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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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Tommy Fawl
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Dim 9 Avr 2017 - 22:18
La clope au bec, je coupes complètement les gaz avant de me lever de mon siège, en laissant le transport prêt à partir, pour me tourner vers nos prisonniers. Ils semblent toujours assommés et Kezeno a bien accroché le tout. Je fais une petite vérification alors qu'il savoure sa cigarette. Les poignets sont accrochés, les chevilles aussi et les deux sont accrochés l'un à l'autre. Le tout donne un aspect débile à nos deux prisonniers qui ne devraient pas poser plus de problèmes dans cette situation. Je me relève donc et nous pouvons nous mettre en marche pour aller accueillir les quelques mafieux qui devraient bientôt monter à bord. L'inconnue la plus dérangeante à mon goût étant le nombre de passagers qui vont potentiellement nous y rejoindre...

En sortant du couloir menant au cockpit je tombe nez à nez avec un spectacle macabre... Un jeune soldat allongé sur le sol avec une flaque de sang sous lui qui a déjà arrêtée de s'agrandir. Plus loin, le spectacle est encore pire. Le corps du chef est assie par terre, adossé au mur. On ne verrait pas qu'il a un énorme trou dans le crâne, on pourrait presque croire qu'il prend une petite pose avant de retourner fracasser de l'intru. En me rapprochant pour avancer dans le couloir, mon camarade me demande de ne pas trop regarder ce spectacle dont-il n'est pas vraiment fière. Je continue donc ma progression dans la coursive en relevant la tête et en regardant le prochain virage arriver. Je tends l'oreille pour m'assurer de les entendre si ils sont déjà là, mais rien. Tout ce que je sais c'est que je n'entends pas Kezeno marcher derrière moi.

En prenant le virage, je jette un regard en arrière pour le voir agenouillé devant celui qui nous a donné du fil à retordre. Comprenant qu'il ne doit pas le vivre très bien, je le laisse et me dirige plus rapidement jusqu'au seuil des sorties d'escalier. Je me place contre le mur perpendiculaire à l'ouverture de l'escalier de droite et je m'agenouille pour observer le bas de l'escalier. Il ne semble pas y avlir de mouvement et si il y a du bruit, je ne l'entends pas bien car avec la soute ouverte la musique assourdissante de l'extérieur envahie les lieux. L'isolation du bâtiment doit nous immuniser un peu car j'entends Kezeno arriver du couloirs que je viens d'emprunter. Sans trop hésiter il vient se caler de l'autre côté de l'ouverture à à peine plus d'un mètre de moi et nous scrutons à deux les environs.

- Ils sont toujours pas là ? Ils doivent être en train de récupérer les blessés d’en bas. Tiens regarde ce que j’ai, en espérant que ce truc marche à travers les casques, par contre faudra faire gaffe, je te dirais quand je la lance.

Alors c'est ça qu'il faisait ? Il récupérait cette grenade, dont on est même pas sûr qu'elle ait le même effet que celle qu'a utilisé l'autre gros tas de muscle tout à l'heure. Mais ça reste une grenade, il n'y a pas de raison que ce soit dangereux pour le lanceur et donc pour nous, mais mon instinct me dit que ça ne va pas se passer comme nous l'espérons. Cependant il y a plus important pour notre survie que de nous intéresser à nos propres attaques, même si je suis plutôt content qu'il me prévienne alors qu'il va jouer avec un truc comme ça.

- J’espère que ça ne fera pas de nous des tueurs en série, essaye quand même de viser les jambes.

Les infos sont lancées comme si elles coulaient de source, ce qui est un peu le cas, puis nous sortons nos armes alors que se profile l'ombre d'une âme qui vive. Nous les pointons vers le plus loin que notre vision nous laisse voir ce qui fait que nous lui tirons directement dans les jambes quand ce garde peu attentionné est apparu. La première de nos réactions à été, il me semble pour nous deux, de vérifier si nous l'entendions crier voir si nous avions bien respecté nos propre directives... En même temps j'ai personnellement un doute quand au fait d'avoir fait mouche lors de ce tire car je ne suis pas très habile une arme entre les doigts. Heureusement, au moins l'un de nous deux la touché et il est au sol en train d'appeler sa mère. J'avoue qu'en sachant ce qu'il est et ce qu'il fait ici j'arrive, au moins un peu, à me réjouir de le voir vautré ainsi.

