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Chapter One : " A mad man comes"

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Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
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MessageSujet: Chapter One : " A mad man comes" Sam 16 Oct 2010 - 16:42
Good Morning London

Le soleil se leva avec paresse dans le ciel embrumé de Londres. Les ténèbres de la nuit s’écartèrent pour laisser place à l’effervescence du monde. Les fumées diffuses s’effilochèrent et la brume se retira. Les commerçants se mirent au travail, chacun devant se préparer pour exposer ses produits aux potentiels clients. Ils s’étaient déjà levés depuis une heure au moins, avant le soleil. Au sein des différentes familles, les enfants se faisaient tirer du lit par leur parent afin qu’il ne rate pas leur bus et ainsi éviter d’arriver en retard à l’école. Le père s’habillait ou se douchait, la mère préparait le petit déjeuner. Du moins, c’était ainsi dans les familles modèles et moyennes.

En effet, dans la demeure du Lord Oscar BlackSilver, le réveil ne se fit qu’aux alentours de dix heures. L’aristocrate s’extirpa du lit avec difficulté. Il écarta franchement les draps de soie rouge qui protégeait son corps de la nuit et se resta un instant assis sur le rebord de son lit à baldaquin. La tête entre les mains, il pensa à son rêve. Il savait depuis quelques années maintenant que le monde onirique dans lequel il avait évolué était plus ou moins réel. M ais depuis le Drame de Décembre, il n’arpentait plus les royaumes. Il était cloîtré dans les montagnes, aux falaises abruptes et aux sommets gelés. Il ne souhaitait pas penser à un autre royaume. La présence des autres, il le sentait, l’exaspérerait. Il préférait être seul. Enfin, avec un minimum de personnes. Il était évident que parler de solitude alors que l’on a au moins quatre démons qui ne cesse de converser avec vous était un doux euphémisme.
Pourtant, il s’y était fait. Bien obligé me direz vous. Ses nuits n’étaient donc plus que des discussions plus ou moins intéressantes avec ses démons. Mais il savait que ses démons aspiraient à autre chose. Ils s’ennuyaient de cette existence morose. Ils lui rappelaient l’époque des Crazy Minds, une époque où il était assez connu et où ses goûts vestimentaires alimentaient les articles du DreamMag. Au fond de lui, cet état des choses l’ennuyait aussi. Mais qu’y pouvait il ? Il avait été exilé par le Seigneur Démoniaque. Il ne tenait pas à se retrouver au milieu de conflits. Il voulait une vie et des nuits tranquilles.

Au milieu de sa chambre en désordre, il se dirigea vers la salle de bain. Il enjamba des piles de livres par terre, jeta un bref coup d’œil dans le miroir de son armoire en bois massif. Un homme nu, maigre et dénué de toute pilosité sur une bonne partie du corps se présentait devant lui. Il voyait son regard. Un regard sans réelle expression, si ce n’est la lassitude.
Se détournant de cette image de lui-même, il secoua la tête et finit par ouvrir la porte de la salle de bain.

Après ses ablutions à température élevée, il entreprit de se teindre la totalité de son corps en blanc, appliquant la mixture importée de Chine. Cette opération était longue mais elle l’amusait. Voir sa peau se transformer progressivement en une immaculée couche fine et douce était un agréable spectacle. Une fois cela accomplit, il vérifia qu’il n’avait pas besoin de se teindre les cheveux. La couleur demeurait encore, c’était parfait. Il observa de même sa barbichette et constata que le rouge persista, comme voulu. Etrangement, il n’avait pas besoin de se raser aussi souvent que n’importe quel homme. Cela faisait deux semaines qu’il ne s’était pas raser et aucun poil n’était encore apparu sur son visage. Il se félicita de cet avantage. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres blanchies grâce à un blanc à lèvres. Il se sentait plus lui-même ainsi qu’au naturel. Ses yeux bleu acier fixaient la glace reflétant son visage. Il tourna la tête en tous sens pour s’observer, voir si un détail n’était pas apparu au cours de la nuit qu’il n’aurait pas aperçu. Mais tout allait pour le mieux. Il sortit alors de la salle de bain en tenue d’Adam et entreprit de changer de tenue pour une plus … conventionnelle. Du moins, selon ses propres critères.

