans danger et de noircir la feuille d’une élégante courbe qu’il se surprit à trouver parfaite. Le mieux étant l’ennemi du bien, il jeta la deuxième feuille et passa au plan E. L’aube hein. Il fallait trouver un sujet qui puisse correspondre sans paraitre trop cliché. Le demi-cercle rougeoyant derrière ligne horizontale était déjà vu et revu. L’aube… C’était aussi un département ! Mais il n’y avait jamais été. Idée suivante. Garder la pose. Profil droit. Garder la pose. Profil gauche. Rejetée. Idée suivante. L’aube... L’aube des temps ? Le temps. Jakob regarda sa montre, oui il passait drôlement vite d’ailleurs. Contrairement au ridicule adage qui prônait la liberté des décisions, Jakob n’avait plus le choix. Il allait se faire un bon vieux big-bang tout pétaradant qu’il l’imaginait.

Liberté des armes pour ce duel hein ? Le voyageur dégaina ses pastels main droite, enfourcha son courage et brandit de son fourreaux le critérium légendaire, l’affrontement se voulait mémorable. Un geste et deux orbes vinrent s’offrir une rencontre éclatante. Un autre et telle la ceinture de Jupiter une onde de choc enrobe la fortuite collision. Ce sont là des blocs rocheux et de gaz qui dansent autour d’un même point central qui se veut équilibre. Et quelques gerbes d’artifices nébuleux laissent compte de la puissance du moment.

Changeons de munitions. La gamme chromatique s’étale gourmande sous les coups de pastels. Le temps avance vite. Trop vite. Personne n’a interdit les pouvoirs, ainsi deux tentacules apportent l’aide nécessaire en empoignant délicatement et avec précision les outils coloré. Un point chaud au milieu, du vermeil, de l’écarlate. Explosion spatiale, vague irréalistes, violet guimauve, vert pistache. Un chaos de couleur, mais l’harmonie s’y trouve. Une harmonie de fou, de fausses certitudes mais pleine de sincérité. Et làlàlà-là, les tentacules battent la mesure et les dernières touches sont ajoutées. Et làlàlà-là, un léger fredonnement du voyageur emporté par le moment.

Signal sonore et voudriez-vous bien levez vos ustensiles à barbouiller. Jakob lève les bras comme tout bon footballer en faute l’aurait fait, le visage bariolé de couleurs. L’on y distingue même un sourire, et ce dernier rigole en voyant son rendu. Pas de moquerie, un rire nerveux, juste, vrai. Ce que les gens penseraient de son bout de toile, Jakob s’en taponnait l’oreille avec une babouche comme le fameux nain bougon avant lui, car merde à la fin, qu’est-ce que ça faisait du bien.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 25 Mar 2013 - 18:52
« 2nde épreuve. »




L'instant était décisif.
Lithium attendait patiemment le verdict.
Et celui-ci ne tarda pas à tomber, impartial et juste.
Elle observa ses compatriotes, certains semblaient rongés par le stress, d'autres assurés de remporter leur place à la seconde épreuve. Elle nota tout de même qu'un chat était complètement trempé de peinture. Tout dégoulinait tant il y avait été mouillé jusqu'au cou. À croire que c'était le matou qui s'était chargé de tout le boulot. La jeune femme haussa les épaules d'indifférence. Après tout, il semblait que les pouvoirs étaient autorisés, alors c'était fair-play, et plutôt bien joué avouait-elle, intéressée. Elle observa ensuite le résultat de chaque toile, et fut étonnée par la justesse de certaines. Nombreuses étaient celles dénuées d'un intérêt quelconque, et pourtant, quelques unes sortaient du lot. Ceux ayant pris au mot, et fait un soleil, étaient immédiatement à proscrire. Elle put donc se perdre dans des réflexions plus ou moins profondes en observant le tout. La voyageuse était habituée à ce genre de situation. À son école, lorsqu'un travail était rendu, chacun accrochait le sien sur le mur, et tous passaient, accompagné du professeur, et exprimait son ressenti, sur ce qui aurait pu être mieux, ce qui faisait la force du boulot, etc..
Elle vit notamment la toile de Jakob, et fut surprise du résultat. Ce n'était pas mauvais du tout ! Certes, l'Art Abstrait n'était pas franchement sa tasse de thé, mais il avait su maîtriser le principe, sans toutefois proposer une toile innovante. Cependant, elle appréciait ce qui en ressortait. C'était intéressant, et ça changeait de ce qu'elle avait vu auparavant. Tournant la tête vers le roux, elle lui sourit gentiment. La jeune femme passa ensuite son chemin sur des levers de soleil, et s'arrêta sur un tableau représentant un chat derrière une vitre, l'aube se reflétant dans ses yeux. C'était beau, et attendrissant à la fois. C'était certes pas très précis, mais après tout, c'était tout de même un chat qui avait produit cette toile. Il y avait donc de quoi être admiratif. Discrètement, elle adressa un pouce en l'air de félicitation au matou martyrisé, puis passa à la suite. Elle fut particulièrement attiré par la toile qui avait obtenu un neuf sur dix. La composition était intéressante, maîtrisée. En revanche, elle ne comprenait pas exactement le sens que cette toile désirait véhiculer, mais cela restait agréable à l’œil. Bien qu'elle n'aurait pas voté en priorité pour celle-ci.

Sa note de 8 lui fit chaud au cœur.
À son école, il lui arrivait de se prendre de bonnes taules.
Surtout en Expression plastique en fait. Pourquoi ? Car parfois, ses idées ne plaisait pas au professeur, et qu'il ne comprenait pas toujours ce qu'elle désirait exprimer. Tout simplement. Et pourtant, c'était si simple. M'enfin.. Ce n'était pas faute d'avoir voulu entrer dans les bonnes grâces de cette prof', qui l'avait visiblement prise en grippe depuis qu'elle avait pondu un sujet sur le fanatisme de certains religieux. Bon, ok.. Il fallait avouer qu'elle était allé trop loin avec ça, mais depuis, elle s'était appliqué à rendre des boulots plus softs, moins trash et véridiques. À croire que rien n'y changerait.
Après l'épreuve des notes, ils n'étaient déjà plus que cinq. Jakob, le chat et sa maîtresse, le biker à qui on devait la meilleure note, et une dame âgée. Hé bé, ça avait été l'hécatombe ! Le jeune homme tout de bleu vêtu leur colla à tous une tape amicale en guise de félicitation, et quitta la pièce sur les talons de l’organisateur. Ce dernier précisa que la prochaine épreuve consisterait en de la sculpture. C'est vrai ?! Vrai de vrai ? Lithium en trépigna de joie. Elle adorait ça ! Bien que généralement, elle faisait de la sculpture avec tout ce qui lui passait sous la main. Que ce soit de la gomme de mie de pain, elle en faisait un Boubou de Dragon Ball, une éponge et un morceau de ballon crevé, elle en faisait un burger, du bois flotté devenait un crocodile. Certes, ça devenait parfois n'importe quoi au final, mais elle s'amusait toujours à faire ce qu'elle faisait.
Les participants restants suivirent l'organisateur et le bleu jusqu'à une nouvelle salle, tout aussi imposante que la précédente. L'odeur d'argile était aussi forte que celle de la peinture dans l'autre. Tout ce qui pouvait servir à la sculpture se trouvait dans cette pièce. Ou presque. Lithium ne détecta aucune présence du fil de fer servant à construire habituellement les cages de poules, mais également utilisé pour faire le squelette de grandes sculptures. Alors quand elle entendit de la bouche du chef qu'ils pouvaient demander à avoir ce qui leur manquait, elle s'y engagea de ce pas. Ainsi, elle s'enquit de fil de fer de cage à poules, de journaux et de colle. L'argile et la glaise étaient déjà là. Une fois approvisionné, elle s'installa à la table restante, et réfléchit. Le sujet était tout simplement de reproduire une chose que l'on adore. Sa première pensée fut immédiatement réprimandé par une Bis enragée.


« Il a dit quelque chose que tu adores ! Pas un être insignifiant qui n'existe même pas !! »

« Il existe. Arrête de nier son existence. », pensa Lithium.

« Il est parti, arrête de courir après de vulgaires chimères !
Tu finiras par te tuer à force de chercher, et m'éliminer par la même occasion. »


« Si tu pouvais disparaître à cet instant précis, tout rentrerait dans l'ordre.
Tu m'empoisonnes plus que tu ne m'aides. Alors fermes-la, et laisse moi me concentrer. »


« Pauvre sotte.. »

Vraiment.
Si Bis pouvait disparaître pour toujours, tout irait déjà mieux.
Elle se concentra à nouveau sur le sujet. À présent, il avait 3heures pour le produire. Heureusement, car ce qu'elle avait en tête n'aurait jamais pu voir le jour en 1h30. Elle gribouilla un croquis, prenant un certain temps à le mettre sur papier. Une fois le brouillon terminé, elle se rendit compte que malgré le temps imparti, elle n'arriverait jamais à le finir à temps. Elle décida donc de rogner son dessin, et de ne faire que la partie restante. Elle s'empara du fil de fer, et s'acharna à produire le squelette de sa créature. Coupant le fil avec précision, elle ne pouvait rien faire contre les griffures qu'elle gagnait. Ses doigts étaient abîmés, et quelques petites gouttes perlaient parfois sur le sol. Ce n'était rien de bien grave. Et puis, elle avait déjà vécu la même chose en faisant un caméléon en fil de fer justement. Le squelette prit un certain temps, suffisamment de temps pour qu'elle se décide à hâter le pas. Arrachant à toute vitesse les journaux, elle les fourra dans un immense bol rempli de colle, et s'attaqua à la chair de la bête. Elle collait à maintes reprises au même endroit, pour obtenir ainsi la grosseur désirée. Petit à petit, le résultat se faisait connaître.
Le torse se dessinait, un long cou s'étirait en l'air, puis deux grandes ailes ajustaient le tout. Le crâne pris plus de temps que le reste, désirant respecter au maximum les écailles du brouillon. Ces dernières furent sujet à un gouffre temporel. Elle décida donc de créer de grosses plaques, évitant ainsi de ne faire trop d'écailles et de perdre encore plus de temps. Après la chair terminé, il fallait enrober le tout d'argile pour effacer les lettres des morceaux de journaux. Une fois le tout achevé, il ne devait que lui rester une bonne heure pour parfaire son travail. Une heure ? Ça allait être short.. Elle s'attela donc à la tâche, prenant un scalpel pour détailler chaque écaille, préciser les courbures des muscles, donner un semblant de vie à sa créature. Les minutes filaient à vive allure, et une douleur se fit sentir dans son poignet à force de faire la même chose. L'heure fatidique approchait, et elle-même approchait de la finition totale de sa bête. Encore un peu, juste un peu..
Elle jeta son scalpel, et empoigna sans tarder un pinceau qu'elle trempa dans de la peinture verte, déjà mélangée au point que la couleur s'approchait davantage d'un vert jaune qu'un vert feuille. C'était voulu. Elle peigna rapidement les yeux, prit une couleur plus foncée pour faire les nuances et vivifiait ce regard, puis prit du marron et du jaune en même temps, et s'empressa de faire les stries des yeux. Elle apposa les touches finales, et à l'instant même où elle déposait la dernière goutte de noir pour les iris, le temps imparti était écoulé. Elle lâcha tout, ravie d'avoir terminé juste à temps. Soulagée, elle soupira, empoignant son poignet légèrement douloureux. Espérons que ça leur plaise.

La sculpture en question était uniquement un buste de dragon.
La jeune femme adorait les dragons, et possédait plusieurs figurines chez elle.
Les ailes déployées, et la tête tourné sur le côté, le reptile ailé était plutôt bien représenté à son goût. À savoir si le jury serait de cet avis, un gouffre subsistait. Elle ne s'était pas aventuré à le représenter dans son intégralité, consciente que le temps lui manquerait. Et mieux vaut rendre un travail fini et ajusté, qu'un boulot inachevé et raté. Elle était ambitieuse, mais avait conscience de ses limites.

