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[quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy)

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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Lun 23 Juil 2018 - 15:31
- Je suis plutôt contrôleur qu'invocateur, mais c'est toujours plus intéressant que de rester avec lui, ça me plairait bien. Petit problème, monsieur a décidé qu'il serait mon geôlier, du coup je ne pense pas qu'il va me laisser partir tranquillement.

- Ce n'est pas que je veuille particulièrement la garder avec moi Yoël, mais elle et moi on va arpenter Dreamland encore quelques temps.

Quand j'ai donné cette réponse à mon camarade, est-ce que j'aurais dû lui raconter la vérité ? Tout expliquer sur Ilm, de la source de son pouvoir à la façon dont nous nous sommes rencontrés ? C'est ce que je me dis quand je me rend compte qu'il est attentionné et me conseil de rester zen. Mais dans tout les cas, je ne peux pas raconter ça à tout le monde. Si je fais pas gaffe je pourrais devenir une cible pour des personnes qui seraient à la recherche d'une arme. Cela dit, Yoël ne semble pas être ce genre de personne. Je me détend donc et décide de penser à autre chose. Le rouge de ma cigarette s'étend un instant avant de faiblir et j'expire une longue taffe de fumée. Puis en repensant au reste de notre discussion je fais un lien entre les deux voyageurs qu'il m'a décrit.

- Attends...

Quand le gars que l'ont croise nous adresse la parole je sors de mes pensées à toute vitesse en retenant un sursaut. Ilm s'est vaporisé quasiment immédiatement en voyant le duo s'approcher et rejoint Cloud en un fin filet de brume. Ce dernier est collé à mon dos me formant une sorte de carapace. Je ne sais pas comment c'est pris et si il y'a beaucoup de créatures aux aspects étranges, mais fait le choix de me faire passer pour l'une d'elle pour le coup. Encore une fois je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche pour prendre la parole et assurer l'échange, mon partenaire est dans le personnage. Jouant parfaitement ce rôle comme le précédent, je m'y croirais, j'ai rarement croisé quelqu'un qui improvise aussi simplement et naturellement. Il nous fait passer ces deux gardes sans problèmes, ou presque.

Alors que nous continuons d'avancer tranquillement il m'explique calmement, non sans une certaine appréhension dans la voix, qu'on est peut-être démasqué. Courir ou les assommer, j'aimerais arriver à la tours sans déjà avoir des gardes à nos trousses, mais les assommer ça va commencer à faire beaucoup de gardes disparus. Quoi que dans tout les cas, si eux se dirigent vers le bordel ils vont bien vite découvrir le bordel. Sans plus réfléchir je pose une mains sur le dos de Yoël en me préparant à le pousser à courir. De l'autre mains je pointe du doigt la prochaine rue à gauche et me tourne à moitié vers nos interlocuteurs.

- Là ! Les fugitifs ! Il se barrent !!

A ces paroles j'entraîne un instant l'épaule de Yoël avec moi, alors que je m'élance, pour être sûr qu'il suit. Pour les deux autres, je me retourne une dernière fois et essais de me les mettre dans la poche.

- Vite ! Venez, j'en ai vue au moins deux !

Sans taper un sprint de tout les diables ou trop forcer pour ne pas semer les gardes je m'élance à la suite de Yoël en gueulant des injures et en assurant qu'on va choper ces salopards. Une fois dans la ruelle je regarde si on rejoint une grande rue de l'autre côté où si on a droit à un petit dédale de ruelles. La dernière étant la meilleure possibilité je lâche un juron quand j'aperçois une rue semblable à la notre de l'autre côté. Pas de ruelle plus sombre ou de virage qu'aurait pu prendre des fugitifs pour perdre leurs poursuivants. Je fais juste une annonce à Yoël alors que je pivote en direction d'un mur alors que les deux autres ne sont pas encore dans le passage.

- On les assomme maintenant !

On ne s'est avancé que de quelques mètre dans la ruelle et il doit rester à peine 5 secondes avant que les deux autres soient sur nous. Je bondis sur le mur, prend appuie dessus en enchaînant par un rebond sur la cage des escaliers de sortie de secours. En attrapant la rambarde je replis mes deux jambes comme des ressorts sur le bord de la plateforme et me laisse penché en arrière avant de pousser. Je dessine un arc de cercle accompagné d'un salto arrière pour me retrouver hors de la ruelle. Juste derrière les deux gardes qui ont leurs pistolets en mains et se retourne en m'entendant atterrir derrière eux. Une sphère nuageuse s'étant au bout de mon poing alors que je me suis relevé et ai frappé le garder de droite, celui qui nous a fait la conversation.

- Yoël à toi !

L'autre a sursauté quand son camarade s'est fait projeter dans la ruelle vers les pieds du mien. Il réussi à bondir vers l'arrière en pressant la détente. Je décide de ne pas battre en retraite, mais m'avance au corps à corps alors que le premier tire me coupe le souffle en explosant mon gilet pare-balle. Le second tire me siffle à côté du casque alors que je le choppe à la gorge avec ma main gauche et lui explose le nez en lui disant qu'il ne devrait pas négliger les protections. J'enchaîne et frappe la mâchoire inférieure, ce qui provoque un crachat sanglant de sa part. Pendant qu'il s'écrase au sol je penche la tête au coin du mur pour m'assurer que personne n'était dans les parages. Après avoir regardé à gauche et à droite, je reviens à mes oignons en assénant un nouveau coup au garde qui tente de se relever. Son crâne frappe le sol et il arrête d'essayer de... de rien du tout. Il ne bouge plus.

Une fois débarrassé je me tourne vers mon partenaire prêt à l'aider en cas de pépin, sinon je ne prévois pas d'intervenir, préférant voir de quoi sont capable ses invocations. En attendant, je fais attention à ce que personne n'arrive à notre suite. Et je cherche un endroit où nous pourrions planquer les corps assommés, sur le balcon là haut en faisant descendre l'échelle, dans l'une des poubelle de la ruelle ou bien dans l'un des halls ? L'invocateur me dira ce qu'il en pense quand nous pourrons discuter.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Lun 23 Juil 2018 - 18:28
  Il m'a écouté, et en posant une main sur mon épaule, il m'encourage à me dépêcher un peu, j'étais en train de me dire que ma blague avec Ilm a été prise au sérieux, et j'allais m'en excuser, avant de remarquer que les deux Gus avaient l'air moyennement confiant. Enfin, pour une fois, c'est lui qui improvise, et pas trop mal, je dois avouer. Peut être que je pourrais en faire quelque chose, si il ne meurs pas avant. Enfin, il me pousse, et comprenant son intention, je me met à courir vers la ruelle, je m'épargne les injures que lui prononce, pas encore habitué à avoir du souffle quand je cours. Entré dans celle-ci, j'invoque l'Annonciateur, vu son apparence flippante, c'est sûrement lui qui doit pouvoir me servir le plus en combat. Alors que j'allais intimer à Tommy de prendre une position plus stratégique, je le vois enchaîner un nombre impressionnant de pirouettes, les yeux écarquillé et la bouche légèrement entrouverte devant la prestation. Puis il arrive derrière eux et m'en envoie un, qui vient atterrir à plat ventre, se relevant quasiment immédiatement, regardant mon invocation, puis moi même, une grimace de haine se formant instantanément sur son visage, il jette à peine un regard à son camarade, puis …

  Puis il fonce sur moi après avoir dégainé une matraque télescopique, complètement paniqué, je place mes bras autour de la tête, me préparant à l'impact. D'un coup une foule de souvenirs me reviennent en tête, j'imagine que c'est ce qu'on appelle le tunnel de lumière, bah c'est beaucoup moins impressionnant que ce qu'on dit. Enfin, les choses qu'on voit habituellement, le premier baiser du grand amour en moins, n'ayant pas embrassé mon grand amour, c'est con, je ferais un mauvais héros de film d'action. Mais c'est en attendant un peu que je me rends compte que … Rien ne vient, alors je rouvre les yeux, avisant mon environnement avec un peu de surprise. Mon assaillant est plus loin, avisant son arme, puis m'avisant moi. Enfin … Non, pas moi, ce n'est pas moi qu'il regarde, il regarde quelqu'un un peu plus à droite, mais il n'y a personne ici. Je lève le regard avisant alors l'annonciateur qui flotte au dessus de moi, son encensoir continuant de faire des petits mouvements de balancier. Dans l'immédiat, je suis assez satisfait qu'il soit visiblement composé de brume, avoir une vue sur ses sous vêtements ne m'intéresse guère.

