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La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée|

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Takeshi Satoru
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MessageSujet: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Lun 20 Déc 2010 - 1:47
Kazinopolis, 8 heures du matin. L'éclat des torches brasillait au sommet des grands immeubles du centre ville, mais plus au nord, seules quelques lanternes éclairaient un quartier plutôt délabré se trouvant être le quartier portuaire de la ville, les flammes dansaient timidement en grésillant, au bord de l'extinction. Le quartier était assez sombre, légèrement éclairé par ces flammèches. Dans cette cité, les habitants étaient tous terrés chez eux, dès la tombée de la nuit. Le calme était donc de rigueur un peu partout dans la ville. Seules quelques personnes encore debout marchaient sur les planches pourries du quai de la ville, dans la pénombre, l'on apercevait errer marins et dockers. Les premiers, encore affairés auprès de leurs embarcations, s'empressaient d'achever de réparer le gréement, de ranger les cordages ou de récurer le pont, tandis que les seconds se hâtaient de trainer ou de porter les cargaisons à l'abri des entrepôts tout proches.

Mis à part ça, tout était vide, calme, paisible. Tous dormaient, la ville toute entière semblait tombée dans les bras de Morphée sans s'en être encore extirpé. Toutes les tavernes et autres hôtels de la ville étaient pleines à craquer, pleines de plusieurs sortes de personnes. Des créatures de toutes sortes, de passage en ville histoire de se faire un peu d'argent facile. Pendant la nuit, des tonnes et des tonnes de rêveurs du monde entier remplissaient les lieux, avides de gains, traînant des sacs entiers d'or virtuel. Parmi ces rêveurs, nombreux étaient des voyageurs. Seulement de passage, ou à la recherche de quelque chose, chacun avait une bonne raison de se trouver en ces lieux de perdition et d'hérésie. Satoru lui, était simplement venu s'amuser. Il n'était pas attiré par l'argent non. Il était un voyageur libre et sans contraintes, lorsqu'il désirait quelque chose, il n'avait pas besoin de le payer, il le prenait simplement, et si quiconque avait quelque chose à redire, alors il lui arrangerais vite fait son faciès, et l'histoire serait réglée. Méthode certes brutale et sauvage, mais on ne peut plus efficace.

C'était d'ailleurs ce qu'il se passa actuellement. Une lueur brillait, sortant d'une petite fenêtre, s'immisçant petit à petit aux rayons du Soleil, brillant timidement à l'aube. Cette maison n'était pas n'importe quelle maison, c'était une maison close. A l'intérieur, tous les soulards et autres déchets de la société s'y trouvaient, ils étaient tous à la recherche d'un peu de réconfort, d'un peu de chaleur humaine, et ils oubliaient les problèmes de leurs vie par ce plaisir charnel. Parmi tous ces hommes désespérés se trouvait notre voyageur favori, simplement venu passer du bon temps. Sur une table juste devant lui, d'innombrables bouteilles vides, chacune différente de l'autre. Sur le canapé, à ses côtés, trois femmes. Elles étaient assez proches de lui, et il les tripotait à foison, sans se gêner le moins du monde. Il semblait assez heureux, mais que faisait ce niais à cet endroit ? bah c'était simple, cela faisait pas mal de temps qu'il n'était plus revenu dans le monde réel, de par son coma. Et comme chaque jeune homme qui se respecte, il a des pulsions. Pulsions qu'il vient allègrement soulager en ce lieu de perdition et de libertinages en tous genre. Et puis après tout, notre héros profite de la vie à 100%, pourquoi se priver d'une telle chose ? On ne vit qu'une fois après tout ... Enfin, il profitait bien gaiement de ce qu'il jugeait comme "plaisirs de la vie" - c'est à dire beuveries et sexe - jusqu'à ce que le soleil se lève, à ce moment, le tenancier du bordel demandait quelques comptes. C'est à ce moment que Satoru se rappela qu'il n'avait pas d'argent sur lui, pas la moindre pièce, même pas un vulgaire bouton de chemise. Il se leva alors rapidement, et se mit à courir, fuyant les deux armoires humaines servant de gorilles au tenancier de la maison close, qui sait ce qu'ils lui arracherait pour payer ses dettes -rappelons nous l'arrachage de bras dans le manga- ? Arrivé à une bonne distance, le pirate décida de se poser dans une motte de foin qui passait par là, et d'y dormir un petit peu. Il récupèrerait un minimum de force et désoulerait au moins !

Vous le savez peut être pas, mais lorsque Satoru s'endors, il en a pour au minimum 14 heures, durant lesquelles il végète allègrement. Et c'est exactement ce qu'il se passa. Quatorze heures plus tard, il était donc 22 heures. A cette heure ci, la cité grouillait à nouveau de rêveurs, avides de richesses. Et les voyageurs donc étaient aussi de la partie ... Satoru se baladait dans la cité, à la recherche de choses à faire. Il avait une attitude on ne peut plus nonchalante. Les mains dans les poches, le regard vide, un bout de paille entre les dents qu'il mâchouillait allègrement et une tête de déchiqueté. En même temps, il venait de se réveiller le bougre. Heureusement sa capuche cachait le désastre que représentait sa coupe de cheveux.

Le jeune homme se frayait donc difficilement un chemin dans la foule. Le plus difficile était sûrement d'esquiver les rêveurs hystériques ayant touchés le gros lot, de l'argent plein les bras et courant dans tous les sens. Cherchant désespérément quelque chose à faire, il aperçut un casino pour le moins atypique. En effet, il était inscrit sur la porte qu'il accueillait les voyageurs avec plaisir. Bizarre ... Satoru y pénétra directement, avant qu'une machine n'attire son attention. La petite notice prétendait que cette dernière n'offrait pas de l'argent, mais des armes. Intéréssé, le jeune homme fit un croche pied discret à l'un de ces rêveurs hystériques qui s'écrasa violemment sur le sol, son butin avec. Il ne restait à notre héros plus qu'à se baisser et ramasser quelques pièces. Ceci étant fait, il tenta sa chance à la machine. Il ne comprenait pas trop le principe, mais la musique type "Patrick Sebastien" qui s'échappait des enceintes de la machine et les quelques confettis soufflées sur son visage suggéraient une victoire. La venue d'une ravissante serveuse apportant le lot vint valider cette hypothèse. Satoru attrapa la chose, et constata que c'était une Javeline. Un mix entre une lace et un javelot quoi. C'était pas trop son genre il fallait l'avouer. Un petit mot pendait sur lequel était inscrit "Avec cette arme, déchaînez la colère de Zeus sur vos ennemis !". Pas très explicite il faut l'avouer, dans le doute notre voyageur emporta le gain avec lui. (Je tiens à préciser que cette arme a été gagnée suite à ma précédente quête, plus d'infos dans ma fiche technique).

Sortant de l'enceinte, il aperçut deux personnes au physique peu commun. Le premier, un vieil asiatique portant une épée faisant facilement la taille de notre héros et une armure sûrement plus résistante que le building qu'il venait de quitter. le second, un peu plus jeune, le suivait d'un pas décidé. Des cheveux blancs au limite du clair, pas mal de tatouages sur le visage notamment, bref deux mecs bizarres. Mais une chose attira l'attention de notre héros : les deux dagues accrochées dans le dos du jeune aux cheveux blancs. Ces armes avaient vraiment la classe, une apparence pas du tout conventionnelle, elles semblaient plus déchirer que couper, en bref l'arme parfaite pour Satoru. Ceci était un hasard fort heureux, car lors de son dernier combat contre des chevaliers du royaume obscur, notre héros avait un peu galéré sans armes. Se battre avec une poutre c'était fun certes, mais une arme c'est mieux. Et cete javeline qu'il venait de gagner, elle pourrait lui être utile, mais il ne la garderait pas longtemps c'était sûr. Il voulait ces dagues ! Alors il agit en conséquence, comme il l'a toujours fait : comme un sauvage ! Les voler aurait été facile, mais digne d'un lâche. Alors il s'approcha doucement de sa cible, traversant la foule dense, et arrivé juste devant lui, lui asséna un direct du droit digne des plus grand envoyant la victime directement se percuter contre le sol. Comme approche, il y avait mieux il faut l'avouer. Mais bon, disons que notre héros était un peu rudimentaire pour l'instant. Une ronde se forma autour des trois protagonistes, la foule s'éloignant de la scène. Esquissant un sourire, Satoru se mit alors à parler.

" Hé mon pote, ton arme me plaît bien. Tu m'la donne ? "
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Lun 20 Déc 2010 - 14:04
"Et ben... elle en fait des rèves bizarres!"

Et oui, il arrivait assez souvent que notre Voyageur s'incruste dans les rêves de Lucia, sa douce et tendre Lumière. Pourquoi faisait-il cela? Tout simplement pour s'assurer que rien ni personne n'osera perturber le rève de Sa Perfection. Même si, il faut l'avouer, cela l'avait emmené dans un curieux endroit. Saylen était au courant des problèmes financiers que subissait la famille de son amie, mais de là à ce que son subconscient l’entraîne à pareilles extrémités... Enfin quoi! Kazinopolis! Eux qui dans la vraie vie se moquait éperdument de la faiblesse de ceux qui pensaient trouver une solution dans les jeux d'argents, se retrouvaient, la nuit même, à se promener dans un endroit que même Las Vegas envierait! M'enfin, on ne choisit pas ses rèves, et c'était bien le cas de le dire, et puis il n'était pas déplaisant de voir le sourire radieux de son Dulcinée. Si cela suffisait à la divertir, tant mieux.
Lui pendant ce temps, s'amusait à regarder la curieuse architecture de l'endroit. Les casinos, se chevauchaient sans aucune parcimonie, allant du petit brui-brui sans intérêt, au grand édifice de béton, dont les couleurs chatoyantes ne manquaient pas de piquer la vue. L'aspect déjanté de cette ville, ou l'argent et, il faut le dire, les faux espoirs, coulaient à flot n'était pas sans rappeler la fameuse Délirium city. Toutefois, un évènement l'arracha à son contemplation, puisqu'un homme trébucha juste à coté de Lucie, donnant à cette dernière l'occasion d'avoir...disons, des "gains bonus". Toute l'ironie de la situation résidait dans le fait que l'homme se releva assez vite, vérifiant d'un coup d'oeil que personne ne se moquait de lui, avant de reprendre sa démarche pleine d'assurance, et de suffisance. Même dans ce monde, certain se souciait encore du regard des autres, comme quoi, nos us et coutûmes étaient gravés dans notre subconscient.

Quoiqu'il en soit, le Sabre blanc ne comptait pas s'attarder plus longtemps ici, car il avait beau être amoureux, passé toute sa soirée à contempler une demoiselle jouée à des jeux d'argents, ce n'était pas un programme des plus réjouissants, et puis les colosses qui servaient de videur commençaient à le regarder d'un mauvais oeil... Après tout, il squattait tranquillement l'endroit sans pour autant rien y dépenser. Aussi, eut-il droit à l'escorte de regards accusateurs lorsqu'il rejoignit la rue.
C'était vraiment une expérience que de se promener dans les rues de Dreamlands. On y trouvait de tout, cela allant de la machine à sou dotée de pieds et de mains, jusqu'au réveurs qui dansaient au milieu des passants, son gain fictif le rendant ivre de joie.
La foire du bizarre et de l'incongrue, voici le spectacle auquel il assistait, et sans doute était-il arrivé à l'attraction principal, puisqu'il tombait sur ce qui semblait être un cercle humain. Le chahut qui régnait dans l'assistance le renforça dans sa curiosité, et cahin-caha, il réussit à se frayer un passage dans la foule. Du 3e rang, et malgré sa petite taille, il pouvait constater qu'un combat s'anonçait. AH, quel homme n'était pas attiré par une bonne vielle baston? Aucun, tous possédait au fond de leur coeur ce curieux instinc animal qui les poussait à se taper mutuellement, pour ensuite féter tout cela ensemble. Evidement, certain savait le faire avec élégance, et d'autre manquait cruellement de distinction, mais peu importe, nous étions dans un monde de rêves, et en tant que tel, il se devait de nous laisser la liberté de nos envies!

Prenant son élan sur la tête d'un des curieux, Saylen s'élança aux cotés des belligérants. Ils étaient Deux contre Un, le choix de son allié se fit donc sans difficulté, surtout qu'il n'avait aucune idée des raisons de cet affrontement. Non mais, comme si on avait besoin de justifier un combat! Son acte aurait pu être héroïque, si il ne s'était pas malheureusement pris les pieds dans le sac d'une demoiselle. Vous vous en doutez, atterir face contre terre, 2 mètres derrières les participants à la mélée, cela manquait d'élégance. Conscient de son ratage monumentale, le Malchanceux se demanda même s'il ne devrait pas plutôt feindre la mort, mais la simple idée que sa mort serait l'oeuvre d'une pitoyable chute suffit à aiguiser sa fierté. Il se releva donc, essayant tant bien que mal de retenir la rougeur qui assaillait son visage, et marcha en prince, jusqu'à Takeshi. Evidemment, le public fut généreux en rires et moqueries, mais qu'importe, ils auront tous l'occasion de constater la Supériorité du Sabre Blanc. D'ailleurs, sa main caressa doucement le manche de l'arme, qui patientait doucement dans son fourreau de jais, accroché à son dos. Cette lame de toute beauté, il aura l'occasion de la montrer au peuple, mais avant tout il devait dire quelque chose de cool, et...

"Ah ben voila! AU moins maintenant j'ai un moyen de payer ma dête!"

Oui, vous avez tout vu, il venait d'être interrompu! Et par quoI?! Je vous le demande... la voix tomba du ciel, et comme il n'y a jamais de Tonerre sans foudre, l'étranger descendit lui aussi des cieux. Il faut l'avouer, son entrée était monstrueusement classe. Un saut puissant, un atterissage de toute beauté dont l'axe était si bien choisi que, l'espace d'un instant, il masqua le soleil. Cependant, l'assistance ne fut plonger dans le silence que quelques secondes, car bien qu'il avait de l'allure avec sa tenue de shinigami, et ses deux sabres, la tête d'ours en peluche qui lui servait de masque n'avait rien de très...sérieux! Et déjà Saylen se délectait du flot de railleries qui devraient s'en suivre... mais rien ne se fit. A la place, des applaudissements amplirent l'atmosphère, brisant par la même occasion l'orgueil du Pauvre bretteur. Très bien, cette chose lui avait volé son honneur, et bien il n'avait qu'à le reprendre. Et déjà, son regard changea brutalement, il avait l'air déterminé, et un air de fureur résidait dans ses yeux, qui n'arrêtaient pas de fixer l'homme peluche.

