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Requiem for a bastard [quête solo]

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Maraudeur des rêves
Lou Evenstein
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MessageSujet: Requiem for a bastard [quête solo] Ven 22 Oct 2010 - 17:26
Qu'est ce que c'était encore que ce bordel ? Ce monde se foutait décidément de ma gueule. C'était le seul cas de figure possible, sauf si bien sur j'avais été élu en tant que souffre douleur d'un dieu tordu et frustré. Plongeant ma main a l'intérieur de mon haut couleur rose, je tirais alors d'un coup sec pour arraché un soutif rembourré au motif de léopard. D'autre personne avait forcément du passé par ce bizutage vestimentaire au moins une fois dans dans leur vie onirique, c'était forcé, voir même impératif pour quiconque tenterait de conserver le peu d'honneur lui restant dans un tel cas de figure. Après tous, c'était totalement impossible pour une même et unique personne d'accumuler autant de malchance dans une seul et unique vie, et ce jusque dans ses rêves les plus profonds me disais je en retirant les talons aiguilles arborant mes pieds. A présent apaisé grâce a ces pensée réconfortante, je m'étirais en tendant mes bras vers le ciel tel un chat venant de se réveiller pour enfin me mettre a marché en direction de cette ville si lumineuse au loin, non, ce petit détail n'allait décidément pas me bousillé ma nuit.

Regarde maman comment elle est belle.

Qui ça ?

La fille avec la jupe.

Disait alors un enfant aux oreilles d'elfes pendu au bras de sa mère, annihilant toute trace d'assurance en moi en me pointant du doigts. Refrénant mon envie de refaire les dents du gosse a coup de poing, je me rendait compte avec un certain amusement sur le visage que c'était la première fois que je me faisait clashé par un individu irréel. Haussant finalement les épaules, je reprenais alors la route en tentant tant bien que mal de faire fi de la remarque du gamin amoureux.

Rien de ce que j'avais lu dans les livres n'aurait pu me préparer a cela, c'était quelque chose d'une ampleur qu'on ne pouvait comprendre qu'une fois après l'avoir vu. C'était un peu comme écouté pour la première fois la suite pour violoncelle première de Bach. Un frisson s'empare de votre corps, votre gorge se noue alors d'elle même, vous fermez les yeux et ressentez la vibration des cordes comme si l'archet du violoncelliste jouait a même votre peau. Lentement, un flux d'émotions indescriptible vous traverse de part en part, vous avez soudainement froid mais ressentez pourtant une chaleur apaisante a l'intérieur même de votre estomac. Vous vous abandonnez alors a la mélodie au fil de la succession des différents arpèges, transporté, vous rouvrez finalement les yeux en arborant un sourire timide, votre esprit soulagé est emplie d'une certaine sérénité.

Bon d'accord, je me suis peu être un peu emporté et ce que je vous ai décrit n'a plus vraiment a voir avec ce dont je vous parlais mais le principale y est. Quand vous voyez une ville de cette ampleur pour la première fois, si vivante et lumineuse alors que la nuit arrive a son apogée, vous ne pouvez vous empêcher de sourire bêtement, la bouche entrouverte et l'excitation vous tiraillant de toute part. Vous avez envie de courir pour ne pas en rater une miette mais vous vous retenez avec peine, levant les yeux au ciel pour admirer la hauteur de ces immense tours de verre, vous vous rendez alors compte de vote petitesse dans ce monde. Fixant tous ces faisceaux de lumières, tranchant a même l'obscurité tel une épée sainte, ma bouche s'entrouvrait alors pour ne laisser sortir qu'un nom dont j'avais tant entendu parler sans jamais pouvoir en juger par moi même, Las Vegas, ou du moins son homologue onirique.

Décidément, cette ville ne cessait de m'étonner, d'une curiosité insatiable, je ne pouvais m'empêcher de courir partout en l'analysant dans ses moindres détails. Comment ces tours pouvaient elle être si haute ? Ne risquaient elle pas de s'effondrer sous leurs propres poids tels une pile de domino ? Et ces pavés habillant chacune de ces larges rues, combien de temps avait il fallu pour tous les fixés ? Toutes ces questions fusaient sans jamais trouver comme réponse que de maigres approximations tandis que l'architecture devenait pour moi un domaine de plus en plus intéressant.
Déambulant ainsi pendant facilement une heure, je revint cependant rapidement a la réalité quand mon œil fut attiré par une affiche sur un mur non loin de là. Stoppant aussitôt ma marche, je me retrouvais a la parcourir du regard. Une demi heure s'écoula ainsi tandis que je restais planté là, sans réagir, le visage impassible et le regard perçant, je fronçais soudainement les sourcils tandis que mes yeux se plissaient légèrement.