Spoiler:
 


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Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mer 27 Mar 2013 - 19:06
Toutes les œuvres étaient maintenant affichées à la vue de tous et les participants longeaient la procession de toiles d’un œil expert, accordant tel mine étonnée ou tel grimace de consternation impassible devant chaque réalisation. L’organisateur passait lui aussi, prenant déjà certaines notes quant à son verdict sur la première étape du concours. De nombreuses toiles représentaient la banale interprétation d’un thème commun comme celui de « l’aube » mais quelques-unes sortaient du lot et attiraient le regard d’un plus grand attroupement. L’exposition ne devait pas durer très longtemps avant l’annonce des résultats mais entre-temps Jakob, génie qu’il était, avait mystérieusement disparu. Profitant de l’agitation générale, il avait malicieusement glissé vers la porte des cabinets oubliant l’attrait soudain et imprévu pour ce moment artistique et privilégié qu’il avait vécu. Il était en ce moment même en train de tenter de débloquer l’ouverture trop peu huilé d’une fenêtre dans l’espoir d’une fuite éventuelle. Au moment où celle-ci céda sous la pression de deux ventouses déterminées, la même personne qui l’avait conduit à la salle de l’épreuve entra pour l’informer que les résultats allaient être annoncés. Affichant son sourire le plus étincelant pour cacher sa désillusion, Jakob remit innocemment en place le bout de verre en indiquant outré que les installations branlantes laissaient à désirer. Il suivit donc son indésirable inconnu tout en mimant une strangulation dans le dos du fauteur de trouble à l’escapade improvisée. C’est ainsi que bon gré mal gré, Jako rejoignit la foule de participants amassés devant l’instigateur de la rencontre artistique.

Ce dernier fit part de son appréciation général avant d’attaquer le cas par cas. Parmi les candidats l’on pouvait observer une mosaïque de réactions quant à l’annonce incertaine du bilan de leur labeur. Certains se rongeaient les ongles, d’autres suaient comme après un marathon, certains gardaient une certaine dignité conscient de leurs travaux respectifs et Jakob se curait les dents avec un pinceau. Pas après pas, l’on arrivait progressivement à la toile où se mêlait il fallait bien le dire une certaine confusion. En regardant les œuvres accrochés à chaque extrémité de la sienne, Jakob n’avait pourtant pas honte, pour la simple et bonne raison qu’il n’avait d’évidence aucune dignité quelconque. Finalement son tour vint et après un bref coup d’œil vers le dessin « pastellisé », l’organisateur révéla son jugement définitif et incontestable. Roulement de tambour et…. ça y'est, c’était dit ! Jakob avait un niveau artistique comparable à celui d’un chaton.

- JE GÈRE ! S’exclama-t-il en levant les pouces vers le haut.

C’était la consécration ultime, le rêve et but de tout Jakob censé, la fibre esthétique d’un matou incarné dans un corps humain, la parfaite symbiose du félin devenu homme ou de l’homme devenu félin. Et pendant un instant où Jakob croisa le regard du chat, chacun des leurs se refléta dans l’autre comme la parfaite fusion d’une compréhension universelle. En gros il avait eu la même note qu’une boule de poils. Perdant toute trace de désintérêt sur son visage, Jakob afficha une mine assuré, comme si tout cela était normal et qu’il n’avait douté de lui-même à aucun moment. Un peu de frime ne faisait pas de mal. Il reçut même un sourire de Lithium qui avait évidemment assisté au verdict. C’était d’ailleurs à son tour de recevoir l’approbation du jury et elle retourna son attention vers l’organisateur. Quand Jakob aperçut sa toile, sa mâchoire inférieure s’affaissa légèrement. Après tout il était naturel qu’elle possède un certain talent au vu du pouvoir qu’elle possédait, pouvoir finalement percé à jour par Jakob, le plus fin limier de Dreamland, après une soirée monstrueusement amusante. La performance était là, et la note avec. Contrairement à Jak on comprenait bien que elle n’était pas là par hasard. Les résultats suivants défilèrent assez vite, et quand ceux-ci prirent fin, deux autres participants avaient rejoint le rang des qualifiés, ce qui faisait un sacré nombre d’éliminés au plus grand plaisir de Jakob. Alors que l’organisateur appelait les cinq participants encore en course à le suivre, un étrange énergumène vint taper dans le dos du rouquin s’attirant son regard inquisiteur. Jakob aussi allait lui décoller les poumons, on verrait bien s’il ferait encore le mariole ! Décidément, cet endroit était dangereux.

La sculpture. Voilà sur quoi reposerait la prochaine et avant dernière session. L’autre salle n’était pas très loin mais l’on voyait très bien que tout avait été mis en place pour accueillir cette épreuve ci. Jakob avait quelques bases, la pâte à modeler, ça le connaissait. Mais plus que ça, Jakob avait été, plus jeune, fou d’un jeu de plateau ou il fallait construire ses figurines puis les peindre. Avec de l’expérience l’on pouvait même grâce à une résine spécial modéliser ses envies sur tel ou tel figurines et il était sûr que le tout allait l’aider. Par contre si le thème était l’aurore il allait péter une durite. Mais quand chacun eut pris sa place, fut annoncé que le thème serait libre, régit néanmoins par une minime règle qui voulait que l’on représente ce que l’on aimait. En gros aucune règle, vu qu’on pouvait aussi bien dire qu’on aimait tout et n’importe quoi.

- …il suffira de demander à mon assistant pour qu'il vous procure ce que vous voulez…

Héhé, Jakob allait lui faire péter un câble. Lili, elle, semblait savoir tout ce dont elle aurait besoin, elle appela le dit assistant et quémanda tels outils. Attendant son tour, Jakob fit un signe de la main et confirma d’un air savant qu’il désirait la même chose que la ptite dame. Et vlan ! Trop facile. L’on vit donc arriver sur la table de Jakob du fil de fer, des journaux et de la colle. Il n’avait fichtrement aucune idée de ce qu’il pourrait en faire mais il aurait l’air moins con avec. Octoboy avait déjà une idée en tête et en voyant Lithium s’attaquer à griffonner sur un bloc des croquis de ce qu’elle allait produire, Jakob fit de même. Elle était son modèle ! Sauf qu’au moment où elle déposa ses feuilles de brouillons, Jakob n’était, lui, arrivé qu’à un résultat peu reluisant.

Spoiler:
 

Tant pis il s’attaquerait directement à la sculpture, le dessin n’étant de toute façon pas son fort. Comprenant finalement l’utilité du matériel en observant, encore une fois, les autres concurrents, il s’attaqua à modeler avec le grillage une armature de proue de navire. L’idée était de faire un bateau surgissant de sous une mer agitée. Comme figure de proue, il inscrit une sorte de léviathan s’enroulant tout autour. Bon, ça rendait plutôt bien. Il enroba le tout avec les journaux et appela l’assistant pour qu’il lui apporte un jus d’orange.

- Mais bien sûr que c’est pour le concours !

Continuant à structurer le haut du navire, Jakob sirota son jus pour se booster un peu. C’était sa drogue à lui. Le plus dur restait à faire, une mer agitée… Bon de toute évidence il n’aurait pas le temps d’utiliser une armature pour ça, celle du navire lui avait pris plus de temps que prévu. Hop, un tentacule pour aider et il entreprit de former trois vagues judicieusement placés pour laisser de la place au centre au navire. Finalement, il assembla le tout, et il avait déjà sa base. Il fallait maintenant fignoler, pour parfaire les détails. La mer surtout devait paraitre naturelle, brute et vraie. Il inscrit les écumes et les contorsions du fluide en mouvement. Place au bateau maintenant, celui-ci Jakob y tenait beaucoup. Il affina le serpent de mer, pour lui donner un aspect figé et fit de même pour le bateau en essayant de transcrire l’aspect du bois. Quand il eut finit, il fit apparaitre autour du bateau de grosse gerbes d’eau pour signaler son émersion. Voilà c’était bon, plus qu’à peindre. Le tout n’était pas très grand mais la gamme de couleur importante ralentissait le travail. Le bateau en lui-même fut vite ficelé, le léviathan par contre fit difficulté. Il fallait être précis, car le tout n’était pas très grand. Jakob avait l’habitude de peindre avec précision ses figurines de warhammer quand il était petit, il prenait un cure-dent, chose terriblement pratique. Aussi il fit de même, en remerciant l’assistant, et s’attaqua aux écailles vert bleutées. Pour la mer un premier travail à l’aide des tentacules permit de tout peindre assez rapidement. Puis plus minutieusement, différentes teintes furent ajoutés. Jakob avait fini cinq minutes avant la fin. Quand le temps fut écoulé, il compara son brouillon au résultat, et fut assez content de découvrir qu’il était plus doué sculpteur que dessinateur. Ce concours était à l’évidence moins ennuyant que prévu.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Jeu 11 Avr 2013 - 17:23
« Mauvais joueur »





Lithium n'était pas peu fière de son travail.
Et pourtant, elle appréhendait une nouvelle fois le résultat.
Malgré la confiance qu'elle vouait à ses capacités, elle avait parfaitement conscience qu'elle n'était pas pour autant en parfaite sécurité. Elle était douée, certes, mais comme elle ne cessait de se le dire à elle-même, il y aurait toujours quelqu'un de bien meilleur qu'elle dans ce domaine. Elle ne pouvait donc pas se complaire dans sa suffisance, et ce talent qu'elle tâchait de conserver et d'améliorer pour ne pas le perdre. Elle finit même par porter un ongle à sa bouche, et le rogna jusqu'à ce qu'il disparaisse. Elle jeta à peine un coup d’œil aux travaux de ses camarades, et ne distingua donc que vaguement une grosse cylindrée assez effrayante en soi, mais sacrément bien rendu, une maisonnette de poupée livrée avec tous les accessoires, un travail affolant, puis finalement un bateau flottant sur une mer déchaînée. Elle ne vit aucunement la sculpture de la jeune fille aux chats, vu qu'elle était cachée sous un drap.

Légèrement stressée, elle patienta.
L'arbitre s'attarda tout d'abord sur la sculpture de l'aînée.
Tous étaient particulièrement intéressé par ce travail minutieux, Lithium y compris.
Ce boulot était vraiment fascinant. L'auteure avait su retracer à la quasi-perfection la minutie des meubles, des vases, des chaises et autres ustensiles. C'était une véritable maisonnée qu'elle avait produit, et le résultat était franchement attendrissant. C'était vraiment beau et agréable à regarder. La jeune femme tilta ensuite à la question que l'inspecteur posa. « Pourquoi avoir fait ça ? En quoi adorions-nous cette représentation ? ». La réponse de la vieille dame sembla pleinement satisfaire les juges, et sur la note de sept et demi, ils passèrent à la sculpture suivante.
Celle-ci ne manqua pas de l'étonner. Alors que le chat ôtait le drap, Lithium resta hébétée. C'était quoi exactement ça ? La statue était imposante, et lui rappelait étrangement un personnage d'un jeu vidéo auquel elle avait vaguement joué, avant de se tourner vers des jeux plus intéressants. La fameuse question fut ensuite posé. S'ensuivit alors une dispute de vieux couple, démontrant ainsi que les deux compères ne s'accordaient pas sur la raison du pourquoi avoir fait cela. Cela en devenait risible tant leurs opinions ne concordaient pas. Et malheureusement, malgré la finesse de la sculpture, leur désaccord leur coûta des points.

Ce fut ensuite au tour du motard.
Lithium préféra observer l’œuvre en restant à l'écart.
Il ne fallait certes ne pas se fier aux apparences, mais cet homme ne lui inspirait aucunement confiance. Sa moto était inquiétante. Les détails précis, la rendait d'autant plus effrayante. Ce crâne humain, servant assurément de casque, ne manquait pas d'ajouter une pointe de malaise à l'ambiance déjà pesante dans la pièce. La demoiselle ne savait quoi penser. Le gars avait représenté ce qu'il chérissait le plus, qui était de rouler à moto, et de tuer les gens. Autrement dit.. Que faisait-il ici ? L'art ne signifiait pas mettre fin aux jours de quelqu'un. Tuer n'est pas de l'art.


