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Non, non, non, éteins-toi !

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Nikita Delormes
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MessageSujet: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 12 Aoû 2017 - 11:24
Monde réel, 11 août 2017


   La dernière fois que j'avais eu aussi peur pour quelqu'un, mon père était entre les mains du FSB. Aujourd'hui, la peur était presque aussi forte, et je ne pouvais pas plus en parler à quiconque : à qui expliquer, sans passer pour un fou, que je m'inquiétais pour mon ami Will, prince héritier du royaume spirituel, ami que j'avais rencontré en rêve ? Non, je ne pouvais en parler à personne, et pire encore, je n'étais même pas sûr de ce qu'il était advenu de lui. Avait-il du affronter cet étrange - et apparemment puisant - voyageur ? Avait-il réussi à prendre la fuite ? J'ai passé la journée à me ronger les sangs, et je savais pertinemment que je ne parviendrais pas à m'endormir ce soir, malgré tous les efforts et toutes les méditations du monde. Alors, pour me donner une chance de rattraper un Morphée fuyant devant moi, je décidai d'appeler Roméo. 

   Une heure et demie plus tard, je me retrouvais vautré sur son canapé. Quelques parts de pizzas, rares rescapées de notre repas, jonchaient encore la table basse, et les cendriers étaient douteusement pleins. Je n'avais pas vraiment l'habitude de fumer, mais j'aimais bien Roméo, et ses "special spliffs" autant que son débit de voix avaient le don de me détendre plus qu'un massage dispensé par... Disons Eva Green. Mon esprit était déjà brumeux, et je sombrai bientôt dans un sommeil étrange. Lourd, mais étrange.

- Eh, t'endors pas mec... Mec ?




Weedland, nuit du 11 au 12 août 2017




    Où étais-je ? Etait-ce bien dreamland ? Ma seule certitude était qu'il ne s'agissait pas du Royaume Spirituel. Et Will ? Que devenait-il ? Mais woooooow, j'étais def as fuck. Autour de moi, une grande plaine s'étendait à l'horizon, parsemée de diverses fleurs et plantes dont je ne connaissais rien. Plutôt bucolique, mais à un détail près : à part l'herbe, la végétation... bougeait. Les fleurs, les plantes se déplaçaient, lentement, mais je voyais très clairement leurs petites feuilles s'agiter, et pas sous l'effet du vent. Soudain, j'entendis une petite voix qui semblait provenir de mes pieds.

- Ne me fume pas, ne me fume pas, ne me fume pas, ne me....

   Oh, mais quelle petite créature adorablement AGAÇANTE ! C'était bien une feuille de cannabis, mais une feuille de cannabis possédant une bouche, des yeux, des jambes et des petits bras qui tiraient sur le bas de mon pantalon. Il ne semblait pas vouloir cesser son exaspérante litanie, et il avait désormais sorti de je ne sais où une feuille slim et une allumette. 

- Ne me fume pas, ne me fume pas, ne me fume pas...
- Ne t'en fais pas p'tit gars, je suis déjà suffisamment stone. 
- NE ME FUME PAS, NE ME FUME PAS...

   Etais-je en train de rêver ? Enfin, oui, je l'étais, mais quand même : la créature m'avait tourné le dos, s'était penchée, et agitait devant moi, en guise de provocation... un cul. Oui, un cul, un derrière, un petit postérieur qui semblait fixé à la feuille par je ne savais quelle magie. Ç'en était trop, et, saisissant un grinder apparu sans que je ne m'en rende compte, je broyais la petite chose avant de la disposer dans la feuille et de la rouler. Je craquais l'alumette sur mes bottes de cow-boys que je ne me souvenais pas avoir arboré auparavant, et j'allumais le pétard. Est-ce qu'un végétarien, à dreamland, devait aussi s'interdire de fumer ? Quoi qu'il en soit, le taux de THC de la petite chose devait être impressionnant car, en quelques taffes, je sentais déjà mon esprit se dilater à peu près à la vitesse de mes pupilles. Mes forces spirituelles, qu'Onaj m'avait appris à concentrer pour rendre efficace mon pouvoir, s'éparpillaient dans l'espace alentour. Pour la maîtrise de soi, on repassera... 

