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Quête : Danse avec les loups...

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MessageSujet: Quête : Danse avec les loups... Lun 31 Jan 2011 - 19:49
°- Plouf -°

« Aïe ! »

Je poussai le plus long soupir que je pus en m’épongeant de ma propre main le visage à présent vert. Quelle idée de penser en quelle couleur je pourrais peindre ma cuisine avant de m’endormir, de plus c’était une couleur atroce. Il fallait que je me fasse à l’idée qu’à présent je vivais en partie dans Dreamland. Les jambes et ma tête sortaient du tonneau rempli d’un liquide visqueux que l’on pouvait qualifier de peinture. Mis à part ces membres, tout le reste de mon corps pataugeait dans cette texture horrible. Je m’enquis de commencer la lourde quête qu’était de se retirer de cette boîte étroite. En plongeant une main dans l’eau verdâtre je poussais de toutes mes forces pour me retirer, feignant de saluer les occupants de la salle qui ne pouvait eux non plus que se taire devant une jeune fille à moitié verte. La seule chose qui me vint à l’esprit fut de cacher ma poitrine avec mes cheveux encore de la bonne couleur, comme par miracle. Je sortis en marchant d’une allure qui se pouvait être un peu coincé, mais compréhensible vu la couche importante de peinture restante, collée à mes habits. Je rougis, bien que ça ne se voie pas, à l’avance, appréhendant les cris des personnes qui seraient dans le couloir. Mais ce fut moi qui faillis pousser un cri strident ne pouvant détacher mes yeux, pleins de stupeurs, des corps nus autant de femmes que d’hommes. Comment pouvait-ils se montrer ainsi sans se soucier de leurs pudeurs ? Sûrement des rêveurs pour la plupart. Vu que personne n’eut l’air de me remarquer, bien que je fus verte, je me fondais facilement dans la masse. Me plaçant dans un coin, je tentais de relativiser les choses au maximum. Tout d’abord, savoir où j’étais… Vivement je tournais la tête de tous côtés évitant, non sans peine, de tomber sur quelque chose de déplaisant. À mon plus grand soulagement, éclairé inutilement, gravé en noir sur le mur blanc et rouge, se trouvait une lettre, un étage apparemment puis un nom : « Tour des Arts. » Qui se pouvait être le royaume où je me trouvais. « Tour des Arts »… Je comprenais mieux la raison de la présence du tonneau de peinture et des graffitis sur les murs de bon goût. Les hommes et les femmes ainsi peu vêtues devaient être des modèles. Qui pourrait rêver de s’afficher ainsi ? Pas moi s’en était sûr, je fermais les yeux en tirant la langue comme pour me montrer mon propre dégoût.

« Vous êtes bien verte pour quelqu’un de malade… »

Cette voix, je ne la connaissais pas, mais j’hésitais à ouvrir les yeux de peur de tomber sur un de ces gens nus. Cependant, rester ainsi était impoli. Peu à peu j’ouvris les yeux pour me retrouver nez à nez avec une drôle de créature dont les cheveux pouvaient faire penser aux poils et à la forme d’un pinceau. Heureusement pour moi, il était vêtu de noir, peu m’importe l couleur il portait quelque chose, un carnet dans la main et un stylo dans l’autre. En me reluquant de plus près, ne pouvant distinguer le rouge me montant aux joues, il soupira et nota quelque chose sur son carnet.

« Je vois…Voyageuse ? »
« Oui » fis-je d’une petite voix tremblante.
« Venez, je vais vous conduire à une salle de bain. »

Je le remerciais d’un regard timide. Sans aucune délicatesse, il me prit le bras et m’emmena un peu plus loin, passant à côté des personnes nues auquel il adressait un regard insensible. Je marchais à petit pas rapides en cachant mon visage, faisant confiance à mon interlocuteur. Enfin entrer dans la pièce, je fus soulagée de voir que j’y serais seule. C’était de loin la plus extraordinaire des salles de bains, son décor me rappellerais presque la mienne si les peintures que je m’était imaginé en voyant les modèles n’étaient pas accrochées ci et là. La créature des rêves, de ce que j’avais compris c’en était un, me laissa seule en retournant à son poste. Peut-être avait-il compris que je pouvais me débrouiller et c’était le cas. Je lança un bref regard au miroir, rien de plus ragoûtant que la vue de cette couleur, ma cuisine ne seras certainement pas ainsi. Un léger sentiment de curiosité s’empara de moi, un regard se perdit sur l’un des corps dessinés et affichés sur le mur, bien évidemment ce fus un homme. Alors que je commençais à me perdre dans la contemplation du tableau je me surpris en train regarder au mauvais endroit. Secouant la tête, je me remis devant le miroir. Quelle perverse je pouvais faire par moments !
L’ambiance blanche carrelée et pourtant chaleureuse de la pièce tranchait mal avec mes habits verdâtres. Je ne pouvais distinguer ce que je portait en dessous, mais la forme de mes hanches et du reste était marquée, encore un habit moulant. Je soupirais une fois de plus tout en allumant le robinet et m’épongeant d’eau le cou et les épaules. Je me résigna à aller vers la douche, mais d’abord mon instinct me rendit à la raison en vérifiant qu’aucun homme nu ne pouvait s’y trouver. Je fit glissé le rideau de douche avec énergie avant de pousser un petit cri. Non, ce n’était ni un homme ni une femme nue qui se trouvait ici, mais une sorte de chose poilue, bleue et rouge, aux grandes dents. Cependant, il ne respirait plus, ce n’était qu’un cadavre ou peut-être une sculpture. Avec méfiance, j’appuyais sur son ventre… Beurk ! Un cadavre. Je sortis à reculons de la salle, comme de peur qu’il se réveille soudainement derrière mon dos. En sortant je fermais la porte en respirant calmement, me remettant de la petite frayeur, quoique ce qu’il y avait dehors n’était pas mieux. J’attrapais par le col l’habitant des rêves qui m’avait aidé gentiment un peu plus tôt.

