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Les aventures des troublions: L'organisation de mama.

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Nassib Kobb
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MessageSujet: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 29 Déc 2017 - 17:25
Nassib avait fini ses partiels et il profita des derniers jours avant la nouvelle année pour se reposer. Mel qu'il voyait encore de temps en temps était partie voir sa famille en Bretagne. Il irait voir ses potes le 31 au soir et il passait son temps sur son pc et avec Goupix qu'il avait finalement décidé de garder dans logement universitaire. L'animal était sage et pour le moment personne ne s'était plains. Bien sur c'était interdit, mais Nassib c'était réellement attaché au félin. Il c'était acclimaté au petit logement, même si sa place préféré était le bord de la fenêtre.

Les derniers mois à dreamland était passés si rapidement. Etre au service du royaume de la lumière, tout en étant encadrer par des personnes bien plus fortes, l'avait rassuré. Il avait pu se donner à fond dans l'entraînement et le contrôle de son pouvoir. Avec l'arriver du nouvel an , son royaume aurait besoin de lui pour surveiller la cité. Il avait déjà prévenu qu'il ne serait pas endormi tôt, mais qu'une fois le cas il s’acquitterait de sa mission. Il avait aussi demandé une permission pour voir une vieille ami, maintenant qu'il avait face à ses démons et qu'il était devenu plus fort. C'est en pensant à sa première ami de dreamland qu'il finit par s'endormir.


De retour à Dreamland il apprécia la vue du champ devant lui. C'était dans ce même champ qu'il avait rencontré Charlie. Un voyageur contrôlant des champignons. Même si ça a l'air dégoûtant et faible, il avait été un précieux allié du contrôleur de lumière. Comme tu me manque mec... La ferme était juste derrière lui, un rapide coup d'oeil pour voir qu'elle y était présent. La lumière était allumé. Cacher sous son capuchon, Nassib toqua à la porte. Anna s'empressa d'aller ouvrir sans même questionner son visiteur. J'imagine qu'elle attends quelqu'un.

" Euh !? Qui êtes vous ? Que faîte vous ici ?

- Eh bien Anna on ne reconnait plus ses amis. Il enleva son capuchon.

- M. le voyageur, c'est bien toi Nassib ?

- Oui oui c'est bien moi. Je suis venu prendre de tes nouvelles.

- Rentre je t'en prie. Des cris de bébé se firent entendre. Excuse moi je dois m'occupé de Timothée. Installe toi, je te rejoint dans 5min. Timothée ? Elle serait devenue maman entre temps. Je suis partis aussi longtemps...

- Merci à tout de suite."

Nassib redécouvrait la ferme à nouveau. Elle n'avait pas tellement changé au premier regard, mais en cherchant bien il y avait des nouveaux cadres. Un homme et le petit Timothée c'étaient rajoutés sur les photos.

" Me revoilà, je suis contente de ta visite. Bizarre elle a l'air triste. Je vais nous préparer du thé.

- C'est gentil merci. J'imagine que j'ai manqué pas mal de chose depuis la dernière fois. J'ai pu  voir les photos et je vois la nouvelle bague que tu portes. Félicitation pour ton mariage et pour votre petit.

- Merci Nassib. C'est vrai qu'il y a eu pas mal de changement après votre départ...

- Rien de grave j'espère ? Tu ne portes plus ta broche, ils sont revenus te causer des ennuis, c'est ça ?

- Eh bien je n'avais pas envie de t'embêté avec ça, mais oui, ils sont revenus. Ma broche n'a plus vraiment d'importance, maintenant que j'ai ma famille. C'est l'état du village qui m'inquiète... Ils deviennent tous malades.

- Comment ça ? Que pense le médecin du village ?

- Harry, euh le médecin qui est aussi mon mari n'a javais vu ça avant. Les malades tombent de fatigue et ça touche des personnes au hasard. Il y en a de plus en plus.

- Je vais voir ça.

- Attends, tu ne peux pas intervenir à chaque fois pour nous.

- Anna, je ne vais pas laisser des personnes mourir alors que je pourrais faire quelque chose. Attends moi ici ! Tu me présentera Thimothée à mon retour."

Nassib s'en alla aussi vite qu'il le pouvait en direction du village.
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William Woodborn
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 29 Déc 2017 - 20:37

- Alors tu vois, après, je lui ai dit “Non mais en fait, t’es con !” et là, il est devenu tout pâle, hahaha ! Il était trop dégoûté quoi, je lui ai trop fait fermer son clapet ! Le mec, il espérait quoi, sérieusement ? Que j’allais me jeter dans ses bras après son numéro de Don Juan à la con ? Il me faisait trop pitié ! C’est à ce moment-là où il s’est plus senti pisser et m’a traitée de péripatéticienne. Du coup, moi, on me parle pas comme ça et je lui ai latté la tronche ! Enfin, j’ai essayé, mais il était plus doué en technique de combat qu’en techniques de drague. Il a osé abîmer mon joli minois, tu te rends compte ? En plus, il n’y allait pas de main morte, le nul ! Genre le mec on aurait dit que c’était son kiff de tabasser des nanas, quoi ! Ni une, ni deux, mon sbire est intervenu pour le maîtriser avant de lui mettre deux trois claques. Et comme personne n’a le droit de me toucher, pas même toi le géant, bah on l’a torturé un peu. Mais le plus drôle, c’est que comme de base, on ne voulait aucune infos de lui, on a fini par l’éventrer. Après, je ne me souviens plus bien, mais j’étais couverte de sang et j’avais mal au bide. Tu sais, le genre de trucs qui ne t’arrive que quand t’es bourré ? Genre que t’as bien bu ta race et qu’après tu douilles bien comme il faut. Oui, la gueule de bois, c’est ça. Franchement, ce type ne valait pas le coup qu’on tergiverse dessus. Tu peux changer de sujet. Ah ! Ça me rappelle la fois où… Dis, tu m’écoutes ? Alors du coup… ah oui ! On ne cherche pas ma famille et j’adore ma grand-mère. Mais je crois que ce n’est pas ce dont j’allais parler. Mince, je voulais dire quoi, moi ?

Est-ce que cela saoule ? Je pense qu’après des heures sans interruption comme ça, j’ai l’impression que cela ne me touche même plus, que j’ai déjà occulté ce qu’elle venait de dire pour me concentrer sur mes pas. Elle s’était faite draguer à Luxuria par un type maladroit et passablement violent ? Grand bien lui en fasse. Enfin, je n’avais pas envie de la contrarier au vu du genre de réaction qu’elle pouvait avoir…

Nous marchions bruyamment dans une vaste plaine verdoyante et très jolie, soit dit en passant. Je me repassais sans cesse le lien de cause à effet m’ayant conduit dans cette situation gênante dans laquelle j’étais. Ça avait commencé le soir-même, avant que je m’endorme.

Comme il faisait bien noir en cette soirée d’hiver, je m’étais installé tranquillement au chaud devant Netflix après le repas du soir pendant lequel mes parents répétaient encore leur fierté de me voir enfin à leur table. Cela faisait quelques mois, désormais, mais j’imagine que comparés aux années passées seul dans ma chambre, ce n’était que peu, au final. C’était presque gênant, mais je ne leur en voulais pas, ils m’avaient soutenus durant toutes ces années d’enfermement. Ils étaient géniaux pour ça.

Le visionnage Netflix comportait des passages avec une mafia bien classe, du genre avec un parrain charismatique à qui on ne la faisait pas et des propositions que l’on ne pouvait pas refuser. Le concept de règles dans la mafia et la tension générée par le respect d’autrui, mêlé à l’infiltration des policiers dans leurs rangs était quelque chose que j’appréciais particulièrement. Personnellement, si j’étais à leur place, je me serais fait griller en une question. Et les mafieux n’aiment pas les espions. Oh ! Ça non.

Toujours était-il que la tête pleine d’aventures mafieuses m’avait conduit à prendre conscience dans Dreamland dans un entrepôt dégueulasse et craignos avec une version discount d’une bonne mafia. Pourquoi ? Enfin, c’était pas mal, vu que j’avais atterri en plein milieu d’une transaction cheloue ; je ne me serais pas fait pendre par les pieds pour avoir fait planter leur coup. J’avais pu leur expliquer calmement ma situation… et ces idiots ont fait le rapprochement entre eux et la mafia cool que j’avais vu. Idiots, votre mafia n’était pas cool.

Mon gabari, encore lui, m’avait permis de devenir le garde du corps… ou plutôt le chien-chien, de la petite fille de la boss. J’avais accepté sans faire d’histoire : Il fallait dire que sur le papier, je voulais bien devenir serviteur d’une demoiselle. Mais cette chose, quoi que dotée de sensuels appâts, n’arrêtait pas de parler. Jamais. Même ses ponctuations étaient bouffées par les mots de la phrase suivante. Un moulin à parole ? Non, moulin n’est pas assez puissant. C’était comme un canon à confettis de paroles. Le genre qui dérange, reste et ne demande pas ton avis.

Enfin bon, en ignorant la tera-flopée de mots qu’elle pouvait débiter, j’avais pu la voir essayer dans les magasins diverses tenues ; parfois à la limite de la décence. De la lingerie, des combinaisons moulantes, du cuir, de la dentelle révélatrice… le mieux étant que je n’avais ni besoin de me lever, ni de donner mon avis. Elle se posait des questions et, sans attendre ma réponse, donnait aussi les réponses. En me faisant répondre à ma place, en plus. J’avais juste à la regarder défiler dans ces habits très classes ou très provocateurs sans dire mot. Et après avoir arnaqué, avouons-le, les vendeurs du magasin, nous fûmes rentrés dans le bâtiment juxtaposant l’entrepôt dégueulasse. Elle avait enfilé d’autres habits plus hivernaux et nous fûmes partis à l’aventure. Bruyante.

Après, donc, nous arpentions la plaine luxuriante de végétation. C’était assez étrange d’avoir une température si basse et des plantes aussi vivaces. La magie de Dreamland, sûrement. Ma grande carcasse et la frêle jeune femme en manteau jaune à pompons noirs marchions en essayant d’éviter de se prendre les pieds dans quoi que ce soit. Elle était en train de me parler de ses nombreuses conquêtes pour au moins la quatrième fois en trouvant toujours des nouvelles anecdotes croustillantes. Honnêtement, on ne pouvait pas lui confier de secret et encore moins sortir avec. En long, et dur, en large et en travers, j’avais le droit à un fourmillement de détails.

Nous arrivâmes à l’orée d’un village jusque là paisible avant même que je m’en rende compte vraiment. Le bruit blanc que faisait la voix pourtant aux abords agréables de la demoiselle qui m’accompagnait avait accaparé mon attention et même endormi. Il y avait dans ce village une ambiance de mort. Vraiment, on sentait que les habitants n’étaient pas contents de nous voir débarquer ainsi, sans doute connaissaient-ils déjà ma charmante compagne. Dans un sourire gêné et un bras derrière la tête, je leur fis comprendre que j’étais aussi dérangé par cette fille qu’eux.

- Dis, tu m’écoutes au moins ? Alors je reprends...

