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Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower]

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MessageSujet: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Lun 17 Juil 2017 - 0:01
Niveau 1 de la Fight Tower

L'aire de combat est une sorte de cube de facilement quarante mètres de côté, une sorte de hangar vide dans un décor de ruines post-apo qui a le mérite d'être convaincant. La base ravagé d'un bâtiment antique dont on discerne un pan de toit effondré et quelques colonnes qui sont brisées ou simplement avachies sur le sol. Et comme un miroir de deux époques liées par la destruction, un immeuble effondré sur lui même comme un château de carte, tente de paraître plus ancestrale que son voisin. Bien d'autres cherchent à savoir lequel sera le plus abîmé parmi les tas de gravas éparpillés sur les dizaines de mettre carrés de ce qui sert de ring. Une ombre s'avance en haut d'une ruine. Je ne vais pas m'épuiser à le chercher au moins.

C'est un mec qui doit être un peu plus âgé que moi, pas loin de la trentaine. Les traits secs et tirés d'une personne fatiguée, en tout cas marqué par une vie ou un travail qui lui ponctionne son temps et son énergie. Approchant les deux mètres, son débardeur et son short laissent apparaître des membres allongés avec une musculature sèche et athlétique. Ses cheveux courts, aux airs de coupe militaire, lui donnent un air sévère. Il me domine du regard depuis son perchoir et semble attendre le moment propice pour entamer les hostilités. Le coups d'envois a effectivement été donné depuis plusieurs minutes et même si il ne semble pas y avoir de temps limité, on ne va pas nous laisser nous observer en chien de de faïence jusqu'au matin. En même temps... On a confirmé en arrivant ici qu'on était pas là pour ça.

Par réflexe je sers les poings en essayant de les faire recouvrir par mes sphères nuageuses préférés, mais les gants blancs ne se forment pas. Seuls les malpogants me recouvrent les doigts alors que Cloud, comme les règles de ce lieux l'indique, ne répond pas le moins du monde à mes envies. Il me tourne autour, plus lentement et plus loin de moi qu'à l'accoutumée, comme si nous étions deux inconnus. En pensant à cela je prend une grande inspiration, ferme les yeux pour me concentrer sur ce qui arrive et j'expire en rouvrant les yeux. Il vient de sauter de sa corniche et glisse un instant sur une colonne ayant basculé à 65 degrés avant de se mettre à courir, toujours, dans ma direction. Les sourcils froncés et le regard décidé il fait un pas sur le côté quand, moi aussi, je m'élance à sa rencontre.

Il ne doit rester qu'une quinzaine de mètres entre nous quand il fait son saut. Il prend appuis, quasiment à l'horizontale, sur une grosse pierre et se propulse vers moi en tournant sur lui-même. Me stoppant net dans ma course je dérape un instant sur le sol avant de poser mes appuis pour encaisser son coups de pied que je bloque en plaçant mes avants-bras devant mon visage. Mes paumes, tournées vers moi, changent de sens pour essayer de lui attraper le mollet, mais dans la précipitation je n'arrive qu'à lui refaire mettre pied à terre. Il arrive à se rétablir in-extremis en posant un genoux au sol et saute vers l'arrière quand je lui envoie le miens dire bonjour à son visage. Avec l'élan de mon coups je me laisse entraîner vers l'avant et me mets à lui courir dessus.

Il lance sa jambe gauche vers l'arrière pour me la balancer dans le flanc, mais au dernier moment il utilise sa jambe droite comme ressort. Il gagne facilement soixante centimètres de hauteur, replace sa jambe gauche au centre de son axe de rotation alors que la droite prend de la vitesse pour venir me frapper au visage. Au moins il sait ce qu'il veut frapper lui. Trop tard pour réagir et esquiver. Je tente de mettre mon bras gauche en bouclier mais je ne suis pas assez rapide. Je ne peux que contracter la nuque et le haut du corps au maximum pour limiter les dégâts de l'impact. J'ai l'impression d'avoir des vertèbres qui partent en voyages et mon cou se transforme en compote. J'ai fermé les yeux sous le choc et ne fait que réagir à l'aide de mon touché. Mon bras gauche n'ayant pas pu servir de rempart est passé de l'autre côté de la jambe ennemis. Pour gagner du temps et ne pas le laisser se rétablir trop vite je lui saisis la cheville, ce qui me donne une idée. Sa jambe semble bien tendue dans les airs ce qui doit altérer son équilibre.

Sans lâcher sa cheville je lance ma jambe droite vers sa jambe gauche qui le maintien debout et en ouvrant les yeux, je lève et abat mon bras droit, aussi vite que mes muscles le permettent, sur son ventre. Moins efficace que sur le plexus solaire ou au niveau de la gorge, mais il faut aller au plus proche. Il a du voir le coup venir car en prenant appuis sur ma main qui lui tient la jambe il lance de nouveau sa jambe gauche vers moi. Ses mains se posent par-terre et son genoux gauche me tombe dessus. Je suis obligé de lâcher prise pour me protéger et il en profite pour repartir vers l'arrière de façon à se remettre en garde. C'est comme si il m'invitait à frapper et j'accepte sans ménagement. En deux pas je suis a son niveau et mon poing droit fait un arc de cercle pour atteindre sa mâchoire, il se baisse et m'envoie un crochet au niveau du foie. Je pivote sur moi-même pour le laisser passer et mon genoux par vers son visage. C'est son épaule qui encaisse et il se relève pour frapper à nouveau.

Nous enchaînons les parades et les ripostes une bonne minute alors que nous trouvons tout deux des failles dans la défense adverse. Son genoux gauche est douloureux. J'ai l'œil droit complètement clos et sa lèvre saigne alors que mon poignet me fait mal. En accélérant il arrive à m'acculer contre un pan de mur pas tout à fait écroulé. Je vois bien sa manœuvre mais je n'arrive pas à reprendre le dessus, je me contente donc de parer ses assauts en reculant, à la recherche d'une ouverture. Il cherche à réduire mes contre-attaques et vise particulièrement mon poignet droit avec lequel j'ai frappé le plus fort. Puis l'idée me vient, je sais comment m'en sortir. Je me replis sur moi-même en m'adossant au mur, mes avant-bras protégeant le haut de mon corps et mon visage.

Un coup, deux coups, ses appuis se déplacent alors qu'il s'acharne sur ma défense. Le talon droit planté dans le sol et le dos comme dossier je lève ma jambe gauche comme pour me protéger le ventre. Cette défense est une nouvelle cible à abattre et il lève sa jambe droite pour me l'envoyer au niveau des côtes. J'étends la jambe à ce moment là et mon pied le tacle en plein dans son genou d'appuis. L'articulation émet un violent craquement, accompagné d'un bruit de succion. Il lâche un cri en s'effondrant sur le dos.

Je me redresse contre le mur un instant pour calmer ma respiration tendit qu'il est plié en deux à se tenir la jambe plaquée contre son torse. Après avoir réfléchie dix secondes il essaie tant bien que mal de se relever en me regardant droit dans les yeux avec un regard furieux. Je ne prend même pas le temps d'essayer de le raisonner et le repousse pour le remettre à terre. Je lui tombe sur le torse, les jambes de chaque côté de lui et je commence à enchaîner les  coups. Il crache une dent, me crache du sang sur la joue et finie finalement par ne plus bouger. Nous ne sommes pas là pour faire dans la dentelle et ça se voit. Le badge sur ma poitrine se met à clignoter et émet une petite sonnerie. Je regarde l'interface qui s'y affiche et un zéro se transforme en un, comme pour signifier ma victoire. Il faut limiter la casse, car ci ce combat annonce la couleur, la suite de la nuit risque de ne pas être simple...