« Ah, je vois, tu peux … Attaquer, aussi ?

- Dünyanın sonu ...

  Mais notre adversaire ne nous laisse pas le temps d'avoir une conversation plus aboutie, nous chargeant à nouveau. Et cette fois-ci prêt à recevoir la charge, je me place dans une garde approximative, et … Non, il me rate, enfin … Non, il tape à côté, l'air tout aussi surpris que moi de ne rien avoir touché, jusqu'à ce que l'encensoir de mon invocation vienne le cueillir dans la joue, ne lui faisant quasiment rien, si ce n'est produire un son métallique à l'impact. J’abaisse les bras, me reculant un peu, laissant l'annonciateur faire, et s'engage entre eux un combat ridicule. Le garde tapant toujours à côté, quand bien même au fur et mesure, il semble comprendre comment ignorer les étranges effets qui l'affectent, et l'annonciateur ne plaçant que des coups d'encensoirs, qui bien que complètement déshonorant, n'ont pas l'air d'être très douloureux ni très handicapants, alors pris d'un soudain élan de courage, je viens mettre une droite dans le dos du garde, qui se plie un peu, sous la surprise ou la douleur, je ne sais pas, se retournant vers moi avec l'air mauvais.
  C'est surprenant d'avoir un visage vert qui semble aussi doux que du velours, des yeux grandement ouvert et orange qui vous regarde avec un air mauvais, c'est un peu comme un muppet diabolique, ça surprend. Enfin, avant qu'il n'ai de temps de lever la main, un autre coup d'encensoir vient le cueillir dans les parties, et là il semble un peu souffrir, laissant tomber quelque chose au sol, que je ramasse. Un Shocker … C'est à ce moment là que je regarde Tommy, qui visiblement a finit avec le sien, m'observant d'un œil inquisiteur, je ne fais que hausse les épaules, venant alors utiliser l'arme nouvellement acquise sur la nuque de mon adversaire, qui va alors convulser au sol, j'assure qu'il ne se relève pas en lui donnant un autre coup à l'arrière du crâne. Puis j'avise autour de nous.

- Bon … Bah ça s'est fait. J'imagine qu'il falloir qu'on cache les corps maintenant … Tu crois qu'il est mort ? J'aimerais autant que non.Dis-je à Tommy en désignant les deux corps, l'air un peu inquiet.

- A fin do mundo , Opin aye, Dawiya cîhanê ... Commence mon invocation, en lévitant à peine au dessus du sol, à vitesse assez lente, vers Tommy.

- Nan ! Pas lui, lui c'est un allié.

- Pasaulio pabaiga. Me répont il avec un air déçu.

- Heuu ... Si tu le dis. Dis-je en le désinvoquant. Bien ... Y'a pas une plaque d'égoût ? Dis-je en cherchant un peu au sol, finissant par en trouver une. Ah ! Si, là, tu viens m'aider ? On va les foutre là dedans, au pire, ils se font bouffer par des alligators, et ce sera pas nous.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Mer 25 Juil 2018 - 13:55
Le combat de l'invocateur est disons le, plutôt étrange. Le gardes répète des assauts dans le vide comme si il entraînait des katas martiaux alors que Yoël esquive des coups qui ne l'aurait de toute façon jamais touché. Au-dessus d'eux un encensoir est balancé nonchalamment par une sorte de prêtre du dix-septième ou dix-huitième siècle. La fumée qu'il propage est surement la source de l’inefficacité des assauts du garde qui au fur et à mesure se rapproche tout de même de sa cible. L'encensoir qui oscillait jusque là sans être un danger pour personne devient une arme qui vient percuter le soldat à plusieurs reprises. Si cela ne semble pas plus efficace que ça il semble en tout cas réussir à déstabiliser l'adversaire en laissant le temps à Yoël de le déséquilibrer avant que ses bijoux de familles brisés ne le laisse tomber à terre.

L'invocateur se tourne vers moi, hausse une épaule désabusée et quand il se retourne pour ramasser le taser je me rapproche en traînant le second garde. Il termine le premier avec deux décharges électriques dans le second qui le secoue de spasmes avant qu'il ne cesse de bouger. De mon côté je fouille mon garde pour retirer le badge qu'il doit avoir dans une de ses poches et lève la tête quand j'entends mon camarade parler. Il s'adresse à son invocation qui semblait vouloir me prendre pour cible. Heureusement qu'il les contrôle un minimum ses invocs... Je me relève en glissant l'arme du garde dans le holster de ma tenue qui se trouve juste au dessus de la ceinture.

- Bien ... Y'a pas une plaque d’égout ?

- Bonne idée ça, retire juste son badge qu'il puisse difficilement prouver qu'il a des accès et garde une arme.

- Ah ! Si, là, tu viens m'aider ? On va les foutre là dedans, au pire, ils se font bouffer par des alligators, et ce sera pas nous.

- Yep, on fait ça de suite.

J'attrape mon garde par le col de sa veste et l'attire vers la plaque en le soulevant de façon à ce qu'il n'y ai que ses pieds qui frottent au sol. Le déposant à un mètre je pose un genoux à terre et passe mes doigts dans deux encoches de la plaque pour la soulever. Sans perdre de temps je la décale sur le côté et me relève pour y faire glisser le corps à l'intérieur de l'ouverture. Une bouche sombre qui plonge à je ne sais combien de mètres de profondeur, mis à part que l'odeur est pestilentielle. Je l'aurais bien descendue moi même, mais on a pas vraiment de temps à perdre et j'ai aucune envie de m'enfoncer là-dedans. Voilà comment je me retrouve à laisser tomber un gars inconscient dans des profondeurs inconnues avant d'entendre un "plouf" caractéristique.

Je me relève en regardant vers Yoël pour savoir si il s'occupe du second corps ou si je dois m'en occuper. Une fois débarrassé de cette corvée je propose qu'on sort par l'autre bout de la ruelle et qu'on reprennent notre route. Par un côté où l'autre nous ne sommes plus très loin de la tours qui, plus massive que la majorité des immeubles, est à portée de vue. J'avoue qu'en nous remettant en marche je presse le pas car je trouve que cela commence à prendre beaucoup de temps. Les minutes s'égrainent et on est jamais sûr de quand le réveil va retentir.

- Bon allez, on rentre dans ce truc et on coupe cette musique de merde ! Ton informatrice aurait possibilité de nous donner un chemin d'accès ? Y'a pas des fenêtres ouvertes ou quelque chose d'autre ? Sinon ça va être la porte d'entrée.

Tout en marchant je lui explique qu'on va essayer de passer sans se faire repérer, mais si on est découvert il va falloir foncer. Je lui tend le CD pour être sûr de ne pas le briser en me battant. Sachant que c'est un invocateur il y'a moins de chances pour que lui se fasse tabasser. Nous verrons bien sur le moment, mais à l'entré, il faudrait qu'on dise qu'on a croisé de gars déguisés en gardes qui se sont enfuis par les égouts. Et pour rentrer, je ne sais pas encore ce qu'on va trouver comme subterfuge, même si j'avoue à mon camarade compter sur son jeux d'acteur. Nous avançons rapidement vers le bâtiment et il va vite falloir avoir une idée car la porte et ses deux gardes est déjà dans notre champs de vision.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Mer 25 Juil 2018 - 23:49
  Alors qu'il mène le premier vers sa chute, qu'un petit « plouf », presque comique, vient ponctuer, je m'occupe du second, le dépouillant de son badge, et du Holster qui permettait au Taser d'être porté, puis je le porte. Oui, je le porte, avec une étonnante facilité, décidément, je me surprend tout seul, puis je le laisse doucement tomber dans le trou, le son qu'il va produire en arrivant au bout de sa course et plus nuancé, probablement parcequ'il a atterrit sur son ami, je replace la bouche d’égout juste après. Je me rend compte que mon partenaire m'observait depuis le début, alors je me fend d'un léger sourire perturbé, à cheval entre taquinerie et culpabilité de peut être condamner à mort quelqu'un.

