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7th Night : Never forget Past

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Surnom : Le Bourgeois
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Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

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MessageSujet: 7th Night : Never forget Past Lun 3 Jan 2011 - 18:26
Le temps était agréable. Quelques nuages passaient dans le ciel azuré mais ne dissimulait nullement le vif et chaleureux éclat d’un soleil souriant. La vie battait son plein au royaume des chats et les clameurs venant du marché témoignaient de l’importante activité qui faisait vivre ces félins. Les stands offraient leurs produits, les vendeurs vantaient, quelquefois vainement, leurs qualités en omettant volontairement les défauts dans une vile volonté de profits.
Leurs perfides boniments parvenaient parfois à envoûter quelques voyageurs qui se laissaient prendre au jeu et perdre par la suite une partie de leur âme, cette Essence de Vie tant convoitée par ces filous félins. Leurs opérations de séduction commençaient avec les premiers clients et n’étaient pas près de s’arrêter pour le moment.

La nuit avait couché l’ensemble de l’Europe et Oscar n’en fit pas exception.
Lorsqu’il se rendit compte qu’il se trouvait au beau milieu du marché, un sourire de contentement se dessina sur ses lèvres ponctuées d’une rougeur tout à fait éclatante. Il était en effet paré d’un sublime rouge à lèvres. Ce n’était pas tout. Ses pieds se tenaient dans des bottes en cuir noires qui lui montaient jusqu’aux genoux aux talons ferrés qui martelaient le sol terreux avec bruit. De plus, il était vêtu d’un pantalon crème serré qui moulait ses cuisses fines. Une ceinture jais à large boucle dorée venait faire le tour de ses hanches pour maintenir ce pantalon.
Il marcha avec entrain, fendant la foule et prit la peine de finir sa contemplation dans un miroir. Une chemise blanche le parait et le nœud papillon enchanté qu’il avait subtilisé dormait à son cœur. Ses ailes argentées s’agitaient aux mouvements trop brusques de l’aristocrate qui constata que sa peau était toujours teinte de blanc, de même pour ses cheveux. Ses sourcils, sa barbichette et ses lèvres étaient au contraire de rouge.
Fier de son allure, il se retira tout en tirant légèrement sur ses gants blancs.

A sa main, il tenait le sac où résidait l’armure d’une des démones qu’il avait délesté de cet attirail inutile, au vu de son état cadavérique. Son pas décidé le mena vers un quartier du marché.
L’échoppe avait pour simple enseigne : Forge Rie, un piètre jeu de mot. Toutefois, le chat qui tenait ce stand était une lointaine connaissance d’Oscar, du temps où il opérait avec le groupe des Crazy Minds. Ils l’avaient rencontré au cours d’une de leur mission où un certain groupe de voyageurs s’étaient mis en tête de dévaliser et vandaliser l’ensemble du marché. Après quelques violentes et fracassantes péripéties, ils étaient parvenus à réduire à néant ce groupe d’importuns et s’étaient lié à une des victimes qu’ils avaient protégé, à savoir ce vendeur d’armes et d’armures.
Il s’était spécialisé dans les rames blanches et les armures au style moyenâgeuses mais ne refusait pas de nouveaux produits pour arrondir ses fins de mois, faisant parfois fi de la provenance.

A l’époque, le vendeur était un chat plutôt grand, allant dans le mètre 30 facilement, élancé, fier, le regard aiguisé, propre à repérer la perle rare. Il s’habillait souvent d’un simple pantalon de toile rouge maintenu par une ceinture jaune ou plusieurs cordes, voire des rubans de tissus multicolores. Son torse poilu était la plupart du temps à découvert, et si l’air se rafraîchissait, il mettait un gilet blanc.

Toutefois, le chat que trouva face à lui Oscar avait changé. Il se tenait plus courbé, son pantalon semblait ne pas avoir été lavé depuis quelques jours et surtout, l’éclat pétillant avaient presque entièrement disparu des yeux de Zlat, ce chat qui marquait toujours ses phrases d’un sourire lui conférant un air filou.

C’est donc un chat manquant d’entrain qui accueillit notre voyageur étonné. Cependant, le visage rembrunit s’illumina à la vue de son vieil ami
.

