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La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête]

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Jacob Hume
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 4 Déc 2010 - 21:00
*Putain, je pensais que ce serait plus facile de tenir debout sur un tapis volant. Mais en fait, c'est aussi difficile que d'essayer de rester debout dans le métro sans se tenir aux barres de fer... en fait, c'est même un peu plus dur que ça. Ok, en allant tous les jours à la fac j'ai un peu d'entraînement, mais pour avoir la classe, je sais pas si c'est réussi. Je me tient pas vraiment droit. J'ai les jambes un peu pliées et les bras écartés pour garder l'équilibre. J'ai plus l'impression d'être un surfeur sur la vague que d'être un type qui vole droit. M'enfin, un surfeur, pourquoi pas ! Ça peut le faire aussi. Voilà, je vais être un surfeur sortant du tube et surgissant vers ses ennemis ! Ouais c'est cool comme plan ! J'aime bien l'idée ! Le problème, c'est que je suis aussi mauvais surfeur que mon copain Brice. Bon passons, même si j'ai l'air con, au moins je vais détruire ce type et lui faire bouffer sa queue... de panthère rose. Il m'a fais chier, il doit payer et c'est tout. S'il veut se foutre de ma gueule, ce sera cinq minute, ensuite, je le défonce. De toute manière je le défonce, qu'il rigole ou pas... Ah, ça y est je les rattrape, il y a assez de monde en bas pour que votre trajet soit un ^peu encombré. Vous allez morfler bande de chatons boiteux ! Bon, comment je les attaque... ah oui, tient, voilà les bombes qu'ils ont balancé tout à l'heure. Comment ça marche ? Je me contente de les balancer ? Ou faut actionner un mécanisme ? Tout à l'heure c'est tombé et ça a explosé. Je vais les balancer, on va voir ce que ça fait. Sinon, je leur envoie dans la gueule et ça marche tout aussi bien...*

Jacob s'empare d'une des bombes et la lance vers les pousse-pousses. Coup de chance ou coup de maître, la bombe tombe juste entre les deux et explose. Les deux pousse-pousses pour ne pas tomber se sont écartés au derniers moment. Résultat, le pousse-pousse du chef est parti à droite alors que celui du lieutenant est parti dans une ruelle à gauche. *Rien à foutre du lieutenant, je me fais ce connard de leader-révolutionnaire-chegevariste méchant-qui-veut-conquérir-le-monde.* Hélas, les choses ne sont pas aussi simples. Il tente de diriger son tapis vers le pousse-pousse du chef, mais le virage n'est pas aussi facile qu'il l'imaginait. Il commence à perdre l'équilibre et pour se rattraper perd le contrôle du tapis qui file un peu dans tous les sens, laissant le reste des bombes tomber dans le sillage du voyageur morpheur. Lorsque Jacob parvient à retrouver l'équilibre, son tapis suis la piste du lieutenant et son supérieur semble momentanément perdu de vue.

*Ah ! Fais chier ! Je les déteste ! Tant pis, je me ferais le lieutenant avant, pour me défouler. Fuck, j'ai plus une seule bombe ! Je fais comment maintenant ? Je vais pas leur balancer le balais. Il n'est pas très confortable, mais il peut être bien utile. Raaaah, je sens que je vais encore devoir y aller à la main. Bon, tant pis, quand il faut se salir les mains, il faut se salir les mains. Donc, on va accéler un peu pour les rattraper un peu plus vite... Hey ! C'est quoi ce bordel ?! Mais, ces connards me poursuivent !*

Une immense panthère, montée par cinq gardes du royaume le suivent au galop, ils veulent s'en prendre à lui, plus qu'aux chats cauchemars. *Putain, les gars ! Je suis de votre côté ! Ce sont ces couillons en pousse-pousses qu'il faut attraper. Nan mais arrêter de déconner ! Putain ! Connard !* La panthere tente de faucher le tapis grâce à un coup de pattes qui s'annonce puissant. Jacob parvient à l'éviter, mais un deuxième s'abat dangereusement sur lui et cette fois-ci, il ne peut pas esquiver. Les griffes déchirent le tapis et le pousse vers le vide. L'intouchable chute vers la rue mais se rattrape au dernier moment au balais, se suspendant à celui-ci, les pieds dans le vide, qui file droit vers le pousse-pousse du lieutenant. Le balai étant plus rapide que le tapis, il rattrape rapidement les fuyards et Jacob, faute de mieux, se laisse tomber avec le balai une fois qu'il se trouve juste au dessus. Il tombe sur le chat assis à côté du lieutenant qui est éjecté de son siège et passe sous les roues du pousse-pousse, quelques secondes avant de se faire écraser par la panthère qui est toujours derrière eux. Jacob et le Lieutenant se tournent vers leur poursuivants.

*Putain, il va falloir que je trouve un moyen de me débarrasser de ses gardes, sinon, je ne vais jamais retrouver l'autre gus et ses deux couillons... Bon, le lieutenant... Waow qu'elle épée ! Enfin, comme on dit, gorsse épée... Ah, ça y est il m'a repéré. Eh fait pas cette tête ! Ce n'est que moi... En fait, si, fais-là.* Le lieutenant avec le peu d'espace dont il dispose tente d'asséner un coup d'épée à Jacob qui l'arrête avec son avant bras, protégé par sa bulle, toujours aussi impénétrable. *Ouch, voilà qui me vaudra un joli bleu. Et... mais c'est quoi ça encore, on passe sur des ralentisseur ou quoi ? Ça chahute à mort ! Ah non, c'est juste le tireur qui a pris peur et qui détale encore plus vite. Problème cependant... Il pense à me fuir, mais pas à lâcher le pousse-pousse dans lequel je suis. Complètement idiot. C'est pas comme ça qu'il va me semer. Bon, je vais arrêter la course, on s'éloigne de l'autre abruti, je n'aime pas cela.*

Jacob change la forme de sa bulle pour en faire un ballon tout en plongeant vers le tireur. Résultat, le pousse-pousse est complètement déséquilibré et fait une embardée spectaculaire qui éjecte le lieutenant violemment, écrase le tireur et fait rouler Jacob un peu plus loin. Il se relève en même temps que le lieutenant... La panthère continue de galoper vers eux... dangereusement...
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Sam 4 Déc 2010 - 22:33
Les bruits de pas des panthères étaient grandioses : un velouté de souplesse et de puissance, qui imposait sa force au sol sans faire plus de bruit qu'un unique souffle. Les soubresauts étaient impressionnants mais la selle permettait de ne pas se faire éjecter dès les premières secousses. Sans que je lui donna plus d'indications que cela, la majestueuse bête empruntait toit sur toit, rattrapant l'avance des adversaires et des gardes. Avec ce type de véhicule, tous les chemins devenaient des raccourcis. La bête retomba avec grâce sur le sol poussiéreux d'une large rue avant de rebondir sur un toit particulièrement solide. Tous les passants regardaient avec une crainte mêlée de respect à cette chevauchée épique entre ciel et terre. Allez, il était temps de massacrer Jacob … euh, les bandits ! Je fis un coup de rêne vers la gauche pour emprunter la rue, devenue soudainement aussi mouvementée que les Champs-Élysée un jour de solde. J'étais devant les autres miliciens, mais derrière les tapis, le motard et les pousse-pousses. Ces derniers n'arrêtaient pas de menacer le motard avec des armes fort contondantes pour l'obliger à rester en arrière. Je croyais bien que le pauvre squelette n'avait toujours pas compris qu'il ne transportait pas son idole derrière lui mais un sous-fifre borgne, une baguette plantée dans l'œil.
Les bâtiments déferlaient à toute vitesse tandis que je tentais de rejoindre le peloton de tête. Je réduisais peu à peu la distance, me frayant parmi la foule et les boulevards. Dès qu'une ruelle semblait trop étroite pour la panthère, je n'hésitais pas la faire grimper sur les tuiles pour poursuivre cette course-poursuite. L'adrénaline me faisait aimer la sensation de rapidité à laquelle se déroulait la scène. Les courageux pousse-pousses résistaient tant bien que mal à échapper aux poursuivants grâce à leur mobilité sans faille ; le tapis volant n'avait aucun mal à les suivre même s'il semblait jouer à frôler les toits et le danger ; la moto fantôme vrombissait à qui mieux mieux en tentant d'audacieuses percées mais n'obtenant que des coups ; je suivais tant bien que mal en apprenti écuyer, en domptant la monstruosité sur laquelle j'étais assise ; en dernier venaient les gardes royaux qui maîtrisaient sans problème les panthères, mais hésitaient à saccager encore plus ville. Des rugissements parfois sortaient de leur gueule, donnant l'impression qu'elle ne tarderaient pas à sauter sur votre gorge à l'instant. La mienne hurla de colère pour leur répondre, dans un dialogue safari à vous dresser les cheveux sur la tête.
Puis on revint dans une large rue dans un concert de hurlements et de poussière, de pneus crissés et d'insulte. La queue musclée de ma panthère détruisit une étal complète, faisant voler des ingrédients pour salades inversées. Puis soudainement, alors que les pousse-pousses redoublaient de vitesse pour éviter que les gardes ne leur sauta dessus, une fiole tomba du tapis de mon partenaire et explosa au milieu d'elles. Elles se décalèrent encore plus, et la force des choses firent que le chef resta au milieu de la grande place pour tourner à droite, tandis que le lieutenant s'engouffra comme une fusée dans une ruelle dans la direction opposée. Ni une ni deux, je continuais tout droit pour me farcir le plus dangereux, sans vérifier le choix de Jacob. Le motard gangster avait manifestement fait le même choix et se rapprochait lentement du pousse-pousse ; les deux panthères restantes se séparèrent et traquèrent chacune une proie différente. Vu qu'il n'y avait aucun tapis au-dessus de ce carnaval, je pouvais déduire que mon estimé compagnon allait faire la peau au second lieutenant. Satisfait de la distribution des rôles, je fis voler mon félin encore plus vite, en criant le fameux :


