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Non, non, non, éteins-toi !

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Nikita Delormes
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MessageSujet: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 12 Aoû 2017 - 11:24
Monde réel, 11 août 2017


   La dernière fois que j'avais eu aussi peur pour quelqu'un, mon père était entre les mains du FSB. Aujourd'hui, la peur était presque aussi forte, et je ne pouvais pas plus en parler à quiconque : à qui expliquer, sans passer pour un fou, que je m'inquiétais pour mon ami Will, prince héritier du royaume spirituel, ami que j'avais rencontré en rêve ? Non, je ne pouvais en parler à personne, et pire encore, je n'étais même pas sûr de ce qu'il était advenu de lui. Avait-il du affronter cet étrange - et apparemment puisant - voyageur ? Avait-il réussi à prendre la fuite ? J'ai passé la journée à me ronger les sangs, et je savais pertinemment que je ne parviendrais pas à m'endormir ce soir, malgré tous les efforts et toutes les méditations du monde. Alors, pour me donner une chance de rattraper un Morphée fuyant devant moi, je décidai d'appeler Roméo. 

   Une heure et demie plus tard, je me retrouvais vautré sur son canapé. Quelques parts de pizzas, rares rescapées de notre repas, jonchaient encore la table basse, et les cendriers étaient douteusement pleins. Je n'avais pas vraiment l'habitude de fumer, mais j'aimais bien Roméo, et ses "special spliffs" autant que son débit de voix avaient le don de me détendre plus qu'un massage dispensé par... Disons Eva Green. Mon esprit était déjà brumeux, et je sombrai bientôt dans un sommeil étrange. Lourd, mais étrange.

- Eh, t'endors pas mec... Mec ?




Weedland, nuit du 11 au 12 août 2017




    Où étais-je ? Etait-ce bien dreamland ? Ma seule certitude était qu'il ne s'agissait pas du Royaume Spirituel. Et Will ? Que devenait-il ? Mais woooooow, j'étais def as fuck. Autour de moi, une grande plaine s'étendait à l'horizon, parsemée de diverses fleurs et plantes dont je ne connaissais rien. Plutôt bucolique, mais à un détail près : à part l'herbe, la végétation... bougeait. Les fleurs, les plantes se déplaçaient, lentement, mais je voyais très clairement leurs petites feuilles s'agiter, et pas sous l'effet du vent. Soudain, j'entendis une petite voix qui semblait provenir de mes pieds.

- Ne me fume pas, ne me fume pas, ne me fume pas, ne me....

   Oh, mais quelle petite créature adorablement AGAÇANTE ! C'était bien une feuille de cannabis, mais une feuille de cannabis possédant une bouche, des yeux, des jambes et des petits bras qui tiraient sur le bas de mon pantalon. Il ne semblait pas vouloir cesser son exaspérante litanie, et il avait désormais sorti de je ne sais où une feuille slim et une allumette. 

- Ne me fume pas, ne me fume pas, ne me fume pas...
- Ne t'en fais pas p'tit gars, je suis déjà suffisamment stone. 
- NE ME FUME PAS, NE ME FUME PAS...

   Etais-je en train de rêver ? Enfin, oui, je l'étais, mais quand même : la créature m'avait tourné le dos, s'était penchée, et agitait devant moi, en guise de provocation... un cul. Oui, un cul, un derrière, un petit postérieur qui semblait fixé à la feuille par je ne savais quelle magie. Ç'en était trop, et, saisissant un grinder apparu sans que je ne m'en rende compte, je broyais la petite chose avant de la disposer dans la feuille et de la rouler. Je craquais l'alumette sur mes bottes de cow-boys que je ne me souvenais pas avoir arboré auparavant, et j'allumais le pétard. Est-ce qu'un végétarien, à dreamland, devait aussi s'interdire de fumer ? Quoi qu'il en soit, le taux de THC de la petite chose devait être impressionnant car, en quelques taffes, je sentais déjà mon esprit se dilater à peu près à la vitesse de mes pupilles. Mes forces spirituelles, qu'Onaj m'avait appris à concentrer pour rendre efficace mon pouvoir, s'éparpillaient dans l'espace alentour. Pour la maîtrise de soi, on repassera... 

    Je m'éloignai, et déambulais quelques temps dans le prés avant de m'allonger face au soleil... Violet ? Soit. J'avais désormais complètement oublié tout ce qu'il s'était passé la veille au Royaume Spirituel, et je me laissais aller à une détente peu mesurée. Si peu que je lâchais la fin de mon pétard encore incandescent dans l'herbe qui me parut soudain beaucoup plus sèche. Une petite flamme commença rapidement à prendre forme, et pris de panique, je soufflai dessus de toutes mes forces, avec pour seul résultat de voir la flamme prendre de l'ampleur. Qu'avais-je fait ? Je vis dans le ciel défiler les images du spot publicitaire des pompiers, dans lequel on voit quelqu'un jeter un mégot par une fenêtre de voiture, suivi de la phrase "ce petit geste qui fait de vous un gros con". 

- Merde, merde, merde !

    Comment pouvais-je réparer ça ? Je ne disposais pas d'eau, mon pouvoir ne m'était d'aucune utilité, rien... Quel con, mais quel con ! Déjà autour de moi, d'autres petites créatures végétales s'étaient agglutinées.

- Tu l'as fumé, tu l'as jeté, tu l'as fumé, tu l'as jeté...
- Oh, vous m'aidez vraiment pas à réfléchir, les morpions !

   Affolé, je regardais autour de moi, à la recherche d'un quelconque moyen d'action. Aucun signe de pluie à l'horizon. Mais alors, je vis un nuage arriver vers moi, bien plus bas que les autres. Quelles surprises caches-tu, petit nimbus ?
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 12 Aoû 2017 - 16:09
Au secours... J'ai mal au crâne et je ne sais pas où je suis... Qu'est ce qui s'est passé durant cette saloperie de soirée ? Remettons tout ça dans l'ordre... Vendredi, soirée habituelle dans une boite où un gars de la classe a ses entrées, alcool et fumette au rendez-vous. De la musique, les copines de chacun et des copines de copines pour faire plaisir aux célibataires. Mais mince qu'est ce qui c'est passé ensuite ? Impossible de me souvenir...

Bref voyons voir ce qui se passe autour de nous... Je suis au milieu d'une plaine recouverte de fleurs en tout genre, orange ou bleu selon leur variété et malgré le mélange de tout ces parfums qui devrait donner à ce tableau aux nuances clairs, une odeur repoussante, mais c'est plutôt l'inverse. Entre les fleurs il y a des herbes en tout genre, mais une surtout qu'on reconnait bien de par sa forme et du fait qu'elle soit sur les T-shirts de tout Junkie qui se respecte. On la retrouve un peut partout ailleurs aussi. De toutes les plantes présentent c'est ce type d'herbe qui semble plus répendu même si elles ne sont pas vertes comme à l'accoutumé mais gris sombres, presque noir.

Pas de doute, me voilà à weedland... La dernière fois que je suis venue j'ai testé une herbe qui m'a fait revoir mon arrivée sur Dreamland. Truc de ouf. Je vais peut-être retrouver le fabricant, il aura surement d'autres mélanges à me faire essayer.

