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Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours)

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MessageSujet: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Lun 15 Jan 2018 - 3:11
*Pour rappel, je viens tout juste de vaincre ma phobie en tuant à coup de forceps, Élise de League of Legend, essayant de me séduire pour pouvoir me bouffer. Je suis donc officiellement voyageur et seront inscrits ici mes tous premiers pas dans Dreamland. Mais je ne suis pas encore conscient du monde dans lequel je vais évoluer lors des prochaines nuits, ni de quoi je suis capable dorénavant.*

- Comment une telle chose à pu se produire ? Sandra, ma psychologue, qui se transforme en Élise ... Je dois rêver !

*DRINNNNNNNNNNNNG* C'est la sonnerie de l'université, il est vrai que je suis dans le bureau de Sandra. Avec tout ça, j'avais quelque peu oublié où est que je me trouvais. De nombreux élèves passe dans le couloir, devant la vitre de son bureau ... Mais, c'est pas logique ! Ils sont tous tous petits et ... Ils ont des oreilles longues et pointus. MAIS JE SUIS OÙ BORDEL ? Je me dirige discrètement vers la porte du bureau et essai d'observer le flot ininterrompus de créatures cheloux dans le couloir. La panique commence à s'emparer de moi. Je me demande vraiment où est que j'ai bien pu atterrir. Premier réflexe, après celui de s'accroupir pour être hors de vu, j'essai de me rappeler les événements les plus récent. Après un effort mental conséquent, je me souviens être partie du bureau de Sandra, honteux et surement en ayant la gaule. Ensuite je suis rentré dans ma chambre à la cité U, je me suis ... Fais plaisir en passant à Sandra et ... Je me suis endormi. Pas de doute, je me suis bel et bien endormi. Je serais donc en train de rêver ?

Les créatures cheloux ont fini de brailler dans le couloir, devenu vide et silencieux. Je me dirige dans la même direction qu'eux pour me retrouver, non pas devant la grande porte de l'Université comme ça aurait dû être le cas mais dans un couloir visiblement sans fin avec des portes un peu partout. En regardant derrière moi, je constate la même chose de l'autre coté. J'entrouvre donc une porte sur ma gauche pour voir ce qu'il s'y passe. Et là, devant mes yeux ébahies, une bestiole mi loup mi phoque, fumant sa pipe, dispense un cours sur "La psychologie des créatures oniriques", comme l'indique le tableau noir derrière lui. Devant lui, attentif, quelques uns des petits êtres de tout à l'heure. Je referme doucement la porte avec la certitude désormais que je suis en train de rêver. Quoique ! C'est bien trop loufoque, même pour un rêve. Et tout ceci semble tellement réel ... Quelque chose ne tourne pas rond. J'entreprend d'ouvrir une nouvelle porte.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mar 16 Jan 2018 - 22:15
Ce fut une journée éprouvante et assez inhabituelle dans la vie d'infirme du bon Robert. De fait, une école avait trouvé l'idée d'emmener une classe de collège dans un hôpital, pour les sensibiliser aux dangers de la route, particulièrement lumineuse. Notre homme avait accepté de témoigner, après tout, il n'avait rien de mieux à faire. Il fallait dire que son amitié avec Timmy avait également faciliter son rapport aux jeunes enfants.
Finalement cette journée fut plus compliquée que prévu ; un gamin dans Dreamland, ça allait, une classe de trente-huit excités, c'était une autre histoire. Toujours était-il que Robert fut au lit tôt ce soir là, à se remémorer sa propre enfance et ses années d'école. Ce ne fut pas un plaisir pour lui, certes, il les voyait d'un autre œil aujourd'hui, malgré tout ; c'était son histoire.

–-----------

L'hylophobe s'éveilla à un endroit qu'il pensait ne plus revoir : sur les bancs d'un amphithéâtre, bondé, comme souvent, mais de créatures ésotériques et hétéroclites, cette fois. Le professeur aussi semblait originaire du monde onirique : des lunettes en guise de yeux et un crâne en forme d'ampoule. Sa taille insignifiante le rendait encore plus ridicule, sur le coup, les enseignants du monde réel ne faisaient pas le poids.
Robert se laissa vaquer, scrutant la salle dans tout ses recoins comme il en avait l'habitude lorsqu'il suivait des cours. Un petit brin de nostalgie l'envahie lorsqu'il regarda par la fenêtre, avant qu'un infime sourire se dessine sur ses lèvres à la vue des nuages faisant de la corde à sauter dans la coure. Il avait parcourue ce monde pendant presque trois mois maintenant, certes il passait encore beaucoup de nuits éprouvantes car trop faible pour régler tout ses problèmes, mais il s'était habitué aux extravagances omniprésentes de Dreamland ; malgré quoi, il arrivait encore à être surpris.

— « Vous là, au troisième rang ! Si mon cours ne vous intéresse pas, faites au moins semblant de vous y intéressé. »

Robert rit, fort, et fit quelque chose dont il avait toujours rêvé.

— « Ah non mais je m'en contre carre le poireau de ton cours ! D'ailleurs, ça intéresse personne ici  je crois ; aller les jeunes, tous dehors, aller chercher vos potes y'en a marre du bahut. »

Sa galvanisation sembla fonctionner, puisque toute la classe sortit en un brouhaha innommable. La porte claqua lorsque la salle vomit son flot d'élèves dans les longs couloirs, que l'on apercevaient par de petites fenêtres informes. Il était fier de lui le vétéran, fixant le professeur stoïque en face de lui, juché sur son pupitre.
Il descendit les marches, doucement, sans lever le regard des yeux si étranges du petit homme, il prit la porte d'une démarche nonchalante : les mains dans les poches, ses manches de sweat remontées aux coudes, ses bottes délassées ; comme à l'époque.
Se délectant du spectacle de son insubordination, Robert admirait le torrent ininterrompu qui s’élargissait, alimenté d’affluents toujours plus nombreux.  Au milieu de ces eaux tumultueuses il aperçut un jeune homme assez grand, planté comme un roc et immobile, qui ne comprenait visiblement pas les tenants et aboutissants de ce soudain excès de folie.

— « Bah bonhomme, qu'est-ce que tu fabrique, suis le mouvement ! »
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 17 Jan 2018 - 2:01
J'entrouvre une porte sur ma droite. Derrière, un petit professeur avec une tête d'ampoule, littéralement, dispensait un cours dans un amphithéâtres à une multitude d'élèves aux physiques divers et variés. Sont également présents, les petites créatures aux oreilles pointus. Personne ne semble m'avoir remarqué, même après que la porte eût craquée lors de l'ouverture. J'y ai cru pourtant, tête d'ampoule s'était stoppé dans son monologue au même moment. Ce n'était pas pour moi cependant, il était en fait vexé par un élève qui ne l'écoutait visiblement pas.

- "Vous là, au troisième rang ! Si mon cours ne vous intéresse pas, faites au moins semblant de vous y intéresser."

