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La flèche ou la balle ? [pv Hika]

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Tommy Fawl
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MessageSujet: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 30 Déc 2016 - 16:10
Le nouvel an est passé et il faut commencer l'année en beauté. Pas de résolutions particulières, à part peut-être des mauvaises, car je profite de chaque occasion pour sortir faire la fête au lieu de bosser mes cours. Samedi aprem', je me remet des festivités de la veille à grand coups de doliprane et d'heures sous la couette. Un SMS arrive et me sort de ma rêverie alors que je fais défiler les vidéos de mes abonnements YouTube sur ma tablette. Je lance une vidéo qui reprend des films sous la forme d'un jeu de rôle et je regarde mon téléphone. C'est Marie, une camarade de classe avec qui je m'entends plutôt bien .

Message reçu :
Salut ! Tu fais quoi ce soir ? Je veux bouger de chez moi.

Message envoyé :
Il y a le retour en salle des huit salopards que j'hésitais à aller voir, ça te tente ?

Message Reçu :
Cool ! j'en suis ! C'est où ?

Nous discutons un peu et préparons notre soirée en se donnant rendez-vous devant le ciné 15 minutes avant le début de la séance. En m'assurer d'être à l'heure je pars faire mon jogging un peu plus tôt que d'habitude et pars même en avance de chez moi une fois que je suis prêt. Je prends les billets, lui envoie un message pour la prévenir qu'il a du monde et déjà presque plus de place puis je me place non loin de l'entrée pour la voir arriver au milieu de cette foule. Au final nous nous retrouvons avant de faire la queue, profitons d'un très bon film en étant plutôt bien placé, autant dans la salle que l'un par rapport à l'autre. Au final nous avons passé une bonne soirée, je la raccompagne jusqu'au métro et nous partons chacun de notre côté avant de reprendre une discussion par SMS qui parle de cinéma et de nos goûts. On parle de western, que son père en est fan et qu'il lui a transmis sa passion.

Finalement elle m'envoie par mail un texte qu'elle a écrit. Un univers steampunk avec des cow-boys et des Indiens qui n'ont jamais cessé de se mettre sur la gueule. Je me plonge dans cette courte nouvelle comme s'il s'agissait un roman écrit par l'un de mes auteurs de prédilection et finalement je slide la dernière page sur ma tablette avant de m'endormir tranquillement sans m'en rendre compte. L'imaginaire en ébullition je ne fais quasiment pas la différence entre ce que je me dessinais intérieurement et ce qui me fait face en ouvrant les yeux.


__________________________________


Certaines choses à Dreamland ne sont pas pour être rassurantes, rien que de repenser aux événements de Noël je me dis que l'inconscient collectif est vraiment empoisonné par des conflits constants... Actuellement, je traîne en zone 3, c'est une info que j'ai eu il y a une ou deux nuits en demandant son dream'mag à quelqu'un qui l'avait finie. Ce classement de zone me rappelle juste que l'on tente de classer des choses dans un monde où les règles logiques n'ont pas cours et où même de grands voyageurs peuvent trouver la mort au cœur des plaines centrales de Dreamland.

De grandes plaines hautes en couleurs qui passent de zones semi désertiques et grands espaces de verdure qui rappellent le royaume des plaines du coeur de Dreamland. Ce spectacle de grandeur est magnifique à mes yeux qui n'ont vu ce soir qu'une marée de sang recouvrant le sol de l'auberge de minnie et une bande de truands à chevaux qui tirent à grands coups de lasers. C'est un grand moment de calme, mais pas de doute ma nuit ne se passera pas dans le royaume des plaines. Pas de calme ou de tranquillité, déjà parce que d'immenses monticules de roches émerge au milieu des vastes étendues, des montagnes aux parois verticales ou extrêmement abruptes. Certaines ont aussi ces colonnes de fumées qui ont la réputation d'être porteuses de messages dans les cases du cow-boy belge. Mais l'autre élément qui me l'assure c'est ma tenue... J'ai presque envie de chevaucher au galop en crachant et en tirant à tout va. Une chemise à carreaux bleues et blanche avec sa veste en cuir sans manches, le sur-jean lui aussi en cuir et le jeans en dessous... Les malpogants donnent l'impression d'avoir retrouvé une nouvelle jeunesse, leur cuir est épais et bien cousue, au moins je n'aurais pas honte de les porter cette nuit.

Je m'enfonce dans les plaines en marchant le long de ce qui semble être un train de passage pour chevaux ou je ne sais qu'elle carriole. Un tracé piétiné et usé qui traverse des plaines habitées par des troupeaux d'animaux le plus souvent sauvage. Quelques enclos ici et là montre une certaine présence de civilisation qui s'impose au fur et à mesure. En progressant petit à petit j'aperçois des toits et un grand silo dédié aux cultures ou à l'eau je ne sais pas trop. En même temps dans ce monde cela pourrait tout aussi bien être leur réserve de tord boyaux, on ne sait jamais. Au final je m'approche et des cultures prennent le dessus : des maïs aux popines en surnombre et sur-dimensionnées, des blés aux couleurs variées qui s'étendent sur des dizaines d'hectares de terres. Plus près des habitations il y a un enclos avec deux ou trois chevaux qui sont laissés là avec un abreuvoir, les selles et tout ce qui est demandé pour monter à cheval se trouve dans une cabane construite au coin de la barrière. À l'intérieur de celle-ci il y a un grand nombre d'emplacements dédiés chacun à l'un des chevaux qui sont vides.

L'entrée du bled me fait penser à une ferme et non pas à un village. De chaque côté d'une cours centrale des sortes de hangars avec de grandes portes qui donnent sur l'intérieur de la ferme. Des outils agricoles et des écuries qui semblent anachroniques les unes à côté des autres. Des charrues ayant besoin de chevaux pour travailler sont posées à côté d'énormes batteuses qui boufferaient une quantité affolante dans le monde réel. Sur les murs en bois de cette forteresse agricole je vois des flèches plantées dans les murs. Il y a même un cheval couché dans un coin, une flèche dans l'estomac, mort. Toujours a progresser sur la terre sèche de la cours j'arrive vers des habitations qui forment le dernier mur de l'enceinte. Il y a l'air d'y avoir une dizaine de maisons qui forment un U avec au centre de ce dernier une seule baraque avec inscrit "Saloon" sur la devanture. Chacune des entrées des autres maisons donnent donc sur le bar. À l'oreille je ne perçois rien. Aucun bruit si ce n'est le vent qui racle le sol et le soupir d'un cheval dans les écuries. C'est un silence pesant qui règne sur la zone.

J'arrive devant les deux portes à battants qui servent surtout à indiquer aux personnes à l'intérieur que l'on entre. La luminosité à l'intérieur est trop forte et avec les volets fermés je ne distingue rien à l'intérieur à part une lampe à huile que j'imagine posé sur le comptoir. En posant la main sur le dessus de la petite porte en bois, j'entends un cliquetis métallique et stop mon geste alors que j'allais pousser pour entrer dans le bar. Avant que quoi ou qui que ce soit ne prononce une parole je lève les bras. On se calme, on respire et on lève les mains avant qu'un bruit bien moins agréable ne retentisse.

-Merci de ne pas tirer je ne suis pas là en ennemi, je viens d'arriver dans ce royaume.

-Pourquoi t'es ici ? C'est une voix de femme qui le répond, à peine tremblante. Les emplumés n'ont pas fait assez de dégâts, ils t'envoient pour nous attaquer aussi ?

-Pas le moins du monde... Dis-je, tiraillé entre l'étonnement de la question et le fait que ce genre de quiproquo semble tellement téléphoné. Laissez-moi rentrer et vous pourrez m'expliquer tout ça. Je suis un voyageur et je ne suis armé de rien d'autre que de mon nuage.

Cloud rentre lentement dans la pièce sans que je bouge d'un pas et lorsqu'il est à la distance maximum de moi je rentre dans le saloon en le faisant toujours avancer devant moi. Les mains au-dessus de la tête, je ne bouge pas quand un canon se pose sur ma tempe. À l'intérieur, mes yeux s'habituent à l'obscurité et je discerne quelques femmes avec des enfants qui sont collés aux murs ou assis sur des chaises pour les plus jeunes.

-Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé ici, mais j'imagine que cela a un rapport avec les flèches plantées un peu partout. Que c'est-il passé ?...

-T'es sourd ou quoi je viens de te le dire ! On a été... !

-Calme toi Dona ! Tu vois bien qu'il ne fait pas partie des leurs !

La réplique fait office d'ordre et les canon quitte ma tête pour regarder le plafond alors qu'une créature féminine au teint grisâtre tourne son regard vers le bard alors que le mieux pivote légèrement vers elle. À peu de choses près, de ma taille, des oreilles pointues et une jupe longue remonté sur le côté comme une dame se préparant à agir en homme et je regarde dans la même direction qu'elle. Un grand barbue de deux mètres, fin comme une branche qui prend un verre qu'il vient de nettoyer et le pose sur le bar.

-Vous souhaitez boire quelque chose ?

-Pourquoi pas.

Et je m'avance d'un pas sûr vers le bar sans geste brusque pour ne pas me prendre une balle perdue de la jeune femme prête à me descendre. Je m'assoie sur une des hautes chaises de bar et la cow-girl en fait de même sur le siège d'à côté, son revolver rangé et demande un verre d'un simple regard. Tout en sortant en second conteneur et une bouteille il remplie les deux en commençant son explication. C'est un homme toujours aux longues oreilles, des cheveux grisonnant et une barbe rasé de près. Ses yeux sont mis clos, mais le peut que j'en vois me regarde d'un reflet d'acier qui soutient mon regard comme si nous étions en plein duel. Sa voix annonce cependant une certaine bienveillance.

-Comme l'a dit Dona, nous avons été attaqués. La nuit dernière alors que bous fêtions une bonne récolte des flèches ont tuée des animaux et deux hommes de la communauté. Après leur avoir rendu hommage les autres hommes sont partis il y a de cela quelques heures pour rendre la monnaie de leur pièce à nos assaillants.

-Mais vous savez qui c'est ? Pourquoi vous vous êtes méfié de moi comme ça ?

-Les flèches et les pratiques fourbes ! Ce sont à coups sûr les peaux jaunes qui vivent de l'autre côté de la vallée ! Ils peuvent très bien avoir engagé des voyageurs ! C'est la créature de tout à l'heure qui me répond en descendant le verre qui lui a été servi. Son regard n'est plus parmi nous et regarde dans le vide avec une lueur de haine.

Les explications ne m'apportent pas plus d'informations que cela, mis à part que la communauté avait signée un pacte de non-agression avec le clan des plumes jaunes. Ceux-ci ont sûrement dû changer d'avis sur un coup de tête et veulent les terres de ces cultivateurs qui ne veulent de mal à personne. Que c'est facile de se porter comme victime lorsqu'on raconte une histoire, mais je leur laisse le bénéfice du doute, car après tout je ne les connais pas. Puis une voix de jeune garçon se fait entendre, annonçant le retour des cavaliers. Je bois mon verre d'une traite et fait tourner mon tabouret pour m'accouder au comptoir en faisant face à l'entrée du saloon. Effectivement, au-dessus des vantaux de l'entrée, un nuage de fumée s'élève et est sûrement le résultat d'une chevauché groupée. Pendant ce temps le barman prend mon verre, le rince et le nettoie minutieusement avec son torchon.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 8 Jan 2017 - 16:43
« Hika ! Tu descends chérie ?
Grr, ptain c’était obligé ça….
HIKAAA ?
OUIIII j’arrive papa ! »

Je sors de la salle de bain, après m’être regardée une dernière fois dans le miroir. Il fallait rationaliser, ça faisait plaisir à papa. Je descends les escaliers avec les joues roses, m’efforçant de sourire.

« Tu es splendide ma chérie »

**

Le nouvel an était passé, comme tous les ans, cette période de l’année n’était pas forcément la préférée des Nikaido, m’enfin la famille qui venait des 4 coins de la France était là et semblait parvenir à combler le vide laissé par Elia, la mère d’Hikari. 2016 avait été très riche, beaucoup de contrat pour Hika, beaucoup de boulot pour son père, en gros pas beaucoup de temps pour la famille. Il semblait donc normal pour les deux individus que la résolution 2017 serait de prendre plus de temps l’un pour l’autre. Evidemment elle ne pensait pas y être confronté si tôt.

Son père avait prévu une soirée, un de ses riches amis, qui vivait dans une très grande maison, munie d’un home cinéma s’il vous plait avait imaginé une soirée sur le thème du Western les invités étaient donc priés de se présenter déguisés, prêts à en prendre plein les yeux avec une liste de film concoctée pour tenir jusque tard dans la nuit. Hika avait trouvé l’idée intéressante jusqu’à ce que son père lui donne le costume qu’il avait prévu pour elle. Elle qui pensait arriver avec une chemise à carreaux un jean troués un chapeau et des bottes… Tout l’inverse, une petite robe en daim a frange, des mocassins une coiffe de plume et du maquillage rouge. En robe, sans collant, en janvier. Autant vous dire que la jeune femme était heureuse comme jamais…. Heureusement il avait pensé à l’énorme manteau de fourrure. Ne voulant pas contrarier son père qui semblait surexcité a l’idée de partager ce moment avec sa fille elle avait accepté. Et voilà elle était dans les escaliers, une jolie papoue, son père était aussi en indien, sa coiffe était plus impressionnante que celle d’Hika, celle d’un chef.

Le taxi était la ils enfilèrent leurs peaux de bêtes et sortirent rapidement pour s’engouffrer dans le taxi. La maison était magnifique, complètement déguisée elle aussi pour l’occasion, des portes a battant avait été installées partout, un bar et des tables rondes, le home cinéma était couvert au sol de sable terreux des peaux de vaches étaient étendues partout. Ouais quand Hika disait riche, elle voulait dire très riche. BREF le premier film commence la jeune femme en prend plein les yeux, au cœur du film. Après chaque film, une pause au bar est préconisée pour pouvoir bavarder. Une multitude de gens déguisés. De nouvelles rencontres, des gens qui la reconnaissent, des gens connus, d’autres moins. Son père et elle finisse par s’éclipser vers une heure ou deux du matin alors que des danseuses de cancan font leur entrée. Ils se sont éclater et s’amusent à se balancer des répliques. La jeune fille après avoir souhaité la bonne nuit a son père monte se coucher alors que celui-ci commence son article sur la soirée, ah lala ces journalistes. Aucun putain de doute sur sa destination de cette nuit, il ne pouvait en être autrement.

**

Un canyon, oui voilà c’est ça elle est dans un canyon. Il fait chaud, le paysage est orange, rouge et jaune, désertique, sec. De hauts rocs se dressent autour d’elle, en haut de ceux-ci elle peut apercevoir des ronds de fumer s’échapper droit vers le ciel.

*Des indiens hein ?*

Elle se regarde rapidement et se trouve être habillé comme elle l’avait été lors de sa soirée. Elle se met à marcher sans trop savoir vers ou étudiant l’écosystème autour d’elle.  Impressionnant. Elle marche et se sent observer cependant elle ne voit rien. Sans doute son instinct animal qui lui joue des tours. Alors qu’elle sort du canyon pour se trouver face a une étendue elle aperçoit ce qui ressemble à de la civilisation, des tipis ? un village d’indiens. Génial elle presse le pas et avant d’avoir eu le temps de dire ouf une flèche siffle près de son oreille et se plante dans le sol a ses pieds. Elle s’immobilise immédiatement et lève les bras.

*Merde, merde merde merde merde.*

De derrière les rochers, des guerriers indiens apparaissent montés sur des chevaux. Ils hurlent et se rapprochent à grande vitesse de la jeune femme qui ne bouge pas. Elle se permet même de sourire. Ils se mettent à tourner autour d’elle. La poussière se lève et elle se protège les yeux. Une fois à l’arrêt elle entend le bruit d’une corde qui se tend et comprends que derrière son crane une flèche l’attends si elle déconne.

