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s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio)

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Riku Kaisuki
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MessageSujet: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptyDim 24 Juin 2012 - 20:17
  ~ Journal du necromancer chapitre 8 : s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée … ~

Le réveil de Riku dans le monde réel à l'issue de sa dernière aventure et de ses retrouvailles avec Tenketsu avait été plutôt brutal. Prendre conscience en un instant que sa vie du monde réel que l'on croyait perdue était encore bien là … Voir tous ces visages qui avaient quasiment disparus de notre mémoire, se réveiller dans un lit d'hôpital et sentir le poids des mois d'immobilité. Après tout ce temps passé à voyager sans grande fatigue à combattre, à se sentir libre, Riku retrouvait un corps faible, pour lequel tout mouvement était pour le moment impossible, comme si son cerveau avait oublié comment se déplacer. Certes il partageait la joie des membres de sa famille qui étaient là, car lui le fils, le neveu, le petit fils que l'on croyait mort était là, de retour, bien vivant. Mais ce retour à la réalité l'avait quelque peu ébranlé. Il avait soudain l'impression de n'être plus qu'un animal insignifiant et impuissant. Comment pouvait on reprendre une vie normale quand on avait passé des mois dans un monde onirique où tout nous était permis ? Le temps serait long pour que Riku puisse s'habituer à mêler ses deux vies …

En attendant, il devait demeurer à l'hôpital. Il remarqua ainsi la foule de cadeaux qui lui avaient été laissés par des camarades de classe et ses parents. Son mp3 était posé là, diverses consoles de jeux aussi, des mangas en tout genre, des fleurs … Mais pas un seul truc à se mettre sous la dent. Et autant dire les choses, il crevait la dalle. Incapable de bouger, il ne pouvait pas se déplacer jusqu'au distributeur, et en plus manque de bol suprême, le bouton d'appel de l'infirmière qui était au dessus de son lit était cassé. Seul dans sa chambre en raison de l'heure avancée de la nuit, il n'avait personne pour lui apporter quelque chose … Et sa voix fatiguée était totalement étouffée . Finalement, il renonça à se nourrir et s'endormit dans l'espoir de voir un luxueux petit déjà devant lui à son réveil.

Il rouvrit les yeux dans un endroit plus qu'étrange. Une cité tentaculaire, dans laquelle chaque maison, chaque résident, était lié d'une manière ou d'une autre à la cuisine et à la gastronomie. Les restaurants florissaient à chaque coin de rue, et aucun d'eux ne désemplissait, des milliers de visiteurs venant chaque jour de tout le pays et du monde réel pour déguster les plats aux milles saveurs différentes qui y étaient préparés. Les chefs cuisiniers, tels des rois ou des prophètes, étaient acclamés par la foule qui s'inclinait devant eux à chacun de leurs passages.

L'architecture de la cité était organisée en sorte de paliers de plus en plus resserrés jusqu'à la tour centrale où, pensa-t-il, résidait le seigneur des lieux. Lui avait atterri dans les quartiers les plus bas de la ville. Les maisons y étaient modestes, souvent de petite taille, et les restaurants arboraient des prix relativement bas. Ici régnait une ambiance plutôt sympathique … Mais au final, il semblait n'y avoir rien de particulièrement intéressant pour le jeune necromancer dans ce quartier de la ville. Il se mit donc en route vers les rues plus au dessus.

Chaque palier de la ville était entourée d'une large forteresse de pierre, dont la seule entrée, une énorme porte en fer, était gardée par des créatures des rêves de grande taille, dotées de cornes faisant au moins trois fois la taille de Riku, et portant des épées dépassant de leur dos. Riku le comprit aussitôt, malgré son apparente tranquillité, la cité savait assurer sa sécurité ...Le jeune voyageur se présenta devant les gardes, et leur demanda :

« - Excusez moi … Y a-t-il une possibilité pour que je passe cette porte ?

 - Seuls les voyageurs classés au moins 600emes de la ligue Baby ou moins sont autorisés à passer. Quel est ton rang voyageur?

- Ah ! Bah ça tombe bien, figurez vous que je suis 508eme de la ligue B les gars. Je peux passer?

- Il est facile d'avancer un rang ainsi. Quel est ton nom?

- Je suis Riku Kaisuki, voyageur necromancer. C'est bon maintenant?

- … Ok c'est bon, les données de Relouland nous permettent de savoir que tu dis la vérité. Bienvenue au deuxième palier voyageur !  »

La créature s'écarta alors, et dans un grincement de métal et de rouages en marche, la grande porte de fer s'ouvrit, découvrant un paysage totalement différent de celui des bas quartiers ; Les rues y étaient plus modernes, dotées d'électricité, et les restaurants, bien que restants simples et abordables, offraient déjà une plus belle décoration et des menus plus variés. Les gens y étaient plus « habillés », les boutiques de mode et autres accessoires se faisaient plus nombreuses et mieux dotées. Et alors que Riku observait avec intérêt la vision qui s'offrait à lui à cet étage, une voix familière résonna dans son dos :

«   Riku ? C'est toi  ?   »

Le necromancer se retourna aussitôt, curieux de savoir qui avait bien pu le reconnaître. Mais ce ne fut pas du tout une personne à laquelle il aurait pu s'attendre. Là, devant lui, se tenait une personne qui jusqu'à son réveil avait totalement disparu de sa mémoire. Une jeune fille, dont le nom lui revenait en mémoire, et qu'il connaissait depuis bien longtemps.

« - Cha..Charlotte ?  »

La jeune fille qu'il avait face à lui était d'une taille moyenne, vêtue d'un débardeur noir et d'une jupe aux motifs anglais, entouré d'une ceinture en cuir noir, elle portait un collier et deux bracelets à piques. Ses yeux étaient d'un bleu éclatant et entouré de noir, et ses cheveux légèrement bouclés qui lui tombaient jusqu'au épaules voletaient dans la brise. A cette vision, le jeune homme se rappela soudain les profonds sentiments qu'il avait pour elle, et surtout la relation forte qui les liait l'un à l'autre. Ils se connaissaient depuis le collège, et depuis, ils ne s'étaient jamais quittés. Ils se comprenaient totalement l'un l'autre, chacun étant là pour l'autre lorsqu'ils en avaient besoin. Ils étaient deux amis proches, autant que pouvaient l'être un frère et une sœur. Mais les sentiments de Riku s'étaient peu à peu amplifiés, jusqu'à devenir un amour sincère profond, le genre d'amour qui fait que l'on est prêt à tout pour une personne, y compris à sacrifier son propre bonheur … Puis était arrivé ce jour où sa vie avait basculé, au figuré mais aussi littéralement. Et plusieurs mois s'était écoulé depuis. Que lui était-il arrivé, Avait-elle trouvé quelqu'un, l'avait-il oublié ?

« - Ca fait tellement longtemps que j'avais pas entendu ta voix ! Si tu savais comme je me suis inquiétée pour toi ! Ca a vraiment été dur sans toi ... »

Ce fut alors que le jeune voyageur les vit. Les larmes qui perlaient sur les joues de celle qu'il aimait. Et c'était lui, celui sur qui elle comptait qui en était la cause. Riku n'hésita pas une seconde, et la serra contre lui, en essuyant ses larmes d'un geste qui se voulait le plus doux possible. Il lui répondit d'une voix douce, presque dans un chuchotement :

« - Je suis désolé de t'avoir inquiété … Ces derniers mois ont été très éprouvants pour moi, j'ai vu et vécu des tas de choses, mais il y a quelque chose qu'au fond de moi je n'ai pas oublié. Quelque chose qui m'a permis de revenir dans notre réalité. C'est toi, le son de ta voix, qui est resté gravé dans ma mémoire, et qui résonnait chaque jour, chaque nuit dans ma tête. Toi aussi tu m'as manqué, tellement manqué … Mais maintenant tu es là, face à moi, et je peux te parler. Alors souris s'il te plaît. Je te promets de ne plus jamais te quitter. Je tiens trop à toi pour te faire souffrir encore.

- Riku … Je suis si heureuse de t'avoir retrouvé … Même si c'est un rêve, voir ton image, entendre ta voix … Me réconforte tellement. Tu n'imagines pas à quel point ces mois sans toi ont été vides de sens pour moi. J'étais seule, je n'avais plus ton soutien, et quand j'étais triste ou déprimée, tu n'étais plus là pour me redonner le sourire avec tes chansons. »

Un rêve … Elle était donc une rêveuse, et croyait que Riku n'était pas encore revenu ! Le jeune homme ferma les yeux en resserrant son étreinte quelques secondes, avant de se reculer, fixant sans ciller les yeux couleur océan de celle qu'il aimait.

«  Charlotte je ... »

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une pluie de couteaux s'envolèrent dans la direction de la jeune fille. Sans réfléchir, il se jeta sur elle pour la plaquer au sol, à l'abri des lames acérées, qui allèrent se planter dans les passants moins chanceux qui se trouvaient derrière. Bizarrement, la foule n'eut aucune réaction, alors que deux cuistots de taille gigantesque, presque autant que les gardiens des portes, s'affrontaient en détruisant tout sur son passage. Des pans de murs entiers s'effondraient sous leurs attaques, et des gens se faisaient écraser sans réagir, tandis que d'autres à côté continuaient de dévorer sans ciller le contenu de leur assiette.

Mais bordel il se passe quoi ici ?

Riku prit la main de Charlotte et l'entraîna avec lui dans un coin qu'il espérait plus sûr, alors que la bagarre prenait de l'ampleur avec l'arrivée de nouveaux participants. Qu'allait-il pouvoir faire à présent ? Certes Charlotte ne craignait rien étant donné sa nature de rêveuse, mais il ne pouvait se permettre de la laisser mourir dans cet endroit. Il la protégea de ses bras, prêt à invoquer l'un de ses serviteurs.

«  Surtout reste derrière moi Charlotte ! Je te jure que je te protégerai. »



[HRP : Pour Elizio, et peut être pour Kaijin, comme j'ai choisi d'aller au deuxième palier pour les persos un peu classés, dites que vous y atterrissez direct si vous voulez pas vous embêter à trouver une tactique pour entrer ^^]

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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptyDim 24 Juin 2012 - 23:21
Les mêmes journées mais surement jamais les mêmes nuits.

Tout commence par un lever de soleil, c'est la base de toute fin de rêves, de tout fin d'une aventure, c'est une fin mais aussi un commencement. Le réveil sonne et Elizio ce lève, ce prépare et mange son petit déjeuné avant de partir en courant en direction de l’école. C'est en suite la que ça se corse, les cours, les professeurs, et les heures qui défilent comme des siècles. Elizio, bien que bon élève, détesté l’école, bien plus que n'importe qui. Il rêvé de liberté sans limite mais il etait forcé de subir ça, comme tout les autres adolescents qui grouillé dans l'ecole. Soudain, le son d'une cloche, le son d'une heure qui ce finit, mais celle ci était sans doute la plus attendu... La fin des cours.

Sans attendre, il repartit chez lui comme il était venu 8h plus tôt, c'est a dire en courant. Les corvées n'etait pas terminé, il fallait faire ses devoirs. Mathématique, Algèbre, Français, Philo... tout ce melange sur le bureau et tout fini par devenir noir. La nuit rattrape ses pensées et envoute d'un charme de sommeil Elizio, il tenta de résisté mais ce fut vain...

Le voyage vers dreamland, la porte d'une liberté sans limité... Un rêve qui vit dans un rêve.

Soudain, de bonne odeurs envahissent l'odorat, puis la vue, bienvenu a Gastropolis, ville des saveurs infini.


Elizio comme chaque soirs, fut ébloui par le monde qui l'entoure, ébloui par les créatures des rêves. La ville était grande, elle était la ou il posé les yeux, c'est a dire partout. mais son regard ce posa sur un mur qui lui bloqué son champ de vision, et au dessus encore des quartier qui semblait plus prestigieux que ce dans celui ou il était, et au dessus encore, il pouvait distinguer un second mur sans doute avec des quartiers encore plus beau et luxueux. La ville avait combien d’étage? Curiosité, un bien mauvais défaut, mais c’était sans doute intéressant de voir ce qu'il y a tout en haut. Il s'engagea hors des petite ruelles pour finir sur la route principale qui mené a une porte en fer un peu plus loin. Alors qu'il avancé de quelques pas, il fut invité par une créature féline, un vieillard de petite taille.

"Hé, j'ai besoin de toi pour me rendre un service, j'ai un ami dans le second palier mais j'ai pas allé le voir, tu veux pas allez lui donné ça pour moi? En échange je te laisse mangé gratuit"

Une délicieuse odeur s'evadé de derrière le félin, une odeur qu'il n'avais jamais senti, il avais les babines qui dégouliné de bave tellement ça semblait délicieux a l'odeur. Aucune chance de refusé, il rentra dans le restaurant et degusta son repas... Il ressortit avec une lettre qui porter un cacher et ce dirigea vers la porte, (dans un futur lointain il refusera de dire ou il avait mangé ni ce qu'il y avait dans son assiette, mais il affirmera que c'etait le meilleur repas de toute sa vie). Devant la porte, garder par deux géant cornu et armé jusqu'au dent, Elizio ce demanda si ce n'etait pas le moment de faire ses prieres ou si il pouvais faire demi-tour, mais il avait promis au vieux chat.

"hum, hé la haut, je peux passé ?"

