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La vie après la mort [Kaijin et Johan]

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MessageSujet: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Dim 25 Jan 2015 - 12:40

Vous êtes dans une de ces cabines de pilotage des nouveaux tramways, vos jambes trop grandes sont compressées contre le tableau de bord et cette étroite cage de métal agit comme des œillères qui brideraient votre regard vers la route déjà toute tracée que vous êtes obligez de suivre. Ce destin est le vôtre. Des tas de types apportent pendant leur session des photos de leur gosse et vous retrouvez souvent des petites boulettes de patafix sur le sol de la cabine. Moi ce que je fais c'est que je récupère chaque boulette dans une boite d'allumette et je les rapporte chez moi. La boule de patafix sur mon bureau grossit chaque semaine comme un monstre insatiable aux bourrelets difformes.  Y'a des gars qui, eux, amènent des journaux, puis qui les laisse pour les suivants. Moi j'ai une pile phénoménales de journaux que j'entasse à la maison. Je veux dire, si vous voulez initier votre petit cousin de six ans à la peinture dans la nouvelle terrasse en bois indiens que votre oncle à fait poser pour une fortune, vous prenez quelques journaux. Moi à chaque session, j'apporte ma radio que je cale dans un coin et un stick de caramel. Quand je pousse le levier à fond, avec toutes ces petites lumières qui clignotent dans l'habitacle, quand la nuit d'hiver tombe en avance et englouti la ville d'une seule bouchée, quand les lampadaires ne sont plus que des étoiles dans cette marée noire spatiale, moi dans ma cabine, je suis un peu comme un de ces pilotes rebelles perdu dans un système oublié.

Je finis ma course sans accroc, remballe mes affaires dans mon sac à dos et rentre seul dans la nuit froide. Il n'y a presque pas de trafic à cette heure-là mais je m’arrête à chaque passage piéton en attendant que le guignol vert se pointe. Question de principe. Je croise Marie, la quinquagénaire du perron, à une rue de l'immeuble et finis la route à ses côtés, on parle de tout et de rien. Cette femme, Marie, trois fois mon âge qu'elle cavale encore toute la journée à droite et à gauche. Je passerai sûrement demain pour lui fixer l'étagère de son armoire qui se casse la figure. On se quitte sur le palier et enfin chez moi je me dirige vers la cuisine pour me préparer un sandwich. Je me pose sur le canapé du salon et devant moi il y a ce mur. Il y a des petites photos collés à la patafix qui encadrent une image de point d'interrogation. Il y a la photo de l'agent d'accueil de l’hôtel, celle de son frère, il y  a un dessin très approximatif de mon agresseur, un autre du livreur. Relié à cette dernière il y a deux portraits noirs. L'un porte le nom de l'agence de livraison « X-Trême Livreur », sous l'autre il y a écrit «le commanditaire». Accolés, les deux derniers post-its portent le nom et la série de chiffre scarifiés sur le cochon.

J'ai besoin de réponses et à l'évidence le commanditaire est la personne qui en détient le plus. Il m'a fait livrer la pièce, il y a donc une forte probabilité que ce soit aussi lui qui m’ait éveillé. Je n'ai qu'une seule chose qui puisse me permettre de remonter jusqu'à lui : le livreur. Pour remonter jusqu'au livreur, j'ai le nom de son agence. Et quel lieux mieux placé pour commencer mon enquête que le plus grand royaume marchand de l'autre monde ?

Je balance un morceau de caramel à Bottes de Cuir qui l'attrape à la volé. Et voilà que je te balance du merci Chapeau Melon. Et voilà que je ricane. Aujourd'hui c'est au cochon de choisir les surnoms. Ce qu'il ne comprend pas, c'est que ça perd tout son sens si on ne porte ni bottes de cuir, ni chapeau melon. Je cale ma tablette de caramel entre les dents et regarde sur le plan du marché la zone que vient de m'entourer le confiseur pour me situer. Il connaît une apothicaire qui se fait livrer par l'agence, ça n'a pas l'air d'être très loin. Je replie maladroitement le plan en le froissant et le range dans la poche intérieur de mon smoking. Mon habit d'une nuit dénote avec mon environnement mais au diable. J'ai replié mon bras gauche à l'intérieur du smoking et en ai bloqué le coude dans la manche et la main entre les revers de sorte à ce qu'elle dépasse. De cette façon je peux cacher les marques qui le gangrènent sans pour autant m'en bloquer l'accès, facilitant la manipulation de ma pièce. Je regrimpe finalement sur la selle de Bottes de Cuir m'aidant de l'étrier et croque dans la tablette.

- C'est au quartier de médecine, prends cette ruelle là.

- Reçu cinq sur cinq Chapeau Melon !

J'ai un plutôt bon feeling avec les chats du royaume. Le commerce c'est un milieu très privée, tout le monde se connaît et les règles sont reines. Chacun en use du mieux qu'il peut pour conserver ou bousculer les monopoles. Moi des chats qui grouillent partout et qui crient à la voler pour vendre leur camelote, ben ça me fait marrer. Tandis que l'on franchit les différents quartiers, j'essaye de capturer le plus d'images possible, d'enregistrer le maximum de visage, de rester attentif à la moindre conversation. Soyons franc, je manque cruellement d'information. Si je glane quelques rumeurs ou nouvelles intéressantes, je les ressort dans mes prochaines discussions. Les gens vous écoute et si vous maîtriser bien l'art du dialogue, vous pouvez nouer des relations de confiance voir même influencer par vos opinions. Ce que je veux dire c'est que dans un monde qui n'est pas le vôtre il faut savoir faire oublier aux gens que c'est vous l'intrus.