    Je m'éloignai, et déambulais quelques temps dans le prés avant de m'allonger face au soleil... Violet ? Soit. J'avais désormais complètement oublié tout ce qu'il s'était passé la veille au Royaume Spirituel, et je me laissais aller à une détente peu mesurée. Si peu que je lâchais la fin de mon pétard encore incandescent dans l'herbe qui me parut soudain beaucoup plus sèche. Une petite flamme commença rapidement à prendre forme, et pris de panique, je soufflai dessus de toutes mes forces, avec pour seul résultat de voir la flamme prendre de l'ampleur. Qu'avais-je fait ? Je vis dans le ciel défiler les images du spot publicitaire des pompiers, dans lequel on voit quelqu'un jeter un mégot par une fenêtre de voiture, suivi de la phrase "ce petit geste qui fait de vous un gros con". 

- Merde, merde, merde !

    Comment pouvais-je réparer ça ? Je ne disposais pas d'eau, mon pouvoir ne m'était d'aucune utilité, rien... Quel con, mais quel con ! Déjà autour de moi, d'autres petites créatures végétales s'étaient agglutinées.

- Tu l'as fumé, tu l'as jeté, tu l'as fumé, tu l'as jeté...
- Oh, vous m'aidez vraiment pas à réfléchir, les morpions !

   Affolé, je regardais autour de moi, à la recherche d'un quelconque moyen d'action. Aucun signe de pluie à l'horizon. Mais alors, je vis un nuage arriver vers moi, bien plus bas que les autres. Quelles surprises caches-tu, petit nimbus ?
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 12 Aoû 2017 - 16:09
Au secours... J'ai mal au crâne et je ne sais pas où je suis... Qu'est ce qui s'est passé durant cette saloperie de soirée ? Remettons tout ça dans l'ordre... Vendredi, soirée habituelle dans une boite où un gars de la classe a ses entrées, alcool et fumette au rendez-vous. De la musique, les copines de chacun et des copines de copines pour faire plaisir aux célibataires. Mais mince qu'est ce qui c'est passé ensuite ? Impossible de me souvenir...

Bref voyons voir ce qui se passe autour de nous... Je suis au milieu d'une plaine recouverte de fleurs en tout genre, orange ou bleu selon leur variété et malgré le mélange de tout ces parfums qui devrait donner à ce tableau aux nuances clairs, une odeur repoussante, mais c'est plutôt l'inverse. Entre les fleurs il y a des herbes en tout genre, mais une surtout qu'on reconnait bien de par sa forme et du fait qu'elle soit sur les T-shirts de tout Junkie qui se respecte. On la retrouve un peut partout ailleurs aussi. De toutes les plantes présentent c'est ce type d'herbe qui semble plus répendu même si elles ne sont pas vertes comme à l'accoutumé mais gris sombres, presque noir.

Pas de doute, me voilà à weedland... La dernière fois que je suis venue j'ai testé une herbe qui m'a fait revoir mon arrivée sur Dreamland. Truc de ouf. Je vais peut-être retrouver le fabricant, il aura surement d'autres mélanges à me faire essayer.