"Seuls les voyageurs classés au moins 600emes de la ligue Baby ou moins sont autorisés à passer. Quel est ton rang voyageur?"

"Mon rang? Ligue Baby? Kesskecéksa?"

"Tu dois être nouveau voyageur, Tu ne dois pas être classé et par ce fait, tu n'est pas autorisé a passé"


"Mais le papi m'a donné une lettre que je dois donné a quelqu'un du second palier"

Il tendit la lettre en l'air, les Deux géant écarquillèrent les yeux puis ce regardèrent avant de s’agenouiller.

"Pardonnez nous messager, nous ne savions pas l'importance de la personne que nous avions devant nous, par le présente, nous nous agenouillons et nous vous laissons passez."

Ils ouvrirent la porte en fer, qu'Elizio s'empressa de traverser. Des centaines d'escaliers ce dresserent devant lui a present et pendant qu'il monté il pensé au papy et a ce qu'avais dis les deux geant... est ce qu'il etait si important que ça le papi? pourquoi etait il dans un restaurant miteux si c'etait le cas? Des dizaines de questions défilèrent dans son esprit avant d'arrivé devant une bagarre de cuisinier gigantesque.

"What the fuck?"
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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptyVen 29 Juin 2012 - 16:16
Ouvrant les yeux, Raphael se rendit compte qu’il était dans un endroit plutot... spécial. Autour de lui, des dizaines voir des centaines de restaurant tous plus luxueus les uns que les autres. Cuisinier bedonnant, sauce au coin de la bouche se déplacaient entre les différents restaurant comme des pigeons voyageurs, trainant avec eux une odeur de nourriture laissant l’eau a la bouche. En regardant bien, Raphael aperçut meme, au bout d’une rue, une maison fait en pain d’épices, quand dans un certain conte dont il n’arrivat pas a ce rappelait le nom.

-Eh, toi, t’es serveur dans quel resto?

La personne lui ayant posé cette question était une femme, d’un certain age, dont l’écharpe en fourrure donnait un air particuièrement agaçant.
C’est vrai, qu’avec ses habits de majordome, Raphael ressemblait plus a un serveur qu’a un voyageur killer.

- Le restaurant “Dégage sinon j’te bute”.

La femme, visiblement outrée par le ton de Raphael et de sa réplique, quoique du niveau d’un élève de CP, s’en allat en se plaignant comme un cochon que l’on va égorgé. “De toute façon, quelle s’estime heureuse d’etre encore la pour beugler, j’aurais très bien put la tué”. continuant son chemin, Raphael arriva devant un panneau qui montrait le plan de la ville, apparement divisée en plusieurs niveaux, un petite étoile avec pour légende vous etes la était posée au niveau 3, vers la sortie pour aller au niveau deux. Raphael se dirigeat ves le niveau 2 “Au moins je serais plus tranquille la bas...”. Après quelques minutes de marche pendant lesquelles Raphael aperçut de nombreux restaurant passant par une version améliorrée du KFC à une pizzeria/restaurant traditionnel japonais, Raphael arrivat donc devant une muraille en pierre, gardée par une bonne dizaine de gardes.

-Eh toi,la, kess tu veut? lui demandat un garde.
-Moi, je vais juste faire une course pour un restaurant, et, il faut que j’aille au 2nd niveau pour reclamer un paiement.
-Et pour quel restaurant “Mister queue-de-pie”?

Raphael réfléchit un instant “Il faut que je trouve un nom plausible pour pouvoir passer”. Au pif, il déclarat, se souvenant de la maison en pain d’épices:

-”Au paradis des enfants”
-Quoi ?! T’es un de leurs larbins! On va te faire la peau! s’exclamèrent-t-ils tous en coeurs.

“Dans quelle merde je me suis fourré encore moi?” se dit Raphael avant d’appliquer son pouvoir lui permettant de ne plus ressentir la douleur. A l’évidence, ils avaient quelques choses à régler avec ce restaurant. Maintenant,la seule solution, se dit RAphael, était de sortir de la ville. Et pour cela, il fallait qu’il traverse la muraille des gardes. Courant vers eux, il esquivat un lance, contournant un premier garde, fit un croche patte à un deuxième et se dirigeat en courant vers la sortie. Les gardes, visiblement alourdis par la charge, ne reussirent pas à rattraper Raphael, mais réussirent à sonner la cloche d’alarme. “De toute évidence, ils vont me faire passer pour un voleur, ou autre” se dit RAphael en traversant la muraille. Devant lui se dressait un petit régimen de garde, d’une demi-douzaine d’individus. Obliquant par la gauche Raphael pénétra dans une petite échoppe, bousculat la ersonne à la caisse pour arriver dans les cuisines. Attrapant une vingtaine de couteaux, Raphael s’enfuiat par la porte de service, escaladat le mur de la cour pour ariver dans la rue. Autour de lui, des dizaines de passant, mais pas l’ombre d’un garde. “Profitons-en pour s’éclipser,ils ne vont pas tarder a ma retrouver de toute façon”. Raphael traversa quelsues rues et, au coin d’une de celle-ci, se retruva nez a nez avec Riku Kaisuki, le voyageur rencontrer à Machrophonopolis quelques temps plus tot.

-Salut, ca va?
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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptyVen 29 Juin 2012 - 21:04
Alors qu'autour d'eux le chaos gagnait en ampleur sans que Riku ne puisse l'expliquer, un pan de mur s'effondra, un cuisinier géant retombant avec dans un fracas de roches et d'os brisés. Le jeune voyageur prit la main de Charlotte et la serra contre lui, pour la protéger de la chute de pierres. Lorsque la poussière autour d'eux se fut dissipée, le paysage n'était plus que ruines et cadavres disséminés. Plusieurs blessés convulsaient de douleur au sol, tandis que dans les zones encore intactes, les clients continuaient de dévorer leurs assiettes … Il se passait vraiment un truc pas normal dans ce royaume ! Riku songea à cet instant qu'il avait bien fait de ne pas se laisser tenter par cette nourriture aux vertus quelque peu douteuses d'après ce qu'il pouvait constater. Il se baisse en emportant la jeune fille avec lui, esquivant ainsi un gigantesque hachoir qui alla se planter un peu plus loin dans le corps d'un autre cuisinier qui s'effondra au sol, une gerbe de sang recouvrant bientôt le sol en s'échappant de l'entaille. Des cris retentirent un peu plus loin. Il semblait donc que tous les gens présents ici n'avaient pas encore été hypnotisés par la nourriture plus qu'étrange ! Le jeune voyageur se rua dans la direction des cris, cherchant du regard une quelconque personne encore indemne, évitant les corps et autres objets volants qui passaient devant lui. Pendant ce temps, Charlotte observait ce spectacle un air étonné sur son visage, mais elle semblait en même temps trouver la situation particulièrement amusante. C'était en effet un aspect de la personnalité de son amie qu'il avait appris à connaître au fil du temps, elle était difficilement impressionnable. Au contraire, la mort et les images de souffrance pouvaient lui être particulièrement plaisantes à voir, tel un spectacle comique que l'on aimerait voir et revoir en boucle. Riku quand à lui n'était pas non plus facile à effrayer, mais lui trouvait la situation tout sauf amusante, notamment à cause du fait que LUI pouvait réellement mourir … Et il aimait trop sa vie à Dreamland pour y renoncer aussi tôt.

Ce fut alors qu'il remarqua la présence d'un voyageur qui venait de passer la porte qui conduisait au deuxième palier. Il avait l'air relativement perdu, et l'aura que Riku pouvait ressentir en lui lui fit comprendre qu'il s'agissait d'un nouveau voyageur. Bah il fallait faire avec, et puis son pouvoir pourrait peut-être lui servir … Il se demandait néanmoins comment il avait pu passer la porte, jusqu'à ce qu'il remarque une sorte de lettre qu'il tenait en main. Il faisait sans doute une course pour un restaurateur local. Soudain, un mur explosa juste derrière eux, et ce fut alors que surgit un cuisinier plus grand encore que les autres et armés de deux tisonniers incandescents. Il paraissait menaçant avec sa grande carcasse qui dominait les deux voyageurs et la rêveuse. Il remarqua évidemment leur présence, mais plutôt que de s'attaquer à eux, il leur fit un grand sourire en pointant du tisonnier sa cuisine en ruine :

«Venez donc voyageurs ! Ne vous laissez pas impressionner par notre traditionnel combat des chefs et venez donc goûter à ma cuisine, les spécialités de Donaldo, le roi de la grillade exotique!! »

Riku n'eut pas le temps de manifester son refus qu'un autre chef surgit et assomma le géant d'un coup de louche. Le monstre s'envola un peu plus loin le visage ensanglanté et retomba sur plusieurs passants envoûtés par la nourriture. Le jeune necromancer commençait sérieusement à regretter d'avoir écouté sa flemme avant de se coucher … Le second chef repartit alors à l'assaut pour se battre contre le géant qui se relevait. Riku n'hésita pas un instant. Il se saisit de la main de Charlotte qu'il entraîna derrière lui, et fit signe à l'autre voyageur de le suivre … Autant lui éviter de mourir lui aussi. Ils coururent vers une ruelle un peu plus loin du tumulte, où il ne semblait y avoir aucun combat. Le necromancer en profita pour reprendre son souffle et se tourna vers leur compagnon improvisé :

« Aaah, on dirait qu'on a réussi à se sortir de ce merdier … enfin j'espère. Moi c'est Riku au fait, et elle c'est Charlotte *c'est une rêveuse, chuchota-t-il*. J'ai vu que tu avais l'air encore « normal », alors t'empêcher de crever là bas me paraissait un minimum. Tu as un truc à apporter ici non ? On ne peut pas rester au même endroit, donc allons y ensemble. En espérant que ce cuisinier soit pas comme les autres tarés là bas, il connaît peut être une sortie, parce que là j'ai tout sauf envie de rester dans cette ville de fous ...  »

A cet instant, le tumulte prit une ampleur inattendue. Une sirène d'alarme se mit à retentir, et des centaines de gardes comme ceux de l'entrée se déployèrent dans toute la ville. De ce que pouvait entendre le jeune voyageur, ils étaient à la recherche d'un voyageur entré clandestinement sur place. Riku soupira en se disant qu'il ne manquait plus que ça et espère que le voyageur en question allait distraire les gardes suffisamment longtemps pour leur permettre de s'échapper. Ce fut à ce moment que surgit de l'autre bout de la rue une autre silhouette familière. Celle d'un voyageur qu'il avait rencontré il y a six mois à Macrophonopolis, où ils avaient dû ensemble fuir une horde de créatures folles de rage. Le voyageur le salua aussitôt en lui demandant son état actuel, ce à quoi le necromancer répondit :

«  Ben écoute, c'est la première nuit de voyageur où je débarque en venant directement du monde réel, y a des cuisiniers fous qui servent une bouffe hypnotique et qui s'entretuent en détruisant tout, et y a un voyageur qui a rameuté tous les gardes de la ville à cet étage … A part ça ça va, je me suis pas mal entraîné depuis la dernière fois. Et toi la forme ?  »

Un couteau de boucher de la taille du jeune voyageur apparut au dessus de leurs têtes et s 'encastra dans le mur en face. Ce fut Charlotte qui réagit la première en poussant son ami :

« Euh .. C'est pas le tout de bavarder tranquillement, mais je vous rappelle qu'on est toujours dans cette ville de tarés, donc faudrait ptet qu'on bouge avant de se faire embrocher ou écraser par un mur! »

Riku ne se fit pas prier et reprit sa course dans les ruelles calmes. Il cherchait du regard un restaurant portant la mention qui se trouvait sur le papier du jeune voyageur qui les avait rejoints, continuant d'éviter les instruments de cuisine transformés en armes de destruction massive qui continuait de voler un peu partout. Après une course effrénée, plusieurs attaques cardiaques à cause de couteaux qui les rasaient d'un peu trop près – notamment l'un d'entre eux qui faillit éborgner le necromancer, et un autre qu'il dut intercepter de la main gauche en s'entaillant dessus pour l'empêcher de se planter dans les côtes de Charlotte. Il préférait conserver pour le moment son énergie et ses invocations, et se passait donc de son pouvoir, mais la situation était telle qu'ils n'aurait bientôt plus le choix. En attendant, il apperçut de l'autre côté de la ruelle qu'ils avaient atteint une petite échoppe relativement modeste qui arborait le nom qui se trouvait sur la carte que devait apporter Elizio. Ils s'y ruèrent sans réfléchir, et refermèrent la porte derrière eux.