Ah non ! Pas ça ! Je n’avais pas envie de réécouter les ébats sexuels qu’elle a eu avec un certain Ludvig… Que quelqu’un me sorte de là !
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Timmy Poonce
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mar 2 Jan 2018 - 20:00
Cela faisait maintenant une semaine que Timmy avait été informé de la terrible nouvelle : ses parents lui avaient pris un rendez-vous chez le psychologue. Après de longues et douloureuses négociations, il avait obtenu une dernière chance de se racheter. S'il se comportait parfaitement durant toute la semaine et ne créait aucun problème à l'école, la rencontre avec le docteur serait annulée. Sans vraiment savoir pourquoi, le petit garçon souhaitait à tout prix éviter ou du moins repousser son entretien avec le psychologue. Il n'y avait rien de rationnel dans son appréhension et sans doute qu'il n'aurait pas dû être aussi effrayé par la perspective de rencontrer un professionnel de la santé. Quoi qu'il en soit, l'écolier redoublait désormais d'efforts pour satisfaire ses parents. Il suivait les ordres de sa mère, écoutait en classe et révisait ses cours comme il ne l'avait jamais fait. L'enfant avait même découvert qu'il pouvait utiliser le monde des rêves pour apprendre ses leçons. Depuis qu'il était voyageur Timmy avait fait de Dreamland une priorité, s'était presque détourné de la réalité : c'était la première fois que les rôles s'inversaient. Le voyageur alla se coucher à l'heure exacte fixée par ses parents et s'endormit rapidement.


___________________________________


    Avant de sombrer dans un profond sommeil, le morpheur avait tout fait pour visualiser un endroit calme et propice au repos. C'était assez rare mais, pour une fois, il atterrit dans un lieu qui correspondait à ses attentes. Une large plaine herbue. Ces quelques mots suffisaient à décrire l'endroit car aussi loin que l'enfant pouvait voir, il n'y avait rien d'autre… Ha ! Si, il y avait cette tente derrière lui. Par curiosité, le petit garçon s'en approcha.

-Un fois six égal six ! Deux fois six égal douze ! Trois fois six égal dix-huit ! Quatre fois six égal vingt-quatre ! Cinq fois six égal trente ! Six fois six égal trente-six ! Sept fois six égal… heu… quarante-deux !

    C'était un petit tipi, capable d'accueillir une ou deux personnes. L'enfant-rat n'était pas effrayé par cette tente et en retirait une certaine fierté. Ne pas avoir peur d'une tente n'était pas un exploit en soi. Pour autant, une toile et quelques piquets auraient suffit à inquiéter Timmy à ses débuts. Cela n'était plus le cas, et le garçonnet y voyait donc la preuve qu'il devenait de plus en plus courageux. Il se faisait moins méfiant à l'égard du monde des rêves, ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Ainsi, c'est plein de confiance qu'il engouffra sa tête dans la cahute.

-QUOI ?

    Le petit garçon recula d'un pas. Il était en face d'une petite tente perdue au beau milieu d'une plaine. Tout allait bien. Il fit à nouveau un pas dans la hutte. Il refit un pas en arrière. Il fit le tour de la tente, la mesura avec ses petites jambes. Aucun doute, le tipi en face de lui ne pouvait accueillir qu'une ou deux personnes. Il entra à nouveau dans la tente, juste pour être sûr qu'il n'avait pas halluciné.

-Mais c'est quoi ça ?

    La tente était un palace. Pas un grand tipi, non, un véritable palace. Timmy se trouvait à l'entrée d'un gigantesque jardin qui s'étendait sur une centaine de mètres. Une allée ornée de fleurs exotiques menait jusqu'à une superbe résidence d'un blanc immaculé. L'écolier n'en était encore qu'aux tables de multiplications, mais il lui semblait bien que ceci défiait toutes les lois mathématiques. Il avait bien vérifié à plusieurs reprises, tout ce qu'il voyait devant lui se trouvait à l'intérieur d'une vulgaire hutte. Une fois sa surprise passée, l'enfant marcha en direction de la demeure. Il traversa le jardin et remarqua une merveilleuse piscine sur la droite du palace. Il s'y rendit sans hésitation, s'installa sous un parasol et reprit ses révisions.

-Un fois dix égal dix ! Deux fois dix égal vingt !

    Une fois ses tables de multiplications maîtrisées à la perfection, le petit garçon piqua un somme sur son transat.


___________________________________



-Hé gamin ! T'es qui ? Qu'est ce que tu fous là ?

    Timmy se frotta les yeux, s'étira et descendit de son transat. Il leva la tête vers son interlocuteur, un jeune voyageur quelque peu décontenancé.

-Heu… tu serais pas le petit fils de Mama venu passer ses vacances ici ou un truc du genre par hasard ?

-Salut ! Non moi c'est Timmy.

-Heu… ok ? Bon écoute tu vas me suivre je t'amène voir Mama.

    À peine réveillé, le morpheur accepta de suivre son guide en silence. En parlant de silence, le voyageur ne produisait aucun bruit dans ses déplacements. Était-ce son pouvoir? Ils entrèrent dans le palace, zigzaguèrent dans des couloirs et arrivèrent dans un luxueux salon. Affalée sur un long canapé, Mama regardait une émission Dreamlandesque sans queue ni tête. Le voyageur qui avait accompagné Timmy dans les couloirs hésita quelques secondes avant de prendre la parole.

-Mama ? Il y avait ce gamin dans la piscine, on en fait quoi ?

Mama se retourna lentement vers Timmy. Elle l'observa quelques secondes avant de sourire.

-Bah ! Il est tout mignon tu peux le laisser dans le coin. Va le montrer à ma petite fille elle voudra peut être s'amuser avec... Ha ! Non, elle est partie au village. Fais-en ce que tu veux écoute !

-Ok… Bon allez suis-moi petit.

    À nouveau, le petit garçon fut promené à travers les salles du palace sans trop savoir où il allait ni même pourquoi il devait y aller. Il se contentait de suivre, récitait ses tables de multiplications sans vraiment se poser de questions sur la situation dans laquelle il se trouvait. Ils entrèrent finalement dans un mini-bar. Une femme encapuchonnée se trouvait déjà dans la pièce, elle accueillit Timmy et son guide d'un regard inquisiteur.

-Pose pas de questions, j'en sais pas plus que toi. J'suis tombé sur ce gamin, il était tranquillement posé dans la piscine. Il a dû rentrer dans la tente alors que personne s'était encore endormi pour faire la garde… C'est pas comme si on était très à cheval sur la sécurité mais quand même je trouve ça bizarre. Enfin bref ! Tu bois quoi ?

-Le truc chelou qu'on a volé hier. Tu veux goûter ?

Timmy laissa les deux voyageurs discuter entre eux et partit jouer au flipper, seul objet digne d'intérêt dans la pièce.
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Lena Skye
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Jeu 4 Jan 2018 - 17:46

Il y avait bien longtemps que Lena ne s’était pas accordé un temps pour travailler. A dire vrai, elle avait complètement délaissé bon nombre de ses obligations et réduit ses révisions au strict minimum nécessaire pour obtenir son diplôme. Les partiels étaient passés, son mémoire rendu depuis longtemps, elle n’avait pas vraiment de contacts dans la région, et ne souhaitait pas rentrer au pays. Quand à l’organisation, Sherlock se faisait discret ces derniers mois. Elle n’avait pas cherché à en savoir plus, savourant ces jours de paix si rares depuis qu’elle avait perdu sa famille, et en arrivait même à apprécier cet état de farniente perpétuelle dans laquelle elle se laissait aller, sans se rendre compte des tonnes de paquets de gateaux et autres glaces qui couvraient le sol de son logement. Elle n’avait aucune envie de prendre un petit boulot ; elle risquait de croiser tout un tas de personnes qu’elle désapprouverait largement et se refusait à avoir la moindre conversation forcée avec ce genre d’individus, même si c’était pour un salaire.  Quand à l’idée de sortir se divertir, cela la répugnait plus encore. Et croiser des individus sans intérêt qui essaieraient de l’embrigader dans leur vie fade ? Non, plutôt crever. Elle allait au rythme qu’elle avait choisi, suivait les émissions qu’elle décidait de suivre, faisait les activités qu’elle décidait de faire, mangeait ce qu’elle voulait… Bref, personne pour l’ennuyer, pas de soucis avec des histoires de relations amoureuses ou de mauvaise paie… Elle était dans sa petite grotte et seuls les cours les plus importants la forçaient à en sortir.  Walter avait bien tenté de prendre contact avec elle, il était après tout le seul qu’elle tolérait dans sa vie, mais même avec lui, elle s’était montrée distante. Non pas qu’il lui déplaisait loin de là même, mais elle avait décidé de ne plus se prendre la tête à essayer d’attirer son attention pour passer aux aveux le concernant.

Du côté de Dreamland, elle accomplissait toutes les tâches de Nezumi sans rechigner, sans faire de vagues, à tel point que Matt tenta un soir de la frapper pour voir si elle réagissait au grand dam du jeune homme qui reçut un bon coup de poing en plein visage.  Tous s’inquiétaient de la voir ainsi, alors qu’elle avait beau leur répéter qu’il n’y avait rien et qu’elle voulait juste faire ce qu’elle voulait sans faire d’histoires.  Et ce soir là, elle avait décidé de buller dans son coin. Elle avait sciemment ignoré les appels de Matt, ainsi que ceux d’Ethan, avait supprimé leurs sms sans même y jeter un regard, et s’était réfugié dans la douceur de son coquet canapé lit, le seul meuble de la maison encore debout et immaculé. Elle s’empara d’un pot de glace Ben & Jerrys dans son frigo, et lança le premier film du seigneur des anneaux, ayant décidé de revoir la trilogie complète. Et alors qu’elle voyait l’image de Frodon et Sam s’engageant dans la montagne marquant la fin du premier acte, elle sentit ses yeux se fermer lentement. Il était temps pour elle de rejoindre Dreamland.


***


« Et du coup, tu vois, le mieux quand tu veux choper une donzelle, c’est de lui mettre une bonne main au cul et de la plaquer contre un mur. Après tu lui fais un regard de beau gosse t’as vu, et hop, elle est à toi ! »

Oh bon sang. Elle était tombée à Beaufland. Ou tout du moins, c’était la première impression que lui donnait l’échange qu’avaient deux espèces de loubards qui étaient devant elle alors qu’elle était entourée d’une petite troupe  de gugusses dignes des cités qui portaient des vêtements bien trop grands pour eux et avaient chacun leur fumette et une arme contondante dans la main. De son côté, Lena avait revêtu une veste en cuir dans des tons proches de celles portées par la bande de bonobos qui avançait bruyamment sans se soucier des pauvres gens effrayés qui s’écartaient sur leur passage.  Quand au lieu dans laquelle la manieuse aux cheveux émeraude avait atterri, on aurait dit un de ces villages des plaines de Mongolie, avec des maisons ressemblant plus à de grandes tentes qu’à des bâtisses séculaires. Elle devait être dans les fameuses plaines de Dreamland. Mais que pouvait bien faire une pareille bande qui aurait très bien eu sa place à Délirium City ou à Luxuria dans un endroit sans aucun intérêt tel que celui-ci ? A part de pauvres pécores effrayés, il ne devait pas récolter grand-chose.  Alors qu’elle réajustait sa ceinture qui était beaucoup trop lâche à son goût, Lena décida de prendre la parole pour en savoir plus :

« - Dites les mecs. C’est pas que vous êtes un peu chiants avec vos conseils de drague à faire frémir une vieille dans un concours de rillettes, mais on fait quoi ici ?