Merde, j'sais pas lire...

Lâchais je finalement en conservant cet air sérieux, a vrai dire, bien que je n'en laissais rien paraître, je me surprenais moi même, qui était assez stupide pour réussir a mettre plus de dix seconde à arriver a cette conclusion ? N'en démordant pas un seul instant, je ne pouvais cependant m'empêcher de fixer ce dessin au dessus de cet agglomérat de lettrine farfelu et illisible.

Un vieil homme avait un jour demander a son ami, réputé pour être doté d'un esprit savant, qu'est ce que le beau ? Ce dernier, arborant un sourire suffisant, lui avait alors automatiquement répondu en levant les yeux au ciel que le beau n'était autre qu'une belle vierge. Dépité devant une réponse si peu lumineuse, le vieil homme, au bout d'une longue discussion, en était arrivé a la conclusion qu'aucune définition n'existait pour le beau. Je n'aurais pas la prétention de dire que je connaissais la réponse a la question du vieil homme, mais je peux vous assurer que ce qui ce trouvait devant moi, qu'importe les critères de ce terme, ne pouvait être désigné comme beau. C'était tous simplement laid, amorphe, un affront fait a notre cher mère nature. Qui qu'était l'auteur de cette... chose, je ne pouvais m'empêcher de me demander comment avait il put exposé un truc aussi laid a la vue du monde, non, plutôt comment avait il ne serait ce qu'osé pondre un tel truc sans s'en être couper les mains par la suite.

Réprimant avec difficulté un spasme d'effroi, je n'arriva cependant a retirer mon regard de cet espèce d'avis de recherche que lorsque je sentit une paluche se posé dans le bas de mon dos pour commencer a me caresser sans la moindre once de délicatesse.

Ce que tu vois te plait ma belle ?

Venait de dire une voix gutturale dans mon dos, c'est vrai... mais quel con, j'étais sapé comme une fille, et avec ça mon chiot me pissais dessus tous les jours pour bien me montrer que c'était moi qui lui appartenait et pas le contraire, mon grand père venait tous les deux jours dans le seul but de me mettre des torgnoles, j'avais plus d'eau chaude, plus de fric, mon appart était en bordel, j'avais jamais demandé a venir au monde et pis merde j'allais juste lui casser la gueule, ne serait ce que pour me défouler un peu. Sans prendre le temps de me retourner je lui assenais aussitôt un coup de coude dans la tempe, le forçant ainsi a reculer.

Mais dis moi, t'es juste con ou t'es incapable de faire la différence entre un gars et une fille ?

Apercevant alors son visage, tous s'éclairait soudainement dans mon esprit. En fin de compte, le dessin n'étais pas si moche, il était même plutôt réaliste.

Non mais t'a pas honte d'afficher un visage aussi dégueulasse dans toute la ville ?

Lâchais je en ne pouvant cacher une grimace de dégout devant son physique des plus anarchique. Un genoux posé a terre, il me fixais de ses yeux de crapule d'un air a la fois amusé et lubrique, non mais il avait pas encore compris ou quoi ? Se relevant de toute sa hauteur, il devait bien faire ma taille pour une largeur au moins deux fois supérieur a la mienne. Pas vraiment très épais, il émanait cependant de lui une sorte d'aura obscène des plus inquiétante, ce porc était entrain de me violer du regard sans même se rendre compte que j'étais un mec. Son visage couvert de cicatrices de brulures semblait amorphe tandis que sa peau donnait la désagréable impression de s'effriter au moindre contact. Enfin ses cheveux d'ébène coupé court était brillant et gras comme s'il les trempaient tous les soirs dans de l'huile de friture. Bon, j'étais peut être devenu un peu cru depuis que j'avais retrouver la vue mais il fallait bien le dire, là c'était tous simplement immonde pour ne pas dire dégueulasse. Ce mec avait la tête d'un porc sortant de l'abattoir.