« Qui est là? »

Riku remarqua alors l'homme qui les observait depuis le comptoir, l'oeil morne et la mine pâle. Il fumait une cigarette dont la cendre retombait sur le bois jauni de l'étal, et sa voix était rauque, sûrement à cause d'une trop grande consommation de nicotine. Il tira un coup sur sa drogue et toussota, probablement pour marquer son impatience d'obtenir une réponse. Quelles étaient ses intentions ? Etait-il comme les autres cuisiniers de cette ville ? Et que contenait ce message ? Tout dépendait d'Elizio à présent …


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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 10 Nov 2012 - 16:37
Ben écoute, c'est la première nuit de voyageur où je débarque en venant directement du monde réel, y a des cuisiniers fous qui servent une bouffe hypnotique et qui s'entretuent en détruisant tout, et y a un voyageur qui a rameuté tous les gardes de la ville à cet étage … A part ça ça va, je me suis pas mal entraîné depuis la dernière fois. Et toi la forme ? »

Raphael n’eut pas le temps de répondre que déjà une couteau sortit de nulle part et s’abattit a une dizaine de centimètres d’eux. “Bah putain, c’est pas Masterchef ici en tout cas...”. Soudain une jeune fille à coté de Riku s’exclamat:

Euh .. C'est pas le tout de bavarder tranquillement, mais je vous rappelle qu'on est toujours dans cette ville de tarés, donc faudrait ptet qu'on bouge avant de se faire embrocher ou écraser par un mur! »

Effectivement. Raphael suivit Riku quelques temps à travers la ville, se demandant ou ils allaient. Il fallait qu’il dise quelque chose d’important à Riku, cause de sa venue en ces leiux. En effet, quelque chose se tramait derrière le combat des chefs. Raphael avait appris, en se baladant dans les rues du village des Hunters, que plusieurs chefs profitait de l’occasion pour se livrer à des activités plutot louches. Raphael n’avait pas pu en apprendre plus. Il se disait que peut etre cela pourrait intéresser Riku. Mais, pour l’instant, il fallait trouver en encroit tranquille dans lequel se poser quelques minutes. Continuant de courir, Riku se précipitat dans un restaurant et Raphael plongeat à sa suite dans le restaurant, évitant de peu un hachoir géant.

Devant eux, un restaurant assez modeste pour la zone, bien que toute les tables était servies avec des couverts dorés, les murs et les meubles étaient dans un état de délabrement avancés. Derrière une table au fond du modique restaurant, une personne se cachait, une clope à la bouche, l’air hagard, ses cheveux verts kaki en bataille retombant en cascade sur des yeux trop rouges. Tirant un coup sur sa clope, il s’exclammat d’une voix rauque et tiraillée:

Qui est là?
-Claude, c’est toi? demandat Raphael.
-Quoi?! Comment tu me connais?
- C’est Prince, le patron du Paradise au Hunter Village qui m’a dit de te voir pour l’histoire du combats des chefs.
-Ah! OooKeeEeY! s’exclamat Claude à demi défoncé. Je voois§ Tu es donc le petit Kamel?
-Nan, moi c’est Raphael.

Bon, défoncé comme il était il allait pas pouvoir nous dire grand chose. S’ aprrochant de lui, Raphael lui chuchota dans l’oreille:

* J’ai beau avoir besoin de toi, si tu me dis rien d’intérréssant dis toi bien que je pourrais comment dire... te tuer*

Raphael sortit un des couteaux qu’il avait rammassé dans une des cuisines et lui passat sous la gorge

*Ca pourrait etre dommage de mourir maintenant nan?*

C’est parole eurent l’effet qu’attendait Raphael. L’etre onirique complétement dégrisé s’exclamat:

-Euh oui... Bon, voila. On a remarqué une étrange activité de la part de la patronne du “paradis
des enfants, tu connais?

Si il connaissais? Il s’était fait passer pour un de leurs valets et il s’était fait poursuivre pour ca. Alors si il connaissait? autant demander à un américain si il connaissait Mc Do.

-Ouais, j’en ai entendu parler dis Raphael d’un ton évasif...
- Bah depuis quelques temps, quelques voyageurs de Mirage Space viennent la voir. On pense que cela a un rapport avec les agissements des chefs.
- Ok, on va aller voir merci.

Avant de se relever, Raphael ajouta dans l’oreille de Claude:

* Et si tu me trahis ou si ton tuyau était au final un très mauvais plan, tu sais que je te rendrais visite un de ces jours.*

Sur ce, il se levat et se dirigeat vers Riku:

-Voila le trip. Voila quelques temps au village des hunters j’ai entendu dire que quelque chose se tramait derrière les combats des chefs. Il semblerait que des voyageurs de Mirage Space tentent de faire un coup d’Etat pour s’emparer de Gastropolis. J’ai pensé que ca pourrait t’intérresser de venir. Ca te dit?
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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 8 Déc 2012 - 18:32
Avant de répondre à leur interlocuteur, Riku tenta d'en savoir plus sur ce dernier en l'observant de manière plus attentive; il semblait à l'image du taudis dans lequel il exerçait à son métier : crasseux, piteux, ses cheveux qui auraient pu être d'un vert éclatant autrefois retombaient par dessus ses oreilles pointues en mèches grasses et couvertes de poussière, et leur couleur n'était plus qu'un pâle kaki grisâtre; ses yeux cernés tels deux silicon valleys miniatures creusaient des sillons sous ses pupilles dilatées par la fumette aux iris rougis, ses lèvres étaient fissurées, et il tirait avec difficulté sur ce que le jeune homme supposa être un joint à base d'une quelconque plante illégale, le tout entre deux toussotements glaireux. Vêtu d'un pantalon crasseux recouvert par un tablier mité et recouverte de taches noircies, son corps était également particulièrement ragoûtant, avec sa peau écailleuse jaunâtre à plusieurs endroits de ses bras. Renfilant un grand coup du nez avant d'en extraire du mucus, il essuya son doigt souillé sur le comptoir, continuant de fixer le groupe qui venait d'entrer dans son établissement - du moins si on pouvait qualifier ce cloaque ainsi - . Une fois sa petite analyse achevée, l'invocateur s'avança pour répondre à leur interlocuteur, mais ce fut Raphael qui prit l'initiative. Riku soupira et attendit donc derrière son collègue voyageur en compagnie de Charlotte, remarquant à cet instant que le troisième larron qui les accompagnait avait disparu. Mort ? Le pauvre. Le necromancer lui souhaita que ce ne fût-ce pas le cas, tout en continuant de jeter des regards méfiants vers l'extérieur. L'endroit où ils se trouvaient était relativement isolé, caché au coeur de ruelles sombres, le genre d'endroits que ne fréquentaient pas les clients habituels de la cité. Probablement une sorte de poubelle à déchets culinaires, et le l'invocateur ne douta pas une seconde que le menu des lieux ne soit composé des ordures récupérées ça et là furtivement.

Sans réellement se préoccuper de la conversation entre Raphael et le cuisinier - puisque tel était son titre - il se tourna vers son amie en quête de nouvelles de son monde, qu'il venait à peine de retrouver, tout comme elle; il voulait savoir comment se passait sa vie, ses cours, si elle allait bien, si elle avait un copain, si tout le reste de la bande vivait comme avant ... Ce fut avec une grande joie qu'elle lui répondit : le groupe d'otakus qu'ils avaient formé au lycée et qui s'était agrandi au fil des ans n'avait pas cessé ses activités, et même si au fond tout le monde attendait avec impatience le retour du jeune homme qui faisait partie des plus à la page dans ce domaine et les plus nipponphones de la bande, ils organisaient des sorties avec toujours ce même esprit de délire et de partage. Tant mieux, Riku avait hâte de tous les retrouver. Quand à elle, elle fut plus évasive sur son état actuel, lui racontant que ses cours se passaient plutôt bien, qu'elle avait quelques nouveaux camarades sympathiques, et qu'il lui avait plus que manqué, mais ne cita pas à un seul moment ses amours. Le jeune homme l'observa d'un air perplexe au moment où elle lui dit "être en pause", elle qui avait toujours eu l'air si heureuse chaque fois qu'elle était en couple ! Il fronça les sourcils, mais ne lui fit pas de remarques à cet égard, car il ne voulait pas l'offenser par une quelconque indiscrétion. Il était son grand confident, si elle avait quelque chose à lui confier, elle le ferait d'elle-même. Il ne put évidemment pas lui parler de sa vie à Dreamland durant les derniers mois comme elle était une rêveuse, il lui inventa donc une histoire sur une sorte de vide où il avait plané pendant tout le temps de son coma, bercé par leurs voix qui l'avaient tiré de là. Cela sembla satisfaire la jeune femme, qui lui adressa un large sourire.

Pendant ce temps, Raphael devenait radical dans son interrogatoire, puisqu'il avait sorti un couteau de cuisine et le pointa sous la gorge de la pauvre créature complètement dans son trip planage total, lui murmurant ce que le necromancer assimila sans peine à des menaces. Le cuisinier changea d'ailleurs complètement d'attitude à cet instant, puisqu'il parut bien plus apte à leur répondre, les veines qui entouraient ses iris rougis diminuèrent de volume alors qu'il s'asseyait avec difficulté sur l'un des sièges accolé au comptoir ravagé, se saisissant d'une main tremblante d'un verre dont l'éclat avait laissé la place à une moisissure verdâtre qui en recouvrait les bords et le fond, puis se servit le contenu d'une bouteille tout autant moisie. Il en avala une gorgée, souffla un grand coup, et s'expliqua, non sans montrer l'état de panique dans lequel l'avait mis le voyageur brun. Apparemment, un restaurant local aurait fait montre récemment d'activités suspectes, du moins de ce que pouvait en dire le camé onirique, ce qui en soi ne constituait pas un argument de choc, mais bon, ils étaient coincés ici pour la nuit de toute manière, alors mieux valait écouter ça que de ne rien faire et attendre le réveil au milieu de lames de couteaux et de hachoirs volants... Raphael paraissait d'ailleurs au courant de cette histoire, puisqu'il acquiesça aux dires de leur interlocuteur et après avoir de nouveau "convaincu" l'être onirique à sa manière, il proposa à Riku de le suivre pour enquêter sur cette affaire, ce à quoi le necromancer ne répondit pas tout de suite. Il devait obtenir l'avis de son amie en premier lieu.

"- Qu'en penses-tu Charlotte ? Te sens-tu prête à traverser de nouveau cette zone dangereuse ?

- Ben... De toute manière, quoi qu'on fasse, on va devoir sortir d'ici si j'ai bien compris. Alors autant le faire pour quelque chose plutôt que de se balader au pif non ? "

Elle avait dit ça avec un petit rire... La situation l'amusait. Elle était vraiment barrée, y a pas à dire, mais le jeune homme adorait cet aspect de sa personnalité si spéciale. Il acquiesça donc pour montrer son accord à son collègue, et le groupe s'élança de nouveau dans les rues de Gastropolis sur les indications du cuisiner âprement interrogé, suivant un parcours précis à travers les maisons de la cité. Ils devaient dans un premier temps atteindre le clocher de la place regina, la place des pizaiolos. Pour cela, ils devaient suivre le chemin des pavés margueritas en rejoignant l'allée roma, une zone plutôt bien surveillée par les gardes de la ville qui étaient toujours en quête du voyageur qui s'était introduit illégalement dans la cité... En suivant une artère secondaire qui longeait l'allée ciblée, ils atteignirent une impasse, où une échelle en fer rouillé leur permettait de grimper sur les toits à la méditéranéenne du quartier des italiens où il se trouvaient. Ce fut le necromancer qui s'élança le premier pour s'assurer de la solidité de l'échelle, la secouant un peu, puis une fois certain qu'elle supportait son poids, prévint ses camarades et commença son escalade, suivi par Charlotte et Raphael qui fermait la marche. L'échelle grinçait et tanguait légèrement, mais elle ne céda pas et au bout de quelques minutes, les trois compères se trouvaient sur les toits. L'invocateur fit signe à ses camarades de s'allonger et de rester le plus discret possible, tandis qu'il s'aventura jusqu'à l'autre bord pour avoir une vue d'ensemble sur leur destination; la place était visible un peu plus loin, en son centre on pouvait voir une grande fontaine dont la statue cracheuse d'eau représentait un carton ouvert de pizza, et le tout entourée de petites enseignes d'où l'on pouvait voir les pizaiolos se battre à coup couteaux et rouleaux à pâtisserie. Enfin, au milieu des emblématiques restaurants, un clocher d'une hauteur d'environ trente mètres surplombait de sa hauteur le reste des bâtiments alentour. Il devraient passer cette place discrètement et une fois le clocher atteint, chercher le temple zen dans la forêt aux bambous...

Mais avant ça, ils devraient passer outre la surveillance de la garde locale, dont Riku pouvait voir une patrouille au loin, vêtus d'une cotte de mailles recouverte au torse d'un plastron portant comme symbole une fourchette et un couteau entrecroisés. Aux jambes, les mailles étaient recouvertes de bottes métalliques composées de plusieurs plaques habilement et esthétiquement soudées entre elles. Des gantelets couvraient les mains, et enfin un casque de forme antique (style hoplite) protégeait la tête. Chacun d'eux était armé d'une lance dont la hampe dépassait leur taille et dont le bout était une lame légèrement courbe, et d'une épée courte ceinte à leur ceinture. Bref, une milice relativement bien armée, et qui ne semblait nullement perturbée par les combats de chefs qui avaient lieu autour d'eux. Le necromancer soupira, cherchant un plan pour éviter de se frotter aux gardes, remarquant alors la présence d'un long fil d'acier qui avait été disposé entre deux bâtiments pour étendre le linge... Oui ! L'idée était là, ne manquait plus que la réalisation. Il convoqua l'un de ses serviteurs passifs, le porte feuille magique Wallet, et lui demanda trois disques en fer que lui fournit l'invocation avant de disparaître. Il en tendit deux à ses camarades avant de leur expliquer son plan :

" Bon, comme vous pouvez le voir, impossible de traverser cette place en son centre, y a trop de gardes, et au moindre moment où se fera chopper, ça déclenchera l'alarme et on aura toute la cité au cul. Je pense que vous avez compris que l'on doit rester discrets et éviter au maximum les combats ! Pour cela, on va suivre ces câbles et avancer de maison en maison jusqu'au clocher, en prenant garde à rester cachés."