« Au contraire.
Mon art est de tuer justement.
D'égorger les traîtres, les massacrer avant qu'ils ne commettent ce que je leur fait subir, à des innocents. N'est-ce pas de l'art que de savoir faire cela sans aucun regret, et sans aucune difficulté ? »
, ricana intérieurement Bis.

« Tu ne sais rien de l'art.
Alors, va te faire foutre.. »


« Oooh, pauvre petite choupineeette ! », minauda l'autre.
« Elle regrette teeeeeellement d'avoir un jour été passionnée par ce qui est MON art à présent. Tu n'est qu'une hypocrite. Va faire ton job maintenant. »

Cette petite conversation interne l'a fit louper l'uppercut.
Et lorsqu'elle vit l'arbitre traverser la pièce, elle ne comprit pas tout à fait.
Abasourdie, elle n'eut point le temps de réagir lorsqu'elle fut projeté dans le coin aux argiles. Heureusement pour elle, elle réussit à se réceptionner, non sans ressentir une certaine douleur au niveau de la jambe droite. Lorsqu'elle releva les yeux, elle fut horrifiée par ce qu'elle vit. Le motard venait de détruire sans la moindre once de regret, l’œuvre militaire du chat. Comment pouvait-il oser détruire un travail de la sorte ?! La demoiselle vit rouge. Nous ne saccageons pas les œuvres d'art. Ce manque de respect envers la communauté artistique, et le travail des autres, la révoltait. Le motard se tira par une fenêtre qu'il créa lui-même en explosant un pan de mur, non sans faire une démonstration de ses muscles, boostés aux stéroïdes. Celui-ci atterrit tranquillement au sol, accompagné de ses potes.
Doucement, elle se releva, s'épousseta les jambes, puis releva ses cheveux défaits pour les accrocher. Elle planta un pinceau au sein de ses cheveux, et expira lentement. Elle se dirigea vers sa sculpture qui, fort heureusement, n'avait rien, et la déplaça lentement dans un coin de la pièce, désirant ainsi la protéger de tout impact qui viendrait à voler. La gamine aux chats, dont elle espérait ne pas entrer en contact avec, consciente de son allergie à cette bête, s'enquit de savoir si ils désiraient, elle et Jakob, rétamer la face de ces profanes. Lithium répondit par l'affirmative, et se présenta également à la créature des rêves à l'allure humaine, le rassurant sur son utilité. Puis, une fois les présentations rapidement faites, elle se hâta vers la salle aux fournitures. Ouvrant la porte à la volée, elle s'empara d'un tonneau d'encre de chine. Elle versa une larme imaginaire quant au gâchis qu'elle s’apprêtait à faire, et se dirigea vers le trou. En bas, elle vit le groupe de motards qui se préparaient à entrer pour tout saccager, et sans attendre une seconde de plus, elle déversa sur le groupe le tonneau. Voilà, comme ça, ils seraient certes encore plus en colère, mais cela les ralentiraient quelque peu, le temps qu'ils descendent tous. La demoiselle se retourna vers ses camarades.


« On ne va pas les laisser détruire la Tour des Arts.
C'est le seul royaume avec lequel j'ai une réelle affinité.
Ils ne toucheront plus à une seule brique de ce lieu.
Je leur arracherais les mains avant qu'ils en aient l'occasion. »


Ces derniers mots plurent à Bis.
La voyageuse ne patienta pas un seul instant.
Les escaliers prendraient trop de temps, et compte tenu de son manque notable d'orientation, elle préféra passer par la fenêtre nouvellement créée. Cela serait déjà plus rapide, et lui permettrait également de ne pas se perdre. Comment descendre en revanche ? Pas trop le choix en même temps. Elle dessina rapidement une créature ressemblant vaguement à un oiseau. Le résultat n'était pas franchement glorieux, car la créature était déplumé, laide, et l'on aurait dit qu'elle était atteinte de la maladie de Parkinson. Son bec était énorme comparé à son crâne, et le corps, proche de celui de la dinde, ne donnait pas franchement faim. Bon, on fait avec ce que l'on a, hein ! Fallait bien qu'elle se loupe un jour, non ? Elle lui ordonna de voler, ce qu'elle fit en croassant, et s'accrocha à ses pattes. Malheureusement pour la jeune femme, sa bestiole avait autant de résistance qu'une poule, et lorsque les deux compères se jetèrent dans le vide, ils ne volèrent point, ne planèrent point, non, ils filèrent en chute libre. Pourquoi, mais pourquoi ? Heureusement, après une véritable frayeur, la bestiole reprit le contrôle de ses ailes, laissant une trace de son passage en abandonnant des plumes verdâtres, et atterrit, non sans mal, au sol, laissant sa maîtresse légèrement nauséeuse. Cette dernière, sous les regards faussement hébétés des motards, révoqua sa créature, et dessina rapidement ses dagues favorites, les flamboyantes, et se mit en position.


« ça va chier. », firent en cœur Lithium et Bis, qui l'accompagnait mentalement.

Espérons néanmoins que ses compagnons ne la laissent pas seule face à ces bikers.
Pas qu'elle était incapable de tous les rétamer, mais il était envisageable qu'ils soient trop nombreux pour elle seule. Qu'ils tentent de lui passer sur le corps ces gros lards!



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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Dim 14 Avr 2013 - 16:37
Après le glas du temps imparti et pour la deuxième fois depuis le début de la soirée, l’organisateur s’avança vers les œuvres réalisées. La tâche allait être d’autant moins longue que le nombre de participants avait baissé de plus de la moitié. Il n’en restait plus que cinq à mettre une nouvelle fois en course leur aptitude artistique où pour certains leur chance de cocu. Cinq sculptures pour l’enjeu d’une dernière épreuve. Jakob n’avait strictement aucune idée de sur quoi elle allait porter et il se fichait d’ailleurs bien de le savoir mais il voulait y participer. Il était allé trop loin pour se faire recaler comme une vulgaire chaussette. Pourtant un coup d’œil sur la concurrence suffisait pour comprendre que la place n’allait pas être donné, mâché, et prémâché.

L’évaluation débuta par le travail de la dame âgé. Rapidement on en vint à lui demander de justifier son travail. Une sorte de test pour juger de... de quoi au juste ? De la sincérité, du bon fond de la personne ? Amusant. On eut donc droit aux souvenirs larmoyants de miel, de sucre et de rhubarbe de la jeunesse d’une vieille femme elle-même toute mielleuse ! Ah ça dégoulinait de partout, é-cœu-rant. Et en plus elle était gratifiée d’une bonne note. Sept et demi, mais quelle arnaque ! Bon d’accord le rendu était loin d’être horrible mais la justification était bidon, vu, revu, cliché. Elle venait surement même de l’inventer la rapiat ! C’était fou ce que ce moment du concours pouvait alterner le jugement objectif de Jakob.

Les deuxièmes à passer sous le regard expert de l’organisateur furent la demoiselle et ses chats. Le drap qui cachait alors la sculpture fut enlevé et dévoila un imposant et identifiable militaire. Jakob l’avait déjà vu quelque part mais où il n’en avait aucune idée. La question fut de nouveau posée et l’on eut cette fois droit à une réponse plus originale. En fait c’était bien les chats qui participaient et non la fille, la deuxième œuvre avait été réalisé par la seconde invocation de la rousse et reflétait par conséquent uniquement son point de vue. Or ce n’était pas lui le participant officiel et la note en pâti.

Le troisième fut le « gagnant » de la première partie. Il avait fait une moto qui n’était pas du tout au gout de Jakob. Quelle manque de classe, il lui préférait de loin sa petite vespa jaune. Agacé de se voir encore sucré son tour et ayant la patience d’un bulot, Jakob réfléchit à sa prochaine session nocturne. Rendre visite à Okto lui paraissait une bonne idée, il devait parfaire sa connaissance du terrain, éclaircir le système de zones et savoir une bonne fois pour toute comment faire pour décider de l’endroit où apparaitre en s’endormant. Rapidement il fut coupé par l‘altercation entre l’organisateur et le participant. Il était question de tuer des gens, d’art et « d’idéologies de fanatiques psychopathes ». Le ton était rapidement monté. Jakob repensa à une doctrine de guerriers colossaux : Nul art n'est plus beau et diversifié que celui d'infliger la mort. Il n’eut toutefois pas le temps d’y méditer qu’il fut emporté avec force par le corps des deux organisateurs. Il n’avait eu aucune chance, à peine avait-il tourné la tête dans la direction de l’agitation que la tâche bleue de l’assistant l’avait emportée, et finalement encastrée contre un mur de la pièce. Super il avait pris le choc pour les deux autres.

Sa tête avait rebondi avec force contre la cloison et alors que les deux autres se relevaient déjà sans peine Jakob se mit à quatre pattes en titubant. Sa vision se flouta et il ne discerna que de vastes gestes grossiers de la scène qui se déroulait pourtant juste devant lui. Il avait l’impression que sa tête était compressée dans des rouages eux-mêmes compressé par une enclume elle-même compressé par un rorqual bleu. Pourtant l’effet ne dura pas longtemps et après avoir pris appui sur une armoire il se releva avec difficulté. Ca faisait un put*** de mal de chien. Les oreilles de Jakob continuaient à siffler alors qu’il retrouvait une complète acuité visuelle accoudé contre le mur et l’armoire. L’homme venait d’explosé d’un coup un pan de la pièce, et les autres couraient en tous sens. Bordel pourquoi était-il le seul à moitié sonné ? Chacun d’eux avait pris un coup pourtant alors pourquoi ? La réponse était simple, Jakob n’en avait jamais reçu. Il n’était pas de ceux qui avait eu une enfance difficile, il ne s’était jamais battu, il n’avait jamais ressenti le choc de la chair contre la chair. Le voyageur n’avait aucune expérience du combat, celle-ci se limitait aux belles images des B.D, aux films de karaté ou aux animés japonais. Alors pendant que tout le beau monde s’activait à réagir à l’attaque, lui n’arrivait même plus à bouger. Pas parce qu’il ne pouvait plus se mouvoir, mais parce qu’il n’était pas prêt à ça. La rousse quémanda à Lithium et lui-même leur aide pour LES rétamer. Quoi encore, y’en avait d’autres comme ça ? Et la voyageuse blonde qui répond du tac au tac a l’affirmatif en affirmant son utilité quant à l'affrontement à venir. Et merde, il n’était pas un couard, ça non, et alors que l’invocatrice de dessin pleine d’assurance vidait un tonneau d’encre sur les opposants, elle se retourna et leur confirma sa détermination. Sur ces mots, elle s’élança à l’aide d’un oiseau sortit de son bloc note.

Allez merde Jakob bouge-toi ! Le voyageur se redressa finalement puis se dirigea vers la salle aux fournitures comme Lithium avant lui. Il en ressortit un couvercle de métal ventousé sur chaque bras, et peint d’une expression nouvelle. Dreamland était donc un endroit où tout pouvait exploser en plein milieu d’un concours artistique ? Très bien. Un endroit où l’on pouvait se prendre une droite d’une seconde à l’autre sans aucun signe précurseur ? D’accord. Mais tant qu’à se prendre des coups autant bien les prendre, tant qu’à se prendre des coups autant les bien les rendre. Jakob ne jeta de regard à personne et continua tout droit vers le trou béant du mur. Là il déploya des ventouses sur ses pieds et s’élança à la verticale de la tour en courant. Il put voir Lithium atterrir tant bien que mal et se préparer au combat. Elle voulait protéger la tour, l’oiseau et la rousse continuer le concours mais Jakob n’avait pour seul envie en ce moment que de foutre un pain à cet enfoiré. Rien qu’un suffirait. Si cela pouvait aider l’un ou l’autre, tant mieux. Arriver près du sol Jakob ralenti l’allure et pour éviter de s’arrêter trop brusquement et de décrocher les ventouses il s’en fixa de nouvelles au niveau des mains et arrêta sa course au dernier rebord. Là, il descendit à reculons et à distance raisonnable sauta à terre. Il aurait presque eu envie de chantonner «♫ Spider-Poulpe, Spider-Poulpe, il sait descendre à reculons ♫ Spider-Poulpe, Spider-Poulpe, est-ce qu’il sait lancer des toiles ? Bien sûr que non c’est un bouffon ♫ ». Presque.

