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Une nuit en enfer

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Nayki Shin
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MessageSujet: Une nuit en enfer Dim 19 Juin 2011 - 19:14
J'émerge de mon profond sommeil et prend appui pour me relever avec ma main droite. Une étrange sensation de légèreté me surprend et je lève cette main devant mon visage, elle n'est plus recouverte du gant que m'a donné l'égyptien de la veille. Je m'habille rapidement et descend les escaliers afin de me rendre dans la cuisine, un plateau est posé sur la table, je m'installe devant et une lettre attire mon attention. Je l'ouvre rapidement en laissant échapper un bâillement et la lis à haute voix:

« Cher Monsieur,

Afin de vous récompenser pour votre victoire à la première manche du tournoi de Poker au sein du Red Dragon. Nous vous offrons 500 jetons qui vous permettrons de participer aux différentes activités proposées dans notre casino... »

S'en suit une longue liste de remerciement et de formules de politesses tout ce qu'il y a de plus ennuyant. Je transforme la lettre en boule de papier et la lance en direction de la poubelle. La trajectoire est bonne, la force suffisante, normalement elle devrait y arriver. Sauf qu'un chat saute soudain sur l'occasion pour intercepter la boulette de papier en l'air et il se met à jouer avec joie. Je le regarde pendant 5 longues minutes en me demandant ce qu'il peut bien faire là. Un élément me revient soudain en mémoire. Ce chat appartient à la nièce de Franck. Il m'a récemment demander s'il pouvait amener le chat ici car sa nièce est en voyage. Je crois avoir accepter sans en être vraiment certain. Je commence mon déjeuner sans cesser de fixer des yeux ce gros matou. Un rapide tour à la salle de bain et j'enfile mes vêtements habituels avant de sortir de la maison. L'air est plus frais que la veille malgré un soleil luisant. Je monte dans la voiture qui m'emmènent directement au casino. Ici et là, des parties de poker ont commencé mais je suis d'office qualifié pour le tour suivant, je me dirige donc vers l'une des nombreuses machines à sous.

Il est encore tôt et seuls certaines personnes peuvent entrer dans le casino. Je me retrouve donc seul dans une longue rangée de Bandit Manchot et je commence à jouer. Évidemment, le stock de jetons que j'ai reçu la veille lors de la cérémonie d'inauguration fond à une vitesse hallucinante et mes maigres gains ne suffisent pas à rattraper mes dépenses. Lorsque mes stocks atteignent le magnifique zéro, je me lève et me rend à l'accueil pour récupérer mes jetons offerts. Une splendide demoiselle me demande mon nom et me remet mes jetons. Au moment où elle les dépose dans ma main, son regard se porte sur quelque chose ou quelqu'un derrière moi et son sourire perd en intensité. Elle se reprend vite et me souhaite bonne chance. Je lui souris puis tourne la tête peu à peu en durcissant légèrement les traits de mon visage. La personne en question n'est autre que le propriétaire du casino qui me fait un grand sourire et se saisit de ma main pour la secouer avec vigueur. Il entame la conversation:
« - Ah je suis heureux de vous revoir dans mon casino. J'espère que vous vous y plaisez. Laissez-moi vous faire visiter les lieux. »

Il m'entraîne alors dans les différents recoins de la salle en continuant son interminable monologue qui vante les mérites du lieu. Il passe d'un sujet à l'autre avec une facilité agaçante passant de: « La veille nous avons pu assister à des parties très intéressantes » à « Saviez-vous que le bâtiment originel a été construit en 1543 » en moins d'une demi-seconde. Je me met alors à réfléchir au meilleur moyen de m'éclipser de sa compagnie et l'idée me vient lorsque nous passons à côté d'un joueur que je connais un peu et je me décroche de l'emprise du proprio pour aller lui parler. Dès que le gros bonhomme s'éloigne, je met un terme à la conversation et me rend à l'une des machines pour continuer à jouer. Je glisse un jeton dans la fente et tire la poignet, les chiffres et dessins commencent à dérouler et le premier symbole à s'arrêter est un sept, immédiatement suivi d'un deuxième sept, l'adrénaline monte peu à peu tandis que le troisième ralentit peu à peu... Pour finalement s'arrête sur une cerise. Je baisse la tête, et soupire légèrement. Puis je me relève et sors du casino, mes 499 jetons en poche. Me jetant dans la voiture, je m'allonge sur mon fauteuil et ferme les yeux tandis que le moteur se met en marche. La voiture me berce peu à peu et je plonge dans le monde de Dreamland.

-

Mes yeux s'ouvrent avant de se refermer aussitôt à cause de la lumière aveuglante du soleil. J'entrouvre un œil et ma vision floue s'éclaircit peu à peu. Ce n'est pas le soleil qui m'illumine mais les néons de milliers de casinos et hôtels, je tourne sur moi-même à la recherche d'un endroit où aller... sauf que chaque endroit paraît mieux que le suivant. Préférant ne pas m'attarder afin de profiter de ma nuit, je m'avance et me rend dans un bar, m'installe sur un tabouret libre et commande une bière. Je la vide rapidement et enchaîne avec une autre, l'effet de l'alcool ne se fait pas ressentir et je pense arrêter de boire assez rapidement si rien ne se produit.

Et forcément, quelque chose arrive, de façon inéluctable, que j'en ai envie ou pas, il se passe toujours quelque chose d'anormal, je n'ai pas eu le droit à une seule nuit de tranquillité depuis que je suis arrivé ici. Un gars immensément grand mais au regard vide s'installe à ma gauche tandis qu'un nain au regard haineux prend place à droite. Derrière moi, deux gars de taille moyenne semblent impatient de prendre ma place mais malheureusement pour eux je n'ai absolument pas l'envie de bouger mon cul de là. Le petit à droite prend la parole:
« Hey gamin, va boire ta grenadine plus loin et fait pas chier. Faut qu'on se soule pour oublier cet enfoirée et Ducky Duck...
- Joe, est-ce que je peux manger la bouteille?
Demande le gars à gauche
- Abruti! Ça se mange pas les bouteilles! Pose encore une question stupide et je te cogne le crâne contre la tête de con du gars entre nous!
Réplique le dénommé Joe.

Je préfère ne pas prendre parti à cette dispute et j'espère secrètement que le grand ne va pas dire une conner...
« Joe, si je peux pas manger la bouteille, je peux manger mon verre? J'ai faim... »

Le visage de Joe passe alors par différentes teintes allant du vert au violet foncé en passant par le rouge. Il saute sur le bar, saisit la tête du géant et l'explose sur le comptoir avant de tenter de me saisir la visage à pleine main pour s'en servir comme d'une arme. Je lui prend le bras et lui donne un coup de poing dans le ventre. Un silence de mort règne alors dans la salle, tout le monde tourne la tête vers nous et d'un commun accord silencieux, tout les gars dans la salle se mettent à se battre les uns contre les autres. La scène dégénère et je tente de me frayer un chemin vers la sortie. Les deux gars qui étaient derrière moi m'en empêchent en me saisissant par les bras. Je me débat du mieux que je peux mais rien à faire, ils me tiennent bien. Un coup de bouteille sur le crâne me plonge dans un profond coma.

J'émerge dans une salle sombre, je ne suis pas attaché. Me relevant tant bien que mal, je cherche en tâtonnant la sortie et ma main se pose sur une poignet de porte. J'ai beau la tourner dans tout les sens, elle reste fermée. La nuit commence à m'exaspérer légèrement et je me fabrique un gantelet de cartes avant de l'exploser contre la porte qui vole en éclat. Je pousse les résidu et prend connaissance des lieux. Je suis dans un long couloir blanc avec des caméras disposées par-ci par-là. Je connais ce genre d'endroits pour y être allé quelques fois, il s'agit de l'arrière du casino où est entreposée l'argent des recettes. Je m'avance dans le couloir à la recherche d'une sortie quand je tombe soudain sur l'un des 4 gars qui m'a agressé tout à l'heure. Il ne m'a pas encore repéré et je me planque de justesse contre un mur hors de son champ de vision. Il arrive lentement à côté de moi et je lui assène un grand coup dans le plexus avec mon gant de cartes. Il tombe à genou et je l'achève d'un coup de pied sur le crâne. Une oreillette glisse de son oreille et je m'en saisit afin de prendre connaissance de la situation. D'étranges bruits me parviennent.
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Lun 20 Juin 2011 - 0:45
Comme tous les jours, à 8H15 précise, le majordome entra dans la chambre de son maître pour trouver un jeune homme recroquevillé sous les draps et tentant désespérément de se rendormir. Son corps cependant refuse de le laisser sombrer dans l'inconscience encore une fois, trop éveillé pour lui permettre de goûter encore un peu aux plaisirs exquis du monde des rêves. Le majordome resta un instant planté devant l'éveillé aux yeux clos. Il ne dit pendant une longue minute et attendit que de lui-même, l'étudiant cesse cette mascarade et accepte la dure réalité du jour qui se levait sur le monde. Le vieil homme, ignorant tout de la condition de son maître, ne pouvait comprendre exactement cette lubie très nouvelle de vouloir dormir à tout prix. Autrefois, le jeune homme allait se coucher à une heure précise et effectuait tout un rituel, puis, réglé comme une horloge s'éteignait à l'heure exacte qui lui permettrait de s'éveiller de lui-même pour se rendre à ses diverses obligation journalières qui entraient dans son emploi du temps. En un sens, il n'avait pas réellement changé de ce côté là, il se couchait toujours aussi tôt qu'il le fallait et s'éveillait toujours systématiquement à la même heure, à son grand regret. Car ce qui était réellement nouveau, c'était cette obsession du sommeil qu'il avait développé et qui petit à petit l'amenait à dérégler doucement toutes les lois qu'il s'était lui-même imposer avec le temps. Lucien oubliait de plus en plus souvent ses tocs et ses habitudes mécaniques. Quelques fois, même, son esprit dérogeait complètement des règles qu'il avait lui-même établies par le passé. En général, le majordome se félicitait du progressif changement de comportement de son maître qu'il attribuait au succès de la thérapie qu'il suivait depuis plusieurs années à présent. Pourtant, cette obsession particulière l'inquiétait quelque peu et il aurait préféré que le cours des choses s'abstienne de remplacer son mal par un autre. Néanmoins, il fallait admettre que l'air rêveur du jeune homme et ses sourires chaque fois que l'on évoquait devant lui quoi que ce soit qui ait un rapport avec les rêves n'étaient finalement pas aussi désagréables que ses manies habituelles qu'on avait d'ailleurs chercher à traiter. Depuis plusieurs mois, les rêves de l'aspirant juge semblaient s'être améliorer et si c'était un peu trop, cela demeurait une bonne nouvelle.

"Monsieur, il faut vous réveiller." finit par déclarer le majordome en comprenant bien que cette fois, Lucien ne déciderait pas lui-même de sortir du lit sans qu'on l'y pousse un peu.

Le voyageur, redevenu humain tant que le soleil dominait dans les rues de ce monde, ouvrit les yeux sans faire le moindre geste et jeta un oeil à son réveil, puis vers les rideaux tirés de la fenêtre d'où filtrait déjà quelques lueurs. Il soupira, résigné et repoussa d'un geste les draps qui le couvraient et s'assis sur son lit. Le majordome déposa alors un petit déjeuné complet sur la table de nuit et alla ouvrir les rideaux et volets de la large pièce qui abritait son maître pour la nuit. Ainsi commença la journée de Lucien qui émergea petit à petit de son sommeil en recouvrant sa pleine faculté de son esprit. Il se prépara comme à son habitude et cette fois-ci, sans omettre le moindre détails de ses petites manies. Une fois vêtu, il descendit pour préparer ses affaires qu'il rangea dans son sac et alla d'un pas docile vers l'extérieur. Là, l'attendait la voiture familiale et le chauffeur qui le salua avec entrain avant de l'emmener directement vers la faculté. Malgré la fortune de ses parents, Lucien n'avait pas tenu à entrer des les écoles les plus privilégiées pour terminer ses études. Il n'y avait pas là le moindre soucis de justice, ni même la moindre volonté de laxisme dans ses études. Il avait simplement estimé que la faculté lui laissant plus de temps libre, lui permettait d'organiser aux mieux son emploi du temps, à sa manière, plutôt qu'on ne le fasse pour lui, au risque de perturbé entièrement tout son programme usuel de vie rangée et droite.

Une fois arrivé là-bas, la journée suivi son cours sans le moindre incident. Il assista aux cours s'installa toujours à la même place et note consciencieusement tout ce qu'on lui apprenait. Il ne parla à personne et déjeuna seul, on le salua et on lui dit bonjour sans trop chercher à lui faire la conversation et il ne s'en soucia guère. Autrefois, il avait du mal à supporter toutes les jérémiades de ses interlocuteurs qui voulaient toujours donner leur avis personnel sur tout sans se soucier le moins du monde du fait que personne ne voulait réellement l'entendre. À présent qu'il était un voyageur, les raisons de son retrait étaient différentes. Il acceptait de poursuivre ses études et de les remplir avec succès afin de disposer d'un emploi rangé et simple à accomplir dans l'avenir et cela dans le seul et unique but de se maintenir en vie pour pouvoir profiter pleinement de Dreamland et de ses merveilles. Cette seconde vie dans le monde réel ne l'intéressait plus, il n'y était qu'une ombre parmi tant d'autre, sans intérêt aucun. Vivre dans ce monde, sans le moindre pouvoir, sans liberté, sans la moindre magie, sans la moindre aventure et avec toutes les obligations que cela lui imposait ne l'intéressait plus à présent. Toute son attention était tourné vers ses enjeux oniriques et rien d'autre. Le reste n'était que digne d'un acte de présence nécessaire à son propre maintient. Dans cette vie, il n'était déjà plus qu'un fantôme errant mécaniquement là où il devait se trouver ordinairement afin de ne point risquer la misère ou la mort. Et toute sa vie future semblait donc réglée et arrangée depuis longtemps, sans que cela ne perturbe outre mesure puisqu'il était capable d'agir à sa guise dans un monde onirique et que celui-ci, ne lui servait qu'à récupérer de ses nuits et à les maintenir aussi longtemps qu'il le faudrait. Certains vivaient et se reposaient pendant leur sommeil. Lui rêvait et acceptez ces phases d'éveil comme des pauses dans son existence réelle. Il rentra chez lui à l'heure prévu et travailla autant de temps qu'il s'était accordé pour le faire, ni plus, ni moins. Puis, il dîna en compagnie de ses parents dans une ambiance stricte et froide à laquelle il répondit par un attitude complètement détachée et absente, puis, il retourna à ses activités du soir qu'il accomplit machinalement, en songeant aux choses qui lui arriveraient sûrement lorsqu'il rêveraient et en attendant avec de plus en plus d'impatience le moment particulier où le sommeil viendrait à lui. Puis lorsqu'il se sentit assez fatigué, il alla se coucher avec enthousiasme et mis un certain temps avant de vaincre l'excitation qui l'empêcher de s'enfoncer dans le monde onirique. Telle avait été la journée toute ordinaire de Lucien, rangée, simple, mécanique. En revanche, la nuit s'annonçait d'ors et déjà cent fois plus complexe et folle. Cent fois plus attrayante donc.


___

Et de fait la nuit s'annonça d'elle-même comme l'une des plus chaotiques qu'il avait vécu jusque là et se plaça donc sous le signe de l'une de ses préférées. L'endroit dans lequel il était apparu était parfaitement inexploré par ses pas et c'est avec un plaisir énergique qu'il découvrit la ville des rêves de richesse, celle où la fortune vous venez plus rapidement qu'il n'était nécessaire. L'ambiance de fêtes et des cris de joie insolents emplissait les lieux et il flana dans les rues avec une nonchalance à toute épreuve. Admirant rêveurs et autres créatures se bousculer dans les différents casinos pour amasser le plus grand nombre de pièces d'or onirique. Ici, le métal coulait plus aisément que l'eau dont nul ne semblait avoir besoin au vu de la quantité d'alcool qui y circulait allègrement aux différents bars rattachés aux casinos eux-mêmes. La lumière dansante et éclatante des néons l'assaillait de toute part lui procurant une sensation d'absence de repères qu'il appréciait si facilement. Jouer cependant n'était pas son but dans cette affaire, au contraire, la chose aurait semblé trop logique et attendu. Il avançaient simplement à la découverte de ce royaume enchanteur et de ses merveilles cherchant comment, dans cette ville réputée plus pacifique que pacifiste, il pourrait trouver le moyen de s'amuser dans cette cité. Il y avait beaucoup de monde et, quoi qu'il n'y paraisse pas, il y aurait sûrement beaucoup de gardes. De très nombreux vigiles et videurs se postaient aux différentes entrées et il n'était pas sûr de pouvoir les occire si aisément qu'il aurait été nécessaire de le faire dans le cas où ces troubles fêtes venaient à s'imposer dans l'équation déjà si délicatement complexe de ses projets. Un jour viendrait cependant où il serait assez puissant pour régner en maître sur son pouvoir et alors toutes ces hardes de bandits en uniforme qui représentaient l'ordre le craindraient car il serait l'implacable instigateur du chaos. Mais pour lors, il devait accepter de se contenter des petites victoires et des petits dérèglements qu'il était capable de provoquer. Il n'était peut-être pas encore à l'apogée de ses possibilité, il demeurait néanmoins capable de s'amusait comme il l'entendait lorsque cela lui chantait.

Dans son errance de découverte, il finit par passer devant un bar, rattaché à un casino plus grand et plus imposant appelé si sobrement le "Montecitard". Le bâtiment en lui-même était haut de cinq étages et offrait une architecture atypique pour les environs, se basant plutôt sur le style classique que l'ultra modernisme de ses voisins. En lui-même, le bâtiment n'aurait pas plus attiré son attention et il aurait passé son chemin si une agitation particulière n'avait pas eu lieu dans le bar adjacent au casino. Il s'approcha un peu, intrigué par l'animation étrange qu'il y avait à l'intérieur et compris rapidement qu'une bagarre générale venait d'éclater. Un large sourire étira alors les lèvres du voyageur qui se précipita vers l'intérieur dans l'espoir de mêler à la mêlée. En quelques pas à peine il fut sur les lieux pour découvrir avec beaucoup de regret que le spectacle s'était terminé aussi vite qu'il avait commencé. Le service d'ordre, plus efficace et plus impressionnant que jamais était venu et en moins de trois seconde avait séparé tous les combattants, arrêté les principaux perturbateurs et les avait emmené à l'arrière pour se calmer. Les créatures des rêves de plus de deux mètres cinquante de haut, dont les costards et les visages affichaient un sérieux des plus exemplaires, se postèrent en plus grand nombre dans le bars afin d'éviter que l'événement se réitère. Lucien fit une moue déçue en voyant le résultat de leur action et soupira. Il était dans l'entrée du bar et pouvait observer la salle dans son ensemble. C'était un bar de conception assez simple. Un long comptoir occupait le fond à droite et disposait d'une porte de service. Le reste n'était que des tables et des chaises disposaient aléatoirement à travers l'espace. Il n'y avait que trois entrée. Celle qui menait sur la rue et où il se tenait à présent. Celle qui était derrière le bar et qui menant visiblement aux coulisses du casino - où l'on avait emporté les instigateurs de la bagarre. Et la dernière était une grande porte vitrée qui donnait sur le casino en lui-même et sur son immense salle de jeu, apparemment le rez de chaussé était entièrement centré sur les machines à sous dont la victoire était systématique.


"Bon, monsieur, vous entrez ou vous n'entrez pas ?" demanda soudain une voix mécanique juste à côté de lui.

Il ne l'avait pas remarqué, mais pour plus de sécurité, on venait de poster un videur, non plus seulement à l'entrée même de la salle de jeu, mais à l'entrée du bar qui donnait sur la rue. Or, ce videur, en le voyant arriver dans son costume d'université privée américaine, coiffé en blondinet débraillé, s'était immédiatement accordé pour lui donner le droit de passage à l'intérieur de l'établissement. Lucien leva les yeux vers lui et se demanda s'il n'allait pas lui foutre son marteau dans la tronche dans la seconde qui suivait. Pourtant, la perspective ne lui plut pas. Il aurait aussi pu partir pour aller visiter un autre casino, mais son intuition le poussa à croire qu'il était préférable qu'il se prenne à visiter les lieux. Aussi fit-il un pas vers l'intérieur et l'armoire à glace reporta son attention sur le client potentiel suivant, sans remarquer que le costume de Lucien arborait en lettre scintillante sur tout le dos la belle indication "WE DONT NEED NO EDUCATION" en référence à la si célèbre chanson. Alors, le contrôleur se mit à aller flaner vers la salle de jeu, il n'avait pas soif et désirait réellement se faire une idée de ce qu'était une salle de casino. Même dans sa vie secondaire, il n'en avait jamais visité une seule. C'était l'occasion rêvée d'en profiter. Il entra dans la salle des machines à sous qui s'avéra n'être en réalité qu'une série de très longue rangée de machines disposées comme une armée de soldats robotique, parallèle à la façade du bâtiment qui était séparée en deux par une allée centrale menant directement aux escaliers pour les étages supérieurs où se déroulaient visiblement d'autres activités du même genre. Décidant de ne pas ce cantonner aux milliers de gagnants de cette salle, Lucien se dirigea de lui-même vers les étages supérieurs. Sans la moindre animosité, il se contentait pour l'instant de découvrir tout ce qu'il se passait autour de lui sans trop chercher à faire plus que d'être un simple spectateur.

L'événement se produisit une trentaine de minutes plus tard, sans que Lucien n'y prenne garde et tout se déroula d'ailleurs bien trop rapidement pour que quiconque ait pu le voir venir. Marvin était un de ces chats cauchemar qu'il ne fallait pas trop énerver et surtout qui ne voulait pas perdre. Il ne fallait pas sous-estimer ce gaillard complètement buté qui, lorsqu'il avait une idée en tête ne s'y mettait pas pour de rire et allait jusqu'au bout. Pas sept fois, il avait fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour diverses tentatives de crimes ou crimes qu'il avait commis. Pas quatre fois, il avait été pris et placé dans la prison de Dreamland pour purgé sa peine. Il n'avait pas l'intelligence d'agir là où il ne risquait rien et préférait d'ailleurs amplement se prendre pour une créature des rêves comme les autres, qui avait le droit d'aller où bon lui semblait et d'agir avec calme et parcimonie. Hélas pour ce casino qui n'avait jamais reçu la moindre information sur Marvin auparavant et qui ne connaissait pas sa réputation, ce fut ici que le grand chat laid et plein de cicatrice avait jeté son dévolu pour passer une soirée. Une et une seule soirée de son existence. Il était venu seul, comme tout autre et n'avait dû forcer aucune porte pour faire son chemin à l'intérieur jusqu'aux tables de poker où il s'était alors installé. Le problème était naturellement que dans ces jeux, souvent, le casino décidait de faire un perdant alors que tous les autres gagnaient. C'était une bonne méthode pour que la joie des vainqueurs soient encore plus grande. Et parfois, ce perdant n'étant pas toujours la banque elle-même. Le hasard fit que l'on désigna le chat cauchemar comme le perdant de cette soirée et après trois heures de jeu sans la moindre petite victoire, Marvin commença à s'énerver. Lorsque toute sa fortune eut disparu, il poussa un hurlement terrible, attrapa la table, la souleva, la brisa et la lança à travers la pièce, créant un mouvement de panique. Il avait fallu trois des grands videurs pour l'évacuer et lui signifier que sa présence n'était plus admise dans le casino.

Mais Marvin était déterminé, déterminé à gagner et pas tous les moyens nécessaires. Aussi fomenta-t-il bientôt un plan et réunit une dizaine de compagnons volontaires pour l'aventure et tous se préparèrent pour que cette même nuit où Lucien avait fait son entrée dans la place, ils débarque à l'improviste dans le Montecitard et accomplisse leur oeuvre. Ils entrèrent en force sans que personne ne l'ait pressentit. Ils étaient peu nombré comparé à la garde privée du casino, mais étaient clairement mieux armés et mieux préparés. Les cinq principaux protagoniste se présentèrent à la porte principale et sortirent leurs armes : des fusils et des pistolets des rêves, ainsi que des lames de diverses usages. Parmi eux se trouvait le redoutable Marvin. Il tua d'une seule balle le videur à l'entrée et provoqua immédiatement un vent de panique. Qu'on ait entendu le coup de feu où vu ce l'effet qu'il avait eut, tout le monde sut dans l'instant qu'il n'était plus temps de jouer et de s'amuser que cette nuit, Kazinopolis ne serait pas une terre de paix pour eux. Au même instant, alors que le casino entier trembla sous la secousse du coup de feu, trois créatures des rêves surgirent d'une table et tirèrent avec des sulfateuse sur les différents videurs, à la mode des années trente. Les deux entrées publiques venaient d'être coupées par les malfrats. On ne le sut pas, mais au même instant deux équipes de deux et trois vilains bloquaient les issues de secours des coulisses du casino et se prêtaient soudain au jeu de fouiller celles-ci pour éviter que les renforts n'arrivent. Alors, Marvin se saisit du mégaphone magique qu'il avait apporté et le porta à sa gueule avec un grand sourire sadique.