- Tu débarques d’où toi ? T’es nouvelle ? C’est pas parce que tu portes l’uniforme de la bande que tu peux parler comme chez ta mère la nana ! Et pour ta gouverne, on va faire le boulot habituel. Rappeler à tous ces paysans qui c’est les vrais chefs ici. On va aller tabasser quelques uns de ces faibles, et pendant ce temps, un autre groupe s’occupe de piquer l’herbe. »

L’herbe ? Oh non encore des drogués… Sérieusement, il fallait toujours qu’elle tombe sur des accros. Et ceux là avaient le profil type en plus, complètement paumés qu’ils étaient. Elle n’avait pas répliqué à sa remarque qui se voulait dominatrice pour s’affirmer devant ses petits copains, typique des racailles dans son genre. Lena soupira intérieurement, suivant malgré tout la petite troupe dans l’idée de les arrêter lorsque la situation le permettrait. Marcher dans une telle tenue n’était vraiment pas pratique, ses chaussures militaires serraient ses pieds comme jamais, et elle mourrait de chaud sous sa veste en cuir, mais vu que personne ne l’enlevait autour d’elle, elle avait choisi de se fondre dans la masse pour les prendre à revers lorsqu’ils s’y attendraient le moins.

Finalement, lorsqu’ils parvinrent dans  le village qu’apparemment ils comptaient attaquer, le chef de la troupe prit la direction d’une yourte de grande taille d’où s’échappait une agréable fumée et où l’on pouvait déjà voir attablés des habitants qui profitaient tranquillement de leur pause alors qu’ils revenaient probablement de leurs différents travaux. Aucun d’eux ne semblait se douter de quelque chose, du moins jusqu’à ce qu’un des villageois tourne la tête vers les loubards et pousse un cri d’effroi, alertant tous les autres par la même occasion. En un instant, ce fut la panique ; les gens couraient en tout sens, cherchant à fuir comme ils le pouvaient en emportant divers biens. Lena ignorait leur valeur, mais trouva cette initiative bien stupide, comme s’ils allaient profiter de leurs possessions une fois morts. Cela ne faisait que les ralentir. Et bien vite, une bonne partie des paisibles campagnards se retrouva coincée dans la grande yourte qui servait de taverne locale.  Certains étaient maintenus au sol par les gros bras de la bande, tandis que leur leader toisait les habitants restants avec un large sourire. Il hêla alors l’un de ses camarades :

« - Brandon, on les a bien tous réunis ? La voie est libre pour Duncan et les autres ?

- Oui Drake, ils sont tous là. On est allés chercher les derniers petits vieux qui trainaient dans un coin de ce bled.

– Parfait ! Alors, écoutez moi tous les campagnards ! On sera pas longs, on vient juste se servir chez vous ! Nos camarades à l’extérieur sont en train de faire leur boulot. Mais comme j’ai pas envie qu’ils soient les seuls à s’amuser, on va désigner certains d’entre vous que je me défoule un coup. »

Oh bon sang, il comptait vraiment s’en prendre gratuitement à ces pauvres hères. Lena n’était pas réellement une héroïne, mais dans cette situation, même elle était prise de compassion. Elle n’attendit pas plus longtemps pour se débarrasser de sa veste, libérant son violon et dévoilant le débardeur blanc qu’elle portait en dessous. Elle utilisa une bourrasque de vent qui projeta au sol deux des bandits qui surveillaient l’entrée de la yourte, les envoyant s’écraser un peu plus loin. La jeune femme, pas vraiment rassurée par le nombre auquel elle s’apprêtait à faire face pointa Drake du doigt avec un air plein d’assurance.

« Bon ! Ecoute moi gros lard. J’ai laissé de côté ton manque de respect de tout à l’heure. Par contre, que tu joues les racailles de bac à sable avec tes petits copains pour tabasser des pauvres gens, ça, tu vas devoir te brosser mon con. Je compte bien te défigurer un peu plus si c’est possible. »

Quand faut y aller faut y aller… Les autres bandits laissèrent leurs proies s’enfuir de la tente et se rassemblèrent face à la manieuse qui déglutit. Elle allait devoir être rapide. Mais après tout, c’était dans ce genre de moments qu’elle se sentait revivre. Elle se défoulait de la vie réelle qu’elle avait mise de côté.  Elle porta son archet sur les cordes de son instrument et se mit en position de combat.
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Lyun Fujiwara
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 5 Jan 2018 - 18:00
L'humidité ambiante de la province rendait l'atmosphère urbaine maussade, le paysage gris couvert de nuages menaçant le sommet des demeures, il se lisait sur le visage des habitants de l'Est un sentiment de lassitude et d'exaspération  Une fine pluie vint se rajouter à ce tableau, les parapluies apparurent comme par magie, ce qui permit aux bipèdes de dissimuler la triste réalité de leur train train quotidien. L'apprentie juriste, quant à elle, se prélassait à la bibliothèque universitaire d'une architecture spacieuse et élégante, accueillant une bonne partie des étudiants entrant dans cette filière complexe qu'est le droit. Plongée la tête la première dans un manuel sur l'une des matières qu'elle considérait la plus horrible, le droit de l'expropriation, les partiels allaient tomber dans quelques jours. Le planning de bachotage qu'elle s'était préparée, consistait à errer dans cette grande pièce froide et morne, à y réfléchir à deux fois, on pourrait aisément croire qu'elle faisait office de foyer à Lyun. Redressant que très rarement la tête en direction de la fenêtre, observer grâce à la luminosité décadente, le moment de la journée, elle prenait au sérieux ses prochains examens. Les seules heurs d'amusement qu'elle s'était fixée, proviendraient de ses nuits à Dreamland où le plaisir de flâner à sa guise serait à sa portée ou de s'organiser une petite aventure aux fins de se dégourdir les jambes, ainsi que l'esprit.

Une main inconnue captura furtivement son épaule, l'une des bibliothécaire avait la gentillesse de lui signaler que la B.U fermait, pendant que sa consœur rangeait les divers ouvrages abandonnés sur un comptoir à cet effet. Cela n'aurait pas dérangé outre mesure la voyageuse de camper ici, au moins, cela lui privilégierait une place face à tous ces vautours. Elle remercia d'un hochement de tête contrarié son interlocuteur, obligée de s'interrompre dans un passage complexe qu'elle tentait de démystifier. Sans un mot, elle rentra chez elle alourdie du manuscrit que lui avait prêté l'archiviste, en chemin un groupe de personne aux objectifs lucratifs l'accosta dans le but d'avoir sa signature et bien évidement son RIB pour venir en aide à machin chose. Elle les ignora royalement, marchant tout droit sans leur accorder le moindre regard, ce qui dut en agacer certains, raison pour laquelle ils la suivirent sur une dizaine de mètres en lui apportant sous son nez les formulaires. Lyun se retint de crier à leur encontre, voire de les bousculer, se sentant étouffer par la pression psychologique qu'ils cherchaient à exercer. Finalement les collègues des déserteurs les intima de les rejoindre, la morpheuse rapace relâcha un discret soupir de soulagement, quelques pas de plus, et elle ne serait pas privée d'agir de façon discourtoise. Une fois rentrée, elle s'affala directement dans son lit comme si toute le poids de la Terre l'attirait en son centre, ses forces la délaissaient tandis que son ventre la tiraillait.  Contemplant de ses iris givrées le fond de ses placards à la recherche d'un brin de nourriture salvateur, malheureusement, le peu d'aliments équilibrés impliquait une application à faire la cuisine. Prise d'un élan de flemme aigu, elle choisit de grignoter quelques cookies devant le dernier épisode de l'animé du nom de « The Ancien Magnus Bride », un animé récent reprenant l'esprit du célèbre Hayao Miyazaki. C'était véritablement son petit rituel, son seul instant de détente  avant de s'enfoncer dans les profondeurs de la rêverie.


***



Un chant de cigale fut la première chose qui lui fut familier à son arrivée dans l'univers Dreamlandien, ses paupières s'ouvrirent sur une paysage dédiée à l'agriculture. Des champs de diverses cultures s'étendaient en plaine sur de longs kilomètre, à n'en pas douter, l’atterrissage de la jeune femme s'était faite en pleine cambrousse. A la carrure des habitations construite sous forme de tentes, qui ne payaient pas de mine, la réconfortait encore moins dans sa déduction. Le point positif était qu'elle tenait enfin la possibilité de se la couler douce sur un coin d'herbe. Elle prit l'initiative de se balader aux abords du villlage afin d'éviter toutes interactions sociales inutiles avec les pécores des environs.  Lyun finit par trouver un pré à coté d'une hutte isolée du village. Elle ressemblait fortement à un moulin du XIVème siècle où les paysans entreposaient leur récoltes fraîchement cultivés afin de les protéger de la mauvaise météo. S'allongeant sans gêne sur le tapis d'émeraude, après tout cette lecture, elle avait tout à faire le droit de profiter d'un peu de sérénité sous la chaleur d'un soleil rayonnant, absents dans la réalité. Absorbée par le passage des nuages auxquels elle assimilait des animaux mais également des objets telle une enfant de dix ans, elle n'entendit pas tout de suite les voix qui montaient vers son emplacement.

- Bon les gars, vous êtes prêts à vous emparer  du matos ?

- Ouais Duncan, on va piller ces gueux, ils n'auront que leurs yeux pour pleurer

- On ne bouge pas avant tant qu'on a pas le signal.

- J'ai une idée, on pourrait incendier l’entrepôt après notre larcin.

- Tu devrais changer de disque avec tes envies de pyromanie Jet mais pourquoi pas, j'aimerais bien rire de la tronche de ces paysans brisés par le désespoir de perdre leurs labeurs HAHAHAHA

- On va s'en payer une bonne tranche

- Excusez-moi, vos intention sont bien de voler ces pauvres gens et de brûler leur gagne-pain, ce n'est pas très légal tout cela messieurs.

La demoiselle à la cascade de glace s'était redressée impassible pour faire front à ces lourdauds aux objectifs douteux, Les hommes la regardèrent avec surprise et arrogance, des sourires élargirent les lèvres de certains comme des loups ayant attrapés une brebis égarée. Lyun n'affichait ni appréhension, ni peur, la seule chose sûre était qu'elle ne laisserait pas cette bande de malfrats commettre des délits. Elle n'étudiait pas le droit et la justice depuis trois ans pour rien, la voyageuse possédait des principestout de même. La honte et l'hypocrite la hanteraient si elle décidait de rester dans son coin

- Mais qu'est-ce que fout une gonzesse ici, je pensais que tous les villageois faisaient leur sauterie au bar.

- J'ai pas l'impression qu'elle fasse partie des ploucs, on dirait plutôt une voyageuse.

- Elle est pas moche malgré son regard noir, on va la prendre avec nous les mecs et la montrer au boss.

- Je crois pas non.

- Tu as pas le choix poulette, t’inquiète pas, on s'occupera bien de toi.
Maintenant tu te la fermes et tu dégages de notre chemin.


- Encore une fois, je ne crois pas.

- Je vais couper ta langue de rebelle.

Le chef de la bande paraissait enclin à frapper la jeune femme, qui l'énervait avec cette opposition, peu habitué qu'on lui donne le ton. Lyun ressentit une palpitation au cœur, un regain d'énergie la traversa sous l’expression des frissons d'excitation, d'une parte mécontente qu'on lui ait détruit son moment de paix et d'une autre, émoustillée par ce combat clairement en sa défaveur par l'effectif du cortège. Son humeur morne se transforma en un air carnassier, elle s'acclimatait à cet instinct sauvage, qui la poussait à répondre à un affront. D'un signe du doigt, elle les invita à s'approcher

- Tant que je serai bien portante, il ne vous sera pas possible de faire quoique ce soit de hors-la-loi, venez tenter votre chance de me mettre hors d'état de nuire.
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Sam 6 Jan 2018 - 20:27
Cela faisait maintenant à peu près deux mois que Robert pourrissait entre les murs de sa chambre d'hôpital. Même si son séjour c'était égayer depuis qu'il voyait le petit Timmy régulièrement en rêve, son état évoluait lentement ; une vitesse proche de celle à laquelle il sombrait dans la déprime. Comme il s'amusait à le dire de plus en plus souvent : « Hospital both heals and kills you… » une philosophie tant critiquable que compréhensible.
Cette semaine, d'ailleurs, lui avait semblé encore plus horrible que toute celles qu'il avait passées jusqu'alors : en plus d'être à moitié paralysé, il avait la crève. Et pour cause, l'hiver approchait, son froid en guise de tapi rouge. Aucun problème, dira-t-on, pour l’alité qu'il était ; sauf quand une greluche en blouse blanche ouvre le fenêtre « pour aérer » et oublie de la refermer. Le chauffage éteins n'avait pas arrangé son problème ; il était donc rester une bonne demi-heure à se les peler, le cul à l'air dans sa chemise d'infirme, jusqu'à ce que la greluche revienne et tente de s'excuser entre les injures du vétéran.

