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Private Jokes au Macdo

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MessageSujet: Private Jokes au Macdo Sam 8 Jan 2011 - 0:20
« Donc Monsieur... ?
_ Alors je prendrais un menu Best-Of, Big Mac, frites, coca sil vous plaît.
_ Très bien Monsieur.
_ Et avec une carté d'étudiant et un euro en plus, je peux avoir un autre hamburger ou... ?
_ Non Monsieur.
_ Très bien alors rajoutez-moi un Cheese Burger. Et un autre Coca.
_ D'accord Monsieur... et ça sera tout ?
_ Ca sera tout.
_ En liquide ou par carte.
_ Euh... par carte.
_ Très bien, allez-y. »

Alors que la serveuse alla chercher de quoi préparer ma commande, j'insérai la carte dans la fente de la machine. Je tapai le code patiemment, à la vue de tous les autres clients qui faisaient la queue derrière moi. Pas super sécurisé le Macdo, comme d'hab'. On m'indiqua que le code était bon (encore heureux, saleté) et on me laissa m'enfuir avec mon plateau garni. Je fis le tour du fast-food en quête d'une table. Je la trouvai finalement près de la baie vitrée qui donnait sur la rue. Une table de quatre, que rêver de mieux ?
Y avait cinq jours sur Dreamland, j'avais parlé à Hélène, Shana et Jacob. Puisqu'on venait tous de Montpellier (je parlais surtout pour Hélène, je côtoyais les deux autres assez souvent pour le savoir), j'avais organisé un petit rendez-vous au Macdo. J'avais rien de moins intimiste, je sais. Pour parler de tout et de rien. Et surtout pour voir Hélène dans la vie réelle (d'ailleurs, ça me donnait quelques frissons je ne sais pour quelle raison. La découverte de la banalité, accouchée du Monde Réel ?). Bon, c'est vrai que moi, je ne changeais pas (chemise de bûcheron donnant sur un T-Shirt blanc, jean et chaussures de chantier noires) même si je ne portais pas de lunettes de soleil. Shana était parfaitement pareil et Jacob... ben, elle pourrait lui parler sans écrire avec de l'acide sur un mur quelconque. Ça lui fera bizarre d'entendre sa voix à l'autre.
Je m'installais près de la fenêtre qui donnait sur un soleil aussi lumineux que froid. On était en hiver et je venais tout juste d'enlever mon manteau pour éviter de transpirer. Dans un Macdonald, il ferait toujours assez chaud : entre les gens qui passaient et s'en allaient, l'odeur de gras et de friture qui s'échappaient des fourneaux, etc. Je n'avais même pas besoin de me frotter les mains l'une contre l'autre pour qu'elles guérissent de l'air glacé qui régnait dehors. Je regardais dehors au loin, voire s'il y avait quelqu'un que je connaîtrais qui arriverait.
Et oui, j'avais déjà commandé mon menu ! Et je m'étais déjà installé sans attendre les autres. Tout ça parce que j'étais sorti bien plus tôt que je ne le pensais de la maison d'édition. Maintenant, j'avais eu un bon quart d'heure d'avance et je ne m'étais vraiment pas senti d'attendre. D'où mes deux verres de Coca. Je commençais à en siroter un quand je vis Jacob se pointer et rentrer dans le Macdo. Je lui fis un grand signe de main … que je rabaissai direct. C'était juste une vieille avec un châle. Bah, ils n'allaient pas tarder. J'envoyais un SMS aux deux autres (j'avais oublié de prendre celui d'Hélène le con !) qui stipulait ce même message :

« Je suis dans dedans, près de la fenêtre. »