"L’Aristo ! Je te croyais mort !"

"La Mort n’a pas voulu de moi."

Ils partirent dans un franc éclat de rire et s’étreignirent.

"Que ça fait du bien de te revoir … Il s’en ai passé du temps."

"Et oui, vois tu, j’avais décidé de me retirer de la vie d’aventures, mais après quatre longues années d’inactivité, il m’a semblé souhaitable de réintégrer le monde civilisé."

Oscar ria à nouveau pour laisser sur son visage un large sourire. Il était réellement heureux de retrouver un ancien ami. La brusque coupure due à son emportement de cette nuit de Décembre lui évitait tout renouement avec sa vie passée. Il subsistait néanmoins certains protagonistes de ce passé qu’il ne pouvait décemment pas négliger. Et un jour, peut-être, il cessera de fuir et cherchera à se renseigner sur l’avancé de ses anciens amis.

Pour l’instant, il devait revendre cette armure, il s’occupera de son passé plus tard
.

"Je suis venu pour ça."

Il posa le sac à terre, le son de l’armure contre la terre attisa la curiosité de Zlat. Il se pencha pour voir et lorsque le Lord anglais dévoila sa prise, les yeux du chat s’écarquillèrent. Il prit des mains gantées un morceau de l’armure et l’approcha de son visage. Il le renifla, le lécha, l’observa sous différents angles tandis qu’Oscar sortait les autres composants.

Une fois sur la table, le clinquant de l’armure laissait rêveur Zlat. Les reflets verts et jaunes étaient magnifiques. L’armure était ouvragée et comportait à certains endroits des arabesques, des runes ; un ensemble de relief ajoutant à la beauté de l’ouvrage.

Après plusieurs examens approfondis, Zlat se rendit compte d’où provenait cette armure. Il tourna un visage inquiet
:

"Sais tu l’origine de cette armure ?"

A la mine piteuse d’Oscar, il en déduisit que non et répondit d’un ton sérieux :

"Elle provient du royaume Obscur, le style, la manière de l’avoir forgé, tout conduit à ce résultat. Comment as-tu pu t’en procurer ?"

Un nouveau sourire parcourut les traits de l’aristocrate. Un air démoniaque transparaissait sur son faciès.

"Là n’est pas la question. Combien ?"

Bien qu’il connaisse les habitudes étranges et les sautes d’humeurs de son ami voyageur, Zlat n’en demeura pas moins surpris et inquiet.
Toutefois, il ne tenait pas à se retrouver engager dans une quelconque lutte. Il savait qu’il pouvait vendre cette armure pour un très bon prix. Il annonça donc d’une voix sûre
:

"50 Ev"

"D’accord."

Zlat fit disparaître prestement l’armure pour ensuite tendre à Oscar une bourse serré d’un cordon bleu. L’aristocrate s’inclina :

"Merci beaucoup. Ce fut un plaisir de te revoir."

"Pour moi aussi."

Il se serrèrent la main puis Oscar se fondit dans la foule.

"Pense à rester en vie tout de même …"

Murmura Zlat.

Il flâna à travers le marché, jetant des regards aux alentours, toujours curieux de nouvelles trouvailles. Ses yeux se posaient sur un produit, le quittait pour en trouver un autre, et ainsi de suite dans une perpétuelle inconstance de fixation. Il évoluait lentement mais ses pas décidés battaient la terre sans faillir.
Il arborait fièrement à sa chemise ce papillon qui agitait parfois doucement ses ailes dans de sublimes reflets argentés. Il prenait garde à ne pas froisser cet ornement qu’il affectionnait. Il l’avait certes subtilisé au cours de son affrontement contre le voleur qui sévissait à l’aide de ce jeune homme aux cheveux aussi immaculés que lui et répondant au nom de Lou.

Bien qu’il soit courant que nombre de voyageurs arpentant ce marché possèdent une apparence pour le moins remarquable, tout du moins, dans le monde réel, l’allure qu’offrait l’aristocrate anglais n’en attirait pas moins l’attention.
Sa peau d’une pâleur à rendre un vampire jaloux, ses cheveux d’une blancheur factice détonaient avec ses lèvres d’une rougeur insolente et ses sourcils teints de rouge pour le plus bel effet d’éclat sanglant. Il affichait un sourire poli, ne cherchant à vexer personne.

