Haut
Bas

Partagez|

"J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Renard Gris
Messages : 606
Date d'inscription : 25/05/2012
Age du personnage : 28

Arpenteur des rêves
Nedru Etol
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 538
Renommée: 1794
Honneur: 74
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Lun 21 Avr 2014 - 0:32

Qu'ainsi soient faits comme des rats-singes ! Suivant l'initiative heureuse, je m'accroupissais à mon tour dans la cachette.

Le profane aurait tôt fait de déclarer que l'héroïsme a quelque chose de vacillant lorsqu'il est incarné par un duo de nudiste tapi derrière une bananerai (ou un bananarbuste, en l'occurence). Pourtant, nous ne bananions point plus qu'il n'eut phallu ; nos regards se perdaient avec une attention exemplaire sur la Horde en mouvement, rodés en pensée, rodins en penderies. Le peur d'être dévoilé décuplée par le fait que, justement, nous ne l'étions que fort peu. Il est certain que d'autres, pris de panique, eussent-pris des jambes à leurs courses.

Mais pas des héros ! A chaque secousse que la multitude de pieds infligeait au tapis rocailleux de la route (et au Slenderman étalé là) , les vapeurs de la camaraderie maritime achevaient de s'évaporer.

Poursuivant la métaphore aérienne, un léger rot, mon foie trop bien senti, me rappela la quantité de bière et de rhum ingurgitée précédemment par mon pair. Méphitiques vapeurs !

L'air exquis, l'exercice, l'esquisse d'images et de pensées auérolées de brises infernales ? Deuxpossible d'un savoir. Quoique, je spirale-mentalais dans mes souvenirs, comme pour trouver le gros mot de l'histoire. Que voici ;


'?'
Vendredi, Venve le vit, Vive le vent; voilà  ! Car oui ; en mille miles maille ou mètres ; rien à faire, nous étions aussi bien desur, dessous que dedans. Ce gros Père, siffleur certes et à trop peu du sistant mais surtout forant contre nous depuis l'après menu, ne dégazerait pas. Autant le fêter, donc.

Les Hordiers d'Aberlaas, lézardiers d'aube et las ; ma clique contrait, invrillable, infatiguable, machine humaine, écailles du monstre aux vingt-six diables, deux crocs de moins, tant pis, pour temps passable. Encore que passable... Lassable conviendrait plus et beaucoup-trop-là-sable, était, ici, de toute évidence le mot juste.

Car après le Père ; la Mère des ! Certains en font tout un plat, d'autres tout un pâté ; nous avions l'autre dans l'un, les petits dans les grands. Des pâtés de sable, pourquoi pas ? Mais des sables en paquets, en salive sèche,  pâteuse à saoûler, à mâcher au marchand ... clic clic clic et crac ! La machine s'enraye ! Nos griffes plongent dans le sol qui s'écarte, qui s'évente et s'évertue à nous tituber ! Les quilles frissonnent, les écrous tremblent, les écailles grincent ! Du désert au dessert, c'est écoeurant !

Ressort enfiloché, ma troisième ligne poussait sans trop y croître, la trace s'envolant derrière nous à la vitesse d'une résolution d'ivrogne. Coucou, vent ! Taquin hein ? Quoi ? Oh, je n'entends rien coquin, tu hurle dans mes oreilles ! Les premières heures, c'était charvarvirant, mais j'aimerai pouvoir ouvrir les yeux maintenant. Hum ?... Tant pis.

Qu'importe ! Notre meneur menait puisque nous avancions. Invincible granit, fer de lance s'enfonçant dans le corps des éléments, ce cher char à la chair déchiquetée tenait. Vivante vengeance, vivifiante engence ! Evanoui ? Rance errence pensez, mais ne craignez rien ! L'homme est en pointe, taillé de roche comme l'aiguille d'une boussole. Il avance donc je suis ; la philosophie de la meute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Ed Free
Messages : 2785
Date d'inscription : 27/05/2010
Age du personnage : 28

Voyageur d'élite
Ed Free
Voyageur d'élite

Carte d'identité
Essence de Vie: 4095
Renommée: 7949
Honneur: 1289
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Lun 21 Avr 2014 - 17:59

« Crivetz ! Resserrez-moi le Pack, bouffez le cul du Fer, on contre droit, marmaille ! »

