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Les aventures des troublions: L'organisation de mama.

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Nassib Kobb
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MessageSujet: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 29 Déc 2017 - 17:25
Nassib avait fini ses partiels et il profita des derniers jours avant la nouvelle année pour se reposer. Mel qu'il voyait encore de temps en temps était partie voir sa famille en Bretagne. Il irait voir ses potes le 31 au soir et il passait son temps sur son pc et avec Goupix qu'il avait finalement décidé de garder dans logement universitaire. L'animal était sage et pour le moment personne ne s'était plains. Bien sur c'était interdit, mais Nassib c'était réellement attaché au félin. Il c'était acclimaté au petit logement, même si sa place préféré était le bord de la fenêtre.

Les derniers mois à dreamland était passés si rapidement. Etre au service du royaume de la lumière, tout en étant encadrer par des personnes bien plus fortes, l'avait rassuré. Il avait pu se donner à fond dans l'entraînement et le contrôle de son pouvoir. Avec l'arriver du nouvel an , son royaume aurait besoin de lui pour surveiller la cité. Il avait déjà prévenu qu'il ne serait pas endormi tôt, mais qu'une fois le cas il s’acquitterait de sa mission. Il avait aussi demandé une permission pour voir une vieille ami, maintenant qu'il avait face à ses démons et qu'il était devenu plus fort. C'est en pensant à sa première ami de dreamland qu'il finit par s'endormir.


De retour à Dreamland il apprécia la vue du champ devant lui. C'était dans ce même champ qu'il avait rencontré Charlie. Un voyageur contrôlant des champignons. Même si ça a l'air dégoûtant et faible, il avait été un précieux allié du contrôleur de lumière. Comme tu me manque mec... La ferme était juste derrière lui, un rapide coup d'oeil pour voir qu'elle y était présent. La lumière était allumé. Cacher sous son capuchon, Nassib toqua à la porte. Anna s'empressa d'aller ouvrir sans même questionner son visiteur. J'imagine qu'elle attends quelqu'un.

" Euh !? Qui êtes vous ? Que faîte vous ici ?

- Eh bien Anna on ne reconnait plus ses amis. Il enleva son capuchon.

- M. le voyageur, c'est bien toi Nassib ?

- Oui oui c'est bien moi. Je suis venu prendre de tes nouvelles.

- Rentre je t'en prie. Des cris de bébé se firent entendre. Excuse moi je dois m'occupé de Timothée. Installe toi, je te rejoint dans 5min. Timothée ? Elle serait devenue maman entre temps. Je suis partis aussi longtemps...

- Merci à tout de suite."

Nassib redécouvrait la ferme à nouveau. Elle n'avait pas tellement changé au premier regard, mais en cherchant bien il y avait des nouveaux cadres. Un homme et le petit Timothée c'étaient rajoutés sur les photos.

" Me revoilà, je suis contente de ta visite. Bizarre elle a l'air triste. Je vais nous préparer du thé.

- C'est gentil merci. J'imagine que j'ai manqué pas mal de chose depuis la dernière fois. J'ai pu  voir les photos et je vois la nouvelle bague que tu portes. Félicitation pour ton mariage et pour votre petit.

- Merci Nassib. C'est vrai qu'il y a eu pas mal de changement après votre départ...

- Rien de grave j'espère ? Tu ne portes plus ta broche, ils sont revenus te causer des ennuis, c'est ça ?

- Eh bien je n'avais pas envie de t'embêté avec ça, mais oui, ils sont revenus. Ma broche n'a plus vraiment d'importance, maintenant que j'ai ma famille. C'est l'état du village qui m'inquiète... Ils deviennent tous malades.

- Comment ça ? Que pense le médecin du village ?

- Harry, euh le médecin qui est aussi mon mari n'a javais vu ça avant. Les malades tombent de fatigue et ça touche des personnes au hasard. Il y en a de plus en plus.

- Je vais voir ça.

- Attends, tu ne peux pas intervenir à chaque fois pour nous.

- Anna, je ne vais pas laisser des personnes mourir alors que je pourrais faire quelque chose. Attends moi ici ! Tu me présentera Thimothée à mon retour."

Nassib s'en alla aussi vite qu'il le pouvait en direction du village.
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William Woodborn
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 29 Déc 2017 - 20:37

- Alors tu vois, après, je lui ai dit “Non mais en fait, t’es con !” et là, il est devenu tout pâle, hahaha ! Il était trop dégoûté quoi, je lui ai trop fait fermer son clapet ! Le mec, il espérait quoi, sérieusement ? Que j’allais me jeter dans ses bras après son numéro de Don Juan à la con ? Il me faisait trop pitié ! C’est à ce moment-là où il s’est plus senti pisser et m’a traitée de péripatéticienne. Du coup, moi, on me parle pas comme ça et je lui ai latté la tronche ! Enfin, j’ai essayé, mais il était plus doué en technique de combat qu’en techniques de drague. Il a osé abîmer mon joli minois, tu te rends compte ? En plus, il n’y allait pas de main morte, le nul ! Genre le mec on aurait dit que c’était son kiff de tabasser des nanas, quoi ! Ni une, ni deux, mon sbire est intervenu pour le maîtriser avant de lui mettre deux trois claques. Et comme personne n’a le droit de me toucher, pas même toi le géant, bah on l’a torturé un peu. Mais le plus drôle, c’est que comme de base, on ne voulait aucune infos de lui, on a fini par l’éventrer. Après, je ne me souviens plus bien, mais j’étais couverte de sang et j’avais mal au bide. Tu sais, le genre de trucs qui ne t’arrive que quand t’es bourré ? Genre que t’as bien bu ta race et qu’après tu douilles bien comme il faut. Oui, la gueule de bois, c’est ça. Franchement, ce type ne valait pas le coup qu’on tergiverse dessus. Tu peux changer de sujet. Ah ! Ça me rappelle la fois où… Dis, tu m’écoutes ? Alors du coup… ah oui ! On ne cherche pas ma famille et j’adore ma grand-mère. Mais je crois que ce n’est pas ce dont j’allais parler. Mince, je voulais dire quoi, moi ?