« YEEEEEEEEEEE-AAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »


Le motard se retourna pour savoir qui avait crié ainsi et remarqua que cela devait faire longtemps que j'avais choisi une selle plus confortable. Et il considéra avec fureur l'opportun poilu. Ce dernier comprit qu'il ne pourrait plus longtemps jouer à chat, et se jeta sur le crâne en feulant et en griffant comme il put. La moto fit plusieurs dangereuses embardées et prit une autre route. Bordel, un allié en moins.
Puis une flèche siffla à mes oreilles avant de s'écraser plus loin. A moi de me retourner pour voir que sur l'autre panthère, deux des chats avaient sorti un arc et un carquois, et me visaient avec un entrain que j'aurais applaudi si je n'avais pas été la cible. Je fis voler mon chat sur le toit en face pour éviter une salve meurtrière. Deux cordes tendues claquèrent en même temps tandis que le gros félin atterrissait sur la bâtisse, pulvérisant le toit (pour une fois, mais il réussit à ne pas se coincer la patte dans la fissure). Il cracha un son d'agonie quand un des projectiles lui perfora la queue de part en part. Aucune goutte de sang ne perlait d'un côté ou de l'autre du projectile, et la panthère continuait sa course folle vers le pousse-pousse. Je la fis tourner vers la gauche, m'éloignant des flèches qui filaient dans les airs telles d'absurdes comètes, et m'éloignant de ma cible.
La panthère retomba lestement sur le sol, à une rue parallèle à celles qu'entretenaient les autres acteurs fous furieux. Je la fis tourner dans une rue adjacente pour rejoindre mes poursuivants et le Voyageur. Surprise ! Je me retrouvais pile à-côté des miliciens, qui se dépêchèrent de bander leur arc pour nous lancer de puissantes flèches. Avec les rênes, je demandai au félin de percuter son congénère en pleine course. Il s'activa sans demander son reste : les deux panthères se heurtèrent violemment, et tentaient tant bien que mal de ne pas trébucher. Les archers avaient perdu l'équilibre et leur soudaine envie de nous tuer. Et quand ils brandirent leurs armes une nouvelle fois, je fis un large mouvement de panneau pour faire voler les arcs dans un fracas épouvantable. Je me remis droit et demandai une seconde fois à mon énorme chat de faire valdinguer son voisin. Il obéit sans problème, et après avoir assurer ses appuis, balança son frère sur la maison à-côté. Le mur s'écroula à moitié sous le choc de l'imposant animal, qui tomba à la renverse aussi. Ils n'étaient pas encore KO, mais ils pouvaient dire adieu à une victoire facile rapidement.
Seul problème : le pousse-pousse avait disparu. Je faillis me baffer (aucune de mes mains n'étant libre, je me mordis la langue à la place). Jusqu'à ce que je vis une traînée de flammes, laissée par le motard, tournant vers la gauche. Je la suivis en espérant que le motard soit revenu dans la course et ai décidé de poursuivre plus sérieusement cette terrible course. Je pris de la hauteur pour observer les horizons ; le squelette avait effectivement rattrapé le chef de la petite troupe mais le chat derrière lui l'empêchait de garder une trajectoire rectiligne et une vitesse uniforme. Je les pris en chasse en évitant les toits fragiles avant de revenir sur les pavés normaux. Le motard me voyant réussit à jouer du frein en tournant son poignet ; cinq secondes plus tard, nous fûmes à hauteur l'un de l'autre. Je me penchais dangereusement et hurla :


« Eyh Garfield ! Tu me fais de l'œil ? »


Le chat cauchemar (aussi crétin que pouvait l'être ses congénères), arrêta ses gestes hasardeux pour tourner sa trogne vers moi. Le pauvre venait de perdre un iris récemment, par une baguette bien lancée. Compatissant, je décidais d'arrêter cette humiliation : je lâchais mon panneau pour le faire tenir de la main droite, je me penchais encore plus brusquement que la sécurité ne me l'interdisait (un choc trop violent et j'allais rejoindre le sol, docilement dur et peu agréable), puis d'un geste rapide, je lui arrachais l'étrange bâton de son orbite. Il hurla à la mort en se tenant les yeux, défiant les lois de la gravité. Une poussé de pied plus tard, il tomba à terre l'œil blessé. Je pris sa place en un bond incroyablement souple (j'avais bien fait de m'entraîner dis donc, j'allais bientôt me mettre au cours de danse).
Le squelette fut ravi de voir que j'étais revenu. Il me fit une œillade (je pensais que c'était une œillade, difficile sans arcade sourcilière visible) et passa à la vitesse maximum. Mais devant nous, aussi sadique que tricheur, le maître des chats sortit un accessoire encombrant : une sorte de très large bazooka (genre vingt centimètres de rayon). Il se cala comme il put en essayant de ne pas tomber sous les secousses des rues mal entretenues. Il me fit un grand sourire pervers, et appuya sur la détente, le canon sur l'épaule. Une ampoule carmin s'allume en haut du tube, et une sorte de boulet doré fusa en notre direction. Le motard nous fîmes se pencher si bas que mon genou frappa le sol (un virage de quatre-vingt dix degrés lancés à pleine vitesse). Le projectile passa au-dessus de nos têtes dans un bruit assourdissant, avant d'exploser sur le sol dans une déflagration multicolore. Un cratère se forma, aussi large que la rue (environ vingt mètres quand même) tandis que la poussière était éjectée dans les cieux. Un boulet de ce calibre dans la tronche, et je pouvais dire adieu à Dreamland. La moto redevint droite et se mit à repartir vers les pourchassés. Pourquoi j'avais l'impression que j'allais en prendre plein la tronche ? Pourquoi c'était Jacob qui allait se farcir le moins coriace pour me laisser aux prises avec des explosifs sans merci ?
Devant nous, aidé de son acolyte, le Voyageur rechargea son arme.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 5 Déc 2010 - 1:33
*Oh oh ! J'ai bien peur que le gros matou sois venu jouer à la baballe ! Gare au bobos !*

La panthère géante et les cinq gardes qui la chevauchent foncent vers les duellistes. Jacob, protégé par sa bulle ne bronche pas. Le Lieutenant, privé de son moyen de transport, de ses acolytes *et certainement de sa raison...*, tient son épée en avant et essaye de comprendre. Un peu sonné par la chute du pousse-pousse, il a légèrement perdu le fil des évènements. Et ce qu'il ne comprend pas, c'est pourquoi ce voyageur en face de lui ne semble pas avoir été affecté le moins du monde, ni par la chute, ni par son coup d'épée. Serait-il réellement intouchable ? Il n'a pas vraiment le temps d'y réfléchir car en un bond, la panthère est sur eux. Ses griffes tentent de se refermer à la fois sur Jacob et sur lui tout en poursuivant leur course effrénée. L'échec de cette tentative du félin-monture se solde de la façon suivante, l'une des pattes glisse sur la bulle, l'autre se voit blessée par la longue lame du camarade cauchemardesque. La bête ne peut que choir face à une telle défense et s'effondre sur presque toute la longueur de la rue, emportant dans son élan quelques étals, propulsant les gardes sur son dos un peu plus loin.

