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Quête : About Last Night [PV: Lylio et Héloïse]

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Héloïse Massard
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MessageSujet: Quête : About Last Night [PV: Lylio et Héloïse] Ven 2 Sep 2011 - 21:29
La belle brune se réveilla sur les coups de onze heures. Depuis qu’elle parcourait les plaines du monde onirique qu’était Dreamland, elle aimait traînasser dans son lit dès qu’elle le pouvait afin de profiter un maximum de ses nuits. Son père l’avait d’ailleurs remarqué, avait un peu rouspété mais l’avait tout de même laissé dormir. Elle aimait ce monde, aussi étrange qu’il soit. Elle regrettait souvent de ne pas l’avoir découvert avant, pourquoi avait-elle été une rêveuse aussi longtemps ? Pourquoi tant de gâchis ? Elle avait mis du temps à se l’avouer mais, elle trouvait que la vie était bien plus amusante dans Dreamland que dans la vie réelle. Il y avait beaucoup plus d’action, de fantastique, de paysages divers et variés, et de créatures en tout genre. Ce monde avait l’air si vaste, si original et extravagant, ce qui le rendait attirant pour toute personne un peu curieuse. De la curiosité, Héloïse en avait. On dit souvent que la curiosité est un vilain défaut, ce qui n’est finalement pas toujours vrai. Il vaut mieux au moins en avoir un peu, histoire de s’intéresser un minimum au monde qui nous entoure. Enfin bon, tout ça pour dire qu’elle sortait d’une « nuit » du monde des rêves. Mais pour la première fois depuis qu’elle avait pris conscience de cet univers, elle ne se souvenait absolument pas de ce qui c’était passé pendant la nuit. Rien. Comme un trou noir. Comme si elle avait pris une sacrée dose d’alcool, chose qu’elle supportait relativement mal, et qu’elle s’était retrouvée avec une foutue gueule de bois. Mais pour quelle raison ? Elle n’avait pas fait d’extras la journée précédente et encore moins pris de la drogue ou bu de l’alcool. Ses membres étaient ankylosés et sa tête lui faisait mal. Elle avait mis du temps avant de sortir de son lit, ce qu’elle avait fini par faire tout en douceur. C’est les cheveux ébouriffés et la mine d’un lendemain de fête qu’elle se dirigea vers la cuisine pour aller prendre son petit déjeuner.

Son père, la voyant comme ça, lui avait fait passer tout un questionnaire sur ce qu’elle avait fait la veille, ce qu’elle trouvait vain puisqu’elle avait passé la journée avec lui. Il n’avait pas beaucoup insisté, se rendant compte de l’inutilité de ses paroles. C’est seulement quand elle revint dans sa chambre qu’elle commença à se poser plus sérieusement des questions. Ce n’était pas normal qu’elle n’ait aucun souvenir de sa nuit, habituellement elle s’en souvenait toujours. Elle n’avait que quelques images en tête mais rien de plus et ces images ne ressemblant pas vraiment à quelque chose. Cependant, elle se concentra un instant pour trier ce qu’elle voyait. Sur l’une des images, elle voyait une sorte de tâche grise… Une tâche qui devint plus net pour former un canasson. Un âne sans doute. Celui-ci n’arrêtait pas de dire quelque chose… Mais il lui était impossible de dire quoi. La deuxième image ressemblant à un arbre relativement robuste où se trouvait une grosse boule de poils sur une branche basse. Aux premiers abords, l’on aurait pu croire qu’il s’agissait d’un chat mais il n’y avait pas de tête ni de pattes ni que queue ou autre. Rien, juste une grosse boule de poils. Le reste de ses visions étaient trop floues et aléatoires pour en pouvoir déterminer réellement la nature. Comme elle le faisait habituellement quand il se passait quelque chose d’anormal dans sa petite vie tranquille, Héloïse se dirigea vers son bureau et sortie son fameux cahier ainsi qu’un stylo. Elle commença son récit mais ne l’acheva pas complètement, se doutant que la suite arriverait bientôt. Elle alla ensuite se préparer pour la journée, sans pour autant arrêter de s’interroger. Cette nuit n’avait rien de normal.

* * *


Une journée tranquille pour une fin d’été. Rien de particulier, pas de malheurs à déplorer, tout avait l’air d’aller pour le mieux, la vie avait suivi son court sans bavures. La nuit précédente d’Héloïse lui était sortie de la tête, elle ne s’en souciait plus. Comme si cette rose noire avait été ensevelie par les marguerites. Pourtant, après le dîner, lorsqu’elle eut revêtis son pyjama et qu’elle fut confortablement installée sous ses draps, tous ses souvenirs lui revinrent en tête. Toutes les images qu’elle avait pu oublier ou mettre de côté pendant la journée revirent à sa mémoire. Elle sut alors qu’elle aurait du mal à s’endormir. Elle n’avait rien fait d’éreintant pendant la journée, elle n’était par conséquent pas très fatiguée. Elle entreprit d’ouvrir un livre qu’il y avait sur sa table de chevet, un livre qu’elle avait déjà entamé. Pourtant, après avoir lu plusieurs lignes, elle referma son ouvrage et le reposa. L’envie n’y était pas. Alors elle prit alors son Ipod et écouta diverses musiques. Après plusieurs minutes à faire défiler les pistes de son lecteur en mode aléatoire, elle tomba sur une musique. Une musique qu’elle connaissait, qu’elle avait déjà entendu quelque part. Elle écarquilla les yeux et fixa son ipod pour voir de qui était cette mélodie et quel était son nom. Ca faisait maintenant bientôt un an qu’elle cherchait cette fameuse chanson. Elle était tombée dessus tout à fait par hasard, cela lui donna le sourire. Elle ferma les yeux et l’écouta en boucle jusqu’à sentir son esprit prendre peu à peu le chemin du monde des rêves. A contre cœur, elle reposa son lecteur et s’installa plus confortablement dans son lit et attendis que le marchand de sable passe. C’est ainsi qu’elle se retrouva dans les plaines fictives de Dreamland.