Bottes de Cuir n'a aucune difficulté à se frayer un chemin à travers la foule mais sa taille ne nous permet pas d'emprunter les venelles majoritaires dans le marché. On passe de quartier en quartier troquant les odeurs et les couleurs à chaque boulevard. Soudain il s’arrête brusquement et je l'entends renâcler l'air bruyamment orientant sa truffe vers une cible invisible. Une pièce d'or qu'il dit. Qu'il y a une pièce d'or dans le royaume, voilà ce qu'il dit. Il ferme les yeux et avance lentement laissant son odorat le guider. Quand il rouvre les yeux, ce qu'il vise, c'est le palais du roi. Je sens mon cœur s'emballer. Rester calme. Je me gratte le crâne, hésitant, puis tranche en déclarant les dents pleines de caramel.

- On braquera la résidence d'un roi des rêves une autre fois, tenons nous en au plan.

Rester calme. Pas de précipitation. Pas d'erreur. Et donc on arrive au quartier de médecine. Plusieurs chats se ruent vers Bottes de Cuir à la vue de ses cicatrices pour lui proposer des onguents miracles et autres huiles réparatrices. Bottes de Cuir est facilement impressionnable et incroyablement poli, il écoute émerveillé le discours de chaque marchand et hésite longuement pour finir par refuser leur offre en s'excusant sans raison. Moi la tablette entre les molaires, je décrypte le plan minuscule. Après quelques tours et faux pas, je repère enfin l'enseigne mais en se rapprochant je me rends compte qu'un écriteau « fermé » barre la porte d'entrée. Pourtant il y a de la lumière à l'intérieur. Bottes de Cuir est bien trop gros pour pénétrer dans la boutique, je pose pied à terre et lui dis d'attendre à l'entrée. Je me colle contre la vitrine, la main en visière, pour essayer d'y voir quelque chose. La lumière vient de l'arrière boutique. La porte est verrouillée. Je toque aux carreaux, à plusieurs reprises mais personnes ne vient. Je force la porte ? Je suis juste là pour poser des questions à propos de l'agence, des tas d'autres marchands ici doivent sûrement passer par elle. Mais j'ai dis qu'on s'en tenait au plan et le plan n'était-il pas d'aller voir l'apothicaire ?
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Mar 27 Jan 2015 - 16:13
Kaijin sentait la chaleur monter en lui. Cette douce sensation de bonheur, comme une caresse à l'intérieur de soi. Cette douce caresse se transformait en confrontation bestiale entre l'excitation et l'adrénaline, rependant une énergie débordante dans tout le corps. Les doigts qui se crispaient, les jambes qui sautillaient, le sourire carnassier qui grandissait et le rire. Pas le rire. Ce rire, ce rire de la douleur d'autrui, ce rire des supplications. C'était un rire silencieux, comme un soupire saccadé et étouffé.

Il ressentait toutes ces sensations lorsqu'il ôtait la vie de quelqu'un. Sa victime était un adolescent, aux cheveux assez longs, trempés de sueur, de larme et de sang, qui lui cachaient le visage. Sa peau était pâle, on lui avait fait remarquer qu'il était translucide, pour l'embêter. Ses yeux marron écarquillés et effrayés toisaient Kaijin. Ses lèvres étaient un peu plus charnues, le fait qu'elles étaient fendues, gonflés, ensanglantées les rendaient totalement méconnaissables. Son visage ainsi que toute sa silhouette étaient assez fins, le bas de son corps avait un peu plus de volume, mais rien de bien folichon. Son aspect faiblard expliqué bien pourquoi il était là, prostré contre le mur de cette pièce si sombre, le visage rongé par les coups et les larmes qui ne coulaient même plus. Les vêtements immaculés d'hémoglobine. Un pieu traversait son flanc droit. Ce jeune adolescent accepta sa mort, ferma les yeux et, dans un dernier spasme de douleur, il disparut.

Kaijin ne put contrôler un nouveau fou rire, que cette nuit commençait bien ! Il devait à présent sortir de l'obscurité de cette cave. Cave, qui appartenait à une maison apparemment abandonnée, placée à l'écart de la majeure partie de la population. Lorsque ce garçon avait bousculé Kaijin, commettant un crime irréparable aux yeux de ce dernier, il avait bien été indispensable trouver un endroit où calmer ce petit con qui se débattait férocement à l'abri des regards. D'ailleurs, ce petit con, avait réussi à frapper l'arcade du Kaijin avec un caillou. Chose qui n'avait, bien évidemment, pas été apprécié.

Résultat des courses, ce pauvre garçon était mort dans une cave sombre et humide. C'était peut-être un voyageur, mais, assez faible, car Kaijin n'avait eu aucun mal à le torturer et à le maîtriser. Enfin maintenant ce n'était plus important. Le voyageur gravit les marches de la cave, il traversa la maison délabrée puis le jardin. Maintenant, c'était le moment de revenir en terre promise. Pour Kaijin, le royaume des chats, c'était le royaume parfait. Les populations denses, c'était ce qu'il préférait.

Il tardait à Kaijin de rejoindre le marché, qui était le véritable joyau de ce royaume, toute la plèbe y était. Sa silhouette habillée d'une paire de rangers, d'un jean déchiqueté, d'une chemise blanche et d'un veston se dirigea vers l'endroit tant désiré. Son sens de l'orientation pas tout à fait optimale le retarda, ceci dit, il était difficile de le manquer ce marché.

Pour l'heure, le voyageur était au quartier médecine. Il ferma les yeux un instant, un sourire béat sur le visage. Ce bruit était si agréable, ces vendeurs qui vantaient leurs produits comme meilleur que celui du voisin, qui inventaient tout un tas de bobards pour qu'on achète leur élixir miracle. Plusieurs vendeurs tentèrent d'interpeller Kaijin, la plupart regrettaient en voyant son visage tout sourire se transformait en un visage carnassier qui laissait entendre une mort lente et douloureuse. Ceux qui résistaient à la peur, Kaijin leur crachait dessus et les poussait pour s'en débarrasser. C'était plaisant. Une chose attira son regard. Un cochon, d'une taille assez conséquente. Le voyageur s'arrêta pour écarquiller les yeux et regardait cette créature. Il se remit à marcher, pour s'arrêter face à la jambe de cette imposante bête. Le voyageur donna un petit coup de pied à cette jambe pour montrer qu'il était là, puis il leva les yeux vers le visage de l'animal.