  J’enfonce mon casque jusqu’au groin tandis que le vent se met à beugler de plus en plus fort comme un gorce qu’on éviscère. Je le sens, et cette péteuse d’aéromaîtresse l’a senti aussi : ça va bientôt nous retrousser le nez et les lèvres en plein dans la tronche. Derrière, toute la Horde se met en position, tout le monde se rapproche des autres, allez, on colmate tous ces trous, faut pas que le vent puisse vous cueillir, putain ! On s’écrase les uns contre les autres, on se rentre dedans joyeusement, qu’ils foutent ce qu’ils veulent tant qu’ils forment une seule unité de rocher bien dur, compact comme du gruau séché, qu’ils labourent la terre s’ils veulent, mais personne décroche.

  Je le sens venir, ça va être du vent en béton armé qui va nous heurter comme un vaisseau fréole, pleine poire. Dès que le vent a accéléré, je fais tout pareil. Mais de l’autre côté. J’avale le vent, et j’en laisse pas une miette de ce repas plein de trous et de courants. J’écrase l’air vif sous mes dents et le fait voleter en morceaux ! allez, qu’on m’en sert encore ! Je pourrais bouffer ce vent toute la journée, pas de souci ! Derrière par contre, ça tremble comme des petites feuilles sous furvent, et je fais mine de rien écouter du déblatérage des plus frousseux d’entre-eux qui ont aussi avisé le gros rocher à notre gauche. Je me foutrais bien de leur gueule si le souffle du géant me laissait hurler : merde, on se mouche dans du crivetz ! Ouais, ça enrhume, ça pousse, ça renâcle un tout petit peu, mais que dalle que ça nous arrête ! Je continue à avancer sans rien changer ! C’est nous le rocher ! Pas ce tas de glaise chié du ciel ! ON EST LA HORDE !!!

  Ça me remue les tripes d’avancer. Le clivetz, c’est du bon vent, ça forge mais ça n’arrête pas. J’avance, je sens toutes mes saletés et mes peaux mortes qui dégagent sous la pression, je ferme mon bec, je plie le genou sans ployer, et VRAM, en rythme, remuez-moi tous vos muscles derrière, s’il le faut, cherchez-les mais sortez-en et faîtes front, poussez-moi, et en échange, je vous tire. On s’en est avalés tellement du crivetz que je pourrais en vomir par le nez. C’est ça, la puissance de la Horde, cette beauté qui frappe tous les gringalets, tous les pisseux qui se sont sédentarisés, ils nous voient, des trésors de connerie dans les pupilles, ils se disent qu’on survit par furvent, qu’on te remonte le monde à cloche-pied quand ça nous ennuie, qu’on n’est pas taillés dans la même chair qu’eux. Ah ça non, on n’est pas comme vous, les raclures du sol, les enterrés, les fais-moi-un-igloo bien brossés qu’attendent la majorité pour oser le gros mot. Mais le véritable exercice, notre véritable force, écoutez, vous pourrez pleurer de joie après que je vous cause là, là où personne nous rattrape, c’est parce que sous crivetz, on reste pas comme des ânes à se planquer derrière le gros rocher et à rentrer son pouce dans sa bouche en attendant que Papa et Maman viennent vous broder (je suis pas votre Papa, les gens derrières, encore moins votre Maman), c’est pour ça qu’on s’arrête pas derrière une cachette de merde et qu’on continue à avancer, nous, on continue à avancer, vous trouvez ça incroyables, mais pas hors de votre portée, mais bande d’idiots, c’est parce que nous, ça va durer des heures de ce traitement, toujours comme ça, et si le vent faiblit pas, on se couche pas, on avance, on épuise nos forces, rien à foutre. C’est notre endurance, notre puissance. Parce que dans quelques heures, on sera toujours debout, à quelques kilomètres de votre rocher. Puis ce vent, ça fortifie, putain. C’est pas difficile, c’est rien à-côté de ce qu’on va affronter plus tard.

