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Le changement, c'est maintenant [Royaume du pouvoir]

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Yoël Herna
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MessageSujet: Le changement, c'est maintenant [Royaume du pouvoir] Jeu 22 Fév 2018 - 17:59
Spoiler:
 


  Les vacances de noël, une chouette période, surtout qu'elle suit une période partiels un peu chiant dans ma formation, et encore ils ont eu le bon goût de les mettre avant et pas après, ceux qui le mettent après ont le don de ruiner des vacances. Enfin, chouette période pourquoi ? Sûrement pas pour « l'esprit de noël » qui m'insupporte assez, mais plus pour les occasions de voir une famille éloignée qui ne se réunit que pendant certains alignements de planète incongrus. Ou même pour, on se le cache pas, le chèque qui tombe à cette période de la part des gens qui savent pas quoi t'offrir. Mais la raison la plus importante : Le repas de noël, du bon et en quantité ! N'est-ce pas ce que demande le peuple ? Si, j'en suis sûr, et de toute façon je ne lui laisse pas le choix.
  Enfin, ça a aussi ses mauvaises passes, bah oui, maintenant que je ne suis plus un enfant, on attends de moi que je fasse un peu plus attention aux cadeaux que je fais, je ne peux plus me contenter d'offrir un joli dessin, enfin joli, faut pas déconner, toujours été un étron en arts autres que martiaux, et à l'extrême limite musicaux. L'âge a ses inconvénients, et … C'est à peine si je ne m'endette pas pour faire mes cadeaux, c'est idiot, tout de même. Les chèques sont là pour ça, au final, je suppose, pour rembourser les cadeaux qu'on fait beaux et bien, plus par peur de décevoir et d'être vu comme un enfant que pour toutes autres raisons.

  Les courses sont faites, la table a été mise, tout est prêt et j'ai même réussi à trouver une technique pour ne pas être trop serré par ce pantalon classieux, et donc inconfortable. On a fait le plan de table pour que les deux nénettes qui ne se supportent pas soit loin l'une de l'autre, et puis dans le tas y'a une homophobe, alors je me suis aussi démerdé pour m'éloigner le maximum possible, de sorte à ne pas avoir à l'étrangler pendant le repas, bien que la tentation et l'envie y seront, naturellement. Ah, voilà les invités qui arrivent, parlant de tout et de rien pendant l'apéritif, au champagne bien sûr, sinon c'est pas Noël, comme diraient mes sœurs. Cette fois-ci c'est bonne enfant, c'est assez rare que cela se passe aussi bien, pas encore assez d'alcool dans le sang pour que ça parte en vrille, je suppose. Nous passons finalement à table, et parce que chez moi on aime pas la dinde, c'est un plat à base de manioc que ma mère a mémorisé pendant son service civique au Togo. Bon, tout le monde grimace, comme prévu, ça a une sale gueule, faut dire, mais alors, putain, qu'est-ce que c'est bon. Le vin rouge servi avec plaît à l'écrasante majorité, qui en abuse un peu, la cousine commence à parler physique et théorie des cordes, elle doit commencer à être bien. La suite se déroule sans accrocs aucuns, et c'est à peine si je prends note du temps qui s'enfuit. Tout s'enchaîne avec une étrange perfection, même l'étape délicate de la distribution de cadals. Tout le monde s'en va, la route les appelant, alors que d'autres restent pour dormir, conscient du fait qu'ils sont trop pompét' pour prendre le volant. Et c'est en recevant un message de Mylène se plaignant de la longueur du repas, chez eux ils le font durer jusqu'à minuit, mais là ils sont allé dans l’excès, il est 2heure et c'est pas encore fini. C'est donc en lui portant mes plus grands encouragements en pensant à son calvaire que je vais trouver le sommeil.