Son adversaire était tout désigné.
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MessageSujet: La loi d'la jungle Mar 21 Déc 2010 - 16:43
°-Kasinopolis-°

Une fois de plus, en m’endormant, un vide blanc s’offrit à moi et petit à petit le décor se forma à sa place. C’était cette fois totalement différent des plaines. Le ciel était sombre, rempli de fumée ou de quelque chose d’inqualifiable. En levant la tête pour voir de plus près, un homme me heurta parmi des milliers. La terre ferme était, cette nuit, bien plus intéressante que le ciel. Une grande rue assez large et ne semblant jamais se terminer se plaçait devant moi.
Je me décidais à marcher, coinçant et gênant les personnes voulant passer ou vendre. Cette grande ruelle était entourée d’immeuble en tout genre. Sur chacun de ces immeubles était inscrit ce qu’il contenait à l’intérieur. Les casinos prenaient le dessus sur les magasins simples. Des tas de rêveurs couraient heureux d’avoir gagner de l’argent en masse. Je tournais la tête quand une lueur me fit sursauter, cassant l’ambiance noire et un peu triste, a mon goût, de la ville. Un panneau couleur or clignotait sans cesse comme les pubs de la vie réelle, sauf que cette fois ci c’était une banque. Je levais un sourcil, comme pour interroger le nombre de gens qui passaient devant moi sans même savoir que j’existais. Je me mis alors sur le trottoir, noir lui aussi. Peu à peu, au fur et à mesure que j’avançais les vitrines s’allumait, les pancartes firent de même.
La grande rue paraissait revivre, j’en fus époustouflé quand toutes les lumières furent allumées. Rien n’était comme ici, pas même le port d’Alexandrie ou encore une ville du Japon. C’est sûr, l’ambiance était différente ! Les plaines était si ouvertes et si déserte tandis qu’ici tout était renfermé et bondé jusqu’à craquer malgré la largeur et la longueur des rues exagérer.
Une des vitrines était restée éteinte, les lumières des autres boutiques me reflétais dans la vitre mise sur fond noir. Je n’avais pas remarqué mes habits jusqu’ici. Ils me plaisaient, je dois l’avouer, quoi que c’était bien loin d’être mon genre. J’étais vêtue d’un simple jean gris collé au corps, mais ne me serrant pas et ne faisant aucun bruit désagréable pour les autres et pour moi. Mon haut quant à lui était noir et lui aussi collée au corps plus qu’il ne le devrait, sans compter le décolleté qui faisait de toute façon oubliée mes habits. J’en fus gêner, non pas que je sois coincé, mais rencontré des pervers arrogants ne m’inspiraient guère.
La boutique s’illumina d’un coup, mes yeux en furent blessés, puis un homme, portant un tablier rouge et ayant des oreilles pointu tel un petit lutin de noël, ce qui s’accommodait parfaitement avec les couleurs de ses habits, apparut. Il me sourit en me voyant et m’invita à entrer en montrant la porte situé sur le côté. Je plaçais, par instinct je dois le dire, mes cheveux devant cachant ainsi ma poitrine. Avant d’entrée je remarquais le nom du magasin : « Musique et partitions des rêves. ».
J’en fus toute heureuse. Dès que je posa mon premier pied dans le magasin, une musique envoûtante s’éprit de mon corps. Le jeune homme de la vitrine me sourit et m’accompagna, une main dans le dos, jusqu’au guichet. Il me lâcha et se mit en face de moi. Sans dire un mot il me sortit plusieurs partitions puis s’éclipsa. Malgré que je fusse étonné par ce comportement, je regardai avec attention les partitions. Je ne savais laquelle choisir, le jeune homme revint, un grand sourire aux lèvres qui fit plisser ses yeux.

« Excusez- moi d’avoir été silencieux, mais je sentais en vous une âme musicale, je ne voulais pas la casser. »
« Est-ce votre façon d’aborder des jeunes femmes ? »

Il poussa un petit rire et me prit délicatement des mains la partition que je lui tendais. Il parut chercher sa réponse en emballant le rouleau de ses grandes mains blanches d’un petit ruban rouge qu’il frisa ensuite. Je lui indiquais de ne pas trop en faire quand il me répondit en me rendant la partition.

« Non, Mademoiselle, je suis un habitant des rêves et notre famille se passe cette boutique depuis la fin des temps. »

Je lui souris moi aussi, un peu charmée et intriguée. Il se retira quand je fis mine d’apprendre la partition puis me retira un peu en fuite, ne voulant rien payer, de toute façon ce n’est qu’un rêve, entre autres. Et puis je ne connaissais pas la monnaie de cette vie là. Reprenant ma marche, je lisais la partition tentant de m’en souvenir le plus possible sachant que je ne l’aurais pas sur moi au réveil. En même temps j’évitais avec agilité la foule.
Je m’arrêta de suite quand j’entendis des railleries pas loin de moi. Je rangeais avec délicatesse ma partition dans ma poche situé à l’arrière de mon jean et m’approchai de la scène. Une foule avait laissé un grand trou de béton, au milieu se trouvait un homme au sol se massant la mâchoire un autre était debout, le point encore refermé sur lui-même, mais il ne paraissait pas en colère au contraire il avait l’air un peu bêta, mais bien gentil de mon point de vue.
Il souriait comme un enfant impatient, curieuse de s’avoir ce qu’il s’était passé, je m’avançais un peu plus. Un autre homme, non loin de moi à l’allure maladroite, mais dégageant une aura de puissance, fit la même chose que moi. Il était vêtu de blanc, et portait une grande arme cachée dans un fourreau noir. Mon regard s’arrêta sur lui quand il voulut dire quelque chose. À ma plus grande surprise, il ne parla pas, je pensais alors à une crise cardiaque, mais ce n’était rien de cela. Un autre homme, qui ne paraissait pas être une créature des rêves et pourtant sa tête était celle d’une peluche d’ourson, lui coupa la parole en marmonnant des mots que je ne puis pas entendre, mais il parut s’adresser à sa propre personne.
Un homme bien plus vieux que celui à terre et portant une arme plus grande que lui, la barbe tressée et les yeux bridée s’avança, lui aussi, mais du côté de son ami. Il pointa son arme vers le jeune homme au poing serré et au grand sourire. Je me retins de rire quand il parla avec un accent plutôt asiatique.

« Eh ! petit ! Je te conseille de ne pas attaquer mon compagnon ou je te détruis en pièce ! Sale morveux incapable ! »

Mon sourire s’effaça au dernier mot. Comment pouvait-il juger une personne si tôt ? Comment osait-il ? Son compagnon n’était pas mort que je sache. De plus, son regard hautin malgré sa petite taille m’irrita. Je grimaçai et m’avançai sans faire attention aux regards des autres qui se demandaient bien ce qu’une femme allait faire dans l’histoire. À vrai dire je n’en savais pas plus qu’eux, mais je ne laisserais quiconque traiter ainsi quelqu’un que ce soit un assassin ou pas.
Je poussai de ma main délicate la lame en prenant soin de ne pas me couper, puis, sans faire attention au jeune homme se plaçant derrière moi, je fixais méchamment le vieux qui en échange me fit un clin d’œil. Le rouge me monta jusqu’aux oreilles, mais je me retins vite. D’une voix calme, mais ferme, je sortis à l’homme, tout en continuant à pousser son arme qu’il n’avait pas baissée…

« Fais lui des excuses de suite. Excuse toi de l’avoir traité ainsi. »

Son sourire charmeur s’effaça de suite, il comprit de qui je parlais, mais ne comprenais pas pourquoi. L’injustice qu’il ressentait se lisait dans ses yeux. Toujours dans la même position,

j’attendais.
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Takeshi Satoru
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Mar 21 Déc 2010 - 23:07
Qui l'eut cru ? Ce qui se présentait comme un simple combat de rue entre deux personnes se transforma assez rapidement en un véritable spectacle. Des dizaines et des dizaines de personnes entouraient notre héros à capuche et ses adversaires -où plutôt ceux qu'il venait d'agresser-, avides d'agitations, tels des vautours guettant leur future dîner. Tous étaient affamés d'action, trépignant d'impatience d'enfin pouvoir apercevoir les premiers coups partir. Ces passants que l'on pourrait qualifier de public étaient sûrement à la recherche de sensations, d'excitation liée au combat. Cependant, ils étaient trop lâches, ou encore pas assez puissants pour se battre eux même, alors en attendant, ils se contentaient d'observer, cachés dans cette foule. Cette scène rappelait en quelques sortes les combats de Gladiateurs, même si il faut avouer que le contexte n'est pas du tout le même. Quelques similarités apparaissent cependant, des gens qui se foutent sur la gueule et un public qui admire ça, c'était la même chose, dans une toute autre mesure voilà tout. Enfin, alors que Satoru venait de donner sa revendication, c'est à dire de récupérer l'arme de celui à qui il faisait face, sous simple prétexte qu'il la voulait. Un caractère de sale gosse n'est-ce pas ? Hé bien, en quelques sortes, il en était un. Ayant été obligé d'agir en adulte pendant toute son enfance, il doit bien rattraper le temps perdu en agissant comme un gamin maintenant. D'une logique implacable n'est il pas ? Bon il faut avouer qu'il y a une limite, lui même savait que de toutes manières il n'aurait pas l'objet de sa convoitise comme ça, sans rien faire. En temps normal, négocier aurait été la meilleure des solutions, mais maintenant que l'autre s'était pris un bon gros direct dans le visage, les négociations étaient sûrement closes, et ce serait le seul debout après le combat qui aurait raison. Satoru était content, une bonne petite baston à l'ancienne, ça faisait longtemps. La dernière fois qu'il s'était battu c'était contre des chevaliers surpuissants et il avait failli y laisser la vie plusieurs fois. Cette fois, ça serait une promenade de santé, enfin peut être ...

Notre voyageur favori dévisagea ses ennemis, les jaugeant du regard. Le premier, celui qu'il avait envoyé valser quelques secondes auparavant n'était pas très imposant. Il avait des tatouages partout, des ceintures de cuirs un peu partout, sur les bras, sur les jambes ... Et pour couronner le tout il était entièrement habillé de cuir, à moins que ça soit du latex ? Dans les deux cas, soit il avait un goût en matière de vêtements inexistant, soit il avait quelques problèmes mentaux, à moins que se foutre la honte lui faisait plaisir ? En tous cas il confirmait que le ridicule ne tue pas. Deux choses remontaient un peu le niveau : ses cheveux et ses dagues accrochées sur le dos. Et bientôt, l'un de ces deux éléments lui serait ôté. Le pauvre enfant, il n'avait vraiment rien pour lui. Enfin, c'est bien connu, il ne faut pas se fier aux apparences, si ça se trouve ce petit est un voyageur expérimenté et puissant ... Notre héros n'eut pas le temps de dévisager son compagnon qu'il commença à avoir du mouvement dans le cercle forma par les passants. Un jeune homme, qui avait pas mal la classe et puait le charisme à vingt mètres à la ronde, portant même une épée pas mal grosse à sa taille, s'approcha de l'ère de combat. Le sourire qu'esquissait le jeune voyageur à la capuche s'élargit encore plus. Il y avait deux choix possibles : soit il allait être son ennemi, soit son allié. Dans les deux cas cela lui plaisait. Ce mec avait l'air balèze, un petit combat ferait donc plaisir à notre voyageur, et pour la même raison, se battre à ses côtés serait un régal. Cependant, ce mec au sabre justement, brisa cette impression en une fraction de seconde. Se prenant les pieds dans on ne sait pas trop quoi, son visage alla rapidement rencontrer le bitume dans un bruit sourd. Une seule pensée traversa l'esprit de Satoru "Oh le con ...".Pendant quelques secondes, il ne bougea pas, puis il se résigna enfin à poser à nouveau sur ses deux jambes pour approcher notre héros. C'était donc un allié. Il ouvra la bouche, prêt à dire quelque chose, malgré les rires et autres chuchotements que l'on pouvait entendre venant du public. Il fut cependant coupé, avant même d'avoir commencé, par quelqu'un que l'on pourrait très facilement qualifier de bizarre. Venant d'on ne sait pas trop où et marmonnant on ne sait pas trop quoi, il atterrit au milieu de la scène, ses sabres à la ceinture, son kimono au vent, et sa tête de peluche ... Faut l'avouer, y'a des meilleurs moyens d'avoir la classe que de porter une tête d'ours en peluche mais bon, le monde est fou ... La première pensée à propos de cet énergumène fut de l'assimiler à un junky ou autre personne sous l'emprise de substances illicites ...

Enfin, maintenant ce combat s'était transformé en du deux contre deux, si bien sûr le gros chinois avec sa grosse épée accompagnant l'autre fanatique du cuir n'allait pas s'en mêler, ce qui bien entendu était peu probable. Il confirma cette pensée assez rapidement en pointant Satoru de son arme. Ce mec incarnait la force brut à l'état pur, imposant telle une montagne avec son arsenal de guerrier. Cependant, lorsqu'il se mit à déblatérer quelques conneries plus grosses que lui, il perdit la moindre once de crédibilité qu'il avait auprès du capuché, et ceci à cause d'un accent asiatique fort prononcé, et fort hilarant aussi. M'enfin, même si c'était très tentant, il n'était pas en position pour rire, l'arme n'étant qu'à quelques centimètres de sa gorge. Puis, quelque chose arriva, quelque chose que notre héros n'aurait jamais pu prédire : quelqu'un vint s'interposer entre l'asiatique et lui. Si cette personne avait été un homme grand et imposant cherchant à semer la paix et la justice sur le monde, cela n'aurait en aucun cas surpris notre héros, mais voir une jeune fille aussi douce que frêle le faire ? Il ne l'aurait jamais parié. Et ses mots étaient plus secs les uns que les autres.

" Fais lui des excuses de suite. Excuse toi de l’avoir traité ainsi. "

Tels furent ses mots. Si l'on voit cette scène sans connaître les protagonistes, on pourrait jurer que la jeune fille s'avèrerait être la soeur ou au moins une connaissance de Satoru, mais rien de cela. En tous cas, elle devait être courageuse, et avoir un sens de la justice pas mal aiguisé pour interférer dans une telle situation. Après tout, c'était tout de même Satoru qui avait provoqué le tout ... Enfin, désormais, cela s'avérait être du trois contre trois. Les adversaires de chacun furent d'ailleurs tout établis. Chacun ayant une raison précise de vouloir tabasser l'autre. Même si il fallait avouer que laisser une si charmante jeune fille s'opposer à un mastodonte blessais son éthique et son côté gentleman. Mais si elle s'était interposée, c'est qu'elle avait les moyens de se défendre, enfin en théorie ... L'objet de toute cette agitation, le fétichiste du latex se releva enfin -notons qu'il est plutôt lent à se remettre d'une simple droite- et il semblais pas être content du tout. S'essuyant la lèvre, comme si du sang coulait, il s'adressa à son agresseur.

