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38ème Concours Artistique de l'année!

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MessageSujet: 38ème Concours Artistique de l'année! Jeu 7 Fév 2013 - 14:41


"Euh... T'es sûre que c'est une bonne idée?
-Mais ouiiii! Je te dis que je me suis renseignée et que ce royaume est simplement génial!
-Mais en quoi ça pourrait m'aider?
-Fais moi confiance tête de piaf! Vole pour le moment!!"

Combien de fois eurent-ils cette conversation? Pas loin d'une dizaine et pourtant, aussi peu convaincu qu'il pouvait l'être, l'oiseau onirique avait finalement accepté le caprice de sa compagne. Ils avaient ainsi volé une grande partie de la nuit pour s'éloigner de la zone deux et arriver enfin dans la première zone, celle pour ce qu'on appelait les petits nouveaux de ce monde: les jeunes Voyageurs. Mais malgré tout, cette zone aussi pouvait être dangereuse. Ils avaient donc quitté le royaume des chats, avaient survolé un royaume entouré d'une forêt avec un château au centre, endroit qui avait pas mal suscité l'intérêt du volatile. Puis ils étaient passés au dessus d'une sorte de grande ville grise et triste, là, sa compagne avait râler en disant que le monde onirique venait de baisser dans son estime car: comment pouvait-il exister un endroit aussi pourrit et craignos? L'oiseau s'était contenté de hocher la tête et de continuer son vol. La première fois qu'il avait volé avec Estelle, il la tenait maladroitement par les épaules et lui avait perforé -involontairement- la peau. Là, c'était bien plus facile: elle était montée sur son dos et il pouvait bouger sans problème. Certes, sa forme n'était pas spécialement grosse, mais suffisamment pour tenir la jeune femme sur son dos. La rousse avait passer ses jambes sous l'encolure des ailes et tenait d'une main rassurée le cou de son compagnon de voyage. Notre oiseau avait pour le moment une apparence relativement agréable à voir: il ressemblait à un paon au plumage violet avec des petits reflets de couleurs rouges et bleus. Sa longue queue ondulaient nonchalamment derrière lui et il battait doucement des ailes pour éviter de se fatiguer.

Il aimait voler et depuis des mois, il avait été enfermé ainsi, même s'il avait mal aux ailes, même s'il supportait le poids plume de la fille, il ne rechignait pas à continuer. Elle lui avait parlé d'un royaume enfin d'une tour qui d'après elle, était parfaite pour le pouvoir de la créature onirique. Il avait un sérieux doute quand même mais pour ne pas la vexer, il avait finalement accepté. La rousse était aux anges, elle adorait voler et pour satisfaire le jeune homme, elle lui parlait volontiers de son monde. C'était une Voyageuse, elle avait une double vie: celle dans Dreamland et celle de ce qu'elle appelait "le monde réel" ce qui pour Hugin était ridicule: le vrai monde, c'était celui-ci! Mais il l'écoutait et la questionnant sans cesse, insatiable de découvrir des choses. Il savait qu'il ne verrait surement jamais l'autre monde, mais il aimait rêver à se l'imaginer. Un monde sans magie, un monde qui ne croit que en la technologie mais aussi: un monde tout aussi violent et stupide que celui-ci. Il avait surtout du mal à comprendre un truc: le monde de la fille n'était pas coupé en plusieurs zones. Comment était-ce possible?

    "Donc, ce que tu appels des continents. C'est les zones comme dans ce monde?
    -Nan pas vraiment. Ici, j'ai pas encore trop compris, mais c'est... Bah ouais, dis toi que c'est le même principe.
    -Flemmarde...
    -Pas ma faute si tu connais rien!"

Il se contentant de prendre un virage serré sur la droite pour suivre un courant d'air et prendre ainsi plus facilement de l'altitude. S'éloignant donc encore plus du sol-qui-brise-les-os, il s'élançait dans le ciel avec pour seul compagnon l'orbe-brillant-et-brulant. Il aimait appelé les choses et les définir pour toujours se rappeler de leurs natures. Dire que le sol était dur et brisait les os lui permettait de se souvenir que ses atterrissages devaient toujours être bon s'il ne voulait pas se tuer, par exemple. Et le soleil était une boule de feu, normal de parler d'une orbe brillante donc! Justement, en parlant de ça: la nuit tomba alors rapidement et l'air se fit beaucoup plus frais. L'odorat du volatile détecta une odeur qui le fit frissonner. L'endroit qu'il survolait puait la mort... D'un simple regard: il vit un immense cimetière qui s'étendait sur des kilomètres, voilà un endroit qu'il n'avait pas spécialement envie de voir... La rousse siffla en disant que c'était impressionnant à voir. Estelle semblait moins se soucier des choses, pour elle, ce n'était pas son monde, juste un endroit où découvrir des trucs et se passer le temps. Sur ce point, ces deux là s'entendaient à merveilles: ils étaient aussi curieux l'un que l'autre et tout aussi insouciant. Sauf que la demoiselle était très intelligente et l'oiseau l'avait vite comprit.

Le reste du vol se fit tranquillement. Ils firent une petite pause dans une plaine qui semblait ne jamais se terminer, un endroit immense et paisible. Là, Hugo reprit son apparence humaine pour se détendre un peu alors que la fille regardait ce qu'il y avait dans le coin. Mais vue la surface plane de la plaine, on voyait directement que justement: il ni avait rien à voir... Même lui, ne voyait rien qui attirait son attention. Il s'installa donc simplement dans l'herbe et fixa le ciel en souriant bêtement. Un petit chaton sauta sur son ventre et se mit en boule tout en ronronnant. C'était le chat de sa compagne: Félix qu'il s'appelait, enfin si Hugin avait bonne mémoire. Le chaton avait la mauvaise habitude d'apparaitre sans que la fille l'appel et il aimait se faire câliner ou simplement s'intéresser à des broutilles: comme jouer avec une brindille, courir après une mouche. Un chaton quoi... Au bout d'une heure, le Malphas c'était endormit comme un bébé dans l'herbe et il fut réveillé par un petit coup de pied. Ouvrant les yeux, il vit Estelle qui le regardait en affichant un grand sourire.

    "J'ai discuté avec un cheval onirique.
    -Ah? Et il était sympa? Où il est?
    -Déjà parti... Mais oui très sympa. Très amusant de discuter avec une bête quand même.
    -Pourquoi ce sentiment de supériorité? Tu ressens la même chose avec moi?
    -Toi? Non. T'es humain, enfin en parti. Et disons que... Là où je vis, les animaux ne parlent pas.
    -Ton monde semble vraiment étrange! Mais... Comment communiquent-ils alors?
    -Autrement. Bon! Cesses tes questions! Je me suis renseignée! On est encore à une ou deux heures de vole. Tout dépend si tu joues moins le glandeur quoi! Alors en route!!"

Le jeune homme soupira. Il lança un regard amusé à sa compagne. Elle semblait très motivée par son idée quand même et elle sautillait presque de joie. Il l'observa: ses cheveux longs et roux, ses yeux d'un bleu claire. Elle portait une longue robe blanche avec des points rouges dessus. Quelques bracelets à ses poignets et des souliers. Elle avait un aspect très... Particulière, mais lui, il la trouvait mignonne voir même rigolote. Il trouvait vraiment les humains amusants et ne se laissait pas, pour l'instant, de les observer. Durant la semaine où Estelle avait laissé Hugin seule dans sa cellule, elle avait un peu visité le monde onirique. Ainsi, elle avait entendu parler de la tour des arts et pensait depuis que cet endroit serait parfait pour Hugin. Pourquoi? Et bien, son pouvoir à lui consistait à se transformer en oiseau en fonction de la personne en face de lui. Le reflet du cœur de la personne était donc, pour Estelle en tout cas, une forme d'art. Donc, de fil en aiguille: le royaume dédié à l'art serait forcément utile pour l'oiseau! Il lui avait expliqué qu'il voulait être vu par le plus de monde possible, afin d'obliger les rêveurs à penser à lui et ainsi, de faire renaitre son espèce presque éteinte. S'il se pointait dans un endroit dédié à l'art et qu'il usait de sa transformation, il allait surement se faire remarquer et en bien. Bon, l'idée de la fille n'était pas si stupide, loin de là, mais dans son plan, le jeune homme y voyait quelques failles... Elle espérait quoi? Qu'il serve de modèle pour une œuvre ou un truc du genre?

Ils passèrent donc encore plus d'une heure à voler. Arrivés enfin au pied de la tour, l'oiseau se posa, non sans mal car à bout de force. La voyageuse sauta de son dos et ne fit aucun commentaire en voyant la fatigue de son compagnon. Ils y étaient enfin arrivé! Une nuit pour traverser une zone et arriver à destination! Elle espérait sincèrement qu'il y avait des moyens de déplacements plus rapide car Hugo était un peu à la traine quoi... Enfin, il devait la porter alors qu'elle se plaigne pas: elle pouvait voler gratuitement et ça, c'était génial! La créature reprit son apparence humaine, il était en sueur et avait le souffle court. Sa tête tournait un peu suite à l'effort et il s'appuya contre le mur du bâtiment pour souffler. L'odeur de la peinture et de l'argile empestait déjà alors qu'ils étaient encore à l'extérieur, mais le jeune homme ne sentait aucune animosité nul part ce qui était encourageant. Estelle avait peut-être raison au final... Mais il ne préféra rien dire: elle avait tendance à toujours avoir raison et elle l'aimait le rappeler. Un peu chiante cette humaine, mais amusante et surtout: elle lui avait sauvé la vie en le sortant de sa cellule. Sans oublier qu'elle était une Voyageuse, qu'elle pouvait invoquer des chats, donc se battre et lui, c'était un pathétique oiseau sans aucun moyen de se défendre seul. Sans l'avoir prononcé véritablement, ils s'étaient mit d'accord pour voyager dans tout Dreamland ensemble: chacun aidant l'autre. La jeune femme lui dit qu'elle allait voir à l'intérieur et lui en profita pour s'adosser au mur et respirer. Il remit correctement son écharpe autour de son cou et leva les yeux au ciel.

Comment allait son frère? Avait-il survécu aux Voyageurs? Surement... Munin avait un artefact plutôt puissant et il avait passé pas mal de temps à s'entrainer avec. Hugo espérait juste qu'il allait bien et qu'il ne fasse pas n'importe quoi. Ce qu'il avait peur, c'était qu'il sombre dans sa stupide idée de se venger, de tuer les Voyageurs en pensant que cela aidera son espèce à réapparaitre. Tuer ne servirait à rien... Hugin avait quand même comprit un truc: s'il ne devenait pas plus fort, il finirait en pâture tôt ou tard. Il sursauta alors en tournant la tête et voyant la rousse penchée vers lui qui l'observait en silence.

    "Toujours aussi pensif hein...?
    -Estelle! Tu m'as foutu la trouille andouille!
    -Désolé!! Elle fit un sourire et lui tira la langue. Donc! Il y avait un concours cette nuit, mais il est bientôt terminé.
    -Dommage... Tu comptais donc vraiment m'inscrire à un truc d'art?
    -Yep! Mais t'en fais pas, il y en a un autre demain!
    -Demain? Déjà?
    -Yep! Il y en a un tous les jours. Là, c'est le 37ème. Un par jour quoi. Mais me pose juste une question...
    -Laquelle?
    -Avec le décalage horaire, pourquoi ne font-ils pas plusieurs concours dans la même journée? Je veux dire, ça doit être un sacré bordel pour organiser un truc ici avec les gens qui dorment pas tous en même temps dans mon monde.
    -Surement un roulement, ils doivent faire à des heures différentes tous les jours. Pourquoi tu as pas demandé?
    -Probablement. Pourquoi? Car c'est toi qui harcèle les gens de question très cher, pas moi!"

Elle éclata de rire puis s'adossa au mur à coté de lui et leva également les yeux au ciel. Ils discutèrent ensuite un peu, surtout du frère de Hugin. Il lui en avait parlé et expliqué la différence de caractère entre eux. Estelle avait comprit que si un jour elle le rencontrait, elle pourrait pas s'autoriser à être l'amie de Munin car elle était l'amie de Hugin. Et donc, qu'il y aurait surement un combat plus ou moins à mort entre elle et l'autre piaf. Hugo espérait ramener son frère à la raison, mais il voulait surtout déjà le voir et s'assurer qu'il allait bien. Et soyons franc: si en deux ans de vie ensemble, il n'était pas arrivé à le raisonner, pourquoi y arriverait-il après une absence?

Estelle proposa à Hugo de l'attendre pour la nuit suivante: ils participeraient ainsi ensemble au concours. En attendant, il pourrait se reposer et manger mais surtout faire son hobby préféré: poser des questions aux gens. L'homme oiseau fit un sourire et allait répliquer mais sa compagne explosa dans un nuage de fumée, le laissant alors tout seul. Il décida donc de chercher un endroit pour manger et se reposer... La nuit suivante risquait d'être intéressante car il avait quand même foi en l'invocatrice et ses idées mêmes saugrenues.

--------------------------

Après une journée de cours ennuyeuse, Estelle rouvrit enfin les yeux devant la tour des arts. Elle fit un sourire en voyant qu'elle était bien au bon endroit. Elle chercha machinalement son piaf mais ne le vit nul part. Où était donc passé cet emplumé? Elle poussa un soupire et se contempla dans une vitre: une barrette à fleurs dans les cheveux, une robe verte à pois blanc qui lui tombait jusqu'aux genoux, de longues chaussettes blanches et un petit haut blanc sous sa robe. Mignonne comme tout! Elle soupira de dégout. Pourquoi chaque nuit, elle avait un accoutrement comme ça? D'accord, elle aimait bien les robes, mais les belles, là on aurait dit une caricature ridicule! Elle entendit alors un homme parler et se tourna rapidement vers l'entrée de la tour. Elle se rapprocha pour mieux voir et écouter...

    "Cette nuit chers Voyageurs aura lieu le 38ème concours artistique de l'année!!
    Si vous voulez y participer, le formulaire à remplir est là, sur cette table.
    Je rappel que nous acceptons les débutants comme les habitués...
    Que vos pouvoirs pourront être utilisés durant les épreuves tant que cela vous aide à faire une œuvre intéressante!
    Enfin, pour cette 38ème édition, je tiens à vous annoncer qu'une toute nouvelle épreuve a été mise en place!
    Une épreuve qui permettra de sonder le cœur et le coté artistique des participants!"


Estelle crut comprendre ce qu'était cette dernière épreuve et espéra juste qu'elle se trompait ou du moins que tout se passerait bien. Elle s'avança donc, fit un sourire aimable au mec et prit un formulaire pour aller le remplir et déposer sa candidature. Si jamais on la refusait, un chat militaire allait faire exploser cette tour à coup de grenades!
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 12 Fév 2013 - 11:58
« Un concours original. »



Aah, la Tour des Arts.
Peut-être le seul royaume qui méritait d'être loué tant il était beau.
Si ce n'était pas un royaume à proprement dit, cela restait néanmoins un endroit splendide, frôlant le majestueux. Personne n'avait jamais atteint le dernier étage, et personne ne savait réellement combien la tour en possédait au total. Et franchement, Lithium s'en contrefichait. La jeune femme aurait pu rester des heures et des heures à admirer ce magnifique tableau qu'était la muraille. Certes, elle se lasserait de la décrire à chacune de ses venues, mais il fallait avouer que ces couleurs dignes du mouvement impressionnistes, méritaient d'être applaudies. Jusqu'à cette nuit, elle n'avait encore jamais rien vu d'aussi beau que cette construction antiquement imposante.

Cette nuit-là était particulière.
Précédemment, elle avait entendu parler d'un événement qui se déroulait en ces lieux.
Elle n'avait pas réellement compris de quoi il s'agissait, mais vu que ces derniers temps, elle n'avait rien de bien intéressant à faire, elle avait jugé cela amusant de venir y faire un tour. Après tout, malgré l'absence de souverain de qui elle aurait tiré son pouvoir, la Tour des Arts restait néanmoins l'emplacement d'où ses capacités étaient originaires. Enfin, en toute logique, oui. Dans le cas contraire, il serait utile de l'en informer, au lieu de la laisser continuer à vivre sa vie de voyageuse dans le mensonge. Enthousiaste à l'idée de passer une nouvelle soirée dans cet endroit de toute beauté, elle s'approcha de la petite foule qui s'agglutinait autour de l'entrée. Vêtue d'un tee-shirt dos nu bleu, sur un short sombre et des tongs, elle profitait d'autant plus de la douce chaleur qui imprégnait les environs. L'herbe fraîche était parcouru d'une faible brise rafraîchissante. La demoiselle se sentait comme en été, en pleine campagne. Un sentiment particulièrement agréable l'envahissait. Elle tendit finalement l'oreille pour percevoir les propos proférés par un homme ou une créature quelconque, qu'elle ne voyait pas.


