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Les pérégrinations de Tim et Rob

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Timmy Poonce
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MessageSujet: Les pérégrinations de Tim et Rob Mar 26 Déc 2017 - 15:28
Il avait ses propres rituels de voleur, n'appréciait pas qu'on interfère dans sa façon de commettre des méfaits. Il ne voyait pas l'intérêt de faire tout cela. Mais les ordres étaient les ordres, les consignes du boss suivaient toujours une logique imparable. Mieux valait respecter les instructions, cela se relèverait utile. Il n'avait pas une confiance aveugle en son boss, loin de là. C'était un être lâche, maniaque, égoïste. Mais il était intelligent, savait s'entourer et surtout il visait grand. Pourquoi pensait-il à cela maintenant ? Peu importait. Il termina son travail, s'empara de quelques babioles et disparut dans l'obscurité. Le plan avançait à petit pas.


_____________________________________

    Quelques semaines auparavant, Timmy avait passé une nuit particulièrement traumatisante dans l'alliance des muridés. Il avait alors décidé de s'éloigner de ce royaume sans avoir appris à la connaître, trop effrayé à l'idée d'y revivre des horreurs. Mais la curiosité reprenait le dessus, et il souhaitait en apprendre plus sur le pays dont il tirait son pouvoir.
    Deux facteurs avaient convaincu l'enfant-rat dans sa décision de revenir dans ce royaume. Le premier était technique : il avait enfin compris que penser à une personne avant de s'endormir permettait de la rejoindre dans Dreamland. Mais encore fallait-il avoir quelqu'un à qui penser avant de se coucher, une présence qui serait rassurante pour le petit garçon.  Robert Rosewood constituait cette présence rassurante, il était le second facteur. Timmy avait rencontré ce voyageur il y a peu. Robert faisait naître des sentiments très ambivalents chez l'enfant-rat. C'était était un grand gaillard suffisamment âgé pour être le père de Timmy. Malgré son apparence de baroudeur, il n'était voyageur que depuis peu. Son pouvoir le rendait parfois instable et il avait été source d'angoisse pour le petit garçon. Mais ce n'était plus le cas. Nuit après nuit, Robert s'affirmait comme le protecteur de Timmy. Un protecteur qui pouvait péter les plombs certes, mais ces excès de violence n'avait pour le moment jamais visé l'écolier.


_____________________________________


    Timmy apparut au beau milieu d'une grande ville. Il ne mit pas longtemps à comprendre où il se trouvait : des rongeurs en tout genre déambulaient dans les rues, certains sur leur quatre pattes tandis que d'autres optaient pour un déplacement bipède. Sa deuxième rencontre avec l'alliance des muridés partait déjà sur de meilleures bases : pas de labyrinthe à l'horizon. La rue semblait assez calme et les bâtisses laissaient supposer qu'il s'agissait d'un quartier mondain. Les maisons présentaient une architecture étrange et leur texture n'était pas sans rappeler de l'emmenthal. Par curiosité, l'enfant-rat s'approcha du mur en face de lui. Peut-être était-ce son instinct de rongeur qui le poussa à arracher un morceau du mur. Il s'agissait bien de gruyère. Sans se demander comment une maison en gruyère de plusieurs mètres de haut pouvait tenir debout, Timmy porta le morceau de fromage à sa bouche.

-Hé toi ! Qu'est ce que tu fabriques ? ON NE MANGE PAS LES BATIMENTS ! Tssss, c'est incroyable ça. Tous les rongeurs se retiennent et c'est les étrangers qui arrivent pas à se contenir. Allez suis moi.

    Le rat policier escorta Timmy jusqu'au commissariat. Après avoir passé sa première nuit dans le royaume à combattre un horrible gang, le morpheur s'apprêtait à passer sa seconde nuit en prison ? Cela n'avait aucun sens, il méritait mieux que ça. La marche ne dura pas longtemps car le centre de police se trouvait juste en face de la maison que le petit garçon venait de vandaliser. Contrairement aux habitations de la zone, le commissariat était un bâtiment en béton extrêmement classique. Le jeune voyou suivit le policier sans rechigner jusque dans son bureau.

-Bon alors, nom et prénom.

-John Picasso.

Le policier tapota l'information sur son ordinateur. Timmy ne put s'empêcher de rire quand il vit que le rongeur utilisait une souris d'ordinateur.

-Qu'est ce qui te fait rire gamin ? Et dis moi tu as quel âge ?

-9 ans. La police elle a le droit d'arrêter les enfants ?

-A partir de 6 mois oui. Fin 6 mois pour nous ça correspond à 15 ans pour vous environ. Mais on applique notre propre réglementation aux voyageurs et rêveurs… d'ailleurs, voyageur je suppose ?

-Oui monsieur.

-Pouvoir ?

-Comme vous monsieur.

-Comment ça comme moi ?

-Je me transforme en rat.

-Mais je me transforme pas en rat, j'en suis un vrai moi ! Raaa pourquoi je m'embête avec toi. Montre moi ça.

Timmy s'exécuta et devint rongeur. La métamorphose devenait de plus en plus naturelle chez lui, il avait perdu cette sensation dérangeante de ne pas être dans son corps lorsqu'il se transformait.

-Ok… bon maintenant tu es dans nos fichiers. Je vais te prendre en photo et tu vas payer une petite amende.

Timmy fronça les sourcils afin de paraître le plus vilain possible sur la photo. Le spectacle était assez ridicule mais l'enfant se sentait soudain l'âme d'un gangster. De plus, le policier semblait assez conciliant.

-Monsieur j'ai pas de sous pour l'amende et mes parents ils sont pas voyageurs.

-C'est une amende en EV imbécile ! Tu sais comment ça marche ?

-Oui mais j'ai jamais fait ça fait mal ? Vous allez m'en prendre qu'un peu hein ?

-Juste un poil, tu es prêt ?

-Moui.

    La porte du bureau s'ouvrit interrompant le processus en cours.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Mer 27 Déc 2017 - 15:58
La convalescence de Robert suivait son cours,  d'une monotonie toujours inattendue. Des soins, des exercices de réanimation si chronophages qu'inutiles au demeurant, des médecins faussement confiants et infirmières tristement joyeuse.
Pourtant, l'hylophobe s'était changer en un patient des plus agréable et se surprenait même parfois à apprécier son séjour, tant ses jours semblaient s'être éclairés depuis quelques jours.  Et pour cause, ses pérégrinations oniriques l'avaient conduit vers le petit Timmy Pounce. C'était un petit gamin de 9 ans, en rien particulier si ce n'était ses cheveux blancs ; mais Robert avait vu en lui comme le reflet longtemps miroité et si enfouis du fils qu'il ne reverrai plus. Il avait abandonné son garçon, laissé derrière son rôle de père, mais ses responsabilités le rattrapaient, pour son plus grand bonheur. Timmy s'offrait en rédempteur ; la conscience de Robert semblait maigrir de tout ce qui l'eut jadis encombrée, et lui relever la tête, enfin allégée d'un joug trop pesant.  

Cette nuit, Robert l'avait attendue ; ce soir, il revoyait son protégé pour qu'il lui fasse visiter le royaume des muridés, son royaume. Nuit tranquille en perspective, comme à chaque fois qu'ils se retrouvaient ; exceptée celle de leur rencontre, peut-être… Le vétéran avait tout oublié des recommandations de Mephisten lors de sa première nuit, et encore plus des invectives de la mystérieuse femme ; rien ne semblait plus compter que le sourire du petit garçon.

------------

Robert arriva enfin à Dreamland, après avoir pensé à Tim. Il ouvrit les yeux au beau milieu d'une ville ; rue bondées, brouhaha perpétuellement dérangeant, flots ininterrompu de véhicules et buildings à perte de vu. On se serait cru dans le vrai monde, si les constructions n'avaient pas été de fromages et les citadins des rongeurs, portant sur leurs épaules moult meules et sacs.
Robert arborait des vêtements des plus habituels, bottes, jean troué, T-shirt d'un noir profond  et décoré de motif qu'une religion ne saurait voir ; le tout couronné d'un chapeau très à propos dans par cette journée illuminée d'un soleil d’emmental.

Notre homme était seul, immobile dans un torrent de rougeurs pressés, comme un rocher que le courant contourne. Il ne voyait nul part son ami ; quelques jeux de coudes l’amenèrent dans une ruelle un peu plus calme. Deux types, si peu gaillards aux entournures, discutaillaient bruyamment adossés à un mur, dont le fumet ne laissait que peu de doute quand à l'origine. Rob s'approcha d'eux si amical qu'il put :

« — Yo les gens, excusez mon intrusion mais vous auriez pas aperçut un petit gars humain ? Genre 9 ans, grand comme ça et avec une tignasse blanc comme y'a pas ? Une description est-elle vraiment  nécessaire à l'expression d'une telle banalité ?

Hein ? Ouais je crois bien l'avoir vu le p'tiot… Mais c'était où ? Tu te rappelle toi Gero ?

Mmmh… Ah si, c'était rue du Maréchal Crottin !

Et comment j'y vais ?