Il ne faut pas trente secondes avant qu'un gars s'avance avec un bouclier anti-émeute pour protéger les hommes qui viennent secourir le blessé pour le sortir de notre champs de vision. La carrure du mec qui se met en avant est pour le moins imposante avec en plus une tenue épaisse qui doit être par-balle. Pas de chapeau mafieux pour lui, mais plutôt une coque de protection qui est rattachée à son casque anti-dubstep. Un personnage qui a l'air de prendre très à cœur son rôle de protecteur car son regard est remplie de haine alors qu'il nous fixe avec intensité. Putain, quand son camarade prononce son nom je le reconnais. C'est le type qui donnait la bouffe quand on est arrivé. Ba dites donc, équipé il est un peu plus impressionnant qu'au volant de son van.

J'ai envie de voir l'effet d'une balle sur son bouclier et je tire quand mon partenaire tente de me dire quelque chose. Bien entendu je ne l'entends pas alors que je suis plutôt concentré sur la défense qui se dresse devant nous et me semble pouvoir poser des problèmes par rapport à notre évasion. Lorsque le bras de Kezeno me passe devant en lâchant sa grenade dégoupillée vers nos ennemis. La parabole qu'elle effectue la fait passer au dessus du prénommé Danio et pourrait rouler jusqu'aux autres gardes, mais le temps semble se figer lorsque le bouclier tombe. La stature imposante vient de bondir pour attraper la grenade au vol. Le pied que j'ai posé dans les escaliers pour me préparer à descendre n'a qu'une envie : repartir. Ce que je l'invite à faire lorsque la grenade revient vers nous à toute vitesse.

Le tire est parfait. Je la vois m'arriver pile entre les deux yeux jusqu'au moment où je réagis pour me jeter sur Kezeno qui se bouche déjà les oreilles. Il part à la renverse avec moi au-dessus de lui alors que j'ai l'impression que la musique ambiance ralentis ou que le volume diminue jusqu'à ce que j'entendre le métal de la grenade percuter le mur qui déclenche un drop musicale violent. Mes tympans me font mal, mais le rythme m'entraîne plus que précédemment où la musique n'était qu'un fond sonore dérangeant mais supportable et sans le vouloir je me relève en prenant appuie sur le sol et le mur. Je crois même que je m'appuie de tout mon poids sur Kezeno pendant un instant, mais rien ne m'attire plus que la musique qui est vraiment juste à côté de nous.

C'est là que je la vois, une sorte de sphère lumineuse posée au sol qui projette des vagues colorés dans toutes les directions au rythme d'une musique électronique de tout les diables. Plus entraînante qu'assourdissante je perds en quelques secondes le contrôle de mon corps et je commence à m'accorder au rythme des vagues de musique. Je lance un bras dans un sens avant d'envoyer l'autre en l'air en faisant une vague. Mes pieds me servent d'appuis alors que j'alterne de l'un à l'autre jusqu'à ce que le rythme s'accélère et que le son diminue. À ce moment là j'ai l'impression que je peux presque reprendre le contrôle et me prépare donc à partir vers les escaliers de gauche pour les prendre à revers. Malheureusement pour moi, la musique me feinte et le drop arrive à ce moment là en me forçant à sauter sur place, un bras en l'air en secouant la tête de bas en haut comme un forcené.

J'espère que Kezeno est occupé à autre chose que de me regarder et dans le pire des cas, qu'il fait la même chose que moi parce que bordel qu'est ce que ça doit être pitoyable vue de l'extérieur... Et en parlant d'extérieur. Face à moi le mec au bouclier déboule des escaliers prêt à défourailler dans le tas alors que dans un effort de contrôle j'arrive à faire tomber Cloud en une brume épaisse autour de nous. Sa teinte grisâtre n'est modifiée que par les projections de lumière de la grenade qui se propage dans l'humidité du nuage pour modifier complètement sa grisaille de la nuit. Je m’essouffle et j'ai l'impression de danser depuis trois minutes alors que ça ne doit même pas en faire une, je vois les mouvements du gaillard alors que je m'efforce de m'éloigner en quelques pas de danse. Ma conscience n'arrive pas à reprendre le dessus et je me bat entre mon attention qui veut se fixer sur la musique et mon instinct de survie qui crie à la mort comme un loup appel la lune quand il a un piège au bout de la patte.

