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Ace Trifolio

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Ace Trifolio
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MessageSujet: Ace Trifolio Sam 6 Jan 2018 - 22:49


NOM
PRÉNOM

Personnage.


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  • Nom : Trifolio
  • Prénom : Ace
  • Surnom(s) : p’tit con
  • Âge : 17 ans
  • Nationalité, origine(s) : Français d'origine diverses
  • Pouvoir et description : Etant arachnophobe, je tire mes pouvoirs du royaume arachnéen (araignastique n'étant pas validé par Shad) et de son seigneur, Endorféa. En outre, je peux sécréter de la soies par mes poignées, produire un venin paralysant dont je suis le seul à être immunisé et qui créer des plaques sur ma peau quand je sature mon sang avec, ce qui me sert d'armure. Comme toutes les araignées, je peux escalader une surface lisse et verticale sans problème.

    Mais, qui peux vraiment savoir de quoi je suis réellement capable ???



Description Physique.

Beau gosse d’1m80, brun, yeux noir et mystérieux. Non, en vrai, je suis gaulé comme une crevette. Pourtant je vais à la salle et je fais de la boxe thaïe. D'après mes grands-mères, qui me le répètent devant tout le monde à chaque repas de famille, je suis trop maigre, il faut absolument que je mange (sous-entendu que je ne mange pas, je vis donc sans manger. Appelez-moi Dieu dorénavant). Mes amis en revanche me considèrent comme un estomac sur pattes (du coup, on oublie pour Dieu ?).

Afin d'embellir se corps si maigre qui est le mien, je suis tatoué. J'ai un Berimbau sur le mollet droit (c’est un instrument de musique que j’utilisais lorsque je faisais de la Capoeira. Il à la forme d’un arc), une plume et un pinceau qui se croisent sur les côtes et une boussole sur l’avant-bras. J'ai également deux piercings sur l'oreille gauche, tantôt des anneaux, tantôt des faux stretch. Sauf lorsqu'il s'agit d'être sobre, j'ai mes petits diamants.

Mon teint halé, mes cheveux crépus et mes yeux en amande trahissent diverses origines. En effet, mon arbre généalogique s'étant sur une bonne partie de l'Eurasie. En parlant de cet arbre généalogique, c'est une tradition dans la famille de le compléter à chaque génération, et croyez-moi, impossible de s'y soustraire. Et cet arbre n'est pas le seul héritage familial, nous pouvons compter sur les récits narrés par mon grand-père, ceux relatant la vie trépidante de mes glorieux ancêtres. Je suis souvent comparé à Hélias O'Connor, dernier fils d'une longue lignée de joailliers Irlandais, ayant refusé de reprendre la joaillerie de son père, préférant partir à l'aventure afin de découvrir le monde au XIVème siècle. Comme quoi, les membres de votre famille ne vous connaissent pas forcement. Ils me comparent à lui parce que je ne suis pas souvent chez moi, tout le temps dehors à bourlinguer à droite à gauche en récoltant des cicatrices çà et là. Sauf que moi, si je ne suis pas chez moi, c'est juste parce que je ne supporte plus mes parents ...

Quant à mes cheveux et bien ... comment dire ??? Ils sont court, sinon c'est carrément le bordel. Imaginez que vos cheveux soient doués d'une conscience et qu'ils soient très têtus, et bien vous avez une vague idée de ce qui se trouve sur ma tête. Donc je coupe court (au sens propre comme au figuré). Si je donne des précisions sur ses êtres capillaires au sommet de mon crâne, c'est parce qu'ils sont très (trop ?) présent en termes d'entretien dans ma vie, malgré leur taille rétrécie. Ah oui, et ils sont bel et bien brun.

Parlons maintenant de mon plus gros complexe physique, parce que de toute façon vous le verrez forcement, ce n’est pas comme si je pouvais le cacher. En fait, au-dessus de mes yeux noirs de jais, offrant un regard sombre et profond, accentué par des arcades sourcilières proéminentes, se trouve deux chenilles épaisses qui casse ce tableau si intense que je viens de vous dépeindre. Entre ça, mes cheveux et mon physique de crevette, comment vous dire qu'avec les filles, c'est pas la joie ?