C'est pas bien compliqué ; vous sortez de la rue et vous tournez à droite. Y'a un carrefour, c'est en face de la gendarmerie ; phrase suivie de geste démesurément inutiles.

Ah oui ! T'as raison, le p'tiot a bouffé un bout de baraque et s'est fait chopper ! Même nous on sait que faut pas bouffer les baraques des autres.

Bien vrai ça… »

Robert sentait monter l'inquiétude. Remerciant prestement ces deux hurluberlus, il pressa le pas à l'endroit indiqué. Dans la foule, il percuta une sorte de gros rat gris et d'une laideur qui se passe de commentaires. Il chuta, déversant une partie du contenu d'une besace joliment suspendue à son cou : des pierreries, colliers d'or et bijoux en tous genres. Échange de regards suspicieux, puis l'humanoïde opta pour une quadrupèdie qui lui permit de rassembler ses effet et de déguerpir promptement.

« Toi mon coco, t'es pas net… » Pensées muettes colorées d'un foncement de ses sourcils broussailleux.

Debout en un rien, Robert fut vite au commissariat. Il apprit des agents que Timmy se faisait interrogé dans une salle et bien malgré ses protestations de plus en plus insistantes, ils ne lui permirent pas de le rejoindre. Sa patience épuisée, Robert bouscula plusieurs des rats en uniformes qui tentaient de le retenir et entra en trombes dans la salle criant :

—" C'est quoi le problème ?!"
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Ven 29 Déc 2017 - 13:40
Timmy reconnut instantanément la voix de Robert. Ce dernier entra dans la pièce sans hésitation, précédé de quelques rongeurs en uniforme qui s'accrochaient à lui. L'hylophobe calma ses ardeurs après avoir vérifié que Timmy n'avait rien. Les policiers et le voyageur se jaugeaient maintenant du regard. Dans le même temps, l'inspecteur qui avait arrêté Timmy essayait de comprendre la situation.

-Messieurs calmez-vous ! C'est qui lui gamin c'est un ami à toi ? Ton père ?

-C'est Robert. C'est…

    L'enfant-rat réalisa qu'il n'arrivait pas à verbaliser ce qu'était Robert pour lui. Dans sa conception des choses, il ne pouvait pas vraiment traité « d'ami » un quarantenaire. Ce n'était pas non plus un membre de sa famille, et le terme de connaissance n'était pas assez puissant pour décrire leur relation. Second père seyait mieux, mais là encore, l'écolier ne se satisfaisait pas de cette appellation.

-C'est mon tonton! Mais arrêtez il est gentil !

Les policiers continuaient à vociférer quelques menaces et haussaient le ton sans passer à l'acte. La situation pouvait déraper à tout moment et aucun des acteurs n'arrivait à calmer le jeu.

-HOOOOOOO il se passe quoi ici ?! Vous allez vous calmer un peu ? C'est quoi ce bordel ?

    Une musaraigne de petite taille entra dans la pièce et fit évacuer les policiers qui entouraient Robert. Les rongeurs s'exécutèrent immédiatement. L'un d'eux se permit tout de même un petit « voyageur de merde » avant de sortir de la pièce.

-Et ça vous aussi pour vous, asseyez-vous ou je vous fais arrêter.

    La musaraigne prit une petite chaise qu'elle offrit à Robert. Autoritaire, elle demanda un bref rapport à l'inspecteur qui avait arrêté Timmy. Lorsque ce fut fait, elle se retourna vers les deux voyageurs et les scruta de ses petits yeux. Bien plus que son regard, c'était son flair qui semblait mener l'investigation. Elle fixa dans un premier temps le morpheur, puis orienta son museau vers l'hylophobe. Elle s'arrêta longuement sur le bras droit de Robert, puis reprit la parole.

-Bon… monsieur, j'ignore vos liens avec ce garçon mais nous l'avons arrêté pour une infraction mineure. Il suffit juste qu'il paye son amende et vous pourrez partir. Je ne vous félicite pas, vous auriez pu le surveiller. La loi voyageur ça vous parle ? Avec vos bêtises, il va arriver un jour où l'on sera contraint d'appliquer cette foutue loi. Faîtes un effort, donnez un bon exemple ! C'est à cause de petites mésaventures comme celles-là que nos relations avec les voyageurs se dégradent.

Elle lâcha un soupir marquant la fin de son discours moralisateur.

-Bon, vous la payez cette amende ? On a des affaires plus importantes à régler.

Timmy hésitait. Il connaissait le système de paiement en EV et ne souhaitait pas voir un bout de son corps disparaître. L'enfant fixa le plafond, à la recherche d'une réponse. Puis il jeta un coup d’œil vers Robert. Assis sur une chaise deux fois trop petite pour lui, l'homme-végétal  se forçait à rester calme. Si Timmy ne trouva pas de réponse précise dans les yeux de son ami, il y puisa assez de courage pour répondre.

-Non et puis vous êtes moches !

Il sauta de sa chaise et offrit alors aux deux agents une des plus pathétiques tentative de fuite qu'ils verraient dans toute leur carrière. Robert s'occuperait du reste, du moins c'est ce que l'écolier espérait.




________________________________________



    Les deux voyageurs fixaient mollement les barreaux de leur cellule. Le plan n'avait pas récolté le succès escompté. Pire, le jeune voyageur n'avait même pas réussit à sortir du bureau. Alors qu'il approchait de la porte, la musaraigne l'avait rejoint d'un seul bond. Ayant enfin trouvé un adversaire de son gabarit, le petit garçon s'était jeté sur l'enquêteuse. Cette dernière s'était contentée de baffer son opposant qui avait laissé son visage à découvert. Au premier contact sur son visage, l'enfant s'était recroquevillé sur lui même en pleurnichant. La musaraigne avait alors plaqué Timmy au sol avant de le menotter. L'échec avait été cuisant pour le jeune morpheur. Depuis le fond de sa cellule, il promit de venger cette humiliation.
    Trop occupé à se débattre, le petit garçon n'avait même pas vu comment Robert s'était fait maîtriser. L'enfant-rat se sentait un peu honteux d'avoir entraîné son ami dans l'affaire. Il souhaitait s'excuser mais ne savait pas vraiment par où commencer.

-Heu, Robert ? Je… pardon. J'aurais pas dû m'échapper et j'aurais pas dû manger un bout de la maison.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Ven 29 Déc 2017 - 18:58
Il avait fait une entrée un peu fracassante, certes, mais Tim allait bien et c'est tout ce que Robert voulait savoir ; un léger soupir de soulagement trouva d'ailleurs son chemin entre ses lèvres crispées. Il baissa les bras puis regretta de ne pas avoir caché le droit au vu du regard inquisiteur de l'officier en face de lui. Ceux qui avaient vainement tenté de stopper notre homme l'avaient rejoins également, ça au moins, ils avaient réussi. Timmy seul arborait un minois trahissant la satisfaction de revoir notre homme ; inconscient sûrement d'être le seul détenteur de toute l'histoire. C'est l'agent qui l'eut interrogé si peu avant, qui tenta de comprendre le présent litige :

« — Messieurs calmez-vous ! C'est qui lui gamin, c'est un ami a toi ? Ton père ? Il abusait visiblement du statut supérieur qu'il pensait avoir ; ça ne plaisait pas à Robert…

C'est Robert. C'est… Une latence qui permit à l'hylophobe d'esquisser un sourire devant la situation et de se rendre compte de l'étrangeté de sa relation avec ce marmot ; c'est mon tonton ! Mais arrêtez il est gentil ! Conclusion attendue mais efficace du bambin. »

Malheureusement cette hésitation n'avait pas satisfaite les policiers qui continuaient leurs impératifs, dans l'espoir futile de calmer les hausses de voix de Robert.
Finalement ce fut l'arrivée d'un petit bout de bonne femme… de sourie, ou d'un affilié… Enfin bref, de quelque chose de féminin et de rongeur qui criait presque trop fort pour sa taille. Détrônant le brouhaha pour un silence de pierre, elle présenta une chaise à Robert, qu'il eut peur de casser en s'assaillant, une fois que ses subalternes l'eurent lâché ; l'un deux murmura une insulte qui vint titiller la patience de Robert. Un douleur aiguë monta dans son crâne, mais il serra les dents, et elle disparue. Notre homme comprenait petit a petit que la présence de Timmy l'aidait a contrôler les assauts du parasite, un chance pour eux. Un picotement accompagné de légers spasmes parcoururent malgré tout son bras droit, qu'il croisa avec l'autre pour le dissimuler du mieux qu'il put ; il lui valut des regards encore plus insistants.