Je suis tellement concentré sur le fait de reprendre le contrôle que je vois à peine le mafieux prendre son bouclier par une extrémité pour se mettre à tournoyer sur lui même. Il est déjà trop tard quand j'essaye de bouger. La plaque métallique me choppe en pleine face et m'envoie voler jusqu'à un mur du couloir et réduit à néant le nuage vient se repositionner vers moi. Mon dos me donne l'impression d'être un sachet de glace pilée quand il rencontre la paroi avant que je ne tombe à genoux au sol. Dans un réflexe je met mes poings en avant pour ne pas m'écraser face contre terre et je remarque par la même que j'ai de nouveau le contrôle sur mes mouvement. L'effet de la grenade vient de s'achever, mais le choc me paralyse et je prend plusieurs secondes avant de pouvoir lever la tête. Je ne vois donc qu'une paire de botte s'approcher de moi.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 17 Mai 2017 - 14:54
La douleur si intense lui faisait perdre la tête. Tommy lui avait sauté dessus, il n’avait pas bien compris ce qu’il s’était passé, mais en tout cas, son camarade l’avait entrainé dans une roulade, et lui avait écrasé de tout son poids sa blessure au ventre,sa vision était floutée et bombardée de lumières. Il n’entendait pas ce qu’il se passait autour de lui, Tommy n’avait sans aucun doute pas fais exprès mais la douleur était omniprésente, et semblait se répandre dans le corps, il s’adossa, tentant de se relever, quand une brume apparu, il ne voyait plus, il n’entendait plus, et il sentait à peine autre chose que de la douleur et des vibrations. Il était dos au mur, sans ce dernier il serait toujours au sol. Il posa sa main sur son ventre, non sans ressentir une intense douleur, il la retira aussitôt. Il frotta son crâne, il commençait à entendre un genre de musique, elle était plutôt bien, de la bonne dubstep comme on les aimes, cependant le son était plutôt faible...quoi que, il semblait augmenter, peut être même jusqu’à un seuil désagréable. Kezeno sentait un tiraillement sur ses muscles, comme si ceux-ci voulaient s’agiter à tout prix, ils commençaient a se secouer légèrement quand un violent bruit de métal se fit entendre, la brume se dissipa d’un coup, et un autre bruit se fit entendre. Les muscles de Kezeno cessèrent de trembler, et le tiraillement disparu, il vit avec la disparition de la brume devant lui un mafieux de dos, les autres étaient restés en bas des escaliers, ce dernier n’avait pas remarqué le voyageur qui venait d’apparaitre. Il souffrait, mais il savait qu’il n’aurait pas d’autre chance. Son arme était tout prêt de lui, il se pencha rapidement pour l’attraper, trembla à cause de la douleur, mais se releva, et couru vers son ennemi, plaquant le canon de l’arme contre le dos de ce dernier, et tirant un courte salve. En voyant l’ennemi s’écrouler, il fut comme en transe, la douleur n’existait plus, ses sens cependant était totalement en alerte, il lui semblait avoir perdu son humanité en tirant dans cet créature, il ne savait pas si elle était vivante, mais en cet instant, cela n’était qu’un détail.
Il entendit un autre bruit, et se retourna d’un geste sec, un autre mafieux semblait regarder quelque chose. Kezeno, dans son état quasiment second se rua vers l’ennemi en hurlant comme un enragé. Le mafieux se tourna et encaissa le choc à l’aide de son bouclier, étant juste légèrement repoussé. Le voyageur voulu passer le canon de son arme derrière le bouclier, mais la créature était rapide et repoussa son arme d’un petit coup dans le poignet. Le voyageur ne lâcha pas son arme, et tenta à nouveau la même manœuvre, il fut repoussé à nouveau, mais dans un mouvement bestial il fit un pas sur le côté et s’entêta, hurlant, ne laissant pas de répit à son agresseur, il le frappa sur le flanc, le mafieux voulu à nouveau repousser le bras du voyageur pour ne pas prendre l’attaque mais sous l’impact, laissa tomber son bouclier. Kezeno continua son assaut, il laissa tomber son arme et asséna son adversaire d’une droite sur le bras. Son ennemi eu le temps de réagir et à son tour frappa le voyageur à l’épaule. Ils étaient tout deux bloqués dans cette position de close combat, aucun d’entre eux ne voulait lâcher et laisser l’autre prendre le dessus.