La réponse de l'élève, bien qu’inattendu, ne se fit pas attendre. En effet, au lieu de se confondre en excuse comme je m'y attendais, ou tout du moins, un petit pique gentil mais toujours en présentant ses excuses ... Sauf que lui, il a juste éclaté de rire. D'un rire un peu surfait, comme si il se forçais pour que tout le monde l'entende et le remarque. Devant la mine incrédule du prof, cet élève avec la voix d'un homme d'une trentaine d'année plus que d'un étudiant, enchaîna par une tirade qui me laissa bouche bée :

- "Ah non mais je m'en contre carre le poireau de ton cours ! D'ailleurs, ça intéresse personne ici  je crois ; aller les jeunes, tous dehors, aller chercher vos potes y'en a marre du bahut."

La cohue d'élève qui s'en suivi se dirigea instantanément vers la porte derrière laquelle je me dissimulais. Je n'eus même pas le temps de me relevé que ces élèves me passèrent devant sans même un regard. Quand finalement, le flot quasiment incessant d'être surnaturels eût fini de me passer devant, je pu me relever. Je remarque alors que l'élève perturbateur est toujours dans la classe. Il fixe le prof d'un air satisfait. En se dirigeant finalement vers la sortie, nos regard se croisent. Il a une apparence humaine et à définitivement la trentaine.

- "Bah bonhomme, qu'est-ce que tu fabrique, suis le mouvement !
- Euh ... Est que tout ceci est réel ? Je veux dire, tout ceci ne peux pas être réel mais en même temps, ça semble si réel c'est ... Indescriptible. 'Fin, on est où là ? Est que vous existez ?"
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 17 Jan 2018 - 14:35
Une journée comme on les aime, chiante, et puis forcément, vu que selon les autres j'ai une bouille de "premier de la classe", il faut que me tape les portes ouvertes dans 4 jours, guider parents et élèves paumés avec leur question débiles du genre "Et on fait quoi en droit ?", à ton avis ? Putain, belle bande d'enfoirés que mes potes, m'enfin, ils se font pardonner comme il faut, j'ai réussi à obtenir de chacun d'eux à ce qu'ils me payent un Grec. M'enfin, journée de merde en perspective, mais c'est pas le tout, si je veux avoir mon année avec mention, histoire de pas être trop mal loti en master, faut que je bosse ! Deux heures d'apprentissage et un plat de pâte plus tard, le sommeil se fait sentir, et je dois avouer que pour une fois, je n'ai pas envie de lui résister.

---------

Aujourd'hui est le jour fatidique, aussi c'est après avoir fait un minimum d'ordre dans mes cheveux, tant que cela est possible, et après avoir mis une tenue dans les teintes beiges correcte sans être trop sérieuse, histoire de ne pas effrayer les nouveaux, que me tient prêt à tenir ses foutues portes ouvertes. Dans les longs couloirs je cherche des personnes à guider, et c'est après avoir croisé une longue foule de 1 ère années que je trouve d'éventuelles âmes en peine, un jeune et un ... Moins jeune, dirons nous. Un père et son fils ? Le fait que le grand n'ai pas l'air trop paumé me conforte dans l'idée, pourquoi pas, me diras-tu, être père jeune ça se fait maintenant, si le gosse est là et pas à la DASS il doit pas mal se démerder.
C'est donc en me composant mon sourire poli et avenant que je m'approche d'eux, quand j'entends un :

"Euh ... Est que tout ceci est réel ? Je veux dire, tout ceci ne peux pas être réel mais en même temps, ça semble si réel c'est ... Indescriptible. 'Fin, on est où là ? Est-ce que vous existez ?

Je ne peux m'empêcher de sourire en coin en continuant de m'approcher, tout en comprenant que l'autre n'est du coup pas son père, un autre étudiant en devenir, et ... Tardif visiblement.

- Bonjour ! Je fais parti des étudiants qui pourront vous servir de guide, je me permet de vous interrompre parce que je vous ai entendu parler, et pour vous répondre ... Oui, tout cela est bien réel ! Vous êtes dans une des meilleures facultés de la région, ici nous sommes dans le département des Comptables, au vu de ce que j'ai pu entendre, peut être voulez vous que je vous guide vers le département dédié à la Philosophie ? Puis je me tourne vers son camarade. Ou répondre à une question particulière ?

Et c'est avec un sourire un peu forcé, mais plein de bonne volonté que je conclue ma phrase, penchant à peine la tête sur ma droite en attente de leur interrogations.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 17 Jan 2018 - 19:07
— « Euh ... Est que tout ceci est réel ? Je veux dire, tout ceci ne peux pas être réel mais en même temps, ça semble si réel c'est ... Indescriptible. 'Fin, on est où là ? Est-ce que vous existez ? »

Robert sembla d'abord surpris, il comprit vite malgré tout que ce jeune garçon devait être un voyageur tout frais. Il arbora rapidement les traits grossiers d'un sourire, repensant à sa propre arrivé dans Dreamland et la nuit très mouvementée qu'il avait vécu alors : voguant de Charibde en Sylla, assailli de partout par des choses dont il ne comprenait le fonctionnement. Pour sur, elle avait été sa pire nuit, naviguer à l'aveugle dans le monde onirique ce n'était pas simple ; aussi, Robert fut mû de l'envie d'aider ce garçon.
Il n'avait pas l'air d'un mauvais bougre : assez grand, une coupe de cheveux inclassable de par son ésotérisme – elle ressemblait à celle de E. - des boucles d'oreilles à outrance, un style de jeune décontracté un peu rebelle et une belle tête de glandu qui, visiblement, ne capte pas une once de ce qui se passe autour de lui.
Notre barbu voulu commencer à parler mais fut coupé dans son élan, en cause, non pas un couteau, mais un petit gars, ni beaucoup plus vieux, ni beaucoup plus costaud que le premier au demeurant ; Robert semblait massif au milieu de deux. Ce jeune semblait plus sobre dans son vêtement, plus discret sans doute. Il parla, donc :

— « Bonjour ! Je fais parti des étudiants qui pourront vous servir de guide, je me permet de vous interrompre parce que je vous ai entendu parler, et pour vous répondre ... Oui, tout cela est bien réel ! Vous êtes dans une des meilleures facultés de la région, ici nous sommes dans le département des Comptables, au vu de ce que j'ai pu entendre, peut être voulez vous que je vous guide vers le département dédié à la Philosophie ? » S'adressant ensuite à Robert « Ou répondre à une question particulière ? »

Un petit check au oreilles : un humain. Robert fut porté à croire que ce jeune homme était un rêveur, il se pensait sûrement encore dans le monde réel. Notre homme se trouva dans une situation délicate et inédite, car bien qu'il eut déjà croisé des rêveurs, jamais avant il n'eut à tenir une conversation avec l'un d'eux. Mais en plus de cela, il se devait d'expliquer à celui qu'il considérait comme un nouveau voyageur les principes de Dreamland ; il ne savait donc pas s'il pouvait parler ouvertement de ce sujet en face d'un rêveur, qui lui n'en avait pas conscience.
Finalement, l'hylophobe prit la décision de remettre sa discussion avec le premier jeune à plus tard ; se dépêchant de prendre la parole pour en empêcher le nouveau voyageur :

— « Ah bah tu tombes bien ! Mon cousin là veut faire de la philo mais c'est que c'est grand ici, on s'était un peu paumé. Si tu peux nous donner des infos ça nous arrange. » Amical, en face de la mine déconfite de son homonyme, c'était amusant, tout de même.