Est-ce que cela saoule ? Je pense qu’après des heures sans interruption comme ça, j’ai l’impression que cela ne me touche même plus, que j’ai déjà occulté ce qu’elle venait de dire pour me concentrer sur mes pas. Elle s’était faite draguer à Luxuria par un type maladroit et passablement violent ? Grand bien lui en fasse. Enfin, je n’avais pas envie de la contrarier au vu du genre de réaction qu’elle pouvait avoir…

Nous marchions bruyamment dans une vaste plaine verdoyante et très jolie, soit dit en passant. Je me repassais sans cesse le lien de cause à effet m’ayant conduit dans cette situation gênante dans laquelle j’étais. Ça avait commencé le soir-même, avant que je m’endorme.

Comme il faisait bien noir en cette soirée d’hiver, je m’étais installé tranquillement au chaud devant Netflix après le repas du soir pendant lequel mes parents répétaient encore leur fierté de me voir enfin à leur table. Cela faisait quelques mois, désormais, mais j’imagine que comparés aux années passées seul dans ma chambre, ce n’était que peu, au final. C’était presque gênant, mais je ne leur en voulais pas, ils m’avaient soutenus durant toutes ces années d’enfermement. Ils étaient géniaux pour ça.

Le visionnage Netflix comportait des passages avec une mafia bien classe, du genre avec un parrain charismatique à qui on ne la faisait pas et des propositions que l’on ne pouvait pas refuser. Le concept de règles dans la mafia et la tension générée par le respect d’autrui, mêlé à l’infiltration des policiers dans leurs rangs était quelque chose que j’appréciais particulièrement. Personnellement, si j’étais à leur place, je me serais fait griller en une question. Et les mafieux n’aiment pas les espions. Oh ! Ça non.

Toujours était-il que la tête pleine d’aventures mafieuses m’avait conduit à prendre conscience dans Dreamland dans un entrepôt dégueulasse et craignos avec une version discount d’une bonne mafia. Pourquoi ? Enfin, c’était pas mal, vu que j’avais atterri en plein milieu d’une transaction cheloue ; je ne me serais pas fait pendre par les pieds pour avoir fait planter leur coup. J’avais pu leur expliquer calmement ma situation… et ces idiots ont fait le rapprochement entre eux et la mafia cool que j’avais vu. Idiots, votre mafia n’était pas cool.

Mon gabari, encore lui, m’avait permis de devenir le garde du corps… ou plutôt le chien-chien, de la petite fille de la boss. J’avais accepté sans faire d’histoire : Il fallait dire que sur le papier, je voulais bien devenir serviteur d’une demoiselle. Mais cette chose, quoi que dotée de sensuels appâts, n’arrêtait pas de parler. Jamais. Même ses ponctuations étaient bouffées par les mots de la phrase suivante. Un moulin à parole ? Non, moulin n’est pas assez puissant. C’était comme un canon à confettis de paroles. Le genre qui dérange, reste et ne demande pas ton avis.

Enfin bon, en ignorant la tera-flopée de mots qu’elle pouvait débiter, j’avais pu la voir essayer dans les magasins diverses tenues ; parfois à la limite de la décence. De la lingerie, des combinaisons moulantes, du cuir, de la dentelle révélatrice… le mieux étant que je n’avais ni besoin de me lever, ni de donner mon avis. Elle se posait des questions et, sans attendre ma réponse, donnait aussi les réponses. En me faisant répondre à ma place, en plus. J’avais juste à la regarder défiler dans ces habits très classes ou très provocateurs sans dire mot. Et après avoir arnaqué, avouons-le, les vendeurs du magasin, nous fûmes rentrés dans le bâtiment juxtaposant l’entrepôt dégueulasse. Elle avait enfilé d’autres habits plus hivernaux et nous fûmes partis à l’aventure. Bruyante.

Après, donc, nous arpentions la plaine luxuriante de végétation. C’était assez étrange d’avoir une température si basse et des plantes aussi vivaces. La magie de Dreamland, sûrement. Ma grande carcasse et la frêle jeune femme en manteau jaune à pompons noirs marchions en essayant d’éviter de se prendre les pieds dans quoi que ce soit. Elle était en train de me parler de ses nombreuses conquêtes pour au moins la quatrième fois en trouvant toujours des nouvelles anecdotes croustillantes. Honnêtement, on ne pouvait pas lui confier de secret et encore moins sortir avec. En long, et dur, en large et en travers, j’avais le droit à un fourmillement de détails.

Nous arrivâmes à l’orée d’un village jusque là paisible avant même que je m’en rende compte vraiment. Le bruit blanc que faisait la voix pourtant aux abords agréables de la demoiselle qui m’accompagnait avait accaparé mon attention et même endormi. Il y avait dans ce village une ambiance de mort. Vraiment, on sentait que les habitants n’étaient pas contents de nous voir débarquer ainsi, sans doute connaissaient-ils déjà ma charmante compagne. Dans un sourire gêné et un bras derrière la tête, je leur fis comprendre que j’étais aussi dérangé par cette fille qu’eux.

- Dis, tu m’écoutes au moins ? Alors je reprends...

Ah non ! Pas ça ! Je n’avais pas envie de réécouter les ébats sexuels qu’elle a eu avec un certain Ludvig… Que quelqu’un me sorte de là !
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Timmy Poonce
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mar 2 Jan 2018 - 20:00
Cela faisait maintenant une semaine que Timmy avait été informé de la terrible nouvelle : ses parents lui avaient pris un rendez-vous chez le psychologue. Après de longues et douloureuses négociations, il avait obtenu une dernière chance de se racheter. S'il se comportait parfaitement durant toute la semaine et ne créait aucun problème à l'école, la rencontre avec le docteur serait annulée. Sans vraiment savoir pourquoi, le petit garçon souhaitait à tout prix éviter ou du moins repousser son entretien avec le psychologue. Il n'y avait rien de rationnel dans son appréhension et sans doute qu'il n'aurait pas dû être aussi effrayé par la perspective de rencontrer un professionnel de la santé. Quoi qu'il en soit, l'écolier redoublait désormais d'efforts pour satisfaire ses parents. Il suivait les ordres de sa mère, écoutait en classe et révisait ses cours comme il ne l'avait jamais fait. L'enfant avait même découvert qu'il pouvait utiliser le monde des rêves pour apprendre ses leçons. Depuis qu'il était voyageur Timmy avait fait de Dreamland une priorité, s'était presque détourné de la réalité : c'était la première fois que les rôles s'inversaient. Le voyageur alla se coucher à l'heure exacte fixée par ses parents et s'endormit rapidement.