T'es un peu plate mais t'es surement la plus belle fille que je me serais faite

Non mais tes parents t'ont fini a l'acide ou quoi ?

Et elle a une grande gueule avec ça ? Ça tombe bien j'adore les femmes de caractère.

Tu verras si je suis encore une fille quand je t'aurais enfoncer quelque part ce qui fait d'une personne un mec, ça te fera tout drô...

Disais je sans pouvoir finir ma phrase, son bras me plaquant soudainement contre le mur sans que j'ai le temps de réagir, tentant de me débattre, je me rendais rapidement compte que j'étais complètement incapable de bouger, sa force paraissant démesurée comparer a la mienne. Bordel ce que je pouvais détester me retrouver dans ce genre de situation de totale impuissance, me rappelant contre mon grès que j'étais a peine égale a une moitié d'homme. Ok, la ça commençait sérieusement a partir en couille, ce mec était persuadé que j'étais une fille et il avait bien l'intention de faire de mon corps son encas. Se penchant contre moi, il commençait a me lécher le cou tout en me caressant le bas ventre de sa main libre, mais c'était vraiment le pire des dégueulasse, qu'est ce qu'il croyait être entrain de faire là. Savourant sa supériorité sur moi, il tomba cependant sur quelque chose a laquelle il ne s'attendait pas, sa main a présent posé sur mes parties, il levait alors des yeux plein d'étonnement dans ma direction, un air d'incompréhension totale sur le visage.

Ce que tu touche te plait mon gros ?

Lui disais je, un sourire hargneux fendant mon visage en deux. Sentant la pression de son bras disparaître sous la surprise, ni une, ni deux, je lui assenais aussitôt un formidable coup de tête a m'en faire saigner le front. Reculant sous le choc en tenant sa tête entre ses mains, je ne lui laisser pas le temps de reprendre ses esprits que je lui portais déjà une autre frappe du poing sur l'arrière du crane, le faisant s'écrouler au sol pour aussitôt l'enchainer d'un coup de pied tout aussi violent dans le ventre. A présent inerte sur le sol, je me retournais pour reprendre ma marche, c'était décidément une journée a la con. Et dire que j'avais failli perdre ma virginité a cause de ce gros porc incapable de comprendre que j'étais un mec, bon fallait dire aussi que mon corps filiforme avec cette jupe et ce haut rose allait pas vraiment en mon avantage. Frissonnant encore de cette terrible expérience, je n'avais cependant même pas le temps de changer de rue que je sentis quelque chose s'écraser contre ma nuque avec une violence inouïe pour mon faible corps, m'envoyant m'écraser contre un mur tel un caillou. Une douleur horrible envahi mon corps pour ne finalement laisser place qu'a une obscurité que je ne connaissais que trop bien.

Mais qu'est ce que t'étais entrain de foutre Lou ? Voilà une question qui revenait indéfiniment dans mon esprit, tous semblait peu a peu s'inverser, comme si le rêve avait pris la place de la réalité pour ne me laisser qu'un arrière goût de songe éveillé. Et puis d'abord comment j'en étais arriver a débiter de pareil connerie... . Il faisait noir, si noir, m'étais je réveillé ? Pourtant j'étais sur d'être entrain de rêver il y a pas si longtemps que ça, tentant de me rappeler ce que j'étais entrain de faire il y a quelque minute je ne trouvais comme réponse que du vide. Qu'est ce que je pouvais détester ce genre de situation, je savais très bien que la réponse était enfoui dans un coin de mon cerveau sans pouvoir mettre la main dessus. Mais qu'est ce que je foutais il y a même pas 5 minute ? Tous étais si flou, mon corps me paraissait si lourd et pourtant si distant, pris d'une forte envie de m'abandonner a ce vide, je n'arrivais même pas a bouger un doigt et c'était pas faute d'essayer. J'étais prisonnier d'un corps immobile, forcé de demeurer spectateur d'une scène dont je n'avais même plus conscience. Ou du moins, jusqu'à ce que cette douleur revienne au galop.