En attendant, je me retrouve au milieu de cette "prairie" à flanc de colline avec des arbres qui poussent par-ci par là. Pendant mon repérage je m'arrête sur les fruits de ces arbres qui me semblent bien étranges et en m'approchant ce n'est pas un fruit que je cueille, mais un joint déjà roulé. Pratique comme arbre, j'en planterais bien un dans mon jardin. C'est là que je tilt et que mon cerveau se fout une baffe à lui-même. A cette soirée, j'ai fumé plus que de raison, mais je n'ai rien bu, donc je ne suis pas bourré, mais par contre je crois que j'ai un petit problème niveau visuel parce que je me suis couché défoncé... Une mèche de cheveux me passe devant les yeux et n'est pas de ma coloration rouge habituelle, ceux-ci me semblent jaunes, mais un jaune sale... C'est putain de dégueulasse comme vision quand-même... Impossible de me rappeler ce que j'ai fumé avant de me coucher, mais ça devait être puissant.

Me voilà donc avec un joint entre les doigts, mais je ne sais pas si c'est trop le bon moment pour fumer plus dans mon état, si je me mets à ne plus rien voir du tout ça pourrait devenir problématique. La question ne se pose pas pour le moment, je n'ai pas de briquet de toute façon. Rien de spécial sur moi si ce n'est que je n'ai qu'une veste sans manche avec mon habituelle capuche, cette même veste m'apparaît jaune et grise, mais j'espère vraiment que ce n'est pas si dégueulasse que ce que je vois. Un short et des tongs grises, ce serait presque les vacances dis donc. Cloud lui, qui vient de passer dans mon champ est resté blanc, comme quoi tout ne va pas être moche à regarder cette nuit.

Joint à la main, c'est à la recherche de feu que je m'élance donc au milieu des herbes pour trouver de la civilisation ou même simplement un dealer. Si je pouvais tomber sur un joint magique qui me remettrait la vue en place ce serait extra aussi mais bon c'est une option et avec ma chance de ce soir je ne pense pas que cela arrivera. Sans forcer le pas, j'ai rien de précis à faire après tout, j'aperçois une sorte de bosquet auprès duquel sont posées là des sortent de cahutes en toile et de gros conteneurs. Encore cent mètres à parcourir, mais plus mes pas me rapprochent de cet endroit moins il y a de plantes, même chose pour les arbres, il ne reste que des troncs d'un mètre de haut qui dépassent du sol. Finalement, je croise de la vie, des créatures des rêves armés de scies et de serpes qui cueillent et coupent plantes et arbres de toutes sortes. Chacun a son petit joint au coin du bec, mais ces créatures des rêves qui sont très humains d'apparence, les oreilles pointues en plus, ne répondent à aucune de mes demandes. Je m'approche des uns et des autres en demandant s'ils n'ont pas de quoi allumer mon pétard, mais aucun ne veut m'adresser la parole et ils continuent leur besogne sans me porter attention.

Des emmerdeurs...

Toujours est-il que j'arrive dans un petit coin de forêt moins animé et déjà plus calme que les autres. Enfin plus calme c'est vite dit, il n'y a juste plus toute cette animation dû à la culture de drogue. Ici il n'y a plus de créature humanoïdes, justes des éléments indispensables à la fumette pourvus de jambes, de bras, de conscience et d'une intelligence ravagé par la drogue. Des feuilles de weed, quelques grinder qui leur courent après et des bangs qui font des choses pas catholiques avec des feuilles ou des briquets. En vain j'essaye d'attraper un de ces derniers, mais je manque de me cramer la main à cause de leurs ébats qui leurs font cracher des flammes. Je laisse donc tomber l'idée d'allumer ma clope avec l'un d'eux, d'autant que rien qu'en leur demandant je ne reçois que des tirages de langues et des fucks... Ils n'aiment décidément pas être dérangés.

Je finis par arriver sur un attroupement au milieu duquel se trouve un mec à quatres pattes. Il semble être entrain de regarder dans ma direction ou celle de Cloud plus précisément car il semble le regarder avec une lueur d'espoir. En continuant jusqu'à être assez près du groupe pour piétiner les feuilles qui lui tourne autour je sens et vois un feux qui a prit juste devant l'autre gars. Quasiment face à lui je me baisse en rigolant. Son teint d'asiatique et son visage d'européen donne un contraste qui me fait marrer. Ses vêtements fluos n'aident pas et ses bottes de cow-boy marron-vert n'aide pas. Au final ce problème de vision est plutôt marrant... J'en reviens au plus important. Au ras de l'herbe j'approche mon joint du feux et tire une latte pour allumer le tout. Puis je me relève pour savourer avant de redonner de l'intérêt à l'autre mec en face de moi.

- Salut ! T'en veux ?
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Mer 16 Aoû 2017 - 12:44
Je ne pus retenir un rire nerveux. Juste sous mon visage, le départ de feu croissait à une vitesse inquiétante. 

- "Merci, mais non, j'ai la tête au dessus d'un vrai fumoir, un pétard sauvage, la prairie de la défonce. En revanche, je sais pas du tout comment je vais l'éteindre. Vous auriez pas une idée, toi et ton nuage, par hasard ? Au fait, je m'appelle Nikita. J'ai pas trop l'habitude de dreamland, mais ça t'as du t'en rendre co..."

    Pris de stupeur, je restai bouche-bée. Derrière le nouveau venu était apparue une silhouette massive, découpée dans le contre-jour, qui s'élevait bien un mètre au dessus du voyageur. Je ne distinguais presque rien, sinon un casque de pompier ainsi qu'un insigne "BAC". N'importe quoi, ce rêve. Autour de lui, je vis arriver un paquet de petites créatures des rêves armées de lances, toutes plus ou moins stones, qui échangeaient des messes basses frénétiques. J'entendais les mots "pyromane", "incendie, et "mort". Rien de bon. 

    Soudain, le flic-pompier écarta d'un revers de la main le voyageur au nuage, qui le laissa passer, amusé. Il tendit le bras vers moi, et je tentai vaguement de bloquer son geste en spirit-stop, mais mon esprit était beaucoup trop éparpillé. Mon pouvoir ne me serait que d'une piètre utilité, cette nuit. Impuissant, je ne pus que le regarder m'attraper par le colback et approcher mon visage à dix centimètres du sien. 

- "T'as allumé un feu, voyageur ?
- Euh... Alors ouais, mais franchement monsieur, j'ai carrément pas fait exprès !
- Tu sais ce qui arrive aux pyromanes, ici ?"

    Je ne sus quoi répondre. Je m'en doutais bien, mais je n'avais aucune envie de le prononcer moi-même. "Tu sais pas ? Robert, expliques-lui ce qui arrive aux pyromanes." C'est un petit individu au crâne rasé et aux tatouages multiples qui me répondit, avec un grand sourire béat "Le bûcher, man". Le bûcher ? Et puis quoi, encore ? Onaj m'avait appris ce qui arrivait aux voyageurs qui mouraient, et je n'avais pas envie de redevenir rêveur après seulement quelques nuits, et encore moins de finir brûlé (c'est douloureux en plus, non ?) pour avoir - maladroitement, certes - fumé une feuille de weed qui me montrait son cul. Désespérément et à l'aide d'un effort de volonté dont je ne me savais pas capable, je rassemblai mes forces et me projetai vers la conscience de la créature qui me tenait fermement, mais qui, surprise, me lâcha sous l'effet du faible choc mental que je lui assenai. Je reculai de quelques pas pour constater que le feu avait encore pris en ampleur et couvrait maintenant une surface de plus de quatre mètres de diamètres, derrière nous. Pourquoi est ce que le pompier ne l'éteignait pas, avec la lance à incendie qui pendait de son... Non, sérieusement ? Bref.