___________________________________


    Avant de sombrer dans un profond sommeil, le morpheur avait tout fait pour visualiser un endroit calme et propice au repos. C'était assez rare mais, pour une fois, il atterrit dans un lieu qui correspondait à ses attentes. Une large plaine herbue. Ces quelques mots suffisaient à décrire l'endroit car aussi loin que l'enfant pouvait voir, il n'y avait rien d'autre… Ha ! Si, il y avait cette tente derrière lui. Par curiosité, le petit garçon s'en approcha.

-Un fois six égal six ! Deux fois six égal douze ! Trois fois six égal dix-huit ! Quatre fois six égal vingt-quatre ! Cinq fois six égal trente ! Six fois six égal trente-six ! Sept fois six égal… heu… quarante-deux !

    C'était un petit tipi, capable d'accueillir une ou deux personnes. L'enfant-rat n'était pas effrayé par cette tente et en retirait une certaine fierté. Ne pas avoir peur d'une tente n'était pas un exploit en soi. Pour autant, une toile et quelques piquets auraient suffit à inquiéter Timmy à ses débuts. Cela n'était plus le cas, et le garçonnet y voyait donc la preuve qu'il devenait de plus en plus courageux. Il se faisait moins méfiant à l'égard du monde des rêves, ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Ainsi, c'est plein de confiance qu'il engouffra sa tête dans la cahute.

-QUOI ?

    Le petit garçon recula d'un pas. Il était en face d'une petite tente perdue au beau milieu d'une plaine. Tout allait bien. Il fit à nouveau un pas dans la hutte. Il refit un pas en arrière. Il fit le tour de la tente, la mesura avec ses petites jambes. Aucun doute, le tipi en face de lui ne pouvait accueillir qu'une ou deux personnes. Il entra à nouveau dans la tente, juste pour être sûr qu'il n'avait pas halluciné.

-Mais c'est quoi ça ?

    La tente était un palace. Pas un grand tipi, non, un véritable palace. Timmy se trouvait à l'entrée d'un gigantesque jardin qui s'étendait sur une centaine de mètres. Une allée ornée de fleurs exotiques menait jusqu'à une superbe résidence d'un blanc immaculé. L'écolier n'en était encore qu'aux tables de multiplications, mais il lui semblait bien que ceci défiait toutes les lois mathématiques. Il avait bien vérifié à plusieurs reprises, tout ce qu'il voyait devant lui se trouvait à l'intérieur d'une vulgaire hutte. Une fois sa surprise passée, l'enfant marcha en direction de la demeure. Il traversa le jardin et remarqua une merveilleuse piscine sur la droite du palace. Il s'y rendit sans hésitation, s'installa sous un parasol et reprit ses révisions.

-Un fois dix égal dix ! Deux fois dix égal vingt !

    Une fois ses tables de multiplications maîtrisées à la perfection, le petit garçon piqua un somme sur son transat.


___________________________________



-Hé gamin ! T'es qui ? Qu'est ce que tu fous là ?

    Timmy se frotta les yeux, s'étira et descendit de son transat. Il leva la tête vers son interlocuteur, un jeune voyageur quelque peu décontenancé.

-Heu… tu serais pas le petit fils de Mama venu passer ses vacances ici ou un truc du genre par hasard ?

-Salut ! Non moi c'est Timmy.

-Heu… ok ? Bon écoute tu vas me suivre je t'amène voir Mama.

    À peine réveillé, le morpheur accepta de suivre son guide en silence. En parlant de silence, le voyageur ne produisait aucun bruit dans ses déplacements. Était-ce son pouvoir? Ils entrèrent dans le palace, zigzaguèrent dans des couloirs et arrivèrent dans un luxueux salon. Affalée sur un long canapé, Mama regardait une émission Dreamlandesque sans queue ni tête. Le voyageur qui avait accompagné Timmy dans les couloirs hésita quelques secondes avant de prendre la parole.

-Mama ? Il y avait ce gamin dans la piscine, on en fait quoi ?

Mama se retourna lentement vers Timmy. Elle l'observa quelques secondes avant de sourire.

-Bah ! Il est tout mignon tu peux le laisser dans le coin. Va le montrer à ma petite fille elle voudra peut être s'amuser avec... Ha ! Non, elle est partie au village. Fais-en ce que tu veux écoute !

-Ok… Bon allez suis-moi petit.

    À nouveau, le petit garçon fut promené à travers les salles du palace sans trop savoir où il allait ni même pourquoi il devait y aller. Il se contentait de suivre, récitait ses tables de multiplications sans vraiment se poser de questions sur la situation dans laquelle il se trouvait. Ils entrèrent finalement dans un mini-bar. Une femme se trouvait déjà dans la pièce, elle accueillit Timmy et son guide d'un regard inquisiteur.

-Pose pas de questions, j'en sais pas plus que toi. J'suis tombé sur ce gamin, il était tranquillement posé dans la piscine. Il a dû rentrer dans la tente alors que personne s'était encore endormi pour faire la garde… C'est pas comme si on était très à cheval sur la sécurité mais quand même je trouve ça bizarre. Enfin bref ! Tu bois quoi ?

-Le truc chelou qu'on a volé hier. Tu veux goûter ?

Timmy laissa les deux voyageurs discuter entre eux et partit jouer au flipper, seul objet digne d'intérêt dans la pièce.
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Lena Skye
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Jeu 4 Jan 2018 - 17:46