Une douce chaleur envahissant peu a peu ma nuque pour rapidement se transformé en une douleur stridente et acéré. Mince, qu'est ce que cette cochonnerie pouvait faire mal, j'avais l'impression d'avoir porté une enclume avec des heures durant... comme si j'en était ne serait ce capable pendant une petite seconde. Ce qui était sur cependant, c'était que si je retrouvais le gars qui m'avait fait ça, s'il s'agissait bien d'une personne, il allait en avoir pour ses dents. Jubilant a l'idée de refaire le visage d'un type m'étant totalement inconnu je commençais a retrouvais peu a peu mes sensations, la douleur se faisant de plus en plus présente, je ne tardais alors pas a reprendre enfin le contrôle totale de mon corps.

Ouvrant lentement les yeux, j'eus a peine le temps de reprendre conscience du monde extérieur qu'un pied fusait déjà en direction de mon visage. N'ayant pas le temps de l'esquiver, je me prépare a encaisser en serrant les dents quand tout redevient noir.

Tu parle d'une nuit chiante, je me retrouve habillé en travelo par la volonté du saint esprit, je perds presque ma virginité a cause d'un gros porc pour finalement me faire planter par derrière par ce même gros porc. Essuyant la sueur s'écoulant de mon front, je sors du lit pour me diriger vers le frigo. M'emparant d'une bouteille d'eau, je m'appuie alors contre la porte de ce dernier pour me rafraichir de tout mon saoul. Il est 5h du matin d'après la position des aiguilles de ma montre ce qui signifie qu'il me reste encore trois longue heure avant de devoir aller en cours, fait chier. Jurant intérieurement je sort cependant de mes songes quand une boule de poil viens me mordre le pied de ces petites dents. En voilà un autre de bel emmerdeur, me baissant pour le prendre entre mes mains, je le porte alors devant mon visage pour sentir sa langue me râper le visage. Voici Moustik, un chien croisé d'une mère labrador et d'un père bouvier bernois, drôle de mélange me direz vous bien que je n'ai aucune idée d'à quoi ressemble chacune de ces 2 races. Âgé de 3 mois, cette saloperie a la carrure et le poil mi long et lisse de son père tout en ayant les traits de sa mère, un peu comme moi en somme. Sa robe tricolore est principalement constitué de noir et de blanc avec quelques taches rousse, enfin c'est ce que m'en ont dit les voisin.

Qu'est ce qu'il me veut le sac a puce ?

Dis je tandis qu'il me fixe de ses yeux noisette, pourquoi je lui pose la question de toute façon puisque j'en connais parfaitement la réponse. Le reposant au sol, je tend le bras au dessus du frigo pour m'emparer d'une petite gamelle ainsi que d'un sac de croquette, prenant quelque instant pour le remplir, je le pose alors a mes pieds pour l'entendre se jeter aussitôt dessus tel un loup.

Tu va devenir obèse tu sais ?

Ne faisant même pas attention a ma remarque, il m'ignore complètement en continuant a manger. Le temps de lâcher un soupir de désespoir que je l'enjambe déjà pour me diriger vers la douche. Ce gars... j'allais tellement lui faire mal, ce soir ce serait sa fête avant l'heure, bien que j'essaye de me contenir, je n'arrive pas a oublier le contacte immonde de son corps plaquer contre le mien, de ses mains pleine de graisse se posant sur ma peau, sa respiration fétide remplissant mes narines pour me donner la nausée. Oh que oui, c'était hors de question que je le laisse s'en tirer a si bon compte.


_________________


Il était là, juste devant moi, plaquant une rêveuse pour lui faire subir le même sort qu'il m'avais autrefois réservé. Ses mains se baladant sans la moindre once de honte sur son corps pour lui imposer sa supériorité tout en prenant un peu de plaisir. Hésitant le temps d'une seconde entre sauvez la jeune fille ou prendre la place de l'autre gros lard vu son corps des plus « intéressant », Je secoue finalement la tête vivement pour me remettre les idée en place. Le coup de poing part tous seul, associé a une impulsion télékinétique, une sorte de détonation se fait ressentir juste devant mon poing comme si l'air venait d'exploser tandis que l'autre abruti vole un mètre plus loin avant de s'écraser sur le dos. La fille s'effondre au sol, les larmes ne cessant plus de s'écouler sur son visage figé, me mettant a genoux devant elle, je lui souris gentiment avant de lui dire de détaler d'un signe de la tête. Relevant son visage pour me fixer de ses yeux embué, elle se remet aussitôt a pleurer tandis que son corps se met a trembler d'effroi. Elle était vraisemblablement toujours sous le choc pensais je en m'étonnant moi même de faire preuve d'une telle perspicacité.

