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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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MessageSujet: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 4 Jan 2017 - 20:16

Semaine de merde... J'enchaîne les bourdes et les conneries à tout va... Un projet de cours niqué par ma faute parce que j'ai supprimé la prez sur une bête fausse manip', une soirée avec Lucy annulé sans que je ne trouve d'explication à lui donner, surtout parce qu'il n'y en avait pas. J'avais envie d'être tranquille sauf que ça commence à faire trop longtemps que j'ai cette envie là à longueur de temps. Adrien m'a pas piqué une crise, mais presque parce qu'on s'est pas vue depuis le nouvel an et que j'ai refusé de sortir ce soir... Putain, font chier... Et puis moi aussi je fais chier là !

Tiens... J'ai envie de fumer... Et le plus con c'est que je ne fume pas ! Ou très peu et toujours en soirée sauf que bien entendu, je ne fais qu'en taxer aux gens, donc pas de paquet sous la main. Ça m'apprendra à faire l'asocial un vendredi soir…

Je tourne en rond au milieu de la chambre, heureusement que personne ne me voit je ne saurais expliquer mon état actuel... J'ai l'impression d'être au bord de l'explosion alors que personne n'a réellement allumé la mèche. Une auto-destruction complète... On gueule juste parce qu'on veut me voir et moi je réponds merde en disant que les gens me font chier. Enfin bref, faut que je trouve une occupation... Courir : non, je n'ai pas envie de sortir. Jouer : non, je vais exploser ma manette ou mon clavier à coup sûr. Bouquiner à la limite... Bouarf... Dormir je n'y arriverais pas tout de suite... On a déjà mangé avec les parents, ma mine renfrogné a bien faillit les énervé, mais je me suis éclipsé avant. 21h à peine, faut que je trouve un truc à faire...

TILT ! L'idée du siècle.

Sans plus attendre je fonce vers bureau pour voir si il n'y a pas quelque chose qui pourrait m'occuper et me donner des idées pour passer une bonne nuit. En quelques clics me voilà sûr le site dédié aux voyageurs. Certains se donnent des conseils, des rendez-vous sont pris. Beaucoup tiennent des carnets de bord ou juste des topics sur lesquels ils notent des infos sur les royaumes qu'ils visitent. Faudrait que je me lance un de ces quatre. Jusqu'ici je me suis juste présenté histoire d'être accepté et avoir un compte actif, mais je ne poste pas beaucoup ou alors des petites questions et quelques réponses simples si je les ai. Le moment où j'ai été content de connaitre ce site c'est le lendemain de la nuit de Noël où certains notaient la présence du père Noël et de cadeaux généralisés aux voyageurs... Cela m'avait bien fait sourire.

Aujourd'hui ce qui m'attire l’œil c'est l'info d'un royaume où l'esclavage, de rêveurs, de créatures et de voyageurs est tout ce qu'il y a de plus banal. Je fais plusieurs recherches et tombes sur plusieurs rapports d'une ville dénommée Hartekville. Centre du royaume avec une immense ence... Heu... ouai, une enceinte géante. Ils ne font pas dans la dentelle ces gens-là. Un royaume d'esclavagistes qui balance en plein air et constamment de la musique de boite à vous dessouder les tympans. Vraiment une prison que je n'aimerais pas... Voilà, ma dernière pensée quand je ferme le pc en me passant une main dans les cheveux pour m'étirer. Mes recherches m'ont mené jusqu'à 23h et je tombe légèrement de fatigue... Être sur les nerfs c'est crevant. En tombant sur mon lit je m'endors presque immédiatement sans chercher à penser à un autre royaume que celui sur lequel j'ai fait deux heures de recherches...


¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯-_-¯


Que des conneries je vous dis !

En ouvrant les yeux je reconnais immédiatement l'endroit sans jamais y être venu, même pendant une micro-sieste. Un ciel gris sombre qui m'aurait mis en dépression pour longtemps si j'étais encore phobique et surtout cette gigantesque baffle. A la manière de l’œil de sauron qui répand sa lumière, cette construction émet à répétition un boom boom qui aurait pu me faire danser dans d'autres situations. Sauf que là je sais où je suis et ce n'est pas vraiment Kazinopolis ou je ne sais quel royaume de fêtards. La seule envie que j'ai c'est d'aller voir ailleurs alors que l'édifice doit déjà se trouver à plusieurs kilomètres.

En jetant un œil autour de moi je remarque que je suis dans une sorte de crevasse cerclé de montagnes. Au milieu de cette cuvette colossale dont je ne vois ni la sortie ni l'entrée se trouve un village. Dégarnie, avec seulement quelques baraques qui se soutiennent les unes les autres. Ce n'est même pas un choix personnel quand j'en prends la direction, car là comme-ça je ne vois aucune autre direction potable. Dans tous les cas, chacun des côtés de la cuvette ne semble donner que sur un mur de granite. D'ailleurs d'après les infos que j'ai pu lire, j'ai cru comprendre que ce genre de vide rocheux est en fait une mine à ciel ouvert. Crée à la force d'esclaves de tous les horizons qui bossent dans le seul but d'enrichir un mec qui n'a rien à foutre de leurs vies.

Rien à faire c'est le genre de truc qui me fait toujours tiquer... On a beau dire que ce lieu est royaume cauchemar, mais je ne peux m'empêcher qu'il s'agit aussi du rêve de beaucoup de gens. Un monde où l'on peut exploiter les autres sans honte. Que du bonheur pour certaines personnes, mais parfois aussi des rêves de pouvoirs pour des opprimés qui inversent les rôles dans leurs rêves... Je n'imagine pas les rêveurs qui se retrouvent dans la peau de l'esclave la nuit venue... Que peut être leur vie pour que cette situation les impact à ce point ? Sont-ils dans la même situation dans le monde réel ?

Et merde... Ils vont me refoutre en rogne... Mais cette fois ce sera pas juste de ma faute, je vais pouvoir me défouler au besoin.

Veste rigide sur les épaules, elle est peut-être un peu trop petite pour moi ou bien juste, taillée bizarrement. Fermer le zip n'est pas une possibilité tellement il y a d'espace entre les deux pans du vêtement plus sombre que le ciel. Un t-shirt blanc avec un col en V en dessous et au bout des doigts toujours ma paire de gant qui recouvre toute la main avec un cadenas en tant qu'attache. Bien... Au moins ils ne descendront pas tous seuls. Un jean et une paire de Docks complètent la panoplie, ce qui me fait remarquer que ces godasses sont plutôt confortables. Et bordel j'aurais tout donné pour une paire de boules quies...

Le sol du village est comme le reste du cratère artificiel, un mélange de boue et de pierres avec quelques rochers qui dépassent. En entrant dans le périmètre habité par un passage entre deux maisons je cherche à ne pas trop me faire remarquer. Jusqu'ici je n'ai pas vraiment croisé qui que ce soit. Des outils laissés au sol ou des récipients pour transporter les minéraux extraits à la sueur de fronts enchaînés dans cette oubliette de Dreamland. Rien de plus. Même le bois des maisons semble mort et vieillissant. D'un gris usé par les intempéries et le temps, il fait presque ton sur ton avec le ciel. Les tuiles noirs des toits ne colorent pas plus le décors et alors que je m'apprête à accéder à ce qui semble être la place du village ou une cours, je me fige. Il y a du bruit, un mouvement de foule, peut-être une bagarre, je ne saurais le dire vraiment, mais je m'avance tout doucement pour jeter un œil au de-là du coin de la maison.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 4 Jan 2017 - 22:21
Il nage. Aujourd’hui c’était un jour d’entraînement, il rate jamais ces séances, il aime bien trop nager. Être dans l’eau lui à toujours fais du bien, ça le détend, et les gens sont sympas là-bas, à partager sa passion. Pour lui, nager, c’est toujours un bon moment.
- « Allez tout le monde ! On sort de l’eau, il est déjà 21h ! On se revoit la semaine prochaine ! »
Il sort de l’eau rapidement, 3h sans cigarettes c’est déjà trop pour un fumeur comme lui, alors il est plutôt du genre à pas perdre de temps. Il part dans les vestiaires, prend son gel douche et son shampooing et va sous la douche. Tout le monde parle autour de lui, mais tout ce qui peut se dire ne l’intéresse pas, son objectif bien en tête, il lave son corps, puis ses cheveux, et rince le tout. Il retourne dans les vestiaires, se sèche tout en se changeant, remet sa queue de cheval, et sort.
Une fois dehors, il sort son paquet ; il ne reste qu’une cigarette.
« J’en racheterai en rentrant, faut pas que j’oublie. »
Une voix féminine l’interpelle de derrière.
- « Hey Kezeno ! »
Il se retourne. 
- « Ouais ? »
C’est Camille,  une petite brune du même âge que lui, avec une bouille d’ange, ils font de la natation ensemble depuis au moins 4ans, quand elle est arrivée dans le groupe. Ils s’entendent plutôt bien, il la trouve très sympa, et surtout très jolie.
« Elle vient me taxer une clope, c’est sur ! »
- « T’aurais pas une clope à me dépanner s’il te plait ? »
« Bingo, je le savais. Mais il m’en reste qu’une...bordel je suis bien trop gentil. »
Il sort la cigarette et lui tend.
- « Tiens, faudrait quand même que tu finisses par en avoir un jour ! »
- « Tais toi couillon ! J’en aurais la prochaine fois ! Juré ! »
- « Ahah, ok, je te fais confiance ! »
Elle prend la cigarette.
- « Merci bien! Allez j'y vais, salut! Rentre bien ! »
- «Toi aussi!»
Elle repart de son côté, et il fait de même.

Il marche depuis un quart d’heure, se dépêchant au maximum, gravement en manque de tabac.
« Ah, enfin le bar-tabac ! C’est pas trop tôt ! »
Il rentre dans le bar, va au comptoir et achète deux paquets de blondes. Il en glisse un dans son sac et ouvre l’autre. Il marche jusque à chez lui tout en fumant.
« Y’a pas à dire ça fait du bien. »

Une fois à son appartement il range ses affaires, jette son paquet de clope sur sa table de chevet et par manger un peu, la piscine ça creuse ! Un peu de riz, de la crème fraiche et des champignons de paris, et voilà un bon repas plutôt rapide à préparer. Il part devant son ordinateur avec son assiette et mange en regardant des vidéos. Une fois ceci fait, une pause clope, comme toujours. Penché à sa fenêtre il regarde les voitures passer plus bas, quand soudainement, de la musique retenti.
-« C’est quoi cette merde ? »
De la musique de teufeurs, avec des grosses basses et un son qui sature, c’est son con de voisin, un gros junkie chelou au fréquentation douteuses. C’est pas la première fois que ce mec fait un coup comme ça, Kezeno part sonner à la porte dudit voisin. Mais ce connard entend rien, son son est trop fort.
- « Putain il choisit bien son moment le connard ! Je suis crevé merde ! »
Il retourne dans son appart’, se reprend une clope pour se calmer et va se coucher. Il est environ 23h quand il arrive enfin à s’endormir, tombant de fatigue, le son semble pourtant devenir de plus en plus fort.

                                                 ===================

La musique tonitruante le pousse à bout. Il ouvre les yeux et gueule.
- « C’EST PAS BIENTÔT FINI CE BORDEL ! »
Il regarde autour de lui rapidement , écarquillant les yeux.
«Merde, ou je suis ? »
Devant lui se trouve un gigantesque mur de roches. Il regarde derrière lui, là d’où proviennent les sons.
- « Oh putain.. »
Devant lui se tiennent plusieurs bâtisses tordues et toutes accolées, laissant  peu de place pour des ruelles, les maisons semblent rongées par les vers, leurs bois est devenu grisâtre et s’effrite par endroit, les toits de tuiles sombres semblent prêt à s’effondrer. Malgré tout ça, le regard de Kezeno se porte rapidement sur cette gigantesque enceinte, semblant à des kilomètres là où il était, vomissant des sons informes si fort qu’elle tremble et semble prête à exploser.