En attendant, je me retrouve au milieu de cette "prairie" à flanc de colline avec des arbres qui poussent par-ci par là. Pendant mon repérage je m'arrête sur les fruits de ces arbres qui me semblent bien étranges et en m'approchant ce n'est pas un fruit que je cueille, mais un joint déjà roulé. Pratique comme arbre, j'en planterais bien un dans mon jardin. C'est là que je tilt et que mon cerveau se fout une baffe à lui-même. A cette soirée, j'ai fumé plus que de raison, mais je n'ai rien bu, donc je ne suis pas bourré, mais par contre je crois que j'ai un petit problème niveau visuel parce que je me suis couché défoncé... Une mèche de cheveux me passe devant les yeux et n'est pas de ma coloration rouge habituelle, ceux-ci me semblent jaunes, mais un jaune sale... C'est putain de dégueulasse comme vision quand-même... Impossible de me rappeler ce que j'ai fumé avant de me coucher, mais ça devait être puissant.

Me voilà donc avec un joint entre les doigts, mais je ne sais pas si c'est trop le bon moment pour fumer plus dans mon état, si je me mets à ne plus rien voir du tout ça pourrait devenir problématique. La question ne se pose pas pour le moment, je n'ai pas de briquet de toute façon. Rien de spécial sur moi si ce n'est que je n'ai qu'une veste sans manche avec mon habituelle capuche, cette même veste m'apparaît jaune et grise, mais j'espère vraiment que ce n'est pas si dégueulasse que ce que je vois. Un short et des tongs grises, ce serait presque les vacances dis donc. Cloud lui, qui vient de passer dans mon champ est resté blanc, comme quoi tout ne va pas être moche à regarder cette nuit.

Joint à la main, c'est à la recherche de feu que je m'élance donc au milieu des herbes pour trouver de la civilisation ou même simplement un dealer. Si je pouvais tomber sur un joint magique qui me remettrait la vue en place ce serait extra aussi mais bon c'est une option et avec ma chance de ce soir je ne pense pas que cela arrivera. Sans forcer le pas, j'ai rien de précis à faire après tout, j'aperçois une sorte de bosquet auprès duquel sont posées là des sortent de cahutes en toile et de gros conteneurs. Encore cent mètres à parcourir, mais plus mes pas me rapprochent de cet endroit moins il y a de plantes, même chose pour les arbres, il ne reste que des troncs d'un mètre de haut qui dépassent du sol. Finalement, je croise de la vie, des créatures des rêves armés de scies et de serpes qui cueillent et coupent plantes et arbres de toutes sortes. Chacun a son petit joint au coin du bec, mais ces créatures des rêves qui sont très humains d'apparence, les oreilles pointues en plus, ne répondent à aucune de mes demandes. Je m'approche des uns et des autres en demandant s'ils n'ont pas de quoi allumer mon pétard, mais aucun ne veut m'adresser la parole et ils continuent leur besogne sans me porter attention.

Des emmerdeurs...

Toujours est-il que j'arrive dans un petit coin de forêt moins animé et déjà plus calme que les autres. Enfin plus calme c'est vite dit, il n'y a juste plus toute cette animation dû à la culture de drogue. Ici il n'y a plus de créature humanoïdes, justes des éléments indispensables à la fumette pourvus de jambes, de bras, de conscience et d'une intelligence ravagé par la drogue. Des feuilles de weed, quelques grinder qui leur courent après et des bangs qui font des choses pas catholiques avec des feuilles ou des briquets. En vain j'essaye d'attraper un de ces derniers, mais je manque de me cramer la main à cause de leurs ébats qui leurs font cracher des flammes. Je laisse donc tomber l'idée d'allumer ma clope avec l'un d'eux, d'autant que rien qu'en leur demandant je ne reçois que des tirages de langues et des fucks... Ils n'aiment décidément pas être dérangés.

Je finis par arriver sur un attroupement au milieu duquel se trouve un mec à quatres pattes. Il semble être entrain de regarder dans ma direction ou celle de Cloud plus précisément car il semble le regarder avec une lueur d'espoir. En continuant jusqu'à être assez près du groupe pour piétiner les feuilles qui lui tourne autour je sens et vois un feux qui a prit juste devant l'autre gars. Quasiment face à lui je me baisse en rigolant. Son teint d'asiatique et son visage d'européen donne un contraste qui me fait marrer. Ses vêtements fluos n'aident pas et ses bottes de cow-boy marron-vert n'aide pas. Au final ce problème de vision est plutôt marrant... J'en reviens au plus important. Au ras de l'herbe j'approche mon joint du feux et tire une latte pour allumer le tout. Puis je me relève pour savourer avant de redonner de l'intérêt à l'autre mec en face de moi.

