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Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna]

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Alexandre Chanet
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MessageSujet: Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] EmptyMar 18 Juin 2019 - 13:57

Cela faisait… Hm… Je ne sais pas, probablement quelques heures, que j’étais allongé dans l’herbe des Plaines. J’y avais jusque là passé toutes mes nuits de « Voyageur », car c’était ce que j’étais devenu à présent : un Voyageur du monde des rêves. J’avais mis longtemps avant de pleinement prendre conscience de ce que cela impliquait. Je dois admettre que le fait que tout ceci m’est été expliqué par des chevaux magiques à la robe pastel n’aidait pas trop à ce que je reconnaisse le caractère « réel » de l’expérience. J’avais même pensé que des personnes à la ferme avait peut-être pu droguer ma nourriture, c’était une hypothèse déjà bien plus raisonnable que :


  1. Il existe un monde des rêves dans lequel chaque personne endormie se retrouve
  2. Certaines personnes en prennent conscience et deviennent ce qu’on appelle des Voyageurs
  3. Ces personnes ont des pouvoirs magiques
  4. Le monde des rêves est peuplé de tout ce que l’imagination recèle, le pire comme le meilleur


Non, vraiment, rétrospectivement, la drogue était plus acceptable. Mais au bout de plusieurs jours de délires constants et parfaitement cohérents, à chaque nuit, sans aucun autre effet secondaire et après une visite médicale pour être certain que, non, il n’y avait rien d’illicite dans mon corps, je devais bien reconnaître que telle était ma « réalité ».

Un second problème s’imposait désormais à moi. En tant que Voyageur, j’étais désormais doté d’une grande force et résistance physique, bien que depuis peu éveillé aux merveilles de Dreamland (puisque c’était le nom de cet endroit, va pour l’anglicisme), je me rendais bien compte qu’ici, j’étais bien plus balèze que dans la réalité. Avec cet avantage en venait un autre : un pouvoir lié à mon ancienne phobie et, en l’occurrence, la possibilité de me changer en centaure ou quelque chose s’en rapprochant fortement. Je dois avouer que passer le dégout initial de voir son corps ainsi modifié, je trouve ça plutôt cool. La métamorphose n’est pas douleur, au contraire, et ma partie équine n’est pas du tout désagréable à regarder maintenant que je me suis fait à l’idée. Non, le problème principal, désormais, c’est que je n’arrive pas du tout à m’en sortir avec la bagatelle de six membres à contrôler en même temps. Depuis que j’ai quatre jambes et deux bras, j’éprouve une admiration nouvelle pour les insectes. Comment font-ils, sans cerveau, qui plus est ?

J’avais fait de nouvelle tentative, tôt dans la nuit, sans grand succès. Après m’être ramassé un certain nombre de fois, je m’étais donc allongé sous forme humaine, jambes nues étendues dans l’herbe, seulement vêtu d’une longue tunique vert amande qui avait le mérite de rester en place entre deux transformations et je rêvassais tout en cherchant la motivation nécessaire à reprendre mon entraînement. Un gros soupir s’échappa de mes lèvres alors que je redressais mon buste. Je n’étais pas fatigué, mais je n’avais pas non plus très envie de retenter un galop maladroit. C’était pourtant ce que j’avais de mieux à faire en ce moment, les autres habitants des Plaine m’avaient très gentiment fait remarquer que je ne serai pas en sécurité hors du Royaume sans maîtriser correctement mon pouvoir.

Après un nouveau soupir, je me relevai enfin totalement, époussetant mes vêtements et m’ébrouant rapidement. J’inspirais profondément et, d’une pensée, choisissais mon autre forme, invoquant les quatre solides jambes pie d’un Irish Cob et les oreilles. Tant que je n’avançais pas, j’avais plutôt fière allure, je trouve… Enfin ça c’était sans prendre en compte le caillou contre lequel se cogna mon sabot, m’envoyant rouler jusqu’en bas de la pente douce de la colline sur laquelle je me trouvais. Joie.
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Yoël Herna
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MessageSujet: Re: Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] EmptyMar 18 Juin 2019 - 22:51
  Je n'aurais pas cru ça possible, un de mes amis a réussi à le traîner à des paris hippiques. Je me demande toujours ce que je fais là, mais il avait l'air tellement heureux que je vienne qu'après tout, même si c'est un effort, il n'est pas si énorme que ça par rapport au plaisir que ça lui fait. Le bougre sait se montrer convainquant, il a réussi à ameuter deux autres de nos amis communs. Bon, eux ont en effet pris des paris, personnellement je suis juste venu comme spectateur, je n'aime pas confier mon argent au hasard, j'en manque suffisamment comme cela. L'entrée ne coûte presque rien, et visiblement le gros des recettes se fait sur les joueurs, ainsi que sur les consommations, je suppose. Ce n'étais pas « ennuyant », mais je ne comprends pas vraiment l'euphorie autour de ses courses, peut être parce que je n'ai pas d'argent en jeu. Mais je dois avouer qu'un cheval en particulier a retenu mon attention, il avait l'air … Je ne sais pas, digne ? Oui, c'est ça, comme si c'est lui et non son cavalier qui maîtrisait le tout. C'était assez marquant, pourtant, en terme de performance, il était plutôt mauvais, il est arrivé en sixième position. Plus tard, après une bière prise, le groupe d'amis s'est séparé alors que les autres se promettaient une autre session hippique, pour plus tard. Ce cheval … Il avait quand même un sacré cachet.