Il y avait bien longtemps que Lena ne s’était pas accordé un temps pour travailler. A dire vrai, elle avait complètement délaissé bon nombre de ses obligations et réduit ses révisions au strict minimum nécessaire pour obtenir son diplôme. Les partiels étaient passés, son mémoire rendu depuis longtemps, elle n’avait pas vraiment de contacts dans la région, et ne souhaitait pas rentrer au pays. Quand à l’organisation, Sherlock se faisait discret ces derniers mois. Elle n’avait pas cherché à en savoir plus, savourant ces jours de paix si rares depuis qu’elle avait perdu sa famille, et en arrivait même à apprécier cet état de farniente perpétuelle dans laquelle elle se laissait aller, sans se rendre compte des tonnes de paquets de gateaux et autres glaces qui couvraient le sol de son logement. Elle n’avait aucune envie de prendre un petit boulot ; elle risquait de croiser tout un tas de personnes qu’elle désapprouverait largement et se refusait à avoir la moindre conversation forcée avec ce genre d’individus, même si c’était pour un salaire.  Quand à l’idée de sortir se divertir, cela la répugnait plus encore. Et croiser des individus sans intérêt qui essaieraient de l’embrigader dans leur vie fade ? Non, plutôt crever. Elle allait au rythme qu’elle avait choisi, suivait les émissions qu’elle décidait de suivre, faisait les activités qu’elle décidait de faire, mangeait ce qu’elle voulait… Bref, personne pour l’ennuyer, pas de soucis avec des histoires de relations amoureuses ou de mauvaise paie… Elle était dans sa petite grotte et seuls les cours les plus importants la forçaient à en sortir.  Walter avait bien tenté de prendre contact avec elle, il était après tout le seul qu’elle tolérait dans sa vie, mais même avec lui, elle s’était montrée distante. Non pas qu’il lui déplaisait loin de là même, mais elle avait décidé de ne plus se prendre la tête à essayer d’attirer son attention pour passer aux aveux le concernant.

Du côté de Dreamland, elle accomplissait toutes les tâches de Nezumi sans rechigner, sans faire de vagues, à tel point que Matt tenta un soir de la frapper pour voir si elle réagissait au grand dam du jeune homme qui reçut un bon coup de poing en plein visage.  Tous s’inquiétaient de la voir ainsi, alors qu’elle avait beau leur répéter qu’il n’y avait rien et qu’elle voulait juste faire ce qu’elle voulait sans faire d’histoires.  Et ce soir là, elle avait décidé de buller dans son coin. Elle avait sciemment ignoré les appels de Matt, ainsi que ceux d’Ethan, avait supprimé leurs sms sans même y jeter un regard, et s’était réfugié dans la douceur de son coquet canapé lit, le seul meuble de la maison encore debout et immaculé. Elle s’empara d’un pot de glace Ben & Jerrys dans son frigo, et lança le premier film du seigneur des anneaux, ayant décidé de revoir la trilogie complète. Et alors qu’elle voyait l’image de Frodon et Sam s’engageant dans la montagne marquant la fin du premier acte, elle sentit ses yeux se fermer lentement. Il était temps pour elle de rejoindre Dreamland.


***


« Et du coup, tu vois, le mieux quand tu veux choper une donzelle, c’est de lui mettre une bonne main au cul et de la plaquer contre un mur. Après tu lui fais un regard de beau gosse t’as vu, et hop, elle est à toi ! »

Oh bon sang. Elle était tombée à Beaufland. Ou tout du moins, c’était la première impression que lui donnait l’échange qu’avaient deux espèces de loubards qui étaient devant elle alors qu’elle était entourée d’une petite troupe  de gugusses dignes des cités qui portaient des vêtements bien trop grands pour eux et avaient chacun leur fumette et une arme contondante dans la main. De son côté, Lena avait revêtu une veste en cuir dans des tons proches de celles portées par la bande de bonobos qui avançait bruyamment sans se soucier des pauvres gens effrayés qui s’écartaient sur leur passage.  Quand au lieu dans laquelle la manieuse aux cheveux émeraude avait atterri, on aurait dit un de ces villages des plaines de Mongolie, avec des maisons ressemblant plus à de grandes tentes qu’à des bâtisses séculaires. Elle devait être dans les fameuses plaines de Dreamland. Mais que pouvait bien faire une pareille bande qui aurait très bien eu sa place à Délirium City ou à Luxuria dans un endroit sans aucun intérêt tel que celui-ci ? A part de pauvres pécores effrayés, il ne devait pas récolter grand-chose.  Alors qu’elle réajustait sa ceinture qui était beaucoup trop lâche à son goût, Lena décida de prendre la parole pour en savoir plus :

« - Dites les mecs. C’est pas que vous êtes un peu chiants avec vos conseils de drague à faire frémir une vieille dans un concours de rillettes, mais on fait quoi ici ?

- Tu débarques d’où toi ? T’es nouvelle ? C’est pas parce que tu portes l’uniforme de la bande que tu peux parler comme chez ta mère la nana ! Et pour ta gouverne, on va faire le boulot habituel. Rappeler à tous ces paysans qui c’est les vrais chefs ici. On va aller tabasser quelques uns de ces faibles, et pendant ce temps, un autre groupe s’occupe de piquer l’herbe. »

L’herbe ? Oh non encore des drogués… Sérieusement, il fallait toujours qu’elle tombe sur des accros. Et ceux là avaient le profil type en plus, complètement paumés qu’ils étaient. Elle n’avait pas répliqué à sa remarque qui se voulait dominatrice pour s’affirmer devant ses petits copains, typique des racailles dans son genre. Lena soupira intérieurement, suivant malgré tout la petite troupe dans l’idée de les arrêter lorsque la situation le permettrait. Marcher dans une telle tenue n’était vraiment pas pratique, ses chaussures militaires serraient ses pieds comme jamais, et elle mourrait de chaud sous sa veste en cuir, mais vu que personne ne l’enlevait autour d’elle, elle avait choisi de se fondre dans la masse pour les prendre à revers lorsqu’ils s’y attendraient le moins.

Finalement, lorsqu’ils parvinrent dans  le village qu’apparemment ils comptaient attaquer, le chef de la troupe prit la direction d’une yourte de grande taille d’où s’échappait une agréable fumée et où l’on pouvait déjà voir attablés des habitants qui profitaient tranquillement de leur pause alors qu’ils revenaient probablement de leurs différents travaux. Aucun d’eux ne semblait se douter de quelque chose, du moins jusqu’à ce qu’un des villageois tourne la tête vers les loubards et pousse un cri d’effroi, alertant tous les autres par la même occasion. En un instant, ce fut la panique ; les gens couraient en tout sens, cherchant à fuir comme ils le pouvaient en emportant divers biens. Lena ignorait leur valeur, mais trouva cette initiative bien stupide, comme s’ils allaient profiter de leurs possessions une fois morts. Cela ne faisait que les ralentir. Et bien vite, une bonne partie des paisibles campagnards se retrouva coincée dans la grande yourte qui servait de taverne locale.  Certains étaient maintenus au sol par les gros bras de la bande, tandis que leur leader toisait les habitants restants avec un large sourire. Il hêla alors l’un de ses camarades :

« - Brandon, on les a bien tous réunis ? La voie est libre pour Duncan et les autres ?