" Espèce d'ordure ... Si tu te rends de suite afin que je te livre aux autorités je ne te ferais pas de mal ! "

Face à une telle déclaration, face à une telle démonstration de confiance en soi, notre héros n'eu qu'une seule réaction : il lui montra toute la splendeur de son majeur. Encore un geste barbare de plus ... En tous cas, ce geste valait clairement milles mots. Il avait enfin fait comprendre au fétichiste quelle position occupait Satoru, et ce qu'il pensait de son adversaire. Ce dernier balança sa tête en signe de dépit face à cette invitation à s'insérer un doigt dans l'intimité. A première vue, il semblait être ce qu'on appelle communément un bon petit fiston. Enfin, cela restait à vérifier. En tous cas, il semblait vouloir se mettre au combat, préparant ses mains devant lui, serrant les poings. Satoru n'alla pas rechercher plus loin, pour lui la meilleure défense c'est l'attaque. Alors, au lieu d'avoir à esquiver les attaques de son adversaire, il l'attaquerait simplement lui même. Enfin lui même, cela restait relatif. Deux copies conformes du jeune homme apparurent à ses côtés, des clones ayant la même apparence que leur maître à la cellule prêt. De plus, ces invocations avaient un point fort que n'avaient pas les invocations "normales", pas besoin de leur donner des ordres, ils savent eux même quoi faire. Et pour cause, ces clones sont la parfaite copie en tous points de Satoru, ils pensent donc exactement comme lui. Pour l'heure, ils se ruèrent simplement vers leur ennemi, les poings en avant. le but de cette offensive ? Tester l'ennemi. Le premier clone arrivé au niveau du fétichiste engagea le combat avec un simple coup de poing, évité par un pivotage sur le jambe du mec en cuir, qui en profita pour attraper le bras envoyé par le clone, le tirant vers le bas et écrasant le visage de la copie sur le sol. Pas mal, il était agile et rapide. Alors qu'il se retourna, il eu à peine le temps d'apercevoir le second clone venant des airs, ayant effectué un flip avant et préparant un coup de pied marteau en direction de l'épaule de son adversaire. Ce dernier était cependant d'une rapidité déconcertante et esquiva le coup in extremis, le laissant frapper le bitume froid. Le voyageur profita des quelques secondes de répit que lui avait laissé ses ripostes pour tendre ses mains, chacune vers un des clones. En une demie seconde, des lanières d'une matière noire en sortirent pour entourer les deux clones. Immobilisés, ils sentirent sur leur peau cette sensation, du cuir ... C'était donc ça le pouvoir de ce voyageur ? Créer et manipuler le cuir ? Pas mal ... Cela expliquait sa tenue pour le moins vulgaire et dénuée de style. Le voyageur contrôleur du cuir se mit alors à sourire en voyant les deux clones immobilisés, pensant les avoir neutralisés. Ce sourire s'effaça cependant assez rapidement, lorsque dans un petit nuage de fumée les clones disparurent, révoqués par le véritable Satoru. Bon, cet assaut n'avait pas été très fructueux, mais il avait appris une chose à notre héros, l'agilité et la rapidité de son ennemi n'étaient pas à prendre à la légère. Et bien soit. Une brève provocation s'imposait, après tout Satoru était passé maître dans cet art. Il ne comptait plus le nombre de combats gagnés grâce à ses provocations, déstabilisant l'ennemi, et le laissant ainsi sans défenses ...

" C'est bien t'es rapide. Mais tu réussira à esquiver les coups de combien de personnes en même temps hein ? "

Ceci étant dit, il avait établit une autre tactique, un peu plus poussée sur la manipulation de son ennemi. Il la mettrait en pratique après avoir pris connaissance de la réponse de ce dernier à cette claire provocation. Ce combat se révélait être assez prometteur au final ...
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Mer 22 Déc 2010 - 17:55
A l'instar des quadrilles de Louis XIV, le public n'hésita pas à se joindre à la danse. Ainsi après l'ours en peluche, nous eûmes droit à l'apparition d'une, charmante au possible, demoiselle, qui semblait-il ne manquait pas de caractère. Quand même, il en faut du cran pour se dresser ainsi face à une épée de cette taille, car l'air de rien, un mastodonte qui porte un sabre plus grand que lui, ça fait un petit peur non? Et bien bravant préjugés et machisme, la Belle donna aux passants une leçon d'humilité. D'ailleurs, ces derniers ne manquèrent pas de lui offrir une minute de silence, hommage qui fut d'ailleurs interrompu par les participants. Le fan du cuir se releva, et lança un blâme tout plein de politesse envers mon allié du jour. Son costume, il faut l'avouer, était une curieuse alégorie du bizarre, mais pour un ancien aveugle, cela n'avait guerre d'importance. Aussi Saylen remarqua le calme élégant de sa voix, et déjà ressentait-il un pincement au coeur à l'idée de devoir affronté un autre gentleman. A cela s'ajoutant le fait que son allié répondit en parfait goujat...hélas, son choix était déjà fait, et le sadomasochiste bien élevé n'était pas sa cible...non, IL voulait Plumer cet ours en peluche!

Une légère brise caressa les "membres du cercle", doux glas annonçant le spectacle, elle sonna le début du combat. De par sa petite expérience, l'ancien Aveugle s'attendait à peu près à tout dans Dreamlands, tant il avait eu l'occasion de rencontrer des pouvoirs étrange... mais voir ainsi quelqu'un se multiplier! C'était, il faut l'avouer, quelque peu troublant. Le regard surpris qu'il lança à "l'homme aux clones" suffit à traduire ses interrogations. Mais bon, ils n'étaient pas vraiment en position de s'étudier l'un l'autre, car alors que l'affrontement débutait, l'homme Peluche disparut de l'assistance. Sur le coup, le Bretteur ne remarqua absolument rien, et cela en partie à cause de l'étrange pouvoir de l'autre, mais le claquement métallique de deux sabres dégainés le ramena à la réalité. Oui, il était difficile du surprendre un ancien aveugle, car ses sens aiguisés étaient habitués à ce passé de la vue. Alors il n'y avait rien d'étonnant à ce que le fourreau noirâtre vint s'opposer aux lames de l'ourson-shinigami, alors que ce dernier attaqua par l'arrière. Aucun doute, il était rapide, mais si la surprise était son allié, alors il avait choisi le mauvais adversaire. Affichant son sourire le plus suffisant, Saylen repoussa l'assaillant, et positionna son sabre à sa taille. Sa main gauche tenait le fourreau, tandis que l'autre caressait le manche de l'arme. Il était temps qu'il montre à cette peluche la différence qu'il y avait entre une bête de cirque, et un véritable Maître du Sabre. L'ours sur poil (ah ah ah) reprit une de ses courses folles, mais au même moment le sabre Blanc s'envola, se délectant de voir le pauvre shinigami rater une nouvelle fois son assaut, mais déjà l'impétueux s'élança lui aussi, pensant impunément pouvoir blesser le Lord.
Encore une fois, son assaut fut contrer sans même que Saylen daigne dégainer son arme. Non, pour l'instant ils s'amusaient, et dansant une sorte de valse mortelle, les deux bretteurs perpétuaient ce jeux d'attaques et de défense, se testant mutuellement, et un expert aurait put remarquer la discussion passionée qui s'opérait par le langage des Lames.

Pourtant on sentait bien que l'un avait l'avantage, puisqu'alors que la peluche s'amusait à démontrer sa vitesse, elle avait déjà dégainer ses katanas, tandis que l'autre se contentai d'esquiver, et de bloquer les assauts avec son fourreau. Evidemment, il n'était pas aussi expansif dans ses mouvements, puisqu'il se contentait de sauter, et de faire quelques pas de coté, mais les puissants claquements de métal que produisait chacune de leur rencontre montrait bien que, malgré l'air d'amusement qui trainait sur son visage, l'erreur n'était pas permise, car, après tout il gambadait avec un "Ange de la mort", lui, le Maître du Sabre blanc.


"Alors, on fatigue?"

Et suite à cette petite vanne, les chocs effrénés des lames effilées, et du métal noirâtre reprirent de plus belle. Sans pour autant que Saylen dégaine son sabre. N'était-ce pas là l'affrontement classique du vent et de la Montagne? Le premier s'essouflait en tempête inutile, tandis que l'autre encaissait tranquillement, jusqu'au moment ou son éruption destructrice mettrait fin à toute cette turpitude.

[Le violet sera ma couleur désormais ]
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MessageSujet: La loi d'la jungle Jeu 23 Déc 2010 - 15:27
°-Beginning-°

La tension monta, plus personne n’osait entrer dans le cercle du combat. Un silence se fit un moment, le vieux me toisait toujours du regard sans que je lâche son arme, mais il ne forçait pas. À vrai dire son attention était projetée autre part. La mienne aussi à présent. L’homme qui était au sol pendant toute la scène lança lui aussi des injures, mais à lui je lui pardonnais. Ayant reçu un coup du jeune homme à la capuche, c’était compréhensible. Et puis, vu ses habits, on pouvait le pardonner, le pauvre ne recevait sûrement pas de beaucoup d’affection. C’est en gardant un œil sur le vieux monsieur que je regardais la scène.
Toujours un grand sourire aux lèvres et une envie impatiente, celui qui avait frappé le premier se dédoubla d’un coup. Moi, l’asiatique et l’homme en cuir en étions déstabilisés. Je n’avais jamais vu ça. À vrai dire je n’avais pas vu beaucoup de voyageur. Deux autres étaient aussi intrigués que nous. C’était l’homme blanc et le bisou… L’ours. Mais, à part moi, tous se reprirent facilement. Pour aucune raison apparente, le demi ours sortit deux épées que je qualifierais de katanas. Le blanc tant qu’à lui ne sortait même pas son arme du fourreau et avec une agilité étonnante il évitait les coups de son adversaire. Sa maladresse n’était qu’une couverture en fin de compte.
À présent chacun avait un adversaire. Je ne pense pas que mon asiatique me laisserait partir comme ça. Il s’était retourné contre moi parce que j’avais refusé ses avances et exigées des excuses injustes à ses yeux. Je me tournais vers lui, il baissa son arme pour la mettre sur son épaule sans me toucher. Se résignait-il ? Non. J’eu ma réponse quand il se mit en position d’attaque.

« Tu ne t’es pas excusé. »

Le rouge lui monta jusqu’aux cheveux et dans un élan il recula en mettant sa grande épée bien lourde devant lui comme il l’avait fait quelques minutes plus tôt. Les spectateurs reculèrent en poussant un cri de surprise. L’arme était si lourde qu’il pouvait perdre son contrôle à tous moments. Hélas, vu son vieil âge et sa tête rabougrie on pouvait penser qu’il s’était entraîné depuis bien longtemps, mais rien n’était sûr.
Je restais droite devant lui, en tentant le plus possible de cacher mon appréhension. Une brise légère fit voler mes cheveux qui recouvrait soigneusement ma poitrine. Celle-ci étant maintenant visible à tout le monde, bien qu’un soutien gorge et un haut à manche longue la recouvrait, le décolleté était bien trop voyant à mon goût. Je rougis un peu puis me reprit.
Tout d’abord je ne comptais pas sortir mes invocations de suite. Mais s’il me touchais rien qu’un peu avec sa lame, il me blesserais facilement. Il fallait d’abord qu’il y arrive. Je m’inclinais alors, mes cheveux en profitèrent pour revenir à leur place respective. Le vieux fit voleter sa hache de droite à gauche. Comme en dansant, je l’évitais le plus possible. Ça y est les combats commençait. Chacun testait son adversaire. Capuche contre cuir, Blanc contre peluche et chinois contre moi. Ça promettait !
Le vent sifflait sur la grande lame du vieux. Je bougeais de tous côtés consciente que ça ne pourrais pas durer. Il faisait attention de ne pas toucher certaines parties. Peut-être pensait-il qu’après en avoir finis avec moi il pourrait profiter de mon corps. Rien qu’à cette pensée, je faillit me mettre en colère. Mais ce n’était pas la meilleure solution dans un combat, en colère on ne pouvait réfléchir à nos actes. De plus, étant invocatrice, j’effleurerait un esprit d’une de mes pièces qui apparaîtrait sans mon autorisation. Enfin ce n’était pas bon pour uncombat.
Tout en réfléchissant aux différentes techniques et en cachant mes pouvoirs, la lame de mon adversaire vint gentiment se poser sous ma poitrine. Je ne faisait aucun mouvement, une goutte de sueur apparaissant sur ma tempe. Il me sourit et commença à déchirer mon haut. Je l’arrêtais de suite avec ma main, comme avant il s’arrêta à ma plus grande surprise. Cette fois j’étais rouge de honte et de hargne contre l’homme. Si j’avais su que j’étais capable de parler avec tant de confiance en moi et si durement…

« Même pas en rêve le chinois ! ».
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Takeshi Satoru
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Ven 24 Déc 2010 - 3:06
Dans le mille ... En effet, la provocation qu'il venait d'envoyer à son adversaire semblait l'avoir profondément blessé. Ce dernier arborait une mine de déterré, même un aveugle aurait pu voir qu'il avait perdu toute once de confiance en soi à ce moment. Quelle petite nature ... Comment quelqu'un de si bon en combat pouvait avoir un mental aussi fragile ? Se faire détruire psychologiquement par une seule phrase il faut avouer que c'est fort ... Enfin, quand on est fringué comme ça, c'est clair qu'on est pas "normal" à proprement parler. Enfin, pendant que l'autre faible se remettait de ses émotions -il faut pas trop le bousculer le pauvre chou- notre héros regardait un peu autour de lui. Il aperçut l'autre mec qui était tombé auparavant se battre contre celui à tête de peluche. Un combat de bretteurs, intéressant. On avait quand même l'impression que l'un avait l'avantage sur l'autre, en même temps il avait même pas dégainé son arme. Tournant un peu plus sa tête, il aperçut la jeune fille d'auparavant, elle aussi avait entamée son combat. D'ailleurs, elle était assez agile ... Même si finalement il semblait avoir pris le dessus. Quel fourbe, il tentait de la déshabiller ! Alors là c'était le comble. Qu'il soit asiatique ça passe, qu'il ait une tête bizarre un peu moins, mais qu'en plus il tente de déshabiller une jeune et frêle fille devant une foule si dense, c'était carrément inacceptable. Satoru, pris alors par un élan d’héroïsme soudain, décida d'agir. Bien sûr, il avait son propre combat, son adversaire s'était d'ailleurs remis de ses émotions, et se ruait à nouveau sur notre héros pour entamer un assaut. Ce dernier s'en tamponnait pas mal, il lui tourna carrément le dos, pénétrant la dense foule que formait le public autour d'eux. Il cherchait quelque chose de spécifique, et le trouva assez rapidement. Quelque chose de lourd, de facile à lancer : ce sac plein de lingots d'or était parfait. Ne daignant même pas adresser un seul regard ou un seul mot à la personne qu'il dépouillait allègrement. Il ne le laissa d'ailleurs même pas le temps à ce dernier de se rebeller, lui tournant le dos et repartant aussi vite qu'il était revenu. Son adversaire qui s'approchait encore, près à jouer de ses poings. Il avait prévu toutes les contres attaques qu'il était passible de subir de la part de notre héros, enfin presque toutes ... En même temps, qui aurait pu deviner que ce lingot d'or de plusieurs kilos puisse se frayer un chemin de la main de notre héros jusqu'au visage du fétichiste du latex ? Ce fut un lancer parfait, digne des plus grands joueurs de Baseball. Le pauvre accroc au latex chuta violemment contre le sol. En même temps, recevoir un lingot d'or dans la tronche alors qu'on est en train de courir ...