Les participants ayant gagné leur affrontement peuvent se rendre au niveau 2 par l'ascenseur situé au centre de leur aire de combat.
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Jeu 18 Jan 2018 - 4:44
Niveau 2, 3ème combat à la Fight Tower

La lumière presque inexistante de l'étage éclaira les rings du second étage. Un peu moins en bordel que ceux du premier, ils n'en restaient pas moins des rings faits de bric-à-brac et dont les organisateurs de ces combats illégaux n'avaient clairement rien à foutre. De toute manière, personne n'en avait quelque chose à foutre car ce qui importait dans nos têtes de mongols, c'était la castagne, c'était de voir la mâchoire de notre adversaire se briser sous nos poings, de voir le sang de l'autre se répandre sur nos phalanges. Certains venaient ici pour s'entraîner, pour se dépasser. D'autres venaient pour la gloire. D'autres encore venaient rien que pour le plaisir de se battre et de casser des gueules. Moi... Je n'en savais trop rien. J'avais entendu parler de ça et pour une raison inconsciente, je suis rentré dans cette tour de combat ou Fight Tower comme ils aimaient bien l'appeler.

Si tu rentres dans ce truc, il faut être prêt à ne pas se laisser démonter, dans le sens propre comme figuré du terme. Oublie les aventures, oublie tes copains, oublie ta chérie, ton plan cul, ta sympathie, ta gentillesse, ta méchanceté, ta haine ou ce que tu veux : ici, on s'en branle. Si t'es là, c'est pour te foutre sur la gueule de ces bêtes gorgés de challenge et de témérité et leur montrer que c'est toi le patron. Ou la patronne, au choix.

J'avais rapidement abandonné mes habits de toujours et mon écharpe préféré. J'avais opté pour un jogging gris et un t-shirt sans manches vert kaki légérement large. J'avais attaché mes cheveux et mis des bandages autour de mes mains et poignets car c'était stylé et que le style, ça restait important. Miro mon fidèle casque bleu trônait sur ma tête, avec une oreille de libre pour entendre une partie de ce qu'il se passait autour de moi. Pendant qu'il était en train de me parler à nouveaux de ses nuits qu'il avait passé avec Victor, son ancien propriétaire car il n'avait rien d'autre à me raconter quand il ne savait pas quoi raconter, j'étais assis sur un banc, fumant une clope contre un mur. J'attendais mon tour comme la multitude de voyageurs/créatures des rêves qui attendaient. Un mec vint s'asseoir à côté de moi et me demanda une clope. On n'avait pas besoin de s'échanger de sourire ou de se parler plus, c'était futile. Parce qu'on en avait rien à branler de sympathiser et pour moi, c'était tant mieux. Je n'étais absolument pas dans le mood de faire des rencontres, je n'étais toujours pas sorti de mes pensées sombres et chiantes, je n'avais toujours pas réussi à chasser de mon esprit toutes les conneries qui m'étaient arrivés dans le monde onirique ces derniers temps... Et je n'arriverai même pas à dire combien de mois ont passés.


« Numéro 5111996, veuillez vous présenter au ring numéro 20. »

Ah bah enfin. C'était la 10ème clope de la soirée, heureusement que la magie Dreamlandienne faisait apparaître des clopes lorsqu'il en manquait dans mon paquet d'ailleurs. Hmm, ça voulait surtout dire que Dreamland s'en battait les reins d'entretenir mon addiction. Bien. En moins d'une minute, j'avais trouvé mon ring en esquivant un corps qui volait et deux trois dents. C'était vraiment de la chiasse tout de même, qu'on se le dise. Ah oui oui, on s'en branlait. Je me perdais rapidement dans mes pensées, si bien que je n'avais pas remarqué que mon nouvel adversaire était une nouvelle adversaire aux cheveux frisés chocolat très attrayants. Couleur chocolat, yeux en amande, sweet bleu à capuche et à manches courtes et jean noir, style vestimentaire pas mal en soi. Je restais bloqué sur ses hanches et surtout ses cheveux qui appelaient mes mains avec une insistance qui m'étonnait presque. Effectivement, je venais de me souvenir que ça faisait un moment que j'avais pas baisé.

« J'vais démonter ta race.
_Tu diras pas ça quand tu te retrouveras dans mon lit. »

Nos badges annoncèrent le début de notre combat sur une sonnerie de réveil très agaçante et elle chargea la première. J'avais toujours un peu le réflexe de faire apparaître trois bulles d'eau autour de moi même si cela donnait directement la nature de mon pouvoir à mon adversaire, réflexe que j'ai eu pour mon premier combat jusqu'à ce que je me rendis compte encore une fois que je ne pouvais pas utiliser mon pouvoir. Borf, de toute manière elle aussi ne pouvait pas utiliser le sien. Je me mis alors en garde, mes avant-bras devant moi, attendant son assaut que je n'attendis pas bien longtemps. Charge frontale, bras en arrière, cheveux aux vents. Elle avait un regard de tigresse et inévitablement, cela m'excitait. Mais on était à la Fight Tower et le reste, on s'en branlait.

A la dernière micro-seconde, elle changea de direction pour essayer de me coller un high-kick dans mes côtes droites. Elle était rapide certes mais pour moi, ses mouvements étaient plutôt lents. J'attrapais sa jambe qu'elle comptait projeter sur moi, sa réaction se fit presque automatiquement : suspendue comme tel dans les airs, elle effectua une vrille pour d'une part me faire lâcher sa jambe et d'une autre part m'envoyer un coup de pied dans la tête. Sa première action fut un succès car effectivement, je lâchais sa jambe mais son temps de réaction était décalé au mien, ce qui m'avais permit d'effectuer un léger recul et de me protéger en croisant mes poings et ça, ce n'était que la première phase de ma contre-attaque. La deuxième fut un pas furtif vers elle, qu'elle eut le temps de voir mais pas de réagir, et un coup de coude dans son bidou en utilisant presque la moitié de ma force de voyageur, ce qui la fit atterrir directement au sol avec son visage qui accusait mon attaque. Bon, un coup de coude un coup de coude hein, j'avoue j'aurai pas dû. Mais j'étais inspiré. Je fis plusieurs pas en arrière tout en gardant un œil sur elle car on ne savait jamais et je m'allumais une clope parce que je voulais faire le beau gosse, et oui.

« Tu sais te battre, tu as de bons réflexes et de bons mouvements. Je ne sais pas contre qui tu t'es battue avant ce combat et à l'étage inférieur mais je suis désolé de te le dire ma chérie : tu es ici dans la cour des grands.

_Sa... Salopard, me fais pas rire... »

Elle était en train de se lever avec difficulté, en toussant un bon nombre de fois. Elle était résistante et elle en ressortait encore plus craquante. J'avais envie de la prendre dans mes bras. Cette sublime agressivité me percuta le cœur et ses cheveux qui formaient presque comme une auréole me donnaient encore plus envie de les aggriper et de les caresser, pour calmer une colère qu'elle semblait avoir contre le monde. Alors bon, quand elle commençait à se relever et se préparer pour charger à nouveau sur moi, je doutais : je n'avais pas envie d'abîmer son beau visage. Elle semblait déterminée et prête à tout, avais-je le droit de la casser ou plutôt, devais-je la casser, obligatoirement ? Ces combats, cette tour, tout cela reposait naturellement sur une loi du plus fort débile pour prouver la valeur, la force et la détermination des combattants ici présent mais pour quoi ? Une récompense futile, tellement futile que je me souvenais plus de ce que c'était ? Alors quoi ? Pourquoi on se retrouvait ici au final ? Quel était finalement notre putain de rôle dans tout ça ?