Caractère.

Jovial de nature, je ne suis pas le dernier lorsqu'il s'agit d'amuser la galerie. Je ne suis pas en reste non plus pour faire des conneries qui m'attirent en général des ennuis plus gros que moi (comme le dirai un certain Hobbit).

Grande gueule, je n'hésite pas à dire ce que je pense. Enfin, je devrais plutôt dire que je n'hésite plus, à dire ce que je pense, parce que ça n'a pas toujours été le cas. Pour dire la vérité, je n'ai commencé à prendre confiance en moi et à m'affirmer que depuis quelque temps. Durant ma période collège, les pires années de ma vie, j'étais le souffre-douleur, la tête de turc. Cette attitude était dû à cette grande phrase que me répétais mes parents quand j'étais petit "Ne te bat surtout pas, jamais ! Si des enfants t'embêtent, tu laisses couler et ils finiront par s'arrêter." ... Laisser couler. La pire erreur à ne pas faire. Ça ne fait qu'empirer les choses, croyez-moi. J'avais par ailleurs toujours peur que si je répliquais ou que je me défendais, les représailles seraient plus douloureuses que ce que je serai capable d'infliger. Bref, un très gros manque de confiance en soi. C'est celui qui deviendra par la suite mon meilleur ami, pendant ma période lycée, qui m'a appris à surmonter ce lavage de cerveau. Mes parents pensaient à bien, ils ne voulaient pas que j’aie des ennuis à cause d'une bagarre à l'école, mais je leur en veux beaucoup pour ça.

Bref, maintenant, je suis beaucoup plus sûr de moi. Merci Jordan pour ton aide ! Et même si tu es à Amiens et pas dans mon université de Paris, sache que je ne me laisserai plus faire. Ce changement a d'ailleurs eu d'autres effets, comme celui de nier toute autorité. Je ne supporte plus recevoir des ordres ... De qui que ce soit et surtout pas d'un prof. Quant au soi-disant "respect dû" aux professeurs, je leur réponds, torse bombé, fière comme un coq, "le respect ne se doit pas, il se mérite". Ce qui m'a valu d'être viré de cours.

Du coup, je m'identifie plus à Natalia O'Connor qu'à son père Hélias. Elle s'est mariée avec un homme sans nom, tanneur Bulgare du XIVème siècle, et évidement à l'encontre du consentement de son père. Il était plutôt aisé, ayant amassé certains trésors lors de ses voyages (mon grand-père serait ravi de vous raconter ses histoires). Il voulait donc un mari avec une situation sociale pour sa fille. Mais elle ne l'écouta pas et parti avec son grand amour malgré la menace d'être déshéritée. Mais dans ma famille, tout le monde est têtu, on veut tous avoir le dernier mot. Hélias projeta donc faire tuer le futur mari de sa fille (un peu extrême je trouve, mais bon, quand on veut prouver qu'on a raison ...). Accompagné de ses fidèles compagnons d'aventures, ils ne réussirent qu'à trouver une habitation vide chez ce pauvre homme et une lettre. Natalia lui expliquant que les choix qu'elle faisait n'étaient nul-ment destiner à le souffrir lui, mais à la rendre heureuse elle. C'est pourquoi elle était partie avant un affrontement qu'elle savait courue d'avance entre son père et son futur mari. Ils s'installèrent en France, le pays qu'Hélias aimait le moins de par sa population qu'il jugeait hautaine. Ils y fondèrent une famille et y vécurent heureux. C'est durant cette période que mon Nom est né, Trifolio, signifiant trèfle en Espéranto, la langue parlée par Boyka Trifolio, premier du nom. Le trèfle faisant référence à la broche en forme de trèfle à quatre feuilles que Natalia tenait de sa famille. Cette broche, fût forgée par les joailliers O'Connor six générations auparavant, transmis de père en fils et de mère en fille, jusqu'à aujourd'hui où elle traine dans un tiroir chez moi.

Si je m'identifie plus à elle qu'à son père, c'est pour les raisons de leur départ, Nalatia c'était par besoin, Hélias par envie. Et j'ai atrocement besoin de me barrer de chez moi.



Histoire.