« Dîtes-vous ! Il y a une chose énorme et poilue qui gît dans ma douche ! »
« Ah, navré. Ils ont dû oublier d’enlever le loup de la dernière fois… »
« Non, non pas le loup… Je vous parle de la chose poilue qui est dans ma douche ! »
« C’est bien ce que je dis : le loup. »

Il fallait avouer que cet animal pouvait y ressembler, mais ses couleurs n’étaient pas les mêmes, et ses poils paraissaient se hérisser en permanence. Mais, après tout nous sommes a Dreamland. Cependant, ce monde restait un petit peu concret et logique. Que viendrait faire un loup dans un endroit pareil ?

« C’est normal de trouver ce genre de bestiole ici ? »
« Non, enfin pas depuis un certain temps, mais il semble qu’ils se soient arrêtés depuis un moment… »
« Ils vous ont attaqué ? »
« Oui et pour aucune raison apparente… »

Il s’en alla en soupirant. Bizarre… Heureusement que les manifestations de rongeur en forme de loup se soient arrêtées, je n’aurais pas pu supporter d’en voir plus. Décidée à sortir de cet endroit, je descendit avec les autres. Tout le monde semblait se diriger vers le bas, peut-être le temps de passer à d’autres modèles était venu. Les escaliers qui s’offraient à moi furent diaboliquement longs et descendant en serpentins. Je jetait un regard vers le bas… Beaucoup, beaucoup de mètres s’affichaient. Réunissant tout mon courage, j’avançais le plus vite possible, m’essoufflant inutilement, mais la hâte de sortir d’ici fut plus forte que ma propre santé. Quelle joie ! Les portes étaient enfin là, heureusement sinon mon cœur autant que mes jambes allaient lâcher. Descendant la dernière marche, je sursautas comme tout le monde quand un énorme bruit fit trembler les portes. Comme si quelqu’un frappait à celles-ci violemment. Le bruit ne cessait pas, après un long moment de perturbation, une des créatures descendit en trombe les escaliers pour se joindre à nous en criant :

« Ils sont revenus ! Les loups ! Ils sont une quinzaine, nous ne pouvons les arrêter, les bouliers sont épuisés et ils sont trop nombreux… Y a-t-il des voyageurs parmi nous ?! »

Je craignais de devoir à lever le bras pour aider, je ne pouvais les laisser seuls. Heureusement, trois mains se levèrent avant la mienne. Les trois autres personne étaient blanches et inquiétantes, mais si nous participons ensemble tout irais bien. Les personnes poussèrent un soupir de soulagement général bien que la moitié ne sache pas ce que pouvait être un voyageur. Soudainement, trois des volontaires disparurent. Je commençait à baisser le bras, foutus habitants d’Alaska qui n’ont pas les mêmes horaires que nous… On se tourna vers le troisième m’ignorant avec élégance, il prit soudainement peur et se cacha dans un coin. C’est à ce moment que chaque homme et femme se tournèrent vers moi. Je virais au rouge, chose qui me donna l’apparence d’un lutin de noël, je hais le vert. Tout le monde me reluqua avec inquiétude, sûrement que mon petit corps ne les rassuraient pas. Je leur souris.

« Vous... Vous voulez bien nous aider à combattre ses loups ? »

Je virais de plus en plus au rouge, tout le monde me fixait, je mit une main sur ma poitrine pour la cacher avant de répondre d’une voix sûre bien que faible.

« C’est pas des loups… Mais je veux bien essayer. »

Euh… Je viens de dire quoi là ? Et mince ! Dans quoi je me suis encore fourré ?! Tout le monde comptais sur moi pour donner une solution quelconque, une solution au problème qu’était de détruire une quinzaine de monstres à dents. Je frissonnais discrètement.

Quand il faut y aller, faut y aller.
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MessageSujet: Quête : Danse avec les loups... Mar 1 Fév 2011 - 22:47
°- Seule -°