    Les petits machins tous stones avaient commencé à tourner autour de nous, en répétant inlassablement et avec une énergie quelque peu apathique quelques mots qui me glaçaient de plus en plus « Pyromane, au bûcher, pyromane, au bûcher ». Puis, à ma grande stupeur, le cercle s'ouvrit puis les créatures des rêves s'alignèrent devant moi et se mirent à avancer calmement, mais beaucoup trop sûrement vers moi : je reculai d'abord, avant de me rendre compte qu'ils m'orientaient vers le feu. C'était donc cela qu'ils voulaient ? Me brûler vif, mais dans un feu que j'avais moi-même allumé, dans ce même feu qui m'avait condamné ? Quel sens de la tragédie !

    Je jetai un coup d'oeil au voyageur qui, à quelques pas de moi, attendait d'un œil amusé la suite du spectacle. Il tirait calmement sur son joint et semblait attendre de voir comment j'allais réagir. Seulement, mon pouvoir était émoussé, et j'étais plutôt à court d'options. Je commençais à avoir chaud au cul, à tous les sens du terme. Je pouvais essayer de forcer le passage à travers le demi-cercle de petits bonshommes, mais le pompier-flic m'attendait juste derrière. Traverser les flammes semblait trop douloureux pour que je renonce de suite à toute autre éventualité... Seulement, je commençais vraiment à paniquer. A ce rythme-là, il ne me faudrait pas plus de dix secondes avant d'être contraint de pénétrer dans les flammes.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Jeu 24 Aoû 2017 - 14:59
Mon interlocuteur a en effet bien raison puisque même quand je retire le joint de ma bouge pour expirer de la fumée et prendre un peu d'air frais j'ai l'impression de refumer un autre joint. Le feu qui est allumé à mes pieds est un vrai feu de beuh. Dommage qu'il se face en extérieur ça aurait pu faire un putain d'aqua. Quel gâchis et au lieux d'en profiter pour se mettre bien le mec en face de moi fait des grimaces de peur en regardant fixement le brasier ou moi. Il me demande si jeux peux faire un truc avec mon nuage, il sait déjà que je suis voyageur ? D'ailleurs, c'est une créature ou un humain ce mec, aucune idée mais le feux a pas l'air si dang...

- Ha ma godasse !

Je secoue le pied en m'éloignant pour éteindre la flamme qui s'est mise à me grignoter la semelle. En tapant du pied par terre j'arrive à venir à bout du brasier en devenir... Ha non. Provenant complétement du dessous de mon pied appuyé contre le sol des flammeches suintent de chaque cotés en remontant le long de ma chaussure pour essayer de se mutiplier ailleurs que sous ma voute plantaire. La phrase de l'autre gars traverse la fumée de joint dans mon crâne à ce moment là. Celle où il parle de l'aider à éteindre avec Cloud. C'est pas une si mauvaise idée que ça, après tout, ça peut marcher. J'articule donc Cloud pour le mouvoir et le faire recouvrir ma chaussure. Il ne faut que quelques secondes pour que l'humidité de Cloud ou bien sa substance compact asphyxient la combustion et que je puisse en revenir aux oignons de l'autre inquiété.

Mais quand je me retourne, la scène a légèrement changé. Personne ne fait attention à moi, alors qu'un tas de feuilles en colères crient qu'il faut brûler celui qui a mis le feux, alors que ce dernier est en train de prendre de l'ampleur derrière l'accusé. Il a pas de chance lui... Déclencher un feux dans un coin comme celui-ci, tu m'étonnes que ce soit passible de peine de mort. Le plus drôle dans tout ça c'est le pompier-policier avec la lance à incendie à l'air. Une vision qui déclenche d'ailleurs un duel entre deux mini-moi au sein de ma cervelle.

L'obscurité est quasiment totale avec toute cette drogue qui bouche la vue. Une par une, quatre lampes s'allumentent en créant un cercle de lumière au milieu de ce vide absolue. Une ombre sort de la purée de pois et entre dans le cercle. Face à elle une autre personne tout à fait similaire l'ilimite. Les deux ont ma gueule, un joint au bec et les yeux explosés. Le blanc des yeux est presque vert, c'est dégueulasse. Ce qui les différencie vraiment ce sont leurs tenues, l'un avec un shirt, une chemise à fleur hippie et des tongs peace and love alors que l'autre porte un treillis foncé et un débardeur maison déchiré de partout. Les deux se tapent un tchek comme j'en ai rarement vue, tapant une main avant de se frapper les genoux ou la jambe de l'autre. Un coups de tête plus tard, ils se font face avec sérieux. Ils me semblent un peu cons ces deux là.

Leurs bras et leurs jambes gauches reculent alors qu'ils se mettent en garde. Le poing de leur main gauche cache la paume de leur main droite. Plus un souffle, la lumière passe au vert sans qu'ils ne bronchent d'un poil. Une sonnette retentit et ils se mettent à parler. Ou a crier plutôt...

- Shi ! Fu ! Mi !  - Shi ! Fu ! Mi !

- Yes ! Allez c'est partie ! Je prends les commandes ! On va foutre un peu de bordel, allez.

Carré du sol disparaît dans les méandres de l'oublie alors qu'un sorte de tableau de bord sort du sol et que le Tommy au treillis se jette dessus. Il attrape une manette de jeux posé là et ma vue se trouble, je l'entends juste gueuler, "C'est partie !", avant de revenir à la réalité. Un retour brutal car je me tiens face à l'autre gars toujours la peur aux yeux qui se fait acculer par des feuilles qui souhaitent juste le voir cramer. Moi je suis derrière la file indienne avec une lance à incendie dans les mains. Une poignée à l'avant me permet de le faire à une main pour pouvoir chercher de l'autre un levier ou quoi que ce soit qui activerait l'engin. C'est finalement à la base de la lance que je trouve une manette à abaisser. Sans ménagement je relâche toute l'eau d'un seul coups.

La puissance est impressionnante et très soudaine je manque de lâcher à deux reprises la lance qui remonte vers le haut sous la pression. Le jet couvre une quinzaine de mètres de distance et va éteindre le feux en un instant, en espérant juste que je n'ai pas tuer le mec qui était sur le passage, ni les créatures qui voulaient sa mort. Pour le moment j'ai à faire à un autre problème. Une énorme paluche vient d'éteindre l'afflux d'eau alors qu'une autre me saisit par l'arrière du col et me soulève du sol pour nous mettre en tête à tête. Ses couleurs sont tout aussi dégueulasses que le reste de mon environnement, ce qui rajoute à l'ensemble un truc drôle qui m'empêche de garder un minimum de sérieux.

- Salut beauté. C'est un sacré morceau que t'as entre les pattes.

- Comment oses-tu aller contre la loi ! Vous autres voyageurs vous vous croyez tout permis !