« How long how long will I slide, Separate my side I don't, I don't believe it's bad, Slit my throat, It's all I ever »
Otherside – Red Hot Chili Peppers


Une plaine, c’est le moins que l’on puisse dire. C’était plus un champ de végétation en tout genre. Des millions fleurs et des tapis d’herbes bien grasses parsemaient le paysage. Une forte odeur flottait dans l’air, un mélange de fleur et d’herbe fraîche mêlé à de la fumée de cigarette. Ce parfum était entêtant et faisait presque tourner la tête. Héloïse, qui c’était retrouvée dans ce royaume sans trop savoir pourquoi, était vêtue d’un T-shirt sombre un peu lâche qui cette nuit-là portait le logo des Red Hot ainsi que de son mini short en jean qui lui donnait un style de rockeuse. Malgré l’épaisseur de ses basket, elle sentait l’épaisse couche moelleuse qui recouvrait le sol, elle s’y enfonçait légèrement à chaque pas. Se décidant d’explorer les lieux, Héloïse s’aventura prudemment dans la plaine. Elle tomba bientôt sur un panneau qui indiquait :

- Welcome to Weed land –
PS : évitez de déclencher un incendie si vous tenez à votre vie.


Weed land… Ce royaume ne lui disait rien, c’était bien la première fois qu’elle y mettait les pieds, bien qu’elle n’ait pas visité beaucoup de royaumes. Celui-ci avait l’air plutôt calme et sans trop d’agitation. Elle n’y avait croisé personne depuis son entrée. La beauté du paysage avait l’air d’avoir avalé toute trace de vie humaine, ce qui n’était au final pas si rassurant que ça. Au bout de plusieurs minutes de marche à l’aveuglette, elle vit au loin une tâche grise. Cela lui rappelait quelque chose, elle l’avait déjà vu quelque part. Mais où ? La silhouette se rapprocha et Héloïse put en déduire que c’était une licorne. Elle avait l’air perdue et un peu pompette. Elle s’approcha d’Héloïse et lui annonça d’une voix grave :

«- Alors ? Où c'est que vous avez mis mon foie ? Hier vous m'aviez promis de me le rendre. »


Hier… Foie… Rendre… ? Quoi ? Elle regarda un instant l’animal, perplexe. Pourquoi lui parlait-il de Foie ? La licorne tourna son flanc de manière qu’il soit face à Héloïse. L’on pouvait voir un trou qui avait été recousu, il y avait même encore du sang séché. Il répétait inlassablement ses paroles. « Vous m’aviez promis… ». Que répondre à ça ? L’animal avait sans doute dû se tromper de personne parce qu’Héloïse ne se rappelait pas avoir enlevé le foie de quelqu’un récemment… Quoi qu’elle n’avait aucun souvenir de la nuit précédente mais… Tout de même, de là à arracher un rfoie… Pourtant, une partie de son esprit lui confirmait qu’elle avait bel et bien enlevé le foie de cet animal mais qu’elle ne lui avait pas rendue. Ou plutôt qu’ELLES ne lui avaient pas rendue car elle n’était pas seule à ce moment-là. Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Ça, elle ne s’en souvenait pas. Regardant autour d’elle pour voir s’il ne traînait pas quelque par ou tout simplement pour trouver un moyen de fuir rapidement, elle aperçue au loin deux autres licornes, une bleue et un rose. Elles criaient quelque chose qui ressemblait à ça :

« Chaaaaaaaaarlie ! Chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarlie ! Chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarlie ! »
Profitant de l’inattention du dénommé Charlie, Héloïse rebroussa chemin à toutes jambes. Elle entendait toujours la licorne grise l’appeler mais elle ne se retourna pas et partit se cacher derrière un buisson qui de trouvait là. Arrivée à la hauteur du buisson, elle fit un virage à 180° et se retrouva nez à nez avec une belle… Verte. La jeune femme qui se trouvait en face d’elle avait effectivement les cheveux verts. Bien que ce soit une couleur assez osée, elle la portait à merveille. Elle devait avoir environ le même âge qu’Héloïse à un an près. Elle était plutôt jolie et particulièrement gracieuse. Bien qu’elle soit également une demoiselle, Héloïse baissa la tête, se sentant rosir et bredouilla des mots d’excuses avant de s’écarter et d’aller chercher une autre cachette. Mais au moment où elle s’apprêtait à faire demi-tour, elle s’arrêta net et fixa la nouvelle venue. Son visage lui était familier. Pourquoi ? Où l’avait-elle rencontré ? Dans quelles circonstances ? Aucune idée. Elle resta là, à la regarder, ne sachant que faire. Elle ne savait pas si la nouvelle venue la reconnaissait également, elle en savait peut-être plus qu’Héloïse…

