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Première nuit au Royaume des Doutes

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Clem Free
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MessageSujet: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyDim 23 Jan 2011 - 17:35
Lorsqu’on a fait un rêve bien étrange et qu’on s’en rappelle tous les détails même les plus infimes, on a bien du mal à se concentrer sur la journée qui arrive. Nos pensées sont entièrement tournées vers cette nuit ; et ce n’est pas le passionnant cours sur les vérins pneumatiques (qui reste un sujet de cours passionnant comme tout un chacun le sait) présenté par le Mr Scrabble, surnommé ainsi à cause de son terrifiant pouvoir qui consiste à présenter des cours avec heures compte triple : sur l’emploi du temps, le cours devait durer trois heures, au vue des pauvres élèves enfermés dans la classe, ils avaient l’impression d’en supporté neuf.
A ce stade de l’ennuie pur, la cervelle se liquéfiait, les sens s’émoussaient, on avait l’impression que notre esprit et notre corps tombait en ruine sous les assauts répétés d’une terrible et omniprésente litanie : Qu’elle est la longueur de la course du vérin messieurs ?
Va chier.

Mais Clem n’avait que faire de la course du vérin, il n’était pas le seul à ne pas s’en soucier certes mais néanmoins il était le seul à se soucier de son dernier rêve ; les autres ayant l’esprit plus matérialiste.
Clem mit neuf heurs à organiser ses pensées (techniquement trois) et tomba sous la conclusion… que ce n’était pas un rêve ordinaire :
1- Il en gardait dans sa mémoire tout les détails et aussi tout ses états d’âme pendant son rêve, se qui est extrêmement rare.
2- Donc il se rappelle que ses cinq sens répondaient présent pendant le rêve, or un rêve on le traverse, on flotte dedans, on ignore son corps. C’est généralement comme cela qu’on remarque que c’est en rêve.
3- Il se rappelle très bien avoir réussit à dominer sa peur cette nuit-là et il en avait remarqué les vertus thérapeutiques lors de cette journée.

C’est donc non sans une certaine appréhension que Clem se coucha cette nuit-là :
Que va-t-il m’arriver de chelou cette nuit ?
Est-ce que j’ai nourri le chat ou va-t-il débouler à minuit vomir sa bile sur mon matelas ?
La course du vérin ; je l’ai indiqué en millimètres, en centimètres ou en kilomètres ? Mais puisque je me suis gouré dans le calcul de toute façon, qu’est ce j’en ai à en foutre ?

C’est donc, tourmenté par tant de questions palpitantes, que Clem commença sa première nuit à Dreamland en tant que voyageur.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses pensées n’allaient pas finir de le tourmenter :


Place au fabuleux Royaume des Doutes de Dreamland, qui, plus que toute autre royaumes, engendrait chez le voyageur non-initié la même réaction :
Mais où suis-je ? Lisait Clem.
« Mais pourquoi mes pensées s’inscrivaient sur les pierres ? »
Tournant le regard il vit…
« Millimètres, j’en était sur. »
C’était très perturbant, comme de juste, aître confronté de face à ses propres pensées avait de quoi perturber un être normalement constitué, sans parler d’un rêveur à moitié shooté par le fait qu’il ressentait les mêmes impression de la nuit dernière : il vivait le rêve.

Et la venue d’une drôle de créature d’environ 1mètre20 n’allait pas lui simplifier la vie. Surtout si elle est affublé d’un couvre-chef flottant au dessus de sa tète en forme de point d’interrogation.
Ce fut sa première pensée.
Dans les faits, la créature allait surtout répondre à la plupart de ses questions.
Alors certes cette gentille créature des rêves n’y connaissait strictement rien à l’art subtil du serrage d’un vérin pneumatique, mais il était suffisamment gentil (ou suffisamment blasé) pour répondre calmement à ses questions.

« Salutation mon grand, tu as l’air perdu je vois, mais n’ai crainte c’est normal tu es au Royaume des Doutes et ici, toute tes pensées s’inscrivent dans la roche. »
A ce stade le lecteur perspicace peut aisément deviner que cet abus d’informations n’a que peux de chances de perturber encore plus le pauvre Clem, mais le lecteur perspicace doit certainement deviner que la suite de la discussion a de grandes chances de lui causer une rupture d’anévrisme.
« Le Royaume des Doutes ? Des pierres télépathes ? Mais c’est impossible, c’est du grand n’importe quoi. »
-Je sais que ça peut perturber au début, mais tu es maintenant un voyageur et…
-Un voyageur ? Mais vous délirer, je n’ai même pas bougé de mon lit !
-BON MAINTENANT SA SUFFIT, J’AI ETE PATIENT MAIS LA, TU L’AURAS VOULUE : TU ES UN VOYAGEUR DE DREAMLAND, LA NUIT DERNIERE ? TU AS VAINCUE TA PEUR ET TU EN AS FAIT TON POUVOIR. ET IL EN SERA DE MEME POUR TOUTE LES NUITS À VENIR ; MAINTENANT TU VAS ARRETER DE ME POSER DES QUESTIONS ET TU TE CASSES ? VOILA !!
La première réaction de Clem fut de trouver que son haleine sentait le fromage, la seconde était que sa tête lui faisait tellement mal qu’il risquait une rupture d’anévrisme.
La troisième fut de se dire que ce rêve était du grand n’importe quoi.
Admirer son génie.

La rupture d’anévrisme évitée et toute ses maigres pensées concasser dans sa boite crânienne lui suffire pour se faire planter là par le colérique humanoïde.
Le seul élément encore inexpliqué était l’utilisation des mots « peur » et « pouvoir » dans la même phrase.

« Hey !! Mais revenez, sa veut quoi que j’ai un pouvoir ? »
-Bon alors écoute le boulet, dans Dreamland, si tu es un voyageur c’est que tu as réussis à vaincre ta peur et si tu as réussis à vaincre ta peur alors c’est que tu as forcément un pouvoir dans Dreamland apparenté à ladite peur.
Par la suite, la créature ira jusqu'à jurer qu’elle a entendu les engrenages du garçon se remettrent en place pendant qu’une mine complètement stupéfaite se dessina sur son visage.
« Sérieux, j’ai vraiment un pouvoir ? »
-Ben normalement oui. Est-ce que tu te drogues ?
-Heu non pourquoi ?
-Donc tu as un pouvoir, c’est évident !
Peu convaincu par cette rhétorique un poil bizarre, Clem persista quand même :
« Vous en êtes vraiment sure ? »
-Si j’le dis, oui.
-Mais comment je fais pour l’utiliser ?
-Difficile à dire, je n’en ai pas moi-même, mais au début, tu dois penser comment tu l’a déjà activer.Devant la mine abasourdie de Clem, il continua :
« Comme quand tu as vaincus ta peur, je sais pas moi, essaie.
Pas facile, pas facile, de s’en rappeler mais bon, il se souvenait juste d’une sensation étrange de calme, une paix intérieure, le Yins et le Yang enfin réunis, appelez cela comme vous le voulez, le fait est que sa marchait :
Clem ressenti d’abord un picotement au fond de sa main droite, stressa, le perdit, recommença à nouveau mais plus longtemps et enfin, quand il se risqua à ouvrir un œil il le vit :
Il tenait dans sa main une boule de la taille d’un gros pamplemousse (un gros, gros pamplemousse). Il était transparent, mais il déformait les formes et les couleurs des objets derrière lui, pas comme une boule de cristal qui grossissait l’environnement à la façon d’une cuillère à soupe, mais plutôt comme un verre : il n’y avait aucune logique derrière ses déformations striées de longues raies noires qui partaient des extrémités pour se retrouver au centre où il formait un noyau (complètement noire celui la).
Mais ce qui était impressionnant se trouvait tout autour : à cinq mètres de distance du noyau, les éléments étaient attirés vers le centre de la boule, ils se distordaient à telle point que Clem pouvait toucher avec le bras le rocher qui était à deux mètres de distance : les distances au alentour de la boule s’était réorganiser de façon à pouvoir se rapprocher le plus près possible de la boule.
« Aha, tu contrôles les distances, j’en avait vus un dans le temps, ça fait mal au yeux. »
La boule ressemblait à un wormhole (trou de vers) : la vulgarisation d’une démonstration d’Einstein devait expliquer facilement à la populace la capacité à la lumière de tourner selon la gravité (si temps que l’on accepte l’existence du wormhole) mais elle était tellement compliquée que finalement Einstein opta pour l’explication du drap et de la bile, nettement plus simple.

Tout en pensant à cela, Clem compris que la porte d’un autre monde lui était dorénavant ouverte, un monde certes bizarres, mais super existant : si les pierres pouvaient inscrirent vos pensées et si un wormhole apparaissait dans vos mains à volonté, alors tout ce que vous teniez pour acquis jusqu'à maintenant relevait de l’obstination ou du conformisme pur et simple.

« Refus de la réalité » était un terme inconnu à Dreamland.
Comme plein d’autres d’ailleurs.

« Mais dis moi : » dis Clem, la créature leva la tête.
-Il y en a beaucoup des voyageurs ici ?
-Cela dépend des nuits, tu en as un derrière toi.
Clem tourna la tête.
Ce qu’il vit ne lui plaisait pas :
Alors certes, il ne faut pas juger selon les apparences mais une personne aux yeux rouges, avec des cheveux blancs qui tenaient plus en l’air par l’intervention du simple esprit que par les tonnes de gel nécessaire à l’élaboration de cette coiffure.
La ceinture avec la tête aurait certainement rassuré un adepte du black metal.
Mais le lecteur perspicace (encore lui !) a depuis longtemps deviné que Clem n’était pas un adepte du black metal.
La personne derrière lui avait tout du psychopathe moyen.
« Allons ne dramatisons pas, il a une longue écharpe ridicule comme moi. »
C’était bien là le seul élément encourageant dans cette personne.
Mais il y avait toujours moyen de se tromper.
« « Toujours » et « tromper » dans la même phrase, c’est bien moi » Se dit Clem.
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Kala Kourou
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyDim 23 Jan 2011 - 21:52
"Monsieur Kourou, avez-vous compris ce que je viens de dire ?"

Pas de réponse.

"Monsieur Kourou, voulez-vous que je vous donne une heure de colle ?"

Je ne remarqua pas le prof me criant dessus, occupé à regarder la pluie tomber sur la terre boueuse. Mon voisin me donna un coup de coude brusque. J'enleva mes écouteurs de mes oreilles, ayant compris la gravité de la situation :

"Ah, euh oui !.. Euh non monsieur !"