« Qu’est-ce que tu fais ici étrangère ?
Je suis une voyageuse, je me suis éveillé dans votre royaume.
Mensonges, t’es envoyé par les hommes blancs de l’autre côté de la rivière
Qui… Qui ça ?
Ne te moque pas de moi !
On devrait la tuer maintenant !
Non non, je vous assure que je ne viens de la part de personne je suis ici de mon propre chef, personne ne m’a engagé. Je suis neutre, la Suisse. Ça vous parle ?
La Suisse ? Ça sonne blanc ça ! Ça sonne très très blanc !
Ah bah ça pour être blanc….
Je l’avais dit !
Non, je vous le jure. Comment puis-je prouver ce que je vous dis.
Seule le chef peut en décider. Suis-nous. »

Un homme descend de cheval et en menaçant la jeune fille d’une flèche lui intime d’avancer. La route se fait en silence avec des regards lourds de sens. Ils ne lui font pas confiance. Il allait falloir trouver un argument irréfutable sinon ça allait mal finir. Une fois arrivés au niveau des tipis la jeune femme se rend vite compte que les indiens venaient d’essuyer un assaut. Les peaux tendues des tipis étaient pour certaines criblés de balles, d’autres étaient brûlés écrasés sur le sol. Le peuple la dévisageait. Les femmes avaient sur les joues des sillons. Larmes qui avaient coulés sur de la poussière. La jeune femme ne rigolait plus du tout. Elle arriva devant la plus grande tente du campement. Elle avait quelques trous mais tenait debout. On l'a fit entré, la lumière y était tamisée et des effluves de plantes qu’on fait brûler restaient en suspens dans l’air. Un homme abîmé par l’âge se tenait au milieu de ce tipi, les yeux fermés. Il semblait méditer.

« Qui est ce ?
On l’a trouvé près du canyon grand chef.
Laissez-nous »

Tout le monde sort et la jeune femme se retrouve en tête avec le chef, qui a ouvert les yeux et les a plantés dans ceux d’Hikari.

« Qui es-tu jeune étrangère ?
Je suis une voyageuse, j’ai atterri ici par hasard. »

L’homme se lève et Hikari sursaute. L’indien s’approche et plante son regard a nouveaux.

Ça je le sais déjà. Je te demande qui tu es ? »

Hikari ne comprends pas tout de suite la question. Il ne bouge plus et attends.

« Hikari, Hikari Nikaido.

il attrape la main de la jeune femme et les yeux du chef se révulsent elle sent une décharge et retire sa main avec vivacité en poussant un petit cri de surprise.
Le chef part dans un fou rire et lui tape sur l’épaule avant de tourner en rond, il fait une sorte de danse, c’est très gênant. Hikari ne comprends rien.

« C’est toi, tu vas nous offrir la victoire. Je l’ai vu. Le loup va nous sauver.
Qui va quoi ? Qu’est-ce que vous dites. »
Tu es l'esprit du loup, c’est toi ma vision. Celle qui va éradiquer la tristesse et le malheur qui règne sur le peuple des plumes jaunes.
Ah oui ? Et je suis censée faire ça comment ? »
Tu vas exterminer les hommes blancs ! C’est ça ! C’est pour ça !!! »

Le papi avait clairement trop fumé. Elle avait compris qu’elle était chez les plumes jaunes. Mais exterminer les hommes blancs ? Quels hommes blancs ? Ce n’était pas prévu au programme de la journée une éradication. Non. Pas trop d’accord là. Elle secouait la tête Il fallait qu’elle enquête.

« Qui sont les hommes blancs ?
Les hommes de l’autres côté de la rivière, des conquérants, ils veulent nos terres. Pour ça, il nous assassine.
Ça dure depuis longtemps ?
Des siècles ! La guerre n’a pas de fin, mais c’est toi, toi qui va mettre fin a tout ça ! Ou est ton loup, invoque ta bête que je la vois.
Non, ce n’est pas le moment grand chef. C’est les hommes blancs qui ont détruit le village ?
Oui.
Pourquoi ?
Ils sont arrivés en hurlant qu’on allait le payer. Qu’ils étaient la pour venger leurs frères. Des excuses, pour mieux nous détruire tout ça ! »

Cette histoire lui donnait déjà mal a la tête, elle qui pensait être en mauvaise posture… c’était pire que ce qu’elle croyait. Il fallait qu’elle éclaircisse tout ceci il allait falloir discuter avec les autres indiens du camp et qui sait peut être aussi avec les "hommes blancs".
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 20 Jan 2017 - 7:54
Le nuage de fumée grandit rapidement pour prendre tout l'espace visible de l'encadrement de la porte et finalement laisser, petit à petit, place aux cavaliers. On les voit revenir au galop en se rapprochant rapidement. Ils passent la porte principale et pénètrent dans la cour de la ferme sans ralentir le moins du monde pour venir jusqu'au saloon. Ils sont un peu moins d'une vingtaine à approcher, tous avec des chapeaux aux bords recourbés sur la tête et pistolets à la ceinture. Les femmes se bousculent pour sortir et les enfants en font de même en criant aux héros. De ma place je ne peux pas vraiment voir ce qui se dit depuis l'entrée, mais je reste un peu sur le qui-vive ne sachant pas qu'elle pourrait être leur réaction à la découverte du visiteur : moi.

-T'inquiète pas mon gars, me lance le barman, la tension va être retombée, pas la peine de flipper.

-Ho, mais je ne m'en fait pas...

Ils ont eu leur dose de sang, c'est tout ce que j'espère... Mais cela me refait penser à l'histoire qu'ils m'ont raconté. Pourquoi ces "indiens" auraient attaqué un village pour au final se faire ratatiner par une troupe de fermiers un peu lestes au niveau de la gâchette. Cela me paraît tout de même incongru surtout avec l'image que j'ai des indiens qui est celle de gens d'honneurs qui ne déterrent pas la hache de guerre pour rien, mais je ne dois pas être l'inconscient général. Ce n'est pas comme si je les connaissais d'autre part que par les quelques films hollywoodiens où l'on peut les voir en scène. Sauf que c'est une question et une réflexion que je ne suis pas sûr qu'ils soient prêts à mettre sur le tapis. N'ayant pas de conversation à tenir dans la seconde je tends la main pour saisir mon verre et la referme sur du vide. J'ai effectivement zappé le fait que je l'avais déjà remis au barman et je m'accoude gentiment au comptoir en essayant de me donner une contenance quand les vantaux de la porte bougent pour laisser rentrer les cavaliers.

Ils se font des blagues, charrient ceux qui visent mal, se moquent des plumes jaunes et se posent autour des tables. Derrière moi le barman s'active et commence à remplir des verres, quelques femmes rentrent alors que celles avec des enfants retournent chez elles. Celles qui restent prennent place sur des genoux, sur la scène devant le piano ou bien prennent un plateau et commence à servir l'alcool. On dirait un mécanisme d'horlogerie tellement cela semble être le fonctionnement habituel de l'endroit. Le barman carbure et sert les verres qui ne cessent de revenir dans les 15 premières minutes durant lesquels ils étanchent leurs soifs. Mais le calme revient petit à petit quand leurs longues oreilles commencent à chauffer et que les rires deviennent gras.

Personne n'a décidé de porter attention à moi et ça n'est pas pour me déplaire. Les regards me coulaient à peine dessus et j'en suis venu à me demander pourquoi cette Dona m'avait pris en grippe à mon arrivée. Une question à laquelle je n'aurais surement pas de réponse, car l'intéressée n'est plus présente et que poser la question en présence de trop de gens ne me plaît pas trop. Je me retourne vers le barman pour lui redemander un verre et je sors quelques EVs de ma poche, mais il place la sienne ouverte pour me signifier que ce n'est pas utile. En ouvrant une bouteille il me fait signe de me rapprocher, il doit apparemment me dire quelque chose. Je pose mes deux coudes sur le bar en posant ma tête sur mes mains pour être aussi prêt que possible. De son côté il fait glisser un verre entre mes bras et se penche plus ou moins en me servant.

-Dona m'a demandé de t'en offrir un. Faut que tu la retrouves au cimetière derrière le village. Il y a une porte comme la grande par laquelle tu es rentrés, mais en plus petit. Je n'sais pas ce qu'elle veut te dire, mais ça pourrait être important.

Ça pue... Mais alors fort... Et ça ne vient pas de moi... Avoir un rendez-vous avec une nana qui a manqué de me flinguer une demi-heure plutôt ça me plaît moyen. Dans un cimetière en plus. Enfin bon, je n'ai pas grand-chose d'autre à faire pour le moment, voir rien du tout et puis les hommes sont ici. Il y a peu de risques qu'il m'arrive quelque chose. Je le remercie donc de m'avoir fait passer le message et commence à profiter tranquillement de mon verre. Plutôt bons ces alcools qu'il me sert dites-donc, un vrai plaisir, une sorte de mélange de rhum et de whisky au goût. Un mélange que je ne souhaite pas réellement tester dans mes journées, mais ici il descend plutôt bien. Tellement bien que le verre finit rapidement par être vide.

Je le rends au barman en lui glissant discrètement que j'irais bien voir la jeune femme. D'une main je replace le chapeau que j'avais placé sur le bar à mon premier verre, sur mon crâne et je me lève avec un hochement de remerciement dans la direction de mon interlocuteur. Quand je traverse la salle pour rejoindre la sortie la plupart des conversations ne cessent pas, mais certaines changent de sujet. "Il n'est pas un peu bizarre le type là ? Mais non, c'est juste un voyageur." Certains sont plus perspicaces que d'autres ici, ou un peu moins alcoolisés, je ne sais pas. En posant la main sur la porte avant de l'ouvrir je pivote deux secondes en regardant l'assemblée avant d'ouvrir la bouche en souriant.

-Mesdames et messieurs, merci de l'accueil.

-Bonne route voyageur ! Santé !

Et ils repartent dans une nouvelle tournée de verres et de rires. De mon côté je trace ma route tout droit pour ne pas faire l'espion ou attirer je ne sais quelle attention. Rapidement je traverse donc la cour toujours aussi large, la grande porte qu'ils ne referment pas alors qu'ils ont récemment été attaqués puis j'arrive devant les enclos qui bordent les fortifications. En posant une main sur le bois et d'une impulsion me voilà avec les chevaux à longer le mur pour faire le tour du bled. Au coin du mur une nouvelle barrière referme l'enclos des chevaux et derrière, et sur toute la longueur du mur qu'il me reste à suivre, se trouve un champ haut comme un homme. Des flèches sont plantées dans les hauteurs de grandes planches de bois qui isolent le village de l'extérieur.

La traversée me prend quelques minutes, car je ne cherche pas à courir ou quoi que ce soit, si elle m'attend déjà, elle attendra. Puis j'arrive finalement au coin du grand mur et tombe face à une parcelle de terre herbeuse médiocrement entretenue, mais juste assez pour que le terrain ne soit pas impraticable. Des croix en bois sont placés sur des monticules de terre et des noms sont marqués sur les planches à l'horizontale. Pas de doute, je suis au bon endroit. Il y a deux monticules qui paraissent particulièrement frais. Même si en le pensant comme ça, le terme me semble peu adapté à la situation, mais bon.

Devant l'une des deux croix se trouve la femme de tout à l'heure. Agenouillée sur l'herbe elle se relève quand j'arrive et me fait bien voir que cette fois-ci elle n'est pas armée. Nous nous faisons face un petit instant histoire de jauger les intentions de l'autre, mais je ne discerne pas grand-chose à part le rouge de ses yeux. Des larmes qu'elle n'a pas pu retenir. J'imagine donc que l'une des tombes est celle de l'un de ses proches. Étant la seule information que je tire de cet échange silencieux, je suis le premier à prendre la parole.

-Merci pour le verre. Tu voulais me parler de quelque chose ?

-Oui... Je ne peux pas en parler aux membres du village qui ne croiront pas une femme. Il faut que je demande de l'aide et tu es le seul présent ce soir.

-Merci du commentaire. Si tu préfères quelqu'un d'autres je peux toujours partir, mais enfin bref, quel est le problème ?

Elle soupire en baissant la tête avant de prendre une inspiration en relevant la tête avec un air décidé sur le visage.

-Si j'avais une dent contre toi c'est que... Mon père dirigeait ce "groupe" de fermiers et il a eu des problèmes avec des gens puissants qui veulent racheter nos terres et nous mettre dehors... Mon père a refusé, malgré de grosses propositions d'argent... Ces gens ont les moyens d'engager des voyageurs donc...

-Je comprends... Mais dans la taverne tu m'as d-.

-Fallait que je trouve une raison de t'en vouloir ! Ils m'auraient crue folle sinon...

-Mouai... Et qu'est-ce qui te fait penser que ce ne sont pas juste les... Les plumes jaunes c'est ça ? Qui vous ont attaqué ?

Elle avait apparemment prévu la question et elle se penche pour attraper quelque chose dans l'herbe. C'est une flèche, identique à celles plantés un peu partout dans le village. Posé en longueur sur ses paumes tournées vers le ciel, elle me tend l'objet.

-Ça... Ce ne sont pas des flèches d'indiens... Celle-ci sont bien trop droites et identiques... Les flèches des plumes jaunes ont une extrémité en pierre taillée... Pas en fer comme ici.

-D'accord, je comprends... Et justement, pour ce qui est de cette tribu. Qu'elles sont les chances pour qu'ils ne cherchent pas à venir se venger pour avoir été attaqué sans raison ?

-Aucune chance...
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 12 Fév 2017 - 16:17
Hikari ne s’en sortait plus, après son dialogue avec le chef de la tribu qui n’avait pas aboutit – effectivement le vieux était assez atteint et le dialogue semblait insensé -  Elle était sortie du tipi complètement abasourdi, le soleil l’éblouit un bref instant. Elle s’étire et commence son expédition au sein du petit village. Des enfants courent en riant, apparemment moins affectés que leurs mères par les récents événement. Les mères, quand a-t-elle, sont affairées. Elles réparent les tipis, réorganisent le camp quand les hommes eux s’occupent des bêtes.  Plus la jeune fille avance et plus les regards se posent sur elle. L’étrangère. Dangereuse. Les regards suffisaient à lui faire comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue ici. Une jeune femme avec un bébé accroché dans le dos essaye de réparer sa demeure sans grand succès. Le tipi est sur le point de s’effondrer Hikari le voit d’ici. Elle s’approche doucement, sourit et pose ses mains sur la toile pour la tendre.

"Laisse moi t'aider."

L’indienne attrape son lambeau de peau de bêtes et répare le trou béant laissé dans la toile. La réparation se fait dans le silence, les deux jeunes femmes travaillent rapidement, elles sont efficaces et ceci sans aucun besoin de parler. L’action est naturelle, les gestes suffisent. La louve décide de briser le silence. Elle doit enquêter et semble être sur la bonne voie.

« - Je peux te poser une question ?
Je t’écoute l’étrangère.
Hikari, appelle moi Hikari. Que se passe t’il entre les plumes jaunes et le clan des hommes blancs ? »

L’indienne hausse les sourcils et soupire. Le tipi est réparé. Les deux jeunes femmes se toisent. L’indienne détache le tissu qui maintient son enfant dans le dos. L’attrape et le tend habilement, sans l’avoir réveillé a Hikari.