Tout commence le 29 Février 2000 (remarquez la chance que j'ai d'avoir cette date d'anniversaire.). Et c'était plutôt violent. Ils sont allés me chercher au forceps ... Sérieux les gas, j'étais grave bien là-bas moi, il faisait chaud en plus. Ça caille de ouf ici.

La suite est plutôt floue, le cerveau humain ne pouvant créer des souvenirs avant sa troisième année de développement (je suis étudiant en biologie, je vous l'ai déjà dit ?). Les quelques années suivantes ne sont pas très claires non plus, mais le souvenir de certaines sensations ressentis à cette époque reste encré en moi. Un sentiment de malaise insistant ... Assez angoissant à vrai dire. Et plus je vieillissais, plus se sentiment était présent, intense ... Et je ne savais pas vraiment décrire ce sentiment, ni me rendre compte d'où il provenait. Tout ce que je pouvais dire, c'est que ça m’empêchait d'avancer. Je voulais aller à un endroit et je ne pouvais pas, je suis comme bloquer, retenu, pris au piège.

Et un jour, Jordan est apparu dans ma vie. Avec lui, j'ai pu apprendre à m'accepter physiquement. C'est de lui que me viens l'idée de me faire tatouer par exemple. Il ne m'a pas dit qu'il fallait absolument que je le fasse, mais que c'était un moyen qui pourrais m'aider à mieux m'accepter. Et cela a complètement fonctionné ! En revanche, mes parents ne sont pas au courant. Et oui, même mineur, on peut se faire tatouer, Paris est une grande ville vous savez, on y trouve de tout. J'ai tellement adoré le premier que j'en ai fait deux autres et j'ai encore d'autres idées pour plus tard. Mais avant mes 18 ans, il faut que je fasse attention, je dois pouvoir les cacher avec des vêtements aux yeux de mes parents. D'ailleurs, en parlant d'eux, quand je rentrais le week end, ce sentiment de liberté naissant était comme tué, dévorer. J'avais l'impression que ma mère me retenait, m'empêchais d'avancer. Elle avait des projets pour moi et ne souhaitais pas que je m'en éloigne. Le pire, c'est que tout cela est inconscient. Elle tissait sa toile sans s'en rendre compte et m'avais enfermé dedans.

Revenons-en à Jojo, c'est aussi lui qui m'a fait remarquer que si je prenais plus soin de moi, je m'accepterai plus encore, comme par exemple en m'épilant les sourcils. C'était pourtant évidement, comment n'ai-je pas pu y penser avant ? Je me sentais mieux dans ma peau après ça et j'ai même abordé cette fille. Alison. Elle était l'une des plus belles filles du lycée et aussi ma première fois. Je ne l'oublierai jamais ! Mais elle m'a plaqué une semaine avant le bac ... Sans me donner la moindre explication. J'ai finalement eu mon bac du premier coup et elle au rattrapage. Vengeance ! Mais encore une fois, la joie et l'allégresse firent place à l'angoisse. Je n'ai pas eu de mention et pour mes parents, c'est comme si je ne l'avais pas eu. L'étreinte de ses attentes se fit plus oppressant encore. Malgré ses attentes, elle n'avait jamais vraiment témoigné d'affection envers moi, nous n'étions pas proche. Après le bac en revanche, elle voulait se rapprocher de moi, mais je n'avais la sensation qu'elle se rapprochait de moi comme une mère, mais plutôt comme un prédateur.

Une fois le bac en poche, direction l'université et là, nouveau grand tournant dans ma vie. Je mets enfin un mot sur le sentiment que je ressens en permanence depuis mon enfance. (En permanence ? Finalement, ce n'est plus très vrai. Ces années au lycée ont été ... Différentes.). En effet, je vois régulièrement la psychologue de l'Université. J'essaie de vaincre ma phobie que je ne trouve pas très viril. Et on a parlé de tout ça. Et ce sentiment de malaise que je ressens depuis toujours, et bien c'est de la culpabilité. Ma mère me fait culpabiliser depuis que je suis tout petit afin d'obtenir de moi tout ce qu'elle veut. En définitive, matériellement, j'ai toujours eu à peu près ce que je voulais, c'est d'ailleurs un argument majeur dans ce chantage affectif que ma mère me fait subir. Mais émotionnellement, c'est le vide, comme si elle ne m’offrait rien. C'est d'ailleurs de la que me viendrai ma phobie, rapport à la mère apparemment, je n’ai pas vraiment compris le lien.

