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Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio)

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Léon Karel
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MessageSujet: Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio) Mar 23 Jan 2018 - 6:10
« Vous ne pouvez pas vous inscrire pour ce semestre. »

85C. Ouais, Léon détermina que la poitrine de la fille qui était avec l'autre personne du secrétariat des arts juste à côté du bureau auquel il faisait face au mec du secrétariat avec qui il avait un entretient faisait du 85C. Il pouvait entrevoir un magnifique soutien-gorge rouge et noir, ce qui lui donna des envies de baiser passionnément avec cette fille dans un des ascenseurs de la fac.

« Eh, vous m'écoutez quand je vous parle ? Y a un tas d'étudiants qui attendent leur tour là.
_Comment ça je peux pas m'inscrire ? »

Cela venait enfin de percuter sa conscience. Et ça devenait très bizarre. Pourtant il avait suivi les cours au premier semestre, il avait fini son mémoire de dernière année de licence et il lui manquait plus que son stage qu'il ferait l'année prochaine. Mais alors pourquoi donc ne pouvait-il pas s'inscrire ? Il comptait suivre deux ou trois cours pour faire le reste l'année prochaine et enfin finir sa licence. Il prévoyait de quitter enfin sa chambre d'étudiant pour un appart plus grand et faire des mégas teufs. Il inviterait deux-trois potes de bédave et feront de son appart un aquarium sa mère. Ce sera vachement stylé et il pourra bouffer encore plus de pâtes au thon. Awesome. Il commencera à bosser dans une boîte de prod' aussi, ça le fera bien kiffer. Ensuite il ira aux States, rencontrer Emma Watson et Julia Roberts, il les baiseraient toutes les deux en même temps et il fera plein de films, ça sera le paradis.

« Je vois que vous avez fais un BTS avant de venir à l'université, vous avez donc automatiquement validé plusieurs cours mais il vous manque la méthodologie. »

La première année de son BTS était vraiment pas sympa. Vraiment pas. Il avait eu sa merde avec Simon, ça l'avait bien fait chier et ça lui avait failli donner une sale réputation mais heureusement qu'il y avait eu Lou pour l'innocenter. Qu'est-ce que Léon ferait pas pour remercier Lou, même aujourd'hui. C'était son amie la plus proche grâce à ce qu'il s'était passé, sa sœur de cœur en somme. Elle lui avait dit qu'il lui avait rendu la pareille en la protégeant de son ex-copain salopard de merde qui pouvait bien aller crever au fond du caniveau des enfers où Satan décortiquerait son corps à coup de cure-dents, mais il considérait que non, il ne lui avait toujours pas rendu la pareille et il ne pourra probablement pas jusqu'à la fin de sa vie, qu'il lui sera redevable jusqu'au bout. C'était beau, et Léon lui avait promit qu'il réaliserait un film sur leur amitié.

« … Il vous manque donc un papier.
_Quel papier ? »

Le mec du secrétariat soupira. Léon semblait comprendre que ce fonctionnaire avait eu déjà une longue journée où des étudiants avec des cas compliqués à résoudre se présentaient à la chaîne et suppliait que ce magicien grandiose qu'il était effectue un « Accio la vie est un kiwi » pour résoudre leur problème sauf qu'on était dans la vraie vie (concept que Léon, après plusieurs d'années d'entraînement, semblait encore avoir du mal à assimiler les mécanismes) et que la vie, c'était pas Morgan Freeman qui l'avait créée mais bien une entité spirituelle bien décidée à faire chier les créatures qu'il avait fait apparaître dans cet univers rien que pour son plaisir personnel et infini. Sauf que clairement, Léon n'en avait absolument rien à foutre.

« Le papier qui vous manque est un papier signé par l'administration de votre précédent établissement, qu'on vous a normalement donné lors de votre inscription ici qui atteste de la validation des cours qu'il vous faut avoir et qui vous permette de poursuivre le cursus de licence sans repasser les années précédentes. »

La fille au soutien-gorge rouge et noir s'était levé, contente car son problème d'administration était enfin résolu et qu'elle allait se bourrer la gueule avec ses potes au calme. Ses cheveux courts bouclés bruns, son rouge à lèvres mi-rose mi-rouge, son khôl et son grain de beauté sous son œil gauche n'avaient pas manqués au regard du mec du secrétariat qui s'entretenait avec Léon, utilisant sa technique subtil du regard du mateur mais qui ne marchait pas car la fille au soutien-gorge rouge et noir regardait dans leur direction car elle avait remarqué la couleur bleu des cheveux de Léon, qui l'intrigua énormément. Elle ne put s'empêcher durant la seconde où elle le regardait de remarquer également sa nuque découverte qui lui donnait très envie d'embrasser et de mordiller. Mais lorsqu'elle vit le regard du mec du secrétariat qui s'entretenait avec Léon, elle se disait dans sa tête que les mecs étaient grave relous et poursuivit son chemin. Léon aurait pu assister à cette scène car c'était son habitude d'observer tout ce qui se passait autour de lui mais pour une fois, il était concentré sur ce que disait son interlocuteur. Durant ce petit enchaînement d'action qu'on aurait pu mettre au ralenti à l'image, Léon était en train de se demander si effectivement, on lui avait donné une feuille comme ça en début d'année mais en vrai frère, il s'en souvenait pas car ce jour-là, il avait testé une nouvelle beuh qu'une de ses connaissances avait ramené de Meda (traduction = Amsterdam parce qu'on savait jamais, il pourrait y avoir des gens qui connaissent pas les vrais bails ici) et elle était tellement forte putain, il était grave défoncé et cette journée était tellement partie en couilles qu'il se demandait maintenant comment il avait fait pour finalement s'inscrire. Orf, probablement grâce à la vie. Il utilisa alors l'excuse la plus célèbre que les étudiants sortaient au moins 99% du temps devant des gens du secrétariat parce qu'ils assumaient pas t'as vu.