Aucun regard ne se détachait de ma piètre vue, celle d’une jeune fille recouverte d’un vert délavé et de cheveux bleu, le rouge lui montant aux joues. Un amas de couleur sur un corps faible qui avait pour mission de massacrer une quinzaine de monstres. Une des créatures qui logeaient dans l’établissement chaque nuit cassa le silence en faisant signe aux occupants nudistes de se retirer vers le plus haut étage. D’un regard et d’une tape sur l’épaule il m’encouragea. Le jeune esquimau qui avait fui son destin se fondait dans la masse avec une discrétion inexistante. Je ne pus m’empêcher de lui en vouloir, mais je ne cessais de me répéter que c’était sûrement parce que son pouvoir ne m’aurait servi à rien. Un invocateur de légume ou un contrôleur du dé plumage. Ce fut bien là ma seule consolation quand je me rendis compte que la salle de réception se vidait de plus en plus. Je me retenais, non sans peine, de partir avec la foule, mais cette fois l’on m’aurait reconnu, la jeune fille verte qui doit sauver la Tour des Arts…. Quel rôle insoutenable… Je ne comprenais pas les héros. Peut-être qu’eux avait le courage pour ou bien la volonté. Mais le courage m’était exclu et la volonté encore plus. Battre une bande de bêtes affamées pour sauver l’endroit qui m’avait fait pataugé dans la peinture pendant une bonne dizaine de minutes ne me branchais pas vraiment. Cependant je m’étais, sans réfléchir, proposé pour. Mon soupir de préparation et d’exaspération résonna dans toute la pièce froide, à présent vide et plus lugubre que jamais. Les bruits qui avaient quitté mes oreilles pour laisser place à mes pensées un peu plus tôt se firent plus fort, plus près. Ils gagnaient du terrain. Là, je ne sus quoi faire. C’est bien de se proposer pour sauver des rêveurs et un royaume, c’est courageux, ou du moins ça paraît l’être, c’est gentil, mais il fallait prévoir un plan, une idée pour mettre fin à ce massacre. Désespéré je commençais à regrimper les marches et à attendre mon réveil avec les autres, de toute façon qui dit qu’ils ne reviendront pas avec d’autres monstres ? Mais je ne pouvais faire ça ! Pauvre de moi, trop gentille. De toute façon je n’avais plus le temps, la lumière passait déjà au travers de la porte, il fallait que je trouve quelque chose coûte que coûte. L’agilité et la force serait des attaques bien serviables, mais je n’avais que l’agilité. Mais si ! La force je l’avais dans mes pions ! Mais eux n’avait pas la souplesse.
Avant toute chose, je regardais, au plus profond de mon esprit les pièces utilisables, toujours les mêmes, les pions et les cavaliers. Ça y est ! J’ai une idée, pas finie, mais c’est un début qui commencera dans quelque seconde. La porte commençait à grincer, les loups aboyaient et rugissaient sans cesse, affamée. Une chose de bien, l’intelligence était de mon côté, ils étaient trop affamés pour réfléchir à un plan d’attaque, enfin c’est ce que je pensais et ce que j’espérais. Mes pas, qui se voulaient décidés, résonnèrent dans l’ensemble de la pièce. Je remontais mon haut, attachais mes cheveux et enfin j’étais prête, les mains en avant, les jambes un peu écartées pour avoir plus d’équilibre. Le cœur battant la chamade et frappant mes tempes, j’attendais les bêtes que l’on qualifiait de loups.
Une patte passa et gratta le sol, mais je fixais avec effroi sa gueule, ses dents me terrifiaient, heureusement pour moi que mon cerveau s’était décidé à réfléchir au dernier moment à une petite idée qui, je préfère le préciser, n’était pas la fuite, bien que ceci était mon plan B. Le verrou claqua, tomba à terre dans un bruit qui étouffa mes tympans. La salle était grande, j’eu donc le loisir de les regardé en détail quand ils arrivèrent vers moi, non pas en courant, mais en marchant tout en montrant leurs dents. Bien qu’ils n’on pas l’air d’avoir de leader, ils étaient positionné en V, ce que je redoutais le plus c’est qu’ils l’aient fait volontairement. Respirant un bon coup, je me plaçais en position, c’est-à-dire, plus droite paraissant plus imposante bien que leurs masses de poils me dépassent largement. Le premier, comme je m’y étais attendu, tenta de me sauter dessus. Mais pourquoi diable avaient-ils hésiter ? Peut-être que ma couleur verte les avaient dégoûtés ou peut-être mon corps ?... Si je commençais à m’en faire pour les avis de monstres, je ne m’en sortirais pas. Quoi qu’il en soit une masse de poils garnit de dents arrivait sur moi. Je fermis les yeux, plus crispée que jamais, quand je les rouvris aucune blessure n’était affiché sur mon corps, aucun rouge en plus sur le vert, devant moi se trouvait le loup, il couinait. Il devait souffrir, j’en étais presque désolée, ses précieuses dents avaient attrapé le cou de ma pièce. Celle ci n’avait rien sentis, sa pierre noire avait cassé son dentier. Il glissa, laissant une longue traînée de lave sur le corps de mon pion. Deux autres, épris de rage de ne pouvoir m’attraper plus facilement alors que je me trouvais être seule, partirent aussi, sautant en l’air sur les deux côtés du loup déconcerté. Je ne pouvais détacher mon regard de leur gueule. La scène était belle il faut l’avouer, les deux monstres sautaient à l’unisson tirant la même tête, mais je ne pouvais m’attarder sur cette beauté. Rapidement mon pion disparut de sa précédente place. Le voilà en l’air, sur le côté des bêtes, fonçant, presque en volant, sur les deux boules de poils. Comme j’avais espérer elle les fit tomber, eux aussi manquaient de leurs dents. Mon chevalier resta sur le côté attendant mes prochains ordres.
Les trois énergumènes se relevèrent, leur arme fatale était détruite j’en souriais presque, mais si seulement... Si seulement j’avais réfléchi un peu mieux. Premièrement, ils n’étaient pas que trois, les autres commencèrent à m’encercler adroitement. Saleté de boule de poil à cerveau ! Et deuxièmement…

« Oops ! Les griffes… »