- Salut ! T'en veux ?
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Mer 16 Aoû 2017 - 12:44
Je ne pus retenir un rire nerveux. Juste sous mon visage, le départ de feu croissait à une vitesse inquiétante. 

- "Merci, mais non, j'ai la tête au dessus d'un vrai fumoir, un pétard sauvage, la prairie de la défonce. En revanche, je sais pas du tout comment je vais l'éteindre. Vous auriez pas une idée, toi et ton nuage, par hasard ? Au fait, je m'appelle Nikita. J'ai pas trop l'habitude de dreamland, mais ça t'as du t'en rendre co..."

    Pris de stupeur, je restai bouche-bée. Derrière le nouveau venu était apparue une silhouette massive, découpée dans le contre-jour, qui s'élevait bien un mètre au dessus du voyageur. Je ne distinguais presque rien, sinon un casque de pompier ainsi qu'un insigne "BAC". N'importe quoi, ce rêve. Autour de lui, je vis arriver un paquet de petites créatures des rêves armées de lances, toutes plus ou moins stones, qui échangeaient des messes basses frénétiques. J'entendais les mots "pyromane", "incendie, et "mort". Rien de bon. 

    Soudain, le flic-pompier écarta d'un revers de la main le voyageur au nuage, qui le laissa passer, amusé. Il tendit le bras vers moi, et je tentai vaguement de bloquer son geste en spirit-stop, mais mon esprit était beaucoup trop éparpillé. Mon pouvoir ne me serait que d'une piètre utilité, cette nuit. Impuissant, je ne pus que le regarder m'attraper par le colback et approcher mon visage à dix centimètres du sien. 

- "T'as allumé un feu, voyageur ?
- Euh... Alors ouais, mais franchement monsieur, j'ai carrément pas fait exprès !
- Tu sais ce qui arrive aux pyromanes, ici ?"

    Je ne sus quoi répondre. Je m'en doutais bien, mais je n'avais aucune envie de le prononcer moi-même. "Tu sais pas ? Robert, expliques-lui ce qui arrive aux pyromanes." C'est un petit individu au crâne rasé et aux tatouages multiples qui me répondit, avec un grand sourire béat "Le bûcher, man". Le bûcher ? Et puis quoi, encore ? Onaj m'avait appris ce qui arrivait aux voyageurs qui mouraient, et je n'avais pas envie de redevenir rêveur après seulement quelques nuits, et encore moins de finir brûlé (c'est douloureux en plus, non ?) pour avoir - maladroitement, certes - fumé une feuille de weed qui me montrait son cul. Désespérément et à l'aide d'un effort de volonté dont je ne me savais pas capable, je rassemblai mes forces et me projetai vers la conscience de la créature qui me tenait fermement, mais qui, surprise, me lâcha sous l'effet du faible choc mental que je lui assenai. Je reculai de quelques pas pour constater que le feu avait encore pris en ampleur et couvrait maintenant une surface de plus de quatre mètres de diamètres, derrière nous. Pourquoi est ce que le pompier ne l'éteignait pas, avec la lance à incendie qui pendait de son... Non, sérieusement ? Bref.

    Les petits machins tous stones avaient commencé à tourner autour de nous, en répétant inlassablement et avec une énergie quelque peu apathique quelques mots qui me glaçaient de plus en plus « Pyromane, au bûcher, pyromane, au bûcher ». Puis, à ma grande stupeur, le cercle s'ouvrit puis les créatures des rêves s'alignèrent devant moi et se mirent à avancer calmement, mais beaucoup trop sûrement vers moi : je reculai d'abord, avant de me rendre compte qu'ils m'orientaient vers le feu. C'était donc cela qu'ils voulaient ? Me brûler vif, mais dans un feu que j'avais moi-même allumé, dans ce même feu qui m'avait condamné ? Quel sens de la tragédie !