La cour de la tour était en véritable émoi, le son des moteurs rugissaient à travers l’enceinte accompagnant le chaos provoqué par les motards. Rapidement Jakob discerna Logan du tumulte. A l’aide de sa capacité il détruisait un stand d’artefact lié au royaume. Mais le rouquin n’eut pas le temps de l’approcher qu’un autre motard lui fonçait déjà dessus sur son engin rouge et noir pleins de piquants et d’ornements référant à la mort. Une faute de gout évidente mais l’on ne pouvait lui reprocher de ne pas être cohérent au vue de son style vestimentaire. Jakob ne se laissa pas surprendre cette fois, il fit apparaitre un tentacule pour saisir un des deux couvercles en métal et le lui balança à la manière d’un frisbee. Ce dernier vint percuter le crâne du biker le faisant tomber de sa monture qui continua sa course jusqu’au prochain obstacle.

Le motard, prénommé Derrick au vu du prénom arboré sur le derrière de sa veste noire, se releva sans grande peine en maintenant une main sur son arcade sourcilière en sang. Son sourire jaune n’en demeurait pas moins constant. Il semblait être le plus gringalet de son groupe. Un corps étriqué et un esprit détraqué, il n’en était pas pour autant moins menaçant ou dangereux. Il attrapa la masse qui pendant à son harnais et la pointa vers le voyageur. Peut-être pas si gringalet que ça. Cette dernière était en fait la partie avant d’une bécane. Le volant avait été adapté en un manche mais au bout des cylindres il y avait une roue avant qui tournait plus ou moins vite selon le désir du motard. Il valait mieux ne pas se la prendre en pleine gueule s’imagina Jakob. Alors que Derrick se mit à courir en direction de son adversaire, Poulp-boy réitéra sa dernière manœuvre et lança son dernier couvercle. En voyant le projectile arrivé le motard décrivit un large cercle de sa masse pour l’envoyé valser contre le décor, offrant ainsi un parfait champ libre à Jakob maintenant à portée. Il ne pourrait ramener assez vite son bras pour protéger son torse à découvert. Jakob arma donc son poing et envoya de toute sa puissance un uppercut en pleine abdomen dans l’espoir de lui couper la respiration. Le motard se courba en deux et pour ne lui laisser aucune chance Jakob envoya sa solide jambe droite le percuter à nouveau, l’envoyant ainsi trainer dans la poussière. Bon sang ça faisait un bien fou. Mais comme il s’y attendait l’autre se releva à nouveau en essuyant quelque crachats et grossièretés de coutumes. Lui n’était pas un débutant, il avait l’habitude d’encaisser, ce qui n’était pas le cas de Jakob. Aussi celui-ci vint à espérer qu’il ferait une nouvelle erreur en le voyant de nouveau chargé à sa rencontre, roue à pleine puissance.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 13 Mai 2013 - 17:07
« La roue tourne »



Lithium et Bis étaient excédées.
Jamais elles n'auraient pu imaginées une chose pareille.
Qui donc pouvait projeter de s'en prendre à la superbe Tour des Arts ?
Si elles ne possédaient pas la même vision de l'art, elles en partageaient néanmoins la passion. Et c'était ce qui pouvait faire leur force commune, car cette discordance mentale pourrait un jour leur porter préjudice, si ce n'était pas déjà le cas.


« On va les fumer ces sales fils de pu.. »

« Carrément. », affirma la blonde.

Puis elle se jeta, dagues déployées sur le premier biker venu.
C'était un rondouillard faussement musclé, trimbalant sa graisse mal répartie avec une fierté ridicule. La jeune femme se moqua ouvertement de lui en s'approchant rapidement, sans pour autant le toucher. Elle tournait autour de l'homme, gravitant avec aisance sur ses pieds, pointant parfois sa dague sur une parcelle de peau du chauve, créant ainsi une ouverture sanglante d'une taille raisonnable. De simples éraflures sans le moindre danger pour sa vie. Le gros lard tentait de l'attraper, mais en vain. À chaque coup de poing donné, elle se baissait, esquivait, et lui répondait ensuite par un rire moqueur. Elle s'amusait à le tourner en ridicule. Il fallait avouer que ce n'était aucunement compliqué de s'éloigner de lui. Ses mouvements étaient lents, dépourvus de volonté, et sa force était répartie uniquement dans le but de faire un maximum de dégâts, si seulement il parvenait à toucher quelque chose. Malheureusement, il était bien trop mauvais, et s'apparentait davantage à une bonne grosse limace baveuse, qu'à un lion fougueux.
Lithium commençait à s'ennuyait, et les injonctions de Bis la poussait à mettre fin à cette mascarade. Sauf que, la colocataire de la blonde lui imposait de trancher la gorge de son adversaire. Elle voulait voir son sang couler, gicler sur son visage, se délecter de la souffrance qu'il éprouverait. Le râle de la mort était pour elle aussi jouissif qu'était une tablette de chocolat noir pour la propriétaire. Cependant, la voyageuse ne partageait aucunement l'avis de l'intruse. Elle ne désirait point le tuer, seulement le mettre hors d'état de nuire. N'écoutant qu'elle-même, elle ignora royalement les hurlements de son virus intérieur, et s'extirpa de sa danse d'avec le biker, pour apparaître derrière lui. D'un geste maîtrisé, elle lui asséna un violent coup de coude dans le crâne, suivi de la manche rougeâtre d'une de ses dagues. Le porc tout de cuir vêtu s'étala de tout son long sur l'herbe verte entourant la Tour des Arts, goûtant à sa fraîcheur. Ramenant une mèche derrière son oreille pointue, la demoiselle se tourna vers un nouveau rival, un sourire aux lèvres.

Sourire que Bis ne partageait pas.
La seconde personnalité était dégoûtée.
Non seulement elle ne l'écoutait pas, mais en plus, ce foutu gros porc était encore en vie.
C'était intolérable. Si elle l'achevait maintenant, il ne ferait plus aucun mal à personne ! Pourquoi donc ne partageait t-elle plus ce point de vue ?!! Tout était la faute à ces personnes dans son entourage qui la poussait à changer de voie. Ce Ed Free par exemple, lui paierait cet affront. Effectivement, Bis en venait à haïr les gens pour pas grand chose. Elle était explosive, une véritable bombe à retardement à la rancune tenace, sentiment qui altérait constamment son jugement. En quoi pourrait-elle donc comprendre le fait d'épargner la vie d'une tierce personne emplie d'une vilenie sans pareille ? En rien. Elle préféra se taire à nouveau. La dessinatrice ne jugeait point intéressant son avis de toute manière.
C'est ainsi que Lithium se chargea de combattre le second biker, non sans s'amuser à nouveau. Après tout, elle avait besoin de se dégourdir les jambes. Quelques minutes suffirent à conclure l'affrontement, assommé également, et elle se jeta sur un énième imbécile. Cependant, à mesure qu'elle se défendait, l'ennui pointait le bout de son nez. Le but premier était de mettre hors d'état de nuire ce Logan. Poussant du pied un dernier adversaire, elle rejoignit les quelques camarades présents.


« Faudrait peut-être penser à fracasser Musclor là, non ? »



[HRP: Désolée pour avoir mis autant de temps pour pondre cette bouse.
Je suis un peu à cours d'inspi'..]

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 14 Mai 2013 - 12:42
Jakob se tenait prêt à recevoir le violent assaut de son adversaire évalué à une distance d’une vingtaine de mètres quand il sembla voir le temps s’écoulé au ralenti autour de lui en même temps que ses oreilles bourdonnaient aux rythmes des fracas. Ainsi Lithium était déjà venu à bout de plusieurs adversaires accompagnant le rythme effréné de catgirl qui lacérait à tour de bras. Aussitôt l’imaginaire du rouquin lui présenta son affrontement premièrement héroïque comme une dispute de vieillards asthmatiques en fauteuil roulant. Cela ne prit qu’une seconde et déjà les grognements du motard au guidon redirigeait l’intention de Jak et de son petit cœur fragile vers un problème plus épineux. Présentant sa garde à l’ennemi en préparation du choc, Jak ferma les yeux un court instant.

Quand il les rouvrit la lady aux cats agrippait fermement son adversaire aux niveaux des jugulaires stoppant net son avancé. Voyant la redoutable roue qui s’agitait en tous sens dans les mains du motard menaçant dangereusement la voyageuse Jakob bondit en avant en armant son poing. La demoiselle dégagea son emprise en envoyant en avant l’homme désarçonné à la rencontre d’un direct du droit accentué par les forces cinétiques opposées qui inévitablement se rencontreraient dans moins de cinq secondes. Décompte funeste avant collision. Quatre secondes. Trois. Deux. Une seconde. La marque des phalanges vinrent s’imprimé sur l’arrête nasale libérant un mince coulis sanguin aux narines compressés. Parallèlement le défigurement de l’expression faciale transformait rictus confiant et dents pourries en moue de douleur et dents pourries. Les yeux de la cible fermés par effet de crispation lors de l’impact chair versus chair ne se rouvrirent pas pendant la chute en arrière du corps entrainé par la gravité universelle vers un point de chute situé quarante centimètres plus bas. Le coulis évoqué précédemment exerça pendant moins d’une demi-seconde un effet de lévitation dû à la poussée d’Archimède s’exerçant dans tout fluide avant de retomber fatalement sur le visage comateux du motard en une parfaite tâche unie en forme de canidé représentant pour tout divinateur aguerri la terrible forme du sinistros présage d’un désastre finalement révolu depuis deux secondes et huit centièmes. D’après le principe d’interaction de corps voulant que pour toute force exercée une de même intensité se forme en réponse à celle-ci, le poing du poulpe se colora d’un rouge éphémère tandis que qu'il le serrait de l’autre main imaginant sûrement que cela atténuerait la douleur. Parallèlement son visage d’héros poseur se suivit d’une crispation de la mâchoire accentué par le signal de détresse dégoulinant de ses yeux zircons sans toutefois qu’une goutte lacrymale fusse versé. Au même moment, exactement à l’autre bout de dreamland un moustique qui avait sucé deux heures auparavant le sang d’un individu malade s’écroula raide mort.

Les deux bras de mister universe alias Jacquot le ramollo vinrent former le V de Victoire, mains pointés vers le ciel, pendant que son sourire imbécile illuminait son visage d’abruti fini. C’est durant cet instant de réjouissement majeur porté par l’impression d’avoir accompli un miracle que Logan, masse de muscles inconsidéré, possédant un pouvoir interprété par un évident complexe inavoué, envoyait valser la mademoiselle félin à l’aide d’un lancer franc de domino vivant à demi-conscient. Les experts en dominos crièrent à la tricherie. Revenant alors à la présente réalité le voyageur tentaculaire se rendit à l’évidence que son triomphe n’avait qu’eu pour résultat la destruction d’un grain de sable sur une plage méditerranéenne au vu du nombre des assaillants. La confiance qui l’avait empli un instant valait-elle ce geste finalement presque vain ?

La réponse fut oui. Emporté par son élan de bravoure, la sensation d’invulnérabilité atténua la douleur insignifiante qui avait dardé de chaleur sa main durant quelques dixièmes d’unité de temps. Dès lors quand Lithium la brave, cheveux au vent, tornade dorée, bipolarité et crayon bien taillé éleva la voix au milieu du tumulte rugissant pour poser une question rhétorique quand à si oui ou non il fallait « fracasser Musclor », référence ingénieuse à Logan, Jako brandit l’arme de son adversaire endormit dans son propre rêve et assura que oui il le fallait. Le nombre de résistants réduit par la disparition d’un coquet paon et de la petite rousse aux chats qui avait préféré continué sa vendetta dans les décombres de la Tour n’en démordait pas moins les quelques revanchards encore présents.