Se retournant assez rapidement, il aperçut à nouveau la jeune fille face à l'autre pervers d'asiatique. Satoru empoigna le plus gros lingot qu'il trouva, se mit en position, et balançant son bras du plus qu'il le pouvait, envoya son arme de fortune -jeu de mot haha-. Un filament doré se formait, suivant la trajectoire du projectile, formant comme une étoile filante. Le lancer était parfait, le lingot se dirigeait droit vers la tempe du chinois, Satoru était on ne peut plus fier de lui. Cependant, un évènement vint changer la trajectoire si parfaite du projectile. Le combat entre Mr Teddy -nous appellerons le mec à tête de peluche ainsi- et son adversaire faisait rage, ils sautaient un peu partout, esquivant les assauts des uns des autres etc ... Il s'avéra que comme par hasard, à la seconde près où le lingot fut lancé et lorsqu'il avait presque atteint le visage de sa cible asiatique, Mr Teddy vint mettre sa grosse tête de peluche en plein milieu de la trajectoire. C'était malin ça, bon il ne l'avait sûrement pas fait exprès. Parfois, le destin fait bien les choses, ou parfois le contraire ... En tous cas, épargnant l'asiatique de sa sentence, tête de peluche en paya le prix fort, et s'écroula lui aussi sur le sol. Satoru n'avait pas atteint sa cible, mais c'était quand même bien, il hurla alors avec fouge et fierté.

" Strike ! "

Le public commençait à s'échauffer. L'ont entendit plusieurs choses. Il y eut des moqueries, des rires, envers ceux s'étant pris de l'or dans la tronche. Des chuchotements, des sarcasmes, des critiques envers tous les combattants. Il y avait aussi les parieurs, ceux qui pariaient des sommes fictives sur la victoire de celui dont la tête plaisait le plus. Il y avait même des plaintes, en partie de celui s'étant fait dépouiller quelques secondes auparavant. Le public ... Il allait être utile à notre héros pour son prochain assaut. Il avait un plan assez simple, mais qui devrait être diablement efficace. Il allait utiliser le sens de la justice sûrement très haut du mec en latex pour le conduire à sa propre perte. Profitant que ce dernier soit encore assommé, il fit face à la foule. Avant de s'adresser à cette dernière, il leva le sac pleins de lingots d'or qu'il avait volé auparavant, le mettant bien en évidence et le secouant légèrement pour faire tinter son contenu.

" J'offre ce pactole à qui veut bien m'aider ! Le deal est simple mes amis, le prix de cet or pur est le combat ! Celui qui m'épaulera dans mon combat sera le gagnant de ce sac, alors, qui veut une vie de pacha presque gratuitement ? "

Ses mots résonnaient alors que le public s'était entièrement tu, un silence régnait, brisé par les mots de notre héros. La foule était d'un coup beaucoup moins active. Après cette déclaration, l'on voyait clairement les lâches, les grandes gueules. La plupart reculaient de quelques mètres au moins, prouvant à tous leur faiblesse. Quelques secondes passèrent, et un seul homme décida à s'approcher. Il avait la trentaine, faisait une taille et avait une carrure normale. Il avait cependant une coiffure étrange et attirante à la fois, une sorte d'afro, ou un début en tous cas. Satoru lui demanda sa dénomination, il se nommait Yuki Tanaka. Il était courageux, risquer sa vie pour de l'argent, peu de gens le feraient. A moins qu'il soit simplement un gros radin ? En même temps, ce n'était qu'un simple rêveur, peut être ne réalisait il même pas l'ampleur de sa décision. Enfin, si il n'était pas un voyageur, même en mourant cette nuit il reviendrait demain, ce qui ne changerait pas grand chose. En tous cas, maintenant que notre héros avait en tête l'apparence du rêveur et sa dénomination, il avait toutes les cartes en mains pour utiliser la seconde facette de son pouvoir. Se concentrant, il fit apparaître trois clones, pas des clones de lui même, mais des clones de Yuki ... En effet, si vous ne le savez pas encore, Satoru peut se cloner lui même, mais également les personnes dont il connait le physique et le nom. Intéressant n'est-ce pas ? Devant Satoru se tenaient quatre même personne, prêt à se battre, même si c'était d'un combat on ne peut plus rudimentaire -un simple rêveur sans style de combat se bats simplement en mettant des coups au hasard-.



Le plan de notre héros se mettait doucement en place. Bientôt, il allait pouvoir en découdre avec son adversaire ...


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Lun 27 Déc 2010 - 4:49
Décidément, l'affrontement du jour s'avérait bien physique. M'enfin, il faut dire que Saylen ne bougeait pas énormément, usant d'une défense passive, il attendait que le shinigami s’essouffle en assaut, tandis que lui parait, ou esquivait de quelques pas lorsque c'était possible. Toutefois, ce n'est pas parce que notre bretteur ne sortait pas son sabre, qu'il avait l'avantage, car en vitesse pure, l'ourson gagnait allègrement la bataille. Cheveux blanc ne devait qu'à son ancien statut d'aveugle de pouvoir suivre le rythme, son ouïe affinée lui permettant de deviner la position de l'ennemi. D'ailleurs le dernier assaut ne manqua pas de le surprendre, puisque venant de face l'ennemi disparut complètement, pour réapparaître dans son dos. Il ne devait son salut qu'à un réflexe qui le fit se plaquer au sol, et profitant de l'ouverture il saisit le bas du fourreau, et le fit violemment monté, frappant par le pommeau dans le torse de l'inconnu. Avec un coup de chance, ça aurait put frapper son plexus, mais non, le bisounours avait déjà entamé un saut, et eut tout le loisir d'amortir le choc par ses abdominaux. Dommage, car sans cela le sabre Blanc n'aurait surement pas eu à sortir de sa gaine. Attrapa le pommeau de sa lame, Saylen lui fit faire un violent mouvement rotatif, envoyant alors le fourreau vers l'ours qui venait de s'envoler. Oui, il était évident que c'était un leurre, et sans doute lui aussi le remarqua t'il, par la position offensive du Sabre Blanc, car monsieur ours se mit à tourner sur lui même, se servant de ses deux sabres comme bouclier. Rah... c'est qu'il avait de la ressource le bougre. M'enfin, une action aussi classe ne pouvait être tolérée par le destin, car alors même que Saylen remit sa lame dans son fourreau, un lingot d'or stoppa net la trajectoire de son ennemi du jour. Comme quoi, il s'agissait bien d'un 3vs3, et ça, notre métisse l'avait un peu oublié. Sans doute aurait-il dut remercier Satoru pour cette aide inattendue, mais à la place, sa mâchoire se détacha, se mettant à pendre dans un magnifique AHHHhhh... Oui, un bel air étonné qui répondait avidement à la bizarrerie qui avait apparu. Qui aurait pu se douter, que Mister tête de peluche soit réellement... une peluche? Personne, en tout cas personne jusqu'à ce qu'un lingot d'or percute son crâne, et qu'à la place d'un bon choc bien dur on discerne clairement la tête de la ... chose? Bref, qu'on distingue sa tête s’aplatir, et reprendre sa forme originale sans aucun problème.

"Magiqueeeeeeee!"

Voila, le fanboy avait parlé, et alors qu'il avait devant lui la plus grande étrangeté que Dreamlands lui avait offert jusqu'alors, Saylen se saisit de son arme, et courut vers la chose en tentant de l’assommer avec son fourreau. Ses yeux précédemment si calme était rempli d'étoile, et le léger filet de bave qui sortait de sa bouche grande ouverte lui donnait ce petit rien de folie qui entraîna les deux individus dans une course folle. Il était désespérant de voir deux bretteurs si talentueux engagés dans une si piètre cavale, l'un essayant sans relâche d’aplatir l'autre. PATHÉTIQUE! Comment pouvaient-ils s'amuser à se courir après comme deux gosses, et tout ça parce qu'il s'averrait que l'un d'entre eux avait une véritable tête de peluche. Ne vous y trompez pas, l'homme peluche était parfaitement dans le coup, et son air effrayé ne traduisait, en fait, qu'une crise de gaminerie aiguë! Enfin, grand bien lui fasse, et qu'ils continuent, ou pas. La seconde option sembla la plus probable, puisque dans sa course effrénée, Saylen oublia momentanément le contexte actuel, et son pommeau noir atterri sur la tête de l'Asiatique pervers. Bien fait me direz-vous, puisque ce dernier ne s'était pas géné pour ce qui était de déshabiller une jeune demoiselle, mais il ne semblait pas prendre la chose sous cet angle, et empoignant de toute sa force son énorme sabre, il le frappa violemment contre le sol.

Effectivement, sa musculature aidait à comprendre ce qui s'était passé, mais tout de même... Une violente onde de choc se propagea alors sur le terrain, et un cratère, peu profond, mais assez large se forma autour du point d'impact. En bonne vielle sonnerie, cet acte sonna la fin de la récréation, et la reprise des hostilités. Saylen fut lui même projeté vers le public, et ne dut qu'à une sympathique pirouette le fait de se rattraper sur ses sandales. Le sérieux avait reprit ses droits sur son visage, redonnant à ses yeux ce ton charmeur, bien qu'il n'affichait plus son sourire en coin. Non, il n'y avait rien de drôle, car lui qui comptait se la péter un peu en laminant l'homme-ours sans sortir son sabre se voyait forcer à l'utiliser. Il les avait suffisamment sous estime pour l'heure, maintenant il les traitera en égal, puisqu'après tout, ils étaient égaux.

Profitant du pétage de son plomb de son allié, l'homme à la robe noir (mister ours) se lança dans une course effrénée. Ses déplacements n'avaient rien à voir avec ce qu'il avait alors démontré, et le fourreau noirâtre, à peine levé se retrouva contre deux lames. Il avait frappé, et déjà il s'était remis à courir, utilisant cette fois des trajectoires rectilignes dans un furieux zigzagement. Chacun de ses arrêts laissait une légère image rémanente. Apparemment, la confiance qu'il avait n'était pas de l’esbroufe, et lui aussi n'avait fait que s'amuser. Très bien, les échauffements étaient finis, que le combat commence!


"Let's go my friends."

Après son accès de folie, des mots si plein, de sens devait sonner bizarrement dans sa bouche, mais qu'importe, il était grand temps de prouver son talent. Le bretteur plaça son fourreau à sa hanche, et se plaça légèrement en retrait. Fermant alors ses yeux, il se concentra sur le son de l'ourson-coureur. Chaque arrêt faisait un bruit, toc, toc, toc, et pour un aveugle, ces légers clapotements devenaient le rythme d'une danse. Evidemment, tout ceci ne dura que quelques secondes, mais cela restait un laps de temps durant lequel l'autre se pavanait avec sa vitesse, tandis que Saylen se concentrait : Comme quoi, il vaut mieux parfois rester humble.
Au Shikendo, dégaine son sabre était tout un art, et les plus grands experts se vantaient de pouvoir finir le combat en une action. Prenant une profonde inspiration, notre héros attendit le dernier "toc", puis un flash lumineux envoya valser son opposant : Une seconde, voici tout ce dont il eut besoin. Au ralenti, l'action avait été bien plus complexe, puisqu'au moment même où il avait ouvert les yeux, sa main droite avait dégainé son arme, qui s'était dès lors mise à luire, d'où le fameux flash. Le premier coup fut latéral, et il se prolongea dans une courbe blanchâtre qui s'en alla couper les cheveux des curieux. Toutefois, la surprise cassa le sprint de notre super coureur, qui marqua donc un temps d'arrêt. Effectuant alors un coup ascendant, d'un habile mouvement du poignet, Saylen envoya un autre slash oblique, qui cette fois fit mouche, puis il remit sa lame dans son fourreau. L'art de dégainer, l'art d'attendre le bon moment, voici tout ce qu'il avait appris dans le monde réel, et qu'il pouvait, maintenant qu'il avait retrouvé la vue, mettre en pratique. L'homme peluche en fit d'ailleurs les frais, car n'ayant évidemment pas le temps d'esquiver la totalité de l'assaut il le prit en plein visage, ce qui ne manqua pas de le faire trébucher.
Hélas, nous n'étions pas au bout de nos surprise, car là où on s'attendait à un liquide rougeâtre, rien ne sortit de cette tête étrange, et tout juste eurent nous droit à une entaille donna sur... du coton. MAIS BORDEL, Il le sortait d'où ce pouvoir? Ne me dite pas qu'il avait peur... des peluches? Non mais sérieusement? Oui, c'était à son tour d'être surpris, et il l'était si bien qu'il ne put pas continuer son assaut, se contentant de mordre légèrement sa lèvre, et de secouer un peu sa tête afin que ses mèches blanchâtre ne gène pas sa vue. L'affrontement risquait d'être bien long....
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MessageSujet: La loi d'la jungle ! Mar 28 Déc 2010 - 15:48
°-Action-°