« Cette nuit, chers Voyageurs, aura lieu le 38ème concours artistique de l'année !!
Si vous voulez y participer, le formulaire à remplir est là, sur cette table. Je rappelle que nous acceptons les débutants comme les habitués... Que vos pouvoirs pourront être utilisés durant les épreuves tant que cela vous aide à faire une œuvre intéressante!
Enfin, pour cette 38ème édition, je tiens à vous annoncer qu'une toute nouvelle épreuve a été mise en place! Une épreuve qui permettra de sonder le cœur et le coté artistique des participants ! »


Un concours artistique ? Le 38ème ?
Bah tiens, c'était donc de ça qu'il s'agissait.
Il y en avait eu pas mal dis donc, tout en restant très récent.
Mais elle n'avait pas vraiment la moindre idée de quoi il s'agissait..
Et puis, pourquoi pas ? Ça avait l'air d'être réellement amusant en soi.
De plus, cela l'occuperait assurément, tout en faisant quelque chose qu'elle apprécierait à coup sûr. Enthousiaste à la simple idée de participer, elle se faufila parmi les badauds, pour finalement atterrir toute souriante, devant le ménestrel du dimanche, une créature modestement habillé, coiffé d'un simple chapeau de paille. Après tout, le temps s'y prêtait agréablement. Elle le regarda donc, toute guillerette, avant de finalement s'emparer d'un formulaire de participation qu'elle remplit en fredonnant.


« ça fait plaisir de voir des gens aussi joyeux. », sourit le bonhomme.

« La joie est un art. », ria t-elle.

Elle donna le papier au monsieur, et s'engouffra dans la tour.
La forte odeur de peinture qui régnait dans le hall la fit trépigner de bonheur.
Malgré le fait qu'elle n'affectionnait pas particulièrement cette matière, retrouver l'environnement dans lequel elle passait le plus clair de son temps, ravivait sa passion. Voir ces chevalets tout cabossés, abîmés par le temps et ses nombreuses utilisations, les traces de peintures et de notes inscrites au crayon, la faisait sourire. Elle suivit les indications, et les voyageurs qui semblaient participer à cette histoire, et traversa lentement le couloir, pour en rejoindre un autre, puis encore un autre. Un véritable labyrinthe. La jeune femme humait l'air, s'imprégnant de l'atmosphère inspirante qui y régnait. Durant sa balade dans le dédale de ruelles, elle ne cessa de jeter de nombreux coup d’œils dans les pièce, lorsque les portes étaient ouvertes. Des cours de nus, des séances de sculpture d'argile, des réunions de projets, tout lui était particulièrement familier. Même si les modèles n'étaient pas franchement ceux auxquels elle se trouvait habituellement confronté. Elle crut même reconnaître un voyageur qu'elle avait brièvement aperçu dans le DreamMag, mais préféra ne pas s'y attarder. Elle préféra réfléchir quant aux possibles épreuves.
Elle n'envisageait pas de le remporter, tout ce qu'elle désirait, c'était participer, et renouer avec l'art. Et puis, elle avait conscience que l'on était là pour s'amuser. Même si à coup sûr, les motivations différaient selon chacun.. Si elle gagnait, c'était cool. Si non, tant pis, ce n'était qu'un jeu après tout, et cela ne remettait absolument pas ses capacités et compétences, en cause. Bis n'était pas du tout de cet avis, et paraissait même légèrement troublée. Lithium se demandait bien ce qui pouvait la faire réfléchir ainsi. S'ensuivit donc un court dialogue mental.


« Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne idée. », fit Bis.

« Arrête, ça peut être intéressant.
Et puis, c'est moi qui décide de ce que je fais ou non. »
, répondit la blonde, séchement.

« Tss, morveuse.. T'as même pas écouté un traître mot de ce qu'il a dit l'autre nigaud ?
A propos de la dernière épreuve. »


« Une épreuve pour sonder les cœurs et le côté artistique des participants ?
En quoi est-ce que je devrais m'en inquiéter. Ça m'a l'air d'autant plus alléchant.
De plus, c'est mon domaine. Je m'y sentirais mieux encore. »


« Je te rappelle que, je suis là aussi. », marmonna la seconde personnalité.

« Et alors ? »

« Tu n'es pas seule dans ce corps. Ou ne l'est plus tout du moins.
Ton cœur est, comment dire, entaché par le mien. À moins que cette sonde ne détecte que le tien, je ne pense pas que ça va être beau à voir. »


« Il n'y a qu'un seul cœur ici, et c'est le mien.
Ta présence n'est que mentale à ce que je ressens, alors, je n'ai aucune crainte à ce sujet.
Maintenant, fous-moi la paix ! »
, cracha amèrement la dessinatrice.

Bis s'exécuta sans broncher.
Elle était parfaitement consciente que son hôte ne l'écouterait pas.
À ses yeux, elle était un parasite qui profitait de son enveloppe, et qui n'avait donc pas son mot à dire. Quand comprendra t-elle que.. Elle était vivante malgré tout ? La jeune femme n'avait pas tort à son sujet, mais parfois, il pouvait s'avérer que l'intruse qu'elle était, pouvait avoir raison. Il y avait encore du chemin à faire pour qu'elles s'entendent, et se tolèrent. En attendant, la voyageuse rejoint le groupe qui avançait, impatiente de pouvoir s'amuser à un concours artistique. Elle avait hâte de pouvoir se servir de ses mains !



.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 18 Fév 2013 - 23:46
La tour était presque à portée. Encore quelques centaines de mètres, juste quelques centaines de mètres et il serait derrière les murs. En attendant, il fallait continuer à courir. Ces saletés d’étalons n’était pas très loin, et il ne devait son échappé miraculeuse qu’à ces dernières années de pratiques sur la piste du stade athlétique de Montpellier. A cette idée Jakob se demanda si ses efforts nocturnes pouvaient tout aussi bien influer sur sa stature éveillé de la même manière que l’inverse se produisait. C’était là une phrase bien trop longue et bien trop compliqué pour qu’elle ne reste plus de quelques secondes dans ses pensées et elle fut aisément remplacé par un unique mot plein de bon sens en ces circonstances : courir !

Quelques minutes plus tôt

Les plaines de la première zone, qui bordaient la très renommée Tour des Arts, jouissaient encore de leur tranquille plénitude et il y faisait encore bon de s’égayer tout sourire comme tout bon rêveur serein que l’on se doit être. Dans ce paysage encore paisible, situé près de cette petite étendue d’eau encore calme, se trouvait une jeune rêveuse qui ne devait pas dépasser la dizaine d’année et qui prenait plaisir à jouer avec les fiers chevaux aux belles robes blanches qui l’entourait dans la bonne humeur encore présente. L’esprit encore occupé à se divertir pour laisser éclater une joie onirique dont jamais elle ne se souviendrait, la petite fille au même titre que ces protecteurs équidés ne pouvait prévoir qu’un énergumène légèrement paumé sur les bords allait venir tout foutre en l’air.

Car c’est à ce moment précis que notre cher Jakob s’endormit ou s’éveilla, cela dépendait du point de vue, pour apparaitre tout au fond de la mare, là où personne ne soupçonnerait sa présence. La bouche grande ouverte accompagnant son fidèle air de benêt quand la surprise de son environnement eu parcourut le sentier de synapses qui parcourait sa tête de rouquin, il but la tasse n’ayant pas encore le talent nécessaire d’une greffe branchiales. C’était étrange comme son instinct animal ne faisait surface qu’à l’utilisation de ses excroissances poulpesque, aussi armés de deux tentacules dignement arboré il entreprit de regagner la surface qu’il discernait à travers l’eau claire par un genre d’halo immatériel qui se reflétait dans tout un foutra de conneries moléculaires. En gros, il y avait un haut là où il y avait lumière. C’était là un fait établi et reconnu. Regagnant donc, dans sa course sous-marine vers l’oxygène, le parterre boueux où il aurait pied, il émergeât brusquement au seul endroit vaseux de la mare, les tentacules et les bras gigotant en tous sens tandis qu’il prenait une grande inspiration comme s’il mangeait du vide. Spectacle amusant s’il en est pour une personne aguerri des loufoqueries de dreamland. Or pour une gamine geignarde, pour changer, rêveuse qui plus est, l’effet du monstre verdâtre tentaculaire qui surgit gueule grande ouverte de nulle part a plus de chance de la faire fondre en larme. Celle-ci devait être particulièrement chialeuse mais avant de déverser tout un flot de larme infinie, elle émit ce bruit distinctif de la gent féminine lors de train fantôme ou de rencontre avec leurs idoles, ou encore même lorsqu’on se retrouve face à un Jakob ; en gros ont eu droit au bon vieux cliché du cri si aigu et si continu qu’un contact inter-espèce avec quelques dauphins ou autres chauve-souris eut été possible. Ne comprenant strictement rien de la scène imprévue Jakob à la demande de ses oreilles meurtris s’avança en pataugeant maladroitement vers la rive tout en gesticulant comme tout bon monstre ridiculement effrayant se doit de faire, pour calmer et rassurer la petite. Il aurait peut-être mieux du écouter la demande son cerveau. La pauvre ne supporta pas le choc. Désintégration du corps dans cinq. Dans quatre. Trois. Deux. Dans un. Un joli petit nuage vint remplacer les pleurs et cris de la pauvre petite fille. Quelle chieuse. Les chevaux ne durent pas apprécier, la suite on l’a connait.

Juste à quelques centaines de mètres de la tour...

Ayant distingué très nettement l’immense tour qui se dressait arrogante au milieu des plaines, Jakob avait joué le tout pour le tout en la choisissant comme lieu de survie potentiel. Dévoilant tout son potentiel athlétique en diminuant la distance à parcourir à chaque enjambé entre lui et la tour, il n’arrivait tout de même pas à garder l’espace suffisant de sécurité inter-espèce en conflit. Les bougres de canassons reprenait du terrain sur ce que leur avais mis Jakob au dernier « Oh non, c’est horrible ! Regardez une petite fille en détresse ! ». Chaque individu avait son éléphant rose propre à lui. Après un dernier puisage d’énergie au plus profond des mines de sa volonté, la tour se fit soudain beaucoup plus grande, et l’entrée beaucoup plus prête. Un genre de stand où tout un attroupement de badauds s’était amassé bloquait d’ailleurs le passage, un d’eux s’écriait joyeusement un quelconque slogan publicitaire que le voyageur en fuite ne prit pas le temps d’écouter. Et bien il aurait peut-être dû. Débarquant le souffle court, Jakob arracha un papier de la main du bonhomme qui bouchait le passage, non mais!, signa d’une croix en guise d’attestation le document et claqua les portes de la tour derrière lui après s’y être engouffré. Fiou. Sacré histoire.

- Wouhou !, il s’approcha d’une créature des rêves avant de continuer, Même les chevaux peuvent pas me test gros !

Il ne vit par ailleurs pas l’autre individu qui l’agrippa fermement par le bras avant de l’entrainé dans les couloirs.

- Vous êtes en retard ! Ca va bientôt commencer, suivez-moi !

Kézako ? Prenant enfin le temps d’observer l’intérieur de la tour où il avait débarqué, Jakob fut ébloui par les couleurs, les teintes inconnues qui défilaient devant lui. Là, quelques statuts représentant des… des choses imposaient de par leur stature, là étaient des peintures très… très originales et tout n’était qu’expression artistique sur toile, sur papier, sur métal et sur bois. C’était un endroit où tous les détraqués aux problèmes mentaux bénins exprimaient leur flux incompris et personnelle de ce que chacun nommait plus communément : art. Ce que Jakob nommait plus communément : ennui.

- Vous avez de la chance il est encore temps c’est par là ! fit son guide improvisé en désignant du doigt une porte à semi-ouverte. Bonne chance pour le concours !

Le ? Le concours ?

- Il doit y avoir erreur l’ami, je/

- Ne soyez pas timide, il est normal d’avoir le trac, conclut l’autre en le poussant vers sa funeste destination.

Jakob entra donc malgré lui dans la pièce et releva les yeux pour distinguer dans quel genre de daube, car s’en était forcément une, il s’était fourré. Oh… Ah…. Hum…. Et merde.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Jeu 21 Fév 2013 - 18:41


Assit sur une chaise en bois, la tête tournée vers la fenêtre. le jeune homme aux cheveux bleus semblait perdu dans la contemplation du ciel-immense-et-libre. Il affichait un sourire béat et repensa à sa journée. Il s'était émerveillé à visiter la tour-qui-s'élève-dans-les-cieux, à voir les gens, des deux pattes qui peignaient d'autres gens, pour la plupart nus. C'était amusant de les voir faire, il ne comprenait pas vraiment cet intérêt mais pourquoi pas. C'était comme si lui, il dessinait son frère à poil. Rien que d'y songer, il trouvait ça ignoble. Pourquoi les humains semblaient tant s'intéresser à leur propre espèce et surtout à l'autre sexe? Homme ou femme, c'était pareil quoi. Il songea donc que cette espèce était très porté sur le sexe, laissant parler ses instincts primaires, ce qu'il comprenait déjà mieux, mais n'ayant jamais rencontré de Malphas femelle, autre que sa mère, il ne pouvait donc imaginer avoir de telles pulsions. Un jour peut-être. Reste qu'il avait donc déambulé dans la tour un bon moment pour enfin discuter avec des gens, des créatures. Il posait pleins de questions car il s'intéressait à tout: comme savoir si les rêveurs étaient souvent les mêmes, si les concours d'art étaient intéressant, savoir si quelqu'un ici aimait dessiner ou peindre des oiseaux. Le guide était content qu'on le questionne autant et de fil en aiguille, les deux créatures s'entendirent bien. C'est comme ça que Hugin avoua être ce qu'il est et cet aveux eut pour effet que le guide le supplia de participer au prochain concours. Avoir l'honneur de présenter un Malphas et surtout que des gens puissent le peindre ou faire une statut de lui serait incroyablement gratifiant pour la tour. Un peu gêné, Hugo hésita d'abord à accepter, craignant qu'on veuille encore le mettre dans une cage-fermée-et-déprimante, mais l'homme lui inspirait quand même de la confiance. Et Estelle pourrait surement le sortir de là si un problème.

On lui avait donc payé un copieux repas et fait visiter la tour et le guide expliquait tout pour nourrir la curiosité de l'homme oiseau. Hugin se sentait bien, il appréciait cet endroit et estimait même qu'il pourrait rester ici un moment. Il était vu comme un être important, une créature qui représentait une forme d'art incroyable et d'une beauté proche de la perfection. Enfin de ce qu'en disait le guide onirique en tout cas. C'était un royaume de la première zone, un monde calme et donc il n'avait rien à craindre. Il pourrait donc accepter sans avoir de problème... Après lui avoir expliqué le déroulement du concours, on lui avait prêté une chambre afin qu'il se repose et qu'il soit en forme pour le soir même. Le temps passa et l'envie de se dégourdir les ailes était tentante mais il n'en fit rien. Il détourna son regard de la fenêtre et s'intéressa donc aux tableaux aux murs mais aussi aux sculptures. L'un des organisateurs du concours vint alors le chercher. La créature lui expliqua que Hugo serait un arbitre durant tout le concours pour enfin être le clou du spectacle à la dernière épreuve.

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Estelle était donc entrée dans la tour, elle marchait tranquillement en jetant des regards ici et là. Des portes pas fermées laissaient voir des gens qui faisaient des œuvres avec souvent des modèles de personne nue. Il y avait également des gens qui sculptait ce qui semblait être une crotte énorme avec des yeux. Les gens étaient vraiment étranges. Une envie de jouer la voyeuse, mais elle n'était pas là pour ça. Déjà, elle était inscrite à un concours alors qu'elle était nulle en dessin et surtout, elle devait retrouver l'emplumé qui avait disparut. La petite rousse marchait donc tout en observant les gens autour d'elle. Par exemple, la petite invocatrice fit attention à une blonde avec des oreilles pointues, surement une habitante de ce monde mais pourtant, un truc chez elle disait que non. Enfin, ceci n'était pas spécialement important. Felix trottinait derrière elle, la queue en l'air, il semblait s'amuser dans cet endroit et il s'arrêtait souvent pour regarder des trucs. Un chaton curieux et apparemment pervers.

Après plusieurs minutes, ils arrivèrent enfin dans une grande salle. Il y avait des chevalets de disposés un peu partout avec des crayons, des pinceaux, de l'encre et également de la peinture. C'était forcément ici qu'aurait lieu la première épreuve. La jeune femme prit place à une table tout en soupirant: elle allait se faire disqualifier dés le premier tour, c'était évident. Elle était nulle en art et n'avait aucun talent particulier... Restait encore à voir si l'autre andouille était dans le coin, histoire qu'elle ne perde pas son temps pour rien.

