Haut
Bas

Partagez|

Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 200
Renommée: 1084
Honneur: 160
MessageSujet: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Lun 17 Juil 2017 - 0:01
Niveau 1 de la Fight Tower

L'aire de combat est une sorte de cube de facilement quarante mètres de côté, une sorte de hangar vide dans un décor de ruines post-apo qui a le mérite d'être convaincant. La base ravagé d'un bâtiment antique dont on discerne un pan de toit effondré et quelques colonnes qui sont brisées ou simplement avachies sur le sol. Et comme un miroir de deux époques liées par la destruction, un immeuble effondré sur lui même comme un château de carte, tente de paraître plus ancestrale que son voisin. Bien d'autres cherchent à savoir lequel sera le plus abîmé parmi les tas de gravas éparpillés sur les dizaines de mettre carrés de ce qui sert de ring. Une ombre s'avance en haut d'une ruine. Je ne vais pas m'épuiser à le chercher au moins.

C'est un mec qui doit être un peu plus âgé que moi, pas loin de la trentaine. Les traits secs et tirés d'une personne fatiguée, en tout cas marqué par une vie ou un travail qui lui ponctionne son temps et son énergie. Approchant les deux mètres, son débardeur et son short laissent apparaître des membres allongés avec une musculature sèche et athlétique. Ses cheveux courts, aux airs de coupe militaire, lui donnent un air sévère. Il me domine du regard depuis son perchoir et semble attendre le moment propice pour entamer les hostilités. Le coups d'envois a effectivement été donné depuis plusieurs minutes et même si il ne semble pas y avoir de temps limité, on ne va pas nous laisser nous observer en chien de de faïence jusqu'au matin. En même temps... On a confirmé en arrivant ici qu'on était pas là pour ça.

Par réflexe je sers les poings en essayant de les faire recouvrir par mes sphères nuageuses préférés, mais les gants blancs ne se forment pas. Seuls les malpogants me recouvrent les doigts alors que Cloud, comme les règles de ce lieux l'indique, ne répond pas le moins du monde à mes envies. Il me tourne autour, plus lentement et plus loin de moi qu'à l'accoutumée, comme si nous étions deux inconnus. En pensant à cela je prend une grande inspiration, ferme les yeux pour me concentrer sur ce qui arrive et j'expire en rouvrant les yeux. Il vient de sauter de sa corniche et glisse un instant sur une colonne ayant basculé à 65 degrés avant de se mettre à courir, toujours, dans ma direction. Les sourcils froncés et le regard décidé il fait un pas sur le côté quand, moi aussi, je m'élance à sa rencontre.

Il ne doit rester qu'une quinzaine de mètres entre nous quand il fait son saut. Il prend appuis, quasiment à l'horizontale, sur une grosse pierre et se propulse vers moi en tournant sur lui-même. Me stoppant net dans ma course je dérape un instant sur le sol avant de poser mes appuis pour encaisser son coups de pied que je bloque en plaçant mes avants-bras devant mon visage. Mes paumes, tournées vers moi, changent de sens pour essayer de lui attraper le mollet, mais dans la précipitation je n'arrive qu'à lui refaire mettre pied à terre. Il arrive à se rétablir in-extremis en posant un genoux au sol et saute vers l'arrière quand je lui envoie le miens dire bonjour à son visage. Avec l'élan de mon coups je me laisse entraîner vers l'avant et me mets à lui courir dessus.

Il lance sa jambe gauche vers l'arrière pour me la balancer dans le flanc, mais au dernier moment il utilise sa jambe droite comme ressort. Il gagne facilement soixante centimètres de hauteur, replace sa jambe gauche au centre de son axe de rotation alors que la droite prend de la vitesse pour venir me frapper au visage. Au moins il sait ce qu'il veut frapper lui. Trop tard pour réagir et esquiver. Je tente de mettre mon bras gauche en bouclier mais je ne suis pas assez rapide. Je ne peux que contracter la nuque et le haut du corps au maximum pour limiter les dégâts de l'impact. J'ai l'impression d'avoir des vertèbres qui partent en voyages et mon cou se transforme en compote. J'ai fermé les yeux sous le choc et ne fait que réagir à l'aide de mon touché. Mon bras gauche n'ayant pas pu servir de rempart est passé de l'autre côté de la jambe ennemis. Pour gagner du temps et ne pas le laisser se rétablir trop vite je lui saisis la cheville, ce qui me donne une idée. Sa jambe semble bien tendue dans les airs ce qui doit altérer son équilibre.