Et qu'est-ce que j'étais en train de faire là, c'était quoi ce monologue intérieur ? Parce que la mignonne là, elle était en train de foncer sur moi.

« La fin justifie le combat. »

J'utilisais ma vitesse de voyageur pour lui envoyer un uppercut, qui la frappa comme un énorme gong. Elle s'écroula par terre, vivante mais K.O. J'avais fini ma clope et au final, je m'étais rendu compte que je n'avais pas profité de cette dernière. Dommage, c'était un des plaisirs que je n'aimais pas passer au second plan. Mon badge sonna encore de son alarme agaçante pour indiquer la fin du match et ma victoire, il fallait que j'attende maintenant mon prochain combat. Avant de sortir du ring, je jetais un dernier coup d’œil derrière moi.



Oh. Un joli 95C.
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Lun 22 Jan 2018 - 23:22
Niveau 2 de la Fight Tower, deuxième combat.

Le trajet en ascenseur est assez long, le tube transparent qui le constitue me permet d'admirer le champs de bataille vue d'au-dessus. J'en viens à me demander combien nous sommes étant donné qu'il n'y avait qu'un seul tuyau dans toute cette structure et que j'y suis tout seul. Combien de concurrents y a-t-il et combien de phases de sélection car après tout si il y a une gigantesque salle par combat nous ne devons pas être énormément. Entretenir des surfaces pareils doit prendre un tem... Je reste bouche-bée. Même mes pensées se figent. J'ai traversé le plafond pour le retrouver dans une salle. Un gigantesque stade, complément fermé, mais c'est l'impression que j'ai. Un stade de foot XXL dont les estrades plongées dans le noir font penser à celles des scènes américaines de catch. Le public semble loin, mais des cris de joie, des ovations ou des sifflets surviennent à intervalle réguliers. Ce qui confirme sa présence c'est aussi la lueur d'écrans gigantesque qui projettent leur lumières sur le public et découpent les silhouettes dans l'obscurité.

Ces mêmes écrans ne retransmettent pas tous la même chose. En effet, ils laissent apparaître sur leur surface des rings et des concurrents filmés d'assez près. On passe quelques dizaines de secondes sur un affrontement avant de passer à un autre. En haut de ces vastes écrans, à chaque changement, apparaissent le numéro du ring et ce qui semble être les numéros des combattants. Je reste quelques secondes sans bouger jusqu'à ce que l'ascenseur n'émette une sonnerie pour m'inciter à laisser la place. C'est ce que je fais et m'intéresse cette fois à ce qui se passe au sol, juste devant moi et il s'agit d'un spectacle qui est aussi extravagant que le stade lui-même. Sur un sol similaire à celui d'un gymnase sont alignées cinq rangées de ces terrains de catch. Chaque ligne doit bien comporter une quinzaine de terrains et chacun d'eux est encerclés par des hommes, des femmes et des créatures en tenue de combat qui discutent en regardant les affrontements ou bien s'échauffent, les yeux fixés sur leur détermination.

Régulièrement il y a des appels qui indiquent les numéros de deux concurrents et le ring de leur rencontre. Par réflexe, les trois ou quatre premières fois je regarde le badge sut la poitrine pour m'assurer que ce n'est pas moi. En effet, sur le cercle blanc accroché à ma poitrine ce n'est plus mon nombre de victoires qui s'affiche, mais un numéro à je ne sais combien de chiffres que j'assimile à une immatriculation ou un identifiant. Des identifiants similaire à ceux que l'on peut voir sur ces gigantesques écrans. Je déambule entre les rings en jetant un regard interrogatifs sur les combattants qui attendent une que retentissent une sonnerie avant de commencer leurs combats et de se mettre violemment sur la face. Aucun ne semble avoir recours à un quelconque pouvoir, j'imagine donc que la restriction à ce niveau est toujours en place. Ma progression continue jusqu'à une sorte d'aire de repos pour combattants. Des bancs sont alignés tout en longueur et des créatures aux formes bien dessinées en tenues courtes servent des bouteilles d'eau à ceux qui en demandent.

J'attends tranquillement mon tour en laissant mon regard vagabonder sur les différents concurrents présents ici. Il y a une chose qui m'attire plus que tout c'est de voir un mec s'allumer une clope alors qu'il vient à peine d'en cramer une. Ma bouteille bien fraîche posée sur le coquard qui est en train de se former autour de mon œil, je prend la direction du fumeur après avoir tenté de saisir le regard de la jolie serveuse. En vain. En même, il en a pris dans la gueule le charme du combattant. En m'approchant du type je le détail rapidement et m'en fait une première impression. Pas commode, concentré et pas bavard car il ne m'adresse même pas la parole quand je lui demande si il n'a pas une cigarette. Je m'assoie pas loin, juste ce qu'il faut pour pas l'importuner après lui avoir taxé du feu. J'aurais bien tapé la discute, mais au final, même moi les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Il semble que la pression monte en moi. Après tout je suis face à sûrement plus d'une centaine de types de tout les horizons, pressés de montrer qu'ils sont les plus fort. Puis on me coupe dans mes réflexions.

Numéro 5112345, veuillez vous présenter au ring numéro 15.

Sur le coups je ne suis pas fichus de dire si le l'annonce a été lancé par un haut parleur ou bien par le badge accroché à ma poitrine. Toujours est-il que ce dernier est en train de vibrer et affiche le chiffre 15 qui clignote doucement. Je le relis pour être sûr et regarde les rings en me demandant lequel cela peut être. Je perds trois ou quatre minutes sans trouver mon ring et comprend finalement qu'à côté de chacun se trouve une sorte de poteau limoneux qui donne l'endroit où se rendre. Ma poitrine se met à vibrer intensément et je presse le pas en sautant directement sur mon espace de combat. L'arbitre me regarde en baissant doucement le bras et en arrêtant un décompte qui passait de 3 à 2. Je lui souris bêtement en m'excusant et en fais de même à l'attention de mon adversaire. Une sorte de gobelin bodybuildeur, tatoué, qui me regarde d'un œil mauvais. Mon sérieux me revient comme un boomerang trop bien lancé et je me met en garde.

La sonnerie retenti et mon adversaire n'y va pas par quatre chemins pour me foncer droit dessus. Son poing droit armé très haut on dirait qu'il veut m'aplatir de toute ma hauteur. Avec la vitesse qu'il a je dois pouvoir le faucher avant qu'il attaque. Ma jambes gauche se plie et j'entame une rotation a avec l'autre jambe tendue. Problème, quand j'aurais dû le tacler, ma jambe fouette l'air et juste derrière son poing percute le sol, mais il ne se passe rien. Je me redresse immédiatement pour le chercher et c'est en me tournant vers les corde que je me prend son coups. Il a dû se projeter dans les cordes avec son bras et vient de prendre appuie sur deux cordes avec ses pieds pour se projeter à l'horizontale.