C’est alors que son expression se figea en une mine surprise. Il stoppa sa marche brusquement et fixa l’être qui venait de provoquer chez lui une stupéfaction totale.
C’était un homme de haute stature, portant un vêtement qui lui couvrait l’entièreté du corps. Cet ensemble d’étoffe devait être suffocante par la chaleur qui régnait en ces lieux étroits où chacun se bouscule. Décousu à certains endroits, les bords complètement abîmé, ce vêtement n’était pas très présentable, la couleur ocre sale n’était pas pour donner une meilleure impression. Même la tête était couverte. Son champ de vision devait s’en trouvait réduit. Il marchant tranquillement et ne semblait prêter guère attention à son environnement.

Mu par une pulsion propre à son état d’esprit prompt à l’action folle et non réfléchi, Oscar se précipita et hurla, sortant de sa léthargie du à la vision du symbole sur la cape du voyageur encapuchonné, ce symbole possédant le même style que celui sur sa main
:

"Hey, vous, là bas !"

Naturellement, cette interjection pouvait s’appliquer à bon nombre de personnes présentes et à portée de la voix d’Oscar. Ce qui fit donc tourner la tête de plusieurs personnes dont la concernée. Au croisement de leur regard, les yeux du voyageur mystérieux s’écarquillèrent, Oscar put le voir malgré l’épaisseur de tissus. Immédiatement après, il s’élança dans la foule pour s’éloigner un maximum de ce Lord anglais qui venait de l’interpeller un peu cavalièrement il fallait avouer.

La course poursuite s’engagea donc à travers le marché du royaume des Chats. Lors de cette marche rapide forcée, Oscar pouvait apprécier le large éventail de tenue, d’accoutrement ou d’allure des voyageurs. Il était notable que les voyageurs se distinguaient par leur apparence avant tout. Chez certain, cette différence pouvait se voir par la possession d’une arme inhabituelle dans le dos, comme une épée de taille peu commune, ou d’un panneau de signalisation, par exemple.
Néanmoins, peu lui importait. Il n’avait à l’instant qu’une idée en tête
:

Rattraper cet homme (ou cette femme ?!) et lui soutirer des informations. Par n’importe quel moyen.

C’est en lui courant après que l’invocateur démoniaque remarqua les bâtons aux volutes étranges et surmontés de pierres de différentes couleurs. Des objets magiques, assurément. Il était certain qu’il ne fallait pas prendre ce gars à la légère. Gars ou femme, d’ailleurs, il n’en savait rien, ces vêtements ne permettant pas d’établir de fait à ce sujet là.

Le poursuivi avançait rapidement et sans faillir, n’hésitant pas au chemin à suivre. Il semblait connaître ce marché comme sa poche et usait de stratagèmes pour ralentir son poursuivant têtu. Corbeilles de fruits renversés conférant au sol des allures de patinoire olympique, personnes bousculées sans ménagement qu’Oscar enjambaient ou encore produits diverses éparpillés sur le sol destinés à faire choir l’entêté anglais.

Toutefois, ces mesures n’empêchaient l’aristocrate de poursuivre sa course. Naturellement, il manqua de choir un bon nombre de fois. Mais sa volonté était telle qu’il agissait au-delà même de son esprit, trouvant de lui-même le chemin à prendre, les mouvements à faire, où poser les pieds afin d’avancer avec diligence.
Pourtant, l’être devant lui le restait et maintenait une distance raisonnable. Malgré l’évitement des entraves faites à sa course, il ne réussissait point à le rattraper, demeurant toujours trop loin pour espérer mettre enfin la main sur la personne qui pourrait peut-être lui expliquer la signification du symbole sur sa main. Et l’intrusion dans le domaine des BlackSilvers, il y a de cela quatre longues années, lors de cette nuit horrible de Décembre.