Il se décide à aller voir tout cela de plus près et commence à marcher. Le coin semble désert, il regarde le sol : tout est boueux, il lui semble entrevoir des restes de planches, sans doute posées la pour éviter de s’enfoncer. Mais là, il dégueulasse ses bottes ...tiens ! Il se regarde, il n’avait pas fait attention, mais il n’est pas habillé de la même manière que les autres soirs…
« Tiens c’est chelou ça...au moins je suis pas trop mal fringué. »

Comme haut, un débardeur noir, plutôt moulant, pas trop son trip mais bon, il est accordé avec son bas, des treillis plutôt amples, serré au niveau des pieds pour rentrer dans des bottes militaires noires. Pour conclure le tout, il porte des mitaines noires et une montre de sport tout aussi sombre.  Ce style n’est pas pour lui déplaire, et ça lui va plutôt bien. Il tapote sa poche arrière.
-"Ah ça c'est cool!"
Il met la main dans sa poche, et en sort un paquet de clope et un briquet. Il sourit, puis s'allume une clope.

Il discerne des voix mêlées aux inarrêtables sons.
- « Ah, des êtres vivants ! »
Il accélère un peu sa marche, mais en se précipitant, se prend le pied dans quelque chose et manque de trébucher, faisant tomber sa clope.
- « Whop la ! Merde ! Ma clope ! Fais chier bordel ! »
Au sol, sa cigarette s'est éteint dans la boue, à coté de cette dernière gîsent des pioches, des pelles, des récipients en tout genre, il se doute que cela sert à faire des excavations, mais il n’a pas vu de choses semblable à une mine, le laissant se demander ce que viennent faire ce genre d’outils dans le coin.

Les voix se font de nouveau entendre malgré la musique.

Il prend une nouvelle cigarette, continue de fumer tout en continuant son petit bonhomme de chemin, plus prudemment cette fois. Il finit par arriver dans ce qui semble être une place, les voix proviennent d’un attroupement, il s’approche un peu et pense à haute voix.
- « Mais qu’est ce qu’ils foutent! »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Jeu 5 Jan 2017 - 14:14
La tête au coin du mur je peux découvrir l'intérieur de qui semble être un camps de travail plus qu'un village. Les maisons en bois ne sont en fait que des baraques, le plus souvent de deux à trois étages et très en longueurs, surement pour héberger le plus de monde possible. Et tout ce monde doit être regroupé là, car il y a bien 200 personnes de regroupées ici. Elles ont toutes des guenilles plus ou moins en mauvais état, mais un même collier qu'il leur encercle le cou, un peu comme une minerve. Ils forment un troupeau désorganisé qui forme un ersatz de file indienne qui se termine devant une sorte de baraque à frite surélevée.

Dans tout le village il ne me semble pas voir le moindre garde ou service de sécurité quel qu'il soit. Ce qui me fait sortir de la ruelle plutôt serein, mais toujours sur mes gardes quand je comprends la non-présence de sécurité. Sur le toit du camion se trouve deux tourelles qui semblent désactivés et ne bougent pas, mais sont tout de même pointées sur la foule. En prévention surement...
Je me rapproche du centre de la place en continuant de longer les bâtisses alignées. Je remarque aussi qu'il n'y a que deux lignes de baraquements, celle derrière moi et celle de l'autre côté de la place. Sur les deux autres extrémités il y a des sortes de râteliers qui contiennent des instruments nécessaires au travail de mineur. Le reste de ce carré n'est rempli que par la baraque au centre, quelques bancs en piteux état et des poteaux dont le pied flotte à un mètre du sol. Tout en haut sont fixés des haut-parleurs et des spots lumineux qui doivent surement donner un éclairage plus lumineux que le soleil du royaume en pleine journée.

À un bout de l'attroupement les gens qui font la queue grimpent deux par deux les marches qui mènent au camion. Ce dernier est ouvert sur le côté comme un restaurant ambulant que l'on pourrait trouver n'importe où. Ils semblent donner ou montrer quelque chose aux mecs qui font la distribution et reçoivent en échange un petit quelque chose qui doit être de la nourriture. Ils repartent ensuite avec leur ration et prennent la direction d'une baraque sans plus attendre. Au fur et à mesure il y a de moins en moins de monde au centre de la cours, ils s'éparpillent vers les bords où je me trouve et s'assoie par terre, sur un banc ou rentre dans les habitations.

Ils ont la mine grise et l'oeil vide, comme des robots aux yeux sans émotions. C'est surtout les rêveurs en fait en y regardant de plus près, les créatures des rêves sont justes abattues. Il y a de tout, des espèces humanoïdes et d'autres plus bestiales, mais rarement dans un bon état de santé. Au milieu de tous ces gens je n'en vois qu'un seul qui dénote dans le paysage, autant que moi je pense. Une clope au bec qui a l'air d'intéresser plus d'un des prisonniers ici présents. Certains s'approchent même de lui il me semble, mais mon attention est attirée par autre chose.

Un petit gars s'approche de moi, la peau bleue clair et les cheveux trop longs qui lui font une mèche cachant l'un de ses yeux. Il ne porte qu'un t-shirt et un shirt en mauvais état, comme tous les autres ici présents. Ses yeux m'étonnent, stricts et endurcis, il a un air décidé quand il s'approche de moi, sans aucun énervement, mais aussi sans aucune peur ou appréhension. Juste de la confiance envers une personne qu'il ne connaît pas... Pendant une seconde je me demande si ce n'est pas un humain qui se voit d'une façon étrange, ce qui expliquerait sa couleur, mais ses oreilles sont belles et bien elfiques.

-Bonjour monsieur, vous avez pas faim ? Me dis-t-il en me proposant un bout de sa ration, une sorte de pain aux céréale avec des couleurs étonnantes.

-Non merci petit, j'ai déjà mangé. Dis-moi, tu sais si il y a un moyen de passer de l'autre côté des montagnes ?

Ma question n'a pas l'air de l'étonner, comme si elle était commune et banale dans un trou à rat comme celui-ci. Il pivote à moitié en tendant un bras en direction de la camionnette qui est en train de fermer boutique sans bouger pour autant. Sans se démonter il se remet bien face à moi et me regarde droit dans les yeux.

-Y'a que des transports de ce type là qui entrent et sortent. Y'a celui là et celui qui vient chercher les minerais. Personne d'autre ne vient ici. Pourquoi vous êtes venus vous ?

-Je me suis renseigné sur ce lieu et j'ai atterrie ici... La musique est pas trop énervante ?Ma première question n'a pas l'air de le réjouir.

-Au début si... Mais tu finis par ne plus l'entendre... Il a une baisse du volume pendant le repas comme ça on peut parler un peu, mais c'est tout. Pendant les heures de travail et la nuit le volume est trop fort.

-Arf... J'ai pas prévu de rester assez longtemps pour m'y habituer... Tu sais combien de temps ils vont rester ici eux ? Dis-je hochant la tête pour indiquer la camionnette.

-Pas très longtemps... Ils attendent qu'on retourne au travail... Quand il dit ça, la baffle centrale augmente le son et je l'entends à peine lorsqu'il continue sa phrase. D'ailleurs... Faut y retourner…

En disant cela, un air triste apparaît sur son visage et il attend quelques secondes en me regardant dans les yeux avant de prendre la direction des outils à l'extrémité du village. De mon côté, je ne sais pas comment réagir et me contente de le regarder s'éloigner pour ensuite me relever et chercher du regard le fumeur de tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 6 Jan 2017 - 0:00
Personne ne réagit à ce qu’il vient de dire, pourtant il les entend bien, cela veut dire que eux aussi l’entende. Il attend un peu, fumant tranquillement sa cigarette. Il soupire.
« Bon bah tant pis, je réessayerai plus tard. »
L’amas de personne semble se déplacer, tous dans la même direction. Il marche tranquillement à côté d’eux, les observant tranquillement. La mixité de créatures le surprend ; des créatures monstrueuses, d’autres moins monstrueuses, et surtout, en grande quantité des rêveurs. Cependant tous sont habillés dans de vêtements identiques et simple : un t-shirt et un pantalon, parfois un short, mais tous plus ou moins usés, recouvert de poussières. Il fronce les sourcils, tout ces gens on autour de leur cou un épais collier, probablement en acier. Trop préoccupé à regarder à côté de lui, il heurte un homme.
- « Ouille ! Arf, je suis désolé monsieur, je ne regardais pas devant moi. »
« Ouf, j’ai pas fais tomber ma clope cette fois ! »
L’homme ne répond pas, il est dos à Kezeno.
- « Monsieur ? Vous allez bien ? »
Il lui tapote l’épaule.
L’homme, se tourne, montrant son visage émacié est couvert de poussière, les pupilles de ses yeux sont très pâles, tout comme son teint, et il semble avoir des difficultés à respirer. Kezeno éteint sa cigarette sur sa semelle pour ne pas l’asphyxier.
...ai...soin...aid...»
L’homme tousse, puis essaye à nouveau d’articuler, et de parler plus fort, le son de l’enceinte géante ayant couvert ses paroles. Kezeno écoute attentivement ce que l’homme tente de lui dire.
- « J’ai...be...soin…d’aide... »

Kezeno frémis en entendant cette phrase. Cette phrase dans laquelle toute la misère de ces personnes semble se faire entendre, il a un pincement au coeur, son visage s’affaisse, attristé, perturbé, plein de compassion pour ces misérables vivants… ils ne vivaient même pas… ils survivaient dans un monde qui abusait d’eux. Il regarde l’homme dans les yeux. Son regard le perce comme une aiguille. Il ne peut rester ici à rien faire. Ces gens ont besoin d’aide. Au moins un peu. Ils ont besoin de sourire, comme ils l’ont fait jadis, quand le monde n’était pas aussi impitoyable envers eux, quand ils n’étaient pas esclaves, quand ils étaient libre de vivre leurs vies, de vivre leurs rêves. Quand Dreamland était pour eux un lieu de vie, et pas un lieu de pénitence. Il serre le poing.
« Quel immonde personnage peut bien faire subir de telles choses à des gens... »
Déterminé, il dit à l’homme.
Je m’occupe de tout. »
Il esquisse un sourire, puis continue son chemin. Bien qu’il ne soit pas très confiant, il compte faire de son mieux, ne serait-ce que pour alléger leur enfer. Il reprend une cigarette, et fume à nouveau, essayant d’oublier la sensation que l’homme lui fit ressentir.