Une fois certain que ses camarades avaient assimilé le plan, il se rapprocha en rampant du fil d'acier, et en décrocha le bout qui était fixé à une sorte d'antenne, et passa ensuite son disque dedans, invitant ses collègues à faire de même. Puis il rattacha solidement ce qui serait durant quelques secondes le garant de leur vie. Il déglutit, puis après s'être assuré que la rue en dessous était vide, il poussa sur ses pieds et se laissa glisser jusqu'à la fenêtre en face. Etant le premier, c'est lui qui dût subir de plein fouet le choc avec le verre qui se brisa sous son poids, le laissant choir à l'intérieur d'une petite chambrette - heureusement vide - suivi par les corps de ses deux amis qui eurent la chance d'avoir pour eux un moyen d'atterrir en douceur. Les bras légèrement écorchés, le souffle coupé après s'être fait écraser, il se releva lentement en se tenant les côtes pendant que Charlotte le portait, aidant son ami à se reprendre. Jetant un oeil aux alentours une fois qu'il eut repris ses esprits. Personne n'était venu en trombe dans la pièce où ils avaient atterri, c'était le signe que l'endroit était vide, ou peuplé de sourds. Deux situations qui leur conféraient une certaine tranquillité. Leur descente en tyrolienne leur avait fait gagner une dizaine de mètres, il leur en restait encore une bonne centaine.... Quelle serait leur prochaine étape de cette traversée infernale ?

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s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) VLKe0S2
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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 19 Jan 2013 - 20:43
[HRP : Au vu de la longue absence de Raph, je continue le rp, mais il restera à mes côtés de sorte à ce qu'il puisse poster quand il le voudra s'il revient pour réintégrer le rp ^^]

La suite du plan était simple. Y avait pas de plan. Riku défonça la porte de la pièce dans laquelle ils étaient tombés, révélant un long couloir qui donnait sur un escalier du côté opposé à celui où ils se trouvaient, et plusieurs autres pièces qui devaient être du même genre que celle dans laquelle ils étaient tombés. Mais l'heure n'était pas à la bête contemplation, ils devaient progresser, le tout sans attirer l'attention, que ce soit celle d'un chef local, ou bien celle des gardes, aucun d'entre eux n'étant plus engageants que les autres.... S'ils descendaient, il devraient zigzaguer entre les allées auxiliaires, et devraient sortir en plein jour aux yeux de la foule déchaînée, et rien ne serait aussi périlleux que de la traverser pour rejoindre le clocher. La première étape consistait donc à trouver le moyen de progresser de bâtiment en bâtiment. Pas le choix donc. Le necromancer fit subir à la porte en face de lui le même sort qu'à la précédente, et le battant tomba dans un craquement sinistre, dévoilant une pièce strictement identique et symétrique en tout points à celle d'avant, à la différence que des bibelots de toutes sortes y étaient entassés, laissant à peine la place d'y circuler de la porte jusqu'au lit d'où s'échappait une odeur rance. Il était probable que l'utilisateur de cette chambre n'y passe pas souvent. Ce qui arrangeait grandement les affaires des trois jeunes gens qui tentaient péniblement d'échapper à tout conflit inutile. Riku s'avança jusqu'à la fenêtre qu'il souleva pour observer le paysage alentour. Ils se trouvaient à une dizaine de mètres du sol. Pas de corde tendue cette fois-ci, mais en revanche, il remarqua une sorte de passerelle construite entre les toits. Une chance pour eux ! Quoique, avec un tel aménagement, il était probable que cela cache quelque chose, mais le necromancer balaya toute suspicion en invitant ses camarades à le suivre dans l'escalier, se dirigeant ainsi vers le toit de l'immeuble. Charlotte et Raphaël suivaient le rythme sans problème, et la jeune femme semblait prendre un grand plaisir dans cette aventure improvisée, ce qui contrastait énormément avec la pensée de son ami qui y voyait là une nuit de merde de plus... Ah ça avait du bon d'être un rêveur parfois. Même si la vie de voyageur avait ses côtés passionnants, il y avait surtout des ennuis permanents, et cette impression que chaque seconde pourrait nous être fatale, un million de fois plus que dans le monde réel. M'enfin, tant qu'elle était motivée et avançait sans se plaindre, le jeune homme n'y voyait pas le moindre inconvénient. Raphaël, quand à lui, semblait quelque peu déçu d'éviter à ce point les combats. Le necromancer ne pouvait pas lui en vouloir, mais il fallait que le brun comprenne qu'à leur niveau actuel, ils étaient loin de pouvoir faire face à un bataillon entier en évitant les assauts des cuisiniers passionnés et de leur nourriture droguée. Le meilleur choix pour eux était la fuite, ou bien les déplacements discrets.

Ils ne mirent pas longtemps à attendre le toit, ce dernier ne se trouvant que deux étages plus haut et accessible grâce à une petite échelle ; la passerelle qu'il avait repéré se trouvait au centre, placée entre les deux immeubles, et était assez large pour laisser passer deux hommes adultes sans problème. Il était probable qu'elle serve pour de quelconques communications, mais le jeune homme ne s'embarrassa pas de question outre mesure, et prit la tête de la marche pour éprouver la solidité de la construction sommaire. Le pont improvisé ploya légèrement, mais il ne céda pas, et au bout de quelques pas, il enjoignit à ses camarades de le suivre, ce qu'ils firent avec une petite appréhension malgré les encouragements du necromancer sensés les rassurer. Mais après quelques jurons réflexes lâchés à l'occasion de rafales impromptues qui secouèrent la passerelle, tous réussirent à passer sans encombres. Bien. Ils venaient de gagner cinq mètres, et une autre passerelle de la même facture les attendait un peu plus loin. En progressant ainsi, ils seraient bientôt au niveau de la place centrale et du clocher. Ne restait plus qu'à trouver un chemin pour passer à travers les cuisiniers déchaînés, et il pourraient poursuivre leur route. Le capharnaüm grandissant qui gagnait en intensité sonore à chaque pas de leur progression leur permettait déjà d'évaluer la mesure de la difficile épreuve qui les attendait. Cette pensée fit soupirer le dead maker, qui se permit une pause à une vingtaine de mètres de leur objectif. De là où ils étaient, ils pouvaient déjà apercevoir les différents chefs qui s'affrontaient, détruisant parfois les constructions alentour, tandis que la garde locale rassurait les passants qui n'étaient pas dans les restaurants, et se retrouvaient au milieu de ce spectacle barbare. Etrangement, Riku eut une pensée pour ces pauvres créatures qui, à période régulière, se retrouvaient piégées entre les couteaux et autres outils de cuisine qui devenaient des armes de destruction massive le temps d'une journée. Combien de chefs perdaient-ils ainsi chaque nuit ? Le nombre était difficile à estimer, mais la stabilité du royaume en était presque surprenante au vu de ce qu'il traversait quotidiennement. Un son inattendu le fit sursauter et le sortit de ses pensées :

« Psst ! Vous êtes des voyageurs n'est-ce pas ? »

Le dead maker se retourna prestement, tentant de savoir d'où provenait ce son, jusqu'à remarquer les deux yeux qui l'observaient depuis une trappe plantée à quelques mètres de lui. La créature qui y était dissimulée observait les trois nouveaux venus d'un regard inquisiteur, apparemment pressée d'obtenir sa réponse. Avant de dire quoi que ce soit, le necromancer s'enquit de la réaction de ses collègues, qui semblaient tout autant hébétés que lui, et incapables de décider quoi faire. Il prit donc les devants et se pencha pour se mettre devant la créature et lui donner sa réponse :

« Tout à fait. Nous avons appris que des choses suspectes ont lieu dans ce royaume depuis quelques temps, et nous désirions nous rendre dans la canopée derrière le clocher pour retrouver un certain Li Sheng. Il a des informations pour nous, mais je ne peux pas vous en dire plus. »

Sans un mot, l'interlocuteur du jeune homme souleva le panneau de bois, permettant ainsi aux trois jeunes gens de descendre dans l'immeuble. Là, des dizaines de créatures mesurant environ un mètre cinquante les observaient de leurs petits yeux jaunes. D'un aspect semblable à celui du chef qu'ils avaient rencontré plus tôt avec une peau tout de même bien plus reluisante, ils paraissaient quelque peu effrayé, mais en même temps impatients. Ils attendaient quelque chose du trio. Restait à savoir quoi... Interrogation à laquelle répondit vite celui qui semblait mener ce petit groupe de sa voix flûtée :

« - Vous êtes venus mettre fin au combat des chefs ?

- Ben... A la base, on voulait surtout trouver un moyen de se tirer de cette ville de malades, mais pour ma part, si je peux vous rendre service, pourquoi pas.

- Nous ne savons pas pourquoi... Mais depuis quelques temps, chaque jour, les chefs des différents étages s'affrontent pendant six heures, et ravagent la ville. Ils sont incontrôlables, et personne ne sait ce qui leur est arrivé.

- Je vois. Pas le moindre indice donc ? Ca risque d'être difficile, mais je vous promets de faire quelque chose pour vous venir en aide.

- Merci, merci !! Si vous sauvez notre ville, nous vous serons infiniment reconnaissants voyageurs ! En attendant, nous allons vous aider à traverser la place. Je suppose que vous voulez éviter tous ces conflits et les gardes ? Il paraît qu'il recherchent un voyageur.  »

Riku hocha la tête avec un sourire satisfait. Il venait d'obtenir là un soutien qui n'était pas négligeable. Les habitants de Gastropolis sauraient certainement le guider mieux qu'il ne l'aurait fait pour éviter de se frotter aux innombrables dangers de cette ville. Charlotte était partante. Le sourire intéressé qui se dessinait sur son visage montrait qu'elle ne s'opposerait pas aux prochaines décisions de son ami. Raphaël quand à lui parut bien plus intéressé à cette annonce, puisqu'il y voyait là l'occasion de se battre, et d'éprouver ses capacités. Le necromancer, lui, y voyait surtout l'opportunité de gagner en renommée. Il accepta donc la proposition du nain vert et le suivit dans les méandres de l'immeuble où ils se trouvaient, jusqu'à une sorte de galerie souterraine. Il y descendit, et invita les trois jeunes gens à en faire de même. Ils s'engagèrent donc prudemment dans le tunnel à la suite de leur guide. Ce dernier avançait rapidement malgré sa petite taille, une torche à la main, il avançait sans problème dans le dédale de couloirs cerclés de murs de pierre qui leur servait de route. Tournant parfois à droite ou à gauche, il s'assurait que le groupe suivait toujours, s'arrêtant parfois le temps qu'ils le rejoignent. Ils finirent par atteindre une sorte de cave, où était entreposés divers objets, sur lesquels ne s'attarda pas le jeune homme. Le plus remarquable était l'immense escalier qui occupait un quart de la salle, et qui remontait en serpentant le long de la paroi rocheuse. Quelques pas suffirent à Riku pour voir ce qui se situait au delà du plafond ; une immense tour qui montait à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Mais plus remarquable encore, la lueur dorée qui s'échappa de deux cloches : ils étaient dans le clocher ! Surpris, le necromancer se tourna vers leur guide, qui lui répondit d'un sourire tranquille :

« Oui, nous nous trouvons bien dans le clocher que vous cherchiez à atteindre. Je suis le carillonneur. Ces tunnels me permettent d'accéder à l'église depuis n'importe quel immeuble alentour. Allez, dépêchez-vous, vous n'aurez pas énormément de temps une fois à l'extérieur, je vais sonner les cloches. »

Riku hocha la tête. Les mots manquaient pour remercier la créature, qui au final lui était bien plus reconnaissante de son implication que lui ne l'était pour la diversion qu'il leur apporterait. Ils attendirent que leur guide commence à sonner les cloches, et s'élancèrent, sans hésitation. Quelques marches, sans se préoccuper de la fatigue de leurs membres, et ils furent à l'extérieur, juste devant les enseignes principales du quartier où les pizaiollos s'affrontaient en détruisant les tables, terrasses, et quelques portions de mur. Sans demander leur reste, les trois jeunes gens firent le tour de la bâtisse, échappant au regard des gardes, tourné vers le clocher et la baston en cours. Un chemin de terre sortait du quartier, et se dirigeait vers une forêt de bambous dont les contours se dessinaient déjà au loin. Leur course entrait dans sa seconde étape...

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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 2 Fév 2013 - 22:03
Bon, ils étaient passés. La ville de ritals gonflés à la testostérone et aux pizzas était derrière eux à présent. Les échos des combats s'éloignaient à la mesure qu'ils approchaient de leur destination. C'était rassurant. Ils devaient rejoindre la forêt de bambous, et trouver le temple au cœur de cette jungle remplies de pandas pour rejoindre leur contact. Un certain Li. Impossible d'en savoir plus, Claude était tombé dans les pommes avant de leur révéler d'autres informations. Autant le dire, à cet instant, Riku était pris d'une flemme relativement importante ; il n'avait pas du tout, mais alors pas du tout envie d'avancer plus dans cette putain de forêt ! Mais l'effondrement du clocher où ils se trouvaient quelques secondes auparavant acheva de le convaincre de continuer. On ne savait jamais, des fois que l'un de ces cuistots complètement fêlés les repère et se lance à leur poursuite avec les autres pour leur servir cette bouffe hypnotique. Hors de question de finir découpé par la lame de l'un de ces colosses, ou condamné à manger encore et encore sans pouvoir éviter la mort si d'aventure elle devait se présenter ! Il avait vécu trop peu pour finir comme ça, surtout à Dreamland ! Et il venait à peine de se réveiller dans le monde réel... Maintenant qu'il était miraculeusement parvenu à faire comprendre à son corps que le moment d'ouvrir les yeux était venu, il ne pouvait pas prendre de risques superflus. Surtout avec sa meilleure amie à protéger. Une simple rêveuse, certes, mais qu'il ne se pardonnerait jamais de laisser mourir. Quand à Raphael, il saurait se défendre, le necromancer n'avait aucun doute sur ce point. Leur course se poursuivait donc sur ce simple chemin de terre complètement désert, alors que le corps défoncé d'un garde s'écrasait dans le champ sur leur gauche.

