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La flèche ou la balle ? [pv Hika]

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Tommy Fawl
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MessageSujet: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 30 Déc 2016 - 16:10
Le nouvel an est passé et il faut commencer l'année en beauté. Pas de résolutions particulières, à part peut-être des mauvaises, car je profite de chaque occasion pour sortir faire la fête au lieu de bosser mes cours. Samedi aprem', je me remet des festivités de la veille à grand coups de doliprane et d'heures sous la couette. Un SMS arrive et me sort de ma rêverie alors que je fais défiler les vidéos de mes abonnements YouTube sur ma tablette. Je lance une vidéo qui reprend des films sous la forme d'un jeu de rôle et je regarde mon téléphone. C'est Marie, une camarade de classe avec qui je m'entends plutôt bien .

Message reçu :
Salut ! Tu fais quoi ce soir ? Je veux bouger de chez moi.

Message envoyé :
Il y a le retour en salle des huit salopards que j'hésitais à aller voir, ça te tente ?

Message Reçu :
Cool ! j'en suis ! C'est où ?

Nous discutons un peu et préparons notre soirée en se donnant rendez-vous devant le ciné 15 minutes avant le début de la séance. En m'assurer d'être à l'heure je pars faire mon jogging un peu plus tôt que d'habitude et pars même en avance de chez moi une fois que je suis prêt. Je prends les billets, lui envoie un message pour la prévenir qu'il a du monde et déjà presque plus de place puis je me place non loin de l'entrée pour la voir arriver au milieu de cette foule. Au final nous nous retrouvons avant de faire la queue, profitons d'un très bon film en étant plutôt bien placé, autant dans la salle que l'un par rapport à l'autre. Au final nous avons passé une bonne soirée, je la raccompagne jusqu'au métro et nous partons chacun de notre côté avant de reprendre une discussion par SMS qui parle de cinéma et de nos goûts. On parle de western, que son père en est fan et qu'il lui a transmis sa passion.

Finalement elle m'envoie par mail un texte qu'elle a écrit. Un univers steampunk avec des cow-boys et des Indiens qui n'ont jamais cessé de se mettre sur la gueule. Je me plonge dans cette courte nouvelle comme s'il s'agissait un roman écrit par l'un de mes auteurs de prédilection et finalement je slide la dernière page sur ma tablette avant de m'endormir tranquillement sans m'en rendre compte. L'imaginaire en ébullition je ne fais quasiment pas la différence entre ce que je me dessinais intérieurement et ce qui me fait face en ouvrant les yeux.


__________________________________


Certaines choses à Dreamland ne sont pas pour être rassurantes, rien que de repenser aux événements de Noël je me dis que l'inconscient collectif est vraiment empoisonné par des conflits constants... Actuellement, je traîne en zone 3, c'est une info que j'ai eu il y a une ou deux nuits en demandant son dream'mag à quelqu'un qui l'avait finie. Ce classement de zone me rappelle juste que l'on tente de classer des choses dans un monde où les règles logiques n'ont pas cours et où même de grands voyageurs peuvent trouver la mort au cœur des plaines centrales de Dreamland.

De grandes plaines hautes en couleurs qui passent de zones semi désertiques et grands espaces de verdure qui rappellent le royaume des plaines du coeur de Dreamland. Ce spectacle de grandeur est magnifique à mes yeux qui n'ont vu ce soir qu'une marée de sang recouvrant le sol de l'auberge de minnie et une bande de truands à chevaux qui tirent à grands coups de lasers. C'est un grand moment de calme, mais pas de doute ma nuit ne se passera pas dans le royaume des plaines. Pas de calme ou de tranquillité, déjà parce que d'immenses monticules de roches émerge au milieu des vastes étendues, des montagnes aux parois verticales ou extrêmement abruptes. Certaines ont aussi ces colonnes de fumées qui ont la réputation d'être porteuses de messages dans les cases du cow-boy belge. Mais l'autre élément qui me l'assure c'est ma tenue... J'ai presque envie de chevaucher au galop en crachant et en tirant à tout va. Une chemise à carreaux bleues et blanche avec sa veste en cuir sans manches, le sur-jean lui aussi en cuir et le jeans en dessous... Les malpogants donnent l'impression d'avoir retrouvé une nouvelle jeunesse, leur cuir est épais et bien cousue, au moins je n'aurais pas honte de les porter cette nuit.