En quête d’indices, il regarde vers quoi la file de gens se dirigent. Un genre de camion ouvert d’un côté semble être leur destination. Il s’approche du camion, et regarde attentivement. Deux personnes habillé en mafieux sont à l’intérieur. Les ouvrie...les esclaves semblent donner à ces derniers des pierres, et en échange reçoivent un genre de bloc coloré.
« Du minerai, j’imagine.»
Il observe attentivement le camion. Deux tourelles se trouvent sur le toit du véhicule, elles ne bougent pas mais semblent prête a tirer dans la foule en cas de problème.
« Pas facile de se rebeller dans ces conditions. »
Il marche doucement dans au milieu de la foule, beaucoup semblent manger leurs blocs.
« Sans doute des rations. »
Un groupe de prisonniers l’interpelle.
- « Hey, voyageur ! »
 Ils l’entourent. Une des créatures s’avance et lui dit en affichant un sourire mesquin.
- « Tu voudrais pas nous filer toutes tes cigarettes à tout hasard ? »
Kezeno répond nonchalamment, tout en continuant de fumer.
- « Je peux t’en dépanner 2 ou 3 mais t’aura pas mon paquet ça c’est sur. »
- « On à l’air de vouloir seulement 3 clopes ? »
Tout les prisonniers rient.
- « Allez, tu vas nous donner ça bien gentiment maintenant, sinon on te fracasse. »
Kezeno hausse les sourcils.
« Mais ils font chier, j’ai pas envie de me battre contre des mecs aussi misérables qu’eux, ni de leur filer mes clopes merde ! Oh...»
Il sourit, et sort son paquet de sa poche, le tenant dans sa main. Une toute petite chaîne, longue d’environ 1,50m, sort doucement de sa mitaine et vient s’enrouler autour du paquet de clopes.
- « C’est ça que vous voulez ? »
Il agite sa main.
- « Ouais c’est ça qu’on veut, te fous pas de notre gueule petit con. »
La créature sourit, l’air satisfait.
- « Bah allez le chercher ! »
Il lance le paquet en souriant, presque aussi rapidement, les créatures se jettent dessus, espérant le rattraper avant qu’il ne tombe dans de la boue. Kezeno tire d’un coup sec sur la chaîne retenant l’objet avant que l'un d'entre eux ne le prenne, et le rattrape avant de s’enfuir aussi vite qu’il peut, s’engouffrant dans une ruelle.
- « LE PETIT BÂTARD, ON VA LE CHOPPER LES GARS ! »
Ils se lancent à sa poursuite, s’engouffrant à leur tour dans la ruelle.

« Putain faut que je me taille, avec l’avance que j’ai prise je dois pouvoir les semer. »

Quelques minutes plus tard, il retourne discrètement à la place centrale, longeant les murs des baraques, il s'arrête un instant, profitant de ce répit pour enrouler la chaîne sorti précédemment autour de sa main et de son poignet droit, sous sa mitaine. On ne sait jamais, l’un des prisonniers pourrait bien le retrouver.
"Bon, ils m'ont suivit dans les ruelles, ils s'attendent pas à me retrouver ici."
Il arrive à un coin de maison, le son des enceintes augmente d'un coup, et tout le monde se disperse.
"Hm..? Ils s'éloignent tous?"
Il regarde la foule partir, et se rend compte qu'à quelques mètres de lui se trouve un type trop bien fringué pour venir du coin, avec une veste carrément sympa.
Il s'approche discrètement sur le côté, tapote l'épaule du gars et dit en souriant.
-"Heeey, euh, désolé de te déranger mec mais y'aurait pas moyen que tu me files ta veste? Je suis comme qui dirait poursuivi par une bande créatures, je suis sur qu'avec ta veste il me reconnaitront pas!"
Une voix résonne dans un mégaphone, elle provient du camion.
-"HEY VOUS DEUX!!! ALLEZ BOSSER TOUT DE SUITE OU ON VOUS FAIT Y'ALLER A COUP DE PLOMB DANS LE CUL!!!"
Il tourne la tête en direction du camion.
-"Il à l'air sérieux."
Les tourelles pointent dans leurs direction et des balles commencent à siffler.
-"IL EST SÉRIEUX!"
Kezeno pousse le gars à côté de lui dans une ruelle et le suit.
-"PUTAIN GROUILLE TOI ON SE BARRE !"
Il court sans attendre son infortuné camarade, espérant que ce dernier ai de bon réflexe et un instinct de survie.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 6 Jan 2017 - 23:18
La cours se vide petit à petit, les esclaves prennent la même direction que le petit gars et je me cale dans une ruelle pour passer plus ou moins inaperçu tant qu'il y a du monde. Étant donné que je veux remonter le village à contre courant du flux de travailleurs je serais complètement visible si j'y allais maintenant. Un groupe de mecs qui ont vraiment l'air de crapules passent devant ma ruelle et semblent chercher quelque chose ou quelqu'un. Ils lancent des regards à gauche et à droite en scrutant tout et n'importe quoi. L'un d'eux s'attarde sur moi et fini par détourner la tête avec dédain. Je n'étais pas qui il cherchait. Ne voyant plus personne passer devant la ruelle j'imagine qu'il n'y a plus âme qui vive dans la rue centrale et je sors la tête en regardant de chaque côté.

Avançant tranquillement au milieu de ce vide grisâtre le grand mec à la cigarette de tout à l'heure est là. Toujours une dose de nicotine en train de flamber au bec. C'est une une perche le mec, plutôt fin mais avec des épaules larges et massives. Il porte une tenue similaire à la mienne en plus sombre et sans veste. Le regard qui fait le pivot dans la cours comme pour s'assurer de la présence ou non de vies aux alentours. L'info est certaine, c'est un voyageur comme moi, l'assurance et l'apparence me le confirment. La seule chose qui me dérange c'est qu'il se ballade tranquillement avec un véhicule armé bien assez proche pour le pulvériser et moi avec. Cependant il ne se passe rien, pas de mouvement ni aucun signe d'activité. Donc je prend pour acquis le fait qu'on est tranquille pour le moment et je sors de l'angle pour aller en direction du fumeur. Mince, il les enchaînes ses clopes… Celle qu'il fume vient d'être entamé. Quand j'arrive à porté de voix il me hèle et entame la conversation.

Le gars me demande ma veste dans le plus grand des calme… Il est marrant lui. Il fait pas une tête de plus que moi, mais vu ses bras je suis certain que ma veste ne passera jamais. Je m'apprête à lui exprimer tout mon étonnement par rapport à cette demande et l'aspect étrange de la question, mais un détail attire mon attention. Il a bien dit poursuivi ? Par une bande de créature ? Le mec capte pas qu'il n'y a plus que nous deux ici ? Mis à part…

-HEY VOUS DEUX!!! ALLEZ BOSSER TOUT DE SUITE OU ON VOUS FAIT Y'ALLER A COUP DE PLOMB DANS LE CUL!!!

Putain réactif le con ! Il me pousse dans la ruelle d'où je sors et me force à fuir alors que les mitrailleuses ont à peine commencé à faire feux. Leur sommation ne nous laissait pas le temps d'avancer pour aller "au boulot" normalement ? Sérieusement… Et les règles de bonne conduite alors ? Rhalala… Tout se perd à ici. Enfin… Pas le temps de s’apitoyer sur ces choses. Je suis le mec qui c'est engouffré dans la ruelle et cours à toute jambe. Je trottine derrière lui de façon à le doubler avant qu'on sorte de la ruelle.

-Tu as un plan ? Parce que tu te cacheras pas avec une veste là je crois.

En sortant d'entre les deux baraques je lui choppe la manche au niveau de l'épaule et je le tire à côté de moi alors que je me plaque dos au mur en regarder de là où nous venons. Les tires ont cessés et je n'entend rien de particulier. Il va peut-être être possible de discuter maintenant. En me retournant je commence à parler fort pour passer par dessus le son insupportable qui sert de musique d'ambiance.

-Je vais faire le tour du bâtiment pour chopper ma porte de sortie, tu e...

Mais pas le temps de finir ma proposition il y a un bruit étrange qui s'approche, un mélange de souffle et de mécanique qui s'approche vite. En levant la tête je découvre pourquoi le petit m'a désigné le camion comme seul moyen de sortir d'ici, car il est actuellement au dessus de nos crânes à plusieurs mètres au dessus du sol en entamant un Virage pour se tourner vers nous.

-ba... C'est la porte de sortie qui vient à nous. Parfait ! Une phrase balancé à l'oreille du chevelu à côté de moi en criant à moitié.

Le plan est simple, si je vais à droite ou à gauche on se fait défoncer. Si je crée un brouillard ou si on traverse la parois dans notre dos on va se faire canarder. En espérant que les tourelles ne puissent viser qu'à un seul endroit en même temps et que je cours assez vite je peux me démerder pour attirer l'attention sur moi tout en fonçant droit sur eux… Mais pour ça il faut absolument qu'il soient au sol et ils ne se sont pas encore posés ce qui me gène car si on endommage le véhicule on a plus aucun moyen de partir. Mais quel casse tête… Sauf si on fait genre qu'on se rend… Mmmh… Ouai, c'est le plus simple et le plus sûr pour le transport. D'un coup de coude je préviens mon camarade d'infortune et lève les bras en l'air. Je reste attentif à toute réaction de sa part, même si là actuellement ça va être chaud de réagir autrement. Alors qu'ils se posent je lui gueule qu'on fait semblant, puis la voix d'un magnétophone prend ma relève en gueulant bien plus fort.

-VOYAGEURS DE MERDE ! Q'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ LÀ ? BOUGEZ UN ORTEIL ET VOUS SAUREZ CE QUE ÇA FAIT D’ÊTRE UNE PASSOIRE !

La portière avant gauche s'ouvre, une créature en costard en sort une arme dans une main et un mégaphone dans l'autre. Une sorte de parodie de mafieux bien habillé dans son costard blanc et noir, plutôt stock comme mec il doit me mettre une tête sans son chapeau… Chapeau qui casse l'effet dangereux. Le genre de chapeau façon mafia italienne noir avec un ruban blanc au niveau de la couture des bords. Sauf que ce dernier est complètement aplatie par un gros casque anti-bruit qui déforme complètement son couvre-chef. Mais rire n'est pas forcément le mieux dans une telle situation et j'avoue ne pas trop faire le fier. Ça va être chaud de s'en sortir sans se faire buter ou bien pire, mais bon on a pas vraiment le choix, je suis pas très chaud pour me laisser mettre un collier autour du cou. Le moteur continue de tourner, ils sont donc bel et bien deux, au moins, comme je l'avais vu depuis la cours.

Le plus chiant c'est que je ne connais pas les capacités de l'autre fumiste. Grand problème quand on rencontre quelqu'un au débotté et qu'on se retrouve dans la merde sans aucune présentation. En tout cas, si le mec est réactif et essaye de se jeter sur celui qui s'approche de nous un bon gros brouillard tombera sur nous trois avec qu'il ai le temps de bouger, puis je partirais à l'assaut du camion sans attendre. En cas de perte de couille totale et de tentative de fuite il faudra que j'engage le fight pour lui permettre de fuir. Un combo Stratus pour l'empêcher de viser et Arcus pour le sonner, voir le mettre à terre, devrait lui en laisser le temps tout en le camouflant un minimum des tourelles le temps qu'il s'éloigne. Dernière alternative si on ne réagis pas et qu'il se tourne pour sortir des menottes de son anus (car elles ne sont pas visibles d'ici) ou bien demander des colliers à son camarade derrière je lui met mon Arcus au milieu de la tronche et lui choppe son arme, le bras au minimum.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Dim 8 Jan 2017 - 21:41
« Il est derrière moi ? »
Kezeno court aussi vite qu’il le peut, tout en espérant que l’autre gars soit derrière lui, mais ça, impossible de le savoir, les bruits de pas du gars ne sont pas assez bruyant pour être audible ici.
- «Tu as un plan ? Parce que tu te cacheras pas avec une veste là je crois.»
« Ouf, il est derrière moi, et il fait de l’humour ce con. »
Il sourit, enfin un type qui est ni agressif, ni malheureux, ça le rassure un peu de ne pas être le seul dans son cas, mais là ils ont autre chose à penser.
Il retourne la tête rapidement pour répondre, au même instant, le gars en question lui attrape l’épaule et le colle au mur, se mettant à couvert juste à côté, gueulant.
- « Je vais faire le tour du bâtiment pour chopper ma porte de sortie, tu e... »
Kezeno n’a même pas le temps d’envisager de lui répondre, un bruit très fort se discerne dans la musique, ça vient du ciel. Kezeno lève la tête, le camion de tout à l’heure passe au dessus d’eux, à environ 6-7 mètres du bout de leurs cranes, tournant dans leur direction.
- « Ba...C’est la porte de sortie qui vient à nous. Parfait ! »
- « Tu veux qu’on se barre la dedans ??? Mec j’ai jamais conduit de camion volant ! »
Kezeno est étonné, des camions volant, après tout c’est pas si chelou que ça des camions volant dans Dreamland ! L’homme à côté de lui lui donne un petit coup de coude puis lève les mains en l’air, Kezeno l’imite puis entend la voix dans le mégaphone.
- « VOYAGEURS DE MERDE ! Q'EST-CE QUE VOUS FOUTEZ LÀ ? BOUGEZ UN ORTEIL ET VOUS SAUREZ CE QUE ÇA FAIT D’ÊTRE UNE PASSOIRE ! »