"Alors vous pouvez commencer le contrôle !"

Hein ? Un contrôle ? On est où, là ? En physique ? Oui ? Mais pourquoi ça m'arrive qu'à moi ce genre de choses ? Je n'ai pas révisé en plus, le con ! Je vais faire quoi, moi ? Oh, et puis après tout, on n'aura qu'à le faire au feeling comme toutes les autres fois. C'est pas bien mais bon, c'est la seule solution.

Et une matière qui je n'aime particulièrement pas du tout, l'anglais. Un truc que je n'ai jamais réussi à comprendre. On vous oblige à rester 4 heures par semaines à écouter, et à parler une fichue langue qui vous avez été forcer d'apprendre. Enfin, c'est mon avis, je ne juge personne.

"Tell one of your dreams who found you bizarre", disait cette prof d'anglais bigleuse.
Traduction : Dites nous un de vos rêves qui vous avez sembler être bizarre"

Un rêve bizarre ? Peut-être celui de la dernière fois à la fac mais je n'ai pas voulu répondre. La prof en a interrogé un autre plutôt.

Après avoir passé une journée de la sorte et avoir attendu ce foutu bus qui avait pris tout son temps, je retrouva le plaisir de manger sans aucune restriction, le coussin et la télé. Tellement mes yeux souhaitaient vouloir se fermer, je les laissa faire.

N'avez vous jamais ressenti la sensation de flotter dans l'air puis de brusquement, poser les pieds dans un endroit totalement inconnu pendant que vous rêviez ? Alors vous n'êtes pas seuls dans votre cas.
Bizarrement, je savais que c'était un rêve et que j'en avais pleinement conscience. Je savais aussi que les autres nuits où je rêvais, je n'avais pas pensé que c'étaient des rêves ! De plus en plus bizarre ce qui m'arrive. Tiens ? Bizarre, pourquoi je suis aussi lourd ? Je ne suis pas comme ça d'habitude :

"Par le caleçon de Merlin, c'est quoi cet accoutrement ?!"

A ma grande surprise, je vis l'attirail que je portais : tout une série d'équipement me recouvrant de la tête aux... Pieds ? Il y avait des lames au bout !

"Mais c'est quoi le problème avec ce rêve ?!"

Après avoir revu si je n'avais aucun membre qui ne s'était pas barré, j'examina où j'avais atterri : des pierres, des pierres et toujours des pierres à perte de vue. Il y avait aussi quelques nuages aussi. Mais pas âme qui vive. Un no man's land pour être exact... Ah non, je rectifie ce que j'avais dis, il y a âme qui vive et même deux !

"Merci, merci seigneurs de la nature !"

Oups ! Je crois que j'ai été trop influencé contre mon gré par mon frère avec ces Gormitis (c'est quoi le rapport, dites-moi ?) !

Bref, après cet interlude, je m'approcha de ces jeunes gens qui avez raviver la flamme d'espoir qui été en moi.
Euh... Encore une fois, ce rêve est de plus en plus bizarre. Je vois à côté d'un mec qui est comme moi à peu près un petit homme orné d'un point d'interrogation sur la tête. Décidément, ce rêve est vraiment très bizarre.
Je m'approcha, essaya d'écouter en même temps ce qu'ils se disaient. J'entendis seulement monsieur Question (je l'ai surnommé comme ça, ça lui va à ravir) dire :

"Cela dépend des nuits, tu en as un derrière toi."

L'autre gars normal se retourna vers moi et me dévisagea. Mais c'est quoi son problème ? Il regarda mes cheveux d'un air de quelqu'un qui n'aimait pas ce genre de cheveux. Et après ? Je lui ai fait quoi ? C'est MA façon de les coiffer ! J'ai un style différend des autres et ? Alala, je n'aime pas les gens qui ont des préjugés comme ça. On dit que l'habit ne fait pas le moine mais je ne crois pas qu'il a déjà entendu ce proverbe.
Puis il regarda ma ceinture. Quoi ma ceinture ? Elle a quoi ? Ah ! Une tête de mort ! Enfin quelque chose qui me plaît dans ce rêve !
Bon, ce n'est pas tout ça mais comme l'atmosphère ne me plaisait pas du tout, je commença à prendre les rennes de la conversion :

"Euh... Scusez de vous déranger mais je peux savoir où on est ?"

Monsieur Question soupira et se donna une tape sur la tête :

"Et merde. Pourquoi je tombe tout le temps sur des bleus, moi ? Bon je vais pas répéter trois fois !"

Et je ne compris pas pourquoi, il commencé à crier :

"VOUS ETES DEVENUS DES VOYAGEURS LA DERNIERE FOIS QUE VOUS AVEZ RÊVER ! VOUS AVEZ VAINCUS VOTRE PEUR ET VOUS L'EN AVAIT FAIS VOTRE POUVOIR. ET IL EN SERA DE MEME POUR TOUTE LES NUITS À VENIR ! ET MAINTENANT, JE M'EN VAIS PARCE VOUS COMMENCEZ A ME TAPER SUR LE SYSTEME ! J'EN AI JUSQU'A LA DE VOS P****** DE QUESTIONS ! Ah mais oui, c'est vrai il faut aussi que j'enregistre ton pouvoir à toi aussi. Mais pourquoi moi ? POURQUOI MOI B***** DE M**** !!!"

Puis, me regardant, il me demanda :

"Bon, c'est quoi ton pouvoir à toi pour que j'en finisse ?!"

"Quoi ? Un pouvoir à moi ? Mais j'en ai..."

" Bon alors TU VAS TE TAIRE ET TU VAS PENSER A TA PHOBIE OK ??!!"

Penser à ma phobie ? Mais pourquoi ? Aigoo (un mot coréen qui ne veut rien dire ou pour faire remarquer aux autres qu'on a froid ou un frisson) ! Rien que d'y penser, ça me fait frissonner mais en même temps un sentiment de haine car c'est à cause de ce putain d'élément que Lydia est morte. Aaah ! Je déteste ça et je le hais ! Raaaah ! Une douleur parcourut ma main et tellement que j'avais mal, je l'ouvris et après trois secondes de douleurs insoutenables, une boule d'eau sortit de main et resta en lévitation :

"Et bien voilà, je demandais pas l'impossible ! Un contrôleur d'eau alors ? Mmouais, un peu banal comme pouvoir mais bon, on fera avec hein ! Bon c'est pas tout ça mais moi je suis fatigué d'avoir crié, je rentre moi !"

Sur ce, Monsieur Question écrivit quelque chose dans son carnet (mais il l'a sortit d'où son carnet ?)et s'en alla, nous laissant moi et le type bizarre tous les deux.

Perplexe après cette découverte hallucinante et les révélations qu'on m'ai faite, je n'arriva toujours pas à réaliser ce qui m'arriva. Je suis devenu un espèce de héros, un héros de manga avec un pouvoir ! Mais c'est l'eau mon pouvoir, c'est con.

Je m'amusa avec ma boule d'eau, la fit disparaître, la fit réapparaître. J'eus de moins en moins de difficulté en l'activant et je n'avais plus ces douleurs que j'avais eu la première. Je me tourna vers le mec bizarre et lui dis-je :

"T'as vu ?"
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyLun 24 Jan 2011 - 17:33
Qu’est ce qui a l’air encore plus ahurie qu’un mec qui vient d’apprendre qu’il est un voyageur de Dreamland et que désormais ses rêves seront régies par sa soif d’aventure et par les multiples royaumes formant la réalité onirique ? Ajouté comme donné le fait qu’il détient dorénavant un super pouvoir tiré de sa peur ?
C’est très simple : prenez deux pèquenauds, criez leur sur la gueule à chacun pendant 2 bonnes minutes et enfin plantait-les. Le prix du billet vaudra à lui tout seul leurs 2 regards ahuris.

Clem était soulagé : d’une part, le psychopathe avait l’air plutôt sympa, enfin, il serait plus exacte de dire qu’il était dans la même situation que Clem et qui dit points communs dit aussi possible entente cordiale (mais pas toujours).
Un peu plus détendu, Clem profita du fait qu’ils étaient proches l’un de l’autre pour examiner un peu plus l’apparence de l’autre pendant qu’il jouait à maîtriser son pouvoir :
La première chose qui attira son regard fut la boule d’eau au creux de sa main ; elle était parfaitement ronde (hein ? Des fois que…) et elle était d’un bleue assez claire et reflétait le visage de Clem ainsi que les rochers autours.
Lorsque l’individus en question réessayait de l’activer, la précédente redevenait liquide et
Clem voyait son visage fondre comme si sa figure était passer instantanément de la cire solide (mais miroitante) à un caramel au sucre qu’on aurait téléporté dans un volcan en activité sismo-gradulable.

Les cascades ainsi formées faisaient un joli bruit chantant en éclaboussant les pierres (car le sol était assez inégal) tout en formant une petite rivière qui se traçait un chemin dans les aspérités

Après les boules d’eau vint le torse, et là Clem était étonné :
Il avait déjà vus des bodybuilders avec leurs pectoraux surdéveloppés, ceux là, il suffisait de frapper en plein dans les muscles, qui n’étaient en fait que du tissus gorgées de sang pour que la membrane éclatent comme une baudruche pleine d’eau un après-midi d’été.
Cette fois ci c’était différend : les muscles avaient l’air solides et noueux ; frapper dedans c’était comme frapper dans du mortier : impossible de savoir si l’autre avait eu mal mais le poing, lui, avait vachement déguster.
Quiconque ayant essayer de frapper son grand frère connaissait ce sentiment.
Et en la question, Clem était un expert en la matière.
Il connaissait aussi le sentiment de se faire frapper par un mur de brique : il suffisait pour cela de vivre éduqué par un ex-boxeur et militaire qui avait décidé d’endurcir ses pauvres pupilles.
Ce genre de personne là était plus rare.

Pour ceux qui en ignorerait les effets, c’est très simple : c’est un peu comme si un vérin pneumatique s’était soudainement détendu et avait frappé votre épaule !
Le seuil de la surprise est vite passé mais celui de la douleur lui ne descend pas : l’art d’un coup de poing réussis, c’est un coup de poings dont la douleur est multiplié par le nombre de secondes suivant le coup : et en plus vous avez mal, mais en plus ça continue.