- Salut mon grand. C'est pas chiant d'être aussi grand dans un monde aussi petit ?

Un sourire mauvais avait pris place sur son visage, l'aspect inquiétant de l'adolescent était soutenu par un reste de sang de sa dernière victime sur son visage et sa chemise.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Mer 28 Jan 2015 - 19:01
[HRP : Bottes de Cuir prends les commandes !]

Cela faisait déjà cinq minutes que Chapeau Melon était entré. Moi en l'attendant, je suçotais une pastille goût menthe censé calmé ma tachycardie que le persan m'avait pronostiqué contagieuse en palpant d'une main experte mon groin. Chapeau Melon avait déjà assez de soucis comme ça, je n'allais pas lui refiler cette saleté en plus. Trois petits chat vinrent me tourner autour mais à peine leur adressais-je la parole qu'ils s'enfuirent en rigolant. Il fallait tacher de rentabiliser notre temps, je m'assis devant la boutique et fermait les yeux pour essayer d'attraper quelques souvenirs imprudents qui s'aventureraient à la surface. Mais j'en vins de nouveau à souffler exaspéré, rien n'y faisait. Les seuls choses dont je me souvienne c'est de tas d'histoires. Des histoires de l'autre monde, celui de Chapeau Melon. C'est Johan qui me les racontait. Nos surnoms de ce soir viennent sûrement de là. Soit, si le passé m'est inaccessible par cette voie-ci, il ne me reste qu'à essayer de le recomposer par une autre ! Il y a une pièce au palais du roi des chats. Est-elle en possession du roi ? Est-elle cachée dans une salle secrète ? Et pourquoi les pièces sont-elles toutes dispersées ? Johan était capable de grande chose, peut-être que quelqu'un les lui a caché pour ne pas qu'il ne recouvre sa force. Quand à ce que Chapeau Melon prétend avoir pu perdre, j'avoue n'en avoir-

- Salut mon grand. C'est pas chiant d'être aussi grand dans un monde aussi petit ?

Je rouvre les yeux et je vois un enfant devant moi qui me regarde avec un sourire affectueux. Cet enfant qui s'inquiète gentillement de ce comme quoi la vie me doit être dur en tant que cochon de noble taille, il a le crâne presque rasé et moi ça m'intrigue. Il y a sans doute une histoire derrière cette coupe de cheveux. Moi j'adore les histoires, j'en raffole, vraiment. Comme si elles comblaient le vide que la mienne oubliée me laisse. Et puis les gens ont toujours des tas de  choses intéressantes à raconter. Mais ce qui est encore mieux c'est de regarder quelqu'un et de s'imaginer ce qu'il a traversé pour en arriver là. Moi ce que je vois là c'est peut-être un enfant malade qui sait, ce n'est pas pour rien qu'on se trouve dans le quartier de médecine, mais ce que je me dis c'est que sans doute, aussi, ben il est possible que cet enfant il ait eu une enfance tourmentée, du genre pas cool quoi, et qu'en grandissant il ait voulu chercher la paix intérieur dans une de ces montagnes sacrées où vivent reclus des moines bouddhistes eux même à la recherche d'un voyage spirituel vers l'accomplissement du transfert d'un monde sensible vers un monde de non-soi et que pour célébrer sa quête initiatique pour trouver le calme intérieur et la sérénité pérenne ben cet enfant s'est rasé la tête. Je veux dire moi quand je le vois ben c'est ce que je me dis. Je tourne la tête à droite et à gauche, regarde en arrière mais Chapeau Melon ne revient toujours pas. Du coup moi, à cet enfant tacheté de rouge, ce que j'imagine être sûrement des symboles peints arbitrairement pour signifier son appartenance aux cultes des tigres assoupis, une tribu autrefois guerrière que les âges ont transformé en combattant de la sagesse, du non-savoir et de l'anti-passion, je dis :

- Salut petit bonhomme, tu sais le monde n'est petit que si tu le vois ainsi mais si tu fais l'effort de prendre un peu de hauteur en élevant dans un voyage astrale ton esprit tu peux faire le choix d'entrevoir dans chaque chose une multitude atomique de dimensions voilées qui t'ouvre alors un champ de possibilités incroyables. Enfin ce que je veux dire c'est qu'il faut pas s’arrêter à ta perception du monde tel qu'il transparaît mais chercher ce qui fait de lui un espace infini en continuel mue qui te promet une aventure sans fin et là même si t'es un sacré gaillard comme moi ben tu te dis que t'es pas si grand que ça. Mais les tigres assoupis t'en ont peut-être déjà parlé ?

Alors que je laisse pétiller la pastille sous ma langue en attendant que l'enfant me dévoile les vérités cosmiques qu'il a tiré de son périple, j’entends la porte de derrière qui s'ouvre. Je tourne la tête et dans l'encadrement il y a Chapeau Melon qui est recouvert de sang de la tête au pied. Il n'a plus son veston, ne lui reste que sa chemise autrefois blanche souillé de rouge et sa cravate est desserré comme s'il avait cherché de l'air. Sa manche droite est remonté et son bras baigne d'un rouge poisseux. Les pas qu'il laisse derrière lui son aussi rouge que le liquide qui trempe ses cheveux et son visage et son bras gauche tombe sur son flanc heureusement masqué par la chemise.

- Qu'est-ce que tu regardes gamin, qu'il lance à l'enfant. Tiens prend ça et tire toi, qu'il lui lance en lui jetant un morceau de caramel sanguinolent.