Je savais que Jacob ne daignerait jamais de sortir son portable de sa poche (voire d'emmener son portable). Un jour, je l'ai vu sortir son portable une fois pour répondre à un appel. J'avais pu remarquer sa couleur. Ce fut surtout la première et la dernière fois que je vis son téléphone. C'était un de ces types qui avaient dénigré le portable pendant toute leur vie, en avaient quand même pris un... et qui continuaient de le dénigrer en ne l'utilisant jamais. Et il avait cet étrange don que seuls les gens qui ne supportent pas le portable peuvent posséder : il savait directement qui l'appelait alors que la sonnerie était identique (pareil avec les SMS). De plus, il savait parfaitement à quoi s'en tenaient les appels qu'on lui envoyait. Alors quand il savait qu'il se déplaçait vers le MacDo et qu'il entendait son portable vibrer (si on partait du principe qu'il l'avait dans la poche), il saurait directement que c'était moi qui cherchait à le joindre pour lui signifier que j'étais déjà à l'intérieur. Mais au courant de cet étrange pouvoir, je lui avais quand même envoyé le SMS. Au moins, il savait à quoi s'en tenir.
Pour le reste, mon regard avait tendance à s'arrêter sur toutes les personnes qui faisaient mine de se diriger vers le MacDo. A chaque fois que mes espoirs étaient déçus, je laissais filer une gorgée de coca dans ma gorge. Je pouvais déjà préparer les paris. Je pensais que c'était Shana qui allait arriver juste après moi. Je ne voyais pas Hélène rappliquer maintenant (une raison quelconque ? Je pensais qu'elle arriverait à la fin pour admirer notre petit groupe au complet), et Jacob ferait exprès de faire un détour pour ne pas se retrouver seul avec moi.
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Shana Delizet
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MessageSujet: Re: Private Jokes au Macdo Sam 8 Jan 2011 - 14:57
L’abruti de chat cauchemar esquiva l’attaque de Kanaria aussi facilement que si je lui avais balancé un pois chiche. Je jurai et hurlai à Suigin de l’attaquer, ce qu’elle ne fit pas. Etonnée, je la cherchai du regard et la vit réduite en morceau aux pieds d’un autre chat cauchemar. Un nouveau juron s’échappa de mes lèvres alors que je me relevai tant bien que mal. Ma jambe était en sang à cause des griffes d’un de ses idiots. Suiseiseki apparut à mes côtés, je lui demandai d’aider Kanaria, mais tout ce qu’elle fit, fut de se cacher derrière ma jambe quand elle vit un des chats courir vers moi. Il se jeta sur moi, et d’un bond je réussi à l’esquiver au dernier moment. Toutefois, ma jambe ne tint pas le coup et je m’écroulai sur le sol. La petite poupée verte hurla alors, et j’eus à peine le temps de la voir être réduite en morceau à son tour, avant de me réveiller.

Je me redressai en sursaut dans mon lit, en sueur et légèrement essoufflée. Comment avais-je pu être aussi faible face à ces chatons de seconde zone. Oui bon, chaton était peut-être un bien faible mot. Il était vrai que je m’étais un peu trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. M’enfin bon, au moins j’avais réussi à m’en réchapper grâce à la sonnerie de mon portable. J’attrapai ce dernier pour lire le message que je venais de recevoir. Une fille de ma classe me posait une question sur le cours de la veille. Je lui répondis en soupirant avant de jeter un œil sur l’heure en haut de l’écran.


12h19


- … AAAAAAAAAAH !!! Je suis en retard !!!!

Je sautai de mon lit et courus dans la salle de bain. Dans exactement 41 minutes je devais me trouver au MacDo pour rencontrer Hélène en dehors de Dreamland. Sachant qu’il me fallait au moins 20 minutes pour le trajet, j’étais en retard !!! D’un geste souple, je me déshabillai et sautai dans ma douche pour enlever toute cette sueur dégoutante. J’avais vraiment du avoir le sommeil agité à cause… Enfin zut. Comme toujours, le plus long à laver, était mes cheveux à cause de leur longueur, mais ayant l’habitude je réussis à le faire plus ou moins rapidement. Une fois propre, je sortis et me séchai, tout en cherchant quoi me mettre. J’attrapai un leggins, mes guêtres, une petite robe-tunique rayée de plusieurs couleurs (rose, rouge, gris, violet…) foncées, des manches noires, et mes sous vêtements. J’enfilai le tout en me dépêchant. Il me restait 11 minutes ! Je mis mes bottes, puis allai me donner un coup de maquillage avant d’entreprendre de me coiffer. Je pris toutefois le temps de les tresser. Enfin, j’attrapai mon long gilet noir, mon cache oreille, mes gants, mon écharpe et mon sac, avant de me dépêcher de quitter mon studio à la hâte…. Et de me prendre une porte de placard dans la tête au passage. Je grommelai, la main posée là où le choc avait eu lieu. Je jetai un œil dans le miroir dans la salle de bain rapidement, en me disant que j’allais surement avoir une belle bosse et un beau bleu au coin de l’œil… Je partis.