Croyez ce que vous voulez mais la première réaction de Clem en voyant les piques accrochées sur les chaussures fur :
« Ça doit êtres pratique pour enlever la boue collé au semelle ».
La seconde fut plus classique :
« Un coup de pied dans les vénérables doit faire encore plus mal que d’habitude ».

Ce genre de conciliabule intérieur mélangeant pensées profondes et comparaison larmoyante de stupidité prirent à peine quelques secondes ; et Clem revint dans la réalité onirique jusqu'à temps pour entendre l’autre lui poser une question :
« T’as vu ? »
Ça oui il avait vu, on se répète certes mais Clem trouvait que cela faisait du plus belle effet ; pour toute réponse, il répondit par l’expression la plus couramment utilisé dans tout le milieu Pré-adolescentine, adolescentine, estudiantine et même parfois professionnelle ; Mesdames et Messieurs, veuillez applaudir l’Indétrônable, l’Incontournable, l’Inexorable et l’Inattaquable expression, la Magnifique :
« Stylé »
Précédé d’un sifflement admiratif sensé appuyer son original laïus.

Il ne savait pas si cette personne avait aperçu son wormhole et il n’avait pas envie de le montrer : en plus d’arracher la rétine et d’entraîner un léger vertige, leur pouvoir n’étais pas comparable : là où la boule d’eau était gracieuse, le wormhole lui entraînait le chaos ; l’eau sublimait le paysage autour, le « trou de ver » le déformait.
Non que Clem eu honte de son pouvoir et lui jalousait le sien, non.
Mais d’un naturel timide, il n’avait pas envie de se découvrir un peu plus en entraînant une comparaison de leur pouvoir respectif : Clem avait toute les cartes en main et savait qu’il allait perdre : il ne joua donc tout simplement pas.

Un détail amusant qui ne lui avait pas échapper : là où l’inconnu devait appeler la colère pour utiliser ses pouvoirs (Clem avait bien vus ses traits tirés), lui devait se calmer pour faire apparaître le sien.

Une pensée le traversa : l’eau qu’il invoquait était t’elle douce ou salé ?
Bien que cela n’était pas indiqué dans le livre des bonnes manières de la baronne Staff, se pencher pour goûter l’eau dans la boule serait certainement interpréter comme malsain, malvenant, pour ne pas dire bizarre.

Restant dans le doute, Clem posa une question rhétorique : il en savait la réponse mais il n’en était quand même pas sur :
« À toi aussi c’est ta première nuit hein ? Moi c’est Clem Free. »
Ne lui laissant pas vraiment le temps de répondre, Clem enchaîna sur une autre question
« Alors toi tu avais peur de l’eau ? Ça ne devait pas être pratique ; tu es soulagé de t’en être débarrassé j’imagine.
Cela ne lui ressemblai pas du tout d’enchaîner les questions comme cela mais apprendre qu’il possédait un pouvoir le grisait : une partie de sa timidité s’était envolé avec sa peur.
Il a très vite compris que, s’il se montrait un peu plus avenant, jamais on le classerait de timide : dans Dreamland, il était lavé de tout soupçon, il n’était qu’une page blanche qui ne demandait qu’a être écrite.
Entre un timide et un être sans personnalité, il y a un gouffre : dès qu’un timide franchissait le pas comme Clem maintenant, sa timidité s’effilochait comme du papier mouillé : chaque mot lui donnait plus d’assurance.

En attendant la réponse de son compagnon d’infortune, Clem nota que ses vêtements étaient peut-être la reproduction de son subconscient, il s’interrogea une fois de plus sur ceux de l’autre.

« Vu ses vêtements, il est peut-être du genre à s’affirmer dans le monde réel » pensa t’il.
Mais bon, il pouvait se tromper : lui-même était déjà en train de changer.
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Kala Kourou
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyLun 24 Jan 2011 - 19:15
"T'as vu ?"

Mais pourquoi j'ai posé cette question, moi ? Pourquoi je dois faire le mec qui faire le balèze ? Je suis sûr que ce gars a un super pouvoir. Mais non, voilà. Je fais le fier. Allez, pourvu qu'il me donne pas un vent.

"Stylé"

Ouf ! Sa va. Réponse un peu banale mais c'est pas grave. Du moment qu'on discute, ça va. Je continuai à jouer avec ma boule d'eau. A force à force de la faire apparaître, cela faisait comme une petite fontaine. Il y a aussi une petite mélodie presque. Même si c'était petit comme son, on l'entendait parfaitement. Si jolie, si agréable à regarder. Presque comme Lydia. Je continua à m'amuser avec, tellement c'était marrant et beau aussi.
Je me demande c'est quoi son pouvoir à ce type. Après tout, Monsieur Question a dit que nous étions tous le deux des "voyageurs" comme il dit avec des pouvoirs. Forcément, il en a un. Je m'apprêtai à le lui poser mais il fut plus rapide que moi :

"À toi aussi c’est ta première nuit hein ? Moi c’est Clem Free."

Il me laissa pas le temps de lui répondre et enchaîna avec une autre question :

"Alors toi tu avais peur de l’eau ? Ça ne devait pas être pratique ; tu es soulagé de t’en être débarrassé j’imagine."

Et bien ! En fait, il a l'air sympa ! Comme quoi, le proverbe disait vrai. Il regarda encore une fois mes vêtements. Bon, ils ont quoi mes vêtements ? D'ailleurs je me demande pourquoi j'ai tout cet attirail. Lui, il ne porte pas le même genre que moi. Totalement différend. Il a une rouge et un espèce de T-shirt bleu qui pas fermé, des bottes en cuir, un pantalon marron... Ce qu'on a en commun, c'est l'écharpe. Cool.
Bon, il attends que je lui réponde. Je vais pas donner un vent alors que lui m'a répondu :

"Oui, c'est ma première nuit. Enfin je pense. Je m'appelle Kala Kourou. Drôle de nom, hein ? D'ailleurs, j'aurais bien voulu que mes parents me donnent un prénom japonais. Mais je l'aime bien aussi. Et oui, j'avais peur de l'eau car ma petite amie s'est noyée dans la mer, à Nice. C'est con, non ? Elle s'est noyée alors que j'allais lui demander de sortir avec moi. Donc, je ne sais pas si je peux la qualifier de petite amie..."

En même temps que je lui parlais, des larmes commencèrent à couler de mes yeux. Un petit peu de morve sortait de mes narines. Mais pourquoi je chiale ? En plus, je suis devant une personne que je ne connais même pas. Je suis qu'une tarlouze qui peut même pas se retenir.

"Désolé. Ma douleur est remontée et c'est sortit tout seul. Laisse moi 1 minutes le temps que je me calme."

Je fis apparaître une boule d'eau et je l'utilisa pour m'essuyer le visage et je le fis deux fois. Rappelle toi de ce que Ludovic t'a dit. En proie à une vague de regrets et que tu chiales, faut se calmer. Se nettoyer le visage avec de l'eau fraîche. Puis inspirer, expirer. Le faire une dizaines de fois.
Pffiou ! Je me suis calmé. Alala, pourquoi j'ai pleuré ? Allez Kala. Lydia, tu l'as sauvé, t'as tabassé un elfe pour ne pas la laisser couler et elle t'a même récompensée ! Alors pourquoi ?

"Voilà, c'est fini. Je suis vraiment désolé. J'ai pas pu m'en empêcher. Bref, je crois que j'ai vaincu ma peur en "rêvant" que je l'ai sauvée de la noyade. Et ensuite, je me suis réveillé avec un mal de crâne pas possible. Comme une gueule de bois.
Depuis un moment, je me suis posé la question mais j'ai pas pu la poser parce que tu m'en as pas donné le temps. C'est quoi ton pouvoir ?"


Enfin j'ai sorti ma question, il en était temps ! Clem, c'est ce qu'il disait s'appeler, n'a pas répondu tout de suite. Pendant ce moment, j'en profita pour regarder aux alentours pour voir si quelqu'un d'autre m'a aussi entendu chialer comme un merde. Je m'arrête sur une grosse pierre où il y avait quelque chose que je reconnu tout de suite. "Je suis vraiment une tarlouze" qui disait. Et mince ! J'espère qu'il n'a pas vu ce qu'il y a de marqué !
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyMar 25 Jan 2011 - 19:00
« Et voila, c’était posée. » pensa t’il.
Il l’avait bien senti pourtant que s’il partait sur ce sujet Kala allait répondre de même ; mais bon, il semblait que la crétinerie avait la vie dure : à peine émis la réserve qu’il allait garder son pouvoir pour lui, il l’interrogeait sur le sien. Notez avec quelle habilité Clem rentre en plein dans le sujet… qu’il souhaitait éviter, un génie vraiment.

Autre point noir : manifestement, la phobie de Kala allait chercher ses racines dans de mauvais souvenirs ; la perte d’un proche ; rien que cela il regretta d’avoir posé cette question.
Il avait bien vu qu’il ne pensait pas à mal en parlant légèrement comme il l’avait fait, il ne soupçonnait pas qu’il allait réagir de la sorte : le souvenir se tenait tout simplement encore près de la surface.

« Noyée dans la mer à Nice »
Certaine personne aurait trouvé cette phrase ridicule : « à Nice la mer est toujours calme »
Calme, la mer ? Jamais.
La mer était certainement plus meurtrière que toute les armes du monde : des milliards de tonnes d’eau sans cesse en mouvement ; prenez un verre d’eau, déplacer le de quelque millimètres et vous verrez qu’elle cherchera déjà à repartir.
Maintenant, regarder l’océan, et dites vous que la Terre se déplace plus vite qu’une fusée et sur elle-même en plus.
Résultat, la mer s’agite de façon incontrôlable, cet état de tension permanent finissait par blaser les gens qui baissaient leur garde.
Mais sous son air paisible, la mer reste une des forces de la nature les plus destructrices, et beaucoup de gens l’avaient sous-estimée en le payant de leur vie.
Une seule règle avec elle : si vous êtes dessus (et même sur un porte-avions) vous n’êtes pas à l’abri, quitter là le plus vite possible : elle ne vous aime pas. Et si vous êtes à coté : ne baisser jamais votre garde, elle est traîtresse.
Vachement beaucoup.

Clem non plus ne l’aimait pas ; ce n’est pas qu’il avait peur d’elle mais plutôt de ce qu’il y avait au dessus : le vide, c’est qu’il en y avait au dessus d’elle, du vide. De quoi traumatiser le plus aguerrie des agoraphobes ; mais Clem était content de ne plus se considérer comme tel, pour lui c’était une libération.