« On va avoir besoin d’un peu d’eau et d’une collation. C’est une longue histoire. Je reviens, va t’asseoir là-bas »

Elle lui montre une espèce de lieu à l’ombre d’un rocher, des toiles sont étendues au sol, et plusieurs femmes semblent s’y reposer avec leurs enfants. Hikari avec le petit plume jaune dans les bras s’approche doucement du lieu. Les regards se posent sur elle. Ils sont accusateurs. Puis se pose sur l’enfant. Elles se questionnent, parle une langue qu’elle ne connait pas et lui font signe d’approcher. Elle prend place à côté de deux femmes qui sont en train de natter leurs cheveux. Elles sont magnifiques. S’assoit en tailleur et cale le petit être tout contre son corps.
L’indienne revient à ce moment-là avec deux gourdes pleines d’eau et des espèces d’amandes. Quand elle arrive, les autres femmes la questionne dans leurs langues.

« Arrêtez de parler l’indien, vous connaissez sa langue. Ne soyez pas si farouches »

Elles se taisent, saluent la voyageuse et reprennent leurs activités. Elle chante doucement se massent, se coiffent. Font des bijoux pour certaines. L’étrangère est assise au sein des femmes du clans. Celles qui terminent les réparations s’amènent. Les hommes eux ont fait un groupe et lorgnent les femmes en rigolant. Le silence s’installe Hikari n’ose pas parler ce n’est pas à elle de commencer après tout. Elle attrape une gourde et boit en silence avant de se servir une amande. Elle regarde le petit bébé qui dors, il semble paisible pour le moment. La voix de la jeune indienne la sort de sa contemplation.

« Tout a commencé il y a bien longtemps. A l’époque de nos ancêtres. Les terres étaient équitablement partagées et chaque peuple vivaient en paix. Avec l’évolution de la civilisation, les hommes blancs et les plumes jaunes se sont différenciés, les hommes blancs ont développer des techniques qui ne colle pas avec notre façon de vivre et nous avons dû nous éloigner définitivement. Cet éloignement a commencé à attiser la haine et aujourd’hui les deux peuples se battent constamment pour des parcelles de terres. »

Le petit indien bouge et Hikari a un sursaut, elle l’avait presque oublié. Il se réveil doucement et devant le visage de l’inconnue qui la tient dans ses bras commence à grimacer. Oh non, ne pleure pas s’il te plait. Elle le berce doucement en souriant et le petit se détends. Il attrape les cheveux de la jeune fille et commence à jouer avec.

« Aujourd’hui, le conflit est à son maximum. On s’entre tue… Mon mari… »

Une larme perle sur sa joue et la louve remarque que toute les femmes ont stoppé leurs activités, elles écoutent. Certaines baissent la tête, d’autre hoche la tête avec mépris.

« On se bat pour garder nos terres. Ils se battent pour nous les enlever. La conquête, un poison qui détruit les cœurs.
Et aujourd’hui que s’est-il passé ?
Les cow boys nous ont attaqués, sans aucune raison, cela arrive fréquemment.
Sans raison ? c’est complétement stupide !
Je te l’accorde et pourtant regarde les hommes. "

En tournant la tête la jeune femme se rendit compte qu’ils étaient en train de préparer leurs montures, et des s’armer jusqu’aux dents. Ils allaient répliquer.

Ils ne doivent pas y aller. C’est trop dangereux ! Dites leurs de ne pas y aller !

Une indienne part d’un rire gras
demander aux hommes de ne pas se battre ? Dire à un plume jaune que c’est dangereux. Je t’en prie vas-y ! Un indien n’a pas peur de la mort, il se battra toujours pour ses valeurs et son peuple. "

Les femmes de ce village sont complétement résignées. Elles attendent la fin d’un conflit abreuvé par les combats. La louve se lève décroche le poing du petit garçon de ses cheveux et le tends a sa mère.

J’y vais !

Elle file dans la direction des hommes, elle entend les femmes lui dire de revenir, d’arrêter puis de la considérer comme une folle. Elle se plante devant l’indien qui l’a accompagné au tipi du chef.

« Laissez-moi venir avec vous je peux vous être utile.
Une femme ne se bat pas, une femme reste à la maison et défends le clan. »
Hikari hausse les sourcils étonnamment choquée par le discours de l’indien.
« Vous allez vous battre et vous ne savez même pas pourquoi ! j’aimerais parler avec le chef des hommes blancs. »
Les femmes se rapprochent doucement pour entendre le dialogue. L’indien semble s’agacer il gonfle la poitrine et se penche sur la jeune femme.
« Pas de dialogue !
Laissez-moi essayer !
Cela suffit. »

L’homme lève la main, geste violent il veut l’écarter, la faire se pousser. La jeune femme sent les regards sur elle. En une fraction de seconde les griffes de sa main gauche percent la peau, le bras se couvre de fourrure et prend forme en craquant. Elle attrape le poignet de l’homme avant qu’il n’ait eu le temps de la pousser. Un silence lourd s’installe, ils sont choqués, les hommes ont leurs mains sur les armes près à dégainer. L’indien et Hikari ne se quitte pas des yeux.

« Tu sens la force dans ma main, je te demande de me laisser venir avec vous. Je veux leurs parler. C’est tout. Et si ça ne mène à rien vous vous entretuerez je m’en fous. Je veux juste essayer.»

Il fixe son regard sur la patte de la jeune femme puis sur elle.

« Lino, tu lui prépares un cheval. »

Elle lache le poignet de l’homme, recule d’un pas et le remercie silencieusement. Les femmes se jettent sur elle et attrape sa main, touche son bras.

« Le loup doit sauver le peuple. C’est ce que l’oracle a dit. »

Elle se mette à chanter et Hikari se doute qu’il va falloir qu’elle assure avec les hommes blancs sinon ça allait devenir très compliqué.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 24 Fév 2017 - 16:56
L'information est tout de même lourde de conséquences, ce qui n'est pas vraiment pour me réjouir alors que je continue d'échanger avec la jeune femme. Entre deux phrases à essayer de trouver une position je l'active à sortir de la poche intérieure de ma veste le parapluie que j'ai reçu très récemment. Je ne l'avais pas remarqué juste qu'ici, mais alors que je me tenais debout les bras croiser à essayer de comprendre tout ce que la demoiselle essaye de me faire prendre comme responsabilité il s'est mis à me gêner. Je glisse donc le parapluie rétractile dans le holster qui devrait héberger un pistolet absent de l'attirail de la nuit. L'action semble la surprendre, mais elle continue ses explications annonçant qu'en tant que femme elle est pied et poings liés car les hommes ne l'écouteront pas si elle leur dit que les plumes jaunes vont venir attaquer et surtout en essayant d'expliquer que la première fois ce n'était pas eux.

- Pourquoi vous ne pouvez pas vous expliquer ?

- Mon père le cachait... Il y avait sûrement une bonne raison et puis pourquoi je ne le leur aurait pas dis avant ?

- Alors ça à toi de me le dire... Enfin... Et sinon tu as une idée de comment empêcher un massacre ?

- Éviter le conflit avec les plumes jaune ne nous a jamais duré bien longtemps... Même si normalement nous étions tombés sur un accord de paix.

- Sauf que là je pense qu'ils ont déterré la hache de guerre... Littéralement.

- Mais ce qui me gène le plus ce sont les acquéreurs des terres qui ne vont pas nous lâcher comme ça...

- C'est vrai aussi, mais si j'ai bien compris tu n'as aucune information à me donner pour qu'on puisse les retrouver... Mis à part leurs flèches...

À ce moment là nous arrêtons de parler, elle me regarde avec regret avant de planter la flèche près de la tombe de son père et nous prenons le chemin de la ferme. Pendant que nous avançons je fais le tours des informations qu'elle m'a donné et classe par priorités les différentes actions qu'il me semble impératif de faire. Tout d'abord se défendre contre l'attaque des indiens sans remettre de l'huile sur le feux entre les deux camps. Forcer chacun des camps à voir qu'ils ont un ennemi commun et ne pas se faire défoncer par l'un d'eux en essayant. Trouver un moyen découvrir qui sont ceux qui ont attaqués en premier les fermiers. Négocier où régler le problème. Je ne sais pas pourquoi, mais rien que d'énumérer toutes ces étapes me fait peur. Tellement d'échecs possibles en perspective avec pour seule aide ou vrai soutien une femme qui ne crois pas en sa capacité à se faire écouter.

Le soleil continue de taper alors que nous marchons entre les maisons. Quelques enfants se courent après comme si il avaient déjà oublié l'atmosphère de peur dû à l'assaut donné par leurs pères. C'est apaisant de voir  l'innocence de l'enfance dans des royaumes en conflit, mais cela ne solutionnera malheureusement pas les problèmes du village. En parlant de cela une question me taraude et je rouvre la conversation avec Dona.

- Tu penses leur dire pour ton père ? Parce que si toi on ne t'écoute pas il n'y a pas de raison que ce soit le cas pour moi.

- J'ai peur que perdre du temps à essayer ne soit pas une bonne idée.

- On ne va pas attendre l'attaque tout de même...  Je vais tenter de trouver une solution et toi essaye de voir comment tu peux les mettre en garde.

Nous arrivons au niveau du saloon quand je termine ma phrase. Pendant une poignée de secondes elle reste pensive avant de se diriger vers les marches menant au bar. Les battants de l'entrée fouettent l'air alors que je prend la direction de l'entrée des fortifications. Un cow-boy qui semble être le plus jeune de tout ceux que j'ai vu dans le bar fait des allers-retours de la grange aux écuries avec une fourche. En le saluant d'une pression de la main sur le bord de mon chapeau je lui passe à côté sans que nous n'échangions plus de mots. Les plaines qui me font face continuent d'osciller entre culture et désert alors que cela pourrait vite tourner au champs de bataille dans le coin. Heureusement cela ne semble pas se rapprocher pour le moment.

J'avance d'une cinquantaine de mètres le long du chemin en essayant de réfléchir à comment je pourrais protéger les lieux avant qu'une attaque ne les force à prendre les armes. Mais pour le moment rien ne me vient. L'enclos des chevaux à côté de moi est animé par les hénicement des chevaux et leurs galops alors qu'ils jouent à se courir après. Ce qui m'embête le plus c'est que personne n'a aucune info à propos du groupe qui souhaite acquérir la ferme. Un ennemi financé et déterminé est, à l'inverse des plumes jaunes, un adversaire imprévisible. En tout cas, toujours pas de nuage de fumée au loin comme ça a été le cas pour les cavaliers tout à l'heure. Perdu dans mes pensées un coup de feux m'extirpe de mes rêveries et je tourne la tête avant de me mettre à courir dans la direction du tir. La ferme est toujours birn ouverte quand je traverse la grande porte. Le fermier qui s'occupait des chevaux est là, fourche planté dans le sol avec les mains entre l'autre extrémité en bois et son menton. Il regarde l'entrée du saloon avec envie comme un parieur devant un hippodrome.

Les tirs me semblent tout à coups être quelque chose d'habituel ici et en ralentissant le pas je me dis que je me suis sûrement inquiété pour rien. Jusqu'à ce que je vois deux gars sortir de la bâtisse dont l'un d'eux est le barman. C'est lui qui tient un revolver pointé vers le sol alors que l'autre vient de tomber sur le sol comme si il s'était fait jeter dehors. Plus âgée, mais pas plus mal bâtie, le tenancier le tient clairement en respect alors qu'il commence à s'expliquer.

- La prochaine fois que je te reprend à frapper une gonzesse dans mon saloon c'est pas dans le plafond que je tir, t'as pigé ?

- Mais c'est cette conne ! Le maire est mort aujourd'hui à peine et elle...

- La ferme ! Si y a une personne qu'a le droit de parler du décédé du maire c'est elle. Tu penses pas espèce d'ivrogne ?

- Bah...

- Aller, rentre chez toi, tu diras moins de conneries.

Je suis à quelques mètres à peine quand le cow-boy ramasse son chapeau tombé dans la poussière avant de se relever pour partir en courant. Pas tout à fait droit ni très rapidement, mais il ne cherche pas à discuter plus longtemps et s'en va. À la porte je distingue Dona une main sur la joue qui vient de sortir pour voir s'enfuir le gaillard. Le barman se retourne et s'adresse directement à elle.

- Bon alors... Qu'est ce que t'as dis pour te prendre une tarte toi ?

La jeune femme baisse les yeux sur les marches devant elle.

- J'ai juste essayer de d'expliquer que mon père a été contacté par quelqu'un qui voulait racheter l'exploitation... Et qu'on a pas attaqué les bonnes personnes. Cet idiot à cru que je disais qu'il avait vendu la ferme sans le dire à personne...

- Attends attends... Si ce que tu dis est vrai pourquoi tu ne l'as pas dis avant !?

- Ils ne m'auraient pas écouté ou cru... Je ne sais pas qui ils sont et les gars auraient eu personne sur qui se défouler...

- Mais tu sais combien de temps on a mis à établir une paix avec les plumes jaunes !! On était enfin tranquille !! Bordel ! Il l'a pas fait pour les bonnes raisons, mais tu méritais peut-être bien une baffe. On est une communauté, ton père est peut-être mort parce qu'il n'a parlé à personne de ce problème et toi tu fais la même erreur.

Bouche bée elle ne sait plus quoi dire et au final je me dis que je ne vais pas avoir qu'un allié ici. Le type semble avoir les épaules pour diriger ce groupe et fait confiance à Dona, tout pour que je me sente moins seul à l'idée de voir venir une bande d'indiens avec des envies de vengeance. D'ailleurs.

- C'était de ça qu'elle voulait me parler tout à l'heure. Il se tourne vers moi. Et on est arrivé à la conclusion que les plumes jaunes vont sûrement vouloir se venger.

- Ho que ouai, faut qu'on se prépare à les recevoir.

Il commence à marcher vers son saloon, mais je l'attrape avant par le bras.

- Je sais que ce n'est pas trop mes affaires, mais laissez moi essayer de calmer le jeu. Dona m'a demandé de l'aide et j'ai accepté. Je pense qu'on peut même les rallier à votre cause. Il doit bien y avoir une raison pour laquelle on a essayé de vous faire croire que c'était eux qui vous attaquaient.

Il me scrute de pied en cape avant de ranger son colt et de me tendre sa main. Je la saisis et sers avec force, mais moins que lui car il a une poigne d'enfer le vieux...

- T'es un bon gars toi... J'ai plus envie qu'on perde des gars pour rien. Alcool à vie dans mon saloon si tu t'en sors. Je vais aller mettre en garde la bande d'alcoolique à l'intérieur. On sera derrière la porte en cas de problème.

- Parfait.

En retournant dans son établissement il pose la main sur la tête de de la demoiselle un peu honteuse de ses choix, puis ils rentrent tous les deux. De mon côté je me dirige vers un mur pour décrocher une flèche qui est encore fiché dans l'une des poutres qui le compose puis je retourne vers la sortie. Le fermier s'arrête une nouvelle fois dans son travail et me regarde passer, une flèche à la main, un parapluie à la ceinture et un air beaucoup trop sérieux.

- Tu peux fermer les portes derrière moi ? C'est le barman qui l'a demandé.