« — Bon… monsieur, j'ignore vos liens avec ce garçon mais nous l'avons arrêté pour une infraction mineure. Il suffit juste qu'il paye son amende et vous pourrez partir. Je ne vous félicite pas, vous auriez pu le surveiller. La loi voyageur ça vous parle ? Avec vos bêtises, il va arriver un jour où l'on sera contraint d'appliquer cette foutue loi. Faîtes un effort, donnez un bon exemple ! C'est à cause de petites mésaventures comme celles-là que nos relations avec les voyageurs se dégradent. Soupir satisfait et résigné. Bon, vous la payez cette amende ? On a des affaires plus importantes à régler. »

Robert avait du mal à contrôler les pulsions qui brûlaient en son fort intérieur. Le petit Timmy se retourna et plongea son regard plein d'innocence dans le sien. Le vétéran y vit un appel à l'aide… Il ouvrit la bouche pour tenter de discuter les termes de cette amendes mais Timmy fut plus rapide :

« — Non et puis vous êtes moches ! » Très assuré pour la fuite qui suivie, trop peut-être.

L'hylophobe se préparait a cueillir dans ses bras le bonhomme et a régler la situation, mais il fut rattrapé par la sourie qui lui mit une droite et le menotta. Se levant d'un bon, outré devant le traitement qu'elle infligeait à un enfant, Robert voulu agir, mais même les meilleurs intentions du monde ne protègent pas d'un coup de tazer dans les reins. Il était tombé à genoux et ils avaient été traînés dans une cellule.



Robert reprenait ses esprit petit à petit sous le regard honteux de Timmy. Assis par terre, son petit ami s'était rapproché tout penaud et avait balbutié, les yeux admirant le bout de ses orteils :

« — Heu Robert ? Je… pardon. J'aurais pas dû m'échapper et j'aurais pas dû manger un bout de la maison. »

Robert rit doucement.

« — T'inquiète pas bonhomme va, c'est pas si grave ! On va sortir de là je te le promet. »

L'hylophobe tendit la main droite vers Timmy dans l'intention d'ébouriffer sa tignasse d'ivoire, mais s'arrêta avant. Refermant le point en silence il le ramena contre son torse avec une sorte de tristesse ; il se releva vite, espérant que le petit n'en tienne pas rigueur et ajouta d'un ton enjouée.

« — Bon, c'est pas le tout, mais on a un voleur à attraper ! Tu aime jouer aux policiers et aux voleurs Tim ? »

Il attendit une quelconque réponse, regardant l'enfant, un sourire jusqu'aux oreilles. Comme prévue, il semblait ne pas comprendre, et Robert s'en amusait ; il lui expliqua cependant :

« — On va faire un jeu ! Quand je suis venu te chercher, j'ai croisé un gros rat hyper moche qui avait plein de bijoux dans son sac et il est partis en courant quand je l'ai vu. T'en pense quoi toi ? Moi je pense que c'est un méchant ! Il accompagnait ses phrases de pleins de gestes et de grimaces, il s'amusait le grand gosse. Alors, peut-être que si on l'attrape on sera des policiers et les autres policiers il nous laisseront partir ? C'est une bonne idée non ? Il lui prit le menton doucement, comme pour jouer à la barbichette et le caressa doucement avant de le lâcher. »

Il attendit de voir la réaction de Timmy, soit pour partager son euphorie soit pour le motiver un peu plus dans cette entreprise.
Sous ces airs de jeu, Robert contait vraiment sur son plan. Placardées sur presque tout les murs reposaient, en effet, une multitude d'affiches faisant état de vols mystérieux. Aucune piste, rien, la police appelait au témoignages ; le gus qu'il avait percuté à son arrivé ne pouvait pas ne pas être impliqué dans cette histoire. Évidemment ils ne le retrouveraient pas si facilement, mais dans tout les cas, peut-être auraient-ils l'occasion de fuir. C'était mauvais pour Timmy mais pour l'instant, il ne voyait pas d'autre échappatoire en cas de pépin…

Robert avait remarqué que leur cellule était gardée par un jeune souriceau blanc ridiculement petit, à tel point que son costume dépassait de tout côtés. Sa droiture forcée trahissait son désir de suivre les ordres par conviction, l'absence de fioriture sur le bleu nuit de son uniforme disait que ces efforts n'étaient pas récompensés ; Robert en eu presque pitié, presque…

« — Hey Mylow ! Robert l’interpella par le nom qui brillait à son pectoral et qu'il avait réussi à lire, il sursauta ; viens par là j'ai un marché pour toi…

Je… Je ne dois pas parler au prisonniers… Voix fluette, il était pas vieux le garnement.

Aller approche, si tu nous aide tu sera récompensé !

Je ne vous crois pas… Les prisonnier mentent toujours !

Bon écoute, je vais te dire un secret… Mais tu le garde pour toi… On est des agents qui enquête sur les vols qui surviennent depuis quelques temps. On était sur la piste d'un des voleur. Tim là, est un inspecteur du palais en réalité mais il prend cette apparence comme couverture, et moi j'ai été recruté pour le protéger. Robert adressa un regard discret à son partenaire pour qu'il allie le geste aux mots ; on s'est séparés pour chercher des indices et alors que Tim prélevait un échantillon d'ADN sur un mur, ton collègue a cru qu'il détériorait le bâtiment ; le temps que j'arrive il était trop tard. Mais il ne pouvait pas révéler son identité, ça aurait compromis les opérations, on sait que les malfrats sont partout… Si tu nous fait sortir discrètement on te prend avec nous et on dira aux responsables de la police que tu as permis la résolution de l'enquête et tes efforts seront récompensés ! »

Il espérait que ça fonctionne, car sinon, ils étaient dans de beaux draps.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Sam 30 Déc 2017 - 18:12
Robert n'était pas fâché, au grand soulagement de l'enfant-rat. L'hylophobe amorça un contact physique avec Timmy avant de se raviser. Le petit garçon ne saisit pas tous les enjeux de cet acte mais il ressentit une grande tristesse. Tristesse qui s'évapora rapidement car le voyageur végétal avait un plan pour les sortir de prison. Il détailla son idée avec un grand sourire, et un vocabulaire très simple, presque trop enfantin. Dans d'autres circonstances, l'enfant-rat aurait pu s'en offusquer mais ce ne fut pas le cas. Il se mit malgré lui à rire aux explications de Robert qui agrémentait son discours de grands gestes. De plus, la perspective de jouer au policier n'était pas pour déplaire au jeune voyageur.

-Tim là, est un inspecteur du palais en réalité mais il prend cette apparence comme couverture, et moi j'ai été recruté pour le protéger.

    Tandis que Robert développait son mensonge, l'écolier se transforma en rat afin de mieux convaincre le souriceau qui surveillait leur cellule. Lorsque l'hylophobe eut terminé son monologue, le gardien semblait encore hésiter.

-Je… il vaudrait quand même mieux que je prévienne mon supérieur avant ça.

    Voyant que le souriceau s'éloignait de quelques pas, Robert le retint et continua son baratin. Timmy était presque jaloux de la capacité d'improvisation de son ami. Le petit garçon avait beau user fréquemment de cet art auprès de ses parents, il ne le maîtrisait pas encore aussi bien que l'hylophobe. Cependant, la crédulité du gardien de prison avait ses limites et il ne semblait pas décidé à libérer les deux prisonniers sans l'aval de son chef. Alors que Robert commençait à manquer d'inspiration, le morpheur tenta un dernier coup de bluff :

-Dis, vu que tu es dans la police tu as bien entendu parler de l'histoire du trafic de drogue qui a été stoppé par deux voyageurs non ? C'était il y a trois semaines environ.

-Heu, oui et alors ?

-Ba dans le groupe il y avait un voyageur qui se transformait en rat et même que c'était moi ! Il y en a pas 50 000 des voyageurs avec mon pouvoir non ? Et puis je tire mon pouvoir du royaume, tu te doutes bien que je suis pas un vilain.

    Le souriceau rassembla les éléments de l'enquête dont il se souvenait. Effectivement, un groupe de trafiquant avait été démantelé quelque semaines auparavant par une jeune voyageuse envoyé par la LGO. Et d'après ce qu'il avait lu dans les rapports, la voyageuse avait bien été accompagné d'un jeune morpheur afin de résoudre l'affaire. Le souriceau ignorait cependant que le morpheur en question travaillait pour le palais royal. Mais après tout, le palais ne transmettait pas toujours toutes ses informations au commissariat… Oui, la version des deux voyageurs était fort plausible. Et ce Robert là, il n'avait pas tord. S'il aidait les deux voyageurs à l'arrestation du voleur, il obtiendrait certainement une promotion.

-Bon, allons-y. On va sortir tranquillement et vous me ferez un topo sur l'avancée de votre enquête une fois dehors.

    Le rongeur libéra les deux voyageurs et les invita à le suivre. Il s'apprêtait à sortir par la porte principale mais fut retenu par Robert.

-Par contre bonhomme, si on peut sortir par la petite porte ça nous arrangerait; on a beau être des agents infiltrés, officiellement on est toujours des détenus. Ce serait con de foutre en l'air nôtre couverture maintenant...

Le petit policier hocha de la tête en guise d'affirmation. Il guida alors les deux voyageurs à travers le commissariat afin de sortir par l'issue de secours. Soucieux de ne pas trop attirer l'attention, l'enfant-rat ne reprit sa forme humaine que lorsque le groupe fut suffisamment éloigné du poste de police. Une fois dehors, Robert et Timmy encouragèrent le souriceau à presser le pas sans trop attirer l'attention. Une fois qu'ils furent assez éloignés, ils prirent place à la terrasse d'un petit bar devant l'insistance du jeune inspecteur. Ce dernier souhaitait qu'ils "échangent leurs informations".