*Oups, désolé les gars. Je ne voulais pas que ça vous arrive. Mais vous vous trompez de cible, moi je suis là pour vous aider. Ces types se tenaient prêt à faire la guerrilla contre vous. Je pouvais pas les laisser filer, non ? Vous allez pas commencer à me reprocher de vouloir vous aider non ? Ah, cette affaire commence réellement à m'énerver. Je me casse le cul à démonter un réseau criminel et voilà comment je suis récompensé ? Oui, il va vraiment falloir que je défonce cet abruti de chef de gang de dealer colombien, parce que sinon, c'est toute la garde qui y passe. Ed, tu n'as pas intérêt à toucher à un seul poil de cul de chaton de ce connard de voyageur. Il est à moi tu entends ! À moi ! Et je me fais aussi son lieutenant en attendant. Ce serait trop con d'en laisser filer un de plus. Alors mon grand, tu te décide enfin à attaquer ou tu veux que je le fasse. Arrête de me regarder comme ça, tu ne verra pas le bouclier que tu cherche des yeux. Pas plus que moi je ne le vois. D'ailleurs ne compte même sur le fait que je ne puisse pas le garder en permanence. Si je pouvais l'enlever, tout irai bien mieux, mais vraiment mieux. Et je n'aurais peut-être même pas cette envie irrépressible de foutre la pâtée. Tu vas payer cher des saloperies d'exactions. Et ne cherche pas, tu n'as aucune chance contre moi. Alors, tu attaques ? Toujours pas ? Quel dommage !*

Jacob change à nouveau la forme de sa bulle et fonce vers le chat en hurlant - ce qui est parfaitement inaudible pour tout le monde -, ce dernier se met en garde, prêt à recevoir l'attaque. Sans tenir compte de l'inutile lame, Jacob va pour donner un coup de poing. L'épée frappe son flanc lui arrachant une certaine douleur, mais sans percer, et son poing se heurte à une barrière de muscle plus solides qu'il ne l'avait pensé. Le lieutenant sourit, content de lui. *Connard ! Je crois que tu n'as pas compris, je vais te fumer, quoi qu'il arrive, je vais te fumer !* Jacob se précipite sur le bras porteur de l'arme et donne dans le même temps un puissant coup de coude dans la gueule de son ennemi. Son coup a plus d'effet, mais le félin ne lâche pas prise, mieux encore il se dégage et parvient à pousser Jacob pour le faire reculer de quelques pas avant de repasser à l'attaque pour fendre l'intouchable de haut en bas, par le milieu, en poussant un cri de rage que son adversaire n'entend hélas pas. L'intouchable plonge sur le côté plutôt que de changer de nouveau la forme de sa bulle. *Saleté ! Tu vas pouvoir me menacer longtemps. j'ai pas tellement envie de m'en prendre plein la gueule par un sous-fifre ce soir. Le seul moyen de t'avoir, c'est d'user d'une arme. Je n'ai pas assez de force dans les bras moi. Et la meilleure arme qui soit à ma disposition, c'est la tienne, question, comment diable te la prendre. A moins qu'il n'y ait dans les magasins quelque chose que je puisse utiliser ? ... Non, ça n'a pas l'air. Tant pis, il faut que je trouve une solution pour te... Attention !*

L'intouchable roule sur le côté pour esquiver un autre coup. C'est alors qu'il tombe sur un objet qui peut s'avérer très pratique : le balais qu'il a emprunté dans le magasin d'accessoires de la Warner. Il l'attrape et se relève pour faire face, brandissant l'objet comme une batte de base-ball. Le chat éclate d'un rire particulièrement sadique et relance son attaque, par le flanc. Jacob pare l'attaque avec sa main libre - encaissant une vive douleur dans la main - et frappe de manière inattendue et énergique la main porteuse. Il frappe à plusieurs reprises sans même laisser à son adversaire le temps de réagir. Celui-ci, surpris et meurtris, finit par céder et lâche enfin l'épée. Lorsque la lame touche le sol, Jacob repousse son ennemi avec le pied et plonge sur celle-ci. Il se retrouve instantanément avec deux armes face à un ennemi désarmé qui pourtant, ne démord pas.

*Tu es finis mon grand. J'ai ton arme et j'ai bien vu, il n'y en a pas d'autres dans les parages. Je sais que tu n'as pas l'intention de te rendre. Je sais que tu penses encore pouvoir me battre. Et c'est vrai qu'en même temps, tu as encore tes griffes et tes muscles. Et comme j'ai cette fâcheuse tendance à vouloir encaisser... Mais là, mon grand, il faut que tu te rendes à l'évidence. Tu n'as aucune chance de me vaincre à présent. Je suis mieux armée que toi, et cent fois mieux protégé et... voilà les gardes. Quatre seulement et il y en a un qui marche de travers. Ils n'ont pas l'air content. La panthère s'est relevée, mais elle a une patte blessée, elle n'a plus l'air d'être en état de faire la couse au pousse-pousse et au tapis volant. Bref. Le chef n'a pas l'air content. Tu m'étonnes. je pense qu'on a assez foutu le bordel et assez fais de dégât pour faire la une du Dreammag, non ? Mais bon, c'est pour la bonne cause. Et ah, enfin, il attaque lui-même cette petite pédale !*

Le chat l'attaque en ignorant la milice, Jacob tente de lui donner un coup d'épée, mais l'esquive fonctionne très bien. La chose se reproduit, une fois, deux fois et même une troisième fois. Les gardes arrivent alors à leur hauteur et ne savent plus où donner de la tête, lequel aider ? *Moi, bande d'abrutis !* Le lieutenant les remarque enfin et hésite. Puis il relance l'attaque. Cette fois, Jacob est décidé à encaisser et lui enfonce la lame dans la cuisse tout en recevant un coup de griffe sur le bras. S'en tirant sans plus que des bleus, l'intouchable plante rapidement l'épée dans l'épaule de son ennemi qui hurle à présent sa douleur. Il est tombé, genou à terre et se tenant l'épaules, tous crocs dehors et larmes aux yeux. Mais il ne s'avoue pas vaincu et tente de se relever, de poursuivre le combat. Alors, Jacob brandit le balai et l'abat avec toute sa force sur la tête du félin, le balai se brise, en même temps que le vilain sombre dans l'inconscience. *Aaah, ça va déjà un peu mieux. J'ai toujours des relans d'envie de péter des gueule dans l'esprit, mais ça fait du bien de pouvoir tabasser un méchant. Ah, les gardes entrent enfin en mouvement. Oui, on choisit plus facilement son camp lorsqu'on a plus qu'un adversaire valide. Les mecs, je ne vous conseille pas de m'énerver... Et arrête de me parler du con ! Ça sert à rien ! Putain, vous faites chier je vais vous... non Jacob ! Ils ne sont pas tes ennemis, tu es là pour les aider merde ! Allez ressaisit toi mon gars, si tu dois te défouler, que ce soit sur cet abruti de voyageur. Raaah, ne m'attaquez pas bande con !* Reffrénant son envie de frapper sur les soldats, Jacob préfère s'en aller en courant, l'épée toujours en main, à la recherche de son ennemi. Les chats sont cependant bien plus rapides, ils vont bientôt le rattraper et surtout, il commence à sentir le contre-coup des efforts fournis jusqu'à présent.