Malheureusement, la manipulation d’une arme dont il ne s’était jamais servi et son aptitude naturelle à la bêtise avait tout pour annoncer le fiasco qui allait suivre. Quand Jakob enclencha la rotation pleine vitesse de la roue qui ornait sa masse, celle-ci surprit son nouveau propriétaire par sa vitesse et devenue incontrôlable l’entraina au sol pour le charrier à sa suite. Sous les yeux surement peinés des quelques spectateurs de cette triste prestation, l’arme entraina le voyageur à décrire un cercle autour du bâtiment. N’ayant pas le tact de lâcher le manche, Jakob évita bon gré mal gré les quelques pavés inégales en oscillant tantôt à droite, tantôt à gauche le dit manche. Le tour eu tôt fait d’arriver à son terme et Logan revint en ligne de mire. Exerçant sa perception remarquable pour tirer profit du terrain Jakob remarqua la plateforme offerte par une planche d’étalage incliné à 76° Est-Sud-Est et reposant sur un mobile en piteux état lui fournissant un tremplin des plus singuliers. Miraculeusement le plan imaginé réussit et Jakob s’éleva dans les airs à la suite de son véhicule improvisé en empruntant le tremplin. Au même moment, trois taupes oniriques émergeaient de terre pour assister au saut et élevèrent une à une un panneau pour gratifié la performance d’un triple 8 largement mérité.

Néanmoins ! La hauteur prise s’avérait trop grande pour avoir une quelconque utilité mise à part celle de s’écraser comme une vulgaire crêpe suzette. C’est dans le but de contrer c’est optique désastreuse que le voyageur lâcha la masse à l’endroit propice pour retomber sur Logan. Attaque des plus surprise s’il en est malgré tout gâché par le cri de fillette de Jakob Baekeland, 22 ans. Le surnommé Musclor éleva le regard pour assister à la chute du volatile sans plume en plein sur sa tête. Malgré son souffle court, Jakob eu la judicieuse idée de développer deux tentacules et de les ventousés entièrement autour du faciès et des épaules de Logan pour se servir de sa propre personne dans le but de masquer la vue du malotru offrant ainsi aux autres résistants éventuels une ouverture. Si Jakob n’avait aucune expérience au combat, il n’en demeurait pas moins un véritable emmerdeur.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 18 Juin 2013 - 19:55
« On fait avec ce que l'on a. »





Était-elle entourée de parfaits imbéciles ?
C'est ce que Lithium entendit de la part de Bis.
Alors qu'elle s'enquit du fait qu'il fallait battre celui qui semblait être le chef de cette puérile rébellion, le roux à tentacules – particulièrement immonde d'ailleurs – faisait l'idiot. Voilà que cet abruti faisait un pseudo V, symbolisant sûrement sa pathétique victoire sur son premier adversaire sans doute. Si la propriétaire légale du corps n'en avait cure, trouvant même cela plutôt marrant, le parasite quant à lui, ne supportait pas cette marque ahurissante de la débilité profonde attestée du sujet. Le plus important était qu'il était prêt à se taper du muscles. Pas trop tôt dis donc, cracha le virus mental. Maintenant, il s'agissait de l'approcher.
La blonde remarqua la disparition de la gamine au chat, mais fit davantage attention au spectacle pour le moins cocasse qu'offrit une nouvelle fois Jakob. Celui-ci, pas peu fier de sa nouvelle monture métallisée, se laissa griser par celle-ci, et dans un souci d'orgueil, trouva rien de plus intelligent que de faire le tour de la Tour justement, en motocyclette. La damoiselle esquissa un sourire, tout en prenant soin de s'écarter du champ d'action du jeune poulpe, puis resta bouche bée face à la performance maladroite du garçon. Le voilà dans les airs, applaudit par un trio de taupes, visiblement émerveillées par tant de grâce. Bon.. Après tout, on voit de tout à Dreamland.
Comme les atterrissages ratés. Surtout les atterrissages ratés. Après un magnifique saut, tous eurent le bonheur et l'honneur, de voir un poulpe s'écraser comme une bonne grosse merde sur le sol. Enfin.. Ce n'est pas tout à fait comme cela que la scène s'est déroulé. Il avait certes volé dans le ciel tel un vulgaire poulet sans plumes, mais il ne s'était pas écrasé sur le sol. Il avait atterri comme une merde, mais pas sur le sol. Non non. Juste sur la tête de Logan, toutes tentacules dehors. La scène était tellement ridicule que Lithium dut se mordre le poing pour ne point rire. Quelques larmes trahirent en revanche son ressenti véritable.

Mais l'heure n'était pas à la rigolade.
Il était temps d'agir et de profiter de cette occasion en or.
Occasion qui fut d'autant plus gracieuse lorsqu'une explosion se fit entendre autour des trois personnages. D'un rapide coup d’œil dans les airs, la voyageuse comprit que c'était l’œuvre du camarade félin de la gamine à la robe. Une grenade, y'a rien de mieux ! Profitant de l'ouverture donné par la fumée, et l'intervention particulièrement ingénieuse de Jakob, Lithium se jeta sur Logan. Toutes dagues dehors, elle courut vers le soi-disant chef, dont la bande mettait à sac le Rez-de-chaussée de la Tour. Sauf que, à l'instant même où elle s'apprêtait à lui planter une lame dans le torse, entre les jambes recroquevillées de Jakob, la future victime se débarrassa de son boulet tentaculeux, se retrouvant nez à nez avec la jeune femme, surprise. Au sourire malsain que lui offrit le Hulk humain, la dessinatrice comprit qu'elle devait se replier. Instinctivement, elle se jeta à terre, glissant toujours en direction du musclé, qui prépara un uppercut, prêt à lui éclater son joli minois. Heureusement pour la blonde, cette dernière possédait un minimum d'expérience, et ce genre de situation ne lui était pas inconnu.
Au moment même où elle atteignit les jambes, elle se retourna dans le sable, continuant sa glissade, évitant ainsi les poings conjoints de l'accro aux stéroïdes, et balança un coup de lames sur ses mollets. Malgré les muscles d'acier que possédait l'homme, la jeune femme parvint à planter un bout de ses armes, qu'elle retira aussitôt. Elle se releva rapidement, sans prendre le temps de s'épousseter, et s'éloigna de plusieurs sauts en arrière. Étrangement, sa clique s'amenuisait à vue d’œil, ce qui n'était pas un mal en soi. Ce qui la fit néanmoins tilter, c'était le chat autrefois vêtu de treillis, accoutré tel un motard. Mais.. que faisait cette boule de poils avec eux ? Avait-il décidé de se ranger du côté des perdants ? Lithium ne comprenait pas. Ce n'était pas possible. Il y avait assurément anguille sous roche.

Mais où était la propriétaire de l'animal ?
Où était son camarade tout en bleu, Hugin ?
Quelques explosions se firent entendre au sein de la Tour, ce qui ne manqua pas d'irriter davantage l'artiste amateur. Ça ne se passerait pas comme ça. Elle crut apercevoir la féline dans les airs, entre les griffes d'un magnifique paon quelque peu blessé et essoufflé par quelques batailles. Si ils étaient aussi prêts, il y avait peut-être moyen de faire une attaque à plusieurs.. Elle remarqua le roux poulpeux non loin également. Oui, ça pouvait le faire. Légèrement suicidaire, mais ça pouvait le faire. Elle inspira un coup, resserra son étreinte autour de ses dagues rougeoyantes, puis courut. Elle croisait les doigts virtuellement pour que Logan continue à lui tourner le dos, et que cette saleté de chat ne vienne pas empiéter sur sa trajectoire. Arrivant presque à destination, elle prit appui sur ses jambes, et continuant dans son élan, se jeta sur le dos de Musclor. Elle se sentit durant quelques secondes, dans la peau d'Altaïr ou d'Ezio, même si elle n'en avait assurément pas les capacités, et planta ce qu'elle put dans le dos de son ennemi. La force de sa peau n'était pas facile à transpercer, mais elle était encore suffisamment élastique pour qu'elle puisse y rester accroché. Conservant une lame dans la chair, elle retira la seconde pour continuer à planter là où elle pouvait.

Maintenant, le top serait que les autres interviennent.
Mais genre franchement. Je sais pas, une flopée de poils dans le nez, de l'encre dans la face, une balayette, quelque chose ! Là où la demoiselle s'était établi devait normalement ne pas pouvoir être atteint par les bras du monstre, mais n'importe qui pouvait venir par derrière l'attraper. Qu'ils essayent un peu pour voir.




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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Dim 23 Juin 2013 - 14:05
Y’a des choses dans la vie, on croit ça nous servira pas. Pour l’heure Jak regrettais de n’être jamais entré dans un country bar pour chevaucher un taureau mécanique. Le malheureux n’avait eu la présence d’esprit d’anticiper le jour où il monterait une brute gonflé aux stéroïdes à l’aide de deux tentacules. On est prévoyant ou on l’est pas. Tenir n’était pas chose facile. Le bougre de Logan, tandis qu’il gesticulait nerveusement, tentait de déloger par sa seule force physique le parasite qui s’était fixé sur son crâne. Mais le poulpe tenait bon.  Ses deux symbioses pustulés de ventouses performait leur emprise à chaque fois que Logan essayait de s’en dépêtrer et Jak se demanda s’il n’eut pas mieux fait de le faire suffoquer en lui entravant ses voies respiratoires quand le vacarme d’une explosion inexpliqué lui fit siffler les oreilles. Sa position légèrement ambiguë ne lui permettait pas d’observer la scène en son ensemble et d’agir en conséquence. Il n’eut le temps de rediriger ses tentacules vers la gorge ennemie qu’il sentit une poigne terrible l’agripper comme s’il n’était rien. A l’évidence Logan avait joué de son morphe physique pour décupler sa puissance. Les ventouses dont la résistance était poussée à leur paroxysme lâchaient les unes après les autres dans une symphonie de papier bulle éclaté. En quelques secondes à peine Jakob se vit plonger violemment contre le sol, éjecter par le colosse. Son menton cogna de plein fouet la terre dure et précéda ses tonneaux qui l’amenèrent au pied de la tour. Capacités visuelles diminuées. Oreille interne perturbée. Douleur conventionnelle. La main du Jak s’essaya à agripper le mur avant de retomber mollement, épris de fatigue. Son menton éraflé se teintait d’un rouge sanguin, échos à ses multiples éraflures et sa tête tanguait dangereusement. Pauvre bête. Son ossature n’avait, elle, subie aucun dommage majeur, aussi il grimaça et entreprit de reprendre un peu de hauteur. Il finit tant bien que mal par retrouver sa position bipède en observant la valse mortelle offerte par Logan et Lithium puis se rendit compte que devant lui se tenait le chat militaire de dame félin. N’avait pas l’air très content. Se remettant progressivement de sa chute, Jakob s’enquit respectueusement de l’état de son confrère du jour.