"Mesdames, messieurs !" tonna-t-il alors et sa voix résonna dans l'ensemble du casino. "Permettez-moi de vous informez que l'ensemble de vos vies sont à présent entre mes mains. Je vous annonce officiellement que je vous prend tous autant que vous êtes, en otage. Nous avons pris le contrôle de toutes les entrées et nous abattront à vue tous ceux qui se mettront en tête de vouloir nous quitter ou de vouloir s'en prendre à nous. Autrement, je vous invite tous autant que vous êtes à vous précipiter au troisième étage pour assister à la partie de poker de votre vie ! Ce soir, je défie tous ceux qui s'en sentent capable de me battre au Poker et surtout monsieur le directeur de ce casino qui est inscrit d'office à la liste des joueurs ! Qu'il le veuille ou non. Et si nous trouvons qui que ce soit dans les couloirs ou dans les autres étages, il sera lui aussi abattu à vue. À présent, exécution !"

Il y eut des cris et de l'affolement en masse et tout le monde se précipita immédiatement au troisième étage où se trouvaient les tables de poker. Au quatrième étage cependant, celui du black jack, Lucien trouva l'affolement étrange et resta un peu détaché par rapport à l'ambiance générale de panique. Un videur s'approcha cependant de lui avec un air très occupé et très inquiet. Il posa une main sur l'épaule du contrôleur pour attirer son attention. Quelques coups de feu retentirent dans les étages inférieurs.

"Euh... Monsieur ?" demanda alors le vigil, presque désolé. "Vous êtes un voyageur, n'est-ce pas ?"


"Oui..." répondit l'intéressé avec simplicité.

"Euh... vous pourriez nous aider à aller chercher du renfort à évacuer le plus de personnes possible ? Et à neutraliser ces malfrats ?" poursuivit-il en tentant d'être plus aimable qu'il n'avait été conçu.

Lucien réfléchit alors à la situation. Il n'aimait pas qu'on lui dise quoi faire et surtout pas qu'on tente de lui imposer sa loi. Or cet énergumène le faisait bien davantage que tous les videurs du casino réunit. Et il lui imposait un comportement particulier alors qu'il ne le lui avait pas demandé. Son élimination entrait donc effectivement dans l'ordre des choses pour Sandman qui acquiesça alors avec gravité à la demande de l'employé du casino. Aussitôt, celui-ci l'emmena vers un ascenseur pour se rendre vers les étages inférieurs où se trouvaient les coulisses du bâtiment et où ils pourraient peut-être trouver une sortie pour aller chercher de l'aide et évacuer tout le monde. Pour Lucien, il s'agissait surtout de repérer les lieux pour voir comment il pourrait s'en prendre à ce fameux chef des preneurs d'otage.
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Lun 20 Juin 2011 - 22:27
A peine les premiers grésillements passés, un discours me parvient avec la douceur des sons qui sortent d'une enceinte pendant un concert de métal. Je ne peux m'empêcher de plisser un œil et de hausser légèrement les épaules sous l'intensité de l'onde sonore. La voix qui en sortait semblait assez assurée, voir suffisante d'elle-même et j'imagine que celui qui parle sourit. Le son semble venir de la gorge comme un grésillement mais peut-être la voix est-elle trop modifiée par l'oreillette pour être similaire avec l'original. Les propos tenus par la voix ne sont pas rassurants et je leur prête attention:
« "Mesdames, messieurs !Permettez-moi de vous informez que l'ensemble de vos vies sont à présent entre mes mains. Je vous annonce officiellement que je vous prend tous autant que vous êtes, en otage. Nous avons pris le contrôle de toutes les entrées et nous abattront à vue tous ceux qui se mettront en tête de vouloir nous quitter ou de vouloir s'en prendre à nous. Autrement, je vous invite tous autant que vous êtes à vous précipiter au troisième étage pour assister à la partie de poker de votre vie ! Ce soir, je défie tous ceux qui s'en sentent capable de me battre au Poker et surtout monsieur le directeur de ce casino qui est inscrit d'office à la liste des joueurs ! Qu'il le veuille ou non. Et si nous trouvons qui que ce soit dans les couloirs ou dans les autres étages... »

La fin m'échappe car une série de cris retentis soudain et les propos du kidnappeur deviennent incompréhensible. Les gens ont cédés à la panique ce qui ne va pas faciliter les choses, ils vont ainsi entraîner la colère de leurs « hôtes » et le tout pourrait bien finir en bain de sang. Dans l'ensemble, le discours que j'ai entendu est assez instructif. Primo, je me trouve dans un endroit où la pratique du poker semble chose courante. Cela confirme donc le fait que je suis bien dans un casino. Secundo, toutes les issues sont bloquées donc il va me falloir trouver mon propre moyen pour m'échapper de ce merdier. Tertio, je ne sais pas ce que me veulent les hommes de main du kidnappeur mais dans le doute je ne préfère pas leur faire de cadeaux. En conclusion, tout ceux sur qui je vais tomber sont susceptibles de me tuer ou de me dénoncer pour obtenir leur liberté et je me dois donc de les empêcher de parler dans les plus brefs délais... J'ai la désagréable impression de me retrouver dans ''Le piège de Cristal'' mais dans un casino. La seule idée qui me paraît motivante est la partie de poker dont les participants seront surement très intéressants. L'adrénaline monte peu à peu en moi à l'idée de me retrouver à une table de poker comme celle-ci car les rares participants qui monteront seront tous très confiant en leurs capacités s'ils sont prêt à prendre le risque de monter. J'imagine que sous peu, le preneur d'otages va déclarer que seul le vainqueur du tournoi de poker pourra sortir du casino. Malheureusement pour moi, mon oreillette a rendu l'âme après une série de cris stridents qui a complètement saturé le son. Je suis donc coupé de tout liens avec les autres.

Une série de pas rapide interrompt mes réflexions, ou plutôt deux séries de pas. Il m'est impossible de me cacher dans ce long couloir blanc. Jetant un coup d'œil à droite, j'aperçois une porte et je m'élance vers elle pour m'y cacher, elle est verrouillée. Après avoir forcé pendant une dizaine de seconde, je sors une carte et tente de glisser l'un des coins dans la serrure. Au bout d'un moment, un bref clic m'informe que la porte a capitulé et je me lance dans la salle sans attendre avant de refermer la porte derrière moi. Non pas que j'ai peur des arrivants, mais leur arrivée alors que je ne connais pas du tout les lieux pourrait me poser des soucis. Je me retourne pour étudier la pièce. Elle est recouverte d'ordinateurs en tout genre et les murs contiennent des armoires toutes porteuses d'un cadenas pour en empêcher l'accès. Mais ce qui retient mon attention n'est pas là. Il y a un homme au fond, ses bras sont noués au dossier d'une chaise et sa bouche est recouverte d'un épais morceau de scotch gris. Il me regarde avec des yeux affolés tandis que j'avance vers lui en sortant trois cartes. Il semble vouloir me dire quelque chose mais je le saisis à la gorge et lui pointe les cartes juste entre les deux yeux tandis que je m'adresse à lui.

« Le moindre cri et tu es mort. Le moindre geste et tu es mort. Maintenant tu va répondre à ma question. Comment je peux obtenir les cartes du casino? »

Je lui arrache le scotch qui lui retient la bouche et il reprend son souffle avant de me parler d'une voix tremblante et nerveuse:

« Tu peux y accéder grâce à cet ordinateur en entrant sur la session principale avec le mot de passe B58 CMB 5775 35. »

Tandis que j'allume l'ordinateur et entre le mot de passe, il se lance dans une longue série de supplications:
« S'il-te-plait, aide-nous. Ils nous ont pris par surprise et ils vont nous tuer si tu ne fais rien. J'ai une famille, je peux... Je peux te payer, les caisses du casino sont illimités et tu peux te servir à loisir... Mmm MmMmh!!! »

C'est incroyable comme ce mec m'agace. Pour le faire taire je lui ai remis le scotch sur la bouche tandis que je fouille l'ordinateur à la recherche de la fameuse carte. J'ouvre finalement un dossier et clique sur une icône. Une lumière apparaît derrière moi et je me retourne d'un bond, croyant à une attaque, il s'agit en fait d'une immense carte projetée sur la table au milieu de la salle. La carte d'abord en 2D se met soudain en relief et des points rouges apparaissent peu à peu à différents endroits. Je m'approche et passe ma main au travers avant de la retirer. Ce mouvement fait pivoter la carte qui réagit aux mouvements humains. Je me rapproche du gars et lui enlève son bandeau pour qu'il m'explique plus en détail le fonctionnement de la carte. Il semble comprendre que je n'ai pas l'intention de l'écouter m'agacer et il se lance directement dans une série d'explication:

« Chaque point rouge correspond à une personne dans le bâtiment. Les vigiles sont en vert et les employés autre en jaune. Il y a quatre étages plus le toit. »

La plupart des personnes sont essentiellement regroupées au troisième étage ou sont encore au rez-de-chaussée au vu de la concentration de point. Il y a des petits groupes de points rouges devant chaque entrée et sortie, toit compris. Le kidnappeur semble bien connaître les lieux car il a choisit l'espace le plus vaste et la salle la mieux adaptée pour une partie de poker. Dans les couloirs circulent des points rouges et quelques points verts qui fuient les rouges. Il y a donc encore de vigiles qui sont hors du contrôle des malfrats, ce qui est plutôt bon signe. Un point rouge accompagné d'un vert attire mon attention. Cela veut dire qu'il s'agit soit d'un vigile corrompu qui se trouve avec un homme d'arme, soit une personne très importante mise en sécurité par le vigile, soit un gars qui va avoir son rôle à jouer dans ce conflit. Pour l'instant, j'opterais plutôt pour la première proposition car elle expliquerai mieux la raison d'une si rapide prise de contrôle du bâtiment. Il me faut un plan si je veux avoir une chance de m'échapper. Soit je règle leur compte à tout les Bad Boys, soit je n'en élimine que quelques uns en sortant par le toit. Soit je trouve une troisième solution plus pacifique. Personnellement, je n'ai qu'une envie, participer à la partie de poker. Et on le dit toujours, il faut parfois se faire plaisir. Il va donc me falloir atteindre la salle sans me faire repérer, faire la partie sans risque de me faire tuer puis repartir et m'échapper. Pour la première étape, la carte peut m'être utile. Je la remet en 2 dimension et lance une impression. Je libère le gars attaché et lui ordonne de ne partir qu'au moins quinze minutes après mon départ, le temps pour moi de rejoindre le troisième étage.

Je sors de la salle en discrétion, referme la porte et la verrouille. Ni vu ni connu. J'ai vérifié à l'avance, en continuant ainsi je ne suis pas sensé rencontrer qui que ce soit s'ils suivent tous les trajectoires déjà prises. Ceux qui m'inquiètent le plus étant le point vert et le rouge car justement... ils sont deux. Je prend le couloir de droite, avance sur une cinquantaine de pas, tourne à gauche, si je continue comme ca, je vais atteindre les escaliers qui ne sont pas gardés ni surveillés pendant deux minutes à un moment précis. J'arrive juste devant l'un des derniers tournants qui me sépare de mon ascension quand un homme âgé d'environ trente ans et d'un mètre quatre-vingt me surprend. Il réagit plus vite que moi en me saisissant à l'épaule avant de me plaquer contre le mur. Il porte la main à son oreille surement pour les informer de ma présence mais je le frappe en pleine main d'un mae geri dans la main. Il relâche un instant sa tenue sur mon épaule et je me glisse à côté. Un petit bruit semblable à un objet qui tombe au sol attire notre attention. Il s'agit de son oreillette qui a glissé. Nous la regardons tout les deux puis nous nous fixons droit dans les yeux et nos deux esprits comprennent en même temps. Le premier qui chope l'oreillette gagne. Moi parce que je l'isole et en temps que voyageur j'ai l'avantage, lui parce qu'il peut joindre ses camarades. Nous nous lançons tout deux sur l'objet convoité, main tendue, épaule contre épaule. Je la touche le premier mais il me donne un coup de coude et elle repart un peu plus loin. Prenant appui sur ma main au sol, je pivote et le frappe dans le dos d'un mawashi geri. Son souffle se coupe et il tombe à quatre pattes. J'en profite pour me jeter sur l'oreillette et alors que je vais l'atteindre, une main puissante me saisit la jambe et me ramène vers elle. Je glisse sur le sol sans trouver le moindre appui tandis qu'il se relève sans pour autant me lâcher.

Je me retrouve la tête en bas à le frapper de ma jambe libre pour qu'il me lâche. Rien à faire il est trop fort. Il commence à s'avancer vers notre objectif et j'attends qu'il se baisse un peu pour la ramasser. Lorsque le moment arrive, je lui saisis les deux jambes et les rapproche, puis je coince ma jambe libre derrière sa nuque et d'un mouvement du torse, le fait basculer en avant. Il s'étale de tout son long tandis qu'un énorme CRAC retentit. Je profite de me retrouver au-dessus de lui pour le frapper au visage sans m'arrêter. Son nez se met à saigner bientôt suivi de son arcane sourcilière et de sa lèvre. Il bloque finalement l'un de mes poings et commence à le tordre violemment. De mon autre main, je saisis une carte et la plante avec rage dans sa gorge exposée. Il tente de pousser un cri avant d'étouffer et de mourir. Je récupère la carte et me relève. Le sang a recouvert tout le carrelage. Il m'est donc inutile de dissimuler le corps car les traces de sang resteront. Je repars donc en faisant encore plus attention. Lorsque l'un des hommes sort de mon champ de vision, je m'élance et atteint finalement l'escalier que j'escalade en hâte. Me voilà au deuxième étage, il va être bien plus ardu à traverser car les gens qui s'y trouvent ne sont surement plus là où je les avaient repérés. Je m'engage dans la zone en surveillant chaque coin de couloir et chaque salle. Une série rapide de pas attire mon attention et je sors six cartes que je cale entre chacun de mes doigts afin de m'en servir comme de griffes. Ma potentielle future victime arrive dans mon champ de vision et je remarque qu'il s'agit d'un vigile, seul. Je me jette sur lui avant qu'il ne me remarque et le plaque au sol sans ménagement. Je pose sur son cou trois cartes, prêtes à le tuer. Je lui demande alors:

« Qui sont-ils? Combien? »

le gars entre mes mains reprend son souffle et me répond dans un chuchotement:

« Ils sont assez nombreux, je ne sais pas combien exactement. Ils sont surtout des mercenaires qui obéissent aux ordres de Marvin, un chat cauchemar. Ils ne le suivent que parce qu'il leurs a promis de grosses sommes d'argent. Je t'en pris aide nous. »

Bordel, marre d'entendre tout le temps le même refrain, pourquoi faut-il toujours qu'ils demandent de l'aide à des voyageurs, pourquoi ne se demerdent-ils pas tout seul un peu, moi tout ce qui m'intéresse ce soir c'est le poker, le reste Basta. Je lui fais un signe de tête affirmatif pour qu'il me foute la paix avant de me relever en m'élançant dans le couloir d'où il est arrivé. Rien qu'à l'idée de la partie de poker, je souris de plaisir...
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Ven 24 Juin 2011 - 2:00
Au troisième étage, l'ambiance est lourde d'inquiétude. Avec à peine cinq hommes armés jusqu'aux dents, l'infâme Marvin tient en otage pas moins de sept cent rêveurs et créatures des rêves cloîtrés dans une salle immense. Il sait très bien qu'à peine le tiers des gardes du casino a accepté de se livrer. Mais en tout, seule la moitié est encore opérationnelle, le sixième a été tué dans le premier assaut. Selon le rapport que ses hommes lui ont fait, les autres ne devraient pas tarder à se mettre dans le rang ou à s'étaler lamentablement dans leur propre sang. Il sait qu'il est à présent le maître absolu des lieux. Ses hommes ont barricadé les portes pour que personne n'entre ou ne sorte sans qu'ils n'aient le temps de les descendre en ricanant avec sadisme. D'autres arpentent les couloirs à la recherche de tout individu susceptible de ne pas être à sa place à admirer la magnifique partie de poker qui se déroulera ici ce soir. Il veut être la seule attraction cette nuit et n'est pour l'instant pas déçu. Avec un peu de coups de feu tirés en l'air pour impressionner, il a pu faire arranger la salle exactement comme il le souhaitait pour que tout soit le plus parfait possible. Une seule table, grande se trouve au centre de toute cette mascarade, entourée de toutes les chaises que l'on a pu trouver afin que l'on puisse s'asseoir pour admirer tout le spectacle. Entre ce qui fait office de gradins, l'on a dessiné une belle allée sombre qui mène droit à l'ascenseur pour soigner l'arriver d'éventuels participants se présentant à la dernière minute, mais surtout du Directeur lui-même qui ne devait plus tarder à présent. Seule la table de jeu est éclairer pour qu'elle seule soit visible. Tout est en place, il ne manque plus que les protagoniste principaux, les joueurs eux-mêmes pour l'instant aucun ne s'est présenté à lui, ce qui est normal puisqu'il s'agissait de tout mettre en scène.

À cet instant, la cloche de l'ascenseur sonna pour annoncer qu'il arrivait à l'étage. Les deux portes coulissantes s'ouvrirent en laissant s'échapper toute la lumière de l'ascenseur dans la salle sombre. Un petit être des rêves, un écureuil de la taille d'un chat sur deux pattes s'avança au centre de l'allée. Sa queue se balançait doucement à mesure qu'il marchait et son allure était digne. Il portait un costume digne d'Elvis, mais sans la coiffure inutile et se présentait à son adversaire avec une prestance certaine. Il arriva à la table de jeu et grimpa hâtivement sur l'une des chaises faisant face au mastodonte qu'était Marvin.
"Je suis le directeur. Finissons-en." déclara-t-il sobrement. Le chat cauchemar, robuste et impressionnant éclata alors d'un rire mauvais. "Ce ne sera pas aussi simple que cela mon cher !" Puis, il se tourne vers l'assemblée avec un sourire grandiose tandis que le directeur du casino reste impassible et attend avec un sérieux à couper le souffle que tout cela se passe. "Mesdames et messieurs, cette partie est ouverte à tous ceux qui voudront y participer. Les règles de la partie seront les suivantes : on peut miser tout ce qu'on possède, sans la moindre exception, jusqu'à vos cheveux si cela vous tente ! Qui perd, meurt par ma main, qui triche, meurt par ma main. Le gagnant a le droit de quitter les lieux. Si je ne suis pas le gagnant, nous recommenceront une autre partie avec les mêmes règles, et ce, jusqu'à ce que je sois le gagnant. Maintenant, que les volontaire parmi vous s'avancent !" Et pour appuyer comme il se doit ses propos, il tire de sa ceinture une arme de poing gros calibre, damasquinée d'or, avec des motifs s'entrelaçant. Un bon gros flingue comme on en rêve qu'il pose sur la table, juste devant lui avec un grand sourire mauvais.

Un type avance alors depuis la foule et se présente à eux avec sa tête de blondinet en smoking, impec, mais assez baraqué et classe pour jouer dans les films d'actions les plus mythiques de la planète. Il s'installe sur une chaise et se pose immédiatement comme le monstre de sex appeal qu'il représente.
Je suis Bond, James Bond." dit-il simplement à l'attention de ceux qui l'écoutent. "Bienvenue James..." ricane le chat cauchemar. Un autre type se présente alors, dans un smoking très fin XIXème, violet, avec un chapeau haut de forme, un cigare dans la bouche et un les cheveux lissés et brillants. Il porte une petite moustache ridicule qui lui donne un air très précieux. "Je suis Pat Poker." Un troisième homme avance, petit, brun, les cheveux bouclés, une cinquantaine d'années et un petit sourire à la fois niais et charmeur calé sur le visage. "Je suis Patrick" lance-t-il de sa voix éreinté. Enfin, une jolie jeune femme s'avance, blonde, en tenue de soirée, avec un décolleté optimiste et de longs et volumineux cheveux roux. Sa démarche coulante et glissante lui donne tout de suite un air félin et terrifiant de sensualité. "Appelez-moi Fatale..." fait-elle avec une voix douce et glissante. De nouveau Marvin éclate de rire.

"Bien, bien, personne d'autre ne veut tenter sa chance ?"

___

L'ascenseur de Lucien arrive enfin à l'étage souhaité. En actionnant une petite clé dans une serrure spécialisé, le vigile qui l'accompagne ouvre les battants secrets de la minuscule petite pièce. Une couloir blanc et aseptisé s'offre alors à leur vue et il semble si vide qu'il en est terriblement inquiétant. Lucien, en bon sauveur du casino, se place consciencieusement derrière le grand videur qui le guide. En cas de pépin, il est toujours mieux de savoir qu'un autre tombera dessus le premier. Tous les deux avancent alors prudemment à travers le couloir, le voyageur se tenant prêt à réagir aussi vite qu'il le peut et l'autre à décamper rapidement en cas d'absolue nécessitée. Le contrôleur du chaos n'a que faire de la situation, il veut tuer les preneurs d'otage et rien d'autre ne l'intéresse réellement. Ce vigile ridicule n'est pas un danger du même acabit pour la liberté. Son efficacité se trouve dramatiquement limitée tant qu'il est aussi isolé de ses camarades. À lui seul, Lucien pourrait lui enfoncer son petit crâne et s'en aller gaiement découvrir les lieux et ses possibilités. Hélas, il est toujours préférable d'avoir de la chair à canon à côté de soi lorsque l'on avançait vers l'ennemi avec autant de courage. Ils commencèrent à suivre l'entrelas de couloirs des coulisses du casino, dont la plupart des salles paraissaient tout simplement dénuées d'intérêt pour le voyageur et sûrement rajoutées pour combler les vides et créer un aspect labyrinthique à l'endroit. Ce qui était très réussi d'ailleurs et ne manquait pas de plaire à Lucien, dont l'idée de se perdre dans les lieux l'enchantait et l'émerveillait à la fois. Puis, enfin, ils parvinrent à l'endroit où ils souhaitaient se rendre, en ayant pris soin de passer inaperçus pour les malfrats qui rôdaient des les parages, sûrement à leurs recherches. Le vigile ouvrit la porte et pria Lucien de le précéder, après avoir vérifié que tout allait bien. Le jeune homme ne se fit alors pas prié et découvrir dans la stupéfaction la plus totale, un cagibi à balais. Le garde entra à son tour et referma la porte derrière lui sans prêter attention au regard complètement désabusé de celui qu'il accompagnait. Il actionna une nouvelle fois sa clé dans un interstice invisible et aussi tout, le mur du fond s'ouvrit pour laisser place à une grande salle qui ressemblait fortement à une chambre secrète au fin fond d'un bunker.

À l'intérieur, une dizaine de vigiles se trouvaient déjà là à attendre comme des idiots la suite des événements, bien planqués dans l'arrière boutique. Sûrement avaient-ils ordre de se regrouper ici en cas de pépin tel que celui qui frappait le casino à présent. Tous le regardèrent avec circonspection tandis qu'il les saluait d'un geste de la main et avec un grand sourire affreusement niais. Ils entrèrent tous les deux à leur tour et le mur se referma comme par enchantement derrière eux. Seul au milieu de tous ces gardes de très haute taille et de grande stature, Lucien se sentaient un peu observé. Il ne dit rien et attendit qu'on lui donne des instruction. Fallait-il qu'il affronte les onze qui se trouvaient là et représentaient le dernier espoir du casino pour une reprise en main rapide ? Il n'était pas sûr de le vouloir, ils avaient déjà l'air assez perdus comme ça pour qu'il ne leur inflige encore davantage de dégâts.

"Euh... c'est qui lui ?" [i]demanda l'un des vigiles.


"C'est un voyageur, il va nous aider." expliqua son camarade qui venait d'entrer. Bon, tout le monde est là ?"

"Presque, mais je ne sais pas si on a besoin de les attendre." répondit l'autre, puis, en se tournant vers Lucien : "Monsieur, nous avons besoin de vous pour sauver le casino. Nous allons d'abord faire le tour du bâtiment à la recherche des acolytes de notre ennemi et nous les démonteront correctement un par un. Vous pensez pouvoir être de taille à combattre les voyageurs qu'il a amené avec lui ?"


"Euh, ça dépend... combien ils sont ?" demanda le voyageur en s'inquiétant surtout sur le fait que ses ennemis aient des armes à feu et lui non.

"Seize d'après nos ordinateurs. Mais d'autres agissent bizarrement, peut-être approchent-ils plus de la vingtaine. Par contre, il n'y a que deux voyageurs parmi eux. Mais des petites frappes de seconde main seulement."


"Oui, oui, ça devrait le faire, allons-y." accepta le contrôleur sans trop savoir ce qu'il faisait.

Les onze acceptèrent le plan qu'on leur avait exposé - si l'on pouvait appeler cela un plan - et tous se dirigèrent vers le mur qui était leur porte secrète. Pendant ce temps Lucien observa la pièce et découvrit qu'outre le mobilier qui laissait à désirer, la salle manquait à ce point de décoration que la bouche d'aération pouvait paraître élégante. L'un des vigiles se servit de sa clé pour réouvrir le mur, mais subi un échec critique. Il recommença, réitéra son action, jusqu'à ce qu'il décrète que sa clé était hors d'usage et il la jeta vers l'arrière. Lucien la ramassa presque par curiosité en attendant que l'on ouvre la porte. Mais la seconde clé que l'on utilisa ne fonctionna pas plus et il en fut de même pour les suivante. Rapidement, l'on compris que le mur demeurerait bloqué. Ce qui fit mourir de honte l'ensemble des protagonistes car ils se retrouvaient à présent piégés comme des idiots dans une salle secrète, ne pouvant plus sortir pour aller au secours des autres. Lucien, levant les yeux au ciel, s'intéressa alors à la bouche d'aération. Quoi qu'elle soit à plus de deux mètre au dessus du sol, elle était assez large pour le laisser s'y glisser. Il n'attendit pas qu'on lui donne la moindre permission, il posa son marteau sur le sol, l'alourdit pour qu'il reste stable et l'agrandit pour se soulever jusqu'à la grille. Il retira celle-ci avec aisance puis qu'elle était très mal fixée, sous les yeux ébahis des vigiles idiots qui s'étaient piégés eux-mêmes dans leur stupide salle secrète. Il entra alors dans l'étroit tunnel et rapetissa son marteau pour qu'il reprenne sa taille originelle et qu'il puisse passer avec lui dans le conduit.