Apparemment il n'y avait pas que moi qui trouvais que l'attitude de mon adversaire était trop poussée et bien perverse. Certes, j'étais rouge de honte, mais cela disparaissait au fur et à mesure. Les spectateurs accompagnèrent ma haine dans des cris de stupéfactions. Le chinois n'en perdit pas son sang froid et continua. Un seul mouvement et sa lame me coupaient les hanches. C'est sûr il la maîtrisait mieux que je ne l'aurais pensé. L'homme ours sauva la mise de mon ennemi quand il vint se prendre à sa place un lingot d'or. Je ne fus étonnée que quelques secondes par ce genre de projectile. C'était bien là l'objet le plus courant de tous Kasinopolis, du moins de ce que j'en avais vu.
Je ne suivais aucun des combat, sûr et certaine que le dédoubleur à capuche et l'homme aux cheveux blancs se débrouillerait bien sans moi. Et pourtant, l'un des deux, je ne pus voir lequel dans le feu de l'action intervint. Le vieux bougea brusquement son arme, j'esquivais à temps. Par apport à lui, je n'avais aucune séquelle sauf peut-être mon haut à moitié déchiré laissant une ouverture béante sur mes côtes intactes. Cependant lui n'avait qu'une simple blessure à la tête. Franchement je n'avais rien suivi, mais je savais qu'il fallait un jour, je veux dire une nuit que je remercie un des deux voyageurs.
Chaque combat prenait de l'ampleur, maintenant chacun connaissait pouvoir et peut-être bien faiblesse de son adversaire. Sauf moi, non je ne m'étais pas révélé. Mon pouvoir étant dans un premier temps défensif j'avais préféré nier son existence. Les gens dans la foule me hélaient pour que je montre à ce vieux pervers de quoi j'étais capable et pourtant… Même le garçon à la capuche que j'avais soutenue au début ne connaissait pas l'ombre de mes invocations. Je ne m'attendais pas non plus à ce que chacun soit surpris et étonnée de mon pouvoir. Bien que cette peur des échecs ne soit pas réputée dans tous les continents, j'étais consciente de ne pas être la seule à le maîtriser.
Le vieux se tourna vers moi, son sourire effacée. Chaque duel avait repris son cours, sauf le nôtre. Il me lançait des regards que je sentais plein d'insulte. Je n'y fis pas attention, m'époussetant d'abords. Je remontais mon décolleté, attrapa délicatement le chouchou attaché à mon poignet et m'attacha les cheveux en queue-de-cheval haute. A part ma frange, aucune mèche n'était susceptible de me gêner pendant le combat qui allait suivre. J'avais l'air d'une vraie espionne, mes habits collés au corps accentué ce côté-là, mais mon regard enfantin et mon attitude trahissait ma simple existence d'étudiante.
Le vieux, incapable ou lui aussi niant ses pouvoirs, continua la danse grotesque de son arme délavée. J'esquivais avec aisance comme auparavant. Désespérer par ce manque d'imagination de sa part et de la mienne j'aurais préféré qu'il m'enfonce directement l'arme dans l'abdomen. Ce qu'il tenta de faire en pointant brusquement son arme sur mon ventre. Je reculais instinctivement. Il poussa une injure chinoise avec son accent si hilarant que j'en oubliais l'action. Il recommença à plusieurs reprises. Je reculais, jusqu'à me heurter contre le mur du bâtiment le plus proche, c'était donc ça son but. Heureusement, dans ce genre de cas, mon pouvoir était pratique.
Avant qu'il n'arrive avec sa lance en poussant un cri typiquement asiatique, je fermis les yeux, visualisa la pièce. En un instant un pion vint se placer devant moi. La lame plus tranchante que je ne l'aurais cru transperça sans aucune difficulté, ce qui, je me dois de l'avouer, m'effraya. L'ours, Cuirette et lui avait un niveau assez élevée seul le blanc et capuche pouvait les battre assez facilement. Mais moi je n'étais que novice dans ce monde. Soit je perdais, soit ce combat ne serait pas de tout repos. Ecoutez, tant que ça ne nuit pas à mon emploi du temps de demain et que je ne déçois pas mon groupe une fois de plus tant pis.
Les spectateurs poussèrent des petits cris d'étonnement et se posèrent des tas de questions, incapable de déterminer avec intelligence ce qui se plaçait devant moi. La pièce disparut, "morte" sur le coup. Le vieux s'arrêta et regarda le haut de son arme. Pour cela il du se mettre sur la pointe des pieds. Soudainement ses yeux devinrent plus bridés qu'il ne l'était et ses sourcils laissèrent sur son visage des traits de colère. Je regardais alors comme lui son arme. Une longue fissure la traversait, la lame était abîmée, mais toujours aussi coupante.
Apparemment, le chinois n'aimait pas qu'on salisse sa chère lance. Il s'énerva ce qui me rappela vaguement ma mère quand je ne rangeais pas ma chambre. Emporter dans sa colère son arme bougea dans tous les sens, j'eu beaucoup de peine à l'esquiver, et un autre de mes pions perdus la "vie" pour cette nuit. Je commençais à fatiguer, mais la volonté de vouloir des excuses me poussa à rester sur mes deux pieds. Et puis quoi encore on ne traite pas sans savoir et l'on ne déshabille pas en public sans excuse, où vont les chinois !?
Je fis attention à ne pas succomber à la colère, le vieux lui tapait le sol avec tant de force qu'il créa des fissures dans le béton. Je tentais de me concentrer, un pion apparut alors derrière lui. Sous l'effet de ses sentiments, il se retourna en pensant que ce fut moi. J'en profitait pour courir vers lui et tenter un petit coup, je n'eut le temps que de lui donner un coup fatal pour son engin favorie, mais je suis sûre que celui-ci était aussi bridé que le reste. Je m'en sortis avec une coupure bien droite sur ma joue d'enfant. Le coup que je lui avais donné lui donnait une allure de marche ressemblant à celle d'un canard, mais ses poignet continuait à manier l'arme maladroitement. Il avançait vers moi, de mon côté j'avais un pion noir près à agir dès qu'il arriverait. Je n'eus que deux mots à dire avant la suite des évènements si encore on peut appelé ça comme des mots.

" Oh oh ! ".
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Takeshi Satoru
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Mar 28 Déc 2010 - 23:03
L'être humain ... Une espèce tellement intéressante. Si l'on prends du recul et que l'on observe ses semblables, on constate de nombreuses choses ... Des imperfections toutes plus grosses que les autres. La cupidité, la lâcheté, la médisance ... Cette foule témoignait de tous ces défauts, de tous ces pêchés. Ils parlaient, riaient, avaient réponse à tout. Si on se fiait à ce que chacun disait, le combat serait déjà fini. Des commentaires à base de "moi j'aurais fait ..." et pourtant, personne n'osait s'avancer dans le combat. Cela s'appuya encore plus, lorsque le voyageur d'où était issue toute cette agitation proposa une somme plutôt confortable contre une aide physique. Parmi ces dizaines de personnes, seule une se proposa. Était-ce une personne avide attirée par l’appât du gain ? Cédait il à la tentation d'un combat sauvage ? Un sens de la justice inexistant couplé à un courage hors normes ? Ou bien simplement de l'inconscience pure ? Ces questions resteront sans réponses, pour la simple et bonne raison que Satoru ne s'attardera pas à aller le demander au fou ayant eu la non présence d'esprit de l'aider dans son oeuvre. Une oeuvre dont on ne pourrait vanter les valeurs, après tout le jeune capuché n'était pas ici pour qu'on le baigne de louanges. La reconnaissance du peuple ? Cela ne lui apporte rien, pourquoi s'en préoccuper ? La dernière fois qu'il a sauvé des gens, risquant sa vie face à des chevaliers semblant venir tout droit des enfers, il n'eut aucune reconnaissance, pas même un simple remerciement. Bon il faut avouer qu'il avait maltraité quelques vieux auparavant, qu'il avait détruit une maison et qu'il ne s'était battu dans l'unique but de sauver ses miches, mais ça n'exclue pas le fait qu'il ait débarrassé les contrées de ces chevaliers infernaux. Enfin, voilà en partie pourquoi maintenant notre héros n'agit plus comme tel, mais plutôt comme un enfoiré ne pensant qu'à sa gueule. Cela n'allait pas aussi loin bien entendu, il accordait sa confiance à autrui lorsqu'il la méritait, ou encore s'inquiétait du sort de quelques personnes autres que lui, cela ne s'appliquait juste plus aux inconnus et au peuple. Par exemple, le bretteur blanc et la gamine à moitié nue l’intéressaient fortement -sans idées mal placées-, il se démènerait donc pour éviter de les voir mourir ce soir.

Enfin, passons cette description des sentiments actuels de notre protagoniste principal pour nous occuper de ses actions. Rappelons le dernier épisode, l'encapuchonné avait enrôlé un homme avec un début d'afro pour combattre à ses côtés, en profitant pour connaître son identité il le dédoubla. Notre cher Afro n'était donc plus seul, il était accompagné de deux copies de lui même. Pourquoi avoir fait ça ? Hé bien, notre héros avait une stratégie bien précise. Les clones se lancèrent à l'assaut, suivis de près par l'homme original. Ils fonçaient tous les trois n'importe comment, simplement les poings serrés, sans aucune technique ou quoi que ce soit. Pourquoi ? Hé bien, l'original n'avait pas de techniques de combat à proprement parlé, il fonçait dans le tas. Pour pas que l'ennemi ne remarque de différence entre le vrai et les copies, ces dernières bougeaient exactement comme lui. C'est ainsi que, ne laissant même pas quelques secondes de répit au fétichiste du cuir, se relevant à peine de sa chute d'auparavant -on en prends du temps à se remettre d'un lingot dans la tronche quand même-, il devait déjà essuyer un nouvel assaut. Les coups partaient assez rapidement, même si leurs trajectoires étaient plutôt simple. Cuir-man avait un avantage net, usant de toute sa rapidité et son agilité pour esquiver les poings et les jambes se dirigeant vers son corps. C'était assez simple au début, mais après s'être fait encerclé, il avait un peu plus de peine ... Les coups pleuvaient de tous les côtés, sans son sens de l'esquive hors du commun, il serait déjà mort. Il avait l'avantage de la technique, ses agresseurs avaient celui du nombre. La supériorité numérique est toujours plus intéressante dans un combat au corps à corps. Les agresseurs n'avaient certes pas une forme physique extraordinaire, mais ils étaient trois, et dans tous les cas ils se fatiguaient trois fois moins vite que Monsieur Latex. Ce dernier commençait d'ailleurs à fatiguer, quelques minutes de rixes étaient déjà passées, sans que les coups ne cessent de pleuvoir. Pourquoi ne contrait il pas ? S'il en contraint un, il était à la merci des deux autres. Il avait besoin d'une ouverture, quelques secondes lui permettant de neutraliser les trois à la fois ... Car il galérait de plus en plus, les secondes semblaient devenir des minutes, l'échange s’éternisait, son souffle se coupait ... Il avait perdu un peu de son agilité et sa rapidité en avait pris un coup elle aussi, quelques coups vinrent d'ailleurs le toucher, sans le blesser méchamment, mais le déstabilisant tout de même un minimum. Cela dura quelques minutes, jusqu'à ce qu'un évènement plutôt inattendu vint briser cette harmonie, si on peut appeler ça ainsi bien sûr.

Il avait pété un câble ? Un spasme incontrôlé peut être ? En tous cas, l'asiatique fou avait subitement décidé de frapper le sol de toutes ses forces, à un endroit vide bien entendu, tenter une attaque contre quelqu'un aurait été tellement moins logique. En tous cas, le cratère qu'il créa et l'onde de choc s'en échappant témoignaient que le tout n'était pas de la gonflette, ce qui aurait été préférable me direz vous. En tous cas, la secousse provoquée ne manqua pas de déstabiliser la scène de la précédente rixe, les clones perdirent l'équilibre, suivit du vrai Afro-Man. Ils réussirent tous trois à se rattraper, mais ces quelques secondes étaient suffisantes ... Le fétichiste pivota sur sa jambe, envoya sa paume se cogner contre le torse de l'un de ses agresseurs, l'envoyant s'asseoir sur le sol quelques mètres plus loin. Il continua sa rotation, dégainant l'une de ses dagues et la plaçant collée à la gorge de l'un de ses adversaires. Sa seconde main s'ouvrit face à visage du dernier protagoniste, des dizaines de lanières de cuir sortirent des manches et s'enroulèrent autour du cou de ce dernier, l'étranglant à moitié. L'étreinte se faisait de plus en plus prononcée, et les pointes de la dague s'enfonçaient légèrement dans la gorge de l'autre, faisant perler quelques légères gouttes de sang. Celui menacé par l'arme tenta tant bien que mal de sortir quelques sons de sa gorge.

" Je suis pas l'un de ces clones ... Je suis innocent, il m'a manipulé ... "

La dague s'éloignait petit à petit, en même temps que le fétichiste remarquait sa faute. L'autre étranglé réussit par tous les efforts possible à affirmer que c'était lui le vrai, et non pas l'autre. Le doute s'installa dans l'esprit de celui qui les tenait en laisse. Un doute qui s'intensifia une fois que le dernier, plusieurs mètres plus loin affirma encore la même chose ... Il avait beau réfléchir, il ne savait plus lequel était le vrai, les trois s'étant mélangé tant de fois. Une chose était sûre, l'un des trois disait la vérité, les deux autres se jouaient de lui. Il ne savait plus quoi faire, son coeur battait la chamade, son esprit se troublait plus à chaque seconde, embrumé par des questions se multipliant de plus en plus rapidement. Son sens de la justice était trop grand, il ne pouvait ôter la vie aux trois, tout en condamnant un innocent. Mais en même temps, comment savoir lequel était le vrai ? C'est à ce moment que le plan de Satoru se dévoila. C'était un jeu de double manipulation à vrai dire. D'abord, il fallait réussir à envoyer un simple passant au combat. Le clonant, l'assaut ne serait pas très puissant. Mais la partie intéressante était arrivée ... La seconde manipulation, celle du fétichiste. Ce dernier avait clairement affiché qu'il était quelqu'un de droit et de juste auparavant, profitant de cela, l'esprit fourbe de notre héros concocta ce plan : il n'attaquerait pas un innocent. Alors pourquoi pas en profiter ? Ce plan était on ne peut plus simple, mais diablement efficace. Le contrôleur du cuir lâcha ses deux prises, ne sachant pas lesquelles représentaient ses vraies cibles, ce risque était trop grand pour lui, éteindre la vie d'un rêveur innocent et inconscient était au dessus de ses moyens. Une preuve de plus quant à sa faiblesse d'esprit. Satoru lui ne se serait pas posé de questions, il en aurait buté deux. Il avait une chance sur trois de buter l'innocent, si c'était le cas tant pis, sinon tant mieux. Aussi simple et rudimentaire que ça. Revenons en d'ailleurs aux agresseurs qui, profitant du dépit de leur cible se jetèrent à nouveau sur lui. Cette fois, le rouer de coups s'avérait beaucoup plus simple. Désormais les occasions de contre attaque étaient également plus grande, mais il ne fit rien, se contentant de simplement esquiver. Finalement, les assaillant avaient un net avantage désormais. Cuir man se faisait de plus en plus amocher, peinant à esquiver, son esprit n'étant plus si concentré qu'auparavant. Puis, deux des agresseurs disparurent dans un *Pouf* et un léger nuage de fumée, ne laissant que le passant original. ce dernier ne possédait ni les traces de la dague, ni les traces d'étranglement, il ne faisait donc pas partie des clones ... Constatant cela, une marée de regrets vint immerger toutes ses pensées, si seulement il les avait achevés, de toutes façons aucun des deux qu'il était sur le point d'achever auparavant n'étaient vrais. La colère montait en lui, on s'était joué de lui, conscient de cela il ne pouvait l'accepter. En attendant, le vrai mec à l'afro se releva rapidement pour se barrer d'ici vite fait. Notre adepte du latex regarda partout autour de lui, cherchant désespérément l'auteur de cette ruse. Il n'était nulle part. Puis un cri résonna, permettant sûrement à toute la cité d'en profiter. Un hurlement balancé à pleins poumons, plein d'entrain et de fierté.