Je l'informe à l'oreille qu'il faut qu'il lui montre plus de respect, c'est un moine. Chapeau Melon le dévisage de haut en bas et hoche la tête convaincu. Puis toujours dans une optique d'aller vers l'essentiel, je lui demande ce qu'il a bien pu foutre dans la boutique de l'apothicaire. Chapeau Melon me regarde comme si tout ceci n'avait rien d'incroyable, la routine, banal, pas impressionnant pour un sou.

- Je rentre dans la boutique, normal, et comme y'a toujours pas de signe de vie malgré le fais que je hèle à tout va si quelqu'un veut bien venir me renseigner ben je continue vers la lumière. Tu devrais voir les conneries qu'on trouve dans les étagères, y'avait des genres de tritons séchés empalés sur des bâtons comme des sucettes, des bocaux de terre de différentes couleurs avec des inscriptions bizarres dessus et des yeux sans pupilles dans un présentoir en os. Je touche quelques bricoles, en hume d'autres, bref, je m'imprègne de mon environnement. Donc j'arrive dans l'arrière boutique et la lumière elle vient de derrière la lucarne d'une porte complètement pressurisée. Je jette un coup d’œil par la lucarne mais j'ai qu'un angle mort en visuel et à part des outils de salle opératoire j'y vois que dalle. La porte n'est pas verrouillée donc moi j'entre, normal. Là je vois deux corps sur des tables d'opérations et genre dans un sale état, le bide et la tête complètement explosés comme si on les avait bourrés d'explosifs. Bon à part qu'ils suintent une odeur de cadavre à te faire blêmir, ces messieurs ne m'intéresse pas plus que ça. Puis je vois l'apothicaire complètement affalée sur son bureau. Alors moi je lui demande pour l'agence et tout mais elle réponds pas et quand je tape sur son épaule pour la réveiller ben elle s'écroule par terre genre morte tu vois. Bon je dis tant pis, je fais sans et je fouille à droite à gauche pour trouver des papiers officiels de livraisons ou de quoi que ce soit qui pourrait me révéler des choses sur l'agence. Hé ben figure toi que mes deux macchabées c'était des livreurs de l'agence justement, je retrouve tout leur papelards dans leurs affaires que l'apothicaire a rangé dans un tiroir. Malgré ça, sur les papiers y'a aucune indication sur où se trouve le QG de l'agence et moi c'est ça que je cherche pour trouver le registre de tous leurs livreurs. Je me dis que l'apothicaire a un document sur elle, alors je cherche dans ses poches et là BOUM ! Cette connasse m'explose à la gueule ! Genre feu d'artifice ! Elle a tellement salopé ma veste que je l'ai du la laisser. Bref choux blanc, pour des renseignements on peut pas se fier aux morts.

Pendant que Chapeau Melon me raconte tout, je vois des chats qui nous regardent effrayés, tout le monde s'écarte de nous et il y en a même qui s'enfuient en criant.

- Vu comment ton apothicaire est mort, ton truc m'a tout l'air d'être contagieux, un peu comme ma tachycardie.

- Depuis quand la tachycardie est conta… Comment ça contagieux ? Que me répond Chapeau Melon en regardant tout le sang contaminé qui le recouvre.

Je n'ai jamais vu autant de peur dans son regard. Il tend la main vers le petit moine mais trop tard celui-ci est déjà en train de mâcher le caramel couvert de sang. Plus haut dans la rue, j'entends crier, il semblerait que des chats aient rameuté les forces de l'ordre local à la vu de Chapeau Melon. Celui-ci jure comme jamais.

- Et merde et merde et merde ! Et le moinillon si tu tiens à ta vie, grouille toi !

Et voilà qu'il se rue à l'intérieur de la boutique, j'ai à peine le temps de le voir manipuler la pièce que je disparais. Quand je reviens, on se trouve tout les trois dans la salle d'opération que Chapeau Melon à décris, il a verrouillé la porte et derrière on entends des créatures qui investissent les lieux . Chapeau Melon mâchonne nerveusement un triton en sucette qu'il a du chaparder durant sa course et voilà ce qu'il nous dit.

- Ne nous approche surtout pas Bottes de Cuir et reste loin des cadavres. Moi c'est Chapeau Melon, le moine. Je sais pas exactement combien de temps on a devant nous mais selon les commandes la livraison a été effectué plus tôt dans la journée. En supposant que l'apothicaire ait été contaminé dès leur premier contact, il doit nous rester quelques heures. Il va falloir examiner la liste des produits livrés, on réussira peut-être a déterminé le royaume duquel viennent les livreurs et donc des informations sur la maladie qu'ils ont choppés. L'apothicaire a tenu un journal de l'évolution de la maladie et de l'autopsie, d'autres informations précieuses, elle y aura noté les symptômes qui se sont révélés et peut-être ses pronostics de traitements. Il va falloir faire vite et se casser d'ici, ils vont pas tarder à défoncer la porte et il ne leur faudra pas plus que deux types ensanglantés pour conclure qu'on a massacré ces trois chats. Il y a une deuxième sortie derrière, selon les informations avec lesquelles on sort il va falloir allez voler les médicaments ou rendre visite à un autre médecin pour voir s'il a une idée de ce qui nous touche. Et surtout, surtout, on brûle les corps avant de partir. On a pas envie que la ville se transforme en visage de collégien démangé par son acné.

Chapeau Melon nous toise tout les deux puis sans prévenir se met à courir dans tout les sens à la recherche d'un truc pour cramer les trois chats. Il n'a pas l'air de s'être habitué à mourir.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Ven 30 Jan 2015 - 8:07
Le gros cochon fit sourire Kaijin, il était d'humeur joueuse aujourd'hui. Pourquoi ne pas se laisser prendre par le rôle qu'on lui donnait ? Il inspira et expira l'air sous forme de paroles.