- Oui Drake, ils sont tous là. On est allés chercher les derniers petits vieux qui trainaient dans un coin de ce bled.

– Parfait ! Alors, écoutez moi tous les campagnards ! On sera pas longs, on vient juste se servir chez vous ! Nos camarades à l’extérieur sont en train de faire leur boulot. Mais comme j’ai pas envie qu’ils soient les seuls à s’amuser, on va désigner certains d’entre vous que je me défoule un coup. »

Oh bon sang, il comptait vraiment s’en prendre gratuitement à ces pauvres hères. Lena n’était pas réellement une héroïne, mais dans cette situation, même elle était prise de compassion. Elle n’attendit pas plus longtemps pour se débarrasser de sa veste, libérant son violon et dévoilant le débardeur blanc qu’elle portait en dessous. Elle utilisa une bourrasque de vent qui projeta au sol deux des bandits qui surveillaient l’entrée de la yourte, les envoyant s’écraser un peu plus loin. La jeune femme, pas vraiment rassurée par le nombre auquel elle s’apprêtait à faire face pointa Drake du doigt avec un air plein d’assurance.

« Bon ! Ecoute moi gros lard. J’ai laissé de côté ton manque de respect de tout à l’heure. Par contre, que tu joues les racailles de bac à sable avec tes petits copains pour tabasser des pauvres gens, ça, tu vas devoir te brosser mon con. Je compte bien te défigurer un peu plus si c’est possible. »

Quand faut y aller faut y aller… Les autres bandits laissèrent leurs proies s’enfuir de la tente et se rassemblèrent face à la manieuse qui déglutit. Elle allait devoir être rapide. Mais après tout, c’était dans ce genre de moments qu’elle se sentait revivre. Elle se défoulait de la vie réelle qu’elle avait mise de côté.  Elle porta son archet sur les cordes de son instrument et se mit en position de combat.
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Lyun Fujiwara
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Ven 5 Jan 2018 - 18:00
L'humidité ambiante de la province rendait l'atmosphère urbaine maussade, le paysage gris couvert de nuages menaçant le sommet des demeures, il se lisait sur le visage des habitants de l'Est un sentiment de lassitude et d'exaspération  Une fine pluie vint se rajouter à ce tableau, les parapluies apparurent comme par magie, ce qui permit aux bipèdes de dissimuler la triste réalité de leur train train quotidien. L'apprentie juriste, quant à elle, se prélassait à la bibliothèque universitaire d'une architecture spacieuse et élégante, accueillant une bonne partie des étudiants entrant dans cette filière complexe qu'est le droit. Plongée la tête la première dans un manuel sur l'une des matières qu'elle considérait la plus horrible, le droit de l'expropriation, les partiels allaient tomber dans quelques jours. Le planning de bachotage qu'elle s'était préparée, consistait à errer dans cette grande pièce froide et morne, à y réfléchir à deux fois, on pourrait aisément croire qu'elle faisait office de foyer à Lyun. Redressant que très rarement la tête en direction de la fenêtre, observer grâce à la luminosité décadente, le moment de la journée, elle prenait au sérieux ses prochains examens. Les seules heurs d'amusement qu'elle s'était fixée, proviendraient de ses nuits à Dreamland où le plaisir de flâner à sa guise serait à sa portée ou de s'organiser une petite aventure aux fins de se dégourdir les jambes, ainsi que l'esprit.

Une main inconnue captura furtivement son épaule, l'une des bibliothécaire avait la gentillesse de lui signaler que la B.U fermait, pendant que sa consœur rangeait les divers ouvrages abandonnés sur un comptoir à cet effet. Cela n'aurait pas dérangé outre mesure la voyageuse de camper ici, au moins, cela lui privilégierait une place face à tous ces vautours. Elle remercia d'un hochement de tête contrarié son interlocuteur, obligée de s'interrompre dans un passage complexe qu'elle tentait de démystifier. Sans un mot, elle rentra chez elle alourdie du manuscrit que lui avait prêté l'archiviste, en chemin un groupe de personne aux objectifs lucratifs l'accosta dans le but d'avoir sa signature et bien évidement son RIB pour venir en aide à machin chose. Elle les ignora royalement, marchant tout droit sans leur accorder le moindre regard, ce qui dut en agacer certains, raison pour laquelle ils la suivirent sur une dizaine de mètres en lui apportant sous son nez les formulaires. Lyun se retint de crier à leur encontre, voire de les bousculer, se sentant étouffer par la pression psychologique qu'ils cherchaient à exercer. Finalement les collègues des déserteurs les intima de les rejoindre, la morpheuse rapace relâcha un discret soupir de soulagement, quelques pas de plus, et elle ne serait pas privée d'agir de façon discourtoise. Une fois rentrée, elle s'affala directement dans son lit comme si toute le poids de la Terre l'attirait en son centre, ses forces la délaissaient tandis que son ventre la tiraillait.  Contemplant de ses iris givrées le fond de ses placards à la recherche d'un brin de nourriture salvateur, malheureusement, le peu d'aliments équilibrés impliquait une application à faire la cuisine. Prise d'un élan de flemme aigu, elle choisit de grignoter quelques cookies devant le dernier épisode de l'animé du nom de « The Ancien Magnus Bride », un animé récent reprenant l'esprit du célèbre Hayao Miyazaki. C'était véritablement son petit rituel, son seul instant de détente  avant de s'enfoncer dans les profondeurs de la rêverie.


***



Un chant de cigale fut la première chose qui lui fut familier à son arrivée dans l'univers Dreamlandien, ses paupières s'ouvrirent sur une paysage dédiée à l'agriculture. Des champs de diverses cultures s'étendaient en plaine sur de longs kilomètre, à n'en pas douter, l’atterrissage de la jeune femme s'était faite en pleine cambrousse. A la carrure des habitations construite sous forme de tentes, qui ne payaient pas de mine, la réconfortait encore moins dans sa déduction. Le point positif était qu'elle tenait enfin la possibilité de se la couler douce sur un coin d'herbe. Elle prit l'initiative de se balader aux abords du villlage afin d'éviter toutes interactions sociales inutiles avec les pécores des environs.  Lyun finit par trouver un pré à coté d'une hutte isolée du village. Elle ressemblait fortement à un moulin du XIVème siècle où les paysans entreposaient leur récoltes fraîchement cultivés afin de les protéger de la mauvaise météo. S'allongeant sans gêne sur le tapis d'émeraude, après tout cette lecture, elle avait tout à faire le droit de profiter d'un peu de sérénité sous la chaleur d'un soleil rayonnant, absents dans la réalité. Absorbée par le passage des nuages auxquels elle assimilait des animaux mais également des objets telle une enfant de dix ans, elle n'entendit pas tout de suite les voix qui montaient vers son emplacement.