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C'est un peu nerveux que Hugin entra alors dans la salle-où-tout-se-jouerait. Il aperçu une blonde qui avait du charme mais elle ne semblait pas être une Voyageuse. Pourtant, seuls les Voyageurs participaient... Bah, surement une tare physique, comme les animaux qui viennent au monde avec une oreille plus petite que l'autre ou la queue plus courte. La blonde avait juste un souci d'oreilles plus longues que la normale. Peut-être que c'était une mode dans l'autre monde ou elle rêvait de devenir un jour un habitant de ce monde. Inutile de trop se poser de question, au pire, il lui demanderait quand il en aurait l'occasion. Il vit ensuite un homme avec plusieurs cicatrices sur le visage, lui il ne semblait pas trop qualifié pour l'art et Hugin était mal à l'aise juste en le regardant. Il fit alors un sourire en apercevant son amie: Estelle-la fille-aux-chats qui était déjà prête à participer au concours. Content de la voir, il espérait qu'elle gagne mais ignorait si elle avait un quelconque talent. Il savait juste déjà à quoi ressemblerait son apparence avec elle. Le jeune homme avança donc dans la pièce dont l'odeur était un subtil mélange de peinture, d'argile et d'encre. Un délicat parfum qui étrangement détendait. Il y avait d'autres candidats: une brune qui s'était réfugiée au fond, apparemment timide. Et un garçon qui devait avoir tout au plus quinze ans, il portait des lunettes si épaisses que ses yeux semblaient énorme. Et enfin, le dernier entra dans la salle, un peu en retard. Un roux qui semblait ne rien comprendre à la situation, surement un jeune Voyageur qui s'était engouffré dans la tour sans savoir ce qu'il foutait ni même ce qui se déroulait ici.

Hugin se dirigea tranquillement vers Estelle et lui fit un sourire. Il la trouvait très jolie dans sa petite robe lui donnant l'air d'une paysanne. Enfin à chaque fois qu'il la voyait, il la trouvait mignonne. Elle faisait toute petite et chétive, c'était mignon et il l'aimait bien car elle l'avait aidé à redevenir libre. Bon, elle avait aussi un franc parlé qui cassait pas mal avec son coté de petite fille mignonne. Un jour, il arrivera à rembourser sa dette. Même s'il ignorait comment.

    "Alors, contente de ce concours?
    -Mouais... je me retrouve à participer en me demandant dans quelle merde tu t'es fourré.
    -Tout va bien ne t'en fais pas. Tu vas bien t'amuser. Et c'est toi qui me disais que cet endroit pourrait m'aider non?
    -Oui... C'est vrai... Si je perds au premier tour, je te fais bouffer mes pinceaux. D'accord?"

Il tapota l'épaule de la fille et s'éloigna. Il passa vers chaque participants et leur fit un sourire. Il hésita à se présenter mais peut-être qu'un peu de timidité l'en empêcha. Il se contenta donc de rejoindre l'organisateur et d'attendre que le concours-qui-allait-le-rendre-célèbre commence. Le temps de laisser les gens s'installer et que le silence revienne pour enfin expliquer les règles de cette première épreuve. L'homme s'avança d'un pas et son regard balaya la salle. Il sautillait presque sur place tellement qu'il était excité par ce tournoi, alors qu'il y en avait un tous les jours. Bon d'accord, celui-ci était peut-être différent mais quand même...

    "Mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Je suis heureux de vous accueillir pour la trente huitième édition du concours d'art! Cette première épreuve est très simple. Vous avez une heure et demi pour réaliser un tableau. Peinture, dessin et pastel, vous avez le choix. L’œuvre peut ne pas être terminée à la fin mais cela influencera, forcément, dans la note. Le thème est: l'aube. A vous d'exprimer votre imagination. Bon courage et bonne inspiration!"

Estelle lança un regard noir à Hugin. L'aube hein? Et comment pouvait-elle s'en sortir? Au moins si on lui avait demandé de dessiner un truc mignon, elle aurait pu utiliser Felix comme modèle mais là. En même temps, tout le concours semblait tourner autour de ce piaf, donc forcément, les épreuves allaient parler de ciel, de nuages ou aussi d'oiseaux. Elle soupira et se demanda comment elle allait bien pouvoir s'en sortir. Son chaton sauta sur ses genoux et posa ses petites papattes sur le chevalet et se mit à ronronner. Apparemment lui, il avait déjà une idée.

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Sam 9 Mar 2013 - 15:10
« 1ère épreuve. »




Elle avait hâte, si hâte.
La jeune femme ne tenait pas en place, elle jubilait.
Elle sautillait presque tant elle mourrait d'impatience à l'idée que le concours commence. Pouvoir passer une nuit entière à s’exercer à sa passion, sans que rien ne vienne entacher cette soirée, c'était le rêve absolu de la voyageuse. Un sourire béat sur le visage, éclairé par une gaieté sans borne, elle suivit tranquillement le groupe, les mains jointes derrière son dos. L'envie de s'emparer de pinceaux, d'éclairer la toile de couleurs, et insuffler de la vie dans un tableau, se faisait d'autant plus présente à mesure qu'ils avançaient dans le couloir.
Ce fut après une bonne dizaine de minutes de marche - qu'elle ne vit aucunement passer - qu'ils finirent par arriver à bon port, entrant un par un dans la salle de compétition. C'était l'exemple type d'une salle d'art. Des tâches partout, des ustensiles de toute sorte, et une très forte odeur de matières utilisées dans le domaine. L'atmosphère était un savant mélange de peinture bien évidemment, ainsi que d'argile, et la demoiselle crut percevoir une puissante pointe d'encre de Chine, bien que cette appellation soit complètement fausse. Mais l'instant ne se prêtait pas à l'étalement de ses connaissances. Ce soir, elle s'éclaterait comment elle ne l'avait jamais fait auparavant.

En silence, elle entra dans la pièce.
Elle jeta un coup d’œil autour d'elle, rasant les alentours de son regard.
Ainsi, la jeune femme put apercevoir les autres concurrents, plus ou moins issus du milieu ou non. L'un d'eux ne l'était assurément pas, et sa seule présence sentait l'emmerde à plein nez, mais il ne fallait pas se fier aux apparences. De plus, la demoiselle n'était pas d'humeur a être paranoïaque et à voir le mal partout. Tout devait être parfait. Elle remarqua une fillette, à part si elle était plus âgée.. Mais ses vêtements insinuait le contraire. Elle haussa les épaules, remarquant tristement qu'elle détenait un chat. Pour le concours, elle prendrait le chevalet à l'opposé du sien, au cas où elle serait prise d'éternuements. Ce qu'elle fit sans attendre, elle se dirigea vers l'un des supports de la salle, et s'installa tranquillement, sortant ses ustensiles pour la première épreuve. Pinceaux de différentes tailles, couleurs, verre d'eau, torchon, mie de pain, crayons, etc.. Tout ce qui pouvait servir selon le sujet énoncé. Elle prêta doucement attention aux autres, comme à cette brunette qui devait bien cacher son jeu. Ce sont toujours les plus timides qui peuvent surprendre. Enfin, pas toujours, mais cela pouvait arriver. Un binoclard aux yeux globuleux était également de la partie.
Ce fut ceux de la jeune fille qui s'écarquillèrent de surprise lorsqu'elle aperçut un des candidats vers le fond. Ce roux là.. Elle l'avait déjà vu quelque part ! Ce ne fut qu'après quelques secondes de réflexion, qu'elle se souvint totalement du garçon. C'était Jakob quelque chose ! Elle l'avait rencontré lors d'une débandade monstrueuse, incluant des serpents, des monstres, un train déraillé, un albinos pas très coopératif, et un gars qu'elle confondait encore avec un clochard, mais qui semblait tout à fait sympa. Le tout dans un métro. Intéressant. Ce voyageur-là lui avait paru un peu trop enthousiaste pour la situation qu'ils avaient vécu, mais il restait très amical. Lorsqu'il tourna la tête dans la direction où elle se trouvait, elle osa un petit signe de la main, ne sachant trop si il l'avait vu ou pas. Au pire, elle irait le saluer à la fin de l'épreuve, ou du concours en lui-même.

Elle renvoya donc sa concentration sur son chevalet.
Avant d'être de nouveau attirée par un autre personnage dans la pièce.
C'était un jeune homme plutôt grand, pas très bâti, au teint clair et tout vêtu de bleu.
En fait, tout chez lui était bleu. Mais vraiment. De ses cheveux à ses jolis yeux, et de son écharpe à ses fringues, si le bleu nuit comptait pour le pantalon. Au moins, tous connaissaient sa couleur favorite. Et si cela n'était point le cas, alors elle ne s'aventurait plus à de vulgaires suppositions. Et pourtant, elle s'autorisa à croire que celui-ci entretenait une amitié avec la fillette au chat. Elle sourit naïvement. C'est bien d'avoir des amis dans ce monde, cela permettait de découvrir de nouveaux horizons, le tout en bonne compagnie. Elle fut coupé dans ses pensées par l'organisateur, qui s'avança d'un pas pour permettre l'ouverture du concours.


"Mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Je suis heureux de vous accueillir pour la trente huitième édition du concours d'art! Cette première épreuve est très simple. Vous avez une heure et demi pour réaliser un tableau. Peinture, dessin et pastel, vous avez le choix. L’œuvre peut ne pas être terminée à la fin mais cela influencera, forcément, dans la note. Le thème est: l'aube. A vous d'exprimer votre imagination. Bon courage et bonne inspiration!"

L'aube ?
En 1h30 chrono ?
Pas de soucis, c'était entièrement faisable.
Elle se mit à réfléchir avec assiduité, et sérieux.
A part le lever de soleil, idée qu'elle trouvait beaucoup trop simple, et que bon nombre de participants prendraient en toute logique, elle ne voyait pas exactement ce qu'elle pourrait représenter. Ce fut alors qu'une idée germa doucement dans son esprit. Une idée si simple, qu'il aurait pourtant fallu creuser pour y penser clairement. Elle sortit son carnet, prenant soin de ne noter aucune taille ni mesure, et se mit à gribouiller un croquis de ce que serait son tableau. Une fois le modèle achevé, elle s'attela à la tâche, traçant sans appuyer l'ébauche de son travail. Les traits ne devaient pas être visible sous la peinture qu'elle allait entamer. Son amorce ne lui prit qu'une petite minute, et elle se jeta instantanément sur sa toile. La peinture était autorisée, alors elle pouvait tout à fait utiliser la peinture à l'huile. Heureusement qu'elle ne s'en servait que dans Dreamland, car dans le monde réel, cette matière valait une belle petite somme tout de même. Ne pas gaspiller, ne pas gaspiller.. Elle prépara donc sa palette, déboucha les tubes, et installa une noisette des couleurs qu'elle utiliseraient. Doucement, elle trempa son premier pinceau brosse et débuta.
Son outil glissait avec précision sur la toile, ne s'aventurant aucunement sur des contrées inconnues. Les pigments qui composaient chaque couleur utilisée se mariaient parfaitement entre eux, acceptant avec joie les ordres que leur imposait la jeune femme. S'aidant parfois d'un diluant lorsque la peinture refusait de s'appliquer, elle se concentra au maximum, ne prêtant plus la moindre attention aux bruits extérieurs, ne s'occupant que de sa toile. Tout n'était que superposition de glacis - enrichie par de la pâte résineuse pour rendre la matière plus palpable - technique qu'elle avait mis du temps à apprendre, vouant une affection sans borne à l'aquarelle. Mais elle devait être polyvalente, alors elle s'était donné un coup de fouet pour acquérir cette maîtrise. De ce fait, elle rendait un hommage discret aux artistes qu'elle admirait profondément.

Le temps était compté, et malgré sa légère expérience, elle stressait quelque peu.
L'échec était autorisé et envisageable, mais elle préférait bien évidemment ne pas être éliminée dès le premier tour. Le temps s'écoula sans trop de problème, et elle ne vit aucunement défiler les minutes précieuses qui leur avaient été accordés. Pourtant, sans avoir la notion du temps, elle finit tranquillement son tableau, rajoutant quelques touches finales, encore quelques gouttes de blanc pour ouvrir davantage la toile à la lumière. Puis le gong attestant la fin de l'épreuve retentit, et l'organisateur demande à chacun de déposer ses pinceaux. La demoiselle lâcha délicatement, et sans broncher, sa petite brosse, et se tint droite, attendant patiemment le jugement.
Ce qu'elle avait peint été d'une lumière éclatante. La demoiselle s'était inspiré de la beauté de l'éclairage, et toute la finesse des couleurs chaudes du peintre impressionniste Turner*, pour éclairer son travail.
*
Spoiler:
 
Son boulot était d'une précision étonnante, tout en étant impalpable. Malgré la technique utilisé, sa clarté était étonnante, ce qui rendait le résultat plutôt intéressant. Ce que penserait les juges de son travail ? Elle n'en avait pas la moindre idée, mais elle espérait que cela leur plairait un tantinet. Elle était ouverte à toute critique, vu qu'ils étaient formés comme tel à son école, et se plierait à leur jugement en toute sincérité.

Le résultat qui pouvait donc être visible sur le tableau était simple.
La demoiselle en pensant à l'aube, avait pensé à la vie, à son commencement.
Chaque naissance était l'aube d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ à prendre sous le signe du bonheur, car tout n'est que miracle dans ce domaine. L'on pouvait donc voir, le tout en style hautement impressionniste, une mère dans son lit d'hôpital, tenant son enfant nouvellement né dans ses bras, le visage illuminé d'une joie éclatante penché au-dessus de celui du mouflet. Ce dernier tendait les bras vers sa génitrice, reconnaissant de vivre. Le tout était éclairé de la lumière timide du soleil matinal, se levant sur la vie qui venait de prendre forme sous ses rayons. Les couleurs dominantes étaient le jaune, rouge, se mélangeant pour donner du orange, tout en étant appuyé par le blanc, composant de toute couleur. Et pourtant, du bleu et un peu de violet venait légèrement s'ajouter à la composition, rehaussant la peinture, et lui donnant un aspect intriguant. Lithium avait tout misé sur la splendeur et la brillance des couleurs. En observant ce tableau, nous avions réellement l'impression d'assister à la scène d'un lien merveilleux qui se tissait entre la mère et son enfant, enfant qu'elle protégerait et aimerait toute sa vie.
Pourtant, la blonde n'aimait pas les enfants. Elle ne comprenait pas ce désir égocentrique et narcissique que chacune et chacun possédait, en désirant créer un « mini-eux ». C'était pleinement stupide. Cependant, elle trouvait que la proximité et la beauté qui pouvait émaner de ce sujet, était une splendide source d'inspiration. Car effectivement, malgré sa réticence à l'égard des enfants, elle parvenait toujours à avoir des idées les incluant pour ses travaux d'art. Elle ne comprenait pas ce que cela voulait dire, mais ce n'était aucunement un désir d'enfant refoulé. Non, non. Elle savait seulement faire la différence entre l'art, et la réalité. Et la réalité était que ce sujet était hautement artistique, et regorgeait d'idées. Malgré tout ce que les juges pourraient dire, elle restait fière de son travail. C'était du bon boulot, et elle en était consciente. On ne fait pas un tableau en 1h30 normalement, alors elle pouvait flatter un peu son égo intérieurement.


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Jakob Baekeland
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Sam 16 Mar 2013 - 17:20
Il n’avait pas hâte, pas hâte du tout.

Jakob était assis tout bougonnant sur son tabouret en bois au milieu de l’engouement des autres participants. Il croisa les bras et fit une nouvelle moue déprimée lorsqu’il croisa du regard la toile blanche qui lui faisait face. En plus il était arrivé en dernier et avait été obligé de prendre une place tout au fond comme les mauvais élèves ! A partir de la nuit prochaine il mettrait en place un système pour éviter de se retrouver dans des situations craignos. Lavage de cerveau devant la saga star wars ou une bonne vieille hypnose devrait faire l’affaire. Bon côté des choses, il aurait au moins la conscience tranquille pour la nuit, aucun danger à l’horizon. A vrai dire ça paraissait même trop beau, Jakob se mit donc à inspecter tout son matériel d’un autre œil. Que cachait donc ce pot de peinture marron ? Une couleur que personne n’irait jamais utiliser, il y avait forcément un truc. Soulevant victorieux le couvercle l’inspecteur Baekeland découvrit avec une surprise sans nom une matière étrangement liquide qu’il identifia à l’odeur et au gout comme de la gouache. Bon, admettons, pourquoi pas.

Après quelques analyses révélant l’innocence du pinceau trop touffu et du crayon bien trop taillé, Jakob observa la foule de participants, jaugeant à l’œil nu leur degré de talent pour décider quel œuvre il copierait. C’était là un des avantages de la place du fond. Alors qu’il baladait son regard expert, dieu sait qu’il avait de l’expérience en la matière, un geste attira son attention et ce fut non sans étonnement qu’il reconnut plus loin devant lui le visage familier de Lithium, la blonde du métro. Ça pour une coïncidence, de plus qu’elle ne faisait partie que de ses rares connaissances de par son récent statut de voyageur, ça lui faisait donc d’autant plus plaisir. Il lui fit de grands gestes des bras en retour pour signaler qu’il l’avait bien vu. Maintenant il se sentait un peu plus en confiance dans l’endroit. Mais la figure d’autres personnes beaucoup plus solennelles vinrent lui rappeler qu’il ne participait pas à un concours de mangeur de saucisses.