- Et vous vous disposez de la vie des gens un peu trop facilement. Je reprend un peu le contrôle, l'adrénaline semble calmer le Tommy en treillis dans mon crâne. Maintenant tu vas te calmer fissa sinon je te fume, toi et ton équipe de branquignoles. Ha ba non...

- Fais pas le cake ! C'est moi qui donne les ordres, la loi c'es...

- mon poing dans ta gueule !

Sans vraiment y réfléchir je saisis son bras qui me maintient en l'air. D'un mouvement je force dessus comme pour me soulever et lui balance mon genoux droit en pleine face. Il me lâche sous le choc et je repose pieds à terre. Les petits gars autours du gros prennent peur et se tirent la lance entre les jambes. Le gros lui semble vouloir continuer notre petite discussion, donc je saute en arrière en évitant un coups de poing. Il profite de la distance entre nous pour se saisir de sa lance, prêt à lâcher la sauce. Mais j'agis avant qu'il ne le fasse et mon pied s'enfonce dans son bide un instant avant qu'il ne soit projeté cinq mètres plus loin. Il percute un arbre et semble rester calme assez longtemps pour que je m'occupe de l'autre voyageur.

- Hey le pyromane, t'es encore en vie ? Youhou.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Lun 15 Jan 2018 - 17:17
ça faisait longtemps que je n'étais pas allé les voir en soirée, ils étaient sympa, c'était pas le problème, mais ils avaient l'habitude de boire comme des trous à toutes leur soirées, et ça toutes les semaines, si ce n'est deux fois par semaines. Alors autant une fois de temps en temps, c'est sympa, mais comme ces abrutis ne tiennent pas, je suis celui qui ramasse leur vomis et qui va aller les coucher, et comme j'ai jamais le réflexe de prendre des photos, j'ai même pas de récompenses pour mes bonnes actions ! M'enfin, j'ai pris mon sac à dos avec duvet et tapis de sol, je peux dormir là bas et donc me lâcher un coup, histoire d'apporter ma pierre à l'édifice, j'ai pris une bouteille de Jack et de quoi grignoter.
Bon, ça a pas changé, ils sont bourré dès la première heure, et c'est tout fière que Mylènne, l'organisatrice, nous amène son gâteau, tout le monde en prend une part, et putain il est bon, elle a de quoi être fière ! La soirée continue, les jeux d'alcools débutent et les gens font attention qu'à ça, cinq heure plus tard j'en ai couché trois, n'en reste plus que deux, qui débattent visiblement sur l'implication du président américain dans une affaire de pédophilie, conversation tout ce qu'il y a de plus banale, ouais. J'dois avouer, je m'ennuie un peu, ferme, en fait. Après quelques tentatives pour changer le sujet de conversation vers quelque chose de plus joyeux, et après avoir renoncer à me mettre dans le même état qu'eux, par simple manque de matière première à cet effet ... C'est vers le gâteau que je me dirige, cette fabuleuse pièce de chocolat, je pense qu'on ne porte pas assez d'attention au caractère divertissant de la nourriture, ça occupe comme pas deux !
Par contre, je sais pas ce qui m'arrive, mais alors j'ai de plus en plus sommeil, et je me sens ... Pas pareil ? Héhé, j'avais jamais vu à quel point ce canapé pouvait offrir de visages différents dans ses plis et comment il m'invitait à s'allonger, pourtant, d'habitude, je mettais du temps à m'endormir, aussi je pensais ... Non, trop compliqué, la seule chose qui me traversa l'esprit, c'est une vague notion de ... Gâteau de l'espace ?

L'obscurité a envahit ma perception, le calme m'a envahit, j'étais pourvu d'un but, une mission qu'il me fallait accomplir, le monde était vicié, les forces de l'ordre ne permettait plus la liberté, tout était surveillé et plus rien n'était possible. Il fallait que j'agisse, j'étais le seul à pouvoir le faire, après tout, n'étais-je pas le dernier espoir de cette société viciée ?
Aussi c'est après m'être armé et m'être masqué que je sorti de ma résidence souterraine, cette fière bâtisse que tous prenait pour être partie du paysage, et qui n'était que ma galerie des ombres, attends ... Non c'est nul comme nom, galerie des vapeurs, c'est mieux !
Enfin, sorti de cette arbre à plaisir factice, laissant pendre ses cachetons, je parti en expédition afin de répandre la justice !
Et que vois-je ? Deux individus, dont les yeux ne trompent pas, et l'air hagard non plus, des résistants ! De ceux qui profitent de ce monde qui leur est offert ! Et là ? Ne serait-ce point l'un de ses fonctionnaire corrompu, étendu contre un arbre ? L’oppression se fait feignante, ah ... Non, elle se redresse, un de ses agent du maintien de l'ordre, aucun des deux rebelles ne semblent s'en rendre compte, mon intervention se fait évidente ! Aussi dois-je me révéler :

"Les prolifiques vilenies de dame nature vont pullulant sur lui.

- Hein ? Mais t'es qui toi ? S'exclama l'agent perfide en se relevant.

- Fumant d'une éclatante défoncerie pour les fumer. Récitais-je religieusement en m'approchant d'un pas décidé de lui.

- Hé, l'ordre c'est m-
Commença t'il avant que d'un mouvement élégant de cape je révélais mes six armes accroché à mes côtes, et en projetais trois vers le pourri, m'en détournant presque immédiatement, laissant les bruit des trois impacts conclure la présente phrase :

- Ne châtie pas."

Mon devoir accompli je m'approchais avec dignité de mes deux sauvés, dont l'un, sous l'émotion sûrement, était entré en état de choc et n'arrivait plus ni à se mouvoir ni à communiquer. Sans paroles aucune, je leur tire une révérence, restant courbé jusqu'à recevoir les éloges que je mérite.


Derrière lui, le policier/pompier, perplexe, observe cette beuh pré-mâchée, étalée sur les points d'impacts, s'essuyant d'abord la joue droite, puis le torse et enfin la cuisse cuisse gauche, soupirant à peine, prenant en main sa lance, et commençant à s'approcher silencieusement du groupe.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Dim 21 Jan 2018 - 17:09
Fasse à moi le mec semble tellement perdu que finalement je ne sais plus si hé fis face à un voyageur ou un rêveur. Pour éteindre les flamme je finis par tilter qu'il me suffit peut être juste de faire passer clous dessus. Après tout, cela a fonctionné sur ma semelle. Le militaire en treillis dans mon crâne semble s'énerver et je balance Cloud au sol sous sa forme de brouillard. Ne prenant pas de hauteur, mais atteignant juste nos cuisses il s'étale par contre sur une vaste surface et recouvre petit à petit les braises et les flammèches qui tentaient de tout consommer sur leur passage. Elles se débattent quelques instants avant de finir par disparaître et le pyroman involontaire semble se calmer. Derrière nous il a eu un bruit. Plus calme alors les commandes de mon crâne ont changées de propriétaire je fais demi tour dans la direction du pompier.