- Bon les gars, vous êtes prêts à vous emparer  du matos ?

- Ouais Duncan, on va piller ces gueux, ils n'auront que leurs yeux pour pleurer

- On ne bouge pas avant tant qu'on a pas le signal.

- J'ai une idée, on pourrait incendier l’entrepôt après notre larcin.

- Tu devrais changer de disque avec tes envies de pyromanie Jet mais pourquoi pas, j'aimerais bien rire de la tronche de ces paysans brisés par le désespoir de perdre leurs labeurs HAHAHAHA

- On va s'en payer une bonne tranche

- Excusez-moi, vos intention sont bien de voler ces pauvres gens et de brûler leur gagne-pain, ce n'est pas très légal tout cela messieurs.

La demoiselle à la cascade de glace s'était redressée impassible pour faire front à ces lourdauds aux objectifs douteux, Les hommes la regardèrent avec surprise et arrogance, des sourires élargirent les lèvres de certains comme des loups ayant attrapés une brebis égarée. Lyun n'affichait ni appréhension, ni peur, la seule chose sûre était qu'elle ne laisserait pas cette bande de malfrats commettre des délits. Elle n'étudiait pas le droit et la justice depuis trois ans pour rien, la voyageuse possédait des principestout de même. La honte et l'hypocrite la hanteraient si elle décidait de rester dans son coin

- Mais qu'est-ce que fout une gonzesse ici, je pensais que tous les villageois faisaient leur sauterie au bar.

- J'ai pas l'impression qu'elle fasse partie des ploucs, on dirait plutôt une voyageuse.

- Elle est pas moche malgré son regard noir, on va la prendre avec nous les mecs et la montrer au boss.

- Je crois pas non.

- Tu as pas le choix poulette, t’inquiète pas, on s'occupera pas bien de toi.
Maintenant tu te la fermes et tu dégages de notre chemin.


- Encore une fois, je ne crois pas.

- Je vais couper ta langue de rebelle.

Le chef de la bande paraissait enclin à frapper la jeune femme, qui l'énervait avec cette opposition, peu habitué qu'on lui donne le ton. Lyun ressentit une palpitation au cœur, un regain d'énergie la traversa sous l’expression des frissons d'excitation, d'une parte mécontente qu'on lui ait détruit son moment de paix et d'une autre, émoustillée par ce combat clairement en sa défaveur par l'effectif du cortège. Son humeur morne se transforma en un air carnassier, elle s'acclimatait à cet instinct sauvage, qui la poussait à répondre à un affront. D'un signe du doigt, elle les invita à s'approcher

- Tant que je serai bien portante, il ne vous sera pas possible de faire quoique ce soit de hors-la-loi, venez tenter votre chance de me mettre hors d'état de nuire.
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Robert Rosewood
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Sam 6 Jan 2018 - 20:27
Cela faisait maintenant à peu près deux mois que Robert pourrissait entre les murs de sa chambre d'hôpital. Même si son séjour c'était égayer depuis qu'il voyait le petit Timmy régulièrement en rêve, son état évoluait lentement ; une vitesse proche de celle à laquelle il sombrait dans la déprime. Comme il s'amusait à le dire de plus en plus souvent : « Hospital both heals and kills you… » une philosophie tant critiquable que compréhensible.
Cette semaine, d'ailleurs, lui avait semblé encore plus horrible que toute celles qu'il avait passées jusqu'alors : en plus d'être à moitié paralysé, il avait la crève. Et pour cause, l'hiver approchait, son froid en guise de tapi rouge. Aucun problème, dira-t-on, pour l’alité qu'il était ; sauf quand une greluche en blouse blanche ouvre le fenêtre « pour aérer » et oublie de la refermer. Le chauffage éteins n'avait pas arrangé son problème ; il était donc rester une bonne demi-heure à se les peler, le cul à l'air dans sa chemise d'infirme, jusqu'à ce que la greluche revienne et tente de s'excuser entre les injures du vétéran.

Notre Robert était donc malade comme un chien, selon l'expression. Déjà un peu drogué avec les quantités exorbitantes de médicaments qu'on lui faisait ingérer chaque jour, la fatigue qui s'y était ajoutée le rendait amorphe. La situation prêtait à rire : légume le jour et arbre la nuit, que rêver de mieux ? D'ailleurs, son bras onirique avait cessé de le faire souffrir depuis quelques temps, et il tentait d'en limiter son usage ; la présence de son ami morpheur-rat l'avait aussi grandement aidé à diminuer l'influence de son hôte si bien qu'il ne l'assaillait plus autant que durant ces premières nuits. La maladie le suivait à Dreamland cependant, le parasite profitant de sa faiblesse morale pour lui mener la vie dur ; l'hylophobe rechignait donc souvent lorsqu'il devait s'endormir. Ses rêves continuaient de le terroriser, l'incapacité qu'il avait de contrôler ses pulsions violentes déjà récurrentes l'empêchait de dormir calmement ; tout pouvant dégénérer à tout moment. Et forcement,  les somnifères qui lui avaient été prescrits ne solutionnaient pas le problème.
Robert s'embarqua donc encore une fois dans un sommeil forcé…

–--------------

Son éveil dans Dreamland fut si pareil à son endormissement dans le monde réel : Long, flou, oppressant  et sulfureux. Sa gorge semblait si sèche dans un monde comme dans l'autre, sa langue si rêche et son nez si pris ; il n'arrivait presque pas à respirer.
Robert se rendit compte bientôt que ce n'était pas le virus qui l'empêchait d'inspirer mais bien son bras droit, enserrant fermement sa gorge. Un moment de panique avant qu'il réussisse à stopper cette emprise de son propre chef, sans grande difficulté. L’incompréhension s'installa subrepticement, alors que l'homme fixait son bras avec une sorte d'effroi mêlée d'intérêt.

