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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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Kezeno Kalsak
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Lun 16 Jan 2017 - 23:43
- « POURQUOI VOUS ÉTIEZ SORTIS DE LA MINE BANDE DE RATS ?! »
Un coup sec retenti, accompagné d’un cri d’enfant. Kezeno écarquille les yeux.
« ILS FRAPPENT UN GOSSE ? »
- « QUI VOUS A PERMIS DE PRENDRE UNE CAISSE DE NOURRITURE DANS L’ÉPAVE ?! »

Un sifflement dans l’air, pas de claquement cette fois. Une voix très forte hurle.
- « ON EST ALLEZ VOIR SI Y AVAIT DES SURVIVANTS BANDE DE CLOCHARDS ! LAISSEZ LES TRANQUILLES ! C’EST MOI QUI LES AI FORCÉ À SORTIR POUR RAMENER CE QU’ON POURRAIT. »
- « TA GUEULE ESCLAVE ! »

Un enchaînement de bruits sourds se fait entendre. Kezeno se retiens de bouger, il se force a rester immobile, même si la scène se passant plus loin l’énerve au plus haut point.
«Je peux pas laisser faire ça bordel, ils ont pas le droit. CES PUTAINS D’ENFOIRÉS »
Kezeno va bouger, mais la main de Tommy vient se poser sur son épaule. Kezeno sursaute et regarde son camarade, ce dernier semble aussi exaspéré que lui. Mais il le retient, et se retient lui même par la même occasion.
« Putain … pas moyen... »
- « ET CA C’EST QUOI?! OÙ TU TE FOURNIS EN CLOPE, HEIN?! RÉPONDS !! »

Un nouveau coup, plus violent que les autres. Un crachat. La grosse voix de tout à l’heure est plus faible.
- « SUR LE VOYAGEUR. IL ÉTAIT ASSOMMÉ. JE L’AI FOUILLÉ ET JE L’AI TUÉ! C’est tout ce qu’il avait sur lui ce connard inutile. »

Il a bien reconnu la voix, c’est la brute de tout à l’heure. Penser qu’un gros dur comme lui se fait démonter de cette manière en se laissant faire est effrayant pour Kezeno. De plus, il se sent responsable, c’est lui qui avait transporté la caisse de nourriture jusqu’ici, c’est lui qui avait donné une clope au gars, et c’est eux qui leur avait demandé de faire comme si ils étaient morts. Il serre les dents et les poings, tremblant légèrement.
« Faites qu’ils arrêtent et qu’ils se barrent putain. »

Un bruit métallique accompagné de craquement résonne dans les tunnels.
- « ET L’AUTRE VOYAGEUR !? ILS ÉTAIENT DEUX ! »
- « LE SIÈGE CONDUCTEUR ÉTAIT VIDE ! CETTE CREVURE A PAS DÛ SUPPORTER L’ATTERRISSAGE. »
- « ON VA T’APPRENDRE À PRENDRE DES DÉCISIONS COMME ARRÊTER DE TRAVAILLER ET TUER DES VOYAGEURS DE TON PROPRE CHEF ! »

Les coups résonnent dans les oreilles de Kezeno comme si ceux ci ne s’arrêtaient jamais. Ils se mêlent rapidement a des gémissements, parfois eux même mêlé à de petits craquements. Kezeno se mord la main, une créature se fait tabasser pour eux, c’était sans doute pas un saint mais de là à le défoncer de cette manière, c’est trop. Du sang coule sur sa main, il tremble, la main de Tommy se resserre sur son épaule, il souffre aussi. Ce dernier se frappe le front, ils savent tout deux qu’ils ne peuvent rien faire, et ils détestent cela.
« S’il te plaît Tommy me lâche pas...sinon je vais faire une connerie putain, une grosse connerie... »
Une larme perle.Une voix résonne.
- « VOUS AUTRES ! REMETTEZ VOUS AU TAFF ! VU QUE VOUS AVEZ DÉJÀ BOUFFÉ, Y AURA PAS DE SERVICE BOUFFE CE SOIR ! PIOCHEZ BANDE DE PLOUCS ! »
Un ultime coup de fouet et les bruits cessent.

- « Chef, vous pensez qu’il dit vrai ? »
- « Je ne sais pas, mais les esclaves ont déjà assez perdu de temps, nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du retard sur les livraisons, nous renforcerons juste la défense de l’endroit en laissant des patrouilles. Que 4 hommes restent ici, et qu'ils n'hésitent pas à être violent ! Les autres, suivez moi, nous allons voir les épaves d’un peu plus près. »
- « Très bien chef ! »

La majeur partie des effectifs sur place partent, seuls 4 gardes restent. Kezeno regarde Tommy, et se lève, laissant quelques gouttes de sang couler au sol. Il chuchote.
- «Je dois allez voir comment ils vont. Reste ici si tu veux, moi j’y vais. »
Kezeno commence à marcher le plus discrètement possible en direction de l’entrée de la mine. Bien résolu à en découdre, il enroule a nouveau ses chaînes normales, puis les barbelées, écoutant attentivement les bruits de pas, au cas ou certains d’entre eux avanceraient vers lui.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 18 Jan 2017 - 0:31
Après le dernier coup, la discussion tourne court et les gardes établissent un mode de fonctionnement sûr de comment ils vont agir tant qu'ils seront ici. Le fait qu'ils laissent ici 4 hommes montre qu'il ne sont pas venus les mains dans les poches, cela fait peut-être même partie de la procédure dont avait parlé le gars à la radio la première fois. Ces gardes ont bel et bien des casques comme les nôtres au vu du volume de leurs voix lorsqu'ils ne discutent qu'entre eux. Je cherche à distinguer des bruits de pas, des coups de pioches et autres bruits de pierre, mais rien n'y fait, je n'arrive pas à les entendre partir. Et impossible de savoir combien sont partis avec le "chef" de cette troupe.

A côté de moi Kezeno a eu bien du mal à se contenir pendant toute la scène que nous avons supportée de loin. Je me sens moins seul et surtout content de ne pas tomber sur un voyageur killer, un psychopathe ou autre malade que l'on peut croiser. L'image d'un voyageur zombie me revient à l'esprit et me provoque une sueur froide en même temps qu'il me fait me ressaisir. Aussi, je ne laisse pas Kezeno agir quand il tente de se lever après avoir annoncé qu'il va aller voir ce qui se passe. Sans le ménager je ne lâche pas ma prise sur son épaule et l'oblige à rester agenouillé derrière les caisses. L'attirant vers moi, ma bouche tombe quasiment juste à côté de son oreille ce qui me permet de parler vraiment bas.

-Pas tout de suite ! Attends un peu banane !

Oui on va y aller, mais faut attendre que les autres s'éloignent déjà et être sûr de ne pas mettre les prisonniers en danger inutilement. Je le retiens derrière les caisses quelques minutes de rude patience pour nous deux avant que je lui fasse part de mon plan. L'idée étant d'avoir les quatre mafieux le plus rapidement, je pense à quelque chose d'assez rapide et surprenant.

-Moi je vais me foutre dans le wagon faire du bruit histoire qu'ils viennent voir. Toi tu restes là et tu attends que je bouge. Essaye de voir si il y en a plus d'un qui vient vers moi. Dans le cas où ils viendraient tous, tu leur sautes dessus quand je bouge, sinon tu fonces vers l'entrée pour gérer ceux qui y seront restés.

De l'autre côté de notre planque, toujours vers l'entrée on peut entendre certains de gardes discuter de sujets inintéressants alors que d'autres usent leurs mégaphones sur les prisonniers. Des coups de fouets claques à plusieurs reprises et me font serrer les dents à plusieurs reprises en m'imaginant à la place des mineurs.

En attendant une réponse je retire ma veste qui me gêne plus qu'autre chose à être imbibé de sang à l'épaule comme elle l'est. Mon t-shirt n'est pas en reste, mais je me vois mal me balader torse nu et je serais toujours plus libre de mes mouvements. Une tape sur l'épaule de mon camarade je me prépare à lui donner le signal du départ pour me faufiler jusqu'au chariot et grimper dedans. En desserrant la chaîne qui me retient l'épaule je pourrais faire un boucan d'enfer.

En espérant les voir arriver, ou bien réagir au bon moment je pourrais assommer ceux qui se pencheront sur la cargaison du wagon. En tout cas, si ils sont deux, car dans le cas où ils seraient plus nombreux il va falloir que je me prépare à bouger un peu plus vite, car je serais un maximum à découvert. Si tout se passe bien nous pourrons donc gérer la situation en un temps record et empêcher qu'un signal soit lancé. Un peut trop de "mais" dans ce plan, mais on a pas le temps de faire mieux il me semble.

Quand on aura réussi à faire cela on pourra se fringuer et s'armer de façon potable en attendant le transport. À ce moment-là on pourra commencer à démuseler les esclaves et se préparer un vrai plan pour la suite des événements. Plus qu'à espérer que l'on ne se fasse pas plomber le cul par inadvertance lors de la première étape du plan.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 18 Jan 2017 - 23:25
«Bon, plus qu’à attendre qu’il fasse ses bruits, je vais tout de même essayer de lui rendre la tâche plus facile. »
Kezeno se retourne une dernière fois ver son ami qui se hisse dans le wagon, et lève le pouce avec un sourire, comme pour lui dire que tout va bien se passer, par ce fait, il tente de rassurer son compère autant que lui même. Il s’engouffre donc dans les tunnels, rasant les murs et se concentrant pour repérer les pas qui arrivent. Son partenaire commence à faire son bordel, au loin , on peut entendre les voix des gardes qui s’interrogent sur la provenance de ces bruits fort inhabituels.
- « C’est quoi cette merde ? D’où ça vient ? »
- « Devrait pas y’avoir d’esclaves dans ce coin là, si ? »
- « Nan devrait pas. Viens avec moi on va voir. »
- « Ok, on vous laisses les esclaves les gars. On revient vite. »
« Très bien, deux gars se ramènent dans notre direction, ça veut dire que y’en as plus que deux là bas ! »
Kezeno prend un des tunnels adjacent à un embranchement, afin d’éviter les gardes allant dans la direction de Tommy, il marche discrètement, mais d’un coup, ses chaînes heurtent une pioche posée contre le mur. Le clinguement alerte les gardes, ces derniers ne sachant plus ou aller se séparent.
- « Je vais voir par là, continue de suivre les bruits, je check vite fait et je te rattraperais. »
- « Ok, à tout à l’heure. »

Kezeno se dépêche de se trouver une cachette, derrière d’autres caisses, remplie des mêmes matériaux que toutes les autres, il suit de l’oreille les pas du mafioso s’approchant de plus en plus.
« Dès qu’il arrive à mon niveau je lui saute dessus et je lui fous une droite. »
Les pas s’approche lentement, le gars est prudent. Kezeno reste aux aguets, n’importe qui pourrait arriver. Et n’importe qui ça veut aussi dire des gardes. Un pied apparaît dans son champ de vision, il bondit sur son adversaire qui n’a que le temps de pousser un petit cri avant de se faire renverser et de se prendre un poing d’acier en plein dans la machoire. L’adversaire sonné, Kezeno l’étrangle avant qu’il ne reprenne ses esprits, le faisant ainsi sombrer dans une profonde inconscience.
« Pfiou, j’ai un peu de temps devant moi avant qu’il se relève. »
Kezeno le déshabille, et troque ses vêtements pour ceux du mafieux, allant même jusqu’à mettre le chapeau sous le casque, et n’oubliant ni ses clopes, ni son briquet, et surtout pas les clés. Il utilise ensuite ses vêtements pour attacher les membres de l’ennemi, et le bâillonne. Il attrape l’arme et le mégaphone puis cette fois repart un peu plus tranquillement.
« Bon le seul problème c’est que ma peau est pas tout a fait de la même couleur que celle de l’autre glandu, mais bon au moins j’ai le costume, et avec de la chance ils remarqueront pas sur le coup. »

Il est proche de l’entrée de la mine, il se colle au mur pour regarder plus précisément où se trouvent ses cibles, tout deux sont occupés à fouetter des esclaves, Kezeno serre les dents, mais ses yeux sont attirés par une forme massive adossée au mur, quelques mètres derrière un garde. C’est la brute, il semble mal en point.
« Putain ça va chier. »

Il regarde plus près de lui, son plan est simple, il va s’approcher en passant de caisse en caisse pour rester discrèt. Puis une fois à bonne distance, il essaiera de prendre l’un des esclavagistes en otage pour qu’ils se rendent.