=====A l'ire de la lyre de l'onirique=====

  Je ferme mon cahier après que la sonnerie ai retentit, signe de la fin du cours de droit institutionnel. C'est fascinant de voir à quel point les grands textes sont écrits, ils semblent suffisamment simples et profitables pour que ce soit le peuple qui les ai en effet rédigés à la révolution, mais suffisamment interprétable pour servir d'autres que ceux du peuple. A cette remarque, bien que je ne l'ai pas formule ainsi, le prof. m'a répondu, après un moment de perplexité que c'était plutôt parce que le peuple n'avait pas suivi de cours de droit, ce qui fit rire tout le monde. Je m'empressais de suivre par pur mimétisme social. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cela sert des intérêts bien trop précis pour être la seule conséquence de la méconnaissance du peuple concernant les termes juridique qui en soit la cause, ce modus operandi, c'est plutôt de l'ordre de l'organisation B, j'en parlerais sur le forum ce soir, tiens, d'un niveau de sûreté moyen, par contre.

  C'est après en avoir parlé à Mylène en vocal que j'ai tout noté. Elle est du même avis que moi, et c'est avec elle que nous avons rédigé un texte ma foi assez bien argumenté, qui devrais, si ce n'est les convaincre, au moins faire douter ses lecteurs et les pousser à se méfier. Nous discutons encore longtemps, nous avons même lancé des parties de minis-jeux absurdes ici et là sur des serveurs multijoueurs de divers jeux que nous avions en commun. Puis à l'approche de 21 heure, je me prépare pour mon rendez-vous hebdomadaire dans le commerce à 20 minutes d'ici, le JDR n'attend pas. C'est un peu en pilote automatique que je marche, ce n'est que 20 minutes, mais c'est amplement suffisant pour me perdre dans mes pensées. Aussi cet état de conscience si particulier, celui où nous avons l'impression d'être une voix off de film, qui déroule une seule idée à la fois avec efficacité, me saisit. C'est dans cet état que je viens à me demander si Mylène ne pourrait pas être plus qu'une amie, elle a laissé quelque signes qui, je trouve, ne trompent pas. Il est même presque certain qu'elle espère qu'avec le temps nous finissions ensemble, malgré les nombreux sous-entendus fait par ma propre personne pour dire que la gente féminine n'était guère ma tasse de thé. Mais semblerait il que je sois trop subtil, ou alors qu'elle ai compris autre chose. Et je me demande si elle n'a pas tort, après tout, si j'ai une préférence pour le faciès masculin ça ne veut pas dire que le féminin me repousse, si ? Enfin toujours est-il qu'elle n'est pas désagréable à l’œil, les fossettes qui se forment sur ses joues quand elle sourit sont absolument adorables, qui plus est.
Enfin, divagations à part, je ne veux pas la perdre par une erreur aussi con que vouloir plus alors que je sais que ce ne sera pas stable. Mieux vaut se concentrer sur le domaine du réalisable, les études et prévenir d'autres personnes des potentielles organisations qui tirent les ficelles.


  J'étais tellement dans mes pensées que je n'ai pas remarqué ce jeune homme qui me fonce dedans, provoquant ma chute en bas des escaliers que j'avais monté sans m'en rendre compte. Heureusement, durant la chute, emmêlés que nous étions, il est celui qui a pris une bonne grosse partie des chocs, l'atterrissage final le transformant en tapis d'amortissement. La scène doit être cocasse, et aurait presque pu donner un épisode romantique dans une série B, si mon dos ne criait pas au désespoir et que ma cheville ne m'élançait pas. Néanmoins, aussi je me laissais aller sur le côté, poussant un grognement de douleur, ce qui sembla ne gêner que très moyennement mon coussin de fortune, un jeune homme blond aux oreilles pointues. Celui-ci se relève bien vite et me tends sa main pour m'aider à me relever, main que j'accepte bien volontiers, me confondant en excuses en boitillant sur ma jambe douloureuse. Il ne m'en veut visiblement pas, me disant simplement :

« Tu connais déjà l'histoire, tu n'en as pas marre d'être le dindon de la farce de la même manière à chaque fois ?