*oh putain....

Lorsqu'ils s'engagèrent à l'ombre des gigantesques végétaux, ceux-ci leur parurent bien plus haut encore qu'ils ne l'auraient pensé : atteignant des hauteurs démesurées – Riku estima le plus grand d'entre eux à une quarantaine de mètres, c'est dire la qualité de son imagination – ils laissaient à peine filtrer quelques rais de lumière dans l'épaisse jungle qu'ils constituaient, tous rangés serrés les uns contre les autres. Un silence de mort régnait dans cet endroit, à peine perturbé par le souffle du vent qui se glissait entre les tubes végétaux dans un sifflement lugubres. Il n'y avait pas le moindre signe de vie, en dehors de quelques panneaux écrits en langue asiatique, qu'aucun membre de la troupe ne fut à même de traduire – s'ils avaient su, ils auraient compris ce qu'ils allaient trouver et auraient été bien plus méfiants, mais à quoi bon leur permettre cela, vive les surprises ! - et quelques insectes qui volaient paresseusement dans le sillage du faîte des végétaux géants. Ils firent quelques pas maladroits, peu assurés, aucun d'entre eux ne voulant s'avancer plus que les autres, prendre l'initiative d'explorer cet endroit. Même Charlotte, d'ordinaire confiante et peu impressionnable traînait des pieds en tenant le bras de son ami. Ce dernier déglutit, avant d'accélérer le pas. Il devait prendre la tête de la marche puisque personne ne le faisait, et il les guiderait, les protégerait si nécessaire. Il ne pouvait pas montrer la moindre peur en présence de celle qu'il chérissait. Un pas, puis deux. Encore un autre. Le chemin caillouteux défile sous les yeux du dead maker qui a l'impression de marcher depuis des heures. Et à l'horizon, rien d'autre que des bambous. Des bambous, des bambous, encore des bambous. Il allait péter un câble, et raser cette saloperie de forêt si dans les prochaines minutes rien de nouveau ne se présentait à eux. Heureusement, Dreamland exauça son souhait. Malheureusement – car il y en a toujours un dans le monde onirique – ce ne fut pas du tout un rebondissement tel qu'il l'aurait souhaité, puisqu'il apparut devant eux sous la forme d'une créature aux yeux bridés qui tenait dans ses mains un bol de nouilles fumantes et des baguettes posées dessus. La créature portait une tunique en col Mao rouge et un pantalon en soie violette très sombre, et un chapeau de paille, le parfait stéréotype du petit chinois. Il leur fit un grand sourire, et tendit le bol dans leur direction en les interpellant dans son approche totalement commerciale :

« Bien le bonjour chers clients ! Un bon bol de nouilles après avoir fait tous ces efforts pour arriver jusqu'à mon noble restaurant, ça vous ferait du bien n'est-ce pas ? Oh oui, je sens les tremblements d'impatience de votre estomac d'ici ! Mangez donc, profitez ! Tous nos produits vous attendent juste ici dans ce petit temple reconstruit par mes soins ! Climatisation, cocktail d'accueil, tout est là pour vous ! Allez, on se laisse tenter ? »

Riku poussa un long soupir, et sans laisser le temps au tenancier d'en dire plus, dégagea le bol d'un coup de pied, fermant les yeux pour se donner au passage le style « rebelle classe », répondant par la même au chef sous le choc :

« Désolé. On a pas faim. »

Le cuisiner resta ébahi de longues secondes, bouche bée, le visage couvert de jus et de nouilles, les baguettes encore dans les mains. Le bol, quand à lui, était allé se briser un peu plus loin. C'était qui ce taré qui débarquait et lui résistait ainsi ? Mais il se trompait s'il croyait pouvoir s'enfuir sans manger aussi facilement. Après tout, Fong était aussi un participant du concours des chefs, et il était important pour lui d'affirmer sa clientèle, même forcée et à moitié morte. Il retira donc sa veste et s'en servit pour essuyer son visage, puis se mit en garde face aux trois humains qui l'observaient sans trop savoir comment réagir.

« - Bon, puisque la méthode commerciale gentille ne marche pas, vous me forcez à vous conduire moi-même dans mon restaurant, attachés s'il le faut ! Avancez, voyageurs, aucun d'entre vous ne passera derrière moi !

- Riku, je crois qu'il veut se battre là.

- Ah ? Ben... Il est mal barré, j'ai pas trop envie là. Il veut pas dégager et retourner manger tout seul sa merde hypnotique ?

- Ouais, non. Bats toi un peu là, sois un mec !

- Il est pas bien gros en plus, si tu veux je m'en occupe à ta place.

- Vous allez cesser de parler de moi comme si j'étais pas là bande sales gosses ? Je vais tous vous éclater en même temps, alors pas besoin de choisir un volontaire !

- Pff... J'ai pas le choix j'imagine. C'est bon, j'y vais, j'y vais...  »

Un coup de pied en plein visage le coupa dans sa phrase. Le petit être avait surgi d'un seul coup pour lui mettre un coup de pied sauté, rebondir sur son épaule, et reprendre sa place d'origine avec un sourire narquois. Merde, il était rapide ce ptit saligaud. Riku se mit en garde, et invoqua alors Colt pour l'accompagner dans cette bataille. Le cow-boy zélé poussa un mugissement enthousiaste et étudia un long moment leur adversaire avant de tenter un assaut en utilisant son pouvoir, passant en une fraction de seconde derrière le petit être. Ce dernier se retourna d'un seul coup pour parer le coup, et se saisit de la jambe du voyageur pour le balancer au sol sur le dos. La douleur ne l'affectait pas, en revanche, il accusa tout de même le coup en restant quelques secondes au sol avant de se relever. Riku poussa un rugissement alors qu'il plongeait sur son adversaire pour tenter de le plaquer au sol, avant de se ramasser comme une merde en resserrant ses bras dans le vide. Il était complètement dominé par cette enflure de cuistot, qui devait bien mesurer un mètre trente debout sur ses pieds, la honte totale quoi. Mais comment vaincre un spécialiste des arts martiaux capable d'anticiper leurs assauts ? Charlotte et Raphael, eux, étaient restés en retrait, la jeune femme suivant d'un regard inquiet la bataille qui se déroulait sous leurs yeux. Son ami avait l'air en difficulté, avait-il une chance ? Elle avait été surprise de voir sa capacité, mais après tout, elle était dans un rêve – même si celui-ci commençait vraiment à prendre une tournure des plus étranges, sa psychologie était à remettre en question là... - elle ne s'était donc pas encombrée l'esprit de questions superflues. Seule la pensée d'encourager le jeune homme dans son combat l'occupait, tandis que ce dernier encaissait coup sur coup, volant d'un coin à l'autre de la clairière dans laquelle ils se trouvaient. La bataille semblait sans espoir, Fong repoussait ou évitait tous leurs assauts, même ceux du voyageur rapide qui était encore sous le choc que quelqu'un ait eu suffisamment de réflexes pour le stopper. Il ne parvenait plus à se concentrer sur le combat, et attaquait maladroitement, pendant que son invocateur tentait tant bien que mal d'échapper aux coups de son adversaire. Une voix lente et profonde les interrompit alors :

« Fong, cesse cette comédie ! Ces gens sont mes invités. »

La créature s'arrêta aussitôt, tremblant de tout ses membres. Du petit temple que l'être leur avait montré quelques minutes auparavant surgit une créature de la même taille, mais qui dégageait une telle aura que quiconque la croiserait aurait été contraint de se mettre à genoux en obéissant aux ordres de cette bestiole. De longs cheveux blancs, une barbe qui tombait au niveau de ses genoux, et une longue toge en soie de couleur parme. Les mains dans le dos, le maître local – tout du moins, c'était le rôle que lui attribuait Riku au vu de ce qu'il avait sous les yeux et de la réaction de son adversaire qui ne bougeait plus et se contentait de s'incliner en marmonnant des mots inintelligibles que le jeune homme assimila à des excuses. Devant l'incrédulité de ses interlocuteurs humains, le maître des lieux se mit à rire après avoir hurlé sur son disciple, et prit la parole :

« - Je vois que vous êtes surpris mes jeunes amis. Je suis celui que vous êtes venus voir, Li cheng, maître de ces lieux. Et l'espèce de crétin là bas, c'est mon fils et disciple Fong. Il s'est mis en tête de faire de cet endroit un restaurant, quel idiot... Dans la forêt des bambous, seuls les maîtres d'arts martiaux peuvent imposer leurs talents culinaires. Lui n'est encore qu'un bébé en la matière....

- Euh... Comment vous pouvez savoir que nous venons pour vous ?

- L'instinct mon ami, l'instinct. Vos intentions se lisent dans vos yeux d'une manière aussi limpide que les eaux du lac suiyama. Et aussi parce que Claude m'a prévenu de votre arrivée. Allez, suivez moi, nous avons des choses à nous dire... Sur « le paradis des enfants ».  »

Sans attendre une quelconque réponse des trois jeunes gens, le vieillard se dirigea vers la bâtisse en claudiquant, appuyé sur sa canne, il n'attendait aucune protestation. Il en imposait ce vieux... Quelque peu hésitant, mais malgré tout curieux d'en savoir plus sur cette affaire, il suivit leur guide, précédant ses camarades, une nouvelle étape franchie. La sortie se rapproche.


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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptyVen 8 Fév 2013 - 12:53
Le vieux maître avançait dans un silence parfait. Il faisait preuve d'un calme presque surnaturel, alors que les trois humains derrière lui appréhendaient la suite des événements, sans trop savoir à quoi allait les mener cette entrevue. Placé bien malgré lui à la tête du groupe, il n'en menait pas large ; il était même de loin le moins rassuré des trois, déjà parce que c'était à lui qu'il incombait de protéger les autres, mais ensuite parce qu'il était clair qu'ils attendaient de lui de prendre l'initiative, de faire les recherches, de poser les questions nécessaires, de savoir guider le groupe quoi. En gros, en cas d'échec, toute la responsabilité lui retomberait dessus. En clair, il était condamné à leur obtenir des informations vite et bien. Le genre de situations qui n'avait rien de confortable, surtout quand on était un voyageur relativement faible qui se retrouvait face à une créature dont il ignorait la force réelle. Traquenard ? Beaucoup de gens auraient douté et auraient tenté d'attaquer le vieux dans le dos avant de s'enfuir. Mais deux choses retenaient Riku ; la première, c'était son manque de puissance. Il avait été incapable de faire face au simple disciple, que pourrait-il bien faire contre le maître ? Il était certain qu'il saurait anticiper une quelconque tentative d'attaque. La seconde, c'était l'aura que dégageait la créature. Elle n'avait rien d'inquiétant, mais elle était intimidante, le genre d'aura qui, lorsque vous y faisiez face, vous condamnait aussitôt à vous soumettre ou à périr. C'était donc tremblants mais convaincus que les trois jeunes gens franchirent le seuil du petit temple qui servait de lieu de vie – et de restaurant semblait-il – à Li et son disciple. A l'intérieur, le sol était entièrement fait de planches en bambou tressées les unes aux autres, constituant ainsi une plate forme solide pour tous les visiteurs qui y posaient le pied. La décoration y était sommaire : on y voyait des statuettes en bronze semblable aux bouddhas du monde réel auxquels on aurait rajouté les oreilles pointues distinctives des créatures de Dreamland, des meubles en osier, des bancs en bois. Chaque pièce était délimitée par un panneau en bois qui coulissait, à la manière de ceux que l'on voyait typiquement dans les bâtiments asiatiques – et les maisons de beaufs fans de design exotique – et le plafond était constitué de la même matière que le plancher. Le tout craquait à chaque pas du groupe, et un silence troublant y régnait. Bref, une antre parfaite pour tout vieux sage aux yeux bridés et son disciple ex-bagarreur converti aux joies du combat pacifique, mais qui avait tout de la cachette d'un psychopathe ou d'un ermite écolo illuminé pour des humains. Mais plutôt que de s'éterniser sur cette impression, il suivit le vieillard jusqu'à un petit salon dans lequel des coussins suffisamment larges pour accueillir le corps assis d'un humain de taille moyenne les attendaient, avec au milieu une petite table où Fong disposait plusieurs soucoupes et des tasses à thé, avant de prendre congé de la troupe en s'inclinant, repartant gérer ses clients potentiels – et surtout inexistants – Li attendit que les trois jeunes gens furent installés, et toussota avant de prendre la parole :

« - N 'hésitez pas à vous servir. Le thé est une bénédiction pour ceux qui le boivent. Il apporte sérénité et apaisement aux guerriers en toute période de l'année, telle la méditation sous la cascade de Rozan.