Sans lâcher sa cheville je lance ma jambe droite vers sa jambe gauche qui le maintien debout et en ouvrant les yeux, je lève et abat mon bras droit, aussi vite que mes muscles le permettent, sur son ventre. Moins efficace que sur le plexus solaire ou au niveau de la gorge, mais il faut aller au plus proche. Il a du voir le coup venir car en prenant appuis sur ma main qui lui tient la jambe il lance de nouveau sa jambe gauche vers moi. Ses mains se posent par-terre et son genoux gauche me tombe dessus. Je suis obligé de lâcher prise pour me protéger et il en profite pour repartir vers l'arrière de façon à se remettre en garde. C'est comme si il m'invitait à frapper et j'accepte sans ménagement. En deux pas je suis a son niveau et mon poing droit fait un arc de cercle pour atteindre sa mâchoire, il se baisse et m'envoie un crochet au niveau du foie. Je pivote sur moi-même pour le laisser passer et mon genoux par vers son visage. C'est son épaule qui encaisse et il se relève pour frapper à nouveau.

Nous enchaînons les parades et les ripostes une bonne minute alors que nous trouvons tout deux des failles dans la défense adverse. Son genoux gauche est douloureux. J'ai l'œil droit complètement clos et sa lèvre saigne alors que mon poignet me fait mal. En accélérant il arrive à m'acculer contre un pan de mur pas tout à fait écroulé. Je vois bien sa manœuvre mais je n'arrive pas à reprendre le dessus, je me contente donc de parer ses assauts en reculant, à la recherche d'une ouverture. Il cherche à réduire mes contre-attaques et vise particulièrement mon poignet droit avec lequel j'ai frappé le plus fort. Puis l'idée me vient, je sais comment m'en sortir. Je me replis sur moi-même en m'adossant au mur, mes avant-bras protégeant le haut de mon corps et mon visage.

Un coup, deux coups, ses appuis se déplacent alors qu'il s'acharne sur ma défense. Le talon droit planté dans le sol et le dos comme dossier je lève ma jambe gauche comme pour me protéger le ventre. Cette défense est une nouvelle cible à abattre et il lève sa jambe droite pour me l'envoyer au niveau des côtes. J'étends la jambe à ce moment là et mon pied le tacle en plein dans son genou d'appuis. L'articulation émet un violent craquement, accompagné d'un bruit de succion. Il lâche un cri en s'effondrant sur le dos.

Je me redresse contre le mur un instant pour calmer ma respiration tendit qu'il est plié en deux à se tenir la jambe plaquée contre son torse. Après avoir réfléchie dix secondes il essaie tant bien que mal de se relever en me regardant droit dans les yeux avec un regard furieux. Je ne prend même pas le temps d'essayer de le raisonner et le repousse pour le remettre à terre. Je lui tombe sur le torse, les jambes de chaque côté de lui et je commence à enchaîner les  coups. Il crache une dent, me crache du sang sur la joue et finie finalement par ne plus bouger. Nous ne sommes pas là pour faire dans la dentelle et ça se voit. Le badge sur ma poitrine se met à clignoter et émet une petite sonnerie. Je regarde l'interface qui s'y affiche et un zéro se transforme en un, comme pour signifier ma victoire. Il faut limiter la casse, car ci ce combat annonce la couleur, la suite de la nuit risque de ne pas être simple...

Les participants ayant gagné leur affrontement peuvent se rendre au niveau 2 par l'ascenseur situé au centre de leur aire de combat.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Water Boy
Messages : 1544
Date d'inscription : 05/01/2011
Age du personnage : 21

Arpenteur des rêves
Kala Kourou
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 505
Renommée: 1424
Honneur: 316
MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Jeu 18 Jan 2018 - 4:44
Niveau 2, 3ème combat à la Fight Tower

La lumière presque inexistante de l'étage éclaira les rings du second étage. Un peu moins en bordel que ceux du premier, ils n'en restaient pas moins des rings faits de bric-à-brac et dont les organisateurs de ces combats illégaux n'avaient clairement rien à foutre. De toute manière, personne n'en avait quelque chose à foutre car ce qui importait dans nos têtes de mongols, c'était la castagne, c'était de voir la mâchoire de notre adversaire se briser sous nos poings, de voir le sang de l'autre se répandre sur nos phalanges. Certains venaient ici pour s'entraîner, pour se dépasser. D'autres venaient pour la gloire. D'autres encore venaient rien que pour le plaisir de se battre et de casser des gueules. Moi... Je n'en savais trop rien. J'avais entendu parler de ça et pour une raison inconsciente, je suis rentré dans cette tour de combat ou Fight Tower comme ils aimaient bien l'appeler.