Il profita de la réponse de leur hôte pour adresser au nouveau voyageur un petit mouvement de tête et un coup de coude, quelques expressions physiques signifiant grossièrement :

« Suis, on cause après »

Robert emboîta donc le pas du jeune de clair vêtu, au travers du couloir dont on ne voyait pas le bout. Il semblait, malgré tout, connaître bien cet endroit, et c'est à ce moment que notre barbu remarqua que ce n'était pas son cas. Une grande école, assurément, emplie de créatures de rêve… Y'avait-il un royaume pour ça ? Sûrement…
Ces tergiversations étaient cosmétiques, cependant, alors que le petit groupe déambulait dans le couloir parfois totalement vide et parfois imprégné de la zizanie que Robert avait déclenchée un peu plus tôt. L'Hylophobe surveillait étroitement le comportement de l'autre voyageur, dissimulant son bras du mieux qu'il pouvait – moyennant le fait qu'un tel exploit soit possible dans ces conditions et que l'autre ne l'ai pas déjà remarqué – pendant que les explications du rêveur glissaient sur lui, ne trouvant nul point d'attention pour s'accrocher. Il mit petit à petit un peu de distance avec ce guide distrait et demanda bas à son voisin :

— « Dis garçon, c'est quoi ton nom ? »
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Jeu 18 Jan 2018 - 3:33
- "Bonjour ! Je fais parti des étudiants qui pourront vous servir de guide, je me permet de vous interrompre parce que je vous ai entendu parler, et pour vous répondre ... Oui, tout cela est bien réel ! Vous êtes dans une des meilleures facultés de la région, ici nous sommes dans le département des Comptables, au vu de ce que j'ai pu entendre, peut être voulez vous que je vous guide vers le département dédié à la Philosophie ? » S'adressant ensuite à Robert « Ou répondre à une question particulière ?"

Un autre type avec des oreilles normales. Il est à peine plus vieux que moi et ce force visiblement à être poli. Il n'a sans doute pas envie de nous faire visiter l'endroit mais nous le propose quand même ... Il se croit aux portes ouvertes ou quoi ? L'élève perturbateur me fait signe de le suivre. Visiblement, il préfère qu'on parle en privé mais plus tard. Pourquoi la victime du bahut, obligé de faire les portes ouvertes sous peine de passage à tabac, arrive justement au moment où je vais, peut être, enfin avoir les réponses que j'attend ?

Nous suivons donc ce nouvel arrivant dans un dédale de couloirs ... C'est moi où il y a un problème ? Tout à l'heure il n'y avait qu'un seul couloir qui n'en finissait pas ! Mais je suis où p*tain ?! On dirait presque que les murs bougent, comme si ils étaient imprégnés d'eaux en mouvement calme, comme les ondes produites par un cailloux jeté dans un lac. Les lieux sont de plus en plus intéressant en fait. Ne serais-ce que par son architecture changeante au fil des croisements que nous empruntons. Sans oublier la présence d'une infinité d'individu tous plus folkloriques les uns que les autres. Le seul point qu'ils ont tous en commun, c'est leurs oreilles pointus. Aucun de mes deux interlocuteurs ne sembles cependant y voir là quelque chose d'anormal.

Plus nous avançons et moins j'écoute le p'tit gas devant nous. Ce lieux est tout simplement magique. Je dois faire attention à ne pas les perdre de vue tellement je suis fasciné par ce que je vois pour peu que je me focalise quelques secondes dessus. Tient, le vieux semble ralentir. On dirait qu'il veux me dire quelque chose sans que l'autre ne nous entendant. Il me demande alors :

-"Dis garçon, c'est quoi ton nom ?
-Euh, moi c'est Ace. Et toi ? Mais s'il te plait, dit moi où est qu'on ce trouve !"

Et c'est ce moment que choisie la tête de turc pour ce manifester. Deuxième fois sérieux. Qu'est qu'il veut ?
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Jeu 18 Jan 2018 - 14:43
Putain, je suis tombé sur des glandus de premières, qu'est-ce qu'ils foutent là ? ça veut aller en fac et c'est pas foutu de garder son attention plus de 2 minutes, et c'est d'un gênant, putain je me troue le cul à faire une visite, posez moi des questions, rendez le truc moins chiant, soyez pas de bêtes moutons ... Bon, on va s'amuser tout seul à dire de la merde, du coup, t'façon ils m'écoutent pas :

"Là y'a l'endroits où les orgies se passent ... à votre droite c'est l'endroit où faut donner son index gauche à agrafer pour l'administration ..."

Et j'ai continué comme ça, de toute façon ils ne m'écoutaient pas, par contre, ils me suivent, j'ai de quoi m'amuser. On va les traîner dans le coin le plus labyrinthique du bâtiment, et les planter là, ça me semble une bonne idée, et après ... Direction le buffet gratuit ! Faut quand même quelques avantages à se foirer une après midi pour de pauvres âmes en peine, j'ai rien contre le fait d'aider, hein, chui limite payé pour, mais par contre ... Venez pas juste pour faire plaisir à vos parents.
Enfin ! Du coup je commence à les emmener dans les coins les plus paumés du bâtiments, je suis même pas sûr d'arriver moi même à m'en sortir, me rappelais pas que c'était aussi étriqué, sinueux et que y'avais autant d'embranchements. Et je pensais que la recycleuse de cancres était trois bâtiments plus lo- La recycleuse de cancres ? C'est deux pas en arrière que je fais, la perplexité se lisant sûrement sur mon visage, avisant la gueule noire aux yeux vert clignotant. Dépassant du mur, pile poil assez grande pour bouffer n'importe quel individu, de ce que lis sur la plaque ... ça recycle le mec pour en faire des boissons distribuées dans tout l'établissement, pratique et écolo. Par contre, je sais pas d'où ça sort parceque ça me dit rien, et par les vingts religions qui gouvernent le coeur d'un mec qui a le temps de se fourrer 20 textes sacrés, c'est moi ou ça bouge cette merde ?

"J'ai faim, dit la chose en m'avisant moi, puis les deux autres, vous êtes maigrichons mais ça suffira à me faire deux petites semaines de ce café dont ils raffolent, par contre, le grand, dans le fond, évite d'y foutre ton bras, ça doit donner un goût de merde."