  Je vois une petite pierre qui trace à l’horizontal dans notre direction et qui me frôle le casque. C’est de la mauvaise nouvelle : ça a pas assez soufflé dans le coin depuis la dernière décennie, donc y a plein de débris qui rêvent que de nous péter la tronche et ce vent va leur réaliser leur rêve. J’en vois déjà d’autres, charriés comme des insectes, qui éclatent dans la plaine à-côté de nous, semblants de météorites de rien du tout. Dès que je sens que ça faiblit légèrement, je leur hurle :

« Ca va cogner ! Harnachez-moi bien votre casque, puis baissez les yeux ! Aujourd’hui, ça grêle de la pierraille ! C’est pas courant, alors souriez ! »

  Y a que ce con de troubadour qui ose rompre la formation et notre bloc pour applaudir ma poésie. Je lui en foutrais de la poésie à celui-là. Je retourne au combat, les muscles du dos, tendus, et je fais fi de la pluie qui me tamponne le ventre et le casque. Je laisse rien toucher ma peau sinon, ça risque de picoter du sang, et avec toute la poussière qu’on se prend, la guérison va être vraiment difficile. Je les entendrais bien se plaindre derrière, afin qu’une rocaille leur percute les dents ou reste en travers de leur gosier. Ça ferait une jolie leçon à apprendre : quand j’ordonne, on la ferme et on encaisse. Les pisseuses, partez vous réfugier ailleurs, sautez un bon coup, laissez-vous porter par le vent et allez vous exploser contre les roches plus bas. Moi, je continue. Je sais qu’on en est capables, on n’est pas la pire de toutes les hordes, franchement pas. J’ai des spécialistes, et du bon Fer bien costaud. Pas de quoi me plaindre. Alors deuxième leçon : je sais ce qu’on peut affronter, et ce qu’on peut pas. Et ça, sérieux, c’est rien. Du vent. Continuez à avancer, faîtes cracher vos semelles ! Plus que quelques heures avant le calme et la boustifaille !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Renard Gris
Messages : 606
Date d'inscription : 25/05/2012
Age du personnage : 28

Arpenteur des rêves
Nedru Etol
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 538
Renommée: 1794
Honneur: 74
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Ven 2 Mai 2014 - 0:23


Nedru releva l'extrémité de ces sourcils en plissant légèrement le front, se donnant malgré lui l'air d'un certain membre de la famille Smith -celui rendu tristement célèbre par sa prose philosophique déplorable. Ce flash back était pour le moins inexplicable, aussi l'analyste resta-t-il crispé dans cette grimace de contemplation interrogative tandis que le flot de créature achevait de s'écouler le long de la route.

À cette mimique dépourvue de sens, le Gris s'etonna de trouver au fond de lui le geste le plus adapté pour ponctuer le défilé sous ses yeux ; un léger mouvement de poignet circulaire (mais mimant l'action d'aller de droite à gauche) lui permettant de brasser l'air par sa main ouverte, paume légèrement tendue vers l'intérieur, d'un geste désinvolte mais calculé. « Allez, allez » semblait dire cette main sur un ton quelque peu paternel.

Finalement, les zombies disparurent de l'horizon en maugréant, laissant au londonien le loisir de se redresser pour détendre ses jambes rendues douloureuses par sa position d'attente inconfortable. Se servant d'un geste à peu près identique (le bout des doigts plongeant cette fois à intervalles réguliers vers le bas) pour ponctuer sa phrase, le Gris commenta ;


-Putain, Frère. Pourquoi faut-Il que l'on se retrouve ici, Comme des sudistes ?
-Nudistes ma gueule.
-Ouais, comme ça.

Swag-Nedru écarta les bras pour exprimer son dépit tout en exposant au monde son corps glabre avant de se couvrir les parties d'une main.

- Par ailleurs, je n'ai pas pu aller à la Salle ces derniers temps...

C'est pas bon ! son corps n'était pas taillé comme le granit de son frère... se faire voir de bas à Z au bout des pieds, c'était vraiment pas swag comme situation, il fallait espérer que Vanessa et Kennifer n'entendent jamais cette Anne et Dote.

Mais il y avait plus important ! Comme il tentait de s'approcher d'une démarche à la fois prudente, chancelante mais quand même bonhomme vers l'endroit où aurait dû se tenir le long coton tige habillé comme un class-man, le Swag-Gris constata que cette grosse échasse de carnaval n'était plus là.  Putain !...