Kezeno ne peut s’empêcher de pouffer, il n’avait pas fait attention à ce détail tout à l’heure mais les mafieux portent un casque antibruit par dessus leur fedora noir et blanc. Il reprend son sérieux, ne voulant pas irriter l’homme en question car ce dernier est armé, et par conséquent, dangereux, ainsi qu’à quelques mètres au dessus, probablement hors de leurs portées.
Le camion descend un peu, la ruelle étant trop étroite pour qu’il se pose. Le mafieux saute et atterris à quelques mètres des deux voyageurs, le camion se pose à l’extrémité de la rue, de manière à les avoirs en ligne de mire tandis que le mafieux s’approche lentement, l’arme dans une main, le mégaphone dans l’autre.
- « ALORS BANDES D’ENFOIRÉS JE PEUX SAVOIR CE QUE VOUS BRANLEZ ICI ?! »
L’idiot hurle dans son mégaphone alors qu’il se trouve juste devant eux, même dans un environnement pareil, ce son est fort.
- « Je me suis réveillé dans un coin de la.. »
- « FERME TA GUEULE J’EN AI RIEN A FOUTRE ! »
Kezeno est visiblement irrité, il ne peut s’empêcher de penser tout fort.
- « Si t’en as rien à foutre pose pas la question gros con. »
- « PARDON ?! »
« Oups, c’était pas le bon moment, la boulette. »
Le mafieux est très énervé, il accroche son mégaphone à sa ceinture, attrape la cigarette dans la bouche de Kezeno.
- « Putain nan ma clope ! »
L’homme le regarde et sourit.
- « Regardez bien les merdeux. Si vous obéissez pas vous finirez comme ça. »
Le salaud jette la cigarette au sol et l’écrase d’un coup sec du talon.
Kezeno soupire...il est en train de bouillir, son poing vient s’encastrer violemment dans le nez de son ennemi, faisant voler ses multiples couvres-chefs et son arme. Un épais brouillard jailli de nulle part au même instant, mais pas le temps de se demander ce que c’est.
- « VOUS ALLEZ ME LAISSER FUMER TRANQUILLE PUTAIN ! »
Kezeno se jette sur lui, lui donnant un autre coup violent au visage, le faisant saigner du nez.
Tenant son ennemi, le relevant, il n’a pas de mal à créer une courte chaîne d’environ 50cm qui accroche les poignets de son ennemi. Kezeno hurle à son camarade.
- « CHOPPE SON CASQUE ET SON FLINGUE ET ESSAYE DE CONTOURNER LE CAMION, JE SUIS KEZENO, ON SE REVOIT AUSSI VITE QUE POSSIBLE, BONNE CHANCE !»
Il avance hors du brouillard, tenant le mafieux devant lui, plaçant inconsciemment sa vie entre les mains de l’autre gars , lui laissant le soin de ramasser les différents objets et de s’occuper du camion.
Il se montre au camion, prenant le risque de se faire mitrailler, il espère que la vie de son otage importe au conducteur, il attrape le mégaphone d’une main, continuant de tenir l’otage avec sa chaîne. Il hurle au camion.
- « BOUGE PAS D’UN POIL OU JE LE BUTE ! »
- « L’ECOUTE PAS IL A PAS LES COUILLES ! »
L’otage se débat et hurle, Kezeno se voit obliger d’utiliser une nouvelle chaîne de 75cm pour stranguler son ennemi et le rendre inconscient.
- « SA VIE EST ENTRE TES MAINS, FAIS PAS LE CHAUD ! »
De la sueur coule sur son front, il n’est pas rassuré, les mitrailleuses pourrait très facilement le transpercer à travers l’autre homme, et il ne veut pas tuer son otage.
« Putain dites moi qu’il va craquer, ou que l’autre gars va lui régler son compte, bordel bordel bordel, j’veux pas crever, mais je veux pas le buter non plus ! »
La tension monte, il n’entend plus que le bruit de son coeur même dans cet endroit. Ses yeux sont grand ouvert, il respire vite et fort. Rien ne se passe.
« Non non non, me dites pas que l’autre m’a laché, il peut pas être aussi long, ça y’est, je suis foutu, foutu … putain non ! »
- « TU M’AS BIEN ENTENDU ENFOIRÉ ?! »
Il n’entend toujours rien, le bruit de son coeur, et c’est tout, la musique ne semble plus exister, il ne bouge pas, il attend, l’autre gars peut pas l’avoir abandonner, ça se fait pas, c’est pas possible. Un sourire forcé apparaît sur son visage.
« Ca y’est, je suis foutu. »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Lun 9 Jan 2017 - 1:50
Le mafioso arrive et joue les gros bras avec son mégaphone qui ne me torture pas les oreilles autant que le fond sonore. Il fait le mariole et tente de nous mettre à bout. Apparemment il a touché la corde sensible de l'autre qui ne se retient pas de l'insulter après une question posée qui n'attendait finalement pas de question. Une clope est volée, elle se fait écraser. Un poing est lancé, un nez se fait fracassé. Le signal est passé et Cloud nous recouvre tous les trois très largement avant même que le coup ne soit porté et je m'élance vers le camion. L'arme du gardien s'envole quand il se prend la mandale et je la récupère en plein vol avant de courir le plus près du sol possible.

Je ne sais pas comment visent les deux mitrailleuses du camion et si le mec a besoin de me voir depuis le siège avant pour tirer là il ne peut pas me voir. Sauf que les tires s'enclenchent juste derrière moi alors que je me rapproche de plus en plus du véhicule. En me décalant je compte passer par-dessus le capot pour ne pas me faire rattraper par les balles et je met mon mouvement en application. La porte s'ouvre alors que je regarde sur le toit les deux tourelles qui ont cessée de tirer et la plus proche de moi a été mise hors service en se trouvant sur la trajectoire de sa jumelle.

Depuis le capot et en prenant appuie sur ce dernier je fais un saut en avant pour percuter en pleine poitrine le second mafieu qui tente de sortir son arme. Nous nous retrouvons au sol après un rouler bouler et alors qu'il essaye de se relever je l'assomme avec la crosse de son camarade en frappant l'arrière du crâne. Action qui a l'air de l'avoir calmé, car il tombe net, sans être mort. Je prends son casque antibruit, récupère son arme et le fouille au cas où qu'il ait un système de communication ou je ne sais quoi. Ce n'est qu'une fois certain qu'il n'a rien de plus que je mets le casque et pousse un très puissant ouf de soulagement. Cette babiole bloque quasiment complètement le son des enceintes qui ne sont plus qu'un léger boum-boum trop répétitif.

-Bon alors Bono ! Vous avez besoin de renfort oui ou non ?!

-TU M'AS BIEN ENTENDU ENFOIRÉ ?!

Les sons de voix que j'entends distinctement malgré le casque proviennent du camion toujours à quelques mètres de là pour la première et la seconde vient de plus loin. Sans plus réfléchir je saute dans le camion et cherche ce qui sert de communicateur, ce que je n'ai pas à chercher longtemps. C'est une sorte de CB à l'ancienne avec le micro qui a un bouton sur le côté pour parler et la radio est encastrée dans le tableau de bord. Je me saisis de l'objet et me pince le nez en parlant de façon assez grave.

-Nan nan c'est bon, on a géré la situation ! Les deux voyageurs sont maîtrisés. Il y a quelques secondes de battement et de réflexion, ou juste de transmission je ne sais pas, avant que j'ai une réponse.

-Qu'est ce qui t'est arrivé, tu as une voix bizarre ?

-C'est un des deux connards qui m'a pété le nez, mais pas le temps pour ça, tu sais pas où sont les colliers et les clefs dans le camion ? Ces voyageurs n'en ont pas, donc on va rectifier le tire.

-Putain il a dû taper fort, tu devrais savoir où ils sont quand même.

-Dépêche, j'ai pas le temps de chercher, il m'attends tout seul avec les deux cons, on sait pas ce qui peut se passer ! C'est dans genre de cas qu'on dit qu'on y va au culot non ?

-Ouai ouai ! Dans les étagères au fond du camion normalement.

-A ouai ! Merci ! On vous tient au courant ! Et je me lève de mon siège pour aller vers l'arrière du camion et commencer à chercher.

-On envoie la seconde patrouille, bougez pas en les attendant. Ce qui me fait revenir à toute allure à ma place pour reprendre la parole.

-Mais nan c'est bon, tout est sous contrôle.

-C'est la procédure Bono espèce de boulet ! Il gueule à moitié dans le micro pendant que je me facepalm le visage avant de ramener le micro une dernière fois à ma bouche.

-Ok ok, on bouge pas. Bono terminé.

Et je remets violemment le micro sur son support pour enfin me lancer dans mes recherches. L'espace arrière a été transformé en un genre de semi débarras avec de nombreuses caisses de pain emballé. En enjambant les plus grosses et en me frayant un chemin j'arrive finalement contre la porte arrière avec les étagères qui sont belles et bien là avec des colliers de différentes tailles. Dans un tiroir au milieu des étagères il y a une sorte d'épaisse clef avec deux aimants et une forme assez étrange et alors que j'examine les colliers pour m'assurer d'un truc je me rappelle que j'ai un camarade qui veut peut-être avoir des nouvelles. Finalement, je prends un casque et cherche à l'ouvre avec la clef quand j'arrive à la fenêtre passager en ouvrant la porte et je gueule direct au cas où il n'aurait pas mis le casque.

-Mec ! Y'a des renforts qui viennent aider ces deux cons ! Tu t'en sors avec le gorille ? Amène toi on va bouger !

