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Chapter Four : " Demon Day"

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Maraudeur des rêves
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MessageSujet: Chapter Four : " Demon Day" Dim 21 Nov 2010 - 22:56
Wake up my dear …

Le réveil se fit à une heure raisonnable. Soit 10h du matin, rien de bien grave somme tout donc. Les paupières de l’aristocrate s’ouvrirent lentement. La luminosité était assez grande dans la chambre, les rayons de soleil venant caresser la peau blanche de notre endormi. En effet, les rideaux n’ayant pas été tirés, le soleil pouvait à loisir pénétrer dans la pièce et venir troubler le sommeil profond de l’anglais.

Il était allongé sur le ventre, nu et les bras serrant le traversin. Ses pieds pendaient dans le vide. Il tourna lentement la tête pour se voir éblouit par ce soleil qui semblait avoir un malin plaisir de venir lui montrer à quel point il était lumineux. Se détournant de ce trop fort éclat, il enfoui son visage dans le traversin et souffla, la chaleur de son souffle se transmettant sur son visage. Frottant son visage sur le tissu, il tenta par cette technique de se réveiller un peu plus. Il se ramassa sur lui-même, ramenant ses jambes contre son torse.
Bien que le soleil chauffait cette pièce depuis ce matin, être nu ne permettait pas d’avoir suffisamment chaud. De plus, les couvertures semblaient avoir été irrésistiblement attirées par le sol, dévoilant son corps imberbe.

Il était tout de même temps de se lever. Après un effort considérable sur lui-même, Oscar parvint à s’asseoir sur le bord du lit et de constater qu’effectivement, les draps rouges de son lit étaient au sol, comme ayant été jetés. Tout en se massant les tempes, il se souvint de cette nuit passée au royaume des fruits. Il avait aidé un certain Gurdur à sa cueillette, avait protégé son convoi contre trois voyageurs grâce à l’assistance d’une sorte de contrôleur répondant au nom de Lou et avait mis hors d’état de nuire le commanditaire des trois voyageurs, gagnant ainsi la Coupe de la Pomme d’Or. Il avait laissé cette coupe à Lou, après tout, c’était grâce à lui qu’ils avaient battu ces trois imbéciles.

A la pensée de la mort de Gurdur, il plaqua sa main sur son visage où un sublime sourire sadique apparu. Sa mort était absurde, dénué de sens. Il n’avait aucune raison valable d’avoir fait ce geste meurtrier et c’était ce qui lui plaisait. Agir sous une simple envie, une impulsion, sans pousser plus loin la pensée. C’était son état d’esprit, son état de folie plutôt.

Il se leva lentement et se dirigea vers l’armoire pour se choisir une tenue convenable pour arpenter cette ville qu’il n’avait pas fini de visiter. Il choisit un pantalon blanc, une chemise blanche, un gilet noir aux boutons dorés avec une poche à droite ainsi qu’une veste blanche. Il déposa ces affaires sur le dossier d’une chaise et se dirigea vers la salle de bain, sortant dans le couloir toujours aussi nu.

Il pénétra dans la salle de bain et entreprit de se laver. Il retira pour cela ses gants blancs qu’il gardait tout le temps sur lui, même pour dormir. Sous l’eau chaude, il pensa à ce qu’il devrait faire pour la suite de son séjour en France.


*Apparemment, personne ne semble avoir entendu parler cette organisation. Pourtant, il y a des transactions, l’appui du gouvernement et des mouvements vers cette ville. C’est comme si elle possédait deux visages et que nous ne puissions que voir l’apparent. Si nous ne nous concentrons essentiellement sur ce qui est notable et aux vues de tous, nous ne pourrons pas nous en sortir. Il nous faut prendre le problème autrement …*

Fort de ses réflexions, il essuya son corps encore pâle. Se regardant dans la glace parmi la vapeur due à la haute température de l’eau qu’il avait utilisé pour se laver, il vérifia qu’il n’avait pas besoin de se refaire une teinture. Ses cheveux blancs l’étaient encore suffisamment, sa barbichette rouge le restait et sa peau demeurait encore blanche. Satisfait, il remit ses gants blancs et sortit de la salle de bain environné de vapeurs.
Il repartit en direction de la chambre et s’habilla sans un mot, dans un silence mortel …

Arpentant l’appartement pied nu, le contact du parquet le faisait frissonner un peu. Il se mit en quête de quelque chose à manger et remarqua un mot griffonné déposé sur la table qui disait :


Parti à l’extérieur à pied. Ne pas attendre pour manger. Reviens le soir.