-Ma Gueule ! Le Type, tout chelou, qui nous suivait tel un Individu De mauvais augure, a disparu.

Cela ne pouvait constituer une nouvelle appréciable. Tel l'homme sauvage de la nature, Swag-Nedru s'accroupit une fois de plus pour frôler du bout des doigts le sol, en quête d'une Piste. N'en trouvant pas, car la multitude des empreintes de pas des Morts-Vivants, l'empêchait d'établir un prognostique. Swag-Nedru frotta un peu de terre entre ses doigts, la porta à hauteur de nez, puis de son oreille, avant de conclure d'un air empli de mystère ; -Disparu...

Frère ! Ce mystère ne peut rester inrésolu !

Insoluble ma gueule.
Oui ! Ne peut rester tel quel ! Nous devons trouver l'homme asperge au plus vite ! Il est la clef du Mystère !

Fier de lui, Swag-Nedru abaissa une dernière fois sa main pour ajouter du Poids à sa phrase tout hochant la tête d'un air satisfait.  

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Ed Free
Messages : 2785
Date d'inscription : 27/05/2010
Age du personnage : 28

Voyageur d'élite
Ed Free
Voyageur d'élite

Carte d'identité
Essence de Vie: 4095
Renommée: 7949
Honneur: 1289
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Sam 3 Mai 2014 - 22:35
  Ma tête me faisait tellement de la douleur… Je me la pris entre mes deux mains d’ange comme pour faire s’évanouir toute la souffrance hors de mon crâne, et dès que je réussis effectivement, je me relevai, moins inerte qu’avant, avec mon frère de sueur et de talent, tous ces étranges personnages qui s’en étaient allés très loin vers le lointain. Cependant, l’obscurité frappait encore dans les environs, et je voyais à peine ma gueule, qui après les avoir chassés de sa main, se rendit compte que nous étions vêtus du plus simple de toutes les machines, bref, que nous n’avions rien pour les vêtements, même pas un super col V.

  Après avoir répondu à sa réflexion, ma gueule se dit que pour résoudre toute la clef du mystère, il fallait retrouver cet étrange personnage dont le visage couvert de tipex nous empêcherait de le reconnaître au premier coup de yeux. Je fis part de la difficulté de l’épreuve à mon frère en agitant mes mains, et de ma voix de ténor mélodieuse traînante, je lui dis :


« Mais mon Frère, on ne sait pas où Chercher… Ohoh Yeeeaaaah… » Ah lala, une soudaine inspiration avait envahi ma voix ; ma muse était vraiment quelqu’un de dynamique.

  Cependant, le destin sembla nous avoir entendus, car au lieu de nous laisser dans la misère la plus noire, il décida de nous éclairer, et ce de façon très littérale, car une puissante lumière comme celle dans le Barracuda lorsqu’ils ont mis « Turn Me On » nous aveugla pendant quelques secondes, tel un flash lumineux. Je dis à ma gueule que ça serait une bonne idée qu’on aille voir là-bas si notre swag y était, et il acquiesça avec sa tête, et nous partîmes voir ce qu’il s’y passait.

  Le spectacle qui se passa devant nous était incroyable. Parce ce qu’en fait, ce fut quand on se rereretrouva devant le dragon qu’on pouvait se rendre compte, mouche bée, qu’on trouvait sur une énorme montagne, au sommet d’un pic tellement gigantesque qu’on ne pouvait même plus voir le plancher des vaches. Et tandis que nous avancions vers cet effroyable reptile couvert d’écailles noires, il se mit à neiger du sucre glace Daddy ainsi que quelques flocons en forme de machmallows, et ça me dit que je ne devais pas tenter d’en attraper malgré leur apétissance parce que je devais faire attention à ma ligne, qu’elle reste bien horizontale. Ça me rappelle que quand je suis allé voir Cindy et que je lui ai montré mes performances musculaires, elle m’a dit que j’avais des tablettes de chocolat, alors que je n’avais rien mangé de tel depuis plusieurs lustres. J’avoue ne pas avoir saisi pourquoi elle m’a dit ça, alors je l’ai quitté pour me remettre avec Daisy.