Face au miroir de son armoire dont les autres portes étaient ouvertes, de nombreux habits échoués sur le lit, il essayait de voir ce qui pouvait convenir le mieux pour une réunion avec son département qui devait se tenir dans quelques heures. Il se décida finalement pour un pantalon blanc, une chemise blanche et une veste rouge. Il portait naturellement ses éternels gants blancs qui lui permettaient de dissimuler la marque qu’il avait sur sa main droite. Il sonna alors son majordome.
Un homme sans âge apparu rapidement sur le seuil de la porte. Nul besoin de frapper pour entrer dans la chambre de son maître lorsqu’il était sonné, il le savait très bien. Cela faisait désormais trois années qu’il était au service de cet être aux coutumes étranges et aux manières aristocratiques. Son maître semblait hors du temps et conservait une attitude propre à l’époque victorienne.

Se retournant vers son majordome à la tenue impeccable comme toujours et à la chevelure grisonnante, Oscar l’informa d’une voix enjouée :


"Nous recevons à dîner des membres de la société, veillez à ce que tout ce passe agréablement pour eux. Ils seront trois."

Le majordome s’inclina et quitta la pièce sans un mot.

After Dinner.

Le bruit des couverts avait empli la salle à manger mais il commençait à s’estomper. Il laissa place aux conversations d’ordre financière et économique concernant la gestion du Département Marketing de la société familiale BlackSilver. Le repas avait été succulent, chacun avait justement apprécié les talents du majordome en matière de cuisine. Les vestiges de ce dîner d’affaire gisaient dans leur sauce et le majordome entreprit de retirer les derniers témoins de ce festin. Posant doucement sa serviette sur la table, Oscar prononça d’une voix enjouée :

"Bien, si nous nous rendions dans une pièce plus à même pour ce genre de discussions ?"

Joignant le geste à la parole, il se leva tranquillement et tendit la main vers une porte menant à un fumoir. La bâtisse avait été construite selon les principes d’architecture de l’époque victorienne confectionnaient tant notre Lord. Il était donc normal d’y trouver un fumoir, cette petite pièce circulaire où des sofas moelleux et des fauteuils confortables permettaient de discuter dans une ambiance chaleureuse. L’éclairage se faisait grâce à deux lampes murales. Il n’y avait qu’une fenêtre de petite taille en hauteur, ouverte afin d’évacuer la fumée d’éventuels cigares.
Un des hommes d’affaires en sortit un et l’alluma lorsqu’il pénétrèrent dans la pièce. S’installant dans le fauteuil qui faisait face aux sofas, Oscar croisa les jambes et appuya ses fins doigts contre ses tempes, l’autre main restant contre sa jambe pliée. De cette pose nonchalante, il donnait l’impression de ne prêter qu’une oreille distraite aux remarques et doléances de ses invités, alors qu’il en était tout autre. Il était attentif à chaque mouvement, chaque parole. Les gestes qui accompagnaient les propos témoignaient de la véracité ou de la tromperie. Il laissa ses hommes d’affaires avides de capitaux déblatérer et les stoppa brusquement d’un geste vif de la main. Il leur expliqua qu’il n’était pas dupe, que la situation de son Département ne permettait pas d’investir dans des capitaux douteux, malgré les prétendues preuves qu’ils apportaient. Il se tiendrait donc à sa ligne de conduite et quand à eux, ils devraient plus songer à un moyen de faire fructifier les affaires déjà existantes plutôt que de se lancer dans des opérations dangereuses.
Il leur demanda de se retirer d’une voix calme et dénuée de toute animosité.
Ils se levèrent en maugréant, déçus de ne pas avoir réussi dans leurs projets d’extension et d’expansion.

Restant seul dans la pièce enfumée et sentant encore la cupidité de ces hommes, Oscar fixait un point inexistant en face de lui, sur le mur tapissé de bleu aux arabesques noires et blanches. Son esprit vogua au gré de son imagination tortueuse. C’est alors qu’il fut tiré de sa rêverie par des coups à la porte. Son majordome l’informa qu’un homme patientait à l’entrée et qu’il lui avait remis un carton qui semblait lui permettre d’exiger un entretien avec le Lord.
Il se leva prestement, arrangea sa tenue et ouvrit la porte du fumoir. Il prit le carton d’invitation et constata qu’il portait le nom d’un ami qu’il s’était fait dans le milieu artistique. La dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés, c’était au cours d’une exposition d’un peintre. Ils avaient été tout les deux invités.
Ravi de pouvoir contempler un visage agréable et de converser avec une personne tout aussi agréable, Oscar se dirigea vers la porte d’entrée et vit son ami sur le pas de la porte, en train de contempler les fleurs qui ornait les marches qui menaient à la porte d’entrée.