« Je me souviens pas qu'on me l'ait donné ce papier lors de mon inscription.
_Ah bah normalement il est obligatoire de donner ce document à tout étudiant qui sort d'un autre établissement d'études supérieures. »

Il répondit du tic-tac tac-o-tac.

« J'ai mes notes de l'année dernière.
_C'est pas ça qui nous intéresse, désolé.
_Y a pas moyen que je puisse avoir à nouveau le papier siouplait ?
_Il faudra aller au bureau du premier étage, le 22A.
_Illéou ?
_Vous descendez les grands escaliers en sortant du secrétariat, devant vous y aura les portes qui mènent à la grande cour et ce sera sur la droite.
_Faut que je récupère ce papier, que je le fasse signer...
_... Par votre ancien établissement, oui.
_Après je le ramène ici et c'est bon ?
_Faut qu'on examine le document et qu'on appelle votre établissement pour une confirmation mais oui ce sera bon.
_Ah cool... J'ai combien de temps pour le faire en fait ?
_On est mercredi, du coup... Au plus tard vendredi midi car on est pas ouvert l'après-midi.
_Euh... Sur la porte c'est marqué que vous êtes ouverts de 14h à 16h30 le vendredi après-midi.
_Ah ça... Ouais... On doit le changer c'est pour ça...
_Euh... Ok d'accord.
_Il vous faut autre chose ?
_Euh... J'sais pas trop, il me manque quelque chose d'autre ?
_A part le document que je vous ai mentionné, non.
_Ben je pense que c'est bon hein.
_Parfaitbonnejournéeprochainepersonne !
_Ah oui au fait !
_... Oui quoi ?
_Il est ouvert le bureau là, le...
_... Le ?
_Ben vous savez, le bureau où vous m'avez dit d'aller. »

Le mec du secrétariat commençait à être vraiment agacé, il sentait que si Léon continuait, ce dernier allait le faire craquer. Et son psy n'allait pas être content car ça faisait maintenant deux bons mois qu'il n'avait pas eu d'accès de violence sans prendre de médocs. Il avait essayé la clope mais ça le stressait encore plus et pas question de toucher à la drogue, son père l'avait assez traumatisé comme ça lorsqu'il habitait à Clichy avec ses parents dans le petit 20m² qu'ils avaient et le fait de se dire qu'il pourrait très bien être chopé par les keufs comme son daron refrénait encore plus l'envie de s'acheter de la cons'. Mais ça, encore une fois, Léon n'en avait absolument rien à foutre.

« … Bureau 22A oui il est ouvert...
_Aaaah, good. »

Et sans remercier le petit fonctionnaire qui en avait marre des ces petits étudiants à la con qui, chaque jour, lui cassaient allégrement les couilles, Léon s'en alla à ce fameux bureau. Mais attention, une loi de la vie s'appliqua : tu te taperas une longue file d'attente pour avoir un document important que tu dois rendre urgemment. Il y avait beaucoup trop de monde. Voir tout ce monde s'agglutiner comme cela le fit hésiter. Puis il se rappela qu'il ne ressentait plus l'horrible et insupportable sensation qu'il avait lorsqu'il voyait un amas de chairs humaines rassemblé de manière compacte. Du coup bas les couilles. Il lança une musique rock sur fond psyché et patienta. Il se disait qu'il aurait bien voulu discuter avec la fille au soutien-gorge rouge et noir, il lui aurait proposer de boire un verre à Bastille, dans un bar-café qu'il connaissait bien qui s'appelait Le Génie. Il connaissait une des serveuses là-bas mais dont il se souvenait plus du nom et cette dernière ne se souvenait probablement pas du sien donc c'était un échange équivalent. Par contre, il se rappela encore une fois d'un événement particulier : cette serveuse dont il avait oublié le nom lui avait écrit, la dernière fois où il y était allé, au dos de sa note son numéro téléphone. Cela le frappa soudain : c'était y a un mois. Putain de meeeeeeerde, elle était archi mignonne en plus aaaaah pourquoi avait-il fait ça ?! Mais qu'est-ce qu'il pouvait être con ma parole ! Comment il avait pu rater une occasion pareille ?! C'était comme la fois où une rousse aux yeux verts et tâches de rousseur, dont raffole Léon, l'avait accosté dans son café préféré sur Paname pendant qu'il était en train de bosser sur un de ses projets de courts-métrages, cette meuf était juste trop bien foutue pour lui et voulait se poser avec lui autour d'un café sur un gigantesque canapé mais il était tellement concentré sur son scénario qu'il l'avait même pas calculé, et il s'en était rendu compte que dix minutes après qu'elle s'était barrée. C'était vraiment incroyable la capacité de Léon à capter ce qui lui arrivait de dingue. Il se rendit compte de quelque chose, qu'il y avait un truc qui tournait pas rond dans sa tête, un peu comme des rouages qui s'emboîtaient mal parce qu'une connasse de petite vis ne voulait pas se mettre car c'était pas la bonne.