« Non, c'est pas toi qui va te faire tout le sale boulot tout le temps. Allez … En route. »

  Nous reprenons donc la route vers la tour, qui se fait de plus en plus proche, Tommy commence à presser le pas, je dois avouer avoir un peu de mal à suivre son rythme. Mais je me garde bien de lui dire, ayant l'impression d'être un boulet dans cette histoire, je manie donc mes petits gambettes de sorte à calquer mon pas sur le sien. Et le bougre, en plus d'aller vite, trouve le moyen de parler en même temps !

«  Bon allez, on rentre dans ce truc et on coupe cette musique de merde ! Ton informatrice aurait possibilité de nous donner un chemin d'accès ? Y'a pas des fenêtres ouvertes ou quelque chose d'autre ? Sinon ça va être la porte d'entrée.

- Elle a pas pu … Je souffle un coup, calquant le rythme de mes paroles avec celui de mes pas, afin de ne pas juste parler comme un Asthmatique après un marathon. Elle n'a pas pu aller jusque là, et si je la ré-invoque maintenant alors que je lui ai dit qu'elle pouvait prendre du repos … Je vais me faire insulter vraiment violemment, et en plus, ça va prendre du temps. Du coup ce sera la porte, on est des gens civilisés, quand même. »

  Il m'explique ensuite ce que je sais déjà, et lui aussi. Mais ça a quelque chose de rassurant , je lui répond par ailleurs qu'à partir du moment où nous seront dans ces couloirs, Billy pourra couper la route à nos poursuivants, et que dans le pire des cas, mon prêtre nous évitera le gros des dégâts. Nous échangeons donc un petit moment de la sorte, avant qu'il ne me cède le CD, probablement parce qu’il va encore sauter partout et se battre comme un gros bourrin. Je lui pose une main sur l'épaule, lui intimant de ralentir. Je lui explique alors que pour être crédible, il va nous falloir paraître pas trop pressé, mais quand même sur le qui-vive. Puis je prend quelque temps pour reprendre mon souffle, et j'impose mon rythme de marche à Tommy, en prenant mon personnage de garde décidé qui sait où il va. Arrivé devant la porte et ses deux gardes, je vais pour simplement les saluer d'un hochement de tête mal luné, mais l'un des deux gardes m'arrête.

- Hééé, c'est pas du tout ton secteur de patrouille, qu'est-ce que tu fous là ?

- Markus et Barf se sont fait avoir, des connards ont pris leur affaires, faut que je fasse passer le message pour qu'on chope ses enfants de catins.

- Ah … Heuuu … Il se tourne vers son partenaire garde, qui hausse les épaules. Hum, ouais, fais ça. Dit il en actionnant la porte, nous laissant entrer.

- Putain … Si on les chope, je te jure qu'avec la promotion que ça me fait je te paye un coup à boire. » C'est ce que je lui grogne dessus d'un air taquin, avant de rentrer sous les ricanements conjoints des deux gardes.

  Et là c'est le moment un peu plus compliqué où il nous faut trouver comment fonctionne cette tour, et où l'on peut changer la musique diffusée dans toute la ville. Mais comme ce sont des gens bien organisés, à défaut d'être des gens éthiquement viables. Du coup, il y a une carte sur l'un des piliers, je la regarde en passant, me dirigeant d'un pas vif vers l’accueil, la salle de diffusion est au quinzième étage, la salle des gardes au douzième. Arrivé au comptoir où je suis accueilli par une jeune femme à plusieurs yeux et aux cheveux formant  une cascade, littéralement. Je fais immédiatement le lien avec celle du Bordel, mais celle-ci, malgré sa ressemblance impressionnante, dispose d'un coloris légèrement différent, je m'adresse d'une voix un peu tendue, que je n'ai pas trop à forcer, la pression du moment me tombant pleinement sur les épaules.

« Tu peux nous débloquer l'ascenseur jusqu'au 12 ème ? Urgence.

- Mais … Enfin si vous avez un badge de niveau deux vous le pouvez déjà, non ?

- Ouais, on peut, mais nos badge sont pas de ce coin, pas du tout notre zone de patrouille.

- Ca marche quand m- Présentez vous ! Dit elle soudain suspicieuse.

- Écoute, j'ai vraiment pas le temps pour ça, ta sœur a été attaquée par des putains de voyageurs, et j'ai pas vraiment le temps de discuter, mais une fois que j'aurais fais ma battue, on en reparle, d'accord ?

- Je … Ma so- Elle ne termine pas sa phrase, interrompue par un hoquet de surprise, rentrant dans un état de trauma, probablement.

Je secoue la tête, me dirigeant simplement l'ascenseur, que je peux en effet ouvrir avec mon badge, attendant que Tommy m'y rejoigne, tentant d'appuyer sur le 15 ème directement, mais l'accès m'en est dénié, alors je me contente du douzième. Puis pendant que nous montons dans l'ascenseur, qui n'a pas de petites musiques, c'est un scandale, je me détends un peu, regardant Tommy avec un air désespéré.

- J'ai merdé, on a pas beaucoup de temps avant que ce soit la pagaille. Dès qu'elle arrêtera d'être con, on aura probablement de la compagnie.» Dis-je, maussade.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Jeu 26 Juil 2018 - 17:30
- Hey les gars, y a deux gardes qui arrivent par la rue principale. Quand ils seront à l’intérieur, tu lances le grappin Stéph.

- Sans problème, mais de là où on est je vais pouvoir atteindre que le treizième étage, et encore...

- Y'a pas à dire. Lance une voix féminine. Ils sont quand même bien organisés dans cette ville, mettre des bâtiments pas très haut juste à côté des tours principale pour éviter les assauts. Heureusement qu'on est venus équipés.

Voilà ce qu'il se passe sur un toit adjacent à la tour d'émission. Trois ombres s'animent et de mettent en mouvement alors que nos des amis s'approchent du bâtiment. Le fait est qu'il semble que ce ne soient pas les seuls qui cherchent à changer l'atmosphère d'Hardetekcity.

- C'est bon, on y va.

L'ombre qui regardait vers le sol se tourne vers son camarade qui soulève une pointe métallique agrémentée de trois griffes métalliques. Il lâche l'objet juste de devant son épaule droite, qui est rattrapé par une force mystérieuse et se met à tourner autour de son bras tendu. Le grappin et la corde qui y est rattachée s'enroulent petit à petit en direction de la main. Plus les tours s'enchaînent, plus la vitesse de l'objet augmente jusqu'à ce qu'il atteigne le poignet avec la vitesse d'une fronde. Le bras toujours tendu descend en diagonale vers le sol le plus loin possible du bâtiment et repart avec force dans l'autre sens. La pointe passe devant la paume de sa main avant de partir à toute vitesse vers les hauteurs entraînant la corde fixée à une rambarde à l'autre extrémité. La barrière métallique produit un son sourd quand la corde se tend d'un coup sec.

- Nickel, bon ba j'y vais, annonce le premier en retirant ses chaussures et en retroussant ses manches. J'ouvre la fenêtre et je vous me suivez ensuite.

______


Yoël est très bon jusque là, nous sommes entrés sans problème dans l'enceinte du bâtiment, je reste plutôt strict sans en faire trop. Même si ils restent sur leurs gardent, les gars de l'entré restent assez décontractes. C'est sans trop de peines que nous nous retrouvons devant le bureau de l'accueil alors que j'aurais bien tenté de me diriger direct vers l’ascenseur. Sauf que c'est là que ça se corse, il réagit bizarrement aux réactions de la demoiselle et il monte un peu vite au créneau. Toujours est-il que cela semble être passé pour le moment même si il a juste réussi à la terroriser un instant. Nous en profitons pour nous diriger calmement vers l'ascenseur sans prendre le risque de plus attirer son attention. Le passe ne nous permettra pas de monter tout en haut directement, mais le douzième étage ce sera déjà ça.

- J'ai merdé, on a pas beaucoup de temps avant que ce soit la pagaille. Dès qu'elle arrêtera d'être con, on aura probablement de la compagnie.

- Faut pas t'en faire autant. T'as juste été trop sec, les gars à l'extérieur était plutôt décontractés, maintenant c'est sûr que ça va pas être la même, mais bon, on verra sur le moment.