  Cependant, je devais me focaliser sur cette affaire, et le gros dragon, en déployant ses ailes diaboliques, se hissa dans les cieux sans grâce, ce que je fis remarquer à son frère. Il tourna dans le ciel tel un requin tournait dans l’eau, et je compris alors qu’il allait nous attaquer, tu vois, parce qu’un requin tourne autour de sa victime, et le dragon faisait de même avec nous, donc nous étions ses victimes. C’est ce que les intellectuels appellent un parallèle, même si je ne voyais pas le parallèle parce que le dragon faisait des cercles moins ronds, selon mes observations.


« Attention, mon frère ! Il va Tenter de nous Rossir !
_ Nous rôtir, ma gueule.
_ Voilà, c’est exactement le terme que je cherchais à employer. »


  Nous bondîmes chacun dans une direction différente, moi à gauche, et lui à l’autre gauche. Le jet de feu insancedent brûla l’endroit qu’on venait de quitter, et on se releva, couvert de sucre glace (ne pas lécher, ne pas lécher, tu avais un régime). Je me rendis compte que nos chances étaient minces face à une telle créature malgré tous nos muscles, mais il fallait tout de même faire quelque chose. Contrairement à ce que disait Monica, on ne pouvait pas toujours sauter tout le temps, ouais, c’est genre une de mes devises sacrées. Je me rendis compte, alors que le dragon continuait ses cercles, qu’il y avait un chœur qui se mettait à jouer. Mais je me dis que ce n’était pas intéressant, car les chœurs des Normands anciens (je m’en souvenais plus du mot, mais il y avait plusieurs ‘i’), n’étaient pas des choses extrêmement swag. Ma gueule et moi, on se regarda dans le jaune des yeux parce qu’on venait d’avoir la même idée pour affronter le dragon.


  Au lieu des chœurs, il y eut maintenant trois instruments maniés par un instrumentiste à chaque fois : Lala à la batterie, Lou à la basse et Flint à la flûte de Pan, et ils commencèrent un super groove qui m’inspira tout de suite. Alors que le dragon s’approchait, je me mis à chanter avec ma voix dorée :


“Hey…
Hey…
Alright…
Yeah…
Aww yeah…”


  Le dragon, intéressé par cet intermède, arrêta tout de suite sa charge, ses griffes se plongeant dans le sucre-glace. Je pus commencer :

« My name is Link, y'all, I'm straight outta Hyrule
Been on the force o' good since 1986, old school
I'm bringin' you a laid-back summertime jam”


Et ce fut à ma gueule de continuer, parfaitement en synchrnosation avec moi :

“Hold on a minute Link!

« Hey, what's up old man?”, je lui répondis.

“I see that you're embarkin' on another epic quest
You're gonna use your ocarina to rescue the princess
But you'll need a magic weapon that'll never ever miss
It's dangerous to go alone, take this”
Repris en choeur par tout le monde.

Oh, thanks Old Man, that is really very nice
I can always count on you for helpful, friendly advice
Though I've never seen a sword of quite that shape or size
Oh god, that's not a sword! It's your dick in disguise


Yes, I can't lie, I have painted my schween
Now grab your destiny if you know what I mean
Wait a minute Link, don't leave the cave, where do you think you're going?
This is a great chance to fondle a scrotum that you're blowing


That. Was. Weird, but whatever there is no time to lose
I gotta warp on outta Zelda in this chilled out groove
Wait, this isn't Ganon's lair, I'm in Liberty City
This place looks just like Philadelphia but even more shitty
I'm at the corner of Dead Cop and Prostitute Junction
Something in my Ocarina must have gone and malfunctioned
I gotta fix it quickly there is justice to do


Hold on a minute Link!

Old Man, is that you?

This is a place you can't survive with just your sword and your wits
It's dangerous to go alone, take this !


Well that's really kind o- D'aaah! That's your wrinkled dick again
Look, I know I wear a tunic but I'm not into men


Don't be that way bitch let me introduce you
To my three best friends Mr. Johnson and the Juice Crew
If you see the Princess Zelda, well you know you're gonna grab her
So why don't you try to come grab my inflatable poo jabber


OH MY GOD!
I gotta warp outta here, Princess Zelda awaits
I must defeat Ganondorf before it gets too late
Okay, now I really don't know where I am


Hold on a minute Link !

God DAMN it, Old Man!