« Jeune homme, le bureau est fermé.
_Hein quoi ? »

Il regarda son portable, il était 15h01. Ça faisait exactement une heure qu'il attendait. Et il ne s'en était pas rendu compte.

« Vous fermez à quelle heure en général ?
_15 heures. »

Léon ne put s'empêcher de se foutre de la gueule du mec qui lui avait dit ça. C'était trop drôle. Le mec qui lui avait adressé la parole était en train de déconner.

« Vous déconnez haha.
_Non. »

Ah. Euh. Ouais. Hmm. Euh... Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais... Euh... Hein quoi ?

« Hein quoi ?
_Faudra revenir demain matin.
_Euh... Mais il me faut juste un papier et demain c'est chaud, j'ai cours, vous pouvez pas faire une p'tite fleur pour moi siouplait ?
_Désolé, j'suis obligé de fermer. »

Tout en regardant le mec fermer le bureau devant ses yeux un peu surpris parce que bon, c'était en soit un gros foutage de gueule là. Il avait envie de lui foutre une tatane dans sa gueule de p'tit fonctionnaire à la con et de lui chier sur la gueule pour lui apprendre ce qu'était le respect, respect que le mec avait perdu lorsqu'il se rendit compte après s'être fait son portefeuille sur Paris que la vie était une grosse salope et qu'il fallait qu'il réussisse à emmerder toutes les personnes qu'il pouvait croiser à part ses amis. Il réservait même ce triste sort à sa famille, c'était pour dire. Mais pendant que Léon s'imaginait tout ça, le mec avait eu largement le temps de partir de la fac et de s'asseoir dans le métro à côté d'une mère et de son bébé qui gueulait tellement fort que même son casque avec le volume à fond ne l'empêcha pas de l'entendre, et il se disait qu'il avait encore 40 minutes de trajet à se taper.

L'échec cuisant face à la vie. Léon s'était affalé sur le lit de sa chambre d'étudiant en attendant que ses pâtes cuisent car il avait faim, il n'avait pas mangé à midi et il s'était dit après coup qu'avoir la foncedalle tout en mangeant ses pâtes au thon, ça allait faire passer cet échec cuisant face à la vie. Du coup il se roula un royal car lorsqu'on essuyait un échec cuisant face à la vie, il fallait quelque chose de fort. Il rigola pendant plusieurs minutes parce qu'il repensait à cette blague que lui avait fait le mec du bureau 22A en lui disant que c'était fermé à 15h01 alors qu'il fermait à 15 heures. Il se rappela alors que ce mec avait été tellement sérieux dans sa blague qu'il s'était même barré sans que Léon le crame. C'était chaud.

Clairement, il était tard. Léon n'avait pas la force de regarder son portable. Il devrait, car sa mère lui avait envoyé un message qui indiquait que son père voulait le contacter pour on ne savait trop quoi. Léon ne le savait pas, il était trop occupé à deviner le nom de la fille au soutien-gorge rouge et noir. Il lui semblait qu'elle avait les cheveux courts et bouclés et qu'elle avait un truc sous un de ses yeux. Il se rappela des yeux bleus de son ex-copine, qui lui paraissait si doux et apaisants. Avec elle, il se sentait comme un poisson dans l'eau, comme si plonger dans ces yeux-là était naturel pour lui. Elle s'appelait Lena, elle aimait aussi bien le basket que lui, elle aimait aussi bien les films de Quentin Dupieux, elle fumait autant que lui... Pourquoi il l'avait quitté déjà ? Il se sentait bien avec elle. Ah bah oui, maintenant ça lui revenait : cette pétasse l'avait trompé avec une meuf qui s'appelait... Salope ou un truc du genre. Il savait que Lena était bi, c'était pas ça le problème. Si elle lui avait dit qu'elle avait envie de baiser l'autre pétasse, ça lui aurait pas poser de problème. Car dans ses souvenirs, elle lui disait qu'elle était toujours amoureux de lui. Et pourquoi pas une relation libre, ça lui aurait convenu, du moment qu'ils passaient leur couple en premier lieu. Mais cette pétasse avait eu trop peur de lui dire la vérité et elle avait allègrement baisée tout Paris. C'était encore un échec cuisant de la vie. Tout ça à cause de ce foutu papier à la con. Ou non. Oh et puis si hein, cette saloperie de papier, putain cette administration, toujours à demander un papier pour rajouter avec d'autres papiers pour constituer un dossier de papier pour obtenir à la fin quoi ?! DU PAP...

Il s'était endormi sur cette pensée le con.