Et ça parle, et ça me propose de me faire bouffer, et comment ça son bra- Je me retourne pour aviser celui-ci. Ah, oui, c'est quoi ? Une forme avancée de la variole ou de l'écorce ?
Et pourquoi ça sonne ? Je suis persuadé que l'alarme incendie ne ressemblait pas à ça.

-------

C'est avec difficulté que je coupe le réveil de mon téléphone, duquel j'avise l'heure, 4 heure, pourquoi je l'ai foutu aussi tôt ? Ah oui merde ! Mon DM, je l'avais zappé, bon bah ... C'est parti, je me masse un bon coup le visage, et me lance dans ma grande oeuvre juridique, tout en tentant de me remémorer le rêve que je faisais, putain d'étrange, une vague histoire de portes ouvertes, de labyrinthe et de ... Truc à manger les gens. Je soupire un peu, mon subconscient doit vraiment être merdique pour imaginer des trucs comme ça.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Sam 20 Jan 2018 - 17:49
— « -Euh, moi c'est Ace. Et toi ? Mais s'il te plaît, dit moi où est qu'on ce trouve ! Et non Robert, tu ne répondra pas maintenant, le rêveur est plus rapide que toi.

Là y'a l'endroit où les orgies se passent ... à votre droite c'est l'endroit où faut donner son index gauche à agrafer pour l'administration ... » En faisait-il exprès ? Une bonne question que voilà, auquel Robert n'avait évidemment pas la réponse ; il laissa couler sans même rire, le nouveau était plus important.

Leur guide semblait tout à fait absorbé par ces inepties, qu'il déblatérait depuis près de dix minutes sans s'arrêter de marcher. L'hylophobe profita de sa distraction apparente pour engager la discussion avec le jeune homme encapuchonné.

— «  Moi c'est Robert, enchanté. Bon écoutes, ça vas te paraître perché et tu vas mettre un temps à bien te faire à l'idée mais voilà, cet endroit, on l'appel Dreamland. Et si tu parles pas anglais LV12 tu devrais avoir pigé ce que ça veut dire : on est dans un rêve bonhomme… Petit pause, très théâtral que tout ceci ; je vais te faire de plus amples explications quand on se sera débarrassé de l'autre gus devant. Pour l'instant contentes-toi de t'y faire, parce que tu viendras ici tout les soirs. »

Il avait un peu un tête de déterré le Ace à entendre tout ça, Robert le comprenait bien cependant, l'enviait même, d'avoir la compagnie d'un voyageur lors de sa première nuit. Son expression figée ne permettait pas de savoir si cela semblait une bonne ou une mauvaise nouvelle pour lui, le temps répondrait sûrement.
L'hylophobe et son homonyme, discutaillant vivement, n'avaient pourtant pas remarqué qu'ils se trouvaient maintenant dans un endroit visiblement totalement  perdu au sein de l'établissement, si immense qu'il semblait être. Le rêveur s'arrêta, d'ailleurs, très brusquement. Perdu ? Non, plutôt effrayé par une sorte d'immense gueule noir, comme bas relief d'un mur délavé.

— «J'ai faim » Car oui, ça parlait en plus.

Robert accusait le coup, il avait connu pire ; s'apprêtait à rebrousser chemin d'ailleurs. Ace semblait moins à l'aise à l'inverse.

— « vous êtes maigrichons mais ça suffira à me faire deux petites semaines de ce café dont ils raffolent, par contre, le grand, dans le fond, évite d'y foutre ton bras, ça doit donner un goût de merde. » Quoi que ce soit, ça n'aurait pas dû, sur une insulte directe, Robert ne pouvait toujours pas grand-chose contre la colère du parasite.

Les pupilles de Robert virèrent rapidement au vert, alors qu'il poussait le rêveur sur le côté :

— « Y'a qu'un moyen de la savoir ! » Cette voix semblait un peu différente, rien de bien méchant.

Maintenant devant la tête, qui devait bien mesurer un mètre cinquante de haut, il répondit à son  insulte par une droite, dans ce qui ressemblait à un museau ou un groin. Ouvrant l'immense gueule de la bête en y appuyant son pied droit, il agrippa fermement la langue rappeuse qui en sortit et la tira fort.

— « Et si on voyait plutôt, quelle goût tu as TOI… »

Sur ces mots, l'écorce commença à recouvrir le visage immonde de la bête, l'immobilisant petit à petit dans une expression de terreur. Au bout de dix secondes, la douleur obligea Robert à lâcher prise – la contamination s'étend sur environ un deux mètres carrés, sa vitesse a légèrement augmenté depuis la première nuit – ses yeux recouvrèrent leur pigmentation naturelle alors qu'il était essoufflé toujours. Robert était presque fier, jusqu'à ce qu'une alarme retentisse, une alarme étrange au demeurant : on aurait dis quelque abruti gueulant dans un micro. Le son fit d'ailleurs se vaporiser le rêveur sous le regard ébahie de Ace.

— « Merde, bon allez on se taille gamin. Tiens prends les escaliers là-bas, avec un peu de bol on arrivera sur le toit et on sera un peu tranquille pour que je t'explique ce qu'il se passe… » L'hylophobe emprunta donc le dit escalier en s'assurant que l'autre le suive.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Dim 21 Jan 2018 - 16:28
Quand l'alarme eue retenti, la panique s'empara tout d'abord de moi. Robert prit les devant et c'est sans vraiment me poser de question que je suivi ses directives en le suivant à toute allure dans l'escalier. Malheureusement, quand une merde arrive, ce n'est jamais seul. Est ce qu'il y a un rapport avec le fait que j'ai butté une araignée géante ? Je ne le sais pas encore, mais quand je me suis accrocher à la rambarde pour m'aider à prendre le virage dans l'escalier, un genre de fil de soie sortant de mon poignée s'y est accroché et se déroule au fil de mes enjambés, me permettant de gravir ses marches. Arriva ensuite ce qui devait arriver, j'atteignis le bout du rouleau. Emporté par ma vitesse, lorsque le câble sortant de mon poignée avait atteint sa limite, je fus retenu par le bras et donc, projeté en avant. C'est suite à mon cri peu virile que Robert se retourna pour voir ce qui pouvais bien m'être arrivé. Il répondi à mon regard gêné par un regard blasé.

Il m'expliqua alors un truc comme quoi c'était mon pouvoir en rapport avec ma phobie. Ça allait trop vite. Je ne comprenais pas tout se qu'il me disait mais je réussi quand même à me focaliser sur l'une des choses qu'il m'a dite. Il fallait que je me calme, les pouvoirs dont nous héritons à Dreamland se gère via nos émotions. J'essai donc de me calmer ... Avec cette putain d'alarme qui me hurle dans les oreilles, ce n'est pas simple ! Quand j'arrive finalement à rompre le lien (d'environ 10m) avec la rambarde, une porte sur le coté s'ouvre, laissant apparaître une ribambelle d'élèves apeurés qui hurlaient et courraient pour descendre l'escalier. Évidement, ses imbéciles m'entrainèrent avec eux, se qui me mis très vite en colère. Dans un cri de rage, je me redresse et tente de les pousser avec mes mains. Sauf que je n'ai plus qu'une seul main. Mon bras gauche s'est scindé en deux, laissant apparaitre deux longues pattes d'araignées marrons et légèrement velu. La partie terminale de mes nouveau membres fraichement acquis sont d'ailleurs tranchant, bien que cela ne gène pas le moins du monde mes articulations.