Il était content de constater que Kala ne le considérait pas comme un indésirable : ces révélations, il ne les avait peut-être pas dît à grand monde.
Il avait pourtant l’air plutôt réservé : pas le genre à parler de sa petite amie au premier inconnu.
« Petite amie »,
oui, Clem la considérait comme tel, il n’était bien évidemment pas au courant de tout les détails, mais la réaction de son compagnon prouvait au moins une chose : cette fille, il en avait été vraiment amoureux, sa réaction le confirma.

Réservé ou pas, cela n’avait pas tellement d’importance :
Peut-être était t’il comme lui, la révélation sur Dreamland et sur son pouvoir modifiait peut-être sa façon de se comporter.
« Comme moi. » Pensa Clem.

Le manque de réserve de son compagnon fit honte au sien : rien de ce qu’il pouvait dire n’allait pas marqué Kala ; pas plus que ses révélations à lui l’avaient attristé : il était désolé pour cette fille ; dont il ne connaissait pas le nom d’ailleurs.
« Mais le moment est certainement très mal choisi pour le lui demander » pensa t’il.

« Ben, moi rien de banal. » expliqua t’il. « Avant j’avais la phobie des grands espaces : quand je voyait le ciel, ma tête flottait, j’avais l’impression que mes pieds quittaient le sol et que je pourrais jamais revenir, je perdait le contrôle, mes tripes se tordaient et me forçait à partir au toilettes, mais ça mon psy disait que c’était mon inconscient qui m’obligeait à me réfugier dans un espace clos. »
Chère public, pardonner lui ses mauvaises manières : un ancien timide qui fait une logorrhée ne fait pas encore la différence entre ce qui est digne d’être raconté et ce qui devait passé sous silence.
« Donc du coup, je peux maintenant réduire les distances en faisant apparaître une sorte de…trou noir. »
Dans le monde de l’automatisme et en productique, une règle était absolu : deux évènements ne peuvent pas se produire simultanément, jamais.
Mais le monde de l’automatisme et de la productique n’avait rien à faire à Dreamland :
Au moment où Clem prononçais le mot « noir » le rocher derrière lui explosa, un poing d’une taille monstrueuse pulvérisa la roche, qui se désintégra en l’air sous la forme d’une pluie rocailleuse qui s’écrasa (heureusement) bien loin des deux garçons.

Clem remarqua que derrière Kala, un morceau tout juste écrasé dans d’autre roches révélait le mot « tarlouse » Clem se demanda d’abords de qui émanait cette gentille pensée, et surtout à qui elle était adressée, certainement pas Kala : on ne pouvait à la fois être aimable avec son prochain, regretté sa petite amie et pensé à des insultes sur derrière son voisin (et derrière est un mot à prendre dans les deux sens.)

« Mais réveille-toi crétin, quelque chose vient de détruire un mur de plusieurs tonnes juste derrière toi ! »
C’était toujours comme ça chez lui : ce sont les pensées les plus stupides qui atteignent son cortex en premier.
Une véritable malédiction : à croire que dès sa naissance, son cerveau s’était formé dans le mauvais sens : les pensées idiotes ou tout simplement inutiles disposait d’un circuit sinusoïdal plus développé que les pensées normales et atteignait la ligne d’arrivé largement en avance par rapport au autres.
Les génies c’étaient pareil mais dans l’autre sens.

Clem se retourna et vit un géant jaillir de la terre où il s’était réfugié pour s’assoupir.
Il dominait facilement les trois mètres de haut pour … deux mètres cinquante de large et s’exprimais en ces termes :
« A BEYRE, A BEYRE ! »
Ce qui signifiait certainement « à boire, à boire » mais dans un très mauvais français ; le géant voulais sans doute exprimer par là le mécontentement de sa parois stomacale.

Et à voir sa façon de foncer ainsi vers les deux voyageurs abasourdis, les main tendus et sa litanie sans cesse répéter, il confondais certainement les deux garçons avec des pichets de vin rouge.
« A BEYRE, A BEYRE ! »


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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyMar 25 Jan 2011 - 21:00
« Ben, moi rien de banal. » expliqua Clem. « Avant j’avais la phobie des grands espaces : quand je voyait le ciel, ma tête flottait, j’avais l’impression que mes pieds quittaient le sol et que je pourrais jamais revenir, je perdait le contrôle, mes tripes se tordaient et me forçait à partir au toilettes, mais ça mon psy disait que c’était mon inconscient qui m’obligeait à me réfugier dans un espace clos. »

Eh ben, c'est une peur vraiment bizarre. Enfin, chacun son "trip".

« Donc du coup, je peux maintenant réduire les distances en faisant apparaître une sorte de…trou noir. »

Ouah. Space son pouvoir. Space mais plutôt cool. Réduire les distances, c'est vachement utile quand t'es en retard. Sa serai pratique.
BOOOOUUUM !! Un rocher de deux mètres valdingua au-dessus de nos têtes et alla retomber à quelques dizaines de mètres plus loin. Un géant sortit de sous terre, mesurant plus de deux mètres cinquante, et brayait quelque chose de presque incompréhensible :

"A BEYRE, A BEYRE !"

Ce qui voulait dire forcément "A BOIRE, A BOIRE !". Eh, mais attends. Pourquoi il s'avance vers nous les bras tendus à continuer à crier "à boire, à boire" ? Mais il s'approche le bougre ! Je regarda mon voisin. Il était cloué sur place, forcément à penser à vive allure je ne sais pas quoi.

"Mais qu'est-ce tu fous, Clem ??!! BOOOUUGE !"

Il reprit ses esprits et courra avec moi. On ne savait pas du tout où on aller. On essayait seulement d'échapper à ce gros tas qui nous coursait en criant "A BEYRE, A BEYRE !"

Soudain, une idée me vint à l'esprit :

"Tu veux boire mon coco ? ALORS PRENDS SA DANS TA GUEULE !!!"

Je stoppa ma course, et essaya de créer une boule d'eau hyper grosse. Mais merde, dépêche-toi ! Dépêche-toi !!!

"ET TIENS !! IN YOUR A** PROFOND !!"

J'emprisonna la tête de ce gros tête de ce gros porc dans ma boule d'eau.

"Clem ! Arrête de courir, je crois que je l'ai eu !"

Le géant resta immobile, essayant de s'enlever de cette bulle d'eau qui sa tête avait été emprisonné dedans. Mais tu n'y pourra pas, mon gros ! Je contrôle cette bulle d'eau et tu pourra pas t'en défaire de sitôt. Pas avant que tu ne meures.
Le géant essaya tout de même de résister, en vain.

"Je crois qu'il va bientôt lâcher prise."

J'eus raison car, après avoir dis cela, il cracha un peu de sang dans ma bulle et tombât raide mort.

"YAATTAA !! Je l'ai eu c'te gros porc ! Eh ben, ce que je soif moi maintenant !"

Je fis apparaître une bulle d'eau et je bus pendant plusieurs minutes, tellement j'avais soif.

"Ouah ! Sa fait du bien ! Eh Clem, pourquoi t'as pas utilisé ton pouvoir ? Je suis sûr que t'es aussi balèze que moi", dis-je avec un grand sourire.
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyMer 26 Jan 2011 - 14:17
Après que le géant eu lâché son dernier souffle et remplis sa bulle de sang ; il s’écrasa à terre, inondant les pierres d’un liquide couleur rose, de l’eau continuait à couler le long de son menton.
« Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il aura bien bu » pensa Clem.

« Eh, Clem, pourquoi t’as pas utilisé ton pouvoir ? Je suis sur que t’ai aussi balèze que moi. »
Kala lui disait cela le sourire au lèvres, il était certainement sincère : même s’il était peut-être du genre à se vanter dans le monde réel, Clem pensait qu’il exprimait une sincère affirmation pour son camarade. Le fait qu’il s’était déjà confié a lui en lui parlant de sa phobie et de son amie inclinait le jugement de Clem. Sans quoi, il s’en serait légèrement douté, mais bon, il aurait compris sa réaction : vaincre cet espèce de bibendum géant et assoiffé aurait inspiré un excès de confiance à n’importe qui ; même à lui.

« Tu es gentil Kala mais moi j’en doute. » expliqua t’il : « Réduire les distances en plein combat, c’est prendre le risque de se prendre un coup aussi rapide que celui que le tien ; sans compter que la main doit être solide, c’est fragile une main ça se casse : des mecs qui se fracturent les cinq doigts en frappant une mâchoire par surprise, c’est courant. »
Clem reprit son souffle, remit ses idées en place et enchaîna :
« Je pense que je n’aurait pas pu lui faire grand-chose à ce troll » dit-il en tapotant des doigts le corps. « J’aurais même pus me démettre l’épaule, vu comment il est constitué. »
Clem savait que dans le corps, on pouvait trouver trois os indestructibles (enfin tant qu’on se tient à boxer des humains, pas des monstres) : à savoir, la paume, le talon et le coude. Mais il gardât ses informations pour lui : d’une part il n’avait pas envie de se lancer dans un exposé et ensuite, il se doutait qu’elles valent quelque chose à Dreamland : ce genre de monstre était sans doute légions.
« Et puis zut ! » pensa t’il « Vu sa tenue, Kala ci connaît sans doute mieux que moi en baston : ce n’est pas moi qui vais lui apprendre à se battre. »

Autre info qu’il garda pour lui : il connaissait un moyen de renforcer ses mains ; c’était une vieille technique de boxeur : chaque jour, il fallait frapper un mur en plâtre à main nue jusqu’au sang pour que celle-ci se recouvre d’un cal qui les protégeraient. C’était le même principe pour les doigts et la guitare, mais en plus morbide.