Il me choppe à la gorge en m’entraînant avec lui avant de rabattre ses pieds en plein sur mon estomac. C'est certain qu'il frappe fort, mais je ne vais pas me laisser faire. Aplatie sur le sol alors que je suis encore en pleine glissade il arme une gauche et comme à frapper. Je m'en prend la première et place ma main devant son poing quand il prépare la seconde patate. Je sers de toute mes force et de ma main gauche j'attrape le pouce qui me sert la gorge et tire de toutes mes forces. Sa main ne devrait pas pouvoir tourner dans ce sens la très longtemps et il va devoir reculer pour que je ne lui brise pas la main. En tout cas c'est l'impression que ça donne car il lâche prise et pousse de toutes ses forces sur mon abdomen avec ses pieds. Je ne le retiens pas et le laisse s'éloigner. En poussant sur mes jambes, je me rapproche des cordes et attrape la première en passant main à l'extérieur.

Il ne me laisse pas plus de temps pour respirer et me fonce à nouveau dessus. Je prend appuie sur la corde et pivote tout mon corps. De main libre je saisie la deuxième corde et tire dessus de toutes mes force pour profiter de la rigidité de cette dernière et me soulever. Je quitte le sol et ma rotation me fait passer entre les deux cordes du bas. Je reviens sur le terrain en lâchant les cordes et en roulant sur le côté pour mettre de la distance entre nous et me redresser en garde. Il ne me fait plus face quand je le regarde et vient de sauter sur l'un des coins du ring. Je ne vois pas trop ce qu'il veut faire avec la distance qu'il y a entre nous et je replis ma main ouverte vers moi à plusieurs reprises pour l'inciter à venir. Dans l'incompréhension la plus totale je le vois sauter en arrière comme pour sortir du ring avant de se rattraper avec sa main. C'est quand ses pieds se posent sur le bas du plot et qu'il plie sous sa force que je comprend. Toute sa force doit se trouver dans ses bras. Il saute pour se mettre à l'horizontale une nouvelle fois et le coin je redresse d'un seul coups en le projetant sur moi.

Il va vite, mais j'ai confiance en mes réflexe et me décale sur le côté pour esquiver dans tout les cas son assaut. Esquive manqué car il tend le bras sur le côté et pourrait sans problème me chopper au passage. Je ne m'y attarde pas et profite qu'il ai donc découvert son visage pour frapper un grand coups avec ma jambe à la verticale. Mon pied le choppe au thorax et je dois arriver à lui couper la respiration car il ne cherche même pas à refermer sa prise sur moi. Au lieu de ça il prend l'élan que je lui ai donné et le sien pour partir en diagonale sans rien pouvoir contrôler avant de sortir du ring. Il finit par s'étaler la tête la première contre la base du ring voisin avant de se relever en m'insultant, prêt à remonter face à moi. L'arbitre s'interpose et l'invite à retourner attendre son prochain. La sonnerie résonne une nouvelle fois et mon badge vibre légèrement avant d'afficher ma victoire. Rapide, mais crevant comme combat... Je vais me chercher une nouvelle bouteille, j'ai mal à la gorge moi...
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Mer 20 Juin 2018 - 0:15
Niveau 2, 4ème combat à la Fight Tower

Je n'étais pas stressé, ni angoissé, ni rien de particulier. L'attente ne me faisait pas grand chose, j'attendais seulement que les minutes passent, qu'on appelle mon numéro pour pouvoir me fracasser la gueule avec un autre glandu comme moi qui voulait juste de la castagne. Askip y avait du fric à la clé... Cela ne me faisait rien, c'était pas comme si je voulais économiser mes EVs pour m'acheter quelque chose ou juste en avoir beaucoup pour amasser la gloire et les belles nanas. Les belles nanas, je savais comment les aborder pour les ramener avec moi dans un lit ou une surface où pratiquer une autre sorte de combat. Non... Je ne savais vraiment pas ce que je foutais là. Enfin si, mais pas vraiment. Je voulais m'éloigner du reste de Dreamland, penser à autre chose, me vider la tête de toutes ces conneries de guerres et de problèmes politico-dreamlandiennes, de gamins ou des familles à sauver, de tout ce qu'il pouvait s'y tramer... J'en avais eu ma dose je crois. J'avais tenté de passer mes nuits à Luxuria mais après en avoir passé deux, ça m'avait dégoûté. J'avais testé Gastropolis, j'avais rencontré un chic type là-bas qui m'avait fait découvrir pas mal de spécialités de Dreamland mais après deux ou trois nuits, ça m'avait gavé. Je m'étais dis que j'allais peut-être me lancer dans une nouvelle quête : tester tous les alcools de Dreamland. Mais même pour ça, je m'étais dis que je buvais assez dans le monde réel et l'envie s'était dit qu'il n'y avait rien à gagner en restant dans ma tête, ça m'avait gavé. Et je m'étais retrouvé à la Fight Tower.

Mais même ça... Même ça je commençais à en avoir ras le cul. Même me battre je commençais à en avoir marre. Que m'arrivait-il ? J'étais en train d'avoir quoi, une déprime, une dépression ? J'avais personne dans ma vie mais ça je m'en foutais, c'était pas ça qui me cassait. C'était seulement l'accumulation de tous les événements de merde qui m'ont atteint. Et ma sœur... Ma sœur, je ne la regardais même plus dans les yeux, et elle non plus. On était devenus de parfaits étrangers, des sortes de colocataires mais en moins rapprochés... Des voisins de pallier ? Nos parents ne disaient rien, ils ne voulaient pas s'en mêler et ils avaient bien raison de le faire, on était assez grands pour régler nos siblings' issues. Enfin, je savais qu'à un moment donné soit ma mère, soit mon père, soit les deux allaient venir me voir. Mais pour le moment, rien ne s'était produit et c'était tant mieux, je ne voulais pas me confronter à eux. J'avais des raisons d'en vouloir à ma sœur et elle avait des raisons de m'en vouloir. Justifiées ou non, ces raisons étaient bien là et planaient comme une sorte de nuage gris au-dessus de chez nous. A cause de ça, je rentrais de moins en moins chez moi... Peut-être devrais-je m'installer tout seul qui sait...


« Numéro 5111996, veuillez vous avancer au ring numéro 3. »

C'était pas trop tôt, mes pensées devenaient de plus en plus noires. Et maintenant je m'en rendais compte pendant que je m'allumais une autre cigarette : j'étais venu ici pour me foutre sur la gueule parce que c'était le seul moyen que j'avais trouver pour ne plus vraiment penser à rien, juste poser mon poing sur les joues délicates de mes adversaires et les envoyer valser à l'autre bout du terrain. Cette mini-illumination m'avait redonné une motivation incertaine mais une énergie familière que j'avais eu peur de ne plus avoir.

En passant les cordes du ring, je pus voir mon adversaire qui m'attendait : ultra maigrichon, cheveux super longs qui lui cachaient les trois-quarts de son visage, des bandelettes qui lui recouvraient entièrement le corps jusqu'au menton et un simple short de sport. Bon, je ne savais pas si ce gars s'était rendu compte qu'ici, les gars comme lui ne faisaient pas long feu mais il allait s'en rendre compte très vite. Je me demandais quand même comment il avait fait pour parvenir jusqu'ici mais cette pensée défila aussi vite qu'un TGV sans retard. Je finissais ma cigarette, la jeta au loin et me mit en position de combat, voulant adopter un style de combat un peu plus léger qu'à mon habitude, une jambe devant moi, mes bras et mes mains légèrement volatiles tout en gardant une certaine tension pour réagir le plus vite possible. Cela offrait certes une ouverture dans ma garde mais cela me permettrait de pouvoir me mouvoir plus aisément et d'éviter les coups qui viendraient sur moi. Ouais, je me la jouais façon corrida.