Il avance discrètement vers les premières caisses, tout se passe bien jusque là, la deuxième aussi, mais une fois à la troisième, cela se corse. L’un des gardes passe devant lui, sans le voir.
« Bordel je me croirais presque dans Metal Gear Solid, bon après j’ai pas de carton. »
Il sourit tout seul comme un idiot, mais pas le temps de faire le con, laissant le garde passer devant lui, il déroule un chaîne de son bras, attache son arme à sa ceinture, et fonce vers son ennemi, passant la chaîne autour de son coup, et serrant autant qu’il peut. Des gargarismes se font entendre, il se débat, son collègue se tourne vers Kezeno en pointant son arme. Mais bien caché derrière son otage, il ne bouge pas… son otage se débat et lui donne des coups de pieds, il n’est peut être pas tant à l’abri que ça en fin de compte.
- « Aïe ! Putain mais tu vas t’évanouir merde ?! »
Kezeno serre d’autant plus ses chaînes, et l’otage ne tarde pas à s’évanouir, il le retient pour ne pas qu’il tombe, puis hurle à l’autre mafieux de lâcher son arme et de se rendre. Les esclaves sont tous retournés vers eux, regardant la scène de leurs yeux pleins d’espoirs, mais aussi pleins de peur.
Le mafieux attrape un esclave qui se trouvait près de lui et s’en sert aussi comme otage.
- « Comme ça on est deux ! Tu veux pas avoir la mort de ce type sur la conscience ! »
- « Et toi tu veux celle de ton ami?! »
Il pointe son arme sur la tempe de son otage, et dit d’un air satisfait.
- « Je vais le faire petit gars. Moi j’ai pas peur de tuer. Surtout pas un de nos esclaves. »
Kezeno met une main sur son arme, prêt à dégainer, mais pour le moment, si il fait un mouvement c’est la mort assurée pour la pauvre créature. Il grince des dents.
- « Je suis prêt à le tuer aussi, je n’ai eu aucun regret à tuer ceux qui étaient dans le camion. »
Ce n’est pas totalement vrai, mais au moins cela semble avoir un peu d’effet sur l’ennemi qui semble devenir hésitant.
- « J’Y CROIS PAS UN SEUL INSTANT ! »
Il tire dans le pied de son otage, qui crie instantanément de douleur, et point ensuite son flingue vers Kezeno.
- « Et moi tu me crois alors petit con ?! »
Kezeno serre les dents, son ennemi est prêt à tuer, mais lui ne l’est pas.

Une masse surgit de derrière le mafieux, c’est la brute, il s’est relevé, et d’un violent coup de poing-marteau, il fracasse littéralement le crâne du malheureux mafieux, le mettant instantanément au sol.
- « Moi non plus je n’ai pas peur de tuer, surtout pas un gars comme toi. »
La brute crache du sang sur son ennemi, avant de s’effondrer de nouveau.
Les esclaves se ruent tous vers eux, les uns aidant celui qui était pris en otage, d’autres crachant à leurs tours sur le mafieux, gisant raide mort sur le sol. Kezeno lâche son ennemi et s’approche de son sauveur, déjà relevé par d’autres esclaves.
- « Merci, je sais pas comment j’aurais fais sans toi, ça devenait tendu. »
La brute tousse.
- « T'étais déjà ridicule de base, mais alors avec ces fringues c'est le pompon. »
Kez rit un peu.
- « Je peux savoir ton nom ? »
- « Je suis Hundur. Et toi voyageur ? »
- « Kezeno, tu veux une clope ? »
- « Je peux pas dire non à ça. »
Ils sourient tout deux, Kezeno lui sort une clope et lui allume, avant de repartir dans la direction de son ami.
- « Je reviens, mon ami à peut être besoin d’aide ! »
Il court dans les tunnels, espérant que son ami soit pas dans un plus mauvais état qu'avant.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 20 Jan 2017 - 2:36
Merci le casque je peux profiter de tout ce qui se passe et notamment du bruit qui attire l'attention des gardes... Sans trop d'erreurs je suis à peu près sûr qu'il s'agit de l’autre enchaîné, ce qui me fait pousser un soupir de déprime quand je repense à ce que je lui avais demandé. À la distance où il se trouve je suis quasi sûr qu'il a bougé de derrière les caisses. Ça aurait été tellement simple si il avait pas bougé, mais non, maintenant on en a chacun un au cul et on se retrouve à perdre du temps bêtement. En parlant de temps, il en met du temps à arriver cet abrutie de garde, mais des bruits de pas se font entendre et résonnent dans la galerie. Un choc et des couinements secoués de sanglots, avant un coup et des paroles.

-Laissez les.. tranquilles... Lâche-t-il entre deux pleures.

-Gamin débile ! Qu'est ce que tu crois faire ?

-Il s'assure de pouvoir partir d'ici.

Le mec se retourne, mais ne voit rien. Face à lui il n'y a qu'un grand voile blanc, mais il lève tout de même son arme et tire deux fois dans la direction où il croit que je suis. J'ai eu le temps de sortir du chariot et de marcher jusqu'à eux aussi discrètement et rapidement que je le pouvait. Cloud nous englobe tout les trois, mais ayant tourné sur le côté quand il a pivoté, la première chose que je fais c'est saisir le gamin derrière lui, sauf qu'il perçoit le mouvement et fait volte face pour se prendre mon genoux dans le ventre. Plié en deux il tombe net. Le gamin est accroché à moi comme un bébé paresseux à mère et je prend du temps pour le rassurer en lui affirmant qu'il est hors de danger. Pour le remettre de ses émotions je lui demande de m'aider à faire sortir tout le monde de là.

-Tu connais mieux les galeries que moi, viens, on va faire sortir tout le monde.

-O-Okay. Me lance-t-il après un dernier reniflement.

Attrapant la tête du garde après lui avoir fait tomber le chapeau et le casque je le cogne une fois contre le wagonnet pour l'assommer un bon coup. Je pense à lui retirer son collier en un tour de clef, mais je me rappelle que ce n'est pas moi qui les ais. Il me guide tout de même dans les galeries où je promet aux premiers esclaves que l'on croise qu'ils vont partir d'ici et qu'ils doivent aller chercher tout les mineurs qu'ils croisent dans la mine. Une fois que le mouvement est lancé et que les rendez-vous sont lancés pour se retrouver à l'entrée de la mine je repasse par l'endroit où le type est toujours à terre. Je retire mon t-shirt et me fait un véritable bandage avec au cas où ma plaie voudrait se rouvrir. J'enfile ses fringues et le laisse en caleçon alors que je me retrouve avec une chemise et son chapeau, mais je garde mon pantalon et mes godasses. Le gamin toujours à mes côtes nous partons vers l'entrée et croisons Kezeno en chemin et je lui indique que tout va bien. En arrivant dans l'entrée je vois que les autres mecs ont été assommé et bien entravés dans leurs mouvement en cas de réveil.

-Mec, t'aurais la clef s'il-te-plait ?

Pendant qu'il la cherche je me dirige vers la grosse brute de tout à l'heure qui profite d'une clope adossé au mur. Me posant comme lui, je lui demande une taf avant de le remercier pour ce qu'il a fait pour le gosse et pour nous. Je tire une fois et relâche doucement la fumée alors qu'il allait répondre avec un regard trop sérieux sur sa face.

-Tais toi, pas la peine de refaire genre que t'as fait ça pour toi. Je le sais bien. Mais t'as le beau rôle pour une fois donc profite. Comme quoi ça peut servir d'être un gros bras.

Sur cette dernière phrase je me relève, lui tends sa cigarette qu'il reprend en baissant la tête et en souriant. Je lui tape gentiment l'épaule du poing et me dirige vers les autres mineurs de l'entrée.

-J'ai fait venir tous les mineurs de cette mine ici. Alors, quand est-ce que vous pensez que notre transport va arriver ?

-Dans peu de temps je penses. Vu le temps qu'on met pour quitter la mine après le travail et le fait qu'il vont arriver plus vite avec l'idée de fuir d'ici, je pense qu'ils devraient arriver un peu après que tout le monde soit là.

-Ok, parfait. Et comment se passe la récupération des minerais ?

Là il m'explique que toutes les mines ramènent des chariots de minerais sur les rails jusqu'au centre du cratère et ceux-ci sont récupérés un par un. Encore une fois l'info est parfaite. Je lui indique qu'il ne va rien falloir changer aux pratiques habituelles et donc qu'il faut absolument ramener des wagons ici pour les préparer à partir. Ensuite, je m'écarte de l'entrée pour retourner vers Kezeno et lui expliquer le plan auquel je pense. Il va falloir que, soit on se planque dans l'un des wagons pour se faire charger et foncer sur le toit du véhicule pour en prendre le contrôle. Soit, nous accompagnons les wagons en priant pour être pris pour des garder et aller discuter avec les conducteurs et prendre le contrôle par la force. Dans les deux cas, l'idée est de vider le contenu de la remorque, récupérer tous les mineurs en les grimpant dans la remorque et on les fait sortir en espérant pouvoir aller le plus loin possible avant de nous réveiller.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Lun 30 Jan 2017 - 22:53
La silhouette de Tommy apparaît dans le tunnel, accompagné de celle d’un enfant.
« Ah, le voilà ! »
Il lui dit que tout va bien, et tout les trois partent en direction de l’entrée. Sur la route, Kezeno lui explique ce qu’il s’est passé, et comment Hundur a sauvé la situation. Kezeno remarque que son camarade a eu la même idée que lui, et tout deux ressemble dorénavant à des membres de la pègre.
Il dit en prenant une voix rauque et en imitant un accent italien.
- « Alors parrain, on fait quoi maintenant ? »
Il rit un peu, et arrive à l’entrée de la mine. Il regarde Tommy en souriant.
- « T’as vu je m’en suis bien sorti . »
- « Mec, t’aurais la clef s’il-te-plaît ? »
- « Ouais bien sur attend, elle doit être dans une de mes poches. »

Kezeno commence a farfouiller dans les poches de son futal, pendant que son ami s’éloigne et rejoint Hundur. Kezeno sort ses clopes de sa poche en même temps que la clé.
« Allez, j’en profite ! »
Il s’en allume une, et commence a fumer tout en agitant les clés.
- « Monsieur tu peux me libérer ? »
C’est la jeune créature qui accompagnait Tommy. Kezeno baisse la tête pour le regarder, et lui sourit tendrement.
- « Salut petit, je sais pas trop, t’as été gentil ? »
- « Bah bien sur que j’ai été gentil ! »
Kezeno s’accroupit, et d’un coup de clé, libère le pauvre gamin de son étreinte.
- « J’espère bien que t’as pas menti, ah oui et sinon, tu vois le casque là-bas près du méchant garde ? Récupère le et enfile le ça va te faire du bien aux oreilles ! »
- « D’accord monsieur, merci ! »
- « Allez file, t’as mieux à faire que de te détruire les poumons avec moi. »

Il tire une taffe et souffle en regardant le petit courir prendre le casque, puis il se relève, et regarde ce que fait son ami.
« Tiens, il cause. »
Kezeno s’approche de lui, alors qu’il parlait avec un groupe de mineurs, histoire d’entendre ce qu’ils racontent.
- « ...que vous pensez que notre transport va arriver ? »
« Ah, j’imagine qu’ils parlent de comment on va se barrer de cet endroit. »
- « Dans peu de temps je penses. Vu le temps qu'on met pour quitter la mine après le travail et le fait qu'il vont arriver plus vite avec l'idée de fuir d'ici, je pense qu'ils devraient arriver un peu après que tout le monde soit là. »
- « Ok, parfait. Et comment se passe la récupération des minerais ? »
Les mineurs leurs expliquent que toutes les mines ramène les chariots de minerais au centre du cratère, pour la récupération.
« Hm, donc on prend les wagonnets. »

Tommy s’approche de lui et lui explique ses différents plans. L’un consiste a se cacher dans un wagon et prendre contrôle du véhicule depuis l’intérieur, et l’autre a faire semblant d’être des gardes.
- « Ouais bon je suis pas trop hésitant sur mon choix, on va se cacher sous des cailloux ce sera plus sur.  Et sinon, je garde les clés pour le moment, j’ai enlevé le collier du petit mais on enlèvera ceux des autres plus tard, sinon on sera grillé très vite, et on se fera canarder. »
Il tire un taffe sur sa clope, et souffle sa fumée dans le ciel. Il regarde ensuite son ami et lui tend la cigarette.
- « Tu veux la fin ? »

Les prisonniers arrivent de partout, poussant leurs lourds chariots rempli a ras bord.
- « Viens, on va se trouver deux chariots pas trop loin l’un de l’autre et on va se cache sous une petite couche de caillasse. »
Ils cherchent des chariots dans lesquels ils pourraient se glisser, et une fois trouvé, s’allonge dedans.
- « Bon mec, si le plan capote tiens toi prêt a péter des gueules, et si le plan marche, soit aussi prêt ! On se revoit tout a l’heure, bonne chance !»
Il lève le pouce en direction de son ami, puis aidé des prisonniers, se retrouve sous quelques kilos de minerais.
« Ca pèse 1 tonne cette merde ! »

Il ne bouge pas, se laissant amener a l’endroit de récupération, il patiente. Quelques minutes plus tard, un bruit de véhicule, bien plus puissant que les bruits des camions.
« Ca doit être un sacré véhicule. »
- « Salut salut bandes de gueux ! Dépêchez vous de monter ça dans l’camion on a pas d’temps à perdre ! »
« Putain, pressé le mec, mais il s’attend pas a notre coup le saligaud. »
Kezeno sourit.