" Yaaaa-Haaaaaa !!!! "

Ce son ... Il venait du haut. Relevant la tête, le contrôleur eu à peine le temps d'apercevoir Satoru tomber des cieux. Il n'avait pas le temps d'esquiver, seules quelques lanières de cuir eurent le temps de se placer entre le talon de notre héros et le visage du voyageur visé. L'attaque fit mouche ... Un bon vieux coup de pied marteau, atterrissant pile poil dans la face de l'ennemi. Poussant sa jambe vers le bas, additionnant cette force à l'énorme élan qu'il avait, le corps entier de son adversaire fut envoyé vers le sol, s'éclatant littéralement contre ce dernier. Sur n'importe quel jeu vidéo serait inscrit un magnifique "Two hits combo" de lettres de feu. Et pour cause ... Déjà que l'impact entre la mâchoire et le talon devait être douloureuse, ne parlons même pas de la rencontre avec le bitume ... Ce dernier s'était même fissuré, c'est pour dire. Alors, la question que vous vous posez sûrement est : mais d'où il vient ? Revenons quelques minutes en arrière ... A ce moment, les clones et Afro-man se lancent à l'assaut, et à ce moment, plus personne ne fait attention au vrai Satoru ... Encore une partie de son plan, décidément il est assez compliqué. Profitant de ces quelques minutes pendant lesquelles il serait en théorie tranquille, il se dépêcha d'entre dans l'un des bâtiments environnants. Une fois ceci fait, il monta les marche quatre à quatre. Il le sentait, ses clones existaient encore, le combat faisait donc encore rage. Quelques minutes plus tard, correspondant au moment où le chinois frappa le sol, Satoru arriva sur le toit du dit immeuble. Il était à une centaine de mètres du sol, une distance raisonnable, pas trop haut, mais pas trop bas non plus ... Observant le combat quelques minutes, du moins comme il le pouvait, il aperçut ses clones tabasser leur cible. C'est pile à ce moment qu'il sauta, se lançant dans le vide. Il n'avait pas le droit à l'erreur, s'il se ratait, il était mort, ou gravement blessé, dans tous les cas il ne pouvait pas continuer le combat. C'était un énorme risque, risque qu'il encourut avec grand plaisir, il était comme ça, il aimait les risques, joueur dans l'âme ... Il se laissait chuter, s'approchant dangereusement du sol. A une trentaine de mètres de ce dernier, il fit disparaître les clones. A une vingtaine de mètres, il exécuta un flip avant, pour envoyer son attaque. La suite, vous la connaissez ...

Durant ces dix dernières minutes, on va pas se mentir, notre héros a bien latté son adversaire. ce dernier se leva d'ailleurs, difficilement. Ses yeux étaient emplis de rouge, ses veines gonflées montrant sa haine grandissante. Il ne faisait plus les choses à moitié, il avait dégainé ses deux dagues, et une couche de cuir non négligeable recouvrait ses bras ainsi que la majeur partie de son visage. Il était pas content ... Et c'est à ce moment que le combat devenait sérieux. Le fétichiste ne voulait plus se battre pour mettre sa cible hors d'état de nuire non, maintenant il voulait la voir mourir ... La haine emplissant un être si plein de compassion et de justice était plutôt inhabituelle. Mais que voulez vous, personne n'est parfait. nous en revenons donc à la conclusion du départ, l'être humain est vraiment une espèce intéressante ...
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Mer 29 Déc 2010 - 21:00
Lui aurait-on dit que, en se couchant cette nuit, il serait engagé dans pareil combat, que sans doute l'Aveugle ne l'aurait pas cru. Après tout, Dreamland ne lui avait offert que quelques voyageurs sans éclats, et pour une fois, il affrontait quelqu'un de son niveau. Non, ce n'était pas effrayant, et à vrai dire, cela l'amusait. Même si son visage n'affichait pas de sourir, on pouvait constater le léger tremblement de sa main, les battements emballés de son coeur, et sa respiration quelque peu haletante qui trahissait l'excitation de son corps. Comme tout bon bretteur, il savait reconnaître la valeur d'un autre épéiste, et le choc de leurs épées vibraient encore dans son corps. Lui même était surpris de cette chaleur qui montait en lui, de cette légère frénésie qui envahissait ses membres : Son corps voulait de ce combat.

Son adversaire semblait ressentir la même chose, bien que lui ne cherchait pas du tout à le cacher. Un sourire dément déformait le visage de l'ourson, lui donnant ce rien de folie qui effraie les néophytes. Déjà, il reprenait sa course, sauf que cette fois ses mouvements avaient changé. Avant, on pouvait discerner tactique et stratégie, mais désormais, seul l’instinct animal reignait sur la scène. Fonçant la tête la première, l'homme peluche arriva avec fracas sur le fourreau de Saylen, obligeant même ce dernier à reculer sous la force de l'impact. Leur regard se croisait, mais se sourire si plein d'envie effrayait, et notre héros se dépêcha de repousser l'assaillant, même si ce dernier enchaîna déjà les assauts. Alors que, précédemment, le Sabre blanc n'avait eu aucun mal à contrer la vitesse de sa proie, désormais il peinait à suivre le rythme. Une violente douleur au bras venait confirmer cela, et déjà une teinte rougeâtre apparaissait sur le membre gauche de l'homme. Et ben, une entaille au visage contre une entaille au bras, égalité? Mouai, on pouvait le dire ainsi, quoiqu'il en soit cela prouvait quelque chose : Il pouvait perdre. Le Johns venait d'en avoir la preuve, la moindre erreur le dirigera vers la défaite, il devait donc se donner à fond. Il n'avait plus le temps de se préocuper des autres, et quand bien même remarqua t'il que la demoiselle était acculée à un mur, il ne pouvait non plus s'en soucier. Son instinc chevaleresque l'avait plongé dans un combat, et son orgueil lui avait permis de sous estimer ses adversaires, désormais, il en payait le prix. L'homme ours se lançait dans un dernier assaut, mais cette fois le Sabre blanc prit le devant, et il plongea dans l'attaque de l'ennemi, si bien que le fourreau noirâtre bloqua la sortie des deux sabre, qui ne purent alors être dégainé. Profitant de l'occasion, l'albinos imprima son pied droit dans la tête du barbare. Bien sûr, cela ne pouvait le blesser, mais ça vait au moins le mérite de le repousser. Profitant du répis, Saylen arracha sa manche préalablement trancher par le sabre, et utilisa le tissu pour panser sa plaie. Pour l'instant, il avait juste besoin de stopper l’hémorragie, histoire de pouvoir continuer le combat sans craindre de perdre tout son sang.


"Ramène toi peluche."

Oui, lui d'ordinaire qui se couvrait d'une certaine retenue, venait de lâcher son instinct. L'aspect du Lord avait changé du tout au tout. Il n'avait plus un visage sans émotion, puisqu'un sourire en coin tachait son impassibilité. l'écart entre ses deux jambes s'ouvrit quelque peu, et ses genoux qui étaient alors bien droit, se plièrent, lui donnant un air de fauve. Oui, il en avait assez d'être une proie, et désormais il deviendra un chasseur. En réponse à sa provocation, le shinigami se contenta d'un rire sadique, et fonça à nouveau, la tête la première. Cette fois, il n'allait pas s'en sortir si aisément, et déjà le Sabre blanc sortit de son fourreau. Il n'y avait plus le bruit grave des katanas contre le fourreau, mais bien le choc cristalin de lames qui s'entrechoquent. Bloquant l'arme légendaire avec une de ses lames, l'ourson continua son assaut, mais son autre arme fut contrer par le fourreau de jade.

"Tout doux l'ourson."

Saylen bondit, se mettant hors d'atteinte de son ennemi, puis balança son fourreau sur ce dernier. La trajectoire était certes parfaite, mais pareil projectile ne pouvait pas faire énormément de dégât, et se contentant d'esquiver, l'homme en noir reprit sa course. Il semblait troubler, et il y avait de quoi, puisque notre héros faisait tournoyer son sabre. Au début, cela ne produisait rien, sinon le son quelque peu strident de l'acier sur le vent, puis la chose se mit à briller. La lueur se transforma en brasier, un brasier fait de pureté, de Blanc, de Lumière. N'avaient-ils pas décider d'être sérieux? Oui, et ben voici le pourquoi du surnom "Sabre Blanc". Ce bout de métal était l'alégorie de la Lumière, et en tant que telle, il irradiait de multiples photons, interdisant à quiconque de regarder son immaculée blancheur.
L'homme ours était troublé, car bien qu'il eut déjà été confronté à cela (rappelez vous le flash lumineux), que pouvait-il faire s'il ne pouvait même pas regarder son ennemi? D'ailleurs il ne dut qu'à son instinc de parer la lame qui ne tarda pas à l'assailler. Les rôles s'étaient inverser, et l'homme qui avant se complaisait à défendre, passait désormais à l'attaque.

Il n'y avait pas une différence énorme entre les deux belligérants, et si l'on comparait leur capacité intrinsèque, la vitesse de monsieur ours dépassait sans conteste celle de Saylen. Toutefois ce dernier avait l'avantage de son pouvoir, oui, lui l'aveugle maniait, par son arme, la lumière. Ainsi, lorsqu'il se retrouvait confronter à un bretteur qui dépend de sa vue, la solution était évidente. L'éclat du Sabre blanc n'était pas suffisament puissant pour totalement aveuglé l'autre, si bien qu'il arrivait encore à parer les attaques... mais pour combien de temps. Les assauts du shikendo étaient basés sur la précision, et la technicité. il ne s'agissait pas là d'ensevelir son ennemi sous une pluie de coups, mais de frapper au bon moment, au bon endroit. Ainsi sans cesser de faire tourner sa lame, Saylen tournait autour de sa cible, lui donnant ci et là des coups plein de force et de finesse. Le public ne semblait pas séduit par l'assaut, et comment le serait-il? La lumière éclatante l'empéchait de discerner clairement les actions des belligérants. D'ailleurs, les alliés de la "lambe ambulante" devait eux aussi être géné par la luminescence, mais qu'importe? Son but, actuellement, son seul but était de vaincre ce bretteur. Abattant une nouvelle fois sa lame, il fut de nouveau parer, mais déjà son pied pris appui sur la tête en peluche, lui permettant de s'élancer dans les airs. Sa lame ne cessait de briller, et cela couplé à l'action du soleil rendait la scène quelque peu épique.


"Ce fut plaisant..."

Oui, l'affrontement approchait de la fin, et alors que l'épée cessa de briller, son propriétaire trancha l'air. Deux traits bleutés formaient une sorte de croix, qui, avide de sang, se dirigea vers l'homme ours. Se dernier était quelque peu haletant, car après tout, il était humain. Bien sûr, il opposa ses lames à la croix effilée, sauf que le danger n'était pas là. A coté de cela, les sandales en bois du Lord touchèrent discrètement le sol, et l'élégant fila vers sa proie. Ce dernier ne remarqua que trop tard le supterfuge, et une lame blanchâtre transperça son torse. Oui, c'était bien du sang qui s'écoulait le long de la lame, mais bien que le liquide vitale s'échappait, l'inconnu baissa la tête. Le sourire dément qui déformait précédemment la tête d'ourson avait disparu, et à la place une mine triste s'afficha. Les deux katanas restèrent un moment dans les airs, puis, lentement mais surement, s'abattait. Leur trajectoire était évidente, mais à cette distance... pouvaient-ils manquer leur cible? Déjà Saylen retirait son sabre du corps mourrant, ce qui eut pour effet d'envoyer un flot de sang sur ses vêtements. Mais qui s'en foutait? Il devait fuir, fuir ses lames mortuaires qui s'abbataient sur lui, fuir... ou mourir. Son visage taché de sang n'affichait plus aucune excitation, non, seule la peur reignait désormais. Il était évident qu'il n'avait aucune chance d'éviter les katanas, et pourtant il espérait, il voulait. NON, il ne pouvait mourir ici, il ne voulait pas... Le temps semblait s'être geler, et c'est au ralenti que le condamné vit le fil aiguisé des lames se rapprocher de
son visage. Non, sérieusement, était-ce la fin? Lui qui révait de légendes, Lui qui avait retrouvé espoir dans ce monde, serait-il ainsi renvoyé à sa pitoyable existance?