- Les tigres assoupis m'ont parlé, par soupir et ronflements. J'ai donc décidé de livrer mon honneur et ma vie au seig ...

Kaijin fut coupé par la sortie d'un homme recouvert de sang de la tête aux pieds. Il lança quelque chose au jeune homme qui l'attrapa sèchement entre ces mains. Il constata avec surprise que c'était un caramel. Kaijin aimait beaucoup les caramels. Kaijin aimait aussi beaucoup le sang. Donc, il adorait les caramels couverts de sang. Ni une ni deux, il engouffra la friandise dans sa bouche et commença à mâcher. Ce n'était pas mauvais du tout. Le voyageur aimait bien ce nouveau monsieur, il avait un style vestimentaire qui amusait Kaijin.

Le boulet était en train de boire les paroles de Johan, le nouveau voyageur. Le sang, ça le rendait tout bizarre, donc en voir autant, en avoir dans la bouche et savoir que dans une pièce les murs en était tapissé, rien de tel pour le faire sourire. Et là, c'était un sourire vraiment malsain, celui de la Faim, avec un grand F. Il était tellement concentré sur les paroles de Johan que tout ce qui se passait derrière eux, il ne le voyait pas. C'est lorsque le cochon et l'humain commencèrent à parler de contagion que ça commença à dégénérer.

Au moment où Johan sembla vouloir le mettre en garde contre ce qu'il mangeait, il avala l'aliment en question. Pour ne rien arranger, les autorités félines venaient se mêler de ce qui ne les regardaient pas. Sans comprendre, Kaijin vit Johan s'engouffrer dans la boutique et sortir quelque chose de sa poche. Dans la seconde qui suivit, tout trois se retrouvèrent dans cette pièce au mur couvert de sang. Kaijin arqua un sourcil sans comprendre. Trop d'informations d'un coup. Kaijin inspira et souffla un grand coup. Le monsieur avait récupéré une sucette étrange. Glauque, mais sympathique. Il recommença à parler.

À présent, Kaijin savait que le cochon s'appelait Bottes de Cuir et le voyageur Chapeau Melon, des surnoms amusants. Il tenta de s'en trouver un. Le voyageur choisit de couper Chapeau Melon lorsqu'il appela Kaijin ''moine''.

- Alors enfaîte, on préfère le terme : ''zombie''. Et moi, c'est Kaijin, mais, appelez-moi Ventre Vide. On rentre dans le délire des surnoms, tout ça ...

Puis il le laissa continuer. La suite était moins joyeuse. Apparemment, lui et Kaijin étaient contaminés par une maladie qui faisait exploser les gens. Sur le principe, ça plaisait au voyageur, sauf qu'il l'avait sûrement chopé et ça, il était moins fan. De ce fait, le voyageur se mit à chercher activement avec l'autre. Pas le temps de s'énerver, il fallait trouver un moyen. Paniqué, il fouilla plusieurs meubles quand des bruits sourds contre la porte raisonnèrent. Kaijin se dressa d'un coup puis fit signe au cochon de sortir par la porte de derrière, le boulet déplaça un meuble vers la porte, laissant un interstice pour voir l'ouvrir légèrement.

- Hey mec, continue de chercher, je nous donne du temps.

Kaijin grimpa sur le meuble et colla son oreille à la porte.

- C'est occupé ! Revenez plus tard !

Il n'eut comme réponse qu'un gros coup dans la porte. Il fit la moue.

- Bon, j'en laisse entrer un pour négocier. Attention, un ... Deux ... Trois !

Il ouvrit brusquement la porte un chat parvint à s'y glisser, le voyageur lui claqua la porte dessus jusqu'à ce qu'il passe totalement, en étant sonné. Kaijin ferma et verrouilla la porte avec une rapidité qui l'impressionna lui-même. Il sauta sur le chat, pour l'immobiliser en coinçant ses bras dans son dos et trempa son visage dans les entrailles d'un des contaminés. Remuant bien, pour laisser un maximum de résidus dans ces moustaches, il le redressa et regagna la porte.

- Chapeau Melon ! Pousse le meuble dès que le chat est de l'autre côté !

Il frappa le crâne du chat contre le mur, pour le sonner encore un peu et ouvrit la porte, il le lança sur ces homologues et referma aussitôt, puis il attrapa le meuble, tirant de toute sa force pour bloquer la porte. Ils étaient presque sauvés.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Mer 4 Fév 2015 - 20:01
Ah ça c'était vraiment un putain de plan d'aller voir l'apothicaire, ouais un putain de plan Johan ! Mais quel con ! J'abandonne assez rapidement l'idée de brûler les cadavres, le temps que je trouve quelque chose pour, j'aurais déjà mes tripes collés au plafond. Le journal de l'apothicaire que j'ai feuilleté négligemment toute à l'heure est sur son bureau. Le tout c'est de gérer son temps, vous savez, la respiration inversée, les doubles paupières, le chakra ralenti, ces conneries là. Moi je transpire comme un bœuf et je tourne les pages en tremblant comme un cadavre pris de convulsions post-mortem. Mes paupières sont grandes ouvertes et mon chakra déborde par tout les pores de ma peau brillante de sueur. Je jette un regard au visage de l'apothicaire au sol mais je ne le trouve pas vraiment. Au sol c'est plutôt pizza quatre fromages ou lasagnes bolognaises, la cuisine gastronomique est à votre porte. Moi j'ai les godasses qui baigne dans la ricotta cérébrale et la sauce tomate pulmonaire. Les boulettes de viandes j'en ai collé dans les cheveux. Des tas de types mettent des épinards dans leur lasagne, moi je dis, gardez vos épinards les gars, non vraiment, je peux faire sans. Je remonte jusqu'à la première page et nous sommes désormais en direct du passé, quatre heures plus tôt chez l'apothicaire.