Il me fallut courir pour attraper le tramway juste à temps. Une fois dedans, je laissai échapper un soupir de soulagement : j’étais à l’heure. J’avais 15 minutes de transport et 5 minutes de marche avant d’arriver. Ce qui était bon. Je mis mes écouteurs pour écouter la musique et sortis mon roman avant de recevoir un texto de Ed disant qu’il était déjà arrivé. Le trajet passa rapidement, et je descendis du tramway pour prendre la direction du Macdo. Une fois arrivée, je me rendis compte avec horreur qu’il y avait énormément de monde. J’entrai dans l’établissement et cherchai Ed du regard, près de la fenêtre. Je le trouvai et lui fit un signe de la main avant de le rejoindre. Je me penchai vers lui pour lui faire la bise.


- Coucou ! je vois que je ne suis pas si en retard que ça… Et que tu ne nous as pas attendu, dis-je en riant et en montrant sa commande.

Je décidai d’aller faire de même. Apercevant une de ces bornes de commande, je décidai que ça irait plus vite. La technologie y’a que ça de vrai ! Je sélectionnai la langue, avant de choisir un menu maxi best-of avec un Royal Bacon (évidemment), une grande frite et un ice-tea. J’y ajoutai un McFlurry nappé de chocolat avec des morceaux de kit kat, et validai ma commande. Une fois payé, je pris le bon de commande et me rendis au guichet où mon repas ne tarda pas à venir. Je remerciai le vendeur, pris mon plateau et retourna auprès de Ed. Je m’assis et retirai mon gilet à cause de la chaleur insupportable qu’il faisait à l’intérieur.

- Bon alors, Tu vas bien sinon ? Et tu sais à quelle heure ils arrivent ?


[HRP : *pas contente d'elle*]
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MessageSujet: Re: Private Jokes au Macdo Mar 18 Jan 2011 - 20:20
Ce n'était pas que son ventre réclamait corps et âme qu'on le remplisse, mais il devait avouer que la simple idée d'engloutir trois ou quatre sandwich lui mettait déjà l'eau à la bouche. MacDo ? Dans le département de philo, la controverse était grande, nul doute que ces syndicalistes défenseurs des droits de l'homme et du Tiers Monde oppressés ne cautionnait guère la consommation de produits avariés représentant qui plus est l'hégémonie américaine sur le monde. Personnellement, Jacob s'en contrebalançait. Il ne se priverait sous aucun prétexte d'un tel plaisir et pas même si son hypothétique future copine était végétarienne et lui tenait tout un discours sur l'atrocité de l'abattage des bêtes pour fournir les steak des hamburgers et autres cheese. Si jamais on lui tenait un tel discours, ladite personne serait immédiatement rayée de la liste des futures hypothétiques copines. Pas la peine d'insister avec des fortes têtes qui refusent de profiter de la vie à cent pour cent. C'est donc avec un grand sourire et un enthousiasme digne d'un lendemain de nuit des plus agitée, lendemain si bien mis en image par le film "500 jours ensembles", qu'il se rendit vers le FastFood, plein d'envie et hésitant encore sur son choix de sandwich. Il avait toujours affectionné particulièrement les Cheese Burger, mais il s'accoutumait de tout le reste aussi et découvrait parfois des produits qui lui plaisaient davantage que l'éternel choix qu'il faisait.

Il jeta un oeil à sa montre. Il était en retard, c'était une évidence absolue, mais il se contenta de hausser les épaules sans accélérer son pas. Comme s'il était le seul à arriver en retard, Ed ne se pressait usuellement pas pour nous rejoindre. De plus l'exaspérer un peu sur des extrapolations diverses concernant son retard n'était pas une mauvaise chose, il était assez lourd comme ça, à lui de payer un peu. Le jeune étudiant se dirigea vers le bâtiment sans se presser, un sourire gravé sur son visage, les pattes coincées dans un jean bleu délavé, ceinturée par du cuir marron et une boucle de métal couleur rouillé et une chemise sombre ayant vécut assez de lavage pour que son gris se soit passablement éclaircit. Le tout gentiment caché sous une manteau trois-quart noir dont il manquait un bouton, ouvert pour être souffler par le vent. Les mains dans les poches du jean, les cheveux ébouriffés par une flemme insurmontable à tenter de les coiffer, il avançait dans la rue, impénétrable et définitivement heureux. Un contraste saisissant entre son personnage diurne et son équivalent onirique. Cependant, lorsque vous êtes privé de tout dans un monde et capable de profiter pleinement de l'autre, le contraste se fait saisissant de lui-même. Ici, il ne souffrait pas, pouvait rassasier sa fin, sa soif et respirais à l'air libre. Peu y songe, mais toutes ces possibilités sont des sources d'un plaisir immense.