"Bon courage voyageur et bien joué !" le félicita-t-on. "Une fois dehors, n'oublie pas de venir nous libérer !"

Lucien l'ignora et se mit à ramper dans les conduits d'aération. La scène lui fit penser au nombre incroyable de films qui utilisaient toujours ce décor pour leurs héros. Sa préférée était sûrement celle d'Alien, puisqu'il n'y avait absolument rien de logique dans le fait d'aller poursuivre une créature sanguinaire dans un espace où l'on avait pas la place de se battre. Peu lui importait. En se dirigeant un peu au hasard, il finit par dégotter une chose tout à fait inattendue. Un homme se trouvait en face de lui, avec toute une tenue digne des plus grands films d'action et tout un attirail de machines électroniques très sophistiquées. Il regardait Lucien avec le plus grand ébahissement qui soit, sans trop comprendre ce qui arrivait. Le voyageur ne lui laissa pas le temps d'utiliser tout ses gadgets, il agrandit soudain son marteau qui fila droit assommer l'inconnu. Faisait-il partie des preneurs d'otage ? Fallait-il le tuer ? De toute manière, il n'avait pas l'espace de le faire ici. Il fallait qu'il pousse le corps inerte pour le faire sortir et ensuite seulement, il pourrait le tuer proprement. Il le fit alors sans trop s'inquiéter de quoi que ce soit et le corps finit par tomber brutalement dans un couloir en faisant un boucan d'enfer. Lucien s'approcha pour voir ce qu'il s'était passé et s'étonna alors de voir qu'un cadavre jonchait déjà le sol dudit couloir. Un troisième homme arriva soudain, fusil mitrailleur en main - c'était une créature des rêves - et découvrit le tableau avec une grande surprise, sûrement plus grande que celle de Lucien d'ailleurs. Il porta la main à son oreille.

"Euh... les gars ? Je viens de trouver le corps de Lenny avec un autre type que je connais pas mais qui a l'air d'un agent secret ou un truc du genre... vous feriez mieux de venir voir..."


Il avança un peu se trouva alors pile dans la ligne de mire de Lucien. Le voyageur visa et agrandit si subitement son marteau que le preneur d'otage fut compressé sans comprendre contre un mur qui s'écroula un peu sous le choc. Les os du malfrats avaient été broyés par le choc. La voie est libre, songea le fou dans son conduit d'aération.
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Nayki Shin
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Sam 25 Juin 2011 - 11:39
Cela fait un bon moment que je cours dans les couloirs et je n'ai croisé personne. Deux hypothèses, soit les gardes se sont tous fait tués par un mystérieux allié, soit ils sont tous en train d'assister à ma partie de poker où je ne suis pas encore. Alors que je pique un gros sprint, j'arrive à une intersection et un homme d'un mètre 80 armé d'une mitraillette. Je n'ai pas assez de distance pour freiner alors je me contente d'accélérer. Arrivé à son niveau je bondis, prenant appui sur son épaule et me propulse pour continuer ma course sans ralentir. Malheureusement pour moi, il réagit plus vite que prévu et saisit ma main encore posée. Il stoppe ainsi ma course et m'envoie rouler au loin. Le sol se rapproche dangereusement de ma tête et j'ai juste le temps de relever les mains pour amortir le choc. Je me heurte malgré tout au mur et me relève tant bien que mal. Une légère sensation de vertige m'oblige à m'appuyer contre le mur. L'homme en face de moi est chauve et il a une allure de Monsieur Propre, sauf que monsieur Propre n'est pas armé d'une mitraillette, d'un grand imper noir et il n'a pas une net envie de vous tuer dans le regard. Je crois avoir compris que la forme des oreilles indique s'il s'agit d'une créature des rêves ou non. Dans le cas présent ses oreilles sont arrondies. Il s'agit donc d'un voyageur, comme si rencontrer quelqu'un qui risque de me mettre en retard n'était pas suffisant j'ai en plus le droit à un voyageur. J'extirpe cinq cartes de mon paquet. Il ne semble pas être arrivé à Dreamland depuis bien longtemps. Plutôt que de tenter de l'éliminer immédiatement, je préfère engager un peu la conversation:
« - Je suis désolé, je suis un participant du tournoi mais je me suis perdu dans les couloirs. Vous pourriez m'aider? »


Ce que j'aime dans les discours civilisés c'est quand c'est à double sens. L'homme me sourit avec un sourire carnassier qui me montre ses dents plus que blanche avant de se mettre à me tirer dessus à un rythme de dingue. Je plonge sur le côté mais les balles qui étaient censées finir dans le mur changent de direction et me foncent dessus. Me voilà obligé de me relever et de courir pour éviter de me faire perforer. Je lance une carte qui coupe une des balles en deux. Sauf que les deux parties coupées de la balle continue leur avancée vers moi. A ma droite, une porte, vite! Je pose la main sur la poignée et la tourne, la porte s'ouvre d'elle-même et je me glisse dans l'ouverture avant de refermer la paroi derrière moi. Je tiens la porte fermée et j'entends les balles s'y écraser une à une. Bon, si je ressors, il va se remettre à me tirer dessus, si je me cache ici, il va surement rentrer dans la pièce pour m'éliminer. Je repère un placard à droite. Bingo.

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Alors que je faisais la ronde dans le couloir; un mouvement à ma gauche a attiré mon attention. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un de ces abrutis engagés par Marvin mais je me suis aperçu que c'était en fait un gars du casino. Enfin de la chaire fraiche, ca faisait un moment que j'en rêvais. Sauf qu'au moment où j'allais me tourner et lui tirer dessus, il m'a pris de vitesse et a sauté au-dessus moi. J'ai eu un sacré coup de bol de réussir à le choper et à le balancer contre le mur. Il est maintenant en train de se relever. Ça va être un délice de voir sa tendre peau trouée par mes balles...
« - Je suis désolé, je suis un participant du tournoi mais je me suis perdu dans les couloirs. Vous pourriez m'aider? »

Oh oui bien sur que je vais t'aider, gamin. Je peux t'assurer que tu va trouver un repos très agréable mais avant ça tu va être MON jouet! Aller pour commencer, une petite rafale de balle. Tiens, il les a esquivé, je ne pensais pas qu'il serait aussi vif. Sauf que, surprise, ses balles réagissent à mes ordres et là elles ne vont pas te lâcher. Mais pourquoi court-il, c'est pas si douloureux de mourir pourtant. Ah d'accord, il veut faire une partie de cache-cache. Ça me convient parfaitement. Fais attention, j'ouvre la porte, j'allume la lumière. La pièce est toute petite et il n'y a personne. M'aurait-il fait faux bond? Ah non, il y a un meuble tout a fait adapté à ce genre de jeu. Alors, je l'ouvre ou bien je tire directement. Hum dur choix. Bah, je préfère tirer, son sang va surement couler de l'armoire et ses cris seront une douce mélopée. Un, deux, trois, feu! Je vide mon chargeur sur lui, recharge et re-vide mon chargeur. J'adore le bruit de l'armoire qui vole en morceau. Bon, j'arrête de tirer. Alors, allons voir ce beau petit cadavre sanguinolent. J'ouvre, Bah il est où? Quoi! Personne! Mais ca veut dire que...

-

J'entrouvre légèrement la porte du placard et enlève ma veste que je fais un peu dépassé de l'entrebâillement de la porte. Je sors 4 trèfles et les colle sur les paumes de mes mains et sous mes chaussures avant de grimper aux murs. Je me retrouve ainsi au plafond dans un coin sombre au-dessus de la porte. Celle-ci s'ouvre à l'instant où je me colle au plafond. Le chauve entre dans la pièce et allume la lumière. Il fouille la pièce du regard avant de tirer comme un dingue sur le placard sans s'arrêter sauf le temps de recharger. Je profite du vacarme qu'il fait pour me glisser le long du mur et me poster dans son dos. Il s'avance vers le placard et ouvre la porte. Je lève en même temps trois cartes que je met au niveau de sa gorge. Je tiens à ce qu'il comprennes que je l'ai duper. Il ouvre le placard et j'abaisse en même temps les cartes. Sauf qu'il réagit bien plus vite que je ne m'y attendais et il se penche en avant en saisissant mon col. Je ne sais pas comment il a su que j'étais là mais il m'a bien berné. Il me propulse avec une technique de judo tout a fait banale dans le placard avant de se mettre à tirer. J'ai juste le temps de sortir des cartes de mon paquet et de m'en servir pour me faire des protèges-bras. Je me recroqueville sur moi même en disposant des cartes sur toutes les zones exposées. L'horreur commence. Les balles fusent et tapent contre mon corps. M'évitant d'être blessé mais ne m'empêchant pas pour autant de subir la force de l'impact. Lorsque l'enfer s'arrête, je me jette dehors sans prendre connaissance de mes blessures et le frappe en pleine tête, l'envoyant valser dans un mur. Il se heurte la tête et tombe au sol. Je m'élance sur lui, le saisis par le col et le frappe en pleine mâchoire, un énorme crac retentit et je comprend que je lui ai brisé la nuque. Je laisse retomber le cadavre inanimé et sors de la pièce en rangeant mes cartes. Un détail me gêne, je me rends compte que je ne suis vêtu que de mon T-shirt rouge et qu'il me manque ma veste. Je retourne dans la salle et récupère ce qu'il en reste. L'habit en question est complètement troué et de ce fait inutilisable. En plus, j'ai les bras recouverts de marques rouges à cause de l'assaut. Je ne sais pas ce qui me retient de retourner le taper.

Au bout d'un moment, j'atteins l'escalier qui mène à l'étage supérieur. Au troisième étage. Les couloirs sont vides et seul le bruit des discussions me proviennent. Je ne cours plus et m'occupe de mon apparence. Il est important que je face une entrée soignée si je veux pouvoir rendre méfiant mes opposants. Lorsque je considère que mon look est suffisant, c'est à dire quand j'ai ôté la poussière qui recouvrait mes habits parce qu'en la situation je ne peux guère faire mieux, je lève la tête et me rend compte que je suis bel et bien arrivé devant l'une des entrées menant à la salle d'où proviennent les cris. Un décompte se fait entendre. 10, 9, 8, la voix qui parle est assez spéciale et je crois reconnaître qu'il s'agit du preneur d'otages. Lorsque le décompte tombe à trois, je pousse la porte et pénètre dans la salle, à deux j'ai franchis la distance qui me séparait de la table tout en jouant avec mon paquet de cartes, à un je suis encore debout et je les regarde tous, à zéro je suis installé, prêt à jouer. Les joueurs assis à la table me regardent bizarrement tandis que Marvin me sourit à pleine dents. Il me regarde longuement avant de déclarer:
« Ton nom?
- Nayki
- Et bien pour toi, je vais redire les règles. on peut tout miser, sans la moindre exception, jusqu'à ses propres cheveux si cela te tente ! Tu perds, Tu meurs, Tu triches, Tu meurs. Le gagnant a le droit de quitter les lieux. Si je ne suis pas le gagnant, nous recommenceront une autre partie avec les mêmes règles, et ce, jusqu'à ce que je sois le gagnant. Compris?
- Ouais
- Tu as des E.V?
- Ouais »

Et j'accompagne mes dires d'un mouvement en sortant sur la table une fiole remplie d'essence de vie. Il me regarde avec joie et déclare:
« Dans ce cas, nous pouvons commencer »


Une magnifique croupière arrive dans la salle. Seul bémol à son corps de rêve, son regard est entièrement soumis au gros chat. Il l'a surement battu à répétition pour en arriver à un tel état de domination sur son esprit. Il ne fait aucun doute que les jeux vont être truqués. Bah pas grave, ca rajoutera du piquant à la partie. Elle mélange les cartes soigneusement, pour l'instant je ne repère pas de signes de tricherie. Puis elle distribue le tout, je reçois mes deux cartes. Dame de cœur, six de trèfle. Rien de bien intéressant avec une main comme celle-là. Je préfère me coucher et observer un peu les autres joueurs. La plupart ont l'air assez stressés même s'ils affichent une certaine confiance en leurs capacités. Marvin suit, rien de bien étonnant à cela mais ce n'est pas le seul, Fatale et Pat suivent également. Le flop est révélé dix de carreau, six de pique, six de cœur. Un flop plus qu'intéressant pour une main comme celle que j'avais mais il ne reste plus qu'un six dans le jeu et je sens que ce n'est pas Marvin qui le possède. Pat se couche tandis que Fatale relance, suivie de Marvin. Le turn sort un trois de trèfle. Fatale semble très confiante en ses chances de gagner mais Marvin ne se laisse pas déstabiliser. Je suis quasiment sur que la prochaine carte sera un dix. En effet il s'agit du dix de cœur. Les cartes tombent et le sourire de Fatale disparaît immédiatement. Elle avait bel et bien un six, le six de carreau mais Marvin possède quant à lui un dix de pique qui lui assure la victoire et qui met Fatale dans une position assez désavantageuse.

Je me sens soudain observé avec insistance, je lève la tête et croise le regard de Bond qui semble désireux de me dire quelque chose. Je hoche la tête sans avoir la moindre envie de prendre part à son plan et il en semble satisfait. La partie reprend et j'obtiens cette fois un as de carreau et un roi de trèfle. Soit une main tout à fait satisfaisante, je suis accompagné de Marvin, Pat et James. Patrick n'a pas encore suivi un seul tour et je suppose que c'est un joueur tight [HRP: pour plus d'infos, google est ton ami ^^]. Le flop révèle un roi de carreau, une dame de pique et un valet de pique. Si cette manche est truquée je suis sur qu'un dix va sortir au coup suivant assurant à Pat, James et moi une suite mais la river révèlera une autre dame et Marvin aura un carré. Soit en d'autres termes, si je vois un dix, je me couche. Évidemment et sans aucune surprise, il s'agit d'un dix. James relance en force suivi des deux autres joueurs tandis que je me couche sans hésiter. La carte finale n'est autre qu'une magnifique dame et Pat se retrouve ruiné. Notre splendide chat caresse un instant son pistolet puis le lève et et la teinte or se reflète un instant dans les yeux du pauvre Pat qui se prend une balle dans la tête avant de disparaître. Marvin éclate de rire et repose le pistolet. Je me demande soudain si Pat n'aurait pas voulu continuer la partie en misant ses vêtements. C'est étonnant que Marvin ne l'ai pas laissé continuer ou même parler.

La manche suivante me rapporte une paire de sept et je ressens à nouveau le regard de James qui semble vouloir me dire, c'est maintenant, je me lance. Je préfère donc me coucher plutôt que de participer. James est suivi de Fatale et de Marvin. L'agent anglais fait tapis et Fatale l'imite, ce tour étant sa dernière chance de renflouer ses gains. Le chat se contente d'égaliser sans se séparer de son affreux sourire. Je me doute un peu de ce qui va se passer, James a l'intention, je ne sais pas encore comment, de tricher et son excitation est telle que Marvin en semble prendre note, son sourire se faisant soudain plus faux. Le flop est totalement inintéressant mais les trois joueurs s'accrochent et le turn révèle une dame, tandis que la river indique un as. James est bien trop confiant en lui-même et tout les joueurs de la table ont les yeux rivés sur ses moindres faits et gestes. C'est justement ce qu'il espère et je le vois recouvrir ses cartes de sa main pendant un court instant. Personne ne remarque se geste sauf Marvin qui sourit de plus belle et soulève son pistolet qu'il pointe sur la poitrine de James. La balle le troue de part en part et l'homme tombe au sol tandis que son sang gicle un peu partout et fini jusque dans le décolleté de Fatale. Celle-ci ne semble guère s'en soucier mais elle demande à Marvin comment il a su qu'il avait triché. Le chat ronronne de plaisir devant la question. Il explique alors comme un magicien expliquerait son tour de magie à des enfants:
« Les cartes ont toutes une petite entaille dans l'un des coins et il faut le savoir pour vraiment s'en rendre compte. Cet abruti n'a pas fait la différence et il en a subit les conséquences. »

Sauf qu'un magicien ne dévoile jamais ses tours et Marvin vient de faire l'erreur, j'ai bien l'intention de profiter de cette envie de parler pour lui mettre une belle raclée.
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Maraudeur des rêves
Lucien Sandman
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Sam 25 Juin 2011 - 19:41
Lucien sortit dans le couloir et se remit sur ses deux pieds pour contempler son oeuvre. L'étrange personnage dont personne ne semblait pouvoir situer la provenance exacte était toujours assommé et ne risquait pas de se réveiller avant un certain temps. Le cadavre, qui semblait appartenir aux preneurs d'otage s'était doucement vidé de son temps pendant quelques minutes. Sa mort n'était pas si fraîche apparemment. Et cela signifiait plusieurs choses à la fois. D'abord que les malfrats ne faisaient pas autant de ronde qu'ils le laissaient entendre et qu'au contraire, ils mettaient du temps avant de repasser par un point particulier. Ensuite, tout simplement qu'il y avait un autre justicier dans les parage et qu'il ne s'agissait sûrement pas de l'homme qu'il avait assommé dans les conduits d'aération à moins qu'il ne dispose d'un pouvoir particulier. De fait, s'il se trimbalait dans les conduits tout à l'heure, c'était sûrement pour sa silhouette allongée et sa taille minuscule pour un être humain. Il avait été taillé pour passer dans ces conduits, pas pour abattre des idiots plus grands que lui. Quoi qu'il en soit, de tout ces éléments, il n'y avait qu'une seule et unique chose à conclure, il y avait quelqu'un, quelque part qui n'était pas dans le camp des criminels. Et cette nouvelle donnée à la situation lui plut énormément, l'on venait d'ajouter une inconnue à l'équation, ce qui la rendait irrémédiablement la chose plus dangereuse et plus bordélique. Lui, cet agent de chaos si déterminé n'aurait alors qu'un seul et unique rôle. Embrouiller les différents groupes, leur donner des fausses pistes pour qu'ils s'entretuent. Pour l'instant, il n'y avait que trois groupes avérés en plus de lui. Le groupe des videurs, entièrement bloqué dans une seule pièce, ou du moins la majeure partie de celui-ci. Celui des preneurs d'otage, qui arpentaient les couloir et surveillaient la salle de poker. Et un troisième au moins dont les intentions n'étaient pas exactement connue et dont faisaient sûrement partie le tueur et l'homme des conduits. Cependant, rien n'indiquait que l'homme des conduits soit de mèche avec le tueur, ce qui impliquerait donc un quatrième groupe. Toutes les possibilités que présentaient un tel tableau lui firent monter un sourire d'excitation. Comme il le souhaitait, il mettrait tous les malfrats à mort, mais si cela impliquait la confusion générale, alors tout irait pour le mieux et la nuit n'aurait jamais été aussi belle pour Lucien. Il ne restait plus qu'à mettre le bordel partout où il allait en se faisant passer pour qui il souhaitait.

La créature des rêves qui ressemblait à un gangster des années 1930s et qu'il venait d'écrabouiller sur un mur remua encore un peu. Elle n'était pas tout à fait morte et il semblait qu'il lui restait encore quelques minutes à vivre. Plutôt que de la laisser souffrir d'une lente agonie, Lucien préféra lui faire éclater le crâne pour que cessent toute probabilité qu'elle prévienne ses camarade de sa présence. Déjà, elle avait eu le temps de prévenir certains d'entre eux qu'il y avait deux corps dans les parages, dont l'un n'était pas mort et était tout à fait inconnu. Il réfléchit un instant au moyen de mettre un maximum de n'importe quoi dans l'air en un temps record pour embrouiller tout le monde. Le groupe qui allait rappliquer était celui de Marvin, le chat cauchemar. S'il pouvait tenter de se faire passer pour un membre du leur, mais ils savaient déjà que sa dernière victime avait vu les deux autres corps dans leur état actuel. Ils comprendraient tout de suite qui aurait fait le coup. Quant à se faire passer pour le groupe du tueur ou pour celui de l'agent secret des conduits, cela ne l'arrangeait pas tant car il serait contraint de se battre contre les nouveaux arrivant. Alors que faire ? Se faire passer pour le groupe des vigiles - finalement théoriquement le sien - n'était peut-être pas une si mauvaise idée après tout. Cela l'obligerait sûrement à se battre mais il pourrait obtenir satisfaction en agissant de manière à tromper l'ennemi. Il entendit deux personnes arriver rapidement vers lui et sut immédiatement ce qu'il lui restait à faire. Il s'empara du fusil de l'homme qu'il avait lui-même tué et le dirigea vers l'endroit où surgirait bientôt les nouveau venus. Aussitôt que leur ombre apparu, il tira, les forçant à se mettre à couvert sans avoir le temps de le voir et de le détailler pour comprendre ce qu'il se passait.


"C'est vous les gars ?" demanda-t-il dans le silence tendu qui s'imposa alors.

"Euh... ça dépend, c'est qui les gars en question ?" répondit une voix, un peu inquiète.


"Ben, les membres de la sécurité quoi !" lança Lucien, innocemment.

"Euh, ouais, ouais, c'est nous." affirma la voix, sûrement avec un petit sourire narquois.


"C'est quoi le mot de passe alors ?"

"Euh... il y avait un mot de passe ?" tenta l'autre pas très convaincu.

"Ok, c'est bon, venez, j'ai trouvé du monde et des cadavres..." fit Lucien sur un ton beaucoup plus simple tout d'un coup.

Content de leur supercherie inutile, les deux autres arrivèrent en trombe et présentèrent leurs armes pour tirer sur Lucien comme des dégénérés. Hélas, ils eurent une étonnant surprise lorsque ce qu'ils virent ne fut pas le meurtrier de leur camarade, mais un immense marteau, occupant tout leur champ de vision et se dirigeant vers eux à une vitesse affolante. Ils furent bientôt tous les deux plaqués contre le mur le plus proche, incapable de faire le moindre mouvement pour se dégager tant l'objet qui les retenait était lourd à présent. Surpris que leur idiotie n'ait pas fonctionné, les deux gangsters s'inquiétèrent à présent du sort qui serait le leur.


"Bon, vous êtes lesquels vous, les preneurs d'otage, ou les assassins." demanda-t-il naïvement.

"Euh, les assassins ?" s'étonna le premier.


"Ouais, depuis tout à l'heure, on a remarqué qu'il y avait une bande de timbrés qui profitent de la prise d'otage pour massacrer qui ils veulent, quand ils veulent." expliqua Lucien. "Ils tuent tout ce qui bouge. L'équipe des preneurs d'otage, les otages, la sécurité. Bref. Vous n'avez pas l'air de faire partie d'eux. Qu'est-ce que je dois faire de nous ? Je vous libère ?"

"Euh, je suis d'accord..." fit le second.

"Ok, ça roule les gars, bonne chance contre les assassins... Il paraît que certains sont des gars de votre équipe à la base, mais qui ont trahi. Enfin, c'est ce qu'on a cru comprendre."

Alors, le contrôleur ouvrit la porte la plus proche de lui et, touchant son marteau, lui redonna une taille et un poids ridicules, tout en s'engouffrant rapidement dans l'ouverture. Aussitôt, les deux autres furent libérés et retrouvèrent le plein loisir de leurs mouvements. Hélas, lorsqu'ils purent de nouveau braquer leurs armes, Lucien avait disparu du couloir. Ils ne trouvèrent que les corps de deux de leurs camarades avec un autre, étrangement vêtu et équipé, sur lequel ils vidèrent leur chargeur en hurlant. Puis, ils se regardèrent avec étonnement, tous deux couvert du sang de leur victime.

"Tu crois qu'il dit vrai ?" s'inquiéta le premier.
"Ben, il avait pas l'air de déconner. Et puis, ce gars là, il sort de nulle part avec tout un attirail de merde et on le retrouve à côté de deux de nos gars." évalua le second.
"Mais alors, il faudrait peut-être prévenir les autres, non ?"
"Surtout pas ! On ne sait si tous nos gars sont des amis. Si on l'annonce aux autres, les assassins seront prévenus qu'on sait et on ne pourra plus les arrêter."
"Ouais, pas con du tout. C'est vrai qu'on ne sait pas qui..."


Un déclic survint soudain dans leur esprit et ils se précipitèrent ensemble sur leurs chargeurs. Hélas pour le second, le premier fut le plus rapide à remettre les munitions en place et il put de nouveau tirer dans la poitrine de son ancien camarade, l'un comme l'autre s'étant soudain persuadé que l'autre était un traître. Le survivant, souffla alors un peu et s'en alla en courant affolé dans les couloirs. Ne sachant plus à qui faire confiance à présent, tout le monde, y compris ses collaborateurs, pouvaient être des tueurs en série cherchant à lui arracher le coeur pour le dévorer. Il fallait qu'il se méfie de tous à présent et surtout, qu'il tire sur tout ce qui bougeait. Il n'y en avait qu'un seul en qui il pouvait avoir confiance : Marvin lui-même. Hélas, il n'était pas certain de pouvoir le rejoindre en vie et ne savait plus où aller. Il ne pouvait pas non plus sortir du bâtiment car ceux qui gardaient les portes l'auraient sûrement buté dès qu'ils l'auraient vu tenter de s'enfuir. Il était seul à présent et devait se méfier de tous. Lucien venait de poser le premier élément d'une confusion magistrale dans les couloirs des coulisses du casinos. Et les gardes étaient toujours tous bloqués dans leur salle secrète. Il ne comptait pas les libérer de si tôt. Il avait maints projets à réalisé avant cela. Cette nuit s'annonçait déjà merveilleuse.