Les cheveux encore devant le visage (il n’avait pas pris la peine de se peigner) il ouvrit les placards pour récupérer de quoi se préparer un petit déjeuner. Tranche de pains qu’il fit griller, bacon, œufs et jus d’orange vinrent bientôt sur la table. Il n’y avait pas de journal à lire, alors Oscar se contenta de manger les jambes croisées, deux doigts sur la tempe à regarder dans le vide.
Il ne prenait même plus la peine de réfléchir
.

Walking on the street

Après ce repas, il effectua une petite promenade afin de se rafraîchir les idées. Il prit son haut de forme rouge, sa canne épée en bois avec le pommeau en argent représentant un corbeau, mis à ses pieds des chaussures noirs à boucles tout simple et sortit de l’appartement en prenant soin de fermer la porte à clé. Il était parfois si distrait qu’il lui arrivait d’oublier de le faire chez lui, à London. Mais d’un autre côté, il avait toujours son majordome pour l’aider.
Il était juste de penser qu’Oscar était quelqu’un qui se reposait principalement sur les autres. Du moins, lorsqu’il le pouvait, il en profitait un maximum.

Or, il avait tenu à partir en France seulement avec son ami journaliste Oliver, juste pour faire taire ces mauvaises langues qui prétendaient qu’il ne pouvait se passer de son majordome. Jasper, car tel était le nom du majordome à l’âge avancé mais non moins plein d’entrain dans l’accomplissement des tâches domestiques, était donc demeuré à London afin de garder la propriété de son maître et d’en prendre soin le temps de son absence.

Il descendit les huit étages en empruntant les escaliers de l’immeuble pour pratiquer un peu de sport et entretenir son corps. Bien que les activités sportives ne l’enthousiastes guère, il savait l’importance du sport sur son état de santé.
Après cette descente, il jeta un regard à droite puis à gauche, histoire de savoir où aller. Il leva la tête en maintenant de sa main gantée son haut de forme sur sa tête pour observer le ciel.

Le bleu était parsemé de nombreux nuages. Rien de bien menaçant toutefois. Une patrouille de volatiles passa allègrement dans ce ciel. Après les avoir suivit du regard pour les perdre derrière un immeuble, il décida de se mettre en marche, dans la même direction empruntée par ces oiseaux.
Sa démarche est calme, son maintien droit et son allure reflètent ses années d’éducations en matière de tenue.

Au fil de sa marche, il se dirige vers le centre ville. Comme la majorité des villes françaises, celle où ils s’étaient rendues obéissaient à une organisation assez définies : le centre ville, comprenant une église, un marché, de vieilles bâtisses ainsi que l’hôtel de ville récemment restauré avec de fiers bureaux flambants neufs ainsi que les commerces habituels.
Tout ce regroupement est ceinturé de pavillons plus ou moins jeunes et en abord, un centre commercial. Autour de ce centre commercial s’est élevé une zone résidentielle comportant autant d’immeubles que de pavillons, formant une sorte d’excroissance de la ville. Un peu plus loin, on trouve les éternelles zones industrielles, avec leurs hangars, leurs usines et leurs façades de verres et de métal, si froides.

Pour le moment, Le Lord anglais et son ami journaliste ne s’était concentré seulement vers le centre ville et ses alentours immédiats dans leur recherche de cette secte en rapport avec le monde des rêves. Leur tourné des bars et des boîtes de nuit avait pour but essentiel de se faire remarquer et de trouver quelque chose qui aurait un rapport quelconque avec cette organisation. Selon eux, une telle association devait sûrement se regrouper la nuit et à proximité de la ville.

Mais pour le moment, leurs recherches s’étaient soldées par un échec. Aucune information, aucun mouvement suspect envers eux. Ils n’avaient pas avancé. Mais le message d’Oliver de ce matin laissait à penser qu’il avait peut-être trouvé une piste.
Tout en marchant, Oscar ne cessait de penser à cette secte et à Dreamland.

Il lui était déjà arrivé de lier ces deux mondes, réel et onirique à des fins tout à fait personnels. Aller hanter le rêve d’un concurrent pour l’empêcher de faire correctement son travail, user de son charme dans le rêve d’un client pour qu’il vienne chez lui pour faire des affaires, ces pratiques ne lui étaient pas inconnues, mais il s’en était vite lassé.
Ce qu’il le préoccupait, c’est que si il avait eu cette idée, d’autres devaient sûrement déjà avoir eu la même que lui.
C’est pourquoi cette histoire d’organisation financée par le gouvernement ayant comme sujet le monde onirique l’intriguait.


Si le gouvernement français ou autre se mêlait de ce genre de chose, qu’elle pouvait être les conséquences ?