    Je jetai un coup d'oeil au voyageur qui, à quelques pas de moi, attendait d'un œil amusé la suite du spectacle. Il tirait calmement sur son joint et semblait attendre de voir comment j'allais réagir. Seulement, mon pouvoir était émoussé, et j'étais plutôt à court d'options. Je commençais à avoir chaud au cul, à tous les sens du terme. Je pouvais essayer de forcer le passage à travers le demi-cercle de petits bonshommes, mais le pompier-flic m'attendait juste derrière. Traverser les flammes semblait trop douloureux pour que je renonce de suite à toute autre éventualité... Seulement, je commençais vraiment à paniquer. A ce rythme-là, il ne me faudrait pas plus de dix secondes avant d'être contraint de pénétrer dans les flammes.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Jeu 24 Aoû 2017 - 14:59
Mon interlocuteur a en effet bien raison puisque même quand je retire le joint de ma bouge pour expirer de la fumée et prendre un peu d'air frais j'ai l'impression de refumer un autre joint. Le feu qui est allumé à mes pieds est un vrai feu de beuh. Dommage qu'il se face en extérieur ça aurait pu faire un putain d'aqua. Quel gâchis et au lieux d'en profiter pour se mettre bien le mec en face de moi fait des grimaces de peur en regardant fixement le brasier ou moi. Il me demande si jeux peux faire un truc avec mon nuage, il sait déjà que je suis voyageur ? D'ailleurs, c'est une créature ou un humain ce mec, aucune idée mais le feux a pas l'air si dang...

- Ha ma godasse !

Je secoue le pied en m'éloignant pour éteindre la flamme qui s'est mise à me grignoter la semelle. En tapant du pied par terre j'arrive à venir à bout du brasier en devenir... Ha non. Provenant complétement du dessous de mon pied appuyé contre le sol des flammeches suintent de chaque cotés en remontant le long de ma chaussure pour essayer de se mutiplier ailleurs que sous ma voute plantaire. La phrase de l'autre gars traverse la fumée de joint dans mon crâne à ce moment là. Celle où il parle de l'aider à éteindre avec Cloud. C'est pas une si mauvaise idée que ça, après tout, ça peut marcher. J'articule donc Cloud pour le mouvoir et le faire recouvrir ma chaussure. Il ne faut que quelques secondes pour que l'humidité de Cloud ou bien sa substance compact asphyxient la combustion et que je puisse en revenir aux oignons de l'autre inquiété.

Mais quand je me retourne, la scène a légèrement changé. Personne ne fait attention à moi, alors qu'un tas de feuilles en colères crient qu'il faut brûler celui qui a mis le feux, alors que ce dernier est en train de prendre de l'ampleur derrière l'accusé. Il a pas de chance lui... Déclencher un feux dans un coin comme celui-ci, tu m'étonnes que ce soit passible de peine de mort. Le plus drôle dans tout ça c'est le pompier-policier avec la lance à incendie à l'air. Une vision qui déclenche d'ailleurs un duel entre deux mini-moi au sein de ma cervelle.

L'obscurité est quasiment totale avec toute cette drogue qui bouche la vue. Une par une, quatre lampes s'allumentent en créant un cercle de lumière au milieu de ce vide absolue. Une ombre sort de la purée de pois et entre dans le cercle. Face à elle une autre personne tout à fait similaire l'ilimite. Les deux ont ma gueule, un joint au bec et les yeux explosés. Le blanc des yeux est presque vert, c'est dégueulasse. Ce qui les différencie vraiment ce sont leurs tenues, l'un avec un shirt, une chemise à fleur hippie et des tongs peace and love alors que l'autre porte un treillis foncé et un débardeur maison déchiré de partout. Les deux se tapent un tchek comme j'en ai rarement vue, tapant une main avant de se frapper les genoux ou la jambe de l'autre. Un coups de tête plus tard, ils se font face avec sérieux. Ils me semblent un peu cons ces deux là.