- Je heuu, merci, je m'app- »

  Je n'ai pas eu le temps de finir, mon sauveur ayant déjà disparu pendant que je remettais un peu d'ordre dans ma tenue. Ce n'est qu'alors que je regarde autour de moi, voyant là une rue au style architectural assez atypique, des époques s'y mélangeant joyeusement, ou un magasin d’encensoir côtoie celui de capes et une librairie dont le présentoir en vitrine croule sous les livres du jour dernier. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Chui où ? Tandis qu'une petite créature couverte de tissus grommelle et colle des triangles se trouvant un peu partout dans la rue, en forme de triangle vert, avec un symbole d'Illuminati fait sous acide, je me tourne enfin vers le haut des escaliers et blêmit. Cette porte de temple, je la connaissais, alors que je restais les yeux fixés sur cette porte qui hantait le début de chacun de mes rêves à la répétition si malheureuse. Les grommelots qui, si je n'étais pas absorbés dans l'observation d'une porte auraient simplement fait parti du décor sonore me tirent de ma torpeur. C'est une sorte de … Gobelin, la même que tout à l'heure, qui vient de me coller un auto-collant sur la jambe sans que je ne sente rien, je l'arrête d'un poli :

« Hum, excusez moi ?

Elle marque un temps d'arrêt, aussi bien dans ses mouvement que dans ses grommellements qui jusqu'à lors étaient incessants,l'air surprise.

- Hmm ?

- Quel est le bâtiment en haut de ces escaliers ?

- De quel trou sortent ces rêveurs de merde … Pourquoi c'est à moi de me les coltiner ? Hein ? C'est le palais, le temple, le centre de cette foutue ville, le seul endroit dans l'quel j'peux pas faire mon boulot, et on m'engueule pour ça, allez … Dégage.

- Ah, heu … Merci.

- Ouais ouais, c'est ça, pas d'quoi, travail d'exploités, toujours la même histoire, Oooh, c'est pour ton bien, tu t'y épanouira,c'ça ouais, j'te r'tiens toi, j'te retrouve j'te lime les dents à coups d'pelle.
Dit elle en s'éloignant, reprenant sa besogne et ses grognements.

- Vous faite du bon travail ! » Je lui lance, histoire de l'encourager.

Elle ne marque pas d'arrêt, mais me fais un signe de main presque aimable, ne cessant pas pour autant ses grommellements.

  Bon, au moins sais-je quel est ce bâtiment et … J'ai bien l'intention de m'y rendre. Bien que cela m'effraie, j'en ressens le besoin, ce n'est pas réellement le temple en lui même qui m'effraie, c'est ce qu'il s'y passe, mais pour une fois il semble que j'ai le contrôle de quelque chose, alors je compte bien en profiter pour montrer à cette bande de fanatiques que je ne suis le manipulateur ou le chef de rien du tout. Juste un putain de mec lambda, enfin presque. C'est donc résolu que je monte ces marches deux à deux, avec une résolution de fer qui se … Ramollie à chaque pas, plus je monte et plus j'ai peur, plus je crains ce qu'il va se passer dans ce temple. Pourtant je continue, les derniers pas jusqu'à la porte me laissant baigner dans une sueur froide ma foi tout à fait répugnante. C'est après avoir repris mon souffle, puis fait un point sur le pourquoi j'avais eu une idée aussi con, que j'ouvre ces portes damnées, enfin, que j'essaye, je devais être vachement fort dans mes autres rêves, parce que celle-ci … Bon, bah … Demi-tour ? A moins que toquer suffise, sait-on jamais, et en effet, ça suffit, un « Schklong » résonne tandis que la porte s'entrouvre. Je me faufile dans l'interstice et perds mon souffle, littéralement, dans mes autres rêves, l'intérieur du temple se révélait au fur et à mesure, et dans ses débuts faisait très carton pâte, là … Il est juste magnifique, et il est différent, plus de colonnades, plus grandiose … Et ce qui se trouve au fond de la salle, au dessus des escaliers me fait plus penser à une entrée de palais qu'à un temple, pourtant, c'est bien un des fanatiques habituels qui m'apporte une robe, me montrant le promontoire où je dirige dans les autres rêves d'habitude. La gardant quelques instants en mains, je finis par monter vers le promontoire en l'enfilant (la robe, pas le fanatique). Une bonne partie des fanatiques commençant d'ores et déjà à entonner leur litanie, tout en encensant la salle, ils sont, me semble t-il, plus nombreux mais aussi mieux habillés, et c'est comme si cette fois ils ne sortaient pas des clichés issus de mon imagination mais bien d'une réalité que je ne contrôle pas, une sensation bien étrange s'il en est.