Si tu rentres dans ce truc, il faut être prêt à ne pas se laisser démonter, dans le sens propre comme figuré du terme. Oublie les aventures, oublie tes copains, oublie ta chérie, ton plan cul, ta sympathie, ta gentillesse, ta méchanceté, ta haine ou ce que tu veux : ici, on s'en branle. Si t'es là, c'est pour te foutre sur la gueule de ces bêtes gorgés de challenge et de témérité et leur montrer que c'est toi le patron. Ou la patronne, au choix.

J'avais rapidement abandonné mes habits de toujours et mon écharpe préféré. J'avais opté pour un jogging gris et un t-shirt sans manches vert kaki légérement large. J'avais attaché mes cheveux et mis des bandages autour de mes mains et poignets car c'était stylé et que le style, ça restait important. Miro mon fidèle casque bleu trônait sur ma tête, avec une oreille de libre pour entendre une partie de ce qu'il se passait autour de moi. Pendant qu'il était en train de me parler à nouveaux de ses nuits qu'il avait passé avec Victor, son ancien propriétaire car il n'avait rien d'autre à me raconter quand il ne savait pas quoi raconter, j'étais assis sur un banc, fumant une clope contre un mur. J'attendais mon tour comme la multitude de voyageurs/créatures des rêves qui attendaient. Un mec vint s'asseoir à côté de moi et me demanda une clope. On n'avait pas besoin de s'échanger de sourire ou de se parler plus, c'était futile. Parce qu'on en avait rien à branler de sympathiser et pour moi, c'était tant mieux. Je n'étais absolument pas dans le mood de faire des rencontres, je n'étais toujours pas sorti de mes pensées sombres et chiantes, je n'avais toujours pas réussi à chasser de mon esprit toutes les conneries qui m'étaient arrivés dans le monde onirique ces derniers temps... Et je n'arriverai même pas à dire combien de mois ont passés.


« Numéro 5111996, veuillez vous présenter au ring numéro 20. »

Ah bah enfin. C'était la 10ème clope de la soirée, heureusement que la magie Dreamlandienne faisait apparaître des clopes lorsqu'il en manquait dans mon paquet d'ailleurs. Hmm, ça voulait surtout dire que Dreamland s'en battait les reins d'entretenir mon addiction. Bien. En moins d'une minute, j'avais trouvé mon ring en esquivant un corps qui volait et deux trois dents. C'était vraiment de la chiasse tout de même, qu'on se le dise. Ah oui oui, on s'en branlait. Je me perdais rapidement dans mes pensées, si bien que je n'avais pas remarqué que mon nouvel adversaire était une nouvelle adversaire aux cheveux frisés chocolat très attrayants. Couleur chocolat, yeux en amande, sweet bleu à capuche et à manches courtes et jean noir, style vestimentaire pas mal en soi. Je restais bloqué sur ses hanches et surtout ses cheveux qui appelaient mes mains avec une insistance qui m'étonnait presque. Effectivement, je venais de me souvenir que ça faisait un moment que j'avais pas baisé.

« J'vais démonter ta race.
_Tu diras pas ça quand tu te retrouveras dans mon lit. »

Nos badges annoncèrent le début de notre combat sur une sonnerie de réveil très agaçante et elle chargea la première. J'avais toujours un peu le réflexe de faire apparaître trois bulles d'eau autour de moi même si cela donnait directement la nature de mon pouvoir à mon adversaire, réflexe que j'ai eu pour mon premier combat jusqu'à ce que je me rendis compte encore une fois que je ne pouvais pas utiliser mon pouvoir. Borf, de toute manière elle aussi ne pouvait pas utiliser le sien. Je me mis alors en garde, mes avant-bras devant moi, attendant son assaut que je n'attendis pas bien longtemps. Charge frontale, bras en arrière, cheveux aux vents. Elle avait un regard de tigresse et inévitablement, cela m'excitait. Mais on était à la Fight Tower et le reste, on s'en branlait.