- Wesh ma cou-


La crosse de l’arme du matou vint frapper dans l’endroit ci précédemment césuré entrainant moult expressions faciales d’horreur et de douleur au poulpeux avant qu’il ne chut héroïquement. L’incompréhension n’avait même plus de place sur son visage baigné d’une souffrance laissé audible par le faible bourdonnement qui s’échappait d’entre ses dents serrées. Instinctivement son mécanisme défensif buccal se mit en branle. Mais juste avant qu’il n’eut le temps d’éjecter la noire fumée, la crosse du chaton revint fouetter l’air pour frapper sa trachée. Ses mains tinrent sa gorge endolorie et de faibles gargouillements étouffés témoignaient de l’état lamentable de son larynx. Capacité respiratoire faible. Trahis- !... deux énièmes coups vinrent percuter sa caboche, étayant son visage d’une vermeille hématine. Jak apercevait déjà Okto pleurant devant une stèle gravée de lettres d’or « Ci-gît Jakob Baekeland, voyageur du Poulpe durant trois lunes, assassiné par un matou lors d’un concours d’arts ». Et pour gésir, il gisait. Sa bouche empêtrée de sang et de salive l’empêchait de respirer convenablement, tandis que sa main gauchère tentait d’inhiber le flux rougeâtre de ses narines. Comme une vieille baleine échouée il résidait allongé sur le dos en crachotant le liquide ferreux. Un autre que lui n’aurait surement pas eu tant de mal à encaisser les chocs et encore moins à maitriser le chat en furie mais Jak se recevait alors les premiers coups et découvrait des sensations jamais éprouvées. Le choc et le sang lui firent tourner la tête et les sens jusqu’à ce que bondissant agilement, le félin n’atterrisse sur son ventre, appuyant sur sa cage thoracique et ses poumons en refaisant jaillir Jak et sa douleur bien présente. Le cercle du canon encore chaud d’une utilisation récente de l’arme d’assaut du chat s’apposa sur le torse d’un Jak perlant d’une sueur froide non familière. Il allait mourir. Ça ne lui était encore jamais arrivé. Discernant l’accoutrement de l’animal, Jak ne parvint qu’à résonner que catwoman avait dû retourner sa veste (de motard ! ah…ah…) pour sauver sa peau ou simplement n’avoir joué qu’un rôle depuis le début de la soirée. Coup de poker.


- Les poulpes ont trois cœurs, matou. J’ai plus de points névralgiques que tu n’auras de temps pour vider ton chargeur, prêt à tenter le coup ? Parvint-il à formuler aussi menaçant qu’il pouvait l’être dans sa déplorable situation.


En réponse le canon remonta lentement jusque sa tempe et Jakob bouda du regard. Mauvais joueur. Mettant fin au suspense de coutume, le chat fit pression sur la gâchette et le célèbre « pac » du chargeur vide résonna honteusement. Durant quelques secondes les deux adversaires, bien que les termes bourreau et victime ne correspondent davantage, se fixèrent les yeux grands ouverts ne sachant comment réagir. Jak mit fin à cette session d’incrédulité en esquissant un large sourire de ses dents ternies par le sang oubliant son propre massacre au profit du souvenir de la décomposition faciale du félin.


- Crétin.


Humilié, la créature jeta son arme pour retourner son regard plein de haine vers sa proie. En un crissement digne des lames du Carcajou américain, il dégaina ses dix griffes acérées devant les yeux d’un Jak horrifié. Retranché dans ses derniers…. Retranchements, il saisit son bluff du jour en pointant du doigt une direction aléatoire et en s’égosillant « Pelote de laine ! ». Pas dupe pour un sou, le chat planta au nom des droits guerriers ses ongles dans le torse du voyageur. Réaction primaire dans deux secondes. Une. Tel une torpille, un tentacule de Jak fusa de son abdomen pour décocher un uppercut mérité en pleine gueule du malotru. La bête vola jusque percuté la tour et retomba inanimé, évanoui, débarrassé de sa rage. Parallèlement le cri du Jak avait transpercé les nuages et dix marques sanglantes avaient rougi son torse. Tandis qu’il transpirait toute sa peur du moment, Jakob se laissa choir complètement à terre, l’air un peu perdu par la violence de l’assaut. Bordel de couille. Il saignait. Beaucoup, je veux dire. Ce n’était pas dans les habitudes de Jakob de se retrouver la gueule en sang. Il avait mal. Bien plus mal qu’il n’avait jamais eu auparavant. Et c’était loin d’être terminé. Son habit était grossièrement laminé là où les griffes avaient laissé leur trace et où le tentacule maintenant résorbé avait surgi. D’un geste il arracha le reste de sa guenille taché de rouge. Alors qu’il passait une main sur sa mâchoire endolorie, un beuglement de sourd le ramena à la bataille bien plus vaste qui avait lieu autour. C’était Logan qui avait crié. Sur son dos Lithium avait repris le flambeau de Jak et plantait les crocs de ses poignards à tout va en l’espoir d’affaiblir le monstre de puissance.


Ok. Il fallait faire quelque chose. Jakob se releva maladroitement pour tituber sur quelque pas puis, fit ce qu’il savait faire de mieux. Courir. Ses jambes avaient été épargnées jusque-là et il ne tarda pas à atteindre une vitesse raisonnablement élevé. Sa tête se balançait, encore un peu sonné, mais une fois qu’il sentit la terre défilée sous ses pieds, il n’y avait plus que la ligne d’arrivée qui comptait. En l’occurrence le motard. Ne manquait plus qu’à trouver quoi foutre maintenant qu’il approchait du duel mouvementé. Logan n’arrivait pas à attraper l’agile combattante placé dans son angle mort et se débattait comme un diable. Aussi dans un mouvement brusque il se retourna et aperçu le voyageur poulpesque dont il s’était déjà débarrassé revenir à la charge. Surpris, Jakob, déjà trop près, ne put esquiver la main, immense, qui enveloppa son corps dans un étau remarquable l’amenant devant le visage marqué de colère du motard en furie. La poigne se resserra progressivement, compressant le pauvre diable malgré les attaques extérieur. Tel un credo qui revint charger à bloc le voyageur, il siffla péniblement la réplique qu’il avait tant travaillée, la voix encore éraillée par la précédente attaque du matou.


- Y’a pas d’fumée…


Il parvint à dégager la réserve d’encre de son pharynx et noircit le visage de son adversaire d’un nuage poisseux. Surpris par le violent jet aveuglant, Logan lâcha sa prise pour essayer de se débarrasser de sa présente cécité. Jakob, pied à terre, en profita pour terminer sa courte tirade, délivré de l’étreinte asphyxiante.


- Sans poulpe !

Ses bras avait craqués sous la force du colosse et bien qu’encore mobiles, trop douloureux pour s’en servir convenablement. Mais Jakob avait plus que des bras. Ses deux tentacules vinrent s’enrouler autour de ses membres supérieurs jusqu’au poignet dans le but d’attelles organiques parfaitement maniable. Alors, il exerça sa symbiose siphonale sur ses deux coudes et envoya ses poings cogner l’un après l’autre propulsés par les vagues de fluides. Jakob ne s’était jamais battu mais il avait fait des études de biologie avancée pour accéder à son école de vétérinaire. Le corps humain, il le connaissait par cœur. Ses trois coups vinrent percuter le foie du motard qui de par sa nature de… motard devait avoir quelque problème d’ordre éthylique. Pis même si ce n’était pas le cas, ça ne devait pas faire que du bien. Le siphon du poulpe avait la réputation authentique de projeter des vitesses avoisinant celle de voitures de courses. Les poings de Jak était de véritable roquettes. Aussi, le contrecoup demeurait inévitable. Au troisième direct son bras gauche se déboita malgré le tentacule et la douleur empêcha Jak de continuer. Il plaqua sa main droite sur son épaule gauche, et trébucha en arrière.

L'espace de trois secondes il ferma les yeux.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 15 Juil 2013 - 14:24
« Pneus crevés. »





Putain, mais ils ne pouvaient pas se bouger le cul ces abrutis ?!!
Elle avait de la ressource, mais pas au point de tenir indéfiniment non plus !
Lithium, toujours accrochée dans le dos de Logan à l'aide de ses lames, commençait à fatiguer. Son adversaire était puissant, et avait la force nécessaire pour l'écraser entre ses mains. Il lui était donc hautement conseillé de rester encore un tout petit peu sur son perchoir, au détriment du bon sens. Bien que le biker ne cessait de se trémousser pour se débarrasser du morpion qu'était devenue la jeune femme, cette dernière ne lâchait pas prise. Malgré les injonctions de Bis qui lui hurlait de lui trancher la gorge, puis de se nourrir de sang, et de se faire une écharpe avec ses entrailles fraîchement arrachées, la voyageuse restait de marbre.
C'était tout ce qu'elle pouvait faire, tout en continuant de déloger une arme, pour la replanter de nouveau. La force de l'ennemi ne cessait de décupler, et il lui était de plus en plus difficile de planter sa lame. Mais elle ne comptait pas abandonner aussi rapidement. Pleine de rage, elle puisait dans son énergie pour enfoncer toujours plus profondément ses dagues, bien décidée à en finir avec cette créature de malheur. En même temps qu'elle persistait, elle ne pouvait s'empêcher de voir où en était les autres.

C'est ainsi qu'elle remarqua le chaton militaire face à Poulpy le roux.
La garçon avait-il compris que le félin avait retourné sa veste ou pas ?
À voir l'extraordinaire coup de crosse qu'il se prit en pleine poire, non, il ne semblait pas avoir saisi la chose. Aouch. Bis explosa de rire, tout en libérant sa rage de voir un être aussi incompétent que ce « mollusque sans cou*lles, dont les ventouses embrassaient si bien le sol », paroles d'ours. La dessinatrice n'arrivait toujours pas à se faire à la vulgarité de son virus mental, et ne s'y accommoderait sûrement jamais. Jakob se faisait rétamer, et la blonde ne pouvait pas venir l'aider. Elle devait simplement se contenter de regarder piteusement le roux se faire déchiqueter. Cette vue l'horrifiait. Elle n'arrivait pas à soutenir du regard cet effroyable spectacle. Le jeune homme semblait dire quelques mots au chat, mais la demoiselle n'était pas suffisamment près pour entendre ce qu'ils se disaient. Tout ce qu'elle pouvait voir c'était le mouvement des lèvres.
Sans y prêter attention, elle activa son tatouage par mégarde, et accrut sa vision. Surprise de voir d'un coup aussi près, elle ne cracha pas dessus, et entreprit de suivre les paroles muettes du poulpe. Cr..é..tin. Crétin ? Le chat balança son arme, et se jeta sur Jakob. Quoi ? Plus de munitions ? Pas compris. Ce fut alors que Logan recommença sa danse effrénée pour se débarrasser d'elle. Bordel ! Mais il ne s'arrêtait jamais de gigoter cette saleté-là ?!
Sans crier gare, son tatouage monta d'un cran, et sa vision devint proche du néon. Houlà ! C'était quoi ça ? Elle avait l'impression de retourner au Royaume des Chevaliers de la table pentagonale, lors de l'assaut des Tyranides. Mais.. ça voulait dire qu'elle voyait au travers ! Elle vit l'intérieur de la Tour, des bikers à terre, des gens qui couraient, puis l'intérieur de leur corps. Elle revint sur terre, et baissa les yeux en direction de son support. Elle voyait les muscles qui gonflaient, les os qui disparaissaient sous la masse, puis une faille. Quelques encoches qui lui permettrait de faire plus de dégâts, et surtout, d'être encore plus solidement attachée. En même temps qu'elle arrachait ses lames et qu'elle les plantait à nouveau dans les espaces choisis, les traits de son tatouage se situant dans le dos, et donc à l'abri des regards, s'étalaient légèrement sur les bras, enveloppant ses épaules de leur noirceur. Mais à l'instant précis où elle enfonça ses lames, sa vision se désengagea, ainsi que les traits envahissants.

Logan hurla de douleur.
Touché ! Là, elle avait marqué un point !
Mais ils n'étaient pas tirés d'affaire pour autant.
Et surtout pas le roux qui faisait à peine son retour sur le devant de la scène.
C'est ainsi que Lithium vit Jakob, prisonnier de la puissante poigne du Biker.
Merde ! Mais l'imbécile, il allait se faire tuer !


