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Une sensation effrayante de déjà vu

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Yoël Herna
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MessageSujet: Une sensation effrayante de déjà vu Mer 31 Jan 2018 - 17:25
  Pourquoi est-ce que je l'inflige ça ? Tout les soirs j'entretiens la psychose en allant voir ces sites qui décortiquent l'actualité afin d'y voir les méfaits d'organisation diverses. Le plus drôle, c'est que je ne suis pas le seul à le faire, nous sommes une petite cinquantaines de personnes qui entretenons cette fabuleuse machine à soucis de manière active et régulière, dans quel but ? Au début je pensais que c'était pour me rassurer et pour me moquer de mes pairs aux idées farfelues, et au début c'est ce que je m’escrimais à faire, me gaussant des Illuminatis, des Francs-maçons et autres reptiliens, en me forçant un peu, craignant tout de même leur éventuelle existence (sauf les Reptiliens, sérieusement, qui prendrait au sérieux un putain de lézard ?) mais un jour je me suis mis à prendre la plume, et depuis je ne m'en passe plus, tant et si bien que j'ai un section dédiée à mes théories sur ce Forum, y étant presque … Respecté ? J'y ai même rencontré une fille, Mylène, avec qui j'ai d'excellents contacts, nous avons à peu près le même point de vue, et le courant passe bien, même si nous ne faisons que nous empêcher de dormir à coup de messages et conversations Skype.

  Bien sûr, je ne suis pas aussi dupe qu'eux et ne crois pas en des gens avec de grandes capes noires dans des sous sols près d'un pentacle, non, je suis partisan du complot sans noms, aussi je scrute l'information et j'y descelle des intentions ou plutôt des objectifs, ainsi que des modes opératoires, pour l'instant, j'ai réussi à distinguer 3 grandes factions, que j'ai bêtement nommé A, B et C, ne voulant pas donner de noms abracadabrants.
Mais je viens à penser, certaines fois, que c'est une seule et même organisation, avec trois loges différentes, ou … Ou du moins les trois organisations ne sont pas hostiles entre elles, allant parfois dans le même sens. Enfin, tout ça pour dire que j'ai pris la plume, enfin le clavier, pour révéler mon point de vue, que je trouve plus objectif et réaliste, et ce qui semble être l'avis d'autre internautes. Je suis assez fier de moi, et je pense faire la meilleure des choses, prévenir afin que d'autres se méfient et évitent de se faire avoir, éviter la manipulation de masse, enfin, sauf si …

=====Après le passage du marchand de sable=====

  Je ferme mon cahier après que la sonnerie ai retentit, signe de la fin du cours de droit institutionnel, C'est fascinant de voir à quel point les grands textes sont écrit, ils semblent suffisamment simples et profitables pour que ce soit le peuple qui les ai en effet rédigés à la révolution, mais suffisamment interprétable pour servir d'autres que ceux du peuple. A cette remarque, bien que je ne l'ai pas formule ainsi, le prof. m'a répondu, après un moment de perplexité que c'était plutôt parce que le peuple n'avait pas suivi de cours de droit, ce qui fit rire tout le monde, que je m'empressais de suivre par pur mimétisme social. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cela sert des intérêts bien trop précis pour être la seule conséquence de la méconnaissance du peuple concernant les termes juridique qui en soit la cause, ce modus operandi, c'est plutôt de l'ordre de l'organisation B, j'en parlerais sur le forum ce soir, tiens, d'un niveau de sûreté moyen, par contre.