Un contrôle des gens via leurs rêves, quelle perspective attrayante …

__.__


Il était arrivé dans le centre ville et ne se lassait pas d’admirer ces bâtisses d’un autre temps côtoyant les modernes. Ce mélange temporel le divertissait. Il pouvait être autant harmonieux que parfois franchement choquant. Son passage dans la rue suscitait encore des retournements de têtes, des arrêts brusques pour observer cet énergumène à la tenue si étrange. Il traçait un fin sourire sur son visage. Non pas qu’il appréciât d’être au centre de l’attention, mais il trouvait délectable de voir la réaction qu’il procurait aux autres par son attitude.

Alors qu’il marchait tranquillement au milieu de la route sans se soucier le moins du monde des voitures et de leurs occupants qui l’injuriaient et le maudissaient pour son inconscience, il aperçut une sublime créature. Le terme de femme était trop réducteur pour cet être tout droit issu de la mythologie grecque. Il pouvait apercevoir de l’autre côté de la rue une nymphe. Il se précipita à son encontre, mais ralenti au dernier moment.

Il lui laissa de l’avance et ne perdit pas un détail de celle qui l’avait attiré. Selon lui, elle ne devait pas faire plus d’1m80. Elle avait des jambes pas trop longues, mais suffisamment fines pour qu’elle ait une démarche vive et élancée. Son allure était un mouvement, un élan, qu’il ne se lassait aucunement d’admirer.
Ses longs cheveux châtains, assez longs pour tomber en cascade dans son dos, battaient au gré de son rythme rapide. Il n’avait pas eu l’occasion de voir ses yeux, mais les traits de son visage reflétaient une perfection si douce qu’on pourrait la croire sculptée avec une infini précision et tendresse, à l’image de ces statues grecques. Seulement, sa marche n’avait rien d’une statue, au contraire, elle avançait vite et fendait la foule sans avoir à se détourner de sa voie.

Cette avancée démontrait sa volonté, sa détermination. Elle tenait fermement un sac blanc d’une quelconque grande marque avec une bandouillère qu’elle avait passé à son épaule. Elle avait donc l’habitude de tenir les choses en main. Son autre main se balançait au rythme de ses pas lestes, ce qui signifiait qu’elle aspirait aussi à une certaine liberté.
La suivre devenait une véritable course. Tenant son haut de forme d’une main et sa canne de l’autre, il essayait de faire de même avec le rythme.

Elle filait comme le vent et se dirigeait vers les rues marchandes. Son reflet dans les vitrines n’était qu’une furtive apparition, immédiatement suivit d’une autre silhouette. A un moment, elle s’arrêta brusquement et il manqua de lui rentrer dedans si il n’avait pas réagit plus tôt. Elle se retourna vivement et lui demanda franchement sur un ton sans équivoque :


"Vous n’avez pas bientôt fini de me suivre ?"

Et lui, de répondre sur un ton égal :

"Et vous, n’avez-vous point de cesse de me faire arpenter cette ville alors que je souhaiterais faire votre connaissance en vous invitant à dîner ?"

Les superbes yeux verts le regardèrent avec un étonnement bien compréhensible. Son visage était harmonieux. Ses joues paraissaient si douce, sa fine bouche était une promesse et son corps une invitation. Elle ne portait pas d’alliance, fait qu’il remarqua immédiatement. Elle était maquillée, mais sans réel souci de plaire, juste par envie. Elle ne marquait pas ses traits par ses grossiers artifices, au contraire. Les quelques signes de maquillage ne faisaient qu’embellir ses traits et la rendait merveilleuse. Bien que son expression actuelle oscillait entre la stupéfaction et le mécontentement, elle n’en demeurait pas moins radieuse.

Il lui sourit le plus sincèrement du monde et la fixait de ses yeux bleu acier qui ne quittaient pas les émeraudes. Elle semblait hésiter. Il se tenait droit face à elle, une main appuyée sur sa canne, l’autre sur son haut de forme. Il ôta son couvre chef et s’inclina légèrement pour prononcer d’une voix douce
:

"Me feriez vous l’honneur de partager un repas en votre compagnie ? Je sais que je ne trouverai de plat aussi délicieux que vous, mais je me nourris déjà de votre vue qui est de la plus succulente."

Elle ne savait vraiment pas comment réagir face à cet homme qui l’abordait ainsi dans la rue après l’avoir suivit pendant un certain temps. Elle avait l’intention de le renvoyer bien vite mais ses paroles et son attitude montraient une éducation et une politesse assez inhabituelle. C’était comme si il jouait. Comme si tout ceci n’était qu’une pièce et qu’il jouait un rôle.

Mais dans quel but ?

Néanmoins, elle aimait les imprévues et se laissa tenter par cet étrange être à la peau immaculée et aux manières digne d’un aristocrate.