-J'avais peur d'avoir fait une grosse bêtise en vous laissant sortir et de vous voir partir en courant dès qu'on aurait mis un pied dehors, me voilà rassuré. Désolé de ne pas vous avoir fait confiance, mais bon vous êtes du métier, vous savez qu'il faut être prudent. Je m'appelle Mylow, enchanté de vous rencontrer.

    Timmy était presque déstabilisé par l'engouement du rongeur. Ce dernier semblait maintenant convaincu de l'honnêteté des deux voyageurs, et il faisait preuve d'un respect teinté d'admiration à leur égard. Habitué à ce qu'on le prenne de haut, le petit garçon se sentit gonfler de fierté.

-Alors vous avez des indices ? Des pistes ? Chez nous, l'affaire n'avance pas… A vrai dire, nous ne sommes même pas certains que ces vols soient l’œuvre du même auteur. Faut dire aussi qu'on est débordé en ce moment…

Robert et Timmy restèrent silencieux, encourageant Mylow à poursuivre. Plus le souriceau donnait d'information et meilleure serait l'improvisation des deux complices.

-Mais c'est quand même étrange ce mode opératoire. Le voleur est capable de s'introduire dans des maisons particulièrement bien protégées dans des quartiers assez riche sans aucun problème. Et au lieu de se concentrer sur ces quartiers, il s'attaque aussi à des maisons beaucoup plus pauvres qui ne doivent pourtant pas lui rapporter grand-chose. D'ailleurs, un paysan est même venu déposer une plainte l'autre jour. Il habite à presque deux heures de la capitale, quel est l'intérêt d'aller dépouiller un pauvre fermier quand on a toutes ces maisons à portée de main ? Mais je parle trop vous savez déjà tout ça. Dîtes moi plus tôt ce que vous avez découvert de votre côté.

Noyé sous un trop grand nombre d'informations qu'il peinait à traiter, Timmy laissa Robert se charger de la suite. Jouer au policier s'annonçait moins amusant que prévu.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Mer 10 Jan 2018 - 19:24
Quand à la réponse de Tim, dont il ne savait déceler le vrai du faux, le souriceau répondit :

— « Bon, allons-y. On va sortir tranquillement et vous me ferez un topo sur l'avancée de votre enquête une fois dehors. »

Robert se senti alléger d'un poids. Le plus dur était dans leur dos, moyennant le fait de ne pas griller leur couverture durant le reste de la nuit. A vrai dire, notre homme était assez fier, jamais il n'aurait imaginé que son plan marcherait aussi bien. Il gratifia son ami d'un petit coup de coude et d'un clin d’œil alors que leur geôlier se perdait dans un combat de longue halène avec son trousseau. Après avoir conseillé au jeune rongeur d'emprunter une voie détournée, Robert le suivit jusqu'au dehors, les pas de Tim dans les siens.

Le petit groupe se pressa lentement dans les ruelles toujours bondées dans ce qui semblait un après-midi parfaitement normal. L'hylophobe ne s'apparentait pas trop au modèle du citadin, son enfance passée dans les forêts du Michigan. Dans le même temps, il songea qu'un tel environnement servait bien leurs intérêts ; comme dis le dicton : « si tu veux cacher un arbre, trouve une forêt » ; l'idée lui fit esquisser un sourire, qui lui même tendit à lui apporter un baume de réconfort, tout comme le petit Timmy, très occupé à zyeuter le moindre recoins de ce centre-ville.
Finalement ils posèrent leur séants sur les chaises branlantes d'une terrasse de bar. Mylow prit l'initiative d'exposer la situation, visiblement confiant et heureux de participer à leur factice entreprise. C'était une bonne chose, assurément, plus ils en savaient et plus efficace serait leur mensonge.

« — Mais c'est quand même étrange ce mode opératoire. Le voleur est capable de s'introduire dans des maisons particulièrement bien protégées dans des quartiers assez riche sans aucun problème. Et au lieu de se concentrer sur ces quartiers, il s'attaque aussi à des maisons beaucoup plus pauvres qui ne doivent pourtant pas lui rapporter grand-chose. D'ailleurs, un paysan est même venu déposer une plainte l'autre jour. Il habite à presque deux heures de la capitale, quel est l'intérêt d'aller dépouiller un pauvre fermier quand on a toutes ces maisons à portée de main ? Mais je parle trop vous savez déjà tout ça. Dîtes moi plus tôt ce que vous avez découvert de votre côté. »

Leur camarade souriceau avait déclamé son discoure en regardant majoritairement Timmy, ou « l'inspecteur Poonce » ; visiblement un peu débordé par les informations. Robert s'en amusa, sans pourtant le dire. Pour ajouter à l’orgueil gonflé du garçon et installer un répit, notre barbu s'approcha de lui :

« — Tu prendrai bien quelque chose avant de continuer, Mylow ? Vous de même inspecteur ? » Un clin d’œil, il se trouvait drôle…

Sa réponse obtenue il réitéra son interrogation à l'intention de leur sauveur, avant d'interpeller une souris rondelette d'âge mûr, qui revint peu ensuite chargée des désirs de ces messieurs ; Robert les offrit aux deux jeunes, se séparant de 10 EV. Avalant une bonne rasade de sa bière, il reposa sa pinte de gruyère avant de rentamer le sujet des vols, une fine mousse blanche encore prisonnière de sa pilosité labiale :

« — Donc on en était où… Ah oui ! Notre enquête n'était pas beaucoup plus avancée que la vôtre à vrai dire, jusqu'à la semaine dernière. L’œil de l'inspecteur Poonce est remarquable, il nous a permit de découvrir une empreinte dans un loft volé que nous avons visité. Elles appartenaient a une peste bien connue des réseaux de police du Royaume, une dénommée Jerry. »

Bah il manquait pas de culot le Robert !  Fallait en avoir une sacrée paire pour balancer un nom qui sort d'un dessin animé. Il but une gorgée, d'ailleurs, tant pour délier sa gorge que pour faire passer son mensonge. Là, il n'était pas serein.

« — Il me semble bien en avoir entendu parler, des affaires de cambriolages, vols à l'arrachée et attaque à l'arme blanche. On a jamais pu l'attraper… »

Robert cru s'étouffer avec sa goulée, il toussa fort ; il en profita pour dissimuler un rire. Deux fois que le bluff portait les événements en sa faveur, lui pourtant si mauvais au poker. Au fond de sa pensée, une voix lui soufflait qu'il fallait rester sur ses garde malgré tout ; la chance et lui, cela faisait deux, en temps normal.
Ses deux compères l’aidèrent à faire passer sa quinte de toux, puis il reprit brièvement :

« — Exactement ! Et nous avons découvert qu'elle est en fait un genre de mercenaire qui loue ses service à de nombreuses organisations officieuses en la filant une semaine durant, ce qui nous a amené à croire que ces vols sont tous liés d'une manière ou d'une autre. Mais je laisse à l'inspecteur le soin d’étoffer sa théorie. » Après tout, ce n'était pas notre barbu le vrai héros de cette histoire…

Alors qu'il écoutait Timmy, lui soufflant parfois quelques idées au besoin, une envie soudaine de soulager sa vessie lui vint, sa cervoise en cause, assurément. Prenant momentanément congé de ses camarades il entra le petit bâtiment, tout de fromage fait, en quête du trône.
Il n'avait pas fait cinq mètres dans ce long bar vétuste et étroit, qu'il fut agrippé au col de sa chemise par une puissante poigne. D'un coup sec il traversa un trou de souris géant au mur, apparu promptement, et qui se volatilisa si vite, laissant seul de l'autre côté son couvre-chef. Il chût, sentit un puissant coup de pied dans son abdomen alors qu'il s'appuyait sur ses quatre membres puis fut relever. Il toussa. N'ayant pas encore vu son agresseur, sa mâchoire encaissa une michtre peu catholique ; sonné un peu, il vit tout de même un visage humain qu'il ne put identifier. Une seconde grosse mandale lui amena un goût d’hémoglobine en bouche.

« — Il est résistant le bout de bois ! Aller fini moi ça… » C'est ce que Robert aurait entendu plus clairement s'il n'avait pas eu les oreilles qui sifflaient.

On le lâcha, mais il reçu un coup de ce qui ressemblait à une barre a mine, au son qu'elle produisit en heurtant son crâne. Robert sombra dans le noir.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Dim 14 Jan 2018 - 23:22
 -Exactement ! Et nous avons découvert qu'elle est en fait un genre de mercenaire qui loue ses service à de nombreuses organisations officieuses en la filant une semaine durant, ce qui nous a amené à croire que ces vols sont tous liés d'une manière ou d'une autre. Mais je laisse à l'inspecteur le soin d’étoffer sa théorie.