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MessageSujet: RE. Dim 4 Sep 2011 - 17:25

Trou noir. Incompréhension. Perdition. Brouillard. Bordel.
C’est là, je pense, à peu près tout. Je ne puis guère rajouter autre chose pour tenter de décrire le sentiment aussi vide que rempli de maintes émotions que mon esprit subissait en cette sombre matinée. J’avais eu l’impression qu’en ouvrant mes paupières je m’étais endormis la tête à l’envers, au-dessus d’une mer agitée et imprévisible. Que, tout en émergeant d’un sommeil sans souvenirs, j’avais hésité entre lâcher ma prise pour me laisser mourir dans une eau froide et glacée ou tenir jusqu’au bout pour tenter de savoir pourquoi diable me tenais-je là. Je me sentais aussi vide que si mon cœur s’était vidé de mes souvenirs d’enfance. Pourtant, ma mémoire n’avait perdu qu’une nuit, seulement quelques heures à rêvasser dans le monde onirique. Mais c’est si frustrant, si étrange de savoir qu’on à oublier quelque chose. C’est comme si on savait qu’un homme existait alors que l’on était censé l’oublier. Ces pensées me menèrent directement à penser à mon défunt paternel. Diable ! C’était pourtant couru d’avance, je n’aurais même pas dû m’endormir.

Quand la mer imaginaire se calma et que je lâchais finalement prise pour retomber sur mon matelas, je pris enfin compte de la réalité. Une odeur de poussière m’emplissait le nez et trébucha au fond de ma gorge. Je ne fis que tousser légèrement, sans guère bouger. J’avais beau respirer aussi rapidement que je le voulais, pas assez d’air ne m’emplissait les narines. En tournant la tête dans un bruissement bruyant que créa mon oreiller, je me rendis compte de la situation. Si j’avais un tapis, il était recouvert d’une centaine de vêtements enroulés et sales. Le tas qui m’aurait fait penser à laver mes habits n’était plus qu’une montagne invisible à mes yeux. Le bureau n’était plus. Un semblant de poubelle trônait à sa place. Je soupirais, soulevant sûrement plus de poussière avec mon souffle que je ne pouvais en voir dans l’obscurité étouffante de ma chambre. Je le savais, c’était aussi mauvais pour ma santé que pour celle de ma mère. Ce n’était pas digne de moi. Je m’étais tout le temps imaginée si courageuse, si forte, prête à affronter tout ce qui pouvait me heurter le cœur. Mais, en fin de compte, je n’avais fait que perdre mon esprit en cachant à chacun le plus possible. Par pure lassitude, j’acceptais ma faiblesse.

Bien que Myriam, ma collègue, sonna au moins une bonne dizaine de fois à la porte d’entrée sans que, ni ma mère, ni moi, ne lui répondions ; bien que la chaleur de la journée qui s’écoulait me heurtait la tête à grands coups de bâton, bien que mon estomac quémande inlassablement de quoi manger et bien que l’envie de revoir Hope me tiraillait l’esprit ; il me semble que je n’avais point bougé de la journée. Enroulée inconfortablement dans mon grand T-shirt, la seule chose qui avait changé était les couvertures que j’avais repoussées. Je n’osais pas bouger, pas sortir, j’avais trop peur de penser à mon père, de m’inventer des raisons pour culpabiliser. Je pensais alors à ma nuit dernière, du moins j’essayais. Dès qu’un souvenir me revenait, il s’estompait aussitôt et un autre survenait avant de disparaître. Ce manège me suffit à tenir la journée et à me fatiguer assez l’esprit pour que mon corps décide finalement d’utiliser Dreamland comme échappatoire.

-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-


Chouette, de l’herbe. De l’herbe dans tous les sens du terme, je me dois de vous le dire. Autant la couleur de mes yeux se confondait sans mal avec la plaine qui se présentait sous mes pieds, autant je regrettais l’odeur de ma chambre renfermée en humant l’air pollué d’une senteur nauséabonde bien qu’enivrante. Le cœur au bord des lèvres, je me concentrais tout de même sur le décor que m’offrait Dreamland en cette bien triste soirée. Il n’y avait là qu’une terre grasse pour peu de fleurs. Ceci dit, il fut possible que les nombreux champignons colorés les ais remplacés. Rien qu’un pas en avant et je glissais sur l’herbe grasse qui me servait d’appui. À croire que l’odeur de cigarette m’embrouillait l’esprit au point de me faire trébucher sur le seul endroit plat et neutre du royaume. Je me rattrapais adroitement sur un des nombreux champignons géants de la plaine. Une main sur la bouche, pour éviter de vider mon estomac déjà peu rempli, je tentais d’évacuer l’odeur qui me prenait l’esprit. En vain, c’est elle qui prit le dessus. En quelques secondes, je me sentais mieux, pour ainsi dire. Tout allait trop bien.