Il arriva enfin à destination et repéra immédiatement l'énergumène qu'il était censé rejoindre, en pleine discutions avec une jeune demoiselle charmante qui constituait le troisième membre de leur équipe de fous. Il n'était donc pas le dernier à arriver, puisqu'Hélène ne montrait pas encore le bout de son nez. Cela l'attrista un peu, il devait avouer que s'il avait un peu traîné à venir, c'était pour être sûr de ne pas devoir se retrouver en tête à tête avec l'autre idiot borné. Non pas qu'il n'en soit point capable, mais que le fait de devoir discuter avec un abruti n'était pas toujours aussi facile qu'on le disait. Il y avait déjà Shana, mais ce n'était pas celle avec qui il s'entendait le mieux, elle avait son propre caractère, qui n'était pas toujours le plus évident non plus. Hélène était plus calme, plus amicale et surtout, bien plus mature et intelligente que les deux autres réunis, ce qui la rendait cent fois plus intéressante. Une fois son aspect maladif dépassé, elle était une jeune fille très charmante, qui tapait moins rarement sur ses nerfs que Ed en tout cas. Il ne les rejoignit pas tout de suite alla d'abord commander à manger, Ed ne s'était pas privé, il n'allait pas attendre non plus. Lorsque ce fut fait, il ramena son triste plateau et s'installa juste à côté de Shana, avec un grand sourire.

"Salut les enfants !" déclara le jeune homme, plein d'enthousiasme. "Hélène est pas encore arrivé ?"

Question inutile, il était assez grand pour le voir tout seul. Mais qui sait, peut-être étaient-ils en possession d'une information qu'il n'avait pas de son côté. Peu importait. Il regarda ce qu'avait commandé Ed et compara avec lui. Ils avaient pris la même chose, sans préméditation. Jacob soupira légèrement de déception, et lui qui croyait avoir joué la carte de l'originalité. Le menu de Shana était cependant éminemment différent du nôtre, ce qui l'agaça un peu. Il sortit son sandwich de l'emballage en pris une bouchée. Tout en mâchant et en se délectant du plaisir procuré par l'aliment, il poursuivit :

"Alors, quoi de neuf ?"
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Hélène Metzengerstein
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MessageSujet: Re: Private Jokes au Macdo Dim 30 Jan 2011 - 0:48
Je m'extirpais de ma torpeur, brutalement réveillée par le son redondant de mon réveil matin. Je m'étirais jusqu'à m'en faire mal aux côtes en râlant comme un ours sortit trop tôt de son hibernation. Ce qui n'était pas très loin de ce cas en réalité dans la mesure où l'heure indiquée en chiffre digitaux sur l'appareil posé sur ma table de chevet indiquait 5:30. Pourquoi si tôt ? C'est qu'il y avait bien longtemps que je n'étais pas descendue dans la rue pour venir exhiber mon « art » et le monde, rural et surtout citadin, appartient à ceux qui se lèvent tôt !
Après être passée par la case « douche », je m'emparais de tout mon matériel, autrement dit, mes bombes de peintures, quelques petits pots contenant la même substance, quelques pinceaux et j'en passe ! Je claquais la porte de mon studio, faisant tourner la clé dans la serrure et descendais dans la ville endormie. Au final, cela ne m'avais bien arrangée de me lever aux aurores... premièrement... le rendez-vous avec les autres Private donné 5 jours plus tôt m'occupais assez l'esprit... certes, je n'allais pas à un entretien d'embauche, ni à un repas d'affaire ou quelque autre chose stressante... il n'empêchait que j'appréhendais légèrement cette rencontre... cela ferait sans doute un drôle d'effet de nous voir, nous guerriers sanguinaires, redoutés dans tous Dreamland pour nos exploits aussi burlesques que meurtriers, retirer leurs costumes de super-héros de l'oreiller pour reparaitre sous la forme de banals étudiants... Ici, plus de masque à gaz toxique, plus de chats cauchemars, plus de peau verte teintée par l'acide, plus de cheveux aux couleurs exubérantes... juste une gamine de 17 ans, la tignasse noire à demi couverte par une casquette rouge où trônaient mes éternelles goggles, le regard cerné, une salopette en jean aux bretelles laissées ballantes , un top kaki sertit d'un keffieh incolore, une paire de grosses pompes noires à la U.S. Army qui renvoyaient au chiffon attaché à ma ceinture portant les couleurs du drapeau de ce pays originaire de l'établissement vers lequel je devrais me diriger sous peu... seulement après avoir trouvé le mur idéal pour mes ébats artistiques !