J’aurais pu m’octroyer le loisir de me frapper la tête, mais je n’eut le temps que d’esquiver cette deuxième arme. Certes, ce que j’avais fait aurait pu me servir, une arme de moins ce n’est pas rien, mais les griffes me paraissaient atrocement imposantes depuis que leurs dents n’étaient plus de ce rêve. Ça y est j’étais encerclé, piégée. Mon pion stoppait allègrement les loups sautant de partout, mais ça ne durerait plus longtemps. Je réfléchis un instant, la seule chose que je pouvais faire. Relativisons… Quelle est la situation ? Sur quinze, trois ont perdu leurs dents et un est un peu amochés au sol par mon humble chevalier, les autres se portent à merveille. Quelle est la mission ? Les tuer... D’accord, ça ne m’aide pas. J’aurais bien une solution pour me sortir de ce cercle, mais aucun trampoline n’était ici. Il y aurait bien mes chevaux, mais je n’osais pas les utiliser de suite. Et si je tentais ? Je le rendrais à mon esprit juste après. Ce n’était pas une mauvaise idée. Rapidement mon pion laissa place à un de mes chevaux noirs, je m’élançais en évitant de justesse des dents encore existantes. Vivement, je rangeais mes pieds pour éviter les autres. Cassant le carrelage, mon cheval avança au petit pas vers les loups de droite. J’empoignais l’épée, un prit son élan et nous sauta dessus, instinctivement je plantais maladroitement mon arme dans le flan de la bête. Ce que je portais pesait déjà assez lourd, rajouter le poids d’un loup et je lâcherais. C’est ce que je fis. Dans un fracas l’épée et le loup tombèrent au sol. Son inexistence dans le cercle me rendit plus facile la tâche de m’en échapper. Je descendis rapidement, les escaliers étaient en face de moi, rouge allant malencontreusement très mal avec mon vert ce qui ne m’empêcha pas de grimper les marches deux à deux. Mon cavalier disparut, le petit vide dans mon esprit m’arrêta un moment, je devrais m’habituer au lien que je créais avec eux. Ni une ni deux, sans regarder derrière moi les bêtes féroces, je grimpais jusqu’au prochain étage. Il était temps de…

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MessageSujet: Quête : Danse avec les loups... Lun 7 Fév 2011 - 18:24
°- Progrès -°

Je n'eus pas le temps de penser à mon endurance. Au contraire de mes petites jambes, les monstres grimpaient les marches plus rapidement que je ne l'aurais crus. La sueur me montant sur le front, je priais pour que le premier étage s'offre à moi. Hélas, alors que la porte ornée d'un grand chiffre 1 était enfin devant moi, une des bêtes me mordillait la chose verte qui, en tant normal, aurait pu ressembler à un pantalon. Je ne sus quoi faire. Celui-ci avait ses deux armes, les dents et les griffes. Pour l'instant il n'utilisait que ses canines, mais quand il aura compris que ce n'est pas ma chair qu'il triture ainsi peut-être qu'il se décidera à laisser ses griffes apparaître. Toujours, toujours relativisé les choses avant de faire une bêtise. Je savais que l'enjeu était important, mais ça pouvait devenir pire si je ne réfléchissais pas, ne serais ce qu'une seconde au problème. Ma maladresse ne me portait pas vraiment chance. Quelle arme avais-je ? Aucune. Quelle chance avais-je ?… Je gardais en tête une phrase bien connue que tout le monde aime à utiliser dans ce genre de situation : "Il y a toujours de l'espoir.". Je tournais la tête, pendant que mon bas se déchirait de plus en plus, du moins uniquement la jambe gauche. J'aurais pu descendre et l'accompagner dans ma chute, mais ses compagnons allaient bientôt arrivés. Son poids n'allait pas m'aider à monter non plus. En bas ça ne va pas, en haut non plus. Plus qu'à tenter le côté. Le vide ou… Les tableaux ! Comme si une petite lampe s'était allumé au-dessus de ma tête, je ne perdis pas de temps avant de faire part de mon idée au loup. Attrapant rapidement un tableau dont je m'efforçais à ne pas regarder le contenue, oui c'était ce qu'il y avait sur ce tableau, un comte nu… Je frappais donc violemment la tête de mon ennemi. Il leva celle-ci un peu étourdis, j'en profitais pour grimper les trois dernière marche. Hélas, sur trois je n'en eu que deux.
Il m'agrippa encore plus fort, mais sur l'autre jambe. Je cherchais un tableau plus serviable que le précédant. Mes yeux, prit d'un plaisir soudain, tombèrent sur un cadre en forme de pic. Ce fut bien la première fois que je remerciais Dreamland d'être aussi étrange. Je n'eus pas vraiment le temps de m'arrêter sur la forme du tableau, je m'empressais de le prendre et d'un coup sec je tranchais la tête du monstre qui poussa un petit couinement avant de tomber sur les deux loups qui suivaient. La seule chose qui parvint à mon cerveau fut un :

"Beurk…"