Je n'eu malheureusement pas le loisir de les contempler plus long temps. En effet, une fois la surprise passée, l'horreur y pris la place. La cohue faisant, un élève, poussé par les autres, s'empala sur mes membres arachnéens étonnamment tranchant. Après mon cri de rage, c'est un cri de terreur qui s'échappa de moi. Après quelques secondes de panique, Robert m'attrapa par l'épaule après s'être frayé un chemin parmi la foule. Il m'attirai vers les étages pendant que mon regard restai fixé sur le corps sans vie de ma victime, piétiné par ses semblables comme si il n'était rien à leur yeux.

Une fois arrivé sur le toit, mon bras gauche était redevenu normal. Robert se posa devant moi, ses deux mains sur mes épaules, ses yeux couleur or sous l'effet du soleil couchant fixant les miens. Je dois avoir l'air ahuri, mais il n'en a cure.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mar 6 Fév 2018 - 23:01
« 'tain t'es pas léger mon cochon… » Pensa Robert en tirant Ace par le col vers le haut des escalier.

Enfonçant une vieille porte moisie d'un coup de pied, ils débouchèrent comme prévu sur le toit. Les quelques nuages qui s'y trouvaient fuirent à leur arrivée. Prenant le nouveau par les épaules, une au moins, l'autre n'étant pas réellement une épaule ; plus une sorte de bourgeon chitineux d'où sortaient deux immondes pattes d'araignées maculées de sang.

— « Bon écoutes… heu… Tu dois être complètement perdu, et c'est normal ! Pour commencer, est-ce que tu voudrais bien te concentrer et te calmer pour faire disparaître ces… trucs."

Il lâcha son acolyte, lui laissant le temps de tenter quelque chose ; après tout, la première fois est toujours un peu rude… Il prit un temps pour vérifier que rien ne viendrait les déranger ; visiblement au quatrième étage, le risque était mince, certes, mais on est jamais trop prudent, c'était Dreamland après tout.

— « T'accuses le coup bonhomme ? Pause toi cinq minute, le début de ta nuit à été éreintante et on va pouvoir être tranquilles un peu… Il vérifia une seconde fois, quand même ; C'est bien Ace ton nom ? Le bon blanc, très gênant… Bon, heum… écoutes, je sais pas vraiment comment prendre le truc ; c'est la première fois que je dois faire ce genre d'explications à quelqu'un… Pause, un peu longue peut-être ? Tu veux bien commencer par me raconter comment t'es arrivé là et ce qui te semble bizarre dans ce rêve ; parce que oui, c'est est bien un… »

Robert laissa son jeune partenaire lui conter ses passades aventureuses. C'était un peu cliché, mais après tout, il n'était pas conscient de Dreamland en s'endormant… L'écoutant donc attentivement, il s'assit, puis reprit plus tard, son conteur à court de péripéties :

— «  Donc tu t'es bien endormi ; je te rassure, bien que ça en ai l'air, rien ici n'est réel. Tu te réveillera dans ton lit demain matin. Maintenant que tu ne vas plus psychoter sur ton sort, je vais pouvoir t'expliquer clairement. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, nous sommes ici à Dreamland ; soit le « Monde des rêves ». C'est ici que se retrouvent tous les êtres vivants qui dorment et rêvent. Aussi, tout dans ce monde n'est que le fruit des phantasmes de tout les hommes et femmes du monde entier, découpé en des milliers de Royaumes qui apparaissent et disparaissent, tout comme leurs habitants, au bon vouloir de toutes ces personnes : les « rêveurs. Avant cette nuit, tu en était un aussi ; comme je l'ai été moi même. On rêve et cauchemarde chaque nuit sans se rendre compte de l'existence de Dreamland, on y fait tout ce que l'on veut, sans risquer quoi que se soit. Tu suis jusque là ? »

Il laissa le temps à Ace de digérer les différentes informations, de poser ses questions, etc ; en ménageant ses émotions toujours.

— « Mais reprenons ; si t'as bien suivis, les rêveurs ne se rappellent pas de leurs virées oniriques. Alors tu devrais me demander pourquoi toi et moi sommes en train de discuter. Et c'est là que les choses se compliquent… Tu était phobique, n'est-ce pas ? Des araignées si j'ai bien compris. Et bien à Dreamland, il arrive parfois que des rêveurs phobiques, comme nous, surmontent leur peurs en cauchemardant. Dès lors, ils sont capables de contrôler l'essence même de leur ancienne phobie, sous différentes formes ; c'est pour ça que ton bras s'est transformé en pattes d’araignée tout à l'heure. Ces gens là on les appelle « voyageurs » et croit moi, ça claque plus sur le papier…  Parce que, certes on gagne des pouvoirs cool et on est conscient de Dreamland nuit comme jour, mais on perd deux atouts majeurs : nôtre immunité et nôtre omnipotence. Je t'explique, si un rêveur est blessé ou meurs pour une quelconque raison, il se réveil et oublie ; mais nous… Nous voyageurs, si nous mourrons, on redevient de simples rêveurs… Pareillement, un rêveur peut faire ce qu'il veut  à Dremland ; là où un voyageur ne peut utiliser que les capacités que lui fournit sa phobie. A partir de maintenant, tu devra te protéger car ta vie devient aussi fragile que dans la réalité, à l'exception près qu'ici, tes agresseurs peuvent utiliser des pouvoirs qui défient l'imagination…
 »

Cette fin avait un ton grave, Robert espérait ne pas avoir traumatisé ce jeune….
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 7 Fév 2018 - 1:34
Alors en fait, j'ai tué une créature des rêves ... C'est donc quel n'existe pas ! Je n'ai tué personne en fait ! Où là ... Ne t'emballe pas, même si tout ceci semble n'être qu'un rêve, attendons de nous réveiller pour en être sur. Après tout, je ne connais pas vraiment ce Robert,. Même si sous son air bourru il semble me venir en aide, ce n'est peut être que de la manipulation ! Je deviens parano sérieux. C'est peut être normal en y repensant, je viens de tuer quelqu'un quand même. En même temps, ce qu'il m'explique justifie tout ce qu'il vient de m'arriver, ce que j'ai vu etc. Je m'éloigne de Robert de quelques pas et j'entreprend de scinder à nouveau mon bras en deux pattes d'araignées. Après quelques secondes, nécessaire à ma concentration, j'observe en direct mon bras se couper en deux depuis ma main, entre mon majeur et mon annulaire, jusqu'à mon coude où la séparation suis l'angle de mon bras et remonte jusqu'à mon épaule. Durant la scission, mes deux demi-bras devenaient bruns et des poils éparses se sont mis à apparaître. Je ressens chaque muscle, chaque articulation. Les poils de mes pattes sont des organes sensorielles, je ressens le vent, et les informations qu'il m'apporte, comme la présence de Robert, même si mes yeux sont capables de le voir. En revanche, je ne ressens pas les oiseaux difformes perché sur l'arbre à une quinzaine de mètres de là.