You're in Raccoon City, it's a zombie abyss
It's dangerous to go alone, take this !!!

IT’S DANGEROUS TO GO ALONE, TAKE THIS !!!
IT’S DANGEROUS TO GO ALONDE, TAKE THIIIIIIIIIS !!!”


Et le dragon mourut d’un trop plein de swag.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Renard Gris
Messages : 606
Date d'inscription : 25/05/2012
Age du personnage : 28

Arpenteur des rêves
Nedru Etol
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 538
Renommée: 1794
Honneur: 74
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Mer 28 Mai 2014 - 17:15
Quand le dragon rendit son dernier souffle en expirant pour la dernière l'air de ses poumons magueule, le duo de choc sauta à l'unisson et les deux héros frappèrent leurs mains l'une contre l'autre dans un High Five magistral. Le temps sembla s'arrêter une seconde tandis que l'échos du fracas des paumes déclenchait un feu d'artifice multicolore (avec une certaine sur-représentation du mauve et du turquoise) et qu'une liste de chiffre défilait en produisant un son strident, accompagnée de mots ésotériques du style « EXCELLENT », « PERFECT »  « STYLISH » ou « COMBO x 16!!! ».

« PLAYER ONE WINS! » Fut le dernier message à s'afficher en clignotant et pour une raison qu'il ignorait, Nedru ressentit un pincement de déception au cœur.

Brutalement, les héros retombèrent au sol sans trop comprendre ce qui venait de se produire et le brun en profita pour reprendre son souffle. Vaincre la Bête lui avait demandé plus de ressource qu'il n'eut pensé. L'altitude, sans doute. Il y eut une moment de répit, un silence magistral, majestueux, légendaire.  Comme le vent soufflait sur la crête de la montagne oniriquienne, c'était comme s'ils avaient laissés leurs fils, leurs femmes et leurs domaines... Comme s'ils avaient fait tout ce chemin pour en arriver là, se retrouver seuls, au sommet du monde. Ils avaient vaincu. L'histoire était terminée.

Son devoir accompli, le jeune homme se laissa tomber au sol. Bientôt jailli de sa gorge un rire aigu, cristallin, que d'aucuns trouvaient difficilement supportable mais qui avait le mérite de traduire de la joie pure. Sans doute ce rire couvrit-il le bruit que firent les nouveaux venus, puisqu'il ne prit conscience de leur présence que lorsqu'un mégaphone jeta dans l'air froid ses notes artificielles ;


« Pas si vite, Voyageurs !

Nedru se redressa. Il fallait qu'il ait eu un rire sonore. Peut être que le blond s'était joint à lui et que la puissance de leurs rires avait couvert le reste puisque … devant eux, suspendu au dessus du vide, se tenaient deux angelots, confortablement assis sur le rebord d'un hélicoptère, leurs pieds battant dans le vide par secousses candides. Il va sans dire que l'hélicoptère faisait un raffut insoutenable.

« On ne peut plus vous laisser en vie !
Le second chérubin : -Vous en savez trop !
Le premier chérubin  : -Cela va nous attirer des ennuis !
Le second angelot: -Nous pourrions perdre notre poste !
Le premier chérubin : -Et ce serait catastrophique !
Le second chérubin: -Catastrophique !..
( Les chérubins sortent un bazooka et le portent ensemble, visant les protagonistes )

Ed Free ( S'avançant d'un pas déterminé ) : -Nous ne craignons ni les bêtes, ni les hommes ! Ni les démons, ni les anges ! Lorsque je la rencontrais mon cœur s'égarait dans les prairies des cieux ! Il plongea dans un perfide enfer, tapissé d'épines et de feu, lorsque vous me la dérobâtes ! Errant dans les lymbes, enfin, je ne trouverait le repos que sur la tombe de ceux qui jurèrent son trépas !
Le second chérubin ( désarçonné ) : -Je crois qu'ils débloquent.
Nedru Etol ( guère plus arçonné ) : -Aurait-il perdu la raison ?
Ed Free  : -Germaine, mon cœur, ma vie ! Nous nous retrouverons ! Mais pas maintenant, non... Pas maintenant. Tenez la porte ouverte, lorsque j'expédierai ceux-là dans l'éternité !
Le premier angelot : - Bon...
Le bazooka : -Clic.
La roquette ( fendant l'air, menaçante, en direction des héros  : -Pshhhhhhhhh !
Nedru Etol :- Merde !
Ed Free ( tendant une main devant lui, l'autre sur sa gauche ) -Vos plaisanteries ne m'amusent pas, chiens maléfiques !
La roquette ( Rentrant dans un portail pour sortir par un autre, loin de ses cibles  : Pshhhhhhhhh ?
L'arbre : -Nooooooon !
La roquette : -BADABOUUUM !
Les chérubins ( Terrorisés ) : - C'est quoi ce type ?
Ed Free : - Votre règne de terreur s'achève ici, sécréants !
Nedru Etol : -Mécréants ma gueule.
Ed Free : -Mécréants !