  Je me place au sommet des escaliers, présidant ainsi l'assemblée. C'est alors que je la vois entrer. Et le mélange de sentiments que j'ai à ce moment fit enfin le clair sur ce que je ressens, elle est magnifique, décidée, fière, son visage ne comprend pas les fossettes que j'aime tant, mais elle ne sourit pas, rien de plus normal, je ressens un attachement indéniable, mais sûrement pas un attachement sentimental, plutôt une … Responsabilité mêlée à de l'admiration, une amitié indéfectible. Mais la voilà qui approche, et je sais que c'est à moi d'intervenir, aussi je m'y lance avec maladresse.

« Une … Hum … Je sers avec force le pupitre de mes deux mains, dont les jointures blanchissent. La douleur provoquées par les coins m'aident à me concentrer, à ne pas trembler, récupérant ainsi ma respiration et un semblant de crédibilité, que j'accentue en me recoiffant et en m’éclaircissant la voix. Une nouvelle âme se présente devant nous, mes frères et sœurs, avance de deux pas et entends ma parole.
Je la vois s’exécuter, et soudain je sais ce que je dois dire, elle est libre, et je n'ai aucune influence sur elle, mais d'abord …
Vois en moi celui qui a libéré ce mouvement des ténèbres dans lesquels il croupissait, me remerciez vous ?

- Nous te remercions. Reprirent tout les fanatiques en cœur, sauf un, qui continuait sa danse et qui continue à marmonner un truc différent que je n'arrive pas à distinguer.

- Me trahirez vous ?

- Jamais nous ne le ferons. font ils, encore une fois en cœur. Notre destin est vôtre.

- Bien, comme tu le vois, ils obéissent aveuglément, eux, ordre séculaire qui auparavant se cachait dans l'ombre pour manipuler le peuple et les puissants qui les ordonnent. Tout les fronts étaient leurs : politique, armement, érudition ... Mais comme tout regroupement d'abrutis qui se respecte, ils ont pris le melon, et sont devenu de moins en moins discrets. Dans la salle, j'entends quelques hoquets de surprise ou d'indignation remonter à travers la foule, dont certains s'arrêtent dans leur déambulation. Quand à Mylène, elle fronce les sourcils, l'air surprise, et en moi, je sens comme une sensation de puissance monter, et de prise de conscience, aussi, peut être. Et c'est nous, toi et moi, qui avons participé à leur déchéance, pouvaient ils en rester là ? Bien sûr que non, le pouvoir doit être gardé, alors ils nous font croire que nous sommes avec eux, mais nous sommes libres, et si tu veux encore de moi, ce sera deux amis qui mettrons fin à leur conspiration si moche et si peu discrète. C'est carrément toute la salle, sauf l'étrange marmonneur, qui se met à rouspéter, alors que Mylène me sourit, l'air heureuse. Alors plutôt que de revêtir leur robe de mauvais goût, reste toi même, et doute de tout, même de moi, mais surtout d'eux ! Conclus-je en désignant la foule d'un vague geste de la main.