A la dernière micro-seconde, elle changea de direction pour essayer de me coller un high-kick dans mes côtes droites. Elle était rapide certes mais pour moi, ses mouvements étaient plutôt lents. J'attrapais sa jambe qu'elle comptait projeter sur moi, sa réaction se fit presque automatiquement : suspendue comme tel dans les airs, elle effectua une vrille pour d'une part me faire lâcher sa jambe et d'une autre part m'envoyer un coup de pied dans la tête. Sa première action fut un succès car effectivement, je lâchais sa jambe mais son temps de réaction était décalé au mien, ce qui m'avais permit d'effectuer un léger recul et de me protéger en croisant mes poings et ça, ce n'était que la première phase de ma contre-attaque. La deuxième fut un pas furtif vers elle, qu'elle eut le temps de voir mais pas de réagir, et un coup de coude dans son bidou en utilisant presque la moitié de ma force de voyageur, ce qui la fit atterrir directement au sol avec son visage qui accusait mon attaque. Bon, un coup de coude un coup de coude hein, j'avoue j'aurai pas dû. Mais j'étais inspiré. Je fis plusieurs pas en arrière tout en gardant un œil sur elle car on ne savait jamais et je m'allumais une clope parce que je voulais faire le beau gosse, et oui.

« Tu sais te battre, tu as de bons réflexes et de bons mouvements. Je ne sais pas contre qui tu t'es battue avant ce combat et à l'étage inférieur mais je suis désolé de te le dire ma chérie : tu es ici dans la cour des grands.

_Sa... Salopard, me fais pas rire... »

Elle était en train de se lever avec difficulté, en toussant un bon nombre de fois. Elle était résistante et elle en ressortait encore plus craquante. J'avais envie de la prendre dans mes bras. Cette sublime agressivité me percuta le cœur et ses cheveux qui formaient presque comme une auréole me donnaient encore plus envie de les aggriper et de les caresser, pour calmer une colère qu'elle semblait avoir contre le monde. Alors bon, quand elle commençait à se relever et se préparer pour charger à nouveau sur moi, je doutais : je n'avais pas envie d'abîmer son beau visage. Elle semblait déterminée et prête à tout, avais-je le droit de la casser ou plutôt, devais-je la casser, obligatoirement ? Ces combats, cette tour, tout cela reposait naturellement sur une loi du plus fort débile pour prouver la valeur, la force et la détermination des combattants ici présent mais pour quoi ? Une récompense futile, tellement futile que je me souvenais plus de ce que c'était ? Alors quoi ? Pourquoi on se retrouvait ici au final ? Quel était finalement notre putain de rôle dans tout ça ?

Et qu'est-ce que j'étais en train de faire là, c'était quoi ce monologue intérieur ? Parce que la mignonne là, elle était en train de foncer sur moi.

« La fin justifie le combat. »

J'utilisais ma vitesse de voyageur pour lui envoyer un uppercut, qui la frappa comme un énorme gong. Elle s'écroula par terre, vivante mais K.O. J'avais fini ma clope et au final, je m'étais rendu compte que je n'avais pas profité de cette dernière. Dommage, c'était un des plaisirs que je n'aimais pas passer au second plan. Mon badge sonna encore de son alarme agaçante pour indiquer la fin du match et ma victoire, il fallait que j'attende maintenant mon prochain combat. Avant de sortir du ring, je jetais un dernier coup d’œil derrière moi.



Oh. Un joli 95C.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.youtube.com/channel/UCq05Z8FNAeW8AlRhlEq_vsQ
AuteurMessage
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 200
Renommée: 1084
Honneur: 160
MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Lun 22 Jan 2018 - 23:22
Niveau 2 de la Fight Tower, deuxième combat.