------

« Alors, comme est indiqué le panneau qui se trouve à l'autre bout de la pièce, vous vous trouvez dans le mauvais service monsieur.
_Hein quoi ? »

Léon se rendit à peu près compte de ce qu'il se passait. Il se retrouva à nouveau dans le monde des rêves. Depuis sa première nuit, il avait enfin eu l'habitude de cet univers trop chelou qui existait et qui défiait alors toutes les lois les plus saugrenues de la vie et de la nature. Il se disait sur le moment que c'était dingue que le collectif de consciences des êtres humains, saupoudré d'une touche de magie ou un truc du genre, puisse arriver à créer et faire exister cet univers qui semblait être infiniment grand. Faudrait qu'il essaye de retrouver la fille au soutien-gorge rouge et noir car elle était vraiment jolie. Elle était au secrétariat des arts, elle devait être soit en théâtre, en cinéma, en arts plastiques ou en musico. Il penchait entre théâtre et musico mais il se disait qu'il aimerait bien sur son soutien-gorge pour l'observer de plus près.

« Vous voulez bien changer de file monsieur ? Y a des gens qui attendent. »

Léon regarda derrière lui et effectivement, il y avait un peu plus de 200 personnes qui attendaient derrière lui. Il se demandait où cette file d'attente commençait parce que putain ouais, elle était sacrément longue.

« On est où ici ?
_A RelouLand. »

Il ne pouvait pas s'empêcher de se foutre de sa gueule. Putain, payes ton nom steuplait. RelouLand. RELOUland. Non mais sérieux hahaha, RELOULAND. Mais putain il en pouvait plus. RELOU. LAND. RELOULAND. Mort de rire.

« Vous êtes bien là pour un avis de recherche, non ?
_Hein quoi ? »

Il se rendit compte alors d'un papier qu'il tenait à la main qui comportait un chiffre et des lettres qui formaient une sorte d'acronyme mais dont il ne parvenait pas à deviner les initiales. Chose curieuse, il se disait que son ticket était semblable à un ticket de pharmacie, un putain de ticket inutile car au final, les pharmaciennes ne prenaient pas même pas le ticket pour s'assurer que c'était bien le bon client qui avait été appelé à un numéro particulier.

« Ici vous êtes à l'accueil de recherche de rêveurs via souvenirs mais votre ticket indique que vous êtes à la recherche d'un voyageur. Du coup vous ne vous trouvez pas au bon service. »

Léon se rendit encore compte d'autre chose, c'était que cette créature des rêves avait une voix vraiment agaçante. Tellement qu'il avait envie d'examiner sa gorge pour voir s'il y avait un moyen de changer la tonalité de sa voix. Il se demandait si à Dreamland, il existait une sorte d'objet magico-scientifique qui permettait une telle prouesse car ça sauverait la vie de pas mal de gens.

« Monsieur...
_Ah euh... Oui euh je sais pas peut-être ok si vous le dites. Je dois aller où ?
_Encore un drogué, non mais j'vous jure, alors... »

Après qu'elle ait donnée les indications pour le bon service de renseignements où Léon devait aller pour une raison... Euh ouais, ben il sortit de la longue file d'attente sous des sortes de regards appuyés des gens qui attendaient derrière lui. Il se demandait s'il devait s'excuser lorsqu'il plongea dans sa main et sentit un paquet de clopes avec un briquet. Chouette, merci Dreamland, tu étais très gentil. Il aurait bien voulu avoir un paquet de joints mais il se disait que c'était trop demandé, fallait sûrement qu'il paye de la cons' à Weed Land. Bordel qu'est-ce que c'était le pied ces nuits à Weed Land, c'était son royaume pré-fé-ré. Y avait pas photo, même Gastropolis et sa rue de pâtes valaient pas Weed Land. Dommage qu'ils étaient dans des zones trop éloignés l'un de l'autre. Car lorsqu'il fumait et qu'il avait la foncedalle, les seuls trucs qui vendaient à bouffer là-bas vendaient leur bouffe à une somme dingue. Il percuta un mec à capuche, si bien que Léon tomba par terre.

« Woooh mec fais gaffe hein. Faut regarder où tu marches. »

Il rigola parce qu'en fait il avait pas vu le mec à capuche arriver en face de lui, du coup c'était drôle. Il se rendit compte qu'il ne savait pas où il se trouvait, du moins il était perdu. Il avait oublié les indications que lui avait donné cette hôtesse de merde avec sa voix trop agaçante putain. Il était dans un immense couloir avec un large plafond aux couleurs baroques mais il avait une désagréable sensation, comme s'il était dans une sorte de préfabriqué. M'ouais, ça devait être son imagination. Il regarda le mec à capuche et woooooooooh.

« Mec mais comment t'es jeune ! T'es un... Comment on nous appelle déjà, euh ouais, t'es un voyageur ou t'es juste quelqu'un qui rêve ? Wooooh truc de dingue. »

Il pensait pas voir un mec aussi jeune traîner dans les couloirs de.
Il était en train de se marrer. RELOU LAND. HAHAHAHA. RELOU. LAND.