Un gros bruit de soute qui s’ouvre, et les chariots sont montés dans le gigantesque camion, sous la supervision des gardes.
Quelques minutes plus tard, la soute se referme. Entendant des voix autour de lui, Kezeno attend qu’elle soit partie pour commencer a se dégager. Il essaye de retirer les minerais de lui discrètement, mais étant donné le poids de ces derniers, c’est une mission délicate. Une fois ceci fait, il se lève, et regarde autour de lui, les parois sont en acier et semblent très solide, et dans cette immense salle sont disposés une quantité phénoménale de chariots.
Kezeno écarquille les yeux et grimace.
« Bon le plan s’est déroulé sans accro, maintenant COMMENT JE FAIS POUR RETROUVER TOMMY ! »

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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Jeu 16 Fév 2017 - 12:27
Sa réponse enregistrée je tire une taf sur la fin de clope qu'il m'a tendu, mais je suis un peu déçu qu'il choisisse l'alternative la plus sécur'. Je leur donne à chacune un taux de réussite approximatif de 50%, c'est peu, certes, mais il y a trop de choses qu'on ne connait pas. Que ce soit le fonctionnement du transport, notre capacité à ne pas nous faire découvrir et le nombres de mecs qui vont garder les lieux pendant le chargement. Tout le monde se rapproche de l'entrée de la mine, plus que jamais prêt à fuir de cet endroit. Les wagons se remplissent et mis en file indienne. Voici venu le moment de monter dans nos carrosses, pour le meilleur et pour le pire. Les kilos de caillasse que l'on se prend sur le dos ne sont pas vraiment très confortable, comme matelas ou comme couverture, mais cela ne devrait pas durer très longtemps. Des propulseurs se font entendre.

Il y a un temps de latence entre le moment où l'on peut entendre les premiers gardes crier des ordres et des insultes aux captifs et l'instant où nous pouvons entendre le transport toucher le sol dans un grand bruit d'acier que les moteurs amortissent à peine. La grotte résonne, le sol tremblent et les chariots aussi avant de s'activer sur les rails pour commencer leur progression au travers du cratère. Des voix, des insultes, des cris, certains n'arrivent pas à retenir des supplications alors que nos transports escaladent une rampe qui semble prendre le relais par rapport à la force de poussée des humanoïdes. Les fouets claquent, les gardent gueulent qu'il leur manque des hommes, ils le savent, des cris retentissent, mais finissent par être étouffés par la pressurisation de la soute qui signal selon moi un départ imminent et le début des hostilités.

Lentement d'abord, puis de plus en plus énergiquement pour finalement ne pas être discret du tout je m'extirpe du tas de minerais qui me servait de camouflage, mais alors que je ne suis libre que jusqu'à la taille, le chariot se remet à bouger et commence à avancer vers un tas de pierres noircies aux angles et contenus parfois brillants où les chariots sont vidés sans aucune délicatesse. En me dépêchant de passer les jambes par dessus bord pour sortir de la je m'assure une sortie et commence à découvrir l'endroit retenue. Une fois sur le sol de la cale je commence par être épaté par la taille de l'engin avant de m'attarder sur les tapis roulants vers lesquels sont acheminés les chariots, des sortes de tapis de tris qui mènent vers des conteneurs qui ressemblent plus ou moins à des chaudrons de fonderie d'un format transportable. Un gain de temps sûrement, un près travail avant une division, de la qualité dû à des mélanges de composants pour vendre plus de matière à moindre coups tout en explosant le bénéfice... Tous mes cours de ventes et les divagations de mon esprit me mènent à ces théories fumantes alors que mon seul et unique but pour le moment est de retrouver Kezeno alors que je remonte les chariots en les cognant de l'extérieur du poing.

Étrangement c'est mon épaule qui se fait cogner et en me retournant je fais presque un salut militaire convenable pour faire face à un duo de gars qui me font face et semblent suspicieux vis à vis de mon comportement. Ils commencent par me demander ce que je fous à me déplacer à moitié accroupie au milieu de la soute et je leur répond que je vérifie les chariots au cas où.

- "Au cas où" quoi ?

Ils haussent leurs sourcils avec une synchronisation parfaite et je ne sais pas pourquoi... Mis à part en poussant le mensonge loin, j'ai peur que ça ne passe pas bien. Mais comme tout notre plan est plutôt quitte ou double, je prend sur moi de leur mettre sous les yeux le fait qu'ils n'ont pas retrouvé les deux voyageurs qui ont foutu le boxons dans cette mine. Et même si ils peuvent s'être réveillé ou mieux, être mort. Il est possible que ces deux types super malins se soient introduits dans le vaisseaux pour partir d'ici vu qu'on les crois morts.

-Du coups, bah... Je cogne.

Les sourcils en face de moi se sont rabaissés avant de se froncer pour finalement s'écarter d'étonnement comme toute personne normal devant un raisonnement connement plausible.

-Pas con... Mais t'es nouveau ou bien ? Me semble pas t'avoir déjà vu.

-Ouai je suis arrivé il y a deux nuits.

La réaction est immédiate, celui plus en arrière sort son arme et me vise alors que le l'autre descends juste sa main vers sa ceinture prêt à dégainer. Ils font chacun deux pas en arrière comme pour se mettre hors de porté. C'est le plus dangereux qui rouvre le dialogue, par vraiment de façon courtoise.

- Tu te fous de notre gueule !? Qui parle en nuits ici à part un fucking voyageur ?!

- Ba heu... Je sais pas, chez moi on...

- Ferme ta gueule !

- Du calme Tono ! Mais il a pas tort. Dit-il en se tournant vers moi. Retire ton casque qu'on vérifie un truc.

Cloud qui était planqué sous les wagons remonte dans mon dos en même temps que je lève le bras gauche vers mon crâne. Ma main agrippe l'arceau du casque anti-bruit et je le retire d'un coup sec pour le leur balancer quand le nuage me recouvre le poing. En tentant de viser celui qui était en retrait je le met juste entre les deux. Surpris par le geste il sautent chacun d'un côté et l'un dégaine enfin quand l'autre a déjà tiré sur le wagon devant lequel je me tenait. Je pense qu'une nouvelle balle ne me passe vraiment pas loin. Il me faut encore travailler mes départs car une troisième part et cette fois je dois tendre le bras avec Cloud compacté au bout pour bloquer le tire. La sphère blanche s'étire d'un seul coup et percute le pistolet qui s'envole des mains de son propriétaire.

Une nouvelle détonation retentit alors que je me jette sur le mafieux désarmé. Ma main libre grande ouverte je lui attrape la face et plaque le tout contre le sol quand il tombe sous mon poids. L'autre gars recule alors que j'entends le grésillement d'une radio.

-Intrus ! Je répète on a un intrus à bord ! Voyageur dans la soute !

Nouveau tire alors qu'il range le communicateur, mais je suis déjà remis en course. On ne peut pas se permettre de laisser un gars conscient tant qu'on a pas fait rentré tous les prisonniers dans cette remorque volante. Un clique de sa gâchette annonce un manque de munition ou bien une arme enrayé et de rage il la lance dans ma direction avant de se mettre en garde, un couteau à la main. Cloud se divise et alors que le premier reste autour de mon poing fermé , le second tombe en un épais nuage. L'idée n'est que de surprendre une nouvelle fois car juste avant de sortir de la purée de pois je saute vers l'avant. L'Arcus est étendu au bout de mon bras et en retombant je l'abat comme une épée sur mon adversaire. Il le bloque en croisant les bras au-dessus de sa tête, mais se laisse surprendre quand il se ramollie soudainement pour le laisser au corps à corps avec moi.

Sans plus réfléchir il abaisse les bras pour abattre à son tour ses poings sur moi mais le second Cloud est déjà sous la forme Lenticularis. Je me plie vers l'avant pour me prendre ses coups sur le dos et l'orage éclate au même moment. Un grondement sourd instantanément suivie par la foudre qui pour m'atteindre doit obligatoirement le traverser. C'est une chatouille qui m'atteint car il a encaissé toute l'énergie, mais n'a apparemment pas apprécié la chose. Il tombe à genoux avant de rester inconscient sur le sol. Sans plus m'attarder sur son cas je me relève et trouve enfin Kezeno qui déambule plus loin entre les chariot. Tout en gueulant je m'élance vers des escaliers qui semblent amener vers la suite du vaisseau.

-On bouge ! Ils savent qu'on ait là ! Gaffe à toi !

Arrivant d'un escalier proche de lui je vois des types en costards qui arrivent.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 24 Fév 2017 - 2:01
Il commence a se déplacer lentement, cherchant plus a retrouver son camarade qu’a être discret il fait cependant attention aux bruits environnant, autres que ce que le vaisseau produit.
- « Bon, bon, bon, ou il est ce con ? »
Des bruits de pierres se font entendre au loin.
- « Ah bah c’est sans doute lui ça. »
Kezeno commence a marcher dans la direction des bruits, cette fois de manière un peu plus discrète, mais aussi un peu plus rapide.
« C’est vraiment gigantesque bordel, comment un truc aussi grand fait pour voler ? »
Kezeno se trouve bien chanceux de posséder un casque antibruit, car les sons produit par les moteurs du véhicules volants sont particulièrement forts.

Il avance prudemment quand tout à coup, un clinguement se fait entendre, et les wagonnets commencent à avancer lentement devant lui.
- « Oulah, c’est quoi ce bordel ? »
- « Hein t’as dis quelque chose ?»
Kezeno se cache derrière un wagonnet en entendant une voix qui lui est totalement inconnue.
- « Nan Tono, rien du tout. »
« Putain putain putain arrêtez de bouger chariots de merde ! »
Avançant comme un canard, suivant le chariot pour reste discret le temps que les deux gardes venant d’apparaître s’éloignent à nouveau de lui.
« AAAAH, BARREZ VOUS PUTAIN BARREZ VOUUUUUS ! »
Hurlant intérieurement face à la situation, priant pour que les gardes s’en aille, il est en panique et son coeur palpite dans sa poitrine, battant plus vite à chaque bruit de pas de ses emmerdeurs.
Ces derniers marchant plus vite que les wagonnets finirent par s’éloigner de lui, et une fois hors de leur portée, il se laisse tomber sur le cul, tout en soupirant.
« Enfin ! Putain j’ai mal aux jambes maintenant ! »
Il se relève, soulagé de ne pas s’être fait chopper aussi rapidement, et continue très lentement son avancée, choisissant de partir cette fois ci dans une direction opposée à celle des gardes.
« J’espère qu’ils ne sont pas beaucoup parce que sinon on va vite se retrouver dans la merde nous, faites qu’il soit aussi discret que moi ! »

Un coup de feu retenti derrière lu, suivi de 4 autres peu après, il se retourne dans la direction, l’air déçu mais un grondement le surprend.
- « Putain de merde... et moi qui faisait de mon mieux pour pas me faire repérer ! Ca va chier! »
Il avance résolu ne cherchant plus à être discret, droit dans la direction des bruits, quand un Tommy sauvage apparaît, courant tout en gueulant.
- « On bouge ! Ils savent qu’on est là ! Gaffe à toi ! »
- « Ouais j’avais pas entendu ! »

Il repère du mouvement à sa droite, au niveau d’escaliers un peu devant lui. Il court aussi vite que possible dans d’autres escaliers, suivant son ami.
- « Grouille grouille grouille ils sont derrière nous ! »
Montant les marches, une idée lumineuse lui vient, il décroche toutes les chaînes enroulées autour de lui, les laissant tomber lourdement dans les marches, espérant gagner ne serait-ce qu’un peu de temps dans leur poursuite.
- « Va à gauche ! Les autres escaliers étaient à notre droite ils vont forcément arriver de par là !  »