*Putain, merde, je me sens plus faible que ce que je ne l'aurais cru ! J'ai mal dans mes muscle et c'est à peine si je sais où je trouve la force pour courir encore. Mon esprit commence vaguement à se brouiller sous le coup de fatigue. Non, ça ne sens pas bon. Il faut que je me dépêche de les retrouver, sinon, je ne pourrais plus combattre. Ah ! Putain ! Allez, encore un effort mon grand, il faut que tu te trouve un nouveau moyen de transport. Hors de question de s'envoler par la pensée, tu n'es plus vraiment en état de faire le malin maintenant, il faut que tu conserve tes forces pour le reste de la nuit et pour niquer ce connard de chef rebelle. Bref, quelles sont mes autres options ? Le balais est complètement pété, le tapis a été déchirer. Il va falloir que je me trouve un autre truc dans les étals... S'il y en a ! Bordel qu'est-ce que je fous dans une rue où on ne vend que des conneries de bibelots de merde ! C'est quoi cette bande d'antiquaires merdiques ! Comment je vais trouver un objet pour m'envoler maintenant ? Et à supposé que j'en trouve un, comment ne pas être sûr que ce n'est pas une pièce de musée qui tombera en miette à la première utilisation. Raaah, ces deux gardes qui me poursuivent n'ont pas l'air très pressés et pourtant, ils me rattrape vite, une idée, je vous en prie une idée ! ... Hey ! Mec ! C'est quoi ça ?*

Un jeune voyageur vêtu d'une tenue de base-baller lycée aux États-Unis, avec une coiffure châtain clair et une casquette rouge, homme de petite taille est en pleine conversation avec deux blondinettes toutes droit sortie de l'idéal féminin des années soixante. Il se vante de quelques exploit, mais ce qui intéresse surtout Jacob, c'est que ce voyageur se tient sur une planche aux couleurs flashies, qui est suspendues à quelques centimètres du sol. "Je suis Marty McFly au fait, et oui, cette planche volante est à moi. Je l'ai eu en me rendant dans le futur avec Doc'... dîtes, vous n'iriez pas prendre un verre avec moi ?" dit le jeune voyageur sans vraiment prêter attention au type qui lui fonce dessus pour lui prendre son artefact. Lorsque Jacob arrive à son niveau, il le pousse de la planche et grimpe dessus. Il comprend le principe en quelques secondes, à peine et grâce à son sens de l'équilibre acéré, s'envole, saluant au passage les demoiselle et le jeune homme d'un sourire désolé, laissant les gardes sur place. "Mais, c'était l'intouchable !" s'exclame l'une des filles, déclenchant ainsi une vive jalousie dans l'esprit du pauvre Marty. Pendant ce temps là, Jacob vole au dessus du marché, à la recherche de son compagnon et du truand en cavale.

*Désolé mon gars, ce n'est qu'un emprunt. Je te le rendrais plus tard... s'il est toujours en état d'être rendu. Ce que j'espèce, parce que je dois avouer que c'est plus pratique que les autres véhicules que j'ai essayés. Le balai est super maniable, mais franchement inconfortable, le tapis n'est pas très stable et trop lourd. Ça c'est léger, solide et maniable. Bien plus facile de rester dessus, bien plus facile d'avancer. Non vraiment je préfère. Bien, revenons à nous moutons. Où sont donc ces saligauds... Oh, il y a l'air d'y avoir de l'agitation là-bas ! Il y a comme un nuage de poussière. Sans parler de la proximité de panthère du même type que celle que j'al laissé en plan. Oui, ce doit être là-bas. Go ! ... C'était quoi cette explosion ? J'ai l'impression qu'elle visait le véhicule là, oui, c'est la moto de Ed ! Il a l'air d'être toujours dessus et là juste devant, c'est le pousse-pousse du chef ! Yeeeeaahaaaa ! Voler, c'est toujours mieux que d'arpenter les rues ! Peut-être qu'avec l'entrainement, ça m pompera moins de le faire par moi-même. Enfin on verra plus tard. C'est quoi ce machin qu'il tient l'autre couillon ? Oh là ! Ça c'est du gros calibre, à mon avis, ça peut faire du dégât... à moi ? J'en doute... quoi que... Bah, rien ne m'empêche d'essayer. Et puis de toute manière, je peux pas le laisser tirer sur Ed comme ça ! Tient bon Ed, j'arrive !*

Le voyageur morpheur a finit de recharger son arme, il vise la moto et tire. Mais au dernier moment, surgit, sur la trajectoire du projectile, l'ombre de l'intouchable qui fait apparaitre, l'espace d'une seconde, un mur invisible. L'obus explose contre la paroi, sans faire le moindre dégât, ni à Jacob, ni à Ed, ni à la moto. Puis, revenant à la forme collée au corps, il ramasse l'épée, remonte sur le skate du futur et file à nouveau à la poursuite du méchant qui ne peut qu'être interdit devant ce spectacle d'inefficacité de son geste et devant la certitude - en voyant l'épée de son lieutenant dans les mains de l'intouchable - de son immense solitude. Jacob se tient à la moto bringuebalante pour conserver le rythme de la poursuite au sol. *Seul inconvénient du véhicule : moins rapide. Mais c'est pas grave, il ne reste plus que ces trois glandus. Ed, il ne faut qu'il nous échappe... Oh bordel, encore une panthère géante à nos trousse ! Ces gardes ne comprendrons donc jamais rien !*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Dim 5 Déc 2010 - 13:35
Le moteur râla moins puissamment, signe que le motard en vue de cette nouvelle menace avait tourné le poignet pour ralentir. On avait déjà failli rentrer dans une étal (encore une, les poissons de toutes les mers des Rêves pouvaient nous remercier) avec ce virage serré contre le sol mais le squelette préférait attendre que le second boulet soit tiré avant d'accélérer comme un dingue. Le chef attendit patiemment qu'on soit en ligne de mire mais la rue était bien trop large pour qu'il nous tira dessus sans coup férir. C'était peut-être con tout ça mais il nous tenait à vue sans qu'on puisse faire quelque chose ; ils étaient trop loin pour que le squelette les rattrapa facilement sans nous mettre en danger. Il était temps de mettre mon pouvoir à l'œuvre, ça pourra nous sauver le cul. Le chat cauchemar semblait aboyer un ordre au tireur du pousse-pousse, mais je n'entendis rien. Juste que je me demandais quel timing il faudrait avoir pour éviter le boulet et où le balancer pour éviter de tuer du peuple. Le motard suivait courageusement le pousse-pousse, prêt à n'importe quelle manœuvre foireuse pour esquiver un autre projectile. Je fis l'inventaire : il me restait encore quatre portails à exécuter pour arriver à mes fins, avant de devenir aussi inoffensif qu'un rêveur (qu'un Rêveur avec un panneau pouvant poutrer la gueule à des monstres). D'ailleurs le panneau s'était encore transformé pour former une interdiction de rouler à plus de cent-dix kilomètres à l'heure ; bien trop explicite pour que je le dénigra.
Mais dès que je me reconcentrai sur la course, je vis que le motard les avait stupidement suivis dans une ruelle, même pas cinq mètres de large. Si le Voyageur n'était pas un glandu, il ne pouvait pas nous louper. Et répondant à mes pensées qu'il aurait mieux valu scellé dans le coin le plus impénétrable de mon cerveau, le clignotant du haut de son arme s'alluma, puis elle tira. Aidés par une puissante musculature et un sens de l'équilibre que n'aurait pas renié un acrobate, le chat ne souffrit pas trop du recul tandis que le boulet fonça dans notre direction. Complètement surpris par les événements, je n'eus pas le temps d'envoyer un portail pour nous protéger. Je fermais les yeux (Crâne fit de même, assez stupidement je devais dire), tandis qu'une immense explosion nous pulvérisa et fut fumer nos os dans l'air vicié de poudre et de négoces du marché. The end...
Quoique... je rouvris les yeux. Je vis premièrement que je n'étais pas mort, que le squelette non plus, que la moto sortait allègrement de la ruelle et continuait à suivre le pousse-pousse. Puis enfin, je vis mon camarade, des flammes bleutées lui léchant le contour d'une sorte de mur aussi invisible qu'indestructible. JAAAACOOOOOOOOOB !!! Punaise, toujours là au dernier moment, juste pour faire chier son monde. Je lui enverrais tellement de fleurs demain qu'il pourrait devenir fleuriste. Pour le moment, je lui envoyais le super signe e la victoire, le pouce levé avec un grand sourire. Il ne me manquait plus que les lunettes de soleil pour avoir l'air super cool. Mais les miliciens paieront plus tard pour cet affront. Le squelette tourna sa tête pour me dire bien justement :