Le combat était d’une rare violence, Kezeno ne se contrôlait pas mais l’adrénaline et son état second l’empêchait de se rendre compte que son corps ne pourrait pas tenir à un tel rythme le reste de la nuit, du sang coulait doucement de sa blessure, il en avait perdu beaucoup ce soir, dans le monde réel il serait peut être déjà mort, mais en ce moment, il était bien vivant, et sa raison revenait pour le protéger de sa propre folie.
Le mafioso cria.
- « ESPECE DE MALADE ! J’AURAIS TA PEAU ENCULE DE VOYAGEUR ! »
- «RRAAAAH !!! »
Kezeno se prit un coup au pectoral qui le repoussa et il manqua de tomber, faisant quelques pas en arrière, en position défensive, essouflé, ses yeux était empli de tristesse, il se sentait comme un monstre, un monstre à l’apparence humaine, l’humain est une bête, et il se sentait plus bête qu’humain. Il sourit, un sourire triste, il ne s’en rendait pas compte, il commença à rire nerveusement, un rire terrifiant, qui fit reculer le mafieux, il fixait le voyageur d’un air légèrement apeuré, il était essouflé lui aussi. Tout les deux était amoché, mais la créature avait remarqué la blessure du voyageur, et voulu en finir, pour que ce dernier cesse de rire. Il s’avança précipitamment et donna un coup au niveau de la blessure du voyageur qui se tordit de douleur, cependant le rire ne cessa que l’instant d’une respiration, Kezeno se pliait tout en riant, des larmes coulaient. La créature lui asséna un coup de pied mais le voyageur réussit à échapper à son adversaire. Il arrêta de rire. Il lança rageusement.
- « NE ME FORCER PAS A TUER ! »
La créature fit un pas en arrière et dans son regard se lisait de la peur. Kezeno fit sortir des chaînes qui vinrent enrouler son bras, et en un éclair, donna un violent crochet du droit dans la mâchoire
de la créature. Un petit craquement se fit entendre, et le mafieux tomba au sol ; sonné. Kezeno failli s’écrouler lui aussi, mais s’adossa a la paroi pour reprendre son souffle, il avait repris le contrôle. Il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé quelques instants auparavant. Il avait perdu le contrôle de ses sentiments et de son corps, laissant la douleur et ses sentiments humains derrière lui. Il avait l’impression d’avoir perdu un peu de lui même, il ne voulait pas tuer, mais il l’avait fait. Il ne voulait pas le refaire, mais il savait qu’il serait sans doute obligé. Le monde des rêves n’est pas en guimauve. Il l’avait compris de la manière dure. Il fit quelques pas, récupéra son arme au sol, et s’adossa au mur, le canon de son arme en direction du passage. Peut être que ses aventure dans Dreamland s’arrêterait là. Mais ce n’était pas ce qu’il voulait. Il voulait arpenter le monde, et il s’accrochait pour continuer cela. Il respira, regarda sa blessure.
- « Je serais déjà mort dans l’autre monde...mais je suis vivant ici... »
Il était vivant. Vivant parce qu’il avait été plus fort, il ne pouvait rester assis ici, même si sa blessure saignait, il déchira le vêtement de son ennemi et se fit à nouveau un bandage, bien serré. Cela ralentissait beaucoup le saignement, même si c’était inconfortable. Il avait mal. Kezeno se releva, l’arme en main. Il restait encore des ennemis à battre. Il n’était toujours pas monté. Sans doute soignait il leur compagnon, ou peut être préparait il un plan d’attaque. Kez s’alluma une cigarette, il tira une longue taffe, la douleur semblait plus acceptable après cela. Il regardit autour de lui sans rien voir, et appela son camarade.
- « TOMMY ? »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Jeu 15 Juin 2017 - 16:20
La botte recule et je croise les bras devant moi pour bloquer le coups de pied qu'il me destine. L'impact n'arrive pas, Kezeno vient de lui sauter dessus et je suis bouche bée devant l'affrontement qui se déroule sous mes yeux. Le voyageur dégage un énervement bestiale qui fait peur, il se démène comme un diable pour réussir à coller un pruneau à notre adversaire. Je le regarde sauter contre le bouclier à plusieurs reprises pour essayer de passer la défense. Finalement le résultat y est puisque le bouclier saute, emporté par la rage du blessé déterminé à sauver sa vie. La suite de combat se déroule dans une autre dimension, j'ai l'impression d'être devant un écran perdu dans le temps et l'espace.