Le trajet en ascenseur est assez long, le tube transparent qui le constitue me permet d'admirer le champs de bataille vue d'au-dessus. J'en viens à me demander combien nous sommes étant donné qu'il n'y avait qu'un seul tuyau dans toute cette structure et que j'y suis tout seul. Combien de concurrents y a-t-il et combien de phases de sélection car après tout si il y a une gigantesque salle par combat nous ne devons pas être énormément. Entretenir des surfaces pareils doit prendre un tem... Je reste bouche-bée. Même mes pensées se figent. J'ai traversé le plafond pour le retrouver dans une salle. Un gigantesque stade, complément fermé, mais c'est l'impression que j'ai. Un stade de foot XXL dont les estrades plongées dans le noir font penser à celles des scènes américaines de catch. Le public semble loin, mais des cris de joie, des ovations ou des sifflets surviennent à intervalle réguliers. Ce qui confirme sa présence c'est aussi la lueur d'écrans gigantesque qui projettent leur lumières sur le public et découpent les silhouettes dans l'obscurité.

Ces mêmes écrans ne retransmettent pas tous la même chose. En effet, ils laissent apparaître sur leur surface des rings et des concurrents filmés d'assez près. On passe quelques dizaines de secondes sur un affrontement avant de passer à un autre. En haut de ces vastes écrans, à chaque changement, apparaissent le numéro du ring et ce qui semble être les numéros des combattants. Je reste quelques secondes sans bouger jusqu'à ce que l'ascenseur n'émette une sonnerie pour m'inciter à laisser la place. C'est ce que je fais et m'intéresse cette fois à ce qui se passe au sol, juste devant moi et il s'agit d'un spectacle qui est aussi extravagant que le stade lui-même. Sur un sol similaire à celui d'un gymnase sont alignées cinq rangées de ces terrains de catch. Chaque ligne doit bien comporter une quinzaine de terrains et chacun d'eux est encerclés par des hommes, des femmes et des créatures en tenue de combat qui discutent en regardant les affrontements ou bien s'échauffent, les yeux fixés sur leur détermination.

Régulièrement il y a des appels qui indiquent les numéros de deux concurrents et le ring de leur rencontre. Par réflexe, les trois ou quatre premières fois je regarde le badge sut la poitrine pour m'assurer que ce n'est pas moi. En effet, sur le cercle blanc accroché à ma poitrine ce n'est plus mon nombre de victoires qui s'affiche, mais un numéro à je ne sais combien de chiffres que j'assimile à une immatriculation ou un identifiant. Des identifiants similaire à ceux que l'on peut voir sur ces gigantesques écrans. Je déambule entre les rings en jetant un regard interrogatifs sur les combattants qui attendent une que retentissent une sonnerie avant de commencer leurs combats et de se mettre violemment sur la face. Aucun ne semble avoir recours à un quelconque pouvoir, j'imagine donc que la restriction à ce niveau est toujours en place. Ma progression continue jusqu'à une sorte d'aire de repos pour combattants. Des bancs sont alignés tout en longueur et des créatures aux formes bien dessinées en tenues courtes servent des bouteilles d'eau à ceux qui en demandent.

J'attends tranquillement mon tour en laissant mon regard vagabonder sur les différents concurrents présents ici. Il y a une chose qui m'attire plus que tout c'est de voir un mec s'allumer une clope alors qu'il vient à peine d'en cramer une. Ma bouteille bien fraîche posée sur le coquard qui est en train de se former autour de mon œil, je prend la direction du fumeur après avoir tenté de saisir le regard de la jolie serveuse. En vain. En même, il en a pris dans la gueule le charme du combattant. En m'approchant du type je le détail rapidement et m'en fait une première impression. Pas commode, concentré et pas bavard car il ne m'adresse même pas la parole quand je lui demande si il n'a pas une cigarette. Je m'assoie pas loin, juste ce qu'il faut pour pas l'importuner après lui avoir taxé du feu. J'aurais bien tapé la discute, mais au final, même moi les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Il semble que la pression monte en moi. Après tout je suis face à sûrement plus d'une centaine de types de tout les horizons, pressés de montrer qu'ils sont les plus fort. Puis on me coupe dans mes réflexions.

Numéro 5112345, veuillez vous présenter au ring numéro 15.