Le mégaphone se mit alors à émettre un bruit insuportable, un larsen dont la puissance sonore allait croissante. Un autre hélicoptère fit alors son apparition. Suspendu à une échelle de corde, on pouvait apercevoir un homme en smoking.

Le premier angelot : -Ce foutu James ! Toujours dans nos pattes !
Le second angelot : -Je pensais qu'on l'avait eu !
Le premier angelot ( Rechargeant son arme  : -Cette fois, il n'y coupera pas !
Le second angelot : -Meurs, chien de la reine ! [/i]
Nedru Etol : - Je crois qu'ils débloquent.
Le bazooka : -Clic.
La seconde roquette : -Pshhhhh !!
Ed Free ( Utilisant à nouveau son pouvoir ) : -Saute !
L'homme en smoking ( Sautant ) : -...
Le second hélicoptère (oui, il y a beaucoup de personnages): -Nooooooon !
La seconde roquette : BADABOUUUM !! (oui c'est une tragédie)

Porté par les portails du blond, l'homme en smoking attérit dans l'hélicoptère ennemi. S'en suivit une bataille très certainement féroce, à en juger par les sauts frénétiques de l'habitacle. Le véhicule prit brutalement feu pour une raison obscure et l'on n'entendait plus que les cris des chérubins à l'intérieur. Tandis qu'il sombrait vers le néant, une silouhette en jaillit, sautant en direction des deux swag-héros. Nedru s'était jeté vers le bord de la falaise et attrapa sa main in extremis. Le blond de son côté, s'était avancé et se tenait, droit comme un i majuscule, fier comme un nudiste, le regard dur, et regardait l'hélicoptère chuter en tourbillonnant frénétiquement.

Nedru Etol : -AAAAAAH ! Ca fait mal ! Vous êtes qui bordel ?!
L'homme en smoking ( Dévoilant une tête blanche, dénuée de visage ) : -...
Nedru Etol : -Je vais pas tenir longtemps ! Accrochez vous à quelque chose !

La tête vrillée par un crépitement affreux de vieux poste radio ne fonctionnant plus, la vision brouillée comme un vieux poste de télévision ne fonctionnant plus, le brun sentait ses forces diminuer. L'homme en smoking tenait bon mais le duo suspendu au bout de la falaise glissait vers une mort certaine à mesure que le londonien perdait force et appui.

Que faisait ce putain de blond ? Nedru glissa d'une vingtaine de centimètres, la haut du corps pendant définitivement dans le vide, à peine soutenu par le bras qui tentait désespérément d'aggriper la terre, ainsi que ses orteils, qu'il tentait de planter dans le sol. Mais tout cela glissait, lentement, surement, vers le vide.

Finalement, la pression sur sa main se fit moins forte. Dans un dernier regard vide, l'homme en smoking -Slenderman- lâcha Nedru pour se jeter dans le vide.

Tandis qu'il regardait la silouhette tomber et que ses esprits lui revenaient, Nedru cru entendre quelque part dans sa tête.
 « Vous m'aurez appris ce qu'est... l'amour. »

Noooooooon !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Le Ed Free
Messages : 2785
Date d'inscription : 27/05/2010
Age du personnage : 28

Voyageur d'élite
Ed Free
Voyageur d'élite

Carte d'identité
Essence de Vie: 4095
Renommée: 7949
Honneur: 1289
MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] » Jeu 29 Mai 2014 - 23:49
« C’est intolérable ! Vous êtes des incapables ! Je me demande bien pourquoi je ne vous arrache pas les ailes et vous fous en-dehors du Temple à coups de pieds !
_ Mais euh…
_ Ouais…
_ Partez de ma vue, essayez d’être utiles à quelque chose ! »