Kezeno semble sombrer dans la folie, mais je n'arrive pas à me lever pour l'aider ni même à parler. Je ne suis qu'un personnage secondaire face à un combat absurdement violent. Des rires, des larmes, de la douleur, des coups, des cris, un craquement sourd puis plus rien. Le vainqueur glisse par terre, adossé au mur face à moi alors qu'il regarde sa plait avec un regard vide et fatigué. La rage a disparue. Ne reste que la douleur, la détresse et la réalité de la mort. C'est l'une de ses première nuits il me semble. Depuis le début de la nuit j'aurais juré qu'il avait roulé sa bosse, mais son discours et ses actions me prouvent le contraire.

Je reprend petit à petit le fils de la réalité et me remet à bouger. Lentement, mais surement. Je m'adosse moi aussi au mur derrière moi pour reprendre mon calme et respirer un instant. Ce n'est pas la première fois que je vois un voyageur en danger qui pète un câble. Ce n'est pas quelque chose que je me sens apte à juger. Bien ou mal, dans ces moments là il n'y a pas vraiment de différence, ni de juste milieux. Juste une détermination et de la force pure. Et cela me fascine pendant que je regarde ses blessures qu'il est en train de bander avec des lambeaux de son adversaire à terre. Il se relève et reprend la direction des escaliers en boitant légèrement. De mon côté je fouille les deux gardes à la recherches d'une grenade similaire à celle de tout à l'heure, mais il n'y a rien. Je ramasse juste le bouclier.

- TOMMY ?

Quand mon partenaire m'appelle je suis quasiment arrivé à lui et je pose ma main sur son épaule pour le rassurer. Il profite de sa clope sans avoir lâché son arme ce qui ne me plait pas vraiment. Il faut relativiser aussi, être en danger ne donne pas le droit de tout faire. Je pose la main sur le dessus de son flingue et avec ou sans résistance, je le lui retire tout en parlant.

- On a toujours le choix. À Dreamland plus qu'ailleurs, parce qu'ici on a le pouvoir. Tu ne veux pas être forcé à tué ? Lâche ton arme et utilise tes chaînes, bats toi à TA façon. De toute façon, t'as même plus de munition.

Je lève le chargeur au niveau de ses yeux pour lui montrer que ce dernier n'héberge effectivement aucune balle. Et une fois que je l'ai laissé tomber par terre je lui montre le bouclier que j'ai sur le bras.

- Je te rappel qu'on est là pour sauver des vie, pas en embarquer. A notre tour de faire une percée.

Sans plus attendre je me met en marche pour la descente de l'escalier. Arrivé devant je place le bouclier le plus devant moi possible en me courbant un peu pour être complètement couvert. Je prend plusieurs secondes pour m'arrêter, me préparer mentalement et attendre que Kezeno me rejoigne. Puis je me place et commence la descente en regardant bien au travers du plexiglas blindé à la recherche de mouvement. La musique du royaume est tout à fait perceptible ici et recommence à devenir assourdissante. La structure semble trembler au rythme des basses et chaque drop résonne dans ce grand hangar.

En descendant les première marches je reste coi devant un spectacle d'affrontement très... terminé. A la lueur des éclairages électriques je distingue une bonne dizaine d'hommes de toutes tailles habillés de haillons. Je me dégage de mon bouclier en le laissant tomber devant moi avant de continuer ma descente. Le bruit n'est pas plus grand que la musique qui emplie l'endroit, mais le mouvement attire le regard des esclaves qui se retournent vers nous. Au milieu des wagonnets de minerais ils se dressent fièrement avec à leur pieds les corps inertes de gardes qui n'ont pas fait le poids. Les sourires et leurs regards avides de liberté me font du ben. Nous ne nous sommes pas battus pour rien. Nous n'avons pas tué pour rien.

Le gros gaillard qui nous avait emmerdé tout à l'heure est le premier à bouger et à se rapprocher de nous.

- Bravo vous deux ! On va reprendre la suite de l'évasion entre nos mains.

Bluffé par cette reprise de force de ces hommes je ne sais pas quoi lui répondre pendant un instant. J'oscille entre fierté et joie pour ces créatures ce qui m'aide à me reprendre et ne pas montrer tant d'étonnement devant des combattants pour leur survie.