J'allais pour l'aider a se relever quand j'entends un grognement non loin de là, il semblerait que l'autre venait de se réveiller et il allait surement pas apprécié que je le dérange dans ses activités « ludique ». Lâchant un petit cri en voyant le bonhomme se relever, elle s'empare soudainement de ma main pour me lancer un appel au secours du regard, aucun son ne parvenant plus à sortir de ses lèvres. Sans dire mot, je lui souris a nouveau en posant doucement ma main sur son épaule, c'est pas comme si ça allait vraiment la rassurer mais je lui laisse cependant le temps de s'en aller en me plaçant entre elle et lui, pourtant elle se contente de se relever pour venir se placer directement derrière moi. Non mais elle est bête ou elle fait juste confiance a cet inconnu que je suis, j'étais même pas venu lui porter secours en plus, a l'origine je voulais juste rendre la pareille a ce gars pour l'autre fois.

Alors on a arrêté de jouer au travelo pour venir sauver une demoiselle en détresse ? C'est dommage je te préférais en fille.

Restant silencieux, je lui répond par un petit gloussement narquois, chose qu'il ne semble pas apprécier vu la contraction soudaine de sa mâchoire et la petite veine frontale se manifestant a présent sur son front.

Tu sais pas a qui t'a a faire mon gars, je suis Danny le patriarche et des comme toi j'en bouffe tous les matins au p'tits-déj.

Je me suis déjà fait casser en deux par des plus gros que toi.

Dis je finalement en arborant une confiance certaine. Certes, c'était un peu le contraire de la formule habituelle mais bon c'était sortit tous seul. Et puis qu'est ce qu'elle attendait pour déguerpir celle là ? Elle comprenait pas que quoi que j'en pense, si je faisait ça c'était pour elle ? Tous ce qu'elle avait a faire était de se retourner et de courir aussi vite qu'elle le pouvait pour aller se perdre dans la foule, cette petite ruelle large comme deux hommes était une impasse, et le seul moyen de ce Danny pour arriver a elle était de me passer sur le corps, donc qu'est ce qu'elle attendait a la fin ? Avait elle tant confiance en moi qu'elle était sur que j'allais rétamer ce gros lard en deux temps trois mouvement ? Désolé ma fille mais on est pas dans un roman et il y avait bien plus de chance que ce soit lui qui s'occupe de mon cas que l'inverse.

Restant ainsi de longue seconde durant a nous défier du regards comme dans un de ses vieux western, je peux apercevoir une goutte de sueur perler de son front. Il pouvait faire ce qu'il voulait mais dans le jeu de la plus grande gueule c'était moi le gagnant et bien que j'allais avoir du mal a l'éclater, il y avait cependant aucune chance que je perde a ce petit jeu là. Perdant rapidement patience comme je l'avais prédit, il tend soudainement ses deux bras de part et d'autre de son corps pour faire apparaitre un nuage de fumée autour de lui. Qu'est ce que c'était encore que cet artifice ? Plaçant mon bras devant ma bouche pour me protéger de la poussière, je n'ai pas le temps de le voir arriver tant la fumée est dense que je suis déjà projeter violemment contre le mur de droite. Le souffle coupé, je tombe a genoux la bouche grande ouverte. Putain ce que ça fait mal, ça m'apprendra a être trop confiant tiens, m'enfin, comme si cela allais me changer a l'avenir. Restant ainsi pendant une dizaine de seconde, mon poitrail me faisant souffrir le martyr, je vois cependant que la fumée commence déjà a se dissiper.

Non mais qu'est ce que c'est que ce bordel ? Je sais pas combien de fois j'ai répéter cette phrase au cours des deux derniers jours mais ça commence presque a en devenir lassant. La rêveuse était plaquer contre le mur a une trentaine de centimètre du sol, une énorme pince de crabe la maintenant ainsi par les cheveux. Esquissant une grimace, la première chose a laquelle je pense est alors a quel point cela doit être douloureux, chose confirmé par son expression, mélange d'effroi et de douleur.

Mais qu'est ce que tu fout ?