L'ascenseur ne prendra pas trop de temps, mais il va vite falloir qu'on voit comment nous allons progresser une fois là haut. Je n'ai pas encore d'idée exacte, mais ça va le faire, on est à l'intérieur, tout droit en direction du dernier étage. Les chiffres s'égrainent un à un sur le compteur alors que que nous montons. Mais l'ascenseur s'arrête un instant entre deux étages. Seul la lumière de sécurité et le compteur indiquant le 10 avec une flèche montante éclairent légèrement le cube métallique. Immédiatement sur mes gardes je recherches une sortie possible, mais il n'y a rien, pas de trappe de sécurité comme dans le monde réelle, ou alors elle est bien masquée. Bizarrement, les lumières se rallument et tout reprend son cours tout naturellement, comme-ci de rien n'était. Il va falloir qu'on trouve un moyen de se défendre si il nous attendent à la sortie de l'ascenseur.

- Prépare toi... Je sais pas ce qu'il se passe, mais si on attends un étage plus haut faudrait que tu sois prêt à faire une invocation. Si ils tirent, faut que tu trouves un angle pour invoquer Billy ou l'autre, moi je pourrais créer une purée de pois bien épaisse pour nous faire gagner quelques secondes. On aura très peu de temps pour établir la situation. Je retire les écouteurs de mes oreilles et me plaque contre la porte à la recherche de bruits suspect.

Malheureusement je ne trouve rien de particulier de l'autre côté, je me recule de la parole en hochant la tête à l'intention de mon collègue. Un ding caractéristique et l'ascenseur s'arrête effectivement au dixième étage alors que je n'arrive pas à retirer le sourire crispé qui me fige le visage.


________


Une fenêtre coulissante se referme en douceur alors que trois infiltrés se glissent dans l'ombre d'un bureau vide. Le plus grand des trois remet les chaussures qu'on vient de lui rendre. Sur le sol, des lambeaux de peau et six paires de pieds qui sont inertes, semblant attendre leur moment pour bouger. Ce qui arrive lorsque des bruits se font entendre dans les couloirs, des bruits de pas et des voix qui indique qu'il y'a des problèmes plus bas. Un sourire sur les lèvres de l'ouvreur de fenêtre qui se dirige vers une porte en ouvrant la marche suivie par ses comparses.

- On a que trois étages à traverser, faut pas traîner, plus la musique passera longtemps plus on gagnera d'essence vitale.

Le leader prend la tête de la marche et arrive dans des couloirs éclairés. Il ne semble plus y avoir de passage devant, rien de bien dérangeant alors qu'ils prennent la direction de l'ascenseur et des escaliers de service. Toujours sur leurs gardes ils progressent sans se presser, à l’affût de toute arrivée inopportune. Rien de particulier n'arrive, si ce n'est que lorsqu'ils appuient sur le bouton de l'appel de l'ascenseur, rien ne semble se passer. Après un soupir de déception ils prennent la direction des escaliers qui demandent eux aussi une carte d'accès.

- Bon ba Mycka, à toi de jouer, avec mon pouvoir ça va prendre trop de temps avec ce que j'ai sous la main. Énonce le dénommé Stéph alors que deux billes d'acier tournant autour de lui s'entrechoquent.

- Pfff... Yep...

La concernée se fait craquer le cou d'un côté puis de l'autre avant de porter une bouteille à sa bouche et d'osciller légèrement. Avec un pas en arrière elle se stabilise avant de lever le bras en s’avançant et frapper un grand coup au-dessus de la poignée de la porte.

Couleur des voyageurs:
 
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Mar 7 Aoû 2018 - 15:07
  Il est aimable, tout de même, ce L aux cheveux teint, malgré le fait que je n'ai pas été le plus efficace, il me rassure, c'en est presque touchant, je le remercie d'un simple sourire sincère accompagné d'un hochement de tête. Et à peu près à ce moment là, l'ascenseur s'arrête.
Allons bon, pas superbe, ça, je me tiens prêt à bouger, sachant pertinemment que dans cet ascenseur, je n'aurais pas la place d'invoquer quelqu'un d'autre qu'Aslya, qui ne sera pas très utile dans cette situation. Alors que je commence à doucement paniquer, il me rassure, encore, et même si ça n'arrange pas mon état de panique intérieure, ça m'évite de faire de la paralysie. Aussi je me tiens prêt à intervenir, quoiqu'il se passe, et alors que je passais une tonne de plans pour réagir à d'éventuels ninjas qui arriveraient par le plafond, notre moyen de locomotion redémarre, me déséquilibrant un peu sur le coup, mais je me replace assez vite, sourcils froncés, puis nous arrivons à destination, avec ce bruit qu'ascenseur et micro-ondes partagent.
  Alors que je me tiens prêt, yeux plissés vers ce que je pourrais voir derrière ces portes, elles s'ouvrent sur … Un humain, déjà, ça, en soit, c'est surprenant, mais en plus, il est habillé en garde, avec l'air paumé, un badge avec écrit : Hervé, stagiaire.
Ah, et n'oublions pas les deux gobelets de café qui sont dans ses mains. Je me détends un peu, reprenant les devants avant que mon partenaire ne lui éclate la gueule. Mais avant que je n'ouvre la bouche, de jolies lumières rouges se mettent à clignoter partout, avec une alarme stridente, je jette un regard au stagiaire, qui a l'air aussi si ce n'est plus paumé que nous, puis plus loin, vers ce que je suppose être la salle des gardes, où de l'agitation se fait entendre. Yoël, va falloir être rapide, là.

« Hé, abandonne tes cafés, va prévenir les autres, attaque à la direction. Alors qu'il me regarde perdu, j'insiste un peu. Allez, grouille ! Dis-je en le bousculant un peu, allant moi aussi vers la salle des gardes, en profitant pour explorer l'endroit, afin de repérer les escaliers.

- Je … Heuu … Oui ! Dit il en courant avec ses cafés en main, en faisant tomber sur le chemin.

Au moment où il arrive à la salle des gardes, une bonne partie de ses occupants en sort au pas de course, armés jusqu'aux dents, quelques uns portant même un semblant d'armure de CRS, mais adapté à leur morphologie un peu particulière. Leur tête en chef de file écoute le stagiaire d'une oreille distraite, continuant d'un pas vif vers nous.

- Vous deux, vous passez par les escalier avec Tidusa et Jechti, nous, on prend l'ascenseur, celui qui foire, je lui coupe les burnes et les fait bouffer à sa femme.

- Bien ! La direction, m'sieur, c'est elle qu'ils vont attaquer, j'ai cru voir une banderole révolutionnaire.Diviser pour mieux reigner ... Avec un peu de chance ça nous fera moins à affronter.
- Bordel … Je croyais que c'était juste des petits cons qui voulaient passer de la propagande à la radio … ON SE SEPARE. Passez par les escaliers, vous nous rejoignez à la direction, TIDUSA, JECHTI, vous allez quand même à la salle de diffusion. ON SE BOUGE, ALLEZ ! »

  Je fais un vague salut militaire, me précipitant après un regard entendu à mon camarade, vers les escaliers, ce que font aussi une sorte de … Truc qui ressemble à un monsieur patate, mais en réaliste avec la bouche, les yeux et le nez qui bougent sur son visage. Et puis un un mec qui semble fait entièrement de classeurs administratifs. Enfin, en cette charmante compagnie, pas très causante, néanmoins, que nous nous précipitons dans ses escaliers, avalant les étages avec peine, nos deux amis restant devant. Alors qu'ils s'arrêtent au quinzième, j'incite Tommy à poursuivre quelques marches, nous séparant alors de nos deux compagnons de fortunes, qui eux trouvent une porte fracassée sortant d'ores et déjà leur armes. Je m'adresse alors en chuchotant à Tommy, attendant au milieu des marches avant de faire demi-tour.

« On est d'accord que c'est aucun de nous deux qui avons défoncé cette p-

  Je n'ai pas le temps de finir que la créature composées de classeur revient dans les escaliers en tant projeté contre le mur d'en face, ses classeurs se désolidarisant et tombant un peu partout. Je suppose qu'il est mort, mais on sait jamais … Faut toujours se méfier des classeurs, quand ça tombe sur les pieds, ça fait mal.

- Heuu, ouais, on y va.

  Et j'illustre assez bien mon propos, invoquant d'ores et déjà mon annonciateur, qui s'avance avec moi, Tommy juste derrière, pris par ma dose d'adrénaline montante. Avisant alors notre autre faux camarade monsieur patate se faire éclater à coup de bouteille de vodka, ce qui as le don de surprendre, j'avoue. Et alors que les trois personnes nous faisant face nous avisent, je blêmit un peu, levant les deux mains l'air, retirant mon couvre chef pour mettre en évidence mes oreilles rondes.

