Haut
Bas

Partagez|

Au clair de lune (feat Garry)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 561
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 170
Renommée: 894
Honneur: 88
MessageSujet: Au clair de lune (feat Garry) Lun 6 Mar 2017 - 1:07
Mercredi soir, les cours viennent de reprendre, mais c'est surtout le jour d'une soirée horrifique entre amis. Une douche, un changement de fringues et des affaires embarquées, je suis partie pour l'appartement d'Adrien à quelques stations de là. À la sortie du métro Élise m'attends après m'avoir demandé si j'étais en chemin. La brune d'un mètre soixante-dix est adossé à une rambarde, son téléphone en main et un t-shirt floqué rob zombie.

- Sympa le t-shirt. T'as pas trop attendu ?

- De circonstance surtout. Me répond-elle avec un clin d'œil avant de me faire la bise. Nan, je viens d'arriver t'inquiète. On y va ?

- Ouaip, en route.

Nous sommes en marche depuis à peine trois minute quand nos deux téléphones vibres, ce qui me fait déduire que cela vient de notre conversation commune. Cela ne manque pas, quelques secondes plus tard elle soupire et me montre son téléphone ouvert sur l'application de messagerie. C'est Irina qui annonce ne pas pouvoir être là car son copain a besoin de son aide. Du coups nous ne serons que 4 pour notre soirée cinéma horrifique. Rien de bien grave de mon point de vue, mais il semble que ce ne soit pas la première fois que leur amie leur fait faux bond. Au final nous arrivons rapidement devant l'appartement de mon ami qui nous fait entrer et pendant qu'on se salut en parlant de la sortie gaming du moment les nanas à côté s'énervent à moitié sur la "lâcheuse".

-Bon au lieu de se prendre la tête pour rien, je vous propose qu'on commence, lance Adrien.

- Mouai... Allez go ! On commence gentiment par un petit "Welcome to Zombieland" ! répond Marine avec enthousiasme.

Et nous voilà partie pour une soirée zombesque avec en tout trois films, des pizzas, de la bière et deux bons canapés. Tout est réunie pour passer une bonne soirée avec quelques sursauts, de vrais flippes et même quelques barres de rires nerveux pour décompresser par moments. Finalement nous nous couchons vers minuit et demi après avoir discuté un peu une fois les films terminés. Certains se lèvent tôt on a pas le temps d'en regarder un autre.

Élise hésite à courir prendre le métro jusqu'à ce que le maître des lieux lui rappelle qu'il y a de la place ici et que je dors ici aussi de toute manière. Elle ne cherche pas à refuser et accepte, je crois qu'elle stressait un peu de prendre le métro seule à cette heure. Finalement un canapé est déplié, et moi je me couche sur l'autre pendant que le couple va se coucher dans sa chambre. Le sommeil prend rapidement le dessus sans que je ne me pose vraiment de question sur où je vais arriver cette nuit.

_______________________________________


C'est une superbe nuit. Un clair de lune comme j'en ai rarement vue avec un astre qu'on a l'impression de pouvoir le toucher tellement il semble proche. Les étoiles qui scintillent autour créent un décor et un éclairage hors normes. Cela fait clairement partie des plus beaux spectacles que j'ai eu la chance d'admirer lors de mes nuits. C'est presque devenu un réflexe chez moi... Arriver sur Dreamland la tête levée vers le ciel avec les yeux fermés. Le spectacle est encore plus surprenant lorsque l'on laisse son ouïe, son touché et son odorat profiter des premiers détails du royaume que l'on va découvrir.

Et quel royaume. Je ne sais pas où je me trouve, mais tout ce qu'il y a autour de moi est dans un état de ruine avancé. Un immense cratère que je peux voir descendre en plateaux et différents niveaux qui ont surement une signification me restant pour le moment inconnue. En attendant de comprendre je profite du paysage en marchant ici comme en plein jour, me demandant où peut mener tel ou tel chemin ou ce que peuvent abriter les maisons vraisemblablement à l'abandon. Au vue des distances je me décide finalement à transformer Cloud pour me déplacer.

La couche de nuage qui me recouvre les semelles m'étonne toujours lorsqu'elle me maintient comme maintenant au dessus du sol. Je me déplace tranquillement comme si je faisais du roller et j'arrive finalement au village qui me semblait le plus proche. Les toits sont tombés, les fenêtres en miette et toute vie semble absente. Aucune plante, ni même un simple carré d'herbe et encore moins de créatures oniriques... Pas un seul rêveur non-plus ce qui est étrange dans un royaume aussi vaste mais bon, il faut dire que ce n'est pas l'endroit idéale pour passer une nuit tranquille. Le décors est peut-être attrayant avec ce plafond d'étoiles, mais le silence qui recouvre ces lieux crée quelque chose de dérangeant.

Lorsque ce je met le doigt sur ce détail qui est la chose qui me dérange j'enfonce ma tête entre mes épaules. Ma veste au col en fourrure est mon seul refuge lors de ma recherche de chaleur face au frisson glacial qui me parcourt la colonne. Fermé depuis mon arrivée je me sens de retour au ski dans cette tenue. Un tissu fin à l'extérieur et une doublure plus épaisse et chaude à l'intérieur. Mes mains à l'extérieure des poches me rassure sur le fait que ne c'est pas que l'atmosphère de malaise qui me fait froid dans le dos. Il fait effectivement plus tôt froid ici et la vitesse de mon déplacement n'ajoute rien.