J'ai un sursaut d'étonnement quand je me retrouve face à une sorte de super héros en collant avec une énorme feuille de marijuana sur le torse. Son masque lui couvre le haut du visage et laisse apercevoir un sourire lorsqu'il se penche en faisant une sorte de courbette. Haussant un sourcil, je me demande ce qu'il fout là et ce qu'il attend en ne disant rien comme cela. Mon regard se porte sur le mouvement qui a lieu juste derrière lui. L'autre chef à lance incendie est entrain de retirer des boulettes de, ce qui semble être, de la beuh en regardant d'un ait mauvais le nouvel arrivant. Ce doit donc être ce type qui lui a fait ça. Je ne peux retenir un sourire et je m'adresse finalement à ce super héro en le prenant pour ce qu'il semble vouloir être.

- Whaou... Weedman ? C'est vraiment vous ? Vous l'avez vraiment foutue k.o ? Trop fort ! Puis je me tourne vers le pyromane. Hey mec ! Regarde ! C'est Weedman ! T'as vue ç... Mais il n'y à déjà plus personne.

Un peu déçu de cette rencontre trop rapide à mon goût et surtout de cette perte de partenaire de fumette, je me retourne vers mon héro. Si c'est un voyageur du royaume il y a de grandes chances pour qu'il ait de quoi allumer un joint. Sauf que derrière lui le pompier s'est relevé et s'avance jusqu'à nous. Je garde mon calme, le nouveau mini-moi au commandes est beaucoup de chill. J'attrape mon joint que j'avais planqué au-dessus de mon oreille et demande à mec masqué si il n'aurait pas de quoi faire du feux après l'avoir congratulé une dernière fois. J'attends un mouvement de sa part ou un regard ailleurs et Cloud s'allonge au bout de mon poing en projetant le pseudo shérif contre l'arbre qu'il vient de quitter. Pour être sûr qu'il ne se doute de rien je commence à taper la discute avec mon nouvel ami en croisant les doigts pour qu'il ait bel et bien du feux.

- Du coups vous faites vos rondes dans le coins ?? Vous avez beaucoup de travail en ce moment ? Vous recherchez pas un partenaire ??

Au secours... La beuh et le dédoublement de personnalité, me rendent vraiment simplés... Mais bon... C'est pas comme si j'avais quelque chose de prévu cette nuit à part le retourner le crâne. Je le suis quand il commence à partir dans une direction ou une autre et je joue le fan boy en post des questions et en essayant de voir si il est rêveur ou voyageur. Ce serait le premier voyageur avec un pouvoir lié à WeedLand que je croise. Mais je lui pose des questions qui n'ont parfois aucun sens : si c'est la vérité que l'on raconte sur lui et son pire ennemi ou bien si il a bien eu une relation avec Bikini Girl et j'enchaine en attendant pas toujours la réponse de la question précédente. Pendant ce temps nous nous enfonçons dans les bois de drogue et marchons au rythme de mon nouveau super-héro préféré.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Mer 24 Jan 2018 - 15:10
C'est avec un plaisir non dissimulé que je l'entends me féliciter, et c'est comme toujours dans ce genre de cas là qu'il nous faut nous présenter, c'est ainsi que m'a éduqué ma mère, et je compte bien lui rendre honneur !

" Voici ! Vois en moi un ...

- Mais c'est Weedman !" Me coupa l'impertinent, avec raison néanmoins.

Après quoi, mon étonnement me laissant coi quelque instants, il en profita pour devenir un moulin à parole, n'ayant réussi à l’interrompre qu'une fois pour une simple formule de politesse en lui cédant mon briquet, qui d'ailleurs était décoré à mes couleurs. Suite à quoi, après avoir maintenu le temps de parole à sa seule personne par une chiée de questions, il me laisse enfin le temps de répondre.

"Sur mon pire ennemi ? Ne plaisantons point, le gouvernement corrompu est certes ardu, mais non, il n'a encore jamais réussi à découvrir mon identité, faut il dire, et ce n'est malheureusement plus un secret, que le seul moyen de la découvrir s'avère être de me voler mes sous-vêtements afin d'y lire les broderies. Elles sont celles qui me donne ma force, les vapeurs protégeant toujours d'une reconnaissance faciale ou rétinienne. Quand à BikiniGirl, hum, comment dire, nous avons entretenu une brève discussion mouvementée, si tu vois ce que je veux dire, la fourbe a presque réussie à me voler mon briquet, mais elle a beau eu le cacher dans son décolleté, on ne me bat pas si facilement.
Un partenaire ? Je ... Hum, il me faudrait pour cela que tu sois un adepte, plus que le corps et le costume, il faut être ... Ce que tous rêve d'être, une idée. Mais pour ça ... Es-tu un adepte de fumette ?Bien sûr, et je te la promet à nul autre pareille.
"

Sans même attendre de réponse, je le guide vers un promontoire un peu plus loin.

"Regarde bien, sent ...
Devant son air dubitatif, je souris, fier de mon effet, commençant alors à brasser l'air de mes bras avec des mouvements théâtraux.
- Ne les sent tu pas ? Les pétards du jeudi soir ... Les douilles oui ... Regarde ! Le pollen qui doucement se fait une place, ses volutes ... Et le final, le SnoopDoooooooog !"

C'est avec un air extatique que je lui montre cette plaine qui se meut sur mes ordre, les différents joints qui sous mes injonctions se consument sous une chorégraphie entêtante, les douilles qui soudain se vident, projetant des colonnes de vapeur aux effets si immédiats, le pollen de cette plante qui par courant danse, formant de fabuleux motif avant de se mélanger à un courant de tabac et de s'embraser. Et c'est avec fierté que j'ai réussi à avoir ce résultat,  par une préparation minutieuse au préalable, ce SnoopDog qui apparaît à la fin dans la fumée comme si sa présence était une évidence. C'est que j'aime ça ... Quand la liberté rougeoie et par ses effets nous transcende, il n'y a rien de plus beau. Aussi une fois mon final magistral terminé, et que la seule fumée des restes de mes artifices s'élève doucement dans l'air, laissant là les cadavres des sacrifiés, ceux sans qui nous ne pourrions être si heureux, je me tourne vers mon éventuel collaborateur, appréciant ses yeux rouges, comme il doit apprécier les miens tandis que la fumée nous enveloppe dans son étreinte pleine d'effets si plaisants :  

"Qu'à tu ressenti ? Qu'à tu vécu ? De ta réponse dépend ton poste à mes côtés."
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 17 Fév 2018 - 23:53
Ce n'est plus une tirade, c'est une envolée lyrique qu'il me sort. Le Tommy avec la chemise à fleur arrive à rester parfaitement concentré sur ses propos alors que nous marchons et il interagie même avec cet énergumène. J'apprends que ses pouvoirs lui viennent de son caleçon en faisant mine de l'avoir toujours sue. Apparemment c'est de notoriété publique, mais je suis un peu déçu quand il ne développe pas plus ses échanges avec Bikini-Girl. Je la rencontrerais bien d'ailleurs... Ca me fait penser qu'il faudrait que j'aille faire un tour du côté de Luxuria.

Le masque du bonhomme me cache complètement ses expressions faciales et j'en suis à me demander ce qu'il cache là-dessous. Le faciès qui me fait fasse me fait penser à quelque chose que j'ai déjà vue, mais j'ai je ne suis pas sûr. La bouches dessine un sourire béa avec les lèvres entrouvertes pour laisser passer un joint ou deux. Les pommettes sont bien rondes et légèrement teintes en vert. Ses petits yeux plissés donnent constamment l'impression que le personnage est défoncé, ce qui va plutôt bien au personnage.