J'aurais pu courir, mais non. L'horreur du loup à la tête troué me donnait la migraine et le mal de cœur. C'est ainsi que je n'eu pas le loisir d'esquiver le prochain loup. Chacun m'affrontait à son tour, c'était un tournois interminable que je gagnais, pour le moment. La bête me sauta dessus en me faisant tomber violemment, le dos contre les marches. Un rictus de douleur apparus sur mon visage. J'avais l'impression que mon dos avait pris la forme des marches. La chose était là, les pattes sur mes épaules, au-dessus de mon corps meurtris. Heureusement pour moi, il ne sortis pas ces griffes, après tout en quoi la situation aurait pu changer, j'étais à lui. Il me toisait comme un homme, avec un regard hautain et une envie de pouvoir résolu pouvant se lire dans ses yeux. Comme toutes scènes de ce genre, elle paraissait arrivée au ralentis. Je voyais sa gueule s'approcher de mon cou délicat, il allait le broyer, le déchirer, l'ensanglanter ou je ne sais quoi. Pourquoi mourir maintenant ? Alors que je me battais pour le bien ?… Après tout je m'étais proposé, consciente des risques. Mourir sous les dents d'un loup qui n'y ressemble même pas, je ne pouvais m'y attendre. Attendez… Ai-je dit des dents ?
De suite mes yeux s'ouvrirent. L'espoir existe ou la chance peu importe je m'étais tiré d'affaire, ce loup était l'un des trois qui avait subis le châtiment des dents arrachées par la pierre. Sa gueule se refermait bel et bien sur mon cou, mais seule la bave et non le sang coulait vers le sol tapissé. Rapidement j'appelais un de mes pions, blanc cette fois, il tomba lourdement sur le dos du monstre ce qui fracassa sa colonne vertébrale. Mon cavalier disparut aussi vite qu'il était venu. Je n'aurais pu supporter une charge en plus du corps de la bête. Je la fis roulé en forçant au maximum sur mes petits bras. Sans me soucier de la salive collante qui passait sur le long de mon cou, je grimpais la dernière marche et m'enfermais dans la pièce. J'étais revenue au point de départ sauf que trois sur quinze loups étaient mort. Cependant j'étais encore seule dans une grande pièce à entendre les survivants gratter la porte blanche.
Pour éviter que les larmes passe au-dessus de mon courage, je m'empressais de trouver une solution. Au moins, dans cette pièce qui servait apparemment de retouche, plus d'armes étaient à ma disposition, je fouillais alors un peu partout, mais je n'eus pas grand chose.

"Bon, un pinceau d'un mètre de haut, des bacs d'eau, des pots de peintures… Vive l'art !"

Je soupirais un bon coup. Trop désespérer pour réfléchir à un long stratagème, j'invoquais mon cheval blanc fait dans la pierre avec finesse. Au lieu de prendre l'épée, je m'empressai de prendre deux pots de peinture sans trop réfléchir à la couleur. Avec l'agilité due à l'habitude je montais sur mon destrier. Je ne me battais plus pour survivre, ni par volonté, ni par bonté, mais presque par ennui. La porte était plus légère bien évidemment, en un instant elle se fracassa et cinq loups firent leurs entrés. Cette scène me rappela un bon nombre de film fantastique que j'avais pu voir, une bande de monstre contre un futur héros.

Rester à savoir si je pouvais être l'héroïne.

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MessageSujet: Quete : Danse avec les loups... Mar 8 Fév 2011 - 19:03
°- Justice -°

La situation en était là, je me tenais, le plus fièrement possible sur mon destrier blanc qui ne paraissait pas pouvoir bouger à plus de 1 kilomètre à l'heure. Mes seules armes en main étaient deux pots de peintures, mes ennemis étaient cinq loups, garnis de dents et de griffes énorme. La tête que je tirais aurait pu leur suffire à dégager le plancher, mais j'aurais pu porter du rose ou du jaune sur le vert dont j'étais déjà recouverte ils n'auraient même pas fui de stupeur. Je les avais nourris d'assez de rage pour qu'il me tue avant les restes des rêveurs dans la tour. Mon cœur ne battait plus la chamade, je ne respirais plus comme une folle, j'en avais presque marre, marre de tomber dans ce genre de situation. Pourtant il fallait que je me batte car sans Dreamland je ne saurais quoi faire, peut-être que ma peur reviendrais, je n'en sais rien et je n'ai pas envie de le savoir. Je n'avais en rien réfléchis à un plan quelconque pouvant me tirer d'affaire, cependant, une petite idée me vint, simple, comme la plupart des choses que j'accomplissais, inutile, ça c'est anodin, mais elle me rendait le sourire. Les monstres n'attendirent pas pour me sauter dessus, mais pas tous à la fois, ils avaient enfin remarqué que je pouvais être dangereuse et qu'il fallait tester avant. Deux prirent leurs élans, je commençais à croire que c'était la seule chose qu'ils pouvaient faire. Sans un bruit, sans une expression d'effort sur mon visage fin, je leur lançais à tous deux les pots de peintures. L'un fut aveuglé de violet et l'autre d'une couleur blanche. Ça y est, eux deux, au moins, comprenait mon malaise vert et ainsi je pourrais mieux les reconnaître. Inutile, mais plaisant pour ma petite personne. Je leur jetais un coup d'œil rapide, mon idée qui s'annonçait inutile pourrait bien me servir en fin de compte. Les deux bêtes se roulaient à terre tentant de recouvrer la vue. Pendant un moment ils seraient aveuglés, ce qui m'en laisser tout de même trois à charge. Les connaissant à présent, je savais qu'ils seraient assez fous pour en entraîner un troisième voyant que je n'ai plus de pot de peinture. La volonté retrouvée, je dégainais rapidement mon épée blanche de mes deux mains, et la pointai vers l'avant quand un des loups se heurta à elle. Cette fois je ne perdis pas de temps sur la contemplation du loup mort, je lâchais la charge bien trop lourde et indiquais à ma monture de reculer. Les deux derniers loups ne me sautèrent pas dessus, ils avançaient avec méfiance au fur et à mesure que je reculais.
C'est bien là le problème avec mes plans, ils ont une fin trop courte, après en avoir épuisé un je n'ai plus rien avant un certain temps. J'envoyais un message rapide à mon cheval lui indiquant de s'occuper du plus petit des deux monstres. Ni une ni deux j'attrapais rapidement le pinceau d'un mètre de haut et l'empoignai comme une lance. Quelle joie je pus connaître quand je sentis que ma nouvelle arme était légère, quoique… Il manquait une lame, à moins que les poils soient mortels, je n'avais rien d'autre. Sans trop réfléchir mon adversaire tenta de me griffer, sans trop de difficulté, je parais ses coups avec le pinceau. Fatigué de n'utiliser que cette arme, le loup fonça sur moi à une allure folle gueule ouverte. À croire qu'il attendait que je me jette dedans. Mais ce n'est pas moi qui fis connaissance avec ses dents c'est le bout de mon pinceau. Quoi de mieux qu'une boule de poil préparé en avance ? l'expression de la bête affamé disparut, à la place une bouille étonné apparut. J'enlevais les poils de sa bouche prenant garde à en laisser quelques-uns. Il cracha longuement. Pendant ce temps, je tentais de casser en deux l'énorme bout de bois qui servait de manche pour le pinceau. Avec ma petite force, je ne pus y arriver. Profitant que je ne la regarde plus, la bête me sauta dessus. Sa griffe passa rapidement sur mon épaule et ses pattes arrières et… Cassèrent le manche en deux. Je lui sourit gaiement.