Me dis je a moi même en me rendant compte que j'étais entrain de l'étudier au lieu de tenter de la sauver, d'un autre coté qu'est ce qu'elle foutait encore là ? je lui avait pas bien dit de déguerpir tant qu'il en était encore temps ? Me relevant tant bien que mal malgré cette douleur au torse, je place alors ma main en direction de la tête de l'autre pour créer une vague télékinétique. Ce qui en sort est une sorte de courant d'air tout juste assez violent pour soulever les cheveux dégueulasse de l'autre et attirer son attention. Fixant bêtement ma propre main comme si je me rendais compte seulement maintenant qu'elle avait un défaut de fabrication, j'ai tout juste le temps d'apercevoir une énorme patte recouverte d'une sorte de carapace fuser dans ma direction que je suis déjà entrain de voler quelques mètres plus loin. Tu parle d'un pouvoir inutile... .

Un voyageur... ce mec était un voyageur et il avait fallu que je m'en rende compte que maintenant. Mince ce que ça pouvait faire mal de constater parfois a quel point ou pouvait ne pas être aidé. Sa proie a présent inconsciente, je pouvais l'entendre grogner d'ici tel un chien de garde tandis qu'il avançait lentement dans ma direction, moi, l'intrus qui avait osé piétiner son territoire. Vu la haine qu'on pouvait lire dans ses yeux il avait pas l'air content, sans blague, si un mec que je connaissais pas venait piquer mon casse croute sous mes yeux je doute que je le prendrais bien moi aussi. M'enfin, le fait était qu'il avait voulu faire de moi ce même casse croute la nuit précédente et que je pouvais donc pas le laisser s'en tirer avec juste quelque coup dans la figure, enfin si j'arrivais a me relever du moins. Toujours encastrer dans un mur, je le voyais marcher d'un pas lourd dans ma direction tandis que je demeurais toujours dans l'incapacité de bouger. Me débattant tant bien que mal, je parvenais enfin a me sortir de ce mur a l'aide d'une impulsion télékinétique pour alors me retrouver d'un coup projeter juste devant lui. Ne prenant même pas le temps de le saluer ou de lui serrer la pince, je commençais alors déjà a l'enchainer a coup de frappe télékinétique au visage. Reculant sous la violence des coups, je sentais cependant chacun de mes doigts se briser un a un après chacun de mes coups, serrant les dents tant la douleur était vive, je ne lui laissait même pas le temps de répliquer en frappant de toute mes forces.

C'est marrant plus je te frappe plus tu t'embellis.

Enfin, ça c'était jusqu'à ce que, le visage a présent bien ensanglanté, il lève son foutu bras gauche pour parer mon coup sans difficulté faisant alors retentir un horrible craquement. J'aurais tant aimé que ce soit sa carapace et non ma main qui se soit brisé sous la violence de l'impacte, mais le hurlement que je lâchais alors venait de m'en prouver le contraire. Samerlipopette, j'avais jamais eu aussi mal de ma vie et j'avais beau crier en l'insultant de tous les noms d'insecte me passant par la tête, ça ne me soulageais pas d'un poil. De sa pince, il s'emparait alors de ma crinière platine d'une vivacité que je n'eut cru possible au vu de sa masse, pour alors me soulever du sol. En effet ça faisait mal...

Tu croyais franchement que tes petits poings allaient ne serait ce qu'effriter ma carapace ?

Mince, déjà que t'étais bien laid au naturel, j'aurais jamais cru que ça puisse s'empirer quand tu te transforme.

Esquissant un petit rictus, il me jetais alors en arrière comme on jetterait un jouet pour me faire sortir de l'impasse. Ricochant tel un caillou sur l'eau, j'allais alors percuter un autre mur tandis que sans même a voir le temps de me laisser tomber au sol il me rentrais déjà dans le lard, épaule en avant, m'encastrant tel un tableau dans le mur pour alors me faire crier comme une pucelle.

Bon sang ce que t'es lourd...


M'écriais je entre deux hurlement avec le peu d'air demeurant dans mes poumons, sincèrement, il valait largement son pesant de lard, c'était la première fois que je me prenais un coup de bide et franchement, j'avais pas envie de réitérer la chose. Me sentant bientôt déglutir sous la violence de l'impacte, je lui crache finalement un immonde mélange de sang et de vomi au visage le plus innocemment du monde. Sur ce coup là, même moi j'aurais pas aimé être a sa place, fallait avouer aussi que cette substance a la couleur indescriptible avait une apparence particulièrement peu ragoutante. Hurlant de douleur et de dégout, il reculait alors en essuyant avec peine de s'essuyer les yeux. Cette scène était assez amusante, manquant de trébucher tous les deux pas, il ressemblais a un croisement entre un crabe et un sanglier pleurant du vomi, et bien que je n'en croyais pas encore mes yeux, j'en avait pourtant la preuve concrète juste devant moi.