Toute l'attention du hippie dans mon crâne revient à ses paroles quand il mentionne ma question d'un potentiel partenaire. Il me faut devenir une idée... Logique ! Une idée pour combattre, une idée à défendre, une idée à fumer, à consommer et à savourer. Je vois bien de quel genre d'idée il veut parler. Je ne dois pas vouloir la fumette... Je dois devenir la fumette. C'est sûr cette idée que je regarde vraiment ce qui se passe devant moi.

Nous sommes arrivés sur un promontoire. Une sorte de perchoir dressé en l'honneur de la weed elle-même. Nous avons vue sur une très vaste plaine où des plans de cannabis de toutes tailles et de tout parfums poussent dans la joie et la paix. Il me dit de me préparer à voir et à sentir, mais je ne vois pas ce qui pourrait venir embellir ce magnifique spectacle. C'est sans compter sur les talents de W (weedman c'est trop long).

- Ne les sent tu pas ? Les pétards du jeudi soir ... Les douilles oui ... Regarde ! Le pollen qui doucement se fait une place, ses volutes.

C'est une œuvre pyrotechnique comme je n'en ai jamais vue. Les plans se consument en poussant des cris de joies, projetant leurs vapeurs vers le ciel. Un troupeau de douilles sautent joyeusement en cercle pour attiser leur flamme en créant une spirale de drogue compacte. A cette vue j'ai envie de m'enflammer de participer à ce rassemblement du calumet de la paix, mais les gesticulations de W continuent et s'intensifient. Tel un chef d'orchestre qui mettrait la note finale à son chef d'œuvre, il accélère comme animé par la fumette elle-même en annonçant le final.

- Et le final, le SnoopDoooooooog !

Le portrait est parfait. Graphé à la bombe dans les volutes de fumée qui s'envolent doucement. J'ai presque l'impression de l'entendre chanter son hymne à la douille journalière. Quoi de plus beau que ce spectacle en cet instant de défonce. Les deux dans ma tête tombent à genoux sur le dallage de mon crâne et j'en fait autant sans détacher mes yeux de cette splendeur.

- Qu'à tu ressenti ? Qu'à tu vécu ? De ta réponse dépend ton poste à mes côtés.

Les mots me viennent des du treillis et de la chemise à fleur d'une seule et même voix.

- J'ai vue un monde en paix et en harmonie, plein d'espoir et de sourire qui se dresse devant l'instant présents pour lui rire au nez et l'empêcher de nuire. Dieu vit dans la weed. On ne peut pas laisser cet équilibre se faire piétiner...

Soulevé par une motivation nouvelle je me redresse en attrapant un énorme splif qui s'est rapproché de nous et qui ne demande qu'à se faire partager. Je dois le tenir à pleine main. Tire un bon quart du bousin avant de savourer son goût et d'expirer doucement comme je lâcherais un cri de ralliement. Le calumet entamé je me tourne vers les super-héros en lui tendant le pétard et connaître son ressenti par rapport à ma réaction ne sachant plus vraiment dans quel but.

Nous faisons tourner et discutons en profitant de la fête qu'il a déclenché, mais tout cela ne dure malheureusement pas car des colonnes d'eau s'élèvent de depuis les bords de la clairière. Des brutes viennent oppresser l'espoir et la joie prodiguée par la douille. Ce doit être des soldats du même acabit que ceux que nous avons croisé plus tôt, mais ils ont l'air en nombre. Les joints courent dans tout les sens, alors que les feuilles se roulent de peur sans qu'on puisse leur tasser le tabac. L'espoir n'aura jamais plus le même parfum. Sauf si nous agissons.

- Ce sont des monstres !
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Sam 24 Fév 2018 - 1:41
Ma représentation théâtrale terminée, je le vois qui repose sur ses genoux fasse au spectacle avec un air béat. Déjà pendant la moitié du spectacle il était réactif au point que je puisse lire ses réactions alors même que la fumée venait emplir le monde de sa sainte perturbation, altérant la vision de toute personne normale à cinq mètres, mais il semblerait que mon final l'ai achevé. Un héro se doit d'être efficace quand il s’agit d'entretenir sa fanbase ! Suite à qui je lui pose la question qui décidera s'il est à même de se joindre à moi dans ma lutte, à cette question il se redresse et me réponds :

« J'ai vue un monde en paix et en harmonie, plein d'espoir et de sourire qui se dresse devant l'instant présents pour lui rire au nez et l'empêcher de nuire. Dieu vit dans la weed. On ne peut pas laisser cet équilibre se faire piétiner...

- C'est un réponse qui t'honore, je ne saurais dire si se suffit en elle même, néanmoins. Laisse moi donc quel-

Et c'est là que je le vois faire cette action qui ne peut que me satisfaire, il se saisit d'un joint aux proportions louables, et commence à le faire tourner. Par les saintes vapeurs de la sainte douille, il me plaît de plus en plus.

- Laisse moi donc te dire que je serais heureux de rendre justice si tu te tiens à mes côtés, et que ce joint devra tourner à toutes les âmes malheureuse de cette cité aux reflets moirées. Aussi, je te renomme … Roweed, ensemble nous pourfendrons cette dictature aux effets si néfaste pour nous. »

Je suis en effet fier, je le regarder les yeux brillants, en louchant comme toutes personnes devrait le faire. Enfin non, c'est pas naturel, mais toute personne ayant suffisamment bon goût pour défendre ses vertes prairies se doit d'avoir les stigmates de sa valeur !
Ses yeux sont d'ailleurs magnifiques, ses pupilles ainsi dilatées … Et puis cette couleur de cheveux qui symbolise la combustion de ce qui est bon, il est un modèle esthétique fabuleux !
Mais avant que je lui avoue la symbolique que je pense être sienne, celle qu'il a prise pour moi, les oppresseurs s'invitent. Leur lance de la censure dressée vers le ciel, ils sont six à tirer leur jets d'eau vers la plaine. Ces lâches éteignent les braises de notre révolution avec leur idéaux perfides et obscurantistes.

"Ce sont des monstres !

Aussi je me tourne vers mon camarade nouvellement fait, et je hoche la tête vers lui.

Il est temps pour toi d'avoir ton baptême des vapeurs, je prends les trois de droite et toi ceux de gauche. Et sans lui laisser le temps de répondre, je commence à me diriger vers ceux de droite du pas assuré en zigzag des experts en arts fumants. J'en profite aussi pour appeler mes fidèles armes à l'aide. Josette et Germaine, à moi !