*MAIS BORDEL, NONNNN!*

Spoiler:
 
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MessageSujet: La loi d'la jungle ! Jeu 30 Déc 2010 - 18:07
°- Mort ? -°

Chacun de nous avait avancé dans son combat ce qui faisait que nous ne pouvions plus intervenir dans un duel ou l'autre, c'était chacun pour soi au désarroi de chacun. Le jeune homme à la capuche qui avait déclenché ce magnifique chaos se débrouillait, on ne peut mieux, de même pour l'homme aux cheveux blancs. De mon côté, le vieux s'avançait toujours vers moi tant bien que mal, ce qui me laissa le temps d'analyser l'évolution de mes nouvelles connaissances. Le dédoubleur souriait toujours avec entrain et son adversaire avait atteint tout comme le mien, la colère. Celui au sabre dansait avec l'ours sans pour autant sortir son arme.
Je retournais alors à mon homme, le souffle régulier à présent. Avec le plus d'agilité possible je m'aidai du mur froid sur lequel je m'étais appuyé pour faire un petit saut et me dégager. Je me tenais droite devant lui en essayant de penser le moins possible à mon accoutrement qui, à mon goût, était toujours aussi dénudée. Lui aussi se remit droit, sans pour autant atteindre ma taille. Le coup que je lui avais donné était passé et sa coupure qu'il m'avait infligée ne me piquais plus comme avant. Peut-être pensez vous que je ne suis point courageuse et tout le reste, mais je ne suis qu'une humaine après tout et à moins de se battre avec un micro je n'avais rien fait de mieux que cette nuit. Je n'avais pas le sens du combat et donc pas l'habitude de ce genre de petite blessure qui devait passer en second plan.
Les spectateurs ne me regardaient plus, ce qui me rendit beaucoup plus à l'aise, après tout, le niveau des deux hommes étant bien plus élevés que le mien, il n'y avait rien à voir de mon côté. Cependant, j'avais eu de la chance de m'être confronté au plus faible du groupe que formaient cuirette et l'ours en plus du chinois. Il reprit sa danse grotesque, mais cette fois ci en tentant de me toucher plutôt que de détruire sol. Une lumière aveuglante mit en pause notre combat, je ne cherchais pas d'où cela pouvait-il provenir, je pensais plutôt à le remercier de cette diversion. En silence je me faufilais dans le public et leur fit signe de nier ma présence. Ils obéirent, certains sifflant d'autres regardant ailleurs.
Ce petit plan, ni intelligent, ni stratégique ou quoi que ce soit, me permettait de réfléchir à, justement, un plan. L'échiquier s'offrait à moi, toujours les mêmes pièces qui se détachaient des autres. Les pions ne me servaient à rien, à part me mettre en jeu. Il ne me restait donc que les cavaliers, deux seulement et je ne voulais pas terminer avec un bras en moins comme la nuit dernière. Alors que je m'apprêtais à appeler l'un de mes chevaux, un mauvais pressentiment m'enveloppa.
Le bleu ! Euh… Le blanc ! Il avait enfin réussi à mettre un terme a la peluche polyvalente d'un coup de sabre lumineux dans le ventre. Fini Deamland pour lui. Mais, ce n'était pas ça qui m'avait alerté, l'ours pouvait mourir autant de fois qu'il le voulait je n'en aurait rien à battre, proprement dit. C'est l'homme qui paraissait si fort, deux épées tombaient doucement sur lui… Enfin doucement. Quand on a pas envie de voir mourir une personne, la scène qui pourrait être tragique était toujours au ralentis. Soit pour qu'on ait le temps de le ou la voir une dernière fois ou bien pour nous faire souffrir un peu plus. Bien que ce ne soit qu'une première mort, l'homme au sabre promettait de grande chose pour le monde des rêves, non, il ne devait en aucun cas mourir.
Je n'avais pas le temps de me mettre à sa place, de toute façon je n'en avais pas vraiment envie. Mais, par réflexe mental, un pion noir apparut dans les airs tentant d'arrêter les katanas. Rien n'y fit, c'était trop rapide. Je ne pu d'ailleurs pas m'en occuper plus, le chinois m'avait retrouvé, et je n'avais pas eu le temps de créer un plan. Je me concentrai alors sur mon adversaire, c'était le plus important pour le moment, quant on se sera débarrassé de chacun, l'homme blanc sera notre seul sujet de conversation.
Le pion qui avait tenté de sauver mister sabre sous mes ordres disparut laissant place, un peu plus loin, à un magnifique cheval noir taillé dans une pierre légère. Encore une fois, seule sa tête cassait tout le charme. Il galopa le plus vite qu'il pu vers moi. Je couru aussi pour faire avancer les choses, avec aisance je grimpai sur sa selle et attrapa son épée. Le chinois, le rouge aux yeux, s'avançait une nouvelle fois vers moi et donna de nombreux coups, par-ci par-là. Je les arrêtais en tenant avec mes deux mains l'arme. Ça ne servait à rien d'être sur mon canasson. Je descendis alors, manquant de me retrouver face contre le béton. Avant de me relever j'eu le droit à un coup violent sur l'épaule, la lame du chinois avait heurter mes os par un pur hasard, il en fut tout fier d'ailleurs. Le sang coulait, je me pinçais les lèvres pour oublier, pensant à contrecœur, que l'homme aux cheveux blancs devait vivre quelque chose de pire si encore il était vivant.

Le combat maîtresse, le combat. Concentrez vous.

Je jetais un regard au cavalier pour lui faire comprendre que je faisais de mon mieux. Je lui ordonnais alors de passer sur le côté. Il m'obéit. Le problème était que le temps qu'il arrive derrière le vieux, je devais arrêter pendant plus de cinq minutes les attaques de mon ennemi. Heureusement pour moi, les forces des deux armes étaient égales, mais la mienne était dix fois plus petite que sa lance. Il ne bougeait pas, se contentant de bouger ses bras musclés, tandis que moi je me mouvais de tout côté en arrêtant ses coups maladroitement. Oui l'escrime avec une guitare, ça n'existe pas, je n'ai aucune connaissance de ce côté-là. Je visualisais rapidement mon invocation, dans deux minutes il aurait enfin atteint son but, plus qu'à prier pour que le vieux ne le remarque pas.
Une deuxième fissure se créa sur mon cou, faisant jaillir mon sang, mais peu cette fois-ci. Je commençais, malgré ma volonté à fatigué, mes jambes tremblaient. Le cavalier avait enfin atteint sa cible, il m'envoya une onde d'interrogation, je lui répondit pas des images claire ce que j'attendais de lui. Sans plus attendre il se leva sur ses deux postérieurs. Mon adversaire se retourna en lâchant son arme, effrayé par le cri du cavalier, qui n'était qu'un simple hennissement de cheval après tout.
Alors que toute personne sensée aurait regardé en haut pour voir les sabots de pierre arriver sur sa tête, celui ci, peut-être à cause de sa petite taille, chercha de tout côté d'où cela pouvait-il venir. Quant il se reçut les pieds conçus pour ce genre de chose de mon étalon il s'affala contre le sol, bien sonné. Bon sang ce que ce chinois pouvait avoir le Sud au cul ! (sudoku…)
Je m'approchais de lui, portant une main à mon épaule et traînant l'épée de pierre de l'autre. Il se releva, complètement à l'Ouest. Enfin à son niveau je rassemblai mes dernières forces et leva mon arme. Une larme apparut sur le visage bridé de l'homme et tenta de se trouvait un chemin parmi les rides. Alors que la lame en pierre allait le toucher il disparut soudainement. L'arme frappa les bétons créant une fissure dans le sol. Il s'était réveillé… Son arme elle aussi avait disparu. Je me retrouvais belle et bien seule en train de tuer du béton. Je jetais mon arme avec frustration sur le sol puis remercia mon invocation avant de la renvoyer avec les autres.

Est ce que l'homme blanc était-il toujours vivant ?

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Takeshi Satoru
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Jeu 6 Jan 2011 - 20:36
Le combat prenait une tournure pour le moins intéressante. Le groupe de voyageurs mené par fétichiste-man était plutôt mal en point. Le gros asiatique s'était réveillé de justesse, évitant de peu de perdre son statut de voyageur à tout jamais. Tête d'ours quant à lui était actuellement transpercé d'une lame, son voyage s'arrêtait ici ... Mais il semblait vouloir attirer son adversaire avec lui dans les bras de la mort. Satoru voyait très bien les lames du bretteur se diriger droit vers le visage de son compagnon de fortune, mais que pouvait il bien faire ? Il n'avait rien à lancer, et était facilement à une cinquantaine de mètres de l'action : son camarade allait devoir se débrouiller. En même temps, notre héros livrait sa propre bataille. Rappelons l'épisode précédent, l'adversaire de notre jeune homme à la capuche s'était fait respectivement : manipulé, tabassé et humilié. Maintenant il était pas content, c'est le moins qu'on puisse dire ... Du sang perlait de sa tempe, souillant ses joues pour atterrir sur le sol. Cela ressemblait presque à des larmes malsaines, reflétant la haine que ressentait le jeune homme. Sa respiration s'accélérait au rythme des battements de son coeur résonnant dans tout son corps, approvisionnant ce dernier en sang bouillonnant. Maintenant il n'était guidé que par une seule chose : son instinct animal. Il voulait tuer, un voile de sang aveuglant sa conscience auparavant si pleine de sens et de justice. Ses armes à la main, la lame de cette dernière tournoyait, à la manière d'une tronçonneuse. C'était véritablement une arme conçue pour donner la mort ... Cela expliquerait pourquoi il ne l'avait pas sortie jusqu'ici, n'ayant eu qu'à se défendre. Désormais il pensait comme notre héros : sa meilleure défense était son attaque. Manger ou être manger, simplement cette loi si rudimentaire qu'est celle de la jungle ... L'éthique et autres idéologies de ce genre n'ont qu'à bien se tenir, dans de tels moments, seul l'instinct de survie primaire subsiste. Il n'y a plus de bien, plus de mal, aucune distinction, juste vos muscles qui se tendent sous l'effet de la pression, vos dents qui se serrent, vos yeux qui noircissent ...

L'assaut final était sonné. Le contrôleur du cuir serrait de toutes ses forces le manche de ses armes, l'invocateur de clones lui serrait ses poings. Ils en étaient tous deux conscients, la nuit prochaine seul l'un d'entre eux pourra à nouveau arpenter Dreamland, l'autre sera condamné à vivre une vie banale dans la vie réelle. L'enjeu était bien plus grand pour Satoru, qui lui n'avait aucune garantie de se réveiller. Et si il restait pour toujours dans le coma ? C'est similaire à une vraie mort ... Poussé par un instinct de survie encore plus poussé que celui de son adversaire, Satoru se préparait. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus utilisé tout son potentiel dans un combat, en même temps il n'avait plus rien à perdre ... En un éclair, son adversaire s'élança vers lui, ne laissant derrière lui qu'un nuage de poussière. L'attaque avait débutée ... Le bruit des dagues virevoltant dans le vent, cherchant à trancher une artère se confondaient avec les bruits sourds significatifs des coups donnés par le cloneur pour bloquer les membres de son adversaire. Leur rapidité et leur agilité était la même à présent, ils disposaient également d'à peu près la même réserve d'énergie. Une seule chose les différenciaient : l'un était armé. Et cela lui donnait un avantage clair par rapport à l'autre n'ayant que son corps comme arme. Enfin cela n'était pas tout à fait vrai ... Souvenez vous, le début de l'histoire, la Javeline gagnée par Satoru. C'était bel et bien une arme me direz vous. Mais un gros problème subsiste; il n'excèle en aucun cas dans le maniement d'une telle arme, au contraire il ne s'est jamais battu avec. La dégainer maintenant serait un suicide, il valait mieux continuer à se battre comme il sait le faire, même si cela le désavantageait. L'échange semblait s'éterniser, Satoru esquivait les coups de dagues ou bien les stoppait en frappant le bras de son adversaire et inversement, cuir-man esquivait les coups de Satoru pour contre attaquer avec sa dague. Bien sûr, les petites blessure s'accumulaient pour l'un comme pour l'autre, de simples égratignures qui pourtant pouvaient être douloureuses en surnombre. Le gilet de notre héros était en lambeaux, en particulier au niveau des manches. Des gouttes de sang perlaient chez les deux combattants, mais aucun des deux ne flanchait pour autant. Tout en se battant, ils avançaient, s'enfonçant dans le public qui s'écartait bien entendu. Leur avancée se stoppa à un bâtiment entièrement fait de verre. Enfin entièrement ... Les façades du moins.

C'est à ce moment que notre héros aperçut une ouverture dans la garde de son adversaire. Durant une demie seconde, le torse de ce dernier était à découvert. Cette occasion il n'allait certainement pas la rater ! Propulsant son bras gauche vers le torse de son adversaire, Satoru fit une erreur fatale. Voulant blesser son ennemi, il ouvrit sa propre garde, laissant tout le loisir à l'autre de contre attaquer, ce qu'il s'empressa de faire bien entendu. Les crocs de la dague vinrent alors s'enfoncer dans la chair du capuché, déchiquetant la peau de son épaule et s'enfonçant dans ce dernier. Une douleur atroce s'ensuivit directement, mais il n'eut pas le temps de s'en préoccuper non ... Se débattant, ses geste dictés par sa douleur, il réussit à ôter l'arme de son adversaire en la laissant planté dans son épaule. N'ayant le temps de rien faire d'autre, il se prit de plein fouet l'attaque de l'autre ... Ayant pris appui sur le sol avec ses mains, il envoya ses deux jambes vers le torse de Satoru en profitant pour y mettre un énorme coup de pied. Une attaque puissante qui envoya notre héros atterrir directement au premier étage du bâtiment fait de verre. Evidemment, cela signifiait traverser la vitre pour l'invocateur ...

Allongé sur le sol froid du casino, torturé par une douleur intense parcourant la quasi totalité de son corps, notre héros tentait de se relever. Par un effort surhumain, il se remit sur ses jambes, laissant tout de même un genoux à terre. Il souffrait de partout et pour différentes raisons. La dague encore plantée dans son épaule, l'énorme coup qu'il s'était pris de plein fouet ainsi que les centaines de bouts de verre s'étant plantés dans son dos lorsqu'il traversa la baie vitrée. On pouvait le dire, il était au bout du rouleau. A ce moment d'ailleurs, il n'y avait plus beaucoup d'espoir, une seule chose le sauva ... Son adversaire étant grimpé à son niveau, il lui fit face, Apercevant la position de Satoru, il se mit à rire, d'un rire fort et prononcé, le genre de rire hypocrite, le rire type du bourgeois. Tout en s’esclaffant, il s'écria.


" Et bien finalement c'est qui qui a le dessus maintenant hein ?! Tout ce que tu dis depuis avant, que des paroles en l'air ! Peut être que ça marche avec les autres mais pas avec moi ! Tu es tombé sur la personne qui te soumets et qui t'es supérieur ... "


Satoru n'écoutait déjà plus. Alors comme ça c'était un soumis ? Il pouvait accepter toutes les blessures physiques, les insultes ne l'atteignent jamais, mais dire qu'il était un soumis ? C'était dépasser les bornes ! Une haine sans précédent pris le contrôle du corps de Satoru. L'adrénaline coulait à flot dans ses veines. Oui bon vous me direz que l'autre aussi a la haine, ça ne change donc rien. Et vous vous trompez ... La différence était que Satoru lui éprouvait une vraie haine, il ne voulait pas le tuer non, il voulait bien pire ... Le tuer mais également l'humilier, lui montrer qui était véritablement le soumis entre les deux. Lui avait grandit dans la rue, il a vraiment connu la dureté de la vie. Que valait un sûrement fils de riche n'ayant jamais galéré dans sa vie face à lui ? Rien, strictement rien. La hargne, ça il ne l'avait pas le fétichiste, et il le ressentira bien.