En entrant dans l'enceinte du village je ne sais pas ce que j'y cherche, peut-être simplement une âme qui vive. Comme d'habitude j'ai cette envie de découvrir où je suis et ce que je fais là, il y a forcément quelque chose à accomplir ici. Mais avant de savoir quoi, je m'élance dans l'une des maison et pousse la porte qui pivote sur ses gonds dans un grincement. Rien d'extraordinaire. Une maison tout ce qui semble des plus banale, un buffet éventré , une table pleine de poussière et le plancher qui craque sous mes pas. Je prend la direction de l'étage en empruntant l'escalier quand j'entends un râle rauque, comme un grognement surnaturel. Sans bouger pendant plusieurs dizaine de secondes j'attends de voir si cela se reproduit, mais il ne se passe rien.

C'est surtout mon imagination qui me joue des tours, surtout après la soirée que je viens de passer. C'est fou ça... La façon dont certaines de vos actions de la journée peuvent vous mettre dans la merde la nuit venue. En attendant cela me fait réaliser que si cet endroit a bel et bien un rapport avec les films que j'ai vue ce soir... Il y a de grande chance pour que ce royaume soit remplie de... Je déglutie avec difficulté en imaginant ça. Chaque fois que j'ai rencontré un mort-vivant à Dreamland, dans le monde réel ce serait étrange, cela c'est mal finie. Le nom sur l'avis de recherche de ce voyageur est encore gravé dans mon esprit.

Après une grande inspiration j'approfondis mon exploration en grimpant les marches en douceur. Une fois arrivé sur le palier je manque de me manger le sol à cause d'un bout de bois détaché de je ne sais où. Le tas décharge s'est pris dans mon jeans et s'est bloqué entre deux lames de parquet. Me rattrapant extremis à la rambarde en bois de l'escalier encore proche non sans provoquer un craquement général dans toute la chaumière. Je détache le bout de bois coincé dans mon pantalon en m'assurant que je ne me suis pas ouvert ou qu'il reste des échardes qui me foutraient plus tard dans la merde. Cela ne semble pas être le cas, je peux donc commencer à fouiller.

En procédant par élimination je commence par inspecter les pièces dont les portes sont ouvertes ou tout simplement sorties de leurs gonds. Les chambres sont le plus souvent sobrement aménagées. Une armoire, un lit, une ou deux tables de nuit en fonction de la taille du lit et rien de plus mis à part de la poussière. Après avoir jeté un petit coup d'œil un peu partout je m'avance vers une porte encore close et pose ma main sur la poignée. Un nouveau grognement sourd retenti. Plus fort et plus proche. Je lâche le mécanisme et me rapproche de la fenêtre pour voir si quelque chose bouge dans le village.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 21
Date d'inscription : 10/11/2015
Age du personnage : 28

Nouveau challenger
Garry IB
Nouveau challenger

Carte d'identité
Essence de Vie: 0
Renommée: 0
Honneur: 0
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Sam 11 Mar 2017 - 0:09
Le col remonté jusqu'au nez, Garry guettait. Tel un exhibitionniste en quête de jeunes gens à traumatiser, il déambulait le long des rues désertes affublé de son grand manteau vert véronèse. Il n'avait encore rencontré aucune âme dans cette piètre ville délabrée au possible, ressemblant à un vestige de la guerre 14-18. Pourtant, il en était persuadé. Il se trouvait bien à Qua Rantaine, la ville que lui avait indiqué Bérénice, la conseillère en Droits et Seigneuries de Dreamland.

Bérénice. Il l'avait rencontré deux nuits auparavant, elle avait beau être une créature des rêves, elle ressemblait vraiment beaucoup à une humaine. Elle avait beau être bien fournie en gâteaux fourrés à la crème, elle possédait un charme que les autres demoiselles aux oreilles pointues n'avaient pas. Ses rondeurs ne nuisaient guère à sa beauté et la rendaient plus séduisante encore, son sourire, ses dents blanches, ses yeux verts pétillants. Tout chez elle la rendait... Adorable. Conseillère en Droits et Seigneuries de Dreamland, c'était son métier. En quoi consiste il ? Et bien elle avait pour rôle de guider les nouveaux venu à Dreamland pour connaître leurs droits envers leurs seigneurs et leur royaume, s'ils en avaient. Pourquoi ce grand dadet d'écrivain dessinateur s'était il rendu dans des bâtiments administratifs pour nouveaux venus alors qu'il errait dans Dreamland depuis déjà un bon moment ? Et bien parce que son séjour au Royaume Champignon lui avait fait prendre conscience que non. Il ne connaissait rien du royaume qui l'avait vu naître. Il ne connaissait rien des coutumes de son seigneur. Et tout cela l'avait rendu curieux. Il s'était donc mit en tête de découvrir d'où il venait. Tel un orphelin abandonné dès la naissance, trop curieux de retrouver ses parents.

Qua Rantaine. Une ville qui prospérait autrefois, pleine de vie, d'animation et de festivals colorés. Telle était la description que l'on retrouvait au travers des vieux tracts, des affichettes et autres banderoles déchirées. Bérénice l'avait prévenu. La ville avait changé de visage, mais elle ne voulait pas lui en dire davantage. Son sourire l'avait dissuadé d'en demander plus, mais peut-être aurait-il du insister. Qu'est ce qu'elle pensait en l'envoyant dans un décors aussi sordide ? Non. Il ne pouvait pas se permettre de douter d'elle. Elle était beaucoup trop charmante pour avoir eu envie de lui faire une farce, et puis... C'était son job de l'aider !

Une bonne claque sur la joue afin de remettre les idées en place, et il se remit en route. Il avait passé la nuit précédente à rechercher ce lieu, il ne pouvait plus faire demi-tour avant d'avoir obtenu des réponses. Logiquement, même cette ville abandonnée devait appartenir à un Royaume, mais lequel ? Bérénice, encore une fois, avait préféré lui cacher l'information. « C'est pour votre bien, vous verrez, c'est une "surprise"  » Qu'elle avait dit. Peut-être qu'un Seigneur du Silence vivait ici. Ou de la Tempête. Mais il ne voyait pas le rapport avec lui. La réponse viendra d'elle même, soit patient...