Le voyageur sortit de sa cachette une fois que la voie fut libre et s'en alla dans le labyrinthe des couloirs à la recherche des autres malfrats. Il arpenta pendant un certain temps ce décor aseptisé sans trouver le moindre signe de vie, Bien entendu, il percevait de temps à autre quelques mouvements ou quelques conversations lointaines, mais chaque fois qu'il tentait de les rejoindre, elles s'estompaient et disparaissaient. Il mit un certain temps avant de se retrouver de nouveau face à quelqu'un d'autre que lui-même, ou du moins à proximité. Il entendit d'abord des pas précipités ce qui le fit s'arrêter net. La vérité était qu'il était déjà plongé dans le chaos qu'il voulait engendrer pour les autres. Il ne savait pas qui était qui, ni sur qui il tomberait. S'il souhaitait préparer à l'avance ce qu'il dirait et la façon dont il le dirait, il fallait qu'il sache à qui il avait à faire. Aussi, attendit-il d'entendre un peu plus ce qu'il se passait et peut-être pourrait-il élaborer la suite des événements. Les pas se rapprochèrent, puis s'arrêtèrent à quelques mètres à peine de lui. Une voix s'éleva de nouveau.


"Ça va de ton côté ?"


"Ouais, rien à signaler par là." répondit une autre voix sensiblement plus proche. Lucien eut la certitude que celui qui parlait était réellement tout proche, il était simplement immobile dans son coin, aussi n'avait-il pas pu le repérer. "Il t'es arrivé quoi ? T'es tombé sur un garde ou quoi ?"

"Non, sur Peter." expliqua l'autre, visiblement choqué par sa réponse. "Il délirait complètement, il m'a tiré dessus, puis, il m'a dit que j'étais un traître et un assassin et il s'est barré en courant. Heureusement qu'il sait pas viser. Il a dû péter un câble, je sais pas..."

"Tiens, c'est drôle que tu parles de traître..."

"Hein ? Quoi ?"

Un coup de feu retentit et un corps s'affale. Le type qui était immobile au début de mit à marcher vers le point d'origine de sa victime. Lucien évalua alors la situation. L'une des équipes, on ne savait exactement laquelle, disposait de traîtres dans l'une des autres équipes. C'était une chose étonnante et particulièrement intéressante. Cela ne ferait qu'amplifier le phénomène de confusion. Car les véritable traîtres penseraient bientôt qu'il y avait encore une strate de traîtrise dont il ne font pas partie et n'agiraient plus normalement. Tout cela plaisait énormément au contrôleur de chaos qui s'amusait de plus en plus. Une flaque de sang coula jusqu'au croisement où il s'était caché. Lucien, n'en tint pas compte et marcha dans l'hémoglobine avant de jeter un oeil au cadavre laissé sur place. Il décida cependant de ne pas suivre le traître, celui-là ferait sûrement déjà assez de problèmes sans son aide. Il fallait parfois ne pas intervenir pour que les choses arrivent réellement telles qu'on les souhaitent. Alors Sandman poursuivit son chemin dans l'autre sens et il lui parvint soudain l'écho d'une conversation dont il ne comprenait encore pas grand chose. Il s'approcha du mieux qu'il put pour entendre ce que l'on se disait et passa sa tête dans un couloir pouvoir si c'était bien là que se trouvaient l'origine des voix. Il y avait effectivement deux hommes dans le couloir, manipulant une dose de matériel explosif mirobolant devant une porte blindée comme peu de portes pouvaient être blindées. Lucien sourit en les voyant, ils ne l'avaient toujours pas repéré.

"Je ne suis pas tout à fait sûr qu'il soit nécessaire d'en mettre autant, Tom..." se plaignit alors le premier.

"Paul, voyons, tu sais très bien que cette bombe n'a pas pour vocation d'ouvrir la porte, mais de couvrir nos traces." répondit Tom avec une moue d'énervement. "Tu connais pourtant notre plan !"

"Oui mais, je ne suis pas certain que pour mon dernier coup avant de prendre ma retraite il soit à ce point nécessaire de mettre autant d'explosif." expliqua calmement Paul, qui était clairement le plus vieux des deux. "Il y en a assez pour faire sauter tout un étage."

Faire sauter un étage ? songea alors le voyageur tapis dans l'ombre. Il lui fallait absolument l'engin. Voilà qui lui permettrait de mettre à mort l'ensemble des malfrats postés au troisième étage d'un seul coup et peut-être plus s'il se débrouillait bien. Il s'avança immédiatement vers eux pour les aborder et leur prendre leur arme. Les deux se retournèrent en même temps et affichèrent leurs mines surprises de voir quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas arriver au pire moment pour eux. Ils étaient pris sur le fait, mais ne s'enfuirent pas à toute jambe. Ils ne pouvaient abandonner leur machine si vite. D'autant qu'il n'y avait pas que leur impressionnante bombe sur le charriot qu'ils avaient apporté. Tout leur matériel était là.

"Effacer les traces de quoi ?" demanda Lucien avec un grand sourire sur son visage, narguant bien les deux créatures des rêves comme s'il s'agissait de deux enfants pris sur le fait par un adulte.

"Effacer les traces du vol, bien entendu..." répondit alors Tom en souriant à son tour, comme pour s'excuser. "Qui êtes-vous ?"

"Moi ? J'ai été recruté par la sécurité du casino pour régler la prise d'otage. Le reste ne vous intéresse pas. Un vol vous dites ? Vous en êtes après quoi ?"

"Tous les EV du directeur, bien sûr !" lança soudain Tom, plein d'enthousiasme. "Nous avons tout prévu voyez-vous, tout pour en arriver là. Dès que nous avons su quel était le plan de ce stupide Marvin pour prendre tout le monde en otage, nous nous sommes organisé. Nous nous sommes placés à l'avance là où nous voulions être. Nous avons coupé l'alarme silencieuse et nous avons envoyé quelqu'un dans les conduits d'aération pour passer par dessous la salle des coffres et pour voler les EV du directeur. Voyez-vous, Kazinopolis est construire sur une immense salle pleine de toutes les pièces d'or que gagnent les rêveurs. En passant par cette salle et en réapparaissant dans la salle des coffres, il peut ainsi prendre tout ce qui nous intéressent sans s'embêter à passer cette énorme porte blindée. D'ailleurs, notre bombe ne l'ouvrira sûrement pas beaucoup et elle alertera toutes les agences de sécurité du coin. Elle est assez puissante pour brûler l'équivalent d'un étage, c'est du napalm. Mais en réalité, elle ne servira qu'à attirer tous les services d'ordre du quartier pour qu'ils aillent arrêter Marvin et l'accuse de tout, quant à nous, nous filerons avec notre immense butin. Nous avons tout prévu, nous avons même corrompu des vigiles, nous avons le meilleur des joueurs de poker pour retenir le matou à sa table, un chanteur nommé Patrick B. Il est tellement fort qu'il n'a pas besoin de tricher pour gagner, il bluffe tout le monde d'une telle façon que personne n'y comprend rien à rien. Et bien entendu, un des hommes de Marvin est avec nous, et pas n'importe qui. Un voyageur. Le plus fort des deux d'ailleurs. N'est-ce pas Bob ?

"Ouaip. Parfaitement." répondit une voix derrière Lucien.

Le fou se retourna avec une pointe d'appréhension. Il avait laissé stupidement ce voleur lui expliquer les détails de son plan. En réalité, l'ensemble des événements se recoupaient soudain dans la tête du voyageur. Pourquoi la bagarre avait-elle éclaté dans le bar ? Pour que les voleurs puissent faire passer certains de leurs agent là où ils le souhaitaient. Tom ici présent ressemblait en effet comme deux gouttes d'eau au grand mangeur de bouteille qui avait été embarqué avec les autres fauteurs de trouble principaux. Quant au petit gabarit du conduit d'aération, sûrement le fameux Joe, sa présence aussi était expliquée. Pourtant, il avait de quoi décevoir le plan si sophistiqué de Tom, Joe était mort, troué une bonne vingtaine de fois, plus question pour lui d'aller faire des acrobaties sous la salle des coffres, qui resterait donc irrémédiablement intact. L'idée d'avoir ainsi déjoué des plans si minutieux par hasard plut beaucoup à Lucien. Pourtant, la longueur du discours de Tom n'avait eut qu'un seul et unique propos qu'il n'avait pas sut déceler entre les lignes. Il avait permis aux renforts d'arriver sans qu'il ne les repère et tout de suite Lucien avait reconnu la voix du traître de tout à l'heure. Comment avait-il su qu'il était arrivé jusqu'ici ? L'avait-il entendu ? Faisait-il simplement une ronde ? Non, la solution était cent fois plus simple que cela. Bob, en arpentant les couloirs pour empêcher ses camarades preneurs d'otages de venir embêter ses camarades voleurs pendant leur travail, était tombé sur les traces de pas de Sandman, qui, depuis un certain temps déjà, imprégnaient le sol de sang après qu'il ait marché dans la flaque de la dernière victime. Plus efficaces que les cailloux du petit Poucet, ces marques pourpres sur un sol dallé de blanc l'avait tout simplement mené jusqu'ici. Bob était assez grand, affichait plus d'une vingtaine d'année, peut-être même une trentaine et un air assez négligé. Il était robuste, très musclé et ses épaules encadraient facilement celles de Lucien. Il portait aussi un long manteau rouge son sombre et des vêtement plus banaux. Entre ses lèvres trônait un cigarette non allumée. Son regard ne montrait ni folie, ni rage, ni rien du tout. Seulement le calme le plus décontracté face au combat qui s'annonçait.


"C'est quoi ton truc à toi petit ?" demanda-t-il sur le ton de la conversation. "Moi, c'est le feu."

Et pour appuyer sa révélation, il leva un doigt sur sa clope et alluma une flammèche à l'extrémité de celui-ci pour commencer la lente consommation de tabac. Lucien ne jugea pas bon de répondre, il savait au moins deux choses sur son ennemi et lui ne savait encore rien. Ils ignoraient mutuellement leurs puissances, mais ne semblaient pas non plus se sous-estimer l'un l'autre. Bob était un contrôleur du feu et il avait une arme de poing à sa ceinture. Deux éléments qui le rendaient fort dangereux comparé à ce blondinet malingre et son marteau idiot. Pourtant, le contrôleur du chaos avait plus d'un tour dans son sac et connaissait une magie qu'il était bien le seul à posséder. Voyant que l'autre n'attaquait pas, sûrement attendait-il qu'il fasse le premier pas, Sandman sourit et décida de lancer une petite réplique sans intérêt avant de se jeter sur lui.

"Mon truc à moi, c'est le marteau." expliqua-t-il en laissant soudain son arme dégager une forte odeur de bonbon.

Bob haussa un sourcil. Entre les deux, il y avait au moins trois mètres. Ce voyageur au marteau ne pourrait pas l'atteindre à cette distance, du moins pas avant qu'il n'ait dégainé son arme et qu'il n'ait tiré. D'autant que tuer les gens avec des marteaux prenait du temps. Avec une arme à feu, c'était toujours beaucoup plus simple. D'ailleurs, perdrait-il du temps avec cet énergumène. Déjà Tom et Paul étaient revenu à leurs travaux et lui laissaient le loisir de faire de cet intrus ce qu'il voulait. Alors, pourquoi attendre et s'attarder ici alors qu'il lui fallait surveiller que personne n'arrive dans les environs. D'un geste vif, il porta la main à la crosse de son arme, comme un cowboy dans un duel. Il s'apprêta à la dégainer lorsque qu'il fut frappé au ventre par le marteau de son adversaire et fut donc forcé de chuter à la renverse, le souffle court. Impossible ! songeait-il alors, jamais il n'aurait pu frapper si loin avec son marteau ! Il tenta de se relever avec son arme en main, mais le marteau vint lui écraser la main. Bob eut l'impression que tout le bâtiment venait de s'écrouler sur ses doigts, il sentit ses os et l'arme être broyés et hurla. Comment un marteau pouvait-il être aussi lourd ? Et comment surtout cet homme parvenait-il à le soulever si aisément pour son prochain coup ? Bob n'était pas né de la dernière pluie, il savait à quoi s'en tenir et roula sur le côté pour esquiver un coup qui fit sauter les dalles. Il créa une boule de feu avec sa main valide et la lança sur l'intrus, dont le marteau était trop grand, la boule de feu filait déjà le long du manche de celui-ci. Mais sans même s'écarter, le voyageur adverse rapetissa subitement son arme et para la boule de feu avec la partie métallique de l'outil. Quoi qu'un peu désabusé par l'injustice absurde et dénuée de logique de l'issue de son attaque, Bob profita du fait que Lucien ait coupé son champ de vision pour sauter, enflammer son poing et pour tenter de frapper le ventre de celui-ci. Une fois de plus, il subit un échec critique, son adversaire était plus rapide que lui et écarta son marteau, découvrit l'assaut qu'on lui portait, leva son outil et l'abaissa violemment sur la tête du contrôleur du feu. Bob s'écroula complètement sonné et tenta de se relever, mais retomba, complètement déséquilibré. Improbable ! Comment ce marteau était-il devenu assez long pour lui frapper le crâne avant qu'il n'ai atteint sa cible ? Il n'était pas de la bonne longueur l'instant d'avant ! Mais Lucien revenait à la charge et profitait de son incapacité à tenir debout pour abattre son marteau sur sa jambe. L'os craqua et de nouveau Bob hurla. Il retrouva immédiatement ses esprits sous l'effet de la douleur intense - son genou était retourné, et lança de nouveau une boule de feu vers Lucien qui plongea en avant pour l'esquiver, le projectile mourut contre un mur en laissant une trace noirâtre.

Tous les deux au sol, Bob crut pouvoir frapper directement le visage de son adversaire en abattant sur lui un poing enflammé. Il suffit à cet instant au contrôleur du chaos de placer son marteau vers l'avant et de l'agrandir subitement. Le nez du malfrat fut brisé net et sa vue entièrement bouchée un instant. Lorsqu'il la retrouva, ce fut pour voir son ennemi préparé un grand revers sur sa tête qu'il ne put éviter. Le néant s'empara de lui alors que Lucien se relevait tranquillement pour aller dominer son corps assommé et inerte. Il posa le marteau sur sa tête et s'amusa à doucement en augmenter le poids, jusqu'à ce que le crâne cède et s'aplatisse. Bob y laissa son âme de voyageur. Lucien put donc revenir à Tom et Paul et leur bombe. L'un comme l'autre étaient ahuris par le sort de leur protecteur et le regardaient avec des yeux plus qu'inquiets.


"Bien, bien." fit le voyageur en reposant le marteau allégé sur son épaule. "Passe-t-on tout de suite aux choses sérieuses où on attend encore du monde ?"

Un sourire de tyran s'afficha sur son visage.

(HRP : Si tu pouvais ne pas terminer ta partie de poker dans ton prochain post car j'enverrai sûrement une petite surprise au troisième étage à la fin de mon prochain ^^' Il te reste quatre autres joueurs à battre donc tu devrais pouvoir faire durer le suspense :p Entre Patrick, Fatale, le Directeur et Marvin, il risque d'y avoir de quoi faire ^^ /HRP)
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Nayki Shin
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Dim 26 Juin 2011 - 15:31
Le jeu s'éternise peu à peu, tout ceux autour de la table ont compris qu'il ne servait à rien de suivre ni de tricher. Le président semble borner à ne pas participer au jeu et ses mises diminuent à chaque blind, le dénommé Pat se borne dans une observation de nos jeux sans arrêt; Fatale est obligée de suivre dès que possible et elle a là un jeu extrêmement prévisible à moins que ce ne soit que pour mieux nous berner tandis que Marvin encaisse peu à peu les mises de tout les joueurs. Tout les joueurs sentent que quelque chose va se passer, quelque chose qui va à l'encontre des prévisions de Marvin, chacun ayant sa propre idée mais ne préférant pas se lancer trop tôt de peur d'échouer. C'est finalement notre cher écureuil qui prend la parole:
« Marvin, je vous demande de bien vouloir changer la croupière et le jeu de carte. Celui-ci est truqué.

- As-tu la moindre preuve de ce que tu avances? Déclare Marvin sur un ton menaçant.

- Non, mais vous avez vous même annoncé que les cartes étaient modifiées ce qui implique que vous connaissez ce jeu, il y a donc de fortes chances pour que ce jeu soit truqué.

- Sauf que je n'ai pas d'autres jeu de carte, que je ne permettrai à personne de descendre en chercher sous peine de mort. Dit il sur la défensive avant d'enchaîner d'une voix assurée en se tournant vers la foule. Et je suppose que PERSONNE n'a de jeu à proposer n'est-ce pas!? »

Ce moment est idéal pour moi, je déclare alors d'une voix tranquille sans quitter la table des yeux:
« si, moi »

Marvin se tourne vers moi, pose les mains sur la table et se penche en approchant son immonde tête de la mienne:
« Ah oui? Et bien vas-y met ton jeu sur la table et que la partie recommence mais je ne changerai pas de croupière. Il n'en est en aucun cas question. »

Le gros minet commence légèrement a me taper sur le système avec ses règles à deux balles mais je me contrôle pour l'instant, sachant que le jeu est en train de tourner à mon avantage. Je sors mon paquet et le lance nonchalamment sur la table. J'ai alors l'avantage énorme de connaître l'ordre des cartes et de pouvoir les coller les unes aux autres sans les toucher. Marvin semble plutôt satisfait de garder sa croupière qui me regarde un instant de son regard brisé avant de saisir les cartes, de les mélanger et de les distribuer. Je n'ai pas l'intention de gagner ni de changer l'ordre des cartes pendant les deux prochaines manches afin de laisser à Marvin le temps de faire confiance à mon jeu mais rien n'est sur. Les cartes sont distribuées, et j'écope d'un 8 de trèfle et d'un valet de cœur, bref des pacotilles, tandis que Pat obtient un quatre et un dix de carreau, Fatale n'a pas un jeu intéressant tout comme le président et Marvin qui n'a qu'un deux de pique et un sept de trèfle. C'est au tour de Pat qui, pour la première fois, décide de suivre malgré une main pourtant dénuée d'intérêt à première vue mise à part la possibilité d'avoir une couleur. Marvin semble surpris de ce choix et hésite un instant avant de suivre, chose que je fais également, dans le seul but de voir l'évolution de la partie. Les cinq cartes qui vont suivre n'apporteront rien à Pat ni a moi mais elle donneront un deux à Marvin. Le flop tombe et Pat ne demande qu'un check accordé par Marvin et moi sauf que lorsque le turn se révèle, il décide de relancer d'une somme égale à un quart de mes possessions. Je jette un regard à Marvin qui semble surpris de cette attitude et qui décide de suivre malgré tout. Pat est l'un de ceux qui possède le plus gros tapis et il peut donc se permettre se genre d'actions. Je suis malgré tout, lorsque la river dévoile la carte faisant gagner Marvin, je décide de relancer de la moitié de mon tapis initial [HRP: Pour ceux qui ne suivent déjà plus au niveau des maths, je vous conseille de vous arrêter là car ce risque de se compliquer après]. Le chat cauchemar tourne en hâte la tête vers moi et une crainte non feinte se peint sur son hideux visage. Je lui fait un grand sourire en espérant maintenant que Pat va encore relancer ce qui mettra Marvin mal à l'aise. C'est justement ce que fait ce joueur inconnu du circuit qui ne laisse transparaitre aucune expression. Je me vois obligé de me coucher pour éviter de perdre la partie et la vie. Là on va savoir quelque chose de très important, est-ce que Marvin a entièrement fois en sa croupière au point de toujours suivre. Le chat nous regarde tour à tour puis jette un coup d'œil au paquet de carte que tient la croupière dans ses mains. C'est donc ca la véritable crainte du chat, que le jeu ne soit pas fiable à cent pour cent. Il décide finalement de se coucher en poussant un feulement de rage. Pat rend ses cartes sans les dévoiler pour maintenir le doute dans l'esprit du kidnappeur.

Un deuxième tour s'engage mais cette fois je décide d'intervenir en faveur de Fatale et du directeur. Je ne me met qu'une main minable et ne suis pas tandis qu'eux ont tout deux un as et respectivement un roi et une dame. Je ne laisse à Marvin qu'un sept et un huit. Ils reçoivent tous leurs cartes sans se rendre compte un seul instant qu'ils n'ont pas là deux mais trois cartes ou plus qui sont collées les unes aux autres de manière invisible. Le flop révèle un sept, un huit et un roi. Marvin suit, songeant surement qu'il s'agit là d'une manœuvre de sa croupière, le tapis fait par Fatale tandis que le directeur se couche. Je pensais qu'il continuerai plus longtemps avec un jeu comme le sien. Le turn révèle un deuxième roi et Marvin continue de faire son fier en nous exposant sa dentition d'un sourire éclatant. La river n'apporte rien pour les deux et le sourire de Marvin se brise lorsqu'il découvre le brelan obtenu par Fatale. Il se lève soudain, saisit son arme qu'il pointe d'un geste rageur tour à tour vers la croupière et vers Fatale. Celle-ci pousse un petit cri de peur tandis que la jolie demoiselle qui nous distribue les cartes reste de marbre. Il se rassoit finalement et tape sur la table d'un air impatient.

Pour cette fois-ci, j'ai l'intention de gagner de façon presque obscène avec l'une de mes mains fétiches, le full. J'obtiens sans tricher une dame et un huit et Marvin récupère un as et un roi, mais par tricherie. Les autres joueurs n'ayant pas de mains potables préfèrent se coucher. Le flop révèle une dame et un huit ainsi qu'un dix. La créature des rêves a entièrement confiance et semble sur d'obtenir une suite que j'ai bien l'intention de lui accorder. Le turn laisse voir un magnifique valet et je fais tapis, suivi du gros chat. Finalement, la river dévoile une superbe dame de pique qui me rappelle la ténébreuse Myleïn et lorsque les cartes tombent le kidnappeur dévoile avec joie sa suite mais ce sentiment de bonheur n'est que de courte durée quand se révèle mon splendide full aux dames par les huit. Je renfloue ainsi mon tapis de façon conséquente même s'il reste faible par rapport aux autres joueurs. Depuis le changement de paquet, Marvin a accusé trois défaites et il semble assez énervé de ce changement brutal de programme. Il se lève, tire trois coups en l'air et, alors que les gens poussent des cris de panique, déclare:
« Je vous accorde une pause, il est néanmoins interdit de quitter la salle qui vous sera attribuée et je déciderai quand la partie reprendra. Le public a l'interdiction de sortir d'ici... sauf si vous voulez subir les foudres de mes hommes bien sur. Toi, viens avec moi et embarque le paquet. »
dit-il à la croupière.

J'aperçois un instant une crainte dans son regard mais celle-ci disparaît immédiatement et je me demande si je n'ai pas rêvé. Je me concentre un instant et toutes les cartes se décollent les unes des autres car je sens qu'il va vérifier si le paquet n'est pas truqué. Je ne me fais pas de soucis pour mes cartes car s'il ne les ramène pas après la pause, tout le monde saura qu'il triche et il n'aura plus crédit auprès de personne. De même, s'il tente de les modifier pour tricher avec, je le saurais et elles sont bien trop résistantes pour être entaillées ou écornées. Un homme en tenue noire avec des lunettes noires et des chaussures... jaunes me fait signe et me demande de bien vouloir le suivre. Il me fait sortir de la salle et me mène dans une petite pièce avec un lit et deux magazines. Je m'installe du mieux que je peux pendant qu'il referme la porte après être sorti de la salle. Je suis enfermé et il n'y a ni fenêtres ni la moindre ouverture. Prenant mon mal en patience, je saisis l'une des revues qui s'avère être le Dreammag. Un journal qui paraît dans tout Dreamland et qui donne des informations sur certains voyageurs. Celui que je tiens entre mes mains semble assez vieux mais je l'ouvre quand même et tombe sur les interviews des membres d'un certain groupe, les Private Jokes qui semble être plutôt connu. Je survole le tout rapidement en me disant qu'ils doivent être assez spéciaux quand même ces quatre-là en particulier Jacob Hume et son étrange bulle. J'ouvre le deuxième magazine qui s'avère être le tout dernier numéro du Dreammag. Rien ne m'intéresse vraiment mis à part un article parlant de La Famiglia Dal Cielo, nom donné à notre petit groupe de voyageurs. Je continue encore un peu de feuilleter avant de tomber sur une longue liste de nom, je cherche rapidement le mien qui se situe à la 134ème place. Je n'ai aucune idée de ce qu'indique cette place mais je préfère pour l'instant rester inconnu dans ce grand monde que je connais si mal. Une clé tourne soudain dans la serrure et je me lève pensant que la partie va reprendre sans pour autant lâcher le journal. Trois hommes en noir entrent dans la pièce et l'un d'eux prend la parole avec une voix assez désagréable:
« Marvin t'accuse d'avoir tricher tout à l'heure. Il ne sait pas comment mais tu ferait mieux d'arrêter sinon...
- Sinon quoi? Vous allez me casser la gueule?
- Exactement crétin.