Oliver Swift était un génie selon Oscar, un opportuniste selon d’autre. Il arborait différentes casquettes de profession, mais celle qu’il exerçait avec talent était journaliste. Critique d’art, analyste impitoyable du monde politique et observateur désabusé du monde en général, il était aussi poète, écrivain et d’un esprit vif. Sa culture était admirable et sa bibliothèque gigantesque, dépassant de loin celle d’Oscar.
La première fois qu’ils se connurent fut à l’occasion d’une exposition des œuvres controversées du noble anglais. Le critique d’art fit un article acerbe contre cet étalage contre nature qui n’avait que pour unique but de choquer une société conformiste. La plupart de l’opinion voyait là une descente des œuvres d’Oscar, mais l’aristocrate savait lire entre les lignes et avait bien compris que c’était la société anglaise qui était critiqué à travers son exposition. Il s’était donc rendu chez Oliver et après une conversation des plus vivantes et bruyantes, ils furent amis. Chacun estimant l’autre digne d’être vivant dans ce monde.

Oliver était grand, élancé mais avec un corps plus soigné qu’Oscar. Il s’entretenait et faisait du sport régulièrement, courant souvent dans les jardins de la capitale ou faisait du vélo. Son visage arborait des traits fins et juvéniles. Il faisait plus jeune qu’Oscar alors qu’ils avaient le même âge. Il avait étudié dans une prestigieuse école et était originaire du nord de Londres. Ses parents étaient encore en vie et coulait une paisible retraite dans le YorkShire.
Ce journaliste à l’esprit vif possédait une chevelure épaisse et rebelle, se peigner relevant pour lui d’un défi abandonné depuis longtemps. Ses cheveux étaient donc toujours dans une direction différente, il semblait constamment sortit du lit. Du reste, ses yeux marron clair harmonisaient son visage.

Lorsqu’il apparut à Oscar, il arborait une légère barbe de trois jours. Il se retourna et ses fines lèvres formèrent un large sourire à la vue de son ami. Ils se jetèrent dans les bras et après cette virile effusion, Oscar le fit entrer.


Good evening …

Ils avaient passé l’après midi à discuter sur divers sujets. Ils parlèrent du monde, de son évolution, des décisions des politiciens. Oliver l’informa qu’il devait faire un reportage en France sur un étrange phénomène. Il était apparu qu’une sorte d’association s’était formé dans une importante ville et que ses agissements étaient flous. En apparence, rien ne laissait penser que ce soit dangereux ou contre la société mais une information avait filtré : le gouvernement appuyait cette association et la protégeait, trop même pour une simple association qui se présentait comme étudiant les rêves des gens afin de leur donner des interprétations.
Ce qui reliait l’Angleterre et la France dans cette étrange affaire, c’était le soutien que portait aussi la Couronne à cette association de charlatans. En fait, au vu des soutiens dont disposait cette organisation, on était en droit de se demander si il s’agissait vraiment de charlatans ou si autre chose se tramait dans les hautes sphères des deux pays.
Quoi qu’il en fût, Oliver allait partir pour le continent dans trois jours et demandait à son ami si il lui était possible de l’accompagner. Il savait qu’il avait des obligations vis-à-vis de son travail à la société BlackSilver. Toutefois, Oscar le rassura : il pouvait tout à fait faire passer ce séjour chez les grenouilles comme une voyage d’affaire.

Ce fut donc décidé et établit, ils partiraient dans trois jours à destination de Paris. Ils rejoindraient ensuite cette ville grâce à un véhicule qu’Oscar achèterait sur place.
Oscar avait proposé à son ami de dormir à la maison, mais le journaliste impétueux avait décliné l’invitation, arguant que sa petite amie l’attendait.
L’aristocrate se retrouva donc seul dans sa demeure, avec son majordome. Il l’informa de ce voyage dont il était dans l’ordre des choses qu’il les accompagnât. Oscar alla ensuite prévenir ses supérieurs de son voyage qu’il fit passer pour un voyage d’affaire afin de s’implanter dans cette ville qui semblait dénuée de tout commerces d’armes. Après de longues discussions, d’échanges houleux et de propos vifs, il finit par arracher des lèvres de son supérieur l’autorisation de partir pour une durée indéterminée.