« Mec, tu sais où on est ? On est à RelouLand. RELOU. LAND. »

Il riait de plus belle, son rire résonna dans tout le couloir. Une créature des rêves pressée, avec dans le creux de son bras une pile de dossiers qu'elle devait transporter au bureau H475D au 26ème étage de la Tour aux Renseignements, regarda Léon avec étonnement puis soupira, se disant qu'il détestait vraiment son boulot et qu'il ne souhaitait qu'une chose : abattre ses 73 dernières heures avant d'aller retrouver sa petite femme au Royaume des Plaines qui devait l'attendre bien sagement. Sa femme, qui sentait que son mari allait encore tarder pour rentrer, donna la surprise coquine qu'elle lui avait réservée à un rêveur qui passait devant son maison.

Pendant ce temps-là, Léon voulait vraiment faire comprendre la blague au mec à capuche parce que putain, RELOU-LAND quoi.
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MessageSujet: Re: Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio) Mer 24 Jan 2018 - 1:58
- Mais bordel de merde, tu ne pouvais pas faire moins de bruit ?
- Oh ça va, ta gueule ! J'habite ici moi aussi. Et je ne savais pas que tu dormais !

Nico, mon coloc, venait de me réveiller en rentrant bruyamment dans notre chambre du Crous. J'étais en train de suivre les explications d'un certain Robert sur Dreamland, le monde dans lequel j'allais être amené à évoluer les prochaines nuits. Et ce connard débarque en éclatant la porte contre le meuble à chaussures de l'entrée ... Je repose ma tête sur l'oreiller, pensif. Je ne sais pas vraiment quoi penser de ce rêve que je viens de faire. Est-ce que Dreamland existe pour de vrai ? Je verrai bien ce soir quand j'irai me coucher.

L'aprèm continua sans grand chamboulement. Je taffais ma biochimie en retard, ça prenait beaucoup de temps car Sandra, la psy de l'université, continuait de me hanter. Genre quand tu te refais le film en modifiant certain aspects pour que ça se déroule mieux que dans la réalité. Bah c'est exactement ce qui me trottais dans la tête pendant que je rattrapais mon cours en retard. J'espères tellement que je ne bandais pas quand je suis sortie de son bureau ... Pour alimenter toute cette négativité, Nico me fait la tronche. Il était grave content de rentrer pour me dire qu'il avait acheté de quoi nous défoncer ce soir tranquille et moi je l'ai agressé sans qu'il ne comprenne pourquoi.

Je fini par abandonner la biochimie et entreprend de faire une tourné de pattes. J'en prévois aussi pour Nico, je vais tenter de faire la paie avec lui. Je sors alors un argument infaillible, la sauce pesto rosso, sa préférée. Il en met tout le temps dans ses pattes. Quand il entrevoit un mouvement vers le placard à sauces, il arrête de lire son manga et me fixe avec beaucoup d'attention. Je sens son regard posé sur moi, je tends ma main à l'intérieur du placard, je tourne lentement ma tête vers lui. Nos regards se croisent, c'est alors que son pot de sauce orangé sort du placard et entre dans son champ de vision. On éclate de rire ! Le reste de la soirée se déroule super bien, on déconne, on bédave, on part en mission secrète dans la chambre de nos voisins pour une bataille d'oreillers surprise. Et violente ! Ils ne se sont rendu compte de rien du tout et on les a défoncé. Finalement, on a fumer tout ensemble dans la joie et la bonne humeur. Avec Nico on s'est même endormi chez eux, lui sur le canapé et moi par terre (j'étais assis et je me sentais pas l'envie de bouger). Ah, super soirée, j'ai même oublier Sandra pendant un instant ... Oh merde, Sandra putain, qu'est que je vais lui dire demain ? Fait chier !

Et c'est sur cette note moins joyeuse que je me retrouve dans une pièce bondée de monde aux oreilles pointus. Ils ont l'air d'attendre quelque chose, on se croirai presque chez pôle emploi avec cette ambiance. Bon, une chose est sûre, je suis conscient que je rêve, Robert n'était donc pas le fruit de mon imagination. Je suis donc capable de tiser de la soie via mes poignets et scinder mon bras gauche en deux pattes d'araignée tranchantes. Évitons d'embrocher quelqu'un cette fois. Euh ... Je suis où au fait ?

- Excusez moi ! Demandais-je à être onirique à coté de moi. Où sommes nous s'il vous plait ?

Le type se barre après m'avoir jeté un regard lubrique sans me donner de réponse ... Mais attend, il se prend pour qui cet abruti ? Je vais peut être embrocher quelqu'un moi, finalement. Tout le monde a l'air de s'en battre les couilles de moi. Ok, pas de souci, je m'en vais animer votre nuit les gars. Je pars à la découverte des lieux. Si je dois foutre la merde, je dois au moins savoir par où je peux me carapater en cas de problème. Robert m'a dit qu'en tant que nouveau voyageur, je n'étais pas très puissant, il fallait donc faire attention et engranger de l'expérience. Sauf que, à peine mon exploration lancée, un type me rentre dedans et se casse la gueule.

- Woooh mec fais gaffe hein. Faut regarder où tu marches.
Mec mais comment t'es jeune ! T'es un... Comment on nous appelle déjà, euh ouais, t'es un voyageur ou t'es juste quelqu'un qui rêve ? Wooooh truc de dingue.
Mec, tu sais où on est ? On est à RelouLand. RELOU. LAND.