En se marrant à moitié il accepte et se tourne vers la porte qui se ferme ensuite derrière moi. J'avance sur le chemin alors qu'il me semble voir arriver un nuage qui pu la guerre et le conflit. Après avoir fait une vingtaine de mètres je plante la flèche au sol et me prépare à accueillir une bande de cavaliers prêts à en découdre.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Lun 19 Juin 2017 - 16:40
Ils étaient partis depuis longtemps, chacun monté sur un cheval. Ici le soleil était de plombs, il faisait une chaleur d’enfer. D’ailleurs les chevaux malgré l’habitude semblaient commencer à transpirer. La jeune femme ne cessait de guetter l’horizon, espérant apercevoir quelque chose, sa bouche était sèche et pâteuse, elle n’arrêtait pas de déglutir, la fourrure sur son bras lui tenait plus chaud que jamais. Il faut prendre en compte le fait qu’un loup comme un chien ne transpire pas. Le seul moyen d’évacuer la chaleur pour ces animaux était de laisser leurs langues pendre afin de se rafraîchir.
Choses que la jeune femme ne se résolut pas à faire sous sa forme humaine. Les regards curieux et accusateurs des hommes indiens qui l’accompagnaient lui suffisaient amplement. Ils gardaient tous un œil sur la jeune femme de sorte qu’elle se sentait épié et quand elle tentait de capter le regard de l’un d’entre eux, les hommes détournaient le regard en maugréant. Super ambiance. La rivière apparut enfin, des paillettes dans les yeux elle descendit de cheval pour se jeter dedans. Hommes et chevaux la rejoindre bientôt c’était l’heure d’une brève pause. Les hommes passèrent de l’autre côté de la rivière, la jeune femme fit de même une fois sur la terre ferme ils se passèrent une gourde d’eau. En prenant soin d’éviter la jeune fille puis ils s’écartèrent pour manger un bout. Hikari alla s’asseoir au bord de la rivière. Elle tiendrait sans eau ni nourriture c’n’était pas un problème. Des petites mouches noires volèrent devant ses yeux ; elle était en proie à un petit malaise vagal, cette chaleur n’aidait pas. Elle devait se concentrer ; elle entendit des pas derrière elle et puis plus rien. Elle tourna la tête pour tomber nez à nez avec un plume jaune. Celui-ci était jeune sans doute un tout frais guerriers. Il lui tendit une petite gourde et de la viande séché.

« Mange, ne fait pas attention à ceux-là, ils ont oubliés les bonnes manières. »

Elle le fixa ce qui lui sembla être une éternité. Cherchant la réponse dans ses yeux. Puis elle accepta sans broncher ce qu’on lui tendait elle dévora le tout et remercia le jeune homme

« Merci… euh, quel est ton nom ? »

«Halian, je m’appelle Halian, Derien, ma mère m’a demandé de t’aider, et puis, pour l’avenir du clan il faut t’aider »

Il semblait résolu, pourtant son visage laissait entre apercevoir une très grande tristesse, une colère profonde. La conversation entre les deux jeunes s’acheva quand le chef d’expédition interpella le jeune homme, celui-ci l’aida à se relever ils remontèrent à cheval elle resta a côté de Halian, c’était un bon jeune homme. D’ailleurs il interpella le chef.

« Akecheta, nous ne sommes plus très loin, tu comptes continuer à cheval ? Qu’allons-nous faire ?

On continue à cheval jusqu’à ce qu’on voit les murs d’enceintes, ensuite on finit a pieds.
Et je passe en première pour négocier ! »

Le chef lui jette un regard noir auquel elle répond par un sourire gêné.

«Ces femmes blanches se croient tout permis ils devraient mieux leurs apprendre le respect. »

Elle enfonce sa tête dans ses épaules ; cet Akecheta était fort agaçant mais il n’avait pas tort, elle se croyait tout permis. Halian capta son regard en lui souriant ; apparemment le caractère du chef était habituel. A l’horizon elle aperçut un mur tout petit d’abord. Puis plus grands. Akecheta leva la main et les indiens s’empressèrent de descendre de cheval. Lino et Halian attachèrent les chevaux entre eux. Pendant ce temps le chef et deux autres subordonnés observaient l’horizon. Elle s’approcha d’eux et fit de même mains sur le front pour faire visière et l’autre main sur la hanche.
Les deux subordonnés étaient pliés en deux et le chef la regardait la bouche grande ouverte. Avant de souffler et de rire à son tour. Elle avait finalement réussis à détendre l’atmosphère.

« Tu ne manques pas d’air Tala.

-Ah non moi c’est Hikari. » Le chef lui sourit et passe à autre chose. Halian pose une main sur l’épaule de la jeune femme. «Tala c’est louve dans notre langage »

Elle était flattée par le fait que le chef la surnomme avec un mot de son langage. Tala lui allait très bien. Ça irait pour cette nuit. Elle se mit à fixer l’horizon quand elle distingua une toute petite silhouette non loin des portes.

« Tiens, quelqu’un est sorti pour nous saluer ? »

Tous les regards se tournent vers elle et elle pointe du doigt la toute petite silhouette au loin.

« Bah, me regardez pas comme ça ! Vous ne le voyez pas ? » Ils restent tous un moment choqués en effet la vue de la jeune femme était perçante. Ils ne s’y attendaient sans doute pas. Et d’ailleurs la surprise est telle qu’Akecheta préfère remonter sur son cheval. Chacun reprends sa monture le plan prise par surprise était avorté ! Trop dangereux. Le chef pousse un cri de guerre et tout le monde s’élance au galop vers les portes du village. Plus la silhouette approche plus la jeune femme sens qu’Akecheta va oublier sa promesse et attaquer en premier. Elle fait accélérer son cheval et passe devant le chef en se retournant elle lui crie.

« N’oublie pas ! C’est à moi de le faire ! Pas de précipitation ! »

La silhouette d’un homme se dessine finalement devant elle. Elle crie aux hommes de ralentir. Elle tire sur les rennes de son cheval en lui tapotant délicatement l’encolure.
« Voilà, du calme, prends ton temps. » Elle descend de cheval et fait un signe de tête au chef qui lui donne son accord elle sourit a Halian. Qui semble tendu, deux des subordonnés du chef ont déjà les mains sur leur arc prêt à répondre à n’importe quelle éventualité.
Elle se met à crier de loin

« Bonjour !! N’attaquez pas s’iou plait on vient en paix ! »

Son bras est là au cas où, elle pourrait se servir de son virus ou mettre K.O le stupide cow boy. Elle s’avance d’un pas assuré. L’homme est bel et bien vêtu tel un cowboy. Elle sourit en s’approchant. Elle avance vers l’homme en cachant son bras dans son dos. Une fois à bonne distance pour communiquer elle lui crie

« je suis l’envoyé des plumes jaunes puis je voir votre chef ? J’ai à lui parler ! »

Elle fixe l’homme en face d’elle, elle distingue à peine les traits de son visage et pourtant le cow boy lui rappel quelqu’un. Elle avance d’un pas puis de deux puis de trois ! Elle tend le bras devant elle, devient toute rouge et s’écrit comme trahis !

« Putain, mais je te connais-toi !! Mais putain Tommy, c’est toi non ? Tu te souviens de moi ? »

Elle était a 4 mètre du jeune homme maintenant, est ce qu’il se souvenait d’elle ? Est-ce qu’il était passé du côté obscur de la force ou alors est ce qu’il pourrait parler comme deux adultes qui se respectent sans détruire le village a grand coup de combat !

« On a ici un terrible malentendus…. »

Akecheta siffle et l’appel, elle se retourne et d’un signe de main lui indique que tout vas bien enfin pour l’instant.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Mar 20 Juin 2017 - 10:27
Ce temps d'attente aux portes du camps est de loin l'un des pire que j'ai pu vivre en temps que voyageurs. Chaque seconde fait un peu plus monter la pression en moi quand je vois le nuage de fumer se rapprocher à tout allure. J'imagine déjà les guerriers apache en quête de vengeance qui me foncent dessus avec leurs arcs bandés et leurs flèches prêtes. Face à cela je me dresse avec un parapluie et Cloud serte, mais face à une troupe déterminée, je ne sais comment je vais pouvoir gérer cela. Parlementé avec des guerriers guidés par le sang, n'est pas vraiment chose aisé... Plus que marchander avec des monstres, certes, mais tout de même...

Le nuage s'est figé un moment, comme si ils s'étaient arrêtés avant d'arriver à proximité du camps, mais cela ne dure pas et reprend de plus belle. J'arrive maintenant à les discerner. Ils ne semblent pas être un groupe de guerriers bien disciplinés car ils se croisent, se doublent et se dépassent. L'un semblent même prendre les devant. Ce cavalier est plus petit que les autres d'ailleurs un détail que j'arrive à apercevoir d'où je me trouve. Il ralentissent tous petit à petit sous les ordres et les gestes de celui qui devance maintenant la troupe. Les chevaux se cabrent et certains henissent en freinant des quatres fers sous les ordres de leurs cavaliers qui ont tous l'air plus fermés les uns que les autres comme si s'arrêter gentiment devant ces portes portait un coups violent à leur honneur. Leurs tenues de cuirs, de plus et de tissus colorés pourraient ne pas laisser présager qu'ils sont de vrais combattant, mais leurs armes sont pour me le rappeler.

L'indien qui est en tête de cortège descend de sa monture et vient dans ma direction, ce qui me permet de rectifier en voyant que ce n'est pas un, mais une indienne. Une société matriarcale où les guerrières ont droit au chapitre ? Pourquoi pas après tout, mais cette théorie me semble étonnante étant donné que la demoiselle ne semble pas être armée de quelque lance ou flèche que ce soit. Seules les couleurs, les tissus et les plumes de sa tenues me font penser qu'elle est belle et bien du même clan qu'eux, mais... Pourquoi est-elle blanche dans ce cas ? Ils ont tous le teint rougeâtre avec différentes peintures de guerres, mais elle n'a rien du tout cela. Soit elle n'est pas d'ici, soit elle est la preuve que les plumes jaunes et les cow-boys blanc peuvent s'entendre... Ou bien pas du tout... Enfin, bref, je verrais bien. En attendant elle me crie de là où elle se trouve de ne pas tirer qu'elle souhaite parlementer. Pour toute réponse je sors les mains de mes poches et les écartes sur le côté dirigées vers le bas.

Pour ne pas faire de vague je préfère laisser venir la jeune femme jusqu'à moi, des fois que les autres indiens en retrait ne prenne une avancée de ma part comme un geste négatif. La négociatrice est ravissante et la voir se rapprocher est un plaisir pour les yeux, des cheveux sombre qui mettent en valeur une pâleur et des traits fins. Une très belle femme en vérité qui s'approche de moi d'un pas décidé, mais je me dois de lui répondre que je ne peux malheureusement pas l'amener au chef si nous souhaitons éviter un nouveau bain de sang... Alors qu'elle continue de s'approcher plus prudemment cette fois je vois son visage de crisper, être déterminé et plus sérieux et tout à coups elle prononce mon nom.

- Hein ?? De.. Que... Comment...

Je reviens soudain à la réalité, déçu de ma propre bêtise à tomber connement sous le charme d'une aussi jolie brune, qui doit forcément être une voyageuse pour me reconnaitre. Je me met à la détailler autrement et à chercher qui elle peut être. Je farfouille cette base de donnée qu'est ma mémoire à la recherche d'une info à propos d'une jolie fille au bras poilue et aux griffes non-rétractiles... NON-RÉTRACTILES ??!! Le pelage blance, la patte de canidés aux coussinets épais qu'elle tend vers moi. Pourquoi elle tend une patte armée de couteaux acérés comme ceux-ci, j'ai bien montré que j'étais désarmé pourtant. Mais le déclic se fait tout à coups. Ce n'est pas la demoiselle qui me rappelle quelque chose, mais le pelage, d'un blanc neige immaculé. La seule créature du genre que j'ai croisé je l'ai vue il y a à peine une semaine.

- La louve du Royaume du Père-Noël !... La phrase est dite à la fois comme une affirmation et une question. Kiha... Haka... Hiaki... Désolé... Finis-je par lâcher, penaud... J'étais focus sur le combat à mener la semaine dernière...

Mais son attention ne se porte pas longtemps sur mes excuses car elle en vient rapidement au fait qu'apparemment nous connaissons tout les deux.

- On a ici un terrible malentendus….

Derrière elle, l'un des hommes du clan des plumes jaunes l'appelle, sûrement en quête d'informations sur le déroulement de l'échange. Un échange qui ne fait que commencer et qu'il voudrait déjà voir terminé, pour tirer les flèches qui lui brûlent le carquois. Tout pour me motiver à bien tirer la totalité des événements au clair et trouver une échappatoire au conflit. Je prends une grande inspiration et souris à la jeune femme en lui tendant la mains.

- Tout d'abord, je me présente normalement cette fois-ci ! Tommy ou Tom comme tu préfères. Heureux de te recroiser ici.. hm..

J'attends sa réponse et sa présentation à laquelle je fais cette fois, bien attention et ensuite j'entame la discussion importante.

- Malentendu, je ne sais pas si c'est le mot. Mais une chose est sûr, des gens sont morts pour rien... Pour tout te dire, on ma montré cette flèche qui apparemment n'est pas une fabrication plume jaune. Je lui pointe du doigt le projectile que j'ai planté au sol. Cette flèche a été tirée hier soir depuis l'extérieur du camps avec des copines à elles et plusieurs personnes sont mortes. Dont le chef du village. Une personne dans le camp affirme qu'un groupe ou que quelqu'un de puissant tente de les forcer à vendre ou à quitter leurs terres. Quoi de mieux pour les affaiblir que de les forcer à se lancer dans une guerre...

Je lui laisse le temps d'assimiler tout ce que je viens de dire et attends un instant pour voir si elle a aussi des informations à me confier. Puis je fais juste une demande.

- Peux-tu me confirmer à l'aide de nos amis juste derrière toi qu'il ne s'agit bien pas d'une de leurs flèches ?

Je regarde ses réactions, la confiance et l'assurance qu'elle a. C'est à ce moment que je repense réellement à la bataille de Noël. La louve a été un allié puissant à cet instant et j'espère que nous arriverons à rester alliés pour éviter le combat. J'espère en tout cas que si je dois me retrouver entre deux feux elle ne choisira pas un camp en me laissant dans la merde, ou même en se retournant contre moi... On ne sort pas indemne d'un affrontement avec un loup. En parlant de camps, je jette un œil aux indiens après avoir tendu la flèche à la jeune femme. Pendant un instant je regarde derrière moi pour m'assurer qu'aucun cow-boy ne se prépare à faire une connerie. Mais que ce soit à la porte ou au niveau des remparts, je ne vois rien de spécial, ce qui me rassure par rapport à la suite pour mettre en place un dialogue entre personnes civilisés.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Mer 21 Juin 2017 - 17:46
- Tout d'abord, je me présente normalement cette fois-ci ! Tommy ou Tom comme tu préfères. Heureux de te recroiser ici.. hm..

-Moi c’est Hikari ou Hika comme bon te semble.

- Malentendu, je ne sais pas si c'est le mot. Mais une chose est sure, des gens sont morts pour rien... Pour tout te dire, on m’a montré cette flèche qui apparemment n'est pas une fabrication plume jaune.

Il pointe du doigt une flèche à ses pieds, planté dans le sol, je ne l’avais pas remarqué.

Cette flèche a été tirée hier soir depuis l'extérieur du camp avec des copines à elles et plusieurs personnes sont mortes. Dont le chef du village. Une personne dans le camp affirme qu'un groupe ou que quelqu'un de puissant tente de les forcer à vendre ou à quitter leurs terres. Quoi de mieux pour les affaiblir que de les forcer à se lancer dans une guerre…

Hm, elle passe sa main sur son menton. Elle n’est pas étonné ces attaques puaient le coup monté depuis le début. Elle fronçait les sourcils ; Il y avait donc dans cette histoire un facteur problème qu’il allait falloir découvrir. Les informations que lui donnait Tommy étaient en train d’être assimilé.