Pourtant, plus notre peureux adoré s'enfonçait dans la ville déserte, plus la nuit s'assombrissait. Les étoiles disparaissaient sous une chape de brouillard qui descendait petit à petit pour venir l'envelopper tel un linceul. Belle image n'est ce pas ? Pour quelqu'un qui est sûr de mourir cette nuit. Le décors déjà inquiétant prenait une touche de resident evil petit à petit. Le silence n'augurait rien de bon. Un bruissement de feuille et Garry se raidissait, prêt à tomber dans les pommes. Il voulait se réveiller, quitter cet endroit sans demander son reste. Il ne voyait pas ce qu'il pourrait découvrir sur ses origines ici, et tous les mystères qui planaient sur cet endroit, toutes ces choses que Bérénice avait refusé de lui dire, il n'aimait plus ça. Plus du tout. Envoûté, il était partit à l'aventure le cœur léger. Aujourd'hui, face à son destin, il ne faisait plus le fier, les mains crispées sur son carnet qu'il n'avait même pas jugé bon de sortir. Pour dessiner quoi ? Une maison en ruine ? Un arbre mort ? Pfff.

Quelqu'un !! Là haut, au premier étage de cette maison ! Il n'était plus seul ! Rassuré de savoir qu'il n'était plus l'unique idiot à se balader dans un endroit aussi sinistre, il sortit de l'ombre et fit un signe de la main, tout sourire, à la silhouette qui se dessinait derrière la vitre sale mais miraculeusement pas brisée. Un roux. Peut-être était-ce un autochtone qui saura répondre à ses questions ? Ou simplement un voyageur avec qui il pourra partager sa nuit et son aventure ? Ou peut-être un de ces voyageur killer... Comme il en avait déjà rencontré.... Ou pire encore... Une créature onirique assoiffée de sang frais...

Tout à coup moins rassuré, il s'arrêta net dans son mouvement de salutation. Surtout que sa silhouette n'était plus unique, il y en avait une seconde plus grande aux bras arqués qui s’avançait vers le cadrant de la fenêtre maintenant. Était-ce un ami à lui ? Chauve comme ça ? Aussi décharné ? On dirait un loup garou. Dans le doute, il valait mieux l'avertir, de toute façon, il était déjà remarqué. Il pointa la fenêtre du doigt.

- « DERRIERE VOUS ! »

Dans le pire des cas il passerait pour un abruti, ou il serait prit en chasse. Zut. Prit en chasse. Il n'avait pas réfléchit à cette éventualité. Zut. Crotte. Flûte. Il n'avait plus qu'à prier pour que ce ne soit pas un assaillant potentiel. Il avait marre de s'attirer des ennuis. Il voulait la paix, et la vérité, il ne cherchait pas à foutre la merde bordel !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 561
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 170
Renommée: 894
Honneur: 88
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Mar 14 Mar 2017 - 23:18
Mon regard plonge sur la ruelle du village et la première chose qui me frappe c'est l’obscurcissement global qui s'est opéré. Alors que quelques minutes plus tôt j'aurais pu voir l'une ou l'autre des extrémités du village, je discerne maintenant avec difficulté la façade qui me fait face. Malgré cela, tout semble être calme et aucune explication du cri que j'ai entendu ne semble pointer le bout de son nez. Je reste tout de même quelques instants devant la vitre à scruter l'obscurité.

Un courant d'air fait craquer le bois usé et meurtri de la maison ce qui me provoque un frisson de malaise. Un mouvement dans la rue me fait monter le stress quand une silhouette se découpe lentement dans la pénombre. De ma position je ne pense pas être visible et prend sur moi de ne pas bouger pour ne pas me faire remarquer, mais le personnage qui s'avance semble chercher quelque chose. Sa tête pivote sur son long manteau et il regarde dans différentes directions sans se précipiter puis il semble se fixer sur moi. Nouveau frisson et mon coeur s'accélére.

Toujours immobile jusqu'ici, mon corps répond par automatisme à son salut lorsqu'il s'avance vers la maison et lève la main. Même vu d'ici il me paraît grand ce type. Le peu de lune qu'il reste éclair son sourire et de reflets sombres de cheveux mi-longs. Une longue veste qui lui masque le cou et le reste du corps m'empêche d'établir si il peut être ou non un danger en combat rapproché. Certes à Dreamland le rapport corps/force n'est pas une science exactement, mais cela permet d'établir une échelle de danger. Non ? Ok...

Quelque chose change dans son expression, quelque chose se rapprochant de l'inquiétude et de la peur. Sa main se lève en pointant du doigt ma direction et je tressaille sur place quand il me cri de me retourner. Lorsque je fais volte-face je ne suis pas dessus du voyage. Face à moi une créature qui me surplombe de deux bonnes têtes. Un corps en putréfaction qui se rapproche de moi, ses bras fins gravés de cloques et de trous de chairs levés vers moi. Derrière elle, à la sortie d'une chambre une autre créature similaire par l'état de décomposition, mais plus petite s' avance à pas lents.

Le réflexe que j'aurais aimé avoir aurait été de déclencher un Arcus pour repousser la créature et entamer un affrontement, mais la peur a ses raions que la raison ignore et je fais un pas en arrière qui me colle à la fenêtre. L'encadrement craque aussi sec et la fenêtre s'ouvre en grand, me laissant toute liberté de ne pas prendre les escaliers pour descendre. La chute n'est pas bien haute de ce premier étage, mais mon dos pourrait vous gueuler le contraire si il était en capacité de le faire. Pour le moment il pleure.