En revanche, je me souviens que ma mère n'est pas la seul à être capable de me faire ressentir cette angoisse. Je m'en suis aperçu le jour où mon père m'a demandé d'aller chercher quelque chose dans la cabane au fond du jarding. Je devais avoir sept ans, peut être huit. C'était avant que l'on ne déménage. Nous avions un grand terrain et un petit escalier dans le fond nous conduisait à une seconde partie de la cour, plus basse que la première et plus petite. C'est ici que les anciens propriétaires avaient implanter une balançoire et c'est aussi ici qu'il y avait la cabane. Elle ressemblait à une petite maison d’une seule pièce. J'y était déjà entré bien sûr, ce qui augmente le facteur perturbant de cet événement. En effet, c'était la première fois que ces petites bêtes allaient provoquer chez cette réaction. J'ai poussé la porte grinçante, laissant le soleil illuminer la partie de la pièce devant l'encadrement de la porte. Des ombres se sont formées sur le mur d'en face, se sont les ombres des toiles épaisses de poussières et vide d'occupant. Ça me fait hésiter. J'ai une appréhension à entrer. J'entre pourtant, mais je suis sur mes gardes. Cette angoisse grandissante m'est familière, je ne comprends pas pourquoi, n'étant pas capable de me souvenir ce qui avait déjà provoqué se sentiment chez moi. J'avance dans le coin de la cabane toujours dans l'ombre, le soleil ne parvint pas à éclairer toute la pièce. Je scrute chaque mouvent, chaque bruit. Mais il n'y a absolument rien, jusqu'à ce que mes yeux s'habituent à la pénombre. C'est à ce moment-là que je les voie. Elles sont partout et semblent me regarder. La panique s'empare de moi sans que je comprenne pourquoi. Une seule chose est sûre, il ne faut pas qu'elles me touchent ! Cela devient une obsession, c'est la seule chose à laquelle je pense. J'ai chaud et j'ai froid. Ma respiration s’accélère et ce fait de plus en plus difficile. Je veux partir, je veux m'en aller, courir ... Mais mes jambes sont comme paralysées. Soudain, un bruit sourd. C'est la charpente vieillie qui vient de craquer, comme c'est souvent le cas dans les maisons en bois. Ce fût le déclic, mes jambes se sont déverrouillées, je hurle, je cours, les bras sur la tête, elles ne doivent pas me toucher. Mes hurlements parvinrent aux oreilles de mes parents qui se précipite dans le jardin. Il me retrouve là, en haut de l'escalier, recroquevillé par terre, les bras toujours sur la tête. Ils ne demandent paniqués ce qu'il s'est passé. La peur et la honte d'avoir réagi aussi violemment devant "ses petites bêtes qui ne font de mal à personne" m’empêchent de parler. Ma mère voit la terreur dans mes yeux et elle comprend, elle-même phobique. Mon père en revanche ne comprend pas. C'est à son tour de hurler. Il hurle de rage et de soulagement. Il a eu peur lui aussi, mais peur qu'il me soit arrivé quelque chose. Il ne comprend pas, il mettra d'ailleurs années à assimiler cette peur qui m'habite. Et bien que ma mère comprenne, elle n'a jamais changé son habitude inconsciente de me faire culpabiliser. Je ressens cette même angoisse avec elle et les araignées, mais c'est quand même plus intense avec les arachnides. Comme si c'était plus acceptable pour mon inconscient d'avoir peur des araignées plutôt que de ma mère qui m'offrait tant de chose.