À la fin de ma phrase le collier cède et s'ouvre dans un cri de joie de ma part. Avec ça on a le moyen de libérer les prisonniers. Info que je transmettrais à mon nouvel ami dès qu'il sera monté à la place passager, car je me glisse sur le siège du conducteur et regarde rapidement comment tout ça fonctionne. Je tourne la clef et le moteur se met en branle. J'appuie sur les pédales pour voir quoi fait quoi. Une manette en plus de nos véhicules actuels gère l'altitude.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Lun 9 Jan 2017 - 22:03
- « Ca y’est, je suis foutu. »
Une voix apparaît dans le vide sonore qu’il ressentait.
- « Mec ! Y'a des renforts qui viennent aider ces deux cons ! Tu t'en sors avec le gorille ? Amène toi on va bouger ! »
Son visage s’illumine, son sourire forcé devient sincère, il entend à nouveau la musique horrible, il est vivant, une petite larme coule sur son visage, il relâche toutes ses chaînes, laissant son otage tomber face contre terre, il enroule rapidement les chaînes autour de son bras droit.
« Putain ouais ! »
Il regarde derrière lui rapidement, et voyant le casque au sol il se dit.
« Ah bah il a pas du m’entendre. »
Il attrape le casque au sol, et court en direction du camion tout en enfilant le casque.
« Oh bordel ça fait du bien, j’entends presque plus cette musique de merde ! »
Il ouvre la portière, regardant l’homme qu’il a laissé au sol.
- « Vous...vous ...barrerez pas comme ça...bandes...de petites merdes... »
L’homme est encore a moitié dans les vapes à cause de l’étranglement. Kezeno est surpris en entendant cette voix, il l’entendait parfaitement, comme si le casque filtrait les paroles.
« Putain c’est trop cool Dreamland. »
Il sourit, et s’assied sur son siège. Il donne un petit coup dans le bras de son camarade.
- « T’aurais quand même pu me répondre quand je gueulais, j’ai cru que tu t’étais barré moi ! Bon bref, je suis Kezeno, appelle moi Kez, enchanté, tu t’appelles ? »
Ils profitent du calme pour parler un peu, mais ils ne sont au calme qu’en apparence, car une autre patrouille est en train de foncer vers eux, avec a l’intérieur, non pas deux, mais bien 4 gars tous aussi baraqué les uns des autres.
- « Bon c’est sympa et tout, t’as trouvé les clés pour  mais je suppose qu’il faudrait mieux qu’on se casse d’ici rapidos pour élaborer un plan, tu sais conduire ce machin ? »
Le camion s’élève d’un coup, et tout deux sont secoués par l’à-coup.
- «Oh merde. »
Dans leurs champs de visions se trouve un autre camion, similaire à celui dans lequel ils sont, à la différence que ce dernier possède deux tourelles à visée manuelle sur les côtés, et les deux tireurs nécessaire à leurs bon fonctionnement se trouvent à leurs postes. La radio du camion s’active.
- « Bono, qu’est ce que tu branles ?  Tu étais sensé rester en bas a nous attendre, y’a un problème ? »
Kezeno écarquille les yeux, regarde son camarade l’air de dire.
« Je répond ? »
Peu confiant il décroche le micro.
- «  Ici Bono, aucun problème on a les voyageurs, on s’est juste dit qu’on serait plus visible si on était plus haut. »
- « Bono ? Darry nous a dit que tu t’étais fais pété le nez, ça va mieux ? Ta voix semble presque normale. »
Kezeno regarde son pote lui faisant un signe, il coupe le micro le temps de dire a son ami de se préparer à se tailler en vitesse quand il lui dira, puis il reprend la discussion.
- « La douleur passe un peu, j’ai pu soigner un peu le problème tout est ok. »
- « Avec quoi t’as soigné un nez brisé ?? »
Il n’avait pas réfléchi à ça, le stresse lui avait fait oublier ce « détail » et il s’attendait surtout pas à une question dans le genre, un petit blanc suivit, il regardait son ami. La voix de la créature se fit entendre à la radio.

- « C’est pas Bono...»
- « FOOOOONCE ! »
Le camion se barre a toute vitesse, Kezeno crie a l’autre gars.
- « T’AS UNE IDEE D’OU SONT LES COMMANDES DES TOURELLES ? »
Il regarde autour de lui, deux genre de joystick se trouve devant un écran splité, l'un est noir, impossible de viser avec celui la. Il les fait tourner un petit peu, chacun contrôle une des tourelles à priori, mais une seule est disponible.
- « Oh bordel, j’ai pas envie de tuer ces mecs moi ! »
La caméra des tourelles montre bien l’autre camion qui les suit, et eux, n’hésite pas à tirer. Des balles viennent se loger dans la carlingue, heureusement le camion est fait pour résister au moins un peu à ce genre de projectile.
« Bon si je tire dans les mitrailleuses on sera au moins à l’abri des balles, j’ai bien peur que le camion ne résiste pas sinon. »
Tentant de viser tant bien que mal, se concentrant énormément, il tire une courte rafale sur une tourelle. Cette dernière n’est qu’a peine touché, continue donc de tirer.
- « Putain c’est dur ! »
Il retente le coup, étant cette fois ci un peu plus généreux sur la quantité de balles.
La créature est touchée, il s’effondre sur la tourelle.
Kezeno panique un peu, vient-il de tuer quelqu’un ? En tout cas il en est persuadé, il a tué, si facilement, si légèrement. C’est la première fois, il aurait préféré ne jamais faire une chose pareille, mais c’était de la légitime défense pensait il pour se rassurer, il protégeait sa vie et celle d’un autre en se battant pour en sauver bien plus certes, mais ça n’excuse pas tout. Il dit d’une voix un peu tremblante.
- « Je crois que j’en ai eu un. »
Il commence a viser l’autre quand d’un seul coup, la caméra ne répond plus, juste après, une explosion, leurs unique tourelle vient d’être anéantie et l’onde de choc fit trembler le camion.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mar 10 Jan 2017 - 2:41
-T'aurais quand même pu me répondre quand je gueulais, j'ai cru que tu t'étais barré moi ! Bon bref, je suis Kezeno, appelle moi Kez, enchanté, tu t'appelles ?

J'ai une hésitation pendant une seconde alors que je fais le tour des manettes et des éléments du tableau de bord. Est-ce que je lui explique que j'étais un peu pressé et dans les viseurs de deux tourelles qui ne demandaient qu'à me trouer la peau ? Mais on ne va pas commencer à être mal-aimable, je le suis un peu trop en ce moment, soyons un peu social.

-C'est pas le genre de la maison ! Moi c'est Tommy, enchanté aummmh... ssi ! Un levier vient de me tenir tête et doit avoir fait pivoter les roues pour qu'elles passent mode propulseur.

On a été un peu secoué, mais ce n'est pas grand-chose par rapport au moment où j'enclenche la manette de l'altitude. Pile au moment où il me demande si je vais savoir conduire ce truc et ma répartie prend le dessus.

-Sans problème ! Je suis un pro à Mario kart !

Je prends de l'altitude et nous nous retrouvons face à face quasiment à un autre véhicule aussi armé que nous, mais cette fois-ci de façon manuelle. La radio se met à grésiller puis à cracher des paroles qui nous indiquent qu'on a fait de la merde. Fait chier. Pour l'occuper pendant que j'essaye de garder le contrôle de notre camion je choppe le micro et le lance à mon camarade. D'un regard je confirme son questionnement pour qu'il réponde et je retourne à mes instruments. Vitesse, hauteur, stabilisateur, ça ne va pas être trop compliqué.

Merde erreur de ma part, je n'ai pas le temps de lui dire que le dénommé Bono est censé avoir le nez en vrac. Heureusement que j'ai les mains sur le volant sinon je m'en serais mis une dans la face. La connerie est faite et le mec en face remarque l'oublie quasi immédiatement. J'hésitais à descendre et servir le thé quand Kez me dit de me tenir prêt à partir à toute vitesse, me faisant ainsi changer d'avis. Plus sérieusement, je crois que je n'ai pas attendu qu'il finisse sa réponse pour partir à toute vitesse et entamer un arc de cercle. On est découvert, ça ne fait pas un plie.

-C’est pas Bono...

Bravo Einstein et mon copilote qui me gueule dessus alors que j'ai déjà le pied au planché. Dans le rétroviseur je vois qu'ils sont déjà en train de nous rattraper sauf que je suis en train de me diriger vers la montagne et donc vers une voie sans issue. En même temps que je tourne le volant pour tourner sans ralentir une seule seconde je tape du plat de la main le tableau de bord juste devant lui où j'ai cru voir ce qu'il me demande en fouillant l'endroit.

-Oh bordel, j'ai pas envie de tuer ces mecs moi !

-Tire les tourelles ou le moteur !

Je prends le cratère dans la longueur pour ne pas trop bouger pendant qu'il essaye de viser, mais je slaloms pour qu'on ne se fasse pas plomber trop facilement. Le véhicule doit être un peu blindé, car même si j'entends les balles percuter la porte arrière ces dernières ne se retrouvent pas encore dans le pare-brise avant ou dans nos dos respectifs. Kez semble abattu lorsqu'il annonce avoir descendu l'un des tireurs. Je ne suis pas trop pour le fait de tuer des gens à Dreamland, qu'il s'agisse de rêveurs, de créatures ou de voyageurs, mais parfois on ne peut pas faire autrement. Je m'efforce de rester enthousiaste pour pas qu'on se fasse avoir comme des cons à nous apitoyer sur la mort de salopards d'esclavagistes.

-Bravo ! La dernière tourelle et on est bon.

Un grand bruit et le toit semble prêt à s'écrouler sur nos têtes alors que la totalité de l'engin se met à trembler. La dernière tourelle vient de tomber. Ils ont une tourelle active que ne cesse de tirer à l'arrière. On ne va pas tenir longtemps. Quand j'appuie sur l'accélérateur je sens que ça ne pousse pas autant qu'au début de cette course poursuite. Il va falloir être couillue. De la main gauche je baisse la vitre en lançant l'un des pistolets à Kezeno alors que l'autre est à ma portée dans la portière.

Sans plus attendre je presse à fond la pédale de frein en descendant la manette de l'altitude d'un coup sec. La sensation de chute libre est désagréable, j'ai l'impression d'être dans une attraction de fête foraine dont les élastiques auraient lâchés. Après plusieurs mètres de descente je ré-accélère pour reprendre de la vitesse. En gardant le volant droit d'une main et le pied sur l'accélérateur, je passe mon buste par la fenêtre et vise au-dessus de nous sans économiser mes tires. Le pneu avant gauche qui sert de propulseurs explose et ils commencent à perdre de l'altitude. Beaucoup trop vite.

Pas le temps de reprendre le volant pour éviter. Ils doivent avoir un ou deux autres propulseurs qui ont implosés, car ils tombent littéralement sur nous. Plus lents nous percutent à l'arrière et les deux camions se cabrent et nous nous retrouvons face au ciel sans trop de possibilités de mouvement.

-On fait pas ça en kart... Je suis pas sûr de pouvoir stabiliser donc accroche toi !

C'est une nouvelle chute qui s'engage et qui cette fois n'est pas maîtrisée le moins du monde. Les manettes et le volant ne changent rien. À la limite nous nous déportons à l'opposé de là où les propulseurs nous poussent, mais ces engins n'ont pas l'air d'avoir été étudié pour se balader à la verticale. Ce qui cause une chute inéluctable et plutôt violente. C'est peu de le dire.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mar 10 Jan 2017 - 23:27
- « Bon bah plus de tourelle, une idée ? »
Leurs vitesse est gravement réduite, ils sont dans un sacré pétrin, il regarde Tommy, ce dernier semble avoir une idée, il ouvre les fenêtres et lui lance un pistolet. Il attrape le flingue et le regarde.Le temps semble s’arrêter pour lui, il pense.
« Un flingue...je suis obligé de tuer ces mecs...eux ou nous...eux ou nous...ces enfoirés...eux ils ont aucun scrupule a nous tuer...eux ou... NOUS ! »
Il sourit a nouveau, une poussée d’adrénaline, empoignant son pistolet de toutes ses forces, il dit a son camarade en riant.
- « T’es un malade ! »
Il passe le buste en dehors de la fenêtre quand le camion amorce une descente, ils se retrouvent presque en chute libre, Kezeno se doute de ce que Tommy avait en tête, il commence a tirer dans les pneus du camion ennemi autant de balles que possible. Le pneu arrière droit explose, leur camion cesse sa descente, peu de temps après le pneu avant gauche explose sous les tirs de Tommy. Kezeno est excité.
- « YES ! On gère ! »
Son excitation descend au moins aussi vite que le camion ennemi, ce dernier leur tombe droit dessus, en chute libre. Kezeno se remet a son siège.
- « On gère pas trop en fait, esquive le ! »
Tommy ne réagit pas a son appel, c’est foutu, le camion les heurte à l’arrière, cabrant le camion et les faisant se retrouver face au ciel.
- « On fait pas ça en kart… Je suis pas sûr de pouvoir stabiliser donc accroche toi ! »
Kezeno s’agite, ils ne peuvent rien faire, il regarde Tommy tenter de se démener avec les manettes et le volant.
Tout d’un coup, Kezeno à une idée. Il pousse violemment la manette d’altitude a toute puissance, le camion étant sur le côté, il espère que cela le poussera sur le côté, afin de s’écraser un peu moins bas, sur la falaise et non pas dans la cuvette.
« Putain faites que ça marche ! »