- Je n'ai pas l'intention de modifier ma façon de jouer. Donc je vous attend messieurs, trois contre un ca vous va ou vous voulez du renfort? »

Les trois hommes se jettent sur moi mais se heurtent à une difficulté non prévue. Me pensant désarmé il n'ont pas fait attention mais j'ai rouler le journal de façon la plus compacte possible pendant notre petite discussion et je m'en sers maintenant comme d'une matraque. Un journal pouvant être une arme redoutable pour qui c'est sans servir. Le premier gars me fonce dessus en ligne droite et en levant son poing gauche, je me tourne légèrement pour me retrouver de profil, saisis son poignet et continue de tourner en ancrant bien mes deux pieds au sol. Je profite de l'ouverture dans sa garde pour le frapper en plein dans le ventre. Il lâche un léger soupir avant de tomber au sol en se tenant l'estomac. Je prend appui sur son dos pour me propulser et atteindre l'abat jour afin de me balancer et de donner un coup de pied dans le visage du deuxième Man In Black. Sauf que juste après mon coup l'abat-jour craque et je me retrouve par terre, les reste de l'objet dans une main, le journal dans l'autre tandis que le dernier debout me fonce dessus pour me frapper du pied. Je me jette en avant, passe entre ses jambes et en profite pour le frapper avec le Dreammag en plein dans l'entre-jambe. Il pousse un long soupir tandis que je me relève et le tape dans le cou, le faisant tomber au sol, inconscient. Les deux premiers gars se sont relevés et l'un a sorti un pistolet. Il me menace avec un instant avant de tirer une balle. Je me laisse tomber en arrière et, une fois au sol me propulse en prenant appui sur l'un des pieds du lit. Je me relève d'un coup et saute. Le bras tendu du tireur est parfait et je réussis à placer Juji gatame sur un adversaire debout. Par un effort physique hors du commun, il réussit à rester sur ses deux jambes. Je lui brise le bras et me relève prêt à affronter le dernier en état de se battre sauf qu'il s'est pris une balle de son camarade, tirée alors qu'il était en clé. Je me penche et frappe du pied le nez du gars au bras en miette qui tombe au sol, inconscient. M'approchant du corps de celui qui m'avait parlé, je récupère la clé de la porte et m'élance dans le couloir. J'arrive devant la salle et écoute à la porte Marvin faire un petit speech:
« Nayki ayant préféré abandonné, il est bien entendu disquali... »

C'est le moment que je choisit pour rentrer dans la salle et m'installer à la table sous le regard ébahi du chat cauchemar qui ne sait plus que penser. Il s'approche de moi et déclare:
« Je ne sais pas comment tu t'y es pris mais je te promet une mort lente et douloureuse. »

Je préfère m'abstenir de répondre et observe que la croupière a changé mais que mon paquet est toujours là. Je soupçonne légèrement le chat de l'avoir tuée de peur qu'elle ne l'aide pas à gagner. Il est maintenant trop tard pour avoir des remords de toute façon. Le directeur semble plus qu'énerver par les méthodes du chat. Je ne sais pas à quoi il a eu droit pendant la pause mais il semble bien énervé. Il saute sur la table et déclare:
« Je refuse de reprendre la partie avec un sale lâche comme toi. Je préfère encore mourir.
- Puisque tel est ton souhait. » Lui répond Marvin. Le chat arme son pistolet et le pointe vers la tête de l'écureuil. Il s'apprête à tirer quand une carte s'enfonce dans son arme en sciant en deux le canon. Je viens à l'instant de jeter une carte en la récupérant sur le dessus du paquet tenu par la nouvelle croupière tout aussi sexy que la précédente. Le chat me regarde et dans ses yeux la peur laisse place à la colère. Il hurle:
« Pourquoi?! Explique toi! Un joueur de moins ne te gênerai pas non?
- Ce n'est pas mon genre d'éliminer mes concurrents ainsi. Je te propose une nouvelle règle. Je récupère les jetons du directeur et je joue à sa place.
- Qu'est-ce que j'y gagne? Donne moi une bonne raison de le faire.
- Si je perds, tu peux me tuer moi et le directeur ainsi qu'une autre personne de ton choix.
- Et si je refuse? Je peux déjà tuer tout le monde ici si ca me chante
- Si tu refuses, la prochaine carte finira dans ta gorge... »
Marvin me regarde avec inquiétude avant d'acquiescer du chef. Le directeur s'approche de moi et dépose tout ses jetons avec les miens en chuchotant:
[center]« Merci
- Vous ne devriez pas me remercier si tôt, la partie ne fait que commencer. »


Mais en moi-même je sais qu'il va me falloir être très très bon pour gagner sans me faire repérer en temps que tricheur. Une goutte glacée coule soudain dans mon cou tandis que repose sur mes épaules le poids de deux vies innocentes.

Un homme arrive et s'approche du chat cauchemardesque, il se penche à côté de lui et lui chuchote des paroles que je ne peux entendre puis il repart en regardant chacun des hommes de main du chat avec un air un peu méfiant. Marvin demande à ce qu'on distribue les cartes, il a l'air assez pressé pour l'occasion. Ses moustaches de chat s'agitent en tout sens et je suppose qu'il a reçu une mauvaise nouvelle qu'il aimerai bien régler au plus vite. Les cartes arrivent et je prend le risque de ne pas tricher sur ce coup là, juste pour les sensations d'excitation et de stress que cela procure. Mes cartes sont un roi de trèfle et un dix de carreau. Une main pas dépourvue d'intérêt qui mérite que je suive. Pour éviter que le chat ne triche lui aussi, je colle l'une des cartes du flop à sa suivante, ainsi le jeu est bien plus aléatoire. Pat suit, à nouveau, je suis plutôt satisfait de cela car il a l'air assez bon finalement. Nous sommes trois en comptant le chat qui a choisit de ne pas se coucher au début des manches. Le flop est plutôt intéressant, une dame de trèfle et un valet de trèfle et un huit de cœur. J'ai donc une chance d'obtenir une couleur ou une suite. Pat fait une forte relance suivi de tous. Il recommence lors du turn qui ne m'apporte strictement rien avec un deux de cœur et je suis le seul à le suivre, le gros chat préférant se coucher. Il a vraiment l'air déstabilisé par ce joueur, chose que j'ai un peu de mal à comprendre. La river annonce un as de cœur et me donne une suite. Une main qui mérite que je suive car je suppose que ce joueur bluffe de façon effrontée. Je me retrouve avec une grosse somme de misée et il dévoile sa main. Deux cœurs, Arg, il a une couleur. Je me suis fait avoir comme un bleu.

J'ai envie de mieux connaître sa façon de jouer mais face à un adversaire plein de surprise il m'est interdit de tricher. Je veux le battre de moi-même. Le joker que j'ai gardé dans ma poche avant de donner le jeu semble palpiter de joie. Au coup suivant, j'écope d'un Amercian Airline, une paire d'as en d'autres termes. Il s'agit là d'une splendide main, je lève les yeux vers Pat qui rencontre mon regard sans sourciller. Je lui fais sourire signifiant quitte ou double avant de pousser tout mes jetons sur la table. Le directeur pousse un cri d'effroi tandis que dans le public, des dames semblent s'évanouir devant mon acte. Marvin qui est de moins en moins confiant en ses capacités ne songe même pas à suivre et je me retrouve en face à face avec celui qui m'a mis une raclée. Mon tapis n'équivaut qu'à la moitié du sien et il n'est donc que peu inquiété. Je révèle donc mes cartes tout comme Pat, il possède un as et un roi. Le flop tombe deux rois et une dame. Je sais pertinemment que je n'aurai jamais du miser ainsi Peut-être est-ce l'euphorie de Dreamland ou l'adrénaline de mes combats de la nuit, mais j'ai décidé de jouer le tout pour le tout quitte à en crever. Le turn n'est utile pour aucun de nous deux. Lorsque la river tombe, une partie de la salle pousse un soupir de soulagement tandis que l'autre grogne de frustration. Je regarde le jeu sans comprendre pendant quelques minutes, imité de tout ceux autour de la table qui se demande soit s'il y a tricherie ou bien si la dame de la chance est venue pointer son nez par là. Le dernier as du jeu est là, sous mes yeux. Marvin pousse un feulement de rage, il ne semble pas satisfait de ma victoire, je suis sur qu'il aurait adoré me tuer. Il a d'ailleurs remplacé son magnifique pistolet par une mitraillette semi-automatique. La croupière me tend tout mes gains et je la remercie en lui faisant un grand sourire et me prépare à la manche suivante. Je jette un regard au seul écureuil de la salle qui est en train de s'éponger le front avec un mouchoir.

C'est repartit pour un tour, je ne récupère qu'un deux et un trois de couleur hétérogène et j'observe le jeu en connaissant toutes les cartes. Notre chère Fatale décide enfin de miser le peu de jeton qu'il lui reste en faisant tapis. Afin de ne pas avoir sa mort sur la conscience, je lui prépare un jeu qui l'assure vainqueur. Marvin suit également quand il se rend compte que ni moi ni le perdant précédant n'avons l'intention de suivre. Il possède un jeu qui ne lui assure qu'une paire mais tout l'intérêt de la main de la demoiselle est qu'elle va avoir une quint flush à la river seulement, l'ordre des cartes ne me permettant pas de faire mieux. Soudain, je sens que quelque chose ne colle pas, Fatale semble paniquée. Elle a soudain peur de mourir et son visage perd peu à peu ses couleurs. Elle se lève soudain et se retourne puis part dans un sprint effréné vers la cage d'ascenseur. Elle se fait interceptée par deux des hommes qui la saisissent violemment et la plaque contre le mur. Le chat se lève doucement, il a dans son regard la même animosité qu'un félin pour une souris. Il s'approche de la demoiselle lentement et plaque son arme sous le menton de Fatale. Après une série de ''Tut tut tut'' il tire une salve et le silence se fait dans la salle. Plus personne n'ose faire le moindre son, Marvin, content de sa prestation, revient s'assoir à la table, il caresse un instant son arme et fait signe à la croupière de distribuer les cartes.
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Lun 27 Juin 2011 - 0:48
L'instant qui suivi cette petite déclaration, Lucien lui-même ne s'en rappelait plus guère avec exactitude. Désarmé et surpris, le pauvre Tom subit un sort des plus calamiteux et sang et cervelle vinrent éclabousser le voyageur qui continua cependant de sourire avec une grande satisfaction. Le meurtre en lui-même, pour sa gratuité, était une chose absurde. Il aurait pu obtenir beaucoup de ce voleur qui était piégé et à sa merci. Pourtant, il avait décidé de faire ce qu'il voulait, sans se soucier d'aucune règle de logique ou de raison, jouissant de la plus totale des liberté. Il avait tout simplement éclaté le crâne d'une personne qui au final, ne lui avait pas fait grand chose. Et encore, il ne l'avait même pas fait pour se venger ou pour quoi que ce soit, simplement parce qu'il s'était soudain rendu compte que la chose l'amusait de tuer l'un, mais de laisser l'autre courir à sa guise. L'autre, par contre, ne semblait pas vraiment en phase de s'apprêtait à courir, c'était avec un certain calme et une sagesse toute proportionnelle à son âge avancé qu'il avait décidé de rester sur place et d'affronter la mort sans broncher. De fait, c'était presque un vieil homme et peu importait qu'il en ait la volonté, il n'aurait aucune chance de lui échapper en cas de course poursuite. D'ailleurs, les couloirs étaient sûrement arpentés en ce moment même par des hommes de Marvin qui le tueraient à vue. À l'exception de Bob, aucun n'était réellement au courant de la présence des voleurs. D'ailleurs, s'ils apprenaient qu'une bande de voleur profitait de leur venue pour piller le casino dans leur dos, ils ne seraient sûrement pas enclin à laisser vivres ces malotrus. Il était donc déjà condamné à ne pas échapper à la mort, aussi s'y était-il résigné et attendait patiemment qu'elle vienne. Mais contre toute attente, le voyageur n'en fit rien et lui lança un regard simple, presque amical, ce qui demeurait une image d'horreur avec tout le sang qui recouvrait le meurtrier. Naturellement peu confiant, Paul déglutit et demanda très dignement : "Vous allez me tuer, n'est-ce pas ?" Et il se redressa de tout son long pour affronter la mort comme un homme qui se respecte.

"Non, je ne crois pas." lâcha le voyageur. "À moins que tu ne veuilles pas répondre à mes questions.

Paul haussa un sourcil intrigué. Il ne dit rien, la situation est trop incongrue pour qu'il tente de faire quoi que ce soit.

"Tout d'abord, cette bombe est-elle déjà opérationnelle ?" s'enquit, très sérieux, le contrôleur du chaos.

"Oui, elle est prête. Il ne reste plus qu'à enclencher le compte à rebours..." répond Paul, prudent.


"Et comment s'y prend-t-on ?"

"Il faut appuyer sur ce bouton." explique le voleur en lui montrant le bouton en question. "Le compte à rebours trois minutes."

"Difficile à désamorcer ?"

"Ça prendra forcément plus de trois minutes en tout cas."

Un large, trop large sourire s'installe alors sur le visage du voyageur. Trois minutes ? Assez pour sortir ? Du moins, si l'on savait comment sortir. Et Paul savait sûrement par où s'en aller, sans quoi, il n'aurait jamais réglé cela sur trois minutes, il se serait donné un délais beaucoup plus long, au risque que l'on désarmorce la bombe. Tout ceci était des plus intéressant pour Lucien qui élabora soudain un plan étrange dans le méandre des ses pensées. Il avait encore besoin de certaines informations et n'hésiterait pas à en demander davantage. L'équipe des voleurs semblait presque entièrement annihilée et ne pouvait plus vraiment entrer en jeu. Inutile donc de trouver une autre utilité au vieil homme que celle de lui fournir les informations dont il avait besoin pour instaurer la confusion la plus génialissime de sa carrière.


"Dite-moi juste deux chose avant de partir." fit Lucien avec une certaine malice dans le regard. "Comment sortirez-vous et qui sont les vigiles que vous avez corrompus ?"

Paul, qui n'avait rien à gagner en protégeant le nom de ses derniers camarades ne chercha pas longtemps. En revanche, il se demanda pourquoi il voulait connaître son moyen de quitter les lieux en douce. Mais après tout, que lui importait tant qu'il pouvait fuir.

"Je sortirais par une porte secrète, dans le couloir à gauche." il indiqua la direction du couloir en question et Lucien retint le trajet. "Mais, il faut une clé de videur pour l'ouvrir. La mienne, c'est l'un des corrompu qui me l'a donnée. Ils sont deux. Marc et Marc2. Ils sont tous les deux dans le cagibi qui mène à la chambre secrète où on a enfermé tous les gardes. Ils attendent qu'on ait finit pour les libérer."


"Merci Paul, tu peux t'en aller."

Et Paul détala avec précipitation, abandonnant tout espoir de voler quoi que ce soit, seulement content d'avoir pu conserver la vie dans cette affaire, contrairement à la plupart de ses camarades. Lucien, se côté, regarda la bombe et s'assura qu'elle était bien en place. Sur son charriot, on pouvait la déplacer à sa guise, ce qui était parfait pour ce qu'il souhaitait faire. Il vira cependant le reste du matériel inutile pour ne pas surcharger l'engin et être plus rapide. Il commença alors à filer entre les couloirs qui, malheureusement, commençaient à être moins labyrinthiques à présent qu'il les avait déjà arpenté un peu. La chose était regrettable qu'il puisse se repérer ici, mais il n'en tint pas compte en se rappelant l'immense confusion qu'il allait bientôt engendrer. Tout cela lui paraissait si excellent qu'il regrettait d'avoir prévu de quitter les lieux en vitesse pour sauver sa peau, trop précieuse pour être sacrifiée. Néanmoins, il savait d'ors et déjà qu'il pouvait être fier de lui, ce soir, il serait un véritable instigateur de chaos. Il en eut presque une larme à l'oeil. Il poursuivit son chemin en vitesse, sans se soucier de faire du bruit ou non. Il savait exactement où il voulait aller et il ne songeait pas qu'on puisse l'arrêter. Hélas, les autres songeaient différemment et lorsqu'ils le virent arriver, ils tirèrent à vue sur le charriot qui reçu les balles sans ciller. Lucien, n'ayant pas prévu cette éventualité, se protégea immédiatement derrière le petit véhicule et trouva aussitôt la solution.

"Du calme ! Je suis avec vous !" lança-t-il toujours caché. "Marvin m'a employé en renfort pour faire sauter le bâtiment au cas où la garde rapplique. Et elle est en train d'encercler le bâtiment. Il y a une sortie secrète que nous allons emprunter, mais je dois d'abord poser les explosifs !"

Les deux patrouilleurs se regardèrent pour savoir s'il disait vrai ou non. Puis, finalement, ils acceptèrent l'idée qui était bien trop plausible à leur goût. Ils abaissèrent leurs armes et Lucien se releva.

"Ouf ! J'ai vraiment cru que j'allait y passer, surtout en trimballant cette bombe." dit-il alors avec le sourire que l'on réservait usuellement à ses complices. "Il y a de quoi faire sauter tout l'étage là dedans. Une balle de travers et on aurait été tous les trois morts. Vraiment étrange que Marvin ne vous ait pas prévenu du plan de secours. Enfin, quoi qu'il en soit, moi, c'est Lucien, et vous ?"

"Euh... moi c'est Cob et lui Pif." dit le premier qui semblait un peu prit de court par les événements.

"Enchanté messieurs." fit le voyageur avec une sincérité étonnante. "C'est très bien que vous soyez-là, vous allez m'aider. Cob, viens avec moi, nous allons positionner la bombe. Pif, si tu peux aller chercher tout ceux qui traînent dans les couloir et les regrouper avec ceux qui surveillent les portes principales du casino. Oh, et ne t'étonne pas des cadavres, une bande d'idiot a voulu jouer au plus malin que Marvin, ils nous ont zigouiller deux ou trois gars, mais on a réglé la situation. De même, pas besoin d'aller embêter Marvin, il est déjà au courant bien entendu."

"Moi ça me va." fit Cob avec sérieux. "Plus vite ce sera fait, mieux ce sera."

"D'accord." dit Pif après une petite seconde d'hésitation suspicieuse.

Et aussi tôt, tout le monde se mit au travail. Pif partit de son côté, non sans lancer un regard intrigué à Lucien, tandis que Cob et ce dernier se lançaient à travers les couloirs pour atteindre enfin leur destination. Ils surveillèrent que personne ne s'y trouvait. C'était le couloir qui menait à l'ascenseur, là, Lucien poussa le charriot jusqu'à la porte et dit à son acolyte de rester sur place et de tuer tout ceux qui tenteront de s'approcher d'elle sans son autorisation ou celle de Marvin. De même, en cas de pépin, il devait amorcer le compte à rebours pour que tout explose, mais uniquement dans un cas désespéré. Lucien laissa l'engin près de la porte de l'ascenseur et appela celui-ci. Une fois qu'il fut là, il grimpa à l'intérieur et appuya sur le bouton du rez-de-chaussé. Il réapparut à l'étage supérieur un instant après. Pif n'était pas encore arrivé avec son renfort mais qu'importait. Il pouvait commencer son oeuvre sans lui. Tout cela ne prendrait que Dix minute s'ils s'organisaient bien. Et il ne doutait pas qu'ils le feraient. Il s'approcha doucement de l'entrée, en bougeant entre les rangées de machines à sous au succès si fréquent dans cette ville. Le voyant approcher, le garde de la porte pointa sa sulfateuse sur lui et demanda :
"Qui va-là ?" Lucien leva les mains en l'air - son marteau était depuis longtemps devenu assez petit pour rentrer dans sa poche et se présenta à lui avec le sourire.
"Lucien Sandman, j'ai été embauché par Marvin pour servir de renfort." "Ah." fit le garde en abaissant sa garde. Après tout, lui-même ne connaissait pas tous les membres de l'équipe de Marvin, ni son plan dans les moindre détail. On l'avait embauché pour surveiller l'entrer et tirer sur tous ceux qui n'étaient pas dans la grande salle en train d'observer la partie en cours. Les autres membres de l'équipe, il en avait vu certains, il connaissait les trois principaux et le reste, cela ne le regardait pas. Marvin, Bob et Pif seuls connaissaient le plan dans ses moindres détails. Ce type pouvait donc faire partie du groupe, cela ne posait aucun problème pour lui. Tant qu'il ne l'attaquait pas, tout irait bien.

"Marvin a ordonné de tuer tous les otages une fois qu'il sera partie." expliqua Lucien en s'approchant. "On va foutre le feu au bâtiment."

Le garde haussa un sourcil de surprise. Encore une fois, il ne connaissait pas tous les détails du plan. Et tuer les otages, après tout, il n'en avait rien à foutre. Mais foutre le feu à un bâtiment de cette taille, ce n'était pas une mince affaire. Comment comptait-il s'y prendre exactement ?

"Les autres vont arriver bientôt." poursuivit Lucien, comme si tout était parfaitement naturel. "Nous allons prendre tout l'alcool du bar et nous le verserons dans une maximum d'endroit pour que ça s'embrase vite. Je crois qu'il y a un stock assez important pour s'occuper du rez de chaussé et des deux étages au dessus. Le reste brûlera tout seul."

Le garde eut soudain un doute.

"Attend... comment tu comptes t'en sortir pour allumer le feu ?" demanda-t-il, se croyant soudain très brillant.

"Bob, bien sûr." renchérit le voyageur du tac au tac en se souvenant du contrôleur du feu qu'il avait occis un peu plus tôt.

L'autre se rendit alors compte de sa stupidité et accepta donc le plan convenu. Il alla chercher l'autre garde, qui surveillait le bar et un autre type arriva, se présentant comme l'aide qu'ils attendaient pour mettre le feu. Il expliqua que pas mal de cadavre avaient été retrouvé et que c'était assez inquiétant. Il était même parfaitement d'accord pour se barrer en foutant le feu. Lui était persuadé que des fantômes traînaient dans les parages. Quant à Pif, il cherchait encore ceux dont on avait pas encore trouvé les corps. Tout le monde était au courant qu'une partie de l'équipe avait été massacré par une bande malins, personne ne s'étonnait plus de voir Lucien ainsi couvert des restes d'un autres. Sûrement trouverait-on bientôt celui dont il avait ouvert le crâne d'ailleurs. Il fut donc temps de passer à l'action et de mettre en place le dispositif qui permettrait d'enflammer l'ensemble du casino et donc de s'assurer un feu de joie intense pour terminer cette soirée en beauté. Ils se dirigèrent tous les quatre vers le bar où ils découvrirent bientôt la réserve, quasi éternelle, d'alcool dont disposait le casino. Les rêveurs et voyageurs ne s'en souciaient peut-être pas, mais cette ville vivait à n'importe quelle heure de la même manière. Il n'était pas d'heure où elle s'endormait, pas d'heure où l'on cessait d'y jouer, de gagner et d'y rêver. De fait, lorsque les rêveurs d'un pays se réveillaient et oubliaient cette cité, ils ne laissaient pas place comme dans le monde réel à des casino mornes et tristes qui avaient besoin d'être nettoyés, mais à d'autres rêveurs à travers le monde qui prenaient leur relève et continuaient la fête éternellement. Aussi, la ville entretenait des réseaux d'approvisionnement constant. Que ce soit pour l'or ou pour l'alcool, dans la ville des richesses, l'un et l'autre devaient n'être qu'un flux régulier. Cette perspective laissait donc une immense joie dans le coeur de Lucien qui sentait que son projet allait être la plus belle des réussites.

Tout fut fait avec ordre et organisation. Cela plaisait au voyageur de songer que c'était cet ordre précis qui mènerait à la plus grande confusion que la ville ait jamais connu. Il commencèrent par répandre l'alcool sur tout le rez de chaussé et dans toute l'immense salle des machines à sous, entre chaque allée et sur les machines elles-mêmes. Brûleraient-elles ? Ils n'en savaient rien, mais la décoration le serait sûrement. Ils 'attelèrent ensuite aux deux étages supérieurs en s'assurant que quelqu'un reste toujours en bas pour faire mine de surveiller les entrées. À quatre, les choses allèrent beaucoup plus vite que ne l'aurait pensé le voyageur. Quoi que le bâtiment fut grand, il n'avait pas non plus l'outrecuidance d'être illimité et chaque étage ne leur pris pas plus d'une dizaine de minutes à tout arroser proprement C'est ainsi que bientôt, tous les trois étages concernés puèrent fortement l'alcool et furent prêt à créer en quelques seconde à peine, un incendie digne des pires films catastrophes. Quel dommage que Marvin soit toujours coincé à l'étage juste au dessus ! Lorsque tout serait lancé, peut-être ces idiots seraient-ils contraints de s'allier pour s'en sortir plutôt que de continuer à se faire gentiment la guerre. Un tel illogisme, de voir ainsi gentils et méchants se serrer les coudes était une chose formidable. Mais comprendraient-ils à temps ? Sauraient-ils trouver une solution ? Trois minute après tout, c'était un délais bien court, même pour quitter le bâtiment au milieu de la foule, ce n'était pas toujours suffisant. Une fois que tout fut en place, Lucien sourit de satisfaction en prévision de ce qui allait suivre. Il avait avec lui trois abrutis et comptait bien les utiliser. Visiblement Marvin avait choisi ses acolytes en fonction de leur niveau intellectuel limité. Sûrement avait-il songé qu'il serait plus simple de les contrôler ou avait un sérieux complexe d'infériorité refoulé. Il se tourna vers pour leur donner de nouvelles instructions.