« Well Ed Free, we are just getting started. »


Tu l'as dit bouffi. Restait plus qu'à trouver les miliciens pour leur présenter la facture avec des taux d'intérêts de la Fed. Ah ben merde, les voilà derrière nous. C'étaient ceux que j'avais envoyé valdinguer, ils nous avaient retrouvés il fallait le croire. Ce n'était pas comme si nous étions la discrétion incarnée.
La moto fonça alors vers les ennemis afin de les prendre de vitesse. Le moteur péta le feu et nous arrivions à hauteur en un clin d'œil du pousse-pousse. Derrière nous, Jacob était en skate-board volant (je ne savais pas où il l'avait déniché mais je pouvais être sûr qu'il l'avait volé) et semblait pâtir de sa lenteur. Il fut rapidement rejoint par l'immense fauve qui l'ignora totalement. Les gardes lui envoyèrent trois flèches mais comprirent rapidement l'inutilité de l'action ; les trois carreaux se brisèrent aussi facilement qu'une brindille face à la protection invulnérable de Jacob. Ils accéléraient l'allure et se retrouvèrent de l'autre côté du pousse-pousse. Le chef était maintenant complètement encerclé. La partie était déjà terminée pour lui. Je brandis mon panneau d'interdiction dans un dernier signe de menace avant de le lui envoyer dans le gueule. Pendant ce temps, le roi félin comprenant qu'il ne partait pas gagnant dans cette configuration donna le tube lance-missile à son congénère moins gradé avant d'éviter sans problème mon panneau. Il tenta tant bien que mal de me griffer mais entre ses bras et un panneau de signalisation, j'avais assez d'allonge pour le tenir à distance sans qu'il ne me frappa. Après quelques secondes, il comprit qu'à cause du terrain qui filait à toute vitesse et qui l'empêchait de venir me rejoindre, il ne pourrait rien faire contre moi. Le Voyageur fit un salto arrière (frimeur de merde), retomba gracieusement de l'autre côté du pousse-pousse, puis continua à sauter dans un ralenti incroyable. Il ré atterrit sur l'immense félin et rattrapa une flèche qui lui était lancée à mains nus. Puis il fit le ménage de façon impressionnante. Il balayait les gardes sans aucune difficulté, et présentant des réflexes injustes et une rapidité toute féline, il arrachait une lance des mains d'un milicien avant de le balancer de la panthère. Il usa de la même tactique que moi, c'est-à-dire, laisser le pilote en dernier pour garder une stabilité au tout.
Je voulus le rejoindre mais je ne vis que trop tard la merde dans laquelle Jacob était. Le sous-fifre visa avec l'arme mon compagnon qui patinait et lui envoya un boulet. Mais je compris qu'il ne visait pas mon compagnon (un acte purement crétin), mais ses pieds. S'il touchait le skate magique de Jacob, celui-ci serait complètement largué par le reste de la troupe sans véhicule. Le boulet doré s'envola, propulsé par un volcan en éruption et alla exploser dans une gerbe de flammes colorées sur le sol devant Jacob. L'explosion et la fumée dégagée furent trop conséquentes pour que je vis comment s'en était tiré mon camarade. Je préférais sauter sur le pousse-pousse (après l'avoir signalé au motard, déconnecté de la réalité). J'envoyais un coup de pied dans le sous-fifre et lui enfonçais le panneau dans le ventre. Il s'envola plié en deux. Il lâcha son immense arme, arcbouté, de la bave luisant sur son menton. Puis je lui fis avaler mon poing comme je pus, déstabilisé sur le pousse-pousse. Le pauvre matou s'envola une seconde fois et retomba lourdement sur le sol avec quelques roulés-boulés. Je me retournais vers le gros chat qui tirait le véhicule depuis tout à l'heure. Je préparais mes forces et lui envoyais un terrible coup descendant ; bref, je lui écrasais le panneau de toutes mes forces sur le sommet de son crâne. La vibration fut telle que je faillis lâcher mon arme ; le chat en tout cas, ralentit considérablement ses pas avant de s'effondrer assommé. Par la force d'inertie, le chariot commença à se pencher avant de s'écraser au sol dans un ramdam d'enfer, plus de conducteur/moteur pour le soutenir.
Le côté du pousse-pousse s'égratigna fortement contre le sol, je fus envoyé dans tous les sens comme un fétu de paille. Je fus doucement éjecté du véhicule avant de m'arrêter sur le sol, nuque posée contre le gros matou dont les yeux avaient viré albinos. Avec toute la poussière soulevée, je ne voyais pas où était mon compagnon. J'avais une épaule qui réagissait bizarrement, et je priais pour que ce ne fut qu'une impression. Le motard squelette s'était arrêté à mon niveau, le pied posé sur le sol avec sa moto rutilante. Il m'interrogeait du regard mais je ne comprenais pas la question. Puis enfin, je vis Jacob. Je me demandais s'il pourrait poursuivre le chef. Puis je vis le drame : le Voyageur félin avait pris possession de la dernière panthère et s'enfuyait au loin dans la rue en maniant les rênes. Les cinq miliciens étaient en train de manger les pissenlits par la racine.
Le problème qui se posait était que le motard ne pourrait pas nous transporter tous les deux. Et le skate-board n'allait pas assez vite. Mon orgueil m'empêchait de faire monter Jacob sur la moto et me laisser en plan. Je préférais de loin me faire défoncer la tronche.
L'ampoule vint d'elle même : je soulevais le pousse-pousse avec mes bras pour le remettre debout. Je foutus un coup de pied sur le gros chat pour lui intimer gestuellement de dégager. Puis je m'installai dans le pousse-pousse et demandai à Jacob de venir me rejoindre avec des signes qui le pointaient du doigt, lui et la place manquante dans le véhicule. Puis je me tournais vers Crâne :


« Crâne, tu penses que tu peux nous tirer avec ta moto ?

_ Sure.
_ Bah parfait ! Allez Jacob, le pauvre matou ne sait pas encore qu'il se trouve dans une machine à laver ; plus qu'à le lessiver. »
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Mar 7 Déc 2010 - 19:24
*Connard de chat de merde ! Putain, j'en crois pas mes yeux ! Ce voyageur est agile, aucun doute? Mais fuck, il va être chiant à combattre ! Vous avez-vu comment il a sauté, malgré la vitesse et tout ! Putain j'y crois pas ! Je vais le défoncer, ne serait-ce que pour lui apprendre les bonnes manières et pour qu'il arrête de frimer comme ça, on dirait Ed, mais en pire. Ensuite, je le défoncerait parce que c'est un petit con qui se croit malin et qui pense qu'il serait peut-être trop génial de renverser un gouvernement afin d'instaurer une dictature révolutionnaire de bouseux dans un royaume plus ou moins sympa, j'avoue avoir un faible pour ces arnaqueurs poilus, ils sont plutôt doués en la matière, en revanche, pour le combat, je pense qu'ils feraient mieux de laisser cela à Ed et moi. Nan mais regardez ce qu'il en fait des gardes ! Une vrai Bérézina ! Ces idiot en Panthère géante sont aussi inutile que les trouffions qu'il se trimbale. Ce voyageur n'en fait qu'une bouchée. Je sais pas moi, mais quand on est rien qu'une bande de branleur comme ça et qu'on voit qu'il y a vraiment du grabuge, on fonce pas dedans, on reste à l'écart non ? Vraiment pas logiques ces matous de la garde, enfin bref. Tu veux jouer à ça mon gros couillon ? Je vais d'apprendre comment on se débarrasse et de garde poursuivants inutile, et d'un méchant chef rebelle pas net...*

Jacob lâche la moto et se laisse dériver pour se retrouver juste devant la panthère, il brandit l'épée, prêt à frapper dès que la bête sera sur lui, c'est alors qu'il repère un danger...