13h59 – Ils sont arrivés en se plaignant de maux de tête affreux et d'une forte fièvre. Présence de plaques rouges sombres sur le visage d'un des patients. Ils n'ont aucune idée du royaume où ils ont pu attrapé ça. En plus de mes produits ils livraient à quelqu'un d'autres en ville, je répertorie ci-après la liste des royaumes potentiels d'où vient leur mal.
- Jungle de la ruche
- Planète nomade de Mirage Space
- Canopée des Grands Singes

14h36 - Je n'ai jamais vu de maladie pareille, les symptômes sont les mêmes mais ils n'arrivent pas dans le même ordre selon le patient. J'ai repéré sur le patient 1 une minuscule marque dans la nuque qu'il n'a pas du sentir. Si la maladie a été inoculé par piqûre, un insecte doit en être le vecteur peut-être même une plante de la ruche. Je n'ai trouvé aucune trace de marque chez mon patient 2, la maladie doit être contagieuse, j'ai fermé la salle d'autopsie. Je vais devoir me débrouiller seule, je n'ai aucune idée de comment la maladie se propage, si ça se trouve je l'ai déjà attrapé. Le patient 1 à d'abord perdu la vision de certaines couleurs et ne perçoit maintenant plus que des nuances de noirs et de blancs puis sa langue a augmenté de volume rendant ses propos quasiment inintelligible. La fièvre du patient s'est accentué, je ne le touche plus sans gant, il boue de l'intérieur. Des tâches rouges sombres ont commencé à apparaître sur son corps.

14h57 – J'ai attaché le patient 1 sur une des tables, après avoir sombré dans l'inconscience durant trois minutes il s'est réveillé et a essayé de se scarifier avec un scalpel. Il a exprimé une envie soudaine et inexpliqué de ressentir de la douleur. J'ai sanglé ses pieds et ses mains pour qu'il ne puisse pas se faire de mal. J'ai cherché dans mes grimoires mais aucune maladie ne présente tout ses symptômes à la fois, l'apothicaire en chef a un manuel plus rempli mais je ne peux risquer de sortir de la boutique. J'ai réussi a stabiliser la fièvre du patient 2 avec des injections de sè-

- Hey mec, continue de chercher, je nous donne du temps.

Je regarde Ventre Vide cabriolé près de la porte et il a une tâche rouge sombre sur le front.

Des injections de sève de mandragore et à inhiber l'addiction à la douleur grâce à une mixture de miel bleu et de matière grise de géant mais je n'en ai pas assez pour soulager les deux. Pour ma part, je ne distingue déjà plus la couleur bleu…

15h25 – Il a explosé ! Le patient 1 a explosé ! Patient 2 n'arrêtait pas de crier, je l'ai bâillonné pour ne pas qu'il attire du monde, il était déjà sanglé, il a désormais tout les symptômes du patient 1. Cette pièce doit être notre tombeau, je vais brûler les corps et la maladie avec. Si elle venait à s'étendre dans le marché, ce serait une catastro-

Le carnet s'arrête là sur une coulée d'encre évocatrice. Je regarde par terre et j'imagine très bien ce qui a pu se passer. Comme le patient 1 avant elle l'apothicaire a du s'évanouir. Quand elle s'est réveillé les pulsions quasi-suicidaires l'ont éprises. Je la vois très bien se mutiler impuissante jusqu'à la mort par un désir parasite puis d'attendre dans un sommeil déjà éternel que les réactions chimiques des bactéries viennent l'imploser sur un être innocent. Moi.

- Chapeau Melon ! Pousse le meuble dès que le chat est de l'autre côté !

A côté y'a Ventre Vide qui ne pense qu'à s'amuser avec les chats, le carnet coincé entre les dents je viens l'aider à caler le meuble contre la porte. A l'opposé Bottes de Cuir a essayé de sortir par la porte de derrière mais il est resté bloqué, je le révoque en retirant la pièce. Présentement il ne nous est d'aucune utilité. Il est temps de dégager. Je coince le journal dans une poche arrière et tant pis pour les cadavres. Je dis à Ventre Vide qu'il faut qu'on aille trouver l'apothicaire en chef du secteur afin qu'il identifie notre mal de gré ou de force. Qu'il va falloir récupérer quelques produits pour tenir jusqu'à ce qu'on soit tirer d'affaire. De la sève de mandragore, du miel bleu, de la matière grise de géant. Localiser la boutique de l'apothicaire en chef, retarder les effets négatifs en dérobant les remèdes s'il le faut, c'est ça que je lui dis. Je glisse un scalpel dans la poche de ma chemise et je fonce vers la sortie de derrière. Il y a juste une arrière cours, comme un patio, encadré par des bâtiments, résidence ou cabinet. J'enfonce la première porte à ma portée. Habitation. Le truc quand vous êtes apothicaire en chef c'est que pas mal de monde doit savoir où vous vous trouvez. Je serre le scalpel dans ma main moite. Bordel qu'est-ce que j'ai chaud.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Mer 11 Fév 2015 - 15:59
Chapeau Melon donna sa liste de course à Ventre Vide, qui eut un peu de mal à comprendre tout. Il allait faire comme d'habitude, c'est-à-dire improviser. Il traversa la pièce et se saisit d'un sac dans lequel il engouffra un bon kilo de médicaments et autres onguents. Il jeta le sac au pied de la porte, arracha son haut et attrapa des bouts de chair des cadavres qu'il fourra dans un autre sac, veillant bien à ce que l'autre voyageur ne voit pas la chose, sa fourberie venait de lui susurrer une agréable idée. Il mit le sac sur son dos et attrapa le deuxième pour sortir, il lança le premier à Johan. Gardant l'autre sur son épaule. Ils sortirent et rejoignirent le gros cochon. Les rayons de soleil brûlant s'écrasèrent contre le corps pâle du criminel.