Admirant ce magnifique tableau une demi-minute durant, je recouvrais finalement mes esprits et me dégageais presque aussitôt du mur pour alors me mettre directement a courir dans sa direction. Cherchant le plaquage, j'arrivais alors sur lui de tout mon poids pour tenter de le faire basculer en arrière, ne réussissant qu'a me heurter a un mur de graisse sans le faire ployer ne serait ce qu'un peu. Bon, aussi, a quoi est ce que je m'attendais avec mes 50kg tout mouillé face a ce gars faisant le double si ce n'est plus. Me faisant refouler d'un simple coup de patte, je retournais aussitôt dire bonjour au pavé poussiéreux, chassant d'un revers de la main toute ces étoiles défilant devant mes yeux, je repartais aussitôt a l'attaque pour me faire presque instantanément et violemment rembarrer a chacun de mes assauts.

C'est une forteresse ou c'est moi qui suis une vrai quiche ?


La réponse deux était évidement la bonne réponse, ce mec était faible, une vrai loque n'utilisant que force brut sans jamais tenter d'un tant soit peu de faire fonctionner ce qui lui servait de cerveau. Seulement moi, j'étais encore plus faible que lui et c'était bien ça le problème, qu'est ce que ce goût aigre de défaite et d'impuissance pouvait être désagréable dans ma bouche. Qu'importe les efforts et la volonté que j'y mettrais, je ne serais jamais un véritable combattant et je ne vaudrais donc jamais mieux que ce type tant que mon corps ne ce sera pas vraiment renforcé. Le voyant courir dans ma direction, les yeux tant enrager qu'on aurait presque pu lire « pas content » écrit sur son front, je tapait alors de mes deux mains sur le sol sous le coup de la frustration, usant de mon pouvoir pour envoyer soudainement et méchamment valser deux ou trois pavés dans ses dents. Atteignant leurs cibles avec fracas, ils n'arrivèrent cependant pas a le stopper pour l'empêcher de me rentrer dedans et me plaquer de nouveau contre le mur, me brisant surement une côte ou deux au passage.

J'avais mal, horriblement mal, mais bizarrement, au lieu de réfléchir a un moyen de calmer la douleur ou de me sortir de cette situation, la seul chose que je parvenais encore a faire était de sourire en me disant qu'il ressemblait décidément a rien avec sa pince et son espèce de bouclier. Mais plus amusant encore que son physique, sa phobie. S'il pouvait se changer en crabe ou en je ne sais quoi, cela voulait donc dire que c'était une sorte d'invocateur de crustacé... Mais qui était assez con pour avoir peur d'un fruit de mer... un fruit de mer... le truc qui se trouvait dans l'eau et qu'était absolument dénuer de toute réaction physique, c'était comme avoir peur d'une courgette tout de même. Enfin ça c'était ce que je pensais jusqu'à ce qu'il me plante sa pince dans le ventre a même le mur pour alors m'envoyer une nouvelle fois faire joujou un peu plus loin.

Atterrissant cette fois au travers d'une vitrine, je perdais alors presque aussitôt conscience. J'étais quand même entrain de me faire lyncher par un invocateur de fruit de mer, fallait le faire quand même. Non ! Pire que ça, c'était comme si je me faisait lyncher par un fruit de mer directement, recouvrant rapidement mes esprit, je manquais de tourner de l'œil quand je remarquais mon bide tous simplement troué au niveau de l'estomac, du sang s'écoulait en quantité autour de moi tandis que je percevais a peine les cris d'affolement des habitants et autre rêveurs courant un peu partout. Tout était si flou, je ne ressentait même plus la douleur a vrai dire, d'un autre coté, qu'est ce que je ressentais encore ? Divaguant, j'en arrivait même a crier a mon sang de revenir dans mon corps comme si ce dernier était doué d'une conscience, ne remarquant même pas que la flaque ne cessait de grandir autour de moi. J'allais quand même pas mourir comme ça, pas ici, pas maintenant, mais surtout pas par ça !