"Merci !"

Merci d'avoir toi-même signer ton arrêt de mort sans que je te le demande. Prenant une des deux moitié, je l'enfonçais dans son flan. Il mourut bien évidemment. Ce n'était peut-être pas une lame, mais c'était comme recevoir des milliers d'échardes. Plus le temps pour vomir, je détournais la tête vers ma monture, son loup était raide mort, une trace de sabot à la place du museau et de la tête. Il fallait que je fasse quelque chose pour ce mal de cœur. Encore barbouillé, je m'aperçus que le loup blanc et le loup rouge avaient, à ma plus grande déception, recouvré la vue. Cependant, je ne paniquais pas, à quoi bon, ces deux-là n'était pas plus intelligent que les précédents, il nous sauterais dessus, sur moi et mon invocation. J'agrippais avec force la deuxième moitié du manche et pointa les échardes vers le haut, mon étalon ne bougea pas, mais je pouvais avoir confiance en lui pour se débrouiller. Ils sautèrent à l'unisson, bien bête. L'un se prit une centaine de petits morceaux de bois et l'autre prit connaissance de la lourde pierre blanche en quoi était fait mon cheval.
À part cinq cadavres, il n'y avait dans la pièce plus que moi dès que je fis rentrer au bercail mon invocation. Le silence ce fit une fois de plus, la sécurité régnait dans la salle, mais je ne pouvais rester ici, en sachant qu'il restait encore beaucoup de ces choses dîtes des loups. Dans ma tête, je fis un bref calcul, sur quinze, huit étaient morts, ce qui faisaient… Plus que sept choses à tuer ! J'en fus heureuse avant de frissonner. Je ne me reconnaissais pas par moments, je n'aurais pas agi ainsi en tant normal. Je n'aurais pas été heureuse d'avoir tuer autant de… Loups, et encore moins jovial à l'annonce que je devais encore en tuer quelques-uns… Peut-être que Dreamland me changeait. Oui, ça me changeait et ce n'était pas trop tôt pour m'en rendre compte. Peu importe, j'agissais dans le bien après tout. Si je réussissais, des centaines de rêveurs, de voyageurs peut-être et un royaume entier, bien que peu important serais sauvé. Mais, avant de me faire des films, la première chose était d'aller les affrontés. Respirant un bon coup, oubliant le picotement de mon épaule et les os craquant de mon dos, je sortait de la pièce, laissant le soin aux habitants de ranger le bazar.
Dehors, il n'y avait personne, le silence qui régnait était inquiétant. J'entrepris de grimper à l'étage suivant, la porte fermer à clés j'en conclus qu'ils n'étaient pas là et continua ma marche calme au travers des escaliers en colimaçons. La porte suivante étaient ornée d'un grand trois, un décor qui me hantait presque, je le connaissais peut-être mieux que celui de ma propre maison. D'ailleurs je devais songer à la couleur de ma cuisine. Bref... La porte ici était entrouverte et des bruits de saccage se faisaient entendre à l'intérieur. Ce n'est pas ça qui m'arrêta, une musique, douce et valsant avait réussi à se frayer un chemin vers mes petites oreilles. Je ne pouvais pas l'ignorer, allant si mal avec la situation. Je tentais de la mettre en second plan, ouvrant la porte doucement. Prise par la douce mélodie qui dansait seule, je n'eut pas le temps d'apercevoir la chose qui me plaqua au sol avec une force surhumaine, cependant j'eu assez d'instinct de survie pour la repousser de toutes mes forces avec mes jambes. Elle retomba un peu plus loin, à quelques centimètres pour tous vous dire. Le grand boum qui suivit fus ma pièce d'échec noire qui lui tomba dessus. La valse s'accéléra.
Trois autres loups sortirent la tête de leurs sacs crachant leurs baves tout le long de la pièce. C'est là que je ne sus pas vraiment quoi faire. Même un cavalier ils l'éviteraient à présent. Vivement je tournais la tête de tous côtés comme à mon habitude comme pour trouver quelque chose d'utile. Hélas, la pièce était vide, comme une salle de bal, mais qui donc pouvait danser ici ? Les modèles nus ? Yeurk… Une petite boîte noire attira mon attention, je me jetais dessus et invoqua un de mes chevaux le plaçant juste devant moi, il me servirait de bouclier, mais pas pour longtemps. La valse se calmait, j'ouvrais la boîte, son contenue n'étaient que cinq petites boules grises et un sifflet. Tout d'abord, je n'osais les touchers. Vous comprenez après avoir vu tant d'hommes nus de toutes sortes, je pouvait me faire des idées. À la place j'attrapais une petite notice.