Le problème qui en a découlé, c'est que ce sentiment m'a tellement fait souffrir, que je ne souhaitais pas le faire ressentir aux autres, à tel point que j'étais devenu le soufre douleur de tout le monde, n'osant pas me défendre pour ne pas les blesser. Ce qui m'a permis de changer, c'est donc, non seulement le contact de Jordan, mais aussi le fait d'être loin de mes parents. Ah oui, j'étais interne au lycée (vous n'imaginez pas à quel point la cantine d'un bahut peut être dégelasse quand on y mange matin, midi et soir.). Finalement, j'étais retissant mais, aller voir cette psy, ce n’était pas une si mauvaise idée. Oncle Ben serait fière de moi tient. C'est l'un de mes ancêtres, d'une branche parallèle. Il vivait en Écosse au XVIIIème siècle. Déjà appelé oncle par tout le monde à l'époque car il avait un frère et quatre sœurs. De tous, il fût le seul à ne pas avoir de descendant. C'était un ami de Francis Hutcheson et d'Adam Smith philosophes Écossais appartenant au mouvement des Lumières. La légende raconte que Freud lui-même se serait basé sur certain de ses travaux pour approfondir ses connaissances en ce qui concerne l'interprétation des rêves. Enfin, une légende au sein de ma famille, évidement.



Post Rp.

*Réveil matin 15 heures, j'me réveille comme une fleur, marguerite,
dans le Macadam a besoin d'un doliprane ...*
6h00, le réveil sonne. J'entends Nico remuer dans le lit d'à côté.
- Vas prendre ta douche en premier, arrivais-je à exprimer dans un effort surhumain qui me vida du peu de force que j'avais accumulé après avoir ouvert les yeux.
*Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers*
Mon bras sous la couette ne veut pas se lever pour aller éteindre le réveil. Nico s'est juste retourné dans son lit ... Il va louper le début des cours, comme souvent. Il n'est pas vraiment du matin. Quand soudain ... Je me lève en sursaut dans mon lit. J'ai la boule au ventre, même si ma tête était posée sur l'oreiller, j'avais juste cligné des yeux, enfin ... C'est ce que je croyais.
7h42, les cours commencent à 8h et j'ai exactement 23 min de trajet.
- Fais chier !
Nico dort au calme. Bah tu sais quoi, je vais le laisser dormir. T'avais qu'à aller te laver le premier et me réveiller après pour que j'y aille.
Après une douche rapide, je me prépare et quatrième vitesse, lavage de dents, fringues, chaussures, sac, clés ...
- J'ai tout ?
- Tontel ...
- Quoi ?
- TON TEL !
- Ah, merci.
Je descends les escaliers du Crouss quatre à quatre, passe devant le réfectoire avec une pointe de regret, et me dirige à toute allure vers l'Université.

- 8h13 monsieur, Trifolio. Mais peut être que vous vous croyez au-dessus de tout règlement ? Vous pensez certainement valoir mieux que les autres alors, pourquoi respecter des règles que de simples gens comme nous avons instaurés ?
- J'ai pas entendu mon réveil, dis-je en me dirigeant vers ma place habituelle, c'est à dire, au fond de la classe. Pourquoi faut-il toujours que les profs parlent de cette manière ? C'est quoi leur problème ?
- A défaut d'avoir les oreilles trop sales pour entendre le réveil, vous auriez au moins pu vous laver les yeux. Votre t-shirt est à l'envers.
- C'est grâce à cet ingénieux stratagème que je ne suis pas arrivé à 8h14.
- Dehors !

- C'est vraiment un bouffon ce prof de bioch ...
- Ace, tu as le droit de te plaindre, mais surveille ton langage.
- Ok, désolé.
- Et puis tu sais très bien comment il est. Il prend ça pour de la provocation.
- Bah il devrait arrêter de tout prendre contre lui ... C'est un égocentrique frustré !
- Tu veux vraiment parler de lui toute la séance ? Ou vaincre ta phobie est toujours ta priorité ?
- ...
- Ace, c'était une question rhétorique, où en étions-nous à la dernière séance ?
Et là, crise de rire ! Nico vient de passer devant la vitre en courant. Ses yeux trahissant la peur dans une expression facial si comique que je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire. Même Sandra, la psychologue, n'a pu retenir un sourire. Son bureau est un peu plus loin dans le couloir de l'entré, on est obligé de passer devant pour aller vers les salles de cours quand on entre par la grande porte.
- C'est ton colocataire, Nicolas je crois ?
- Oui c'est lui, et là, c'est lui qui à Biochimie.
- Ouille ! Il est 10h35, plus d'une demi-heure de retard, on ne va pas tarder à le voir passer dans l'autre sens.