Et le gong ou le dring retentiss... Euh. Ok. Il venait tout simplement de disparaître. Attends, quoi ? Il n'avait adopté aucune position de combat, de garde ou de déplacement rapide. Il était juste planté là, comme un piquet, attendant comme moi la sonnerie de début de combat. Et je ne pouvais pas ne pas le voir bouger, mes yeux étaient depuis un moment habitués à voir des voyageurs se déplacer très vite. Non, là il avait juste disparu. Mais merde ! Il avait utilisé son pouvoir l'enfoiré ? Mais on pouvait pas l'utiliser putain, comment il avait fait ! Non, il n'avait pas pu utiliser son pouvoir, c'était pas possible, il se serait fait en plus disqualifier ! Le bâtard de ses morts ! Je réaffirmais ma garde, j'étais prêt à tout et je zieutais chaque recoin du ring mais je ne voyais rien ! Ok... Ok Kala, calme-toi, concentre-toi, s'il se déplaçait aussi vite, tu pouvais entendre l'air se fendre, c'était pas un dieu quand même... Tout doucement... Un sifflement par ici... Un autre par là... Un autre loin devant... Il se rapprochait... Il s'apprêtait à charger... Pour attaquer par derrière ! Je commençais alors à me retourner et à lui faire face lorsque j'entendis un sifflement juste devant moi et sa présence, fantomatique presque, se dressa à quelques centimètres de mon visage.


« La clope, c'est pas bon pour la santé.
_Que... »

Et presque comme un gong qui sonna dans mon corps entier, il m'envoya en chronopost super express une droite dans mon bide, mais pas n'importe quelle droite hein. Le genre de droite dans un bide qui pouvait te faire cracher tripes et boyaux. Et le même genre de droite qui te faisait bien valdinguer en arrière, tellement la pression du coup était forte, sauf que j'étais à une extrémité du ring et les cordes me propulsèrent en avant, en faisant me ramasser la gueule comme une merde. Le gros enfoiré... Putain... J'étais à deux doigts d'un K.O et si je ne faisais rien, j'allais perdre mon combat. Mais fuck, je n'arrivais presque pas à bouger, à parler, l'insulter de tous les noms. Je poussais juste des grognements, des râles, tout ce que vous voulez mais j'étais pas en forme. Je sentais une sorte de bile remonter et je faisais tout pour pas la sortir, mais c'était chaud. J'entendis ses pas, je l'entendis se rapprocher. L'enflure, maintenant il prenait son temps pendant que j'étais en train de bouffer la poussière. Je commençais doucement à mettre mes bras pour m'aider à me relever quand je l'entendis parler de sa voix de fils de pute.


« Pathétique. »

Et je n'eus pas le temps de répliquer, de faire quoique ce soit qu'il m'envoya un coup de pied dans les côtes, tellement fort que cela me fit sortir du ring pour m'écraser aux limites du ring d'à-côté. Et la sonnerie retentissait, pour moi avec une tonalité du plus gros loser de la Terre. Ok. Là c'était bon. Ce mec, je l'avais à présent dans le collimateur. Mais ce fils de pute m'avait mit K.O. J'arrivais plus à réfléchir, putain de sa...
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Mar 26 Juin 2018 - 11:00
Niveau 2 de la Fight Tower, Troisième combat.

Les cheveux trempés à cause d'une bouteille que je leur ai renversé dessus et une autre bouteille en main je récupère une serviette avant de boire une gorgée. Il a plein de choses à disposition de chacun, que ce soit les bouteilles, les t-shirts de rechange ou même les serviettes, tout est floqué avec le noir et le bleu de la tour qui accompagnent un logo tout en texte qui donne l'impression de fracasser le support sur lequel il est affiché. Rafraîchi, je me passe la serviette sur le front et le crâne en marchant dans les allées qui séparent les rings les uns des autres. Les combats vont bon train et s’enchaînent plutôt rapidement, même si certains sont plus expéditifs que d'autres. Je m'attarde un instant sur l'un d'eux, un gamin d'une dizaine d'années fait fasse à type bien entretenu qui doit se rapprocher de la trentaine.

La cloche sonne, c'est le gamin qui s'élance. Le poing de l'autre type dessine un crochet, mais frappe dans le vide. Le petit a sauté en faisant une rotation dans les airs. Ses mains se posent sur chaque épaule et après avoir abaissé ses jambes, celles-ci s'enroulent autour du torse de l'adversaire qui bat des mains pour saisir le parasite. Le mouvement n'est pas hésitant le moins du monde, ses mains qui les épaules du type complètement ahurie pour agripper le visage et le l'arrière avant de leur infliger une rotation anti-horaire qui provoque un craquement sale. Les bras du concurrent ballottent le long de son corps alors qu'il ne tombe à genoux. Le gamin, lui,, redescend de son perchoir, pose son pied sur le dos de son adversaire et le pousse avec son pied pour le faire s'écrouler. L'arbitre cours pour prendre le poul du concurrent, soupir de soulagement et tape trois fois au sol, annonçant le vainqueur.

Libéré de l'aura combative du gosse qui n'a pas esquissé une grimace ou un sourire depuis tout à l'heure je sens mon badge vibrer et entends l'appel au micro qui m'est destiné, je suis à deux rings du mien et grimpe dessus alors qu'il n'y à pas encore de deuxième participant. Un gars avec une serpillière nettoie une tâche de sang sur un côté du tatami. Au pied du ring, l'arbitre regarde son chrono en fouillant dans sa poche pour chercher quelque chose.

- Attendez-moi ! C'est bon, je suis là !

C'est une nana qui a glissé sur le ring en faisant un grand sourire à l'arbitre. Au moins je ne suis pas le seul à arriver en retard. Les phalanges craquent, moi je m'étire la nuque qui ne s'est pas remise du combat précédent et je me met en garde. En face, elle fait de même et je remarque qu'elle semble moins assuré que d'autres combattants que j'ai pu croiser, moins expérimentée. Plutôt de type grande perche athlétique, les traits doux de son visage créent un léger décalage avec ses accessoires. En effet, sur toute la partie gauche de son visage sont accrochés des piercings en tout genre. Piques, anneaux, sorte de griffes, notamment trois pointes qui lui percent la joue et le tout s'accommode bien avec sa chevelure longue au côté gauche complètement rasé.

Ce qui est marrant avec ce genre de tournoi c'est que nous ne sommes plus dans l'instantanéité d'un combat à l'extérieur. On s'explique moins nos points de vue, on balance moins de piques, on sait tous pourquoi on est là. Seule la sonnette compte.

*DING*

Je pousse de toutes mes forces sur le sol en me penchant en avant pour me propulser le plus vite possible. Elle recule sa jambe gauche, passe son bras droit devant son visage en me présentant son coude, ce qui me fait dire quelle va chercher à encaisser ou bien riposter directement. J'ai à peine six pas à faire pour être sur elle, trop peu de temps pour partir sur le côté. Sans frapper je me redresse en arrivant à sa hauteur en tendant les mains, l'une vers son épaule et l'autre vers son poignet. Je voulais la faire passer par dessus moi et l'étaler sur le sol, mais elle retire son bras et frappe de son bras gauche. Je décale donc mon épaule la plus proche d'elle pour encaisser et m'attend à ce qu'elle recule, ce qu'elle ne fait pas le moins du monde. Son poing droit vient se loger dans mes côtes et me lance violemment. Je remonte mon coude gauche en essayant de toucher sa mâchoire mais cette fois elle recule. J'en profite pour faire de même et passer ma main sur mon flanc pour estimer les dégâts.