Du moins c’est ce que je pensais avant que deux licornes ne m’abordent. Ais-je bien dit, deux licornes ? Je me tapais la tête comme pour me sortir l’idée de la tête, mais rien n’y fit, les deux énergumènes s’approchaient de moi. J’aurais pu croire à des habitants des rêves ou quelque chose dans le genre. Mais qui diable pourrait rêver, ne serais-ce qu’une seconde, à deux licornes bleu et rose ? Qui ?... Sûrement moi à présent. La fumée me brouillait non seulement l’esprit, mais aussi les articulations. Je ne pus donc guère réagir avant que les deux créatures arrivent à mon niveau. Pas de doute, ce n’était que deux chevaux portant tous deux une corne sur le front. Ceci dit, les expressions qui jouaient sur leurs chanfreins me parurent trop humaines pour en déduire que ce ne fut que deux ordinaires canassons. Posées en face de moi, elles se jetèrent toutes deux un regard complice puis reportèrent leur attention sur mes prunelles vertes. C’est d’une voix atrocement lente et niaise qu’elle me parlèrent. Oui, elles me parlèrent.

« Le foieeeeeeeeee ! On veut le foiiiiiiieee de Chaaaaaaaaaaaarliiiiiie. »
« Ouiiiiiiiiiiii ! Le foiiiiieeeeeeeee de Chaaaaaaaaaaaarliiiiiiiiiiiiie ! »
« Vous nous avez pris le foooooiiiiiiiieeeee de Chaaaaaaaaaarliiiiiiie… »
« Où est le foiiiiiieeeeeeee de Charliiiiiiiiiiiiie ?! »

Certes… Donc récapitulons : Deux licornes, l’une bleue l’autre rose, m’adressaient la parole pour me faire comprendre qu’un dénommé Charlie avait perdue son foie et qu’en plus de tout cela c’était en partie ma faute. Devais-je réagir ? Ou me contenter de fuir ? Mais je ne pouvais hélas ni faire l’un ou l’autre. Réagir quand votre esprit est légèrement enfumé n’est guère possible et fuir me semblait étrangement malpoli. Je ne fuyais jamais lorsque je devais quelque chose à quelqu’un, ou pas souvent du moins. Or, il ne me semble pas que je devais quelque chose à deux étalons de cette sorte. Un sentiment s’empara de moi, me pinça le cœur, fit tourner le décor. C’était pire que de savoir que l’on avait découvert notre secret le plus embarrassant qui soit que l’on cachait pendant plusieurs années. Bien pire que de se replonger dans l’océan de nos bêtise qui avait écrit notre vie. Un vague souvenir me revenait. Etrange, je dois le dire, mais je ne puis guère vous le décrire. Certes, j’ai la capacité de deviner quelques parcelles d’avenir, mais jamais je ne m’étais interposé entre le passé et le présent. Acceptant le fait que les deux licornes puissent me comprendre et sûrement me répondre je leur adressais la parole comme je l’aurais fait avec deux inconnus.

« Je peux savoir qui est ce Charlie ? »
« Chaaaaaaaaaaaarliiiiiiiiiie est Chaaaaaaaarrrrrrliiiiiiiiiiiiie ! »
« Euh… Oui, Certes. Et il a perdu son foie, c’est cela ? »
« Ouiiiiiii, Vous avez volé le foiiiiiiiiieeeeeee de Chaaaaaaaaarrrliiiiiiiie ! »
« Oui, oui, c’est ça… »
« Rendez nous le foieeee de Chaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrliiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeee ! »
« Yeah ! Chaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrlieeeeeeee ! »

Je les laissais crier Charlie à tue-tête avec toujours autant d’entrain. Je tentais de me souvenir d’un quelconque Charlie, d’un quelconque foie, d’une quelconque drogue que j’aurais pu prendre cette nuit-là ou même avant de dormir. Mais, malgré les événements derniers, ce n’était pas mon genre et, malgré l’indépendance qu'avaient certaines de mes amies pour l’alcool, je ne les avais pas vu depuis quelque temps. Mais tout cela était vain. Ne me revenait que quelque partie d’un film sans sens, sans début ni fin et avec des chapitres aux dialogues désastreux. Je me risquais à deviner mon propre avenir, mais je ne voyais que deux licornes se tenant devant moi répétant sans cesse le prénom de leur ami. Quelque peu gênée par ses railleries sans sens, je posais violemment une main sur chacune des bouches de mes interlocutrices. Utilisant ma capacité de contrôle sur les êtres cauchemardesques, je leur lançais un ordre qu’elles ne pouvaient défier.

« Changez de disque ! »

Il y eut un court silence, les deux licornes se lancèrent un regard complice et changèrent effectivement de disque.

« Bllblllblll… »
« Bllllblllbllll… »
« Bllllbllll »
« Bbll. »
« Blll. »

Apeurée, je leur lançais un regard meurtri, plein de pitié et fatigué tandis qu’elles continuaient. Bien sûr, elles ne réagirent pas et continuèrent jusqu’à me suivre lorsque je tentais de m’éloigner. Bon sang, cette nuit était sans sens. Malgré cela je ne pouvais partir, c’était trop frustrant de ne point savoir ce que diable faisais-je là ? Pourquoi les souvenirs me faisaient tant vaciller ? Pourquoi pouvais-je confirmer les dires des deux licornes ?… « Pourquoi, Pourquoi, Pourquoi… », Je me posais trop de question. Il suffisait de rencontrer ce dit Charlie pour connaître le pourquoi du comment. Après cela, mon esprit serait enfin tranquille. Du moins, dans le monde onirique. Je ne pouvais supporter de ne point avoir de répit que ce soit dans la vie réelle ou ici. Heureusement pour moi, le fameux Charlie ne tarda pas à arriver et attira l’attention de mes deux suivantes. Profitant de cet instant de liberté, je me faufilais non loin d’eux, cachée derrière un nœud de verdure. C’est avec désarroi que je remarquais que ce Charlie n’était guère plus qu’une licorne grise tout comme ces deux imbéciles de compagnons.