Spoiler:
 

Ce dernier ne pointa le bout de son nez qu'après une vingtaine de minutes d'errance autour de chez moi. Un vieux mur encastré entre deux maisons, à demi démoli, couvert de bavures de béton et de vieilles affiches aux coins arrachés par le passage du temps. Que rêver de mieux ? Sans plus de cérémonies, j'installais mon escabeau, m'emparais de boules de peintures et commençais ma besogne tout en tergiversant sur quel speech d'entrée je pourrais bien déblatérer pour paraître le plus ridicule au possible dans la simple perspective d'à tout prix éviter ça. Bref, après trois heures à chercher à me réchauffer en agitant mes bombes et mes pinceaux mais ne parvenant finalement qu'à couvrir mes vêtements et ma toile de béton de peinture, ce qui était, au final, mon objectif premier, j'entendis une voix s'élever derrière moi. Je fis directement volte face, armée de mon pinceau, se tenant devant moi un vieillard insomniaque qui tenait son clébard en laisse, les deux aboyaient tout autant l'un que l'autre dans ma direction...


''Ça va pas de dégueulasser ce mur déjà crasseux ?! Vous me nettoyez ça sinon j'appelle les flics !''

D'un non de tête je lui montrais clairement mon refus à effacer mon travail, je vis alors le vieil homme s'emparer d'un téléphone, plutôt à jour le papy... Bref, pas de temps à perdre, je ramassais tout mon matériel et prenais mes jambes à mon coup avec le chien lâché à mes trousses.

Spoiler:
 

E n farfouillant dans mon sac, je pris l'une de mes bombes, tournais les talons pour faire face à cet adversaire hargneux et lui peignais littéralement la face à coups de spray MTN banana promo edition 2011, eh oui ici pas d'acide, on faisait avec les moyens du bord... le chien se mit à japper en cherchant à se débarrasser de l'étrange mixture qui lui barrait la vue alors que son maitre me hurlait dessus de plus belle. Sans attendre je repris ma course dans les rues de Montpellier et attrapais le tramway le plus proche... Il devait être aux alentours de neuf heures... juste de quoi passer chez moi pour aller jeter tous le matos et repartir. Après un changement de tramway et 10min de marche, je fis donc ce homerun, me débarrassais de tout mon package et pris la route du McDonald. Au moins, une chose qui ne changeait pas de Dreamland à la vie réelle.. c'était bien mes tiques de stress... celui où je me frottais nerveusement le bras de ma main opposée qui me suivit tout le long du trajet. Enfin, je marchais le long de la vitre de l'établissement à restauration rapide, déjà les effluves de graillon emplirent mes narines pour mon bon plaisir... jamais je n'avais aimé poser les pieds dans cet endroit et... quelque chose derrière cette vitre m'arrêta dans ma course... voyons, une jeune fille aux formes généreuses, un garçon à la tignasse châtain aux reflets violets ainsi qu'un blondinet dont le nez servait de promontoire à une paire de lunettes teintée... pas de doutes c'était bien les Private Jokes, ces voyageurs qui avaient réduis un casino en cendres, avaient créé toute une partie de dominos géants à delirium, avaient détruis le marché des chats des rêves et j'en passe.. tant d'exploits réunis ici, au McDonald du coin d'une rue. Cette pensée m'arracha un sourire et j'entrais alors dans le bâtiment. Ayant vu qu'ils avaient passé commande, je fis de même. Dans la queue, un enfant se mit à geindre à ma vue, question d'habitude, je le gratifiais d'un immense sourire, ce qui le fit hurler de plus belle... bon, je ne m'attardais pas dessus et m'emparais de mon plateau.. au menu, le classique big mac assortit d'un grand coca accompagné d'une portion de frite, il faut dire, quand on a l'estomac fragile, c'était pas au fastfood qu'il fallait avoir les yeux plus gros que le ventre. C'est le cœur battant que j'orientais mes pas vers la table de mes trois compagnons d'armes et m'arrêtais devant cette dernière, regardant les trois jeune gens tour à tour.