« Pfff, il est lourd, l’oniriprêtre.
_ Il est bien en rase-mottes, ouais. On est pourtant des supers gardiens !
_ Totalement ! Avec nous, les rêves sont bien conservés, y a pas d’affolement.
_ Quel dommage qu’il ne le sache pas…
_ Ouais…

_ Mais oh, attends, je viens d’avoir une idée fantastique !
_ Quoi ?
_ Il faut qu’il le sache !
_ Qu’on est utiles ? Efficaces ? Oh oui !
_ Il manque juste le moyen…
_ On n’a qu’à chercher des Voyageurs et les faire rentrer dans les Rêves !
_ … Et ensuite, on intervient, on les capture ou on les tue, et…
_ Félicitations à nous deux !
_ C’est de l’idée qui vole haut !
_ Dépêchons-nous ! »


__

« GERMAAAAINE !!!! »

  L’écho falsifia ma voix et me la renvoya en pleine figure ; s’il croyait que je ne reconnaîtrais pas ma voix, il se mettait son doigt métaphorique dans son œil quantique. Je commençai mon discours de fin, la veste flottant au vent au gré du courant aérien de la montagne enneigée (j’avais oublié sur le coup, lol, que j’étais nu comme du ver à soie), et d’une voix grave, devant la mort de cet étrange personnage qui avait une cagoule blanche sur la tête, alors je prononçai :

« Ecoute ma gueule, je crois qu’on a tous appris une grande leçon du jour aujourd’hui. Je crois que Germaine, elle ne m’a jamais aimé et elle ne t’a jamais aimé. Je crois qu’en fait, elle était vénère.
_ Vénère ?
_ Qui aime l’argent, tu vois ?
_ Vénale.
_ Ouais, vénale. Elle était vénale de nos corps, mais pas de notre esprit. Et je crois que c’est en affrontant le dragon que j’ai eu cette révélation. Parce que si elle nous aimait vraiment, elle serait venue pour nous féliciter de notre victoire, mais comme elle n’est pas venue, c’est qu’elle ne nous aimait pas. Je crois même que le dragon, c’était Germaine, tu vois, c’était genre, une imagerie de notre inconscient qui se manifestait, parce que notre inconscient avait tout compris. En affrontant le dragon/Germaine, on a pu comprendre toute la vérité qui était dans notre cœur, et on s’est rendus compte qu’on pouvait vivre sans son amour, car depuis le début, elle n’a jamais eu d’amour pour nous. »
Une larme swag coula sur ma joue, et je continuai, la gorge nouée par un ruban adhésif invisible : « Le type étrange a appris ce qu’était l’amour, car il nous a vus nous battre contre ça ; il sait maintenant que l’amour vient de notre cœur, et non du cœur des autres, sauf quand le cœur des autres t’aime, là, c’est différent, ma gueule. Les musiciens ont compris que participer était mieux que gagner, qu’on pouvait être un vecteur, nos amis de la fête qui sont partis je sais plus où, que poursuivre son rêve était plus important que tout, et les deux angelots, qu’on ne peut pas arrêter un tir de bazooka. » Autre larme swag, et mon compagnon faisait de même. Que c’était triste. « Je pense qu’aujourd’hui, ma gueule, était un grand aujourd’hui. Et plutôt que de lamenter sur les morts, on devrait apprendre à mieux aimer la vie. Sauf les morts, bien entendu, mais il ne peut rien leur arriver de pire, donc ils devraient profiter de ça aussi.
_ Ouais ma gueule.
_ Ouais… »


  Et on s’enlaça l’un contre l’autre, d’un amour fraternel si puissant qu’on fit s’évaporer la neige autour de nous. Puis, dès que notre câlin de l’amitié fut terminé, on ne pensa plus à la salle de muscu et on se mit à avaler gloutonnement le sucre-glace aux alentours.
Puis plus rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: "J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] »
Revenir en haut Aller en bas

"J'ai rêvé que... Ah ba j'sais plus" [avec Lou et Ed l'incruste] »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 2 :: Temple des rêves en suspend-