=====Ailleurs=====

  Le royaume des plaines. Oui, certes, ça me semble logique. Tiens, c'est la question du jour, est-ce que les animaux rêvent aussi ? On a déjà vu que oui, j'ai même croisé mon abruti de chat. Mais les chevaux ? Y'a pas de raisons, c'est futé aussi un cheval, je crois. Après est-ce que ça dort suffisamment longtemps pour bien maîtriser Dreamland, et mieux … Est-ce que les chats dorment autant pour étendre leur hégémonie à Dreamland ? Faudra que je re-choppe mon gros bébé pour lui demander. Toujours est-il que c'est un royaume plutôt ennuyeux, la preuve, Aslya ne s'est même pas pointé, en même temps il n'y a aucun réel support sur lequel coller un de ses stickers. Mes vêtements eux même semblent vouloir exprimer l'ennui et la bannalité, un Jean, un chandail beige/marron à manches longues, que je m'empresse de retrousser, et la traditionnelle écharpe, bleue marine, cette fois là. Prévoyant d'avance une nuit un peu trop longue, j'invoque Billy, lui demandant de préparer du thé, au cas où je croiserais quelqu'un avec qui discuter, le voilà tout enjoué, à agiter ses petites pattounes atrophiées de T-rex. Ne me restait plus qu'à me balader dans l'espoir de trouver quelqu'un. Oh, j'ai bien vu un ou deux attroupements, mais ce n'étaient que des rêveurs qui s'amusaient en compagnie de divers chevaux oniriques.

  Ne voulant pas déranger ce qui doit être un rêve plutôt agréable, je continue mon chemin, montant une petite butte, m'y plaçant en me laissant plus ou moins tomber sur le cul, contemplant le paysage avec une certaine lassitude. Jusqu'à ce que je remarque une scène plutôt comique, un centaure portant une tunique verte qui s'essaye à un galop hasardeux, loin de l'aisance vue pendant la course hippique, faut il dire que la partie cheval semble être plutôt un cheval de trait, ou sauvage, j'y connais rien en dadas. L'air concentré qu'il arbore est assez touchant, rappelant d'une certaine façon les enfants et leur premiers moments sur un vélo sans roulettes. Aucuns rêveur à côté ? Il n'est donc pas en représentation, ça doit être une créature nouvellement née. C'est toujours quelque chose de perturbant de se dire qu'un grand barbu comme ça peut avoir trois ans, ou même quelques heures. Il ne m'a probablement pas vu, je suis plutôt petit et sur une colline voisine, et ses pattes semblent plus intéressantes que le décor, ce que je peux comprendre.

  Je perds le petit sourire amusé que j'avais jusque là quand je le vois choir et rouler jusqu'à la fin de la pente de la colline sur laquelle il se trouvait, me relevant en vitesse, je me précipite vers lui pour l'aider, ralentissant un peu en voyant qu'aucune de ses articulations ne semble mal placée et que son visage exprime plus une lassitude extrême qu'une douleur aiguë. Arrivé proche de lui, je lui tends ma main, par principe, parce que je ne pense pas pouvoir l'aider à se relever, n'étant décidément pas un monstre de force. Je ne peux m'empêcher, bien qu'en gardant un air globalement bienveillant, de lui adresser un sourire taquin accompagné d'un :

« Ainsi les fiers centaures naissent avec les mêmes difficultés que les Faons ? »
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Alexandre Chanet
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MessageSujet: Re: Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] Je peux pas, j'ai poney [PV Yoël Herna] EmptyLun 15 Juil 2019 - 17:01
La douleur vrillait mon dos, mes genoux, les quatre, et mes coudes. J’avais roulé le long de la pente, écorchant ma peau légèrement, mais suffisamment pour que mon corps soit globalement engourdi. Je m’appuyais sur mes coudes, tentant avec difficulté de relever la partie inférieure de mon corps, si lourde et imposante, quand je vis une main se présentait à moi.

Au bout de cette main se trouvait un jeune voyageur (je pouvais le dire à ses oreilles et à sa diction) fluet, au visage agréable et à l’expression mi-avenante, mi-moqueuse. Je ne lui tins pas rigueur de l’autre moitié, je crois que je l’aurais eu si j’avais été le spectateur de ma chute. Si je ne me saisis pas de la main tendue, c’est bien parce que j’avais du mal à imaginer qu’il soit capable de réellement m’aider à me relever et aussi parce que je voulais le faire seul. Tout en m’appuyant sur un genou je répondai à sa remarque :


« Les faons parviennent à courir au bout de quelques heures seulement après leur naissance. Personnellement ça fait des jours que j’essaye ! »

J’éclatai de rire en repensant à la multitude de chute et autres « accidents de parcours » qui avait émaillé mes débuts à Dreamland. Ouais, pour un « fier centaure », je démarrais mal dans la vie. D’ailleurs c’était peut-être ce qui trahissait le mieux ma nature de voyageur et pas de créature, néanmoins je ne savais pas si cet inconnu me considérait comme l’un ou l’autre. Ce n’était pas très important à mes yeux, de toute façon, ses intentions n’avaient pas l’air belliqueuses.

Parvenant enfin à me redresser entièrement, je constatai que à quel point le voyageur qui était venu à mon aide était petit, particulièrement avec des jambes équines. Ma stature, sous cette forme, me faisait presque atteindre les deux mètres cinquante et mon « sauveur » ne devait pas dépasser le mètre soixante-dix, dépassant péniblement ma taille. Mon rire s’effaça pour se changer en sourire nerveux. Je n’avais pas encore l’habitude d’être aussi grand. Mes jambes humaines n’étaient pas courtes non plus et juste avec elle j’aurais été bien plus grand que lui, mais dans ces circonstances, c’était inconfortable. J’essayai de reprendre contenance tout en commençant à avancer un peu.

« Je m’appelle Alexandre, au fait. Tu… es ? » demandai-je en me grattant l’arrière du crâne, un peu gêné.
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