    Timmy plissa des yeux en direction de Robert afin de simuler la contrariété. Le petit garçon balançait entre stress et malice à l'idée d'inventer des mensonges. Il reprit donc l'invention du voyageur végétal qu'il développa de son mieux, sous le regard attentif de Mylow.

-Heu, hum hum. Oui donc, on pense que c'est une organisation qui commet les vols. Et même que il y a pas un seul même voleurs mais plusieurs ! La preuve, on a trouvé les empreintes de Jerry mais il y en avait aussi d'autres.

Aidé par Robert, le jeune voyageur continua ses affabulations jusqu'à épuiser toute son inspiration. Mylow écoutait d'une oreille attentive et notait toutes les informations dans un petit carnet qu'il avait sorti de sa poche.

-Bien, je vois. Et maintenant que faut-il faire à votre avis ?

L'enfant-rat hésita, croisa les yeux de Robert et sembla y lire « débrouille toi ».

-Et bien… les champs ! On pensait aller visiter la ferme du paysan qui s'est fait voler. Il y a peut être des preuves là-bas.

    Le morpheur s'était remémoré ce détail que Mylow avait mentionné un peu plus tôt. C'était sorti presque tout seul, mais après réflexion la proposition n'était pas mauvaise. Cela permettrait aux deux voyageurs de s'éloigner de la capitale tout en continuant leur double jeu. Robert se leva, prétextant une envie pressante. L'écolier se demanda s'il ne s'agissait pas encore d'une excuse pour le laisser tout seul dans l'embarras. Il sentait d'ailleurs le regard admiratif de Mylow se poser sur lui.

-Heu, dîtes inspecteur Poonce.

Voilà qu'il était officiellement inspecteur.

-Oui ?

-Puisque Robert s'absente quelques minutes, je voulais en profiter pour vous demander. Excusez-moi, cela n'a pas vraiment de rapport avec l'enquête mais… Vous avez déjà rencontré Youri ?

-… Youri ?

-Oui bien sûr, vous voyez bien de qui je parle. Youri Stilton !

S'en suivit un moment de silence assez gênant. L'enfant-rat se demanda s'il ne venait pas de commettre une grosse erreur. C'était qui ce Youri ? Tiraillé entre plusieurs possibilités, il décida de jouer carte sur table.

-Jamais entendu parler. Avec mon copain-garde du corps Robert, on s'occupe que des missions que l'on nous donne. On s'intéresse pas trop au reste.

-Ha… bien. Je pensais que vous étiez en relation avec lui mais cela doit être un autre membre du palais qui vous confie des missions.

Ouf, le chétif agent de police semblait seulement déçu. Un peu trop d'ailleurs, si bien que le petit garçon l'encouragea à poursuivre.

-Pourquoi tu demandes ça ?

-Ho, rien laissez tomber. Simplement… c'est mon idole, il est un exemple pour tous les rongeurs de ce royaume. Imaginez, il est à peine plus âgé que moi et il est déjà chef des armées ! Et puis il se dépense tellement pour tous ses compatriotes, il n'est jamais reconnu à sa juste valeur. Les gens sont  ingrats et jalousent sa réussite.

    Timmy fut presque touché par la sincérité du petit rongeur. La jeune souris parlait à cœur ouvert et l'on pouvait voir tout le respect qu'elle portait à son idole. Le garçonnet ressentit quelques remords et se promit de ne plus mentir au souriceau tant que cela ne serait pas nécessaire. La discussion dévia sur d'autres sujets tels que le fonctionnement du royaume fromage et les liens complexes qu'il entretenait avec le royaume des égouts, situé juste en dessous. Les explications de Mylow ne durèrent pas longtemps. Le garde cellule s'arrêta net, museau en l'air et sens aux aguets.

-Vous sentez ça inspecteur ?

-Heu… non, pas vraiment.

-Une odeur de sang. Il se passe quelque chose dans le bar, peut être une bagarre.

    L'enfant suivit la créature des rêves qui se dirigeait déjà à l'intérieur du bâtiment. La salle était presque vide, seul le fredonnement de la serveuse brisait le silence ambiant. L'odorat de Mylow conduisit le duo jusqu'à un mur de fromage au pied duquel reposait le chapeau de Robert. Timmy frissonna, il ne s'agissait donc pas d'une simple bagarre d'ivrognes. Le petit garçon activa ses méninges tandis qu'il cherchait une quelconque trace sur le mur. Que c'était-il passé ? Qui pouvait en vouloir à Robert, cela avait-il un lien avec l'enquête ? Le voyageur végétal avait fait mention d'un rongeur suspect qu'il avait croisé un peu plus tôt dans la nuit. Le voleur tentait-il d'éliminer des témoins ? Le jeune voyageur sentit le regard inquisiteur de Mylow se poser sur lui. Bien sûr, il était « l'inspecteur Poonce » et c'était à lui de prendre les initiatives. Le garçonnet se tourna vers la serveuse et demanda d'une voix qu'il voulait assurée :

-Pardon madame, vous avez rien vu de suspect ? Vous avez pas vu un grand monsieur avec un chapeau comme celui là ?

La serveuse répondit par la négative. Mylow se racla la gorge afin d'attirer l'attention de l'écolier.

-Si je puis me permettre inspecteur, je sens encore l'odeur de votre garde du corps derrière ce mur. Je demande autorisation d'agir.

-Heu… d'accord. Madame la serveuse il y a quoi derrière ?

Surprise par la demande, la barmaid expliqua que le mur de fromage en question séparait le café d'une maison mitoyenne laissée à l'abandon.

-Bien ! Madame, inspecteur Poonce, je vais vous demander de reculer un peu.

Mylow saisit le manche de l'arme qui dépassait de sa poche. Incrédule, le morpheur vit apparaître une râpe à fromage là où il pensait voir une matraque. Muni de son ustensile, le petit gardien de prison s'exclama :

-En tant que membre du bureau d'enquête de Souriville et dans le respect de l'article 64 du code des muridés, je m'apprête à pénétrer de force dans un domicile par le biais de mon équipement de fonction!

    A ces mots, le policier créa une brèche à travers le mur du bar. La cloison de fromage se rétractait à chaque coup de râpe, comme si l'instrument culinaire effrayait le gruyère. La magie de Dreamland, sans doute. Dès que le trou fut assez large pour y pénétrer, Mylow invita l'inspecteur Poonce à passer en premier, ce qu'il fit avec crainte. Les deux apprentis détectives pénétrèrent alors dans une pièce étroite et mal entretenue. Dans ce lieu peu éclairé, Timmy remarqua une silhouette portée par deux ombres disparaître dans un couloir. La nyctalopie de Mylow vint confirmer ce que percevait l'enfant.

-Deux individus, ils emportent Monsieur Rosewood avec eux !

    Le souriceau s'élança aux trousses des malfaiteurs. L'enfant-rat trouvait la situation ridicule. Que comptait faire ce petit rongeur à lui tout seul ? Il était… si chétif. Et pourtant, il chargeait avec courage, au nom de la justice. L'écolier fut piqué au vif, presque blessé dans son orgueil. Lui aussi était faible. Peut-être était-il temps d'arrêter de se cacher derrière les autres et d'agir à son tour. L'enfant sprinta dans le but de suivre la cadence de Mylow. Ils zigzaguèrent dans les corridors sombres et étroits, à la poursuite des deux agresseurs. Les deux criminels défoncèrent une vieille porte en bois et sortirent de la maison délabrée. La course-poursuite continua dans un jardin tout en longueur. Éblouis par ce retour à la lumière, les deux groupes mirent un moment avant de se dévisager mutuellement. Tout essoufflé, Timmy découvrit donc les deux hommes qu'il poursuivait : le premier était un voyageur aux cheveux roux d'une vingtaine d'années, tandis que le second était un gros rats gris particulièrement disgracieux. Cela correspondait à la description donnée par l'hylophobe.

-C'est le voleur ! S'écria Timmy.

-Mais c'est deux petites merdes pourquoi on fuit ?

-Y'a un agent du bureau d'enquête il y a peut être des renforts ! Et cache ton visage l'autre gamin a l'air d'être un voyageur !

    Malgré la charge considérable que représentait le corps de Robert, les deux bandits conservaient leur avance. La faute certainement aux petites foulées de leur poursuivant qui redoublaient d'efforts pour sauver leur ami. Heureusement, la fuite arrivait à sa fin et les deux criminels ne tarderaient pas à être cernés entre les grandes haies qui délimitaient le jardin. Malgré cette évidence les voyous ne décéléraient pas d'un chouïa. Arrivés au niveau d'un buisson, ils s'arrêtèrent brusquement et découvrirent une trappe masquée jusque là. Ils jetèrent Robert sur le sol et s'attelèrent à dégager l'accès de leur issue de secours.

-Vite ! Si ils descendent trop profond on n'aura plus le droit de les arrêter !