Alors que je m’apprêtais à intervenir pour lui demander de quoi il en était, une présence me heurta d’abord l’esprit puis une jeune fille vint me heurter physiquement. Je ne savais si c’était ses yeux mi-vert, mi-bleu qui fut que je restais sans bouger à la reluquer tout comme elle le faisait avec moi, ou le fait que ses cheveux bruns faussement coiffés et son visage joliment fin et féminin me rappelaient atrocement quelqu’un. Encore une fois la sensation de tomber dans un lac de souvenirs trop agité par un quelconque torrent m’éprit. Je retenais mes jambes de faillir. Contrairement à mon accoutrement de combat, très sérieux et quelque peu décolleté d’à peu près partout, la jeune demoiselle portait un simple short à moitié recouvert du T-shirt qui trônait sur ses épaules. Malgré cela on sentait sous ses larges vêtements une forme fine et raffinée s’accordant parfaitement avec le dessein de son visage. Tel un coup de poing passant sous ma peau et touchant mon cœur, une certitude me saisit, je la connaissais, pas de doute. Mais je n’eus pas le temps de lui faire un discours déconfit qu’elle n’aurait sûrement guère compris, le fameux Charlie nous avait trouvé et ne cessait de répéter combien il aimerait récupérer son foie. Je me levais, prise d’une soudaine énergie.

« C’est bon, on va vous le rendre votre foie ! »

Je me demandais pourquoi diable j’avais parlé à la première personne du pluriel alors que, à part la jeune rockeuse qui restait quelque peu cachée, j’étais bel et bien seule dans ce foutu guêpier. Mais la figure satisfaite et réjouis de la licorne grise et de ses deux amis attirèrent toute mon attention. Dieu que le silence est bon ! Je savais que me défier serait une mauvaise idée, je ne pouvais guère supporter leurs paroles répétitives plus d’une nuit, bien qu’il semble que j’en avais déjà supporté deux.

« Mais regardez qui voilà ! »

Je me retournais vivement, prise d’un vertige de surprise. Les licornes et la jeune demoiselle avaient quelque peu trop occupé mon esprit et je n’avais pas vue ces… Eléphants roses arriver. Lasse de devoir réagir en faisant de telles rencontres, je baissais les épaules et affichait une mine détruite par l’incompréhension. C’était bien cinq éléphants roses qui se tenaient debout, tous accoudés les uns sur les autres à quelques mètres de nous. D’un geste général, ils tournèrent sur le côté, clignèrent tous d'un oeil puis, nous fixant moi et la jeune brune nous parlèrent d’une voix grave et assemblée…

« Yeah Babies ! We are back in black ! »
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Héloïse Massard
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MessageSujet: Re: Quête : About Last Night [PV: Lylio et Héloïse] Dim 11 Sep 2011 - 19:40
La jeune fille, après avoir dévisagé Héloïse pendant un bon moment, avait changé de position pour répondre aux trois créatures apparemment sans cervelles qui répétaient inlassablement les mêmes dires. Héloïse n’avait pas vraiment fait attention à ce que la fille aux cheveux verts leur répondit, elle était restée là, son regard perdu dans le vide à essayer de mettre ses idées au clair. Mais l’odeur de weed qui lui léchait impertinemment les narines l’empêchait à penser à quoi que ce soit. Toutes ces odeurs lui brouillaient l’esprit à la manière d’une purée de pois. Après maintes viennent tentatives, elle décida de remettre ça à plus tard. C’est d’un pas chancelant qu’elle prit l’initiative d’aller rejoindre la nouvelle venue quand une voix grave et sonore retentie dans la plaine.

« Mais regardez qui voilà ! »

C’est avec désarroi qu’Héloïse découvrit ce qu’était en train de regarder la jeune fille de ses grands yeux verts emplis d’incompréhension. Une troupe d’éléphants roses, oui, vous avez parfaitement entendu, une troupe d’éléphants roses venait d’apparaître gaiement bras dessus, bras dessous d’un pas lourd. Ils firent un tour afin de se placer face à nous puis, tous en cœur, nous envoyèrent un clin d’œil coquin. Il est vrai que les deux jeunes filles étaient plutôt mignonnes dans leur genre mais de là à se faire draguer par des éléphants roses… Qu’était-il en train de se passer dans ce foutu rêve ? Et surtout, que c’était-il passé la nuit dernière ? Cette question devra trouver une réponse rapidement si elles tenaient à leur santé mentale. C’est quand ils commencèrent à chanter qu’Héloïse cru définitivement perdre ses oreilles.

« Yeah Babies ! We are back in black ! »

Pour tout vous dire, il aurait été plus logique qu’ils disent : « We are back in pink »… Enfin, si l’on a un minimum de logique vis-à-vis de leur couleur de peau cependant, la chanson perdrait alors tout son charme et ses rimes. Car évidemment, Héloïse connaissait cette chanson. A vrai dire, qui ne pouvait pas connaître ? C’était une reprise éléphantiste de Back in Black du groupe mythique qu’était AC/DC. Dans d’autres circonstances, Héloïse aurait presque pu aimer cette chanson mais sortie du contexte, cela rendait quelque chose d’assez… Grotesque.