Je bug un instant quand je sens un liquide couler le long de mes doigts alors qu'elle me saute dessus, ne me laissant que le temps de reculer d'un pas et pivoter mon buste. Ma tête tourne en même temps que son poing me passe devant le nez. Ne voulant pas lui laisser prendre l'avantage je lance ma jambe pour riposter, sauf qu'elle me la saisit et son poing droit vient me planter la cuisse. Bordel ! Ressaisie toi mon gars, tu vas pas te laisser faire comme ça ! De ma main gauche, je saisis son bras qui allait se planter à nouveau dans ma cuisse. Heu... Se planter ? Soudain je vois rouge. En levant les yeux je vérifie ma théorie en voyant que sa joue est lisse de tout piercing. Ma main assure sa prise et je lance ma main droite vers sa gorge. Elle repousse ma jambe vers l'arrière, me mettant hors de portée. Ses phalanges gauches m'arrivent sur la joue, mais j'ai vue pire. Je sers encore et tourne ma prise sur sa main armée qui laisse échapper trois petits piques qui roulent sur le sol. A deux mains je la repousse vers l'arrière et propulse les piques du pied, hors de notre aire de combat.

Maintenant à armes égales (normalement) elle semble énervée que j'ai capté son petit stratagème et bondit pour aplatir son talon sur mon visage. Une jambe tendue qui m'est offerte, car il me suffit de me décaler sur le côté, puis lever le bras pour l'attraper. Alors qu'elle retombe je m'assure de garder sa jambe pointée vers le ciel. Ma main droite sur sa cheville je pose ma main sur son ventre et fait descendre le tout pour l'emplafonner sur le sol. Plus vraiment décidé à être gentil, ni vraiment conscient de ce que je fais, j'attrape les cheveux du dessus de son crâne alors qu'elle tente de reprendre son souffle.

- Abandonne.

Je ne m'écoute même plus parler, complètement embarqué par l'adrénaline et la hargne. Elle n'est clairement pas décidée et laisser tomber, mais je n'ai pas du tout envie de la voir gagner. Ce qui est bien à ne ce royaume de combat, c'est que même si à l'extérieur elle avait eu un pouvoir d'élasticité, ici et maintenant, je pourrais lui briser ce que je veux. Et elle le sait. La relevant par les cheveux, je la plaque à plat ventre et écrase mon genoux au milieu de son dos avant de lui reproposer d'abandonner. Elle répond en battant des jambes et en essayant de me saisir l'avant bras des mains. Sans pratiquer de troisième sommation, je fais en sorte que son nez rencontre le sol par trois. Je sais maintenant comment les rings peuvent être maculés de sang sans que l'on ai recours à nos pouvoirs ou à des armes... J'en avais presque oublié que nos poings étaient suffisants pour meurtrir quelqu'un.

Assommée, l'arbitre a déclaré la jeune femme perdante. De mon côté, en descendant du ring j'ai retrouvé les trois piercings et les ai glissé sous l'estrade. Si elle revient à elle au moins ne sera-t-elle pas disqualifiée et pourra avoir sa chance ou se prendre une nouvelle raclée. Toujours est-il que je peux aller me poser, boire un coup et pourquoi regarder quelques combat. Mon badge m'a indiqué ma victoire, mais je ne sais pas exactement si il me reste des affrontements à faire à ce niveau de la tour. Enfin... L'information viendra bien assez tôt. Si seulement on pouvait faire la suite la nuit prochaine, je n'aurais plus les 6 trous qui me percent la peau. D'ailleurs je vais peut-être aller changer de t-shirt moi.
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Sam 4 Aoû 2018 - 15:33
Un réveil dans une salle de repos. J'ouvrais un œil, puis un autre. Des néons blancs aveuglants. Vu pire comme réveil mais l'effet chiant restait toujours présent. Je me redressais tout doucement, m'asseyais sur mon petit lit (enfin, devrais-je dire ma planche de bois) en essayant de me remémorer ce qu'il s'était passé... Ah oui. J'avais lamentablement perdu, face à un connard qui était... Ouais, nettement plus fort que moi, y avait pas photo. Et niveau arrogance, je pouvais pas lui en vouloir car je faisais un peu dans le même style. Alors bon, je devrais chercher ma revanche et m'entraîner chaque minute pour devenir plus fort que lui ?

« Non Miro, lance pas un générique de shônen.
_Dommage, ça aurait été bien drôle. »

Ouais vite fait. Cette défaite m'avait certes foutu le seum mais elle m'avait surtout blasée : je commençais à en avoir marre. Dingue. Même les combats me lassaient. Je savais pas si je rentrais dans une forme de dépression chelou, mais ça y ressemblait pas mal. C'était une sorte de cercle vicieux dont je n'arrivais pas à sortir. La vie réelle et ses problèmes m'attiraient plus que les fantaisies et les absurdités du monde onirique. Dingue. Et donc, quoi ? C'était quoi la solution à ça ? Je devais me mettre en ermite dans une grotte ou sur une montagne isolé de tout pour trouver la paix intérieure ? Je pourrais mais non, ça me gaverait très vite. Errer sans but dans Dreamland, c'était comme avoir gagné un million et ne strictement rien en faire. Quoique, y avait des différences, mais c'était la seule image qui me venait à l'esprit.

----

Les combats continuaient de battre leur plein. La sueur, les cris et les coups envoyés sonnaient comme une mélodie plus ou moins cohérentes. Soudain, à chaque étage de la Fight Tower, des écrans géants apparurent et une transmission fut lancée : l'être à l'image était une sorte de gorille à lunettes de soleil, béret et cigare. Il regarda de droite à gauche pour examiner le plus de combattants possible et il tira une bouffée de son cigare.

« Bon, les loulous, ça va être simple : tous les accès de la Fight Tower ont été verrouillés, tous les participants du niveau 1 sont morts et concrètement, je vous vous administrer à tous un tatouage qui bloqueront vos pouvoirs pour vous vendre au plus offrant. Préparez-vous à être soit vendu comme esclaves, combattants dans des armées ou sujets de laboratoires clandestins. Si vous vous opposez, les badges que vous avez vous porteront une décharge électrique assez grosse pour vous envoyer faire dodo, pareil si vous essayez de les enlever. J'suis pas con je vais pas vous buter. Enfin, si vous faîtes le moindre faux pas, mes hommes qui vont se ramener dans quelques secondes avec de gros calibres vous buteront sans poser de questions. Allez maintenant, on se met tous en rang et fissa. »

Presque tous les combattants de la Fight Tower restèrent bouche-bée. Comme ça, d'un coup d'un seul, ce gorille les avaient fait captifs sans aucune échappatoire. Un mouvement de panique commença à se lever et presque comme une réponse, des troupes armées débarquèrent à chaque niveau de la Fight Tower. Des électrocutions suivirent, des coups de feu se firent entendre. Le gorille à cigare regardait le spectacle mais se fit interrompre par quelques voyageurs qui lui adressèrent la parole.