Pris d’une impulsion soudaine, il voulut grimper sur un rocher pour observer les alentours, jetant son dévolue sur la carcasse du géant, qui, même allongée, restait tout de même un petit mur d’environ deux mètres voir plus.
Bien sur, il aurait pus grimper à l’ancienne, ce n’était pas les prises qui manquaient mais il venait d’avoir une idée : après s’être brièvement concentré, il lança alors le wormhole ainsi formé à mi-chemin contre la carcasse, il se colla alors sur la paroi sans un bruit.
Clem vérifia du regard si sa théorie tenait, ce qu’il vit le rassura : attiré par le centre du wormhole, le bord ne se situait plus très loin maintenant. D’un bond, il se hissa sur le dos du géant. Même si pour lui, il n’avait effectué qu’un saut normal ; ses yeux, éblouies par le caléidoscope de couleurs et d’images qui avaient défilé de façon rapide et désordonnés commençaient à s’embuer, il se les essuyât d’une main. « J’ai intérêt à m’y habituer tout de suite si c’est comme ça à chaque fois que j’utilise mon pouvoir. » se dit-il. Il ressentait également une sensation de vertige en regardant le sol, son corps mettant un peu de temps à se comprendre qu’il venait de faire un bond de trois mètres et non de deux. C’était le même malaise qui frappait certaine personne quand elle lisait en voiture : leur corps protestait car ayant bien conscient d’être en mouvement, les caractères devant eux restaient parfaitement immobile.

Clem se tourna, tout souriant, vers Kala et lui lança d’en haut :
« Tu peut venir tu sais ; je crois que ma boule ne fait pas de différence pour ceux qui la traversent. »
Tellement impatient de voir la vue, Clem ne vérifie pas si Kala montait avec lui (ni même s’il s’écroulait par manque d’évaluation des distances) et embrassa le paysage du regard : Partout à perte de vue s’étendait les célèbres roches du Royaume des Doutes, certaine lancée en l’air, mais qu’importe. Le tout éclairé par un ciel dont les nuages commençaient à virer au rose : le tableau rendait un jolie contraste entre les pierres marrons, et les rayons du soleil qui perçaient la couche de nuages. Le tableau ainsi rendu avait l’impression de sortir d’un rêve (et par essence, c’était le cas).

Clem ressentie une bouffé de joie à la vue du paysage : l’envie de parcourir Dreamland le tenait si fort qu’il dit tout haut :
« Je ne sais pas pour toi Kala, mais moi j’ai hâte d’aller… par là ! » dit-il en pointant du doigt vers une direction complètement prise par hasard.
Aussitôt dit aussitôt fait, Clem sauta du rocher, se tordit la cheville (comme de juste, crétin) mais avança joyeusement vers sa destination.
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyMer 26 Jan 2011 - 22:57
« Tu es gentil Kala mais moi j’en doute » expliqua Clem : « Réduire les distances en plein combat, c’est prendre le risque de se prendre un coup aussi rapide que celui que le tien ; sans compter que la main doit être solide, c’est fragile une main ça se casse : des mecs qui se fracturent les cinq doigts en frappant une mâchoire par surprise, c’est courant. »

Ah oui aussi. Logique.

« Je pense que je n’aurait pas pu lui faire grand-chose à ce troll, j’aurais même pus me démettre l’épaule, vu comment il est constitué.»

Moi aussi. Quand je pose des questions connes, elles sont vraiment connes. Il aurait pu se casser le bras s'il lui aurait donner un coup de poing. En plus, j'ai eu un coup de chance moi, sinon j'aurais pu y rester. Même si je connais les arts du combat, j'aurais pas tenu plus de dix secondes. Mais bon, il est mort le gros. On ne saura jamais. Et tant mieux pour moi.

Clem regarda aux alentours. C'est vrai qu'il n'y a rien par ici. Seulement des rochers et des nuages. Alors, c'était tout ce qu'il y a dans ce royaume ? Des pierres qui révèlent les pensées des gens, des messieurs Questions qui arrivent et qui partent et des Voyageurs complètement paumés ? Alors si c'est ça, je veux partir.
Clem alla vers la carcasse du géant. Il espère tout de même pas qu'on escalade ça ? Il fit apparaître un trou noir, s'y glissa et disparut. Il refit son apparition une seconde plus tard sur le dos du géant. Je crois que c'est ça, son pouvoir. Je voyais qu'il avait du mal à s'habituer : il eut un malaise comme quand on a le tournis.
Bon ben moi si je veux le rejoindre, je vais devoir escalader cette masse de muscles et de graisses. Clem se tourna vers moi en bas et me dit :

« Tu peux venir tu sais ; je crois que ma boule ne fait pas de différence pour ceux qui la traversent. »

Euh moi ? Traverser ce truc ? Je me demande si c'est pas une expérience à risque... Euh... Mais je suis con, c'est une expérience ! Donc il y a des risques !
...
...
Bon, je vais pas m'embrouiller avec ça. Tant pis si je perds un membre, ce sera de la faute à Clem. J'entre dans le trou noir.

Vous avez jamais eu la sensation d'aller vite pendant un moment puis de freiner au maximum ? Vous savez, comme dans les montagnes russes. Eh ben, c'était la même chose. A l'intérieur de ce truc, toutes les couleurs défilèrent en même temps à vous faire mal aux yeux. Enfin pour moi. Arrivant au sommet, j'eus la même sensation que Clem, tout à l'heure. Mais le paysage en valait la peine : même s'il n'y avait que des rochers et des nuages, le ciel les rendait magnifiques. D'ailleurs, le ciel était bleu mais avec des nuages. Je leva la tête et vis-je "Ce que c'est beau tout de même" sur un nuage. Allons-bon, même les nuages sont télépathes ?

« Je ne sais pas pour toi Kala, mais moi j’ai hâte d’aller… par là ! » dit Clem en pointant son doigt dans une direction prise totalement au hasard.

"Moi aussi, je veux aller découvrir d'autres royaumes ! T'imagines s'il y avait un royaume de la musique et une ville où on passerai du rock à longueur de "journée" ? Je ne sais pas vraiment comment appeler ce moment du jour à Dreamland ? On devrait peut-être dire "la nuit" puisqu'on y va la nuit ? Bon enfin bref, tout ça pour dire que je veux explorer Dreamland !"

A ce moment-là, un peu plus loin de là où nous étions, je vis un mystérieux et bizarroïde humain. Je crois que c'est un Voyageur tout comme nous. Mais ? Il a des lunettes ? De soleil, on dirait. Tiens, ça me fait penser à... A... Ah oui, le mec dans Get Backers avec l'autre mec qui contrôle l'électricité. Ah, mais comment il s'appelle déjà ?
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyJeu 27 Jan 2011 - 0:53
« Ed Free ! Va téléphoner à ton frère »
« _ J'emmerde Clem »
« Qui te file du crédit déjà ? »


A ce SMS particulièrement vicieux de ma sœur qui renvoyait directement à mes finances douteuses (merci le Journal, je vois que vous êtes super dévoué à votre pigiste adoré !). Ma sœur Cartel n'arrêtait pas de me prêter les quelques (centaines d') euros qui me manquaient pour parfaire le montant du loyer. Je lui devais tellement que je doutais un jour pouvoir lui rembourser toute la somme. Elle était née deux ans plus tôt que moi environ, mais me massacrait si bien sur le plan financier et des cellules grises qu'elle devait en faire un complexe. D'ailleurs, elle enterrait aussi Clem à ce jeu-là. Disons qu'elle n'avait pas toujours raison, mais plutôt qu'à chaque fois qu'elle disait un truc, il ne fallait pas faire le contraire : ce serait toujours pire. Car elle avait été créé sous la Fée Responsabilité. La Nature était bien faite... Disons que quand elle m'a envoyé moi et mon comportement de merde sur la Terre, Dieu pensait tout d'abord qu'il avait réalisé une grosse bourde. Il avait donc envoyé Cartel rectifier le tour quelques mois plus tard. Elle fut si réussie que Dieu n'hésita pas à en faire un troisième aussi con que moi pour donner du boulot à la demoiselle.

Tiens, parlons-en du con ! Ma sœur avait fait l'erreur de lui téléphoner (quand on appelait Clem, on faisait toujours une erreur) la veille et il paraissait qu'il n'allait pas super. Je m'en foutais bien de son état, je n'allais pas m'inquiéter pour lui à chaque fois qu'il allait mal. Que je lui avais répondu... Elle m'avait alors rétorqué qu'il avait été un peu chamboulé. Chamboulé de QUOI ??!! Je n'étais pas obligé de surveiller mon frérot jour et nuit. Je me ferais chier et en plus, il m'enverrait un coup de boule. Il valait mieux rester là où j'étais, à ne pas toucher ce stupide téléphone fixe. Je l'appelais, je lui demandais de ses nouvelles, il penserait qu'il y aurait un piège quelque part et s'attendrait à m'entendre pouffer de rire de l'autre côté du combiné. Ou alors il se mettrait en colère. J'allais pas lui dire que c'était la Cartel qui m'avait demandé de lui téléphoner, ce con se sentirait envahi. Il avait déjà assez de mal à vivre avec sa phobie, j'allais pas m'amuser avec ces nerfs déjà en pelote. Et ouais, j'avais hérité de la claustrophobie, et mon frère ne pouvait pas supporter les espaces publics. On avait été... très dur à gérer dans les temps où on vivait près du pantalon de papa. Essayez de nous faire sortir au square et c'était toute une affaire. Ça finissait en engueulade pour les parents. Et Clem et moi étions persuadés à cette époque que c'était de notre faute si le divorce avait eu lieu. Aujourd'hui, je ne savais pas quoi penser parce que j'essayais de rejeter cette pensée loin de tout. J'étais sur mon lit, aussi actif que l'oreiller qui me servait d'appui-tête. Un parallélogramme de lumières vint égayer mon studio. Mon chat me sauta sur le ventre dans un miaulement sadique. Outre le fait que j'eus l'impression que mon nouveau centre de gravité fut derrière mon estomac, le dénommé stupidement Burritos (il l'avait bien cherché) eut le mérite de m'arracher de mes pensées. Je lui portai une main qu'il me mordit méchamment avant de s'enfuir, conscient que je ne serais plus d'humeur.

Les cours avaient fini plus tôt aujourd'hui et je m'étais mis à rêvasser sur mon lit trois heures durant. Le soleil m'avait justement laissé ce dernier carré de lumière avant de s'évanouir dans son lit de nuages, qui l'attendaient à l'horizon. J'étais seul, je reniflais et j'avais une main rouge. Con de félin ! Je le retrouvais et il pouvait dire adieu à sa fourrure. Ainsi qu'à son dîner. Le chat en général avait des vertus reposantes : quand on caressait, le stress s'en allait avec le temps, comme aspiré par ce divin animal. Mais quand le fauve nous mordait, toute la tension qu'il avait accumulé en lui se déversait dans votre organisme. Même après une petite morsure, vous ne pouviez plus essayer de le pardonner durant la demi-heure suivante. Et quand il commença à réclamer sa pitance à coups de caresses et de ronrons affectueux, je lui fis un doigt d'honneur sans lever les yeux de mon bouquin. Plus compréhensif le quart d'heure suivant, il revint sur le lit et se posa contre moi en fermant les yeux et en frétillant des moustaches. Je lui fis une caresse sur la tête, prévoyant de me lever dans deux minutes pour remplir son estomac. J'eus droit à une autre morsure à la même main.