''Hello ...! On.. on est déjà au complet ?... Excusez pour le retard !''

Mon ton trahissait quelques peu ma timidité.. enfin... mes yeux furent attirés par une tache vive qui venait d'orner mon plateau.. une tâche rouge.. témoin de mes agitations picturales quasi noctambules, bon... j'avais apparemment oublié de repasser par la case « douche » en revenant chez moi, résultat, moi qui espérait faire bonne impression, voilà que je présentait devant mes collègue couverte de peinture à graffitis. Bien, bravo Hélène, t'étonnes pas de faire pleurer les gosses quand ils te voient maintenant. Enfin, mon regard se posa sur Jacob, je posais mon plateau là où il restait une parcelle de table encore inoccupée et sortais un calepin et un bic de ma poche et commençais à griffonner quelques salutations lorsqu'il y eut un petit silence. Levant mes yeux vers le jeune homme habituellement prisonnier de sa bulle, j'eus comme une illumination. Il serait temps de se réveiller. J'éclatais de rire devant ma propre bouffonnerie et m'asseyais sur la dernière place restante en prenant soin de ne pas salir mon voisin des quelques restes de peintures qui mouchetaient mes vêtements et ma peau d'une teinte normale.

''Désolée, question d'habitude...'' M'excusais-je auprès de mon camarade à la mine d'habitude morose. Je me tournais vers le reste de la petite assemblée, toujours souriante. ''Vous allez bien ?''

Je m'emparais de mon carton de coca, baissais mon masque et commençais à aspirer la boisson par la paille, ravie. Je laissais ensuite ma curiosité m'emporter.

''Alors, en dehors de Dreamland, qu'est ce que vous faites dans la vie ?...''

[désolée pour le retard mais.. j'ai enfin finis mes TPE TwT ]
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MessageSujet: Re: Private Jokes au Macdo Lun 31 Jan 2011 - 22:24
Pari réussi mais le bookmaker était introuvable. Ce fut effectivement Shana qui me rejoignit la première avec un sourire et les mains vides. Je lui fis un signe de la main en feignant de m'occuper de mon plateau-repas. Elle me fit une remarque implicite sur mon manque total de patience. Heureusement pour moi, j'avais déjà prévu de nombreuses excuses à sortir. J'avais faim, je n'avais rien à foutre mais il fallait toujours tout enrober d'un petit mensonge (bah, disons une vision alternative des choses qui n'avaient pas été soulevé en premier lieu). Avant que la fille ne soit partie au loin dans des queues interminables, j'avais réussi à lui sortir entre deux gorgées de cola :

« Excuse-moi Miss, mais il fallait bien que quelqu'un réserve la table. Avec tout ce monde...»


Le monde qui s'était soudain infiltré dans le fast-food comme si le sort de l'humanité était en jeu avait bouché les espaces manquants. Je priais Shana de se dépêcher afin d'assurer notre hégémonie sur cette table, où trois places vides étaient du pain béni pour ceux qui cherchaient un endroit où se poser. D'ailleurs, en attendant que la pauvre Shana réussisse à atteindre les caisses afin de me rejoindre, je dû décevoir cinq personnes différentes qui cherchaient à s'installer sur les places qui seront prochainement occupées par les Private Jokes. Certes, j'aurais eu du mal à expliquer ce point de vue aux gens et leur avouaient que mes amis étaient tous en train de faire la queue. On leva les yeux en l'air en grognant mais on me laissa tranquille. Sur Dreamland, on m'aurait demandé des autographes. Sur la vie réelle, on me prenait pour un sale petit con aux tendances communistes et opportunistes. Il n'y avait pas photo quant au monde où j'aurais préféré commander des Big Mac (même si on ne m'avait jamais encore demandé d'autographes, c'était vrai. Si des gens venaient me voir dans un fast-food onirique, il y aurait neuf chances sur dix qu'ils veuillent me démembrer).
Shana revint enfin avec un plateau garni et je ne fis aucun commentaire sur sa ligne qui risquait de grimper en flèche. Aux premiers abords, on ne la penserait pas vorace... On échangea les politesses habituelles que nous n'avions pas terminé la dernière fois. Elle s'assied en face de moi, près de la baie vitrée qui commença sérieusement à s'embuer. Maintenant, je ne pourrais plus voir les nouveaux arrivants et déterminer quand est-ce qu'ils arriveraient.