« SÉRIEUSEMENT ?! MAIS POURQUOI MAINTENANT ? T'AVAIS TROIS ANS POUR LE FAIRE DEPUIS LA CRÉATION DE LA FIGHT TOWER, POURQUOI MAINTENANT ?! »

Le gorille leva les yeux au ciel, tira une grosse bouffée de son cigare et leur répondirent :

« Justement, ça fait trois ans. C'est long trois ans. La flemme d'attendre. Du coup c'est maintenant. »

Et la transmission fut coupée. Devant le gorille, il y avait une multitude d'écrans qui représentaient les cinq étages de la Fight Tower. Mais quelque chose vint titiller l'esprit du chef, il s'adressa alors à son second.

« Gérald, t'as bien activé l'électrocution des badges automatique comme je te l'avais bien dis ?
_...
_... Gérald, viens ici. »

Gérald s'avança vers le gorille, tout tremblotant. Le gorille écrasa son cigare sur le front de son second et lui donner un coup de poing pour qu'il aille crier de douleur plus loin. Il prit un talkie-walkie et s'adressa à ses troupes.

« A toutes les unités : Gérald a merdé, il vient seulement d'activer l'électrocution automatique des badges donc il se peut qu'il y ait des humains qui auraient enlevés leurs badges donc bouclez-les moi et fissa. Que chaque chef d'unité distribue des badges à leurs hommes pour neutralisez les voyageurs. Au boulot les loulous. »
----

Je regardais mon badge qui se trouvait sur la petite table où il y avait mes affaires (enfin, mes clopes quoi) et regardait l'écran géant qui était apparu au niveau 2 par la fenêtre de la salle de repos.
Alors.
J'avais une chance de ouf on va dire. Et j'avais le choix entre me barrer d'ici, ou me barrer d'ici. Concrètement, y avait pas photo. Je pris mes clopes et me dirigeais vers la porte quand un mec armée rentra en enfonçant la porte. Je ne pris pas le temps de lui laisser analyser la situation que je lui sautais dessus en lui assénant de gros poings dans sa tronche. Je le mis K.O assez vite et récupéra son arme. Je sortis de la salle de repos, haletant. La porte donnait sur un long couloir et que voyais-je arriver depuis la direction de la grande pièce à combats : des mecs armées, évidemment. Je leur tirais dessus pour les prendre par surprise et courut dans la direction opposée. Fallait que je sorte de ce merdier, déjà que la vie onirique me blasait mais si en plus je me retrouvais à faire la pute, ça n'allait vraiment pas le faire.
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Jeu 9 Aoû 2018 - 9:04
Tout autour des rings sont organisés ces minis aires de repos avec tout le nécessaire. Je me rapproche des casiers qui accueillent les t-shirts en fonction de leurs taille et du tour de poitrine accepté. En effet, un mec qui fait deux têtes de plus que moi vient de prendre un modèle M-100-B qui lui va comme un gants. Je n'aurais jamais cru voir ça et cela me fait burger alors que j'ai les bras en l'air pour retirer mon t-shirt. Il se tourne vers moi, remarquant sûrement mon œil étonné et m'adresse un sourire ainsi qu'un clin d’œil en remettant son badge sur sa poitrine, puis il repart en entrechoquant ses poings... Hum... Je... Qu'est-ce que... Pfff.... J'en retourne à mes affaires légèrement décontenancé et arrive finalement à retirer mon t-shirt troué. J'attrape un haut dans la pile et m'arrête quasiment dans la même position, le torse à moitié couvert en entendant les hauts-parleurs s'allumer. Je passe tout de même le col et me tourne vers l'un des &crans géant de la grande salle.

- Bon, les loulous, ça va être simple : tous les accès de la Fight Tower ont été verrouillés, tous les participants du niveau 1 sont morts et concrètement, je vous vous administrer à tous un tatouage qui bloqueront vos pouvoirs pour vous vendre au plus offrant. Préparez-vous à être soit vendu comme esclaves, combattants dans des armées ou sujets de laboratoires clandestins. Si vous vous opposez, les badges que vous avez vous porteront une décharge électrique assez grosse pour vous envoyer faire dodo, pareil si vous essayez de les enlever. J'suis pas con je vais pas vous buter. Enfin, si vous faîtes le moindre faux pas, mes hommes qui vont se ramener dans quelques secondes avec de gros calibres vous buteront sans poser de questions. Allez maintenant, on se met tous en rang et fissa.

- Heu... Je baisse le nez vers mon t-shirt troué qui est posé sur le banc à côté de moi et avec lui, mon badge qui clignote en affichant un peu engageant "Toute résistance est inutile".

Autour de moi ça commence déjà à être le bordel. Certains courent dans tout les sens en gueulant, d'autres tombent limite à genoux en se demandant ce qu'il vont devenir, d'autres s'étirent prêts à accueillir les gardes qui commencent déjà à arriver alors que les derniers cherchent à se débarrasser de leurs badges. Douloureuse erreur d'ailleurs car ils se retrouvent rapidement secoués par des décharges électriques violentes qui en couchent une partie. Le gorille continue à vociférer au travers de son micro alors qu'un brouhaha désagréable emplie le deuxième niveau. Le mieux serait qu'on puisse atteindre le gorille directement, c'est tout ce que je vois , mais sans nos pouvoirs... Des coups de feux résonnent et m'invitent instinctivement à me bouger le cul.

Tout seul je ne peux rien faire, il faut que je trouve des gars qui réfléchissent un minimum si je veux arriver à quelque chose. Le gros bras de tout à l'heure ? Bouarf... Je sais même pas où il est. Ha si, il est là, il vient d'attraper un banc et se jeter dans la mêlée. Mince alors. Et sinon... Le jeune qui a terminé son combat en un coup, il est où lui ? Va falloir y penser en courant car deux gardes viennent de me pointer du doigt. Je quitte les casiers et m'élance entre les rings. Je file vers celui qui a accueilli mon dernier combat. Pourvu que les piques y soient toujours. Je suis à cinq mètres quand ils ouvrent le feux. Glissade, jambe en avant en me baissant le plus possible, les tissus publicitaires qui masquent le dessous du ring s'écartent à mon passage. Le noir n'est pas complet et j'arrive à retrouver les faux piercings que je glisse entre mes phalanges. La forme est parfaite pour cela et dès que je serre le poing avec force les griffes s'allongent comme si la chaleur de ma main déclenche la magie de l'objet.

Je ressort sur la droite par rapport au côté où je suis rentré et je cours vers mes deux assaillants. L'un est encore agenouillé pour regarder en dessous et l'autre a déjà canon pointé dans ma direction. Avant de passer l'angle de l'aire de combat je prend appuie et saute les bras en avant vers le plot rigide qui maintient les cordes. En le saisissant mon élan m'emporte et je tourne autour avant de me lâcher pour arriver, pied en avant, en plein dans le buffet du tireur qui s'écroule sur son camarade. Je plante une cheville et un poignet pour récupérer un flingue avant de tirer dans le genoux de celui qui était déjà au sol. J'attrape celui qui tousse encore après mon coup pour le redresser et lui poser quelques questions, notamment où se trouve son patron, mais le gaillard, qui n'a pas l'air d'être si âgé, se met à trembloter quand je pointe le canon vers sa gorge. Sa peau bleutée pâlie et ses yeux s'humidifient quand il m'annonce qu'il est nouveau et qu'il n'en sait rien.

- Merde alors ! Il plisse les yeux quand je gueule. Bouge pas d'ici si tu veux pas y rester. Je le lâche et commence à m'éloigner avant de regarder autour comment se présente la situation.