S’engouffrant à gauche, Kezeno court de façon à être devant son camarade blessé, deux mafieux arrivent en courant au détour d’un couloir devant eux, armes dégainées.
- « Arrêtez-voOAAH! »
Ne laissant pas le temps à ses ennemis de finir leur phrase, il leur à foncé dessus tout en baissant les bras, et faisant sortir des chaînes qu’il enroula en un instant, chacune sur un pied de ses agresseurs, il fit une percée en bousculant les deux créatures, et une fois derrière, tira violemment les chaînes, faisant tomber les deux gardes déjà déséquilibré par la bousculade. Dans son enchaînement, il décroche à nouveau ses chaînes, et attrape rapidement une des armes que les gardes ont fait tombé.
- « Pas de temps à perdre Tommy ! »
Il pointe son pistolet vers la tête d’un des mafieux, l’interrogeant quand à la direction de la cabine de pilotage.
- « Okay mec, on fonce et une fois la bas, on aura l’avantage. »
Courant dans la direction indiquée par la créature, Kezeno engage la discussion avec son camarade.
- « Bon, je t’ai pas précisément expliqué mon pouvoir, et je me dis que ça serait mieux que tu le sache si besoin, même si je pense que t’as pigé le principe, je peux créer des chaînes à partir de n’importe ou sur mon corps, j’ai ma limite mais elle est plutôt grande donc ça va, et tant qu’elles sont liées à moi je peux les contrôler à ma guise. Et toi ça consiste en quoi ? Parce que jusqu’à maintenant tout ce que j’ai vu c’est que tu pouvais chier de la brume et que t’avais un nuage qui traîne toujours derrière toi ! »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mar 28 Fév 2017 - 0:40
Je dois quand même l'avouer ce mec est loin d'être dégueu, c'est même plutôt l'inverse. Il a une bonne maîtrise de ses chaînes et de bonnes idées sur les différentes façons de les utiliser. Nous perdons quelques secondes obligatoires en interrogeant l'un des gardes même si j'aurais plus été d'avis de foncer vers l'avant du vaisseau, le plus haut possible. Il serait logique que la cabine de pilotage soit là-bas. Pendant qu'il pointe le mafieux avec son arme je cours vers l'entrée symétrique à celle par laquelle nous sommes rentrés. Bonne pioche, un trio est en train de grimper les escaliers quatre à quatre. Malheureusement pour eux ils font assez de bruits pour que je saches à quel moment ils sont au bout de leur ascension et c'est à ce moment là qu'un Arcus se met en travers du cadre de la porte. Bloqué sur le mur il y a peut de chance que ça bouge. Effectivement, le premier ne s'y attendait pas et le nuage au niveau de sa tête le sonne un bon coups. Il commence à tomber à la renverse, mais ses camarades le relève en lui demandant ce qui se passe.

Cloud disparaît de l'encadrure et c'est moi qui y apparaît, les poings rapprochés l'un contre l'autre, tout deux recouvert d'un épais gant blanc. Dans ma tête je me refait une scène d'un très grand manga où le héro balance un rayon bleu en concentrant de l'énergie entre ses mains. Un sourire aux lèvres, je lâche une sorte de kiai en dépliant les bras alors que les deux Cloud s'étendent et repoussent complétement les trois gardes qui tentaient de nous rejoindre. Ils dévalent les escaliers en se percutant les uns les autres. Une fois en bas ils ne semblent pas demander leurs restes et ne bougent plus vraiment. Je les espère assommés sans vraiment avoir envie de descendre vérifier. Les deux en bas, ceux que les chaînes de mon camarades ont mis k.o. et ceux-ci, nous arrivons déjà à 7 gardes. En estimant qu'il y'en a deux au poste de pilotage, nous ne devrions pas être trop mal partis. Ils ne vont pas être une armée pour un simple cargo.

Kezeno m'appelle, il vient de finir son interrogatoire et m'invite à le suivre en s'engouffrant dans la coursive suivante. Il entame une discussion qui est pertinente en soit pour établir une stratégie et pouvoir nous coordonner, mais je me vois mal expliquer mes capacités. Ce que je ne crois pas avoir déjà fait en fait. Pas que je me souvienne en tout cas. Mais bon pour le coups je vais faire une entorse à cette non-règle qui n'a jamais été brisé. Mais quand je m'apprête à parler j'entends un autre bruit de course qui n'est pas le notre. Le timing est parfait.

- Regarde. Avec l'Arcus, je lui montre mon poing, je frappe fort. Au détour du couloir le premier garde qui arrivait se mange un nuage dans le nez et tombe net. Le second saute en arrière et nous met en joue. Ou bien je frappe loin. Le second coups d'Arcus part alors que je tend mon corps vers l'avant et le nuage s'étend avant de percuter l'arme qui s'envole. Le mouvement s'enchaîne, sans que ce soit le fait de mon camarade, et je frappe une nouvelle fois. L'étonnement du sbire de voir son arme lui échapper laisse place à la douleur puis au comas alors qu'il tombe au sol. Y'a ça, le chiage de fumée et si tu me vois avec ce nuage au-dessus de la tête. Je pointes Cloud du doigt alors qu'il vient de prendre la forme Lenticularis en formant une coupole grisâtre au-dessus de ma tête. Dis toi que je vais probablement mettre un éclair dans la face de quelqu'un, mais pour ça faut que je me prenne des coups donc c'est quand je suis dans la merde le plus souvent. Au fait ! J'y pense ! Tu voudrais pas les enchaîner qu'on soit tranquille ?

Après avoir attendu la réponse et la réaction du contrôleur je profite de cet instant de répit pour lui dire que son pouvoir est tout de même bien pratique et multitâches. Sans plus attendre je le laisse me guider vers la suite du vaisseau et nous nous remettons à courrir. Je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes là, mais si nous voulons réussir à faire sortir les gens de ce cratère il va falloir se démener pour y retourner. L'un des principaux problèmes étant que plus nous aurons parcouru de distance plus il nous faudra piloter longtemps. Mais une autre idée me vient, qui pour une fois est de ne pas assommer tout le monde. Notamment le pilote. Nous éviterons les risques de crash si nous réussissons à le prendre en otage. Au moins jusqu'à ce qu'on soit posé dans le cratère. Si on pouvait les foutre dehors ce serait mieux pour ne pas prendre le risque qu'ils indiquent la position des otages d'une manière ou d'une autre. En voilà une idée fournie dont je ne suis pas peu fière. J'interpelle mon camarade toujours en tête pour lui transmettre le plan, mais une voix rocailleuse me fait penser qu'il vaut mieux que je me taise.

- Qu'est ce qu'ils font ces cons à n'pas répondre. J'm'en vais t'virer ces tocards illico presto t'vas voir.

- Mais chef, c'est les deux tiers de l'effectif quand même...

- ET ALORS ??!! C'pas parc'qu'on est nombreux qu'on peut s'permettre d'être inutile. D'ailleurs ! Qu'est-ce tu fous encore là !? T'es pas partie les chercher encore ?!

À ce moment là je pose ma main sur l'épaule de Kezeno et le tire en arrière pour que nous commencions à reculer lentement. Je pris pour qu'il n'y ai aucun bruit de chaîne et peu de bruits de pas pour qu'on puisse continuer à écouter sans se faire chopper. Le couloir où nous sommes donne obligatoirement sur quelques chose, mais je ne sais pas si c'est une salle ou un autre passage. Aucune possibilité de confirmer le fait qu'il n'y a pas un autre passage par lequel ils pourraient passer donc autant prendre les devants.

- Mais vous m'avez dis de...

- ON DISCUTE PAS ! Il y a des bruits de course tout à coups, des cliquetis qui semblent être ceux d'une arme, puis un bruit de choc, comme une tape dans le dos. Quoi'que... Mmmmmh... Nan, reste avec les conducteurs, on sait jamais, je vais y aller moi-même.

Je nous fais reculer plus vite car pour une raison qui m'échappe j'ai l'intime conviction que celui-ci est au dessus des autres. Il semble déjà être le supérieur de tout ce groupe, mais sa façon d'imposer le respect, me fait penser qu'il a un certain... passé de combattant, comme si j'entendais un vieux militaire parler dans un film ou un livre. Je m'attends presque à voir passer un grand type aux cheveux noir, l'œil droit clos et une épée au moins aussi large que moi. Rien pour me donner envie de le croiser alors que je suis potentiellement la première chose sur quoi il pourra se calmer de son énervement. Aussi je suis assez content de tomber sur une porte au dans laquelle je me dépêche de m'engouffrer en faisant gaffe à laisser entrer Kezeno avant de refermer pas trop vite la porte. Et merde.

CLONG

Raté. Je me mord la lèvre en me retenant de me facepalm de mon propre échec. Les bruits de pas se rapprochent. Je jette en coups d'œil circulaire derrière moi et me rend compte que la salle n'est pas très grande avec en plus, très peu de moyens de se planquer.

- C'tas d'ferraille fait vraiment d'ces bruits à la con. J'retiens l'boss d'm'avoir mis à la protection d'un ces merdes avec une bande d'incapables pareil en plus.

Ouf ! Il n'est pas trop futé apparemment ou alors il ne s'attend juste pas à ce que nous soyons déjà si loin dans leur transport. Entre les deux alternatives mon cœur balance mais en tout cas je suis plutôt jouasse que nous ne nous soyons pas fait chopper. Les bruits de pas de l'hypothétique chef s'éloigne avec ses grognement à l'encontre de tout et de rien, mais tout particulièrement des des géniteurs de ses subalternes.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 3 Mar 2017 - 2:38
Ils courent dans les couloirs, Tommy s’apprêtait à lui expliquer son pouvoir quand des bruits de pas se font entendre, Kezeno s’arrête net, et pointe le virage, prêt à tirer. Il regarde son ami, ce dernier sourit et commence à parler en montrant son poing qui se voit recouvert du petit nuage d’habitude virevoltant.
- « Regarde. Avec l’Arcus, je frappe fort. »
L’un des gardes surgit du couloir et tombe raide au sol après s’être pris une mandale blanche en plein nez, le second garde dans un pur réflexe, saute en arrière en pointant son arme vers nous. Tommy réagit du tac-au-tac.
- « Ou bien je frappe loin. »
Cette fois ci, le nuage au bout de son poing s’allonge en forme de colonne et frappe l’arme du mafieux, cette dernière s’envole face a la violence du coup, Tommy ne laisse pas le temps à son adversaire toujours ébahi de se ressaisir et lui assène une bonne droite à la mâchoire, ce dernier s’évanouit et se fracasse sur le sol.
- « Putain ça s’était balaise ! »
Kezeno sourit en regardant son ami.
- « Y’a ça, le chiage de fumée et si tu me vois avec ce nuage au-dessus de la tête. »
Le nuage vient en virevoltant se mettre au dessus de la tête du voyageur, et prend une forme étrange, comme une sorte de coupole nuageuse.
- « Dis toi que je vais probablement mettre un éclair dans al face de quelqu’un, mais pour ça faut que je me prenne des coups donc c’est quand je suis dans la merde le plus souvent. Au fait ! J’y pense ! Tu voudrais pas les enchaîner qu’on soit tranquille ? »
- « Vaut mieux pas, ils sont beaucoup trop et je suis pas illimité en chaînes malheureusement, j’en ai déjà beaucoup fait cette nuit donc je préfère pas faire le fou pour le moment ! »

Sur ces mots, Kezeno repart dans la direction indiquée par le garde, suivit de très près par son camarade, courant tout deux, pressés de prendre contrôle du vaisseau et de sauver les esclaves.
Il n’est pas rassuré, le stress accumulé au pendant la nuit ne fait que se renforcer, il aimerai tant fumer une petite cigarette, pour se calmer après tout cela, il songeait a son paquet et son contenu, quand Tommy l’interpella d’un petit coup sur l’épaule, il retourne la tête pour regarder son ami quand une voix forte et rocailleuse rententi.
- « Qu’est ce qu’ils font ces cons à n’pas répondre. J’m’en vais t’virer ces tocards illico presto t’vas voir. »
Kezeno réagit au quart de tour et se stoppe net dans sa course pointant instinctivement son arme vers le bout du couloir, juste au cas ou.
- « Mais chef, c’est les deux tiers de l’effectif quand même... »
- « ET ALORS ??!! C’pas parc’qu’on est nombreux qu’on peut s’permettre d’être inutile. D’ailleurs ! Qu’est-ce tu fous encore là !? T’es pas partie les chercher encore ?! »

Kezeno reste concentré sur la mire de son pistolet, il ne voit pas la main de Tommy se poser sur son épaule, il sursaute, et se fait tirer en arrière par son ami, il le regarde l’air peu confiant et tout deux commencent à reculer, revenant sur leurs pas.
- « Mais vous m’avez dis de... »
- « ON DISCUTE PAS ! »
Des bruits de course se font entendre, plusieurs cliquetis et un bruit de choc plutôt fort se fait entendre.
- « Quoi’que...Mmmmmh… Nan, reste avec les conducteurs, on sait jamais, je vais y’aller moi-même. »

Tommy le tire de plus belle, comme si il était effrayé par la créature à qui appartient la voix. Kezeno  est du même avis, la voix de la créature semblait dans son ton, pleine d’expériences et probablement des sanglantes. Tommy ouvre alors une porte derrière eux, et tout deux rentrent dans la pièce avant de refermer la porte.