C’est ainsi qu’ils se retrouvèrent à converser tranquillement dans un restaurant qu’il avait repéré au cours de sa première visite de la ville avec son ami Oliver.
Au cours de cet exquis repas, il apprit qu’elle se nommait Sandra Mattique, qu’elle travaillait en tant qu’esthéticienne, qu’elle n’avait ni enfant, ni conjoint pour le moment, qu’elle aimait le jazz et l’impressionnisme, qu’elle détestait les citrouilles et qu’elle s’était installée dans cette ville il y a 5 ans. Elle avait quitté le domicile familial pour faire ses études ici et y était resté. Il ne demanda pas son âge, aucun gentleman digne de ce nom ne le ferait.

Elle apprit qu’il se nommait Oscar, qu’il était Lord et anglais ce qu’elle avait immédiatement compris par son accent et ses manières, qu’il était aussi artiste et dans le commerce. Elle trouva cette combinaison étrange. Seulement, Oscar ne s’était pas attardé sur l’objet de ses ventes, à savoir des armes.
Toutefois, il était aisé de savoir qui il était, il suffisait d’ouvrir un magazine économique et de lire un article sur la société familial BlackSilver qui engendrait les profits de façon plus ou moins légale. Il était connu pour sa conduite chaotique et son organisation aléatoire ainsi que sa gestion pour le moins … personnelle.

Néanmoins, si on ouvrait un magazine culturel, on pouvait aussi le voir dans des articles faisant état de ces frasques et de ces œuvres pour le moins inhabituelles et volontairement choquantes.
Pourtant, elle ne semblait pas le connaître. Comme la plupart des gens dans cette ville. Bien que sa notoriété dans le monde de l’Art soit européenne et celle dans le monde des armes mondiales, il subsistait des lieux où il n’était qu’un original s’habillant de façon outrageusement élégante.

Ils se quittèrent sur de bons mots. Il lui indiqua son adresse pour l’occasion où elle voudrait faire plus ample connaissance, elle lui donnant son numéro au cas où il voudrait lui dire de douces paroles.


White Cat, White Man ?

Sur le chemin qui le mena vers l’extérieur de la ville, il rencontra un chat au pelage blanc. Le face à face dura de longues minutes, chacun jaugeant l’autre. Deux êtres se tenaient droit, fier et digne, le chat sur un muret, l’aristocrate sur ses jambes, bien campées. Leur regard ne se détournait pas, ils ne se laissaient pas déconcentrer. Une sorte de duel c’était engagé où celui qui oserait se détourner du regard de l’autre se verrait attribuer le titre de perdant.
Le temps s’écoula sans qu’aucun des deux ne lâchent prise, Oscar changeant de pose tant pour son confort que pour narguer ce félidé. Ce dernier ne se gênait pas pour autant de se prélasser, de modifier sa posture, sans toutefois quitter des yeux ceux du Lord.

Alors que l’après midi était déjà bien avancée, le char, jugeant que le jeu perdait de son intérêt, décida de se retirer. Oscar s’inclina pour le complimenter de sa performance, ce que le chat ignora superbement. C’est alors que les yeux bleus acier du vainqueur de ce duel se posèrent sur la façade du bâtiment devant lequel il se tenait.

La surprise s’afficha sur son visage et il faillit en lâcher sa canne. Le symbole inscrit sur le mur était assimilable à celui qu’il portait à sa main. Il recula pour mieux appréhender l’ensemble de la structure. C’était une sorte de vieil immeuble en apparence abandonné. Des graffitis parcouraient le mur et certaines briques étaient apparentes. Les fenêtres étaient obstruées par des planches en bois et les portes bétonnées, du moins, pour celle visible. La végétation semblait s’être faite maîtresse en ce lieu dénué de toute présence humaine.

La coïncidence était trop énorme pour l’ignorer et pourtant, c’est ce qu’il fit. Il savait par expérience que la précipitation n’était pas toujours la meilleure conduite à adopter. Il ne tenait pas à gâcher cette chance qu’il venait d’obtenir et décida de quitter les lieux, non sans en avoir pris l’adresse.
Il rentra à l’appartement aux alentours de 5 heures, l’heure idéale pour un thé qu’il se prépara en attendant son ami qui n’était toujours pas rentré.


Sleep my dear …

Oliver était enfin rentré. L’heure était certes tardive, mais il n’en tint pas rigueur. Ils dînèrent ensemble et conversèrent allégrement sur leur journée.

Le journaliste c’était rendu à la rédaction du journal de cette ville et avait passé tout son temps au milieu d’armoires poussiéreuses dans les archives. Il avait consulté bon nombre d’articles en rapport avec leur sujet et en était arrivé à cette conclusion : cette ville entretenait un lien étrange depuis la libération avec le monde des rêves.

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