Leurs bras et leurs jambes gauches reculent alors qu'ils se mettent en garde. Le poing de leur main gauche cache la paume de leur main droite. Plus un souffle, la lumière passe au vert sans qu'ils ne bronchent d'un poil. Une sonnette retentit et ils se mettent à parler. Ou a crier plutôt...

- Shi ! Fu ! Mi !  - Shi ! Fu ! Mi !

- Yes ! Allez c'est partie ! Je prends les commandes ! On va foutre un peu de bordel, allez.

Carré du sol disparaît dans les méandres de l'oublie alors qu'un sorte de tableau de bord sort du sol et que le Tommy au treillis se jette dessus. Il attrape une manette de jeux posé là et ma vue se trouble, je l'entends juste gueuler, "C'est partie !", avant de revenir à la réalité. Un retour brutal car je me tiens face à l'autre gars toujours la peur aux yeux qui se fait acculer par des feuilles qui souhaitent juste le voir cramer. Moi je suis derrière la file indienne avec une lance à incendie dans les mains. Une poignée à l'avant me permet de le faire à une main pour pouvoir chercher de l'autre un levier ou quoi que ce soit qui activerait l'engin. C'est finalement à la base de la lance que je trouve une manette à abaisser. Sans ménagement je relâche toute l'eau d'un seul coups.

La puissance est impressionnante et très soudaine je manque de lâcher à deux reprises la lance qui remonte vers le haut sous la pression. Le jet couvre une quinzaine de mètres de distance et va éteindre le feux en un instant, en espérant juste que je n'ai pas tuer le mec qui était sur le passage, ni les créatures qui voulaient sa mort. Pour le moment j'ai à faire à un autre problème. Une énorme paluche vient d'éteindre l'afflux d'eau alors qu'une autre me saisit par l'arrière du col et me soulève du sol pour nous mettre en tête à tête. Ses couleurs sont tout aussi dégueulasses que le reste de mon environnement, ce qui rajoute à l'ensemble un truc drôle qui m'empêche de garder un minimum de sérieux.

- Salut beauté. C'est un sacré morceau que t'as entre les pattes.

- Comment oses-tu aller contre la loi ! Vous autres voyageurs vous vous croyez tout permis !

- Et vous vous disposez de la vie des gens un peu trop facilement. Je reprend un peu le contrôle, l'adrénaline semble calmer le Tommy en treillis dans mon crâne. Maintenant tu vas te calmer fissa sinon je te fume, toi et ton équipe de branquignoles. Ha ba non...

- Fais pas le cake ! C'est moi qui donne les ordres, la loi c'es...

- mon poing dans ta gueule !

Sans vraiment y réfléchir je saisis son bras qui me maintient en l'air. D'un mouvement je force dessus comme pour me soulever et lui balance mon genoux droit en pleine face. Il me lâche sous le choc et je repose pieds à terre. Les petits gars autours du gros prennent peur et se tirent la lance entre les jambes. Le gros lui semble vouloir continuer notre petite discussion, donc je saute en arrière en évitant un coups de poing. Il profite de la distance entre nous pour se saisir de sa lance, prêt à lâcher la sauce. Mais j'agis avant qu'il ne le fasse et mon pied s'enfonce dans son bide un instant avant qu'il ne soit projeté cinq mètres plus loin. Il percute un arbre et semble rester calme assez longtemps pour que je m'occupe de l'autre voyageur.

- Hey le pyromane, t'es encore en vie ? Youhou.
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