Malheureusement en se refermant, la porte fit un clinguement assez puissant, que le chef entendit. Kezeno fit un sourire gênée en entendant les pas de la créature s’approcher, il pointe alors son pistolet vers la porte.
- « C’tas d’ferraille fait vraiment d’ces bruits à la con. J’retiens l’boss d’m’avoir mis à la protection d’une de ces merdes avec une bande d’incapables pareil en plus. »

Ils sont sauvés, le chef des gardes semble s’éloigner en grommelant des insultes a tout va. La pression se relâche et Kezeno baisse son arme en souriant en direction de Tommy.
Ils attendent tout deux de ne plus entendre les bruits de la créature, qui disparaissent très rapidement.
« Il est rapide le mec dis donc. »
Kezeno fait un signe de tête à son ami et ouvre délicatement la porte. Tout deux reprennent leur marche vers le cockpit, cette fois beaucoup plus discrètement, essayant de faire le moins de bruit possible. Kezeno s’interroge, la créature à parlé tout seul en entendant le bruit, serait-il un vieillard sénile ? Il se dit que c’est impossible, mais se demande alors pourquoi ce dernier aurait dit cela, si ce n’est pour les piéger… un cliquetis retenti, comme une arme que l’on active. Kezeno dans un réflexe insoupçonné, pousse en une fraction de seconde son ami vers l’avant et se retourne.
- « TOMMY Y’A QUELQUE CHOSE QUI CLO...! »
Une balle fuse et transperce Kezeno un peu à côté du rein droit. Il tombe au sol.
- « ARRH PUTAIN ! »
Plusieurs autres balles fusent dans la direction de Tommy, puis les bruits s’arrêtent. La créature surgit, il est grand, et bien qu’il semble un peu vieux, il est du même gabarit qu’Hundur, sa peau est grise claire, et va de pair avec sa coupe militaire ivoire ainsi que ses yeux totalement blancs vous fixant comme un prédateur chassant ses proies, plus bas se trouve son nez, sur lequel se distingue une cicatrice, il sourit de toutes ses dents, et possède une paire de rouflaquettes ivoires. Il est habillé d’un t-shirt noir a manches longues plutôt moulant, recouvert d’un genre de gilet pare-balle sur lequel est dessiné une cible rouge. Son pantalon camo digital rouge plutôt large couvert jusqu’au genoux par d’épaisses bottes à renforts d’acier. A sa taille est accroché un très grand couteau de chasse, et il tient dans sa main un fusil d’assaut. Il rit, tout en s’approchant de Kezeno.
- « Alors les merdeux ! V’s’avez butés mes incompétents d’soldats ?! »
- « TOMMY BARRE T..OAGH ! »
Le prédateur jouant avec sa proie vient de donner un violent coup de pied dans la blessure toute fraîche de Kez, qui vole et se cogne contre le mur avant de retomber au sol.
Il se rattrape avec les mains, empêchant son crâne de se fracasser contre le métal. Il tousse à plusieurs reprises. Et relève la tête regardant d’un regard noir la créature, qui sourit d’un air sadique. Le chasseur regarde alors le couloir.
- « Ou qu’il est ton p’tit copain ?!  Si il sort pas d’sa cachette d’mes deux il aura ta mort sur la conscience ! »
Kezeno essaye de ramper près de son pistolet qui est tombé après le choc d’un peu plus tôt, mais la créature le remarque et attrape son couteau pour le planter dans la main de Kezeno hurlant de douleur et de peur sur le sol.
- « TOI T’BOUGES PAS D’LA ! »
Kezeno se mort la lèvre pour se retenir de crier, poussant un dernier râle avant de tout lâcher.
- « FAIS PAS LE CON TOMMY ! »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Sam 4 Mar 2017 - 13:17
Le stress retombe et je retourne mes neurones vers un seul but, sortir les esclaves de ce tombeau, nous devons prendre possession de ce transport à tout prix. Une fois posé au sol avec une cale remplie d'hommes avides de liberté je ne pense pas que même cette menace pourra être un danger. C'est donc avec cette détermination que je repousse cette peur bestiale qui m'a assaillie au passage de cet individu dont j'essaye d'imaginer l'apparence. Avant de laisser Kezeno sortir je laisse passer assez de temps pour qu'il ait au moins quitté le couloir, puis la porte ouverte, nous nous réengageons dans le couloir en restant focus sur notre but, le cockpit. Alors que nous progressons en tentant de rester discret je scrute le bout du couloir au cas où le subalterne ferait une ronde et devant mi Kezeno ralentie légèrement. Pensant qu'il se met à ma hauteur je continue d'avancer. Jusqu'à ce qu'il bouge et me projette vers l'avant alors que je suis entrain de me retourner vers lui.

Je pars à la renverse et tombe sur le cul, Kezeno a gueulé au lieu de se mettre à courir, les balles fusent alors que Cloud est quasiment tombé en même temps que moi en un épais brouillard. Réflexe de base, maintenant j'ai à peine à y penser, surtout qu'il faut que je carbure. Nous sommes pris en tenaille, les balles rebondissent ou se figent sur le sol et les murs. D'un côté une mitraillette et de l'autre côté potentiellement la même chose ou un simple gun, mais toujours accompagné d'un garde prêt à faire feux. Perdu dans mon brouillard je me sens perdu à ne pas savoir comment agir dans cette situation plus que merdique. J'entends un cri de douleur ce qui me secoue les miches ! Je ne peux pas laisser le contrôleur dans sa merde. Pas aujourd'hui. Quand le tireur balance sa tirade qui met en jeux la vie de mon camarade je me décide à tenter le tout pour le tout et saisie le parapluie dans ma poche.

Avant de bouger j'essaye de me remémorer une fraction de seconde comment je pourrais utiliser le couloir à mon avantage. Sachant que nous sommes techniquement déjà de base encerclés. Le tout est un corridor d'un peu plus de deux mètres de large et plus de deux mètres cinquante de haut. Sur les côtés du sol il y a des sortes de grilles qui, il me semble, renferment des cables et autres tuyaux. Sur les murs il y a d'autres grilles et des trappes, certaines ont une serrure ou un code. J'ai cru y voir en passant des extincteurs ou d'autres outils, mais c'est toujours pareil, je ne sais pas si je peux y accéder rapidement, mais je ne pense pas. Il va falloir que je fasse avec que je j'ai sûr moi.

Quand je sors de mon brouillard en le faisant disparaître je suis en train de courir vers une armoire à glace qui se penche sur Kezeno. En voyant le couteau mon sang ne fait qu'un tour et en allongeant le parapluie comme une matraque télescopique sans l'ouvrir je me laisse porter par ma vitesse. Projetant mes pieds vers l'avant, la gravité agit vite et en glissant sur le sol un genoux au sol j'arrive à temps et shoot la main, le couteau, mais aussi le pistolet au passage. La main avec la matraque improvisé contre mon ventre, le coude plié, mais armé, je balance le coup.  Il se le prend dans la face et se relève immédiatement part pure réflexe tout d'abord, mais aussi je l'espère sous le mouvement qu'il n'a pas pu esquiver. Je roule sur le sol pour me rétablir en repliant la matraque. Elle ne ferme plus obligeant le parapluie à s'allonger et donc à s'ouvrir. Je détache le cordon qui retient la toile d'une main et la bloque fermement pendant que mon autre pince à cinq doigt part à la recherche du pistolet que j'ai fait ripper au sol.

Arme à feux dans le dos retenue par une sangle, le militaire court dans ma direction alors que j'ouvre de grand yeux car il est déjà sur moi quand je veux réagir. Un grand sourire aux lèvres, ce type est un tueur, un assoiffée de sang qui tue et qui tue bien. Sa carrure et sa vitesse ne me laissent que le temps d'imaginer la force d'un coup qu'il pourrait me mettre. Tout ce qu'il me reste c'est l'agilité, mais sur le coup je suis pris de court et ne que tenter de frapper avec le bras armé d'un pistolet. L'arme se trouvant derrière moi je balance tout mon poids sur la gauche et mon bras droit fait un arc de cercle identique à celui d'un lancer de poids aux J.O . Il bloque avec son avant bras et Cloud devient une coupole au-dessus de ma tête avant que je ne me mange une droite qui me couche et me fait glisser au sol. En essayant de me rattraper au sol je me met à rouler au sol comme un rondin, l'important c'est de réfléchir.

- Ba alors !? On flippe tapette ? Ca fait le show pour sauver son pote mais ça grelotte des genoux dès qu'il faut échanger trois coups ?

Et il a raison, j'ai les jambes qui flanchent. J'ai la tremblote tellement son coups m'a foutue de travers et la peur de crever ici sans rien pouvoir faire n'aide pas. Il détonne tellement par rapport aux autres gardes... Sur Dreamland il est certaines forces qui se ressentent. D'après le Dream'mag, des auras qui englobent leur porteur et rendent leur puissance presque palpable, presque quantifiable. Si certains la maîtrise et la cache comme un certain maître d'art martiaux que j'ai côtoyé, lui n'a jamais cherché la masqué une seule seconde. Il serait même plutôt du genre à chercher à te la lancer à la face et à t'assommer avec, mais j'aurais préféré attendre encore un peu avant de découvrir des gens capables de dégager cette aura qui refoule le meurtre. Mais non, je me retrouve face à ça après plusieurs combats et une nuit déjà éprouvante. Une armée de pères Noël est moins impressionnante...

Sauf qu'un genoux à terre et l'autre plié pour m'aider à me relever, reculer n'est pas vraiment une option. D'autant plus que cela m'eloignerait encore plus de Kezeno qui est à la merci de l'autre garde qui devrait être entrain de se ramener par ici, sauf si il est sourd. Bon, j'ai plus important à faire que m'occuper de l'autre, j'ai assez à faire avec celui en face de moi. Je lève le bras pour tirer sans prendre le temps de me relever et il réagit au quart de tour en pivotant sur une jambe, l'autre tournant autour de lui pour me shooter la main avant que je tire. Mon bras gauche se lève près de ma tête pour bloquer le deuxième coût de pied qu'il enchaîne alors que mon autre main, éloigné du combat fait un large arc de cercle pour lancer le pistolet en direction de Kezeno.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mar 7 Mar 2017 - 22:29
Le militaire se prend un coup et fait un roulade, lâchant le couteau juste devant Kez qui fermait les yeux.
- « Uh ? »
Tommy lui passe au dessus faisant une roulade lui aussi, ce dernier possède maintenant toute l’attention du chef, permettant a Kezeno de récupérer le couteau devant lui et de ramper pour se mettre contre le mur pendant que son ami se bat. Il pose le couteau à côté de lui et observe son ventre. Son débardeur est tâché de sang, il le soulève pour observer la plaie, frissonnant de douleur.
- « Ba alors !? On flippe tapette ? Ca fait le show pour sauver son pote mais ça grelotte des genoux dès qu'il faut échanger trois coups ? »
Il tourne la tête, Tommy est lui aussi en danger, Kezeno le voit trembler et se depêche.
La balle l’a traversé, mais elle semble avoir évité de peu son rein droit. Il retire son débardeur et le coupe maladroitement en deux à l’aide du couteau pour l’enrouler autour de sa taille, serrant beaucoup, espérant ralentir le saignement.
- « CHEF ?! »
- « Merde ! »
Kezeno en voyant le garde arriver, cesse totalement de bouger, faisant semblant d’être mort pour espérer que ce dernier ne s’attarde pas sur lui, car il doit être armé, et par conséquent, dangereux.
«C’est un des trucs les plus cons que j’ai jamais fais. »
Le garde s’approchait, sa mitraillette a la main, quand un pistolet vint se cogner contre la jambe de Kez. Le garde surprit pointe sa mitraillette vers la direction du mouvement, et voit le pistolet.
« Un flingue...ça doit être Tommy. »
Il ne bouge pas, le garde quand a lui, s’approche de l’arme. Kezeno ne sait que faire, et dans un geste désespéré, il tente de donner un coup de pied rapide dans les jambes du gardes, ce dernier surpris tressaille, laissant le temps à Kezeno de récupérer le pistolet que son ami lui a envoyé et le pointe sur la créature.
- « Fais pas le con ou je te bute ! »
- « Tu crois me faire peur quand t’es au sol dans un état pareil ? »
« Bon c’est sur qu’il a pas tort...mais à quoi je pense moi, TIRE PUTAIN C’EST LUI OU TOI! »