*Je ne vais pas tenir plus d'une minute* me lança mon étalon.

Je ne lui répondait pas, pressé de connaître le contenue de la fiche qui tremblait sous l'emprise de mes mains. Si j'avais compris, il y était indiqué de siffler pour que l'explosion d'une de ces… Boules se fassent. Si c'était si simple, je pourrais m'en sortir. Mais, évidemment, une difficulté se présentait, je ne pouvais exploser avec eux. Mais comment faire ? Il fallait que je m'échappe. Je pris le sifflet et trois boules. Je fit disparaître mon cheval noir qui me remercia. L'un me plaqua au sol, mais il ne tenta pas de me grignoter ou quoi que ce soit. Il me tenais pendant que ses deux compères arrivaient, gueules ouvertes. J'en profitais pour mouvoir mes seuls membres non coincés, soit mes bras et mes mains. À l'intérieur de celle-ci : deux boules explosive. Je risquais mes mains dans les deux gueules lâchant de suite mes petites armes. L'une de mes précieuses mains arriva sans grande difficulté à sortir de leur gueule, l'autre par contre se heurta à deux ou trois dents. Je retenais mon hurlement de douleur. La musique continuait, douce, complètement à côté de la plaque.
Surpris, les deux bêtes ne firent plus attention à moi, une chose de bien, mais je ne savais quoi faire de celui au dessus de moi. Contente de mon idée soudaine, je lui mit tout simplement un coup de poing assez fort pour l'assommer. Il tomba un instant sur le côté. Mais… Si seulement… Si seulement, j'avais frappé avec l'autre poing le "non meurtris"… Cette fois je hurlais un bon coup avant de m'échapper, le sifflet dans l'autre main. Rapidement, je soufflais dedans dès que je fus sorti…
Une … Deux explosions... Et un hurlement. Il étaient tous les trois morts… Je soupirais tout en déchirant un morceau vert de mon haut que j'enroulais autour de ma main. À ma plus grande surprise...

La valse continuait.

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MessageSujet: Quete : Danse avec les loups... Jeu 10 Fév 2011 - 18:39
°- It's over -°

Me tenant la main et oubliant mon épaule, je grimpais, une fois de plus, les escaliers rouges. Je me doutais que deux des derniers loups ne seraient pas munis de dents. En fin de compte, ma première attaque avait pu servir, épuisée à présent ce serais une charge en moins. Je dus monter, non sans peine, jusqu'à l'avant dernier étage. Là la porte était grande ouverte, le silence était plus qu'inquiétant. Je ne me risquais pas d'y entrer de suite sachant que l'un des trois loups restants me sauterait dessus comme ils savent si bien le faire. J'aurais pu utiliser ma boule de fer et mon sifflet pour faire exploser la salle, mais je ne savais pas si elle pouvait être assez puissante pour faire sauter la pièce entière et si ce n'était pas le cas, l'étage d'au dessus pourrait être touché aussi. Or, au-dessus, il y avait les rêveurs et les voyageurs. Tant pis, il fallait que je me jette à l'eau un jour ou l'autre, invoquant une fois de plus un de mes chevaux blancs, je le laissais dans l'escalier en extirpant l'épée de sa selle. Presque en courant j'entrais dans la salle. Mon arme en main, je ne pouvais faire mieux que la bouger dans tous les sens quand deux des bêtes arrivèrent sur moi, mais pas en sautant. Un progrès pour eux, une mauvaise nouvelle pour moi. En regardant de plus près mes nouveaux ennemis, je pu distinguer, non pas de la lave, mais du sang qui séchais sur leurs poils. C'était les deux derniers à avoir perdus leurs dents. Ils tournaient autour de moi, criant vengeance dans leur cœur, mais leur faire dons de mes dents ne seraient pas une bonne idée. Par contre, s'ils avaient plutôt envie de se venger sur mes pions, c'était faisable. Les connaissant à présent presque par cœur, je savais que je pouvais les avoirs par surprise au moins une fois. Rapidement, mon épée disparut et je supposais que ma monture aussi. À la place un pion blanc vont s'écraser lourdement sur une des bêtes. Le choc qu'elle reçût à la tête ne fit pas que l'assommer. Avec expérience, je ne m'arrêta pas là, à regarder le cadavre. Un autre monstre étaient en train d'essayer de me happer. Je tentais de faire la même chose qu'avec son compagnon, mais il prenait garde à l'éviter.
Cependant, ma confiance en moi dans ce combat à distance était énorme. Un plan rapide s'afficha dans ma tête, je le mis en place de suite. Le loup ne cessait de regarder le plafond en attendant que mon pion blanc tombe. La pluie de pierre s'arrêta un moment il me regarda comme s'il voulait que je lui souffle les réponses. Mais à quoi bon ? Il n'apprendra rien si je lui dis quoi que ce soit. Un bruit de pierre qui glissa lourdement sur le sol lui fit tourner la tête une dernière fois. Sur le mur blanc, une tâche de sang se dessina. Entre le mur et mon pion, il y avait un loup, écrasé.
Je refermais mon esprit pour mes invocations, le laissant vagabonder au travers de la pièce vide. Attendez… Pas si vide que ça. Évidemment, le dernier, le survivant de sa troupe apparut, plus gros que les autres. C'était toujours ainsi avec moi, dès que j'étais épuisée je me devais de battre le plus gros de tous les monstres. Le meilleur pour la fin, certes, mais on a jamais dit le pire pour le début… Mon esprit fermer volontairement, je n'eut pas le temps d'envoyer un message de détresse à mes pièces, la bête, accablé par la rage, se jeta sur moi. Ma tête heurta le mur en y laissant une petite traînée de sang. Je retombais avec lui sur le sol froid. Un peu sonnée, je fit de mon mieux pour éviter ses dents. Ma tête… Je ne pouvais rien faire, j'avais trop mal, je ne voyais plus l'échiquier. J'étais dans une très mauvaise situation, tout d'abord parce que je me devais de supporter l'haleine du monstre, mais je devais aussi évitez ses dents, supporter ses griffes ancrées dans mes épaules et rester éveiller.
Avant toute chose relativisé, toujours relativisé. Situation ? Désastreuse. Santé ? De même. Arme ? …. Mais si j'en avais une ! seul problème, cette petite boule de fer était dans ma poche, mes mains étaient libres, mais je n'osais pas bouger trop occupé à tenter de ne pas mourir cette nuit. Mais il fallait faire quelque chose, quoi que ce soit, je devais autant moi que les autres, me tirer de là. Lentement, tout en restant concentré sur ses dents, j'entrepris d'atteindre ma poche. Je la sentit, rapidement, je risquais un mouvement qui pourrais me faire perdre ma concentration. Ça y est ! Je l'avais enfin cette petite chose utile. La serrant bien fort, j'attendis que la gueule de mon adversaire s'ouvre et, comme un peu plus tôt je lançait la boule dans sa gorge. Il l'avala sans trop s'en soucier. Continuant de supporter son haleine, je pris le sifflet de la même façon. Alors que je l'avais sur mes lèvres prête à siffler je m'arrêtais. Pourquoi… Pourquoi faut-il que je réfléchisse si peu ? Si je siffle, il n'y pas que lui qui exploseras, moi aussi. Mais il était trop tard, je pouvais me sacrifier pour un royaume, après tout j'avais une deuxième vie. Deux choix s'offrait à moi, le premier était d'attendre mon réveil à évitez des coups de dents en le laissant tuer les autres après, fort comme il est, il le pourrait; le deuxième choix consistait à risquer une de mes vies pour un royaume qui connaîtra un temps de paix. Mais est il bien de se battre pour un rêve ? Non, je me bat pour plusieurs rêves, qui ne peuvent en aucun cas être détruit.
Coûte que coûte je sifflais, le noir se fit.