A mon appel, deux narguilés viennent se placer sur mon dos, leur efficacité n'est plus à démontrer, le mélange parfumé qu'elles crachent sont d'un effet redoutable. Aussi c'est avec confiance que je me dirige vers mes trois ennemis, commençant déjà à faire cracher Germaine le nuage qui me servira de couvert. Et ça ne manque pas, l'un d'entre eux me remarque bien vite, il avertit ses collègues, qui se gaussent et ne font pas attention à moi. Aussi il braque sa lance sur moi et me vise de son eau si putride, et c'est sans mal que je l'évite, me rapprochant sous le couvert de la fumée de Germaine, et c'est dans le cri de mon adversaire que Josette le noie dans son nuage goût fraise au pollen amplifié en THC et aux extraits de LSD. Il titube et tombe dans l'état des bien heureux, et déjà je me place entre les deux autres colporteurs de malheurs, qui enfin me prennent au sérieux, et effrayés que je sois si prêt me tirent dessus.
Idiots qu'ils sont, j'esquive simplement leur jets et c'est chacun d'entre eux qui se trouvent propulsés à terre, vaincu par leur propre armes. Et tandis que je me félicite de ma victoire si facilement obtenue, un coup désespéré vient me toucher dans le dos. Celui-ci me fait rencontrer de manière prématurée le sol, dans un air désespéré, je regarde celui qui m'a eu de telle façon, et c'est celui que Josette avait si bien gazé. Mais j'ai sous estimé ses capacités, et celui-ci avance de manière anarchique vers moi, l'état dans lequel il est me fait penser à un miracle, aussi je ne peux que saluer sa volonté. Il vient simplement retirer les broderies de mon sous-vêtement, me laissant alors identifiable. Sa résistance a néanmoins une limite, et il tombe, assommé par la drogue. Mais je suis vaincu, je jette un regard désespéré vers mon camarade, qui au loin se bat alors que je repose misérablement au sol.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Mer 7 Mar 2018 - 15:57
C'est en me sentant investie d'une mission que je me fait rebaptiser. Être Roweed me permettra d'accompagner Weedman dans la défense de ce royaume et même si je n'ai pas encore de masque je suis déjà pressé d'en découdre. Mais à peine cette pensée me traverse l'esprit que je sent un masque de coller à ma peau pour me recouvrir la totalité du message. Au niveau des yeux le tissu est assez fin et les fibres assez espacés pour je vois clairement à travers. Sur ma veste, au niveau du coeur, se coud un écusson en forme de "w" qui représente la mission dont j'ai été investie.

Je n'aurais pas le cerveau en compote, tout ces changements du réel et de l'environnement m'auraient mis la puce à l'oreille. Il ne m'aurait pas fallut longtemps pour savoir que ce n'est qu'un simple rêveur de prenant pour un justicier sans peurs ni reproches. Pour le moi habituel cela reviendrait à faire une après-midi jeux avec un enfant de cinq ans, mais celui qui est présent cette nuit lui ne fait plus la différence entre créatures, voyageurs ou rêveurs. Tous sont égaux et méritent d'être protégés contre l'oppression. Pour cette nuit, je suis... Roweed !

Avec un hochement de tête entendu nous nous élançons au devant de ces troubles-fêtes peu enclins à comprendre les réjouissances qu'ont lieu en cet instant. Nous traversons la distance qui nous sépare d'eux à toute vitesse. Slalomant entre les joints qui fuient fans toutes les directions. C'est d'ailleurs une chance que ces forces de l'ordre récalcitrantes n'aient pas eu l'idée d'encercler la fête. Il y aurait sûrement eu plus de pertes alors que certes ter déjà détrempés se roulent par terre de douleur un implorant qu'on leur laisse une dernière chance de fumer avec vigueur. Alors que je m'avance, une habitante bien roulée, une blonde agrémentée il semblerait, se fait projeter sur moi par une lance à incendie. Je la réceptionne en essayant de ne pas déchirer sa peau humide alors qu'elle me regarde les yeux humides.

- J-ju-ste.. une... de... derniè... dernière.. taf... Souffle-t-elle en approchant sa main de ma joue.

- Tu en aura de belles devant toi... Ne laisse pas tomber. Je la pose derrière un plan bien épais avec délicatesse. Sèche en paix. La fumée reviendra sur la plaine.

Après ce triste sauvetage je me redresse. Plus déterminé que jamais et je reprend ma course en direction de nos assaillants. Quand j'arrive au corps à corps j'esquive un jet d'eau et jette un regard rapide sur Weedman qui vient de coucher l'un des siens. À moi de me concentrer sur mon combat pour en faire autant. Je passe sous un trait d'eau et donne un grand coups de pied dans le canon pour lui renvoyer ses tires en pleine face. La pression du tire le fait basculer en arrière alors qu'une flaque se forme sous lui sans que sa lance ne cesse de couler. Un deuxième trop occupés à martyriser les habitants finis enfin par se tourner vers moi alors que je saisissait la lance de son camarade pour l'arroser. Les deux jets se percutent et projette de l'eau un peu partout en créant un arc-en-ciel, mais aucun des deux ne prend l'ascendant sur l'autre.

Un cri de haine derrière moi et je saute sur le côté pour esquiver un coup de lance qui m'aurait fracassé le crane à l'horizontale. Un genoux à terre je me rétablie sur le sol après une roulade et je m'élance alors qu'ils se préparent à me balancer à nouveau la sauce. Cloud glisse sur mon poing quand je fonce sur le dernier arrivé. Je le surprend en sautant juste avant d'arriver sur lui et si sa lance me suit de l'oeil, elle ne s'active pas. Ma chute me fait tomber le poing le premier sur son canon alors que Cloud s'est affiné pour infiltrer le tuyau et grossi quand on tente de faire flot. Manque de pot, ainsi bouchée la lance se met à bloquer et le pompier change de couleur alors que sa lance gonfle dangereusement.

L'autre a retenue son tire ne pouvant pas m'avoir sans toucher son camarade et reste hébété un instant avant de venir utiliser son arme comme un fléau sur moi. Plutôt bruyant je n'ai pas de mal à l'entendre arriver et c'est son pote que je fais tourner à l'horizontale. Au bout de mon bras la gaillard est presque bleu quand il percute son camarade alors que sa lance explose. Il s'étalent sur le sol, l'un par dessus l'autre alors que le premier se relève en me regardant. Un trait de mépris et de peur dans le regard. Je me met en garde en l'incitant à se ramener, mais il détourne le regard vers ses camarades et prend ses jambes à son cou en les attrapant au passage.

Derrière moi je vois que les combats de Weedman son terminés aussi. Il me semble qu'il prend un peu de repos. Peut-être fume-t-il un joint pour conclure un bon combat ? Mais en m'approchant je me rend compte qu'il ne bouge pas beaucoup et je presse le pas. La première chose que je vois c'est son marque tourné vers moi qui m'accueille avec un grand sourire. La seconde c'est son pantalon baissé qui laisse apparaître au grand jour son sous-vêtement, cause de son pouvoir. Quelque chose vient de se briser et les deux entités aux commandes dans mon crânes se mettent à renifler en retenant leurs larmes. Leur héro semble agoniser, à respirer ses derniers instants sans se battre, acceptant son sort.