"Toi, va prévenir Marvin qu'on sera prêt à détruire le bâtiment dans dix minutes environs." fit-il en désignant le plus débile des trois. "J'ai encore une dernière chose à faire. Vous deux, allez surveiller l'escalier qui mène au troisième étage. Si quelqu'un d'autre que Marvin descend en premier, tuez-le. Il sait qui il veut autoriser à sortir de là vivant, il vous le dira, il faut absolument empêcher les autres de descendre, donc descendez-les. Allez, tout le monde en piste, il faut agir vite pour plaire à Marvin."

Tous se mirent alors immédiatement en place. Le premier alla vers l'ascenseur et Lucien le suivit tandis que les deux autres empruntèrent l'escalier. Lucien le laissa entrer et monter, puis, s'affaira immédiatement à la tache qui était la sienne. À l'aide de son marteau, qu'il introduisit tout petit dans l'interstice des portes et qu'il agrandit ensuite, il ouvrit la porte de l'ascenseur sur le conduit vide où il était censé glisser de haut en bas. Là, il plaça une barre de bois pour s'assurer que les portes ne se referment pas. Puis, il agrandit son marteau jusqu'à ce qu'il touche le sol et grimpa dessus avant de le rapetisser jusqu'à ce qu'il soit au niveau du sous-sol, là où l'attendait Cob depuis un certain temps maintenant. Il ouvrit la porte par le même procédé qu'il avait employé tout à l'heure et découvrit l'acolyte de Marvin lui calant son arme sur le front. Reconnaissant le visage ensanglanté de Lucien, il ramena son arme sur son épaule et l'aida à sortir du conduit. Lucien le remercia et appuya immédiatement sur le bouton qui lançait le compte à rebours. Un petit écran afficha alors le décompte et Cob lança un regard affolé à son faux camarade.

"Vite, va prévenir Marvin qu'il faut partir maintenant." lui intima Lucien.

Étrangement, Cob se trouva dans une situation qu'il n'aimait pas. Trois minutes séparaient le bâtiment d'une explosion totale. Il avait tout juste le temps d'aller prévenir Marvin que la bombe était enclencher avant de revenir pour fuir avec les autres. D'un autre côté, il avait l'impression que finalement Lucien n'était pas si fiable que cela. Mais s'il perdait du temps à chercher d'en savoir plus, il risquait sûrement de prendre la vie dans une explosion tragique. Il fila donc ne pestant contre sa propre stupidité de ne pas avoir écouté Pif lorsqu'il était passé le voir tout à l'heure. Lucien avait tout déclenché et était à présent certain de tuer tous les abrutis de preneurs d'otage qui avaient songé à le limiter et ce dans la confusion la plus totale. L'absence de toute règle sociale. Il ne lui manquait plus qu'un seul élément à lancer et tout serait fait pour le mieux. Alors, la confusion, le chaos, serait partout et tout serait parfait, une pur plaisir pour le contrôleur. Il fila vers sa destination et y fut en moins de dix secondes. Là il ouvrit la porte du cagibi où s'étaient entassés Marc et Marc2, conformément aux ordres de Tom. Ils le regardèrent avec appréhension, sans trop savoir quoi faire.


"Vite, ils ont tué Tom, ils ont pris la bombe, ils faut que vous libériez tous les autres pour qu'ils vous aident !" fit-il avec affolement. "Joe a besoin de plus de temps pour récupérer les E.V. Paul vous demande d'aller surveiller l'entrée pour gagner du temps ! Mais d'abord, libérez tout le monde pour qu'ils s'occupent de Marvin."

Il leur fallut bien cinq secondes pour réagir et comprendre l'urgence de la situation. Les deux corrompus se tournèrent vers la porte secrète et ouvrirent le panneau. Là tous les douze collègue prisonniers soupirèrent enfin en voyant leurs camarades arriver avec le voyageur qu'ils avaient envoyé les libérer. De nouveau Lucien parla avec affolement.

"Vite, nous en avons tué la plupart, mais les derniers s'accrochent !" expliqua-t-il, emprunt à une grande inquiétude. "Les otages ont commencé une rébellion, mais ils sont toujours coincé au troisième étage et maintenant, Marvin a une bombe, il faut que vous alliez les aider !'

"Allons-y les gars, pas une minute à perdre !" s'exclama l'un d'eux aussi brave que con. Et tous se lancèrent sur les escaliers en se précipitant aussi rapidement que le pouvait une ordre d'armoire à glace. Les deux corrompus traînèrent un peu et prétextèrent d'aller ouvrir les portes principales puis s'éclipsèrent pour aller surveiller les entrée et retenir tout ceux qui tenteraient d'entrer ou de sortir autant de temps qu'ils le pourraient. Sans quoi, jamais Joe n'aurail les E.V. et jamais ils n'auraient leur part du gâteau. Mais au fait, qui était ce type avec du sang partout ? Lucien n'avait pas suivit la charge des taureau et s'était immédiatement dirigé vers la sortie. Il n'avait plus rien à faire ici. À présent, le bordel serait plus monstrueux que jamais dans le casino. Il aurait rêvé pouvoir y être, mais il tenait trop à sa peau de voyageur pour rester au devant du danger. Il fallait qu'il quitte les lieux au plus vite. Il arriva enfin, après une course de plusieurs secondes au couloir avec la porte secrète. Hélas, le couloir n'était pas vide. Là l'attendait une créature des rêves robuste avec un long nez et une mitraillette automatique.

"Je me disais bien que finirais par t'enfuir comme un traître voyageur." dit Pif avec un air mauvais. "Pas de chance pour toi, j'ai retrouvé Bob. Il a été tué par la même arme que l'autre à côté. Et cette arme ressemble drôlement à celle que tu as dans la main. Un marteau ? Ça doit être sympathique. Et je suppose bien entendu que Marvin n'est pas vraiment au courant du fait que tu vais tout faire sauter, n'est-ce pas ? Tant pis pour lui, je ne l'ai jamais aimé. Par contre, voilà ce que je te propose, file-moi la moitié de l'EV que tu as volé au directeur et on fout le camp tous les deux. Ou alors, ni toi ni moi ne quitteront jamais ce bâtiment..."

___

Au troisième étage. La partie en était à un stage critique, d'une tension peu ordinaire lorsque soudain, l'ascenseur sonna et ses portes s'ouvrirent pour laisser passer un malfrat à l'air idiot, qui attira l'attention de toute le monde. Sans se demander s'il dérangeait qui que ce soit, l'homme s'approcha avec un grand sourire de la table où Marvin jouait toujours et salua tout le monde, comme si de rien était.

"Marvin, Lucien me dit de te dire qu'il sera prêt à foutre le feu dans dix minutes environs." déclara-t-il, consciencieux.


"Mais... espèce d'abruti ! Je ne connais pas de Lucien !' hurla le chat cauchemar.

"Mais alors, pourquoi tu lui as demandé de mettre de l'alcool partout dans tous les étages ? Il ne reste plus qu'à craquer l'allumette et tout part en fumée..." expliquait l'autre avec son air ahuri.

"Gros couillon !" cracha Marvin en pointant son arme sur lui et en tirant.

Un idiot avait donc tout préparé pour que dans dix-minutes, il soit piégé par les flammes ? C'était donc ainsi que l'on avait prévu les choses pendant qu'il jouait au poker. Ils lui paieraient, ils lui paieraient tous !
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Nayki Shin
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Mer 29 Juin 2011 - 19:32
La croupière commence à jouer son habile spectacle, les cartes glissent sur la table sans arrêt jusqu’à ce que chacun est le nombre de cartes nécessaire. Je jette un regard à ma main. J’ai là une dame de cœur et un valet de pique. Bien, bien. Je peux me permettre de suivre. S’il n’y a que Marvin à m’accompagner, je tricherai sinon, je serai un bon petit joueur. Il commence par relancer dès le début, chose qu’il n’a jamais fait encore. Je suis, mais Pat préfère s’arrêter là. Il semble préférer dominer le jeu en s’occupant lui-même des relances. Le flop tombe après que j’ai changé l’ordre des cartes pour éviter les petites manigances du minet. Un sept, un huit et un six. Marvin pâlit légèrement, chose pourtant difficile à distinguer avec la quantité de poil qui recouvre son corps mais continue sur sa lancée. Ses jetons ont tellement diminués qu’il est obligé de se lancer à corps perdu dans chaque manche qu’il suit. Et inévitablement, s’il ne triche pas, il finit par faire des erreurs. Sauf que soudain, la créature des rêves fait tapis. Me serait-je trompé ? Aurais-je vu une pâleur qui étaient due à de l’excitation et non pas de la crainte ? Je suis malgré tout, mon stock de jeton me le permettant. Il a entre les mains un valet et un dix. Il ne lui manque plus qu’un neuf. Qui inévitablement sort au turn. Je dois faire confiance à la river à deux cent pour cent. Mais le miracle ne se produit pas et il s’agit d’une dame. Marvin récupère avec joie tout ses gains et reprend confiance en lui-même. Nous avons tous le même quantité d’essences de vie approximativement sauf Pat qui en possède un peu plus. J’aurai pourtant juré qu’il en avait plus précédemment.

Je sens que la partie va s’achever pour l’un d’entre nous dans les deux tours qui suivent. La croupière recommence à distribuer et je reçois une paire de cinq. Rien de bien méchant mais je suis malgré tout, tout comme l’intégralité des joueurs de la table et le flop dévoile un sept, un six et un cinq. J’ai là une possibilité de full mais les chances restent minimes. Les autres joueurs aussi semblent avoir des mains intéressantes à moins qu’il ne s’agisse là d’un bluff. Marvin ne semble pas savoir bluffer donc sa relance me semble due à un bon jeu. Pat sur-relance, il y a donc des chances qu’il est lui aussi un bon jeu mais à sa place j’aurai juste suivi pour faire monter les sommes petit à petit afin de plumer encore plus à la fin. Il y a donc de fortes probabilités pour que ce soit un bluff. Le turn révèle un beau petit sept qui me donne un carré. Une main splendide mais je suppose Marvin d’y être pour quelque chose. Pour éviter une énième tricherie de sa part, je colle la carte. Cette fois c’est moi qui relance, suivi de Marvin et de Pat. Le jeu étant trop engagé de tout les côtés pour se coucher. La river tombe et ne peut rien m’apporter de mieux. Je fais une dernière relance de quasiment tout mon tapis et le chat fait l’erreur de se coucher, ne conservant qu’une somme minable. Pat relance et je suis obligé de faire tapis. Les jeux tombe, il a un full avec le six du début et une paire de cinq offerte par le flop et la river. Je récupère les jetons et passe allègrement cheap leader.

Le chat cauchemar se lève un instant et braque sur moi son arme avec un regard mauvais dans les yeux. Il réussit malgré tout à se contrôler et se rassoit tant bien que mal. Toute la salle est aux aguets. Ils sont impatient de savoir si Marvin va perdre. Je reçois une dame et un as de cœur, le flop tombe sans que personne ne relance et il y a là un as de trèfle, un roi de carreau et un huit de pique. Les deux autres participants font tapis, ils n’ont pas d’autre alternative et je complète. Leurs mains sont constituées d’un valet de cœur et d’un roi de pique ainsi que d’un as de carreau et d’un neuf de pique. Tout le monde a une paire. La croupière retourne le turn qui n’est autre qu’un valet, offrant ainsi un brelan à Marvin. Le chat éclate de rire et me regarde avec une haine non feinte. La croupière s’apprête à retourner la dernière carte quand soudain un homme débarque dans la salle. Il a le regard fier et semble heureux d’être au centre de toutes les attentions, il s’approche de Marvin et déclare en jetant un regard à la salle :
"Marvin, Lucien me dit de te dire qu'il sera prêt à foutre le feu dans dix minutes environs."

Holà une sale nouvelle que voilà, quel ampleur va avoir le feu ? Le but est-il de tuer tout le monde ou de célébrer la victoire de la partie de poker ? Un tas de questions sans réponses se bousculent dans ma tête. Les gens dans la salle commencent à s’agiter et ils se mettent à se poser des questions. Le chat cauchemar ne fait que provoquer une discorde encore plus grande en répliquant :
"Mais... espèce d'abruti ! Je ne connais pas de Lucien !'

La tension atteint maintenant des piques, tout ceux dans la salle se demandent ce que va répondre le sous-fifre. Celui-ci ne trouve pas de meilleurs réponses que de répliquer :
"Mais alors, pourquoi tu lui as demandé de mettre de l'alcool partout dans tous les étages ? Il ne reste plus qu'à craquer l'allumette et tout part en fumée..."

Messieurs, dames, j’ai l’honneur de vous présenter la personne à l’intelligence la plus réduite en ce monde. Suffisamment con pour obéir au premier venu, assez abruti pour se préparer à tuer tout le monde sans l’avis de son chef et tellement stupide qu’il peut faire paniquer une salle en deux phrases. Marvin réplique quelque chose mais les spectateurs crient tellement forts en se ruant vers les portes que même moi qui suit à côté de lui je n’entends rien. Le chat cauchemar se lève et ses moustaches frétillent de rage. Il saisit sa mitraillette et tire une rafale sur l’abruti national. Bon débarras. Malgré ce geste que je considère comme bienveillant, j’ai encore des comptes à régler avec ce kidnappeur. Je m’approche de lui en saisissant la carte qui correspond à la river du tour que nous n’avons pu achever. D’un pas assuré je me dirige vers lui, il est dos à moi et ne me voit pas. Je lui tapote sur l’épaule. Il doit se rendre compte de ses erreurs avant d’expirer. Il se retourne en continuant de mitrailler et une salve touche la croupière qui s’effondre. J’arrête l’arme afin qu’elle ne se retrouve pas entre moi et le gros chat et colle un puissant coup de poing dans le museau de la créature des rêves. Il tombe sur les fesses en lâchant son arme afin de se tenir le nez. Je m’accroupis devant lui et le regarde en souriant. Il tente d’articuler un faible « Mais pourquoi ? » qui se retrouve étouffer par le sang qui coule de ses narines. Je me relève d’un bond en lui collant un coup de pied dans l’estomac et il fait une roulade avant de buter contre la table. Il se relève avec une souplesse et une rapidité dont je ne l’aurai pas cru capable, toutes griffes dehors prêt à me trancher la gorge. Je pivote sur mes pieds, me retrouvant dos à lui je le saisis par la taille et par l’un des bras puis l’envois au sol d’un O goshi tout en beauté. Il s’effondre sur le sol en poussant un cri de douleur tandis que je garde son bras entre mes mains. Je place mes deux jambes de l’autre côté de son corps et me laisse tomber en arrière en tendant son bras au maximum. Lorsque mes épaules touchent le sol, je relève le bassin et son bras saute dans un craquement horrible. Il hurle de douleur mais profite de la flexibilité de son bras cassé pour se défaire de mon emprise et il me saisit à la gorge. Il me relève à la seule force de son bras et me soulève dans les airs. Ses griffes s’enfoncent peu à peu dans ma gorge, me coupant le souffle. Je sens quatre sillons ensanglantées coulés le long de mon cou. Il grogne de plaisir et me dit dans un cri de joie :
« Tu pensais vraiment me tuer comme ça. Je suis bien plus fort que toi, minable. Reviens dans mille ans. »

C’est alors mon tour de sourire. Sa surprise se lit dans son attitude corporelle car tout ses muscles se crispent. D’un revers de la main, je saisis son poignet et exerce une torsion qui l’oblige à lâcher. Je retombe au sol. Sa main maintenue par la droite. Du pied, je le frappe en plein visage à trois reprises puis sors lentement la carte de la river qui était dans ma poche. Je la tend vers lui, il ne voit pas encore de quelle carte il s’agit. Mon regard jusqu’à lors plutôt moqueur se durcit tandis que je prononce la raison de sa mort :
« J’en ai rien à foutre que tu tue les joueurs de la table, que tu prennes des gens en otage ou que tu brûles un casino. La raison pour laquelle je vais te tuer est beaucoup plus égoïste que ça. Tu as toi-même fixé des règles, une en particulier, qui perd meurt. Et devine quoi, la carte que je tiens entre les mains est la carte que la croupière allait retourner avant que ton stupide homme de main n’arrive. Il s’agit de l’as de pique. Brelan. »

Son regard s’emprunt d’un profond effroi et il tente de me faire lâcher, je lui brise le poignet et il se met à courir. Il pousse quelques personnes pour tenter de m’échapper mais je lance la carte qui file droit se coincer au plus profond de sa gorge. Je marche tranquillement, la récupère et essuie le sang qui la recouvre sur la veste de Marvin, puis je retourne à la table et récupère trois cent essences de vie et tout mon paquet de cartes. Une somme inférieure à celle que j’aurai du gagner mais qui me suffit amplement. Je jette un regard à la salle où le silence s’est fait. Il ne reste plus que six… sept… neuf personnes au total. Pat est là et je croise son regard, il ferme les yeux en hochant légèrement la tête, une façon de dire qu’il soutien ma conduite. Bon, ceux qui sont encore là sont sûrement moins cons que les autres. Ils ont du comprendre qu’il y a tellement de gardes et de personnes prêts à tuer que ça ne vaut pas le coup de partir sans une escorte. De plus, si le feu s’est déclaré à cet étage ou aux étages inférieurs il n’y a aucun intérêt à chercher à descendre. Je m’approche d’un des ascenseurs, il est bloqué, sûrement par la chaleur. J’envisage un instant de nous cacher dans la salle des coffres qui doit être bien protégée. Mais rien ne me prouve que les gaz ou la température qui raréfiera l’oxygène ne nous tueront pas. Si nous ne pouvons descendre ni rester à cet étage, il nous est obligé de monter vers le toit. Je regarde rapidement la condition physique des gens ici présents. La plupart sont suffisamment grand ou forts pour survivre à l’ascension que je m’apprête à leur faire subir. Une femme d’environ vingt ans, la seule femme du groupe, est là et attend avec une détermination inexplicable dans les yeux, un regard qui me plait. Je me dirige vers la porte et tout ceux dans la salle se lève et me suivent. Je regarde à gauche et à droite, des cadavres reposent un peu partout, troués de balle mais aucune âme vivante ne reste là. Je résume rapidement, nous avons dix minutes pour atteindre le sommet mais il ne nous en reste qu’approximativement neuf. Il va falloir se magner, en courant nous en avons pour au moins quatre minutes à tout casser.

Je fais signe à tout le monde de me suivre et donne à Pat, le plan que j’ai pris plus tôt dans la nuit. Il me guide ainsi dans les couloirs. Au bout d’un moment, je tombe sur un garde qui est bien plus surpris que moi, il ne devait pas s’attendre à croiser tout un groupe se dirigeant vers le haut. Je sors trois cartes, les coince entre mes doigts et lui perce à deux reprises l’estomac avant de lui donner un coup de genou dans le menton. Il tombe au sol et ne se relève évidemment pas. Au bout d’un moment, nous arrivons à l’escalier mais la chaleur s’est franchement élevée depuis notre départ et une odeur de viande roussie m’emplit les narines. Je préfère ne pas penser à tout ceux qui sont morts. Je commence à avoir du mal à respirer mais je continue, les escaliers me mettent à rude épreuve et la demoiselle de tout à l’heure s’effondre, la respiration irrégulière elle se tient la gorge à deux mains. Les autres la regarde sans savoir quoi faire et certains reprennent la route. Elle me fait comprendre que je ferai mieux de faire comme eux si je veux survivre. Je pousse un juron, donne un bon coup de poing dans le mur et la met sur mon dos. Je reprend ma marche qui est deux fois plus dur avec un corps sur le dos mais je prend sur moi et rattrape le groupe qui, soulagé, accélère la cadence. Nous nous retrouvons au quatrième et dernier étage. Les couloirs sont cette fois-ci dépourvus de cadavre mais de nombreux gardes sont encore là. Je porte mon fardeau sur le flanc droit et me sers de ma main gauche pour lancer des cartes sur tout les arrivants. J’en élimine ainsi six mais l’un de ceux de mon groupe tombe, une balle dans le corps. Il nous faut malgré tout continuer et je n’en ai vraiment rien à faire de sa mort. Je ne le connaissais pas donc son sort ne m’importune guère. Le décor n’est absolument plus le même, de temps en temps, le blanc des couloirs laisse place à des murs-vitre qui donnent soit sur la ville, où les lumières brillent de milles feux sans discontinuité, soit sur un immense aquarium remplit de centaines de poissons différents. Je m’arrête soudain, à la surprise de tous et leur demande de continuer en les informant que je les rejoints. Puis je transforme mon poing en poing de cartes et frappe de toute mes forces le verre, celui-ci se fissure, la fissure grandie de plus en plus à cause de la pression de l’eau et peu à peu le verre casse par endroit, si je compte bien, au bout d’une minute environ, tout l’aquarium cassera et l’eau se déversera dans les étages éteignant le feu et noyant les gardes et hommes de mains en tout genre. Celle que je porte semble un peu paniquée à cette idée mais je n’en ai que faire, ils seraient de toute façon morts dans l’incendie, et puis il est maintenant bien trop tard pour avoir des regrets. Je reprend ma course mais des tirs venant d’à peu près la position du groupe retentissent et me surprennent. Je m’élance et tombe sur un groupe de gars qui tire sur les anciens otages. L’un est mort, je pose la demoiselle et m’élance dans le couloir, ils sont cinq.

Je me baisse et évite une salve qui me frôle la tête, puis je me relève d’un bond et colle un uppercut dans le menton de l’un des gars, lui bloquant les mouvements, je pivote sur mon pied et le frappe dans l’estomac, l’envoyant se heurter contre un mur. Une seconde série de tir retentit mais je me jette sur le côté et l’esquive de peu. Je fais une roulade et la finis en donnant un double coup de pied dans les parties intimes de l’un des hommes qui pousse un magnifique « MMmmm » avant de tomber à genou, le souffle court. Je me cache derrière lui tandis que son corps se fait trouer par les balles de ses camarades, je soulève sa carcasse encore chaude et me lance sur l’un des gars avant de lui jeter le corps au visage, puis je frappe ce corps inerte qui entraîne l’homme derrière à se cogner contre l’un des murs. Je saisis la mitraillette de l’homme, me retourne et tire en continu jusqu’à ce que mon chargeur soit vide sur le quatrième homme. Il s’effondre. J’entends soudain un léger « Clic » dans mon dos, je me baisse et vois les balles siffler au-dessus de moi. De ma position accroupie, je pose les mains au sol et projette mes jambes dans les tibias de l’homme derrière moi qui tombe en avant. Je me retourne et lui plante des cartes dans le corps. Je me relève, l’homme coincé derrière le cadavre se dégage et se met en position de combat. Il est en Zenkutsu dashi, une jambe tendue derrière, l’autre devant, pliée. Il me toise du regard un instant avant de s’élancer, je pars son coup de la main gauche et esquive par la droite, il se retrouve dos à moi et je lui fauche la jambe arrière tout en entraînant le mouvement avec une saisie au col. Il se ramasse en beauté et son souffle se coupe sous l’impact. Je l’achève d’un kakato geri sur le crâne et fais signe aux autres de me rejoindre. Je reprend la demoiselle sur mon dos et prend la route vers le toit.

Nous arrivons finalement à une échelle qui mène au toit, je prend mon courage à deux mains en même temps que je saisis le premier barreau. Elle se cramponne à mon cou et ma respiration déjà diminuée par la chaleur se retrouve quasi-inexistante. Chaque barreau est une torture, chaque centimètre est une épreuve. Lorsque j’arrive à la moitié, Pat me demande si je désire inverser avec lui. Je l’observe un instant, différemment de la façon dont on observe un joueur de poker, il est plutôt grand mais sa carrure laisse franchement à désirer. Je refuse poliment son offre et lui souris avant de reprendre mon ascension. Je réussis finalement à poser la main sur le toit. Elle grimpe et sort puis s’évertue à aider les autres à finir leur montée. Je me repose un instant, assis, la tête tournée vers le ciel en haletant. Soudain, un petit cri retentit, je baisse le regard et la vois en train de glisser, prête à tomber jusqu’au sol. Je m’élance et la saisis par la cheville alors qu’elle s’enfonce vers le vide. Il me faut de l’aide sinon je vais tomber. Pat est en haut, tout le monde à les yeux rivés sur moi, s’il me pousse, ils croiront tous à un accident. Je le vois s’approcher et il me saisit la cheville. L’instant de vérité. Mais il me remonte finalement et je remonte sur le toit, les gens se rassemblent peu à peu. Je me relève et observe l’endroit. Le toit me semble vide, il n’y a personne. Pour partir, il va nous falloir sauter, cela fait un peu moins de trois minutes que nous sommes partis. Je m’approche du bord et regarde en bas. Ce casino est juste à côté du bar qui s’élève sur trois étages et dont le toit est très élevé. Il est possible de sauter mais même si la distance est assez réduite, la hauteur et l’épuisement général risque de compromettre les chances de survie général. Je me tourne vers Pat en qui j’ai à peu près confiance maintenant. Je lui demande s’il se sent capable d’atteindre l’autre côté. Il jette un coup d’œil, teste ses articulations et me déclare que oui. Il s’élance et prend son envol. Il réussit à poser ses mains de l’autre côté mais sa jambe dérape et il commence à tomber. Réagissant au quart de tour, je lance une carte juste sous son pied qui frôle le mur, lui permettant de trouver un appui et ainsi de remonter il lève son pouce vers moi. Je prend la première personne par la main, lui dit de prendre un peu d’élan et au moment de sauter je donne une seconde impulsion dans son dos afin de prolonger le saut et Pat rattrape la personne puis la met en sécurité et se prépare à recevoir les autres. Nous enchaînons ainsi tout les otages et il ne reste plus que moi et la demoiselle épuisée. Je la prend sur mon dos et m’élance. Je ne franchis pas la moitié de la distance que je me met à tomber. Son étreinte autour de mon coup se resserre mais je lance une carte et lui fait faire demi-tour, je prend appui dessus et me propulse dessus. Soudain une corde s’enroule autour de mon pied et je me trouve tracter en arrière. Je saisis le corps de la demoiselle et la lance sur le toit en face avant de me faire ramener sur le toit du casino. Au même moment, une intense secousse retentit partout dans le bâtiment. La tête dans le vide, le corps contre le mur, j’ai l’impression que les vibrations ne vont jamais s’arrêter, j’espère un instant que le gars qui me tient ne va pas lâcher sous la surprise mais non il semble tenir bon. On me remonte peu à peu et mon regard se pose sur le groupes d’ex-otages en face. Je leur crie un « DEGAGEZ » avant de me faire hisser sur le toit par une paire de puissantes mains.