Quelques secondes plus tard…

"Dégagez la !"
"Le loup est trop lourd."
"Attendez je vais vous aidez."

Un souffle.

"Tiens toi qu'est costaud vient la porter jusqu'en haut, on étouffe ici…. Attends met un pantalon d'abord."

Un soulagement. Je ne comprenait pas grand-chose, je ne comprenais rien en fait. Je sentais une présence près de moi, deux grandes mains chaude passant sous mes jambes et mes épaules meurtries. Quelqu'un me soulevait comme une plume. Je sentais que l'on me collait contre sa peau avec précaution, je pouvais d'ailleurs sentir ses muscles. On me balançait... Non on marchait pour m'emmener quelque part.

"Là ! pose la ! doucement."

On me coucha alors sur une surface douce et agréable. J'en profitais pour me reposer un peu avant de leurs annoncer que j'étais toujours vivante. C'est ça être un héros ? ça fait si mal ? Ce n'était pas du tout comme dans les films. Après une telle expérience, même si ce n'était qu'un rêve je n'avais aucune envie d'être vu comme telle. Je n'eu pas le temps de m'arrêter sur ces réflexions. De l'air malsain, chaud et répugnant monta jusqu'à ma gorge. J'ouvris les yeux rapidement, mais je ne vis rien, je toussais, tentant de recracher la fumée qui s'emparais de mes poumons. Après m'être calmé, j'ouvris calmement les yeux. Un homme torse nu et donc plus habillé que les autres, me souriait bêtement avant de m'asseoir avec pour dossier son bras. Je toussa encore un peu, mais ne fit pas attention aux restes de la salle, ils devaient tous être nu. Le silence se fit, je ne savais plus si c'était moi ou eux qui devaient posé la question. Voyant qu'ils ne disaient rien, je m'enquis de prendre la parole d'une voix enrouée.

"Que s'est-il passé ?"
"Ben… On vous a retrouvé sous un loup dégageant de la fumée, puis on va emmener ici, tout vas bien ?"
"Oui, je tiendrais jusqu'à mon réveil."

Je leurs sourit, comme pour les rassurer, mais ils ne devaient en aucun cas s'en faire pour ma piètre existence de voyageuse. Quoique… Je les avais sauvé, et j'en étais fière. Ce fût une voix de jeune femme qui me posa la question dont la réponse était attendue avec angoisse.

"Les monstres… Ils sont tous morts ?"
"Jusqu'au dernier. Et... Euh désolée pour les dégâts…"
"Oui ! C'est vraiment le bordel !"

Youps. Je devinais que celui qui venait de parler n'était autre que celui qui m'avait aidé dès le début. Je songeais alors à de l'ironie, mais, en risquant un bref regard vers l'assemblé, je pus distinguer de la fureur dans ses yeux. Bon, ils rangeront, tant pis. Ne voulant pas me disputer avec qui que ce soit, je fit mine d'avoir besoin de repos. Il fallait mieux…

En rester là pour aujourd'hui.

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Quête : Danse avec les loups...

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