Soudain, un convoi s’engagea dans un chemin perpendiculaire à celui dans lequel ils se coursaient. Composé de plusieurs charrettes tirées par des hippopotames avec une corne sur le front, ce convoi leur barrait la route. Les chargements étaient des caisses en bois qui s’accumulaient tellement en hauteur qu’ils dépassaient largement les rambardes des chariots.
Les maîtres de ce convoi tournèrent leur tête en direction du raffut qui semblait se rapprocher. Leurs yeux s’écarquillèrent à la vue de l’être encapuchonné qui courait dans leur direction à une vitesse assez importante, n’étant plus qu’un corps lancé. Ils ne savaient comment agir alors ils demeurèrent stoïques et la bouche ouverte, certains laissant poindre un mince filet de bave à leurs lèvres.

Voyant l’imposant moyen de transport entraver la course de ce rapide bonhomme, Oscar sourit ; il allait enfin l’avoir. Il ralentit le pas, assuré de son avantage mais du revoir ses ambitions à l’envolé de son désormais ennemi.
En effet, face au chariot, l’homme mystérieux pris un des bâtons de son dos et le planta dans le sol. Sous l’impact et grâce à je ne sais quelle magie, l’homme se vit propulser dans les airs, passer au dessus du chariot et retomber un peu plus loin. L’utilisation d’un tel objet magique abattait tous les espoirs d’Oscar.

Cependant, il n’en démordit pas et se précipita vers le chariot et décida d’adopter la solution la moins contraignante et la plus rapide, bien que la plus sale : passer en dessous du chariot, en roulant sur lui-même. Ses vêtements s’en trouvèrent souillés, son papillon manqua de se faire écraser mais s’envola tout seul pour le retrouver de l’autre côté.

Tandis qu’il se redressait prestement, son ornement regagna sa place au centre de son torse. Jetant des regards aux alentours en espérant repérer celui qu’il pourchassait depuis un certain temps déjà, il parvint à l’apercevoir s’engouffrer dans une ruelle annexe. Sans plus réfléchir que cela, il s’élança à sa poursuite.

Sa respiration était plus saccadée, il commençait à avoir du mal à inspirer, une étrange sensation lui gagnait la gorge. Ses jambes se faisaient plus lourdes, ses muscles criaient leur douleur, tellement ils venaient d’être sollicités si soudainement. Si il voulait rattraper ce lièvre, il avait tout intérêt à le faire dans les prochaines minutes, car il doutait qu’il puisse parcourir plus de distances en courant. Son cœur battait à lui perforer la poitrine.

Il continua à courir derrière cet inconnu mais se rendit bien compte qu’il avait perdu beaucoup trop de terrain. Il ne connaissait pas aussi bien le marché que lui et n’osait s’aventurer dans les rues conjointes, de peur de se perdre. Car, il fallait l’avouer, Oscar ne possédait qu’un sens de l’orientation assez réduit.

Alors qu’il pouvait encore voir la silhouette de l’homme avec ses bâtons se balançant au rythme de ses pas, il entendit une clameur venir au loin. Un véritable enfer. Cette expression se confirma lorsque l’homme qu’il poursuivait disparu après avoir traversé la rue dans une nué de flammes s’échappant d’une moto conduite par un homme de taille imposante et à l’allure démoniaque. Le bolide filait à une vitesse folle et disparue au loin, en laissant dans son sillage un spectacle de désolation et de saccages.

Tenant un minimum à sa vie, Oscar se recula pour éviter ce motard et ses flammes qui pourléchaient le sol pour finir par disparaître dans un nuage de fumées et de poussières. Le calme revenu, il ne put que constater son trop grand retard, la silhouette désormais lointaine de la personne étrange s’échappant au loin et se dérobant à son regard. Il avait le souffle court, était courbé, ses mains posées sur ses genoux, la bouche ouverte, à haleter.
Une fois son souffle récupéré, il se redressa et pesta un moment, la mine contrite d’avoir laissé s’échapper cette chance de pouvoir trouver des réponses à son passé et à ce symbole qui ornait sa main.

Il commença à reprendre une marche plus lente cette fois-ci, le contre coup de cette course effrénée se faisant beaucoup plus ressentir. Il leva sa main à la hauteur de son visage, la paume tournée face contre terre. Il ne voyait que le blanc souillé de poussières de son gant et pourtant, il sentait cette marque, il pouvait la voir à travers le tissu tellement elle était présente à son esprit. La tête penchée sur sa main, il avançait lentement, traînant presque des pieds. Ceux-ci écrasèrent parfois les débris issus du fulgurant passage de la moto. Une tomate trop mûre éclata sous la pression de ces pas, d’autres fruits subirent le même sort implacable.