*Eh ! Mais me vise pas salaud ! Non, putain, pas le skateboard ! Merde ce trouffion est moins con qu'il en a l'air. Je vais devoir reporter mon petit plan à plus tard pour le moment, je dois me concentrer sur éviter ce tir en traître... Merci Ed ! Belle intervention ! Je te revaudrais ça... Enfin, non, c'est plutôt qui me doit encore plusieurs vies... enfin, j'ai pas fait le compte, mais je crois qu'il n'y a pas photo, c'est moi qui te sauve les miches le plus souvent. Sois heureux d'avoir pu inverser la tendance pour une fois... Hey ! Jacob, wake up ! Tu t'éloigne du sujet l ! Qu'est-ce que je voulais moi ? Ah oui, la panthère ! Merde, ou est-ce que je la frappe ? Les pattes, mais si je me rate, j'aurais l'air con. Ouais on va faire mieux et plus simple, j'ai pas que ça à foutre.*

Jacob lance l'épée qu'il tient en main un peu plus loin, descend du Skate et change la forme de sa bulle. Aussitôt, c'est un mur invisible qui apparaît et bloque la rue. Haut de deux mètres, il aura forcément l'effet attendu. Et comme prévu, la panthère trébuche et s'écrase dans la rue, au même moment, ou le pousse-pousse sur lequel se trouve Ed s'emballe et éjecte son occupant. Hélas, plus teigneux que jamais, le voyageur de tombe pas de l'animal et force la panthère à se relever en s'emparant des rennes.

*Mais quelle enflure ! Je te défoncerait pour ça aussi ! Putain ! Je hais ce type ! Il ne veut décidément pas survivre ce con. Parce que là, il tape grave sur mes nerfs et ça ne joue pas en sa faveur. Il va s'en prendre plein d'en la tronche, je le garantis ! Allez, j'y retourne ! Il va payer ce que coup-ci, vite, l'épée et le skate !*

L'intouchable change à nouveau la forme de sa bulle pour qu'elle ne soit plus qu'une seconde peau. Il ramasse la planche volante et file vers l'épée, la prend, lève les yeux et... *Oh...* Devant lui, se trouve un étal déserté par son marchand trouillard. Sur l'un des présentoir est posée une magnifique marteau des rêves. L'idée de frapper avec une telle arme le séduit, il lâche l'épée et va se saisir du marteau, éprouvant une grande satisfaction à s'imaginer défoncer la tête du voyageur félin avec une telle arme, l'enfin fait à peu près la taille de sa jambe. Il s'apprête à repartir lorsque... *Oh !* Devant ses yeux ébahis vient d'apparaître une tronçonneuse de rêve *plus que "des" rêves d'ailleurs...* Grande, imposante et portant en elle le même désir de réduire ce vilain chat en morceau. Il lâche le marteau et saute sur l'occasion, s'emparant du bel artefact, il est lourd, mais en vaut la peine. Jacob essaye quelques mouvements avec, puis... *Oh yeah !* Une mitrailleuse aussi grosse que lui, avec des munitions de la taille de son poing se trouve sur l'étal d'à côté, voilà qui sera plus utile pour toucher cet ennemi à distance *et passablement plus jouissif aussi...* Il repose la tronçonneuse et va pour prendre la mitrailleuse lorsque soudain... *Waow !* À ses pieds se trouve le tube lâché par le chat cauchemar. Il le prend le soupèse et sourit. Voilà qui lui plait. Un peu plus loin, Ed lui fait signe de le rejoindre dans le pousse-pousse, il faut rattraper la panthère.

*J'arrive Ed ! J'ai trouvé quelque chose qui pourrait nous être utile ! En avant toute !*

L'intouchable rejoint rapidement son compagnon alors que la terrible moto sert à présent d'attelage au pousse-pousse. Il grimpe avec le contrôleur et fait signe au squelette d'y aller. Le véhicule démarre en toute trombe alors que Ed dis quelque chose à l'attention du sourd.

*Qu'est-ce que tu dis ? Oh, en fait, je m'ne fous, je suis sûr que c'est encore tu as encore sortie une réplique du genre culte, comme Bruce Willis juste avant de défoncer le méchant... Yipikayhe Mother Fucker ! Ou un truc du genre. Résultat, ce n'est pas intéressant. Mais moi j'ai un truc sympa à faire. Devant-nous se trouve la panthère et il n'y a pas photo, la moto va carrément plus vite, elle finira par la rattraper à un moment ou à un autre. Mais pourquoi attendre bêtement alors qu'on dispose d'un putain de gros tube de bazooka ! Ahahahahaha ! Trop classe hein ! Il va morfler ce connard, l'avais qu'à pas fuir sa petite forêt de merde !*

Jacob, avec un grand sourire, presque sadique, s'assure qu'il y a bien un projectile à l'intérieur et vise l'arrière train de la panthère en pleine course. Puis il tire, avec précision. *Enfonce-toi ça dans le cul, connard.*
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Mar 7 Déc 2010 - 21:24
Ce qui était bien avec Jacob, c'est qu'il arrivait toujours à me surprendre (sauf quand il me sauvait la vie, c'était moins original). Au lieu de venir dans le pousse-pousse prêt à être tracté par une moto des Enfers, il n'oubliait pas de ramasser l'immense lance boulet doré que les Chats Cauchemars avaient négligemment laissé derrière eux. Puis mon compagnon adressa au motard qu'il pouvait partir. Le moteur vociféra comme une bête enragée. Je commençais à douter qu'un truc aussi petit puisse tirer un gigantesque pousse-pousse plein. Puis on démarra. A la vitesse de la lumière.

Ma tête se cogna férocement au siège à peine confortable tandis que le paysage défilait, au moins aussi rapidement que quand j'étais à l'arrière de la selle. L'engin diabolique ne semblait avoir aucune limite. La panthère avait déjà filé au bout de la rue et tournait à la prochaine avenue. Nous, nous foncions comme des dingues à tire lingots. Le moteur commençait à s'enflammer littéralement sous les yeux d'un conducteur qui n'en avait cure. Et conformément à ce qu'il ne fallait pas faire, au lieu de freiner pour amorcer un changement aussi cru de direction, il accéléra encore. A son poignet qui tournait pour donner de la force à l'engin, le moteur approuvait d'un furieux ronronnement. J'avais l'étrange sensation que le pousse-pousse allait se casser sous la vitesse si démoniaque ; il n'arrêtait pas de sautiller sur chaque aspérité, se tordre à chaque crissement de pneu et grincer à chaque seconde. Mais ce fut encore pire quand le motard tourna pour rejoindre la rue adjacente : si la moto fit un quatre-vingt dix degrés parfait, ce ne fut pas le cas du pousse-pousse. Il fit un énorme virage tout en dérapant, menaçant de tomber. La vitesse fut telle qu'il perturba l'élan irrésistible de la moto, et qu'il roula pendant trois secondes sur le mur, penché comme une attraction de manège. Je fis un bond dans mon siège quand le pousse-pousse se remit droit, les deux roues en bois sur le sol.
Puis on avait en pleine vue l'arrière train de la panthère qui fonçait. Mais elle n'allait pas aussi vite que la moto. Comme de bien entendu et par pur sadisme, Jacob commença à lever son arme. J'avisais quelques boulets qui traînaient à mes pieds. J'en pris un et l'installa dans l'immense tube. Maintenant, Jacob pouvait tirer. Et il le fit admirablement bien. Étrangement, je n'avais jamais douté un seul instant que Jacob se loupa dans son tir. En règles générales, dès que Jacob faisait quelque chose, il la réussissait parfaitement. Ce fut pour cette raison que malgré le fait que le chef l'ai senti venir et qu'il ai demandé à la panthère d'effectuer un bond, il ne put empêcher le projectile de rentrer dans sa monture pour lui exploser les jambes. Si le lectorat le veut bien, je ferais impasse sur les détails sanguinolents (poussant jusqu'au scatophile) de cette blessure mortelle. Mais au lieu de vous parler des jambes arrachées dont une qui s'abattit sur une pauvre vieille à châle, du sang qui giclait magiquement des cuisses, à moitié caché par la poussière multicolore, du bruit assourdissant de l'arme, je vais préférer me pencher sur le fait que le chat fit quelques tonneaux, décapsulant sans vergogne son conducteur (en foutant de l'hémoglobine partout).