Je me relève, le pied légèrement ensanglanté à cause de la traction de la corde. Ils sont six, des gars de Marvin, il m’aura vraiment fait chier jusqu’au bout celui-là. Allez, c’est décidé, si je sors vivant de cette affaire, je m’occupe personnellement de tuer tout les survivants qui ont aidé de prêt ou de loin le chat et en particulier les enfoirés qui ont mis le feu et provoqués ces secousses. Une vibration plus forte que les autres se fait soudain sentir et le bâtiment penche vers la droite. Je suis obligé de me retenir pour ne pas glisser puis tout se re-stabilise. Le premier gars me tient en joue avec son arme. Je fais un moulinet avec ma jambe nouée et le gars lâche la corde, je donne alors un coup de pied circulaire, mawashi geri et la corde vole et atterrit en plein dans la tête de l’homme qui me visait, faisant tomber son arme. Je dénoue la corde de mon pied et l’enroule autour de mon épaule. Deux hommes désarmés, dont celui qui me tenait, me foncent dessus. Je déroule la corde et m’en sers dans un mouvement de moulinet qui en fait reculer un et qui frappe l’autre à l’épaule. La corde est tellement épaisse qu’elle casse l’épaule sous le choc. Je ré-enroule la corde mais autour de mes hanches cette fois et la déroule en visant la tête de l’un des gars. La corde file et frôle le crâne. Je réussis à l’attacher autour d’un poteau sur le toit et cours vers la gauche, frappant avec succès la tête du gars debout et l’envoyant au sol. Je lâche la corde et m’élance vers lui, il commence à se relever et je le frappe en plein visage avec le pied, il s’effondre inconscient. Il n’en reste plus qu’un, l’un a l’épaule cassée, et deux sont inconscients. Le dernier s’approche de moi, il a entre les mains deux poignards. Il m’attaque en ligne droite et je m’écarte par la droite mais me penche immédiatement en avant pour éviter le second coup. Je saisis le col de mon assaillant et le frappe d’un coup de genou dans le plexus. Sans toucher au couteau, je donne un coup de paume dans le coude de mon adversaire, le brisant net. Je réussis à le faucher et il tombe en tentant de me frapper à nouveau. Il ne réussit qu’à m’entailler la joue, la faisant saigner. Je lui donne un coup de pied au visage et ses deux bras retombent le long de son corps, ses yeux se font vitreux et il arrête de respirer. Je lui ai sûrement cassé la nuque.

Finalement, je jette un coup d’œil à l’ensemble des corps rassemblés là, une autre secousse encore plus forte que les autres retentit. Je m’élance et le sol se fissure par endroit. Je saute enfin et attrape le toit en face tandis que le casino subit des chocs atroces. Les mains accrochées sur le rebord du toit, j'assiste impuissant à la destruction d'un bâtiment d'une envergure phénoménale. Les flammes sortent par les fenêtres et des fissures lézardent les murs. Je réussis à me hisser sur le toit et observe les gens rassemblés en bas, la plupart crient, à certaines endroits des rêveurs se réveillent les uns après les autres. Devant mes yeux ébahis, le casino si renommé se transforme en ouvre d'art toute en or. Les flammes arrêtent leur lente ascension et je décide qu'il s'agit du bon moment pour descendre de mon perchoir. Je recule vers le bord du toit et, les pieds à moitié dans le vide, prend une bonne inspiration avant de sauter, je fais un léger bond en arrière et me retrouve soumis à la pesanteur qui tente de m'emmener délicatement me faire aplatir la tête par terre, je tend les bras et réussis au prix d'un douloureux effort à saisir le rebord d'une fenêtre, arrêtant net ma chute. Je grimpe, défonce la vitre d'un coup de coude et pénètre dans le bâtiment il fait assez sombre et j'ai l'impression d'être observer je quitte la pièce le plus doucement possible et me retrouve dans les couloirs d'un hôtel du style western, les gens se ruent dans les escaliers pour assister au grand spectacle que donne le lieu voisin. Un énorme bruit d'effondrement parvient à mes oreilles, il est tellement fort que le sol se met à trembler et je dois me retenir pour ne pas m'effondrer. Je réussis à descendre tant bien que mal les escaliers et arrive dans le bar où j'ai été capturé, celui-ci est entièrement vide, même le barman a déserté son poste. Je m'approche du bar et me sers un verre d'une boisson que je n'identifie pas bien. Au moment où je m'assoies, un homme d'une quarantaine d'années entre, les bras pleins de feuilles. Il passe derrière le comptoir, monte sur un tabouret en m'ignorant royalement. Tant mieux je n'ai pas du tout envie de discuter après une nuit comme celle-ci. Il plaque une feuille sur le mur, la cloue rapidement et redescend. Il réitère la même action au-dessus de l'entrée. Je me lève, passe à côté de lui en récupérant une feuille à son insu et sors pour la lire, une photo de voyageur est mise dessus ainsi qu'une recommandation indiquant qu'il est conseillé de le tuer ou de le ramener à Midas. Je réfléchis un instant, les raisons de cette demande ne sont pas écrite mais les affiches ont été faites juste après l'accident du Montecitard, il y a donc des chances pour que le voyageur en question soit le même Lucien que celui dont à parler l'acolyte de Marvin. J'espère pour lui qu'il a une bonne raison d'avoir causé un tel massacre car je vais m'occuper personnellement de son sort dans le cas contraire. Je replis la feuille et me me dirige vers la sortie de la ville, le bruit omniprésent me tape sur les nerfs et j'ai bien l'intention de me trouver un petit coin tranquille pour finir ma nuit avec un bon verre d'alcool fort.
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Maraudeur des rêves
Lucien Sandman
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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Lun 4 Juil 2011 - 19:46
2 minutes et 13 secondes, précisément, le séparent de l'explosion général, du feu d'artifice, du coup de semonce général, du final, du grand spectacle... de l'osmose parfaite. Lucien, dans un grand mouvement de moulinet touche pour la première fois sa cible qui s'était habilement esquivé les deux fois précédentes. C'est la main qui était visée par son attaque et celle-ci est balancée au bout de son bras, toute chamboulée. Les os n'ont pas cassé, mais Pif a lâché son arme et c'était exactement ce que l'on attendait de lui dans cette occasion particulière. L'homme poussa alors un juron terrible lorsque l'objet de métal et de plomb lui glissa des mains et qu'il s'en alla glisser sur quelques mètres. Il parvient néanmoins à envoyer un coup de pied dans le menton de son assaillant et se précipite sur l'arme à la dérive, quitte à se jeter et ramper frénétiquement pour l'attraper en tournant le dos à un adversaire qu'il croit à présent hors de portée. De fait Lucien lui-même a fait quelques pas en arrière sous le choc et sent que les vaisseaux de sa gencive inférieure ont éclaté, il a du sang plein la bouche. Pour la première fois de la nuit, c'est bien son sang qui va peut-être le recouvrir. Le reste appartenant aux différents protagonistes de la pièce. La distance entre les deux combattants s'est largement agrandie, plus de deux mètres, nécessairement hors de portée d'un marteau en toute logique, mais une parfaite portée pour un fusil mitrailleur, qui s'était montré à ce point inefficace au corps à corps tout à l'heure. Nous sommes précisément à 2 minutes et 11 secondes et sûrement quelques centièmes lorsque Lucien agrandit son arme, contre toute logique, et frappe le dos de Pif l'empêchant ainsi se relever ou de se retourner pour tirer. Ce qui lui provoque aussi une douleur suffisante pour lui arracher une plainte de rage et lui couper un instant le souffle sous la crispation. L'on pourrait même juger que jusqu'à 2 minutes et 10 secondes avant l'explosion, Pif voit légèrement flou et n'a pas les idées en place. Son coup avait provoqué un effet quasi similaire sur Lucien la seconde précédant sa réplique. Hélas, le voyageur avait encore l'esprit trop clair pour ne pas se reprendre moins vite et lui laisser le loisir de le trouer avec une belle rafale opportune. Pourtant, comme Pif le sait, les choses ne se passent jamais réellement comme on le souhaite, surtout pour lui. Une poisse qui l'avait suivi toutes ces années qui l'accompagnèrent jusqu'à la seconde fatidique qui fut la dernière de sa vie, précisément 1 minute et 37 secondes avant l'explosion du bâtiment.

Pourtant, 2 minutes et 16 secondes avant l'événement tragique qui allait frapper cette ville réputée sécuritaire et pacifique, Pif avait encore confiance en ses secondes, ses minutes, ses heures, ses jours, ses mois et ses années à venir, il avait même l'assurance de les couler aussi grassement qu'un grand seigneur avec la mise qu'il avait compté tirer de son petit barrage. Lorsque Lucien était arrivé vers eux avec une bombe de confection étrange, sans la moindre arme à feu alors que Marvin en avait fourni à tous ses coéquipiers, la gueule ensanglanté et recouverte de morceaux indéfinis de chaire humaine, Pif s'était immédiatement méfié du personnage et n'avait cru un seul instant qu'il fasse partie de leur clan. Néanmoins, il avait songé que ce voyageur avait un plan et que ce plan visait sûrement un autre objectif que de sauver des vies humaines de mains dangereusement siennes. Sans quoi, qu'aurait-il fait de cette bombe et de son projet de massacre des otages. Cette bombe avait un tout autre usage, Pif en était certain et il s'était mis en tête de découvrir lequel exactement et ainsi de s'assurer qu'il ne manquait pas une occasion unique. S'il tuait cet idiot trop tôt, il avait le pressentiment étrange qu'il ratait quelque chose. Une fois de plus, son instinct avait vu juste, l'énergumène était un tueur sanguinaire qui avait semé des cadavres un peu partout, lorsqu'il fit le tour des couloirs de l'arrière boutique souterraine du casino, il avait pu constater qu'une belle part de ses camarades avaient été tués par ce malade ou peut-être par certains de ses acolytes. Il avait aussi découvert quelle victime exactement lui avait procuré tout ce sang. Elle se tenait aux côtés du corps de Bob, visiblement tué par la même arme et d'un matériel d'une sophistication similaire à celle de la bombe. Alors, il avait compris, alors il sut avec certitude, devant cette salle des coffres close que cette victime était venue dérober les ressources d'EV du directeur du casino. Cela expliquait les membres de cette autre équipe dont il avait trouvé les corps et aussi la bombe. Pourtant, il demeura certain que le coffre avait été ouvert et vidé de son contenu par les voleurs mais qu'eux-mêmes avaient été surpris par ce fou, peut-être même était-il l'un des leur et les avait-il tous trahi pour s'en tirer avec une pleine part du gâteau. Alors, Pif avait vu son heure de gloire arriver, le peu que Marvin lui avait donné pour ce coup-là ne suffisait pas à ses yeux gourmands, et la perspective de se voir soudain enrichi de cette somme extravagante cachée dans les coffres du directeurs lui plaisait énormément. Aussi avait-il envoyé l'un des idiots - le dernier en vie - aider ce voyageur pendant que lui-même alla se poster dans l'issue la plus directe qui permettrait à qui le voulait de quitter les lieux avant que la bombe de détruisent tout. Il avait décider de barrer le passage au voyageur pour le forcer à choisir entre leur mort à tous les deux, ou leur richesse partagée. Son plan était bon, à ceci près que le fou qu'il avait l'envie d'associer à sa cause n'avait que faire des EV et n'avait agit que pour une cause parfaitement illogique et irrationnelle, celle de créer la plus grande confusion possible avant une explosion spectaculaire.

2 minutes et 10 secondes avant ladite explosion, Pif n'était plus en aussi bon était qu'il avait espérait, son dos lui faisait mal, il était là, rampant sur le sol comme un verre pour attraper une arme qui lui paraissait de plus en plus futile contre son adversaire au marteau. Quoi qu'il l'ait écarté avec une parade brillante, ce voyageur était revenu à la charge bien trop vite. Soit il disposait d'une capacité d'encaisser les coups hors du commun, comme certains le pouvaient, soit qu'il était plus rapide que la normale, soit que son pouvoir le lui permettait. Une seule décharge de son arme aurait suffit à mettre à mort ce malade mental sans intérêt. Hélas, ce dernier ne semblait pas exactement disposer à lui accorder la faveur de se retourner. Le libérer était déjà une autre affaire car Lucien n'avait pas levé son marteau et continuait de l'appuyer sur son adversaire qui, en tout état de cause, semblait temporairement condamné à essuyer le sol de son auguste corps, cela commença précisément lorsque seulement 2 minutes et 9 secondes avant que tout ne parte en fumée. Le voyageur commença à balayer le couloir avec le corps qu'il retenait prisonnier, faisant mouvoir son marteau de droite à gauche pour qu'il aille se cogner violemment contre les murs, et il répéta ce mouvement latéral plusieurs fois, comme pour s'assurer que les bleus de l'homme seraient bien réels et assez embêtant. Néanmoins, ce ne fut que lorsque 2 minutes et 3 secondes séparèrent le monde du coup d'éclat, lorsqu'il lâcha pour la seconde fois l'arme qui était la sienne que Lucien cessa cette mascarade puérile. Pif fut alors soulagé du poids qui maintenait son dos sous pression et se retourna cette fois-ci sans prendre la peine de récupérer son arme. Il ne compris alors pas que marteau ait pu devenir aussi grand et qu'il y ait toujours une distance raisonnable entre les des deux combattants. Sandman n'avait pourtant pas l'intention de le laisser longtemps dans cette solitude lointaine et, raccourcissant son arme fonça vers son adversaire pour un combat plus direct. Sans réfléchir, alors 2 minutes et 2 secondes, à peu de choses près, nous séparaient de l'instant fatidique, Pif tira de sa ceinture un petit couteau qui aurait certainement beaucoup plus d'usage au corps à corps lorsqu'il s'agissait de tuer son adversaire qu'une mitraillette lourde. Et c'est ainsi qu'il attendit que l'autre ne parvienne à lui, prêt à riposter du mieux qu'il pourrait avec sa petite arme qui, définitivement, resteraient campées sur ses positions en matière de taille, de forme ou de poids. Pourtant, Lucien s'arrêta à un pas de lui en voyant la lame et engagea alors un combat plus orthodoxe avec Pif.

13 secondes plus tôt, environ 2 minutes et 15 secondes avant l'explosion, Lucien Sandman, voyageur méconnu et sanguinaire, en partie recouvert par les restes de la cervelle de l'une de ses précédentes victimes de la nuit s'était jeté sur Pif, Marteau ensanglanté en main, sourire dément aux lèvres après avoir très brièvement analysé la demande de celui-ci. Sa réponse à la proposition du malfrat se montra donc aussi claire que fulgurante, un refus comme on en voyait rarement d'une telle qualité. Lucien avait bondit et dans le même geste avait levé le marteau de taille sensiblement petite pour l'occasion et avait changé sa taille. L'objet, alors petit, s'était subitement agrandi et avait retrouvé sa taille la plus usitée par le voyageur, à savoir l'équivalent d'un marteau de guerre, ce qui avait poussé Pif à croire à une invocation plus qu'à un contrôle de l'outil. Il n'avait alors pas très bien compris cette réaction subite, ce rejet aussi fort, cette attaque sans fondement. Le voyageur n'avait pas tenté de négocier, n'avait pas prononcé un seul mot, n'avait même pas chercher à le duper un seul instant, il s'était contenté de se jeter sur lui, au risque de prendre une rafale de mitraillette dans l'abdomen et de trépasser tout seul comme un grand. Visiblement, il ne souhaitait pas partager sa prise et préférait mésuser du temps qui lui restait pour un pugilat avec Pif plutôt que de s'assurer d'être loin du bâtiment lorsque tout exploserait. Prendre un tel risque n'était pas exactement dans la logique de Lucien, il aurait préféré être sorti du bâtiment et avoir trouvé un bel endroit pour admirer le spectacle plutôt que de devoir tuer une personne de plus qui de toute manière aurait trouvé la mort dans l'explosion spectaculaire et l'incendie qu'il avait préparé pour terminer sa petite incursion dans ce casino. Néanmoins, il lui avait fallu changer ses plans - un peu de chaos dans sa vie ne pouvait pas faire de mal après tout, l'imprévu n'était-il pas justement son objet ? - et attaquer de dernier adversaire pour espérer le détruire rapidement et pouvoir s'enfuir ensuite, en toute hâte si nécessaire. De fait, il savait que les voleurs qu'il avait massacré avait peut-être volé une très belle portion d'EV, lui-même cependant, n'en avait pas vu la couleur et ne s'y était pas intéressé outre mesure, de comprenant pas l'intérêt d'une telle possession, ainsi il n'aurait pas pu contenter l'énergumène des rêves et se seraient trouvé dans l'impasse la plus totale puisque jamais il n'aurait cru que le voyageur n'avait pas le moindre EV à lui accorder ou alors une quantité regrettablement minuscule. Cette situation aurait alors pris une ampleur non souhaitée, l'on se serait énervé, l'on aurait crié et finalement, l'on se serait jeté dessus pour défendre son point de vue. En un sens, Lucien n'avait fait que passer plus directement à cette phase inévitable, ce qui avait sensiblement perturbé Pif sur le moment.

2 minutes et 1 seconde avant l'explosion, Pif passe à l'action plutôt que de laisser l'autre prendre l'avantage. Il s'élance pour perforer le ventre du voyageur avec son couteau. Lucien n'ayant pas exactement dans l'idée de se faire transpercer écarte le bras avec son marteau et dégage ainsi un espace suffisant, pour une réplique. Il agrandi encore son arme et fait alors pivoter le manche de celle-ci pour qu'elle aille frapper le visage du malfrat. Celui-ci, ne recule pas d'un pouce, il se contente de tourner la tête sous le choc et de pousser un gémissement de douleur. Le temps qu'il se remette en place est un délais que Lucien compte utiliser, il frappe de nouveau avec le manche de son marteau, droit dans le ventre de l'homme qui se plie en deux et recule cette-fois d'un ou deux pas, en titubant. Le voyageur retourne son arme et l'agrandi encore une fois de façon à ce qu'il puisse frapper avec le poids de la tête le crâne de son adversaire qui, voyant cet assaut arriver n'entrevoit que pour seule solution que d'attraper le haut du manche. Parant cette résistance, le fou alourdit le marteau et le malfrat se retrouve obligé d'écarter le marteau sur sa gauche tandis qu'avec sa main droite, il s'élance vers l'avant, couteau prêt à donner la mort, de son autre main, il maintient le marteau loin de lui. À 1 minute et 57 secondes précisément d'une explosion pharaonique, Lucien observe avec stupeur l'immense désavantage qui est le sien. Cet homme maintient sa seule arme sur le côté tandis qu'il s'élance vers lui, à présent dénué de toute protection, avec l'intention de le pourfendre. Lucien comprend donc que s'il ne réagit pas, cette seconde sera la dernière de son existence de voyageur et donc, pour lui, de sa seule unique et véritable existence qui vaille la peine d'être vécu. Alors, en un quart de seconde, il doit réfléchir à une solution pour se tirer de là et trois lui viennent presque instantanément à l'esprit sous le coup de l'adrénaline. La première est sûrement la plus simple, elle consistait à agrandir au maximum l'outil qui lui servait d'arme et lui donnerait la satisfaction d'être ainsi subitement repoussé vers l'arrière et donc d'éviter ce coup particulièrement néfaste pour son organisme au prix d'un autre, bien moins dangereux, mais sûrement douloureux quand même. Sans parler du fait qu'il faudrait alors reparcourir la distance ainsi créer et donc s'exposer au tir de la mitraillette. La seconde consiste plus simplement à mettre sa main en travers de la lame et donc d'encaisser le coup dans la main plutôt que dans le ventre ou dans la poitrine, il éviterait ainsi la mort mais récolterait une blessure sérieuse et perdrait l'usage de sa main pour le reste du combat, un désavantage qui n'était pas aussi bien que cela. La dernière solution entrevue fit donc l'objet de son choix et Lucien lâcha son marteau pour reculer et esquiver son adversaire.

Désarmé et sans la moindre protection, le fou se retrouva alors dans la situation la plus précaire de sa vie. Il n'avait jamais réellement appris à se battre ou à pratiquer un art martial ou un autre, si bien qu'il avait toujours eu des attitudes de bagarreur plus qu'autre chose. Il frappait comme un dément avec son marteau, parait les coups qu'il voyait arriver se débrouiller toujours pour éviter d'encaisser les autres. Il pouvait certes établir des stratégie de combat, en frappant d'abord tel ou tel protagoniste, telle ou telle partie du corps. Mais au delà, il n'avait aucune technique d'aucune sorte et c'était là un handicap majeur face à quelqu'un qui semblait s'être déjà battu au couteau et qui, ayant grandi dans les rues sombres d'une ville de rêves de gangsters, avait appris à manier cette arme comme le plus utile des jouets. Ils se toisèrent tous les deux un instant et le voyageur évalua quelles étaient ses possibilités. Il n'avait plus d'armes et les trois dont il aurait pu se servir se trouvaient hors de sa portée, la première étant dans la main de son adversaire, les deux autres derrière le couteau, au sol. Pif le regardait l'air de vouloir savoir ce qu'il valait exactement comme combattant, hélas, il ne dû pas faire bonne figure puisque la créature des rêves l'attaqua alors même qu'il évaluait dans son esprit que 1 minute et 55 secondes, le séparait d'un moment dont le cynisme lui apparaissait à présent si grandiose pour lui-même qu'il en aurait presque éclaté de rire. Il s'était lui-même ajouté cette contrainte de temps, ce suspense, cette adrénaline en filant de ce côté, en déclenchant la bombe pour tout détruire, il était lui-même l'instigateur de son malheur le plus grand et cela avait quelque chose de particulièrement comique. Pif s'était élancé vers lui telle une flèche pour tenter une nouvelle fois de toucher son abdomen, Lucien trouva alors qu'il était préférable de tenter de retrouver son marteau et se déporta subitement sur le côté, ce qui lui valu tout de même une entaille légère au ventre et son costume d'universitaire anglais s'en trouva bien déchiré sur une dizaine de centimètres. Néanmoins il avait évité la mort et se trouvait plus proche de son ennemi, qu'il frappa alors avec la tranche de sa main, dans les côtes. L'autre fit alors une terrible grimace de douleur avant de tourner sa main et de tenter une nouvelle attaque sur le flanc de sa victime. Plus rapide - et c'était là son seul avantage - Lucien lui donna un coup de pied dans le ventre, ce qui enleva l'intention belliqueuse de l'esprit de Pif, contraint alors de chercher à se rattraper pour ne pas tomber à la renverse. Aussitôt, il lança son poing dans la figure du gangster qui chuta alors sur le mur derrière lui, trop déboussolé pour réagir autrement et Lucien se précipita vers son arme, restée sur le sol. Pif retrouva soudain ses esprits et trouva la situation comme favorable il tendit le pied sous ceux du voyageur qui trébucha sur eux et s’étala alors de tout son long à côté de son arme récoltant quelques ecchymoses au passage. Le temps parut alors opportun au malfrat de tomber sur son adversaire avec son couteau pour l’empêcher de pouvoir se mouvoir le temps qu’il lui faudrait pour lui enfoncer sa lame une dizaine de fois dans la poitrine. Lucien, dans le même temps posa sa main sur son marteau et la seconde précise qui se trouvait à 1 minute et 49 secondes de l’explosion fut l’occasion d’un grand chamboulement. En un instant, Lucien changea taille et poids de son marteau pour que celui-ci revienne à l’outil qu’il était originellement, puis il se retourna en effectuant un grand mouvement avec le bras qui intercepte la chute intentionnelle de Pif et le frappe violement au visage tandis que son couteau taille les chairs de son bras. La seconde qui suit, le voyageur saigne abondamment du bras tandis que la créature des rêves est allé s’étaler sur le côté, le nez totalement défoncé et ensanglanté.