« Les plumes jaunes ont eux aussi essuyé des pertes. Sans parler de l’état de leur village. Ils n’y sont pour rien.
Elle pointe du doigt la flèche dans le sol et s’écrie avec colère
J’ai vu des flèches chez les plumes jaunes ! Elle n’y ressemble pas.
Tom demande si les plumes jaunes peuvent donner leurs avis ce qu’elle s’empresse de faire. Elle tourne le dos a Tommy et siffle en faisant signe aux indiens d’approcher. Akecheta s’approche mais reste tout de même à distance raisonnable et les autres n’en parlons pas, ils ont à peine bougé. Quelle bande de trouillards. Hikari ne peut s’empêcher de sourire face à cette tête de mule et se ravisent immédiatement ils ont raison d’avoir peur, il y a eu des morts et son comportement était irrespectueux. Elle décide d’aller vers le chef et lui explique la situation, elle lui présente Tommy et le laissa s’avancer à son rythme il a un air mauvais sur le visage mais réponds à leurs questions. Il attrape la flèche et l’examine.

« Lino, Halian, venez par là. »

Une fois les deux autres a son côté il leur tend la flèche et s’adresse à Tommy.

« Négatif, ce n’est pas à nous cette flèche. Tout est supercherie. Les nôtres sont faite maison et ce jusqu’à la pointe. Ça ce n’est pas à nous ! »

Les deux autres indiens hochent la tête ils sont catégoriques et je pense que Tom a compris. D’ailleurs le chef lance littéralement la flèche plus loin !

« Peut-on m’expliquer ce qu’il se passe ?! »

La jeune femme se racle la gorge et en remettant en ordre la chronologie des évènements explique aux 3 indiens ce qu’il s’est réellement produit. Le visage d’Halian se ferme complétement. Celui du chef ne bouge pas Lino baisse la tête. Ils ont l’air outré par la nouvelle.

« Donc, des gens ont été engagé pour nous faire nous détester ? Et ils n’ont pas hésité à prendre des vies pour ça ? Ils ont tué des hommes blancs et des indiens, ils ont détruit le village pour quoi ? Pour les terres sur lesquelles nous vivons n’est-ce pas ? C’est ça ! »

Une larme coule sur la joue d’Halian et Hikari lève la main pour lui caresser la joue mais il recule et s’en va. Il monte sur son cheval et attends. Il est triste et très en colère. La preuve était ici, les plumes jaunes n’avaient rien à voir dans cette histoire, même si on avait voulu le faire croire. Elle ne souriait plus du tout et fixait Tommy.

« On doit trouver une solution. Personne n’a le droit de faire ça. Pas même ici, dans Dreamland. T’es prêt à régler le problème avec moi ? »

Elle attend la réponse du jeune homme. De toute manière, sois il se ralliait à sa cause soit elle le transformait. Ne voulait pas d’un adversaire aussi redoutable hors de ses rangs. M’enfin, ça il ne le savait pas et encore mieux la jeune femme pouvait parier que le jeune homme voulait faire le bien, enfin peut être. Elle pose sa main sur le bras du chef.

« Akecheta, m’aidera tu as régler ce problème ? Seras tu capable de laisser de côté ta haine contre les hommes blancs pour pouvoir trouver le véritable coupable ? »

Le chef tente de croiser le regard de Lino qui garde la tête baissé, il regarde Halian au loin.

« Les hommes blancs on fait trop de mal…. Ils sont si jeunes et regardez, vous sentez la haine n’est-ce pas. Ce ne sont peut-être pas ce groupe d’hommes blancs. Mais quelqu’un a fait ça. Je ne veux plus voir ces expressions sur le visage de mes enfants. Je t’aiderais. »

La partie difficile allait commencer il fallait convaincre les hommes blancs de parler avec les plumes jaunes afin de se mettre d’accord sur des hypothèses de qui avait pu faire ça.

« Qu’est-ce qu’on fait ? Je te suis ; Tu as entendu, ils sont prêts à passer à la suite. Alors allons-y »
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Lun 26 Juin 2017 - 20:33
Lorsque je lui montre la flèche la voyageuse est presque immédiatement capable de me confirmer que celle-ci n'est belle et bien pas une flèche Indienne. Son expertise me suffit amplement, je ne savais pas si elle saurait me le dire, mais elle se retourne tout de même vers la tribu. Alors que je pensais qu'elle irait leur apporter la flèche directement, elle préfère leur faire de grands signes pour les inviter à s'approcher. La troupe en elle-même ne bouge quasiment pas, seulement un s'approche vraiment, mais pas assez proche pour discuter sans gueuler inutilement. Ces précautions qu'ils prennent sont tout à fait compréhensible, ils sont aux portes d'un lieu ennemi avec un inconnu qui pourrait essayer de leur tendre un piège. La prudence semble de mise.

Hikari se ravise sur son envie de les faire s'approcher et va à leur rencontre, de mon côté je ne sais pas si je dois la suivre. Je fais un premier pas vers eux et aucun arc ne se lève, je pars donc du principe que ça va le faire et je suis la demoiselle, légèrement en retrait. Elle tend la flèche à celui qui doit être le chef, rapidement rejoins par deux plus jeunes qui l'inspectent avec intérêt. On me présente et j'hoche simplement la tête en signe de salutation, mais je reste silencieux en attendant le verdict des indiens. Celui-ci ne met pas longtemps à tomber et il est sans équivoque, ce projectile ne provient pas d'un plume jaune. C'est un pas en avant vers un dialogue entre les deux peuples... Mais avant ça, ils méritent quelques explications.

La morpheuse leur fait un résumé allant de la mise en scène d'une attaque indienne à l'envie d'un groupe de récupérer les terres des deux clans. Cela ne rejouit pas le moins du monde nos camarades indiens qui semblent tomber dénue. Cela provoque chez eux une réaction d'énervement et de frustration que je suis presque rassuré de voir... Autant qu'avoir vu leurs proches et leurs maisons détruites par des ignares bourrins, avoir été l'objet d'un tel plan et avoir été utilisé les met hors d'eux-mêmes. Je n'ai pas la force de répondre au jeune indien que oui, la folie des hommes qui donne vie à se monde rend possible le fait de tuer pour obtenir plus d'espaces, de ressources, ou juste de pouvoir.

Il retourne sur son cheval avec la mine renfrognée et la louve se retourne vers moi avec un air déterminé qui m'aurai fait peur si je n'avais pas connu ses raisons. Elle semble très touché par le malheur des autres et se sent obligé de protéger les innocents. Cet état d'esprit me plait, si bien que je n'ai pas à chercher ma réponse bien longtemps lorsqu'elle me pose sa question.

- On doit trouver une solution. Personne n’a le droit de faire ça. Pas même ici, dans Dreamland. T’es prêt à régler le problème avec moi ?

- Je ne serais pas venu à votre rencontre sinon. Dis-je avec un sourire que je veux enjoué et un regard déterminé. Je suis avec toi.

Ma réponse est bien accueillie et elle se tourne ensuite vers le chef plume jaune qui après un regard à ses subalternes nous observe sans cacher son amertume et son énervement.

-  Les hommes blancs on fait trop de mal…. Ils sont si jeunes et regardez, vous sentez la haine n’est-ce pas. Ce ne sont peut-être pas ce groupe d’hommes blancs. Mais quelqu’un a fait ça. Je ne veux plus voir ces expressions sur le visage de mes enfants. Je t’aiderais.

Les paroles du chef sont pleines de sagesse et me rassurent sur la motivation qu'il va mettre dans le but de remettre en place une trêve et découvrir la vérité.

-  Qu’est-ce qu’on fait ? Je te suis ; Tu as entendu, ils sont prêts à passer à la suite. Alors allons-y.

Tout deux se retournent vers moi et c'est à ce moment que je me rappel que je suis ici pour faire le lien entre deux peuples. Je ne sais pas si j'ai sursauté en revenant à la réalité, mais jusqu'ici je regardais en pur spectateur, mais la pression et le stress reviennent d'un seul coups. Pendant un instant j'ouvre bêtement la bouche sans savoir quoi dire, puis je me reprend. Je souffle un coups, les regarde tout les deux, puis me dirige vers la flèche que l'indien a jeté. Cette dernière va me permettre de faire une vraie preuve pour les cow-boys qui pourraient encore être septiques.

- Tout d'abord, chef, je peux vous demander l'une de vos flèches ?

Il me regarde en fronçant un sourcil avec un air semi mauvais, comme si il ne savait pas si il doit me faire confiance. Son regard passe ensuite sur la voyageuse et il finie par se diriger vers son cheval pour sortir une flèche du carquois accroché à la selle de ce dernier. Il me la tend ensuite et je la prend avec respect avant de reprendre la parole.

- Il y aura peut-être des mots plus haut que les autres, je vous demande de rester calme. Il va falloir finir de convaincre tout le monde, mais normalement la majorité devraient être prêt à nous écouter. Rentrons.

En faisant demi-tour je leur fait signe de me suivre tout en marchant en direction de la porte. J'aurais aimé pouvoir discuter avec la jeune femme pour lui demander comment elle s'est retrouvé embarquer là dedans, mais nous n'avons malheureusement pas le temps. De toute façon j'ai l'impression qu'elle est plus préoccupé par l'état des jeunes indiens que part autre chose. J'arrive donc à la porte sans décrocher un mot de plus et frappe du poing sur le bois pour signaler ma présence. Quelques secondes plus tard j'entends le loqué tomber de l'autre côté et les battants s'ouvrent doucement.

- Ils viennent en paix, ne sortez pas vos armes !

De mon côté je lève les bras, légèrement écartés au-dessus de ma tête pour montrer ce que j'ai dans chaque mains. Pointant les têtes de chacune des flèches vers le bas je continue de me rapprocher pour n'être plus qu'à cinq mètres du groupe de fermiers. En tête de groupe c'est le tenancier qui me fait face avec un sérieux de vieux briscard qui a vécu plus d'une embrouille et autant de fusillades. Il hoche la tête en signe d'approbation et les autres me regardent d'un œil inquisiteur ou bien perdu par le fait de ne pas attaquer bêtement ces ennemis qu'ils pensent naturels.

- On m'a envoyé pour éviter un conflit et prouver que vous avez eu tord d'aller mettre le village plume jaune à feu et à sang, et vous savez quoi ? Je ménage le suspens un court instant. Entre ses deux flèches, c'est celle-ci, parfaitement usinée et équilibrée qui était fiché dans vos murs, tandis que celle-ci, en bois tendre, en silex et en plume vient d'arriver à cheval. Vous voulez que je vous dise ce que ça veut dire ?

- On s'est fait avoir. Le barman se tourne face à ses camarades et amis. Il se recule pour être bien vue avant de reprendre la parole. On nous a piégé pour que nous mettions fin à la paix établie il y a quelque temps. Cette fois-ci, il se tourne vers Aketcheta. Ce qui est arrivé est inexcusable, mais nous pouvons faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Nous sommes avec vous.

C'est moi qui me tourne vers lui, le regarde avec respect pour ce beau discours et je cherche dans le groupe le visage de la fille du Chef de ferme, mais elle n'est pas là.

- Si tu cherches Dona elle est chez son père entrain de fouiller la paperasse pour identifier les coupables.

- Très bien, je vous laisse vous préparer. Ceux qui ont fait ça prévoyaient un conflit armé, il y a donc des chances pour qu'ils n'aient pas été très loin d'ici et sont peut-être même déjà au courant de cette alliance. Si ils sont déterminés, cela ne va pas leur plaire.

- C'est probable, j'y ai pensé aussi. J'ai pas de solution, mais au moins on va déjà pouvoir se barricader ici et voir ce que l'on fait ensuite.

Après cela il hèle le chef et lui explique que lui et ses hommes peuvent faire rentrer leurs chevaux en attendant qu'un plan son mis en place. De mon côté je fais un signe à Hikari pour lui indiquer de me suivre avant de commencer à marcher en direction des habitations. Si elle me suit bien comme je m'y attends je pourrais lui donner quelques explications.

- On va retrouver Dona, la fille du chef, celui qui est mort, pas celui qui discute en ce moment avec les indiens. Elle doit être en train de fouiner dans les papiers de son père, on aura peut-être plus d'info auprès d'elle.

Soudain, je suis pris d'un frisson de terreur, que je ne sais pas si je dois communiquer avec elle au risque de... Ho et puis zut...

- Dis moi, tous les guerriers plumes jaunes sont ici ou il en reste dans leur village ?

Je croise les doigts pour que tous ne soient pas venus, mais même comme cela ils sont en effectifs réduits, ce qui n'est pas bon présage...
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Jeu 29 Juin 2017 - 18:15
Akecheta me regarde, d’un sourire je l’encourage.  Il finit par donner une flèche à Tommy. Tout le monde se regarde et Tom explique qu’il va être compliqué de convaincre tout le monde ce qui lui avait semblé évident. Elle touche le bras du chef, jette un coup d’œil aux deux jeunes et aux deux autres cavaliers qui sont restés en retrait tout le long. En silence le groupe se met à suivre Tommy. Les minutes semblent bien trop longues. Il a frappé, les poings se sert les mâchoires se crispent et le loqué tombe.

- Ils viennent en paix, ne sortez pas vos armes !

Tom lève les mains, elle fait de même. Les indiens les imites sans trop broncher. Ils s’arrêtent cependant à bonne distance, Tommy lui est tout près du groupe maintenant. Les cow boy sont effrayés elle peut le sentir. Ils fixent tant tôt leur chef, tant tôt les indiens et Tommy. Le jeune voyageur se lance dans l’explication le « chef » des hommes blancs semblent intelligent et prêt à aider. Le visage des deux jeunes indiens reprit des couleurs. Les lèvres se desserrent, le chef avait le visage aussi fermé qu’à son habitude et pourtant son regard était en train de sourire. Il n’arrivait sans doute pas à le contrôler.  Elle tourna son regard sur Tommy, le chef lui expliqua ou se trouvait Dona. La cellule de crise se met rapidement en place. Les indiens se barricadent avec les hommes blancs pour trouver un plan. Les deux voyageurs partent pour retrouver Dona. Elle suit Tommy sans réfléchir ; elle se racle la gorge avant de prendre la parole pour qu’on lui explique qui est cette Dona. Le voyageur semble comprendre et lui explique.

- On va retrouver Dona, la fille du chef, celui qui est mort, pas celui qui discute en ce moment avec les indiens. Elle doit être en train de fouiner dans les papiers de son père, on aura peut-être plus d'info auprès d'elle.


-Hm, très bien, je vois.

- Dis-moi, tous les guerriers plumes jaunes sont ici ou il en reste dans leur village ?

Pourquoi est-ce qu’il semble si tendu soudainement ? La jeune femme tente de capter les émotions qui passent sur le visage de Tom pour comprendre sa question. Elle s’arrête brusquement ouvre la bouche et écarquille les yeux.

-Ne me dit pas que..

Elle sert les poings à en faire blanchir les phalanges. Elle n’y avait pas pensé. Mais le village des indiens était un endroit particulièrement simple à prendre d’assaut, au vu de la taille de la communauté. Des guerriers étaient restés sur place certes. Mais leurs chef était là, sauraient ils comment réagir sans lui ? Un flash du bébé qu’elle avait tenu dans ses bras lui serra le cœur. Puis elle se souvint de la détermination qu’elle avait sentie chez toutes les femmes indiennes. Elles savaient se battre et se défendre. Si elles devaient se battre, elles tiendraient au moins jusqu’à ce qu’Hikari vienne les aider. Elle déglutit bruyamment.

-Il en reste au village, les vieillards, les femmes et enfants y sont aussi. Elle fixe son regard à celui de Tommy et lui dit pour se rassurer elle-même. Tout se passera bien là-bas, ils savent ce qu’ils ont à faire.

Ses mains tremblent elle détourne le regard et continue de marcher à côté de Tom. Ils arrivent enfin devant ce qui semble être l’habitation de l’ancien chef. La maison était tout bonnement plus grande que les autres. Tommy frappe à la porte ; Hikari entre sans demander d’avis.