Je regarde mon bras droit cette fois et entreprend de le transformer à son tour. Aucun résultat. Je force encore un peu mais mon bras resta le même. En revanche, un long fil de soie est sorti de mon poignée à une vitesse assez impressionnante, pour aller se coller sur le mur d'enceinte de l'établissement. Mes yeux cherchent instinctivement ceux de Robert.

- "Euh ... Je ne peux pas transformer mon bras droit mais je peux tisser une toile. Je crois que tu as raison, j'ai des pouvoirs d'araignées." Je suis totalement ahuri. Un mélange des sentiment d'extase, d’excitation et de peur s'empare de moi. J'entrevois de nouvelles possibilités. Mais j'ai toujours trop de questions dans ma tête. Est-ce que je peux faire confiance à Robert ? Je pense que oui. Est-ce que nous sommes réellement dans le monde des rêves ? Clairement, oui ! Je transforme mon bras en pattes d'araignées sérieux ! Est-ce que tuer quelqu'un dans le monde des rêves est grave ?

- "J'ai tué quelqu'un. La mine sombre, j'assimile ce que je viens d'avouer. Est-ce que c'est grave ici ? Ils ne sont pas vraiment réel donc ..."

Serais-je poursuivie pour meurtre chaque nuit ? Est-ce qu'il y a une prison ? Est-ce que je suis assez fort pour me défendre face aux autorités oniriques ? Est-ce que je suis assez fort pour survivre ici en fait ? J'attrape ma tête à deux mains. Stop ! Calme toi. Je regarde De nouveau Robert en espérant entendre que je ne risque rien.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 14 Fév 2018 - 20:48
— « J'ai tué quelqu'un, est-ce que c'est grave ici ? Ils ne sont pas vraiment réel donc ... »

— « Oula, calmes toi bonhomme. Écoutes, rien est sur, c'est aussi la première fois que je viens dans ce Royaume ! Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il existe des prisons dans certains endroits et que chaque Royaume suit ses propres règles. Je ne peux pas te dire ce qu'il va se passer ; c'est le côté double tranchant de Dreamland… » Un peu triste.

Il y eut un bruit de liquide en mouvement, similaire en tout point à une coulée de boue, mais c'était bien le sol, en dalle de bétons, qui ondulait. Robert eut du mal  à rester debout, tout comme son jeune acolyte. Les deux bientôt furent privés de toute retraite par une demi-douzaine de bulldogs de presque un mètre au garrot, sortis du sol, dont le mouvement s'atténua, arborant d'immondes visages de bibliothécaires aigries. De la bave épaisse coulait d'entre leurs lèvres sur-maquillées et leurs binocles, ridicules au demeurant, peinaient à maintenir une position stable sur leur nez-meseaus crochus.

— « SILENCE ! » Aboiement en canon, répété sans arrêt, du grand art.

Ils restèrent sans trop bouger un moment ; Robert soudainement aperçut, derrière la sortir de l'escalier, une petite créature aux oreilles pointues, qui lui faisait signe d'approcher. Aucun hésitation alors :

— « Ok gamin, au top, tu te démerdes pour passer ces merdes et tu cours derrière la cage d'escalier. Ensuite tu avises ; poses pas de questions, pigé ?! » Il chuchotait, évidemment.

De longues secondes ; tellement qu'un seul « o » ne semblait pas suffisant. L'attente si infiniment pesante d'une ouverture, qui vint, accompagnée d'un bruissement de papier, trop fort pour l'être pourtant ; les bêtes tournèrent la tête.

— « BOUGES ! »

Robert courut en frappant la tête d'un des canidé d'un grand coup de pied, l'envoyant valser. Arrivé derrière l'escalier, il vit la créature lui indiquer le dos de deux colossales cocottes, visiblement faîtes de contrôles ratés. La surprise le fit ralentir, il en profita pour s'assurer de la sécurité du nouveau voyageur. Il ne le vit pas : sa vision fut obstruée par le saut d'une des bête sur son visage, dont découlèrent trois griffures sur sa joue gauche. Plaqué au sol, il enserra la gorge de l'animal de sa main droite. Rien ne se passa, forcement.

« Hey, saloperie, soit utile pour une fois ! » En pensées directes peut-être? Non décidément, aucune réponse.

La bestiole commençait à peser lourd sur le bras de Robert, qu'elle lacerait dans l'espoir de le faire lâcher. Espoirs futile, qu'elle tenta pourtant de faire fructifier, en sortant de sa bouche immonde ment béante et dégoulinante un langue longue et serpentante, en forme de règle ; oui, pour ceux qui se poserait la question, la graduations y étaient. La créature se servit de cette langue pour frapper le front de Robert de façon saccadée. Il était dur le bout de cette arme improvisée, l'hylophobe s'en rendit compte en seulement peu de coups, aussi essaya-t-il de s'en prévenir de son bras libre. Il réussi à l'attraper finalement, pour l'enfonça profondément dans une des narines du chien-vieille ; il s'écroula.
Debout maintenant, Robert aida au besoin Ace à se dépêtrer et à monter sur un des oiseau de papier, derrière la petit créature, qui les attendait apeurée. Lui monta sur l'autre, puis il laissa aux montures le soin de les emmener loin de toute cette agitation.

— « Putain, quel bordel… Merci p'tit bonhomme… »
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mer 21 Fév 2018 - 2:16
- "Oula, calmes toi bonhomme. Écoutes, rien est sur, c'est aussi la première fois que je viens dans ce Royaume ! Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il existe des prisons dans certains endroits et que chaque Royaume suit ses propres règles. Je ne peux pas te dire ce qu'il va se passer ; c'est le côté double tranchant de Dreamland…"

Mais c'est super, je vais aller en taule ! Plutôt réussi cette première nuit. Euh ... C'est moi ou le sol devient liquide ? Des ondes se forment sur le sol, censé être dure puisqu'on marche dessus. C'est le même genre d'onde que l'on voit sur un plan d'eau lorsque l'on y jette un caillou. Sauf que lorsqu'on jette un caillou dans l'eau, des chiens n'en sortent pas. En effet, des bulldogs d'environ 1 mètre au garrot sortent, au calme, du sol. Affublés de maquillage et de lunettes ridicules, ils ne paraissent pas très impressionnants. En revanche, si ils pouvaient arrêter de scander "SILENCE" en canon, se serait tout de même beaucoup moins désagréable !