Sonné, mais toujours présent je me retourne sur la terre dessèché du village pour ramper aussi vite que je le peux pour m'éloigner de la maison. Quand je me relève et tourne mon regard vers l'endroit où je me tenais, je vois cette chose plus morte que vivante basculer par la fenêtre et s'écraser avec un bruit sourd contre la terre que je foule actuellement. Au moins celle-ci aura plus de mal à nous causer du tord avec des articulations déplacées et peut-être quelques os petés. Détournant mon attention du corps inerte je recule dans la ruelle en levant les yeux jusqu'à la fenêtre pour tenter de savoir ce que fait la seconde créature. Rien, plus un mouvement.

Finalement, je me retourne et tend la main à ce gars qui m'a un peu sauvé la mise pour le coup. J'en profite pour m'attarder un peu sur lui et sa tenue. Ses cheveux que j'avais discerner assez sombre je découvre qu'ils sont violet, ce qui au final ne m'étonne pas trop, mais me fait bizarre car avec cette teinture je fini par avoir un doute sur le fait qu'il s'agisse d'un voyageur. Cependant comme aucune créature ne semble pouvoir vivre ici je vais rester sur ma première impression et continuer de penser qu'il soit voyageur, mais si possible, pas du genre à me sauter à la gorge pour le plaisir.

- Merci de m'avoir prévenu. Enchanté, je m'appelle Tommy.

Alors que je termine ma phrase et m'apprête à écouter sa réponse un cri aiguë me vrille les oreilles. Il n'y a pas de doute cela provient de l'intérieur de la maison et alors que je me retourne, le corps qui s'est écrasé au sol est en train de se relever. Sur l'instant, voir ce corps décharné me fait repenser à ce que j'ai vécu il y a quelques semaines en me faisant agresser par une troupe de squelette. Le résultat de cette semaine de souffrance et de combat n'a été qu'une marque noir parfois ardente qui trône sur le dos de ma main. Repenser à ce détail et à l'inévitable combat qui approche, je plonge la main dans ma poche arrière pour y récupérer ma paire de gant. Une inspiration et une longue expiration plus tard j'ai les mains recouverte et remontées en garde prêtes à frapper si il y a vraiment un signe d'agressivité dans ses actions. Pour le moment il avance doucement vers nous.

- Bon... Ils en ont pas l'air, mais comment on peut être sûr qu'il s'agit de zombies stupides et pas d'êtres oniriques lambda ? J'aime pas cogner des habitants juste parce que je flippe. Si tu as une idée je suis preneur ! Dis-je en m'adressant au gars derrière moi pour masquer le fait que j'essaye d'observer une réaction du zombie à l'énonciation de mon observation.

Rien ne semble bouger à part ses pieds qui traînent au sol et son bras gauche qui se balance tendu vers nous, l'autre étant potentiellement brisé et inefficace. Non, rien d'agressif mis à part un bruit de chute, suivie d'une roulade puis d'autres membres qui traînent et percutent le sol rapidement. Arrivant derrière son camarade c'est le deuxième zombie qui fonce vers nous à quatre pattes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 21
Date d'inscription : 10/11/2015
Age du personnage : 28

Nouveau challenger
Garry IB
Nouveau challenger

Carte d'identité
Essence de Vie: 0
Renommée: 0
Honneur: 0
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Sam 18 Mar 2017 - 2:02
Visiblement, son avertissement n'avait pas servit à rien. Non, ce n'était guère l 'un de ses compagnons de voyage. Ni un Loup Garou à en juger par la vitesse de ses mouvements. De là où il se trouvait, Garry ne voyait que grossièrement ce qu'il se passait. Les bras levés, l'autre silhouette s’apprêtait à enlacer, ou saisir, le roux qui lui avait rendu son salut. Trop loin, ou trop peureux pour agir, Garry ne pouvait qu'assister à la scène qui suivit. Le roux s'était retourné, il avait reculé, et l'inévitable se produisit : il chuta d'un étage. La fenêtre ne semblait pas s'être brisée, seulement ouverte, aussi ne risquait-il pas de multiples coupures en plus des possibles os cassés qui l'attendaient.

Abasourdit par la scène, le grand dadet aux cheveux violets ne bougeait pas. L'idée d'aller aider cette pauvre personne tombées d'un étage lui avait traversé l'esprit, enfin... Juste avant qu'il ne voit plus en détaille la ; non ; les créatures restées encore à l'étage. Un long frisson parcourut son dos et il serra les bras autour de son propre corps, comme pour se consoler, se persuader que ce qu'il voyait n'était ue le reflet de sa propre imagination, que même à Dreamland, ces créatures ne pouvaient pas exister, que non, Bérénice ne l'aurait jamais envoyé dans une ville grouillant de ces créatures toutes plus répugnantes et dangereuses que les autres. Non... Non... Non....

Pourtant, le bruit écœurant d'os qui craque et de masse qui s'écrase au sol confirma ses pires craintes. Aucune créature douée d'une conscience plus haute que celle d'un mollusque ne se serait laisser aussi mollement tomber d'un étage, sans même tenter de se réceptionner, bras toujours tendus vers l'avant. Cette scène était digne des pire filmes de zombies jamais réalisés. Bien qu'il n'en ai vu qu'un seul durant sa piètre vie. Welcome To Zombiland. Le premier et dernier film qu'il ne verrait concernant les zombies. Par ailleurs, il ne l'a même pas vu jusqu'à la fin, s'étant arrêté à la scène où la femme, changée en zombie, traînait sa cheville cassée derrière elle en poursuivant dans son propre appartement le protagoniste principal. Comment ? Il n'a vu que les 6 premières minutes du film ? C'était largement suffisant pour lui faire savoir qu'il n'aimait pas ça, les zombies.