« Excusez-nous mais on entre. »

Des bruits de feuilles qui tombent les amènent dans une grande pièce surement un ancien bureau ! Hikari pénètre dans la pièce en s’étant assurée que Tommy était bien derrière elle. La jeune femme est en train de fouiller dans tous les tiroirs et tous les classeurs qu’elle trouve quand leur contenu ne lui convient pas elle les balances par terre, les autres elle les pose sur le bureau. Elle n’a même pas entendu les deux jeunes gens. Elle parle à voix basse. La louve enjambe le tas de feuille et en s’avançant vers Dona lui tend la main.

« Enchantée, je suis Hikari »

La femme la regarde de haut en bas en cherchant la supercherie. En effet elle était habillé comme une indienne et ça ca provoquait l’étonnement. Hika pointa son doigt vers Tommy et ajouta.

« J’ai été envoyé au même titre que ce voyageur, on va travailler ensemble. As-tu besoin d’aide ? As-tu trouvé quelque chose qui pourrait nous intéresser ?  

-Enchantée, Dona. »

Elle se sert la main avec vigueur avant que Dona aille derrière le bureau, elle s’assoit dans le gros fauteuil et leurs fait signe d’approcher. Hikari se positionne à la gauche de Dona qui a déjà ouvert un dossier, elle pointe du doigt et finit par frapper sur la table. La louve pose sa main sur le dossier et regarde la jeune femme

« -Veux-tu nous expliquer ?

-Au commencement il y avait un seul et même clan. Ce clan possédait la totalité des terres que vous avez pu observer. Au bout d’un certain temps le clan s’est scindé en deux. Les chefs s’étant mis d’accord. Les terres furent partagées équitablement pour les deux peuples. »

Elle déplie une carte de cadastre sur la totalité du bureau. Le pays est scindé en deux par la rivière. Limite naturelle qui décida de la répartition des terres, plusieurs petite parcelle dessine le pays. Elle attrape une plume et sort ce qui ressemble à un cahier de compte de sous la carte. Sans dire un seul mot elle entoure certains chiffres sur le cahier et pose des croix sur la carte.

« Observez les croix, ces parcelles ont été cédé après des attaques d’indiens. Je parie que les indiens ont cédé des terres eux aussi et toutes ces terres pour ce très cher entrepreneurs, McDounald »

Hikari se met à rire et reprends son sérieux dès lors qu’elle voit le visage de Dona. Elle se penche en arrière en tentant de capter le regard de Tommy, c’était rigolo non ? En contenant son fou rire elle se penche

« Et c’est qui McDounald ?

- Un entrepreneur super réputé. Il a créé une très grosse marque de fast food et aujourd’hui il s’étend. Visiblement il compte se servir de notre petite région, et de nos très chères terres pour faire quelque chose. C’est pour ça qu’il nous fait combattre, les terres perdent de la valeur, les peuples s’essoufflent et n’ont pas d’autre moyen pour subsister que de vendre leurs terres. »

Elle se met à réfléchir en caressant la carte du bout des doigts. Qu’allaient-ils bien pouvoir faire ?
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 2 Juil 2017 - 19:18
Nous entrons dans ce que nous avons choisie comme étant la maison du chef et il semble que nous ne nous soyons pas tromper. J'avoue suivre Hikari un peu au radar, elle qui investie les lieux sans plus se poser de questions. L'information du manque de soldats au village des indiens m'inquiète, j'ai peur qu'un plan à notre encontre soit encore en marche. Dans ce cas là le fait que nous ayons fait une alliance ne sera peut-être pas suffisant pour éviter d'autres effusions de sang... J'entre donc à la suite de la demoiselle dans un grand bureau au sol recouvert de feuilles et de classeurs. Les deux femmes commencent par se saluer et Dona rentre tout de suite dans le vif du sujet.

- Au commencement il y avait un seul et même clan. Ce clan possédait la totalité des terres que vous avez pu observer. Au bout d’un certain temps le clan s’est scindé en deux. Les chefs s’étant mis d’accord. Les terres furent partagées équitablement pour les deux peuples.

Un seul et même clan ? Je n'ai pas l'esprit assez vaste pour essayer même de visualiser ce qui peut mener un seul et même groupe d'individus à se diviser pour évoluer de façon aussi différentes. Les idées divergentes au sein d'une communauté ne m'étonne pas vraiment, mais ce monde dépasse toute mon imagination. Est-ce l'imaginaire indien qui a créé ce groupe et au file de la colonisation les meurs se sont altérés pour en arriver à se séparer définitivement ? Tout cela sur un grand territoire qui plus est, d'après la carte, même si j'avoue avoir un peu de mal à me repérer vraiment sur un plan comme celui-ci. Les détails et les niveaux d'échelle me perdent légèrement.

- Observez les croix, ces parcelles ont été cédé après des attaques d’indiens. Je parie que les indiens ont cédé des terres eux aussi et toutes ces terres pour ce très cher entrepreneurs, McDounald.

Sur le moment je cligne bêtement des yeux en regardant les territoires qu'elle nous pointe du doigt sur le vaste étendue de papier. La parodie en elle-même est un domaine d'humour que jadore, mais de là à la vivre pour de vraie je n'en aurais pas demandé tant. Hikari de l'autre côté de Dona est comme moi et ne peut se retire de rire, ce qui attire l'attention de notre hôte. Elle semble d'ailleurs peut réceptive à notre humour car elle se tourne vers la louve qui cesse automatiquement de rire et reprend tant bien que mal son sérieux. Le rire coincé entre nos dents que nous échangeons avec un regard complice est quelque chose d'incontrôlable.

- Et c’est qui McDounald ?

Réentendre le nom prononsé dans une phrase tout ce qu'il y a de plus sérieuse me fait repartir de plus belle dans mon fou-rire. Et puis, plus il me fait rire, plus je réalise que tout cela n'a pas de sens. Et écouter Dona ne me rassure pas.

- Un entrepreneur super réputé. Il a créé une très grosse marque de fast food et aujourd’hui il s’étend. Visiblement il compte se servir de notre petite région, et de nos très chères terres pour faire quelque chose. C’est pour ça qu’il nous fait combattre, les terres perdent de la valeur, les peuples s’essoufflent et n’ont pas d’autre moyen pour subsister que de vendre leurs terres.

Tout simplement diabolique car effectivement d'après d'autre plan qu'elle rajoute par dessus la grande feuille de base les morceaux éparses qui ont étaient vendus petit à petit finisse par former un arc de cercle. Celui-ci passe derrière la ferme, surement à plusieurs kilomètres et part de chaque côtés pour rejoindre la rivière en deux endroit. Il y a fort à parier que le territoire des indiens ait été repartagé de la même façon et si c'est le cas, il va être difficile de faire quoi que ce soit... Dans mon esprit de citadin qui n'a qu'une envie, partir à la découverte du monde, le seul conseil que j'ai envie de leur donner c'est de faire leurs bagages et seller leurs chevaux. La flamme que je discerne dans les yeux de la demoiselle m'en dissuade pourtant.

- Mais si le plan est bon et que vous êtes vraiment encerclés, qu'est ce que l'on peut faire. C'est il y a des dizaines d'attaques qu'il aurait fallut réagir... Mon regard passe de l'une à l'autre à la recherche d'une idée.

Une vision de tipis en feux et d'indiens blessés me fait revenir à la raison, on ne peut pas rester bêtement à attendre. Sans plus attendre je balance toutes mes idées aux filles.

- On peut rameuter le reste des indiens ici, utiliser cette ferme comme une forteresse et attendre qu'on essaye de venir nous botter le cul. Ceci en sachant qu'avec un bulldozer ils auraient tôt fait de tout faire disparaître. Sauf qu'au final, ça, ils auraient pu le faire il a des années... Qu'est ce qui les en a empêché ? C'est comme si ils voulaient récupérer les terres de façon légale... Enfin bref... Sinon on fait partir tout les habitants d'ici en les envoyant chez les indiens, les guerriers et nous on reste ici. Si les gars de McDounald tentent de prendre possession des lieux on pourra toujours essayer de les repousser et d'en apprendre plus. Mais les femmes et les enfants seront à leur merci... Rhaa.... ça mène nul part tout ça... Comment peut-on reprendre le dessus...

La dernière phrase est plus pensé pour moi-même alors que je me laisse tomber dans un fauteuil de la pièce. Les yeux dans le vide et l'extrémité du pouce entre les dents, je suis en pleine réflexion. Dona, elle, n'a pas bougé de son siège et jette encore quelques coups d'œil à de la paperasse posée sur le bureau. Je suis à l'affut de toute proposition venant de l'habitante ou de la voyageuse, quoi que ce soit qui puisse me donner une idée exploitable pour organiser la paix.

- Le principal problème, dit Dona, c'est qu'ils semblent être partout autour... On a pas un seul endroit précis d'où nous pouvons les retrouver.

Nous échangeons quelques minutes encore jusqu'à ce qu'on toc à la porte en demandant si l'on peut rentrer. C'est là voix du barman apparemment et j'ai soudain les poils qui se redressent. C'est il déjà passé quelque chose ? Non ils n'aurait pas toqué si c'était le cas... J'espère en tout cas...

- Vas-y Chuck, rentre.

Le cow-boy et le chef indien entrent dans la pièce alors que Dona quitte enfin son bureau pour s'approcher et saluer ce dernier. Mais les bonnes manières ne durent pas longtemps et le prénommé Chuck rentre rapidement dans le vif du sujet. Il demande à notre trio si nous avons des informations en passant des yeux plein d'espérance sur chacun de nous.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 14 Jan 2018 - 21:35
La carte était parlante. Les terres qui avaient été cédées formaient un cercle, un collier qui venait étrangler les cow boys et les plumes jaunes. Des idées fusèrent dans la pièce, Tommy réfléchissait vite. La jeune femme gardait sont regard fixé sur les plans superposés espérant qu’une faille lui saute aux yeux. Mais non, il ne se produisait rien. Les idées se mélangeait dans sa tête ainsi que des images en pagaille. Qu’allaient ils pouvoir faire ? Le son sourd d’un corps qui se laisse tomber dans un fauteuil lui fit relever la tête.

« Que pouvons-nous faire ? »

Elle regardait le rouquin réfléchir et Dona faire de même. Il était clair qu’il allait falloir faire un choix. Les groupes scindés en deux comme c’était le cas actuellement les rendaient plus faible. Le camp des indiens n’était pas une base fiable, les murs d’enceinte qui entouraient le village des hommes blancs étaient plus sûres, femmes, enfants et vieillards y seraient en sécurité. Cependant les femmes seraient dures à convaincre… Impossible à convaincre même.  Autre problème, et de taille celui-ci… combien d’hommes accompagnaient McDounald et avait-il comme projet d’attaquer l’un des deux camps a nouveaux ? Si c’était le cas il fallait prendre une décision et agir vite, avant qu’ils ne soient doublés par l’entrepreneur machiavélique.

Elle s’approcha du siège ou Tommy s’était assis, au même moment on frappe à la porte. La jeune femme reconnait la voix du Barman. Les deux chefs de clans entrent dans le bureau. Aketcheta semble bien plus calme qu’à son arrivé. Donna s’est levée et vient les saluer. Hikari jette un regard inquiet derrière le chef en ne voyant pas les deux jeunes plumes jaunes, il la calme d’un signe de main et d’un léger sourire.

« Dona veux-tu leur montrer ? S’il te plait.»

La jeune femme retourne derrière son bureau, les deux hommes passent derrière elle et écoute avec attention les informations qui leurs sont données. Les voyageurs restent en retrait attendant le verdict des deux chefs.  Elle ne saurait l’expliquer mais elle se sent inquiète. Le Barman tape du poing sur la table ce qui la fait sursauter légèrement.

« Ça devient vraiment compliqué. Et on ne s’est rendue compte de rien bon sang. DE RIEN. »

On pouvait à ce moment lire une très grande colère dans les yeux des deux hommes, ils étaient affligés et ne regardaient à présent que leurs pieds. Hikari vint prêt d’Aketcheta et avec une hésitation certaine finit par poser sa main sur son épaule.

« Vous ne pouviez pas le savoir. Vous n’y êtes pour rien »

Au même instant Hikari entendit un son, un son sourd, non lointain. Elle se tourne précipitamment vers Tommy se demandant s’il avait pu capter ce son. Elle bougeait rapidement et courus vers la porte d’entrée, sans se retourner elle hurla

« Il se passe quelque chose »

En sortant de la bâtisse elle vit très rapidement un nuage de fumé au-dessus des murs d’enceintes. Les hommes courraient dans les allées se dirigeant droit vers l’endroit de l’explosion. Halian et Lino faisaient parti de ces gens elle s’élança dans leurs directions et inquiète leurs demanda ce qu’il s’était passé.

« On était tous au bar, on a entendu un énorme bruit et en sortant on a vu ce nuage de fumée. Ce n’est pas à l’intérieur de l’enceinte mais un peu plus loin. On voit bien la fumée parce qu’elle est épaisse »

Un cow boy qui écoute leur conversation s’interpose

« - Il a raison ça vient de la colline derrière le fort, on va envoyer un groupe d’homme pour voir
- Non, pour l’instant personne ne sort ! »

Le barman était derrière elle, les autres aussi. Elle se jette sur le chef indien

« On doit retourner au camp, s’il attaque ici qui nous dit qu’il n’a pas attaqué chez vous ? On doit aller chercher tout le monde. L’union fait la force
- On ne sait pas si quelqu’un attaque, peut être qu’un réservoir d’eau a juste explosé….
- Et comment il aurait explosé ?

La jeune femme se sent mal, elle sent que sa transformation n’est plus très loin, ses émotions commencent à devenir compliqué à gérer sous sa forme humaine. Cependant elle n’a transformé personne ce soir et cela l’inquiète. Du renfort ne serait pas de trop. Son regard glisse du nuage de fumée, aux différents protagonistes de la nuit. Ils parlent vite, les mots deviennent violents et ils parlent fort. Tout est très intense à ce moment pour la jeune fille. Elle attrape le bras de Halian avec sa patte et capte son regard.

« Tu veux sauver ton peuple et préserver une paix durable ?

Il hoche la tête, Si je te dis que je peux t’aider en te donnant plus de puissance tu accepterais ?

Le regard du jeune homme se fige sur la main poilue de la jeune femme puis revient se planter dans ses yeux

Je suis prêt.
Très bien, ça risque de te faire mal, on observera une métamorphose d’ici deux bonnes heures. Quand le moment sera venu tu ne devras pas paniquer et me faire confiance.


Le jeune homme acquiesce à tout ce que la jeune fille lui dit. Son père Akecheta la regarde avec un œil inquiet. Elle capte le regard du jeune indien tout en enfonçant ses griffes dans son avant-bras. Il esquisse une grimace et la jeune femme le lâche.

Merci de m’accorder ta confiance »

Elle attend qu’on lui pose toute sorte de questions mais ils n’ont surement pas le temps pour cela. Ils comprendraient au moment venu. Dans sa tête tout était en train de s’éclaircir, Halian et le chef allait l’accompagner au village, Lino et les deux autres indiens resteraient pour aider les hommes blancs. Tommy avait le choix de les accompagner ou non il pourrait peut-être organiser la défense du fort ou une expédition sur les lieux de l’explosion ou les deux. Elle avait cependant besoin d’un deuxième élément. Le visage de Dona lui vint tout de suite à l’esprit. Alors qu’elle s’avance vers la jeune femme le barman lui bloque le chemin.

« Je vais t’accompagner, Dona doit rester ici. »

Les traits de son visage étaient tendus, il avait compris l’importance de ce que la jeune femme était en train de faire. Elle posa sa main sur l’épaule de l’homme ce qui le fit sursauter.

-Les hommes blancs te font confiance, ils ont besoin d’un meneur ici et j’ai besoin d’une âme douce et volontaire.