N’écoutant que son instinct de survie il presse à plusieurs reprises la gâchette dans des bruits puissants de détonation. Il touche la créature sur le torse ainsi que sur le bras, ce dernier lâche son arme et tombe en arrière, malheureusement pour Kezeno, il était équipé d’un gilet pare-balle et il se relève assez rapidement pour essayer de se mettre a l’abri. Kezeno se mettant a genoux pour mieux se relever, il tira a nouveau, mais dans sa précipitation il ne prit pas le temps de viser et rata sa cible, tentant de tirer encore une fois, l’arme s’enraya.
- « Merde ! »
La créature qu’il visait s’était plaqué contre le mur pour éviter les tirs, et saisit l’occasion pour se précipiter sur son arme qui gisait sur le sol.
- « Rêve pas trop enfoiré ! »
Kezeno se relève et sprint sur le garde puis lui donne un coup au visage avant que ce dernier ne soit armé. Ce dernier recule puis se met en garde de boxe, prêt à en découdre.
- « Ramène toi petit, je vendrais cher ma peau! »
Kez fais sortir une chaîne de son abdomen, l’enroulant autour de sa taille pour couvrir sa blessure, puis se met en garde lui aussi.
- « Viens donc  si tu me veux ! »

La créature tenta alors rapidement une droite latérale, Kezeno mit son avant bras pour encaisser le coup, et fonça au close combat contre son ennemi. Il fit alors sortir une chaîne de son torse, qui vint s’enrouler autour du cou de son ennemi qui n’eut pas le temps de réagir sous l’effet de surprise.
- « Pu...putain de voyageur ! »
Il donna alors plusieurs coups de poing violent sur le voyageur,faisant voler son casque. Kezeno commença à l’étrangler.
« Putain il cogne dur l’enfoiré.. ! »
Kezeno, comme pour repousser son ennemi, lui asséna un violent coup de pied sur le ventre, ce qui le fut reculer, et l’étrangla d’autant plus.
- « A..arh...espèce...de lâche.. ! »
La créature voulu donner un dernier coup sur Kez, mais s’écroula avant. Le voyageur retira la chaîne du cou du garde puis la laissa tomber au sol. Soulagé, il prit le temps de ramasser la mitraillette du mafieux mais se souvint rapidement en entendant les bruits, que son camarade était en plein combat.
- « Putain Tommy ! »
Kezeno se tourna pour voir son ennemi. Ce dernier était en plein combat intense avec Tommy.
« C’est l’occasion. »
Kezeno porta le viseur de son arme a ses yeux et tira une première salve sur son ennemi, qu’il toucha au gilet, et ce dernier se tourna, furieux.
- « VOUS COMMENCEZ A M’PETER LES NERFS MES SALAUDS ! »

Le prédateur glissa sa main dans une de ses poches et sorti un genre de grenade noir profond, qu’il dégoupilla et jeta avant de mettre ses mains sur ses oreilles. La grenade émit un son très strident pendant environ 5 secondes, qui vrilla tant les tympans du voyageur que son cerveau, si bien que, incapable de garder son équilibre, il tomba au sol. Sa vue tourbillonnait, comme si le vaisseau était pris dans de gigantesque vague, il vit son ennemi quitter son champ de vision , incapable de le suivre du regard.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 10 Mar 2017 - 1:49
Chaque échange de coups est un nouveau challenge pour moi. C'est dans ces moments là que je me dis qu'il faudrait que je me mettes à la boxe dans le monde réel, j'y gagnerais à Dreamland. Furtivement l'idée me vient que je ferais mieux de faire l'inverse et d'utiliser Dreamland pour apprendre des choses pour le monde réel, mais l'idée est moins plaisante et surtout très furtive car il ne me laisse pas le temps de rêvasser. Aucun de mes coups n'est réellement efficace alors que lui, quand il me touche, je le sens plutôt très bien. Depuis le début de l'affrontement je n'arrive pas à prendre le dessus, mais au moins ne me massacre-t-il pas. Gauche, droite, j'esquive le premier, bloque le second, un coups de pieds qui aurait dû m'arriver dans la mâchoire. Et cela n'aurait pas été joyeux avec ses bottes militaires, mais je le repousse avant en allongeant Cloud. Le nuage me crée une ouverture par la même occasion en déséquilibrant le mastodonte.

Sa jambe toujours en l'air je claque enfin un éclair que je ne voulais pas gaspiller jusqu'ici. Le tonnerre résonne contre les parois métalliques et je saute dans sa direction, le poing armé jusqu'à ma tempe alors que l'électricité m'y brûle les phalanges. Et je lâche cette droite que j'espère grandiose alors qu'il décale sa tête et me saisie le poignet en réagissant à mon assaut. Nous sortant de cette bulle hors du temps que provoque les affrontements, des coups de feux attirent son attention et me font prendre peur pour Kezeno. Agrippant à mon tour son avant bras j'approche ma tête et mord les doigts qui me retiennent. Il finit pas lâcher prise en refixant son attention sur moi et de sa main libre il plaque sa main contre mon crâne pour ensuite me plaquer moi contre le mur. Dans un élan d'adrénaline je balance ma jambe pour poser mon pied contre la parois et éviter le choque frontale en contractant tout se qui peut l'être dans les muscles et les articulations de mon cou, des mon bassin et de ma jambe.

Je me démène de toutes mes forces pour résister à la pression que mon adversaire applique sur ma tête avant qu'elle ne disparaîsse d'un seul coup. L'effet est immédiat et je repose les pieds au sol, n'attendant pas un autre coup pour bondir en avant, épaule la première, contre la stature imposante. L'énergie de Cloud qui me parcourt le corps est toujours là, je la sens tout en sachant bien qu'elle ne sera pas là indéfiniment. Mon élan et une nouvelle extension de l'Arcus me permettent d'inverser les rôles et de projeter le militaire en treillis contre le mur opposé. Son arme percute l'acier de la parois dans un grand bruit métallique avant qu'il me repousse d'un puissant coups de pieds. J'en profite pour jeter un coups d'œil vers l'autre affrontement et Kezeno semble venir à bout de l'autre problème, ce qui est un sacré gain de temps, mais énerve très fortement mon adversaire qui semble réellement énervé.

Il se prépare à s'élancer vers son subalterne, mais je m'interpose en lançant mon pied contre son genoux qui flanche assez pour le stopper, mais pas assez pour qu'il ne puisse passe se retourner pour frapper. Pas le temps d'esquiver et je me prends un beigne dans la mâchoire. Voyant venir les suivantes je place mes bras en barrière devant ma tête pour encaisser, puis une rafale de tir met fin à l'assaut. Il me laisse récupérer de ses coups le temps de gueuler et chopper une grande à sa ceinture. Cloud explose une nouvelle fois et la foudre me frappe. Il faut que je profite que mon camarade ai attiré son attention pour mettre fin à ce combat qui ne veut décidément pas tourner à mon avantage. La foudre de la première charge n'a pas totalement disparu, je le sais et je l'espère car si je n'ai pas assez de puissance je ne mettrais pas ce buffle hors jeux.

Lorsqu'il lève le bras en brandissant sa grenade dégoupillé je suis en l'air frappe sa tempe d'une main et sa mâchoire de l'autre. Puis je ne m'entends plus penser. Pire j'ai l'impression que tout mes sens disparaissent. Tout mon cerveau est monopolisé par ce son strident qui me vrille les tympan. J'ai la vue qui se trouble et quand mes pieds touchent le sol ils ne me soutiennent plus. Mon adversaire tombe le dos contre le mur sans faire plus de bruit qu'une plume sur du coton, pendant que je tombe le cul sur le sol. Je tâtonne à la recherche la source ce son suraigu, mais en vain. Je laisse tomber et me concentre sur le corps du soldat à la recherche de son arme qu'il a toujours dans le dos. Je finis tout de même par trouver la sangle et tir dessus pour récupérer l'arme alors que la grenade assourdissante finit par se taire.

Petit à petit j'arrive à sentir le sol et à retrouver un certain équilibre lorsque je tente de me relever en m'appuyant sur la crosse de l'arme, canon vers le bas. Je prend la crosse à pleine main et passe mon doigt devant la gâchette, mais anvant agir, je cherche un mécanisme qui permettrait de passer d'un mode rafale au coups par coups et fini par le trouver sous la forme d'une tirette à abaisser sur le côté du canon. Comme dans un état second et pris d'une certaine colère mélangé à l'épuisement je pointe une jambe du corps inconscient pour presser la gâchette une première fois. Je vise la deuxième jambe et je tir un seconde fois. J'opère de la même façon pour les pieds. Il est clair qu'un nouvel affrontement, dans mon état serait encore moins à mon avantage et je ne peux pas prendre ce risque.

Une fois cette précaution prise, je m'éloigne de lui et vais voir mon partenaire toujours armé. Il a lui aussi été impacté par l'arme sonore et semble s'en remette petit à petit.

- Remets toi et surveilles le, je vais faire faire demi-tour à cette boîte de conserve.

En attendant sa réponse j'avance jusqu'à l'angle du couloir. Je sais qu'il a une balle dans le bide, mais il va tenir le coup. Les vies de créatures qui n'on plus aucune existence si elles meurent ici sont en jeux.

- Je compte sur toi pour ne pas me laisser seul. T'as pas intérêt te réveiller. On sortira ces gens d'ici ensemble.

Ces phrases lancées sur le ton de l'encouragement avec un sourire sont sincères et prononcé avec calme pour détendre l'atmosphère. Au final je m'élance et arrive très rapidement au cockpit car même lorsque j'étais prêt à me perdre les voix de deux personnes ont pu me guider vers le bon endroit. Lorsque j'arrive dans ce centre névralgique du vaisseau je vois par la vitre une gigantesque tour complètement noir qui trône au milieu d'une ville avec des immeubles qui n'arrivent pas à la cheville de cette structure. Le lieux est recouvert d'une large nappe de brouillard qui empêche de connaître sa dimension exactement, mais elle paraît déjà extrêmement étendue.

- Haut les mains les mecs. Si vous lachez vos manettes je vous descend. Faites demi-tour immédiatement et retournez à la mine.

- Tu tirerais vraiment dans un cockpit ? Me demande l'un en commençant à se retourner.

- Dans vos siège pour commencer ce serait pas mal. Mais il ne s'arrête pas pour autant et je tire sans plus de sommations sur sa jambe quil avait déjà presque tourné vers moi. Gaffe à toi je te dis. Raconte à ton pote comme ça fait mal, qu'il fasse demi tour. Chez moi je suis pilote, vos engins là ils ne me font pas peur. Soit vous obéissez, soit je vous descend. Mais grouille toi, j'ai pas de temps à perdre avec vous.

- Tanio, fait ce qu'il dit... On va y laisser notre... Nan, tu y a cru ?

L'autre siège pivote d'un coups alors que son propriétaire est armé d'un pistolet prêt à décharger.pas de chance pour lui, un minimum sur le qui-vive je ne me laisse pas faire. Mon pied remonte bloquer la rotation de son siège qui repart en sens inverse alors qu'il tire que le siège de son camarade et dans le mur. L'autre s'est penché pour ne pas finir troué par son propre partenaire et j'en profite pour l'assommer d'un coup de crosse. L'autre a perdu son arme lorsque celle-ci a percuté le tableau de bord pendant sa rotation. J'en profite pour l'assommer lui aussi de la même façon que son binôme.