Le groupe c’était alors lancé dans une interprétation intégrale de cette mélodie. L’on pouvait nettement apercevoir le chanteur qui se trouvait au milieu, deux « guitaristes », si l’on pouvait appeler ça faire de la guitare car ils jouaient avec leurs trompes, se trouvaient de part et d’autre du chanteur, ainsi qu’aux extrémités, le « bassiste » et le « batteur » qui également faisaient le bruitage des instruments avec leurs trompes. C’était assez spécial mais ça aurait pu être bien si l’attention y était. Héloïse se sentait complètement perdue. Tout ça n’avait ni queue ni tête, aucun sens. Après plusieurs minutes de musique pendant lesquelles Héloïse ne put faire aucun geste, comme paralysée, la troupe s’arrêta enfin dans un final plutôt spectaculaire. Ils saluèrent tous en même temps, pendant que les deux licornes colorées étaient en train d’applaudir à s’en faire mal aux mains et de crier leurs noms hystériquement. L’un d’eux s’avança et déclara d’une voix atrocement sexy.

« Alors mes chéries ? À quand cette petite nuit ? »

Accompagné d’un sourire charmeur et d’un clin d’œil cochon, il poursuivi.

« C’est que vous nous avez filé entre les doigts la nuit dernière… Mais cette fois-ci, vous ne nous échapperez pas ! »

Celui qui parlait s’avança vers nous, en profita pour nous relooker de haut en bas, se baissa à notre hauteur ajouta presque en chuchotant.

« Vous nous devez quelque chose… »

Héloïse devint rouge écarlate. Elle n’avait absolument pas l’habitude de se faire draguer, encore moins par un éléphant rose, et trouva cela carrément obscène. Il avait beau parler de la nuit dernière, aucun souvenir n’était revenu depuis. Elle ne se souvenait pas avoir rencontré ces charmants pachydermes et encore moins de leurs devoir une nuit torride. Cependant, essayant de feindre l’incompréhension, elle leurs répondit.

« Je… Je suis vraiment désolée cher Monsieur mais… Voyez-vous, je ne sais absolument pas de quoi vous parlez. Disons que… Je n’ai aucun souvenir de la nuit dernière et, tout ce que j’ai pu dire ou faire n’était sûrement pas réfléchis. Ne vous méprenez pas mais… Je ne vois pas à quoi vous faites allusion quand vous dîtes que nous vous devons quelque chose… Je veux dire… Je… »

La petite, en voyant la mine déconfite de l’éléphant, s’arrêta. Elle n’aimait pas vraiment faire du mal au gens quelle que soit sa… Nature. Avant qu’elle n’ait pu plonger plus loin dans ses pensées, il reprit d’un ton déçu.

« Aucuns souvenirs ? Vraiment ? Aucuns ? Même pas… ? Nan, parce que… Enfin… »

Sa phrase était vraiment pleine de sous-entendus, ce qui n’était pas forcément bon signe…

« Vous êtes vraiment sûres que vous ne vous souvenez de rien ? »
« Absolument sûre. C’est bien dérangeant mais c’est pourtant la vérité. C’est comme si c’était un trou noir. »
« Pourtant, la nuit dernière… Surtout toi ma petite Lylio… Qu’est-ce que tu étais… Wouaw ! Mais tu n’étais pas mal non plus dans ton genre Héloïse… »

Trop de mystères se cachaient derrière ses paroles. Trop de choses étaient dans l’ignorance pour Héloïse. Craignant le pire, elle préféra laisser les éléphants en manque de sexe seuls pour le moment et s’intéressa au foie de Charlie. Il lui semblait plus judicieux de commencer par le plus important. Chaque chose en son temps. Délaissant le pachyderme et le laissant sur sa fin, elle s’approcha de Charlie et lui demanda.

« Bon, pouvez-vous nous ressasser les faits, en détails si possible? »
« Mon foie ! Rendez-moi mon foie ! »
« Je veux bien mais…»
« Mon foiiie ! »

Perdant patience, Héloïse décida de prendre les choses en main, advienne que pourra. Se tournant vers la dénommée Lylio, elle lui lança.

« Je ne sais pas ce que vous en pensez mais… Nous sommes apparemment dans la même merde. Je pense que nous devrions commencer par retrouver le foie de ce fameux Charlie. Je ne sais pas si c’est pareil dans Dreamland mais, logiquement, sans foie, nous ne survivons pas bien longtemps… Personnellement, je n’ai pas envie d’avoir ses deux bourriques sur le dos, si vous voyez ce que je veux dire… »


C’est avec détermination qu’Héloïse décida d’aller explorer les lieux en quête du foie perdu. Ignorant impertinemment les protestations de la troupe d’éléphants, elle avança à vive allure dans l’herbe fraîche de ce royaume de fou. Elle entendait les pas lourds de la troupe d’éléphants roses qui la suivait effrontément ainsi que les deux licornes colorées en train de chanter joyeusement derrière elle quelque chose qui ressemblait à ça…