« Dans le mille comme Jacky Chan ! »


Me souvenant que mon interlocuteur préféré était sourd (c'était pour ça que c'était mon préféré) et que Jacky Chan n'avait rien à voir avec les flingues, je préférais garder en moi ce sentiment d'allégresse au lieu de dire une autre connerie. Alors que les roues patinaient sur tout le sang versé (désolé, j'avais promis de ne pas parler l'état pitoyable de l'immense félin), l'adversaire se releva rapidement et commença à sprinter. Il allait vite, mais jamais il ne pourrait battre en vitesse une moto des enfers, pousse-pousse ou pas pousse-pousse. Mais ce salopard n'en avait pas fini avec nous. Il avisa une minuscule ruelle. Si la moto pouvait espérer ne pas se tordre la tôle contre les murs, le pousse-pousse était deux fois trop gros. Et comme j'étais blessé, en rogne, fatigué, joyeux, et en capacité d'utiliser mon pouvoir, je ne lui laissais pas le plaisir de se casser. Si le chat jouait volontiers avec la souris, il fallait bien qu'il la bouffe un de ces quatre. Mes yeux virèrent au noir, tandis que mes cheveux frémirent, comme devenus l'apanage de Médusa :

Premier portail : Situé à cinq mètres sous le sol, entre le félin et nous (cela n'ayant aucune sorte d'importance).
Second portail : Il était debout et englobait tout le passage vers la ruelle.
Effet provoqué : Au lieu de nous échapper temporairement, le Voyageur se cogna piteusement contre un mur invisible. Il essaya de pousser mais rien n'y faisait. Il essaya même de passer par-dessus mais je fis bouger un peu le portail vers le haut pour entraver ses espoirs.

Comprenant qu'il ne pourrait pas fuir par là, il tenta de recourir pour se trouver un autre chemin à emprunter, quitte à escalader un peu. Mais le motard ne lui laissa pas ce plaisir. Ce dernier allait bien trop vite pour un simple vagabond et sachant que celui-ci avait perdu de précieuses secondes à vouloir traverser le portail, il était quasiment sur lui. Je brandis mon panneau, et avec un timing parfait, je le lui envoyais en plein dans le ventre au passage. Il fut plié en deux, jouant à la feuille d'origami avant de s'écrouler à terre. Certes il se releva doucement, le ventre en bouille. J'avais fait ça juste pour pour l'empêcher d'aller trop loin avant que son véritable bourreau n'aille lui fracasser la tête. Le motard fit un demi-tour parfait et le pousse-pousse emporté dans son élan alla s'écraser contre le mur. Je fis une petite tape sur l'épaule de Jacob (vers l'épaule de Jacob si vous préférez) avant de lui murmurer à l'oreille :


« Vas-y vieux, je suis sympa, je te laisse le matou. »


Ne pensez pas que je fus généreux, mais mon épaule était déboîtée ou un truc dans le genre. Tandis que le bras qui avait frappé avec le panneau était ouvert au niveau de l'épaule et qu'il était drôlement ankylosé. J'avais pas envie qu'il me sauva une nouvelle fois des griffes d'un ennemi déjà vaincu.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Mar 7 Déc 2010 - 22:24
*Bingo ! Got you son of a bitch !*

Le véhicule du poursuivit se trouvant à présent quelque peu désarçonné, le voyageur est rapidement rattrapé dans une ruelle étroite. Un portail empêchant sa fuite, il est forcé de se battre à présent. Ed lui donne un coup puissant dans le ventre qui ne manque pas de provoquer chez leur ennemi une vive douleur, à la plus grande satisfaction de l'intouchable qui saute du pousse-pousse pour barrer la route à son adversaire, *et accessoirement, pour lui défoncer proprement sa face de léopard.* Le morpheur comprend alors qu'il n'y échappera pas et malgré son échec retentissant de la dernière fois, il se dit qu'à présent, il a peut-être plus de chance de vaincre.

*La vérité c'est qu'il n'a pas tout à fait tort. C'est vrai que ma bulle n'a pas changé et que je le vois mal disposer très soudainement de la capacité de la passer. Pourtant, il faut tenir compte de la course poursuite. Je ne m'en tire qu'avec de vague bleus sans intérêts dans un combat comme ça, mais cela a été plus long que je ne l'avais imaginé. J'ai un peu couru partout, j'ai aussi volé et je me suis un peu battu ça et là. Autant dire que niveau forme, après une telle action j'ai vu mieux. L'air commence à devenir sacrément mauvais à l'intérieur et je dois afficher des saletées de cerne. J'ai soif, j'ai faim et je ne peux pas vraiment récupérer. Mais je me suis juré de le défoncer, je ne faillirait pas. Il est piégé ici et pour le vaincre je vais sûrement devoir brûler ce qu'il me reste d'énergie. Mais tant pis. Il ne reste plus que lui pour cette nuit et surtout, il l'a tellement mérité que je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. Ce type m'a vraiment énervé et je n'ai qu'une seule envie, lui montrer qu'il n'est qu'une petite fiotte poilue. Je vais tellement lui faire manger ses dents qu'il ne plus jamais oser sortir de sa cellule.*

Le morpheur complète sa transformation afin de gagner en puissance. À présent, sa tête, ses jambes et ses bras sont ceux d'un puissant léopard. Qu'importe, pour Jacob qui se jette sur lui, point en avant. Le combat commence. Le morpheur est plus puissant, plus rapide et plus habile que Jacob, mais celui-ci dispose d'un avantage sans précédent, sa bulle. Chaque fois que son adversaire veut lui porter un coup, il change la forme de sa bulle et s'en tire sans dommage. Les passants, quelques gardes, s'arrêtent pour contempler la scène. L'intouchable semble inaccessible aux coups, alors que lui peut en porter certains, sans grande conséquence pour l'instant cependant. Le spectacle de cette bataille inégale, en défense pour l'un et en attaque pour l'autre, attire une petite foule dans la ruelle, au plus grand plaisir des marchands. Finalement, Jacob parvient à s'écarter de lui, il ne lui a pas fait de dégâts suffisant pour être fier, en revanche, il a utilisé beaucoup d'énergie. Mais son adversaire aussi et ce dernier le toise à présent cherchant un nouvel angle d'attaque. Déterminé à faire mieux, l'intouchable se concentre davantage sur le combat. *Diable ! Ce que tu es chiant à battre, d'habitude un type comme toi ne pose pas beaucoup de soucis. Mais là, je dois reconnaître que tu sais y faire et que tu sais t'en prendre sans broncher. Mais tu vas avoir une mauvaise surprise, j'ai d'autres cartes dans mon jeu !*

Le léopard lui saute dessus, rugissant - inutilement - sa fureur. Cette fois-ci, Jacob ne change pas la forme de sa bulle et attaque en passant sous son adversaire et en lui infligeant une blessure très légère au ventre. Et lorsque le voyageur veut riposter en le frappant avec ses griffes, il ripe sur un ballon invisible. L'intouchable tente alors un assaut pour faire tomber son ennemi, trop agile, celui-ci esquive et attaque de nouveau. Cette fois, Jacob sait qu'il ne pourra pas continuer longtemps sans passer à un niveau de combat bien supérieur. Il sait ce qu'il doit faire : *Encaisser et frapper.* C'est la chose qu'il doit faire le plus souvent. L'autre attaque et bien que ses griffes ne pénètrent pas, le coup est rude pour le Private Joke, qui en profite cependant pour attraper son adversaire par la taille. Surpris par cette étreinte dont il ne comprend pas l'intérêt, le léopard reste interdit un moment. Et Jaocb s'élève dans les airs, il monte jusqu'à neuf mètres de hauteur environs, aussi vite qu'il peut. Le morpheur ne se rend compte que trop tard de ce qui l'attend. Ses agitations pour relâcher l'étreinte restent sans effets, bien que l'intouchable doive surmonter la douleur. Puis, il se laisse tomber et fonce vers le sol. Le choc pour le léopard est très rude, peut-être même un peu trop. Si bien qu'il n'est plus transformé lorsque Jacob se relève, à califourchon sur celui-ci.

*Tu vas payer connard.*

Puis, Jacob abat un poing puissant sur le visage du voyageur, suivit d'un autre, puis encore un autre. En tout, sept coups féroces viennent écraser le pauvre crâne du voyageur.