Mais il est plus défoncé que moi ! Il carbure à quoi ce mec ? J'éclate de rire, plus à cause de son attitude que de sa blague pourri. Sa me semblais assez important pour être noté. Je ne vais pas le vexer en le lui disant, il a l'air de croire que je ris de sa blague. Il est peut être dangereux après tout.

- Moi c'est Ace, annonçais-je en lui tendant une main secourable. Et toi ? En vrai, ils me gavent de ouf ici ... T'es chaud pour foutre la merde ?
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MessageSujet: Re: Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio) Mar 30 Jan 2018 - 3:06
Léon ne comprenait pas grand chose de ce que ce foutu mec qu'il ne connaissait pas lui disait. Enfin, si, il avait comprit, il était pas con non plus hein, fallait pas croire des choses malvenues, attends. Mais clairement en fait, il s'en battait la race. Et surtout, c'était qui ce mec ? Il venait de popper comme ça, sans crier gare et encore, il n'y avait pas de train là où ils étaient. Enfin, foutre des trains dans un endroit pareil, ça pouvait demander des travaux de ouf quand même mais Léon, en examinant la superficie des lieux se disaient qu'en vrai, ça pouvait passer. Fallait juste que personne ne passe dans ces longs couloirs sinon ils allaient se faire aplatir en mode crêpes à la confiture. Mais confiture dégueulasse, j'sais pas si vous pouvez vous imaginer le truc. Parce que Léon l'imaginait et c'était pas beau à voir.

« Euh... Ouais euh... Mais de quoi tu parles ? Tu... Tss. »

Léon s'éloigna en lui faisant un signe de la main en mode « vas-y casse-toi je pige rien » parce qu'effectivement, il pigeait rien. C'était qui ce... Ah oui, c'était le mec qu'il avait percuté.

« Oh merde s'cuse, j'avais zappé que je t'avais percuté. Euh ben ouais mais pourquoi tu veux faire ça ? T'es con ? »

Pour l'agrodophe euh non l'ergopoche euh merde ah oui l'agoraphobe, c'était vraiment une question. Avouons-le, Léon avait complètement zappé où il se trouvait et ce qu'il pouvait bien foutre là. Il n'attendait pas la réponse de l'autre... Ah bah tiens d'ailleurs, il se souvenait même plus de son prénom. Comme quoi, il n'en avait rien à battre en vrai. Il commença à s'éloigner, parti voir à l'autre bout du couloir s'il y était, sans se soucier si l'autre jeunot le suivait. Il avait pas envie de faire le baby-sitter, il avait déjà donné.
Il remarqua la multitude de bureaux aux numéros compliqués et aux titres peu convaincants : « Bureau de recherches à problèmes », « Bureau de recherches aux recherches à problèmes », et ainsi de suite. Le monde de l'administration n'avait jamais effrayé Léon, principalement parce qu'il n'en avait tellement rien à battre de la complexité de cet édifice de la société qu'il passait sans problèmes les barrières de difficulté que cela pouvait imposer, mais il avait pitié de tout ça. Ben ouais mon gars, ces gens qui travaillaient devant des bureaux, à rendre mou leur cul et à se niquer les yeux devant toute cette paperasse inutile pour se compliquer la vie alors qu'il pourrait juste prendre un p'tit joint et se détendre, oublier leurs problèmes et prendre la vie du bon côté de la vie, c'était triste à voir. Et dans de rares moments, Léon avait des idées. Des idées pas mal connes, mais des idées quand même. A part pour ces projets de courts-métrages qui étaient les seules choses en fait où on pouvait voir Léon donner des idées réfléchies, Léon avait de temps en temps des idées... Ouais, pas mal connes pour l'opinion public. Il se retournait vers le mec qu'il avait percuté, en ne se rendant absolument pas compte de combien de temps et jusqu'où ils avaient marchés et lui balança :


« Ace, je sais ce qu'on va faire. Il faut qu'on aille à Weed Land. »

Et là, Léon courut.

Il s'arrêta et se rendit compte de deux choses qui venaient de le frapper : premièrement, il ne savait absolument pas comment sortir de cet endroit. Deuxièmement, il ne savait pas où aller pour se rendre à Weed Land. Troisièmement, il se souvenait en fait du nom du mec qu'il avait percuté. Et il se rendit compte d'une dernière chose, c'était qu'il s'était rendu compte de trois choses en fait. Cela le contraria et il s'alluma une clope. C'était triste la vie, elle te foutait des embuscades de pute comme ça. Cela restait quand même très paradoxal car Léon pouvait tout aussi bien franchir des problèmes parce qu'il s'en foutait des conséquences et il essayait souvent de trouver des solutions, même les plus dingues, et souvent il avait la flemme. C'était une sorte de ying-yang beaucoup trop opposé, ça cachait quelque chose de pas rond chez lui.


« Psst, hé hé hé, psst. »

Léon tourna la tête en direction de ce petit appel bien singulier qu'il connaissait si bien. Il se rendit compte en se dirigeant vers cette petite voix qu'il avait du mal à se mouvoir car il s'était, en fait, retrouver dans un endroit bondé de monde, qui semblaient scruter un énorme panneau d'affichage tout en regardant un papier qu'ils avaient dans la main. Léon se disait que l'endroit où il se trouvait ressemblait à l'une des fameuses stations de métro de New-York mais il fut rapidement déçu quand il se rendit compte qu'il n'y avait pas de métros ou de trains. Dommage, il tenait un concept. La petite voix appartenait à un mec percé de partout qui possédait une fabuleuse iroquoise. Le pauvre, il avait la peau grise et cette dernière sur les eaux. Pff, un vrai drogué.