L’organisateur, que Jakob qualifia de pompeux juste de par sa mauvaise prédisposition, se mit à énoncer les règles qui allaient régir leurs prochaines heures de sommeil éveillé.

"Mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Je suis heureux de vous accueillir pour la trente huitième édition du concours d'art! Cette première épreuve est très simple. Vous avez une heure et demie pour réaliser un tableau. Peinture, dess…

Et gnagnagna, et gnagnagna, on sait !

- A ce qu’il parait la récompense du concours sera spéciale cette fois-ci, fit le voisin de Jakob à lui-même.

… Mais ça changeait tout voyons ! Un concours d’art, quelle remarquable idée !

- Hé dis-moi, c’est quoi le sujet de l’épreuve déjà ? Questionna un Jak beaucoup plus intéressé.

L’autre, déjà en train de chercher quelques concepts pro-new wave, répondit l’air songeur que le thème imposé pour leur premier test était « l’aube ». Bon l’aube hein, ouai pas mal. Non en fait non c’était nul. Quoique. Jakob était tel un légume des temps modernes index et majeur fixés sur la tempe, tandis que ses yeux fermés avec forces laissaient voir son degré de concentration poussé à son paroxysme. Il était tellement concentré à se concentrer qu’en fait il ne pensait à rien qui ait rapport avec son sujet. S’en apercevant il passa de suite au plan B qui consistait à épier caché derrière ses mains les œuvres des autres participants. Finalement il ne voyait strictement rien et était encore plus grillé que s’il n’avait pas essayé de se dissimuler. Il claqua donc des doigts tel un renard pris sur le fait et s’attaqua au plan C. Il balança le pot de peinture marron sur la toile pour voir si une idée lui viendrait. Une idée lui vint mais c’était celle de vomir, il arracha donc la feuille et passa au plan D qui était finalement de rester sincère envers lui-même, d’attraper fermement ce crayon bien trop taillé déclaré sans danger et de noircir la feuille d’une élégante courbe qu’il se surprit à trouver parfaite. Le mieux étant l’ennemi du bien, il jeta la deuxième feuille et passa au plan E. L’aube hein. Il fallait trouver un sujet qui puisse correspondre sans paraitre trop cliché. Le demi-cercle rougeoyant derrière ligne horizontale était déjà vu et revu. L’aube… C’était aussi un département ! Mais il n’y avait jamais été. Idée suivante. Garder la pose. Profil droit. Garder la pose. Profil gauche. Rejetée. Idée suivante. L’aube... L’aube des temps ? Le temps. Jakob regarda sa montre, oui il passait drôlement vite d’ailleurs. Contrairement au ridicule adage qui prônait la liberté des décisions, Jakob n’avait plus le choix. Il allait se faire un bon vieux big-bang tout pétaradant qu’il l’imaginait.

Liberté des armes pour ce duel hein ? Le voyageur dégaina ses pastels main droite, enfourcha son courage et brandit de son fourreaux le critérium légendaire, l’affrontement se voulait mémorable. Un geste et deux orbes vinrent s’offrir une rencontre éclatante. Un autre et telle la ceinture de Jupiter une onde de choc enrobe la fortuite collision. Ce sont là des blocs rocheux et de gaz qui dansent autour d’un même point central qui se veut équilibre. Et quelques gerbes d’artifices nébuleux laissent compte de la puissance du moment.

Changeons de munitions. La gamme chromatique s’étale gourmande sous les coups de pastels. Le temps avance vite. Trop vite. Personne n’a interdit les pouvoirs, ainsi deux tentacules apportent l’aide nécessaire en empoignant délicatement et avec précision les outils coloré. Un point chaud au milieu, du vermeil, de l’écarlate. Explosion spatiale, vague irréalistes, violet guimauve, vert pistache. Un chaos de couleur, mais l’harmonie s’y trouve. Une harmonie de fou, de fausses certitudes mais pleine de sincérité. Et làlàlà-là, les tentacules battent la mesure et les dernières touches sont ajoutées. Et làlàlà-là, un léger fredonnement du voyageur emporté par le moment.

Signal sonore et voudriez-vous bien levez vos ustensiles à barbouiller. Jakob lève les bras comme tout bon footballer en faute l’aurait fait, le visage bariolé de couleurs. L’on y distingue même un sourire, et ce dernier rigole en voyant son rendu. Pas de moquerie, un rire nerveux, juste, vrai. Ce que les gens penseraient de son bout de toile, Jakob s’en taponnait l’oreille avec une babouche comme le fameux nain bougon avant lui, car merde à la fin, qu’est-ce que ça faisait du bien.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mer 20 Mar 2013 - 11:57


Tous les participants s'étaient donc penchés sur leurs toiles afin de réaliser une œuvre pour le concours. Hugin les regardait avec émerveillement et il avait envie de poser moult questions: à quoi sert ce pinceau, commet utiliser ce truc qu'on appel pastel, pourquoi cette peinture et pas celle-ci? En art, il ni connaissait pas grand chose, enfin il avait un certain gout artistique mais il n'avait jamais étudié l'art et encore moins dessiné ou peint. Pour lui, c'était un nouveau monde tout à fait incroyable qui s'ouvrait devant lui et cela lui plaisait énormément. Une participant avait déjà griffonné quelque chose sur un bloc note, surement une ébauche de son idée, le binoclard semblait si concentré sur sa toile encore blanche qu'il donnait l'impression d'avoir envie de vomir. Et enfin, il observa Estelle qui tirait une gueule de cent pieds de long: la petite-râleuse-jamais contente semblait un peu perdue et manquait apparemment d'inspiration sauf que le Malphas ne pouvait pas l'aider, il faisait partie du jury et se devait d'être impartial. Il se contenta donc de la regarder ou encore d'écouter son chaton qui miaulait tel un dément et sautait sur la toile en donnant des coups de pattes dans le vide pour énerver sa maitresse. Ne tenant plus en place, Hugin décida de se promener dans la salle et de jeter des regards à ce que faisaient les participants histoire de s'occuper.

Le roux au fond arracha alors sa feuille quand le jeune homme passa à sa portée: le bruit le surprit et il faillit sursauter mais parvint à rester impassible, ou presque. Hugin observa donc ce rouquin en le trouvant un peu... Disons étrange. Il semblait à part celui-ci, un peu dans son monde et un poil cinglé. Enfin d'après ce qu'on lui avait dit, tous les grands artistes étaient barges, c'était donc surement un bon point pour ce type qui devait donc avoir un certain talent. Peut-être excellait-il dans l'arrachage de feuilles et qu'il comptait faire une sculpture en papier mâché? Sauf que la première épreuve devait être un dessin ou une peinture... Peut-être que ce type n'avait pas bien écouté? Mais l'homme-oiseau préféra ne pas trop le déranger. Continuant donc sa promenade, il passa à coté de la blonde aux longues oreilles et la vit manier avec dextérité le pinceau, elle étalait la peinture avec habilité et ce qu'elle faisait semblait déjà très beau. Jamais Hugin n'aurait pensé que quelqu'un puisse être si doué, surtout en si peu de temps mais après, ce n'était pas lui le juge et son avis n'avait surement pas une grande importance. Le binoclard de son coté dessinait un horizon montagnard avec un soleil qui se levait en perçant les nuages: joli mais très classique... Il s’inquiétait quand même pour Estelle et se demandait si la jeune fille parviendrait à s'en sortir.

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Le critérium vola et s'enfonça dans la toile telle une fléchette. Estelle venait de louper Felix à quelques centimètres près! Ce satané chaton sautait partout en miaulant et l'empêchait de dessiner ou de prendre tel outil pour travailler. Elle ignorait ce que cette bestiole préparait mais là, elle commençait sérieusement à être agacée. Le petit chat sauta sur le haut de la toile et remua la queue tout en fixant de ses yeux jaunes sa maitresse. C'est alors qu'elle comprit! Il l'obligeait à utiliser tel ou tel trucs pour que lui, ensuite, l'utilise à sa façon pour le dessin: sa queue étalait de la peinture pour faire un ciel bleu et l'absence par endroit de peinture pouvait ressembler à des nuages. Mais pourquoi ne l'avait-il simplement pas dit? Bah quoi, un chat à Dreamland ça parle sauf celui-ci et elle était en droit de s'interroger sur la santé mental de cet animal. Peut-être était-il simplement encore trop jeune. Felix lança un regard à une éponge, il bondit alors dessus, glissa et percuta un verre d'eau qu'il renversa ainsi que plusieurs pots de peintures. Estelle l'insulta d'être un abruti doublé d'un incapable mais le chat s'enfuyait déjà: couvert de peinture diluée. Il sauta de nouveau sur la toile, mettant des traces de pattes ici et là, à peine arriva-t-il en haut qu'il glissa et dévala la pente sur le dos, étalant d'avantage la peinture. Estelle n'en supportant pas d'avantage: il ne cherchait pas à l'aider, il s'amusait, c'était obligé! Elle tentait de lui coller un coup de pinceau sur la truffe.

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Le jeune homme la regardait faire et il trouvait que cela tournait plus à un combat ridicule que au travail d'une œuvre d'art. Estelle serait rapidement disqualifiée et cela le remplirait de déception, mais comme on dit: c'est l'jeu ma pauvre Lucette. Le temps s'écoula trop lentement à son gout alors que pour les participants, cela allait trop vite: la différence entre quelqu'un d'occupé et quelqu'un qui s’ennuie un peu quoi. L'organisateur fit sonner une cloche et demanda que tout le monde pose ce qu'il tenait en précisant que l'épreuve était belle et bien terminée. L'homme demanda de l'aide à Hugin pour récupérer toutes les toiles afin de les accrocher aux murs afin que chacun puisse voir le travail des autres. Après quelques minutes, toutes les œuvres étaient accrochées et le jeune homme n'arrivait pas à dire laquelle était la plus belle ou la pire. Le roux semblait avoir fait quelque chose d'abstrait mais en y regardant bien, cela ressemblait à un système solaire reste que le résultat était plutôt intéressant. Le travail de la blonde en revanche était époustouflant: un enfant qui venait de naitre avec sa mère était représenté, l'aube d'une nouvelle vie, le sujet était bien et la peinture maitrisée, c'était un régale pour les yeux. D'autres avaient fait des levés de soleil, au dessus d'une montagne, d'une plage, rien de bien incroyable même si cela restait très joli. Vint enfin la toile de Estelle: un chat était dessiné en gros plan et on pouvait voir un ciel derrière sa tête, dans son regard se reflétait un levé de soleil que l'on pouvait voir derrière une vitre couverte de givre. Là, Hugin fut des plus surprit: jamais il n'aurait pensé qu'elle puisse faire ça! Il comprit alors que c'était surtout Felix qui avait fait le travail, le pauvre chaton était couvert de peinture, il avait même un critérium planté dans la queue et ne paraissait pas heureux que son invocatrice ait réussit à le toucher.

"Parfait! Je vois que vous avez mit à profit le temps imposé et vos résultats sont des plus convaincants! Ce tableau. Il pointa un levé de soleil derrière une plage. Est bien trop classique... Je suis désolé... Comme celui-ci. Il désigna plusieurs dessins qui n'étaient pas moches, mais pas terminés ou encore trop classique. Celui-ci en revanche est vraiment particulier et un peu trop... Freestyle mais justement, cela fait partie de l'art. Je mettrai donc un six sur dix... Le roux était donc qualifié. Passons à celui du chat... Le travail fait très anarchique, un mélange d'un peu tous les procédés pour un résultat un peu sommaire mais l'idée générale est bien sentie ce qui rend l'oeuvre intéressante. Six sur dix aussi... Et enfin, celle qui m'aura le plus impressionné est cette toile: un loup et un homme en tunique verte derrière un magnifique soleil avec l'ombre d'une créature à faire froid dans le dos, j'aime beaucoup! Neuf sur dix! C'était l’œuvre d'un mec aux allures de baroudeurs voir même de biker: veste en cuir, bracelet à pics et grosse barge. Et pour la demoiselle avec son enfant et la mère, un travail remarquable: huit sur dix."

L'homme continua de noter, revenant même aux toiles qu'il avait qualifié de trop classique. Ceux ayant une note inférieur à cinq furent éliminés et rien qu'à la fin de la première épreuve il ne restait alors plus que cinq participants. Lithium, Jakob, Estelle, le biker ainsi qu'une dame relativement âgée. Hugin félicita tout le monde, passant entre les gens pour leur collé amicalement une tape dans le dos. Il était heureux de ce concours et avait surtout hâte que ce soit enfin à lui de jouer: curieux de voir en quoi il se changerait devant eux. L'organisateur décida de les emmener dans une autre salle en expliquant que la seconde épreuve serait de la sculpture. Estelle marchait coté du Malphas en lui lança un regard noir, elle lui disait qu'elle commençait déjà à en avoir marre et qu'elle espérait au moins que tout ce cinéma lui serait utile. Felix suivait en laissant des traces de peinture sur son passage, il miaulait de temps à autre et semblait beaucoup plus s'amuser que son invocatrice.

Ils entrèrent alors dans une pièce tout aussi grande que la précédente et ici, une forte odeur d'argile et de glaise prenait le nez. Il y avait du matériel pour faire de la poterie, de grande table avec des outils faisant penser à du jardinage et surtout: de l'argile, de la glaise et d'autres trucs d'apparences immondes qui trainaient dans un coin de la pièce. L'organisateur demanda à tout le monde de se choisir une place et lui, s'installa au centre de la salle. Hugin décida d'aller s'adosser au mur pour regarder la suite du concours, les yeux pétillants déjà de curiosité.

-----------------------------

Estelle prit une table tout au fond de la salle. Elle avait de la peinture sur sa robe de gamine et en voulait encore à Felix d'avoir été si chiant. Si seulement ce chaton parlait! Ils auraient ainsi réussi à se mettre d'accord et auraient pu mieux travailler ensemble. Le chaton sauta sur la table et fixa de ses yeux jaunes sa maitresse. Il explosa alors en fumée comme s'il avait voulu faire comprendre quelque chose à la jeune femme. Elle ne put cependant pas réfléchir aux agissements du chat car l'organisateur reprenait déjà la parole.

"Pour cette deuxième épreuve... Vous devrez faire une sculpture d'une chose que vous adorez particulièrement. En simple: sujet libre. Vous avez cette fois trois heures pour réaliser votre projet. Tout le matériel est dans cette pièce, mais il se peut que vous désireriez autres choses et il suffira de demander à mon assistant pour qu'il vous procure ce que vous voulez. A vous de jouer!"

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 25 Mar 2013 - 18:52
« 2nde épreuve. »




L'instant était décisif.
Lithium attendait patiemment le verdict.
Et celui-ci ne tarda pas à tomber, impartial et juste.
Elle observa ses compatriotes, certains semblaient rongés par le stress, d'autres assurés de remporter leur place à la seconde épreuve. Elle nota tout de même qu'un chat était complètement trempé de peinture. Tout dégoulinait tant il y avait été mouillé jusqu'au cou. À croire que c'était le matou qui s'était chargé de tout le boulot. La jeune femme haussa les épaules d'indifférence. Après tout, il semblait que les pouvoirs étaient autorisés, alors c'était fair-play, et plutôt bien joué avouait-elle, intéressée. Elle observa ensuite le résultat de chaque toile, et fut étonnée par la justesse de certaines. Nombreuses étaient celles dénuées d'un intérêt quelconque, et pourtant, quelques unes sortaient du lot. Ceux ayant pris au mot, et fait un soleil, étaient immédiatement à proscrire. Elle put donc se perdre dans des réflexions plus ou moins profondes en observant le tout. La voyageuse était habituée à ce genre de situation. À son école, lorsqu'un travail était rendu, chacun accrochait le sien sur le mur, et tous passaient, accompagné du professeur, et exprimait son ressenti, sur ce qui aurait pu être mieux, ce qui faisait la force du boulot, etc..
Elle vit notamment la toile de Jakob, et fut surprise du résultat. Ce n'était pas mauvais du tout ! Certes, l'Art Abstrait n'était pas franchement sa tasse de thé, mais il avait su maîtriser le principe, sans toutefois proposer une toile innovante. Cependant, elle appréciait ce qui en ressortait. C'était intéressant, et ça changeait de ce qu'elle avait vu auparavant. Tournant la tête vers le roux, elle lui sourit gentiment. La jeune femme passa ensuite son chemin sur des levers de soleil, et s'arrêta sur un tableau représentant un chat derrière une vitre, l'aube se reflétant dans ses yeux. C'était beau, et attendrissant à la fois. C'était certes pas très précis, mais après tout, c'était tout de même un chat qui avait produit cette toile. Il y avait donc de quoi être admiratif. Discrètement, elle adressa un pouce en l'air de félicitation au matou martyrisé, puis passa à la suite. Elle fut particulièrement attiré par la toile qui avait obtenu un neuf sur dix. La composition était intéressante, maîtrisée. En revanche, elle ne comprenait pas exactement le sens que cette toile désirait véhiculer, mais cela restait agréable à l’œil. Bien qu'elle n'aurait pas voté en priorité pour celle-ci.