Youhou, il est temps de se réveiller la princesse au bois dormant.

Disait alors l'autre gros tas se tenant a présent au dessus de moi, non mais il se croyait drôle ? Et puis d'où est ce qu'il sortait d'abord ? Je l'avais même pas vu arriver. Tentant de me relever dans un ultime effort, je m'effondrais presque aussitôt en glissant dans mon propre sang. Me fixant de ses yeux haineux, je voyais sa bouche s'ouvrir et se fermer successivement, mais plus aucun son ne parvenait a mes oreilles. Il semblait que mon voyage touchait a sa fin, enfin, c'était en tout cas ce que m'insinuais fortement sa pince ensanglanté tenu au dessus de ma gorge, il lui suffisait de la planter d'un coup sec pour que tout s'arrête définitivement, pourtant, il continuait de me parler d'une voix inaudible, mais qu'est ce qu'il me disait bordel ? J'avais juste envie de... dormir, de m'abandonner a cette douce chaleur.

Depuis combien de temps se tenait il au dessus de moi a me parler sans que je ne puisse en entendre que de faible son étouffer ? Combien de temps comptait il me faire poireauté encore comme ça ? Il se foutait de ma gueule c'est ça ? Qu'est ce qu'il pouvait être chiant, et ce jusqu'au bout décidément. Se décidant enfin a en finir, il levais alors sa pince en riant a gorge pleine quand trois gros bout de verre, reste de la vitrine, vinrent se planter directement et bien profondément dans sa carotide. Comment j'avais réussi a faire ça dans mon état ? J'en savais rien, a vrai dire j'avais plus trop conscience de mon corps, mais au regard empli de surprise qu'il me lança ça devait pas être agréable. Me fixant une dernière fois de ses petits yeux malsain, il s'effondrait alors presque aussitôt en arrière, le sang s'écoulant de sa gorge en gargouillant d'une manière des plus dégoutante. Heureusement que je n'avais plus le son parce que je crois que j'aurais aussitôt déglutit, enfin, s'il m'avait resté un semblant d'estomac... .

N'ayant même plus la force de regarder devant moi, je laissais tomber ma tête sur la droite pour remarquer ma main tendu devant moi, ça devait être ce qu'on appelait... comment on disait déjà ? L'effort du désespoir ? Bah, je sais plus, j'avais juste envie de... dormir de toute façon. Mais voilà, quand tous ce qu'on demande après une dur journée de labeur c'est un peu de repos, bah c'est toujours a ce moment là que quelqu'un intervient pour vous cassez les pieds. La rêveuse se tient au dessus de moi et est encore et toujours entrain de pleurer, hurlant de toute ses forces un truc surement débile du style « ne meurs pas ! » elle ne se rend alors pas compte que plus aucun son ne parvient a mes oreilles. Je me contente pour ma part d'admirer cette beauté chez elle que je venais seulement de remarquer. Arrête de pleurer idiote, tu as juste a te réveiller pour te rendre compte que tous cela n'était qu'un rève, voilà ce que j'ai envie de lui crier a la figure en y rajoutant quelque baffe, mais je n'en fais rien, je ne sais pas, c'est juste qu'en faite... c'était vachement agréable de voir quelqu'un pleurer pour nous, c'est un peu comme si on se rendait compte qu'on avait vraiment de l'importance pour la personne, que tous ce qu'on avait fait tout au long de notre vie n'avait pas été vain. Répondant a ses jérémiades par un simple sourire, je succombait finalement au sommeil.

Fermant doucement les yeux, je me sentais soudainement attiré vers le haut quand une forte odeur... d'urine me parvint au narines, qu'est ce que c'était encore que ça ? On était pas censé voir une sorte de lumière blanche immaculée avec des anges nous prenant alors la main pour nous aider a prendre notre envol ou je ne sais quelle autre niaiserie ? On devait juste ce contenter de mourir en reniflant une sale odeur de pisse ? Je n'avais pas le temps de comprendre ce qui se passait que je me réveillais déjà, le chiot dormant sur mon ventre et une flaque d'urine s'écoulant de part et d'autre de la couette. 3 Mois et ça pissait encore au lit... Et le pire c'est que j'allais devoir le remercier.
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Requiem for a bastard [quête solo]

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