« C'est vous qui avait parlé de Weed Land ?
_Euh... Ouais mais comment vous savez ça ?
_Ben je vous ais entendu.
_Ah j'avoue, c'est pas con.
_Les gars les gars les gars les gaaaaars... Calmos, j'suis clean, j'suis pas de la LGO.
_Wesh, calme.
_Ben j'sais pas, on dirait que ton pote est pas calme.
_Ben laisse-le écoute. »

Faudrait que Léon revoit son empathie envers les personnes qu'ils rencontraient. Il se rendit compte qu'il avait pas été sympa avec ce pauvre jeunot qui ne demandait qu'à foutre la merde ici. Les nouvelles générations perdaient complètement le sens des réalités. Léon s'était éprit d'une mission très honorable, il se disait du coup qu'il pouvait apaiser la colère de ce garçon. Il se tourna vers lui.

« Ecoute mon gars, j'avoue, j'étais assez violent depuis tout à l'heure en te foutant des bâches et/ou des vents si tu me parlais mais sache qu'on va pas foutre la merde ici. On va secourir les employés qui y travaillent. J'ai un bon plan pour ça mais je veux savoir si t'en es. T'es chaud ? »

Léon attendit la réponse d'Ace. Quel que fut la réponse, il se retourna vers le dealos fraîchement trouvé et il se rendit compte d'un autre truc : Léon était vraiment un drogué pour avoir repérer sa voix au milieu de toute cette foule.

« Bon alors, ça parlait de Weed Land ou bien ?
_Ouais ouais. T'as un moyen pour qu'on se rende là-bas et qu'on revienne rapidos ?
_Mais les gaaaaars... Pourquoi se déplacer quand on peut avoir ce qu'on veut sur place ? »

Jackpot. Pour une fois, Léon devint très sérieux.

« Dis-moi en plus.
_Mon gars, je peux te fournir une weed... Tu m'en diras des nouvelles. Ta salive se transforme en le jus que tu préfères, ta peau devient la chose la plus douce et la plus lisse que tu ais jamais touché et les odeurs que tu respires te font penser à tout ce qui pouvait te rendre heureux quand t'es môme. »

Oh. Mon. Dieu. Léon n'en croyait pas ses oreilles, les paroles de ce qui semblait être une créature des rêves car elle avait les oreilles pointues étaient du chocolat au lait pour lui. Du putain de chocolat au lait. Truc de dingue. Comment de simples mots qu'on entendait grâce à l’ouïe pouvait être du chocolat au lait pour tes oreilles. Va comprendre. Mais en tout cas, le bonhomme là, il était vraiment heureux de la tournure que ça prenait.

« T'as touché la corde sensible mon gueule.
_J'espère bien.
_Et t'as ça où ?
_Auprès de mes boss.
_Au calme, on vient avec toi. »

Sans crier gare parce qu'ils n'étaient pas dans une gare en fait, Léon suivit la créature des rêves, en espérant qu'Ace le suivait.

S'il le suivait pas, ça voulait dire que c'était un bon fils de pute.
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MessageSujet: Re: Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio) Mar 30 Jan 2018 - 4:33
Il est ... comment dire ? Barré, je pense que c'est le mot. Il pose des questions, oublie qu'il a posé une question et se casse sans attendre la réponse du coup. C'est sous mes yeux interloqués qu'il se met à courir, à contre sens de la foule, pour aller à Weedland (y a vraiment des royaumes pour tout ici ?), non sans m'avoir insulté au préalable. Je pense que je vais me le faire celui-là et pas qu'un peu. Il s'arrête ! Est-ce qu'une lumière ce serait allumée dans son cerveau ? Non, impossible.

Visiblement, j'avais raison. Ce n'est pas une lumière qui l'a arrêté, mais un type hyper chelou. Il fait grave tache dans le paysage en fait. Tout le monde est en tenu de travail (enfin plus ou moins), par contre lui ... Bah il n'est pas du genre à ce fondre dans la masse quoi. Il n'essaie même pas d'ailleurs. Torse nu, crête iroquoise bleu, des piercings disposés aléatoirement sur son visage. Sa peau grisâtre laisse deviner la forme de ses os tellement il est maigre. À défaut d'être avenant physiquement, il doit l'être intellectuellement car il a réussi à capter l'attention de mon interlocuteur, qui ne m'a toujours pas donné son nom d'ailleurs. Attend une seconde, capter son attention à lui, je ne suis pas sûr que se soit vraiment un gage d’intelligence finalement. Mais la curiosité l'emporte sur l'exaspération et c'est à coups de coudes que je me fraye un chemin vers ces deux êtres aux cheveux bleus.

- "Ecoute mon gars, j'avoue, j'étais assez violent depuis tout à l'heure en te foutant des bâches et/ou des vents si tu me parlais mais sache qu'on va pas foutre la merde ici. On va secourir les employés qui y travaillent. J'ai un bon plan pour ça mais je veux savoir si t'en es. T'es chaud ?"