Sa note de 8 lui fit chaud au cœur.
À son école, il lui arrivait de se prendre de bonnes taules.
Surtout en Expression plastique en fait. Pourquoi ? Car parfois, ses idées ne plaisait pas au professeur, et qu'il ne comprenait pas toujours ce qu'elle désirait exprimer. Tout simplement. Et pourtant, c'était si simple. M'enfin.. Ce n'était pas faute d'avoir voulu entrer dans les bonnes grâces de cette prof', qui l'avait visiblement prise en grippe depuis qu'elle avait pondu un sujet sur le fanatisme de certains religieux. Bon, ok.. Il fallait avouer qu'elle était allé trop loin avec ça, mais depuis, elle s'était appliqué à rendre des boulots plus softs, moins trash et véridiques. À croire que rien n'y changerait.
Après l'épreuve des notes, ils n'étaient déjà plus que cinq. Jakob, le chat et sa maîtresse, le biker à qui on devait la meilleure note, et une dame âgée. Hé bé, ça avait été l'hécatombe ! Le jeune homme tout de bleu vêtu leur colla à tous une tape amicale en guise de félicitation, et quitta la pièce sur les talons de l’organisateur. Ce dernier précisa que la prochaine épreuve consisterait en de la sculpture. C'est vrai ?! Vrai de vrai ? Lithium en trépigna de joie. Elle adorait ça ! Bien que généralement, elle faisait de la sculpture avec tout ce qui lui passait sous la main. Que ce soit de la gomme de mie de pain, elle en faisait un Boubou de Dragon Ball, une éponge et un morceau de ballon crevé, elle en faisait un burger, du bois flotté devenait un crocodile. Certes, ça devenait parfois n'importe quoi au final, mais elle s'amusait toujours à faire ce qu'elle faisait.
Les participants restants suivirent l'organisateur et le bleu jusqu'à une nouvelle salle, tout aussi imposante que la précédente. L'odeur d'argile était aussi forte que celle de la peinture dans l'autre. Tout ce qui pouvait servir à la sculpture se trouvait dans cette pièce. Ou presque. Lithium ne détecta aucune présence du fil de fer servant à construire habituellement les cages de poules, mais également utilisé pour faire le squelette de grandes sculptures. Alors quand elle entendit de la bouche du chef qu'ils pouvaient demander à avoir ce qui leur manquait, elle s'y engagea de ce pas. Ainsi, elle s'enquit de fil de fer de cage à poules, de journaux et de colle. L'argile et la glaise étaient déjà là. Une fois approvisionné, elle s'installa à la table restante, et réfléchit. Le sujet était tout simplement de reproduire une chose que l'on adore. Sa première pensée fut immédiatement réprimandé par une Bis enragée.


« Il a dit quelque chose que tu adores ! Pas un être insignifiant qui n'existe même pas !! »

« Il existe. Arrête de nier son existence. », pensa Lithium.

« Il est parti, arrête de courir après de vulgaires chimères !
Tu finiras par te tuer à force de chercher, et m'éliminer par la même occasion. »


« Si tu pouvais disparaître à cet instant précis, tout rentrerait dans l'ordre.
Tu m'empoisonnes plus que tu ne m'aides. Alors fermes-la, et laisse moi me concentrer. »


« Pauvre sotte.. »

Vraiment.
Si Bis pouvait disparaître pour toujours, tout irait déjà mieux.
Elle se concentra à nouveau sur le sujet. À présent, il avait 3heures pour le produire. Heureusement, car ce qu'elle avait en tête n'aurait jamais pu voir le jour en 1h30. Elle gribouilla un croquis, prenant un certain temps à le mettre sur papier. Une fois le brouillon terminé, elle se rendit compte que malgré le temps imparti, elle n'arriverait jamais à le finir à temps. Elle décida donc de rogner son dessin, et de ne faire que la partie restante. Elle s'empara du fil de fer, et s'acharna à produire le squelette de sa créature. Coupant le fil avec précision, elle ne pouvait rien faire contre les griffures qu'elle gagnait. Ses doigts étaient abîmés, et quelques petites gouttes perlaient parfois sur le sol. Ce n'était rien de bien grave. Et puis, elle avait déjà vécu la même chose en faisant un caméléon en fil de fer justement. Le squelette prit un certain temps, suffisamment de temps pour qu'elle se décide à hâter le pas. Arrachant à toute vitesse les journaux, elle les fourra dans un immense bol rempli de colle, et s'attaqua à la chair de la bête. Elle collait à maintes reprises au même endroit, pour obtenir ainsi la grosseur désirée. Petit à petit, le résultat se faisait connaître.
Le torse se dessinait, un long cou s'étirait en l'air, puis deux grandes ailes ajustaient le tout. Le crâne pris plus de temps que le reste, désirant respecter au maximum les écailles du brouillon. Ces dernières furent sujet à un gouffre temporel. Elle décida donc de créer de grosses plaques, évitant ainsi de ne faire trop d'écailles et de perdre encore plus de temps. Après la chair terminé, il fallait enrober le tout d'argile pour effacer les lettres des morceaux de journaux. Une fois le tout achevé, il ne devait que lui rester une bonne heure pour parfaire son travail. Une heure ? Ça allait être short.. Elle s'attela donc à la tâche, prenant un scalpel pour détailler chaque écaille, préciser les courbures des muscles, donner un semblant de vie à sa créature. Les minutes filaient à vive allure, et une douleur se fit sentir dans son poignet à force de faire la même chose. L'heure fatidique approchait, et elle-même approchait de la finition totale de sa bête. Encore un peu, juste un peu..
Elle jeta son scalpel, et empoigna sans tarder un pinceau qu'elle trempa dans de la peinture verte, déjà mélangée au point que la couleur s'approchait davantage d'un vert jaune qu'un vert feuille. C'était voulu. Elle peigna rapidement les yeux, prit une couleur plus foncée pour faire les nuances et vivifiait ce regard, puis prit du marron et du jaune en même temps, et s'empressa de faire les stries des yeux. Elle apposa les touches finales, et à l'instant même où elle déposait la dernière goutte de noir pour les iris, le temps imparti était écoulé. Elle lâcha tout, ravie d'avoir terminé juste à temps. Soulagée, elle soupira, empoignant son poignet légèrement douloureux. Espérons que ça leur plaise.

La sculpture en question était uniquement un buste de dragon.
La jeune femme adorait les dragons, et possédait plusieurs figurines chez elle.
Les ailes déployées, et la tête tourné sur le côté, le reptile ailé était plutôt bien représenté à son goût. À savoir si le jury serait de cet avis, un gouffre subsistait. Elle ne s'était pas aventuré à le représenter dans son intégralité, consciente que le temps lui manquerait. Et mieux vaut rendre un travail fini et ajusté, qu'un boulot inachevé et raté. Elle était ambitieuse, mais avait conscience de ses limites.

Spoiler:
 


.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mer 27 Mar 2013 - 19:06
Toutes les œuvres étaient maintenant affichées à la vue de tous et les participants longeaient la procession de toiles d’un œil expert, accordant tel mine étonnée ou tel grimace de consternation impassible devant chaque réalisation. L’organisateur passait lui aussi, prenant déjà certaines notes quant à son verdict sur la première étape du concours. De nombreuses toiles représentaient la banale interprétation d’un thème commun comme celui de « l’aube » mais quelques-unes sortaient du lot et attiraient le regard d’un plus grand attroupement. L’exposition ne devait pas durer très longtemps avant l’annonce des résultats mais entre-temps Jakob, génie qu’il était, avait mystérieusement disparu. Profitant de l’agitation générale, il avait malicieusement glissé vers la porte des cabinets oubliant l’attrait soudain et imprévu pour ce moment artistique et privilégié qu’il avait vécu. Il était en ce moment même en train de tenter de débloquer l’ouverture trop peu huilé d’une fenêtre dans l’espoir d’une fuite éventuelle. Au moment où celle-ci céda sous la pression de deux ventouses déterminées, la même personne qui l’avait conduit à la salle de l’épreuve entra pour l’informer que les résultats allaient être annoncés. Affichant son sourire le plus étincelant pour cacher sa désillusion, Jakob remit innocemment en place le bout de verre en indiquant outré que les installations branlantes laissaient à désirer. Il suivit donc son indésirable inconnu tout en mimant une strangulation dans le dos du fauteur de trouble à l’escapade improvisée. C’est ainsi que bon gré mal gré, Jako rejoignit la foule de participants amassés devant l’instigateur de la rencontre artistique.

Ce dernier fit part de son appréciation général avant d’attaquer le cas par cas. Parmi les candidats l’on pouvait observer une mosaïque de réactions quant à l’annonce incertaine du bilan de leur labeur. Certains se rongeaient les ongles, d’autres suaient comme après un marathon, certains gardaient une certaine dignité conscient de leurs travaux respectifs et Jakob se curait les dents avec un pinceau. Pas après pas, l’on arrivait progressivement à la toile où se mêlait il fallait bien le dire une certaine confusion. En regardant les œuvres accrochés à chaque extrémité de la sienne, Jakob n’avait pourtant pas honte, pour la simple et bonne raison qu’il n’avait d’évidence aucune dignité quelconque. Finalement son tour vint et après un bref coup d’œil vers le dessin « pastellisé », l’organisateur révéla son jugement définitif et incontestable. Roulement de tambour et…. ça y'est, c’était dit ! Jakob avait un niveau artistique comparable à celui d’un chaton.

- JE GÈRE ! S’exclama-t-il en levant les pouces vers le haut.

C’était la consécration ultime, le rêve et but de tout Jakob censé, la fibre esthétique d’un matou incarné dans un corps humain, la parfaite symbiose du félin devenu homme ou de l’homme devenu félin. Et pendant un instant où Jakob croisa le regard du chat, chacun des leurs se refléta dans l’autre comme la parfaite fusion d’une compréhension universelle. En gros il avait eu la même note qu’une boule de poils. Perdant toute trace de désintérêt sur son visage, Jakob afficha une mine assuré, comme si tout cela était normal et qu’il n’avait douté de lui-même à aucun moment. Un peu de frime ne faisait pas de mal. Il reçut même un sourire de Lithium qui avait évidemment assisté au verdict. C’était d’ailleurs à son tour de recevoir l’approbation du jury et elle retourna son attention vers l’organisateur. Quand Jakob aperçut sa toile, sa mâchoire inférieure s’affaissa légèrement. Après tout il était naturel qu’elle possède un certain talent au vu du pouvoir qu’elle possédait, pouvoir finalement percé à jour par Jakob, le plus fin limier de Dreamland, après une soirée monstrueusement amusante. La performance était là, et la note avec. Contrairement à Jak on comprenait bien que elle n’était pas là par hasard. Les résultats suivants défilèrent assez vite, et quand ceux-ci prirent fin, deux autres participants avaient rejoint le rang des qualifiés, ce qui faisait un sacré nombre d’éliminés au plus grand plaisir de Jakob. Alors que l’organisateur appelait les cinq participants encore en course à le suivre, un étrange énergumène vint taper dans le dos du rouquin s’attirant son regard inquisiteur. Jakob aussi allait lui décoller les poumons, on verrait bien s’il ferait encore le mariole ! Décidément, cet endroit était dangereux.

La sculpture. Voilà sur quoi reposerait la prochaine et avant dernière session. L’autre salle n’était pas très loin mais l’on voyait très bien que tout avait été mis en place pour accueillir cette épreuve ci. Jakob avait quelques bases, la pâte à modeler, ça le connaissait. Mais plus que ça, Jakob avait été, plus jeune, fou d’un jeu de plateau ou il fallait construire ses figurines puis les peindre. Avec de l’expérience l’on pouvait même grâce à une résine spécial modéliser ses envies sur tel ou tel figurines et il était sûr que le tout allait l’aider. Par contre si le thème était l’aurore il allait péter une durite. Mais quand chacun eut pris sa place, fut annoncé que le thème serait libre, régit néanmoins par une minime règle qui voulait que l’on représente ce que l’on aimait. En gros aucune règle, vu qu’on pouvait aussi bien dire qu’on aimait tout et n’importe quoi.

- …il suffira de demander à mon assistant pour qu'il vous procure ce que vous voulez…

Héhé, Jakob allait lui faire péter un câble. Lili, elle, semblait savoir tout ce dont elle aurait besoin, elle appela le dit assistant et quémanda tels outils. Attendant son tour, Jakob fit un signe de la main et confirma d’un air savant qu’il désirait la même chose que la ptite dame. Et vlan ! Trop facile. L’on vit donc arriver sur la table de Jakob du fil de fer, des journaux et de la colle. Il n’avait fichtrement aucune idée de ce qu’il pourrait en faire mais il aurait l’air moins con avec. Octoboy avait déjà une idée en tête et en voyant Lithium s’attaquer à griffonner sur un bloc des croquis de ce qu’elle allait produire, Jakob fit de même. Elle était son modèle ! Sauf qu’au moment où elle déposa ses feuilles de brouillons, Jakob n’était, lui, arrivé qu’à un résultat peu reluisant.

Spoiler:
 

Tant pis il s’attaquerait directement à la sculpture, le dessin n’étant de toute façon pas son fort. Comprenant finalement l’utilité du matériel en observant, encore une fois, les autres concurrents, il s’attaqua à modeler avec le grillage une armature de proue de navire. L’idée était de faire un bateau surgissant de sous une mer agitée. Comme figure de proue, il inscrit une sorte de léviathan s’enroulant tout autour. Bon, ça rendait plutôt bien. Il enroba le tout avec les journaux et appela l’assistant pour qu’il lui apporte un jus d’orange.

- Mais bien sûr que c’est pour le concours !

Continuant à structurer le haut du navire, Jakob sirota son jus pour se booster un peu. C’était sa drogue à lui. Le plus dur restait à faire, une mer agitée… Bon de toute évidence il n’aurait pas le temps d’utiliser une armature pour ça, celle du navire lui avait pris plus de temps que prévu. Hop, un tentacule pour aider et il entreprit de former trois vagues judicieusement placés pour laisser de la place au centre au navire. Finalement, il assembla le tout, et il avait déjà sa base. Il fallait maintenant fignoler, pour parfaire les détails. La mer surtout devait paraitre naturelle, brute et vraie. Il inscrit les écumes et les contorsions du fluide en mouvement. Place au bateau maintenant, celui-ci Jakob y tenait beaucoup. Il affina le serpent de mer, pour lui donner un aspect figé et fit de même pour le bateau en essayant de transcrire l’aspect du bois. Quand il eut finit, il fit apparaitre autour du bateau de grosse gerbes d’eau pour signaler son émersion. Voilà c’était bon, plus qu’à peindre. Le tout n’était pas très grand mais la gamme de couleur importante ralentissait le travail. Le bateau en lui-même fut vite ficelé, le léviathan par contre fit difficulté. Il fallait être précis, car le tout n’était pas très grand. Jakob avait l’habitude de peindre avec précision ses figurines de warhammer quand il était petit, il prenait un cure-dent, chose terriblement pratique. Aussi il fit de même, en remerciant l’assistant, et s’attaqua aux écailles vert bleutées. Pour la mer un premier travail à l’aide des tentacules permit de tout peindre assez rapidement. Puis plus minutieusement, différentes teintes furent ajoutés. Jakob avait fini cinq minutes avant la fin. Quand le temps fut écoulé, il compara son brouillon au résultat, et fut assez content de découvrir qu’il était plus doué sculpteur que dessinateur. Ce concours était à l’évidence moins ennuyant que prévu.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Ven 29 Mar 2013 - 13:50


Hugin avait écouté le-maitre-incontesté-de-l'art-et-du-concours qui disait que si les participants avaient besoin de quelque chose: il irait leur chercher. L'homme-oiseau-tout-vêtu-de-bleu fit alors ne grimace: où allait-il trouver le matériel? Il ne connaissait pas la tour et encore moins ce que pouvait être tel ou tel trucs que les gens pourraient lui demander. Il vit les yeux de Estelle qui brillaient de manière malsaine: elle avait déjà une idée en tête pour lui faire payer de participer à ce concours. Mais aucun ne lui réclama quelque chose, certain regardaient leur matériel puis réfléchissaient, la blonde faisait un croquis et le roux aussi. Quand à la fille aux allures de gamine, elle levait les yeux au ciel en maudissant surement cette terrible nuit où elle était couverte de peinture. L'homme-qui-ressemblait-à-un-voyou lui demander s'il pouvait lui apporter des plaques en acier. Hugin tourna les yeux vers l'organisateur qui lui dit qu'il trouverait tout ce dont il aurait besoin dans l'arrière salle. Le Malphas s'y dirigea donc et découvrit la caverne de Ali Baba! Ses yeux brillaient de milles feux, il y avait tellement de trucs éparpillés ici! Du fil de fer, de l'acier, des rubis, de l'or, des pierres précieuses, du matériel pour faire du verre soufflé ou de la poterie, des fleurs en plastiques, des produits ménagers et bien d'autres choses encore. Il perdit le fil et resta un bon moment à contempler cette salle qui renfermait plus de trésors que le jeune homme aurait pu en voir en une vie. Oui, il lui en fallait peu mais en même temps, il n'y connaissait pas grand chose... Il remplit une brouette de plaques en acier et rapporta ça à ce-type-ayant-un-air-patibulaire qui ne le remercia même pas: surement à cause du temps qu'il avait mit. La blonde lui demanda alors du fil de fer et le roux se dépêcha de demander la même chose: il eut l'impression que ce type copiait la demoiselle. Après, il se faisait surement des idées. Faisant donc encore un voyage avec sa brouette, il déposa aux participants tout le fil de fer dont ils auraient besoin. Estelle vint alors vers lui et lui colla un coup de coude dans les cotes.