*Après tout, si il part, le calme viendra peut-être au sein de la société…*

Pensa le supérieur d’Oscar. Il était vrai que la présence de l’aristocrate original allait souvent de pair avec des ennuis et des tempêtes incontrôlables.

Ce fut donc serein et fourbu de cette journée tout en palabres qu’Oscar se rendit dans sa chambre pour goûter un repos qu’il jugeait mérité. Lorsqu’il ferma les yeux, il ne pensa à rien, comme à son habitude et se retrouva parmi les montagnes solitaires …


Three Days Later …

Le voyage s’était agréablement bien déroulé. Le départ avait été quelque peu ralenti par l’effusion entre Oliver et son adorable bout de femme comme l’aimait appeler Oscar. Samantha Rose, infirmière à l’Hôpital de Londres. Blonde, des formes généreuses et les yeux d’un bleu à vous noyer d’un seul regard, elle était l’archétype de la mannequin. Néanmoins, elle était loin de ces préjugés comme en avait eu la douloureuse expérience Oscar. Elle lui avait fait bien sentir que loin d’être sotte, elle possédait un nombre conséquent de talents oratoires et gastronomiques. Sa culture était aussi vaste qu’Oliver et elle appréciait Shakespeare. Bref, ils s’appréciaient une fois qu’Oscar avait compris qu’il fallait la juger à sa juste valeur.

Une fois sur place, au milieu de la foule de Français empressés, ils entreprirent la recherche d’un véhicule rapide. C’est donc à bord d’une Ford Mustang GT jaune aux bandes noires qu’ils filèrent vers cette ville pleine de mystères.

Lorsqu’ils arrivèrent, le temps était clair, il faisait bon et cela semblait prêt à durer. Il fallait maintenant trouver de quoi se loger. A cette remarque, le Lord répondit en riant à son ami qu’il avait déjà tout prévu et ils se dirigèrent vers un imposant immeuble près du centre ville. L’aristocrate s’était permis d’acheter un immense appartement au dernier étage (soit le huitième). Après avoir garer le bolide dans le parking souterrain et avoir monter les huit étages en ascenseur, les bras chargés de leurs valises, Ils entrèrent dans leur appartement. Oscar avait fait en sorte qu’il soit meublé et agencé selon ses goûts. L’avantage d’être un artiste connu et de posséder de l’argent était de pouvoir demander le plus simple avec facilité.


L’appartement s’agençait comme suit :

Une entrée donnant sur une large pièce. Cette salle faisait office autant de salle de réception, de salons que de salle à manger, sa dimension lui permettant cela. De larges portes fenêtres coulissantes éclairaient la pièce et la chauffait le matin grâce à son orientation. Ils marchèrent sur le parquet de cette pièce pour se rendre vers les chambres.
Avant, il fallait monter trois marches pour se retrouver à un autre niveau de l’immense salle. En fait, au même niveau du palier, il y avait le salon, avec une télé, une table basse, un sofa, trois fauteuils, un tapis blanc, des tableaux aux murs et donc les portes fenêtres menant au balcon.
Ensuite, après les trois marches, il y avait la partie salle à manger, avec une table pouvant accueillir au moins huit personnes. De ce côté-ci, seulement une fenêtre. L’ensemble de la pièce était éclairé via des lampes murales et un plafonnier au dessus de la table pour manger.
Il y avait bien sûr une cuisine qui jouxtait la salle à manger. Elle était suffisamment grande et comportait tout ce qu’il était nécessaire pour préparer un banquet.
A droite de la cuisine se trouvait une porte donnant sur un couloir. Ce couloir desservait le reste de l’appartement. Se trouvait dans l’ordre :
Les chambres, trois en tout. La salle de bain, entièrement carrelée de blanc ou de bleu avec une baignoire pouvant faire douche. Les toilettes. Une sorte de bureau comportant de hautes étagères en bois.

Ayant pris connaissance des lieux, Oliver et Oscar déballèrent leurs affaires puis décidèrent qu’il était temps de se nourrir et partir en quête d’un restaurant.

Ainsi fut l’arrivé d’Oscar en France.
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