Midi, enfin l'heure de manger. Je rejoins vite fais mes potes à la cafète, lieu de rassemblement incontournable pour aller manger, même si on n'y manger jamais tellement c'est dégueulasse. Heureusement pour nous, la cafète du Crouss est bien meilleur.
- Merde, j'ai oublié mon sac dans le bureau de Sandra !
- Ah, tu avais rendez-vous avec la belle Sandra.
- Je devrais prendre rendez-vous avec elle moi aussi.
- Vous êtes lourd les mecs ! Des vrais animaux sérieux.

Après un repas frugal, offert par mon ami Mara (n'ayant pas mon sac, je n'avais pas non plus mes papiers), au Kebab, pas celui à côté de l'Univ, celui dans le centre-ville, je retourne non pas vers les logements du Crouss, mais vers le bureau de cette chère Sandra, pour récupérer mon mes affaires. C'est vrai qu'elle est belle cette psy quand même.
*Toc toc*
- Entre Ace.
- Ah ... Vous saviez que c'était moi.
- Tu es le seul à avoir ton sac avant d'aller manger, me dit-elle le regard amusé. Elle sait que je suis du genre taquin et n'hésite pas par conséquent à me taquiner. D'habitude je lui aurais répondu mais là, ce qu'Arnaud m'a dit tout à l'heure reste présent dans mon esprit. Je n'avais jamais noté à quel point je la trouvais belle.
- Tout vas bien Ace ? Elle a remarqué que mon attitude a changé. Forcément, elle étudie le comportement humain ... Cette capacité qu'elle a à me connaitre en si peu de temps, me comprendre, me dire ce qu'il faut au moment où il faut ... J'aurais pourtant tant aimé qu'elle ne soit pas capable de comprend ce que j'avais en tête en cet instant.

Je suis parti précipitamment, comme un lâche. Honteux, la tête basse, je me dirige vers ma chambre au Crouss. Durant le trajet, Sandra n'a pas quitté une seule fois mes pensées et ça n'a pas durée que 23 min, j'étais étonnamment lent. Ce n'est qu'une fois dans le bâtiment que je remarque via la glace de l'entré, très utile pour se recoiffer le matin, une tension dans le bat ventre ... Je l'avais pendant tout le trajet et je ne m'en suis même pas rendu compte.
- Et merde ! J'espères que ce n'était pas dressé comme ça dans son bureau.
Je cours dans ma chambre et je ferme la porte à clé, comme si cela allait effacer de leur mémoire l'érection que des passants aurais pu voir. Je ferme les yeux durant de longues minutes, rouge de honte, la tête posée contre le mur. Lorsque je relève enfin la tête, mes yeux se pose sur la chambre, en bordel. Les volets n'ont pas été ouvert, les deux lits, séparer par drap tendu au milieu de la pièce, ne sont pas fait. Des fringues gisent ça et là,
sur le sol comme sur les chaises, la table, même l'évier. Je soupire de désespoir, je viens de vivre une expérience déstabilisante et le cadre dans lequel je me trouve est apocalyptique. C'est donc résigné que je m'assois sur mon lit. C'est ce moment que choisie ma raideur pour se faire remarquer. Pour résoudre se "problème", plusieurs solutions s'offrent à moi, dont une particulièrement agréable, même lorsque l'on est seul. Je prends donc la décision de m'allouer un petit moment d'onanisme. Suite à ce petit moment d'intimité, cumulé à la fatigue emmagasiner ses dernières semaines, je fini par sombrer dans l'inconscient. Lorsque l'on rêve, notre esprit retrace toute notre journée. Pas seulement les événements ayant eu lieu physiquement, mais aussi nos réflexions, nos doutes, nos peurs. Parfois, notre esprit se focalise sur un événement en particulier et de manière assez intense pour que nous nous en souvenions au réveil, un rêve.