Le camion s’écrase violemment tout en raclant le sol. Des airbags se déclenchent, le véhicule fait quelques tonneaux avant de s’arrêter, perché sur son flan droit.
Les airbags se dégonflent, le camion ne ressemblent plus vraiment a ce qu’il était a l’origine, le restes des tourelles se sont détachés du toit, l’arrière est complètement parti, le pare brise est explosé et le moteur crache de la fumée à tout va. Plus de peur que de mal, Kezeno se retrouve avec  pas mal de bleus, quelques coupures et un bout de métal qui aurait du se planter droit dans son bras s’est vu ralenti par les chaînes qui entourait ce dernier, et n’a donc pas pu s’enfoncer sur plus d’un centimètre, laissant une blessure plutôt superficielle. Un peu sonné, il reprend ses esprits, se hissant hors du véhicule, enfin de ce qu’il reste du véhicule, il se relève, laissant pour l’instant le bout de métal planté en lui, n’ayant pas vraiment d’autre moyen d’empêcher le sang de trop couler.
«Je suis vivant!»
Observant la grande traînée laissée par le crash. De la fumée apparaît un peu plus loin, il s’approche, c’est la falaise, il contemple la ville dans laquelle il était depuis en haut, l'endroit ou ils sont désormais est plus élevé que le reste du petit village. La fumée provient du camion ennemi, ces derniers n’ont pas eu la chance d’atterrir aussi haut qu’eux, et n’ont pas échappé à la totalité de la chute. Leurs camion est dans un état encore plus lamentable que celui dans lequel il était.
- « Ils ont pas du survivre, paix a leurs âmes. »
Il ferme les yeux un instant, et reste silencieux, en l’honneur de ceux qui n’en avait pas beaucoup.
Il rouvre les yeux, les prisonniers s’approchent de la carcasse métallique, sans doute intrigué par le fatras causé par ce dernier. Kezeno tapote sa poche.
- « Ah, vous êtes pas tombées ! »
Il sourit, prend son paquet de clope, et commence à fumer. Tirant une taffe, il sourit.
- « Putain je l’ai mérité celle là ! »
Il tire à nouveau repensant a tout ce qu’il s’était passé, tout à coup, il se souvient qu’il a un compère, et qu’il ne l’a pas vu sortir du camion.
- « Oh putain je l’avais zappé celui là ! »
Il court vers le camion, tout en gardant sa clope bien en main, criant avec toute la force que ses poumons lui donne le prénom de son ami fraîchement rencontré et potentiellement maintenant, fraîchement crevé.
- « TOMMY ?! TU VAS BIEN ?! »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 11 Jan 2017 - 18:12
Sur le coup, la réaction de Kezeno au dernier moment, je ne l'ai pas vu venir et c'est surement ce qui nous a sauvé. Je m'en serais presque voulu de ne pas y avoir pensé si je n'avais pas autre chose en tête à ce moment-là. J'ai bidouillé les manettes pendant de trop longues fractions de secondes sans me rendre compte que cela pouvait nous sauver. Heureusement qu'il est là le mec. La chute dure un peu plus longtemps avec son stratagème et l'atterrissage se fait en dérapant sur le sol.

Un dérapage qui se fait dans la violence et dans de grands bruits de métal qui se déchire et des morceaux qui s'envolent en tout sens. D'une main j'abaisse le levier des gaz pour qu'on perde complètement notre vitesse. Ce qui se fait en faisant plusieurs tonneaux alors que la carcasse métallique est secoué dans tous les sens alors que les airbags sont sorties pour nous coller aux sièges dès que nous avons touché le sol. Une protection qui m'a foutu un coup dans le nez étend donne que j'étais crispé comme pas possible sur le volant et ma tête n'était pas forcément très loin. Le plus dur à supporter dans tous ces chocs ce sont les réceptions après les tonneaux. Cela crée un grand bruit et un mouvement qui manque de m'emporter vers l'arrière à plusieurs reprises, mais détruit bel et bien la portière à côté de moi.

Comme si la camionnette n'avait pas voulu s'arrêter elle bascule une dernière fois au ralentie en plaçant ce qui reste d'elle dans une position qui laisserait envisager un décollage si quoi que ce soit pouvait fonctionner, ce qui m'étonnerait beaucoup. Pour me libérer de l'airbag je remonte l'un des leviers sur le côté du siège et le dossier bascule d'un seul coup vers l'arrière. D'une impulsion je me laisse tomber à côté du siège en évitant le levier de vitesse et je fais rapide check-up de la partie arrière du véhicule. Celui-ci n'est pas très bon. Le rideau métallique qui était ouvert pour la distribution de nourriture a été complètement arraché, comme la porte arrière gauche alors que la droite a été enfoncé vers l'intérieur et a retenu certaines caisses de tomber dans le vide pendant la chute. Ce qui me fait penser aux esclaves et à la clef. Je fouille mes poches à toutes vitesse en me retournant vers le poste de pilotage. Finalement, elles se trouvent bien dans une de mes poches et cette fouille me permet de remettre la main sur mon parapluie auquel je n'avais pas fait attention jusqu'ici. Il s'est mit dans une poche intérieure de la veste. Mon inattention me fait peur parfois, mais bon, vu qu'il ne pleut pas ici, ça ne sert pas à grand-chose.

D'une main je remets les caisses droites en me disant qu'on les sortira tout à l'heure, soit avec Kezeno, soit ce sera les esclaves que l'on va libérer. D'ailleurs j'entends du bruit à l'extérieur, c'est sûrement mon tireur préféré, il faudrait que j'aille lui montrer je suis toujours vivant. Sauf que quand j'avance pour aller vers les portières avant, je ressens une certaine gène à l'épaule gauche et comme si un voile d'inconscience était soulevé par un connard qui presse une plait, une forte douleur s'étend en partant de mon épaule vers mon bras. En tournant la tête et en posant la main dessus comme pour contenir la douleur je remarque un élément métallique plat qui s'est planté dans ma chaire. En marchant une sorte de rictus provoqué par un rire nerveux, mélangé à une grimace de douleurs s'affiche sur mon visage légèrement désespéré.

-TOMMY ?! TU VAS BIEN ?!

Le chevelu me gueule presque dans les oreilles alors que je suis en train de sortir. Mais punaise, c'est qu'il dégaine vite ce con, il a déjà une clope allumé entre les doigts. Je descends du camion par la portière passager et fais un pas jusqu'à lui pour attraper sa clope rapidement et tirer rapidement une taf en me laissant tomber, le dos contre la camionnette. Nouvelle grimace de douleurs alors que je profite de la nicotine qui circule dans ma gorge et mes poumons. En levant la main et la clope de devant la bouche je lui fais signe d'attendre deux secondes avant de souffler un nuage de fumée. Replaçant la cigarette dans mon bec, je sers les dents sans mordre le filtre et approche ma main droite du bout de métal qui m'a agrafé la veste et le t-shirt au bras. Trouvant une prise convenable sur le débris de métal pour ne pas me déchirer la main je tire un coup sec en étouffant un cri de douleur alors qu'un jet de fumé filtre entre mes dents crispées. Je balance le bout de métal et redonnes tend sa clope au voyageur.

-Merci mec... J'aurais préféré un joint, mais ça fait l'affaire.

Les esclaves arrivent petit à petit jusqu'à nous, mais il y a encore un certain temps encore avant qu'ils nous atteignent. En me relevant je tests la sensibilité de mon bras en lui faisant faire quelques mouvements. Dans l'ensemble tout va bien, mais si je fais un geste brusque ou si je force je pourrais bien me retrouver à tomber dans les vapes à cause de la douleur. C'est donc avant que l'on soit rejoint par qui que ce soit que je m'adresse à mon camarade.

-Perso je vais essayer de faire sortir autant de prisonniers que je peux, des créatures en priorité. Les voyageurs s'il y en a.

Les rêveurs eux ne sont prisonniers que de leur inconscient à la limite, même si adoucir les rêves des gens est quelque chose que j'apprécie. Sauf que…

-Sauf qu'on est dans la merde... Les mecs ne vont pas répondre aux appels et il va y avoir des renforts. Et je pointes mon regard vers ceux qui s'approchent. Il faut qu'ils disent que nous sommes morts si ils veulent être libres. On a la clef de leur liberté pour montrer qu'on est avec eux.

Sur ces paroles je lui glisse la clef des colliers dans la main et me tourne. À la fin de ma phrase une dizaine d'autochtones sont à notre niveau, leurs outils à la main. Sans agressivité, un peu de peur et beaucoup d'étonnement sur le visage ils nous questionnent du regard. En soulevant ma verste et en prenant la direction de l'arrière du camion je dis à Kezeno qu'il faut que je m'occupe de ma plaie et que je le laisse leur expliquer tout ça.

Posé de l'autre côté du camion je n'entends pas trop mal ce qu'ils se disent et espère que ça ne partira pas en couille pendant que je retire un peu ma veste et mon t-shirt avant de sortir et d'ouvrir mon parapluie devant moi. Ce dernier s'étend devant moi et commence à produire de la neige qui tombe doucement sous lui. J'attends qu'il y ai un petit tas blanc à mes pieds pour plonger la main dedans pour en prendre à pleine main et me l'apposer sur la peau. Cela me permet de nettoyer et ne pas mettre de sang partout quand nous allons essayer de nous planquer. Rapidement, je renfile mes vêtements, range mon parapluie et piétine la neige pour masquer sa présence. Avant de retourner vers tout le monde je prends une caisse de vivres et reviens vers tout le monde en espérant que tout le monde s'est mis d'accord.

-Qui veut manger un bout ? C'est peut-être votre dernier repas ici.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Mer 11 Jan 2017 - 22:57
Tommy sort du camion. L’air désespéré et le bras couvert de sang. Un bout de métal est planté dans ce dernier.
- « Putain mec ça va ? »
Tommy lui prend sa clope des doigts et se laisse tomber contre le camion. Il souffre, Kezeno le regarde l’air étonné. Tommy lui fait signe d’attendre un peu tout en fumant, en un instant, ce dernier  retire violemment l’objet de ses douleurs de son bras, étouffant un cri et laissant le sang couler sur son bras. Le pauvre voyageur jette l’objet qui fait quelques rebonds au sol avant de s’arrêter quelques mètres plus loin. Kezeno le regarde, debout face à lui, il ne peut s’empêcher d’esquisser un visage triste, il se force à sourire quand Tommy lui rend sa cigarette.
- « Bon bah t’es vivant au moins, t’aurais pu garder la clope tu sais. »
- « Merci mec… J’aurais préféré un joint, mais ça fait l’affaire. »
- « Une prochaine fois j’en aurais peut être sur moi qui sait ! »

Il entend des voix derrière lui, il tourne la tête et voit par dessus son épaule les esclaves marchant prudemment dans leur direction, Kez regarde à nouveau son camarade et dit, souriant légèrement.
- « Ils sont curieux hein. On à bien du se faire repérer dans le coin, ça passe pas inaperçu un camion qui s’écrase, surtout quand il tombe du ciel. »
Tommy le regarde et change tout de suite de sujet.
- « Perso je vais essayer de faire sortir autant de prisonniers que je peux, des créatures en priorité. Les voyageurs s’il y’en a. »
Kezeno le regarde et sourit avant de lui répondre.
- « Je t’aime bien, tu penses comme moi, on va sauver un maximum de ces personnes. »
Il tire un peu sur sa clope.