  C'est après en avoir parlé à Mylène en vocal que j'ai tout noté, elle est du même avis que moi, avec elle nous avons rédigé un texte ma foi assez bien argumenté, qui devrais, si ce n'est les convaincre, au moins faire douter ses lecteurs et les pousser à se méfier. Nous discutons encore longtemps, nous avons même lancé des parties de minis-jeux absurdes ici et là sur des serveurs multijoueurs de divers jeux que nous avions en commun, puis à l'approche de 21 heure, je me prépare pour mon rendez-vous hebdomadaire dans le commerce à 20 minutes d'ici, le JDR n'attend pas,  C'est un peu en pilote automatique que je marche, ce n'est que 20 minutes, mais c'est amplement suffisant pour me perdre dans mes pensées. Aussi cet état de conscience si particulier, celui où nous avons l'impression d'être une voix off de film, qui déroule une seule idée à la fois avec efficacité, me saisit. C'est dans cet état que je viens à me demander si Mylène ne pourrait pas être plus qu'une amie, elle a laissé quelque signes qui, je trouve, ne trompent pas. Il est même presque certain qu'elle espère qu'avec le temps nous finissions ensemble, malgré les nombreux sous-entendus fait par ma propre personne pour dire que la gente féminine n'était guère ma tasse de thé, mais semblerait il que je sois trop subtil, ou alors qu'elle ai compris autre chose. Et je me demande si elle n'a pas tort, après tout, si j'ai une préférence pour le faciès masculin ça ne veut pas dire que le féminin me repousse, si ? Enfin toujours est-il qu'elle n'est pas désagréable à l’œil, les fossettes qui se forment sur ses joues quand elle sourit sont absolument adorables, qui plus est.
Enfin, divagations à part, je ne veux pas la perdre par une erreur aussi con que vouloir plus alors que je sais que ce ne sera pas stable. Mieux vaut se concentrer sur le domaine du réalisable, les études et prévenir d'autres personnes des potentielles organisations qui tirent les ficelles.

  J'étais tellement l'esprit ailleurs que je n'ai même pas remarqué que j'étais déjà arrivé, aussi je monte les escaliers et ouvre la porte, qui … Qui n'est pas du tout celle du commerce de jeux de sociétés dans lequel j'étais censé avoir mon JdR, non, on dirait plutôt une grosse porte de bois, trop luxueuse, trop massive pour être autre chose qu'une porte de cave … Et pourtant, pourtant passé la porte, sans que je puisse m'arrêter, c'est une salle gigantesque ainsi que des fragrances d'encens qui me frappent, un plafonds à un peu moins d'une dizaine de mètres de haut, et des escaliers menant vers un autel en face de moi, au fond de la salle. J'avance de deux pas, le tout devenant de plus en plus tangible, tout se trouvant d'un coup si immense et pourtant si réel, si au début cela semble être de bêtes décors en carton pâte, frontons et colonnes qui entourent la salles se font de plus en plus réalistes et grandioses, l'odeur qui de simple fond passe à une omniprésence, et lentement, une musique aux rythme lascif, composée de percussions et de ce qui semble être des litanies incessantes. Comme sorti de nul part, de multiples hommes en robes, dont le visage est dissimulé par cette dernière, semble alors procéder à une sorte de rituel, avançant à pas lent, les uns derrière les autres en faisant décrire à leur encensoir des mouvements de balancier.

  Derrière l'autel se tient une silhouette, à visage découvert. Pour je ne sais quelle raison, son visage me dit quelque chose, sans que je sache le reconnaître vraiment, de ce genre de visage exceptionnel de par leur banalité, pouvant se fondre dans la masse, n'importe laquelle, que ce soit dans un Opéra ou dans un quartier mal famé. M'adresse un sourire sincère, et d'une voix qui là encore, m'est familière sans que j'arrive à mettre un nom dessus s'adresse, visiblement à moi, -en même temps je suis plus ou moins au centre de la salle-  d'un ton clair afin d'être entendu de tous:

« Une nouvelle âme se présente devant nous, mes frères et sœurs, avance donc de deux pas et entends notre parole. De manière irrémédiable, incontrôlable, je m’exécute, et il reprend.
Tu es venu aujourd'hui pour écouter ses paroles, alors les paroles viennent à toi. Nous, ordre séculaire, agissons sur le monde dans l'ombre afin de défendre les intérêts qui sont les nôtres. Nous agissions sur tout les fronts, manipulant l'opinion public et les puissants de ce monde, qui pour beaucoup font d'ailleurs parti de nos membres. Et que faisions nous ? Nous manipulions la vérité, en faisant de sordides mensonges afin de mieux tirer les ficelles de cette société, nous étions tellement puissant que nous avons cédé à la vanité, nous révélant presque, certaines de nos loges prenant même un nom grandiloquent, tout en persistant à rester secret. Nous étions en déclin, avec l'instruction les personnes étaient de moins en moins dupes !
Mais … Mais une idée de génie est née, plutôt que mentir afin de dissimuler la vérité, si nous disions et distillions la vérité nous même ? La décrédibilisions de manière subtile ?
Aussi cela commença sur un forum complotiste, cible idéale car peu prise au sérieuse, et nous avons dit la vérité, nous avons pris les noms de lettres d'alphabets, et avons dit la vérité. Ce n'est que grâce à une femme, proche de celui ayant eu cette idée, et qui tenais à lui, que l'idée s'est propagée, cinéaste, celle-ci a pu élargir le public en publiant diverses vidéos, dont la plus virale a fait fureur sur l'une de nos entreprises au F blanc sur fond bleu si connu, lettre de l'alphabet si importante dans notre organisation. Notre renouveau n'a été possible que par ses ficelles tirées par cet individu seul, allant même jusqu'à prétendre pouvoir lier une relation sentimentale avec celle qui le servirait, le remercions nous ?