Je me penche sur lui, à genoux à ses cotés et je le soulève doucement, comme un blessé, pour le redresser et l'adosser sur mes cuisses. Je l'implore de ne pas laisser tomber, qu'il y'a des tas de gens à sauver, des joints à fumer et de fêtes à faire. Les larmes du militaire et du hippie dans mon crâne coulent à flot et se répercutent sur moi. J'ai l'impression de voir partir un maître, un amis, un exemple, un espoir... Trop de mots pour désigner un homme qui s'est battu jusqu'au bout.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Ven 9 Mar 2018 - 16:05
  Mon dernier moment est venu, je le sens approcher, il est parvenu à retirer les broderies de mon dessous, et je repose ventre à terre, pantalon baissé et mes forces parties dans un monde meilleur. Aussi je n'ai qu'à regarder mon nouvel apprenti se battre de toutes ses forces, faisant un travail merveilleux, cette volonté et ce courage ne sont pas vain, il les bats. Je le sais, je le sens il ne se fout pas de moi. Germaine tente bien sûr de me tenir compagnie, me laissant alors tirer une ou deux latte de son contenu si précieux, c'est à peine si je dispose du souffle nécessaire à cela, et par les dieux qui sont dans la fumée … Je tousse ? Alors voilà la contre-partie de ma défaite ? La répression aura eu raison de moi.
  Le voilà qui vient, Roweed, si beau, drapé dans la conviction qu'était la mienne, et qui maintenant doit être sienne. Il aperçoit ma condition délicate et se précipité à mon chevet, me surélevant la tête, m'abreuvant alors de son soutien et de son deuil. Aussi je lui souris, et lève une faible main.

« Arrête donc, ne donne donc pas tant d'importance à leur victoire, transforme là en … Et c'est une quinte de toux qui m'arrête, moi qui était le plus fort de tout les fumeurs, me voilà réduit à un stade que je ne saurais vraiment supporter. Mais je cache ma déception et ma peur derrière une dernière bravade verbale. Transforme là en défaite, c'est maintenant à toi de lutter contre ce gouvernement corrompu, cette liberté entravée et cette impossibilité de jouir en toute paix des bienfaits de ce monde. Ta conviction est plus forte que la mienne, ton esprit est délirant et ton corps défoncé. La victoire ne peut être que tienne. »

  Je m'arrête quelques instants, toussant à nouveau, expulsant quelques fumerolles du fond de ma gorge. De plus, je sens ce qui me masque le visage disparaître, toute mon identité se faire voler, tout partant en fumée, me laissant alors en t-Shirt et en caleçon. Me voilà devenu une victime et plus un résistant, le gouvernement a gagné sur ma personne, mais pas encore sur ce lieu.

« Souviens toi, on peut abandonner sa défonce pour presque rien … Mais c'est le seul état que nous maîtrisons réellement, tout ce qu'il reste jusqu'au sommeil. Et dans cet espace … Nous sommes libres ! Je vais périr, toutes les parties de mon être, W, vont mourir, toutes, sauf une. Ma conviction, elle, il ne faut jamais l'abandonner ou la perdre. Ne laisse personne te la prendre, j’espère, qui que tu sois, que tu réussira à t'en sortir. J’espère que le monde changera pour le mieux, que tu pourra fumer en paix. Et j’espère plus que tout, que tu me comprendra quand je te dis que même si je ne te connais qu'à peine, que je n'ai jamais eu l'occasion de partager plus qu'un joint avec toi, de satisfaire une foncedalle en ta compagnie ou de t'embrasser … C'est alors que je lui pose ma main d'un mouvement faible sur la joue. Je t'aime, je t'aime de tout mon cœur, gagne cette bataille pour moi.

  Puis j'attends que mon corps parte en fumée, comme il est censé le faire dans ce genre de situation, alors que mes yeux ne sont plus défoncés, simplement rougis par les larmes et manifestation du mélange de la peur de la mort ainsi que de l'espoir que je ressens actuellement. Et ça commence à devenir long, trop long, putain, il va finir par croire qu'il faut m'embrasser pour me sauver.

- Hmmm, pardon, je suis censé mourir là, ça doit devenir affreusement gênant pour toi, surtout que la déclara- Et c'est là que je vois mes jambes commencer à partir en fumée. AH ! Quand même, reprenons … Lutte contre ce gouvernement pour moi, j'ai foi en toi. »

Et c'est tout mon corps qui disparaît dans des volutes de weed, laissant seul mon compagnon nouvellement acquis.
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MessageSujet: Re: Non, non, non, éteins-toi ! Mar 20 Mar 2018 - 23:52
Soutenant ainsi le héros à l'agonie je le soutient alors qu'il exprimé ses dernières paroles. Son envie de sauvegarder le droit de fumette et les libertés de la sainte fumée ne faibli pas alors même qu'il est pris de fortes quintes de toux. Le voir dans cet état me crispe et je resserre ma prise sur lui en me maudissant de ne pas avoir été avec lui pendant l'affrontement. Une icône, un ponte défenseurs des fumeurs contre l'oppression est en train de s'éteindre dans mes bras alors. Mais je ne peux rien faire d'autre que d'écouter des paroles, les respirer et m'en imprégner pour ne pas laisser sa détermination s'évanouir. Les toux reprennent à intervalle régulier et le coupe dans son discourt qui m'incite à poursuivre le combat qu'il avait décidé de mener. Autour de nous des êtres de toutes tailles de rapprochent lentement. Certains comprennent la situation alors que d'autres, pas assez perchés, suivent le mouvement avec des airs interrogateurs. Les esprits qui comprennent la perte de cette nuit on le visage qui se ferme.

Dans ses derniers instants, sa main se lève pour se diriger vers ma joue. Ma main gauche va à sa rencontre pour la saisir et l'amener jusqu'à destination. Lorsqu'il me lance ses derniers mots, des larmes roulent sur mes joues jusqu'aux siennes, faisant pleurer ses yeux de guerrier qui s'assombrissent doucement. De fines fumerolles s'échappent de ses lèvres entre ouvertes. Je reste hébété un instant sans pouvoir bouger, m'arrêtant presque de respirer. Les secondes s'égrainent sans que je les vois et il reprend la parole comme pour adoucir son départ et il se met doucement à disparaître. M'invitant à garder la foi dans une dernière expiration de fumé, je ne résiste plus et me penche sur lui, rapprochant les lèvres des siennes pour recueillir les émanations qui transportent l'espoir de sa détermination.

Dans mon crâne, les deux aspects de ma conscience aux commandes ne savent quoi ajouter et je reste sans voix, prostré au sol. Incapable de bouger, je voudrais crier, partir à l'assaut de toute personne souhaitant s'en prendre aux émanations de joie et éliminer ces détracteurs de la sainte défonce. Une fois d'un autre monde, comme un écho, attire mon attention alors que j'allais me relever. Je lève la tête, tombant nez à nez avec les joints, toncs, feuilles et autre consummables qui me regardent avec la mine triste, sans vraiment les voir. Toute mon attention se portant sur cette voix que je connais. Serais-ce W qui a laissé sa conscience en moi et revient m'inviter à continuer le combat ?

- On se réveil !

Je sursaute et me retrouve allongé en travers d'un lit. Il y a quelque chose sous moi qui semble essayer de bouger. Un regard et un temps de réaction plus tard je revient vraiment à la réalité et roule sur le lit en tombant presque par terre. Je suis dans le plumard d'Adrien ???

J'apprendrais plus tard que complètement défoncé, j'étais trop mort pour rentrer chez moi après notre soirée. Avant que je n'appelle Elise pour aller dormir chez elle, ce qui n'avait aucun sens, mon camarade m'a retiré mon tel et ramené chez lui. Merci Adrien. Je vais me calmer sur la fumette je crois.
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Non, non, non, éteins-toi !

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