- Hum.... Merci... Donc, vous avez des informations pour nous ?

- Allons, ne vous pressez pas jeune homme. Votre cœur est fougueux, mais votre corps tremble comme les feuilles d'érable dans le vent du vingt septembre. Vos informations arriveront lorsque la brise matinale des septs sourciers m'aura donné l'idée de le faire. Pour l'heure, je n'aspire qu'à me détendre en compagnie d'invités.

- Bon, abrège papy, on a pas le temps pour tes devises à la noix...

- Je vois que cette jeune femme a la langue bien pendue, tout autant que cet ami si cher à son cœur qu'elle vient de retrouver... Mais tel le majestueux chêne face au vent, ou un gratte-ciel bien contruit, je suis imperturbable face à l'ouragan de mots que vous crachez. Je ne parle que lorsque je le décide.

- Je vais le buter ce vieux, il va parler ! Laisse-le moi Riku, et j'aurai rapidement les infos que tu veux !

- Non, Raphaël, laisse, il vaut mieux nous faire un allié de ce type. Pardonnez-nous maître.

- Oh... Un élan de sagesse de la part d'un aventurier impétueux. Bien, asseyez-vous jeunes gens, prenez une tasse, et écoutez ce que j'ai à vous dire.  »

Haussant un sourcil, Riku s'exécuta, suivi à contrecoeur par ses camarades qui s'installèrent sur leurs coussins respectifs, découvrant ainsi l'étonnant confort dont ils bénéficiaient sur ce petit carré de tissu. Le thé leur procura un bien fou ; s'il n'était pas drogué comme les clients des autres établissements, le jeune homme était dans un état second après quelques gorgées de ce breuvage aux effets tranquillisants. Il en oubliait presque la raison pour laquelle il était venu ici. Il en oubliait en fait tout le reste, il ne pensait plus qu'à se détendre, à passer le reste de sa nuit ici, loin de tous ses soucis... Ici, ils étaient à l'abri des dangers, alors pourquoi s'encombrer de combats superflus ? Après tout, à leur réveil, ils disparaîtraient d'ici sans le moindre remords et voilà tout...

*Clac !

« Oh tu vas te réveiller Riku ? On a pas le temps pour prendre un thé là !

- Neechan... Tu fais mal....

- Ta gueule ! Tu me remercieras plus tard. Hé le vieux, abrège s'il te plaît.

- Huhuhu... Bien, puisque vous insistez... Avez-vous entendu parler du clan Rossi ?

- Non, ça ne me dit rien...

- Le contraire eût été étonnant. Le clan Rossi est une immense famille mafieuse qui agit dans l'ombre de Dreamland. Leurs agissements sont millimétrés, et très peu de gens en ont connaissance, hormis leurs alliés et ceux qui les poursuivent encore vivants pour en parler.

- Je vois... J'ai deux questions... La première, comment ça se fait alors que vous en ayez connaissance ? Ensuite, quel est le rapport avec notre affaire ?

- J'allais y venir. Pour la première question... Disons que je suis quelqu'un de... Rudement bien informé, mais je ne peux pas vous en dire plus. Oui, vous devez très certainement être en train de peser le pour et le contre sur le fait de me faire confiance. Je ne vous demande pas de le faire, simplement de retenir ce que je vais vous dire.

- Raconte, et on avisera.

- Ha ha ha très bien. Alors... « Le paradis des enfants », le restaurant dont vous avez entendu parler, est tenu par cette famille. Elle en a toute une chaîne dans plusieurs royaumes. Et c'est depuis l'apparition de celui-ci à Gastropolis que la situation a dégénéré. Mais les habitants de cette ville sont tous connus des membres de la famille, aucun de nous ne peut agir pour rassembler des preuves contre eux et agir.

- Ok je vois... En gros, c'est à nous de nous casser le cul à espionner un gang mafieux qui pourrait potentiellement être coupable, et donc de prendre le risque de se le mettre à dos pour s'assurer de ce fait ?

- Je n'aurais pas mieux résumé cela.

- Il est timbré ce vieux ! Riku, cassons-nous d'ici, et cherchons nous-mêmes une sortie.

- Mais... Si le passage que vous cherchiez se trouvait sous le « paradis des enfants » ?  »

Les trois jeunes gens sursautèrent de concert à cette annonce. Cette histoire puait le piège. Comment ce petit vieux pouvait-il être au courant de tout ce qu'il affirmait ? Il parlait d'un clan mafieux comme s'il en faisait partie, en connaissait les moindres secrets. C'était plus que louche. Et ils devaient suivre ses indications au motif que lui en savait plus ? S'ils ne réfléchissaient pas un minimum et acceptaient ainsi son plan, ils prenaient le risque de se faire capturer, ou massacrer, ou dieu sait quoi d'autre que l'on faisait à des intrus dans la mafia. Mais il y avait cette dernière information. Ce soi-disant passage vers la sortie dans le restaurant qu'ils devaient infiltrer. Même hypothétique, cela n'en restait pas moins un élément capital. S'il y avait une chance, même infime de pouvoir se tirer de cette ville de fous, ils devaient la saisir. Charlotte semblait penser la même chose, elle acquiesça lorsque le jeune homme tourna la tête dans sa direction afin d'obtenir son avis. Raphaël ne semblait pas particulièrement pour, il se méfiait de ce vieux, probablement à raison, mais il n'avaient pas le choix. Plus maintenant.

« - Bon. Dites-nous où se trouve ce foutu resto. Et on se charge de récupérer les infos.

- Parfait, parfait ! Faites-moi confiance, si vous suivez mes indications, tout devrait bien se passer, et vous devriez même trouver le moyen de fuir cette ville. Retenez bien une chose : dans votre configuration actuelle, vous êtes bien trop faibles pour leur faire face. N'espérez pas arranger les choses dès cette nuit, contentez-vous d'en apprendre plus sur ce qu'il se passe ici, et allez-vous en, répandez la nouvelle en Dreamland. Peut-être recevrons nous l'aide de voyageurs puissants un jour...

- Ouais, je pense qu'on a compris que c'était le genre de clan auquel il vaut mieux éviter de se frotter. De toute façon, là, on a plus envie de se barrer qu'autre chose.

- Hé, hé. Malgré ton apparente couardise, tu n'en dégages pas moins une volonté de fer. Bien. L'itinéraire est simple, vous n'avez qu'à continuer tout droit, il n'y a qu'un seul chemin dans cette forêt. Les autres chefs d'ici n'utilisent pas la nourriture étrange qu'ils servent plus bas, vous ne courrez aucun risque. Une fois sortis, traversez la place VitBouf et vous trouverez le paradis des enfants. Et n'oubliez pas, soyez discrets.  »

« Soyez discrets » ? C'est tout ce qu'il avait en stock le vieux comme conseils ? Putain... Il aurait tout autant pu leur dire « surtout, marchez bien dans le chemin », ça aurait été aussi utile niveau conseil. Les voilà donc repartis, vers une potentiellement hypothétique sortie, ce qui relevait d'une stratégie relativement débile et peu avisée dans les circonstances actuelles, mais à choisir entre l'immobilisme et l'action, la logique de l'être humain lui faisait toujours choisir la voie où il risquait sa vie. Un resto, des mafieux, un tunnel à trouver. Joyeux programme....

***

Li observa avec un sourire tranquille le groupe d'humains s'éloigner ; ils avaient tous une aura particulière, il leur présageait de bonnes choses pour l'avenir... Surtout au jeune châtain. Il avait vu dans ses yeux la même lueur qu'il avait aperçu autrefois dans les yeux de l'autre... Cet autre qui avait si mal tourné, et qui était la cause de la déchéance du vieux maître, de son état actuel. Déchéance qui lui fut rapidement rappelée lorsque deux hommes en noir s'arrêtèrent devant le petit temple qui servait d'habitation au vieux maître. Ce dernier poussa un soupir, ordonna à Fong de rester à l'intérieur, et s'avança sans crainte vers les deux molosses. Ils ne dégageaient rien de particulier, si ce n'est des relents de décadence et de vêtements sales, et la confiance et le mépris qu'ils affichaient ne provoquaient que du dégoût dans l'esprit du vieil homme.

« Et bien, et bien, que me vaut la visite des hommes de main du parrain ? »

Le plus grand d'entre eux s'avança ; une créature issue du royaume local, qui arborait des tatouages tout le long du visage, et dont lesoreilles pointues étaient couvertes de piercings en tout genre. Il n'avait plus rien à voir avec un habitant de Gastropolis, le chef de petite envergure qu'il était auparavant était devenu un troufion de mafia lambda avec une importance plus faible encore. Un destin peu enviable, mais qui était pourtant le lot de plusieurs habitants depuis l'arrivée de la famille Rossi. L'être onirique prit la parole sur un ton compatissant au possible qui lui valut le regard noir de son supérieur, une créature de Discoland à n'en pas douter, lorsqu'il vit la forme caractéristique de ses oreilles en forme de casque audio :

« - Hum... Don Rossi nous a ordonné de vous remettre ce message. Il a dit : « Qu'il le lise, et n'oublie pas qui il est. »

- Je vois... Bien, vous pouvez partir, je prends bonne note des recommandations du parrain, je n'oublierai pas.

- C'est bien le vieux, continue d'obéir, et... Peut être que tu pourras revoir Kizuna...  »

Les deux mafieux s'éloignèrent sur ces paroles, le chef de la troupe éclatant de rire tandis que le vieux maître serrait les poings nerveusement, contenant sa rage... Il savait qu'il ne pouvait rien contre eux dans sa position actuelle, ils détenaient bien plus que toute les richesses du monde à ses yeux... Le cœur serré, il pria pour la vie des trois jeunes gens, tout en jetant un regard plein de détresse à la missive qu'on lui avait remise : il n'y avait qu'une seule chose qui y était inscrite, une seule. Un numéro.

« 5 »


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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 2 Mar 2013 - 16:24
Le chemin semblait encore long, mais quelque chose motivait à présent les trois péquenauds paumés dans une ville où tout indiquait qu'ils n'étaient les bienvenus que pour y crever en mangeant. Difficile dilemme, satisfaire son estomac avec des plats à nulle autre pareille, ou assurer sa survie et sauver ses miches pour pouvoir manger de la daube le lendemain ? A choisir, la survie était quand même plus intéressante. Donc ils s'étaient élancés joyeusement sur ce chemin bardé de bambous, sur lequel on croisait parfois un quidam qui tentait de vendre sa tambouille, qui sentait rudement bon d'ailleurs. Chaque fois que les trois jeunes gens croisaient un restaurant, il devenait plus ardu de résister à la tentation d'un bon bol de nouilles ; mais l'heure n'était pas à la pause tranquille, ils devaient s'échapper de cette ville de tarés avant que la garde ou encore un chef zélé ne leur tombe dessus. Etonnamment, les membres du groupe n’avaient jamais été aussi silencieux que durant ce temps de trajet qui du coup parût une éternité au necromancer, qui tentait de tuer le temps en discutant avec son amie, pendant que Raphael continuait de ruminer dans son coin, regrettant probablement de n’avoir pu mettre à mort un quelconque bouseux du coin pour se défouler. Riku commençait d’ailleurs à penser que si les gardes étaient à la poursuite d’un voyageur, le brun n’y était pas étranger. Mais il préférait le conserver de son côté, au moins tant qu’ils seraient en danger de mort dans cette ville.

Bordel, dire qu’il aurait peut-être pu avoir une nuit calme dans Dreamland s’il avait écouté son estomac et était allé se servir ce foutu paquet de chips, ou avait au moins eu la sagesse d’appeler l’infirmière pour qu’elle lui apporte quelque chose. Mais non, il s’était laissé guider par la flemme, et voilà dans quelle merde il se trouvait une fois de plus. Le jeune homme commençait d’ailleurs sérieusement à croire que sa vie de voyageur se résumerait uniquement à ce genre de galères, toutes les nuits, un ennemi quelconque, ou bien une situation qui le pousserait à réveiller son instinct un peu trop éveillé de héros, bref, il lui serait difficile de connaître autre chose que des combats, des combats, et encore des combats dans le monde onirique où le moindre papillon pouvait vous déchirer le plexus en un battement d’ailes parce que vous l’avez regardé plus de cinq secondes. Et non content de se fourrer dans des situations pas possibles, l’invocateur semblait également masochiste au vu de ses choix. Mû par l’envie d’aider son prochain tel un justicier, cet instinct profondément débile s’était démultiplié à Dreamland où le jeune homme aidait le moindre péquenot dans la merde quand lui avait déjà les deux pieds dedans. Et cela le conduisait dans le genre de situations où il était maintenant ; à devoir aider tout un royaume menacé par une puissante mafia onirique, le tout après avoir été renseigné par un vieux chinois plus que louche – il avait bien trop d’informations pour que cela soit un hasard – qui lui avait indiqué de se jeter droit dans la gueule du loup, c’est-à-dire dans le restaurant qui servait de lieu d’affaires à la famiglia Rossi. Mais bon sang, qu’y avait-il dans le cerveau de ce garçon, pourtant si humble et intelligent dans le monde réel, pourquoi fallait-il qu’il soit aussi con dans le monde de ses rêves ? Riku commençait sérieusement à se demander s’il n’avait pas développé une seconde personnalité à force de vivre en permanence ici. Soupirant rien qu’à cette idée qu’il avait plus que tout cherché à éviter depuis son arrivée dans ce monde, le necromancer accéléra le pas, plus pressé d’en finir qu’autre chose, pour pouvoir goûter à un réveil bien mérité, et manger sans craindre de crever écrasé sous un mur ou découpé au hachoir.