« ça lui feras les pieds à ce pitoyable mollusque.. », pensa méchamment Bis.
« Il sert à rien. »

« T'es cruelle ! »

« Non. Réaliste. »

Mais quel monstre cette femme !
Lithium ne pouvait pas croire qu'elle le laisserait mourir comme ça !
Alors que la jeune femme s'apprêtait à réitérer sa mascarade d'armes, Jakob s'en sortit tout seul, mettant fin aux méchancetés mentales de Bis qui se contenta d'un bref soupir de dépit. Quant à la blonde, son visage s'illumina suite à la réplique plutôt bien envoyée de Poulpy. Ensuite, vint la rafale de poings qui s’avérerait sûrement utile. De là où elle se tenait, la voyageuse ne voyait pas grand chose. Elle se contenta donc d'attendre la suite des événements. Ce fut le moment que la gamine aux félins, Estelle, choisit pour revenir. Celle-ci tenta une approche pleine de griffes, qui ne fonctionna pas aussi bien qu'elle ne l'attendait, et elle se prit une violente raclée. Aie ! Tout ces actes en si peu de temps, ne fit qu'attiser la rage et la colère du chef des motards, et celui-ci s'énerva d'autant plus, secouant la pauvre malheureuse dans son dos. Jusqu'à ce qu'elle entende un hurlement lui indiquant de tout lâcher. Lâcher ? Mais pourquoi ? Remarquant l'absence de Hugin, l'oiseau bleu, elle leva les yeux au ciel, et vit une table qui descendait à toute vitesse dans sa direction.


« MAIS DEGAGES ESPECE DE CONNE !!! », s'égosilla Bis.

Elle ne se fit pas prier.
Sans récupérer ses dagues, elle prit appui sur le dos de Logan, et poussa de toutes ses forces, atterrissant sans la moindre douceur dans l'herbe verte, piétinée par les motards. Elle obtint ainsi quelques ecchymoses et autres blessures succinctes, mais s'en sortit en partie indemne. Lithium se releva doucement, prenant soin de vérifier qu'elle n'avait rien de cassé, mais lorsqu'elle s'appuya sur sa main gauche, une grimace déforma son visage. Elle semblait s'être foulé ou retourné un truc dans le coude, parce que celui-ci refusait de la soutenir à pleine puissance. Elle se releva donc en se servant de son bras droit et de ses jambes endolories, et se maintint l'appareil motrice blessé. À la place de Logan gisait un corps enseveli sous les débris d'une table. Une fin franchement pas très classe. Si c'était une fin en soi. Il n'était pas mort car il était encore là, et n'avait pas disparu dans un nuage de fumée. Elle s'avança vers le tas de détritus, ne sachant quoi faire, l'esprit embrumé par la douleur qu'elle ressentait. Elle se tenait au-dessus de lui, perdue, tiraillée entre le tuer, ou juste le laisser là, sans la moindre certitude des futurs actes du biker.

Pourquoi le tuer ?
Parce que ça fait du bien.
Non, c'est mal. Elle ne pouvait pas faire ça. Si, si.
Il n'y a rien de plus simple. Sortir une arme, s'approcher de lui, la placer sur son cœur, et appuyer. Lentement. Toujours plus lentement. Le faire souffrir, dans une lente agonie. Le regarder droit dans les yeux, affronter son regard, le punir de son orgueil démesuré. Puis l'achever. Facile et délectable.
Monstre que tu es. Elle ne pouvait pas faire ça. Écouter le venin que crachait Bis était mortel, bien trop dangereux pour sa santé mentale. Il y avait toujours une autre solution meilleure que le meurtre de sang froid. Même si celui-ci était justifié. Lithium se souvint de ce que lui avait dit Ed. La taule. Ils pouvaient l'envoyer en taule, et ainsi, ne pas avoir le moindre sang sur les mains. Oui, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.
La jeune femme regarda autour d'elle, cherchant désespérément un témoin ou quoi que ce soit d'autre. C'est ainsi qu'elle vit un passant au loin. Le hasard ou la coïncidence ? Elle s'en tapait totalement. L'essentiel était qu'il y avait quelqu'un. Elle le héla avec ce qu'il lui restait, et le rejoignit , lui implorant d'appeler la prison de Dreamland. Le gars ne se fit pas prier. Il sortit un engin qui ne ressemblait à rien de connu, et assura qu'ils arriveraient très bientôt. Quelques minutes plus tard après l'affrontement, ces paroles s'avérèrent justes, et ils embarquèrent tout ce qu'ils trouvèrent.

En attendant, elle rejoignit Poulpy, dans un état vraiment pitoyable, et Estelle, qui elle, avait déjà meilleure mine que le roux. Ils remarquèrent que la plupart des rêveurs enrôlés erraient, perdus et désorientés. Le peu de véritables bikers tentaient de fuir, mais se retrouvaient attrapés par d'étranges liens. Le dernier voyageur, celui qui avait réussi à contrôler le chat militaire de la gamine s'avéra pitoyablement faible lorsqu'il s'agissait d'un combat au corps à corps, et lorsqu'il vit les trois voyageurs, il ne put que se laisser dérouiller. Malgré leur état, il se fit rapidement rétamer. Leur colère et la rage d'avoir vu leur soirée quelque peu gâchée, avait suffit à le terminer. La jeune femme ne chercha pas à savoir la suite de l'histoire et s'enquit des prochains événements.


« Bon.. Je sais pas vous, mais je boirais bien un verre.
Mais à l'intérieur, et assise. On a un concours à terminer. »



.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 5 Aoû 2013 - 14:53
HRP:
 

C’est quand alors vous croyez avoir atteint les ténèbres que tout s’illumine enfin. Caché du monde par mes paupières, je découvre un instant la teinte ondulante et nomade de couleur qui dévore la pourtant logique obscurité qui aurait dû régner maitre. La cause de ces spectres chromatiques m’est pour le moment étrangement indifférente car à la vérité mon épaule gauche vient de sortir de son orbite. C’est agaçant. Bourré d’une ingénieuse culture cinématographique, j’en viens à essayer des préceptes dictés par des personnages irréels. J’essaye de ne pas penser au mot douleur. De ne pas penser au mot lésion. Ouverture des sas optiques. J’établis visuellement la preuve que je possède bel et bien un bras gauche, fait est que toutes sensations l’ont momentanément désertées. Autour du membre gisant maladroitement se résorbe un autre plus agile. Non, je n’ai plus la force d’esprit d’onduler mes morphes tentaculaires. Je n’ai plus la force de rien. Si force j’ai jamais eu. Le sang noie mon menton d’une robe rouge que j’imagine avec une douloureuse facilité. J’essaye de ne pas penser au mot saignée. De ne pas penser à Logan. Ce n’est pas évident quand celui-ci se tient juste devant moi. Mais j’essaye. Mes phalanges droites sont sans doute explosées. Quand l’on bombarde un corps d’acier avec des poings propulsés avec une célérité exemplaire, le résultat est la compression de ces mêmes poings entre deux forces astronomiques. L’ais-je seulement blessé ? Quel crétin des Alpes suis-je pour être descendu de cette tour. J’ai le vent en poupe durant quelques secondes et j’attaque un tank indestructible. Parce qu’on est à Dreamland ? Parce que j’ai des … « pouvoirs » ? Sous mes yeux, Estelle et Lithium lacèrent le motard. J’espère ne pas me tromper en estimant qu’hors de Dreamland la probabilité qu’elles soient toute deux des ninjas samurais à la solde de la Ligue des Assassins est relativement faible. Ce monde serait-il responsable d’une accoutumance à la violence ? En vingt-deux ans d’existence j’évite tout conflit direct et brutal et en trois nuits seulement j’en viens à user de mes poings. Lamentable. Pour une bonne cause ? J’emmerde la bonne cause et j’emmerde mon éphémère pulsion de vengeance enfantine : J’ai la gueule en sang bordel. Estelle se reprend un coup. Normal. Banal. C’était couru d’avance, un monde où l’on s’éveille en affrontant notre Némésis naturelle ne pouvait partager les mêmes codes que l’autre. Va falloir s’adapter, et rapidement, à ce merdier grandeur nature mon pauvre Jak. Au piètre acteur que je fis succède le spectateur ébaubi qui privée de son adrénaline guerrière naissante se rend compte de la démesure de la situation. Il y a à peine une dizaine de minute je concevais méticuleusement une sculpture dans l’antre de l’Art maintenant vaste champ de bataille. Zone 1.Zone des débutants, zone paisible, tranquille, calme. Okto m’a parlé de cinq zones. La grande déconnade hein.

Et pourtant je ne devrais pas me plaindre, une fois tout ça fini, je me connais, j’en rirais. Le tout est d’y mettre un terme. Si j’ai bien fait de troquer mon ignorance et ma peur contre ce nouveau monde ? La réponse est oui. Tyler dit qu’on ne peut pas savoir qui on est si on ne s’est jamais battu. Ici, il faudra inévitablement que je me batte. Pour ce qui en vaut la peine et au dépit d’une justice universelle. Ma fuite dans le métro est une bataille. Ma vengeance de ce soir, un caprice. Je comprends alors que quoi que je veuille faire, il faudra devenir plus fort. Et de cette force, la puissance ne serait qu’un facteur insignifiant. Il fallait se forger un idéal. Il fallait retourner voir Okto. Faire de mon mieux pour savoir quoi faire lorsque j’aurais fait de mon pire. Car il est évident qu’au final, souvenirs à l’appui, le pire a toujours été ce que je faisais de mieux.

Réincarnation des sens. Avez-vous déjà entendu le bruit d’un obus sifflant l’air de sa chute inéluctable ? Moi non plus, mais je suppose que celui d’une table s’en rapproche. Poussant difficilement avec mes jambes, je tente de me repousser au plus loin du choc afin d’échapper aux éclats de bois. Serait con de se chopper une écharde. Une vacherie ces trucs. Et Logan devant moi, vue calfeutrée par son masque d’encre, sent dans son dos la détente de Lithium qui s’extirpe de son rodéo. Et Logan durant quelques unités de temps ne peut qu’apprécier le sort joué d’avance qui se rapproche de son point de collision à une vitesse effarante pour l’atteindre dans une seconde. Une. Je ferme les yeux. Si je ne vois pas les morceaux de bois, ils ne peuvent pas me toucher. Question de logique. Seul le souffle du fracas me frôle, je rouvre les yeux. On a encore eu de la chance. Logan git à terre. Hors service. Mon moral détraqué reprend le sien. Pas si mal cette balade autour de la Tour tracté par la roue motrice. J’esquisse un sourire grimacé. Amusante aussi la courte séance de rodéo. Je pouffe. Difficilement. Ma trachée se vide peu à peu de sa douleur. Je relativise tout groggy que je suis. Il ne s’agit pas d’oublier mais honnêtement ça aurait pu être pire. Pas dans le sens où j’aurais pu me prendre deux ou trois coups supplémentaire non, dans le sens : on aurait pu tous mourir.

Surplombant Logan à moitié enterré sous les ruines de la table, Lithium semble hésitante quant à la démarche à suivre. Plus que tout autres elle avait manifesté le besoin de sauver cet endroit et pour la énième fois de la soirée elle devait tracer son parcours par un énième choix. Aveuglément je sais qu’elle fera le bon. Quelqu’un qui a les oreilles de Link ne peut être fondamentalement mauvais. Cela fait partie de l’ordre naturel des choses. Faisant écho à mes prières déguisées en convictions elle se détourne du corps pour aborder un bonhomme présent non loin. Assez toutefois pour que je ne puisse entendre leur conversation. Pendant que je reste dans l’ignorance des évènements à suivre, je prends le parti de me relever, faisant grincer mes dents sous l’effort. Le ciel pleure doucement sur la tour. La chute du chef a mu ses condisciples et il suffirait de fermer les yeux pour oublier le carnage. Mais rapidement les esprits se réveillent. Estelle s’est finalement révélé une bien piètre traitre et j’en déduis que son chat n’agissait pas de sa propre volonté mais bien guidé par le dernier véritable trouble-fête. Le marionnettiste qui contrôle en fait tous les autres. Ainsi le pauvre diable sur lequel j’ai imprimé au visage le tracé de mon poing était un innocent. Troublant la crainte froide et silencieuse du motard qui se reflète à travers le regard de ses derniers pantins, une petite légion fait irruption dans l’enceinte de l’affrontement et se chargent de neutraliser la racaille. Je ne sais qui ils sont, mais j’imagine d’eux une brigade anticriminelle. Au service de qui ? Mystère. Je ne savais pas qu’en Dreamland une institution avait la capacité d’agir au sein même de Royaume au dépit des royautés en place. Pas de malaise, je ne sais pas grand-chose de toute façon. De nouveau réunit, les derniers candidats aux concours d’art que nous sommes avons moins bonne mine qu’au premier coup de peinture. Je me démarque cependant par mon état particulièrement lamentable. D’un revers j’efface de mon visage le souvenir écarlate de mon combat puis concentre mes pavillons auditifs vers les lèvres de la voyageuse du crayon.