Kezeno ne fait pas vraiment de distinction, il se dit bien que les créatures vivant dans ce monde ont une priorité de sauvetage face aux rêveurs et aux voyageurs, mais il veut sauver autant de personnes que possible, car il ne peut supporter leurs conditions, qu’ils rêvent ou qu’ils vivent, tous ont le droit d’être libre et heureux. Tommy le coupe dans ses pensées.
- « Sauf qu’on est dans la merde...Les mecs ne vont pas répondre aux appels et il va y’avoir des renforts. »
Tommy regarde les prisonniers, de plus en plus près d’eux et reprend.
- « Il faut qu’ils disent que nous sommes morts si ils veulent être libres. On a la clef de leur liberté pour montrer qu’on est avec eux. »

Tommy lui attrape la main et met la clef dans sa paume. Les esclaves sont à leur niveau, le visage étonné, et les lèvres brûlantes de questions. Tommy lui demande d’expliquer tout ça aux autochtones pendant qu’il se soigne. Kezeno l’aide à se relever et le laisse partir de l’autre côté du camion. Il se met ensuite face à l’assemblée.
- « Bien le bonjour ! Heum, comment expliquer ce bordel ?  Il s’avère que moi et mon camarade on s’est retrouvé dans un sacrée panade. Je vous raconte accrochez vous bien ! »
Tout le monde le regarde intrigué, pendant que lui fait son petit spectacle gestuel et avec les bruitages, qui ne parviennent malheureusement pas vraiment aux oreilles des pauvres prisonniers.
- « Du coup je tirais avec la tourelle, j’ai tué un des mecs et la BAAAAM, ma tourelle a explosé ! On est parti vers le bas, on a tiré dans les pneus des gardes du coup ils nous sont tombés dessus ! La notre camion est parti en couille et le leur aussi, et puis j’ai poussé la manette, on s’est écrasé par ici en raclant le sol et en faisant des tonneaux, puis nous voilà ici. »
Tout les regards sont porté sur lui, aucun d’entre eux ne semblent  avoir compris sont récit, la situation est un peu gênante pour lui comme pour eux.
« Ils ont rien pigé les cons. »
- « Bon et sinon on a trouvé les clefs pour vos colliers ! »
Il sourit et agite les clefs, tout les regards s’illuminent, la foule commence a se regarder, a parler
- « Vous pensez que ce sont vraiment les clefs ? »
- « Bordel il a vraiment les clefs ! »
- « Papy il va nous libérer ? »
Kezeno est heureux de voir des sourires sur les visages de ces gens, il sourit a son tour et dit.
- « On compte bien tous vous libérer mais on voulait vous demander quelque chose avant, des gardes vont arriver, vous pouvez nous aider a nous cacher moi et mon camarade, et aussi dire aux gardes que nous sommes morts dans l’accident. Ca nous sauverait aussi, s’il vous plait ! »
Il s’incline devant l’assemblée.
- « Comme on se retrouve petit con. Tu vas nous filer tes clopes ET les clés cette fois.»
Il écarquille les yeux et se relève. Ce sont les racketteurs qui l’ont menacé plus tôt. Et qu’il a habilement tracé en se jouant bien d’eux, ils ont l’air un peu énervé.
- « Euh, salut les gars. »

Tommy revient avec ne caisse dans les mains.
- « Qui veut manger un bout ? C’est peut-être votre dernier repas ici. »
Un Kezeno volant passe à côté de lui et s’écrase un peu plus loin.
- « Putain ça aurait dû bien se passer merde ! »
Il se relève rapidement, la foule panique et s’écarte, le groupe de malfrats rit dans le bordel qu’ils ont occasionnés.
- « Tommy ? Ca va mieux ? Parce que y’a tout intérêt là ! Tu te souviens quand on s’est rencontré je t’ai dis que j’étais poursuivi par des créatures ? Les voila, et ils veulent se barrer tout seul les salauds ! »
- « Pourquoi on s’emmerderait avec les autres, ils sont en train de crever tous autant qu’ils sont ! »
Kezeno court vers celui qui semble être le chef des créatures, et aussi la grosse brute. Il enroule environ 75 centimètre de chaînes barbelés par dessus les chaînes déjà enroulé sur son bras, de cette manière, il ne se blesse pas plus. Il donne un coup dans le ventre de la créature aussi fort qu’il peut. Cette dernière tressaille sous le coup mais se reprend vite, et réplique en lui foutant une magistrale droite dans la gueule qui le renvoit a nouveau aux pieds de son ami.
Kezeno, une joli trace de poing sur la joue et le nez saignant un peu regarde son pote d’en bas. Souriant un peu, toussant légèrement, il dit.
- «Urgh, tu m’aides a me relever ? »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Jeu 12 Jan 2017 - 1:26
Après ma proposition de bouffe je n'ai que le temps d'écarquiller les yeux pour mieux voir Kezeno voler et atterrir derrière moi. Il se plaint que les choses ne se sont pas passées comme prévu et c'est là que je visualise vraiment qu'il est nouveau à Dreamland. Rien ne se passe jamais comme prévu ici…

-Tommy ? Ça va mieux ? Parce que y'a tout intérêt là ! Tu te souviens quand on s'est rencontré je t'ai dit que j'étais poursuivi par des créatures ? Les voilà, et ils veulent se barrer tout seul les salauds !

-On fait aller... Dis-je en soupirant et en secouant la tête baissée sur le carton dans mes bras.

Déjà debout et prêt à en découdre il est en garde, n'attendant que le bon moment. La créature balance une tirade de grand méchant qui n'a que faire de la situation des autres et cela semble avoir énervé mon camarade. Celui-ci fonce dans le tas en utilisant son pouvoir. Information que je garde dans un coin de ma tête. Un créateur de chaînes qui fonce dans le tas comme ça ? C'est une façon de faire. Dommage qu'il s'en prenne à plus fort que lui alors que la grosse brute encaisse le coup et fait un magnifique retour à l'envoyeur. Je ne suis pas forcément dans la meilleure des formes pour mener un combat de front donc je préfère ne pas bouger. Sauf qu'on n'a pas de temps à perdre. La caisse tombe au sol et je tends mon bras droit à Kezeno pour qu'il le saisisse et se relève.

Point positif : la couleur de ma veste permet de cacher que celle-ci est plus ou moins imbibé de sang. Je m'approche du groupe de créatures qui a un peu grossit depuis mon départ, le but n'est pas d'être agressif, mais j'imagine qu'un mauvais geste et je me prendrais une mandale. Il faut surtout que je me fasse entendre avant d'essayer quoi que ce soit. Même si je les entends et qu'ils sont "habitués" à la musique en continue, ils ne m'entendent surement pas. Une fois que j'estime être assez proche pour être entendu, c'est-à-dire deux trois mètres et donc à portée, je m'arrête et me tiens bien droit devant lui. Il me met un peu plus d'une tête en taille et surement plusieurs kilos de muscles, mais je ne me démonte pas.

-Pourquoi tu vas "t'emmerder" avec les autres ? Parce que les clefs, c'est moi qui les ai et que j'ai un plan pour sortir d'ici. Tu peux en dire autant ? Nan ? Donc tu la boucles.

-Et qu'est-ce-que tu vas faire pour sortir ? On se détache tous et on se fait la courte échelle ?

-C'est cool, tu as aussi peu de neurones que t'en a l'air la brute.

-Petite merde !

Il lève les bras pour lier ses poings et les abattre sur mon crâne, mais le mouvement n'est pas extrêmement rapide et je recule d'un bond alors qu'il enchaîne. Une impulsion avec sa jambe arrière et il fait une sorte de grand pas en avant pour balancer son poing vers mon visage et au lieu de reculer, j'avance en me baissant pour me relever avec un coup de boule dans sa mâchoire. Le choque est douloureux pour les deux partis alors qu'il se met la bouche entre les mains. Je me retiens d'en faire autant avec le dessus de ma tête en me reculant d'un mètre pour prévenir d'un coup qui pourrait arriver.

-Et je n'ai pas utilisé mon pouvoir. On continue ? Je n'ai pas toute la nuit. Des renforts vont arriver. Soit tu me fais confiance et on sauve le maximum de personne, soit je t'éclate, on donne l'alerte parce qu'un voyageur est bien présent et personne n'est libre à la fin de l'histoire. T'en penses quoi ?

-...Ça va pour le moment.

-Tu peux retourner faire ton taf habituel avec tes potes là. Je désigne du regard les quelques gars qui le suivent à la trace. On viendra chercher tout le monde.

Sans le lâcher du regard une seule seconde j'attends patiemment qu'il fasse demi-tour et retourne d'où il vient, en croisant les doigts pour qu'il ne fasse pas le con si des gardes viennent leur poser des questions. Une fois qu'ils sont à distance raisonnable je fais face aux prisonniers qui les regardent s'éloigner.

-Bon ! On y va ! Les regards sont maintenant vers moi et ils hochent la tête avec espoir. Je me tourne vers mon camarade. Tu peux prendre la caisse s'il te plait ? C'est la mort avec mon bras.

Nous descendons donc rapidement du point en hauteur sur lequel nous étions et pressons le pas en longeant le mur pour arriver jusqu'à l'entrée de quelque chose. Une sorte de mine avec des poutres en bois rudimentaires et un rail au sol pour faire remonter les minerais de je ne sais quelle profondeur. Pendant la marche je pose plusieurs questions aux esclaves, notamment à l'un qui semble en pas trop mauvais état.

-On m'a parlé d'un transport qui vient chercher vos extractions, il va passer dans longtemps ?

-Quelques heures tout au plus. Ils ne viennent pas très longtemps après que l'on ait mangé.

-Et ils sont gros comme transport ?

-La remorque est très large oui.

-Il y en a un ou plusieurs ?

-Un seul qui fait tout le tour de la mine.

-Par...

Ces casques sont vraiment merveilleux. J'arrive à entendre des bruits de propulseurs arriver du côté opposé du cratère alors que nous allions entrer dans la mine. Sans plus d'explication je m'engouffre à toute vitesse dans la mine en gueulant à Kezeno de me suivre pour m'adresser ensuite aux esclaves.

-Faites comme si vous ne nous aviez pas vu. Nous sommes morts dans le crash ! Venez nous chercher quand ils seront partis.

Et les galeries nous ouvrent leur obscurité tranchée de façon régulière par des lumières que je n'arrive pas à identifier. Magiques, flammes ou "électriques", je n'arrive pas à le dire nous courrons rapidement le long du tunnel.