Sur le coups je ne suis pas fichus de dire si le l'annonce a été lancé par un haut parleur ou bien par le badge accroché à ma poitrine. Toujours est-il que ce dernier est en train de vibrer et affiche le chiffre 15 qui clignote doucement. Je le relis pour être sûr et regarde les rings en me demandant lequel cela peut être. Je perds trois ou quatre minutes sans trouver mon ring et comprend finalement qu'à côté de chacun se trouve une sorte de poteau limoneux qui donne l'endroit où se rendre. Ma poitrine se met à vibrer intensément et je presse le pas en sautant directement sur mon espace de combat. L'arbitre me regarde en baissant doucement le bras et en arrêtant un décompte qui passait de 3 à 2. Je lui souris bêtement en m'excusant et en fais de même à l'attention de mon adversaire. Une sorte de gobelin bodybuildeur, tatoué, qui me regarde d'un œil mauvais. Mon sérieux me revient comme un boomerang trop bien lancé et je me met en garde.

La sonnerie retenti et mon adversaire n'y va pas par quatre chemins pour me foncer droit dessus. Son poing droit armé très haut on dirait qu'il veut m'aplatir de toute ma hauteur. Avec la vitesse qu'il a je dois pouvoir le faucher avant qu'il attaque. Ma jambes gauche se plie et j'entame une rotation a avec l'autre jambe tendue. Problème, quand j'aurais dû le tacler, ma jambe fouette l'air et juste derrière son poing percute le sol, mais il ne se passe rien. Je me redresse immédiatement pour le chercher et c'est en me tournant vers les corde que je me prend son coups. Il a dû se projeter dans les cordes avec son bras et vient de prendre appuie sur deux cordes avec ses pieds pour se projeter à l'horizontale.

Il me choppe à la gorge en m’entraînant avec lui avant de rabattre ses pieds en plein sur mon estomac. C'est certain qu'il frappe fort, mais je ne vais pas me laisser faire. Aplatie sur le sol alors que je suis encore en pleine glissade il arme une gauche et comme à frapper. Je m'en prend la première et place ma main devant son poing quand il prépare la seconde patate. Je sers de toute mes force et de ma main gauche j'attrape le pouce qui me sert la gorge et tire de toutes mes forces. Sa main ne devrait pas pouvoir tourner dans ce sens la très longtemps et il va devoir reculer pour que je ne lui brise pas la main. En tout cas c'est l'impression que ça donne car il lâche prise et pousse de toutes ses forces sur mon abdomen avec ses pieds. Je ne le retiens pas et le laisse s'éloigner. En poussant sur mes jambes, je me rapproche des cordes et attrape la première en passant main à l'extérieur.

Il ne me laisse pas plus de temps pour respirer et me fonce à nouveau dessus. Je prend appuie sur la corde et pivote tout mon corps. De main libre je saisie la deuxième corde et tire dessus de toutes mes force pour profiter de la rigidité de cette dernière et me soulever. Je quitte le sol et ma rotation me fait passer entre les deux cordes du bas. Je reviens sur le terrain en lâchant les cordes et en roulant sur le côté pour mettre de la distance entre nous et me redresser en garde. Il ne me fait plus face quand je le regarde et vient de sauter sur l'un des coins du ring. Je ne vois pas trop ce qu'il veut faire avec la distance qu'il y a entre nous et je replis ma main ouverte vers moi à plusieurs reprises pour l'inciter à venir. Dans l'incompréhension la plus totale je le vois sauter en arrière comme pour sortir du ring avant de se rattraper avec sa main. C'est quand ses pieds se posent sur le bas du plot et qu'il plie sous sa force que je comprend. Toute sa force doit se trouver dans ses bras. Il saute pour se mettre à l'horizontale une nouvelle fois et le coin je redresse d'un seul coups en le projetant sur moi.

Il va vite, mais j'ai confiance en mes réflexe et me décale sur le côté pour esquiver dans tout les cas son assaut. Esquive manqué car il tend le bras sur le côté et pourrait sans problème me chopper au passage. Je ne m'y attarde pas et profite qu'il ai donc découvert son visage pour frapper un grand coups avec ma jambe à la verticale. Mon pied le choppe au thorax et je dois arriver à lui couper la respiration car il ne cherche même pas à refermer sa prise sur moi. Au lieu de ça il prend l'élan que je lui ai donné et le sien pour partir en diagonale sans rien pouvoir contrôler avant de sortir du ring. Il finit par s'étaler la tête la première contre la base du ring voisin avant de se relever en m'insultant, prêt à remonter face à moi. L'arbitre s'interpose et l'invite à retourner attendre son prochain. La sonnerie résonne une nouvelle fois et mon badge vibre légèrement avant d'afficher ma victoire. Rapide, mais crevant comme combat... Je vais me chercher une nouvelle bouteille, j'ai mal à la gorge moi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Surnom : Water Boy
Messages : 1544
Date d'inscription : 05/01/2011
Age du personnage : 21