L'un des fanatiques apporte tout de même une robe à Mylène, qui continue de me fixer, et fini par lui dire non de la tête, le fanatique la poignarde, purement et simplement. Et sous mon regard horrifié, Mylène s'écroule et disparaît. Comme si il elle n'avait jamais été là, alors le fanatique au poignard sacrificiel se tourne vers moi :

- Vois ce que tu provoque, si tu nous as eu, et que nous ne pouvons pas nous en prendre à toi, d'autres le peuvent, frères et sœurs ! Allons chercher des guerriers pour pourfendre ce … Voyageur. » Dit il avec une haine dont la force était telle que j'avais l'impression de voir l'air vibrer, et le dernier mot avait été craché avec une virulence impressionnante.

Ce sur quoi les fanatiques s'égayent et partent en toutes directions, beaucoup vers l’extérieur, sauf un, qui maintenant que je le regarde est étrange, il lévite un peu, et si son visage est caché par la capuche, elle semble fondre au fur et à mesure pour se faire remplacer par un casque à cornes. Et il continu de faire décrire quelques cercles à son encensoir, mais ne bouge pas, et je reconnais sa voix, c'est celui qui marmonnait à contre courant.

« Das Ende der Welt, Munduaren Amaeira, El fin Del mundo, Enden Av Verden …

- Heuu … Soit ? Tu ne cherche pas à me tuer toi ?

- La fin du monde, In fine mundi, Ukuphela kwezwe …

- Je vois, bon, hum ... »

Et tandis que lui continue sa traduction perpétuelle de la même phrase, je lui tends la main pour qu'il la serre en retour, mais il ne réagit pas, pour finir j'en viens à toucher sa robe, alors il se dissipe dans un nuage d'ombre, qui semble se diriger vers moi, et je ferme les yeux par crainte, me laissant tomber sur le cul en pure perte. Mais en les ouvrant, je suis seul, complètement. Bon …


  Ce rêve commence à devenir … Compliqué, si ce n'est stupide, mais nous faisons avec, hein ? Et puis de la porte, j'entends les grommelots bien reconnaissable de la gobeline, qui traverse la salle, collant des auto-collants un peu partout, faisant comme si je n'existais pas jusqu'à venir jusque devant moi pour m'aviser alors que je suis encore au sol. Nous nous observons tout deux, perplexe, immobiles, jusqu'à ce qu'elle reprenne contenance, me colle un auto-collant Illuminati sur le front et se retire en continuant de grommeler avec entrain, presque joyeusement, je crois même déceler un sourire, mais je dois rêver.

« Évidemment, quand j'peux finir un boulot, faut qu'un voyageur s'pointe et m'lie … Et c'qui qui va d'voir faire la bonniche ? C'bibi, comme d'hab', p'tain d'monde d'merde. Et avant de complètement disparaître, elle se retourne vers moi et m'assène plus ou moins ces mots : Bouge ton cul, p'tit con, m'yeux voient d'monde qui s'ramène pour t'faire la peau dehors. »

  Ce sur quoi elle disparaît dehors, justement, avant que je n'ai le temps de la remercier. Bon … Bah, on va l'écouter et fuir vers le couloir, hein, ce que je fais avec l'énergie du désespoir, m'éssouflant que peu, ce qui me surprend, je n'ai jamais été quelqu'un de très endurant à l'effort. Et c'est avec un pif total que je prends une succession de couloirs, entendant à un moment un bruit de poursuite derrière moi, ce qui a le don de m'effrayer plus que de voir la source du bruit. Et à un moment je tombe sur … Sur une sorte de T-rex de petite taille, enfin de petite taille, qui ne fait pas dix mètres de haut, mais il est tout de même assez gros pour occuper tout le couloir alors qu'il est prostré, assis, en train de … Pleurer ? Le côté cocasse est qu'il est habillé de manière fort élégante, il dispose même d'un monocle, un vrai dandy.
Bien que premièrement effrayé par une créature carnivore capable de me boulotter, je me rappelle que je suis poursuivi, et puis il n'est pas vraiment impressionnant. Alors prennant mon courage à deux mains je tente de passer malgré son corps, en vain, n'arrivant même pas à pousser son appendice caudal, je crois qu'il ne m'a même pas remarqué. Je fini par m'annoncer.