- Stop ! On est des voyageurs aussi, on a pas besoin de se battre, si ?

- ça dépend, si tu reste là à te chier dessus comme un bon garçon, non.

J'esquisse un sourire amer.

- Hum, ouais, pas des plus aimable. Je réfléchis à toute vitesse, l'annonciateur silencieux derrière moi, agitant simplement son encensoir. Du temps, il me faut du temps, que sa drogue se répandent un peu. Et vous êtes là pour ?

- Cacher les œufs de pacques, me répond t'il avec un cynisme dégoulinant, hochant la tête en direction de ses camarades. Qui s'approchent tout deux avec méfiance. Et pour fermer la gueule à des bouseux. Fit il en tendant une main vers moi.

  Une bille de fer vient alors décrire un arc de cercle vers moi, il semble viser un endroit où je ne suis pas, c'est alors que je souris, satisfait, avant de voir que bien que ce ne soit pas prévu, la bille fasse un arc de cercle afin de retourner vers lui, mais elle se dirige vers le vrai moi, je n'ai que le temps de lever le bras afin d'encaisser le choc. Heureusement pour moi, l'inertie n'est plus tout à fait ce qu'elle était censé être, mais ça fait quand même un mal de chien, je se laisse pendre un peu mon bras en grimaçant, alors que l'annonciateur se place maintenant devant moi.

- Il décale son image de lui, Mycka, balaye large, c'est une petit frappe. On prend l'autre. »

Et merde … Je sais pas me battre moi.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Mer 15 Aoû 2018 - 22:46
Nous voilà attribué à une équipe de recherche qui a pour objectif de courir après des personnes qui se seraient infiltrés dans la tours. J'ai comme l'impression de courir après mon ombre pour le coup. Cela dit lorsque nous arrivons au douzième étage nous nous arrêtons un instant devant une porte pliée. Le garde en tête de file, celui avec un visage qui ne veut pas tenir en place, jette un œil dans l'ouverture en ne remarquant rien de spécial et décide donc de nous intimer de le suivre alors qu'il reprend son ascension. Tout ce que je remarque sur cette porte en acier c'est la force qu'il faudrait pour la plier comme ça. C'est comme si on avait frappé pour créer une ouverte et et empoigné celle-ci pour replier le tout ensuite comme si il s'agissait d'une paroi pliante. Restons sur nos gardes...

Deux étages plus haut je crois discerner des voix, mais je ne sais pas si c'est l'autre groupe de gardes où les plieurs de portes. Nous ne nous arrêtons pas pour autant et accélérons d'autant plus alors que les créatures devant nous sortent leurs armes. Les marches laissent apparaître à ma vue une nouvelle porte défoncée, cette fois-ci, littéralement, la plaque de fer gît au sol. Le premier garde sort de la cage d'escalier, mais le retour lui est offert alors qu'il vient s’éparpiller sur la parois qui fait face à l'ouverture. Le second fait sa sortie alors qu'on le suit de près, mais se fait accueillir par une demoiselle armée d'un magnum de vodka qu'elle utilise comme une batte. Et bien eux ils ne font pas dans la dentelle. Yoël tente de faire les choses en douceur, même si il a eu la bonne réaction en invoquant son prêtre chelou au préalable. Ce dernier commence à répandre son encens en évitant un premier coup à son invocateur. Ils ne tardent pas à comprendre la supercherie, je pousse légèrement mon camarade de l'ouverture et passe derrière lui pour pouvoir entrer dans la mêlée.

- On prend l'autre.

Et merde, un deux contre un. Le problème c'est que la nana est la plus proche et semble avoir un revers pouvant te faire faire trois fois le tour de ton slip. Cloud déjà sous mes pieds et les poings fermés sur mes poings, je m'élance sur la plus proche. Pas question de leur laisser prendre le dessus et choisir leur adversaire. Avec une impulsion après m'être penché en avant je percute la dénommée Mycka qui met sa bouteille en bouclier sans pour autant réduire l'impact. Nous glissons sur un mètre avant qu'elle n'écarte les bras avec force et me face reculer. Elle est à la hauteur des deux autres alors que celui aux billes d'acier semble accélérer la rotation de ces dernières et que le dernier a la peau qui se fripe. Sous mes pieds le nuage explose créant un épais nuage de brume me recouvrant moi et les deux autres. Ils veulent un deux contre un ? Ok, mais je vais pas leur laisser l'initiative.

J'attrape le fripé par le col et la ceinture alors qu'il essaye de sortir de mon périmètre. Je sens qu'il est dur comme de la pierre j'ai peur pendant un instant de ne pas pouvoir le soulever mais ça passe juste assez pour que je le lance, un bien grand mot, en direction de son camarade. Sans attendre que les deux soient hors de ma perception je me lance après eux en sortant de Cloud qui se rassemble en deux sphères blanches autour de mes poings. Il y a un couloir qui longe le mur duquel nous sommes sorties et en face de l'escalier et l'ascenseur un autre coursive où se trouve l'alcoolique. Un regard derrière pour voir Yoël et on encenseur et je lui lâche quelque mots avant de me reconcentrer.

- Je suis de retour dans cinq minutes ! T'as intérêt à être encore debout !

Quand mon regard repasse vers mes adversaires je me rend compte de ma connerie. Un métisse me fait face avec ses cheveux en chignon et ses billes d'acier toujours autour de lui. Il est en position de combat. La jambe et le bras gauche tendus vers l'avant et sa main droite dessine un arc de cercle avant qu'il fasse un pas en avant pour être le miroir de sa pose précédente. Sauf que dans le mouvement je vois arriver droit sur moi son collègue qui flotte au dessus du sol et est projeté sur moi. J'ai juste le réflexe de frapper. C'est sa tête qui prend, mais droit comme un I il pivote à l'horizontale et ses jambes viennent me molester le crâne. Posant un genoux à terre je me prend l'une des bille de l'attaquant dans l'épaule. Derrière moi je vois juste la combinaison de l'autre rocher... Heu... Combinaison ? On dirait plutôt sa peau bordel, 'fin, sa peau et ses vêtement, mais c'est comme si le tout ne faisait qu'un.

- C'est la première fois qu'on essaye de me lancer Gü à la gueule, sympa de me renvoyer mon pote pour que j'utilise contre toi.

J'entends un bruit de pas et j'ai l'impression de voir un tremblement dans l'air, comme au dessus d'une route en plein caniar, je saute vers l'avant en me plaquant dos au mur. Une nouvelle bille arrive, je lève le poing pour me protéger, mais des phalanges viennent me vriller la mâchoire. Rien vue venir, à tout les coup le gars peut devenir invisible. Je lance mon ping qui bat l'air sans rien toucher. Il faut que je trouve une solution et peut-être que Cloud peut me sauver la mise.

- Si tu le dis. Tu chatouilles avec tes billes, mais je crois que ton pote t'as laissé tomber, tu vas pas avoir un peu de mal avec tes jouets là ?

- Tu crois vraiment que c'est tout ce que j'ai en stock ? Si tu veux jouer, y'a qu'à demander, j'ai pas encore commencé moi. Et t'inquiète pas pour mes camarades, quand y'a des EV en jeux ils tournent jamais les talons.

Il ouvre une sacoche banane accrochée devant lui d'où il sort des sphères qu'il tient du bout des doigts sans arrêter de me harceler, je sens les coups de son camarade qui doit se retenir de parler, croyant que je ne l'ai pas remarqué parmi les impacts de billes. Il fait un mouvement des doigts comme si il claquait des doigts et des sortes de griffes font leur apparition autour de la sphère d'acier. Deux autres sont lancés et se mettent à tourner autour de lui en prenant de la vitesse. Leur rotation s'intensifie et se concentre autour de ses bras alors qui le recule, prêt à recommencer le mouvement de tout à l'heure avec son camarade. Il se tend, je fait exploser Cloud et saisie l'autre gars en l’attrapant par la gorge. Un des billes me passe juste à côté.

- Va falloir me trouver si tu veux qu'ils servent à quelque chose tes joujous.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Jeu 20 Sep 2018 - 14:26
" Je suis de retour dans cinq minutes ! T'as intérêt à être encore debout !