Posant mon arme sur le siège de celui qui s'est penché je l'attrape sous les épaules et le sort du cockpit. Des voyants s'agite alors que je retire les deuxième pilote de la même façon. Ensuite je me met aux commandes et attrape le manche que je prend en main pour tester les changements de hauteur et de vitesse. Puis, tentant le tout pour le tout, je braque et fait un virage le plus court possible pour repartir de là où nous venons et une fois la direction choisie je fonce tout droit en cherchant du regard la mine à ciel ouvert que j'ai l'impression de discerner droit devant, mais je me rend surtout compte qu'il n'y en a pas qu'une. Certe, plutôt espacées les unes des autres mais il y a bien plusieurs trous creusés à même la terre et me mettent le doute sur ma destination que ne change pas pour autant, bien décidé à suivre mon instinct.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 22 Mar 2017 - 22:17
Reprenant ses esprits, il commençait a se relever, un filet de bave coulant de sa bouche jusque dans une tâche de sang.
- « Putaiiin... »
Ses oreilles ainsi que son cerveau se remettaient lentement de ce qu’ils avaient endurés, quand un bruit de tir vint frapper à nouveau ces derniers. Cela rappela rapidement au voyageur la situation dans laquelle il se trouvait, il se tourna rapidement pour voir de quoi il s’agissait, espérant que ce ne soit pas le mastodonte qui aurait potentiellement abattu son ami. Mais, ce fut un tout autre scénario, il vit son camarade, arme en main, en train de tirer une seconde balle dans une jambe de leur ennemi, qui semblait assis contre le mur.
- « Hey ? »
Kezeno ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais le plus important était que leur ennemi était KO, et maintenant trop blessé pour bouger.
- « Remets toi et surveilles le, je vais faire faire demi-tour à cette boîte de conserve. »
Kezeno regardait son ami à moitié en souriant, puis se mis dos au mur, essuyant la bave qui avait coulé sur son menton.
« Merde plein les poils ! »
Il leva les yeux, Tommy s’éloigna un peu.
- « Vas-y, je m’occupe de lui, t’en fais pas ! »
Tommy lui dit alors, sourire au lèvres.
- « Je compte sur toi pour ne pas me laisser seul. T’as pas intérêt de te réveiller. On sortira ces gens d’ici ensemble. »

Kezeno ria un peu, et leva le pouce dans la direction de son ami.
- « Perds pas de temps à t’inquiéter pour moi, on nous attend ! »
Son camarade parti, il se retrouvait seul, dos au mur, arme en main, droit devant son ennemi qui ne bougeait pas d’un poil.
- « Bon, pause clope ! »
Il posa son pistolet juste à côté de sa jambe, et glissa ses mains dans ses poches, sortant son attirail, il enfourna sa clope droit dans son bec et l’alluma aussi sec. Tirant une grande bouffée, fermant les yeux, la douleur semblait presque avoir disparu, les acouphènes étaient parti. Un tir venant du cockpit résonna, il sursauta et ouvrit les yeux, il regarda lla créature devant lui, elle ne s’était pas encore réveillé. Il attrapa son pistolet, souffla sa fumée et mis sa clope dans sa bouche avant de se relever.
- « Pourvu que ça soit pas Tommy ! »
D’autres coups de feux se font entendre, Kezeno n’est pas très rassuré et espère que son camarade aille bien, il marche, courir lui ferait perdre encore plus de sang, et serait trop douloureux. Il avance donc lentement, mais sûrement, regardant au fond du couloir, il aperçoit du mouvement.
« Ouf ! »
C’était Tommy, il était très occupé à sortir le plus rapidement possible les deux pilotes de la cabine, puis il parti prendre les commandes. Kezeno quand à lui, retourna tout en fumant tranquillement se remettre contre le mur, a surveiller son prisonnier. Kezeno soupira, il regardait la créature fixement, il n’avait rien d’autre à faire après tout. La créature commençait à reprendre ses esprits, grinça les dents en voyant l’état de ses jambes et leva la tête vers Kezeno.
- « OH TOI MON SALAUD T’AURAIS PRIS TARIF SI J’AVAIS ÉTÉ EN ÉTAT!»
Kezeno leva son arme vers la créature et dit nonchalamment.
- « Tu veux bien baisser d’un ton ? »
Le chef blessé lui fit un regard noir.
- « FERME TA GUEULE P’TIT CON, PLUTÔT CREVER QUE D’ADMETTRE UNE DÉFAITE ! »
Kezeno tira sur sa cigarette, et jeta le mégot sur la créature, il le pris et l’écrasa brutalement dans sa main avant de le jeter au loin silencieusement.
- « Bon mec, j’ai pas trop envie de te tuer m... »
- «T’AS PAS DE COUILLES PETIT ENCULÉ ! J’AI UN PRINCIPE MOI, PAS D’PRISONNIERS. »
- « J’ai pas l’impression que tu compr... »
- « J’EN AI RIEN A FOUTRE D’TON COMPORTEMENT DE TARLOUZE, JE TE DIS  D’POINTER C’FOUTU CANON SUR MON CRÂNE ET D’TIRER C’PAS COMPLIQUÉ MAIS T’ES CON COMME UN PIED ! »
La créature s’agitait et postillonnait partout, il était prêt à exploser et insultait tout ce qu’il passait. Kezeno commençait à s’énerver lui aussi, il tira alors une balle dans le torse de la créature, ce qui eu pour effet de calmer ce dernier. Il sourit de toutes ses dents, fixant Kezeno de ses yeux blancs.
- « VOILA C’QUE J’VEUX ! MAINTENANT VISE LA TÊTE ! »
- « MAIS POURQUOI TU VEUX QUE JE TE BUTE BORDEL DE MERDE ?! »
- « POSE PAS DE QUESTION ET FAIT P’TIT CON ! »
- « DONNE MOI UNE RAISON !!! »
La créature commença à bouger, Kezeno, par réflexe, tira à nouveau, touchant au ventre. La créature s’arrêta, et sourit à nouveau.
- « ON M’A TOUJOURS ORDONNÉ DE TUER, JE SUIS FAIT POUR CA ET RIEN D’AUTRE ! J’AIME TUER, J’AIME ME BATTRE, MAIS LA REGLE C’EST  JE PERDS, JE MEURS ! C’EST TOUT ! SI C’EST PAS TOI QUI LE FAIT CE SERA MON SUPÉRIEUR, ALORS BUTE MOI ICI ET MAINTENANT AVANT QUE JE TE BUTES TOI ET TON ENCULÉ DE POTE!  »
Kezeno se leva, toujours adossé au mur, il pointa son arme vers le crâne de la créature.

La créature crachat sur Kezeno, qui regardait de haut la créature. Il frissonna, il avait tué pour la première fois un peu plus tôt dans la nuit, et il savait que le monstre devant lui méritait mille fois de mourir. Les secondes semblait des minutes dans sa tête, il se dit que ce serait un mal pour un bien, que ce n’était pas seulement sa vie qu’il mettrait en danger en le laissant vivre. Son regard s’emplit de tristesse, mais ses lèvres se courbaient doucement pour sourire.
- « Tu t’appelles ? »
- « RIEN QUI MÉRITE D’ÊTRE REMÉMORÉ, TARLOUZE CHIALEUSE! »
- « Je me souviendrais de toi. »
Un bruit. Du sang éclaboussa le mur. Kez s’approcha du corps et regarda autour de son cou, cherchant un dog tag, mais rien, ce n’était apparemment pas une pratique qui se faisait ici. Il parti tel un zombi, rejoindre son ami dans le cockpit. Il arriva, voyant Tommy au commande, il s’assit sur le deuxième siège.
- « Je t’avais bien dis que je m’en occuperais... »
Il regarda le paysage stérile, cependant riche en carrières. Essayant de prendre une ton plus enjoué pour ne pas inquièter son camarade, et pour faire descendre la pression.
- « T’arrives a trouver la notre ? Ca devrait pas être compliqué, la dernière fois que tu as conduis un truc volant dans le coin on a fini par s’écraser ! »
Il regarda son camarade, et le sourire qu'il avait sur les lèvres disparu, le ton qu'il avait utilisé était faux, il était perdu, et il interrogea alors son partenaire d’une voix nette et monotone.
- « Tu as déjà tué quelqu’un ? »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 24 Mar 2017 - 1:14
Je n'ai pas pris les commandes depuis plus de trois minutes quand j'entends un coup de feu. Une déflagration qui vient du couloir où se trouve Kezeno et le soldat qui si il avait était comme les autres serait resté assommé. Sauf qu'il ne l'ai pas. J'aurais dû le savoir, ou au moins le deviner et ne pas laisser mon camarade seul face à un type pareil. Dans l'état dans lequel il est j'ose espérer que Kez aura réussi à tirer le premier, mais merde ! J'aurais pu l'achever ! J'aurais surtout dû... Mais non, je n'arrive juste pas à me résoudre à tuer, comme si je ne voulais pas me salir les mains. Je ne veux pas me rentrer dans le crâne qu'ici c'est tuer ou être tué. Alors que cela peut causer la mort d'encore plus de gens.

Quand j'entends marcher, même en clopinant mon ami voyageur je suis soulagé. Juste le fait de le savoir en vie... De savoir que je ne l'ai pas condamné en le laissant blessé face à un ennemi que je n'ai pas osé achever. Pure faiblesse d'un idiot qui veut garder ses convictions d'enfants. Malheureusement, je ne me refais pas. Empêchant le meurtre d'une créature au royaume des chats, regardant bêtement le corps de son professeur décédé ou laissant un zombie tuer à tour de bras des hommes et des créatures. Mais sur le moment, je suis heureux de voir mon camarade s'asseoir à côté de moi. Blessé, mais bien en vie.

- Je t’avais bien dis que je m’en occuperais...

Sa phrase est lancé d'une voix blanche. Je sens bien qu'il essaye de la teinter d'assurance et d'entrain, mais l'envie n'y est pas, ce qui s'est n'est plus à faire, mais sur le coups je ne sais quoi lui dire. Il ne prendrait pas bien que je le félicite pour un acte qu'il n'apprécie guère et que j'ai volontairement évité de faire moi-même... Pas pour qu'il le fasse, mais simplement parce que j'imaginais que ça suffirait bien.

- Yep... Impossible pour moi d'en dire plus. Les mots ne veulent pas venir.

- T’arrives a trouver la notre ? Ca devrait pas être compliqué, la dernière fois que tu as conduis un truc volant dans le coin on a fini par s’écraser !

Encore une fois le ton n'y ai pas, pas faute que la blague ne soit pas drôle, au contraire, en plus il n'a pas vraiment tord, on a mal finie il y a à peine une heure je dirais, mais le fait est que cet engin est plus gros et que je n'ai pas vraiment envie de crasher ce véhicule. Nous et les malheureux au sol ne nous en sortirions sûrement pas. Pendant ce temps sur le tableau de bord je remarque un bouton qui se met à clignoter, un dont la signification ne me vient pas alors qu'il prend une teinte orange lorsqu'il s'éclair. D'ailleurs il est peut-être allumé depuis longtemps et je ne l'avais tout simplement pas, mais ce qui est sûr c'est que l'État mental de mon camarade est plus important que cette lumière pour notre survie ici.

- Tu as déjà tué quelqu’un ?

La question est posée comme si c'était la seule chose qui reste à dire, la suite logique d'une conversation intérieur qu'il a besoin d'extérioriser. Chose que je peux comprendre étant donné la nuit que nous venons de vivre. Mais sa question, me fait réfléchir. Ais-je déjà tué ? J'ai déjà vu mourir, j'ai déjà été impuissant devant la mort d'autrui mais est ce que j'en ai déjà été le déclencheur. Je passe mes nuits en revue, je creuse dans ce que je peux avoir de souvenirs oniriques à la recharges de vies perdu.

- Oui... Rien qu'aujourd'hui j'ai possiblement tué deux créatures. Prettent à nous tuer c'est certain, mais je l'ai fait. Actuellement ils sont peut-être calcinés ou bien juste écrasés entre deux plaques de métal... Je suis pas motivé pour tuer qui que ce soit... Sauf que des fois... On ne le fait pas exprès ou on est juste obligé pour pas y laisser notre peau.

J'ai le regard perdu dans le vide pendant que je parle. C'est surtout de repenser au métro qui me met mal à l'aise. Voir les bons et les enflures se faire des bouffer ou juste s'entretuer pour un peu d'EV. Heureusement pendant que je regarde par la vitre du mouvement retient mon attention et me tire de mes pensées. Deux camions comme celui que j'ai piloté plus tôt s'élèvent au-dessus d'un cratère et s'activent pour se rapprocher les un des autres en se tournant dans notre direction. Instinctivement, c'est le signal pour moi que c'est de là que nous venons et c'est là bas que j'ai fait une promesse.

Au moment où je penche les manettes pour tourner le vaisseau, la radio se met à émettre des bruits de communication. Je fais signe de la tête à Kezeno de décrocher alors qu'on se rapproche pour l'instant sans subir aucune attaque.

- On retente de faire croire qu'on est les pilotes ou on fonce dans le tas ? Tu as le micro, je te laisses choisir.