- Du con... Il sort une main de sa poche et se jette sur moi.

Je tend juste le bras et presse la détente dans prendre le temps de reculer ou de m'écarter. Son épaule me semble avoir pris cher à la première balle et son bras tendu tombe en lâchant un badge vierge. La deuxième balle en-dessous des côtes lui fait cracher du sang alors qu'il tombe face contre terre.

- Saloperie de voyageurs vous croyez être des roi...

Entendant cela, cette fois c'est moi qui sers les dents.

- Sérieusement ? Je vais pas passer ma vie à Dreamland en tant qu'esclave, mais j'étais prêt à te laisser en vie et c'est moi l'enculé ?! Mais t'inquiète t'auras plus location de croiser des "saloperies de voyageurs".

Il tousse en rigolant alors que je tire une nouvelle cartouche sangs en regarder le résultat. De toute façon, après deux balles je n'allais pas le laisser agoniser bêtement... C'est dingue comme les amalgames me font monter en tour quasi instantanément... Dans un sens comme dans l'autre, je crois que j'aurais éclaté la tête d'un voyageur si il avait eu de tels propos à l'encontre des habitants des rêves. Enfin... Ce n'est pas avec mes bonnes intentions que je vais me sortir de là. Même si ça ne serait pas la première fois que je me mets dans la merde à cause d'elles. Sur ce, je me dirige pistolet en main vers l'une des sorties du deuxième niveau. Au passage je tire une balle sur deux types qui s'acharnent à tabasser un type sans les toucher, mais de façon à laisser le temps au gaillard de déguerpir.

Devant les portes il y a un rassemblement massif qui semble pourtant être sur le point de se faire maîtriser. Certains se sont fait coucher par les décharges électrique, d'autres par des balles et les derniers par des coups ou des mandales peu avenantes. Je ne tires pas assez bien pour tous les calmer et même si je le pouvais je serais vite à cours de munitions. Je préfères me diriger vers une porte un peu plus éloignée pour essayer de sortir d'ici. En chemin je m'attarde sur un corps inerte, je crois que la bosse sur son crâne indique un grand coup de crosse et un sommeil profond. Foutu pour foutu je sors les griffes et tente de planter le badge sur son torse, mais rien, pas une rayure. Essayer de lui retirer son t-shirt par contre... Ça déclenche une décharge... Et merde... Il est secoué par des séries de mouvement désarticulés quand je le laisse tranquille avec une grimace et un petit "Désolé...". Manque de pot, un gars qui rassemblait des voyageurs se tourne vers moi et me braque avec son arme. Sans hésiter je m'élance en croisant les doigts pour qu'il soit mauvais avec son jouet.
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MessageSujet: Re: Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower] Mar 20 Nov 2018 - 1:42
Foutu merdier, foutu merdier, foutu merdier... Je n'arrêtais pas de me répéter ça en boucle dans la tête car de toute manière, y avait que ça pour décrire la situation : un foutu merdier. Et concrètement, je savais pas où j'allais et comment je pouvais sortir de là. Esquivant au maximum des gardes avec leurs armes, économiser un maximum de balles dans mon calibre histoire de l'utiliser en dernier recours. Si j'avais mon pouvoir, j'aurai pu facilement tenter une percée au beau milieu de l'étage pour me barrer d'ici mais là, je devais longer ces fichus couloirs qui longeaient tout l'étage. Et me voilà déjà arrivé à une sortie menant aux arènes, je pouvais pas vraiment faire machine arrière puisque je pressentais des gardes fouiller les espaces de repos et les vestiaires à la recherche de voyageurs à tatouer. Le mieux dans cette situation serait d'inverser la balance et faire en sorte de recouvrer à nos pouvoirs bloqués tant qu'il en était encore temps. Mais comment ce macaque faisait pour les bloquer justement, grâce à un artefact ou une machine ? Il devait forcément tout voir et contrôler sa tour via une salle de contrôle, un truc comme ça. Mais cet étage était sans queue ni tête, pas d'indication ni quoi ni couilles d'une potentielle porte de service.

Je me cachais le plus possible, examinant le terrain : un p'tit peu plus loin se trouvait l'entrée principale de l'étage qui accédait auparavant au premier sauf qu'évidemment, c'était bloqué par les gardes qui avaient fermés les issues et qui faisaient la récolte aux voyageurs qui voulaient passer par là pour essayer de sortir. Et tiens donc, encore plus loin sur le côté de l'entrée, que voyais-je ? Des soldats en uniforme qui sortaient d'un couloir. Ben voilà la porte réservée au personnel. Évidemment, pour y accéder, je ne pouvais que passer à côté des soldats qui protégeaient l'entrée principale. Y aller franco ? 90% de chances que je me retrouve avec une balle dans le bidou. Me fallait une diversion, quelqu'un qui pourrait attirer leur attention comme exactement un rouquin qui venait de débarquer et que l'un des gardes mettait en joue. Perfecto.

Je sortais de ma cachette et je tirais une première tournée de balles pour les déconcerter. J'avais perdu mes pouvoirs mais mes capacités physiques oniriques étaient là et allez, p'tit sprint onirique pour aller vite fait bien fait vers la porte de service. Une balle venait de siffler près de ma nuque mais je n'arrêtais pas ma course, pas le temps de niaiser. Merci mec, si tu ne te faisais pas buter, je te... Remercierai pas car ce serait plutôt à toi de me remercier puisque je vais concrètement tous nous libérer. J'atteignais bientôt le couloir qui menait probablement à l'entrée de service quand un garde débarqua à l'angle et venait de capter que je fonçais sur lui. Il me tira dessus et malgré en avoir esquivé la majeure partie, une balle vint me ripper le bras gauche qui m'arracha une grimace de merde mais je tenais le coup jusqu'à arriver à lui pour le désarmer et le foutre K.O. Quelle pute, il m'avait pas vraiment déglingué le bras mais ça faisait mal quand même. Tant pis, j'avais pas le temps de m'attarder dessus, on allait devoir faire avec.

Je ne mis pas longtemps pour me remettre à courir, empruntant enfin ce couloir qui aboutissait à un escalier... Disons circulaire. Au milieu se trouvait un ascenseur assez grand pour contenir dix mecs armés jusqu'aux dents qui devait monter facilement jusqu'à quinze étages ou moins, difficile de déterminer car premièrement, j'avais la flemme et deuxièmement, j'avais pas le temps car je commençais à entendre des bruits de course à pieds derrière moi. Fallait que j'avance, si je m'attardais pour savoir si c'était un allié ou un ennemi, le risque pour que d'autres gardes se ramènent grandissait et je préférais éviter un maximum les mêlées car sans mon pouvoir, j'allais pas pouvoir faire grand chose, à part me faire buter bêtement. Devais-je prendre l'ascenseur ? Couillon, tu serais pris au piège si des gardes stoppaient l'ascenseur pour te cueillir. Prendre les escaliers ? Le risque pour que je me trouve dans un guet-apens était assez grand mais bon, ça me laissait un peu d'espace pour essayer de m'échapper ou... Tenter un truc pour éviter que je me retrouve avec d'autres trous dans le corps que celui que m'avait pourvu Dame Nature. Et bien, c'était parti pour l'ascension. Si j'arrivais face au gorille, promis juré que je lui arracherai toutes ses dents avec une pince. Pour le kiff.
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Ascension savonneuse ! (Feat Kala Kourou) [Fight Tower]

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