  Mais … Quel bâtard ! Fin l'est mignon lui, mais alors la jeune femme qui me fait face a pas l'air sympa, du tout, et je viens à peine d'arriver à Dreamland, d'où crois t'il que je sais me battre ? Enfin, il ne me laisse pas vraiment le choix, la seule fois où j'ai essayé d'ouvrir la bouche, mon adversaire s'est servi de sa bouteille de Vodka comme d'une batte. Si elle n'était pas sous les effets de la drogue de l'annonciateur, ma tête aurait probablement fusionné avec le mur, qui d'ailleurs voit maintenant une jolie fissure le parcourir.

- Wow, doucement, y'a vraiment pas … Un autre coup, celui-ci balaye large, elle commence déjà à s'adapter aux effets de mon invocation … De discuter ?

- La ferme, bas-toi ou crève." Grogne t'elle entre ses dents, d'un ton un peu enivré. 

  Même si sa réponse ne me convient pas beaucoup, je dois avouer qu'elle est pleine de bon sens. Il faut se rendre à l'évidence, je n'ai aucunes putain de chances. Elle sait se battre pour de vrai, et qui plus est, son pouvoir semble lui donner des possibilités de combat améliorées, avec du … Kung-fu de l'homme ivre, sérieusement ? Enfin, ça et le fait qu'elle ai la possibilité de défoncer un mur comme rien. En clair, elle a plus de chance de me toucher que l'inverse, et en plus, si elle le fait, c'est la mort assurée, ou au moins un os qui lâche.
Elle ne me laisse guère le choix, on va tenter de la jouer à l'endurance, visiblement elle a besoin de boire de temps à autre dans sa bouteille pour continuer à être efficace. Je vais attendre qu'elle s'épuise ou qu'elle finisse sa bouteille, ça devrait aller mieux après. Donc mon petit Yoël, on esquive et on ferme sa gueule. Heureusement pour moi, même si elle s'y est globalement adapté, la brume perturbatrice de l'annonciateur fait encore effet, et il s'est mis à faire comme pour le garde plus tôt, il frappe avec son encensoir, bien que ça ai plus l'air d'être une distraction qu'une réelle menace pour elle. Ça va faire une éternité que j'esquive ses coups, à chaque fois de peu, et je commence à avoir peur pour ma peau, elle se fait de plus en plus imprévisible. Quand elle boit, maintenant, elle en fout un peu partout. Quand elle agite sa bouteille comme une arme aussi, d'ailleurs. Elle se fait plus sauvage, dangereuse.
  Je crois que j'ai fais une bourde monumentale en lui laissant le temps de plus boire, ça lui permet pas de garder ses capacités actuelles, plus elle boit, plus elle est puissante. Du coin de l’œil, je vois une vive flamiche, ça détourne mon attention, et comme si elle n'attendait que ça, un coup de pieds circulaire vient me cueillir le côté gauche, et du coup me voilà avec un bras cassé, inutilisable, et projeté plus loin comme un fétu de paille complètement dérisoire. Ça fait putain de mal, je ne sais pas ce qu'ils ont avec mon bras gauche, mais là il est foutu, vu la douleur m'étonnerait même pas qu'il tombe. Je grimace amèrement, ne prenant pas plus que ça le temps d'observer mon bras, ayant peur de ce que je pourrais voir, d'une part, et puis secondement elle revient déjà à la charge, donc si je me laisse distraire, je suis foutu. L'annonciateur peine à la suivre, il vaut mieux que j'évite de compter sur lui pour lui porter un quelconque coup décisif. La revoilà qui part à l'assaut, et il me vient une idée merveilleuse, si elle fait aussi mal, c'est qu'elle a la place de prendre de l'élan pour ses coups, si je me rapproche et que j'amortis les coups, ça devrait être mieux, de toute façon j'ai plus vraiment le choix, elle devient trop rapide et moi je deviens trop faible pour esquiver.

  Au début c'était plutôt payant, ça fait mal, j'arrive toujours pas à lui en coller une qui serve à quelque chose, elle se laisse limite frapper, vu ce que je lui met, elle n'a pas trop à s'en faire non plus, faut il dire. Mais plus l'échange de coups dure, plus je me rend compte que mes sens ne suivent plus. Ma bouche se fait pâteuse, ma vision trouble … Oh la pute. Malgré le début d'ébriété qui me saisit, je comprend enfin pourquoi ça se passe comme ça. Son pouvoir n'a aucune failles, si tu y va au corps à corps elle te fille un peu d’alcoolémie à chaque contact, et de loin ça lui laisse l'amplitude pour te foutre des patates monumentales. C'est vraiment … Déloyal, en plus elle peut faire des flamiches pour détourner l'attention c'est vraiment pas juste, putain, je vais crever ici. Battu à mort par une ivrogne.

  He mais attends ! C'est pas elle qui l'a fait, la flamiche, c'est moi ! Enfin moi, c'est l'annonciateur qui a du foutre le feu à une goutte d'alcool qui était en l'air avec l'encens qui crame dans son saladier de ferraille. En jetant un œil sur elle, je m'aperçoit qu'elle a un peu d'alcool sur elle, mais pas assez … Putain, je vais vraiment crever si ça continue, mon bras gauche est foutu, ma jambe droite est pas cassée, mais pas loin … Et je commence à plus rien comprendre de ce qu'il se passe. Il va me falloir réagir comme je peux. Alors qu'elle amorce un coup de poing, je la laisse faire, venant perdre une voir trois côtes sous l'assaut de sa salade de phalanges dans mon buste, et avec l'énergie du désespoir, je viens donner un coup dans le cul de sa bouteille. Aucun dégâts ni sur elle ni sur la bouteille, mais elle s'en renverse dessus. Ce qui n'a pas l'air de lui plaire, et avec un petit moment de flottement où on se regarde dans le blanc des yeux, elle me fait un coup de pied poussé qui m'envoie au loin, si mes côtes n'étais pas cassées, maintenant, je sais que c'est le cas, allez je parierais sur 6, enfin dans un premier temps, j'agonise un peu au sol, alors qu'elle grogne en s'approchant.
  L'annonciateur se met sur son chemin, et la tient un peu, j'en profite pour me relever, une épreuve vu l'état actuel de mon corps, mais je finis par y parvenir, commençant à chercher avec l'énergie du désespoir dans ma poche, alors que mon invocation se fait rétamer et disparaît dans un nuage de brume pour la nuit. Merde, merde … Toujours avec cet élan de désespéré, j'allume le briquet que m'a laissé Tommy, et je lui jette à la gueule, ne pouvant pas faire grand-chose de plus. Mais ça marche, l'alcool prend feu, et sa gueule avec. Elle lâche un râle de souffrance avant de lâcher sa bouteille et de se rouler à terre. Et pourquoi je me sens coupable ? Elle voulait me tuer … Je la regarde flamber, impuissant, pendant quelques secondes, après quoi les flammes s'éteignent faute de combustible. Mais elle brûlée assez sérieusement, bien qu'encore vivante. Elle repose là sur le dos, impuissante. Et si je me dis qu'il serait sage de la tuer ou .. .Je ne sais quoi d'autre, mon corps, lui, réagit tout seul, je me traîne jusqu'à elle, alors qu'elle gémit encore un peu, et la met en position latérale de sécurité, juste à temps pour qu'elle produise une belle galette sur le sol du couloir.

  J'avise la porte de l'escalier, puis l'ascenseur, le second est bloqué par le fait des voyageurs, je suppose, portes défoncées. Pour les escaliers … J'y invoque Billy, à qui j'ordonne avec le peu de force que je peux de rester assis dans l'entrée, pour la bloquer. Si la proposition ne lui plaît guère, il n'argumente guère, voyant mon état lamentable. C'est comme une loque, avec mon tee-shirt un peu déchiré, mon bras gauche en miette et en traînant la patte droite que je vais me poser contre le mur à côté de la porte de salle d'émission, attendant Tommy sagement. Je ne vais pas aller le voir, si il se bat encore je vais le gêner, et puis il m'a demandé de rester debout … On va voir ce que je peux faire pour ça.
Par contre qu'il se grouille, j'ai du mal à rester éveillé, là, j'avoue. Je ne sais pas si on peut dormir dans Dremaland, mais je vais essayer de m'en passer.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Jeu 20 Sep 2018 - 22:40
Le voyageur aux satellites connait son camarade depuis plus d'un ans, il en ont vue des verts et des pas mures depuis qu'ils jouent les mercenaires. Besoin d'argent, l'un de leur camarade est emprisonné dans un royaume confiné qui demande une grande somme d'argent pour pouvoir y entrer. Une vrai forteresse souterraine impénétrable qu'ils n'ont même pas tenté de pénétrer au risque de sacrifier la peau de leur partenaire dans sa geôle. Le caméléon est vivace et très réfléchie, même si c'est pas un as du combat il sait bien se planquer et harceler pendant qu'il le couvre. Cette petite mission ne devrait pas poser de problèmes, un simple rappeur légèrement gangsta qui veut gagner un concours à la con en faisant écouter sa musique à un royaume entier. On les avait prévenu pour la bonne sécurité de l'endroit, mais ils n'avaient pas particulièrement parlé de voyageurs dans leurs rangs.