Et aujourd'hui, le voilà devant l'un de ses nombreux cauchemars. Pétrifié, il n'avait plus pensé à la personne qu'il avait sauvé sans même en avoir réellement conscience. Le roux tombé par la fenêtre. Était-il encore en vie ? Ou s'était il fait écraser par le mort vivant ? Alors que l'inquiétude commençait à l'emporter sur ses phobies, un mouvement sur sa gauche le fit sortir de sa rêverie.

- Merci de m'avoir prévenu. Enchanté, je m'appelle Tommy.

Il hurla, recula en moulinant ses bras comme pour se défendre et tomba en arrière, son postérieur atterrissant douloureusement sur le sol poussiéreux. BORDEL ! C'était juste le voyageur ! Toussotant dans sa main gantée il finit par se relever, gêné d'avoir réagi comme une fillette apeurée. Et alors qu'il lui tend la main en retour pour le saluer convenablement, il n'a pas le temps de se présenter qu'un cri suraigu vient répondre au siens. Les deux voyageurs se retournent vers la maison et ont le loisir de constater que la créature qui s'est écrasée au sol n'est, effectivement, plus très vivante mais toujours debout. Comme dirait Renaud à quelques négations près. La voilà sur ses deux pattes arrières, se traînant lamentablement vers le duo humanoïde, un bras en avant, l'autre pendant. Maintenant qu'il était à la fois plus proche et plus visible, Garry pouvait observer avec effroi l'état avancé de décomposition de la créature qui s'avançait. Les troues noirâtres dans sa peau, des lambeaux de chaire pendant de son bras décharné, ses os saillants et ses tendons à vif. Répugnant. Tout bonnement ré-pu-gnant.

- Bon... Ils en ont pas l'air, mais comment on peut être sûr qu'il s'agit de zombies stupides et pas d'êtres oniriques lambda ? J'aime pas cogner des habitants juste parce que je flippe. Si tu as une idée je suis preneur ! 

Détournant son regard du monstre, Garry se rendit compte que son nouvel ami, Tommy, se préparait déjà au combat. Bras levés au niveau de son visage. Le détail qui le surprit, ce fut les gants qu'il portait à présent. Il se disait que c'était impossible, qu'ils ne pouvaient pas avoir le même pouvoir, la même malédiction. Peut-être était-ce la raison pour laquelle Bérénice l'avait-elle envoyé ici ? Rencontrer un autre voyageur aux pouvoir similaires ? Mais alors. S'il avait la faculté de faire nécroser ses cellules, pourquoi lui avait-il tendu une main non gantée en guise de salut ? Souhaitait-il le voir souffrir ? Ou savait-il qu'il ne craignait rien grâce à ses propres gants ?

A force de se questionner sur de la merde, le temps avait passé et il n'avait rien répondu. Il n'avait rien à répondre, bien qu'il n'y eut pas réfléchit, trop concentré sur le potentiel pouvoir du voyageur. Car oui, il en était persuadé, le rouquin ne pouvait qu'être un autre voyageur pour se présenter de cette manière et sembler aussi pommer dans ce lieu.

BOUM. Shwif. Pataklok pataklok pataklok....

Voilà un second problème, sans aucun doute plus dangereux au vu de sa vitesse de déplacement, de son état moins abîmé et de son regard assassin. Non. Même s'ils étaient des habitants, il valait mieux ne pas être tendre avec eux, ou c'est en chaire à pâté qu'ils finiraient.

Prenant conscience que la créature qui se déplaçait anormalement vite et sur ses quatre membres fonçait sur eux, le jeune écrivain tressaillit et agrippa son collègue d'infortune par le cou, enroulant ses grands bras chétifs autour de lui, il le serra en guise de peluche servant à nous réconforte. Et comme il faisait une tête de plus, ce n'était pas sa taille qu'il entourait mais son cou...

- Je ne sais pas ce qu'ils sont mais on ne peut pas les laisser nous manger sans broncher !

Prenant conscience de la proximité qu'il lui avait imposé, il finit par le lâcher comme s'il ne s'était rien passé et entama de retirer ses gants, tremblant de toutes ses forces, il galérait. Il n'aimait pas se battre, il ne voulait pas se battre, mais il savait aussi que cela ne dépendrait pas de ses désires. Si l'assaillant en voulait à sa vie, il se moquerait de son avis.

Et comme si deux ne suffisaient pas, un troisième monstre se traînait de derrière un buisson non loin de là, comme alerté par le cri de son homologue à quatre patte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 561
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 170
Renommée: 894
Honneur: 88
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Sam 18 Mar 2017 - 23:56
Sur le moment je ne sais pas ce qui me le plus fait frissonner. Voir le corps rachitique du zombie nous avancer dessus à un rythme de marche humain ou bien sentir un corps se coller contre moi en faisant passer ses bras au-dessus de mes épaules pour m'enlasser. Je ne retiens pas un sursaut et hésite une fraction de seconde à rabattre mon coude vers l'arrière pour frapper un potentiel ennemi, mais les manches de la veste me font retenir mon geste en attendant de voir ce qu'il fait. Je me serais trompé ? Il s'agit d'un Voyageur Killer ou d'une autre créature ? Un invocateur de ce royaume ? Ça m'apprendra à être plus vigilant, mais peut-être que ce sera ma dernière nuit... La leçon ne me servirait donc à rien ? Pas possible que je disparaisse aussi bêtement, pas après avoir survécu chez les hunters... Cependant, toutes ces pensées empiriques s'estompent lorsqu'il commence à parler. Son intonation et sa voix ne sont pas celles d'un tueur. Il me semble.