Je finis par manger mes spaghettis avec le chat qui tournait autour de la table, se demandant avec insistance pourquoi sa gamelle restait désespérément vide. N'avait-il pas été assez clair ? Va te faire foutre Burritos, tu boufferas que quand tu arrêteras de me prendre pour un biscuit à la chantilly. Et parce que j'adorais les chats et qu'ils parvenaient à tailler mon cœur de pierre, il eut droit à ses croquettes plus un extra pour le retard. Sans un mot, il jeta sa gueule dans sa gamelle. Je me demandais soudainement si son arrière-train ne ferait pas une cible parfaite pour mon pied droit mais le genou, par un effort surhumain, fit grève et ne plia point. Je soupirais avant d'allumer mon ordinateur portable. J'eus le droit à une autre heure de fainéantise. Puis quand la lassitude m'envahit aussi certainement que la mer assaillait un château de sable, je fermais les fenêtres pour aller guetter mon répondeur. Il était peut-être temps qu'on me dépêcha pour un nouvel article. Ou alors, que je me trouvais un autre journal. On m'avait dit qu'on n'hésiterait pas à me contacter régulièrement tant que je ne filais pas donner un coup de main à leur principal concurrent, aux tendances plus libérales. S'il crachait sur leur partie du contrat, je n'hésiterais pas à barbouiller la mienne de merde.

Je me mis dans mon lit prêt à m'endormir avec le chat comme seul compagnie quand une sonnerie de portable résonna dans tout le studio. Et merde, j'avais oublié cette connerie. Je me levais en caleçon, les yeux déjà prêts à s'oublier. Je levais le clapet du portable, bien trop rapidement pour oublier de vérifier qui était la personne qui osait me faire faire un faux départ. Je me massais les yeux plus de raisons quand ce fut la voix de Cartel, aussi ferme que possible qui me demandait si j'avais appelé mon frère. Je lui dis que j'avais oublié et qu'il était en train de dormir à cette heure-ci. Je coupai la communication prestement quand elle me répondit qu'il était 21H50. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il était aussi tôt. Mais bon, tout mon corps était lancé ainsi qu'une bonne partie de mon esprit. Il ne me restait plus qu'à s'abandonner au sommeil, ponctué par les ronronnements du chat. Les dernières pensées qui me vinrent à l'esprit furent celles que Cartel réussit à implanter dans mon cerveau exténué : appeler Clem... Bah rien à battre... Rien à battre... à battre... à boire...

TAC !!! Hop là, les trois E directs !
Endroit : Je faillis m'arracher les cheveux quand je compris que j'étais au Royaume du Doute. Oh non, je ne m'étais pas posé d'interrogations ou un truc dans le genre ! Ce pays était amusant une fois, mais il faisait gravement chier de s'y retrouver une seconde ! Et la troisième, je n'osais pas en parler sous peine de me montrer grossier. Des pierres s'élevaient ci et là afin de me montrer que j'avais des pensées tordues ou affligeantes d'immoralité. Je crus bien déceler une insulte sur mon frère derrière mon dos, puis une autre sur la condition féminine de nos jours. Et enfin, une pensée qui allait à mon journal, savoir si je lui tournais le dos direct ou que je lui envoyais une lettre pour le prévenir avant.
Ego : Il y avait quelqu'un d'autre que moi dans ce monde. Les habitants typiques qui avaient un signe de ponctuation au-dessus de la gueule. Il avait un calepin à la main et semblait perdu dans ses pensées. Ce qui de sa part, ne m'étonnerait pas le moins du monde.
Effets : Je portais une chemise noire banale sinon qu'elle était reluisante et serrée. Je portais quatre ceintures ténébreuses et argentées qui me donnaient un air gothique : une sur la hanche, et les trois autres obliques sous mon torse, éparpillées. Je portais des chaussures de chantier, un pantalon aussi noir et serré que la chemise puis un foulard sombre décoré de petits symboles tribaux accroché à mon bras gauche. De plus, je portais un joint coincé entre mes lèvres puis une paire de lunettes de soleil. C'était all-black aujourd'hui. Un style vestimentaire qui contrastait avec l'esprit mitigé que le Royaume essayait de mettre en avant. Mon panneau de signalisation était aujourd'hui un avertissement de danger qui présentait une alerte si peu banale qu'on y avait dessiné dessus un point d'exclamation.

Je m'avançais vers la petite bouille, savoir si il y avait quelques problèmes que je pourrais résoudre. Le véritable problème pour un Voyageur confirmé qui rentrait dans la zone 1 était le manque d'inaction total qui y régnait. Ensuite, il y avait ses exceptions : pour de l'action, il fallait voir du côté de Délirium, et si on voulait un coin zen, rien ne valait Champiland.


« Pardon M'sieur.
_ OH NON !!! Me dîtes pas que vous êtes vous aussi un nouveau !
_ Je vous rassure, je passe juste dans le coin. Des nouveaux vous dîtes ?
_ Un hydrophobe et un agoraphobe en plus.
_ Ils sont où ? »


Je le remerciais quand il me tendit un doigt explicite avant de s'en aller au loin. J'avais posé la question pour aider les nouveaux à venir sur Dreamland, mais dès que j'eus appris qu'un d'eux était un Agoraphobe, je m'étais dépêché de savoir où ils étaient. Les agoraphobes étaient mes ennemis, et les priver de renforts faisait partie de ma mission. Le monde était cruel, assez pour permettre la guerre. Et cette guerre n'aidait pas à la bonne coalition entre les Royaumes. Au détour d'une pierre massive, je vis enfin les deux Voyageurs sur un espèce de rocher écrasé (un golem ou un truc dans le genre). L'un des deux était agoraphobe. Puis ma clope faillit en tomber devant la vision d'horreur incompréhensible qui se dressait devant moi, tel la fin d'un Carpenter. L'un des deux était mon frère. C'était bien Clem qui se tenait debout avec un sourire épanoui. On me vit et je me découvris devant les deux Voyageurs. Je n'osais produire de son en m'approchant d'eux, autre que celui-ci :

« Bordel de merde... »
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyJeu 27 Jan 2011 - 22:17
Ouais ! Maintenant je sais à qui il ressemble ! A Mido Ban dans Get Backers ! Il lui ressemble vraiment.

"Eh, Clem ! Regarde là-bas, je crois qu'il y un voyageur comme nous. A part si je me trompe. Euh, Clem ? Youhou, Clem ? Qu'est-ce qu'il y a ? Y a un problème ?"

Vraiment bizarre, il ne me répondit pas. Qu'est-ce qu'il lui prend ? Je vis que le mec que j'avais aperçu venait dans notre direction.

"Ohé ! Du bateau ! Vous êtes un voyageur ?", criai-je, "Sa fait un plaisir de vous voir, ah ça oui ! On dirait que cet endroit est un no man's land ! Heureusement que vous êtes là ! Vous êtes un nouveau voyageur ? Parce que si c'est pas le cas, vous pouvez nous aider ! On aurait besoin de conseils parce que NOUS sommes des nouveaux ! Et si, on redemande à la petite créature bizarroïde à point d'interrogation sur la tête, ça risque pas de nous faire avancer !"

Le "voyageur", parce que je ne sais pas si s'en ai un, continua de marcher dans notre direction.
Tiens, j'aime bien ses fringues : il portait une chemise noire, quatre ceintures argentées qui lui donnaient un air gothique : une sur la hanche, et les trois autres sous son torse, éparpillées. Il avait aussi des chaussures comme ceux des chantiers, un pantalon noir et serré et un foulard sombre décoré de petits symboles tribaux accroché à son bras gauche. Il portait aussi un joint coincé entre ses lèvres. Tiens, j'en aimerai bien en avoir une.

"Hého, Clem ! On va pouvoir commencer nos débuts dans Dreamland, comme ils appellent !"

Pas de réponse... Mais pourquoi il fait rien ? Il devrait sauter de joie. C'est pas lui qui voulait arpenter les Royaumes de ce monde inconnu ?

"Clem ! Mais qu'est-ce que t'as à la fin ? Pourquoi tu dis rien ?"
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyVen 28 Jan 2011 - 12:44
« Un ascenseur émotionnel » disait un certain comédien. « C’est quand tu passe de l’état d’une joie extrême à une profonde déception en l’espace de quelque secondes. »
Bonne blague.
Rires dans toute la salle.
Applaudissements éparpillés.
Remis dans son contexte choisi, un long sketch ; la blague avait de quoi faire sourire. Mais avec le recul, on s’apercevait qu’on ne vivait pas toujours, des ascenseurs émotionnels, bien que cela ressemble un peu à la sensation que vous ressentez quand on vous apprend que le professeur avec qui vous allez passer trois heures à vous parler de vérins pneumatiques est absent. Vous avez environs trente secondes pour rêver de quelle façon vous allez passer ces trois heures de tranquillités quand tout d’un coup, ledit professeur déboule du couloir, en sueur et avec un grand sourire.
« Bordel de merde… » Disait Ed.
C’était à peu de chose près ce que vivait Clem à cet instant : les quelques illusions qu’il commençait à entretenir sur Dreamland ont été complètement transformées par la simple présence de son frère. C’était une sale blague, un putain de médicament amère comme de la bile.
Un putain d’ascenseur émotionnel.

"Eh, Clem ! Regarde là-bas, je crois qu'il y un voyageur comme nous. A part si je me trompe. Euh, Clem ? Youhou, Clem ? Qu'est-ce qu'il y a ? Y a un problème ?"

Un problème ? Son salaud de frère arpentait lui aussi Dreamland (avec un panneau de signalisation ?) depuis certainement plus longtemps que lui en plus. Toujours en avance, c’était à cela qu’on reconnaissait les grands frères.
Un problème ? Du tout ! Un euphémisme plutôt.

"Ohé ! Du bateau ! Vous êtes un voyageur ?"