Un brouillard, il doit penser que ce voyageur n'aura pas les capacités pour tirer à l'aveuglette. Manque de bol, c'est bien ce qu'il fait. Après avoir lancé un premier projectile il se remet en garde, lance son bras gauche vers l'arrière en accélérant la rotations des projectiles restants. Avant de tirer il serre le poing droit et le ramène vers sa poitrine comme si il tirait quelque chose. Il y'a un cri de souffrance qui semble correspondre au timbre de voix du frimeur planqué dans sa brume. Le retour de ses projectiles surprend souvent ses adversaires, car il ne l'utilise qu'assez rarement pour garder l'effet de surprise. C'est le moment où jamais pour frapper. Comme une chauve-souris il frappe au bruit et réduit à son minimum l'attraction qu'il impose à ses projectiles. Les lames sifflent en tranchant l'air avant de disparaître dans l'épais brouillard.

Le temps semble s'arrêter une éternité pour le jeune combattant. Il n'y a pas eu de cri similaire à celui de la première attaque. Dans le doute il attire ses projectiles qui sont encore dans sa zone de gravité pour les faire revenir à lui. Il y'a un bruit de succion et les deux sphères dentées reviennent vivement dans sa main. Elles sont bien ensanglantées, il ne peux pas avoir raté, mais soudain l'aire de brume explose et deux formes rougeâtres lui arrivent droit dessus. Il tend son pouvoir gravitationnel pour ralentir les projectiles et est soudain pris d'un doute. Il vient de soulever une masse quasi identique. Avec l'effort que ce poids implique il le reconnait immédiatement. En tendant les bras il réceptionne sa peur à bras le corps et tombe à genoux.

Après une légère inspection des marques rouges qui s'étendent lentement il écarte ce qui doit être de la peau et serre les dents alors que ses peurs se vérifient...

- Putain non ! Vic, pas toi... Bordel...

________


Le coup dans le dos fait un mal de chien, mais pas le temps de m'attarder dessus il faut que je tiennes la pose. L'homme invisible semble déjà à bout de force et se contente de s'agripper à mes poignets pour ne pas être pendu par le cou. Sauf qu'il fini par se détendre d'un seul coup après avoir ouvert la bouche en grand devant mes doigts. Des fois les perceptions que je peux avoir avec Cloud sous cette forme m'épatent, je ne pensais pas être capable de percevoir un mouvement aussi fin alors même que ma paume contre sa mâchoire me transmettait la même information. Dans les vapes à cause de moi ou des projectiles de son camarade je ne souhaite pas l'utiliser plus longtemps comme bouclier. Je fais deux pas vers l'extrémité de Cloud en me préparant à le lancer une fois dehors puis le brouillard éclate.

La scène qui se déroule sous mes yeux me fait mal au cœur. Ces deux gars semblent vraiment dans la merde et moi j'aide juste un mec qui n'en a pas vraiment besoin puisque son seul but est de ne pas réapparaître dans ce royaume de merde la nuit prochaine. Je retire la sphère dotée d'une lame qui s'est fichée dans mon dos et la jette par terre en m'approchant du duo. Je me met en face de lui alors qu'il dépose son partenaire à moitié invisible sur le sol et je m'agenouille devant son camarade à terre. Il veut frapper, je le voir me regarder furieux et se préparer à attaquer.

- Tu te calmes ! Je ne peux m'empêcher de gueuler alors que nous sommes qu'à une vingtaine de centimètres l'un de l'autre. T'en as pas eu assez ?? Vous vouliez pas causer, vous avez chercher la merde en premiers et maintenant c'est ma faute ?? Je retire les lames toujours fichées dans le corps de son camarade. Il est pas mort ! Tu veux pas en profiter pour que vous vous barriez en un seul morceau ? Y'a des gardes qui peuvent arriver n'importe quand, on va pas y rester comme des glands, si ??

- Comment ça ?... Vous êtes pas des... Mais vos ?...

- Nos uniformes ? Nan nan, on est pas de la sécu et tu nous aurais laissé causer dix secondes on aurait pu te l'expliquer dans le calme. Capitche ? On peut discuter ?

- Et merde... Qu'est-ce que vous foutez là du coup ?

- On change le disque de cette ville de merde et on se tire. Et vous ?

- ... La même... C'est pas Kikepareil qui vous envoie au moins ?

- Nan c'est un méta... Qui ? C'est quoi ce nom ??

- Laisse... Bref, on faisait ça pour des EVs, on a besoin de thune pour sauver un pote et ce gars proposait beaucoup de blé pour gagner un concours de popularité à la con. Ça devait être simple...

- Ouai, on a eu à peu près le même speech, sans le nom de merde... Heu... Quoi que... Repenser au nom du commanditaire me fait tiquer car je ne m'en souviens pas du tout. Voost quelque chose.

- Fait chier on aurait dû penser qu'il serait pas le seul sur le coups... Mais faut absolument qu'on obtienne se fric mec, je préfère y rester qu'abandonner mes amis... Il se relève en replongeant la main dans sa poche de billes. Et ils seront d'accord avec moi. Renchaîne-t-il en désignant son partenaire de sa main libre.

- Calme toi l’impulsif ! Il est à moi ce rôle là. "Ce soir pas vraiment... Ce qui rend les choses moins drôles, ça tabasse moins dur..." Énonce Ilm dans mon crâne. C'est quoi cette histoire de pote à sauver et de besoin de blé ?

- Longue histoire...

*Plusieurs minutes et des explications plus tard*

Le Stéphane porte son ami, Victor, avec son bras sur les épaules après qu'il ai repris conscience au milieu de sa petite histoire. Nous allons vers l'endroit où nous nous sommes croisés la première fois et nous croisons Billy assied dans l'ouverture des escaliers. Sur l'ascenseur, une petite affiche "Ascenseur en panne", me fait sourire, au moins on sera tranquille, mais avec un pass de meilleur niveau que le nôtre ils ne pourront pas monter. Plus qu'à espérer que le majordome jurassique fasse une bonne barrière. Il pointe le couloir en face de l'escalier en me regardant.

- C'est par là M Tommy. M Yoël avait pas l'air bien

- Merci Billy, mais t'aurais pas vue une fur...

- Pas besoin gars, vue les marques au mur elle a essayé d'éloigner ton pote de la salle d'émission. Je vais la chercher et je vous rejoint. Vas avec lui Vic.

Le caméléon qui a retiré les restes de sa peau invisible se redresse sur ses jambes et marche seul ne voulant pas trop de mon aide. La rancune ne se choisie pas toujours. Il se rapproche du mur du couloir et y pose la main pour supporter son poids. Nous avançons comme cela jusqu'à trouver une porte au-dessus de la quelle est fixée une applique "Mic on". Jusqu'à côté d'elle se tient tant bien que mal Yoël qui se tient le bras et semble souffrir de partout. J'accélère le pas et cours presque jusqu'à lui pour le soutenir et l'emmener à l'intérieur.

- T'as géré mec. Je croisais les doigts pour te retrouver en un seul morceau. Elle avait l'air de cogner dur la nénette.

- Ha ça... Mycka qui boit de l'alcool... T'as eu de la chance, on en a déjà retrouvé certains en charpie pour moins que ça... Et ils étaient pas facile à reconnaître...

- Du coups je te présente Victor, l'autre gars s'appelle Stéphane et est partie chercher ton adversaire. Ça me fait penser, bonne idée de laisser Billy bloquer l'accès, j'espère juste qu'il va pas trop en prendre dans la gueule quand on va changer la musique.