- Pas de problème ! Vous avez pu finir de rassembler tout le monde ? Les commandes sont au bout du couloir en haut des escaliers. Je préfère ne pas me mettre au commande, la nuit est bientôt terminée.

Je lui fait une tape sur l'épaule en lui laissant la place pour qu'il emprunte l'accès et puisse coordonner la suite des événement.

- Je te fais confiance pour t'emmerder avec ses gens jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité.

Je n'attends pas vraiment de réaction de sa part car si elle est négative je le saurais très rapidement je pense. Donc je fais volte-face et prend la direction de l'entré du conteneur géant pour aller accueillir et faire monter le plus de gens possible. On ne sait pas combien de temps ils ont avant qu'une autre équipe de garde viennent en renfort. Il ne va pas falloir s'éterniser ici. Je passe quelques minutes à aider pour l'embarquement des gens et ensuite je me met un peu à l'écart et me rapproche de Kezeno.

- On s'est pas mal démerdé mon gars. Je lui tend mon poing fermé pour un bro-fist de bon aloi. J'espère qu'on se recroisera une prochaine fois, on forme un plutôt bon duo. Retiens toi juste d'utiliser des armes à feux pour tes nuits à venir. On est qui on veut ici, ne fait pas le choix de devenir un tueur.

Nous continuons de discuter comme cela plusieurs minutes jusqu'à ce que tout le monde soit monté à bord et que le transport commence à s'élever dans le ciel. Plus loin dans le hangar je vois le petit que j'ai croisé en début de nuit qui court le long des wagonnets et saute dans tous les sens. Au bout d'une minute ou deux il finit par sentir mon regard posé sur lui puisqu'il se retourne vers moi et me fait de grands signes de la mains. Je lui souris à pleine dents et lève le pouce en l'air, mais je ne pourrais pas discuter avec lui. Lorsqu'il s'approche de moi en courant je rouvre les yeux. Bien plus calme que quand je me suis endormie et de bien meilleur humeur.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Lun 19 Juin 2017 - 4:42
La main de son compagnon s’était posée sur son épaule. Une certaine chaleur s’en dégageait, c’était très apaisant, cela réchauffa le coeur du voyageur. Kezeno ne faisait aucun mouvement, il soupira.
« Il est vivant... heureusement... »
La main de Tommy vient attraper l’arme qu’il tenait en main. Ses muscles était crispés, sans s’en rendre compte, il s’accrochait de toute ses forces à l’arme. Son camarade du forcer un petit peu pour lui faire lâcher, mais sa voix le rassurait, et faisait baisser la pression des doigts sur l’arme.
- « On a toujours le choix. À Dreamland plus qu’ailleurs, parce qu’ici on a le pouvoir. Tu ne veux pas être forcé à tué ? Lâche ton arme et utilise tes chaînes, bats toi à TA façon. De toute façon, t’as même plus de munitions. »
Le chargeur vide était devant ses yeux, son camarade le jeta ensuite au sol. Kezeno tira sur sa cigarette. Il restait silencieux. Il savait déjà tout ce que son camarade lui disait. Mais toute la nuit il avait été pris de court, il n’avait évidemment jamais vu cette facette indomptable de Dreamland, et n’avait peut être pas bien réagi.
- « Je te rappelle qu’on est là pour sauver des vies, pas en embarquer. A notre tour de faire une percée. »
Kezeno eu un petit rire. Il regarda Tommy d’un regard triste et plein de remors.
- « Tu n’es pas blanc comme neige, et si je n’avais pas fais certaines choses, toi comme moi, nous serions morts. »
Il tira a nouveau.
- « C’est pas simple et tu le sais… au moins je sais que ce n’était pas pour rien... »
Il regarda Tommy, regardant ensuite le bouclier, il souria.
- « On se la fait cette percée ? »
Les compères s’approchèrent de l’escalier, Tommy mit le bouclier devant lui, Kez le suivant de près.
- « Je suis prêt, vas-y. »
Ils commencèrent à descendre, il n’était pas tout a fait confiant, il avait même du mal a marcher, il se tenait donc a l’épaule de son ami, évitant ainsi de tomber. Au fur et a mesure de la descente, le son augmentait, la musique du royaume se faisait entendre de plus en plus bruyamment, de plus, la structure du hangar faisait résonner tout les sons, et tremblait à cause des basses. Tommy arriva tout en bas, et s’arrêta net.
- « Un problème ? »
Il lâcha son bouclier, qui s’écrasa lourdement sur le sol, et marcha tranquillement. Kezeno le suivit, et une fois en bas des marches, se rendit de compte de ce qu’il s’était passé. Les esclaves étaient rentrés en force et avait battu les soldats restant. Kezeno était bouche bée face au spectacle, les prisonniers était libéré et heureux, ils ne leur restait qu’a quitter l’endroit en volant, chose peu difficile. Kezeno repris sa marche, se plaçant a côté de Tommy, tenant sa blessure au ventre qui le faisait souffrir.
- « Hmf...j’aurais pas supporter plus de combats... »
Les deux voyageurs étaient au centre de l’attention, tous les regardait, une vivacité a tout épreuve se lisait dans leur regard, ils étaient près a partir, heureux de quitter leur prison. Tout ce que les voyageurs avait accompli durant la nuit n’avait pas été vain. Hundur fut le premier à s’approcher d’eux, il était dans un bien meilleur état que celui dans lequel il l’avait laissé.
- « Bravo vous deux! On va reprendre la suite de l’évasion entre nos mains. »