L'hylophobe mit du temps à porter son attention ailleurs et fut surpris de trouver autour de lui un paysage offrant un tel contraste avec son éveil. Il se trouvait en effet dans un champ ; des dizaines d'autres l'entouraient et décoraient la plaine d'un patchwork agricole surprenamment beau. En parlant d'Arlequinerie, ses vêtements ressemblaient fort à son environnement : chapeau de paille, chemise jaune à la Lucky Luke et une salopette en jean reprisée de partout dont les bretelles pendaient mollement à ses hanches. Un paire de vieilles Timberland jaunâtres finissait ce costume paillard. Robert se porta pourtant au jeu, portant une jeune pousse de blé à son sourire en coin. Il commença à marcher doucement, un peu absent, chantant lentement :

— « I'm a poor, lonesome cowboy, I've a long long way from home… » Des paroles porteuses de sens.

Ses déambulation champêtres l’amenèrent à un petit carrefour de terre. Trônait un son centre un panneau en bois aux inscriptions effacées que Robert ne tenta même pas de déchiffrer, lassé un peu trop. Un haussement de sourcil et un gonflement des joues lui apprirent que le hasard était une bonne solution et il emprunta le chemin en face de lui ; chantonnant toujours :

— « I'm a poor, lonesome cowboy… »

Sa chanson s’interrompit peut après, des pas de course claquaient derrière lui. Regardant l'origine du bruit en soulevant le bord de son chapeau du pouce il interpella l'homme qui courait, sans le distinguer vraiment :

— « Tu cours où comme ça bonhomme ? » L’intéressé devait ne pas avoir entendu. Alors qu'il s'approchait Robert cru le reconnaître et lui relança :

— « Hey mais t'es le jeunot du Tournoi de Dreamball ; décidément t'arrête jamais le sport ! »
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Nassib Kobb
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Lun 15 Jan 2018 - 19:38
Nassib avait à peine quitté la ferme d'Anna qu'il c'était déjà lancé aussi vite qu'il le pouvait. Du moins sans utiliser ses pouvoirs. Il préférait économisé son energie de peur qu'il y ai un future conflit. L'ancienne mésaventure qu'il avait vécu ici même contre le contrôleur du silence l'avait marqué. De plus ce dernier lui avait bien fait comprendre qu'il n'était pas seul et qu'il y avait une organisation derrière lui, une organisation qui avait l'oeil sur Nassib. La maladie qui rongait le village ne devait pas avoir de rapport avec eux, mais valait mieux être prudent. Les champs qui entourer le chemin jusqu'au village, était encore une fois squattés par des rêveurs insouciants. Il y a des jours où n'être qu'un simple rêveur me manque... Dormir est devenu plus éprouvante que ma vie dans le monde réel au final.

Après un bon kilomètre de parcouru, un voyageur sorti du champ et interpella Nassib. L'héliaphobe le reconnu vaguement et continua sa route pressé d'en savoir plus sur ce qu'il se passait au village. Finalement son ancien rival au dreamball l'interpella de nouveau en se positionnant devant lui, peut être pensait il que Nassib ne l'avait pas entendu. Ce dernier usa brièvement de ses pouvoirs pour passer derrière lui, en prenant soin de laisser un mirage à son ancienne place.

" J'ai pas le temps de parler, si t'as envie de te rendre utile suis moi, enfin si t'es assez rapide !"

Bon maintenant il n'avait plus qu'à continuer sa course, sans se préoccuper de ce qu'il se tramer derrière son dos. Vu l'alure à laquel il se diriger, il y serait dans quelques minutes. Il aperçut le village au loin, mais il fut interpeller de nouveau, par un villagois ce coup-ci. Ce dernier était accompagné d'une femme et d'une petite fille.

" Je ne sais pas ce qu'il vous amène ici voyageur, mais vous feriez mieux de rebroussez chemin. Notre village est maudit, il ne vous arrivera rien de bon à continuer votre route ici.

- Merci du conseil, mais Anna m'a déjà donné les infos nécessaires sur ce qu'il se passait ici. Je suis venu vous prêter main forte.

- Vous connaissez Anna ! vous devez sûrement être l'un des voyageurs qui l'ont sauvé l'année dernière. Les choses ont empirer depuis votre départ. Mama en plus de récupérer l'artefact qu'elle recherchait, elle nous a aussi pris une bonne partie de nos récoltes. Maintenant avec la maladie qui nous ronge de l'intérieur, on ne pourra même pas payer notre du.

- J'imagine que c'est pour ça que vous quittés votre bourgade avec votre famille. Je ne sais pas ce que je vais pouvoir faire pour cette maladie, va falloir avoir foi au medecin, mais ce qui est sur c'est que je vais m'occuper personnellement du cas de Mama. Aller retrouver Anna dans sa ferme et passez une bonne nuit, demain vos soucis auront disparus."

Sur cet engagement Nassib s'éclipsa jusqu'au village, la haine au ventre. Rien à voir avec sa première visite, pas d'enfait qui l'accueil, pas de cris, de rires, ni de maîre louche. Il n'y avait plus de vie ou presque, comme si le village était réellement maudit. Si seulement j'étais revenu ici plus tôt... Permission ou non tu finiras ta vie cette nuit Mama.

Finalement le voyageur s'engoufra jusqu'à la place centrale. Arrivé à la fontaine il prit une légère pause, pour se souvenir du chemin à prendre. Il pensa au voyageur qui l'avait interpellé plus tôt, peut être arrivera t'il ici lui aussi. Il entendi un cri qui le sortit de sa rêverie et accoura aussistôt. Arrivé devant la maison d'où provenait le bruit, Nassib trouva un homme qui se ruer lui aussi vers l'endroit. L'homme en question était celui qui logé sur le cadre avec Anna, mais bien que la photo était encore bien net dans la tête du voyageur. Le medecin lui semblait bien plus fatigué et affreusement pâle. Ce dernier ne chercha même pas à savoir qui était le voyageur sur son chemin et alla à la rescousse de la femme qui crier. Nassib en profita ppur le suivre dans l'enceinte de la modeste demeure. Encore dans le couloir, il avait en vue une partie de la chambre de la victime qui était accompagné de sa famille et du medecin. Seul dans le coin il attendait patiemment de comprendre un peu plus de quoi il en retourner. Apparament le mal touchait de plus en plus de personne et personne n'était mort de cette maladie, juste qu'elle clouait de plus en plus de personne dans leur lit et certains avait des douleurs en plus. Une fois qu'il eu entendu une partie des infos, Nassib s'eclipsa en dehors de la maison, il valait mieux ne pas se faire prendre.