Je zyeute mon camarade qui semble vouloir me dire quelque chose. Enfin me chuchoter quelque chose. Sauf qu'avec le BORDEL que font ses put*** de chiens, j'entend que dalle ! Je continue donc de l'observer, il est immobile. La tension monte, elle est presque palpable. Les chiens ont l'air de vouloir attaquer, mais retenu par une force invisible ... Un rien suffirai pour qu'ils se jettent sur nous.

- "BOUGES !"

Un rien dans ce genre là par exemple. Robert, après m'avoir hurler de bouger mon cul, court vers les escaliers. De ce fait, les chiens lui sautent dessus. Ah, sur moi aussi en faite ! Ils sont d'ailleurs plus fort qu'ils n'y paraissent et leur peau encaisse vachement bien le choc avec mes lames. J'arrive à les entailler mais pas du tout à les empaler. En revanche, eux, quand ils me mordent, bah ça fait grave mal ! La douleur que je suis capable de leur infliger n'est pas suffisante pour les faire reculer. Dans se genre de situation, quand ton adversaire est plus fort que toi, mon prof de boxe nous dit toujours qu'il faut ruser. Actuellement, trois chiens me font fasse, le premier me mord la jambe droite. Le second est tenu en respect par mes deux lames et le troisième s'élance vers mon visage. C'est l'occasion rêvée. Avec mon bras droit, je lance une toile dans la direction du troisième chien et je tire vers moi en formant un arc de cercle avec mon bras. J'exécute un mouvement rotatif avec mon corps en avançant ma jambe gauche et en prenant appuis sur la droite (en même temps y a un clebs qui me la mange, littéralement). Le troisième chien percute le second de plein fouet des suites de son numéro de voltige, digne des plus grands cabarets. Problème, ma jambe droite est salement amochée, je ne peux plus me tenir dessus. Le premier chien choisie se moment pour lâcher prise, ses yeux fixant les miens. Erreur de sa part pour le coup, puisqu'il n'a pas vu venir Robert qui souhaitait me donner un coup de main (et un coup de pied pour le chien). Coup qui força le chien à se retourner pour faire fasse à son nouvel adversaire. Me tournant le dos, j'en profite pour lui lacérer les cuisses avec mes lames enduites de sang. Le laps de temps qu'il fallu au chien pour se retourner une nouvelle fois suffi à Robert pour le faucher, son arrière train étant affaiblis, il s'écroula quelques instants. L'hylophobe en profita pour m'aider à me relever et m'emmena vers des avions en papiers géant, suffisamment grand pour permettre à deux gabaries comme les nôtres de s'y installer. Je n'ai strictement aucune idée d'où ils sont apparus ! Dans le deuxième avion était installé un être onirique qui donna l'ordre aux avions de décoller, nous emmenant loin de toute cette agitation.

- "Putain, quel bordel… Merci p'tit bonhomme…
- Pas de quoi, j'ai vu ce qu'il s'est passé. Des élèves ont tiré l'alarme incendie, certainement pour sécher les cours. Les dirigent, trop sûr d'eux et de leur méthode éducative, sont persuadé que vous êtes les troubles faites."

Cette être onirique était un jeune homme, certainement un élève d'ici. Je me demande si il aura des ennuis. Il vient de dire qu'il a tout vu, est-ce qu'il a vu aussi que j'ai tué l'un de ses camarades ? Dans ce cas, pourquoi nous aide t'il ? Remarque, les autres élèves ont piétiné leur camarade, sans jamais se retourner. La vie ici ne semble pas avoir la même valeur, c'est étrange. Je refuse de passer mes nuits à me morfondre ! La vie réelle est bien assez dure comme ça ! Je vivrai mes nuits au jour le jour (si je puis me permettre l'expression). Si jamais ce malencontreux accident doit avoir des conséquences, j'aviserai.

-"Merci en tout cas. Mais, comment tu t'appels et ..."

*Cric Crac* je suis réveillé par le bruit d'une clé dans la serrure de ma porte de chambre.
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MessageSujet: Re: Ma toute première fois, toute toute première fois (en cours) Mar 10 Avr 2018 - 21:09
— «Pas de quoi, j'ai vu ce qu'il s'est passé. Des élèves ont tiré l'alarme incendie, certainement pour sécher les cours. Les dirigent, trop sûr d'eux et de leur méthode éducative, sont persuadé que vous êtes les troubles faites.

Merci en tout cas. Mais, comment tu t'appelles et ... » Pouf, disparu Spiderman. C'est dommage, ils allaient juste être tranquille pour parler… »

Il y eut un moment de blanc entre le voyageur et la créature, qui se regardèrent dans les yeux, surpris :

— « La question tient toujours par contre, c'est quoi ton nom ?

Hekko.

Robert » ; il tendit la main par réflexe – bien qu'ils fussent trop éloignés l'un de l'autre pour se la serrer – avant  de se rendre compte de la stupidité de son action.

La créature arbora un sourire très léger, dans un coins de ses très fines lèvres, d'un vert pastel si subtilement plus foncé que le reste de son corps. Il se sentait risible le Robert, d'autant que la créature ne présentait aucun des signes trahissant la vieillesse. Pourtant, flottait autour de lui comme un atmosphère de maturité surnaturelle – qu'est-ce qui ne l'était pas à Dreamland – qui décontenançait Robert quelques peu. Il décida de ne pas s'en soucier, la « nuit » ne faisait que débuter et s'il pouvait s'éviter une énième aventures périlleuse, cela lui allait bien.
C'est avec cette idée en tête que notre homme s'étala de tout son long sur le dos de son transport de papier, qu'il trouva d'ailleurs d'une envergure gargantuesque, analyse faite. Cet énorme oiseau-origami le portait doucement dans le vent frais, battant des ailles régulièrement. Robert s'emplissait petit à petit d'un calme délicat, qui le coupa presque de toutes ces pensées étrangères que le parasite lui envoyait constamment. Son esprit c'était vidé en sentant l'air caresser ses cheveux. Malgré tout, il se trouva presque vide, seul dans sa tête. Il écouta le silence quelques minutes.

— « Au fait Hekko, c'est quoi ce Royaume précisément. J'ai ma petite idée mais je préfère en avoir le cœur net.

On est a School-land, le royaume école. » Plutôt inexpressif ce « gosse » finalement.

Robert rit brièvement entre ses dents, une très légère hausse des zygomatiques.

— « Au moins, j'avais vu juste. Ça fait bizarre de retourner au bahut après toutes ces années…

Vous n'êtes plus à l'école ?

Oula non ! Et tant mieux. Je n'étais pas très fan à vrai dire. Pourquoi, ça te choques tant que ça ? Les adultes restent à l'école toute leur vie ici ?

Quasiment oui. Grosse surprise de Robert, qui, de cette blague, amusante au demeurant, n'attendait nullement de réponse si positive.

Et béh… Ça doit pas être facile tous les jours ! Vivre dans un monde aussi chiant, j'aurais tôt fait de me faire la mal.