Notre Robert était donc malade comme un chien, selon l'expression. Déjà un peu drogué avec les quantités exorbitantes de médicaments qu'on lui faisait ingérer chaque jour, la fatigue qui s'y était ajoutée le rendait amorphe. La situation prêtait à rire : légume le jour et arbre la nuit, que rêver de mieux ? D'ailleurs, son bras onirique avait cessé de le faire souffrir depuis quelques temps, et il tentait d'en limiter son usage ; la présence de son ami morpheur-rat l'avait aussi grandement aidé à diminuer l'influence de son hôte si bien qu'il ne l'assaillait plus autant que durant ces premières nuits. La maladie le suivait à Dreamland cependant, le parasite profitant de sa faiblesse morale pour lui mener la vie dur ; l'hylophobe rechignait donc souvent lorsqu'il devait s'endormir. Ses rêves continuaient de le terroriser, l'incapacité qu'il avait de contrôler ses pulsions violentes déjà récurrentes l'empêchait de dormir calmement ; tout pouvant dégénérer à tout moment. Et forcement,  les somnifères qui lui avaient été prescrits ne solutionnaient pas le problème.
Robert s'embarqua donc encore une fois dans un sommeil forcé…

–--------------

Son éveil dans Dreamland fut si pareil à son endormissement dans le monde réel : Long, flou, oppressant  et sulfureux. Sa gorge semblait si sèche dans un monde comme dans l'autre, sa langue si rêche et son nez si pris ; il n'arrivait presque pas à respirer.
Robert se rendit compte bientôt que ce n'était pas le virus qui l'empêchait d'inspirer mais bien son bras droit, enserrant fermement sa gorge. Un moment de panique avant qu'il réussisse à stopper cette emprise de son propre chef, sans grande difficulté. L’incompréhension s'installa subrepticement, alors que l'homme fixait son bras avec une sorte d'effroi mêlée d'intérêt.

L'hylophobe mit du temps à porter son attention ailleurs et fut surpris de trouver autour de lui un paysage offrant un tel contraste avec son éveil. Il se trouvait en effet dans un champ ; des dizaines d'autres l'entouraient et décoraient la plaine d'un patchwork agricole surprenamment beau. En parlant d'Arlequinerie, ses vêtements ressemblaient fort à son environnement : chapeau de paille, chemise jaune à la Lucky Luke et une salopette en jean reprisée de partout dont les bretelles pendaient mollement à ses hanches. Un paire de vieilles Timberland jaunâtres finissait ce costume paillard. Robert se porta pourtant au jeu, portant une jeune pousse de blé à son sourire en coin. Il commença à marcher doucement, un peu absent, chantant lentement :

— « I'm a poor, lonesome cowboy, I've a long long way from home… » Des paroles porteuses de sens.

Ses déambulation champêtres l’amenèrent à un petit carrefour de terre. Trônait un son centre un panneau en bois aux inscriptions effacées que Robert ne tenta même pas de déchiffrer, lassé un peu trop. Un haussement de sourcil et un gonflement des joues lui apprirent que le hasard était une bonne solution et il emprunta le chemin en face de lui ; chantonnant toujours :

— « I'm a poor, lonesome cowboy… »

Sa chanson s’interrompit peut après, des pas de course claquaient derrière lui. Regardant l'origine du bruit en soulevant le bord de son chapeau du pouce il interpella l'homme qui courait, sans le distinguer vraiment :

— « Tu cours où comme ça bonhomme ? » L’intéressé devait ne pas avoir entendu. Alors qu'il s'approchait Robert cru le reconnaître et lui relança :

— « Hey mais t'es le jeunot du Tournoi de Dreamball ; décidément t'arrête jamais le sport ! »
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Nassib Kobb
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Lun 15 Jan 2018 - 19:38
Nassib avait à peine quitté la ferme d'Anna qu'il c'était déjà lancé aussi vite qu'il le pouvait. Du moins sans utiliser ses pouvoirs. Il préférait économisé son energie de peur qu'il y ai un future conflit. L'ancienne mésaventure qu'il avait vécu ici même contre le contrôleur du silence l'avait marqué. De plus ce dernier lui avait bien fait comprendre qu'il n'était pas seul et qu'il y avait une organisation derrière lui, une organisation qui avait l'oeil sur Nassib. La maladie qui rongait le village ne devait pas avoir de rapport avec eux, mais valait mieux être prudent. Les champs qui entourer le chemin jusqu'au village, était encore une fois squattés par des rêveurs insouciants. Il y a des jours où n'être qu'un simple rêveur me manque... Dormir est devenu plus éprouvante que ma vie dans le monde réel au final.

Après un bon kilomètre de parcouru, un voyageur sorti du champ et interpella Nassib. L'héliaphobe le reconnu vaguement et continua sa route pressé d'en savoir plus sur ce qu'il se passait au village. Finalement son ancien rival au dreamball l'interpella de nouveau en se positionnant devant lui, peut être pensait il que Nassib ne l'avait pas entendu. Ce dernier usa brièvement de ses pouvoirs pour passer derrière lui, en prenant soin de laisser un mirage à son ancienne place.

" J'ai pas le temps de parler, si t'as envie de te rendre utile suis moi, enfin si t'es assez rapide !"

Bon maintenant il n'avait plus qu'à continuer sa course, sans se préoccuper de ce qu'il se tramer derrière son dos. Vu l'alure à laquel il se diriger, il y serait dans quelques minutes. Il aperçut le village au loin, mais il fut interpeller de nouveau, par un villagois ce coup-ci. Ce dernier était accompagné d'une femme et d'une petite fille.

" Je ne sais pas ce qu'il vous amène ici voyageur, mais vous feriez mieux de rebroussez chemin. Notre village est maudit, il ne vous arrivera rien de bon à continuer votre route ici.

- Merci du conseil, mais Anna m'a déjà donné les infos nécessaires sur ce qu'il se passait ici. Je suis venu vous prêter main forte.

- Vous connaissez Anna ! vous devez sûrement être l'un des voyageurs qui l'ont sauvé l'année dernière. Les choses ont empirer depuis votre départ. Mama en plus de récupérer l'artefact qu'elle recherchait, elle nous a aussi pris une bonne partie de nos récoltes. Maintenant avec la maladie qui nous ronge de l'intérieur, on ne pourra même pas payer notre du.

- J'imagine que c'est pour ça que vous quittés votre bourgade avec votre famille. Je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire pour cette maladie, va falloir avoir foi au medecin, mais ce qui est sur c'est que je vais m'occuper personnellement du cas de Mama. Aller retrouver Anna dans sa ferme et passez une bonne nuit, demain vos soucis auront disparus."

Sur cet engagement Nassib s'éclipsa jusqu'au village, la haine au ventre. Rien à voir avec sa première visite, pas d'enfait qui l'accueil, pas de cris, de rires, ni de maîre louche. Il n'y avait plus de vie ou presque, comme si le village était réellement maudit. Si seulement j'étais revenu ici plus tôt... Permission ou non tu finiras ta vie cette nuit Mama.

Finalement le voyageur s'engoufra jusqu'à la place centrale. Arrivé à la fontaine il prit une légère pause, pour se souvenir du chemin à prendre. Il pensa au voyageur qui l'avait interpellé plus tôt, peut être arrivera t'il ici lui aussi. Il entendi un cri qui le sortit de sa rêverie et accoura aussistôt. Arrivé devant la maison d'où provenait le bruit, Nassib trouva un homme qui se ruer lui aussi vers l'endroit. L'homme en question était celui qui logé sur le cadre avec Anna, mais bien que la photo était encore bien net dans la tête du voyageur. Le medecin lui semblait bien plus fatigué et affreusement pâle. Ce dernier ne chercha même pas à savoir qui était le voyageur sur son chemin et alla à la rescousse de la femme qui crier. Nassib en profita ppur le suivre dans l'enceinte de la modeste demeure. Encore dans le couloir, il avait en vue une partie de la chambre de la victime qui était accompagné de sa famille et du medecin. Seul dans le coin il attendait patiemment de comprendre un peu plus de quoi il en retourner. Apparament le mal touchait de plus en plus de personne et personne n'était mort de cette maladie, juste qu'elle clouait de plus en plus de personne dans leur lit et certains avait des douleurs en plus. Une fois qu'il eu entendu une partie des infos, Nassib s'eclipsa en dehors de la maison, il valait mieux ne pas se faire prendre.

Une fois sortit, il fit quelque pas et observa les quelques villagois qui trainer. Son oeil se stoppa sur un duo qui n'avait vraiment aucune ressemblance avec le reste du paysage. Un grand gaillard, probablement voyageur et une jeune fille trop bien habillée pour l'endroit. Je me demande bien ce qu'ils foutent ici, est ce qu'ils sont au moins au courant de ce qu'il se passe ? Ils auront peut être des infos à me donner.

" Ola vous deux. C'est un peu dangereux de se promener dans ce village comme ça. Vous devriez quittez les lieux le plus rapidement possible, mais avant ça j'aimerais savoir si l'organisation de Mama ça vous dit quelque chose ?"
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mer 17 Jan 2018 - 16:42

J’avais décidé de ne plus écouter ma compagne d’un soir afin de ne pas perdre la tête, de ne pas devenir complètement fou ; Je ne voulais pas avoir ses répliques tourner dans ma tête. Cependant, là où je devais faire preuve de doigté et de finesse, c’était qu’il ne fallait pas qu’elle remarque à nouveau mon total désintérêt pour tout ce qu’elle pouvait dire. Ce n’était pas si simple étant donné qu’elle se retournait souvent vers moi comme pour vérifier. Était-ce vraiment mon rôle de subir tout ça ? En avais-je vraiment envie ? Pourquoi m’étais-je embarqué là-dedans ? Pourquoi devais-je continuer maintenant que toutes les personnes flippantes n’étaient plus aux alentours ? Je me posais pas mal de question dont la réponse était difficile à trouver avec le bruit blanc du moulin à paroles.

Je regardais les alentours afin de me renseigner sur le village dans lequel je venais d’entrer. Il était temps que je le fasse, en fin de compte. Il y avait vraiment une ambiance étrange, malsaine. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant, vraiment. Les villageois essayaient de vaquer à leurs occupations, mais je sentais très bien que quelque chose n’allait pas du tout, voire même qu’il y avait quelque chose de mauvais, dans ce lotissement.
Je m’approchais d’un villageois avec une certaine réserve. Je ne voulais pas le déranger dans son affaire, surtout pas en lui mettant la machine à phrases qui m’accompagnait. Cette personne qui travaillait dans son jardin faisait d’abord semblant de ne pas me voir, comme si j’étais un être indésirable. Il y avait vraiment quelque chose qui clochait avec notre présence ici. Peut-être la mafia low-cost avec qui je m’étais affilié était encore moins réglo que ce que je pensais. Zut.