    En effet, Mylow avait expliqué les liens particuliers qu'entretenaient le royaume fromage et le royaume des égouts. Ainsi, au-delà de trois mètres de profondeur, la juridiction du royaume fromage prenait fin et les interventions de la police devenaient illégales. Le petit garçon ne s'attendait pas à être confronté aussi tôt à cet étrange loi. Le temps que les malfaiteurs ouvrent la trappe, le souriceau et le morpheur réussirent à combler leur retard. L'enfant-rat ralentit sa course, à bout de souffle. Ce ne fut pas le cas de Mylow. N'écoutant que son courage, le jeune policier se rua sur les deux criminels. Il sauta aux jambes de l'horrible rat gris et parvint à le déséquilibrer en mordant dans ses mollets. Les deux rongeurs roulèrent au sol et se débattirent à coup de griffures et de morsures.  
    Malgré l'adrénaline, Timmy ne fit pas preuve de la même vaillance. Il garda une distance de sécurité avec les malfaiteurs et essaya de réveiller Robert en criant. De son côté, le voyageur aux cheveux roux observait la scène sans trop savoir que faire. Il savait que son associé avait l'avantage dans le « combat de rat » qu'il menait. Deux options s'offraient donc à lui : prendre la fuite en emportant Robert sur ses épaules ou bien s'occuper du gamin qui lui faisait face. Mieux valait s'occuper du mioche. Cela ne prendrait pas longtemps. Il marcha donc vers l'enfant qui se contentait de hurler la même chose en boucle.

-ROBERT ! Au secours réveille toi!

    Le petit garçon était totalement lucide sur ses capacités. Il ne pouvait rien faire seul et devait tout miser sur le réveil du voyageur végétal. Il commença donc à fuir son agresseur sans cesser d'interpeller son ami inconscient. Agacé, le rouquin accéléra d'un coup vers sa victime. Timmy eut à peine le temps de se transformer en rat afin d'esquiver le premier assaut. Il adopta une posture quadrupède et décampa dans le jardin à toute allure. Sa course au ras du sol et sa vivacité compensaient sa faible vitesse de pointe et lui permettaient d'esquiver son assaillant. Il ignorait toutefois combien de temps il serait capable de feinter et serpenter entre les buissons avant de se faire attraper.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Lun 15 Jan 2018 - 21:50
L'inconscience de Robert ne fut pas si inconsciente que ça, paradoxalement. En effet, notre barbu se senti planer, dans une étendue d'un blanc cassé mais pourtant immaculé. Quelques minutes plus tard, son corps, ayant longtemps flotté à l'horizon, fut délicatement déposé sur un sol, qu'il ne pouvait distinguer du reste de son environnement. Son crâne était si pareil à ces cloches qui carillonnent à toute heure, répandant leurs vibrations ennuyantes dans tout les villages qu'elle surplombent. Une migraine de lendemain de fête, en somme. Sa mâchoire toujours le faisait souffrir, il y appuya sa main droite en se retournant sur le ventre ; un grognement.
Il remarqua soudainement les sensations si fines et naturelles qu'il ressenti au travers de sa paume, et qu'il avait oubliées depuis son arrivé dans le monde onirique. Un coup d’œil à son bras, dans son état normal, lui aurait mis un baume au cœur si la surprise ne l'eut emporté ; vite mû en circonspection. Sollicitant ses antérieurs pour se redresser, nulle douleur ne parcourue son bras ; décidément, quelques chose clochait.
Debout maintenant, Robert zyeutait alentour, dans l'attente d'une quelconque surprise. Elle vint, assurément, sous la forme d'un souffle ; lent, rauque, on sentait presque l'air pénétrer dans chaque bronches et bronchioles. Robert faisait dos au propriétaire du souffle, stoïque, si ce n'était pétrifié. Il sentit bientôt le souffle sur son crâne, ramenant ses cheveux longs vers l'avant à chaque expirations. Qui se retournerai en pareille situation ? Par Robert, visiblement. Vint bientôt un son que l'hylophobe rechignait a appeler voix :

— "Tu… Ne mérites… Pas… Mon pouvoir…" On faisait difficilement plus glauque.

Il n'eut point le temps de réfléchir puisqu'il sentit un contact froid au travers de son ventre. Cinq immenses doigts perçaient son corps, et le soulevèrent bientôt du sol. Robert hoquetait du haut de son perchoir, puis son agresseur le lança au loin. Il se vida peu à peu de son sang, fermant inéluctablement les yeux.

Ses yeux s'ouvrirent d'un coup d'un seul ; il fut parcouru d'un spasme qui le fit se dresser sur ses pieds et ses épaules en hurlant. Il continua de se tortiller un moment, les yeux flous, l'esprit embrumé. Jusqu'à ce qu'il s'écroule, haletant. Un écho lui vint, qu'il identifia comme la voix de Timmy. Incompréhensible au début, elle se clarifia dans ses oreilles si bien qu'il cru percevoir un appel à l'aide. Il puisa dans ses réserves pour se redresser, et vit, dans sa demi conscience le voyageur se rapprocher toujours de son ami dans leur course effrénée.
Ses pupilles verdirent, et sans qu'il ne comprenne réellement le déroulement de son action, il se retrouva à genoux au dessus du-dis voyageur. L'écharpe en tissu fin de ce dernier lui enserrait le cou, trop, si bien qu'il s'étouffait. Il ne pouvait cependant pas s'en défaire, celle-ci déjà recouverte de bois. Robert eut juste le temps de prendre conscience de son méfait, mais s'écroula de nouveau à côté de cette victime qu'il ne pouvait sauver, trop faible pour bouger ou même penser…
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Mer 17 Jan 2018 - 18:32
Les yeux fixés sur le cadavre en face de lui, Timmy peinait encore à retrouver son souffle. L'expression sur le visage de l'enfant était indéchiffrable, curieux mélange de soulagement et de remords. Cela faisait un nouveau décès par sa faute. Un mort de plus. Sans doute qu'il finirait par s'y habituer. C'était déjà le cas à vrai dire. Le morpheur était plus tourmenté par son indifférence face au meurtre que par l'acte en lui même. Terrible chouineur qu'il était, pourquoi ne pleurait-il pas dans une telle situation ?  Ne devait-il pas aller se dénoncer à la police ?

    Voyant que la situation tournait en sa défaveur, le voleur s'était réfugié dans les profondeurs des égouts. Le long jardin dépourvu de toute animation offrait maintenant un triste tableau. Adossé à un arbre, Mylow saignait abondamment. Ses jours ne semblaient pas en danger et le rongeur assurait bien aller malgré les nombreuses traces de griffures et de morsures sur son corps. Timmy leva les yeux vers Robert. L'homme-arbre avait encore une fois sauvé la situation, mais à quel prix ? L'enfant avait clairement distingué un sourire aux lèvres de l'hylophobe tandis qu'il étranglait son agresseur. La « bête pas gentille » présente à l'intérieur du voyageur s'était à nouveau manifestée. Du soulagement, des regrets, de la peur donc, mais aussi de la reconnaissance. L'écolier se noyait dans un torrent de sentiments contradictoires à l'égard de son ami et du corps sans vie qui reposait non loin. Ce dernier disparut dans un nuage de fumée. Quelque part sur terre, un jeune rouquin se réveillerait en sursaut s'interrogeant sur l'étrange cauchemar qu'il venait de faire. Mylow se releva péniblement et vint se placer aux côtés de l'enfant-rat.

-Inspecteur Poonce, j'appelle les renforts afin de soigner votre garde du corps au plus vite.

-Non stop ! Et notre couverture ?

-Je ne comprends pas bien inspecteur… le voleur s'en ai pris à vous, il est évident que vos motivations sont connues des criminels… En tout cas vous aviez bien raison, ces cambriolages ne sont pas l’œuvre d'une seule personne mais bien d'un groupe.

Le jeune voyageur ne trouva pas la force de contester. Mylow sortit alors de sa poche un morceau de fromage contenu dans un fin bocal. Il dévissa le couvercle et un puissant fumet se répandit.

-Voilà, mes collègues ne devraient pas tarder à arriver. Ne vous inquiétez pas, j'assumerai toutes les conséquences de votre libération quitte à me faire taper sur les pattes. Mais après tout cela devrait aller, vous travaillez tout de même pour le palais royal !

    Quelle serait la réaction du souriceau quand il découvrirait qu'il avait fait équipe avec des usurpateurs? Le morpheur préférait ne pas y penser. Les deux voyageurs et la créature passèrent quelques minutes dans le silence. C'est dans cette ambiance pesante qu'ils attendirent jusqu'à l'arrivée des renforts. Après un bref rapport dispensé par Mylow, les rongeurs policiers escortèrent le groupe jusqu'au commissariat.


____________________________


    Les policiers avaient mis un certain temps à démêler le vrai du faux. La version des deux voyageurs tenait la route, et ils avaient d'ailleurs été capable de fournir des informations que le bureau d'enquête ne possédait même pas. Pour couronner le tout, ils avaient été attaqués par un rat inconnu des services de police. L'agent Mylow avait réussi à recueillir des poils du voleur au cours de son duel et la comparaison olfactive était formelle, il s'agissait effectivement du cambrioleur. Mais après vérification auprès du palais royal, les deux voyageurs n'étaient chargés d'aucune mission. Pire, ils n'avaient aucun lien avec le seigneur du royaume fromage. Retour à la case prison pour nos deux héros. Ils auraient pu y terminer leur nuit, mais une musaraigne autoritaire les extirpa de leur cellule.