"J'aurai besoin de plus d'argile, beaucoup plus d'argile.
-Et pourquoi donc? Tu as vue la quantité qu'il y a ici?
-Regarde. Et tu comprendras!"

Son ton était froid, il tourna les yeux et vit alors qu'elle avait de l'argile plein les cheveux. Elle avait invoqué Sylvestre, son chat militaire qui semblait décidé à engendrer une guerre en faisant des boules d'argiles pour les lancer sur les autres participants. Hugin s'approcha du chat-portant-un-casque-avec-le-symbole-de-la-paix-et-l'inscription: Born to kill et se décida à lui dire de se calmer. Le félin le contempla avec ses yeux jaunes qui le mettaient toujours autant mal à l'aise puis il accepta de participer à ce concours, disant qu'il n'avait besoin de rien, sauf d'un cigare cubain car il avait perdu les siens. Poussant un soupire, la créature du monde céleste se dirigea de nouveau vers l'arrière salle pour être télescopé par le roux qui lui demandait un jus d'orange. On se payait simplement sa tête en lui demandant encore des trucs et à présent: il était sûr que ça ne servirait à rien en plus pour l'épreuve.

Il revint après un quart d'heure avec le cigare et la boisson qu'il donna aux participants puis se dirigea vers l'organisateur pour lui exprimer son mécontentement. Mais son attention fut attiré par le travail de la blonde qui avait réalisé un squelette entier d'une sorte de créature mythologique. Hugin avait déjà vu ça, il se souvent alors de la visite d'un dragon sur le pic des chimères... Se rappelant de la peur qu'il avait eu à l'époque: il n'était qu'un poussin à peine sortit de l’œuf. Estelle vint lui tirer sur son écharpe pour lui demander à présent du tissus de différentes couleurs: mais elle comptait lui foutre la paix? Il fit cependant un sourire et retourna à son travail, regrettant presque d'être là, il aurait tellement préféré regarder les gens travailler, voir leurs œuvres se créer petit à petit mais non, on le dérangeait pour tout et n'importe quoi. Il revint avec le matériel ainsi que du journal supplémentaire pour la blonde qui en avait demandé. Chaque participants avaient déjà bien progressé et c'était avec émerveillement qu'il contemplait les sculpture pourtant pas encore terminées. Le biker-qui-faisait-peur était en train de faire une imposante moto de type Harley Davidson sauf qu'il l'avait customisé à sa façon: le faisant plus grande avec une multitude de pots d'échappements, des roues avec des pics: un véritable engin de mort. Le-roux-tentaculaire faisait ce qui ressemblait à de l'eau, il avait également fait une sorte de grand serpent et s'attaquait à faire un navire qui chevauchait les vagues. La vieille dame du fond n'avait rien demandé de particulier et il la voyait faire de la poterie de petite taille avec des gestes très minutieux. Et enfin: Estelle et son second chat faisait... Le jeune homme ouvrit les yeux en grand: le matou était sur les épaules de la fille et il était en train de déverser un seau d'argile presque liquide sur un immense tas informe et répugnant: il voulait faire une sculpture d'une énorme merde qu'il n'aurait pas fait mieux!

On lui demanda encore du matériel et même la vieille dame du fond: elle voulait des fleurs en plastiques ainsi que d'avantage de peinture. La-blonde-aux-longues-oreilles avait même demandé un scalpel mais Estelle également. Ne tenant plus, il préféra s'isoler dans la salle-des-trésors-qui-devait-être-maudit et d'attendre la fin. C'est donc, une heure plus tard que l'organisateur demanda aux participants de s'arrêter. Les trois heures étaient passées à une vitesse affolante pensa alors le Malphas. Il revint dans la salle de l'épreuve et contempla alors les œuvres enfin terminées. L'homme se dirigea vers le fond et s'approcha de la sculpture de la vieille Voyageuse. Elle avait réalisé une maison pour poupée: presque un mètre de haut et l'avait décoré avec des fleurs tout en ayant même reproduit le gazon. Si on regardait par une fenêtre, on pouvait même voir un mobilier relativement sobre mais bien détaillé qu'elle avait eut le temps: voilà donc ce qu'elle faisait en poterie! Hugin en resta bouche-bée!

"C'est une très belle réalisation que vous nous avez fait là! Beaucoup de détails en tout cas. Avant de vous donner votre note, j'aimerai que vous me disiez pourquoi vous avez fait ça? En quoi est-ce la chose que vous adorez le plus?"

Voilà donc comment ça fonctionnait? L'organisateur ne se contentait pas de noter l’œuvre mais aussi le participants pour comprendre ses motivations, ses gouts et sa façon de voir les choses. Le Malphas comprit pourquoi on avait été si ravi de l'inviter: avec son pouvoir, il pourrait servir à noter le cœur des gens tout en révélant la part d'art qui se cachait au fond d'eux. La Voyageuse hésita puis d'un haussement d'épaules se décida à parler. Elle expliqua que petite, elle adorait jouer à la poupée, qu'elle avait toujours rêvé avoir une petite maison qui irait avec et qu'une fois qu’elle fut mère puis grand-mère, elle avait toujours aidé à faire une petite maison comme celle-ci. Ce n'était pas qu'une maison à poupée, c'était aussi le jardin secret des petites filles qui pouvaient y confier leurs rêves, leurs espoirs et leurs angoisses. Le jury fit un sourire satisfait et déclara d'un ton solennel qu'elle venait d'obtenir la note de sept et demi sur dix. Ce qui il faut bien l'avouer, n'était pas mal du tout! Le petit monde se dirigea avec vers la sculpture de Estelle, actuellement couverte par un draps alors que Sylvestre-le-chat-militaire, attendait avec impatience à coté.

"Et bien mademoiselle? Qu'avez vous donc réalisé avec votre félin?"

Sans attendre, la jeune fille mit un coup de pied dans le postérieur du chat pour l'obliger à accélérer et retirer le drap. On remarquera quand même qu'elle avait énormément de mal à se faire écouter de ses invocations, comme on dit: les chats choisissent leurs maitres et ceux-ci ne devaient pas se plaire avec elle. Ou alors, ils aimaient la taquiner ce qui collait à l'esprit que Hugin se faisait des chats. Le voile tomba alors et de nouveau, l'homme-oiseau en resta sans voix. Sylvestre avait réalisé une statut d'une hauteur de deux mètres: un homme avec un cigare aux lèvres, un bandeau sur un œil, une barbe de plusieurs jours et enfin un bandeau sur le front. Sa tenue faisait très militaire avec des motifs de camouflages très bien réalisés. L'homme tenait une mitraillette: celle de Sylvestre, dans ses mains et la pointait sur le coté. Il avait un pied releva, posé sur une sorte de pancarte que le chat avait également réalisé, dessus on pouvait lire: Metal Gear Solid, Phantom Pain. C'est alors que le jeune homme réalisa qu'une main de la statut avait été remplacé par une sorte de prothèse avec un crochet: drôle d'idée pensa-t-il. L'organisateur-et-arbitre posa donc la même question: pourquoi avoir fait ceci? Estelle expliqua qu'elle connaissait de nom ce que le chat avait voulu faire mais de là à dire qu'elle adorait: il y avait un monde. Sylvestre miaula de mécontentement et s'avança pour dire que depuis tout petit, il était fasciné par les films de guerre: l'action, les explosions, le sang, les armes à feu et bien évidemment les répliques cultes. Mais en grandissant, il ne s'était pas arrêté aux films, il avait même découvert les jeux vidéos et son préféré, sa raison de vivre enchérit-il, c'était ce jeu: Metal Gear Solid. Là, on va me dire: et comment un chat onirique fan de guerre connait des jeux de consoles du vrai monde? La raison est que: l'auteur est fan, il a donc décidé de placer ça dans un de ses récits et pour le justifier: on peut estimer qu'il existe suffisamment de fan de ce jeu dans le monde pour qu'ils en rêvent et donc, que le chat ait finit par le découvrir. Sans oublier que Sylvestre avait passé pas mal de temps à Park of Game. L'arbitre hésita puis se décida pour mettre sixt sur dix: disant que la sculpture était magnifique mais comme le chat et la fille n'était pas sur la même longueur d'onde, ils en avaient perdu des points.

Vint alors le tour de notre voyou national et sans le savoir la fin du concours ou du moins, sa mise en suspend. L'homme avait donc réalisé une énorme moto avec des plaques de protections, des pics partout. Il avait même fait d'énormes flammes que vomissaient les pots d'échappements et après le guidon, on pouvait y voir un casque de moto qui ressemblait un peu trop à un crâne humain. Il y avait le moindre détail sur le moteur, les crans des pneus ou les poignées. C'était un travail remarquable. Même question pour le participant afin de savoir en quoi il adorait ça.

"J'passe ma vie sur ma moto, je traverse le monde et je rêve d'avoir un tel engin qui serait bien plus puissant: trente-deux soupapes, huit sorties, refroidissement du moteur à l'azote, des crans capables de rouler sur la neige ou n'importe où et aussi de pouvoir écraser et déchiqueter les emmerdeurs. Le rêve quoi!!
-En simple: vous adorez rouler sur ce genre de chose et vous désirez tuer des gens?
-En simple ouais. Pourquoi ça pose un problème?
-Un peu oui. J'ai parlé d'art, pas d'idée farfelues qui consistent à parler de ses idéologies de fanatiques psychopathes!"

Avant même de répliquer, le biker colla un uppercut à l'arbitre qui traversa la pièce avec force, emportant Hugin et le roux avec lui pour terminer contre le mur. Estelle bondit à la gorge de l'homme alors que Sylvestre se jetait sur sa sculpture afin de récupérer son arme à feu. Le type envoya valser à son tour la gamine et projeta également la blonde dans un coin.

"Je savais que j'aurai directement du agir ainsi... Je me présente: Logan, membre des Bikers of the death! Et on a décidé de ruiner quelques royaumes pour nous occuper! Mes potes sont surement déjà là et vous allez pleurer vos mères!"

Son bras gonfla alors pour devenir énorme. Hugin comprit qu'il devait être morpheur et capable d'augmenter sa force. Le biker explosa d'un coup la statut de Snake aussi appelé: Big Boss ce qui fit hurler d'horreur le pauvre chat que vit son œuvre trépasser avant même d'être devenu célèbre. Le Voyageur killer explosa le mur d'un autre coup de poing et sauta de la tour. Estelle, Hugin et le chat s'étaient déjà dirigés vers le tour pour regarder ce qu'était devenu le psychopathe. Pas de chance: il avait atterri sans mal, ses jambes avaient également enflées. Et pire que tout: il y avait plusieurs bikers en bas, tous à moto et apparemment prêt à dévaster l'endroit.

"Estelle... On fait quoi?
-On les rétame évidemment! Le rouquin et la blonde ont certainement envie de continuer ce stupide concours et toi aussi. Alors on n’a pas le choix. Elle se tourna vers les deux autres. N'est-ce pas?
-Enchanté... Il était un peu gêné. Je me nomme Hugin et oui, je ne suis qu'une créature de ce monde. Désole d'avance si je ne suis pas très utile."

En bas, les motards se préparaient déjà et fonçaient pour entrer dans le bâtiment: décidés à tout saccager.

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Jeu 11 Avr 2013 - 17:23
« Mauvais joueur »





Lithium n'était pas peu fière de son travail.
Et pourtant, elle appréhendait une nouvelle fois le résultat.
Malgré la confiance qu'elle vouait à ses capacités, elle avait parfaitement conscience qu'elle n'était pas pour autant en parfaite sécurité. Elle était douée, certes, mais comme elle ne cessait de se le dire à elle-même, il y aurait toujours quelqu'un de bien meilleur qu'elle dans ce domaine. Elle ne pouvait donc pas se complaire dans sa suffisance, et ce talent qu'elle tâchait de conserver et d'améliorer pour ne pas le perdre. Elle finit même par porter un ongle à sa bouche, et le rogna jusqu'à ce qu'il disparaisse. Elle jeta à peine un coup d’œil aux travaux de ses camarades, et ne distingua donc que vaguement une grosse cylindrée assez effrayante en soi, mais sacrément bien rendu, une maisonnette de poupée livrée avec tous les accessoires, un travail affolant, puis finalement un bateau flottant sur une mer déchaînée. Elle ne vit aucunement la sculpture de la jeune fille aux chats, vu qu'elle était cachée sous un drap.

Légèrement stressée, elle patienta.
L'arbitre s'attarda tout d'abord sur la sculpture de l'aînée.
Tous étaient particulièrement intéressé par ce travail minutieux, Lithium y compris.
Ce boulot était vraiment fascinant. L'auteure avait su retracer à la quasi-perfection la minutie des meubles, des vases, des chaises et autres ustensiles. C'était une véritable maisonnée qu'elle avait produit, et le résultat était franchement attendrissant. C'était vraiment beau et agréable à regarder. La jeune femme tilta ensuite à la question que l'inspecteur posa. « Pourquoi avoir fait ça ? En quoi adorions-nous cette représentation ? ». La réponse de la vieille dame sembla pleinement satisfaire les juges, et sur la note de sept et demi, ils passèrent à la sculpture suivante.
Celle-ci ne manqua pas de l'étonner. Alors que le chat ôtait le drap, Lithium resta hébétée. C'était quoi exactement ça ? La statue était imposante, et lui rappelait étrangement un personnage d'un jeu vidéo auquel elle avait vaguement joué, avant de se tourner vers des jeux plus intéressants. La fameuse question fut ensuite posé. S'ensuivit alors une dispute de vieux couple, démontrant ainsi que les deux compères ne s'accordaient pas sur la raison du pourquoi avoir fait cela. Cela en devenait risible tant leurs opinions ne concordaient pas. Et malheureusement, malgré la finesse de la sculpture, leur désaccord leur coûta des points.

Ce fut ensuite au tour du motard.
Lithium préféra observer l’œuvre en restant à l'écart.
Il ne fallait certes ne pas se fier aux apparences, mais cet homme ne lui inspirait aucunement confiance. Sa moto était inquiétante. Les détails précis, la rendait d'autant plus effrayante. Ce crâne humain, servant assurément de casque, ne manquait pas d'ajouter une pointe de malaise à l'ambiance déjà pesante dans la pièce. La demoiselle ne savait quoi penser. Le gars avait représenté ce qu'il chérissait le plus, qui était de rouler à moto, et de tuer les gens. Autrement dit.. Que faisait-il ici ? L'art ne signifiait pas mettre fin aux jours de quelqu'un. Tuer n'est pas de l'art.


« Au contraire.
Mon art est de tuer justement.
D'égorger les traîtres, les massacrer avant qu'ils ne commettent ce que je leur fait subir, à des innocents. N'est-ce pas de l'art que de savoir faire cela sans aucun regret, et sans aucune difficulté ? »
, ricana intérieurement Bis.