Arpenteur des rêves
Kala Kourou
Arpenteur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 505
Renommée: 1424
Honneur: 316
MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Aujourd'hui à 0:15
Niveau 2, 4ème combat à la Fight Tower

Je n'étais pas stressé, ni angoissé, ni rien de particulier. L'attente ne me faisait pas grand chose, j'attendais seulement que les minutes passent, qu'on appelle mon numéro pour pouvoir me fracasser la gueule avec un autre glandu comme moi qui voulait juste de la castagne. Askip y avait du fric à la clé... Cela ne me faisait rien, c'était pas comme si je voulais économiser mes EVs pour m'acheter quelque chose ou juste en avoir beaucoup pour amasser la gloire et les belles nanas. Les belles nanas, je savais comment les aborder pour les ramener avec moi dans un lit ou une surface où pratiquer une autre sorte de combat. Non... Je ne savais vraiment pas ce que je foutais là. Enfin si, mais pas vraiment. Je voulais m'éloigner du reste de Dreamland, penser à autre chose, me vider la tête de toutes ces conneries de guerres et de problèmes politico-dreamlandiennes, de gamins ou des familles à sauver, de tout ce qu'il pouvait s'y tramer... J'en avais eu ma dose je crois. J'avais tenté de passer mes nuits à Luxuria mais après en avoir passé deux, ça m'avait dégoûté. J'avais testé Gastropolis, j'avais rencontré un chic type là-bas qui m'avait fait découvrir pas mal de spécialités de Dreamland mais après deux ou trois nuits, ça m'avait gavé. Je m'étais dis que j'allais peut-être me lancer dans une nouvelle quête : tester tous les alcools de Dreamland. Mais même pour ça, je m'étais dis que je buvais assez dans le monde réel et l'envie s'était dit qu'il n'y avait rien à gagner en restant dans ma tête, ça m'avait gavé. Et je m'étais retrouvé à la Fight Tower.

Mais même ça... Même ça je commençais à en avoir ras le cul. Même me battre je commençais à en avoir marre. Que m'arrivait-il ? J'étais en train d'avoir quoi, une déprime, une dépression ? J'avais personne dans ma vie mais ça je m'en foutais, c'était pas ça qui me cassait. C'était seulement l'accumulation de tous les événements de merde qui m'ont atteint. Et ma sœur... Ma sœur, je ne la regardais même plus dans les yeux, et elle non plus. On était devenus de parfaits étrangers, des sortes de colocataires mais en moins rapprochés... Des voisins de pallier ? Nos parents ne disaient rien, ils ne voulaient pas s'en mêler et ils avaient bien raison de le faire, on était assez grands pour régler nos siblings' issues. Enfin, je savais qu'à un moment donné soit ma mère, soit mon père, soit les deux allaient venir me voir. Mais pour le moment, rien ne s'était produit et c'était tant mieux, je ne voulais pas me confronter à eux. J'avais des raisons d'en vouloir à ma sœur et elle avait des raisons de m'en vouloir. Justifiées ou non, ces raisons étaient bien là et planaient comme une sorte de nuage gris au-dessus de chez nous. A cause de ça, je rentrais de moins en moins chez moi... Peut-être devrais-je m'installer tout seul qui sait...


« Numéro 5111996, veuillez vous avancer au ring numéro 3. »

C'était pas trop tôt, mes pensées devenaient de plus en plus noires. Et maintenant je m'en rendais compte pendant que je m'allumais une autre cigarette : j'étais venu ici pour me foutre sur la gueule parce que c'était le seul moyen que j'avais trouver pour ne plus vraiment penser à rien, juste poser mon poing sur les joues délicates de mes adversaires et les envoyer valser à l'autre bout du terrain. Cette mini-illumination m'avait redonné une motivation incertaine mais une énergie familière que j'avais eu peur de ne plus avoir.