De mon côté je me concentre sur la descente et le choix de l'endroit le plus pratique pour l'atterrissage. Ne pas être trop loin des différentes mines pour pouvoir prendre le plus de monde possible, encore va-t-il falloir se débarrasser du comité d'accueil. Mais pour le coups on a l'avantage du terrain. Ils vont devoir venir nous chercher alors que nous on a bien assez d'armes sous la mains pour tenir un siège et de l'autre côté en nous voyant arriver je suis presque sûr que les prisonniers vont arriver. Kezeno échange rapidement avec les gardes quand le voyant orange de tout à l'heure passe au rouge en provoquant une petite alarme.

Un écran sur le côté affiche une sorte de petite fontaine d'eau coupé et une voix pré-enregistrée annonce que le réservoir du lave glace est vide. Pour moi-même je me dis que certains évènements de Dreamland sont vraiment imaginés et priorisés par des humains étranges. Enfin bref on a pas le temps pour ça, j'appuie sur l'écran que j'espère tactile, mais non il doit être impacté par un pavé numérique ou je ne sais quoi accroché je ne sais où. Pendant que je détourne mon attention de ce boitier à la con, la conversation à côté semble s'être au minimum mise en pause et au pire arrêtée.

- On va pas tarder à atterrir. Je propose qu'une fois posé on se place en haut des escaliers qui mènent à la soute et qu'on les attende. D'ailleurs tu peux attacher les deux gars juste derrière stp ?

Cette fois-ci il ne doit rester qu'une centaine de mètres avant qu'on arrive au ras du sol. Je commence à réduire la vitesse et dose les propulseurs pour que l'on perde gentiment de l'altitude sans risque. Le plus étonnant c'est que j'en viens carrèment à me demander si on être pris pour des ennemis ou non car dans le doute je ne pense pas qu'il tireraient bêtement sur une de leurs cargaisons. C'est donc plutôt sereinement que je m'engage dans une manœuvre équivalente à un créneau aérien. Toujours marqué par les souvenirs et notre discussion sur les meurtres je reprend la conversation que nous n'avons pas clôt. J'essaye d'avoir un ton calme lorsque je reprend le cours de mes pensés.

- Si on me le demande... Je m'en veut de tuer, mais si je devais me l'expliquer je me dirais qu'on a tous des raisons de tuer, bonnes ou mauvaises. Mais même avec de bonnes raisons on est pas meilleur que les autres. On est juste pas forcément pire. À nous de placer nos limites. Bien-sûr, je n'applique ce raisonnement qu'ici. Tout comme les voyageurs frustrés de leur petite vie merdique d'humain lambda passent leurs nerfs sur des créatures innocentes la nuit. Je me crispe car nous ne devons être qu'à quelques mêtres du sol et je cherche à faire l'atterrissage le plus professionnel possible. C'est à moitié relevé de mon siège et le nez près de la vitre que je termine mon discours de d'idée. Il n'y a qu'un pas entre le type bien et le tueur en série à Dreamland.

Je finis en lâchant un soupir de soulagement pour ce "perfect landing" comme dirait les anglophones. Les camions qui nous ont suivie ou précédés lors de cette approchent des mines s'ouvrent et laissent sortir les quelques gardiens qu'ils abritent. Sur le panneaux de commande je cherche le bouton qui va ouvrir une rampe ou un je ne sais quoi qui permet de monter et descendre. Il me semble l'avoir trouvé et l'écran d'alerte de tout à l'heure indique maintenant que la soute est ouverte. Je me tourne vers mon ami voyageur, un demi sourire aux lèvres.

- Il te resterais pas des clopes ?
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Sam 1 Avr 2017 - 14:09
Kezeno fixait l’horizon quand la voix de Tommy vint le réveiller.
- «Oui... Rien qu'aujourd'hui j'ai possiblement tué deux créatures. Prettent à nous tuer c'est certain, mais je l'ai fait. Actuellement ils sont peut-être calcinés ou bien juste écrasés entre deux plaques de métal... Je suis pas motivé pour tuer qui que ce soit... Sauf que des fois... On ne le fait pas exprès ou on est juste obligé pour pas y laisser notre peau. »
Kezeno tourna la tête pour regarder son ami. Ce dernier regardait dans le vide, et semblait perdu dans ses souvenirs, une petite larme coula sur la joue de Kezeno, qui baissa un peu le regard.
- « Je l’ai fais pour eux comme pour nous... »
Kezeno releva la tête et regarda par la fenêtre, tout comme son camarade. Deux camions volant venaient de s’élever dans les airs depuis un cratère et venaient dans leurs direction. Très peu de temps après cela, la radio dans le cockpit se met à parler.
- « Transporteur ? Qu’est ce que vous faites ici ? Répondez. »
Kez regarda Tommy, lui demandant d’un regard ce qu’il devait faire, ce a quoi son ami répondu d’un signe de la tête suivi d’un.
- «On retente de faire croire qu'on est les pilotes ou on fonce dans le tas ? Tu as le micro, je te laisses choisir. »
- « Transporteur répondez. »

- « Je gère. »
Kezeno attrapa le micro et l’alluma, disant d’un ton moqueur.
- « Allo bonjour ? »
- « Transporteur, ici Surveillance 12. Ou est ce que vous allez comme ça ? »
- « Vous êtes bien à la pizzeria des 2Saltimbanques, qu’est ce que vous prendrez ?»
- « Qu’est ce que vous racontez ?»
- «Je vous demande votre commande monsieur, vous prendrez ? »
Kezeno sourit, les gardes semblaient rentrer dans le jeu et cela lui plaisait bien.
- « Mais qu’est ce qu’il se passe ici ? »
- «Je note, une 4Mandales c’est ça ? »
La créature de l’autre côté du micro chuchota à ses collègues.
- « Peut être les voyageurs dont on a entendu parler ...mais ils sont sensé être morts non.. ? »
- « Et une 4Mandales pour Monsieur, votre adresse ? Dans ta gueule, je note ! Elles arriveront rapidement, patientez bien, merci d’avoir choisi de vous faire péter la gueule ! »
- « Alors toi peti... »
Kezeno raccrocha au nez de la créature, qu’il devait avoir particulièrement énervé. En tout cas, ce petit interlude humoristique avait redonné un peu de moral au voyageur, qui s’était doucement calmé.
- « On va pas tarder à atterrir. Je propose qu'une fois posé on se place en haut des escaliers qui mènent à la soute et qu'on les attende. D'ailleurs tu peux attacher les deux gars juste derrière stp ? »
- « Je dois avoir assez pour deux branleurs ouais. »
Kezeno se leva, et parti tranquillement vers les deux pilotes. En se penchant pour les attacher, sa plaie le fit souffrir, si bien qu’il se hâta d’attacher les mains des créatures avant de repartir dans la cabine. Il chercha alors une éventuelle trousse de soin, mais ne trouva rien, peut être y’en a t-il ailleurs se dit-il, mais ici, rien de ce qu’il voulait. Tommy l’interpella soudainement, d’un ton cependant plutôt calme continuant la conversation d’un peu plus tôt.
- « Si on me le demande... Je m'en veut de tuer, mais si je devais me l'expliquer je me dirais qu'on a tous des raisons de tuer, bonnes ou mauvaises. Mais même avec de bonnes raisons on est pas meilleur que les autres. On est juste pas forcément pire. À nous de placer nos limites. Bien-sûr, je n'applique ce raisonnement qu'ici. Tout comme les voyageurs frustrés de leur petite vie merdique d'humain lambda passent leurs nerfs sur des créatures innocentes la nuit. »
Kezeno regardait son ami qui parlait de façon très sérieuse quand Tommy se leva et approcha son visage de la vitre pour mieux voir, ce qui lui fit perdre tout le charisme qu’il venait de dégager, heureusement il se rattrapa.
- « Il n’y a qu’un pas entre le type bien et le tueur en série à Dreamland. »
Kezeno haussa légèrement les sourcils et répondit du tac-au-tac.
- « Reste à savoir si on est des types bien... »

Tommy venait de les faire atterir, il appuya ensuite sur un bouton, sans doute pour ouvrir la soute, et se dernier se tourna vers Kez à moitié en souriant.
- « Il te resterais pas des clopes ? »
Kezeno ria doucement, puis sorti son paquet, prenant une clope et en tendant une à Tommy, allumant ensuite les deux cigarettes, et tirant longuement tout en se levant.
- « Ahh...ça fait du bien, ça soulage un peu. Mais bon, pas trop le temps pour ça, on doit rejoindre les escaliers. »
Kezeno attrapa l’arme du pilote que ce dernier avait lâché et parti en marchant lentement dans le couloir. Arrivant près du cadavre du chef, ses tripes remuaient et il eu envie de vomir. Il souffla de la fumée.
- « Si tu pouvais éviter de trop regarder ça me ferais plaisir mec... »
Kezeno se souvenait précisément de l’instant ou le crane de son ennemi éclata, du bruit, du sang et du cerveau qui vinrent teinter le mur, et même l’expression du méchant quelques secondes avant sa mort : énervé, mais toujours fier et un sourire malsain sur les lèvres. Il ne pouvait s’empêcher de regarder le cadavre, mais grâce à cela il vit, accroché à la ceinture du soldat, une grenade, du même type que celle qu’il avait utilisé contre eux et qui leur avait retourné le cerveau. Il dit à son ami de partir devant, et qu’il le rejoindrait incessamment sous peu. Une fois Tommy parti, il tira une longue taffe sur sa cigarette, puis recracha lentement la fumée.
- « Bon... »
Il se pencha sur le cadavre, mais lorsqu’il attrapa la grenade, la main du mort vint agripper son poignet, et le tira près du visage couvert de sang du soldat.
- « Fait pas ta flippette mon con. J’suis plus mort que mort. Mais si tu m’gardes dans ta p’tite tête de nœud tu pourras jamais m’tuer pour d’bon. »
Kezeno se releva aussi rapidement que possible, il regarda le corps, ce dernier n’avait en réalité pas changé de position depuis sa mort. Kezeno trembla, et ne put s’empêcher de vomir. Il essuya sa bouche tout en tournant la tête vers le cadavre. Il était bien mort.
« J’ai juste du me taper une hallu... »
Il se pencha à nouveau, cette fois plus hésitant, pour attraper la grenade, en la prenant dans sa main, il se rendit compte que derrière, était accroché à sa ceinture un dog tag. Kezeno le regarda, mais en y réfléchissant bien, il préférait ne jamais savoir le nom de ce soldat qui restera pourtant gravé dans sa mémoire comme le premier qu’il aura directement tué. Il regarda une dernière fois le corps, et parti rejoindre son ami.

Kezeno, à la vue de Tommy positionné en embuscade, fut tout de suite rassuré, et quelques larmes coulèrent sur ses joues, il s’empressa de les essuyer et parti se mettre près du voyageur.
- « Ils sont toujours pas là ? Ils doivent être en train de récupérer les blessés d’en bas. Tiens regarde ce que j’ai, en espérant que ce truc marche à travers les casques, par contre faudra faire gaffe, je te dirais quand je la lance. »
Kezeno venait de lui montrer la grenade qu’il avait récupéré peu de temps auparavant. Ils attendaient tout deux, le bout de la tête dépassant pour voir le bas des escaliers, jusqu’à ce qu’un malheureux soldats apparaissent.
- « J’espère que ça ne fera pas de nous des tueurs en série, essaye quand même de viser les jambes. »
Il se força à sourire pour se rassurer, et pointa son arme vers le bas des escaliers, prêt à tirer. Quelques minutes passèrent avant qu’un ennemi ne surgisse. Mais en un instant, les deux compères le mitraillèrent et le malheureux tomba au sol en criant. Au moins il était vivant, mais ça avait du faire mal. Les bruits de balles ayant cessé, seul le cri de la créature et les injures qu’il hurlait résonnaient dans le couloir, jusqu’à ce que des bruits de course se firent entendre.
- « Les enculés ! Danio ! Passe avec le bouclier et on s’occupera de tirer Arno hors de ce pétrin ! »
Kezeno écarquilla les yeux et regarda Tommy.
- « Ca, ça va pas nous aider... »
Il prit la grenade, regarda son camarade et la dégoupilla.
- « Prie pour que ça marche à travers leurs casques, et surtout, bouche toi les oreilles ! »
Il jeta la grenade au dessus du bouclier qui avait été déployé, juste à côté des mafieux affairés à tirer leur collègue, ce qui les empêcha d’ailleurs de réagir face au projectile. Kezeno quand à lui boucha ses oreilles un peu avant que le son strident ne commence.
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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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