Prévoyant des questions qui pourraient venir à l'esprit de mon comparse je lui explique que ces trois là on un camarade prisonnier et que pour le sauver ils font la chasse aux EVs. Il est aussi bon de lui expliquer que nous allons les aider et les laisser passer le CD qu'ils transportent, avec pour seule récompense, dix pour cent chacun de la récompense qu'ils vont gagner. Ce à quoi Victor hoche la tête en regardant l'invocateur en sale état. Il sort aussi le CD qu'il gardait dans la poche intérieur de sa veste. La pochette a pris un coup, mais le disque semble être en état. J'ajoute juste que cela fait déjà une bonne récompense parce qu'ils vont gagner le pactole.

- Ça te dit de lancer la zik toi-même que cette nuit se finisse dans la gloire ? Et je lui tend la main pour l'inviter à se relever.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy) Lun 24 Sep 2018 - 16:08
  J'ai attendu peut être trois minutes, je commençais à me dire que j'allais peut être faire un somme par terre, ça n'avais pas l'air si terrible. J'ai même hésité à ré-invoquer Billy, afin qu'il me tienne compagnie, il m'aurait sûrement raconté une histoire un peu ridicule mais touchante, avec tout le sérieux du monde. C'est vraiment un bon t-rex, même s'il est pas doué, je suis content d'être tombé sur lui, même si c'était un hasard assez étrange. Puis je vois arriver Tommy, qui se précipite un peu vers moi, l'air intact et heureux de me retrouver, ce qui me tire un sourire un peu niais, vite remplacé par une grimace de douleur accompagnée du grognement qui va avec quand je vois qu'il est suivi par l'un des ennemis. Mais avant que je n'ai le temps de placer quoique que ce soit, ou d'invoquer qui que ce soit, il me félicite et me fais preuve de son inquiétude, ce que notre « ennemi » renchéri en disant que j'aurais dû mourir, globalement.

« Entier … C'est une grand mot, je crois avoir craché un ou deux bout de côtes par là.

  Dis-je en désignant une direction vague d'un mouvement de menton, un de mes bras étant autour des épaules de Tommy, et l'autre pendant, inutile, à mon côté. Et alors que ricane un peu, sans attendre de voir si mon cynisme est apprécié, je le regrette assez vite, mes côtes n'appréciant pas du tout le fait que je rigole, une grimace amère venant alors envahir mon visage. Il me félicite ensuite pour l'idée de laisser Billy dans l'entrée, même s'il se fait du mouron pour lui.

« Je lui avais demandé de faire du thé pour nous deux, j'imagine que ce sera pour plus tard, mais il pourra toujours le jeter à la tête des assaillants. Et …Je me tourne vers Victor. Même si je doute qu'après la manière dégueulasse dont j'ai vaincue votre amie, elle puisse l'accepter, mais, si un jour on se revoir pour boi-

- Putain, mais il est taré ton pote pour l'avoir cram- C'est ce moment que le dénommé Stephane choisi pour arriver, portant Mycka dans ses bras, qui est toujours à moitié consciente et cramée.
Il m'adresse un vague regard, me jugeant, alors que je suis en piteux état, dépendant complètement de Tommy pour rester debout. C'est toi qui lui a fait ça ?

- Oui, tout ce que j'ai trouvé pour pas crever, elle m'a pas vraiment écouté, désolé. Dis-je après un léger moment de silence, à moitié vexé par l'idée que je ne paraisse pas suffisamment fort pour faire ça, et un peu piteux de l'avoir laissé comme ça.

- Il reste silencieux, lui aussi, quelques instants, avant de soupirer. Merci de l'avoir laissé en vie, et de l'avoir mis sur le côté pour qu'elle ne s'étouffe pas dans son vomi, t'es peut être une crevette à la sexualité douteuse, mais t'es pas un connard.

- Merci et je t'emmerde ? » Dis-je, hésitant entre des yeux écarquillés par l'affront et un petit sourire en coin.

  Suite à cela, Tommy me dépose dans un coin, je le remercie d'un simple sourire, me concentrant sur ma respiration afin que mes côtes me laissent tranquille. Alors il se met à me raconter leur histoire, et le pourquoi de leur lutte et chasse à l'EV. Je hoche la tête de temps à autre, attentif. Quand il omet quelques détails, Stephane et Victor complètent son récit. Je ne peux m'empêcher de porter attention à son regard et aux petites attentions que porte Stephane à son amie, et je me construit une solide conviction qu'il en est épris, et qu'ils sont même peut être ensemble. Et que de son côté c'est du sérieux, parcequ'aimer quelqu'un quand il est cramé comme ça, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Au moment où il dit que ça va les aider de toucher le pactole, j'approuve d'un simple hochement de tête convaincu. Quand il me propose de mettre le CD, je cligne lentement des yeux, regardant les deux autres encore conscients, qui hochent des épaules quasiment en même temps.

« Ça change pas grand-chose de qui le met, ce CD.

- C'est vrai, m'enfin, pas pour la gloire, m'en fout un peu de ça, moi. »

  Je me saisis alors de la main de Tommy afin de me relever, la gardant même après, sans trop y réfléchir. Et alors que je suis debout, Stephane me tend le CD. Alors me viennent deux révélations, la première est qu'avec mon bras gauche, je ne peux pas prendre ce CD, et qu'il va falloir que je libère ma main droite, et la seconde … C'est qu'en effet, ma main droite est restée dans la main de Tommy, j'observe ce phénomène avec une certaine surprise, de même que Stephane, qui finit par se fendre d'un sourire un peu moqueur, qui ne fait que s’agrandir, quand le feu aux joues, je lâche la main de Tommy avec lenteur pour me saisir du CD, évitant le regard de Tommy quand je vais aller insérer le disque dans la fente prévue à cet effet. Et alors qu'un rap plus que mauvais finit par éructer de tout les haut-parleurs de la ville. Fort heureusement, aucuns des deux spectateurs ne se permet de commentaires sur ce qu'il vient de se passer, même si la mine goguenarde de Stephane parle pour lui. Et alors que je devrais plutôt faire attention à comment nous allons résister jusqu'au réveil, qui ne devrait pas tarder, je me tourne plutôt vers mon partenaire d'aventure, afin d'aviser , enfin, sa réaction. Elle est assez attendue, à dire vrai, il pose sa main sur mon épaule après un léger rire gêné, mettant une distance saine entre nous, nous ramenant à notre stade de camarade, d'amis. C'est à la fois rassurant, et à la fois me viens un léger pincement, qu'il va me falloir étudier plus en détail, et en de meilleures circonstances. C'est à peu près à ce moment que disparaissent le changeur de peau et la grande brûlée. Et qu'attirés par ce changement de chanson, j'entends Billy vainement proposer du thé, alors que les gardes, déstabilisés par sa gentillesse mettent quelques secondes à se dire qu'il serait bon de passer outre ce dernier, puis quelques instants de surprise (et de douleur, sûrement) alors que Billy leur balance du thé brûlant à la gueule.

  La suite ? Je ne m'en souvient plus bien, je suis retourné dans mon état de semi-conscience méditatif en me prostrant dans un coin, prenant garde à ne pas éveiller les douleurs que mon corps entier ressent. Afin d'éviter la perte de conscience pure et simple, je me concentre sur le temps qui passe, égrainant les secondes.
A 4 minutes 54 après le début de la diffusion de la musique, j'entends un pouf assez caractéristique, ils ont dû réussir à passer Billy.
A 9 minutes 12 après le début de la diffusion de la musique, j'entends Tommy pester après un bref pouf, je suppose que Stephane a tiré sa révérence.
A 10 minutes 6 après le début de la diffusion de la musique, je n'entends plus rien. Je suis seul.
Ils viennent, c'est la fin pour moi, foutu réveil, ça m'apprendra à ne pas prendre beaucoup de temps à me préparer le matin. Ils viennent, armes au poing, je les regarde simplement, l'air épuisé, et ils les baissent. Mon état et mon uniforme de garde doit les induire en erreur, tant mieux, et alors qu'à 10 minutes 34 après le début de la diffusion de la musique, je quitte enfin dreamland alors que je crois apercevoir un éclair blond parmi la chevelure des gardes.
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MessageSujet: Re: [quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy)
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[quête] C'est pas de la radio, c'est de la musique (Ft. Tommy)

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