Un hurlement déchirant aussi soudain qu’inattendu pour ma part retentit et, chose encore plus inattendue, le silence complet vint pendant les quelques secondes qui suivirent. Je regardais le villageois qui avait cessé de travailler momentanément avec un air inquiet sur le visage, lorsque celui-ci me répondit d’une manière très perturbée :

- La maladie qui touche le village empire de plus en plus...

- Ouais, enfin… il va vraiment falloir penser à vous soigner, hein ! Non, parce que bon, nous on doit encore recevoir notre dû ! Après tout, vous vivez sur nos terres, la moindre des choses est de nous payer comme il se doit ! Ce n’est pas parce que je ne sais quoi, là, vot’ maladie ou votre piètre excuse semble vous toucher de plus en plus qu’il faut en profiter pour tirer au flanc ! Il va finir par falloir arrêter de nous prendre pour des cons, des nuls, des crédules, des pigeons ! Vot’ médecin ne trouve pas ce que vous avez ? C’est bien la preuve qu’il n’y a rien ! Vous simulez et cela, nous n’allons pas le laisser passer !

Du coin de l’oeil, je vis quelqu’un arriver. Je tournai ma tête vers lui, il avait l’air plutôt remonter, cela se voyait beaucoup sur son visage. D’instinct, je donnais un petit coup de genou dans les fesses de ma compagne tout en maintenant mon regard vers le nouvel arrivant afin qu’elle le prenne en compte.

- De quel droit tu me mets ton genou dans les fesses ? Tu as donc tant envie de te faire défonc- oh.

Elle porta son attention enfin vers celui qui venait de nous demander si on connaissait l’organisation de Mama, ce à quoi elle répondit :

- Salut mec ! T’es qui, toi, d’abord, pour nous dire que c’est dangereux ? Comme si tu savais quoi que ce soit ! “Quitter les lieux le plus rapidement possible” ? Et puis quoi encore ?! Tu crois vraiment que je sois du genre à partir juste parce qu’un connard comme toi débarque avec sa haute suffisance et m’ordonne presque de le faire ? Je vais te dire un truc, mon gars : Dégage de mon paysage avant que je ne m’énerve ! T’as p’tet une belle gueule, mais ça me ferait encore plus plaisir de la ravager avec mes… Aie !

Mon second coup de genou dans les fesses était cette fois un peu plus violent. J’aurais vraiment dû l’arrêter avant, mais je cherchais de quoi temporiser. La jeunette râla longuement, mais avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, j’essayais de calmer le jeu d’une voix douce, mais assez stressée par le fait que je me rendais bien compte que ma mission n’était pas une bonne mission :

- L’organisation de Mama ? Elle connaît bien. Il s’agit de sa petite fille. Je suis juste un gars de passage un peu naïf et assez con, je me suis fait apparemment entraîner dans un truc qui me dépasse.

- Quoi ? Connard ! Ton rôle est de me protéger ! Tu étais content de faire le chien-chien tout à l’heure quand j’essayais les fringues, espèce de pervers de merde !

Elle continua dans les accusations et les noms d’oiseau les plus inventifs que j’ai eu l’occasion d’entendre. Comme pour me dédouaner, je me grattais simplement la tête en regardant d’un air sincèrement honteux le blondinet.
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Sam 20 Jan 2018 - 1:50
  Le père de Timmy était un grand habitué des pubs irlandais. Il forçait son fiston à l'accompagner au moins deux fois par semaine. Dans ce milieu ennuyeux, l'enfant avait très vite trouvé sa rédemption. Les flippers avaient sauvé la vie de Timmy. Il fallut un an d'entraînement au marmot qu'il était avant de dépasser le record du jeu local. Dans la même année, il se plaça dans le top 10 de tous les pubs de son quartier. A l'âge de 7 ans et demi, son pseudonyme pointait à la première place dans tous les flippers qu'il avait fréquenté. Il devint peu à peu une légende urbaine.


____________________________________


    La partie avait duré plus d'une heure. Le morpheur observa avec fierté le score qui venait de s'afficher. Le flipper dreamlandesque avait ses particularités mais le fonctionnement global restait le même. Il avait suffit de deux essais d'échauffement au petit garçon avant d'exploser le record de la machine. Satisfait, l'enfant-rat se retourna et se mit à sautiller dans la pièce.

-On a gagné on a gagné ! CHAMPION DU MONDE !

-Et au fait c'est qui ce gosse ?

    Concentré sur la réalisation de son exploit, le jeune enfant n'avait pas prêté attention à l'agitation dans son dos. Un voyageur supplémentaire avait pris place dans le bar aux côtés du voyageur silencieux et de la femme encapuchonnée. Affublé d'un masque et équipé d'une impressionnante panoplie d'objets magiques, le nouvel arrivant semblait tout droit sorti d'un carnaval africain. Il aurait pu être qualifié de "badass" si il n'avait pas été pas totalement ivre. Les bouteilles vidées, l'alcool qui jonchait le sol, tout indiquait que les trois voyous au service de Mama s'étaient livrés à une beuverie pendant que le garçonnet jouait au flipper.

-Jsais pas… fin si je sais mais laisse tomber gros…

-On le fait boire ?

    Les trois alcooliques s'approchèrent du petit garçon, sourire aux lèvres. Ils semblaient dépourvus d'agressivité et, pour une fois, l'écolier ne fut pas intimidé.

-Vous voulez essayer de me battre au flipper ?

Quelques rires niais. Le voyageur masqué s'accroupit vers l'enfant, glissa sur le sol et se retrouva face contre-terre. Il se releva sans se défaire de sa bonne humeur, attrapa un verre et tendit une mixture odorante à l'écolier.

-Heu, ouais le flipper si tu veux. Tu veux pas boire mon eau magique avant ? Si tu termines le verre d'un coup tu deviendras super fort !

    Ne souhaitant pas perdre un potentiel camarade de jeu, le morpheur bût le mélange cul sec. Son action fut accueillit par les applaudissements des trois voyageurs. Le masqué attrapa l'enfant au niveau des hanches et le fit voler dans les airs. C'est qu'ils étaient gentils au final. La porte du mini-bar s'ouvrit dans un claquement sec.

-Qu'est ce que vous foutez encore ? On vous a déjà dit que quand une grosse partie de notre groupe sortait en vadrouille fallait rester dans un bon état pour garder la tente. Regardez-vous bandes de déchets !

Autoritaire et sûr de lui, l'homme toisa les trois sous-fifres ainsi que Timmy d'un regard mauvais.  Il agitait nerveusement une pièce dans sa main droite comme pour garder son calme. Il souffla un grand coup et repartit comme il était arrivé. Il laissa derrière lui un silence pesant. Dès que le second de Mama fut suffisamment éloigné, le masqué s'autorisa à chuchoter:

-Bon les gars je prends quelques bouteilles et on va sur le toit en scred? Tu viens avec nous gamin, c'est un ordre ! Tu verras, on a trouvé un petit coin bien sympa pour se poser.

    Timmy commençait à avoir étrangement chaud. Par réflexe, il attrapa la main du voyageur masqué et celle de la femme encapuchonnée. Comme ça, cela lui faisait un papa et une maman. Un peu jaloux d'être ainsi écarté, le voyageur silencieux s'incrusta au groupe. Mains dans les mains, le quatuor quitta le bar. Ils évoluèrent dans les couloirs d'une démarche titubante et grimpèrent des escaliers avec difficulté. Le petit garçon ne comprenait pas pourquoi ses amis étaient aussi maladroits mais préféra ne pas faire de remarques. Il avait de plus en plus chaud. Ils atteignirent enfin un petit grenier, ouvrirent une fenêtre et montèrent sur le toit. Ils s'installèrent sur les tuiles ils profitèrent de la vue. La petite tente comprenait donc en son sein un superbe jardin, une piscine, une villa mais aussi un joli ciel ensoleillé. L'espace semblait limité par d'immenses murs d'un blanc resplendissant qui venaient se mélanger au ciel bleu de façon assez chaotique.    

-Bon alors le champion du flipper… Timmy c'est ça ? Parle nous un peu de toi.




HRP:
 
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mar 23 Jan 2018 - 23:23


Et pan. Encore un qui se retrouvait par terre, la tête entre les jambes, à regretter ses paroles d'il y a quelques secondes. Lena, essoufflée, essuya un instant une perle de sueur qui tombait le long de son front. Ses cheveux étaient désormais en bataille, et sa tunique était couverte de sang. Haletante, elle n'en était pas moins excitée par la bataille qu'elle était en train de mener. Oh non pas que le challenge était grand, la plupart n'étaient que des petites frappes minables qui ne tenaient pas le choc face à la voyageuse qui avait déjà affronté bien pire. Un autre tenta de s'approcher, poussant un beuglement bestial, et la jeune femme s'esquiva d'un pas leste, reculant suffisamment pour se retrouver hors de portée de l'attaque. Elle profita de la surprise de son benêt d'adversaire pour faire glisser son archet sur les cordes de son instrument magique, projetant une note cramoisie de la taille d'une petite grenade dans le visage du bandit, qui n'eut pas le temps de faire autre chose qu'un cri de détresse alors que l'attaque lui explosait au visage, le projetant un peu plus loin l'épiderme en partie arraché. Oh bien sûr, elle éprouvait quelques regrets à semer la mort, mais vu qu'il s'agissait de criminels qui s'en prenaient le plus gratuitement du monde aux pauvres paysans locaux, ceux-ci furent rapidement balayés. Un énième membre de la troupe tenta de l'attaquer, et elle le frappa en plein ventre cette fois-ci à l'aide de son genou. Ne lui laissant pas le temps de se redresser, elle éclata son violon dans la nuque de sa cible. Elle n'en avait de toute manière pas besoin pour venir à bout d'une telle bande de minables. D'ailleurs, les trois derniers semblaient bien réticents à faire quoi que ce soit, et reculaient en tremblotant :


« - Drake, elle est beaucoup trop forte cette nana... On devrait se tirer de là...