-Dans mon bureau vous deux.

    L'écolier reconnut l'inspectrice qui l'avait giflé au début de la nuit mais ne ressentit même pas de rancune, trop occupé à ressasser les événements récents. Malgré les soins qu'il avait reçu, Robert ne semblait pas au meilleur de sa forme. Les deux voyageurs suivirent mollement l'inspectrice jusque dans son bureau. En chemin, ils croisèrent Mylow. Le souriceau salua l'inspectrice, honteux, avant de lancer un regard furieux vers les deux voyageurs. Timmy ne put soutenir le regard du brave gardien de prison et baissa les yeux. Bien ordonné et spacieux, l'espace de travail de la musaraigne indiquait son importance au sein de la police.

-Bien, nous sommes partis du mauvais pied et j'aimerai corriger cela. Je vais vous demander de m'écouter attentivement.

    Elle invita Timmy à s'asseoir et fit amener une chaise à la taille de Robert. L'hylophobe était sans doute trop fatigué pour s'offusquer d'un siège trop petit pour lui, mais le geste témoignait des nouvelles intentions de la rongeuse.

-Je m'appelle Meg Stilton. Robert et Timmy c'est ça ? Je dois avouer que vous me perturbez. Vous sortez de je ne sais où, vous vous faîtes arrêter pour un délit mineur. Vous vous évadez accompagnés d'un de nos agents, en prétextant rechercher un voleur. Et vous arrivez je ne sais trop comment à retrouver ce voleur. Enfin bref. Détérioration d'une propriété privé, tentative de fuite, évasion. Cela va vous coûter un bras, littéralement. Mais vous semblez vouloir jouer aux policiers, et on vient justement de lancer un avis de recherche pour notre voleur. Vous voyez où je veux en venir ?

-Non madame.

Meg lutta pour garder son calme. Ses talents d'enquêteuse ne lui permettaient pas de deviner si le petit garçon se moquait d'elle ou venait de répondre avec sérieux.

-Pour faire simple, je m'apprête à vous retirer les EV correspondant à votre amende. Vous nous ramenez notre cambrioleur et vos EV vous seront rendus. Vous présentez certains avantages et cette proposition est exceptionnelle. Vous n'êtes pas membres du royaume et pouvez donc poursuivre notre cible dans les souterrains. Sans parler du fait que vous avez vu notre rongeur. En tant que voyageur il vous suffit de penser à une personne pour apparaître à ses côtés la nuit suivante. Vous marchez ?

Un coup d’œil vers Robert et le petit garçon comprit qu'il devrait décider pour son ami.

-On est d'accord.

    Les deux voyageurs payèrent leur amende sans rechigner.  Le petit garçon observa sa main droite ainsi que la majeure partie de son avant-bras disparaître. L'opération était indolore, peut-être aurait-il mieux valu payer cette contravention dès le début. Les deux compères semblaient éteints,  Dreamland avait absorbé toute leur énergie au cours de cette nuit. Avant de se réveiller, l'enfant-rat et l'homme-arbre préparèrent le déroulement de leur prochaine nuit. Robert proposa de s'endormir en premier : il expliqua ne rien avoir d'autre à faire dans sa chambre d'hôpital. Et puis, cela éviterait au morpheur de tomber en tête à tête avec le voleur. Robert expliqua ce qu'était le décalage horaire à l'écolier, et ils tombèrent d'accord pour que le jeune voyageur s'endorme une quinzaine de minutes après l'hylophobe.
    Un plan risqué qui nécessitait une certaine synchronisation donc. S'endormir à une heure précise tout en pensant à un horrible rat gris n'était pas si facile. Le petit garçon fut le premier à disparaître dans un nuage de fumée.
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Jeu 8 Fév 2018 - 22:29
Certes Robert s'était réveillé, par le bruit strident sirènes de polices et des manipulations musclées de son corps lâche. Il avait vaqué, pourtant, dans un demi-sommeil, effectuant les actions qu'on lui demandait mais sans pouvoir penser plus avant. Aussi n'avait-il rien dit lorsqu'on les avait ramenés au commissariat, puis dans leur prison grise et finalement pour une dernière excursion dans le bureau de cette espèce de grosse souris. Si amorphe, c'est Timmy qui répondit aux questions avant qu'ils soient de nouveau conduits à leur cellule. Enfin l'hylophobe put avoir un semblant de trêve, il s'assit, muet.

Il le savait, ce n'était pas le fait de laisser un ouverture au parasite qui l'avait fait perdre ses moyens, mais bien le fait qu'il rencontre pour la première fois cette identité. Son corps entier avait ressentit la haine infinie qui émanait de de cet être ; son esprit avait été assassiné, écrasé sous la pression d'une colère inextinguible envers sa propre personne. Pour la première fois depuis plusieurs mois, Robert s 'était rendu compte de la dangerosité de ce qu'il renfermait, de la petitesse de son existence par rapport à la créature qui l'habitait. Son entrevue, si brève qu'elle fut, l'avait bombardé de sentiments, de sensations étranges. En plus du ressentit de cette haine profonde, le voyageur avait pu palper la consistance même du pouvoir dont il était affublé, il avait pu comprendre mieux sa malédiction – car c'est toujours ainsi qu'il la voyait –, il avait approché enfin l'être qui partageait ses nuits et lui pourrissait la vie. Pourtant, il restait une barrière à la réciprocité de la haine de l'habité à l'habitant – plutôt au prisonnier – et c'était justement ce fossé d'importance et de pouvoir. Robert s'était sentit le gardien forcé et impuissant d'un mal sans âge, qui, s'il venait un jour à s'échapper, balayerait son misérablement insignifiant geôlier. Robert était donc en proie à une mixture inextricable de ressentis, principalement scindés entre colère et admiration.

Dix minutes, si silencieuses fussent-elles, ne lui permirent nullement de trouver des réponses à ses questions ; l'une étant de savoir, d'ailleurs, pourquoi le parasite ne servait-il de sa présente faiblesse pour se libérer… D'autant qu'ensuite il dut s'arranger avec Timmy afin de déterminer une heure de rencontre pour la nuit suivante.
S'il avait bien compris, lui et son petit camarade devraient demain retrouver le voleur pour la police ; en attendant, il avait perdu la moitié de son bras gauche, l'autre ne pouvant être prélevé, sous l’appréhension des agents. Il n'avait pas été même capable de rassurer Timmy devant la disparition de son propre membre, tant le rongeait son sentiment d'impuissance ; il ne pouvait lui en faire part non plus, il lui avait déjà causé trop de tort. Et si lui même n'avait pas les épaules pour, comment ce garnement l'aiderait-il ? Sur ce, il disparu d'ailleurs, quelque part le garçon se réveillerait en ayant passé une mauvaise nuit…

Robert resta là, complètement vide, pendant une bonne heure au moins. Son réveille serait contraint de toute façon, autant profiter du calme de cette cellule. A un moment, apparu au chambranle la silhouette du jeune Mylow, il venait reprendre sa place sans doute. Cela pouvait paraître surprenant, après tout, il les avait laissés partir ; l'hylophobe espéra au fond de lui qu'il ne fut pas trop punie. La culpabilité l'étreint. Aussi, Robert se risqua à lui parler, comme il put, lentement, d'un ton monocorde dut à sa fatigue :

— « Hey, bonhomme… Je veux m'excuser… Ce que j'ai fait, c'était vraiment une grosse connerie. Je t'ai traîné dans la merde, et en plus de ça j'ai donné un pitoyable exemple à Timmy… Ni toi ni lui ne méritiez les conséquences de mes actes, j'aurais dû être le seul punie. Tu as sauvé la situation, si on là c'est grâce à toi, alors je te demande pardon et je te remercie d'avoir veillé sur Tim. C'est qu'un gamin, ça doit être du pour lui d'arpenter Dreamland seul à son âge, déjà que nous, adultes, on galère à se maintenir en vie. Et en plus de ça, il a choisi de me prendre MOI comme point d'attache ; ça devait être le pire choix possible… Tout ce que je peux lui apporter c'est de la souffrance, il ne le mérite pas ! Il a besoin de personnes saines, de personnes bonnes, au moins en attendant que je sois capable de le défendre correctement ; et surtout de ne pas le mettre en danger… Tout ce que j'ai fait depuis mon arrivé à Dreamland n'a fait que causer des dégâts, je m'en veux pour tout ceux qui ont souffert à cause de cette chose qui m'habite, à cause de moi… Robert s'était dressé, difficilement en appuie sur le mur, qu'il avait frapper de sa main droite ; Mylow sursauta et le regarda durement. Le coup n'entama pas la couche d'écorce qui la couvrait ; la sensation si humaine de la peau déchirée lui manquait presque. Pause. Tu vois, c'est précisément pour ça que Timmy a besoin de protection…  Écoutes, je sais qu'on ne se connaît pas, ni rien… Mais Timmy est lié à ce Royaume et je ne serait pas toujours là pour l'aider ; alors s'il te plaît, pourrais-tu garder un œil sur lui ? Je sais que tu es un jeune homme altruiste, tu n'es pas dans la police pour rien et Timmy n'a rien à voir dans la colère que tu nourrie en ce moment. Haies moi mais aides Timmy, s'il te plaît… Pause, Je suis désolé… »

Robert disparu dans un nuage.
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Notre barbu se réveilla au doux son de la voix d'une infirmière, et de la lumière trop vive à une heure si matinale. La journée qui suivit méritait-elle seulement un récapitulatif, tant elle débordait de banalité. A l'exception peut-être de la visite qu'il reçut de Lynda, cela faisait un moment qu'il ne l'avait pas vu. Elle était toujours si agréable, tant à vivre qu'à regarder ; bien qu'elle lui imposa toujours des exercices ridicules.
Il avait eu peur toute la journée le bon Robert, car le pire de cette histoire n'était pas encore arrivée ; oui, il était inquiet. Qui sait ce qu'ils trouveraient à poursuivre le voleur ? De toute façon, ils ne pouvaient pas faire autrement… Alors vint le temps de son couché, et il devait s'y tenir.