- Je ne sais pas ce qu'ils sont mais on ne peut pas les laisser nous manger sans broncher !

Non effectivement, il ne veut pas me tuer, ou alors pas encore. Son étreinte n'est pas agressive, mais juste malaisante. Très malaisante, surtout en sachant que la créature la plus proche est déjà presque sur nous. Mais il doit s'en être rendu compte et fini par retirer ses bras de mon cou pour se placer à côté de moi. Alors que mes mains disparaissent dans une obscurité brumeuse provoquée par la teinte violette presque noir de Cloud. Sa réponse ne me donne pas de vrai réponse, mais me conforte dans le fait qu'il faut que nous nous battions. Au moins je ne serais pas seul à fracasse de la créature. C'est donc sans plus d'attente que je me lance contre notre assaillant qui après une foulée de ses mains sur le sol saute vers l'avant en poussant sur ses jambes. Les bras en avant et la gueule grande ouverte il est à hauteur de ma taille quand j'abats mon poing derrière sa nuque. L'attaque de bas en haut le plaque violent au sol où il tombe inerte.

Il n'est pas K.O pour autant car il se remet à battre des bras et à claquer des dents en direction de mes jambes qu'il arrive à saisir. En serrant ma cheville droite il tente de se tirer vers elles pour y planter ses canines et ma prise sur lui n'est pas assez puissante car il s'en rapproche dangereusement. Je me laisse tomber de tout mon poids en pliant mon genoux gauche qui lui tombe sur le crane. Son menton s'enfonce dans la terre et ses claquements de mâchoires cessent. Dans cette position Cloud libère mes mains et je saisis ses poignets pour détacher ses mains de leur prise. Je sens la peau pâteuse et putréfiée qui poisse au travers de mes gants. Les gants qui me recouvrent complètement les doigts de leur cuirs léger commence à vociférer des insultes à l'encontre du mort-vivant.

- MAIS T'ES DÉGUEULASSE GROSSE MERDE !

À la fin de cette phrase peu recherchée un grand craque survient et mes bras s'écartent d'un coups sec. Les bras sont loin de mes jambes et je me relève immédiatement pour lever mon pied avant de frapper le crâne une nouvelle fois. Nouveau craquement sourd. Milles morceaux s'éparpillent dans un bruit de porcelaine. A côté de moi le voyageur a bougé et en le cherchant du regard je sur une autre créature plus loin qui s'approche de nous. Laissant le zombie au bras pendant à mon nouveau camarade je fais glisser Cloud sous mes semelles et je m'élance en glissant au dessus du sol. Droit dans la direction de cette nouvelle créature, arrivé à quelques mètres, avec ma vitesse, je saute et lance ma jambe à l'horizontale contre sa tempe.

La tête saute et le corps tombe au sol, inerte, alors que je me viande contre le sol en me rattrapant de mes deux mains. Il faut vraiment que je m'améliore au niveau des atterrissages et de la maîtrise de ce mode de locomotion en général. Quand je lève la tête j'entends des grognements qui se rapprochent et en tournant sur moi-même je peux voir des ombres au travers de l'obscurité. Beaucoup trop. Il faut que nous partions d'ici au plus vite, nous allons nous faire submerger si nous n'arrivons pas à les semer. Je me retourne vers la maison devant laquelle se trouve les premiers dangers de la nuit et le voyageur s'y trouve encore, mais à son niveau se tienne au moins une dizaine d'autre créatures qui surgissent de la nuit.

Toujours avec Cloud au pied je trace en direction de mon camarade pour l'aider au mieux et appréhender la suite des événements.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 21
Date d'inscription : 10/11/2015
Age du personnage : 28

Nouveau challenger
Garry IB
Nouveau challenger

Carte d'identité
Essence de Vie: 0
Renommée: 0
Honneur: 0
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Dim 21 Jan 2018 - 22:55
Partit. Il est partit. Il a courut vers le danger, tant se soucier de ce qu'il pourrait lui arriver. Il a laissé le pauvre Garry apeuré seul, en lui confiant une tâche ingrate qui plus est. Mais surtout et avant tout... Il lui a fait confiance. Cet inconnu du nom de Tommy avait confiance en cette chiffe molle de Garry. Il comptait sur lui pour assurer ses arrières. Chacun sa part du boulot. Et en y réfléchissant bien, le jeune écrivain avait tiré la longue paille : un zombi mou du genou au bras pendant. En y réfléchissant bien, même sans pouvoirs il devrait être capable de s'en sortir. En y réfléchissant bien... Ce Tommy lui avait fait une faveur incroyable.

Avec cette démonstration de confiance et de bonté, Garry se demandait s'il pouvait dès à présent le considérer comme un « Ami ». Après tout, ils venaient à peine de se rencontrer, n'avaient pas eu le temps d’échanger une poignée de main, qu'ils se battaient déjà côte à côte pour leur survie. Qu'ils veillaient d'or et déjà l'un sur l'autre.

Gêné, il se motiva intérieurement pour aller affronter le mou du genou. Mettant ses angoisses de côtés, il quitta des yeux l’uppercut qu’assénait le voyageur à la créature, se demandant s'il serait capable d'autant de force et de précisions. Pas à pas, il se rapprochait de son cauchemardesque ennemi. Déglutissant, il commençait à sentir son odeur putride et manqua de faire de mi-tour. Mais non. Il fallait qu'il reste maître de ses émotions, et surtout, de son corps. Ne pas faiblir... Ne pas faiblir... NE PAS FAIBLIR ! Se répéter ça ne l'aidait pas vraiment. Tout du moins cela l'aidait à penser à autre chose que son combat imminent et sa fin proche.