-Faut qu'on trouve un coin ou se planquer !
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Ven 13 Jan 2017 - 0:52
Tommy laisse tomber la caisse, lui tend le bras, et l’aide à se relever.
- « Merci vieux. »
Il tousse un peu, et regarde son bras. Le petit bout de métal c’est un peu plus enfoncé après les coups qu’il a reçu.
« Aïe j’aurais mieux fait de l’enlever avant, ça fait bien mal maintenant ! »
Pendant que Tommy s’approche de l’autre brute tranquillement, Kez arrache le petit écli métallique de son bras rapidement et resserre un peu ses chaînes pour bloquer un peu son afflux sanguin dans le bras, empêchant le sang de couler abondamment.
Tommy engage la conversation avec l’autre brute, Kez s’approche pour entendre et pour répliquer en cas d’attaque sur Tommy qu’il sait blessé.
- « Pourquoi tu vas t’emmerder avec les autres ? Parce que les clefs, c’est moi qui les ai et que j’ai un plan pour sortir d’ici. Tu peux en dire autant ? Nan ? Donc tu la boucles. »

Kez positionné sur le côté un peu en retrait de son camarade, esquisse un sourire narquois.
Un des lèches-cul du gros tas s’approche de lui.
- « Kess’t’a grosse merde, pourquoi tu souris ? »
Il ne prend même pas la peine de le regarder et lui répond du tac-au-tac.
- « Ouais ta gueule j’écoute les autres parler. »
- « Et qu’est-ce-que tu vas faire pour sortir ?On se détache tous et on se fait la courte échelle ? »
- « C’est cool, tu as aussi peu de neurones que t’en a l’air la brute. »
Kezeno se retient de rire, souriant de plus belle.
- « Tu vas arrêter ça tout de suite ! »
- « Petite merde ! »
La créature tente de lui donne un coup de poing, il l’esquive aisément, ce dernier étant beaucoup moins impressionnant que son patron, et surtout beaucoup moins fort.
Tommy esquive un coup type marteau, sautant sur le côté, il esquive ensuite un coup de poing en fonçant sur son assaillant et en lui donnant un coup de tête dans la machoire.
Au même instant Kezeno attrape le bras de son ennemi avec sa main droite couverte de barbelés, et donne un coup de genou dans le ventre de l’assaillant. Son ennemi recule en se tenant le bras, il est plié en deux suite au coup au ventre.
- « Bon t’es calmé ? »
Tommy parle à nouveau à son ennemi, cherchant un compromis.
- « Et je n’ai pas utilisé mon pouvoir. On continue ? Je n’ai pas toute la nuit. Des renforts vont arriver. Soit tu me fais confiance et on sauve le maximum de personne, soit je t’éclate, on donne l’alerte parce qu’un voyageur est bien présent et personne n’est libre à la fin de l’histoire. T’en penses quoi ? »
- « ...Ça va pour le moment. »
Kezeno tourne la tête et regarde la créature d’un air un peu hautain.
- « Il est raisonnable lui. »
- « Tu peux retourner faire ton taf habituel avec tes potes là.  On viendra chercher tout le monde. »

Le gros bras repart en direction de la mine, ses potes avec lui, ils s’éloignent et descendent plus bas, disparaissant de leurs vues.
Kezeno s’approche son ami les autres esclaves ont repris leur calme la baston finie. Tommy hurle aux esclaves.
- « Bon!On y va ! »  
Tout les regards de l’assemblée se tournent vers eux. Les regardant avec espoirs. 
- « Tu peux prendre la caisse s’il te plait ? C’est la mort avec mon bras. »
- « Sans problème mec. »
Kezeno part chercher la caisse et l’attrape.
- « Bon bah si quelqu’un veut a bouffer qu’il vienne me voir ! »
Un groupe de personne l’entoure désormais, tout en marchant vers la mine. Il ouvre la caisse, et laisse les gens se servir en pain.
- « Merci pour tout… vous êtes nos sauveurs ... »
Kezeno sourit d’un air triste, quelques larmes coulent sur son visage. Une petite voix surgit d’un peu plus bas.
- « Bah monsieur qu’est ce qu’il y a ? »
Il baisse la tête et regarde le petit garçon. Le gamin est dans un sale état, ses vetêments sont déchirés comme ceux des autres prisonniers, mais son bras gauche a disparu.
De nouvelles larmes coulent sur son visage.
- « Je suis tellement désolé de ne pas être venu plus tôt. »
- « Bah monsieur grâce à vous mon papy il va plus avoir à travailler alors moi je suis content ! »
Le jeune garçon sourit de toute ses dents, communiquant son sourire a Kezeno, il essuie ses larmes et regarde l’enfant.
- « Tu veux venir sur mes épaules ? »

Ils arrivent dans la mine, une mine utilisant des poutres en bois pour maintenir la roche, les mineurs utilisent des pioches, et un rail parcourt les tunnels.
Kezeno pose la caisse maintenant vide a côté de plusieurs autres, remplient de roches. Il regarde un peu autour, et voit la grosse brute de tout à l’heure en train de miner, il se gratte le menton et finit par se dire qu’il devrait aller le voir.
- « Bon allez petit, tu descends ! Retourne voir ton grand-père moi j’ai quelque chose à faire, on se revoit tout à l’heure ! »
Il descend le petit, et sourit en le regardant partir.
« Bon j’espère qu’il va pas s’énerver. »
Il s’approche par derrière du mec. Celui ci l’interpelle alors qu’il est de dos.
- « Je te sens tu sais. Qu’est ce que tu fous là ? »
- « Ca fait plaisir à entendre, je suis venu te filer un truc. »
La créature se retourne et le regarde d’en haut.
- « Je crois qu’on est parti sur de mauvaises bases, tu veux toujours une clope ? »
La créature me regarde avec sa mine renfrognée, puis esquisse un sourire et me fait une tape dans le dos.
- «T’as des couilles de venir proposer des clopes à un mec qui t’as tabassé un peu plus tôt pour en avoir ! « 
Il rit grassement, Kezeno sourit de toute ses dents en réfléchissant a la situation.
- « Je me suis juste dit que dans une galère pareil je serais bien dans la merde sans un paquet de cette merde. »
Il sort son paquet, en sort deux clopes, il en met une dans sa bouche et tend l’autre à la créature. Ce dernier la prend rapidement. Kezeno allume en suite les deux cigarettes, lui et la créature tire sur leurs clopes respective puis soupirent tout deux.
- « Merci bien. Je tâcherai de me souvenir de ça. »
Il lui tend la main, Kezeno lui répond, après avoir pris soin d’écarter les chaînes et tout deux se serrent les main.
« Bordel, il a de la poigne. »
Kezeno entend un bruit de moteur au loin.
- « Euh désolé je crois bien que je vais y’aller. »
Tommy lui crie de le suivre tout en s’engouffrant dans les tunnels.
- « Je te laisse gérer ça ! »
Kezeno court jusqu’à atteindre son ami, s’engouffrant tout deux dans les galeries peu éclairées.
- « Faut qu’on trouve un coin ou se planquer ! »
- « Continue de courir on trouvera bien un coin ! »
Les deux compères galopent pendant quelques minutes à la lueur d’étranges lumières.
Kezeno voit des tas des caisses prêt d’un wagonnet. Il dit tout de suite a son ami.
- « Ici ! Derrière les caisses ! »
Ils se cachent tout deux derrière de grosses caisses remplie de roches. Ils entendent des voix. Kezeno chuchote.
- « J’avais presque oublié qu’ils ont des casques, on reste ici et si ils arrivent on saute dans le wagon ok ? J’espère qu’ils vont réussir à leur faire croire qu’on est mort.»
Il regarde Tommy, ce dernier saigne beaucoup. Il lui donne sa clope.
- « Désolé ça va peut être faire un peu mal. »
Kezeno fais détache des chaînes de son bras, et les enroules au niveau de l’épaule de son camarade.
- « Bon ça fait mal je me doutes bien , mais reste comme ça et tu saigneras moins, évite quand même de faire le con avec ton bras mais je pense que t’es assez intelligent pour l’avoir deviné tout seul. »
Des voix un peu plus forte se font entendre. Il reprend sa clope, tire une taffe puis l'écrase au sol.
- « Bon bah plus qu’a attendre et espéré. »
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno) Dim 15 Jan 2017 - 21:26
On se met derrière des caisses posées à côté d'un wagon en prévision d'un hypothétique transport. Sur le qui vive je tends l'oreille en essayant d'entendre ce qui peut arriver alors que la roche a très bien insonorisé l'approche des moteurs et leur atterrissage. Cependant, le cratère est grand et cela ne doit pas être la seule mine qu'ils vont avoir à checker, sauf si ils sont très nombreux... Et nous n'attendons pas très longtemps pour entendre des voix. Kezeno me fait une remarque à propos des casques qui effectivement me font penser qu'il nous faut être extrêmement silencieux, car ces conneries sont rudement efficaces. À chacune de ses phrases je lui demande de baisser le son d'un geste de la main.

Kezeno s'est mis en tête de s'occuper de mon bras qui saigne un peu plus que ce que je pensais. Alors que les gardes qui viennent d'arriver semblent encore vers l'entrée il me tend sa clope que je saisis par automatisme. Une taffe et il m'enserre l'épaule avec l'une des chaînes qu'il avait autour du bras. Ce qui me fait un bandage ma foi peu habituel, mais dont je me retiens de contester l'efficacité pour ne pas faire de bruit. Si je bouge brusquement, en plus de me faire mal je vais surement faire du bruit, mais le silence que je m'oblige à garder m'empêche toute réaction. Il tire finalement une dernière latte avant d'éteindre sa nicotine sous son pied.

-POURQUOI VOUS ÉTIEZ SORTIS DE LA MINE BANDE DE RATS ?!

Un coup de fouet retenti et un cri est lâché. Jeune.

-QUI VOUS A PERMIS DE PRENDRE UNE CAISSE DE NOURRITURE DANS L'ÉPAVE ?!

Le fouet siffle dans l'air une nouvelle fois, mais ne claque pas et s'enroule autour de quelque chose. Une voix s'élève et gueule plus fort que le mégaphone des gardes.

-ON EST ALLEZ VOIR SI Y AVAIT DES SURVIVANTS BANDE DE CLOCHARDS ! LAISSEZ LES TRANQUILLES ! C'EST MOI QUI LES AI FORCÉ À SORTIR POUR RAMENER CE QU'ON POURRAIT.

-TA GUEULE ESCLAVE !

Des coups pleuvent et semblent rebondir en chaîne contre un corps, surement celui du malheureux qui s'est interposé. Toute la chaîne est hors de notre champ de vision et de ma main valide je sers l'épaule de Kezeno. Il me faut une accroche pour me retenir de bouger. Pour que je ne m'élance pas sans réfléchir contre, peut-être, dix gardes. Même avec lui à mes côtés je ne pense pas que l'on s'en débarrassera aussi facilement que tout à l'heure. Par la même je bloque toute initiative de sa part qui tendrait à s'élancer à l'aveugle. Tant que les gardent ne parlent pas de fouiller plus profond je ne bougerais pas.

-ET CA C'EST QUOI ?! OÙ TU TE FOURNIS EN CLOPE, HEIN ?! RÉPONDS !!

Un nouveau coup, un crachat de mollard plus tard, la voix s'élève à nouveau. Moins fort que la fois précédente.

-SUR LE VOYAGEUR. IL ÉTAIT ASSOMMÉ, JE L'AI FOUILLÉ ET JE L'AI TUÉ ! C'est tout ce qu'il avait sur lui ce connard inutile.

Encore une fois, un choc d'une barre en métal qui percute une mâchoire ou je ne sais quel os.

-ET L'AUTRE VOYAGEUR !? ILS ÉTAIENT DEUX !

-LE SIÉGE CONDUCTEUR ÉTAIT VIDE ! CETTE CREVURE A PAS DÛ SUPPORTER L'ATTERRISSAGE.

-ON VA T'APPRENDRE À PRENDRE DES DÉCISIONS COMME ARRÊTER DE TRAVAILLER ET TUER DES VOYAGEURS DE TON PROPRE CHEF !

Un nouveau déferlement de coups et le souffle de celui que j'imagine comme étant la grosse brute de tout à l'heure devient de plus en plus fort. Les souffles deviennent gémissements en fonction de là où ils frappent et je ressers encore ma main sur l'épaule du voyageur à côté de moi en me frappant une fois le front point fermé comme si je me plantais un couteau dans le crâne. La douleur n'est pas physique, mais savoir qu'on se fait exploser à cause de nous ne me réjouit pas réellement. Sauf qu'il fait tout ça pour rien si je bouge. Fait chier !...

-VOUS AUTRES ! REMETTEZ VOUS AU TAFF ! VU QUE VOUS AVEZ DEJA BOUFFE, Y AURA PAS DE SERVICE BOUFFE CE SOIR ! PIOCHEZ BANDE DE PLOUCS !

Le fouet claque une nouvelle fois alors que les coups cessent enfin sur le malheureux.
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MessageSujet: Re: Grisaille et boum boum (feat Kezeno)
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Grisaille et boum boum (feat Kezeno)

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