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Penser au voleur l'avait bien emmené au voleur, mais réellement comme il l'aurait pensé. De fait, l'hylophobe s'était trouvé à chuter sur plusieurs mètres pour finalement se retrouver plongé dans un eau glaciale et si verte au demeurant, qu'on y voyait pas à l'intérieur. Il y resta caché, pourtant, au cas où on aurait remarqué son cri et l'énorme « plouf » qu'il avait du provoquer.
Robert eut besoin d'air rapidement toutefois ; nageant à l'aveugle, les yeux brûlants des substances peut catholiques que devait contenir cette marre, il trouva finalement un poteau de bois moisie par les ans, le long duquel il décida de remonter. Des cheveux, puis deux yeux circonspects, et enfin sa bouche qui aspire une grande goulée, silencieuse du plus qu'il put. Ses yeux décrassés, il regarda alentours.
Il se serait crut dans un immense puits de vieilles pierres fait : des murs dont il ne mesurait pas la hauteur, formant un rond d'une vingtaine de mètres de rayon. Le fond, ça il l'avait vu en premier, gardait une marre profonde de cette eau sale et puante. On ne l'avait pas mentionné, d'ailleurs, cette odeurs nauséabonde qui vous semblait attraper vôtre estomac et le faire remonter au travers de vos narines ; elle semblait un élément majeure de ce décor très souterrain et très malsain. Robert s'était accroché au poteau qui l'avait guidé à la surface, au moins son espèce de bleu de travail remplit d'eau ne le tirerait pas vers le fond. Accroché à une bernique qui lui fit une grimace, il remarqua que ce poteau faisait partie d'une structure si imposante que précaire. Des dizaines de passerelles reliaient les différents bords du gouffre. En outre, cette construction bringuebalante remua et cliqueta sous les pas rapides d'un déplacement quadrupède, le voleur peut-être. Robert plongea de nouveau, ce n'était pas le moment de se faire chopper ; rester tranquille en attendant Timmy serait le plus judicieux.
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Timmy Poonce
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MessageSujet: Re: Les pérégrinations de Tim et Rob Lun 12 Fév 2018 - 19:23
    La sensation de repos, le sentiment d'être revigoré après une bonne nuit de sommeil, la condition de voyageur vous dépossédait de tout cela.  Timmy se tira péniblement hors de son lit avant de prendre son petit-déjeuner et de faire sa toilette. Programmé comme un robot, il réalisa toutes ses tâches matinales en mode automatique jusqu'à être déposé au pied de son école. Le froid vint lui mordre le visage et le revigora assez pour qu'il se rappelle qu'il avait une évaluation aujourd'hui. Et qu'il n'avait pas révisé. Terrible erreur. Il lui restait encore une semaine afin de dissuader ses parents d'annuler son rendez-vous chez le psychologue. Ses notes avaient augmenté, il avait réussi avec brio tous ses autres contrôles. Il ne devait pas échouer si près du but.
    L'écolier se rua dans la cours de récréation et trotta jusqu'au préau, à la recherche d'Adam. Le binoclard premier de la classe y révisait comme à son habitude. Les enfants peu sociables avaient tendance à se regrouper entre eux et Timmy entretenait donc de bonnes relations avec le chouchou des professeurs. L'enfant aborda son camarade de manière abrupte, il ne restait plus beaucoup de temps avant la sonnerie.

-Salut Adam, tu pourras m'aider pour le contrôle ? On se met à côté et tu me souffles les réponses.

-Coucou Timmy ! Bien sûr que non t'avais qu'à réviser ! Tu vas bien sinon ?

-Allez s'il te plaît je ferai tout ce que tu veux en échange.

-Non.

-Vraiment tout ce que tu veux et en plus je te prête un jeu pendant un mois.

-T'as le droit de te mettre à côté de moi mais tu me parles pas.

-J'ai pas le droit à juste...

    La maîtresse appela ses élèves et mit fin à un débat qui n'aurait de toute façon pas aboutit. Les écoliers pénétrèrent dans la classe en file indienne et prirent place en silence. L'évaluation de mathématiques portait sur la conversion des fractions en nombres décimaux. Adam grattait déjà les premières réponses sur sa feuille. Timmy répondit aux premières questions mais fut rapidement perdu devant la complexité des exercices. Si tout se passait bien il aurait 1, 2… 3 sur 10. Une telle note le renverrait sans aucun doute à la case psychologue. Il allait donc devoir appliquer le plan B, cependant…

-Ho le gros con !

    Adam faisait barrière à l'aide de sa trousse. Réflexe ou bien geste calculé, toujours était-il que copier sur lui s'annonçait compliqué.

-Psss ! Hé ! Adam !

    Le binoclard ne voulait pas attirer l'attention et décala sa trousse, non sans jeter un regard noir à Timmy. La voie était dégagée, il ne restait plus qu'à tricher en toute discrétion. Par expérience, le petit garçon savait qu'il avait droit à un joker et que sa première tentative de fraude ne serait pas sanctionnée. Il lorgna donc sur les réponses de son camarade avec nonchalance et obtenu 3 réponses avant d'être rappelé à l'ordre par son institutrice. Son joker était grillé, mais il venait d'assurer 6 points sur 10. Toute nouvelle tentative de triche présentait désormais un risque non négligeable. Fallait-il viser une meilleure note ou bien jouer la carte de la sécurité ? Cela représentait un choix cornélien pour le petit garçon. Dans un élan d'honnêteté, il essaya de réfléchir par lui-même aux 4 exercices encore vierges de réponse. Il écrivit deux résultats supplémentaires sans grande certitude. Puis il compléta les deux dernières questions au hasard avant que son institutrice ne ramasse les copies.

    Mitigé quant à la réussite de son évaluation, le petit garçon passa une journée assez morne. Il rêvassa pendant ses cours et ne cessa de penser à Dreamland. La nuit dernière n'avait pas été de tout repos et celle qui approchait à grand pas ne s'annonçait pas plus agréable. Quand il quitta l'école, il observa des enfants plus jeunes que lui jouer à « police-voleur ». Belle ironie quand on savait ce qui l'attendait dans le monde des rêves.


_______________________________________________


    Il patienta avant de s'endormir afin de respecter le plan établi à l'avance. Si Robert s'endormait à 22 heures en France, le jeune irlandais devait se coucher aux alentours de 21h15… et dans ce cas il rejoindrait son ami un quart d'heure après que ce dernier se soit endormi… Raaa ! Ce que c'était compliqué le décalage horaire. L'écolier conservait quelques doutes mais décida de ne plus y réfléchir.
    Il ferma les yeux et pensa au voyageur végétal. L'hylophobe était devenu si vite essentiel à la vie, à la survie même, du petit garçon dans Dreamland. Un soutient mental comme physique. Hier encore, le morpheur serait peut-être redevenu un rêveur sans son ami. Mais son sauvetage avait encore coûté la vie d'une personne. Qui était le responsable ? Devait-il s'en vouloir ? Ce meurtre turlupinait encore l'enfant-rat, et peut-être qu'en parler avec Robert dissiperait ses doutes...

    Le petit garçon ne poserait pas ses questions de suite. Il tomba dans une eau aussi gelée que puante et reconnut instinctivement les égouts de son royaume. Il s'agita pour remonter à la surface et se rappela avec horreur qu'il lui manquait toujours une partie de son bras droit. Il peina à nager et ressortit tant bien que mal sa tête afin de prendre une grande bouffée d'air. Depuis les profondeurs, une main l'agrippa et l'entraîna sous l'eau. Il tenta de se débattre mais la même main vint se coller à sa bouche d'un geste à la fois sec mais dépourvu de toute violence. Timmy sentit l'écorce sur sa bouche se laissa faire. Bon par contre, il ne resterait pas en apnée pendant des heures.
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Les pérégrinations de Tim et Rob

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