Finalement, après une marche qui semblait avoir duré une éternité, les bambous s’écartèrent pour laisser place à une sente complètement découverte dans ce qui semblait être un grand espace vert avec de nombreux champs. Avait-il atterri dans le quartier des pécores ? Rien ne permettait de l’affirmer pour le moment, car aucune présence vivante n’était décelable à l’horizon. C’est donc légèrement rassuré que l’invocateur s’élança, reprenant la conversation avec son amie qui continuait de lui raconter les affres de sa vie de lycéenne depuis le départ du jeune homme. Formé de galets juxtaposés à la manière des sentiers romains, le chemin traversait un immense champ aux plantations très variées ; si Riku put distinguer des plants de maïs et de blé, il ne parvint pas à donner de nom à d’autres végétaux tels que ces immenses lianes rouges qui s’enlaçaient pour former un agglomérat où poussaient des légumes en forme de pomme de terre, mais dont la peau était sanguine. Méfiant depuis ses premiers pas dans cette ville, le dead maker abandonna l’idée d’y goûter, même si sa curiosité grandissante l’invitait à le faire, et poursuivit son chemin, commentant avec son amie tout ce qu’ils pouvaient observer. Evidemment, en tant que rêveuse, la jeune femme écoutait tout ce que lui racontait son ami avec la pensée qu’au fond tout cela n’était qu’un rêve, mais le necromancer appréciait tout de même d’avoir une présence aussi réconfortante à ses côtés, surtout dans ce genre de moments. Et inlassablement leur cheminement à travers cet interminable champ se poursuivait, sans que rien n’indique qu’ils allaient atteindre la prochaine étape. Il était difficile en voyant ce paysage de croire qu’ils se trouvaient toujours dans le même royaume, jusqu’à ce qu’ils aperçoivent sur ce qui semblait être un cheval, jusqu’à ce que la créature en question se rapproche, dévoilant ses six pattes et surtout sa taille, qui devait bien dépasser les trois mètres debout. Impressionnant. Et son cavalier l’était encore plus. Charnu, des épaules trois fois plus larges que celles du jeune homme, vêtu tel le commun des paysans, la créature les observait fixement, l’air méfiant. Pointant un fer incandescent portant un quelconque symbole, celui qui semblait être le propriétaire des lieux prit la parole, de sa voix puissante :

« - Humains… Que faites-vous ici ?

- On traverse ton champ ça se voit pas l’pécore ?

- Charlotte… Chut !

- Toi, la gamine, tu ferais mieux de tenir ta langue si tu veux éviter que je la troue. Je vous ai demandé ce que vous foutiez dans mon champ. Vous bossez pour un restau ?

- Pas du tout. Mais nous cherchons à rejoindre l’un de ces restaurants pour sortir de cette ville. On s’est retrouvés coincés dans tout ce bordel cette nuit… On veut juste se tirer sans causer de problèmes.

- Hmm… Mouais. Z’avez pas l’air des abrutis qui viennent d’habitude par ici. Je reçois toujours les esclaves des cuisiniers, et ils viennent se servir dans mon champ sans réfléchir à son équilibre, me payant pour des clopinettes… Heureusement, j’ai un bon climat ici. C’est ce qui me permet d’avoir ici une telle diversité de plantes. Donc je fais avec. Quoique… Depuis que cette saloperie de fast food est apparu, ils me ravagent mes cultures sans même me payer. Je leur décalquerais bien la gueule à ceux-là…

- Voilà qui nous fait un point commun, vu qu’apparemment, nous devons nos ennuis du jour aux mêmes personnes. En tout cas, nous comptions nous rendre dans leur restaurant, et récupérer quelques indices sur leurs activités avant de déguerpir de cette ville.

- Si vous comptez les emmerder, je suis votre homme les gars ! Allez, montez derrière moi, je vous conduis à la limite de la zone qui m’est attribuée, vous pourrez rejoindre rapidement « le paradis des enfants » de là-bas.

- Nous vous en serions très reconnaissants.

- Pas d’soucis mec. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ! Moi, c’est Shawn au fait. »

Une rapide présentation du groupe en guise de réponse, et le groupe grimpa sur le dos de l’étrange monture de Shawn. Ce dernier, une fois ses camarades de la nuit installés et bien cramponnés, talonna l’animal, le faisant partir au galop à travers champs. Cette fois-ci, la route fut beaucoup plus rapide, et accompagnée des récits du brave paysan, qui leur conta la vie au quotidien dans le royaume gastronomique, où ceux qui n’étaient pas cuisinier étaient souvent mal considérés par leurs pairs. Ce conflit constant entre les chefs pour gagner les étages supérieurs, qui s’était soudainement amplifié, causant mort sur mort, destructions en chaîne, et tout cela sans que personne ne puisse l’expliquer. Il était difficile d’évaluer le préjudice que causait cette mafia au royaume, mais dans l’absolu, il était clair qu’ils étaient les responsables de tout ce bordel. Quant à leurs intentions, difficile de les déterminer, était-ce d’asseoir leur contrôle par rackets et autre crimes de bas étages, ou était-ce la première étape d’un plan plus vaste ? Avait-il fait quelque chose de semblable dans d’autres royaumes ? Au final, Riku ne savait rien du tout de ce groupuscule, en dehors du peu d’informations que lui avait fourni le grand-père, c’est-à-dire ce qu’aurait pu dévoiler n’importe quel habitant de cette ville. Lui qui avait des soupçons sur le vieux, il regrettait tout ce qu’il avait pu penser de mal de lui… En dehors du paysan et des chinois, il n’avait trouvé personne de sensé dans cette ville pour l’amener au point où ils en étaient. Il leur en était particulièrement reconnaissant en fait.

Finalement, Shawn les déposa à la limite de ses terres, où le champ et les chemins de terre laissaient de nouveau la place aux galets des rues de la cité alimentaire, où le combat entre les chefs n’avait toujours pas cessé. Pire, il semblait même avoir gagné en intensité, ce qui était loin d’être rassurant. Les échos des affrontements résonnaient depuis la place qu’ils avaient atteinte, alors même qu’aucun restaurant n’était encore visible à l’horizon. L’endroit où il se trouvait ressemblait plus à un vaste réseau d’habitation collées les unes aux autres, à la manière des corons des mineurs londoniens du XIXeme siècle, en briques rouges, surmontées de toits en tuiles de la même couleur. De la fumée s’échappait de plusieurs cheminées, et des passants marchaient d’un pas tranquille d’une maison à l’autre, sans avoir l’air de se soucier du bruit un peu plus loin. Et la vision qui s’offrait à eux était encore pire que tout ce qu’ils avaient imaginé : au loin, plusieurs chefs, géants comme leurs homologues, étaient en train d’étendre les dégâts de leur bataille aux habitations qu’ils avaient autour d’eux. Un coup de spatule arracha une moitié de toit, et le corps d’un cuisinier alla s’écraser dans la façade d’une dizaine de maisons qui cédèrent sous le choc et s’effondrèrent. Le tout dans des hurlements bestiaux, et parfois des cris de souffrance. Et pourtant, la tête basse, l’air absent, les locaux continuaient de vivre leur quotidien, sans avoir l’air troublés un instant. Une chose était certaine, si les clients dans les restaurants du coin étaient de véritables zombies, ceux-là n’avaient rien à leur envier. Il serait difficile, voire impossible de leur soutirer la moindre information au sujet du restaurant recherché. Et rien ne leur permettait de dire comment rejoindre le foutu quartier où était basée leur destination…Jusqu’à ce qu’une espèce de hamburger sur pattes de la taille d’un homme adulte leur passe devant en hurlant :

« Je suis en retard, en retard ! »

*Oh putain vlà le remake à chier…. *

Riku n’eut que cette pensée en tête alors que la nourriture sur pattes se carapatait à vitesse grand v à la manière du lapin blanc d’Alice. Minute… Le lapin blanc conduit Alice au pays des merveilles, ce hamburger qui court… Place Vitbouf… Mais oui! Ils devaient suivre cette saloperie pour rejoindre la Paradis des enfants ! Ok, c’était absolument stupide comme réflexion, mais de toute manière, dans leur situation, ils n’étaient plus à l’idée de merde près. Le necromancer incita donc ses camarades à le suivre à la poursuite de la créature alimentaire, qui continuait de courir à toute vitesse, traversant la foule, évitant les obstacles sur son passage sans lâcher sa montre des yeux. Quant à savoir pourquoi il était en retard, l’invocateur préférait l’ignorer. Il voulait juste en finir au plus vite. Et l’occasion allait leur être donnée, alors que les contours d’un quartier à l’américaine se dessinaient à l’horizon : de grandes enseignes lumineuses représentant des sodas, des tacos, des frites, et même des demoiselles de cabaret, chaque restaurant rivalisait d’investissement luminaire pour concurrencer son voisin. Et comme partout ailleurs, les chefs s’affrontaient dans la rue pendant que les clients se régalaient au péril de leur vie. Les gardes ne disaient rien, comme à leur habitude, se contentant d’assurer la sécurité minimum en barricadant certaines rues, et les passants comme partout ailleurs étaient totalement amorphes. Mais plus remarquable que tout dans ce quartier, il y avait là, au centre de plusieurs grands immeubles, une enseigne qui se distinguait de toutes les autres. Plus lumineuse, plus élevée, plus imposante, il était difficile de ne pas la voir tant elle dominait de sa présence toutes les autres. « Le paradis des enfants » était là sous leurs yeux. Leur porte de sortie était proche. La mafia aussi.


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Arpenteur des rêves
Riku Kaisuki
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MessageSujet: Re: s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio) EmptySam 2 Mar 2013 - 21:49
Bon, on y était. La dernière étape de cette putain de nuit se trouvait sous les yeux des trois compères essoufflés, qui ne pensaient plus qu’à leur prochaine liberté. Charlotte bouillait d’impatience, Raphael cherchait un moyen de ne pas quitter la ville sans avoir rien fait, et Riku stressait comme une merde. Le fait d’être le stratège du groupe n’avait rien de rassurant, loin de là, et le necromancer devait faire preuve d’un minimum assez élevé de réflexion préliminaire avant toute décision, surtout dans l’optique où l’erreur leur serait fatale. Plusieurs éléments étaient à prendre en compte avant d’entrer dans ce restaurant, où était dissimulé – d’après leur informateur, ce qui, après avoir traversé une partie de ce royaume de tarés, ne constituait pas une source des plus fiables – le passage qui leur permettrait de quitter l’endroit sans se faire embrocher par un cuisinier ou un garde. Il y avait d’abord la présence des mafieux ; le dead maker se refusait de quitter Gastropolis sans en avoir appris un peu sur leur complot. Mais il était certain qu’il ne le laisserait pas entrer et poser ses questions comme il l’entendait. Il y avait des gardes à proximité, donc la moindre alerte dans les locaux leur attirerait encore plus d’ennemis au cul. Il y avait des cuisiniers entre leur destination et l’endroit où ils se tenaient, une petite ruelle annexe où à part une poubelle et deux rats il n’y avait rien. Il n’y avait qu’une entrée visiblement : même les employés, qui ressemblaient étrangement aux serveurs chez Macdo empruntaient ce passage, sous l’œil morne de deux vigiles en costard cravate et lunettes de soleil qui faisaient gravement tache dans le paysage local. Mais ils n’étaient pas là pour jouer les architectes ou les paysagistes, il fallait réfléchir à ce qu’ils allaient faire. Entrer comme ça, commander un repas, essayer de capter des conversations ? Et après ? Si le fameux passage existait, il se jetterait dans le tas, au milieu des mafieux, et les auraient au cul jusqu’à la sortie, peut-être même plus loin ? L’invocateur avait beau retourner toutes les solutions dans sa tête, il n’en voyait aucune de viable pour la partie « fuite ». Le hamburger pressé, quant à lui, avait continué son chemin, et s’était arrêté devant leur destination, pointant sa montre devant les vigiles en s’excusant à plat ventre, jusqu’à ce que les deux molosses lui indiquent de la fermer et de rentrer à l’intérieur. Tiens donc, la bestiole avait ses contacts à l’intérieur ? Peut-être qu’hamburger man était lié à ces mafieux… Il était temps d’y aller. Riku se redressa, et indiqua à ses camarades la direction du restaurant, où la foule affluait telle un torrent ; il y avait une quantité impressionnante de gens qui voulaient entrer, et presque autant qui en sortait. Le genre d’endroit où bosser rapidement, exploité par ses patrons devait être bien plus qu’une réalité, la concrétisation d’un cauchemar de l’humanité incarnée dans un fast food, comble du comble.

« - Bon. Il faut qu’on mette la main sur le hamburger vivant, et qu’on lui soutire quelques infos. Je pense avoir une idée pour ça. Ensuite, il faut qu’on trouve un moyen de distraire suffisamment les mafieux et les employés pour chercher le passage et se tirer d’ici.

- Pour la deuxième partie, j’ai ma petite idée.