« Bllllblllbllblll »
« Blllblllbll »
« Bllblll »
« Blll »


Autour d’elle, tout n’était que plantes odorantes en tout genre, ainsi que champs de drogue diverses et variées. Elle apercevait de temps à autre un habitant des rêves complètement pété ou un voyageur qui était dans le même état. Tout le monde ici avait l’air de subir les conséquences du parfum enivrant qui recouvrait ses plaines, rares étaient les personnes qui avaient résisté à la tentation de se fumer un petit pèt’. Héloïse, ou plutôt son organisme, repoussait toute forme de drogue ou d’alcool. Elle n’avait jamais essayé de tirer ne serait-ce qu’une taffe de cigarette. Alors la tête lui tournait violemment. Elle avait un peu de mal à marcher droit, mais elle s’appliquait pour essayer de vaincre son mal de tête. Après cinq bonnes minutes de marche, quelque chose la fit chuter, mais l’herbe amortit sa chute. Elle entendit un miaulement de douleur. Qu’était-ce ? Elle n’en avait aucune idée…


Pensant que sa chute était due à son était quelque peu déplorable, elle se releva tant bien que mal quand une forme étrange l’interpela. Une sorte de boudin tout poilu se tortillait au ras du sol. S’il y aurait eu un chat à côté, l’on aurait pu définir cette chose comme une queue de chat mais celui-ci manquait à l’appel. C’est avec surprise qu’Héloïse vit la soi-disant queue disparaître pour voir apparaître à la place de grands yeux jaunes. La jeune fille se frotta les yeux, pensant être prise d’une hallucination mais pourtant, ces yeux flottants qui se trouvaient en face d’elle ne disparaissaient pas. C’est alors qu’une tête entière apparue. Une tête de chat sûrement... Un chat Violet. Elle volait dans les airs et ses lèvres laissaient apparaître un large sourire sadique parsemé de dents pointues. L’on pouvait voir deux petites oreilles ainsi qu’un petit nez tout rose. Il était rayé horizontalement d’une manière pas très naturelle. Prise au dépourvu, Héloïse ne sut que dire ou réagir. La tête volante se mis finalement à parler.

« Vous n’auriez pas pu regardez où vous marchez, non ?! Rhaaa, cette jeunesse qui ne voit jamais rien. Je vais vous apprendre moi, à voir… Avec autant de délicatesse que vous venez de le faire en me marchant sur la queue… »


Prit d’un rire méphistophélique, il fit apparaître une patte dotée de griffes étonnement aiguisées. Prise de panique, Héloïse opta pour la position de la tortue, pensant que cela la protègerait. Elle attendait les coups de griffes du chat furieux, qui étonnement ne venaient pas…


Je suis désolée, c'est assez médiocre... ><" Je ferais mieux la prochaine fois.
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MessageSujet: . Lun 17 Oct 2011 - 21:39

L’on ne pouvait être plus désemparée, déchirée, prise par un déluge de nouveautés complètement absurdes. Je me trouvais au milieu de trois licornes complètement absorbées par le fait de vouloir récupérer un foie que nous leur aurions volé. Ah ! Mais ce n’est pas tout, à quelques centimètres de moi, des éléphants roses tentaient de nous draguer en nous rappelant une nuit qui, j’espère, n’est jamais arrivé, du moins. Une jeune et jolie brune se tenait à mes côtés, au contraire de ma fragile mentalité, elle tenait le coup en décidant d’accepter les évènements. Je la laissais donc converser avec ces foutus canassons et ces pachydermes pédophiles. En faisant voleter mes cheveux tout en tournant la tête à en avoir le vertige, je tentais d’attraper le sens de la conversation, mais rien à faire, plus je courais derrière la logique plus elle s’enfuyait, prenait de l’avance et se retournait pour se foutre de ma gueule. Épuisée, je n’insistais pas et plaçais alors toute ma confiance dans la jolie brune qui jouait habilement avec les mots pour tenter de tenir en laisse les énergumènes. Dans la foulée, j’attrapais au vol quelques mots importants qui semblait fouetter l’air pour me rappeler la nuit sans sens que je vivais. La jeune fille s’appelait Héloïse, elle était aussi paumée que moi, aussi coincé, à croire qu’un boulet commun nous retenait à la même merde. Après une longue conversation, que je ne saurais vous ressortir en détail, elle se retourna vivement vers moi. D’une voix familière, elle me rappela ce que je venais de constater et en déduisis qu’il fallait s’en sortir… C’était un bon début.

Sans autres formes de procès, la dénommée Héloïse commença une marche qui s’avérait bien périlleuse. Surtout quand on était suivi de deux chevaux parlants complètement shootés. Sans aucune expression autre que la complicité qui les liait entre elles, les deux licornes firent tourner un de leur disque interminable en nous laissant passer devant. Je ne savais guère pourquoi je les suivais, mais cela valait mieux que de se faire violer par des éléphants roses. De toutes manières, la seule façon de sortir d’ici c’était de se réveiller, hélas, mon état de somnolence que je vivais en journée et les somnifères ne m’entraînaient que de plus en plus profondément dans les méandres du sommeil. Je regrettais de suite mon état de déprime et remis la faute sur mon père, échappant à tout sentiment de culpabilité. Ainsi je pouvais me concentrer sur l’enquête que nous menions, cette Héloïse et moi : Savoir pourquoi diable des licornes et des éléphants nous harcelaient pour un simple foie dont nous ne nous souvenions ni l’une ni l’autre. Et pourquoi pas un chat tant qu’on y est !