- Mais t'es con ou quoi Brandon ? Elle est toute seule. On à qu'à l'attaquer en même temps c'est juste une pauvre gonzesse. T'as envie de rentrer en disant à Mama qu'on s'est fait éclater comme ça ?  »


Ces dernières paroles semblèrent avoir fait leur petit effet, puisque les deux autres étaient ragaillardis. Leur visage affichait une mine bien plus déterminée, et ils serraient les poings ; ils allaient attaquer. Brandon, qui semblait être le chef du groupe, se saisit d'un couteau de bonne taille qu'il avait attaché à sa ceinture. Ok, cette fois-ci ils étaient on ne peut plus sérieux. Lena se lécha les babines, satisfaite de la tournure que prenait ce combat et s'empara du pied d'une table qui avait roulé juste devant elle après que l'une de ses précédentes victimes se soit écroulé sur le pauvre meuble. Elle attendit que les trois se jettent dans sa direction en courant, puis le jeta soudainement juste au pied du plus grand des trois ; celui-ci perdit l'équilibre aussitôt, n'ayant pas le temps d'éviter l'objet, et s'effondra dans un grand bruit, manquant de faire perdre l'équilibre à son supérieur, qui sauta légèrement sur le côté en poussant son camarade, qui à son tour fut ralenti dans sa course. C'était exactement l'effet recherché par la jeune femme, qui avait couru dans la direction du dernier du trio et se placer juste à côté de lui au moment où il serait déstabilisé. S'il évita la charge de la jeune femme, il ne vit pas le pied qu'elle abattit droit dans l'os de son genou, au prix d'une douleur intense sous le choc, elle le fit vaciller et tomber au sol. Elle se laissa rouler un peu plus loin pour ne pas se faire surprendre par Brandon, qui était le seul à avoir gardé contenance et qui était déjà à ses trousses, et elle parvint à se cacher derrière une table alors qu'il tenta d'abattre son arme dans les côtes de son adversaire. Il perdit légèrement son équilibre du fait de l'élan qu'il avait pris pour frapper le plus fort possible, ce dont profita Lena pour se saisir d'une chaise proche et de lui éclater dans le dos, alors qu'il tentait de récupérer son couteau, planté dans la table. Pendant ce temps, les deux autres s'étaient relevés, et s'enfuirent, sans demander leur reste. Tsss... C'en était décevant. La violoniste se dirigea vers les morceaux de son instrument, puis se posa contre l'un des murs de la taverne pour reconstituer son objet magique, en se concentrant sur sa forme initiale. L'opération ne lui prit que quelques minutes, pendant lesquelles elle se demanda ce qu'elle allait faire. Elle était intriguée par ces types. Pourquoi s'en prendre à des bourgades pareilles, il n'y avait certainement rien de valeur à voler. Et pourtant, ils avaient pris la peine de rassembler tout le monde pour laisser le temps à une autre équipe de se rendre quelque part. Elle voulait en savoir plus, éventuellement mettre fin à tout ça. Après tout, elle n'avait pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent dans le coin, et une bonne baston lui apporterait la détente qu'elle attendait de cette nuit. Et alors qu'elle était plongée dans ses pensées, elle entendit un gémissement au fond de la pièce. Le chef de la troupe était encore en vie et tentait péniblement de se déplacer vers la sortie. Ni une ni deux, Lena rangea son violon dans son dos, et vint se placer accroupie face à Brandon, qui lui jeta un regard effrayé :


« - Sale... Pute... Tu vas regretter de t'en être pris à la bande de Mama...

- La bande de Mama hein ? Et si tu m'en disais plus sur vos intentions ? Vous êtes pas venus là par hasard hein ?

- Comme si j'allais te dire quelque chose haha...

- Ben disons que je pourrais consentir à te laisser partir dans ton état actuel sans m'en prendre à toi plus que nécessaire si tu me dis juste pourquoi tes potes sont venus là !

- …. Tu bluffes.  »


Il voulait des preuves ? Elle prit une autre chaise et l'explosa le plus fort possible contre son bras qui se brisa dans un horrible son de craquement. L'être poussa un hurlement de douleur, et se reprit aussitôt :


« - Ok ok ok ! Arrête ! On est venus pour voler de l'herbe. Mais pas n'importe quelle herbe. C'est une plante qui est produite ici, et qui fait une drogue géniale, ça se vend cher, et pas qu'un peu mon gars ! On devait juste retenir les pécores ici le temps que les autres aillent au moulin récupérer leur stock. On comptait pas s'en prendre à eux.

- Je vois. Allez vas y casses toi de là, hors de ma vue. Merci petite merde.  »


Elle ne lui accorda pas un regard de plus, et se dirigea vers le moulin en question, dont elle pouvait voir le sommet depuis sa position. Il semblait déjà y avoir du grabuge là bas, parfait ! Encore un combat à mener. Elle courut aussi vite qu'elle le put, et finit par atteindre la clairière qui abritait le moulin, où une autre troupe de bandits encerclait une jeune femme, dont la chevelure bleue luisait. Son regard en disait long, elle était prête à en découdre. La manieuse s'avança d'un pas lent dans la direction de celle qu'elle pensait être une voyageuse. Certains tournèrent la tête vers elle, se demandant si leurs camarades n'avaient pas échoué du fait qu'une autre personne les avait découvert devant leur larcin. Ce fut Lena qui prit la parole la première :

« - Hé toi, cheveux bleus ! Tu n'as rien contre un petit coup de main ? J'ai défoncé quelques uns de ces types là bas, et ils m'ont dit que les autres étaient là. Contente de voir que je suis pas toute seule à vouloir les arrêter ceux là !  »

Elle avait hurlé bien comme il fallait, avec une voix qui se voulait enthousiaste. Oh comme elle avait hâte de se bastonner à nouveau !

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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 26 Jan 2018 - 19:09
L'ambiance était chargée d’électricité entre les pillardes et la petite voyageuse, se dressant en rempart devant leur objectif : dérober le labeur de ses pauvres paysans. Certesé, Lyun ne faisait pas partie de ces personnes ayant le cœur sur la main, en revanche, elle n'avalisait pas ce manque total de respect. Ôter sans le moindre scrupule le pain de la bouche bien mérité après le travail ardu  accomplit par ces malheureux, se trouvait être une action des plus vils aux yeux de la jeune femme. De plus étudiante en droit dans la réalité, elle détenait un certain sens de la justice, si ces messieurs n'étaient pas vêtus d'une dégaine de voyous, elle les aurait convié à aller acheter ce dont ils avaient besoin. Dans ce cas présent, une forte intuition basée sur l'écoute de leur conversation, les bonnes intentions ne semblaient pas être leur priorité première, elle doutait même du fait qu'ils possèdent la moindre conscience. Ces créatures oniriques étaient prêtes à incendier le reste des récoltes ainsi que les habitations de ces villageois pour leur seul plaisir, Lyun qualifiait ce type d'antagoniste des rebuts. Ce qui motiva sa décision de leur infliger une bonne raclée à chacun afin qu'ils apprennent à mieux se comporter et à ne pas sous-estimer une femme même isolée.

En effet, les rires fusèrent des gouffres puantes des machos pliés en deux par l'invitation gestuelle de la morpheuse. Elle fronça les sourcils peu offusquée par leur expression hilare et abrutie, cependant, l'un d'entre eux s'était élancé le premier, dans le but de rabaisser l’effrontée osant leur barrer la route. Bien naïf et peu concentré qu'il était, gloussant à gorge déployé alors qu'il arborait son poing à l'encontre de la voyageuse, sur d'avoir le dessus face à cette chose insignifiante. La jeune femme le laissa approcher sans ronchonner, au contraire elle n'attendait que cela, ce surplus de confiance tournerait en sa défaveur sans qu'il ait le temps de s'en rendre compte. Il tenta de la cogner une première fois, offensive qu'elle esquiva une première fois, puis une seconde fois au nouvel essai. Lors de ses séances d’entraînement auprès du maître faucon, celui-ci depuis le début ne lui enseignait pas des styles de combat mais plutôt les astuces et techniques pour se défendre. Dans un premier temps, il lui présentait différentes poses défensives pour parer et parfois pour permettre une ouverture à la contre-attaque, la partie pratique vint assez rapidement où Darian s'amusait à attaquer la jeune femme. Bien évidement, il n'allait pas de sa pleine puissance, mais malgré tout, il fallu plusieurs longues sessions à Lyun pour qu'enfin elle réussisse à bloquer ou esquiver les frappes sans être complètement à la fin parsemée d’hématomes gros comme des œufs. Ce gringalet n'avait pas clairement pas le même niveau de combat que Darian, de plus, celui-ci n'avait pas fait mine de vouloir abattre sa disciple, cela lui avait permis de s'adapter à une situation dangereuse.  Après ce petit échauffement d'esquives lui déliant les jambes, la voyageuse para la rouste suivante, profitant de la surprise de son assaillant pour lui assener une droite dans le bide accompagnée d'une balayette. Il trébucha mollement à terre en se recroquevillant et  en geignant comme un animal blessé, il devait pas avoir l'habitude de se faire botter le cul par qui que ce soit.

- Je m'attendais à mieux, allez au suivant. Provoqua-t-elle d'un sourire en coin tandis qu'elle poussait du pied le brigand à terre.

- Sale chienne, on va te saigner.

- Ouais au nom de Mama et pour Rusty !!

La demoiselle à l'allure frêle continua de martyriser l'homme à terre, ses petits couinements lui rendaient ce moment plaisant, une pulsion d'amusement la traversa à l'idée de prolonger une bagarre. Cinq courageux se démarquèrent du groupe, courant furieux en sa direction dans le but de lui mettre la misère une fois pour toute. Elle recommença l'exercice cette fois-ci plus complexe dû au nombre d'adversaires, elle préféra garder secret son pouvoir pour l'heure, ce n'était pas les ennemis les plus menaçants. Juste des rigolos se prétendant d'être des gros durs, leur effectif compensait leur absence de force. Elle rejoua la même scène, reculant et valsant avec une certaine agilité entre ses adversaires. Par ruse, elle attrapa le bras de l'un des cinq l'attirant pour lui mettre une droite en plein le visage  Ce fut au tour d'un deuxième qu'elle berna en se penchant vers l'avant pour le plaquer violemment au sol, avant de fondre tel un prédateur sur une troisième, puis une quatrième cible dans la foulée. Ses coups étaient suffisamment puissants pour les mettre hors d'état de nuire quelques minutes. Il n'en restait plus qu'un et celui-ci paraissait le plus costaud de la bande, il serait moins aisé de s'approcher sans prendre un coup, elle reprit alors sa posture défensive sentant une certaine appréhension. Elle esquivait ses attaques avec moins d’aisance, plus précis dans ces actions que ses acolytes, Lyun buta soudainement contre un caillou avantageant son ennemi qui la frappa au niveau de la poitrine. Le souffle coupé par le choc, elle dut se concentrer pour reprendre son souffle, la détournant des bras de son assaillant, qui captura son cou à l'aide de sa grosse paluche. L'être des rêves resserra son étreinte en riant de bonheur et en levant légèrement le corps de son trophée, tandis que sa proie cherchait à respirer convenablement.

- Alors on ne fait plus la maligne, je vais t'apprendre à respecter tes maîtres.

- …..J'ai hâte......de voir.......cela.

La morpheuse assortit sa réponse saccadée d'une gesticulation, ses pieds se balançaient dans le vide comme un pantin. L'air de son cerveau commençait déjà à se faire rare, dans une ultime vacillation, elle envoya une jambe transformée en serre comblant ainsi la distance entre les deux anatomies,  dans les parties génitales. Celle-ci se retrouva planter à travers le pantalon dans la chair, sans aucune pitié elle enfonça ses griffes plus profondément dans le but qu'il la relâche par réflexe. Chose toute naturelle qu'il effectua en hurlant de douleur, il l’éjecta même plus loin afin de retirer ces crochets de sa plaie sur cette partie si sensible. Il s'effondra sous une telle souffrance, elle était telle que des larmes recouvrirent les joues du combattant qui avait pris ses parties entre les mains.

Lyun se redressa très lentement en se massant la gorge, sa respiration récupéra un rythme normal sous les yeux médusés du reste de la petite troupe. Eux qui s'imaginaient observer une scène bien obscène, ils contemplaient leur camarade gémir tout en compatissant avec son sort. D'un revers de la main, la morpheuse épuisée s'épongea son front moite, c'était sa première bagarre Dreamland et réalité confondus. Elle ne pensait pas qu'elle serait autant affectée par la fatigue, elle fut toutefois fière d'en avoir rétamé plus d'un, cela signifiait que le training dispensé par Darian porter ses fruits. Les brigands encore debouts se ressaisirent l'encerclant, l'étudiante ressentit chez certains une pointe d'effrois et d'autres de l'excitation, le chef du nom de Duncan allait ouvrir la bouche lorsqu'une voix féminine l'entrecoupa. Tous rivèrent vers une seconde femme à la chevelure émeraude tout comme ses iris, hélant Lyun aux fins de savoir si elle pouvait s'incruster dans le combat, non pardon dans SON combat à elle.  La chasseresse arqua un sourcil en sa direction quelques secondes pour la dévisager, à sa tenue et son galbe, l'inconnue était ravie de se jeter à pieds joints dans les hostilités.