- Hmm ? Ok, on verra le moment venu. Allons-y ! »

Riku n’était pas particulièrement convaincu par l’élan d’inspiration du brun, mais vu qu’il n’avait trouvé aucune solution potable, si Raphael avait une idée, mieux valait l’écouter. Bon, ayant eu l’occasion de le voir à l’œuvre une fois, le dead maker n’était pas vraiment optimise quant à son initiative, mais il préférait se dire que le voyageur avait eu LA solution. Choisir l’optimisme plutôt que l’option « on va tous y passer » avait au moins l’avantage de lui retirer une boule conséquente de son estomac. Enfin, il avait retiré un bon tiers de son stress, le reste concernait les instants à venir sur le champ. Il avait un plan pour faire parler le hamburger, restait à savoir si ce dernier réagirait comme prévu, ou alerterait prestement ses camarades. La première étape était de franchir le seuil du restau et de se mêler à la foule en cherchant leur cible. C’était extrêmement simple, et en agissant comme n’importe quels clients, ils ne s’attireraient pas le regard des gardes ce qui constituait un premier élément rassurant. Restaient les chefs qui se disputaient au milieu de la rue, et qui se dressaient sur le chemin des trois jeunes gens. Charlotte suggéra qu’ils passent au milieu en évitant les coups comme ils pouvaient, Raphael proposa qu’ils les massacrent, ce qui était à éviter au vu de leur taille et de leur force disproportionnée qui interdisaient toute tentative d’assaut menée contre eux, en dehors de celles provenant de leurs congénères. Malgré tout, les artères qui auraient pu constituer un chemin alternatif leur évitant la confrontation avec les géants étaient quasi inexistantes, ce qui les contraignait à avancer coûte que coûte vers le restaurant. Riku lâcha un soupir blasé, et après avoir mis de l’ordre dans ses pensées, il s’élança, suivi par ses camarades, sur le chemin pavé, se rapprochant des cuisiniers fous, ne regardant que son objectif. Il invoqua tout de même Zeel pour les protéger, et le slime apparut autour d’eux, encaissant sur le champ une lame de couteau perdue, qui rebondit et s’écrasa plus loin. Avec son niveau encore bas, l’invocateur ne pourrait maintenir son serviteur qu’une dizaine de minutes, mais chaque coup reçu était une décharge d’énergie qui quittait son corps, ce qui le ralentissait considérablement. D’ailleurs, très rapidement, les cuisiniers se rendirent compte de la présence des trois humains, et s’empressèrent de faire la publicité de leur établissement, vantant les mérites de leur steaks ou de leurs burgers cuits sur mesure pour les clients, mais le necromancer ne les écouta même pas, trop occupé à avancer, pendant que les mastodontes s’insultaient copieusement en continuant de tenter d’attirer à eux les trois jeunes gens. Rapidement, l’entrée du restaurant tant attendu se présenta devant eux, et lorsque les vigiles les virent, ils s’approchèrent, et levèrent la main dans la direction des géants, qui se stoppèrent aussitôt avec une expression effrayée, avant de repartir vers leur lieu de travail se battre joyeusement, comme si leurs trois cibles n’existaient plus. Surpris, le dead maker se tourna vers les deux gardes, qui reprirent leur place, alors que l’un d’eux prenait la parole avec un grand sourire, s’inclinant légèrement :

« Veuillez nous excuser si ces crétins vous ont empêché de venir manger paisiblement dans notre restaurant. Allez-y entrez ! »

Décidément, rien ne tournait rond dans cette ville… Mais Riku et ses camarades s’exécutèrent et entrèrent d’un pas lent dans le restaurant qu’ils avaient tant cherché cette nuit. A l’intérieur, la décoration avait tout de celle de n’importe quel fast-food du monde réel : des tables satinées de quatre à six places, des banquettes, des tabourets, un espace pour les enfants… De l’intérieur, le « paradis » portait bien son nom. Tout le monde y semblait heureux, en dehors du personnel, qui tirait la tronche et servait les clients nerveusement, sous la houlette d’une copie conforme des deux vigiles de l’entrée, hurlant des ordres, réclamant un rythme plus soutenu encore aux esclaves quel que soit leur poste. Il n’était pas difficile de dire qui étaient les mafieux ici : debout, en costume noir, ils étaient les chefs de staff, et dictaient leur conduite aux victimes locales, condamnées à récurer des chiottes ou à servir des frites à des milliers de personnes tous les jours. Le necromancer avait une furieuse envie d’intervenir et d’étaler ces types pour laisser fuir les esclaves, mais il savait au fond de lui que cela leur serait plus préjudiciable qu’autre chose. Et puis, avec sa force, il n’était même pas certain d’y arriver. Il s’assit donc tranquillement à une table après avoir commandé, et commença à discuter de tout et de rien avec ses compères, recherchant dans la foule le burger vivant qu’il avait vu plus tôt. Mais rien n’y faisait, il ne le voyait nulle part. En plus de ça, il était totalement impossible de voir quelque chose de concret dans cet amas de foule bruyant qui peuplait l’endroit, et qui se bousculait pour le moindre centimètre carré d’air frais. Ca donnait un joyeux mélange de vapeur d’huile, de sueur, et d’autres odeurs plus ou moins immondes, le tout en un joyeux mélange qui bouillait dans cette chaleur plus que désagréable. Riku aurait donné n’importe quoi pour se tirer d’ici, et ce burger de merde avait intérêt à sortir de sa planque, d’autant plus qu’il n’avait aucune intention de toucher à son assiette après avoir constaté les effets relativement dévastateurs que la nourriture pouvait avoir dans ce royaume.

Finalement, dame destin décida de se montrer clémente avec le jeune homme ; après une dizaine de minutes à bavasser, l’invocateur aperçut quelques mètres plus loin la silhouette tant recherchée du burger en retard. Ce dernier avait l’air légèrement paniqué, regardant encore sa montre, jusqu’à ce qu’une main s’en empare sous ses yeux, et la laisse pendre au-dessus du sol, tandis que deux yeux verts l’observaient fixement, un grand sourire se dessinant sur le visage triomphant du necromancer, qui, immédiatement après avoir aperçu sa cible, s’était élancé dans sa direction sans même s’être accordé la moindre seconde de réflexion, et avait attrapé l’objet de son plan. Abasourdi, le burger vivant semblait n’avoir même pas compris ce qu’il venait de lui arriver. Il regardait son assaillant, les mains tremblantes, la bouche ouverte, avant de lâcher ses mots :

« - Ren…Rendez-moi ma…

- C’est ça que tu veux ? dit-il en secouant légèrement la montre.

- S’il vous plaît… Rendez-la moi…

- Tu serais bien embêté si je la lâchais n’est-ce pas ? La créature fit oui timidement de la tête. Alors première chose, conduis-nous dans un endroit où on pourra discuter en toute tranquillité. Ensuite, si tu donnes l’alerte, je la brise aussitôt. Pas d’entourloupes, et tu récupèreras ton bien, compris ? »

Sans répondre, le burger hocha de nouveau la tête positivement, et poussa une porte de service sur sa gauche, et s’engouffra dans le passage en indiquant aux trois jeunes gens de le suivre. Riku et Charlotte s’engagèrent à sa suite, mais Raphael demeura de l’autre côté, observant fixement la foule, et surtout la bataille au dehors.

« Bon, désolé Riku, mais j’en peux plus là, j’ai besoin de me défouler, cette ville m’a mis à bout. Bon courage pour la suite, j’espère que tu pourras sortir d’ici. Je vais vous faire une diversion ! »

Rien à faire. Ce type était complètement malade. Sans même laisser le temps à Riku d’en placer une, le brun se mêla à la foule, et quelques secondes plus tard, les hurlements de douleur d’un client ne laissèrent planer aucun doute quant à ses actions futures. D’ailleurs, très rapidement, les vigiles réagirent, et le voyageur les gratifia d’insultes en les incitant à sortir. Pendant ce temps, les clients hypnotisés continuaient de dévorer leur assiette et de commander encore et encore, servis par des employés médusés, dont la majeure partie suivait du coin de l’œil les actes du voyageur fou qui s’était élancé en plein milieu de la bataille, attirant par la même les gardes à lui, amplifiant le bordel monstrueux qu’était ce combat. Une chose était sûre, ses derniers mots étaient vrais. Il leur avait donné une chance inouïe de chercher le passage sans prendre le risque d’être assaillis de vigiles, et les gardes étaient occupés à gérer ce combat inattendu. En clair, la voie était libre. Restait à interroger ce foutu burger sur pattes…

« - Bon. Je remercierais Raphaël si je le croise de nouveau un jour. En attendant, toi, tu vas nous cracher tout ce que tu sais sur la famille Rossi, et ce qu’ils ambitionnent de faire ici.

- Ne faites pas de mal à ma montre chérie… Je ne sais pas grand-chose, moi aussi j’habite ici… Mais comme je suis faible et que je cours vite, ils m’ont employé comme messager avec leurs hommes placés dans les étages supérieurs. Et encore, même lorsque je venais dans ce qu’ils appellent « QG », je ne voyais jamais le boss, et les gens parlaient très peu en ma présence… Mais il me semble les avoir entendus un jour parler de « déclencher une révolution globale dans la cité », et aussi de « prendre à nouveau le pouvoir pour étendre leur influence »… Mais je ne sais rien d’autre !

- T’ont-ils déjà envoyé à l’extérieur du royaume ?

- Quelques fois oui… Pour informer ceux qui sont postés juste devant l’entrée, qui font le lien avec les autres dans les royaumes plus loin…

- Dans ce cas, tu sais où est le passage qui conduit à l’extérieur ? Conduis-nous là-bas, et je te rendrais ta montre.

- Tr… Très bien… »

Parfait. Le burger avait mordu à l’hameçon. Il allait les conduire à la sortie, en toute sécurité. Ils étaient sauvés ! Charlotte parut satisfaite des résultats obtenus par son ami, et c’est avec un grand sourire qu’elle le suivit alors qu’il emboîtait le pas de leur guide improvisé ; ce dernier passa derrière le comptoir en saluant rapidement les employés encore occupés à observer la scène de bataille à l’extérieur, et les emmena dans les cuisines. Sans s’attarder sur les détails décoratifs, le necromancer ne put s’empêcher de comparer les fourneaux avec ceux d’un Macdo, ce qui le fit légèrement rire. Bon dieu, dire que dans ce monde, les Macdo étaient tenus par des mafieux ! Un four au fond paraissait cassé. C’est de ce dernier que s’approcha la créature, qui appuya sur un bouton de la hotte. Le tout émit un sifflement, avant que le sol ne se dérobe sous les pieds de Riku, qui eut tout juste le temps de s’écarter sur me côté avant de chuter dans les marches qui se formaient à la place du carrelage de la cuisine : la sortie ! Honnête, le dead maker laissa Charlotte descendre la première avant de remettre la montre à son propriétaire qui sautilla de joie en observant fixement le cadran. En dépit de son ridicule, cette scène avait tout de même quelque chose de mignon ! Tout du moins Riku le pensait, avant que leur ex-guide ne se mette à hurler à pleine voix que des intrus entraient dans le passage secret. Et merde. Forcément, il ne voulait pas passer pour un traître et se condamner auprès des mafieux. Ces derniers ne tardèrent pas d’ailleurs, et c’est en évitant des éclats de balle que le necromancer plongea dans le tunnel, intimant à son amie de courir pour s’enfuir le plus rapidement possible de cet endroit. Leurs pas résonnaient dans le tunnel, les balles claquaient contre la paroi rocheuse, et au loin, leur espoir se manifestait en un point de lumière encore minuscule. L’invocateur protégeait comme il pouvait son amie, plaçant Zeel en couverture des tirs derrière eux, mais il avait du mal à rester concentré sur son serviteur et à courir en même temps, d’autant plus que son énergie le quittait progressivement… Une balle finit d’ailleurs par transpercer la peau gélatineuse de l’invocation, et c’est sans hésiter que le jeune homme se jeta sur son amie pour encaisser la douille à sa place. Cette dernière alla se loger dans son épaule, y laissant un trou béant qui laissait échapper un flot de sang. Pris de vertiges, Riku enserra la jeune femme dans ses bras, paniquée et tremblante, et laissa Zeel les entourer de nouveau. La douleur était insoutenable, il ne tiendrait pas longtemps, ils devaient se réveiller, vite….

« - Riku…

- Charlotte, ne t’en fais pas… Je vais tenir, je vais te protéger… Je.. Je t’aime…. »

Riku n’eut même pas le temps de voir sa réaction. En une fraction de seconde, la brune s’évapora dans ses bras, ne laissant qu’un nuage de fumée derrière elle. Putain, la chance, elle venait de se réveiller… Le necromancer croisa les doigts et ferma les yeux, répétant inlassablement dans sa tête la même phrase :

*réveille-toi… Réveille-toi… Réveille-toi….*

Son souhait fut finalement exaucé lorsqu’il s’évapora à son tour, laissant derrière lui des gardes médusés. Il avait réussi, ils étaient vivants, ils avaient survécu – surtout lui – à cette nuit de merde… Et ce fut la vision de la fille qu’il aimait en train de l’observer, allongée sur lui sans gêne, qu’il ouvrit les yeux.

« - Niisan, tu vas pas me croire, j’ai fait un drôle de rêve…

- Je crois qu’on a fait le même…. »

Et il l’embrassa. Trop longtemps qu’il s’était retenu, et ce qu’il avait vécu au cours de cette nuit l’avait aidé à se décider. Une journée sympathique s’annonçait…



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s'endormir le ventre vide n'est pas une bonne idée ... (PV : Raphael et Elizio)

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