Kezeno le regardai avec un regard presque fier. Il souria. Il était réellement fier de tout les esclaves qui avaient su se battre eux même pour leur liberté.

- « Pas de problème ! Vous avez pu finir de rassembler tout le monde ? Les commandes sont au bout du couloir en haut des escaliers. Je préfère ne pas me mettre au commande, la nuit est bientôt terminée. »
- « Ouais, dans tous les cas vous devrez gérer seuls. On peut pas grand-chose de plus. »
Tommy lui fit une tape sur l’épaule et se décala pour le laisser passer.
- « Je te fais confiance pour t’emmerder avec ses gens jusqu’à ce qu’ils soient en sécurité. »
Ne perdant pas de temps, Tommy s’éloigna, allant vers l’entrée pour aider les gens a monter. Hundur, pendant ce temps, s’approcha de Kez.
- « T’es dans un sale état dit moi, tu vas survivre ? »
Kezeno tira sur sa clope, et souria, posant sa main sur un wagon pour se soutenir.
- « J’ai l’air si mal en point ? »
- « Ahaha, tu peux le dire mon gars ! Mais ton pote a dit que t’allais bientôt disparaître, tu peux bien survivre jusque là ! »
Ils riaient tout deux. Kezeno tremblait. Comme l’avait dit Hundur, heureusement que la nuit se finissait bientôt. Kezeno mis sa main dans sa poche, regarda Hundur, et sorti son paquet de clopes.
- « Hey...tiens, avec un peu de chance elles disparaîtront pas avec moi. Allez maintenant va piloter ce bordel ambulant, et je comptes sur toi pour ramener tout ces gens chez eux… La prochaine fois qu’on se verra, tu me payeras un verre pour me rembourser ! »
Kezeno parti s’adosser a un mur un peu plus loin, laissant le grand bonhomme bleu rejoindre le post de pilotage. Il était bien content que la nuit se soit terminée comme ça. Il était fier d’avoir pu sauver ces gens. Il souriait comme un idiot, tirant les dernières taffes sur sa cigarette, qu’il écrasa ensuite sur le mur. Tommy s’approcha de lui.
- « On s’est pas mal démerdé mon gars. »
Tendant le poing pour faire un fist bump, Kezeno répondit a son invitation, cognant son poing contre celui de son ami.
- « On a géré comme il fallait. »
- « J’espère qu’on se recroisera une prochaine fois, on forme un plutôt bon duo. Retiens toi juste d’utiliser des armes à feux pour tes nuits à venir. On est qui on veut ici, ne fait pas le choix de devenir un tueur. »
Kezeno fit un regard un peu moqueur, et souria.
- « Je t’aime bien mon gars. Tâchons de devenir des types bien. Il reste beaucoup de gens à sauver, mettons du notre pour faire de Dreamland un endroit meilleur pour tous. Ca te va ? »
La tranquille discussion continua, Kezeno donna ses coordonnés à son camarade, de cette manière, si ils voulaient se revoir, ils pourraient sans trop de difficultés. Les esclaves pendant ce temps, étaient tous rentré a l’intérieur. Kezeno regardait leur œuvres, et se réveilla doucement, ouvrant les yeux. Il se leva, s’alluma une clope et se mis a sa fenêtre.
- « Quel nuit de malade... »
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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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