En fait, il ne m'a vraiment pas écouté un seul fois. Il ne s'est même pas rendu compte que je ne lui ais pas parlé depuis l'invitation qu'il a décliné. En revanche, il est a noter que je commence à apprécier certaines facettes de sa personnalité. Que se soit consciemment ou inconsciemment, il arrive à persuader son cerveau qu'il va faire une bonne action pour arriver à la même finalité que moi avec mon projet de foutre outrageusement la merde. Je pense qu'on va bien s'amuser tous les deux. Enfin tous les trois parce que le Barracuda anorexique qui nous toise, a l'air de faire parti du plan pour "secourir" les employés.

- "Bon alors, ça parlait de Weed Land ou bien ?
- Ouais ouais. T'as un moyen pour qu'on se rende là-bas et qu'on revienne rapidos ?
- Mais les gaaaaars... Pourquoi se déplacer quand on peut avoir ce qu'on veut sur place ?"

Ok, j'ai compris le plan. Et je suis 100% pour ! Aucune chance que je loupe une fête comme ça. Je ne vais pas me le faire finalement. Enfin, peut être que je changerai d'avis au cours de la nuit.

- "Dis-moi en plus.
- Mon gars, je peux te fournir une weed... Tu m'en diras des nouvelles. Ta salive se transforme en le jus que tu préfères, ta peau devient la chose la plus douce et la plus lisse que tu ais jamais touché et les odeurs que tu respires te font penser à tout ce qui pouvait te rendre heureux quand t'es môme."

Sa sonne plutôt bien. Et là, j'entrevois tous ses agités du bocal, ceux qui gesticulent autour de nous, en train de planer. En effet, on va les "sauver". Les sauver de leur stress. Et indirectement, foutre la merde. La prochaine fois, ils ne me snoberont pas comme ça.

- "T'as touché la corde sensible ma gueule.
- J'espère bien.
- Et t'as ça où ?
- Auprès de mes boss.
- Au calme, on vient avec toi."

Alors ça, je le sens beaucoup moins. Depuis quand les dealers n'ont rien sur eux ? Remarque, je suis a Dreamland là, les règles ne sont surement pas les mêmes. Je vais les suivre, mais je reste quand même sur mes gardes. Barracuda nous fait signe de le suivre. Après une dizaine de minute à batailler pour avancer, nous passons par un couloir sur la droite que je n'avais pas remarqué. En fait, si il ne nous l'avait pas fait emprunter, je ne l'aurais sans doute pas vu, même en passant devant. Il n'y a personne dans ce couloir, les employés de s'y aventurent pas. Cela me permet de respirer normalement et de détendre mes bras devenus endoloris à force de les utiliser comme bouclier. Je n'en reste pas moins sur mes gardes, c'est assez louches. Le couloir ne va pas bien loin et au bout sur la gauche, j'aperçois une porte rouge. Notre hôte frappe trois fois, vite, marque une pause avant de frapper une nouvelle fois puis, sans attendre une réponse quelconque, tourne la poignet et ouvre la porte. Il nous fait signe d'entrer devant lui.

Nous entrons alors dans un bureau, l'illuminé avec qui je vais passer la nuit ne semble pas du tout inquiet de la situation. Il est content Gaëtan. Tient, j'ai qu'à l'appeler comme ça. Gaëtan. Le bureau dans lequel nous pénétrons est plutôt grand mais relativement vide. Deux gorilles semble monter la garde à coté de la porte (littéralement deux gorilles, armés de ce qui semble être des matraques en forme de palmier). Un peu plus loin, un bureau (le meuble hein) avec un homme assis derrière, visiblement occupé avec de la paperasse. Il porte un costume noir, tout se qu'il y a de plus banal, un chemise blanche et une cravate rouge. Au sommet du dit costume dépasse une tête marquée par l’absence de pilosité, faisant ressortir la longueur de ses oreilles pointus. Il n'a pas daigné lever les yeux vers nous quand nous sommes entré.

*Hum hum* Barracuda tente d'interpeller le hitman onirique en toussotant, ce qui semble avoir un effet à retardement. En effet, ce n'est que plusieurs secondes après qu'il accepte de s'intéresser à nous.

- "Qu'est que nous avons là Scratch ?
- Des clients monsieur, des clients !" dit-il en s'inclinant devant crane d’œuf. La crainte qu'il ressent envers cette homme est limite palpable.

Je n'aime pas du tout la tournure que prend les événements. Un coup d’œil derrière moi me permet de voir que les deux gorilles n'ont pas l'air vraiment préoccupés par ce qu'il se passe. Bien, si ça dégénère, ils ne seront pas très réactifs. La porte rouge est fermée, il fallait s'y attendre. Et Gaëtan ? Il a un sourire niai sur le visage. Il doit être en train d'imaginer les effets de la weed qu'on nous à promis. Mais au fait, avec quoi on va payer ? Hitman interrompt le fil de mes pensés avec un sourire à glacer le sang d'Arnold Shwarzenegger (alias Mr. Freeze).
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Non mais... RelouLand quoi. (with Ace Trifolio)

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