- P'tn encore une meuf, elles arrivent d'où merde ? Et puis c'est quoi cette histoire, elle a défoncé à elle toute seule le groupe de Bran....

- Ne jamais détourner ses yeux de son adversaire mon grand. S'écria-t-elle s'étant retrouvée devant lui à le frapper d'un coup de coude dans la joue.

Elle lui dédia un sourire sauvage, avant de s'en prendre à deux autres hommes métamorphosant sa bouche en bec et son autre jambe en serre afin de gagner un laps de temps considèrable. Elle mordit bras et épaules, exploitant à son avantage la surprise de ces voyous d'être face à un morpheur ce qui les déstabilisa. Ses attributs animaux étaient dotés de plus de force que ses membres humains, elle provoqua ainsi quelques fractures notamment du à son bec. Seul le fameux Duncan résista à ses assauts, plus expérimenté que les siens. Elle le leurra finalement en lui faisant croire qu'elle allait fondre sur lui pendant qu'elle ficha ses griffes dans son pied de tout son poids, l'accompagnant ensuite d'un coup de poing dans la figure.  Ce fut le dernier à tomber à terre dans un bruit sourd, elle soupira de soulagement et de satisfaction en se frottant les mains. Elle s'adressa tout d'un coup froidement à la femme à l'allure belliqueuse,  lui faisant face pour la surveiller :

- Merci pour ton invitation, mais j'ai pu m'en occuper selon mon bon vouloir
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Sam 3 Fév 2018 - 23:08
— « J'ai pas le temps de parler, si t'as envie de te rendre utile suis moi, enfin si t'es assez rapide ! » Vanish, et Nass disparaît…

Robert le regarda s'éloigner à longues foulées, qu'il n'avait absolument pas envie d'imiter ; pas du tout. Il était bien, là, dans son habit de fermier un peu ringard, un brin de soleil sur sa peau abîmée et un autre de blé au coin des lèvres. Soulevant son chapeau et se recoiffant de sa main libre, il reposa son couvre-chef sur son crâne paysan, sa paille noire replacée. Ses mains trouvèrent aisément le chemin si familier de ses poches, puis ses pieds celui du village vers lequel semblait se diriger le jeune voyageur de lumière.

— « Cette jeunesse, toujours si pressée… » Puis il siffla, tranquillement marchant.

Il arpenta donc la campagne un peu plus, contemplant cette nature simple et agricole si étrangère aux lieu de son enfance par son absence presque totale d'arbres, mais qu'il avait apprise à connaître depuis douze ans. Il était une plante perdue au milieu du blé, du colza, de l'orge et du maïs ; quelques part la solitude avait un côté rassurant : pas de stimuli, pas de victimes, pas de problèmes. Alors il profita, inspirant profondément – ignorant un instant les réactions allergiques que lui procurait l’inhalation de graminées – le grand air et le silence lui faisait du bien. De fait, il avait passé beaucoup de ses nuits avec Timmy et il avait beau aimer ce gamin comme le sien, il lui attirait des ennuis… Jamais il n'aurait levé la main sur lui, sur aucun enfant d'ailleurs, mais il lui faisait voir des choses que lui même avait du mal à regarder en face. Qu'il le préserve de cette influence néfaste n'était pas une mauvaise chose.
Dreamland c' était la réalité extravagante, poussée à l'extrême car multiple et infinie. Dreamland c'était le possible et l'impossible, la sublimation du bien en inqualifiable merveille et la décadence du mauvais en innommable disgrâce. Découlait de l'usage d'une telle ambivalence tant une beauté onirique si fabuleuse, qu'une indifférence du crime et de la mort, les rendant d'autant plus horrible par leur banalité. C'est cela qui chagrinait Robert. Lui avait vu la mort en face, avait connu les horreurs de la guerre et l'abomination de la vie, alors ces extrémités exacerbées ne l'effrayaient pas ; mais Timmy lui… Grandir dans un environnement d'une telle indifférence, faisant l'apologie de l'excès, cela pouvait lui donner le temps d'admirer comme le loisir d'être témoins. Et le pire pour l'Hylophobe, c'est que le garçon semblait s’accommoder à cette indifférence et, petit à petit, effacer de son esprit pur toute trace de sentiments, une sorte de nihiliste juvénile.

L'écho d'un mouvement trop humain pour être naturel, froissant les blés, tira notre homme de ses pensées ; il plongea dans le champ à côté de lui, à l'opposé du bruit. Il attendit, allongé, un bon paquet de seconde. Il se redressa doucement ; un peu ridicule, certes, mais précautionneux le Robert. De dos, il ne pouvait pas se faire une idée très précise du bonhomme, qui continuait de marcher le long du chemin, vers le village. Un léger tintement métallique et l'homme qui se penchait firent deviner à Robert qu'il jouait avec des pièces de monnaie, avaient-elles seulement la moindre valeur à Deamland ? Question dérisoire, passons ; d'autant que Robert eut bientôt un vive douleur perçant ses tempes : le parasite sentait de la« nourriture ».

Les dents qui se serrent et les lèvres qui se retroussent, préférable à des cris. Il se mit a genoux et entoura son crâne de ses paumes, comme s'il pouvait stopper les vagues de pensées qui l'assaillaient. Son crâne lui paraissait un ballon déjà gonflé dans lequel on soufflait par à-coups, le poussant à l'explosion. Peut-être était-ce une mauvaise idée…
Ça devait l'être en effet, car Robert sentit sa main droite serrer de plus en plus fort, sans son accord, évidemment. L'écorce dure du bout de ses doigts arracha la peau de son front et de sa joue, elle aurait touché son œil, d'ailleurs, s'il ne l'avait éloignée, à l'aide de son autre main.
Sa crise s'amenuisa peut à peut, sans doute parce que l'homme s'était éloigné. Il ajouta la vue à la supposition : même constat, il était bien partis. Bonne ou mauvaise nouvelle pour Nassib ? Robert préféra se dire que le jeune homme serait capable de gérer la situation. Car avant de le rejoindre, lui voulait vérifier l'endroit d'où venait le gus aux pièces. De fait, il était comme apparu de nul part, car le parasite n'avait pas sentit la présence d'artefacts. Deux explications donc : il venait de s'endormir, ou quelque chose le dissimulait ; et dans le doute, Robert préférait vérifier.
Il traversa donc le chemin de terre, prenant soin de vérifier que nul n'était présent. De l'autre côté il ne tarda pas à tomber sur une parcelle de champ labourée, au milieu de laquelle se dressait fièrement une tente. Robert se caressa le visage de dépit, étalant un peu de sang avec sa paume :

« A tout les coup, elle est plus grande dedans que dehors… Ou l'inverse… » Il pensait, ça lui arrive oui.

L'hylophobe entra donc, confirmant encore une fois ses suppositions. Il fut surpris, cependant, de trouver à l'intérieur une villa ; jardins, piscine, terrasses, tout pour dépenser de l'argent. Notre homme zyeutait partout, circonspect face à de potentielles agressions. Heureusement, le lieu semblait désert ; jusqu'à :

— « Hey… Burp* Toi là ! T'es qui ? T'as… burp* pas le droit d'être là ! » Bien rincé le gars…
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Lun 5 Fév 2018 - 2:56
" Salut mec ! T’es qui, toi, d’abord, pour nous dire que c’est dangereux ? Comme si tu savais quoi que ce soit ! “Quitter les lieux le plus rapidement possible” ? Et puis quoi encore ?! Tu crois vraiment que je sois du genre à partir juste parce qu’un connard comme toi débarque avec sa haute suffisance et m’ordonne presque de le faire ? Je vais te dire un truc, mon gars : Dégage de mon paysage avant que je ne m’énerve ! T’as p’tet une belle gueule, mais ça me ferait encore plus plaisir de la ravager avec mes… Aie ! Tchhh qu'elle se taise...

- Toi ! Balayant du regard la bouche sur patte, pour fixer le géant qui l'accompagnait. Tu sais peut être parler sans être aussi hystérique.

- L’organisation de Mama ? Elle connaît bien. Il s’agit de sa petite fille. Je suis juste un gars de passage un peu naïf et assez con, je me suis fait apparemment entraîner dans un truc qui me dépasse.[ b] J'y crois pas. Ils sont plus insouciant qu'à l'époque.[/b]

- Quoi ? Connard ! Ton rôle est de me protéger ! Tu étais content de faire le chien-chien tout à l’heure quand j’essayais les fringues, espèce de pervers de merde !

- Si tu pouvais fermez le moulin à débiter de la merde qui te sert de bouche tu nous ferais une grande faveur. Si j'ai bien compris tu es la petite fille de Mama et toi tu t'es retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Je ne fais pas partie de la lgo alors je ne vais pas vous arrêter, mais vous allez m'être utile. Si l'un de vous deux veut se racheter une conscience, alors qu'il aide ces pauvres villageois. Sinon vous pouvez allez dans votre repaire et prévenir que le contrôleur de lumière va venir pour finir ce qu'il a commencé. C'est votre choix, mais me faîte pas chier, je suis déjà bien assez énerver comme ça" Tchhh j'ai pas envie de perdre plus de temps avec cet enfant pourri gâtée.

Après ça Nassib retourna inspecter le village pour en apprendre plus sur la maladie. Pris de court par les événements il avait négligés les quelques villageois qui squattaient à l'entrée. Il voulu les rejoindre pour en apprendre plus, mais il fut interpellé par un nouveau cri.

"  Au secours, le médecin s'est effondré !"

L'héliaphobe accourut aussitôt, si le médecin succombait à la maladie à son tour les chances de sauver le village serait proche de zéro. Comment pourrais-je regarder Anna en face si il  lui arrivait quelque chose. Une fois sur place Nassib entendit une bribe de discussion.

" C'est bon du calme, j'ai juste eu un léger vertige.

-Mais docteur ! Reposez-vous !

- Ce n'est rien. Je vais voir mes autres patients, je ne peux plus rien faire ici. Son état est stable c'est le plus important. Prévenez moi si il y a le moindre changement.

- Oui docteur." Bon c'est le moment de causer un peu avec lui.

Nassib attendit dehors que le médecin sorte et une fois que ce fut le cas, ce dernier s’évanouissait. L'héliaphobe le rattrapa de justesse et l'aida à se tenir droit. C'est bien ma veine ça. L'homme pointa du doigt sa clinique et fit le premier pas. Nassib l'escorta naturellement jusqu'à l'entrée. Entrée qui n'était pas verrouillée. L'héliaphobe pensa qu'Harry allait lui demander de le ramener jusqu'à son lit, mais il profita de ses dernières forces pour agripper une boîte de médicament. Une puis deux pilules et le voila qu'il se réveille comme-ci toute sa fatigue avait disparu.

" Merci pour ton aide voyageur, mais tu dois partir maintenant. J'ai pas le temps pour bavarder. La vie de mon village en dépends.

- Je suis là pour aider. Vous vous êtes bien appuyer sur moi pour venir jusqu'ici sans même savoir qui je suis.

- Je sais qui tu es ! Nassib, mr voyageur. Anna m'a tellement parler de toi et de ton ami, qu'il est facile de te reconnaître.

- Pourtant vous n'avez pas l'air content de me rencontrer.

- Vous avez laissez ces bandits ici et ma femme n'a eu cesse de croire en votre retour. Tchhh comme-ci je savais pas déjà tout ça...

- Eh bien maintenant je suis là et je compte bien arranger tout ça.

- Haha aussi naif qu'Anna, mais sans le côté touchant. Le héros du village est juste un stupide jeune homme prétentieux. Dit moi, qui tu comptes sauvés maintenant que le village est aussi proche de la fin.  Même si il n'a pas tord il y a bien quelque chose que je dois faire. Si je le laisse continuer comme ça, on arrivera à rien.