En passant les cordes du ring, je pus voir mon adversaire qui m'attendait : ultra maigrichon, cheveux super longs qui lui cachaient les trois-quarts de son visage, des bandelettes qui lui recouvraient entièrement le corps jusqu'au menton et un simple short de sport. Bon, je ne savais pas si ce gars s'était rendu compte qu'ici, les gars comme lui ne faisaient pas long feu mais il allait s'en rendre compte très vite. Je me demandais quand même comment il avait fait pour parvenir jusqu'ici mais cette pensée défila aussi vite qu'un TGV sans retard. Je finissais ma cigarette, la jeta au loin et me mit en position de combat, voulant adopter un style de combat un peu plus léger qu'à mon habitude, une jambe devant moi, mes bras et mes mains légèrement volatiles tout en gardant une certaine tension pour réagir le plus vite possible. Cela offrait certes une ouverture dans ma garde mais cela me permettrait de pouvoir me mouvoir plus aisément et d'éviter les coups qui viendraient sur moi. Ouais, je me la jouais façon corrida.

Et le gong ou le dring retentiss... Euh. Ok. Il venait tout simplement de disparaître. Attends, quoi ? Il n'avait adopté aucune position de combat, de garde ou de déplacement rapide. Il était juste planté là, comme un piquet, attendant comme moi la sonnerie de début de combat. Et je ne pouvais pas ne pas le voir bouger, mes yeux étaient depuis un moment habitués à voir des voyageurs se déplacer très vite. Non, là il avait juste disparu. Mais merde ! Il avait utilisé son pouvoir l'enfoiré ? Mais on pouvait pas l'utiliser putain, comment il avait fait ! Non, il n'avait pas pu utiliser son pouvoir, c'était pas possible, il se serait fait en plus disqualifier ! Le bâtard de ses morts ! Je réaffirmais ma garde, j'étais prêt à tout et je zieutais chaque recoin du ring mais je ne voyais rien ! Ok... Ok Kala, calme-toi, concentre-toi, s'il se déplaçait aussi vite, tu pouvais entendre l'air se fendre, c'était pas un dieu quand même... Tout doucement... Un sifflement par ici... Un autre par là... Un autre loin devant... Il se rapprochait... Il s'apprêtait à charger... Pour attaquer par derrière ! Je commençais alors à me retourner et à lui faire face lorsque j'entendis un sifflement juste devant moi et sa présence, fantomatique presque, se dressa à quelques centimètres de mon visage.


« La clope, c'est pas bon pour la santé.
_Que... »

Et presque comme un gong qui sonna dans mon corps entier, il m'envoya en chronopost super express une droite dans mon bide, mais pas n'importe quelle droite hein. Le genre de droite dans un bide qui pouvait te faire cracher tripes et boyaux. Et le même genre de droite qui te faisait bien valdinguer en arrière, tellement la pression du coup était forte, sauf que j'étais à une extrémité du ring et les cordes me propulsèrent en avant, en faisant me ramasser la gueule comme une merde. Le gros enfoiré... Putain... J'étais à deux doigts d'un K.O et si je ne faisais rien, j'allais perdre mon combat. Mais fuck, je n'arrivais presque pas à bouger, à parler, l'insulter de tous les noms. Je poussais juste des grognements, des râles, tout ce que vous voulez mais j'étais pas en forme. Je sentais une sorte de bile remonter et je faisais tout pour pas la sortir, mais c'était chaud. J'entendis ses pas, je l'entendis se rapprocher. L'enflure, maintenant il prenait son temps pendant que j'étais en train de bouffer la poussière. Je commençais doucement à mettre mes bras pour m'aider à me relever quand je l'entendis parler de sa voix de fils de pute.


« Pathétique. »

Et je n'eus pas le temps de répliquer, de faire quoique ce soit qu'il m'envoya un coup de pied dans les côtes, tellement fort que cela me fit sortir du ring pour m'écraser aux limites du ring d'à-côté. Et la sonnerie retentissait, pour moi avec une tonalité du plus gros loser de la Terre. Ok. Là c'était bon. Ce mec, je l'avais à présent dans le collimateur. Mais ce fils de pute m'avait mit K.O. J'arrivais plus à réfléchir, putain de sa...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.youtube.com/channel/UCq05Z8FNAeW8AlRhlEq_vsQ
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower]
Revenir en haut Aller en bas

Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 3-