« Bon.. Je sais pas vous, mais je boirais bien un verre.
Mais à l'intérieur, et assise. On a un concours à terminer. »


Lithium la compétitrice, ou bien l’ivrogne, je n’en ai pas l’idée, ne parait pas tellement choquée des précédents évènements. C’est à cela qu’on reconnait une voyageuse endurcie d’un novice. Amusé par ce revirement de situation, j’emboite le pas vers la tour marquée à de multiples endroits par les séquelles de l’assaut. L’assistant ne semble pas en assez bon état pour aller me chercher un autre jus d’orange, dommage. L’intérieur est partiellement ruiné, beaucoup d’œuvres gisent au sol, sculptures cassés ou tableaux déchirés parsèment inégalement le parterre. A certains endroits les murs se trouvent carrément déformés mais je n’y prête pas plus attention. Je veux juste poser mon cul sur une chaise, finir ce concours rapidement et me réveiller. Une fois un corps intact retrouvé tout ira mieux. A droite, une forme s’agite. De l’ombre d’une pièce sort l’organisateur, encore tout tremblant et le nez cassé. Il vacille maladroitement devant le triste spectacle qui, à moi, ne me fait ni chaud ni froid. Les feuilles de papier et l’argile ne ressentent pas la douleur. Moi, si. Mais l’on n’ôte pas comme ça la fierté d’un homme dévoué à sa cause. Cet idiot nous apprend qu’il a préservé nos œuvres aussitôt le choc passé. Je crois qu’il attend de nos visages l’expression d’une immense joie à l’issue de sa révélation. J’orne d’un « youpi » ma figure marqué de coups de crosse puis sourie face à l’absurdité de la situation. Bon, bon, très bien. Je ne participe plus au concours.

Je le gagne.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Jeu 5 Sep 2013 - 23:10
"Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme."





Elle était épuisée, et lasse.
Extrêmement, et insupportablement lasse.
Dreamland était un nid à problèmes, et uniquement de problèmes.
Le bras gauche en charpie, sa poigne ne suffisait pas à endiguer la douleur.
Elle s'était assurément retourné ou foulé quelque chose au sein de son coude.
Mais elle n'était en droit de se plaindre. Lorsqu'elle jeta un coup d'œil à Poulpy le roux, elle ne put s'empêcher de repenser à la scène horrible à laquelle elle avait assisté plus tôt. Elle avait peine à croire qu'il tenait encore debout avec toutes ses fractures, et ses blessures. La jeune femme avait presque mal pour lui, et pourtant, elle ne pouvait pas ressentir sa douleur. Consciente qu'à l'observer ainsi, elle se faisait volontairement du mal, elle préféra détourner le regard du garçon, et entrer dans la Tour.
Celle-ci était dans un état pitoyable. Heureusement, seulement les premiers étages avaient été dévastés par le phénomène cycliste, mais tout de même.. Voir sa terre d'attache dreamlandienne, ravagée de la sorte lui donnait des nausées. Elle n'avait pas de seigneur, pas de royaume, seulement cet endroit. Le perdre aurait été une peine dont elle en serait sortie inconsolable. Elle traversa silencieusement les débris, enjambant les pans de murs jonchant le sol. La demoiselle ne voyait que des ruines. Quelques créatures des rêves s'affairaient déjà à remettre le bâtiment en état, récupérant et rassemblant les briques de pierres. A les voir mettre autant de cœur à rebâtir leur maison, Lithium eut un sourire. Ce chef d'œuvre ne resterait pas indéfiniment dans un état lamentable avec toutes ces petites mains.

Le groupe fracassé revint à l'étage de l'épreuve.
Les lieux étaient également détériorés, les travaux brisés sur le sol.
Fait étonnant; ils n'étaient pas seul. La grand-mère au talent insoupçonné, se trouvait parmi eux. Cette dernière semblait s'être bien battue, au vu des nombreux hématomes qu'elle présentait. Tous se retrouvèrent autour d'une petite table ronde, rescapée de la bataille, et se virent offrir un délicieux petit goûter, histoire de se remettre de leurs émotions. Lithium grignota allègrement les petits biscuits présents, buvant sans soif le jus d'orange. Pas d'alcool ce soir, elle n'était pas d'humeur joyeuse. Tout ce qu'elle voulait, c'était terminer ce concours, puis se réveiller pour dormir à nouveau d'un sommeil sans rêves.
Un sommeil où Bis n'existerait pas. Un sommeil où elle ne ressentirait pas sa présence, n'entendrait pas ses paroles cruelles et monstrueuses. Un sommeil où elle ne vivrait pas dans la crainte constante de perdre le contrôle de son corps, volé par ce virus interne. Elle priait pour un jour avoir l'occasion de dormir ainsi, en toute sérénité. Mais ce désir n'était qu'une lointaine utopie. Elle ne savait pas d'où elle venait, et l'intruse n'en avait pas la moindre idée elle-même. On avance pas vrai, hein ? Tout ceci n'avait été que le résultat d'un enchaînement de malheureuses circonstances, dont le but était inconnu. Seul le cheminement était important.

Alors que tous grignotaient, l'organisateur revint en scène.
Il se tenait devant un immense rideau noir, que Lithium ne se souvenait pas avoir vu.
L'homme les remercia de leurs actions plus ou moins héroïques, visant à sauver la Tour.
Ouais.. En même temps, si ils ne l'avaient pas fait, plus rien ne serait debout, alors bon hein.
Leur aide fut d'une grande utilité qu'il disait ? Seulement ? Et bien on va dire ça oui. Il fit une blague plutôt naze ensuite, à laquelle personne ne prêta franchement attention. Vint la partie intéressante du discours; la fin du concours. Ce qu'ils attendaient tous. D'après ce que la jeune femme comprit, ils allaient passer un par un, l'épreuve ne durant que quelques minutes, que pourraient-ils bien faire ? Le plus important était qu'ils pouvaient continuer à manger, en attendant leur tour. Ravie, la jeune femme amena un énième biscuit à ses lèvres lorsqu'elle entendit son prénom derrière son dos. Et merde.. Bouges pas l'gâteau, je reviendrais pour te boulotter. Parole de Lithium. La jeune femme, quelque peu déçue d'abandonner son met qu'elle ne retrouverait sans doute pas, se leva doucement, fit un signe de tête aux autres participants, et se dirigea tranquillement vers l'organisateur.
Qu'allait-elle découvrir derrière cet étrange rideau noir ? Curieuse, elle souleva précautionneusement le morceau de tissu, et disparut derrière celui-ci. Elle eut l'impression d'être coupé du reste de la pièce, comme si il avait réellement changé de salle, ce qui ne semblait pas être physiquement le cas. Elle ne prêta pas davantage d'attention à ce fait. Ni au silence dont faisait preuve Bis depuis leur altercation avec les motards. Pas si mal en même temps. La demoiselle se retrouva seule en compagnie du grand manitou du concours, ainsi que le garçon tout de bleu vêtu, et en assez sale état. Et ? Il allait se passer quoi ensuite ?

Elle ne comprenait pas en quoi consistait l'épreuve.
Ils étaient là, à la regarder comme si il allait leur montrer quelque chose d'extraordinaire.
Euh, bah elle voulait bien.. Mais quoi ? Non pas qu'elle était idiote, et dénuée du moindre intérêt, mais franchement, c'était pas comme si elle était intéressante à analyser. Enfin l'organisateur se décida à lui expliquer le pourquoi du comment. Sonder son cœur pour représenter son âme ? Ah. Et pourquoi ? La plus belle forme serait le vainqueur ? Ah, ok. Et ils afficheraient ensuite toutes les formes. Etrange épreuve, mais si il fallait s'y plier, pas de soucis. La blonde s'assit donc sur une chaise, et attendit patiemment. La créature s'approcha d'elle, et plongea son regard profond dans le sien, comme si il cherchait à percer ses plus profonds secrets.
Lorsque le Malphas se mit à sonder le cœur de la jeune femme, elle eut comme une certaine appréhension. Qu'est-ce qu'il allait en sortir ? Après tout, qu'était-elle ? Blanche ou noire ? Saine, ou monstrueuse ? Elle n'était pas seule dans son corps. Son âme était-elle séparée de celle que Bis devait posséder ? Son cœur, assurément que non. Le virus n'en possédait pas. Comment pourrait-elle avec son comportement ? Non, non et non. Elle était vide de toute compassion. Mais elle ? Etait-elle tout aussi vide ?

Sa tête s'embrouillait, et elle se mit à avoir peur.
Peur de ce qu'elle allait découvrir devant ses yeux.
Et pourtant, lorsque le test sembla terminé, l'oiseau se métamorphosa en un magnifique cygne, au plumage aussi immaculé que la pureté même. Le gracieux volatile se dressa sur ses pattes palmés, battant des ailes avec fougue. L'imposante créature esquissa un bref envol avant de revenir tranquillement à sa place. Il était superbe, et Lithium eut bien du mal à dissimuler son émerveillement. Qui aurait cru que son âme se représenterait de la sorte ? La voyageuse en était la première étonnée. Jusqu'à ce que tout se dérape..
Alors que l'oiseau battait sereinement des ailes, il fut comme pris de convulsions. La jeune femme recula instinctivement, inquiète de l'état du Malphas. Que lui arrivait-il ? Des conséquences de la bataille de tout à l'heure ? Non.. Ce n'était rien de tout cela. Il souffrait, comme si il cherchait à expulser quelque chose. Des râles atroces s'échappèrent de sa gorge puis, à l'extrémité du cou, une seconde tête fit son apparition. Une tête déplumée, laide, celle d'un vautour. Des plumes noirâtres ornait son propre cou, et ses croassements faisaient froid dans le dos. Le cygne souffrait, comme si la présence de cette anomalie le rongeait de l'intérieur. Il battait faiblement des ailes, tentant désespérément de se débarrasser de cette chose. Lithium était pétrifiée d'horreur.
Spoiler:
 
Elle avait peur. Peur du rire malsain qui résonnait dans son crâne. Là où le vautour avait fait son apparition, les plumes du pauvre cygne se teintaient de noir, s'assombrissant lentement, prenant petit à petit possession du malheureux oiseau. Lorsque la voyageuse rouvrit ses yeux embués de larmes, la moitié du volatile était noire, certaines plumes se détachant du corps tremblant de la créature, alors que le rapace se délectait du spectacle auquel les trois protagonistes assistaient. Quelques fils sombres s'enroulaient autour du cou du cygne autrefois flamboyant, comme désirant l'étrangler dans son désespoir. Celui-ci se débattait sans trop de conviction, se vidant de ses forces à mesure que le vautour croassait. Ce dernier semblait bien se marrer. Ne supportant plus la vue que lui imposait cette horrible scène, elle se leva d'un bond, s'excusa auprès d'Hugin de la souffrance qu'elle avait dû lui imposer, et traversa le rideau.

Elle débarqua en larmes dans la pièce où ses camarades patientaient.
Immédiatement, elle sécha ses larmes, prétexta un malaise, et prit la porte.
Elle s'adossa contre le mur, jusqu'à glisser au sol, et se recroquevilla sur elle-même, parcouru de sanglots. Ce n'était pas le fait de savoir qu'elle n'avait sûrement pas gagné le concours avec sa forme hideuse qui la mettait dans cet état. C'était le fait que tout le monde verrait qu'elle n'était qu'une pauvre gamine torturée, et faible, rongée par un être qui ne voulait du bien à personne. Parfois, elle voulait que tout s'arrête. Tout.

La jeune fille attendit, et profita de la quiétude et de la solitude qu'offrait le couloir, pour pleurer toutes les larmes de son corps. Quel foutu mélodrame de merde.



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Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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38ème Concours Artistique de l'année!

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