Un cri déchira l’air. On venait de marcher sur la main d’un chat qui ne semblait pas apprécier le traitement. Posant ses yeux bleu acier sur l’être qui venait de l’importuner par ce cri discordant, Oscar ouvrit grand les yeux de surprise. C’était le vendeur auprès duquel il avait subtilisé le papillon enchanté qui ornait sa poitrine en ce moment.
Il retira son pied de la main du chat et prit un air peiné
.

"Je suis navré, j’étais quelque peu … distrait par ce passage infernal. "

"Mouais, c’est pas une raison …"

Maugréa le félin tout en se relevant, s’aidant de la main tendue par le voyageur à la peau blanche. Il exprima alors tout son étonnement lorsqu’il reconnut l’objet qui lui avait été dérobé il y a de cela quelques jours. Mais alors qu’il s’apprêtait à hurler, une main lui broya le poignet tandis qu’une autre se plaqua sur sa bouche.

"Silence. Suivez moi. Un mot, et vous êtes mort, compris ?"

La question fut suivit d’un splendide sourire qui ne pouvait que sonner faux dans les circonstances actuelles. Parmi le désordre, personne ne remarqua ces deux êtres qui s’engagèrent dans une ruelle peu fréquentée. Ni la peur qui se lisait dans les yeux du chat. Ni le sadisme dans les yeux du voyageur.

Il ne ressortit que le voyageur de la ruelle, toujours sans se faire remarquer. Il portait d’infimes traces de sang sur ses vêtements, mais après le passage de cette moto, qui pouvait s’en étonner ? Ce fut donc le cœur léger que l’aristocrate anglais put continuer sa marche, une mine réjouie illuminant son visage. Il l’avait tué rapidement, lui tordant le cou et lui brisant la nuque d’un geste sec. Ensuite, il avait fouillé dans ses poches pour ne trouver rien de bien intéressant.

Le rêve poursuivait son cours mais il devait être perturbé par un dernier évènement.

Il s’éloignait tranquillement de ce quartier tumultueux où montait une clameur de combat qu’il fuyait, ne voulant pas être mêlé de quelques façons que ce soit à une rixe.
C’est alors qu’un poste télévisé chut brutalement à ses pieds, manquant de l’écraser sans même prendre la peine de crier gare. Levant les yeux au ciel, il put voir s’éloigner dans l’azur infini une sorte de patrouille aérienne.

Pour comprendre comment ce téléviseur tomba du ciel, il faut savoir qu’il existe une usine de production assez importante de ce genre d’appareil ménagers dont les grands magasins sont friands, surtout ceux dans les villes importantes, comme Kazinopolis. Ce poste TV provient donc de cette usine à destination de cette ville joueuse, son trajet passant au dessus du royaume félin. A cause d’une turbulence importante dans l’air, le conducteur de poisson volant du faire un écart, ce qui occasionna la chute d’un composant de son chargement.

Oscar se retrouvait donc avec un poste télé à ses pieds, gisant mais toujours indemne. La contact brutal avec le sol l’avait allumé sur une chaîne présentant un programme particulièrement bêtifiant, à savoir une bande de jeunes voyageurs s’étant retrouvés enfermés dans une maison et obéissant aux ordres d’une voix grave et maléfique. Ne comprenant pas même pas ce qu’il lui arrivait, Oscar se retrouva à regarder l’ensemble du programme, puis le suivant, une sorte de jeu où il fallait acheter des lettres pour trouver une phrase, présenté par une blonde pulpeuse à excroissance mammaire et au QI d’huître, mais à haute taille, assistée par une sorte de chien fou avec un oeil au beurre noir, ne cessant de s’agiter en tous sens. Le chien avait amené son animal de compagnie, une sorte d’être humain à la face affreuse et comme figée dans un sourire grimaçant, témoignant de ces problèmes gastriques. Et ainsi de suite, à regarder ces programmes plus nuls les uns que les autres, mais ne pouvant détacher son regard de l’écran.

La nuit se finit ainsi, Oscar fixant l’écran avec une mine abruti.
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