*Tient, prends ça et ça ! Ça c'est pour n'être qu'un frimeur de merde ! Ça c'est pour ne pas avoir réussit à traverser ma bulle ! Ça c'est pour que tu comprennes ta connerie galactique ! ET ÇA C'EST POUR CALMER MES NERFS ! ...* Jacob s'arrête et regarde le visage à présent bien amoché de son adversaire. *Voilà ta récompense pour tes actions de merdeux. La prochaine fois, tu feras moins le malin. Ça rime à quoi de s'en prendre à des innocents ! Je vais pas passer ma vie à pourchasser des couillons comme toi ! Pourquoi on accepterait que toi tu te farcisse des royaumes pendant que moi, je suis contraint et forcé de rester dans cette putain de bulle ! J'en ai marre ! Tu comprends ! Marre !* Il se relève et s'écarte du corps meurtri. *Mon Dieu ! Qu'est-ce que j'ai fait ? Pourquoi est-ce que je me suis laisser emporter de la sorte. Ça ne me ressemble pas. Je ne suis pas quelqu'un de violent, je ne suis pas quelqu'un d'acharné et je ne suis pas non plus aussi haineux d'habitude. Qu'est-ce qui ne va pas ? C'est simple, la bulle. Je n'arrive pas m'en débarrasser. Et je ne peux rien faire d'autre que me défouler sur un pauvre type pour me calmer. Non, c'est injuste d'agir comme ça, j'ai fais pas-mal de connerie cette nuit. Mais putain, ce que j'en ai marre ! Je n'en peux plus de ces conneries, je n'en peux plus...*

Jacob s'éloigne de l'ennemi à terre et hors combat. Il a gagné, une fois de plus. Il va s'asseoir dans le pousse-pousse et une fois installé, fond en larme, de douleur, tant physique que morale. Ignorant tout ce qu'il se passe autour, il laisse cour à son chagrin, ce qui est mieux que de déverser sa haine. La souffrance l'habite déjà, et il ne peut plus supporter cela. Les larmes coulent et les sanglots l'emportent. Il ignore tout autour de lui, trop pris par sa peine et par la volonté d'oublier ses méfaits de la nuit.
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MessageSujet: Re: La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête] Mar 7 Déc 2010 - 23:35
La tête posée contre le bois derrière moi, je contemplai le combat, le panneau dans ma main comme le roi de rien sur son trône. Le sceptre royal était appuyé contre le mur qui avait traversé le bois du pousse-pousse. Comme d'habitude, une fois l'adrénaline retombée, il ne restait rien sinon du sang, des larmes et de la sueur. Et une fatigue colossale qui paralysait aussi sûrement tes poumons, ton corps et ta conscience. Ma respiration était sifflante, je n'avais plus de lunettes de soleil et je ne voulais pas trimballer ma carcasse au-delà de mon siège. Tout comme moi, le motard ne voulait pas bouger de sa moto. Pendant que j'y pensais, je ne l'avais jamais vu autre part que les fesses collées au siège de sa bécane.
Sinon, le combat n'était pas distrayant. Même si le Voyageur avait doublé de volume et de férocité, il ne pouvait rien face à Jacob qu'on surnommera bientôt l'Inexorable. La défaite était plus certaine que je restai là à rien faire. Même si j'étais resté assis là à rien faire effectivement. Un bon paquet de popcorns pour cette exécution ? Le combat était inégal, un Morpheur n'avait aucune chance face à la bulle de Jacob. Son pouvoir se situait à un tout autre niveau que le sien. Je pourrais même dire que c'était une autre dimension. Un pouvoir sur cent environ pourrait franchir cette bulle (et je ne comptais les pas Morpheurs ; et j'étais généreux). Le type pourrait être dix fois plus balèze, ça ne changerait rien non plus à l'issue du combat. Au moins, ça me permettait de ne pas intervenir. Un bon point pour Jacob. Puis ce dernier décidant qu'il avait assez joué souleva son adversaire pour faire la prise rêvée des catcheurs body buildés. Je pouvais apercevoir les fissures qui étaient apparues suite à cette technique redoutablement efficace. Malgré sa constitution divine, le matou était obligé de s'incliner.
Je faillis lever les yeux en l'air jusqu'à ce qu'un truc me titilla l'esprit. Je voyais le poing de Jacob s'abattre férocement sur le type déjà à moitié mort. Au premier coup, je ne compris rien. Au second, je réfléchissais. Au troisième, je mesurais le drame de la scène. Au quatrième, je me levais en hurlant son nom même si je savais pertinemment qu'il ne m'entendait pas. Puis aux trois derniers, je m'approchais de lui sans rien pouvoir obtenir de lui qu'un nouveau cassage de gueule. Puis il s'arrêta soudainement et repartit la face rouge vers le chariot renversé. J'allais lui demander des explications, des trucs, puis je vis une larme dans ses yeux. Je retournais la tête pour lui. Je n'étais pas habitué à voir Jacob dans cet état : dans un sens, ça me perturbait plus que quand il frappait un mec aussi démuni. Dans un sens, je savais ce qui le tracassait mais mon esprit refusait de voir la vérité. Sa bulle certainement, il ne le cachait à peine. Mais je faisais la sourde oreille, et je continuerais. Je ne pouvais qu'espérer qu'il réussisse à vivre avec. Si je m'empêtrais dans cette histoire, je serais peut-être obligé de commettre l'irréparable.
Faisant semblant de rien, je m'approchais du pauvre gars. Il était plus que salement amoché : le sang lui recouvrait la gueule plus certainement que de la confiture de fraise sur une tartine. Sur une tartine piétinée par une centaine de gamins. Je me retournais vers le squelette. Je lui présentais mes plus sincères remerciements, essayant d'oublier les tracas de Jacob.


«  Encore merci Crâne. Et bon voyage sur ta moto mec !
_ You can call, you can say, if you say : « I'm always yours »
_ Certes, certes ... adieu ami...crétin. »
, tandis qu'il enfourchait sa moto et s'en allait en exprimant ses sautes de joie par des « YEPEEEEEEE » et autres « Oh Yeah ! ». Intriguant personnage...
Mais retournons à nos chatons. Je me penchais vers le personnage à l'aspect défoncé. Il essayait de me dire un truc mais je ne comprenais pas vraiment ce qu'il disait ; peut-être qu'il essayait juste d'éviter de se noyer dans son sang. Je m'accroupis et penchais ma tête à sa hauteur. Puis je le dis d'une voix distincte et banale, comme si c'était logique qu'on tabassait les gens avant de les questionner :


« Bon Tigrou, on a quelques affaires à régler. Voilà quelques mois que Jacob et moi nous amusons à fracasser tes copains. Maintenant, dis-moi où est le chef qu'on aille lui expliquer comment on conçoit la vie pour les connards. Tu le livres, je te délivre. Les miliciens approchent et je peux te tirer de là. Sinon, une tite torture en attendant. Et tu sais à quel point Jacob est compréhensif.
_ Miaou.
_ Ok vieux Bill, faisons comme ça. »


Premier portail : Sous l'ennemi tabassé au sol, portail tourné vers lui.
Second portail : A dix mètres au-dessus du sol, tournée vers le bas.
Effet provoqué : Mon ami s'évapora comme par magie et commença à chuter du second portail. Il hurla de surprise, du sang tombant en gouttes autour de lui. Puis je bougeais le premier portail pour le rattraper et lui refaire faire un tour de manège extrême. Il continuait à hurler mais s'arrêtait au bout de la troisième fois, peu rassuré. Sa mâchoire avait un tic étrange à chaque vois qu'il voyait le sol approcher avant de reculer. Je lui répétais mot pour mot la phrase précédente (bien qu'il ne devait pratiquement rien entendre).
Un peu assommé par son mutisme, je décidais de décaler un peu le portail du bas. Il passa entièrement dedans, sauf son épaule qui craqua sous le choc. Je sifflotais en mimant l'effroi (c'est très dur) en entendant son hurlement de douleur. Il avait compris que la partie était foutue je pensais. Il me demanda d'arrêter. Une autre paire de portails savamment disposés plus tard, et il était sain et sauf sur le sol. Des gardes commençaient à nous entourer, mais il avait senti qu'il pouvait me faire confiance pour l'aide, que j'étais une sorte de mercenaire rédempteur.


« Le Royaume des Deux Déesses, c'est sa nouvelle base. Il est au Royaume des Deux Déesses.
_ Pas de problème et merci. Allez, choppez-le les gars, il est temps de se réveiller. »
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La Menace Féline (les chats sont prévenus) [Quête]

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