« Tu ne sais rien de l'art.
Alors, va te faire foutre.. »


« Oooh, pauvre petite choupineeette ! », minauda l'autre.
« Elle regrette teeeeeellement d'avoir un jour été passionnée par ce qui est MON art à présent. Tu n'est qu'une hypocrite. Va faire ton job maintenant. »

Cette petite conversation interne l'a fit louper l'uppercut.
Et lorsqu'elle vit l'arbitre traverser la pièce, elle ne comprit pas tout à fait.
Abasourdie, elle n'eut point le temps de réagir lorsqu'elle fut projeté dans le coin aux argiles. Heureusement pour elle, elle réussit à se réceptionner, non sans ressentir une certaine douleur au niveau de la jambe droite. Lorsqu'elle releva les yeux, elle fut horrifiée par ce qu'elle vit. Le motard venait de détruire sans la moindre once de regret, l’œuvre militaire du chat. Comment pouvait-il oser détruire un travail de la sorte ?! La demoiselle vit rouge. Nous ne saccageons pas les œuvres d'art. Ce manque de respect envers la communauté artistique, et le travail des autres, la révoltait. Le motard se tira par une fenêtre qu'il créa lui-même en explosant un pan de mur, non sans faire une démonstration de ses muscles, boostés aux stéroïdes. Celui-ci atterrit tranquillement au sol, accompagné de ses potes.
Doucement, elle se releva, s'épousseta les jambes, puis releva ses cheveux défaits pour les accrocher. Elle planta un pinceau au sein de ses cheveux, et expira lentement. Elle se dirigea vers sa sculpture qui, fort heureusement, n'avait rien, et la déplaça lentement dans un coin de la pièce, désirant ainsi la protéger de tout impact qui viendrait à voler. La gamine aux chats, dont elle espérait ne pas entrer en contact avec, consciente de son allergie à cette bête, s'enquit de savoir si ils désiraient, elle et Jakob, rétamer la face de ces profanes. Lithium répondit par l'affirmative, et se présenta également à la créature des rêves à l'allure humaine, le rassurant sur son utilité. Puis, une fois les présentations rapidement faites, elle se hâta vers la salle aux fournitures. Ouvrant la porte à la volée, elle s'empara d'un tonneau d'encre de chine. Elle versa une larme imaginaire quant au gâchis qu'elle s’apprêtait à faire, et se dirigea vers le trou. En bas, elle vit le groupe de motards qui se préparaient à entrer pour tout saccager, et sans attendre une seconde de plus, elle déversa sur le groupe le tonneau. Voilà, comme ça, ils seraient certes encore plus en colère, mais cela les ralentiraient quelque peu, le temps qu'ils descendent tous. La demoiselle se retourna vers ses camarades.


« On ne va pas les laisser détruire la Tour des Arts.
C'est le seul royaume avec lequel j'ai une réelle affinité.
Ils ne toucheront plus à une seule brique de ce lieu.
Je leur arracherais les mains avant qu'ils en aient l'occasion. »


Ces derniers mots plurent à Bis.
La voyageuse ne patienta pas un seul instant.
Les escaliers prendraient trop de temps, et compte tenu de son manque notable d'orientation, elle préféra passer par la fenêtre nouvellement créée. Cela serait déjà plus rapide, et lui permettrait également de ne pas se perdre. Comment descendre en revanche ? Pas trop le choix en même temps. Elle dessina rapidement une créature ressemblant vaguement à un oiseau. Le résultat n'était pas franchement glorieux, car la créature était déplumé, laide, et l'on aurait dit qu'elle était atteinte de la maladie de Parkinson. Son bec était énorme comparé à son crâne, et le corps, proche de celui de la dinde, ne donnait pas franchement faim. Bon, on fait avec ce que l'on a, hein ! Fallait bien qu'elle se loupe un jour, non ? Elle lui ordonna de voler, ce qu'elle fit en croassant, et s'accrocha à ses pattes. Malheureusement pour la jeune femme, sa bestiole avait autant de résistance qu'une poule, et lorsque les deux compères se jetèrent dans le vide, ils ne volèrent point, ne planèrent point, non, ils filèrent en chute libre. Pourquoi, mais pourquoi ? Heureusement, après une véritable frayeur, la bestiole reprit le contrôle de ses ailes, laissant une trace de son passage en abandonnant des plumes verdâtres, et atterrit, non sans mal, au sol, laissant sa maîtresse légèrement nauséeuse. Cette dernière, sous les regards faussement hébétés des motards, révoqua sa créature, et dessina rapidement ses dagues favorites, les flamboyantes, et se mit en position.


« ça va chier. », firent en cœur Lithium et Bis, qui l'accompagnait mentalement.

Espérons néanmoins que ses compagnons ne la laissent pas seule face à ces bikers.
Pas qu'elle était incapable de tous les rétamer, mais il était envisageable qu'ils soient trop nombreux pour elle seule. Qu'ils tentent de lui passer sur le corps ces gros lards!



.

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Dim 14 Avr 2013 - 16:37
Après le glas du temps imparti et pour la deuxième fois depuis le début de la soirée, l’organisateur s’avança vers les œuvres réalisées. La tâche allait être d’autant moins longue que le nombre de participants avait baissé de plus de la moitié. Il n’en restait plus que cinq à mettre une nouvelle fois en course leur aptitude artistique où pour certains leur chance de cocu. Cinq sculptures pour l’enjeu d’une dernière épreuve. Jakob n’avait strictement aucune idée de sur quoi elle allait porter et il se fichait d’ailleurs bien de le savoir mais il voulait y participer. Il était allé trop loin pour se faire recaler comme une vulgaire chaussette. Pourtant un coup d’œil sur la concurrence suffisait pour comprendre que la place n’allait pas être donné, mâché, et prémâché.

L’évaluation débuta par le travail de la dame âgé. Rapidement on en vint à lui demander de justifier son travail. Une sorte de test pour juger de... de quoi au juste ? De la sincérité, du bon fond de la personne ? Amusant. On eut donc droit aux souvenirs larmoyants de miel, de sucre et de rhubarbe de la jeunesse d’une vieille femme elle-même toute mielleuse ! Ah ça dégoulinait de partout, é-cœu-rant. Et en plus elle était gratifiée d’une bonne note. Sept et demi, mais quelle arnaque ! Bon d’accord le rendu était loin d’être horrible mais la justification était bidon, vu, revu, cliché. Elle venait surement même de l’inventer la rapiat ! C’était fou ce que ce moment du concours pouvait alterner le jugement objectif de Jakob.

Les deuxièmes à passer sous le regard expert de l’organisateur furent la demoiselle et ses chats. Le drap qui cachait alors la sculpture fut enlevé et dévoila un imposant et identifiable militaire. Jakob l’avait déjà vu quelque part mais où il n’en avait aucune idée. La question fut de nouveau posée et l’on eut cette fois droit à une réponse plus originale. En fait c’était bien les chats qui participaient et non la fille, la deuxième œuvre avait été réalisé par la seconde invocation de la rousse et reflétait par conséquent uniquement son point de vue. Or ce n’était pas lui le participant officiel et la note en pâti.

Le troisième fut le « gagnant » de la première partie. Il avait fait une moto qui n’était pas du tout au gout de Jakob. Quelle manque de classe, il lui préférait de loin sa petite vespa jaune. Agacé de se voir encore sucré son tour et ayant la patience d’un bulot, Jakob réfléchit à sa prochaine session nocturne. Rendre visite à Okto lui paraissait une bonne idée, il devait parfaire sa connaissance du terrain, éclaircir le système de zones et savoir une bonne fois pour toute comment faire pour décider de l’endroit où apparaitre en s’endormant. Rapidement il fut coupé par l‘altercation entre l’organisateur et le participant. Il était question de tuer des gens, d’art et « d’idéologies de fanatiques psychopathes ». Le ton était rapidement monté. Jakob repensa à une doctrine de guerriers colossaux : Nul art n'est plus beau et diversifié que celui d'infliger la mort. Il n’eut toutefois pas le temps d’y méditer qu’il fut emporté avec force par le corps des deux organisateurs. Il n’avait eu aucune chance, à peine avait-il tourné la tête dans la direction de l’agitation que la tâche bleue de l’assistant l’avait emportée, et finalement encastrée contre un mur de la pièce. Super il avait pris le choc pour les deux autres.

Sa tête avait rebondi avec force contre la cloison et alors que les deux autres se relevaient déjà sans peine Jakob se mit à quatre pattes en titubant. Sa vision se flouta et il ne discerna que de vastes gestes grossiers de la scène qui se déroulait pourtant juste devant lui. Il avait l’impression que sa tête était compressée dans des rouages eux-mêmes compressé par une enclume elle-même compressé par un rorqual bleu. Pourtant l’effet ne dura pas longtemps et après avoir pris appui sur une armoire il se releva avec difficulté. Ca faisait un put*** de mal de chien. Les oreilles de Jakob continuaient à siffler alors qu’il retrouvait une complète acuité visuelle accoudé contre le mur et l’armoire. L’homme venait d’explosé d’un coup un pan de la pièce, et les autres couraient en tous sens. Bordel pourquoi était-il le seul à moitié sonné ? Chacun d’eux avait pris un coup pourtant alors pourquoi ? La réponse était simple, Jakob n’en avait jamais reçu. Il n’était pas de ceux qui avait eu une enfance difficile, il ne s’était jamais battu, il n’avait jamais ressenti le choc de la chair contre la chair. Le voyageur n’avait aucune expérience du combat, celle-ci se limitait aux belles images des B.D, aux films de karaté ou aux animés japonais. Alors pendant que tout le beau monde s’activait à réagir à l’attaque, lui n’arrivait même plus à bouger. Pas parce qu’il ne pouvait plus se mouvoir, mais parce qu’il n’était pas prêt à ça. La rousse quémanda à Lithium et lui-même leur aide pour LES rétamer. Quoi encore, y’en avait d’autres comme ça ? Et la voyageuse blonde qui répond du tac au tac a l’affirmatif en affirmant son utilité quant à l'affrontement à venir. Et merde, il n’était pas un couard, ça non, et alors que l’invocatrice de dessin pleine d’assurance vidait un tonneau d’encre sur les opposants, elle se retourna et leur confirma sa détermination. Sur ces mots, elle s’élança à l’aide d’un oiseau sortit de son bloc note.

Allez merde Jakob bouge-toi ! Le voyageur se redressa finalement puis se dirigea vers la salle aux fournitures comme Lithium avant lui. Il en ressortit un couvercle de métal ventousé sur chaque bras, et peint d’une expression nouvelle. Dreamland était donc un endroit où tout pouvait exploser en plein milieu d’un concours artistique ? Très bien. Un endroit où l’on pouvait se prendre une droite d’une seconde à l’autre sans aucun signe précurseur ? D’accord. Mais tant qu’à se prendre des coups autant bien les prendre, tant qu’à se prendre des coups autant les bien les rendre. Jakob ne jeta de regard à personne et continua tout droit vers le trou béant du mur. Là il déploya des ventouses sur ses pieds et s’élança à la verticale de la tour en courant. Il put voir Lithium atterrir tant bien que mal et se préparer au combat. Elle voulait protéger la tour, l’oiseau et la rousse continuer le concours mais Jakob n’avait pour seul envie en ce moment que de foutre un pain à cet enfoiré. Rien qu’un suffirait. Si cela pouvait aider l’un ou l’autre, tant mieux. Arriver près du sol Jakob ralenti l’allure et pour éviter de s’arrêter trop brusquement et de décrocher les ventouses il s’en fixa de nouvelles au niveau des mains et arrêta sa course au dernier rebord. Là, il descendit à reculons et à distance raisonnable sauta à terre. Il aurait presque eu envie de chantonner «♫ Spider-Poulpe, Spider-Poulpe, il sait descendre à reculons ♫ Spider-Poulpe, Spider-Poulpe, est-ce qu’il sait lancer des toiles ? Bien sûr que non c’est un bouffon ♫ ». Presque.

La cour de la tour était en véritable émoi, le son des moteurs rugissaient à travers l’enceinte accompagnant le chaos provoqué par les motards. Rapidement Jakob discerna Logan du tumulte. A l’aide de sa capacité il détruisait un stand d’artefact lié au royaume. Mais le rouquin n’eut pas le temps de l’approcher qu’un autre motard lui fonçait déjà dessus sur son engin rouge et noir pleins de piquants et d’ornements référant à la mort. Une faute de gout évidente mais l’on ne pouvait lui reprocher de ne pas être cohérent au vue de son style vestimentaire. Jakob ne se laissa pas surprendre cette fois, il fit apparaitre un tentacule pour saisir un des deux couvercles en métal et le lui balança à la manière d’un frisbee. Ce dernier vint percuter le crâne du biker le faisant tomber de sa monture qui continua sa course jusqu’au prochain obstacle.

Le motard, prénommé Derrick au vu du prénom arboré sur le derrière de sa veste noire, se releva sans grande peine en maintenant une main sur son arcade sourcilière en sang. Son sourire jaune n’en demeurait pas moins constant. Il semblait être le plus gringalet de son groupe. Un corps étriqué et un esprit détraqué, il n’en était pas pour autant moins menaçant ou dangereux. Il attrapa la masse qui pendant à son harnais et la pointa vers le voyageur. Peut-être pas si gringalet que ça. Cette dernière était en fait la partie avant d’une bécane. Le volant avait été adapté en un manche mais au bout des cylindres il y avait une roue avant qui tournait plus ou moins vite selon le désir du motard. Il valait mieux ne pas se la prendre en pleine gueule s’imagina Jakob. Alors que Derrick se mit à courir en direction de son adversaire, Poulp-boy réitéra sa dernière manœuvre et lança son dernier couvercle. En voyant le projectile arrivé le motard décrivit un large cercle de sa masse pour l’envoyé valser contre le décor, offrant ainsi un parfait champ libre à Jakob maintenant à portée. Il ne pourrait ramener assez vite son bras pour protéger son torse à découvert. Jakob arma donc son poing et envoya de toute sa puissance un uppercut en pleine abdomen dans l’espoir de lui couper la respiration. Le motard se courba en deux et pour ne lui laisser aucune chance Jakob envoya sa solide jambe droite le percuter à nouveau, l’envoyant ainsi trainer dans la poussière. Bon sang ça faisait un bien fou. Mais comme il s’y attendait l’autre se releva à nouveau en essuyant quelque crachats et grossièretés de coutumes. Lui n’était pas un débutant, il avait l’habitude d’encaisser, ce qui n’était pas le cas de Jakob. Aussi celui-ci vint à espérer qu’il ferait une nouvelle erreur en le voyant de nouveau chargé à sa rencontre, roue à pleine puissance.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 16 Avr 2013 - 16:34


La nuit qui devait être calme, posée et sur le thème de l'art venait de déraper dans une attaque de la tour par une bande de motards se prenant pour des semeurs de troubles. Restait donc à savoir si ces types étaient dangereux ou s'ils se surestimaient. Après tout, attaquer la tour des arts, lieu paisible de la première zone était une preuve en soit d'un manque de confiance, sinon, ils s'en seraient prit à un endroit plus important, c'était du moins ce qu'essayait de penser et de se convaincre notre homme en bleu. Estelle semblait motivée à se battre et son chat quand à lui était déjà à fond. Il s'était posté sur le rebord du trou dans le mur et canardait déjà de balles les ennemis en bas. Il hurlait à la mort, jurant de tuer tout le monde pour venger sa sculpture réduit à l'état de tas informe à cause de ce salopard. La blonde-aux-longues-oreilles s'avança et versa un gros tonneau d'encre de chine pour emmerder les motards, disant qu'elle comptait bien les affronter car elle était liée à cette tour. Une Voyageuse prête à aider les habitants de ce monde, Hugin ne put résister à un sourire, elle semblait gentille et sincère, il était content de la connaitre même si ce n'était pas vraiment le cas. Il songea un instant que sa véritable forme, en touchant le cœur de la fille devait être magnifique, mais ça, il ne le saura que plus tard. L'invocatrice fit apparaitre une sorte de dinde toute fripée et laide afin de sauter dans le vide pour "voler" et se diriger au pied du bâtiment. Le Malphas eut mal au cœur en voyant le volatile si moche et faiblard, mais il ne pouvait rien y faire. Quelques secondes après, ce fut le tour du rouquin de sauter, il avait embarquer des tôles et parvenait à courir sur le mur avec ce qui semblait être des ventouses. Estelle se tourna, lança un regard noir à Hugin pour lui faire comprendre qu'elle aussi voulait descendre.

"Révoque ton chat, je nous descend de là..."

Elle posa son regard sur lui, fit un sourire alors que le jeune homme se mit à briller pour changer d'apparence. De longues ailes se formaient, des plumes volaient déjà autour de lui et son cou s'étira sur plusieurs centimètres.

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Comment était-il arrivé ici? Il n'en savait rien, mais il adorait l'endroit en tout cas! Il était là, installé sur un canapé en sous vêtement, servent de modèle à une jeune femme terriblement jolie qui le fixait avec un regard de braise. Autant dire qu'il n'était pas indifférent et qu'il avait hâte qu'elle termine pour que lui commence et lui montre ce que l'art lui inspire. Il avait rapidement comprit que c'était une rêveuse et qu'elle était dans son trip, il n'avait donc rien à faire à part glander et attendre de pouvoir se soulager. Son cerveau était en mode pervers, il ne pensait qu'à ça, il ne pouvait détourner son regard du décolleté de la jeune femme, c'était pire qu'être hypnotisé! Combien de temps déjà? Plus de cinq ans, environ... Normal qu'il se sente en rûte comme ça, même s'il trouvait cela un peu malsain, en revanche ses seins à elle n'avaient rien de mal. Un choc violent et sonore fit alors vibrer l'endroit, ce qui le sortit de sa méditation salace. Il se redressa sur son canapé malgré les plaintes de la rêveuse qui lui disait de ne pas bouger. Tendant l'oreille, il lui semblait entendre des cris: il y avait du grabuge quelque part et non loin de là. Il haussa les épaules, lança un regard à la fille -qui était tellement belle- et décida de reprendre la pose. Qu'elle le dessine, il la baiserait plus tard. Le reste n'avait aucune importance, cette nuit, c'était détente en priorité!