Il hocha la tête sans plus de lutte. Hikari attrapa les mains de Dona et lui posa les mêmes questions qu’à Halian, la jeune femme était prête du bout de sa griffe elle vint griffer sa paume. Elle poussa un petit cri de surprise qui fit sourire Hikari, c’était inhabituel... Elle ne demandait pas l’avis de ses victimes d’habitude.

« Chuck, combien de chevaux vous pourriez nous prêter ? je ne suis pas sure qu’il y en ait assez au camp pour ramener tout le monde. Nous avons déjà les 6 avec lesquelles nous sommes arrivés et il y en a d’autres sur place, 5 de plus suffirait »

Le Barman interpelle l’un de ses hommes et lui demande de préparer 5 de leurs meilleures chevaux l’homme acquiesce et part avec un autre fermiers. La jeune fille remercie bien bassement chuck et en tapant sur l’épaule de Halian part chercher leurs chevaux. Le chef plumes jaunes s’élance derrière eux. Ils resanglent les bêtes, vérifient que les gourdes sont remplies. Dona revient avec un sac de viande séchée. Hikari s’enquiert de savoir si la jeune cow boy sait monter à cheval. Elle rougit et explique à la louve que les femmes ne montent pas à cheval hors de l’enceinte des murs. Halian sans aucune hésitation lui tend la main et l’aide à grimper sur la selle. Elle n’avait pas remarqué que les jeunes gens semblaient s’attirer légèrement, ils étaient tous les deux un peu gênés et c’était mignon. Akecheta monta lui aussi sur son cheval. Ils étaient face aux portes d’entrées.

Hikari grimpe sur le cheval qu’on lui avait prêter après avoir accrocher entre eux les autres chevaux. Deux hommes viennent ouvrir les portes et avant de s’élancer vers le camp Hikari se retourne et plante son regard dans celui de Tommy qui ne se trouve pas loin.

« Tu as décidé de ce que tu allais faire ? »

Un cheval était prêt si le jeune homme voulait les accompagner, elle lui laissa le temps de répondre.

« Je te fais confiance et surtout, fait attention à toi. On revient le plus vite possible c’est promis. N’entame rien d’impossible on sera plus fort quand tout le monde sera réuni et qu’on sera tous les deux pour se battre ensemble OK ? »

Elle jette un œil inquiet au reste du village et a tous les hommes et femmes qui courent dans tous les sens. Akecheta siffle et s’élance vers la plaine suivis de près par Halian, Dona est accroché à la taille du jeune homme. Hikari plante une dernière fois son regard dans celui du jeune homme lui fait un grand sourire et s’élance à son tour.
Tenez le coup, on se dépêche, 1h30 maximum.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Sam 20 Jan 2018 - 16:44
Une explosion, ou en tout cas quelque chose qui s'en rapproche. Un bruit qu'on ne souhaite pas entendre quand on est en situation de crise comme maintenant. Je relève la tête alors que mon cerveau turbinait pour trouver une idée. Nos regard se croise et je nous revois sur le champs de bataille au royaume du père Noël. Je soutiens son regard et me force, réflexe masculin j'imagine, à ne pas laisser voir mon appréhension. Je me relève pourtant immédiatement et la suis quand elle se précipite vers la sortie et je peux donc observer le même spectacle qu'elle. Une fumée blanche s'élève dans le ciel et obscurcie une partie du ciel. Cela semble provenir du côté de la ferme, ce qui me soulage en me disant que cela ne vient pas de chez les indiens.

Nous nous rapprochons du centre de la ferme pour se rapprocher du bar où un attroupement c'est formé. Ils regardent tous dans la direction de la flaque blanche qui tache le ciel en se posant des questions et en émettant des hypothèses sur ce que cela peut bien être. Nous nous joignons au groupe et Hikari commence à échanger avec deux indiens qui se sont rapprochés de notre groupe. Ils ne nous apportent pas vraiment d'information nouvelle, mais ça confirme ce que j'avais compris. C'est un cow-boy qui nous donne un peu plus d'informations sur la situation géographique de l'attaque. Chuck balaye l'idée qu'il propose du revers de la main et Hika elle réagit au quart de tour.

En la voyant se retourner, comme en furie, sur le chef indien et hausser le ton en parlant à toute vitesse je pose ma main sur son épaule. Je veux à la fois lui montrer que je la soutien, mais aussi la retenir si elle se mettait à s'énerver sur nos alliés. Je ne la connais pas assez pour savoir comment elle pourrait réagir dans ce genre situation. C'est Chuck qui reprend le lead et répond à la place de son homonyme indien. J'ai l'impression que la demoiselle se tend encore un peu plus en lui répondant. Cependant elle arrive à le moucher royalement d'une très belle façon. Elle serre les poings et regarde autour d'elle, je ne sais pas à quoi elle réfléchie, mais je prend le relais.

- Du coups, si personne ne doit sortir on fait quoi ? On se cloître en attendant qu'il sortent les explosions et viennent nous chercher ? Faut au moins mettre des défenses en place. Et puis, si des gens veulent risquer leur vie pour en sauver d'autres, je vois pas ce qui vous motive à les arrêter. Vous avez des armes et un moyen de monter en haut de vos remparts ?

- Hummf... Ouai... On doit pouvoir faire ça... Régis, emmène le faire un tour pour voir. Vous me faites un retour sur ce qui se passe autour.

En gros il m'expédie ailleurs pour qu'il puissent discuter au calme. J'ai l'impression que son amabilité de tout à l'heure ne fait pas long feux fasse au stress. Enfin bref, le fermier dénommé Régis fait mine de partir et se retourne en remarquant que je ne le suis pas. En effet je suis plutôt intéressé par ce qu'est en train de faire Hika, bien que je ne comprenne pas exactement tout. Elle s'approche d'un indien et lui pose des questions auxquelles il répond avec un air décidé. Elle se penche vers la main du garçon avant d'agir avec sa propre main. Après quelques secondes elles se tourne vers Dona et agit de la même façon alors que Chuck tente de s'interposer. Au final il ne sont que trois, avec des chevaux à se diriger vers la porte. Sans attendre qu'on me le demande je me dirige vers eux pour être sûr qu'ils soient bien préparés. Je m'adresse d'abord à la fille du Chef qui me répond qu'elle doit racheter les fautes de son clan et l'indien lui hoche simplement la tête d'un air décidé. Viens le tour d'Hika qui m'interroge.

- Ouaip, je vais rester ici et voir comment on peut organiser des défenses... Ou bien préparer un assaut...

Elle fait avec ma décision, ne mettant pas en avant si elle aurait préféré que nous y allions ensemble ou non. Tout ce qui semble la guider c'est son envie de sauver le plus de gens possible.

- Vous allez les ramener et nous ferons en sorte de les mettre en sécurité.

- Je te fais confiance et surtout, fait attention à toi. On revient le plus vite possible c’est promis. N’entame rien d’impossible on sera plus fort quand tout le monde sera réuni et qu’on sera tous les deux pour se battre ensemble OK ?

- Ça ça ne dépend malheureusement pas que de moi. Je ferais gaffe,
promis.


C'est dans ces encouragements respectifs qu'elle lance son cheval et qu'ils partent tout les trois vers l'autre village. Pour ne pas perdre plus de temps je suis Régis qui grimpe une échelle qui doit bien faire sept ou huit mètres avant que l'on atteigne une plateforme en haut des remparts. De là nous avons une vue dégagée sur ce qui se passe devant nous. Je scrute les alentours de la colonne de fumée, mais même d'ici je ne discerne que le haut de je ne sais quelle structure de bois et d'acier.

- Il y a quoi de l'autre côté de la colline ?

- Hum... L'ancienne ferme d'une famille qui a rejoint notre village après qu'ils aient compris que cela leur offrirait du travail et de la nourriture, mais lorsque les récoltes seraient mauvaises. On utilise encore leur grange pour entreposer certains de nos outils, ainsi que leur citerne à grains quand les récoltes sont bonnes et que nous n'avons plus de place chez nous...

- D'accord... J'ai bien peur que ce ne soit votre surplus de récolte qui est en train de partir en fumée...

- Tsss... Et dire qu'on va rester là dans rien faire, crache-t-il en serrant les dents et les poings.

Je compatis et pose ma main sur son épaule en l'assurant que nous allons bien agir et tout faire pour empêcher qu'il y ai des pertes. Il me regarde l'air sombre, mais décidé et nous en revenons à nos défenses. Il m'explique qu'ils ont un bon nombre de munitions. Pour ce qui est des fusils, avec les pertes qu'ils ont encaissés ils on plus d'armes que d'hommes, mais c'est sans compter les indiens qu'ils ne pourront pas tous armer. Même si je doute qu'ils acceptent de prendre un fusil à la place de leur arc. Sans plus perdre de temps nous nous mettons d'accord sur la stratégie à transmettre aux deux chefs. Placer trois hommes sur chaque côté des remparts et deux de plus sur la porte avant pour s'assurer de laisser le passage aux indiens. Qu'ils essayent de rester discret. Un autre groupe barricade la porte arrière et met toutes les femmes et les enfants à l'abri. Un dernier groupe, les plus costauds grimpent les caisses de munitions sur le chemin de ronde. Si ils sont nombreux nous aurons besoin de ressources.

Nous reprenons la direction de l'échelle pour rejoindre la terre ferme quand un son d'impact se répend sur le mur, quasiment à notre hauteur. Je passe la tête pour admirer une flèche plantée le bois. C'est comme un message ou simplement une annonce que tout commence. Je lève la tête vers le bas de la colline et de là je vois une bonne trentain de ce qui semble être des gobelins. Je ne les vois pas bien car ils sont un peut loin, mais une chose est sûr, certains s'avancent pendant que les autres bandent des sortes d'arbalètes greffés à leurs avants bras. Je fais volte face et m'adresse aux hommes regroupés au centre de la fortification.

- PLANQUEZ-VOUS ! ON EST ATTAQUÉ ! Puis je me tourne vers Régis et reprend en essayant de garder mon calme. Descend et mets les chefs au courant du plan. Je vais essayer d'attirer leur attention.

- Tu ne vas pas sauter des remparts quand même ??

- T'en fais pas pour moi j'en ai vue d'autre, vas-y ! En vérité des chutes de cette hauteur je ne sais plus... Je ne crois pas, mais ce n'est pas le moment d'y repenser.

Mes mains sur le haut des murs et je bondis pour grimper dessus quasiment en un seul mouvement. Je reste accroupie pour ne pas être une cible trop facile et je me dessine un chemin mental pour arriver jusqu'à eux le plus rapidement possible. Entre moi et eux il y a soit une route ce qui serait le plus rapide et un champs de mais haut, pas assez pour la récolte, mais tout de même suffisant pour m'assurer une couverture. Puis vient le moment de sauter dans le vide. Mes pieds s'enfoncent dans la terre meuble, je me stabilise et m'élance entre les végétaux en slalomant pour me rapprocher du groupe d'assaillants. J'entends des tires qui se plantent derrière moi dans le fort. J'ai moins d'une centaine de mètres à parcourir pour être au corps à corps, mais ce n'est pas aussi rapide que je le pourrais en ligne droite.

- Désolé Hikari, je ne vais pas t'attendre... Reviens vite !
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 21 Jan 2018 - 17:55
Ils galopent à une vitesse folle. Ils passent la rivière en un saut. La jeune louve tient par une corde les 5 autres chevaux qui suivent tant bien que mal. Les 4 cavaliers sont complétement tendus, la nervosité se fait sentir et les montures le sentent elles aussi, elles renâclent fort et une mousse blanche se forme sur leurs lèvres à force de mâcher le mord en fer coincé dans leurs bouches. L’horizon est bleu, pas de nuage de fumé à l’horizon. Ce qui rassure la jeune femme. Le soleil tape fort et le cœur de celle-ci bat dans ses tempes. Elle rattrape Halian et Dona, les deux jeunes gens sont en sueurs et leur teint est pâle

« Vous devez tenir jusqu’au village »

La jeune fermière pose une main sur sa bouche, les nausées ont débutés. Les bras d’Halian quant à eux sont parsemés de frissons. Il tremble comme une feuille mais maintiens le cap, son visage ne laisse rien paraître, il est juste blanc.
Ils galopent depuis presque une heure quant au loin des formes apparaissent, la louve reconnait la forme des tipis. Akecheta siffle plusieurs fois avant de pousser un cri, il signale leur arrivée, sans doute pour ne pas créer de réactions violentes chez ses congénères. Une fois au cœur du village, le cheval freine des 4 fers et le chef est déjà au sol. Hikari lui lance la longe qui tiens ensemble les bêtes prêtés par Chuck.

« De l’eau pour les chevaux, Vite ! »

Les indiens se rassemblent autour du groupe Hikari descend de cheval avec des jambes engourdies. Elle vient donner un coup de main à Dona pour l’aider à descendre. Les jambes de la jeune fille tremblent et lâchent sous son poids. La louve passe son bras sous les épaules de Dona

« Chef, votre tipi ! »

Akecheta emmène les deux jeunes femmes sous une grande tente, spacieuse avec une grande couchette. Hikari pose Dona sur celle-ci.

« Tu ne bouges pas on va faire le nécessaire, je te récupère avant de repartir. Si tu te sens partir laisse faire. »

Elle plante son regard dans celui de la fermière avant de quitter le tipi. Halian est descendu de cheval mais n’en mène pas large.

« Toi aussi, dans le tipi !  Laisse-toi faire ok ? Ne lutte pas contre le virus ! »

Il commence à ouvrir la bouche mais Hikari le stop net d’un signe de main avant de le pousser dans le tipi ou il s’engouffre à son tour. Le chef s’est lancé dans les explications de la situation au reste du village. Les visages sont fermés. Apeurés.


« C’est un plan pour nous anéantir.
On devrait leurs faire confiance maintenant ?
Akecheta tu perds la tête !
On est en sécurité ici ! »

La jeune femme s’avance prête à prendre la parole. Mais une voix qu’elle a entendue au début de la nuit la coupe. L’ancien du village est sortie de sa demeure et calme tout le monde.

« Les malentendues doivent être réglés. La haine oubliée. La vengeance ne devrait pas être un moteur. De quoi avez-vous peur ? Talia nous offre une chance. Nous devons faire confiance. Notre objectif ne serait-il pas finalement d’arrêter cette guerre, une bonne fois pour toute ?
Faites vos affaires, ne prenez que le strict minimum. »

C’est la jeune femme de tout à l’heure qui a parlé. Elle tend à nouveau son petit garçon a Hikari qui l’attrape afin de laisser la mère faire ses affaires. Les indiens se dispersent et entre dans leurs tipis. La louve s’approche des chevaux et les regardes boire avec avidité. Certains indiens n’ont pas bougé, des hommes pour la plupart, ils finissent de seller les bêtes tout en chuchotant. Akecheta qui a récupéré une petite besace pose ses mains sur les épaules de deux hommes d’un regard et d’un sourire il leurs demandes de lui faire confiance. Le groupe acquiesce. Ils ont attaché des bœufs entre eux et ont mis des charrettes derrière. Les enfants sont entassés dans l’une, les affaires dans l’autres. Les mères accrochent leurs nourrissons dans leurs dos. Les couples grimpent à deux sur les chevaux, les solitaires s’arrangent pour créer des binômes.  4 Archers montent seule pour encadrer le groupe. Le vieux sage prend place avec les enfants dans la charrette. Après avoir aidé la jeune indienne à accrocher son bébé dans le dos et l’avoir fait monter avec un homme à cheval. Hikari cours sous le tipi.