Une fois sortit, il fit quelque pas et observa les quelques villagois qui trainer. Son oeil se stoppa sur un duo qui n'avait vraiment aucune ressemblance avec le reste du paysage. Un grand gaillard, probablement voyageur et une jeune fille trop bien habillée pour l'endroit. Je me demande bien ce qu'ils foutent ici, est ce qu'ils sont au moins au courant de ce qu'il se passe ? Ils auront peut être des infos à me donner.

" Ola vous deux. C'est un peu dangereux de se promener dans ce village comme ça. Vous devriez quittez les lieux le plus rapidement possible, mais avant ça j'aimerais savoir si l'organisation de Mama ça vous dit quelque chose ?"
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MessageSujet: Re: Les aventures des troublions: L'organisation de mama. Mer 17 Jan 2018 - 16:42

J’avais décidé de ne plus écouter ma compagne d’un soir afin de ne pas perdre la tête, de ne pas devenir complètement fou ; Je ne voulais pas avoir ses répliques tourner dans ma tête. Cependant, là où je devais faire preuve de doigté et de finesse, c’était qu’il ne fallait pas qu’elle remarque à nouveau mon total désintérêt pour tout ce qu’elle pouvait dire. Ce n’était pas si simple étant donné qu’elle se retournait souvent vers moi comme pour vérifier. Était-ce vraiment mon rôle de subir tout ça ? En avais-je vraiment envie ? Pourquoi m’étais-je embarqué là-dedans ? Pourquoi devais-je continuer maintenant que toutes les personnes flippantes n’étaient plus aux alentours ? Je me posais pas mal de question dont la réponse était difficile à trouver avec le bruit blanc du moulin à paroles.

Je regardais les alentours afin de me renseigner sur le village dans lequel je venais d’entrer. Il était temps que je le fasse, en fin de compte. Il y avait vraiment une ambiance étrange, malsaine. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant, vraiment. Les villageois essayaient de vaquer à leurs occupations, mais je sentais très bien que quelque chose n’allait pas du tout, voire même qu’il y avait quelque chose de mauvais, dans ce lotissement.
Je m’approchais d’un villageois avec une certaine réserve. Je ne voulais pas le déranger dans son affaire, surtout pas en lui mettant la machine à phrases qui m’accompagnait. Cette personne qui travaillait dans son jardin faisait d’abord semblant de ne pas me voir, comme si j’étais un être indésirable. Il y avait vraiment quelque chose qui clochait avec notre présence ici. Peut-être la mafia low-cost avec qui je m’étais affilié était encore moins réglo que ce que je pensais. Zut.

Un hurlement déchirant aussi soudain qu’inattendu pour ma part retentit et, chose encore plus inattendue, le silence complet vint pendant les quelques secondes qui suivirent. Je regardais le villageois qui avait cessé de travailler momentanément avec un air inquiet sur le visage, lorsque celui-ci me répondit d’une manière très perturbée :

- La maladie qui touche le village empire de plus en plus...

- Ouais, enfin… il va vraiment falloir penser à vous soigner, hein ! Non, parce que bon, nous on doit encore recevoir notre dû ! Après tout, vous vivez sur nos terres, la moindre des choses est de nous payer comme il se doit ! Ce n’est pas parce que je ne sais quoi, là, vot’ maladie ou votre piètre excuse semble vous toucher de plus en plus qu’il faut en profiter pour tirer au flanc ! Il va finir par falloir arrêter de nous prendre pour des cons, des nuls, des crédules, des pigeons ! Vot’ médecin ne trouve pas ce que vous avez ? C’est bien la preuve qu’il n’y a rien ! Vous simulez et cela, nous n’allons pas le laisser passer !

Du coin de l’oeil, je vis quelqu’un arriver. Je tournai ma tête vers lui, il avait l’air plutôt remonter, cela se voyait beaucoup sur son visage. D’instinct, je donnais un petit coup de genou dans les fesses de ma compagne tout en maintenant mon regard vers le nouvel arrivant afin qu’elle le prenne en compte.

- De quel droit tu me mets ton genou dans les fesses ? Tu as donc tant envie de te faire défonc- oh.

Elle porta son attention enfin vers celui qui venait de nous demander si on connaissait l’organisation de Mama, ce à quoi elle répondit :

- Salut mec ! T’es qui, toi, d’abord, pour nous dire que c’est dangereux ? Comme si tu savais quoi que ce soit ! “Quitter les lieux le plus rapidement possible” ? Et puis quoi encore ?! Tu crois vraiment que je sois du genre à partir juste parce qu’un connard comme toi débarque avec sa haute suffisance et m’ordonne presque de le faire ? Je vais te dire un truc, mon gars : Dégage de mon paysage avant que je ne m’énerve ! T’as p’tet une belle gueule, mais ça me ferait encore plus plaisir de la ravager avec mes… Aie !

Mon second coup de genou dans les fesses était cette fois un peu plus violent. J’aurais vraiment dû l’arrêter avant, mais je cherchais de quoi temporiser. La jeunette râla longuement, mais avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, j’essayais de calmer le jeu d’une voix douce, mais assez stressée par le fait que je me rendais bien compte que ma mission n’était pas une bonne mission :

- L’organisation de Mama ? Elle connaît bien. Il s’agit de sa petite fille. Je suis juste un gars de passage un peu naïf et assez con, je me suis fait apparemment entraîner dans un truc qui me dépasse.

- Quoi ? Connard ! Ton rôle est de me protéger ! Tu étais content de faire le chien-chien tout à l’heure quand j’essayais les fringues, espèce de pervers de merde !

Elle continua dans les accusations et les noms d’oiseau les plus inventifs que j’ai eu l’occasion d’entendre. Comme pour me dédouaner, je me grattais simplement la tête en regardant d’un air sincèrement honteux le blondinet.
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Les aventures des troublions: L'organisation de mama.

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