Bon. Analysons la situations. Il marche, à la même vitesse mollassonne que son ennemi. Il gémit, se plaint, un peu comme son ennemi, qui lui émet des gargouillis. L'odeur lui fait monter les larmes aux yeux, il ne comprend pas ce qu'il fait toujours ici. Il aurait dû fuir, prendre ses jambes à son cou, pourtant il est là, comme un abruti. La scène du canyon se répète, à la différence près que c'est lui qui se dirige vers le danger ! Mais quand il prend conscience de sa lâcheté maladive, il est trop tard. Il est en face to face avec la créature puante et bringuebalante, et d'une main gauche peu assurée, il tente de l'envoyer au sol. Pourtant, son coup a l'effet d'une gifle de donzelle peu sure d'elle. La créature ne bronche même pas, et dans un bruit spongieux remet sa tête aux orbites creux devant celle de Garry. Il retient sa respiration. Il n'a même pas retiré ses gants ! Quel abrutit ! Finit à l'urine de rhinocéros unijambiste celui-là !

Toute son admiration pour l'autre voyageur s'était envolée, il avait perdu motivation, force et courage. Bégayant une formule d'excuse maladroite pour le monstre, il fit quelques pas en arrière et tomba sur son arrière train. Les larmes ruisselaient maintenant sur ses joues, pourtant la créature n'avait pas bougé. Ses deux bras pendaient, elle semblait attendre. Tremblant comme une feuille en automne, il tenta fébrilement de retirer ses gants. Il dû s'y reprendre à plusieurs reprises, toujours aucun mouvement du zombie. Ses fonctions cognitives avaient elles arrêté de fonctionner ? Peu probable qu'il en ait encore cela dit, vu son état avancé de décomposition. Alors qu'est-ce qui l’empêchait d'agir ? De réduire en charpie la proie facile que représentait le malheureux Garry ?

La réponse ne tarda pas à venir. D'autres pas lents, d'autres odeurs fortes et répugnantes, d'autres bras tendus... Ils sortaient de partout. De derrière les bâtiments, de derrière les buissons, de derrière l'obscurité.

Toujours au sol, il les voyaient arriver. Lentement, ils l'encerclaient. Avec toutes ces jambes, ces membres décharnés, ces haillons sales et mités, il n'arrivait plus à voir au delà. Il n'arrivait plus à voir son collègue. Etait-il toujours en vie ? Toujours en combat ? Venait-il à son secours ? S'était-il enfui ? Il ne saurait savoir. De plus, tout ce qui l'importait, c'était de savoir pourquoi tous ces zombis se massaient autour de lui en baissant les bras. Son seul réflexe de survie ne fut ni de se relever et de s'enfuir, ni de se mordre la langue pour crever rapidement d'une hémorragie. Non. Les mains toujours tremblantes, posées au sol, il laissa sa terreur guider son pouvoir. Une zone de démarcation s'étala autour de lui, petit à petit, le peu de végétation se racornit, jusqu'à atteindre une zone de 5m de circonférence. Déjà, il commençait à en ressentir les effets, mais les cadavres vivants, eux, commençaient déjà à se liquéfier. Le spectacle était abominable. Mal-odorant. Les râles désapprobateurs déstabilisants. Même s'il avait envie de stopper ce massacre, il n'y arrivait pas. Sa peur paralysante avait prit possession de son corps. Seul au milieu de sa bulle macabre, il était incapable de tout mouvement. Il ne pouvait même pas détourner les yeux...

Le processus était sensé être lent. Pourtant, il était accéléré sur eux. Sûrement à cause de leur état. Et même s'ils représentaient une menace, ça lui fendait le coeur de devoir leur faire subir cela.

Ses propres mains commençaient à noircir. Des veinures mauves et noires fendaient son visage, ses yeux s'injectaient de sang. Jamais son corps n'avait subit de tels dégâts lorsqu'il utilisait son Still Life, et encore mois aussi rapidement.

- Que fais tu subir à mes protégés. Avorton.

Une voix grave, spectrale, comme venue d'ailleurs. Une silhouette se découpait dans la brume et l'obscurité au dessus des bâtiments. Son long manteau noir en haillon volait au vent alors qu'il n'y en avait pas, même pas une brise. On ne voyait ni son visage, ni son corps. Il semblait humanoïde. Était-il le créateur de ces monstruosités ? Leur ami ? Leur éleveur ? Quoi qu'il fut, il leur était proche.

A bout de force, Garry s'écroula au sol, son pouvoir s'évanouissant avec lui. Ses doigts étaient noirs, mais commençaient déjà à retrouver des couleurs, son visage perdait peu à peu les veinures inquiétantes. Cet homme, ou cette créature, ou peu importe ce qu'il était, possédait un pouvoir plus fort, et plus destructeur que le sien.

Autour de lui, quelques cadavres baignaient dans leurs tissus liquéfiés, d'autres, gravement atteins, tenaient toujours debout, et les autres ne bougeaient toujours pas, continuant de fixer Garry.

Il avait perdu connaissance. L'espace de quelques précieuses secondes. En rouvrant les yeux, rien n'avait changé. Si ce n'est qu'il se sentait lourd, épuisé, nauséeux.