Kaijin emboîta le pas à l'autre voyageur et à la créature à la taille disproportionnée. Ils traversèrent l'arrière-cour de la boutique de l'apothicaire pour aller trouver celle du boss final des apothicaires. Dit ainsi, c'est assez impressionnant, mais, enfaîte, qu'est-ce qu'un clampin qui se cache derrière des formules avait d'impressionnant après tout ? Cette nuit là, Kaijin ne doutait pas de sa supériorité. Les choses devinrent plus intéressantes au moment où Chapeau Melon enfonça la porte d'une habitation.

S'introduire chez les gens, c'était vraiment marrant. Surtout à Dreamland, parce qu'ici-bas, la moindre décision équivalait à une roulette russe géante, ce qui rendait la chose beaucoup plus amusante. Dans le cas présent, la roulette n'avait pas été sympa. Enfin, à première vue si. La porte n'avait pas été poussée avec une force gargantuesque, pourtant, elle bascula lentement et s'écrasa dans un bruit sourd. Devant eux, il y avait un chat, ni jeune, ni vieux. Il avait le pelage ébouriffé, roux et mal taillé. Son dos était courbé, ses vêtements trop grands et déchirés traînaient au sol.

Il tourna sa tête de manière lasse et soupira. Il s'étira en gémissant plusieurs de ces vertèbres craquèrent. Ils étaient face à ce qu'on pouvait assimiler à une personne chiante. Dans le sens où Bob, le chat ici présent, ne leur donnerait pas de réponse facilement. Il se tourna vers eux en soupirant et marcha vers eux d'un pas nonchalant, il soupira. Il s'arrêta à cinq mètres d'eux. Inspira comme s'il allait dire quelque chose, et il expira. Il reformula la phrase dans sa tête, plusieurs fois. Autant de fois que Kaijin finit par se décider à agir. Il marcha vers le chat.

- On voudrait voir l'apothicaire, mais pas un simple connard avec des plantes, le mec qui gère le tout si tu préfères, donc va falloir que tu nous dises où il...
- Blague.

Kaijin s'arrêta. Le mot était sorti des lèvres du chat avec une puissance et une vitesse hallucinante, tel un puissant souffle digne de l'enfant de dragon. Kaijin le regarda sans comprendre.

- Racontez-moi une blague drôle.

Répéta le chat. Kaijin arqua un sourcil. Il serra son poing droit et courut vers le chat. Il se mit de profil et plaça son bras en arrière pour le propulser droit contre le félin. Qui soupira. Il se décala d'un pas sur la droite et dans le seconde suivante, Kaijin mangeait le sol. Ça avait été si rapide que personne n'avait vu clairement comment le félin avait fait. Une paire de griffes lacéra le dos du voyageur qui se tortilla de douleur en même temps que son sang ne se glisse sous les ongles du chat.

- Je veux une blague.

Dit-il avant de mettre son pied sur les omoplates du voyageur pour qu'il continue de se tortiller tel un poisson hors de l'eau.

- Drôle, la blague.

Visiblement, ce chat avait très envie de rire, c'était sûr. Son faciès faisait savoir, qu'il ne voulait pas simplement rire, il en avait besoin. Parce qu'il se faisait atrocement chier.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Dim 15 Fév 2015 - 20:09
Il n'y a qu'un chat dans la maison et notre irruption n'a pas l'air de l'inquiéter plus que ça. Moi et Ventre Vide, du sang collant sur nos fringues et le chat n'est même pas juste impressionné. Le moine lui fait le pitch pendant que je reste accolé contre un mur la sueur perlant sur mon front. J'ai l'impression d'être dans un sauna, d'avoir couru un marathon en plein soleil mais je sais bien que ça ne fait que commencer et qu'avant que je ne me transforme en éruption volcanique mon sang bouillonnera déjà dans mes veines comme du magma. Le chat n'est toujours pas intéressé. Je crois qu'il n'a même pas écouté. Une blague qu'il dit, voilà ce qu'il veut, une blague. Forcément ça énerve Ventre Vide. Sanguin le moine. Il charge sur le matou mais le résultat n'est pas celui expecté. Ce matou là, tout mou, tout lent, qui ruisselle la fatigue, il envoie Ventre Vide au sol sans lui laisser la moindre chance de faire valoir ses poings et le bloque contre le parquet d'un pied ferme. Une blague, ouais une blague c'est ce qu'il veut et comme Ventre Vide est à terre, c'est moi qu'il regarde. Je vais pas tarder à exploser, littéralement je veux dire, et ce chat veut une blague. D'un égoïsme. Sans couper le contact je passe une main sur mon front brûlant pour chasser la sueur qui coule dans mes yeux. De ma main droite qui chauffe comme un fer à repasser, je commence à déboutonner lentement ma chemise.

- C'est l'histoire d'un chat. Ma main glisse de bouton en bouton dévoilant peu à peu mon torse brillant. Fainéant, le chat. Il paresse toutes les journées et toutes les nuits. J'ouvre en grand ma chemise et remonte ma manche gauche. D'un geste je redresse les cheveux qui commencent à couler sur mon front humide. Un jour il se réveille et il dit : « J'ai oublié de chasser des souris et maintenant je suis mort ». Je glisse lentement ma main dans ma poche pour y trouver le scalpel. C'est drôle parce que le chat est mort. Paye ta référence.