« Hé, bonjour ?

- Huuu ? Laisse moiiii, personne ne m'aiiiime !

Evidemment, un T-rex dépressif, c'est pas drôle, sinon.

- Mais qu'est-ce que tu dis ? Si je te dit que si, tu me laisse passer ?

Il tourne son effrayante frimousse pleines de dents vers moi.

- Ah oui ?

- Ben … Oui ? Après tout tu es fort et … Beau, pourquoi personne ne t'aimerais ?

- Parce que je suis mauvais en infiltratiiiion. Dit il en re-pleurant de plus belle.

- En infiltration ? Mais pourquoi tu veux t'infiltrer ?

- ça se voit pas ? Je suis un reptilien. Dit il en gonflant à peine le torse de fierté, bien que le cœur n'y soit pas.

- Ah, si bien sûr, maintenant que tu le dis mais … Enfin … Putain, mais qu'est-ce que c'est que ce bordel-heuuuu. Tu me montre comment tu t'infiltre ? Dis-je d'une voix très infantile, de celle qu'on sert aux gosses de trois ans. En espérant qu'il me laisse le passage.

- C'est vrai ? Tu veux bien voir ? Fait il plein d'espoir, le rendant … Attachant, ce qui est assez étrange, pour un dinosaure de cette taille, il essaye même d'essuyer ses yeux, mais il a les bras trop courts pour les atteindre, aussi dois-je me retenir de rire à la vue de cette scène ridicule, ce qui me demande toute mes ressources de concentration.

- Oui ! Je suis sûr que tu es trop dur avec toi même. »

A ces mots, les yeux maintenant pleins de résolution du dinosaure s'animent, et il se lève, diminuant d'abord de manière drastique sa taille avant de changer de forme, prenant la forme du cliché du majordome anglais, dont il possédait déjà le monocle et le veston.

"Alors ? Dit il, et il était en effet convainquant, sauf quand il parlait, puisque ses dents restaient affreusement pointues. Et puis il avait des oreilles d'elfe, aussi.

- Ben c'est convainquant ! Tu t'infiltrerais à merveille dans un manoir anglais !

- Merci ! J'ai toujours voulu faire ça ! Et il se rembrunit un peu. Mais les autres, ils disent que ça existe pas, les manoirs anglais, et puis qu'avoir qu'une forme, c'est nul, les reptiliens sont censé s'infiltrer partout.

- Bah … Ils sont cons, c'est tout. Et puis tu es … Vite, quelque chose. Un reptilien unique en son genre, si tu me protège, on leur montrera à quel point ils sont bête !

- D'accord, t'es gentil, toi, je t'aime bien ! Moi je m'appelle Billy !" Qu'il me dit en reniflant sa morve jurassique.

Et, comme si c'était normal, et pour cause, ça semblait l'être pour lui, puis c'était la troisième fois que ça arrivait aujourd'hui, il disparaît dans un « pouf » sonore tout en me souriant de toutes ses effrayantes dents.

  Booon, le chemin est dégagé, au moins, mais le tatouin qu'il a fait en chialant a guidé mes poursuivants vers moi, et à mon plus grand déplaisir, je savais maintenant à quoi ils ressemblaient, et ce n'était pas forcément ce que j'attendais le plus de voir. Enfin, le point positif, c'est que je met d'autant plus d'énergie à courir, et que je cours vite, putain, jamais couru aussi vite. Mais ils sont visiblement tout aussi motivés que moi, puisqu'ils courent aussi, voir plus vite que moi, et ils ont l'air plus endurant, aussi. Au moment où j'allais me faire rattraper, j'entends la musique qui me sert de réveil, et au lieu de me retrouver dans les griffes, pattes, mains, tentacules ou tout ce qui pouvait servir à m'attraper chez mes poursuivant. C'est sous ma couette que je me réveille, déboussolé, et les détails concret de mon rêve en tête. Qu'est-ce, que, c'était, que ce, BORDEL ?!
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