***

On est allongé cote a côte on se tient la main tellement forte que je sens mes os craquer. Chacune de mes inspirations me coute. Ma poitrine me brule, une sensation diffuse, douloureuse, des milliers de petites aiguilles qui me pique la peau. Des flash, flash en continue du regard vert d’Hikari. La transpiration perle à grosse goutte sur notre peau. La seule chose qui me rappelle que je suis vivant c’est le regard de Dona, planté dans le miens. Elle a de jolis yeux bleus, les miens sont marron. Elle a peur, son regard m’implore. Elle gémit de douleur, elle est blême. Je me force, aucun son ne doit sortir de ma bouche. Pourtant la douleur ne cesse de s’intensifier. Je finis par pousser un cri, c’est à ce moment-là que la main de Dona tombe contre le lit. Elle a fait un malaise. Ma main saigne elle y a planté ses ongles. Mon regard s’embrume lentement j’ai seulement le temps d’entrevoir une silhouette entrer dans le tipi et je perds pieds.

***

Après avoir appelé le chef et chargé les deux jeunes inconscients dans la charrette avec les affaires. Le convoi se met en route. Le chef et Hikari sont tous les deux à l’avant du convoi grimpé sur le même cheval. Deux archées prennent les flans, les deux autres ferment la marche. Ils alternent entre le pas et le trot, afin de ne pas trop secouer les charrettes. Les enfants, insouciant rigole de la situation, ils chantent, font des jeux et le sage rigole avec eux tout en dirigeant les bœufs.
Elle est en train de réfléchir. Le petit groupe vient de passer la rivière ce qui indique qu’ils sont en route depuis 1 heure environ, il ne leurs reste que 30 minutes de route avant d’arriver au fort et d’être enfin en sécurité. Le chef lève le bras et bêtes et humains s’arrêtent pour se désaltérer rapidement. Les archers restent sur leurs chevaux prêts à agir si besoin Hikari aussi. Ils repartent rapidement. Elle croit apercevoir les murs d’enceintes à l’horizon. Ils marchent d’ailleurs maintenant non loin de terres agricoles. Hikari entends un bruit, elle s’appuie violemment sur Akecheta pour le coller à l’encolure.

« Couchez-vous ! »  

Une flèche se plante au pied du cheval qui s’emballe et se cabre. La jeune femme se fait éjecter de selle et dans sa chute elle sent son corps se tendre et se couvrir d’une fourrure blanche. Elle tombe sur le flanc fait deux roulades avant de se redresser sur ses 4 pattes et de hurler. Des cris attirent son attention vers l’arrière. Les femmes semblent effrayées et surprise de ce qu’elles viennent de voir. De sa voix plus rauque que d’accoutumé Hikari hurle.

« Akecheta ! Foncez !
Il lui fait un signe de tête entendu
En avant ! Ne vous arrêtez pas. »

Le groupe de chevaux s’élance au galop avec deux archers. Hikari bondit sur la charrette dirigée par le sage

« Faites avancer ces bestiaux ! Tant pis pour les secousses »

Tous les enfants ont les yeux exorbités ils sont effrayés. Le sage met un coup de rennes sur l’échines des bœufs qui s’élancent du mieux qu’ils peuvent. L’autre charrette suit le mouvement. La jeune louve lèche la joue d’une petite fille qui s’est mise à pleurer.  Les autres qui semblaient apeurés, commencent à tendres leurs petite main pour la caresser elle les laisse faire tout en leurs demandant de se coucher contre le bois.

D’autres sons de flèches fusent dans l’air. Les cavaliers qui galopent poussent des hurlements de guerres. Les archers tirent des flèches sur des cibles qu’on ne voit pas. Le champ de maïs que le groupe est en train de longer bruisse, elle entend les feuilles bouger sur la gauche du convoi. Le champ sur la droite est plus éloigné du groupe mais elle distingue du mouvement là-bas aussi.

« Gardez le cap ne vous laissez pas avoir.
Elle interpelle les deux archers qui surveillent les charrettes et qui galopent à côté.
Protégez les charrettes. Ne vous arrêtez pas et tirez dans les champs ! »

Hikari prends son élan et bondi du véhicule. Elle remonte le peloton pour atteindre le chef. Elle court à une vitesse phénoménale, un rythme qu’elle ne pourrait pas tenir indéfiniment elle s’approche du cheval d’Aketcheta qui fait un écart en voyant le prédateur arriver si vite. Une flèche qui vient du champ de maïs vient faire voler la terre sous ses pattes et fait freiner le groupe de chevaux. Elle claque des dents et bondit dans le maïs, elle en ressort avec un gobelin qu’elle tient par le bras. Une flèche se plante dans la tête de la créature qui cesse de se débattre. Putain de bestiole, ça pue, c’est moche et ça a mauvais goût en plus ils ont une espèce d’arbalète implanté dans le bras.

« On doit atteindre le fort, dépêchez-vous, tirez a vu. »

Les flèches ne cessent de siffler non loin du groupe. L’une d’entre elle finit par atteindre un homme dans le mollet qui hurle. La femme qui l’accompagne le maintien sur la selle et d’un coup de rennes lance son cheval. Le groupe repart de plus belle. Ils ont presque atteint le fort. Les portes de celui-ci sont actuellement visibles. Plusieurs indiens sont blessés. Les enfants dans la charrette se mettent à hurler, un coup d’œil en arrière pour se rendre compte que deux gobelins ont pris le véhicule d’assaut et que les archers n'osent pas tirer de peur de blesser un gamin. Hikari ralentit avant de bondir sur l’un des deux pour le faire tomber. Elle attrape le deuxième par la cheville, celui-ci a un couteau dans la bouche. Les enfants finissent d’ailleurs par taper sur les doigts du gobelin pour le faire lâcher prise.

Chose faite la louve remonte sur la charrette. Ils sont attaqués de tous les côtés la seule solution est la porte qui reste fermée malgré leur arrivée imminente. Elle se met à hurler, espérant que se hurlement atteignent Tommy. Une fois, deux fois, trois fois. Le groupe n’est plus qu’à 5 minutes du mur d’enceinte et elle ne croit pas voir les portes bouger. Elle bondit de la charrette à nouveau. Un cheval s’effondre, elle parvient à l’éviter. Son cavalier est mort, une flèche en plein cœur. Les indiens hurlent de colère et de douleur mais continue de foncer. Le seul bémol c’est que plus ils approchaient plus ils pouvaient se rendre compte que les gobelins étaient en train d’encercler le fort. Ils étaient surement arriver après l’explosion.
Déconcentrée par ses pensées, un gobelin saute sur son dos, elle se retrouve déstabilisée ce qui la fait tomber en couinant.
Le convoi continue sa route, Hikari est encerclée, 2 autres gobelins sont sortis de nulle part. Elle se met en position d’attaque, retrousse ses babines et grogne avec force.

***

Je suis réveillée par des hurlements. Un très beau son. J’ouvre les yeux, tout est floue au début. Puis je finis par voir. Je suis dans ce qui ressemble à une charrette allongée sur des affaires. Mes mains sont des pattes et elles sont couvertes de poils gris j’ai un mouvement de recule mais les bosses sur lequel le véhicule roule me ramènent contre le bois. Des yeux verts s’imposent à mon esprit. Ok, ça y est je me souviens. Hikari, c’est Hikari qui m’a fait ça, elle a dit qu’il ne fallait pas paniquer. J’étais avec Halian. L’indien, Halian ou es-tu ? Une masse pleine de poil brun se soulève dans la charrette. Tout comme moi il semble perdu. Mais je reconnais sa prunelle. C’est Halian. Je m’en approche il ne semble pas effrayé. C’était donc ça. On avait été transformé en loup. Un animal couine puis se met à grogner. Nous tournons la tête instinctivement. Une louve blanche entourée par 3 gobelins. Halian grogne, je comprends que c’est Hikari. Nous sautons tous les deux de la carioles qui continue sa route. En quelques claquements de dents et grognements nous nous comprenons. Je prends celui de droite il s’occupe de celui de gauche. Chacun de nous bondit sur sa cible au moment où Hikari semble prête à attaquer le gobelin devant elle.

***

Deux masses poilues bondissent sur l’ennemis le mettant hors d’état de nuire en aboyant et grognant. La louve en fait de même en se jetant sur celui qui l’avais fait chuter. Une fois les trois neutralisés. Les loups se regroupent, ils frottent leur tête a Hikari sans aucune timidité, ils se mordillent, se reconnaissent. Le fait de transformer avec accord apportais beaucoup d’avantages finalement. Elle pousse un grognement sourd et fonce dans la direction du convoi. Les deux loups la suivent de près Halian fonce dans la direction de son père. Hika le laisse faire Dona saute sur la charrette des enfants et monte la garde Kali rejoint Halian et le chef. Le convoi comme un seul homme se met à hurler, les loups, les hommes les femmes.
Ouvrez nous cette foutue porte.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Mer 31 Jan 2018 - 21:12
La traversée est légèrement épuisante à zigzaguer comme un damné, mais je continue d'entendre le sifflement des flèches. J'ai l'impression que certaines sont tirées assez près de ma tête et sifflent pas loin de mes oreilles. Espérons que ce soit parce qu'ils sont un peu gauches. Toujours est-il que j'arrive enfin face à nos assaillants. Une troupe de gobelins avec de grands yeux blancs complètement écarquillés et sans pupilles. Sur différentes parties du corps ils ont des bouts de métaux qui recouvrent leur peau. Je n'arrive pas à savoir de là où je me trouve si ils sont boulonnés à la Frankenstein ou non.

Une fois sortie de mon champs de maïs je ne décélère pas et enchaîne au pas de course vers l'archer le plus proche. Il sautille deux fois sur place en gesticulant pour attirer l'attention de ses petits compagnons, mais j'ai une meilleure façon de faire ça. Je fais un arc de cercle avec mon bras droit qui s'arme de Cloud au passage et s'est un Arcus préparé par mes soins qui le cueille au menton. Avec l'extension du nuage et peut être aussi sa légèreté il s'envole et parcourt une quinzaine de mètres en battant des bras. À l'atterrissage il laisse se met à rouler et projette de la terre meuble un peu partout. Ce qui provoque, avec ses cris, un spectacle qui suffit à attirer l'attention de ses camarades plus réactifs que lui. Des flèches sont déjà pointées sur moi, ne me laissant que peux d'échappatoires. On me rétorquera que je l'ai bien cherché.

Je me suis déjà retrouvé sous les tires d'armes à feux, de fruits, de lances et d'autres choses diverses et variées, mais les flêches je crois que c'est ce que j'apprécie le moins. Une fois fiché entre les omoplates ou dans le bras c'est une vrai purge... Mais le pire c'est que c'est presque plus gênant que douloureux et c'est déjà pas indolore. La meilleure idée est donc bien de ne pas s'en prendre, sauf que quand on a plusieurs arcs bandés rien que pour soit, ça ne semble pas être une mince affaire. Tiens... Ils ont déjà commencé à tirer. Merde.

Je saute sur le côté quand face à moi, éloignés de 6 mètres l'un de l'autre, deux archers décochent leurs flèches. Ces dernières continuent leur route en traversant l'endroit où mon corps se trouvait une seconde plus tôt. Sans attendre je trace sur les deux premiers tireurs en commençant par ordre de proximité. Il est en train de sortir une flèche de son carquois et celle-ci semble avoir du mal à se placer à cause des tremblements et des cris de son propriétaire. Avant même qu'il ne puisse redevenir dangereux j'arrive sur lui et tente, après un saut, d'envoyer mon pied dans sa mâchoire. Avant que je ne touche le sol je vois qu'un des ses camarade est prêt à tirer. Cloud toujours sur les mains, je me prépare à étendre les deux Arcus dès que j'aurais touché le sol. En me baissant et en plaçant un Arcus devant moi, je devrais être en mesure de bloquer la flèche.

Mon pied fracasse la tempe de l’archer mal habile et je fais volte face en tombant au sol pour bloquer la flèche. L'Arcus remonte trop tard et le trait me passe au-dessus de la tête. Souriant à moitié pour nos échecs respectifs je me redresse pour repartir vers l'adversaire le gobelin le plus proche. En me mettant à courir je me rend compte qu'il y a un problème. Bouger mes bras me fait mal et mon épaule droite me lance violemment. Ça en plus du liquide que je sens couler dans mon dos et imbiber mon t-shirt me font comprendre que j'ai sûrement quelque chose de plante dans le coin. Sauf que je n'ai pas le temps d'y faire attention alors que je suis au milieu de la mêlée. En pressant le pas pour ne pas m'éterniser ici je fais à nouveau face à un arc bandé. Sans perdre une seconde je libère les Arcus et les refait tomber immédiatement sous la forme d'un épais brouillard. Étendue à son maximum il n'englobe pas le tireur mais ça ne doit pas en être loin.

Je fais une légère courbe pour ne par rester dans la ligne de mire. Quand j'arrive à un mètre de la frontière, je prend une fraction de seconde pour savoir quel doit être mon pied d'appuie pour frapper de la main gauche, sachant que la droite est maintenant limité. Après un petit dessin mental de mon angle d'attaque et ma position en l'air je prend appuie sur ma jambe droite et dès que je franchie les limites de Cloud je le fait de concentrer sur mon poing. La flèche passe à côté. Sans Cloud j'aurais manqué mon coups, mais les deux mètres d'allonge qu'il me fournie me permettent de faire manger son arme à mon adversaire. Je crois voir voler une ou deux dents avant qu'il ne s'étale au sol, dans les vapes. J'en détourne vite le regard à la recherche d'un plan, mais ce genre de choses ne courent pas les champs de maïs.

Cependant, mon échange avec Régis me revient à l'esprit. Nous avons parlé de la colline et de ce qui s'y trouve. Pourquoi ont-ils attaqué par là ? Pour couper une retraite possible aux fuyards ? Peut être... Je peux essayer d'en avoir le coeur net. Je suis à mis chemin de l'ascension de la coline et tout ce que je dois faire c'est attirer l'attention jusqu'à ce que les défenses de mettent en place dans le fort.

Trop de réflexion, mais j'ai repris ma course en réussissant à esquiver deux flèches de tireur en amont. Ils me rappellent d'ailleurs que j'ai déjà un petit quelque chose de planté en moi. Sans ménagement et pour récupérer ma mobilité je bascule mon épaule touchée vers l'avant et lance ma main gauche vers le projectile, pâle copie des munitions indiennes qui en garde pourtant l'efficacité. Je crois d'ailleurs que c'est à ce moment exact que cela fait le plus mal. La tête ressort d'un coups sec et je sent le sang affluer abondamment. Ce t-shirt serait dur à ravoir au lavage... Enfin... Ma course ne s'est pas stoppé pendant mon opération et heureusement car quelques flèches ont fusées dans ma direction. Leur maladresse, ma vitesse ou ma chance, je ne sais pas, mais je ne m'en suis pris aucune de plus. Pour l'instant.

Me voilà enfin en haut de cette fichue colline. Pour une raison que j'ignore, plus aucune flèche ne vient dans ma direction. Comme si il ne voulaient pas touc... Et merde... Il sont bien six groupes de dix gobelins à tirer des sortes de machines bardées de plaques d'acier. Ce sont des sortes de bélier modifiés qui pourraient ratisser un terrain tout en démolissant ce qui se trouve dessus. Ce n'est pas vraiment un spectacle très rassurant. En plissant l'œil je vois un type en tête de cortège. Un grand type tout maigrichon qui mène les troupes d'un regard mauvais. Torse nu, pantalon ample et bretelles qui lui tombent de chaque côtés, il n'a pas l'air commode. Je fais demi tour et les archers me tiennent en joue. Même pas le temps de lever les bras que j'entends des coups de feux qui partent des remparts. Des arcs tombent, d'autres se retournent et laissent échapper leurs traits, alors que je rebrousse chemin en ayant pour seul objectif de prévenir tout le monde de ce qui arrive.
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La flèche ou la balle ? [pv Hika]

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