- Je suis désolé pour ce qu'il vous arrive, mais maintenant il faut se ressaisir. On a perdu assez de temps comme ça. Je sais qu'à l'époque j'ai été négligent, mais je n'avais pas le niveau pour me battre seul. Maintenant j'irais personnellement m'occuper de cet organisation de malheurs. Mais avant ça il faut trouver le moyen de soigner les malades et seul toi Harry peux le faire.

Hésitant un peu entre une autre remarque cinglante et son devoir de médecin, il balbutia légèrement avant de se résigner à aider le contrôleur.  

- Ils volent notre énergie. Je ne sais pas comment, mais je suis sure que ce n'est pas naturel. Personne ne meurt, mais personne ne guérit non plus. Il y a autre chose qui est bizarre, les premières personnes affectés sont au centre du village, mais ça c'est propagé vers l'extérieur.

Réfléchie Nassib réfléchie ! Que sais-tu qui pourrais aider. Des voleurs, des capacités étranges, un voleur d'énergie ? Non ! Que cherchent t'ils ? Des artéfacts... Le centre, le centre.. La fontaine, ça doit être ça.

- J'ai peut être une piste. Je vais inspecté la fontaine. Restez ici vous reposez un peu, je reviens vite."
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mar 13 Fév 2018 - 13:50
C’est avec un ton et des paroles extrêmement violents que le jeune homme blond répliqua à l’attention de la petite femme trop bavarde qui m’était proche. Je ne compris pas tout ce qu’il disait, mais on sentait nettement la colère dans la façon de se tenir et d’appuyer sur certaines de ses syllabes. Honnêtement, même si je ne comprenais pas grand chose à tout ce déversement d’ire, je tenais à ne pas lui demander plus amples informations, car je ne voulais nullement risquer de recevoir coups et courroux.

Sans demander plus, et à vrai dire tant mieux, il repartit aussi vite qu’il était venu ; cela me laissait à nouveau seul avec le moulin à paroles qui insultait le blond en colère encore à mesure qu’il s’éloignait. Puis, la jeune femme se tourna vers moi et essaya de me toiser :

- Bon sang de bois ! Qu’est-ce qui t’a pris de balancer tout ça à ce mec dans la normale ? Il a parlé de la LGO et en effet, ça aurait pu être bien pire ! C’était vraiment con de ta part de dire ça ! Non mais genre, vraiment. Tu sais, ma grand-mère à plein d’ennemis comme ce type, je pense. Il ne faut pas balancer comme ça au premier venu notre affiliation, surtout que eh ! Tu bosses pour elle, je te rappelle ! Si elle tombe, tu tombes aussi.

Mouais, je n’étais pas vraiment convaincu par cette dernière affirmation. Je regardais autour de moi, pendant que la dame détaillait ma pseudo-allégeance à Mama, chose que je n’appréciais pas vraiment, mais que je laissais couler pour observer. Les villageois autour de moi avaient vraiment une mine soit triste, soit un peu révoltée par leur impuissance, soit plus simplement inquiète. Au loin, je voyais le blond colérique qui soutenait une personne d’âge mûr. Je décidais de ne pas le déranger. Ma simple présence pourrait l’énerver à nouveau. Sans consulter ma compagne, je décidai de bouger.

Avec plusieurs râles et phrases agressives, la petite femme me suivit naturellement, comme si j’étais devenu soudainement une sorte de leader ; comme si c’était à elle de me suivre et de m’obéir. Pour une fois, le fait que je n’aie pas à crapahuter je ne sais où derrière elle était assez reposant. Les mains dans les poches de mon pantalon noir, je marchais au coeur du village. Je m’approchais ce que j’identifiais comme étant une fontaine. Ou un puits, ou quelque chose s’en rapprochant.
Je m’assis sur le bord de ce point d’eau et regardais mon accompagnatrice dans les yeux. Celle-ci vint s’asseoir à côté de moi tout naturellement en parlant de son ressenti sur le village en long, en large et en travers. Plus elle parlait comme à son habitude et plus… après avoir baillé pour la énième fois, je commençais à avoir légèrement mal à la tête.

Mes sourcils devaient se froncer contre mon gré car la petite créature me demanda si ça allait. Pour tout dire, ce n’était pas le cas, c’était même de pire en pire. Je lui fis savoir :

- J’ai un sacré mal de crâne, c’est fou.

Alors la jeunette se releva rapidement et tendit ses deux bras dans ma direction, comme pour m’inviter à les saisir afin de m’aider à me relever. Je savais que ce n’était pas une bonne idée étant donné la différence de masse entre nous deux, mais elle insista. Alors, entre deux vagues de maux de tête, je saisit plus ou moins délicatement ses deux bras et tirai en même temps qu’elle pour essayer de me relever, tout en poussant un peu trop fort sur mes jambes. Évidemment, elle ne put retenir mon lourd gabari et nous basculâmes tous deux pour tomber par terre.

Je roulais sur le côté alors que la jeune femme semblait souffrir du choc. Ne m’inquiétant qu’à moitié pour elle, je remarquais que quelqu’un approchait. Ce quelqu’un était celui que je voulais éviter de recroiser pour ne pas énerver plus : Le jeune homme blond. Je voulais lui faire remarquer que cette situation n’était pas ce qu’elle semblait être, mais à la place, une grosse vague de migraine vint m’assaillir, m’empêchant donc d’en placer une et d’émettre plutôt un râle. Peut-être trouverait-il ça bizarre, peut-être cela l’énerverait encore plus. Je tentais fébrilement de me relever.
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mer 14 Fév 2018 - 18:02


    Timmy pouvait rapidement devenir un moulin à parole dès lors qu'il était en confiance. La chose n'était pas fréquente dans Dreamland. Pourtant, perché sur le toit de la villa et entouré d'inconnus, il se sentait pousser des ailes. La proximité et la familiarité qu'il avait avec les ces étrangers ne le gênait pas. On n'hésitait pas à le prendre par l'épaule, on s'esclaffait à la moindre de ses phrases et pour une raison inconnu, lui aussi avait cette envie de rire.
    Il lui semblait parfois être déconnecté de son corps, dans un état second qui inhibait son appréhension et ses doutes. Par ailleurs, ses gestes devenaient brouillons. Il perdait en précision et ressentait une certaine fatigue alors qu'il n'avait pourtant rien fait. Quand il répondit à la question de son nouvel ami, il sentit que sa locution était elle aussi perturbée :

-Ouais, moi c'est Timmy. Je suis en troisième année de primaire ! J'ai une sœur qui m'embête un peu mais ça va, je l'aime bien. Mes parents des fois ils sont un peu chiants, et ils veulent même que j'aille voir un psychologue… Il y a personne qui connaît Dreamland dans mon entourage du coup ils me prennent pour un menteur. Et sinon j'avais peur des rats alors maintenant je me transforme en rat. C'est marrant parce que les gens parfois ils comprennent pas que c'est moi le rat. Mais bon sinon mon pouvoir il est nul… Et vous c'est quoi vos pouvoirs ?

Le voyageur aux multiples artefacts ébouriffa Timmy d'un geste affectueux.

-Haha gamin c'est des conneries les psychologues ! Essaye de lui parler de Dreamland, si il comprend pas ce que tu racontes laisse tomber. Et t'inquiète pas pour ton pouvoir, tu lui découvriras forcément pleins d'utilités ! Alors moi c'est Abdul ! Et puisque tu me demandes mon pouvoir, il est tout con regarde. Je peux intervertir les objets dans un petit périmètre autour de moi.

    L'homme masqué arracha une tuile du toit. Puis il enleva la bague de sa main droite et la lança au sol. La bague qui s'apprêtait à plonger dans le vide réapparut subitement dans la main gauche du voyageur, et c'était maintenant une tuile qui chutait dans les airs.
    Le morceau de toit se brisa sur le sol de façon assez bruyante, ce qui valut au possesseur d'artefacts quelques remontrances de la part de ses amis.

-Ho ça va, j'voulais montrer un truc classe au gosse… et pis m'emmerdez pas, j'suis pas très précis dans mes gestes là.

Profitant d'un moment de silence pour prendre la parole, la voyageuse encapuchonnée se présenta à son tour.

-Moi c'est Laura… ça fait bien un an que je suis dans le gang. J'ai le pouvoir de détecter les artefacts magiques à distance et c'est Mama elle même qui m'a recruté. Je ne l'apprécie pas forcément au passage. Notre groupe est composé de beaucoup d'abrutis. Rien que la petite fille de Mama, insupportable cette garce.  Mais malgré ça je reste ici. On m'assure sécurité et tranquillité en échange de mes services, et quand bien même je voudrai m'en aller,  Mama me retrouverait et me ferait payer ma trahison. M'enfin ! Je veux pas casser l'ambiance hein !

La voyageuse offrit un large sourire afin de dissiper la mélancolie qu'elle venait d'instaurer. Elle prit une gorgée d'alcool et passa sa bouteille au dernier membre du quatuor.

-Dylan, j'agis sur le silence mais… c'est qui lui ?

Le voyageur désigna un paysan qui approchait au loin. Ce dernier évoluait dans le magnifique jardin en discret visiteur et observait tout autour de lui comme s'il craignait une attaque. En bref, il s'agissait d'un intrus. Dylan commença à se lever mais fut interrompu par Abdul.

-Laisse, je m'en occupe. Tu tiens pas l'alcool toi !

-T'as juste moins bu abruti ! On y va ensemble au pire ?

-Je vais lui parler, vous y connaissez rien en… en diplomatie. Planquez-vous et venez que si il m'attaque.

-Tu peux parler avec ton vieux masque il va te prendre pour un taré.

    Mais à défaut d'une personne assez sobre pour formuler un meilleur plan, personne ne contesta. Le groupe brinquebala jusqu'à la fenêtre et redescendit les longs escaliers à grande peine. Une fois sortis de la villa, Timmy, Laura et Dylan firent un détour au travers des buissons et arbres du jardin tandis qu'Abdul empruntait le sentier principal en direction de l'intrus.

    Pour une raison connue de lui seul, le voyageur masqué se déplaça à base de roulades et autres actions totalement illogiques pour partir à la rencontre de l'étranger. Très inspiré par ces actions sans queues ni têtes, les trois autres voyageurs firent de même derrière l'amas de végétaux qui leur servait d'abris. Timmy rampait dans les feuilles, Laura réalisait des saltos tandis que le contrôleur de silence envoyait des bâtons silencieux sur ses compagnons en imitant des gestes de ninja. Bref, les joyeux lurons qui se voulaient discrets échouaient sans nuls doutes à la tâches, mais n'avaient pas encore été repérés. Après être resté planqué derrière un buisson, Abdul sortit finalement de sa cachette, non sans maladresse, et vint à la rencontre de l'intrus.

-Hey… Burp* Toi là ! T'es qui ? T'as… burp* pas le droit d'être là !

    Allongé entre deux rangées de fleurs jaunes, l'enfant-rat attendit la réponse de l'inconnu au chapeau de paille. Il avait suivit le mouvement par pur effet de groupe et ne saurait sans doute pas comment réagir si l'étranger se révélait agressif. Sans doute qu'il resterait caché, comme à son habitude.
    A quelques mètres de Timmy et pour une raison qu'on ne pouvait attribuer qu'à l'alcool, Dylan se saisit d'une pomme de pin qu'il envoya en pleine tête du paysan. Puis il se dissimula derrière un arbre et se mit à pleurer de rire, en silence.
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Les aventures des troublions: L'organisation de mama.

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