Animé par son orgueil et sa fierté couplés à sa colère, Satoru se releva en un éclair. Il arracha la dague plantée en lui et la jeta rapidement sur le sol, puis il attrapa un bout de verre aussi gros que possible et l'empoigna de toutes ses forces. Oui il s'enfonçait dans sa main, oui le sang coulait. Mais qu'à cela ne tienne, de toutes façons la sensation de douleur l'avait quitté ... Rapide comme l'éclair, il se propulsa au niveau de son adversaire, ce dernier tenta de l'achever en lui envoyant sa dague vers la gorge. Pivotant sur sa jambe, Satoru tournoya, esquivant l'attaque et se retrouvant à la droite de son adversaire par la même occasion. Lui attrapant une touffe de cheveux avec sa main de libre, il l'empoigna et tira le crâne entier vers lui. Usant de cet élan il planta rapidement et catégoriquement le bout de verre dans l'oeil gauche de son adversaire. Il n'avait pas terminé, gardant son emprise sur la touffe de son adversaire, il l'envoya de toutes ses forces percuter une machine à sou à quelques mètres de là. Cette dernière se détruisit sous la force du coup. Le fétichiste se leva, une mare de sang coulait de son oeil transpercé. Il arborait un air de démon, n'importe qui aurait abandonné à ce moment.


Cette vision d'horreur était accompagnée d'un rire de pur psychopathe. Il était sous l'emprise de la folie désormais ... Il s'apprêtait à crier quelque chose, sûrement un truc dans le genre "Maintenant tu va mourir", comme dans n'importe quel bon manga ou film qui se respecte. Il n'en eut pas le temps cependant. Normalement n'importe qui se serait éloigné de lui, mais Satoru lui, s'en foutait complètement : il allait mettre fin à tout cela ici et maintenant. Choppant son adversaire par le col, ce dernier l'assaillait de coups de dague. La douleur se faisait de plus en plus intense, la dague s'enfonçant dans ses côtes pour ressortir et s'y enfoncer à nouveau. Les coups portés à répétitions auraient fait flancher n'importe qui, mais précisons le pour une dernière fois : Satoru n'est pas n'importe qui ... Usant de toute la force qu'il lui restait dans le bras, il envoya le coup de poing de sa vie rencontrer la mâchoire de son adversaire. Ce dernier valdingua et chuta de l'étage pour atterrir à nouveau dans la rue. Notre héros se mit alors à courir et sauta à son tour. Maintenant il allait l'achever. Décrochant la Javeline de son dos, il l'empoigna et se concentra pour envoyer à son adversaire une dernière attaque mortelle. Il faut avouer qu'il y a mieux pour viser qu'une chute, mais il allait le faire. L'action se passa au ralenti. Le corps du fétichiste n'avait pas encore atteint le sol, il chutait la tête la première, faisant face à Satoru quelques mètres à peine au dessus. Puis, alors que ce dernier s'apprêtait à balancer la Javeline comme une simple lance, cette dernière commença à s'illuminer. Une lumière jaune intense en jaillit, puis du courant se mit à traverser la main de Satoru. Il avait désormais compris la signification du petit papier au début ... "Déchainez la colère de Zeus sur vos ennemis", c'était donc pour ça ...


" Rendez vous en enfer enfoiré ... "


Il souffla ces quelques mots avant d''envoyer son projectile sur sa cible. Un bruit de tonnerre résonna en tout Kazinopolis et la javeline se transforma en un énorme éclair, s'abattant droit sur le créateur de cuir. Cette attaque lui transperça le ventre, la puissance de la foudre était telle qu'elle semblait tomber droit des cieux sous les commandes de Satoru. C'était terminé ... Le corps inerte du contrôleur du cuir était atterrit dans un bruit sourd. Une mare de sang se forma autour de lui, coulant de son orifice crée quelques secondes auparavant. Satoru, malgré une douleur immense se remit sur ses pattes et s'empressa d'aller voir comment allait l'autre bretteur et la fille. Après tout, ils l'ont bien aidés non ?


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Dim 9 Jan 2011 - 23:57
Non, il avait beau y penser, c'était impossible que l'aventure du Sabre Blanc se termine par un glas aussi pitoyable. Quoi, devra-t'il se contenter d'un futile : "Il fut tuer par un ours en peluche?". Non monsieur, il n'en était pas question, le destin ne saurait se montrer si cruel. Alors que les katanas s'approchaient désespérément de lui, la totalité de son arme magique s'enleva du corps de monsieur ours, et c'est sans grande surprise qu'un flot de sang jaillit de la plaie. Comme quoi, même dans la mort le coeur savait se montrer généreux. Quoiqu'il en soit, le liquide rougeâtre se répandit sur notre héros, souillant ses cheveux et sa nuque. Mais le pire dans tout ça c'est qu'il n'en avait rien à foutre. Non, sa seule préoccupation était les hachoirs qui lui venaient en pleine face. Sans doute pris par une dernière folie, Saylen activa son arme, emplissant l'espace de lumière, l'instant d'une seconde. En y réfléchissant, on aurait pu penser qu'un quelconque Dieu avait voulu épargner la boucherie, mais il n'en était rien, puisqu'au final l'on constata un homme en noir étalé au sol, et un autre agenouillé, dans un bien piteux état. Dans le monde des rêves, l'Agonie offrait sa plus belle oeuvre , qui comme toutes les autres, prônait l'horreur dans ses plus vifs retranchements.

"Erf..."

Oui, voici tout ce qu'il put dire pour l'instant. Sa main, tétanisée, serrait encore le manche de son sabre, tandis que son souffle haletant peinait à reprendre son rythme. Les genoux contre le sol, Saylen n'en revenait pas d'être encore en vie, ou plutôt d'avoir encore conscience de sa vie. Oui, il était toujours un voyageur, et comme dans le plus pittoresque des films, il tata son corps de sa main gauche. Non, aucune blessure sur le torse, mais d'ou venait cette sensation de froid? Et puis, pourquoi sa vue était teintée de rouge?!

aaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH!

Cri, témoin péteux d'une vive douleur, tel était celui qui déchira la gorge de notre bretteur. C'est étonnant de voir comment une blessure peut se faire discrète, tant qu'on a pas remarqué sa présence. Car il fallut que le liquide vitale s'écoule sur la main du noble, que sa main tâte ses yeux ensanglantés, pour qu'il comprenne enfin le pourquoi de sa vue fuyante. Non mais il fallait le voir. Lui qui respirait l'élégance, offrait désormais un spectacle plein d'ignominie. La douleur cinglante qui s'échappait de ses yeux crispait chacun de ses muscles , si bien qu'au lieu de baisser, le ruisseau rougeâtre qui s'écoulait de son visage ne faisait que croître. Comme tout à chacun l'aurait fait, il essayait vainement de masquer sa blessure avec ses mains, tandis que son cri strident s’étouffait peu à peu. Oui, il y a un seuil à ce que notre conscience peut endurer, et être capable de surpasser ce seuil, c'est ce que certain appel le Vrai courage. Hélas, le jeune homme ne possédait pas le courage de briser cette limite. Enfin, en d'autre circonstances, sans doute aurait-il pu le surmonter, mais cette soudaine cécité le renvoyait à sa vie réelle, à son accident, et cette résonance, ce cruel échos à sa vie d'aveugle, ça il n'était pas encore prêt à l'affronter.

Il était dommage qu'une si éclatante victoire soit ternie de la sorte, mais par delà le frasque et l'incongru, Dreamland c'était aussi cela. Le monde des rêves voyait chaque jour des voyageurs souffrir, des espoirs s’éteindre dans leur médiocrité. La face cachée de l'iceberg, l'horreur que l'on voit mais que l'on préfère oublier, ce soir, le sépulcre nous montrait à tous la vérité des combats. Heureusement pour lui, sa conscience se brisa, et Saylen tomba purement et simplement contre le sol. Les allers-retours de son ventre confirmait une respiration, et donc une vie, et après tant de scandales, il était aisé de deviner qu'il s'était évanoui. Quoiqu'il en soit, son avenir dans ce monde nocturne dépendait désormais de ses compagnons du jour, et espérons qu'ils aient la bravoure de le protéger, le temps d'une nuit. Car l'air de rien, le Sabre blanc était un objet magique de Classe A, et l'assistance ne manquait pas de rapaces qui attendaient l'occasion de s'en emparer.
Rouge et blanc, voici la teinte qui cloture le combat de l'Ours contre l'Aveugle.
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MessageSujet: La loi d'la jungle ! Ven 14 Jan 2011 - 17:37
°- Douceur -°

Malgré mon inquiétude, mon angoisse pour l'homme aux cheveux blancs qui avait dégagé une lumière aveuglante et pourtant si belle, un bruit fracassant, quelque chose que l'on aurait lancé à travers une vitre, ou quelqu'un, me perturba, m'envoya autre part. L'homme qui allait peut-être mourir ne m'intéressait plus, malgré moi, un autre mauvais pressentiment me fit tourner la tête. C'était bel et bien quelqu'un que l'on avait balancé à l'eau, si l'on puit dire. Rien d'inquiétant, je veux dire, dans un monde pareil, les fenêtres pourraient se casser de leurs plein gré et les gens tenter de se lancer au travers. C'est quand je vis l'homme de cuir, celui qui avait été au sol dès le début, entrant dans le bâtiment que j'oubliais le reste. Avec une marche si décidé quelque chose devait se trouver dans ce que l'on pouvait appeler un casino, il marchait avec une rage sans précédent, et ce n'est pas de l'argent manquante qui mettrait en rogne un voyageur. La seule personne ayant la capacité de le mettre dans ces états ne pouvait être autre que le garçon à la capuche. En oubliant mes blessures profondes qui était, de toute façon inexistante dans ma vie réelle, je m'avançais le plus vite possible vers le casino. Prenant la précaution de ne pas entrer par la porte de toute façon inaccessible, vue le nombre de rêveurs en sortant pour fuir une scène qui se pourrait être une vrai boucherie, ayant cerné un peu de quoi avait l'air le comportement de l'homme qui avait décidé, pour aucune raison apparente à ma connaissance, de frapper un inconnu, et, par immaturité, je m'était interposée en étant persuadée que c'était eux qui s'en prenait à lui… La prochaine fois, je promet de réfléchir avant d'agir.
Avec agilité, oubliant chaque douleur, je grimpais sur le mur du casino, tentant d'arriver à la fenêtre casser, tout ce que je fis ne fut que laisser des traces de sang sur l'édifice et m'humilier devant un grand nombre de rêveurs et même peut-être de voyageurs. Enfin arriver à la hauteur de la vitre, je pris mes précautions pour ne pas me couper les mains une fois de plus. Réfléchissant à une solution, je regardais avec désespoir mon bas de T-shirt à moitié déchirer, à quoi bon le garder dans cet état. Vérifiant avec un regard noir que personne n'était assez près pour me toiser, je déchira le tissu puis l'enroula avec précaution autour de mes mains. Pouvant à présent avoir une position plus agréable, du moins mieux qu'avant. Je m'accrochais au béton froid juste à côté de la fenêtre aux verres se détachant un à un, assis une jambe dans le vide et une autre appuyée sur le rebord de la fameuse fenêtre.
Le point de vue n'était pas mieux, avec la foule de joueurs s'étant arrêté pour le peu d'action que leurs offrait la nuit, je ne pouvait distinguer les détails du combat. Un cris, déchirant plus qu'autre chose, me fit rejoindre par le regard l'homme blanc. Je ne comprenait pas, les lames aurait dû l'achever il y a déjà bien longtemps. De loin, je ne voyais qu'un homme se tenant la tête, je priais de tout mon cœur pour qu'il rejoigne sa vie réelle, quitte à ne plus le revoir, pourvu qu'il soit encore voyageur la nuit prochaine. Un autre hurlement cassa un peu plus les vitres, mais ce n'était pas un hurlement de douleur, plutôt un cri d'effrayement, d'étonnement. Les spectateurs qui avait eu le courage ou la curiosité de rester avait eu plus que ce qu'il ne croyait apparemment. Un des ennemis avait mis fin au combat. C'est soudainement entre les deux que ma tête tournait, tantôt vers l'homme blanc tantôt vers celui à la capuche.
Après une longue minute d'hésitation, le destin parut choisir pour mon compte, non je ne dirais pas le destin, mais le matin. La moitié des habitants grouillant dans la ville disparurent dans un 'pouf' général et une petite fumée pour chacun. Le jeune homme à la capuche sortit malgré un état qui paraissait critique. Notre groupe avait gagné chaque combat, l'un dans un bain de sang, mais avec un poids en moins, l'autre avec une volonté hors du commun, mais moi je n'avais fait que le mettre en mauvais état. Je le reverrais, je me le promet.
Perdue dans mes pensées, j'oubliais de me tenir au rebord, avec une humiliation sans fin je tombais du mur pour atterrir sur un tas de sac… Poubelle ? Non, d'or. Mon dos parut se fracasser sur l'instant, mais je ne voulait pas y faire attention, je rejoignais l'homme à la capuche, autant pour me rassurer que pour lui donner une leçon. À son niveau, je tenta rapidement d'apercevoir les endroits potables pour recevoir un dernier coup. De ma grande main, une douce claque se posa sur la joue de l'homme. Elle était autant pour moi que pour lui, ma main ne supportant pas un choc de plus, sa tête non plus je suppose.

"La prochaine fois, il faudrait mieux éviter de sauter sur les gens comme ça… La prochaine fois, je ferais mieux de ne pas intervenir..."

Je sentais le matin venir, vous savez, cette sensation d'entendre les bruits matinaux de votre maison et en même temps en étant toujours plongé dans ses rêves. Après sa réponse, sa réaction, je me réveillerais, plus épuisé que la normale. Une nuit ennuyante à Dreamland, c'est tout bonnement...

Impossible.


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MessageSujet: Re: La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée| Aujourd'hui à 21:22
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La loi d'la jungle ! [Pv : Sweety Shellay / Saylen Johns] |Quête terminée|

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