Ce matou, ça ne le fais pas rire, oh non pas rire du tout. Mais moi non plus je n'ai pas envie de rire. Je franchis l'espace qui nous sépare en l'espace d'une seconde et brandis le scalpel vers son ventre. Agile il intercepte ma main et emmène mon pouce dans une torsion insupportable qui m'arrache une grimace et me fais laisser tomber l'instrument au sol. Rapidement le chat me lâche en secouant ses mains aux poils roussis. Qui s'y frotte s'y brûle. Je tente de lui assener plusieurs coups mais il pare sans aucune difficulté et après m'avoir asséner un coup de griffe en plein visage il m'expulse d'un coup de pied sur une armoire contre laquelle je m'écroule. Il sait se battre. La sueur se mêle au sang chaud des entailles et commencent à noyer mon visage d'un voile rouge irritant. Je me relève en jurant mais ma vision écarlate me cache la dangereuse courbe du talon qui vient à ma rencontre. Ma joue brûlante sur le plancher pourri j'ai le droit à quelques secondes de répit. Ventre Vide ? Qu'importe, je profite des fantômes aromatiques du pin mort, allongé sur la forêt sans vie que je noircis amorphe de ma propre sève visqueuse dans une tentative de transfusion sans espoir. Je perçois le chat derrière moi, les bruits sont floues, impossibles de savoir ce qu'il se passe. J'agrippe le dossier d'une chaise pour me relever et violemment je l'abat sur le chat distrait d'un mouvement circulaire. Les pieds de la chaise volent en éclat et le chat tombe à terre sous l'impact. A cinq reprises je lui écrase les phalanges de mes godasses noires puis m'agenouille pour lui empoigner le cou de ma main ardente.

- TOUJOURS PAS ENVIE DE RIRE?! L'APOTHICAIRE, OU EST-IL ? Il feule et crache. Je désigne le scalpel à Ventre Vide. Il doit y avoir des centaines de chats qui peuvent nous renseigner ici, si tu crois que tu nous es précieux tu te trompes.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Mer 4 Mar 2015 - 11:10
L'adrénaline de l'affrontement, la détermination d'enfoncer ses pouces dans les cavités oculaires du chat et l'excitation de goûter la chaire d'un habitant du royaume des chats avaient laissé place à la douleur, l'humiliation et la fièvre. Surtout la fièvre enfaîte. Kaijin était affalé là, le dos lacéré et le cerveau bouillant, sa respiration était difficile et saccadée. Il avait beaucoup trop chaud, de grosses gouttes de sueur perlaient de ses aisselles et omoplates. Sa sueur avait créé un lien entre le sol et sa peau. Son cœur semblait vouloir s'enfuir de sa poitrine, c'était plus ou moins déstabilisant.

Un tintement métallique retentit. Kaijin tourna lentement la tête, étirant sa peau que le sol semblait vouloir garder auprès de lui. Lorsque l'autre joue du voyageur se posa sur le parquet imbibé de transpiration, ce dernier put voir la scalpel à un bras de lui. Il leva un peu les yeux et vit que Johan et le chat étaient tout deux en train de se battre. Le matou s'était révélé assez doué face aux deux fiévreux. Ventre Vide dû cligner plusieurs fois des yeux tant cette fièvre l'affaiblissait, manquerait plus qu'il tombe dans les pommes. En plus de ça, il ne voyait pas vraiment très net, cligner des yeux était une technique pour remédier à cet écran légèrement flou qui faisait un gros câlin à ses globes oculaires. Le prétendu moine avait donc manqué la plus grande partie du combat, mais voir une silhouette plutôt grisâtre au sol lui annonçait une bonne nouvelle, surtout que Chapeau Melon était au-dessus avec une chaise. Kaijin entreprit de se redresser, il roula sur lui-même lentement et tomba sur son dos lourdement, il avait un peu le tournis.

Il redressa son torse, courbant sa colonne vertébrale pour toucher ses genoux avec son front, il se propulsa en arrière pour se réveiller, rien qu'un peu. Il passa son pouce et son index contre ces paupières fermées, le nuage flou aurait disparu dans peu de temps, fini les câlins. Il cligna des yeux encore deux fois pour voir enfin net. Kaijin constata que les bruits de lutte avaient cessés, il lança sa tête à la recherche des protagonistes et put voir que Johan avait repris le dessus. Il montrait un scalpel à Kaijin tout en gueulant sur le chat. Ventre Vide comprit la chose assez vite, il s'étira un peu et se redressa, tenant debout maladroitement. Il attrapa le scalpel et tituba vers Johan en écoutant ses dires.

- Il doit y avoir des centaines de chats qui peuvent nous renseigner ici, si tu crois que tu nous es précieux, tu te trompes.

Kaijin se laissa tomber juste à côté de Johan, à genoux, il attrapa de sa main libre les poils du cou de ce félin et serra fort la scalpel dans son autre main. Il se pencha sur le chat pour n'être qu'à cinq centimètres de son visage.

- Mais, si tu nous aides, ça serait cool. On n'aurait pas à trouver d'autre chat. Et pour toi, c'est mieux. Parce que, en plus d'avoir mon scalpel à moins d'un centimètre de tes burnes ...

Le chat baissa la tête, son entrejambe était en effet menaçait. Il reprit. Le chat le regarda de nouveau.

- T'es sûrement aussi contaminé que nous, vu nos échanges physiques récents.

Bob arqua un sourcil. Kaijin avait raison, tous trois avaient besoin de l'apothicaire. Cependant, Bob n'avait pas eu de blague. Enfin si, mais elle n'avait pas été très marrante, de son point de vu. Il garda son calme et répondit calmement.

- Je peux quand même avoir une blague ?

Kaijin inspira. Il usa d'une quantité de force et d'énergie inimaginable pour soulever le chat et le balançait contre ses meubles. À la merci de l'adolescent, le félin ne put riposter, il s'affala contre une étagère. Le jeune homme lui frappa la mâchoire d'un coup de pied et se colla à lui, le frappant plusieurs fois au visage avec une force et une haine assez exagérée, du moins, du point de vu du chat encore une fois. Ce n'était qu'une blague. Une sensation froide contre sa virilité le fit tressaillir. Si on n'arrêtait pas Kaijin, il allait pouvoir ajouter à la case ''exploit'' de son tableau de chasse ''castration de chat''. Ça le faisait marrer.
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MessageSujet: Re: La vie après la mort [Kaijin et Johan] Aujourd'hui à 19:11
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La vie après la mort [Kaijin et Johan]

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