Le problème c'est qu'ici, la plupart des créatures ne peuvent rien faire sans l'avoir appris au préalable. Donc on trouve des écoles de tout, parce que les gens sont incapables d'apprendre d'eux-même. L'éducation est vitale ici, certains doivent apprendre même à respirer correctement…

C'est hyper contraignant comme truc. Et puis ça peut être dangereux… Mais toi, tu n'es pas à l'école ? Je veux dire, tu n'en a pas besoin ?

Non.

Pourquoi ? Tu ne viens pas de ce Royaume ?

Si. Enfin, je crois. Mes parents m'assurent qu'ils m'ont conçu d'eux-même en tout cas ; ils m'ont même montré leur diplômes de… enfin… »

Robert resta stupéfait. Ces coutumes lui paraissaient profondément dérangeantes, aussi fut-il prit d'un certain malaise vis-à-vis de ce garçon ; dont il était assuré, maintenant, du jeune âge.

— « Mais heu… Du coup, c'est quoi le soucis ? Ils ne peuvent pas te payer tes études ?

Comment ça ? On ne paye pas l'école ici, sinon tout le monde mourrait. »

Robert s’égosilla de nouveau. Son hilarité n'éveilla cependant aucune réaction chez la créature, qui le regarda avec des yeux ronds, ses pupilles, si vertes que son corps, emplies d'incompréhension.

— « Tu ne dois pas avoir appris l'humour visiblement, tu rates quelque chose Hekko.

Non, je ne connais pas « lumoure ». Mais je ne vois pas comment ces crampes a répétitions et ces cris bizarres pourraient me servir.
.
Rire c'est un plaisir de la vie, mon bonhomme. Tu devrais apprendre !

Je n'en voit pas bien l'utilité mais si vous me montrez, peut-être pourrais-je comprendre. C'est ainsi que je fonctionne, j'observe, je réplique et j’apprends. Les autres ne comprennent pas, pas plus que moi d'ailleurs, je suis le seul ainsi… C'est pour ça que je ne suis pas à l'école, elle ne me sert à rien. Je n'évolue qu'au contact direct des choses ; donc je pars discrètement des salles et je vais découvrir le royaume. Vous seriez surpris de voir tout ce qu'il cache et tout ce que j'ai appris en le parcourant. »

L'hylophobe resta scotché. Des avis partagés passaient dans son esprit, des visions contradictoires et parfois peu engageantes. S'il pouvait aisément percevoir l'utilité d'un tel don, il ne lui fallait plus de temps pour se rendre compte de ses potentielles dérives. S'il Hekko avait la possibilité d'apprendre tout, il devait absolument rester éloigné des personnes mauvaises et des voyageurs trop puissants. Copies de vices comme de capacités destructrices, les possibilités qu'avait ce garçon de devenir une menace paraissaient presque supputer celles de se servir intelligemment de son don. Robert, pour la seconde fois depuis son arrivé considérait l'idée de prendre la responsabilité d'un enfant. Qui sait, lui et Timmy pourraient s'entendre. En même temps, il ne pourrait pas être là toujours là, surtout si il continuait à passer tant de nuit avec l'enfant-rat… La décision semblait compliquée ; surtout qu'un parasite vint y donner son avis…

— « Crois-moi bonhomme, ce truc est un don, alors tu dois en profiter ! Même si les autres trouvent ça bizarre, tu as la chance d'être différent. J'étais un peu comme toi, et c'est une force tu sais. Je pense que considérer autant l'avis des autres, ça t'empêche d'avancer. Voyages, apprends, peut-être pourras-tu en faire profiter les autres plus tard. D'ailleurs, pourquoi n'es tu pas déjà loin ? A ta place je serais rendu à l'autre bout de Dreamland à l'heure qu'il est. En plus avec ces oiseaux-là, tu vas pouvoir voir du pays. Et puis peut-être même que tu trouveras d'autres gens comme toi, vous pourrez voyager ensemble.

Je n'ai jamais eu le courage de passer la frontière… Il paraît que le monde est plein de dangers et de personnes mauvaises. Et je risque d’inquiéter mes parents !

Les autres royaumes ne sont pas plus dangereux que celui-ci, je t'assure ; t'as bien vu ces clébards tout à l'heure ! Et si t'es capable d'apprendre n'importe quoi, tu t'en sortiras. Si tu trouves des amis, par dessus le maché, tu n'auras plus rien à craindre ! Dreamland n'est pas si hostile que ça.

Vous croyez ?

J'en suis sur. Ca commence à faire un bout de temps que je parcours Dreamland en tant que voyageur, et j'ai toujours trouvé des gens pour m'aider quand j'étais dans la purée ! En tous cas, tu ne sera jamais satisfait si tu reste ici, ta vie est ailleurs !

C'est vrai…

Mais fais quand même attention, comme t'as dit : les mauvaises fréquentations ça cours les rues et il ne faudrait pas que certains te poussent à faire des choses que tu pourrais regretter… » Une bouche en croissant, un peu trop peut-être…

Le garçon le toisa, comme une lueurs de joie profonde dans ses yeux. Puis un large sourire, la première véritable expression que notre homme pût lire sur ce doux visage enfantin.

— « Robert, je peux vous demander quelque chose ?

Bien sur bonhomme !

Dîtes à mes parents de pas s’inquiéter ! S'il vous plaît.

C'est comme si c'était fait ! Allez vas garnement. Commençant à s'éloigner, s'arrêtant plus loin.

Au fait : merci !

Mais de rien… » Toujours souriant, bizarrement d'ailleurs.

Hekko partit à toute allure, porté par son destrier de papier, sans appréhension aucune; visiblement, la méfiance devait lui être étrangère... En tout cas, cette confiance avait été allègrement abusée. Quelques minutes s'écoulèrent gentiment, l'hylophobe spectateur de l'envol gracieux de ce jeune garçon vers son destin. Un peu plus, le bâillon qui retenait les paroles bonnes du véritable Robert se desserra.

— « HEKKOOOO ATTEEEEEEENDS !!!! » A-t-on besoin de préciser la futilité de ce cris désespéré.

Un rire si narquois qu'étrange résonna longtemps dans les oreilles de Robert, ne taisant jamais son plaisir sadique, comme, au loin, Hekko n'était plus qu'un point indistinct de l'Horizon. Et pour la seconde fois, il entendit cette voix d'un âge qu'un ne puis se figurer :

— « Bien joué Monsieur Rosewood… Monsieur Rosewood… Monsieur Rosewood ! Monsieur… »

Le vétéran s'éveilla en sueur dans son lit. Le soleil s'était couché depuis que lui l'avait fait, vers la fin d'après-midi. Charlotte, une infirmière, le tenant au épaules, lui demanda bientôt :

— « Tout vas bien Monsieur Rosewood ? Je vous ai entendu crier dans votre sommeil…

Il est… partit… » Ce fut tout ce qu'il trouva à dire.
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