« Les autres sont censés arriver... il y avait cinq minutes »
, lâchais-je comme si je venais de faire ce constat aberrant, bafouant la grammaire et mettant la note sur le compte des retardataires..

Mais Jacob ne fut pas loin derrière Shana. Il alla directement prendre son plateau mais je savais qu'il nous avait vu, d'une manière ou d'une autre. Il avait certainement vu mon SMS (enfin, deviné mon SMS) et s'était directement dirigé vers les queues, essayant de déterminer laquelle serait la moins longue. Un exercice délicat où les informations ne venaient qu'au fur et à mesure : peut-être iriez-vous vers la file la plus courte, alors qu'à sa tête, il y avait une vieille qui se battait avec la serveuse pour qu'on lui envoie une baguette de pain. Mais Jacob avait aussi le pouvoir mystique de la Réflexion, qui lui permettait de déterminer la queue qui mettrait le moins longtemps à le faire arriver devant un étudiant plein de boutons. C'était limite s'il avait réussi à prouver à ses prédécesseurs qu'il valait mieux pour la paix mondiale qu'il passa devant tout le monde, et que ceux-ci l'auraient laissé faire avec un air convaincu de sauver l'écologie.
Ce fut ainsi qu'il arriva à notre table tout sourire pour nous demander si Hélène n'était pas encore arrivée. Comme à toutes les questions stupides, je ne répondis pas. Il pouvait bien voir qu'on n'était que deux à table. Et comme je ne répondis pas, il saura qu'elle n'était ni aux toilettes (de toutes façons, elle aurait certainement laissé une trace de son passage derrière elle), ni dans les queues pour prendre son repas. Il s'installa ainsi sur la table, ne laissant qu'une place pour la dernière d'entre nous. Qui ne tarda pas à arriver non plus. Je ne la reconnus uniquement parce qu'elle avait ses goggles et un masque à gaz (et accessoirement, parce qu'elle nous dardait des yeux tout en s'approchant de notre table). Ses cheveux dans le Monde Réel étaient parfaitement noirs. Moi qui les gardais blond de toutes façons, j'en fus assez étonné. Elle paraissait toujours aussi déboussolée, toujours aussi... calme ? D'un calme intelligent qui ne laissait rien paraître au premier regard. Hélène était aussi incroyablement sale, comme si elle avait barbouillé ses vêtements avant de venir. Je ne lui demanderais pas pourquoi, j'avais assez de questions plus importantes à lui poser.
Mon corps eut un petit sursaut quand il la vit. Ça faisait toujours son effet de découvrir quelqu'un véritablement. Comme après une longue discussion MSN. Je pouvais deviner à quel point elle devait être stressée. Shana, Jacob et moi, nous nous connaissions ensemble. Par contre Hélène arrivait devant trois inconnus. Même si on se croisait dans la majorité de nos nuits, elle devrait avoir un petit pincement qui ne demandait qu'à se percer. Je lui fis un petit hochement de tête pour la saluer, avec un sourire. Nous étions enfin réunis, pour le pire et pour le pire.
Et pour commencer fort, elle sortit un petit carnet afin d'écrire. Je mis quelques secondes avant de comprendre qu'elle essayait de communiquer avec un Jacob aussi sourd que muet dans ce monde. Dans les dents Jacob ! Et pauvre Hélène, je lui en reparlerais pendant des semaines qu'elle ai pensé que le pauvre devait traîner ces tares vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

« Et oui, dommage Hélène, il n'est pas sourd ici et ça nous aurait fait à tous le plus grand bien. On va tous super bien et toi ? »


Je pris une autre gorgée de coca, et comme nous étions tous arrivés, je n'hésitais pas à me saisir de mon Big Mac avant de l'engloutir bouchées après bouchées. Ça faisait drôle de savoir que nous étions le jour, juste des gens normaux, et la nuit, des dingues qui étaient passés dans les journaux à force de justice réglée à coups de bâtiments détruits. Et puis, nous étions passés rois et reines maintenant. D'une petite contrée certes, d'un grain de poussière dans Dreamland certes, mais nous portions la couronne quand même. Nous avions quelques subordonnées à nos bottes et nous ne rêvions que d'agrandir notre influence. Nous n'étions déjà plus les minables vagabonds qui s'acharnaient à écraser la noirceur chez les gens. Ou bien alors à survivre, aussi douloureux cela fut-il pour les autres habitants à proximité.
Et tiens, puisqu'Hélène en parlait, je pouvais répondre plus en détails sur ce que je faisais dans la vie réelle. On en avait certainement discuté la nuit, mais je pourrais approfondir.