« Vous n’auriez pas pu regardez où vous marchez, non ?! Rhaaa, cette jeunesse qui ne voit jamais rien. Je vais vous apprendre moi, à voir… Avec autant de délicatesse que vous venez de le faire en me marchant sur la queue… »

Non seulement c’était un chat dont la plus grande partie du corps était invisible, mais lui aussi se mettait à parler. Je refusais cette fois de ne rien faire et c’est en prenant la tête d’Héloïse entre mes grandes mains que je pus me détendre en claquant mon front contre le sien. Et bien ? Ne me regardez pas comme ça, il n’y a ici que champignons mous et plaines, me frapper contre les cornes de ces deux imbéciles de licorne ? Sûrement pas. Je m’en veux, mais c’était la seule et unique à être capable de me soulager du poids de ma souffrance. Je ne fis pas attention à elle, si elle tombait dans un coma infini à cause de cela, je n’y prêtais guère attention et me contentai de jeter un regard assassin à ce pauvre chat… Violet. J’eu à peine le temps d’inspirer avant de lui lâcher un discours plein de raisons en lui démontrant que ce n’était pas notre faute, mais la sienne, qu’il ne nous laissa que ses dents blanches et un sourire narquois. Sans perdre son temps, il grimpa sur mes épaules en passant pas un chemin que je n’ose décrire. Je le sentais. Sa tête poilue touchait la mienne et c’est avec des manières humaines qu’il me caressa la joue de sa patte, seule visible.

« Chut, chut, ne recommence pas tu veux, jeune fille ? Ne me refais pas le coup de me sortir que, pour la seule raison que je sois invisible, ton amie doit me marcher dessus… Ne refais pas cette erreur où tu finiras avec la même blessure insultante sur ton visage que la nuit dernière. »

Je restais sans voix. Ces propos ne me touchait pas vraiment, mais il me fit comprendre à quel point moi et cette jeune fille avions passer une nuit malheureuse et complètement déjantée et que c’était principalement de notre faute. Nous aurions pu attendre le réveil en souffrance, mais le doute de savoir ce que diable nous était-il arrivé nous ramènerais automatiquement auprès de toutes ces créatures sans queue ni tête… C’était le cas de le dire, songeais-je en sentant le félin descendre derechef pas un chemin quelque peu gênant et disparaître soudainement je ne sais où. C’est sûr, ce n’était pas la dernière fois que nous le voyons. Je le voyais bien réapparaître avec une armée de chats dans quelques instants où bien dans un moment propice. Je secouais la tête comme pour effacer cette idée et entraîna ma compagne en l’attrapant vers le bras un peu plus loin. Bien que la rage me ronge les os petit à petit et que l’impatience s’y mêle avec grand plaisir, je ne préférais pas insister et continuer mon chemin à la recherche d’un organe équin.

Toujours suivit des deux acolytes et de leur disque interminable, je tentais de me détendre et de deviner quel serait l’avenir de nos prochaines minutes. Pas besoin de se concentrer bien longtemps pour deviner la présence d’un être derrière l’un des champignons géants de la plaine. Je ne le voyais pas, mais il ne m’inspirait guère confiance. Fière de pouvoir le coincer avant qu’il ne nous fasse chier, j’attrapais de suite la chose qui sortait du champignon, me relevais en faisant de belles acrobaties et tint l’être par le col. Dieu qu’il était laid. Ce n’était rien d’autre qu’un adolescent de petite taille, boutonneux et gras. Cependant je ne lâchais pas, après tout, s’il fallait se méfier d’un simple chat, on ne savait pas jusqu’où pouvait aller un adolescent rempli d’hormones. Le soutenant du regard, je lui parlais d’une voix brute.

« Toi aussi tu t’es inscrit dans le groupe pour venir nous faire chier ? »
« Ah non, Mademoiselle, moi je suis juste con ! »
« »

Je le lâchais soudainement et il se ramassa au sol sans aucune grâce, sans aucune classe, rien d’autres qu’une pluie de pellicules. En rampant, il s’accrocha à la jambe d’Héloïse. Je n’eus pas le temps d’intervenir, qu’une petite femme brune m’attrapa la main et me retournai d’un coup sec. Sans se présenter, elle m’insulta d’une voix sèche en se mettant sur la pointe des pieds, histoire de rattraper le peu de centimètres qui nous séparaient l’une de l’autre. Diable, je n’aurais pas du tant me préoccuper l’esprit par cet ado’, résultat, je ne l’avais pas vu venir celle là.

« Je le savais ! Je le savais ! Vous êtes méchante et sans cœur auprès des êtres laids ou étrange ! »
« Eh ! , brailla l’enfant boutonneux, Je suis pas étrange… »
« Je vous punirais ! Toutes les deux ! Vous ne méritez pas de rêver ! »
« … Vous faites partie de la secte, c’est cela ? »
« Maintenant oui, depuis que le chat m’a prévenue. »

Une tête de félin violet et pourpre apparut sur les épaules de la jeune demoiselle brune, me souriant innocemment.

« Sorry. »
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Quête : About Last Night [PV: Lylio et Héloïse]

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