  Pendant quelques brefs instants, la foule de fidèles aux encensoirs cessent leur litanie et déclament en cœur :
- Nous le remercions.
Avant de repartir dans leur entêtant chant extatique.

- Oui, nous le remercions, et toi qui es venu, souhaite tu le remercier à ton tour ? Toi dont l'implication est si primaire ? » Reprit l'individu qui tennait la place de chef, tendant un bras vers moi.

  Et dans cette ambiance Kafkaïenne, ne contrôlant pas le moindres de mes gestes, deux des illuminés s'approchent de moi, m'aidant à enfiler une robe toute semblable à la leurs, si ce n'est que ses ornements en diffèrent d'une manière plus élégante et riche, tout cela alors que mon esprit brûle des révélations faites, j'aurais été manipulateur sans même le savoir, j'aurais servi les intérêt de ceux que je craint et dénonce ? Et me voilà devant eux, ceux que j'ai combattu, simple pantin devant cette foule. Toutes ses données contraires que mon cerveau peine à trier, cette dissonance cognitive qui s'impose et lentement fait son œuvre, aussi suis-je l'un parmi tant d'autre, un simple engrenage, il ne sert à rien de le nier et le mal et fait, aussi je ne peux que répondre l'inévitable :

« Oui, je le veux, je rejoins ce renouveau et participe à l’œuvre que nous entreprenons. »

  Ce n'est … Pas ma voix, du tout, féminine, différente en tout points, et pourtant, là encore tout à fait familière, comme si nous étions dans une scène de cinéma, le point de vue change, et le corps que je prenais pour mien s'avère être en effet trop féminin, ne la voyant que de dos, et la capuche étant déjà mise, je ne peux reconnaître cette personne de dos.
Doucement, le point de vue vient à se fixer sur le visage de l'individu derrière l'autel, se rapprochant de plus en plus de son visage, qu'avec horreur je reconnais tandis qu'un rictus sordide vient à la déformer :

« Alors bienvenue, sœur Mylène. »

  Mon visage, ma voix, moi.
Et c'est pendant que les chants, repris en cœur, devenant assourdissant, l'odeur de l'encens si prenante que j'en viens à penser exploser que l'obscurité se fait enfin.

=====Choc=====

  ... Sauf si ce rêve qui trop de matins me plonge dans un état de panique pendant bien dix minutes -et qui me conforte dans le choix de ma chambre d'étudiant, que j'avais en partie choisie pour son isolation sonore- est vrai, et que ce je fais n'est autre qu'une décrédibilisation de la cause que je cherche à défendre. Ce rêve m'avait tant et si bien harcelé, que j'étais allé demander à Mylène si elle était vidéaste, elle ne l'est pas, grand bien m'en fasse. J'ai été difficilement en mesure de lui expliquer pourquoi cela me taraudait, aussi ais-je prétendu qu'elle me laissait une impression d'artiste, mais que maintenant qu'on m'en parle je la voyais plus dans la sculpture.
Je chasse bien vite ces sombres pensées de ma tête après avoir frissonné d’horreur, non, ça n'arrivera pas, je ne veux pas que ça arrive, je ne veux pas … Je ne veux pas …
Me fais-je en boucle intérieurement, comme un mantra protecteur, mais les mantras ne suffisent pas, et cette nuit là, c'est ce rêve qui survient, encore.
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