1 minute et 48 secondes nous séparaient alors de l’instant fatidique, 11 secondes avant la mort du dénommé Pif. C’était l’un de ses instants où, pour une blessure que chacun avait récolté, la vengeance s’annonçait immédiate et sans pareil. Le nez du malfrat demandait sa revanche tandis que le bras entaillé du fou furieux nécessitait sa dose de meurtre. Ils se levèrent tous les deux en même temps et se lancèrent des regards mauvais. Le couloir n’était pas assez étroits pour les coller l’un à l’autre, plus encore, chacun d’eux avait encore un bon mètre de liberté derrière eux. Cette fois-ci, Lucien ne jouerait plus, le temps pressait et il n’avait pas réellement l’intention de récolter plus de blessures que celles qu’il n’avait déjà. Aucune n’était vraiment grave, mais toutes avaient de quoi lui infliger une douleur certaine et il n’avait pas l’intention de finir la nuit en rampant comme un assisté. Il aurait ses deux jambes et pourraient courir avec le vent, comme à son habitude, perpétrer tous les méfaits et bienfaits qu’il souhaitait perpétrer sans avoir la moindre raison de se restreindre. Cet homme avait un couteau en main, une arme sensiblement plus dangereuse que la sienne et plus efficace lorsqu’il s’agissait de tuer, pourtant, lui avait un pouvoir pour contrebalancer et ce n’était pas n’importe quel pouvoir. Pif s’élança le premier et commis l’erreur qui lui fut fatale à cet instant. Plus rapide, Lucien changea la taille de son marteau au dernier moment et plaça la tête de celui-ci entre la lame et ses chairs. Le couteau, lancé à pleine allure, ripa et échappa à son propriétaire qui afficha alors la mine la plus surprise du monde, il sentait déjà sûrement que la fin était proche à présent et le sourire du voyageur à cet instant, déchirant sur son visage recouvert de sang était tout simplement le plus sadique qu’il n’ait jamais vu. Même Marvin n’avait jamais eu dans le regard une telle lueur de folie meurtrière. Un silence, une pause passa dans l’air alors que Pif réalisait cela et dans ce moment d’hésitation, ni l’un ni l’autre ne bougèrent. Lucien tenait à imposer un aura de peur avant de porter le coup final. A 1 minute et 46 secondes avant l’explosion, les choses reprirent dans une activité terrifiante et entièrement consacrée à la victoire fracassante de Sandman sur son adversaire, complètement désarmé. Pif reçu d’abord un coup puissant dans le ventre qui lui coupa le souffle suivit d’un autre, violent dans le menton qui le projeta en arrière et le fit se heurter au mur, ce qui lui permit néanmoins d’arrêter sa chute un instant pour tenter de reprendre ses esprits. Cette tentative était cependant vouée à l’échec et il le savait, jamais son adversaire ne lui laisserait encore une fois l’occasion de tenter la moindre riposte, son marteau était redoutablement efficace à présent qu’il n’avait plus d’arme pour s’y opposer. Un nouveau coup, latéral cette fois, lui arracha une dent et le fit dangereusement glisser d’un pas vers la droite, il fut suivit d’un autre plus hargneux qui, touchant l’arrière de la tête, trouva matière à le faire tomber lamentablement vers l’avant, contre le mur, à la merci de tout. 1 minute et 43 secondes séparaient alors Lucien du grand final qu’il avait prévu avant tant de minutie, il ne pouvait plus traîner s’il voulait assister au spectacle sans y participer dans le rôle des confettis. Il accéléra le mouvement et frappa alors Pif comme s’il pilait du grain, en prenant les côtes du malfrats comme le grain. À cet instant précis, la créature des rêves était déjà perdues, elle était désormais presque incapable de se relever, encore davantage dans l’incapacité de filer pour échapper à l’explosion il aurait fallu un miracle pour que, dans cet état, il échappe à un sort funeste. Plusieurs de ses côtes partaient en morceaux et le massacre n’était sûrement pas encore terminé, il était battu à mort, condamné à geindre, à pleurer et à tenter de se défendre avec ses bras qui subissaient un sort similaire à chaque parade. Pourtant, l’esprit complètement embrumé, il parvint à repérer, à dix centimètre de lui la mitraillette, son seul espoir de tuer son adversaire et d’arrêter cette séance de passage à tabac. Il tendit la main attrapa l’objet. Sans raison apparente, les coups cessèrent et il crut bon de se relever pour mieux tirer, de toute manière, il ne pouvait pas vraiment viser dans cet état, il tirerait au hasard, avec beaucoup d’espoir et le recul de son arme achèverai de le pulvériser. Hélas, il n’eut jamais le temps d’agir car lorsque 1 minute et 40 secondes distancèrent l’explosion de la bombe quelque chose plaqua son crâne contre un mur. Il réalisa alors que c’était la tête du marteau de son ennemi. L’outil avait été agrandi de façon à se bloquer entre la tête de Pif d’un côté et le mur du couloir de l’autre, exerçant une pression suffisante sur les deux, pour tenir en place sans tomber. Lucien, éclata de rire et, conservant le contact avec son marteau, l’agrandit alors doucement, pour la dernière fois, augmentant drastiquement la pression sur les tempes de Pif jusqu’à ce qu’à cette seconde particulière, 1 minute et 37 secondes précisément avant la destruction du casino, le marteau franchi une limite particulière et gagna soudain beaucoup en taille, faisant fit du crâne de sa victime comme s’il ne s’était agit que d’un simple ballon.

Le corps de Pif retomba décapité sur le sol, inerte, meurtri. La tête resta dispersée sur le mur et le marteau du voyageur. Tout redevint calme dans le couloir et pour la première fois, Lucien eut un écho de la cohue qui régnait dans les étages. La vérité était que les choses avait dégénérée en moins d’une minute sans que personne ne comprenne par quel enchantement tout s’était produit. Dans les étages du casino la foule s’était donné pour mot d’ordre désordonné de quitter les lieux en vitesse pour échapper à un incendie. Peu importait les coups de feu tiré par les preneurs d’otage pour rétablir la situation dans un semblant de cohésion dans tout cela. Leur chef avait été massacré par l’un des joueurs et ils étaient trop peu pour contenir autant de monde à eux seuls. Ils eurent beau faire de nombreuses victimes dans les rangs des fuyards, le groupe de plusieurs centaines de personnes se précipita telle une marée monstrueuse dans les escaliers en répandant le tonnerre dans leur sillage. Cette cohue monstrueuse mit environs autant de temps qu’il fallut à Lucien pour déclencher sa bombe à arriver comme un troupeau de puissant pachydermes dans les escaliers et dans la bonnes directions. Trois étages, ce n’était pas bien haut et l’on avait encore parfaitement le temps de quitter les lieux. Cependant, au premier palier, tout parti en vrille et d’une façon spectaculaire. Trois hommes de Marvin attendaient la cohue et fauchèrent le groupe comme des lapins dans un tonnerre de coup de feu et de cris de guerres sanguinaires. La foule, perdit un certain nombre de ses membres avant que certains d’entre eux ne commencent à se montrer hostiles envers les trois gaillard du chat cauchemar. Certains, plutôt que de fuir préférèrent se lancer à la poursuite des trois malfrats qui n’étaient pas restés longtemps en place face à une telle marée humaine. La folie commença à gagner les rangs de la foule dont une belle partie se dispersa dans l’étage plutôt que de fuir le bâtiment. Arrivé au premier étage, ce fut un autre troupeau d’éléphant qui grimpa les escaliers. Une douzaine d’armoire à glace, employées du casino foncèrent vers eux avec une rage meurtrière dans l’expression, la foule arriva devant cette charge, s’arrêta de peur d’être écrasée par les brute et se dispersa toute entière dans l’étage en hurlant de peur. Plus personne ne savait exactement par où il fallait fuir. Des malades arrivaient sûrement derrière eux avec des mitraillette, des malades arrivaient devant pour les écraser sous une charge robuste et compacte. Tout éclata. Déjà mêlé à la foule les hommes de Marvin tiraient dans tous les sens pour abattre le maximum de fuyard, la plupart des fuyards s’en prenaient d’ailleurs à eux avec tout ce qui leur passait sous la main. Ces même fuyards, constituant le groupe des otages rebelle s’en prit aux vigiles croyant avoir à faire à un autre groupe d’ennemis. Ceux qui ne se battaient pas courraient dans les sens pour ajouter à la monstruosité ambiante. Les victimes se comptaient déjà par dizaine, blessées ou apeurés, les cris faisaient un bruit de tonnerre et la cohue commença soudain à se répandre sur les étage supérieurs et inférieurs. On oublia rapidement la menace de la bombe et ceux qui s’en rappelaient eurent la mauvaise surprise de trouver les entrées bloquées et gardées par deux vigiles idiots qui mettaient toute leur rage à les retenir. Une seul groupe de rescapé, composé des deux principaux rivaux de Marvin lors de la terrible partie de poker qui avait été l’objet de l’attention de tous, réussi à s’échapper en filant par le toit et en sautant sur celui du casino d’en face.

Dans la rue tout le monde avait tourné les yeux vers le Montecitard. Ce casino semblait emprunt à une agitation particulière. Si la prise d’otage en elle-même avait pu passer pour une fermeture passagère de l’établissement, les cris, les coups de feux, le tambour des pas qui martelaient le plancher, tout cela ne pouvait plus passer inaperçu. Les directeurs des casinos voisins, ainsi que leur service de sécurité commencèrent à comprendre que quelque chose ne se passait pas comme le voulait la normalité. En quelques transmissions rapides, il fut décider de prévenir le roi Midas tandis qu’eux-mêmes tenteraient déjà d’envoyer un renfort de gardes régler la situation avec efficacité. Une petite horde de trente vigile s’en alla alors confiante vers le bâtiment en recommandant fermement à tous les passants de s’écarter. Trouvant les portes closes et bloquées, il fut immédiatement décidé de les enfoncer avec un bélier. La petite porte du bar, seul endroit calme de tout le bâtiment céda en une vingtaine de seconde et là, les mastodonte découvrirent le désastre à travers la baie vitrée qui donnait sur la salle de jeu. Les clients de l’établissement s’étaient soudain rebellés contre le personnel qui défendait les lieux corps et âme contre la cohue. Pas de panique, les renforts arrivaient. On défonça la baie vitrée et l’on se jeta dans la masse pour réduire la foule dans une bataille terrible. La véritable bagarre commençait maintenant ! Un second troupeau d’éléphant se précipita entre les machines à sous et déferlèrent pour porter secours à leurs collègues. La bataille s’en trouva pour le moins beaucoup plus chargé et cent fois plus déconcertante pour cette ville réputée tranquille. Lorsque entrèrent ces renforts, ils ne disposaient alors plus que de 1 minute et trois seconde pour rétablir la situation, comprendre l’urgence et commencer l’évacuation. Autant dire que leur arrivée n’avait aucun espoir de succès. La bataille était déjà perdue d’avance.

Revenons cependant au couloir du sous-sol, celui où Lucien Sandman, voyageur sans grande envergure jusque là, venait d’occire le dernier ennemi qui se tenait entre lui et une échappée grandiose à sa propre création : la plus grande confusion qu’il n’ait jamais connu. Il récupéra son marteau et lui redonna une taille suffisamment ridicule pour qu’il puisse entrer dans sa poche et y demeurer jusqu’à ce qu’il en décide autrement. 1 minute et 34 secondes ne séparaient de son feu d’artifice merveilleux. Il estima que tout ce temps était amplement suffisant pour sortir, fuir, s’éloigner et trouvé un point d’observation, tout en ayant auparavant fait l’inventaire de ses blessures et pansé ses plaies. Deux seulement nécessaitaient son attention immédiate. Celle qui torturait son bras et celle qui tiraillait son ventre. La première fut réglée en un instant, arrachant un manche sa veste déchirée, il l’enroula alors sur sa plaie et noua aussi serré qu’il le put. Cela lui donnait un air de blessé dans les vieux films d’aventure et il sourit à cette idée. 1 minute et 29 secondes. Il fallait s’occuper de l’autre plaie et du arracher un pan de sa chemise pour constituer un pansement et utilisa sa ceinture pour le fixer autour de sa fine taille. 1 minute et 23 secondes, calcula-t-il alors. C’était la première fois de sa vie, de sa réellement vie, celle de voyageur donc, qu’il avait l’occasion de se féliciter d’avoir eut un passé de maniaque psychotique. Il avait à présent tout le loisir d’exercer son vieux talent en mathématique et en mémoire pour compter les secondes, alors même qu’il était concentré sur autre chose. Combien de fois avait-il compté les secondes, les pas, les traits et tous les autres détails lui permettant de régler sa vie comme une horloge suisse ? Assez souvent pour être certain, sans le moindre doute, du temps qui lui restait pour passer cette porte secrète et fuir vers le lointain. Hélas, il dû se heurter à une difficulté qu’il n’avait pas réellement eu l’occasion de mesurer jusqu’à présent. L’intérêt d’une porte secrète était justement qu’elle demeurât cachée aux yeux de ceux qui ne la connaissaient pas. Hors, lui-même ne la connaissait pas et ne pouvait donc s’y diriger avec assurance et nonchalance. Il lui fallait à présent débusquer sa cachette, seul et sans la moindre aide de la part des autres. Il avait tué Pif et Bob qui connaissaient sûrement cette issue secrète, il avait tué Tom et fait tuer Joe qui eux aussi connaissaient cette issue. Il avait laissé s’échapper tous les vigiles vers les autres étages sans leur avoir posé la moindre question au sujet de cette sortie particulière. Un seul homme pouvait encore peut-être l’aider et il avait passé cette porte depuis longtemps, diable pourquoi n’avait-il pas posé plus de question à Paul tant qu’il l’avait sous la main. 1 minute et 16 secondes, le temps défilait soudain beaucoup plus vite à présent qu’il n’avait plus à se battre.

Précipité et presque affolé de peur, Lucien palpa le mur qu’il évaluait comme celui qui menait à la sortie, puisque l’autre menait vers le reste du bâtiment, sans rien trouvé. Il tentait de ressentir le moindre interstice ou enfoncer la clé qu’il avait récupéré dans la salle secrète et qu’il avait toujours dans sa poche. Mais il dû bien vite se rendre à l’évidence, il ne connaissait pas cette porte et ne pouvait donc pas la trouver aussi facilement, de plus, rien ne lui signifiait que cette porte n’était pas parfaitement lisse avec le mur tant qu’elle n’était pas ouverte, ou que sa serrure n’était pas indétectable pour ceux qui ne la connaissaient pas ? Il était dans une impasse qui ne lui plaisait pas. Il savait bien qu’il y avait dans ces couloirs une autre porte, mais hélas, à 1 minute et 9 secondes de la fin, il n’avait plus le temps de chercher cette dernière issue. Il n’avait plus le choix et se devait à présent de trouver cette porte ou de mourir, les autres n’étaient plus en état d’être empruntées avec tout ce qu’il se passait dans les étages supérieurs. Il rageait contre le sort qui lui imposait à présent cette épreuve alors qu’il avait tout fait à la perfection jusque là. Il tâta partout où il pouvait, mais le couloir était plus long qu’il ne l’aurait souhaité et la présence de cette porte se cachait toujours à ses yeux. Des larmes nerveuse commencèrent à couler le long de ses joues et à se mêler au sang et aux restes humains qui le recouvraient en partie. Il geignait, seul dans son couloir, souhaitant appeler à la rescousse qui pourrait l’aider. Il pleurait son majordome qui n’était pas là pour l’aider cette fois. Ce fut comme l’une de ses vieille crise de paranoïa, lorsque ses règles étaient soudain chamboulées, les larmes lui venaient, il commençait à pousser des plaintes et à s’agiter dans tous les sens, en vain. Pire que tout, malgré, le stress, malgré l’horreur qu’il abattait lui-même sur lui, il continuait de compter inexorablement les secondes qui le séparaient de la mort. 56 secondes, 55 secondes, 53 secondes… Tout cela ne lui paraissait plus drôle à présent. Un voyageur pouvait ressentir la peur à plein poumon, surtout un voyageur qui considérait ses rêves comme une réalité plus importante que celle de son monde d’origine. Il ne souhaitait pas mourir et ferait tout, jusqu’à la dernière seconde, jusqu’à ce que ce compte à rebours minutieux parvienne à 0, pour se sortir de là. Même s’il fallait pour cela qu’il arrache le cœur de cent vierges pour le compte d’un seigneur cauchemar soudain venu à sa rescousse. Sa vie lui importait davantage que tout le reste et il ne comptait pas la perdre. Sous aucun prétexte il ne la perdrait, il en avait l’absolu certitude. 48 secondes ! Elle était là ! Il l’avait enfin trouvé. Son soulagement fut tel qu’il se mit à rire à chaudes larmes sur la porte. Il venait de la voir et ce n’était pas son toucher ridicule qui l’avait révélé. Le sang de Pif coulant sur le mur avait montré qu’il suivait une ligne droite particulière, comme s’il était canalisé par un interstice invisible à ses yeux. La porte était là, mais où était la serrure ?

Avec sa clé et sa maladresse, le fou commença à chercher tout, autour d’elle, sur toute sa surface. Mais elle semblait trop vaste, quoi qu’il su rapidement en repérer les contours, trouver l’endroit où insérer la clé était une autre affaire. Cette clé était si petite par rapport à la clé. L’énervement le gagna encore une fois et ses perception se troublèrent lorsqu’il comprit qu’il n’avait plus le temps de jouer au chat à la sourit avec cette fâcheuse porte. 32 secondes, il avait passé trop de temps à chercher cette serrure, il ne pouvait plus se permettre de continuer ainsi, il fallait qu’il passe à une méthode plus primitive. Sa main glissa vers sa poche et saisit le manche de son marteau, en sortant l’outil à l’air libre, il lui redonna la taille d’une masse importante et un poids impressionnant, qu’il avait du mal à soulever. Il n’avait plus la concentration nécessaire pour penser à l’alléger lorsqu’il le lever et à ne l’alourdir que lorsqu’il l’abaissait. Il frappa une fois, un coup qui fit trembler le mur et fissura la porte. 31 secondes. Combien de coup suffiraient à enfoncer la porte ? Il l’ignorait et préférait ne pas y penser, il fallait qu’il agisse à présent. Il frappa une nouvelle fois en criant toute sa hargne et sa rage, le choc lui provoqua une terrible douleur dans le bras et il sentit que sa plaie s’ouvrait encore davantage avec ses mouvement. Fou de colère, il l’ignora. La porte s’imposait à présent un petit cratère et s’effritaient, elle était plus lourde qu’il ne l’avait espéré. Qu’importait, il la briserai et filerait. 28 secondes, il frappa encore une fois et des morceaux de la porte volèrent en éclat, ouvrant une minuscule brèche. Il sourit, la fuite était toute proche à présent.

Au même instant, au même étage, trois vigiles venus en renforts découvraient la bombe et le compte à rebours terrifiant qui s’imposaient alors à eux et qui étaient la révélation ultime à leur surprise la plus totale. L’écran annonça que dans 26 secondes, tout pèterait, plus une minute à perdre donc pour agir. Il fallait se débarrasser aussi immédiatement que possible de celle-ci, ne prendre aucun risque. Le plus réactif des trois s’empressa de commander les deux autres.
« Vite, toi, va faire ouvrir les portes d’entrée pour que tout le monde puisse sortir, toi, préviens tout le monde qu’il faut évacuer, va au centre des opération pour diffuser le message dans tout le bâtiment. Moi, je vais tenter de la désamorcer. » Et ainsi fut fait, 22 secondes avant l’explosion, l’un parti vers le rez de chaussez, l’autre vers la salle des opérations, tandis que le troisième prenait le risque de désamorcer la bombe. 21 secondes, Lucien finissait de défoncer la porte et d’ouvrir un passage assez grand pour qu’il ne s’y glisse, dans l’instant, il repassa son marteau en un objet assez petit pour rentrer dans sa pocher. 20 seconde, le vigile chargé de désamorcer la bombe comprenait à présent que les trois quart des fils ne servaient qu’à l’embrouiller et à le retarder dans sa manœuvre, les couper ou les débrancher aurait sûrement été sans le moindre effet, hélas, il était incapable de savoir desquels il s’agissait. 19 secondes, Lucien, enfin dans le couloir qui menait à la sortie pouvait à présent apprécier la distance qu’il avait à parcourir avant de rejoindre les lumières de la ville, mais trop heureux d’être passé, il ne désespéra pas, il courrait et atteindrait la sortie à temps. 18 secondes, le vigile chargé de passer le message à tout le monde trébucha dans sa course sur le cadavre de l’un des malfrats, dans le couloir où se trouvait celui de Joe. 17 secondes, l’autre vigile en pleine course atteignait enfin l’escalier qui menait au rez-de-chaussée où il lui faudrait encore débloquer les portes. 16 secondes, Lucien courant a parcouru une belle distance, presque le tiers de la distance. La plaie de son ventre ne supporte cependant pas la course et s’ouvre beaucoup trop, lui arrachant une plainte de douleur et le forçant à trottiner et ralentir son rythme. 15 secondes, le démineur débranche un fil qu’il pense être le bon et se rend compte de l’inutilité de celui-ci, le compte à rebours n’a pas cessé. 14 secondes, un vigile ouvre la porte sur la grande salle et ses rangées de machines à sous, il doit la traverser et faire ouvrir les porte pour sauver un maximum de monde, la cohue est trop dense pourtant, le chemin jusqu’aux portes s’annonce difficile. 13 secondes, Lucien lance un regard derrière lui, comme s’il était poursuivit par l’explosion et ne trouve rien qui ne soit dans son dos sinon la portion de couloir qu’il a déjà parcouru. Il entendant déjà les hurlement de joies des rêveurs qui gagnent à tous les coups. 12 secondes, un autre fil de retiré qui s’avère parfaitement inutile, ce qui commence à faire suer le vigile chargé de désamorcer la bombe. 11 seconde, un vigile entre dans la salle des opérations avec soulagement, il ne sait pas encore qu’il est trop tard et cherche des yeux le micro qui lui servira à transmettre à tous son message. 10 secondes, dans la grande salle principale du rez-de-chaussée, notre brave vigile pousse tous ceux qu’il rencontre sur son passage et se fraye difficilement un chemin jusqu’aux portes. 9 secondes, Lucien, malgré la douleur, malgré l’état de sa blessure accélère le rythme de sa marche et parvient à dépasser la moitié de la distance. 8 secondes, encore un fil sans intérêt, c’est fini, le vigile abandonne, s’il y a une porte dans les parages, il la prendra, c’est sa seule chance. 7 secondes, un malfrat souhaitant s’enfuir, ayant presque atteint les portes voit un vigile lui foncer dessus en écartant tout le monde avec violence, il abat le seul homme capable d’ordonner l’ouverture des portes et donc d’assurer sa survie. 6 secondes, un terrible message résonne dans tout le bâtiment, il faut évacuer immédiatement, il y a une bombe capable d’exploser d’un moment à l’autre. 5 secondes, Lucien court pour sa vie et atteint les deux tiers du trajet, il y est presque, avec un peu de chance l’explosion de parviendra pas jusqu’à lui. 4 secondes. 3 secondes. 2 secondes. 1 seconde.

Zéro. Un silence s’empare du casino qui instinctivement, sait que le moment est arrivé. Puis, un bruit terrifiant accompagné d’une lourde secousse ébranle toute la zone, comme un léger tremblement de terre, enfin, les flammes surgissent et se répandent comme un fléau divin à l’intérieur du bâtiment. L’alcool répands l’incendie en quelques secondes aux quatre étages les plus bas en comptant le sous-sol réservé au personnel. Tout ceux qui s’y trouvent n’ont aucune chance d’y échapper et meurent par le feu. Les trois étages supérieurs sont petit à petit dévorés par les flammes à leur tour en une dizaine de minute même du toit s’échappent quelques flammes. Un aquarium brisé et déversé permet de ralentir le feu sur le cinquième et le quatrième étage, hélas, pour peu de temps, la chaleur trop intense ravage la bâtiment de fond en comble et les secours n’arrivent que trop tard pour comprendre. Lucien a été projeté violemment par terre, mais les flammes ne l’ont pas atteint, il est à trois mètre de la sortie du tunnel sur la ville qui ne s’amuse alors plus dans le quartier, tout le monde regarde l’incendie qui réduit le Montecitard en un feu de joie d’où s’échappent encore des cris de terreur et de douleur. Il sort alors avec un grand sourire, ayant échappé au pire et s’aventure dans la rue où l’on fuit en le voyant ainsi recouvert de restes humains. Il regarde alors comme il peut l’immense brasier qui est le centre de l’attention de tous et éclate de rire. Son succès est total.

Arrivant enfin, Midas change tout le bâtiment en or et empêche ainsi les flammes de se propager encore davantage. Il ordonne à ce que les lieux soient fouillés pour retrouver d’éventuels survivants, très touché par cette catastrophe. En tout, l’on retrouvera 32 survivants, dont la grande majorité était fortement blessée. Lorsqu’il fallut compter, l’on établi que 725 personnes avaient été tué dans l’incendie, dont 693 étaient des rêveurs. La bâtiment lui-même, s’écroula un peu plus tard, ne formant plus qu’un tas de briques en or massif, un spectacle désolant. Les témoins survivants furent interrogé et l’on établi alors la part de responsabilité de chacun dans cette affaire. Il fut clair que Marvin et un groupe de voleur avaient commis des méfaits par ici – Marc2 avait survécu miraculeusement. Pourtant, il fut aussi établit qu’un dénommé Lucien, voyageur au marteau, était à l’origine de l’explosion et de l’incendie lui-même, ainsi que de plusieurs meurtres. L’on put savoir comment il était sortit grâce au témoignage de Paul et de passant qui l’avaient vu courir couvert de sang dans les rues de la ville en chantant à tue-tête qu’il avait réussi et que c’était la nuit la plus heureuse de sa vie. Depuis que Ed Free des Private Jokes avait détruit un casino qui n’était qu’un repère de mafieux, personne n’avait causé autant de tort à la ville. Et rares étaient ceux qui pouvaient se remémorer y avoir vu un tel massacre. La tête du jeune voyageur fut placardée sur tous les murs de la ville, il était interdit de séjour et il faudrait le tuer si jamais il revenait, ou le capturer pour l’amener au roi Midas dont tous connaissaient la générosité.

Pour Lucien, c’était le premier coup de semonce de sa future gloire.

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MessageSujet: Re: Une nuit en enfer Aujourd'hui à 19:11
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Une nuit en enfer

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