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Effectuant des cercles dans le ciel, un magnifique paon améthyste volait au dessus de ce qui était un champ de bataille, il tenait dans ses serres une jeune femme ressemblant un peu trop à une gamine. Celle-ci avait un chaton dans les bras et hurlait des indications à l'oiseau. D'un bâtiment d'aile, l'animal se figea dans le ciel et ouvrit sa queue pour faire la roue. Le soleil dans le dos, il fixait un mec sur sa moto juste en bas, l'homme releva les yeux alors que l'oiseau plongeait sur lui en refermant sa queue pour laisser la lumière aveugler sa proie. Le chaton disparut pour transformer la fille en hybride félin. Hugin remonta alors qu'il lâchait la fille pour qu'elle percute le motard avec fracas. L'homme vola de sa monture qui continua sa route et elle enfonçait déjà ses griffes et ses crocs à travers la veste en cuir du baroudeur. Un moteur lui indiqua qu'un autre ennemi s'approchait, elle libéra sa cible, se redressa et bondit sur une autre pour la faire tomber. Le paon continuait de tourner dans le ciel, regardant ce qu'il pouvait faire, il cherchait un angle d'attaque tout en ayant peur de l'affrontement: il n'aimait pas le combat, il détestait la violence pour dire la vérité. Estelle sauta sur un ennemi de dos armé d'un guidon avec une roue, l'attrapant à la gorge alors qu'il avait chargé le roux. Elle espérait que le Voyageur l'aiderait afin de vaincre ce type. Hugin se décida enfin et plongea sur un ennemi, il percuta un motard en pleine course mais fut également projeté au sol. Pas mal secoué, il se releva et s'apprêta à reprendre son envol quand il vit le chef de la bande, le gros qui avait détruit la statut, qui fonçait déjà sur lui. Estelle accourait déjà, elle avait reprit sa forme initiale, une lèvre tuméfiée et son chat militaire sur ses talons. L'animal lança une grenade dans la mêlée, envoyant valser un ennemi et stoppa le chef dans son élan. L'invocatrice de chat hurlait déjà au Malphas de s'envoler pour ne pas se faire tuer. Le gros n'en pouvait plus, de colère, il attrapa un de ses potes déjà étourdit, son bras gonfla pour devenir énorme et il lança son allié qui percuta Estelle pour l'envoyer au sol. Histoire d'en rajouter une couche, le Voyageur killer donna un uppercut dans la tour, faisant exploser une partie du mur pour hurler à ses potes de s'y engouffrer. Dans un désordre incroyable, plusieurs baroudeurs parvinrent à entrer alors que les autres restaient en combat avec la dessinatrice et l'homme poulpe. Hugin tournait dans le ciel et décida de retourner dans la tour, passant par le trou qui menait à la salle du concours, il reprit son apparence humaine dés qu'il toucha le sol. De son coté, Estelle s'était relevé et appelait Sylvestre pour retourner dans le bâtiment.

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La fille avait terminé son dessin, elle le montrait donc au jeune homme qui fit un rapide compliment avant de se jeter sur elle pour l'embrasser. Celle-ci ne semblait pas contre et lâcha son stylo pour l'enlacer à son tour. Il se sentait bien, presque heureux, depuis le temps qu'il en rêvait, il allait enfin pouvoir avoir un peu de compagnie pour la nuit! C'est alors que la porte explosa et qu'un type, habillé d'une veste à clous s'introduit en hurlant. Il avait un gros marteau dans une main et fonçait déjà en rigolant sur le couple. Le voyageur, blond, des lunettes d'aviateur dans les cheveux, une veste en cuir similaire à celle de l'intrus, détourna les yeux pour lui lancer un regard noir. D'un mouvement du bras, Bryan fit bouger une portion de mur pour que celle-ci vienne percuter l'opportun et l'envoyer contre le mur d'entrée, l'écrasant entre deux couches de béton sans la moindre pitié. Ce qui eut pour effet de refroidir la jeune femme qui hurla de frayeur avant de partir en courant. Frustré et dégouté, le claustrophobe était décidé à se venger: il ignorait qui était ce type, s'il était seul, mais il espérait que non. Une bande de cons venait de faire irruption pour briser son idylle et il n'allait pas laisser passer ça. D'un autre geste de la main, il desserra l'étau pour libérer l'inconnu qui s'écroula au sol. D'une main assurée, il releva l'homme par le col afin de le coller au mur et le fixa droit dans les yeux.

"T'es qui toi?
-Je suis un membre des Bikers of the death et on va raser cette tour!
-Z'auriez pu choisir une autre nuit! Pour une fois que j'allais me détendre avec une fille!"

Son poing vint exploser la mâchoire du motard qui s'effondra ensuite sur le sol avant d'exploser dans un nuage de fumée. Le claustrophobe sortit de la salle, vit plusieurs rêveurs et créatures qui couraient dans tous les sens, pourchassés par d'autres motards. D'un claquement des mains, il resserra le couloir pour ralentir les ennemis, les écrasants les uns contre les autres. Il avançait d'un pas décidé sur eux, vu la configuration du couloir à présent, tout ce jouerait en un contre un et il pouvait encore jouer avec le plafond pour les réduire à l'état de bouillie informe.

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Hugin descendrait les escaliers, il était paumé, il ne savait pas quoi faire et comment le faire. Il n'avait aucune idée de comment se battre et se sentait inutile mais il ne pouvait rester à rien faire. Il voulait protéger cet endroit, qui à ses yeux était une merveille culturelle. Il tomba alors nez à nez avec un ennemi qui était armé d'une barre à mine. Il remarque que tous avaient des armes mais aucun ne semblait utiliser d'un pouvoir sauf Logan, ce qui était étrange...

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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Lun 13 Mai 2013 - 17:07
« La roue tourne »



Lithium et Bis étaient excédées.
Jamais elles n'auraient pu imaginées une chose pareille.
Qui donc pouvait projeter de s'en prendre à la superbe Tour des Arts ?
Si elles ne possédaient pas la même vision de l'art, elles en partageaient néanmoins la passion. Et c'était ce qui pouvait faire leur force commune, car cette discordance mentale pourrait un jour leur porter préjudice, si ce n'était pas déjà le cas.


« On va les fumer ces sales fils de pu.. »

« Carrément. », affirma la blonde.

Puis elle se jeta, dagues déployées sur le premier biker venu.
C'était un rondouillard faussement musclé, trimbalant sa graisse mal répartie avec une fierté ridicule. La jeune femme se moqua ouvertement de lui en s'approchant rapidement, sans pour autant le toucher. Elle tournait autour de l'homme, gravitant avec aisance sur ses pieds, pointant parfois sa dague sur une parcelle de peau du chauve, créant ainsi une ouverture sanglante d'une taille raisonnable. De simples éraflures sans le moindre danger pour sa vie. Le gros lard tentait de l'attraper, mais en vain. À chaque coup de poing donné, elle se baissait, esquivait, et lui répondait ensuite par un rire moqueur. Elle s'amusait à le tourner en ridicule. Il fallait avouer que ce n'était aucunement compliqué de s'éloigner de lui. Ses mouvements étaient lents, dépourvus de volonté, et sa force était répartie uniquement dans le but de faire un maximum de dégâts, si seulement il parvenait à toucher quelque chose. Malheureusement, il était bien trop mauvais, et s'apparentait davantage à une bonne grosse limace baveuse, qu'à un lion fougueux.
Lithium commençait à s'ennuyait, et les injonctions de Bis la poussait à mettre fin à cette mascarade. Sauf que, la colocataire de la blonde lui imposait de trancher la gorge de son adversaire. Elle voulait voir son sang couler, gicler sur son visage, se délecter de la souffrance qu'il éprouverait. Le râle de la mort était pour elle aussi jouissif qu'était une tablette de chocolat noir pour la propriétaire. Cependant, la voyageuse ne partageait aucunement l'avis de l'intruse. Elle ne désirait point le tuer, seulement le mettre hors d'état de nuire. N'écoutant qu'elle-même, elle ignora royalement les hurlements de son virus intérieur, et s'extirpa de sa danse d'avec le biker, pour apparaître derrière lui. D'un geste maîtrisé, elle lui asséna un violent coup de coude dans le crâne, suivi de la manche rougeâtre d'une de ses dagues. Le porc tout de cuir vêtu s'étala de tout son long sur l'herbe verte entourant la Tour des Arts, goûtant à sa fraîcheur. Ramenant une mèche derrière son oreille pointue, la demoiselle se tourna vers un nouveau rival, un sourire aux lèvres.

Sourire que Bis ne partageait pas.
La seconde personnalité était dégoûtée.
Non seulement elle ne l'écoutait pas, mais en plus, ce foutu gros porc était encore en vie.
C'était intolérable. Si elle l'achevait maintenant, il ne ferait plus aucun mal à personne ! Pourquoi donc ne partageait t-elle plus ce point de vue ?!! Tout était la faute à ces personnes dans son entourage qui la poussait à changer de voie. Ce Ed Free par exemple, lui paierait cet affront. Effectivement, Bis en venait à haïr les gens pour pas grand chose. Elle était explosive, une véritable bombe à retardement à la rancune tenace, sentiment qui altérait constamment son jugement. En quoi pourrait-elle donc comprendre le fait d'épargner la vie d'une tierce personne emplie d'une vilenie sans pareille ? En rien. Elle préféra se taire à nouveau. La dessinatrice ne jugeait point intéressant son avis de toute manière.
C'est ainsi que Lithium se chargea de combattre le second biker, non sans s'amuser à nouveau. Après tout, elle avait besoin de se dégourdir les jambes. Quelques minutes suffirent à conclure l'affrontement, assommé également, et elle se jeta sur un énième imbécile. Cependant, à mesure qu'elle se défendait, l'ennui pointait le bout de son nez. Le but premier était de mettre hors d'état de nuire ce Logan. Poussant du pied un dernier adversaire, elle rejoignit les quelques camarades présents.


« Faudrait peut-être penser à fracasser Musclor là, non ? »



[HRP: Désolée pour avoir mis autant de temps pour pondre cette bouse.
Je suis un peu à cours d'inspi'..]

__________







Lithium s'exprime
Bis vous insulte


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Jakob Baekeland
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année! Mar 14 Mai 2013 - 12:42
Jakob se tenait prêt à recevoir le violent assaut de son adversaire évalué à une distance d’une vingtaine de mètres quand il sembla voir le temps s’écoulé au ralenti autour de lui en même temps que ses oreilles bourdonnaient aux rythmes des fracas. Ainsi Lithium était déjà venu à bout de plusieurs adversaires accompagnant le rythme effréné de catgirl qui lacérait à tour de bras. Aussitôt l’imaginaire du rouquin lui présenta son affrontement premièrement héroïque comme une dispute de vieillards asthmatiques en fauteuil roulant. Cela ne prit qu’une seconde et déjà les grognements du motard au guidon redirigeait l’intention de Jak et de son petit cœur fragile vers un problème plus épineux. Présentant sa garde à l’ennemi en préparation du choc, Jak ferma les yeux un court instant.

Quand il les rouvrit la lady aux cats agrippait fermement son adversaire aux niveaux des jugulaires stoppant net son avancé. Voyant la redoutable roue qui s’agitait en tous sens dans les mains du motard menaçant dangereusement la voyageuse Jakob bondit en avant en armant son poing. La demoiselle dégagea son emprise en envoyant en avant l’homme désarçonné à la rencontre d’un direct du droit accentué par les forces cinétiques opposées qui inévitablement se rencontreraient dans moins de cinq secondes. Décompte funeste avant collision. Quatre secondes. Trois. Deux. Une seconde. La marque des phalanges vinrent s’imprimé sur l’arrête nasale libérant un mince coulis sanguin aux narines compressés. Parallèlement le défigurement de l’expression faciale transformait rictus confiant et dents pourries en moue de douleur et dents pourries. Les yeux de la cible fermés par effet de crispation lors de l’impact chair versus chair ne se rouvrirent pas pendant la chute en arrière du corps entrainé par la gravité universelle vers un point de chute situé quarante centimètres plus bas. Le coulis évoqué précédemment exerça pendant moins d’une demi-seconde un effet de lévitation dû à la poussée d’Archimède s’exerçant dans tout fluide avant de retomber fatalement sur le visage comateux du motard en une parfaite tâche unie en forme de canidé représentant pour tout divinateur aguerri la terrible forme du sinistros présage d’un désastre finalement révolu depuis deux secondes et huit centièmes. D’après le principe d’interaction de corps voulant que pour toute force exercée une de même intensité se forme en réponse à celle-ci, le poing du poulpe se colora d’un rouge éphémère tandis que qu'il le serrait de l’autre main imaginant sûrement que cela atténuerait la douleur. Parallèlement son visage d’héros poseur se suivit d’une crispation de la mâchoire accentué par le signal de détresse dégoulinant de ses yeux zircons sans toutefois qu’une goutte lacrymale fusse versé. Au même moment, exactement à l’autre bout de dreamland un moustique qui avait sucé deux heures auparavant le sang d’un individu malade s’écroula raide mort.

Les deux bras de mister universe alias Jacquot le ramollo vinrent former le V de Victoire, mains pointés vers le ciel, pendant que son sourire imbécile illuminait son visage d’abruti fini. C’est durant cet instant de réjouissement majeur porté par l’impression d’avoir accompli un miracle que Logan, masse de muscles inconsidéré, possédant un pouvoir interprété par un évident complexe inavoué, envoyait valser la mademoiselle félin à l’aide d’un lancer franc de domino vivant à demi-conscient. Les experts en dominos crièrent à la tricherie. Revenant alors à la présente réalité le voyageur tentaculaire se rendit à l’évidence que son triomphe n’avait qu’eu pour résultat la destruction d’un grain de sable sur une plage méditerranéenne au vu du nombre des assaillants. La confiance qui l’avait empli un instant valait-elle ce geste finalement presque vain ?

La réponse fut oui. Emporté par son élan de bravoure, la sensation d’invulnérabilité atténua la douleur insignifiante qui avait dardé de chaleur sa main durant quelques dixièmes d’unité de temps. Dès lors quand Lithium la brave, cheveux au vent, tornade dorée, bipolarité et crayon bien taillé éleva la voix au milieu du tumulte rugissant pour poser une question rhétorique quand à si oui ou non il fallait « fracasser Musclor », référence ingénieuse à Logan, Jako brandit l’arme de son adversaire endormit dans son propre rêve et assura que oui il le fallait. Le nombre de résistants réduit par la disparition d’un coquet paon et de la petite rousse aux chats qui avait préféré continué sa vendetta dans les décombres de la Tour n’en démordait pas moins les quelques revanchards encore présents.

Malheureusement, la manipulation d’une arme dont il ne s’était jamais servi et son aptitude naturelle à la bêtise avait tout pour annoncer le fiasco qui allait suivre. Quand Jakob enclencha la rotation pleine vitesse de la roue qui ornait sa masse, celle-ci surprit son nouveau propriétaire par sa vitesse et devenue incontrôlable l’entraina au sol pour le charrier à sa suite. Sous les yeux surement peinés des quelques spectateurs de cette triste prestation, l’arme entraina le voyageur à décrire un cercle autour du bâtiment. N’ayant pas le tact de lâcher le manche, Jakob évita bon gré mal gré les quelques pavés inégales en oscillant tantôt à droite, tantôt à gauche le dit manche. Le tour eu tôt fait d’arriver à son terme et Logan revint en ligne de mire. Exerçant sa perception remarquable pour tirer profit du terrain Jakob remarqua la plateforme offerte par une planche d’étalage incliné à 76° Est-Sud-Est et reposant sur un mobile en piteux état lui fournissant un tremplin des plus singuliers. Miraculeusement le plan imaginé réussit et Jakob s’éleva dans les airs à la suite de son véhicule improvisé en empruntant le tremplin. Au même moment, trois taupes oniriques émergeaient de terre pour assister au saut et élevèrent une à une un panneau pour gratifié la performance d’un triple 8 largement mérité.

Néanmoins ! La hauteur prise s’avérait trop grande pour avoir une quelconque utilité mise à part celle de s’écraser comme une vulgaire crêpe suzette. C’est dans le but de contrer c’est optique désastreuse que le voyageur lâcha la masse à l’endroit propice pour retomber sur Logan. Attaque des plus surprise s’il en est malgré tout gâché par le cri de fillette de Jakob Baekeland, 22 ans. Le surnommé Musclor éleva le regard pour assister à la chute du volatile sans plume en plein sur sa tête. Malgré son souffle court, Jakob eu la judicieuse idée de développer deux tentacules et de les ventousés entièrement autour du faciès et des épaules de Logan pour se servir de sa propre personne dans le but de masquer la vue du malotru offrant ainsi aux autres résistants éventuels une ouverture. Si Jakob n’avait aucune expérience au combat, il n’en demeurait pas moins un véritable emmerdeur.
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MessageSujet: Re: 38ème Concours Artistique de l'année!
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38ème Concours Artistique de l'année!

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