Voila que Kala commençait à lui parler, on n’allait jamais en sortir…

"Sa fait un plaisir de vous voir, ah ça oui ! On dirait que cet endroit est un no man's land ! Heureusement que vous êtes là ! Vous êtes un nouveau voyageur ? Parce que si c'est pas le cas, vous pouvez nous aider ! On aurait besoin de conseils parce que NOUS sommes des nouveaux ! Et si, on redemande à la petite créature bizarroïde à point d'interrogation sur la tête, ça risque pas de nous faire avancer !"

Non Ed n’était pas un nouveau voyageur : Kala ne le connaissait pas personnellement, il ne pouvait donc pas remarquer que son frère n’était pas comme d’habitude :
Il n’arborait l’expression de parfaite incrédulité qui serait certainement apparut sur un nouveau venu.
Cet Ed là paraissait plus bestiale, impression renforcé par ces vêtements un peu… un peu… bref plutôt noire : Papa se serait certainement étranglé avec son croque-monsieur si Ed déboulait dans la maison sapé comme ça.
Il faut dire que le Ed du monde réel était triste comme un bonnet de nuit, du moins quand il avait quitté la maison pour vivre dans son studio en ville et poursuivre ses études de journalistes. Mais ce n’était pas le milieu journalistique et estudiantine qui l’avait changé à ce point-là : payé son loyer, nourrir son chat et suivre des cours ne transformaient pas les gens en tarés se baladant avec un panneau de signalisation sous le bras, et une lueur de folie au fond des yeux.
Ce genre de transformation devait plutôt être imputée à Dreamland.

"Clem ! Mais qu'est-ce que t'as à la fin ? Pourquoi tu dis rien ?"

Juste un frisson ; son frère n’avait pas l’air nette (enfin plus que d’habitude quoi.) peut-être était ce dû à l’aura qui l’entourait, celle qui l’enveloppait quand il évoluait devant lui : la marche de ceux qui étaient dans la cour des grands.
Clem connaissait son frère mieux que quiconque : et son sixième sens qui connaissait encore mieux son frère que lui ; lui signalait que cet Ed là était puissant, très puissant.

Conscient que Kala ne devait pas comprendre grand-chose à la situation. Clem lui expliqua : « Je suis juste surpris, quoi, c’est mon frère. » Flûte, maintenant Kala devait se demandait pourquoi Clem ne sautait pas de joie ; il s’empressas d’ajouter : « Et ce n’est pas une bonne nouvelle ». Il n’avait pas envie de parler beaucoup d’eux mais Kala devait (ou plutôt devrait) se douter que ce n’était pas le parfait amour entre eux.
Il s’avança jusqu’au bord du rocher pour parler à son frère ; d’ordinaire, si une lutte verbale se déroulait entre deux personnes dont l’un surplombait l’autre grâce à un rocher de trois mètres de haut, il s’opérait normalement entre les deux un avantage psychologique dont jouissait celui dont la verticalité était dominante. Mais pas entre eux : ils étaient au dessus de ça.

Comment engager la conversation ? On commence par Dreamland par un laïus du style « Chouette endroit ? Hein ? ».
Non trop prévisible ; faisons plutôt comme ci de rien n’était, comme si on se croisait dans la rue :
« Cartel ma appelé hier, je pensais que tu allais faire de même : d’habitude tu mes moins de temps à ramper devant elle, tu as payé ton loyer tout seul ? »
La pique, c’était pas prévue : c’était un réflexe malheureux. Un réflexe qui lui avait valu beaucoup à l’époque où son frère vivait encore avec lui.

La ligne d’attaque était bien choisi : Ed ne pouvait pas se défendre directement contre des attaques de ce style. Et Clem aimait bien lui rappelé qu’il avait peut-être quitté le domicile familiale trop tôt, ça le mettait souvent en colère.
Une autre façon de mettre Ed en colère consistait à se planter devant lui et lui dire qu’il écrivait comme une merde.
Mais si Clem détestait son frère et aimait bien le voir rager, à dire vrai, il préférait encore vivre.
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyMer 2 Fév 2011 - 20:07
Mes sentiments furent si encombrés et disparates qu'ils s'annulèrent, ne formant qu'une masse indistincte au niveau de mon poitrail. Mais en survolant ce nouveau pays qui animait mon corps en tordant ma cervelle dans tous les sens, il y avait deux mots qui en ressortaient : Fais chier. Je n'étais pas assez méchant pour dénigrer violemment mon frère, mais j'avais surtout eu l'impression que Dreamland était un endroit où je pouvais me décoller du Monde Réel, un oasis de paix duquel personne ne pourrait m'arracher, surtout pas des experts-comptables qui rêvaient de me voir rentrer dans le(ur) rang. Pour faire simple, imaginez que vous êtes dans un bar hyper branché où tout le monde vous apprécie, jusqu'à ce que votre petit frère débarque et que vous soyez obligés de vous occuper de lui. J'avais une charge supplémentaire dans Dreamland. Et si je ne m'y attelais pas (ce que je ferais certainement pour me donner l'illusion qu'il n'avait jamais vaincu sa peur et n'était jamais entré dans le monde onirique), quelque sentiment de culpabilité irait m'envahir. Je n'étais pas un monstre quoi. Presque pas. Pour les autres personnes qui n'auraient pas de lien de sang avec moi.

Clem ne manifesta pas plus de surprise que si je venais de rentrer d'une journée de cours, du temps où j'habitais encore à la maison. Pourtant, dieu seul avait vu le sourire qui lui barrait le visage avant que je n'intervienne. Il devait aussi être terriblement déçu de voir qu'il n'aurait pas l'exclusivité familiale d'entrer dans le Monde des Rêves. Moi non plus d'ailleurs. Le mieux à faire serait de l'abandonner dans son coin et de ne plus le recroiser. Comme ça, on n'avait de compte à régler à personne et les erreurs de parcours ne demanderont pas l'intervention d'un frère. Qu'il découvre sans moi ce nouveau monde, et qu'il me laisse errer dans mes Royaumes sans se soucier de ma personne. Ce sera le mieux. Je savais que dans sa tête, il y avait à peu près ce même raisonnement ; ainsi naissaient les accords implicites.

Je tournais la tête pour considérer son nouveau compagnon, un Contrôleur d'eau. Il aurait pu être dangereux pour n'importe quel Voyageur mais j'avais les tactiques pour les contrer. Si mon frère dans une soudaine crise de jalousie lança l'assaut sur ma personne et que l'autre l'accompagnait, il pourrait toujours essayer de me noyer, il aurait une drôle de surprise. Mais il avait l'air bien moins belliqueux que le frangin. Il avait gardé sa tête bouillante de nouvelles idées et de nouveaux concepts à essayer, et était ravi de rencontrer un autre Voyageur, certainement plus expérimenté qu'eux. J'aurais bien voulu leur enseigner deux ou trois trucs mais rien que le fait qu'il y avait mon frère me bloquait. De plus, si je ne savais par quel miracle (ou malédiction), mon Seigneur Maze savait que je n'avais pas tué un futur ennemi du Royaume de la Claustrophobie, il m'aurait engueulé direct et en serait peut-être venu à me confisquer mon panneau. Ce que je ne voulais pas. Il ne valait mieux pas traîner dans les environs. Et si en plus il me demanderait pourquoi je ne l'avais pas tué et que je lui répondais que c'était mon frère, il pourrait penser que j'arrêterais d'attaquer le Royaume de l'Agoraphobie. Je serais ainsi une pièce bien moins utile dans l'immédiat, qui aurait accès à bien moins de privilèges que les autres. J'avais déjà eu d'immenses faveurs en emportant un des précieux artefacts du Royaume, ainsi que la personne (?) de Fino afin de surveiller le mien. Pas besoin de tout détruire.

Clem s'approcha de moi sans descendre de son rocher, essayant de vérifier que c'était bien moi qui le considérais d'un œil torve. Il me lança une pique, histoire de m'énerver et d'annoncer la couleur. Ressortir mes problèmes financiers, c'était bien lui. Mais à Dreamland, j'étais largement au-dessus de ces conneries. Je pouvais le transformer steak frites si je le voulais, ou alors, lui balancer la pierre sur lequel il paradait fièrement.


« Mon découvert est pas si terrible que ça. Ça prouve au moins que je gagne de l'argent et que j'en dépense, contrairement à d'autres dont la tirelire reste désespérément vide. »

Une réponse parfaite si un rocher derrière mon frère n'avait pas sorti en grosses lettres le fond de ma pensée qui se résumait vaguement à : Va te faire foutre. Je fronçais les sourcils avant de revenir sur les deux Voyageurs. Comme les nouveaux habituels, ils auraient du chemin à parcourir pour comprendre qu'ils avaient encore plus de chemins à parcourir que prévu initialement. Allez, je ne leur laissais aucun indice, ils trouveraient tous seuls. Si des fois, un nouveau Voyageur avait la chance de tomber sur un vétéran qui ne tardait pas à lui expliquer les choses (sauf si ce vétéran était un malade qui tuait les newbies), ce n'était pas toujours le cas. Pour moi, je savais qu'on ne m'avait rien expliqué du tout. J'étais dans un nouveau monde, il ne me restait plus qu'à me débrouiller. Et idem, je savais que Jacob aussi avait dû apprendre seul (notre vétéran aurait bien du mal à expliquer à un sourdingue complet les principes et les mécanismes qui régissaient Dreamland, une horloge qui faisait tout pour ne pas indiquer la bonne heure). Dreamland était un super apprentissage, et j'espérais que mon frère se verrait transformé en être plus gentil, par une expérience qui valait tous les plats de carotte au monde.

Allez, fallait que je me tire maintenant. Il ne restait plus qu'à trouver une dernière sortie pour montrer au moins à mon frère qu'il pouvait attendre autre chose de moi que de l'hostilité. Ce fut dur. Je jouais de mes muscles une seconde après avoir sorti la réponse à mon frère avant de désigner l'aquaphobe du regard. D'ailleurs, il avait pas de chance, peu de personne avaient peur de l'eau. En général, ceux qui développaient une phobie pareille était atteints de la rage ou autres maladies aussi intéressantes. Bref, il ne réussissais jamais à passer l'examen d'entrée de Dreamland. Bref, ils étaient peu nombreux. Et de puissance moindre aux Royaumes du Feu, de la Glace et de l'Électricité. Et plus je réfléchissais, plus je me rendais compte que je ne connaissais rien des Contrôleurs d'eau. Je ne savais pas où ils logeaient, leur nombre et leur puissance. Ils étaient plutôt de nature discrète, et assassine. Bref, qu'ils soient alliés ou ennemis, il valait mieux les avoir devant soi. Quant à mon frère, je pouvais facilement deviner le pouvoir dont il avait écopé. Il y avait plus de sept chances sur dix qu'il puisse se dédoubler, comme deux de ses prédécesseurs. L'un moisissait au fond d'un cachot dans le Royaume de la Claustrophobie, tandis que l'autre était en free-lance quelque part et m'avait aidé à déféquer un un lanceur de bouchons de champagne.