Allez savoir pourquoi, mais mon esprit à choisie de se focaliser sur la séance de ce matin avec Sandra. Certainement à cause de mon activité pré-sommeil à bien y réfléchir. Quoi qu'il en soit, je suis dans son bureau. Elle est plus belle que jamais, un halo de lumière se dessine autour d'elle grâce aux rayons du soleil qui perlent par la vitre derrière elle. Elle me sourit, me convie de m'approcher. Un sentiment de malaise familier commence à se faire sentir. Je n'ai pas bougé, elle me fait la moue, ça me fait culpabiliser. Je m'approche donc d'elle, pas vraiment sur de ce que je suis en train de faire. Plus je m'approche, et plus change. Ses long cheveux blond, attachés à la manière du Lieutenant Riza Hawkeye de Full Metal Alchemist, deviennent peu à peu noirs et semblent se rétracter dans son crâne. Des plaques se forment sur sa peau, n'entachant en rien sa beauté surnaturelle. Ses plaques commencent par prendre forme, on dirait une sorte d'armure comme on en trouve dans les mmorpg pour les mages féminins. Des pattes s'extraient de l'armure, des pattes d'araignées. Je suis paralysé ... Mon cœur se met à cogner dans ma poitrine, tout se déroule au ralenti. J'ai chaud et j'ai froid. Elle me fait signe d'approcher.
- Viens, me dit-elle d'une voie provocante.
Ce n'est plus Sandra, mais elle toujours sa voie. J'ai déjà vu cette personne, mais où ?
Mes jambes se débloquent, j'avance vers elle. Mais contre mon gré ... STOP ! Mes jambes ne me répondent plus. J'avance inlassablement vers cette femme mi humaine mi araignée.
Ce n'est désormais plus la peur, mais la terreur qui s'empare de moi. Je sens que la mort est toute proche, à chaque pas que je fais vers Elise. Elise, c'est ça, c'est le personnage de League of Legend qui se tient devant moi, la femme araignée, le personnage du jeu que je ne joue jamais. Je suis désormais assez proche d'elle pour que sa main tendue puisse me caresser la joue. Des larmes sont en train couler, elle les essuies de ses doigts.
- Chut. N'ai pas peur. Tout se passera bien, tu es en sécurité.
Dans un effleurement, sa main descend de ma joue à mon menton, qu'elle tient fermement entre son pouce et son index. Je ne peux pas me dégager, il m'est redevenu impossible de bouger. Elle rapproche son visage du miens, ses lèvres des miennes ... Elle m'embrasse.
- Tu vois ? Je ne te veux aucun mal.
Elle m'embrasse de nouveau. Ce deuxième baisé est plus ardent que le premier. Sa main se pose sur ma poitrine, descend le long de mon torse pour se glisser sous mon t-shirt. Sa main chaude et griffu se ballade d'abord sur mes abdos, puis viens se poser sur mon cœur battant. Je peux enfin bouger. Je l'entrain, sa main passe dans mon dos, je sens comme de l'électricité dans ma colonne vertébrale, mais ce n'est pas désagréable. Au contraire. Elle me repousse doucement, retire mon t-shirt et pose son regard doux sur moi. Je me sens à l'aise au près d'elle. De nouveau elle m'embrasse, d'un long baisé langoureux, un peu trop d'ailleurs ... Elle m'a mordu la lèvre inférieur, mordu jusqu'au sang. Je la repousse. Serais-se un éclair de génie ? Je comprends ce qu'il se passe, c'est une veuve noire ! Elle a compris ... Je sers le poing et sans une résistance, je tiens quelque chose dans ma main. Son magnifique visage se transforme, s'étire, s'enlaidie ... De mi femme mi araignée elle deviens seulement araignée ... Mais de plus d'1m80 au garrot. Ses pinces menaçantes claques tous en se rapprochant de moi. Mon regard a changé.
- Je ne mourrai bouffé par une araignée !
Je ne sais pas ce que je tiens dans la main, mais quand la créature se jette sur moi, mes jambes se sont misent toute seul en position de combat, un réflexe acquis après plusieurs années d'entrainement aux arts martiaux. Au moment où ses pinces vont se saisirent de mon coup et certainement le trancher net, je plonge l'objet que je tiens dans sa gorge. Je lis l'incompréhension dans ses huit yeux noirs luisants. L'incompréhension se transforme vite en peur, son regard devient implorant, je suis culpabilise presque. Puis, le monstre s'effondre de toute sa masse, m'entrainant avec elle, car je n'ai pas pu lâcher cet étrange objet qui m'a sauvé d'une mort certaine. Je reste là, à contempler le cadavre encore chaud de ma victime. Quelque chose a changé, au niveau de mes sensations. J'ai l'impression que je n'ai jamais été aussi vivant. Tout est comme plus réellement depuis que j'ai pris cette décision, celle de ne pas reculer. Le corps sans vie de l'araignée géante s'effrite, part en poussière. Le vent emporte cette être cauchemardesque loin. Le soleil se couche, les derniers rayons du soleil illumine pour la dernière fois de cette journée cette pièce qui m'a vu changer, évoluer, vaincre. Un reflet par terre attire mon attention. L'objet de mon salut est toujours présent, gisant sur le sol. Ce sont des forceps.