- Et vous ? Pourquoi ne vous jetez-vous pas sur lui ? Je croyais que vous aviez faim.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 561
Date d'inscription : 23/07/2013
Age du personnage : 21

Maraudeur des rêves
Tommy Fawl
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 170
Renommée: 894
Honneur: 88
MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry) Jeu 8 Fév 2018 - 0:31
En fonçant vers l'endroit où devrait se trouver mon sauveur de tout à l'heure je me rapproche de la horde qui l'entour. Sur le chemin il y en a une nouvelle fournée qui tente de m'empêcher d'avancer. Dans l'un de mes mouvements de gauche à droite pour prendre de la vitesse, je donne un coup d'épaule au plus proche. En tête de file il est projeté violemment en arrière et embarque plusieurs de ses congénères avec lui avant de s'étaler au sol. À peine sonné ou calmé il ne met pas longtemps à se relever et il n'est pas le seul, mais j'ai au moins le temps de m'éloigner d'eux et de projeter un Arcus sur une nouvelle série qui s'avançait. Trois autres plus réactifs se jettent sur mon chemin, mais semblent déterminer à me bloquer la route plutôt qu'à goûter à ma chaire. Je saute tout à droite du trio pour ne pas prendre de risque.

Une main griffue et rachitique manque de m'entailler en battant l'air alors que je m'éloigne. Il y en a encore par petits groupes mais ils regardent tous en direction d'un cercle de zombies inertes. Certains s'affaissent et tombent dans un bruit hideux de tissus humides et d'os qui se brisent. D'autres reculent, comme pour reprendre leur équilibre, avant de recoller au groupe. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais même pas s'il est toujours en vie au centre de ce cercle macabre. Mais comme pour briser ce silence troublé uniquement par les grognements des morts, pas si morts, une voix caverneuse de fait entendre. Elle pose une simple question qui semble pleine de mépris, mais ne m'est pas pour autant destinée. Cela a-t-il un rapport avec les zombies qui sont tombés autour de lui ? J'en doute car si c'était aussi simple pour lui il ne se serait pas fait acculer.

Une seconde fois, la voix prend la parole, je discernais pas d'où elle provenait jusque là, mais en concentrant dessus je discerne une ombre. Je ne peux pas la nommer autrement. Une cape mouvante plus noir que la nuit qui lui masque le visage et le corps. Tout ce que j'arrive à lire en elle c'est ce qui émane de sa silhouette et de sa présence. Une présence imposante qui en dit long sur ses intentions. Des envies de morts, de jeux et de cadavres. Je ne sais pas qui c'est, mais ce n'est pas quelqu'un avec qui j'ai particulièrement envie d'échanger. Surtout alors qu'il vient d'inciter ses zombies, car je penses que c'est lui qui les a animé, à se jeter sur nous et qu'autour de moi ils ne se font pas prier plus longtemps. Les assauts reprennent et je dois enchaîner les esquives d'un côté puis de l'autre. Sans trop me déplacer pour le moment. J'hésite à progresser directement vers mon camarade que j'aperçois au sol, entre deux paires de jambes.

Il me semble qu'il n'a pas encore été attaqué et ma présence pourrait les animer, mais en même temps je ne vais pas l'abandonner dans la merde. Ho et puis merde... Je m'élance sans voir une main qui me laisse deux lacérations sur la joue. Douleur vive, mais vite passé sous silence quand je me dis que je vais foncer dans le tas. Avant d'être au contact je préviens de mon arrivée prochaine en gueulant.

- Mec ! Tends le bras !

Je ne sais pas si il ma entend du ou compris car les grognements et gargouillis ambiantes ont été comme amplifié il y a quelques instant. Mon élan sous les talons j'arme un Arcus qui me serre à libérer le chemin des morts-vivants qui se trouvent immédiatement sur mon chemin. L'un d'eux explose comme une bombe à eau quand Cloud le frappe. J'en reçois sur la joue en fermant un œil de dégoût. Il est là sur le sol mais je n'ai pas le temps de le détailler. J'attrape ce qui passe à ma portée de ma main droite. Manche ou col de veste, mais je cherche à soulever pour éviter de nous ralentir. Un saut, prise d'appuie sur la face d'une de ces abominations et vole quelques secondes avant d'atterrir sur le toit d'une bicoque sans étage. Les genoux pliés pour amortir au mieux j'ai du mal à me stopper, surtout en retenant l'autre gars pour ne pas qu'il glisse n'importe où.

Ce n'est pas un poids mort, mais il semble complètement épuisé comme si il avait été vidé de son énergie. Serait-ce le pouvoir du type là-bas ? Il utilise les zombies pour piger ses victimes et aspirer leur énergie vitale. Son teint est pâle et on pourrait le croire mort si il ne respirait pas comme sportif pour reprendre son souffle. Profitons en pour faire connaissance pendant qu'on est encore en sécurité. Bien que je reste sur mes gardes quand aux actions de l'autre ombre.

- Comment tu t'appelles ? Tu connais ce type ?

Autour de nous, sur les côtés de la maison c'est l'agitation. Les bras battent de l'air et les têtes sont tournés vers nous à claquer des dents. Pour celles à qui il en reste, quoi que.... Étonnamment ce genre de monstre a souvent une dentition de très bonne qualité... "Pour mieux te manger mon enfant". Je ne pense pas qu'on va pouvoir rester là longtemps. Les monstres grouillent et s'agglutinent alors que certains commencent à escalader leurs camarades pour se rapprocher de nous. Sous les tuiles du toit quelque chose se met à pousser, comme un geyser prêt à jaillir. Je ne saurais préciser de quoi il s'agit, mais mon sang ne fait qu'un tour. L'atmosphère oppressante qui entourait l'être mystérieux c'est amplifiée, provoquant une longue série de frisson qui me parcourent la colonne. Mon regard se fixe sur lui, en cherchant son regard, sans arriver à le croiser et doutant presque de sa présence. Je ne crois pas qu'il ai bougé, mais je ne suis pas non plus certain qu'il se trouve bien là où je regarde.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Au clair de lune (feat Garry)
Revenir en haut Aller en bas

Au clair de lune (feat Garry)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 3 :: Cimetière de Dreamland-