« Eyh, Monsieur Propre ! Je te souhaite bonne chance et occupe-toi bien du frérot si vous restez ensemble, il en a bien besoin. Le but, c'est de trouver des équipiers. C'est la clef de la survie donc pas de chichi. Alors je vous souhaite Ciao. »

Je me retournais et levais ma main vers le ciel comme un salut, paume tournée vers l'horizon. Se trouver un groupe était important pour la survie. Mais surtout, il avait l'avantage de distribuer un bonheur démultiplié : partager des expériences comme celle-là faisait incontestablement partie du charme onirique. Très difficile de trouver un autre sujet de discussion dans le Monde Réel quand vous étiez entourés de Voyageurs. Ce monde était une drogue qui ne laissait aucune séquelle à long terme, c'était un joyau de plaisirs, de douleurs et de virilité mal assumée. Et vu à quel point chaque facette de notre monde du jour était repris puis transformé en pays à thème, en y rajoutant une dose de fun, on pouvait incontestablement arrivé à la conclusion suivante : Dreamland était le Monde Réel, mais en mieux. Ça paraissait simple comme ça mais personne ne réussirait à prendre cette phrase assez au pied de la lettre pour la comprendre.
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyVen 4 Fév 2011 - 11:39
Il se retourna et leva, sa main vers le ciel comme un salut, paume tournée vers l’horizon :
« Alors je vous souhaite Ciao. »
« Vas chier » pensa Clem.
A peine rencontré dans la réalité onirique et échangé deux malheureuses piques qu’il se barrait, comme ça, pouf partis. C’était en tout cas bien son frère qu’ils venaient de rencontrer : entre le poseur connard et hypocrite qui se baladait avec un panneau de signalisation et le connard hypocrite de la maison, il n’y avait pas beaucoup de changement en fin de compte.
A Dreamland, Ed dévoilait beaucoup plus ses sentiments que dans le monde réel, Clem aussi, en fin de compte, mais la différence était pour eux infimes : leurs états de caractère respectifs apparaissait désormais clairement à leurs yeux ce qu’ils décryptaient aisément avant.
Ed n’avait pas changé, il s’était épanoui. Ce qui donnait à espoir à Clem pour sa propre cause.
Il avait bien vu que Ed avais essayé de partir sur une note positive, un petit conseil d’ami pour lui montrer qu’il n’était pas ennemie. Mais Clem n’était pas dupe : il voyait bien que son frère était aussi déçu que lui de l’avoir retrouvé sur Dreamland, il n’avait même pas besoin de se retourner pour voir inscrit les mots « va te faire foutre » dans la roche, il avait déjà lus ces mêmes mots dans les yeux de son frère.

Ce n’est pas pour autant que Clem négligeait son conseil ; les deux frères étaient tellement habitués à se parler tout en s’insultant qu’ils avaient depuis longtemps appris à se fermer hermétiquement aux injures pour se concentrer sur le pourquoi de la conversation.
« Le but, c'est de trouver des équipiers. C'est la clef de la survie »
Ça il le savait bien : sans Kala à ses cotés, Clem aurait été dans une merde noire dès le début.
Outre le fait que d’avoir rencontré un humain à Dreamland l’avait probablement sauvé son bien-être mental si chère à son cerveau. Il l’avait surtout aidé à se débarrasser de cet énorme troll, et même avec le recul, Clem pensait toujours qu’il n’aurait certainement pas pus s’en débarrasser tout seul.
Peut-être que Ed l’aurait sauvé dans ce cas là… Non, c’est impossible, il aurait fallu qu’il ne le reconnaisse pas.

Une fois que Ed fut hors de vue. Clem se laissa tomber sur les fesses, ses jambes ne pouvant plus le soutenir, non pas de fatigue mais de rage. Il s’appliqua à lisser son visage pour que Kala ne remarque qu’il était sur le point d’exploser. Mais c’était probablement inutile, il était désormais impossible de conter le nombre de rochers qui s’ornaient dorénavant d’un très joli « Vas chier » ou de « Je vais le tuer ». Ses pensées avaient d’abord contaminées tous les rochers avoisinant avant de retourner en arrière et de réécrire par-dessus les anciennes phrasées tant et si bien qu’elles en devenaient illisibles.
Il se tournait vers Kala pour continuer leur conversation qu’ils entretenaient avant d’êtres interrompus, avec un peu de chance, Kala comprendrait qu’il n’avait pas envi d’aborder la question de son frère.
Il était sur le point de lui quelques questions innocentes comme « Où est-ce que tu habites ? » ou plutôt du genre « Tu es dans quelle classe ? ». Quand d’un seul coup, bien qu’ils étaient déjà ouverts, Clem ouvrit les yeux.

Et vit le plafond de sa chambre, son radio-réveil bourdonnait dans ses oreilles.
Doublement dégoûté d’être revenus dans le monde réel (doublement car premièrement, il n’avait pas envisagé qu’il devrait se réveiller et deuxièmement, il se réveillait toujours une minute avant la sonnerie de son réveil) ; Clem allait se traîner dans la cuisine quand le téléphone sonna, machinalement, il décrocha :
«Salut Clem c’est toi, ça tombe bien c’était à toi que je voulais parler. »
-Cartel c’est toi ? Mais il est 7 heure du matin qu’est-ce que tu me veux ?
-Juste savoir si Ed t’avait appelé, rien de plus.
Si Clem n’était pas si crevé et si il avait eu sa disposition 3 secondes pour réfléchir (mais avec Cartel, il fallait que votre réponse était déjà prête avant qu’elle termine sa question.) il aurait menti avec joie pour qu'elle s'occuper de lui.
« Oui. Oui ; t’inquiète pas il m’a appelé. »
« Flûte ; se dit Clem ; j’aurais du mentir elle aurait rappelé Ed aussi sec pour l’engueuler. »
Quoique que cette possibilité n’était pas à enterrer :
-Mais au beau milieu de la nuit tu le connais, tu sais comment il est.
-IL A FAIT QUOI ?
Ouille. Clem éloigna le téléphone de son oreille, ça fulminait au bout du fil ; il aurait peut être du mentir finalement : il était allé un peu fort avec la vérité.
-Ne t’en fait pas, je vais le tuer !

« Ne t’en fais pas non plus Cartel, se dit Clem une fois qu’il avait raccroché. Moi aussi je vais le tuer. »
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Kala Kourou
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MessageSujet: Re: Première nuit au Royaume des Doutes Première nuit au Royaume des Doutes  EmptyVen 4 Fév 2011 - 12:40
"Eyh, Monsieur Propre ! Je te souhaite bonne chance et occupe-toi bien du frérot si vous restez ensemble, il en a bien besoin. Le but, c'est de trouver des équipiers. C'est la clef de la survie donc pas de chichi. Alors je vous souhaite Ciao."

Monsieur Propre ? Mais pourquoi il parle de... Ah ! J'ai compris. Mais alors, ça veut dire que ces vannes sont toutes pourries les unes que les autres. Mais bon, si ça le différencie des autres, c'est son droit.

Après avoir prononcer ces phrases pleines de sagesse (si on peut dire sagesse), le frère de Clem s'en alla, nous laissant en plan. Super. Moi qui voulais qu'il nous donne des infos sur Dreamland mais non. Monsieur veut nous laisser vivre à la débrouillarde. Et ben qu'il s'en aille, ça me fera une belle jambe ! Et pour Clem aussi car j'ai vu sur des rochers de sales menaces de mort. Je ne savais pas de qui les pensées appartenaient-elles mais une chose est sûr : les deux frères ne s'entendaient pas du tout dans la réalité. Et à Dreamland, ça risque d'empirer.
Deux frères, de même famille, de même sang, se retrouvant dans un monde où ils pensaient ne pas retrouver ce qu'il redoutait. Je me demande quel a été la réaction de Mido Ban 2 en voyant son frère. J'avoue que si j'étais à sa place, le fait de retrouver son frère ou sa soeur ici ne m'enchanterais guère.
Je pris donc la ferme décision de ne plus parler de ce frère... Mais je ne connaissais pas son prénom. Tant pis, je vais demander à Clem.
POUFFFF ! Clem disparut. Et merde ! Il est passé où ? Il a utilisé son pouvoir ? Mais son pouvoir c'est pas la téléportation ?

"CLEM !"

Et le nuage se dissipât, laissant seulement de la poussière à la place de Clem. Attends ! Je crois savoir pourquoi il a disparu : il s'est réveillé tout simplement... Mais alors, ça veut dire qu'il faut que je parte au lycée moi, sinon je vais être en retard ! Je courus dans tous les sens, ne sachant quoi faire. Puis, j'ouvris les yeux avec le poster d'ACDC accroché sur le plafond de ma chambre. Je ressentis une vague douleur au bras et la présence de quelqu'un en train de s'énerver. J’effectue une rotation de ma tête pour apercevoir ma soeur qui essayait de me réveiller tant bien que mal.

"Kala ! Qu'est-ce tu fous ? Faut que je parte moi !"

""Ben pars, je t'ai pas demandé de me réveiller."

Je disais ça mais je ne lui en voulait pas du tout qu'elle me réveille. Au contraire.

"Ah le sal... Tu m'as demandé hier si je pouvais te réveiller parce que tu disais que tu risquais de ne pas entendre ton portable sonner !"

Hein ? Je lui ais dit ça, moi ? Peut-être que oui. Je ne m'en souvenais pas du tout.

"Bon, tu fais chier, moi je pars ! Tu te débrouille après !"

"Bon débarras", dis-je à voix basse mais la soeurette m'avait entendu.

"Connard !"

Eh ben, eh ben. Heureusement qu'elle n'a pas de phobie, elle sinon je me demanderais qu'est-ce que je pourrais bien faire.

Fin du rp

["Quête" terminé]
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