« Je fais une école de journalisme, mais j'en suis pas très fier. J'essaie de me réorienter comme je peux mais il se trouve que c'est ça ou rien. C'est un peu comme la démocratie quand on y pense. Et en attendant, je suis pigiste. »
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MessageSujet: Re: Private Jokes au Macdo Sam 5 Mar 2011 - 16:46
A peine avais-je commandé mon repas – si on pouvait appeler cela un repas – qu’une foule était entrée dans le McDo. De notre table, je regardai du coin de l’œil les différents groupes de jeunes, et les familles – avec enfants la plupart du temps – s’agiter autour de nous. La réponse d’Ed à ma question me fit sourire. Que ce soit sur Dreamland ou dans la vie réelle, les Private Jokes avaient une vision de la ponctualité assez étrange, du coup, j’avais fini par avoir l’habitude. Je décidai d’attendre les autres avant de commencer mon repas, ce qui ne m’empêcha pas de piquer quelques frites pour patienter. Le « restaurant » était bondé, et la chaleur devint très vite insupportable. Malheureusement, on ne pouvait pas ouvrir une fenêtre, et j’avais déjà retiré mon gilet, il était évident que je n’allais pas retirer autre chose…

- C’est quoi cette chaleur… C’est insupportable.

Jacob choisit ce moment pour arriver à côté de la table, plein d’enthousiasme. Ca changeait de son caractère onirique, et comme j’avais plus l’habitude de le voir en rêve que dans la réalité, c’était toujours un peu surprenant.

- Salut Jacob. Non elle n’est pas encore arrivée, mais je pense qu’elle ne devrait pas tarder.

Je lui souris tandis qu’il s’asseyait à côté de moi. Nous n’avions jamais été vraiment très proche tous les deux. Je l’ai rencontré par l’intermédiaire d’Ed, que je connais depuis notre enfance, et je l’aimais bien, mais il était vrai que nous n’avions jamais vraiment eu de grandes conversations. D’ailleurs, nous ne nous étions jamais retrouvés que tous les deux. Je dois avouer que j’en étais plutôt rassurée, car le pouvoir qu’il possédait sur Dreamland m’était insupportable… Et ne parlons pas de son caractère… Mais en dehors de ça, je l’appréciais tout de même. Il n’avait rien fait pour que ce soit le contraire, et moi non plus. Nous étions amis, je pense, mais sans plus.

Tournant le dos à la porte et au reste du fast-food, je ne vis pas tout de suite Hélène arriver. C’est le regard d’Ed qui poussa ma curiosité à me retourner légèrement pour voir le dernier membre de notre groupe arriver. Si elle n’avait pas du ses espèces de lunettes et son masque à gaz, je pense que je ne l’aurais pas reconnu. Sa salopette et son t-shirt étaient recouverts de peintures. J’haussai un sourcil, mais ne dis pas un mot, assez surprise de sa tenue. J’esquissai tout de même un sourire tandis qu’elle s’approchait de nous toute timide. Tout comme Jacob, son comportement était différent, comme si elle était gênée de nous voir. D’un côté, c’était normal. Elle s’excusa du retard et s’assit aux côtés d’Ed avant de sortir un calepin pour y griffonner quelque chose. Etonnée, je me demandai ce qu’elle pouvait bien faire. Hélène finit par éclater de rire en se rendant compte de son idiotie, j’étouffais un petit rire aussi avant qu’elle ne nous demande si nous allions bien. Ed répondit pour Jacob et moi. Puis ell
e joua la curieuse et nous demanda ce que nous faisions dans la vie réelle. Je soupçonnais une tentative d’engager la conversation de façon anodine. Notre ami à lunettes répondit le premier.[/i]

- Pour ma part, je suis en deuxième année d’école d’infirmière. Rien de bien extraordinaire quoi… (J’attendis que Jacob réponde, puis ajoutai : ) Et toi ? Que fais-tu ? De l’art peut-être ?

Je souris à ces derniers mots, taquine, et en jetant un œil à sa tenue.



[hrp : désolée, ce post est horriblement nul... -_-]
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Private Jokes au Macdo

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