Autres.

[i](La première partie de cette section concerne votre personnage, et pas vous IRL)

Aime : Les arts martiaux, les mangas, Natalie Portman
N'aime pas : Les légumes verts, les araignées, les vieux qui croient que tout leur est dû
Particularités, autres : Physionomiste
Niveau d'étude hors de Dreamland : Première année de BTS Analyse de Biologie Médicale à Paris (j'ai eu le bac à 16 ans, j'ai sauté le CE1).


Comment avez-vous découvert le forum ? De la pub sur Facebook
Première impression : Les gens sur Discord sont top, petite dédicace à Vesperia alias Nassib Kobb.
Pour les DC (double compte) ou TC (triple compte), qui a donné son accord ? Et bien c'est mon tout premier personnage, tout forum RP confondu
Avez-vous lu les règles et les respecterez-vous ? C'est une question piège ??? genre je peux répondre non
Code de validation : Mais que je valide.
[/i]
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MessageSujet: Re: Ace Trifolio Mer 10 Jan 2018 - 16:40
La bienvenue à toi sur le forum !

On suit attentivement ton avancée depuis le Discord, mais n'hésite pas à poster un message à la suite pour notifier la fin de rédaction de ta fiche Wink

Bon courage à toi !

__________



Lithium s'exprime
Bis vous insulte

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MessageSujet: Re: Ace Trifolio Ven 12 Jan 2018 - 13:02
Et voilà, c'est fini, en espérant que je serai validé *croise les doigts*
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MessageSujet: Re: Ace Trifolio Ven 12 Jan 2018 - 18:45
Bonsoiiir !

Alors, déjà bravo pour ta fiche, y'a du contenu, ça fait plaisir !
Un ton assez naturel, plutôt intéressant à lire et très ancré dans la réalité.
C'est original de développer l'origine de la phobie des araignées via la mère, donc +1 !

Je serais d'avis de valider en tant que Morpheur de rang 2,
car malgré le fait qu'il y ait quelques fautes d'orthographe et de conjugaison (fais attention, tu oublies parfois d'écrire des mots :p), la présentation dans son ensemble est très sympathique et le personnage est intéressant !

Voilà mon avis, il ne t'en manque plus qu'un Wink

__________



Lithium s'exprime
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MessageSujet: Re: Ace Trifolio Ven 12 Jan 2018 - 23:23
Alors tout d'abord, bravo pour avoir fini ta présentation !

Je suis également d'accord avec Lith, la phobie est développée de manière très intéressante et ton post RP est plutôt bon dans l'ensemble, on se met rapidement dans l'ambiance, tu as un style d'écriture qui reste simple certes (mais ce n'est que le début donc tu l'améliorera naturellement ) mais qui reste frais, du coup c'est cool !

Par contre ouais, y a pas mal de fautes d'accords, deux trois fautes de concordances des temps et beaucoup d'oublis de mots donc une relecture assidue ne serait pas négligeable (et te permettra d'avoir ce réflexe pour tes prochains RPs à venir ;D) mais cela n'empêche pas ta validation en :

- morpheur rang 2 !

Félicitations Very Happy ! Il ne te reste plus qu'à attendre qu'on mette tes couleurs et tout ce qui va avec pour aller faire ta fiche technique et pouvoir RP !
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