Je m'enfonce dans les plaines en marchant le long de ce qui semble être un train de passage pour chevaux ou je ne sais qu'elle carriole. Un tracé piétiné et usé qui traverse des plaines habitées par des troupeaux d'animaux le plus souvent sauvage. Quelques enclos ici et là montre une certaine présence de civilisation qui s'impose au fur et à mesure. En progressant petit à petit j'aperçois des toits et un grand silo dédié aux cultures ou à l'eau je ne sais pas trop. En même temps dans ce monde cela pourrait tout aussi bien être leur réserve de tord boyaux, on ne sait jamais. Au final je m'approche et des cultures prennent le dessus : des maïs aux popines en surnombre et sur-dimensionnées, des blés aux couleurs variées qui s'étendent sur des dizaines d'hectares de terres. Plus près des habitations il y a un enclos avec deux ou trois chevaux qui sont laissés là avec un abreuvoir, les selles et tout ce qui est demandé pour monter à cheval se trouve dans une cabane construite au coin de la barrière. À l'intérieur de celle-ci il y a un grand nombre d'emplacements dédiés chacun à l'un des chevaux qui sont vides.

L'entrée du bled me fait penser à une ferme et non pas à un village. De chaque côté d'une cours centrale des sortes de hangars avec de grandes portes qui donnent sur l'intérieur de la ferme. Des outils agricoles et des écuries qui semblent anachroniques les unes à côté des autres. Des charrues ayant besoin de chevaux pour travailler sont posées à côté d'énormes batteuses qui boufferaient une quantité affolante dans le monde réel. Sur les murs en bois de cette forteresse agricole je vois des flèches plantées dans les murs. Il y a même un cheval couché dans un coin, une flèche dans l'estomac, mort. Toujours a progresser sur la terre sèche de la cours j'arrive vers des habitations qui forment le dernier mur de l'enceinte. Il y a l'air d'y avoir une dizaine de maisons qui forment un U avec au centre de ce dernier une seule baraque avec inscrit "Saloon" sur la devanture. Chacune des entrées des autres maisons donnent donc sur le bar. À l'oreille je ne perçois rien. Aucun bruit si ce n'est le vent qui racle le sol et le soupir d'un cheval dans les écuries. C'est un silence pesant qui règne sur la zone.

J'arrive devant les deux portes à battants qui servent surtout à indiquer aux personnes à l'intérieur que l'on entre. La luminosité à l'intérieur est trop forte et avec les volets fermés je ne distingue rien à l'intérieur à part une lampe à huile que j'imagine posé sur le comptoir. En posant la main sur le dessus de la petite porte en bois, j'entends un cliquetis métallique et stop mon geste alors que j'allais pousser pour entrer dans le bar. Avant que quoi ou qui que ce soit ne prononce une parole je lève les bras. On se calme, on respire et on lève les mains avant qu'un bruit bien moins agréable ne retentisse.

-Merci de ne pas tirer je ne suis pas là en ennemi, je viens d'arriver dans ce royaume.

-Pourquoi t'es ici ? C'est une voix de femme qui le répond, à peine tremblante. Les emplumés n'ont pas fait assez de dégâts, ils t'envoient pour nous attaquer aussi ?

-Pas le moins du monde... Dis-je, tiraillé entre l'étonnement de la question et le fait que ce genre de quiproquo semble tellement téléphoné. Laissez-moi rentrer et vous pourrez m'expliquer tout ça. Je suis un voyageur et je ne suis armé de rien d'autre que de mon nuage.

Cloud rentre lentement dans la pièce sans que je bouge d'un pas et lorsqu'il est à la distance maximum de moi je rentre dans le saloon en le faisant toujours avancer devant moi. Les mains au-dessus de la tête, je ne bouge pas quand un canon se pose sur ma tempe. À l'intérieur, mes yeux s'habituent à l'obscurité et je discerne quelques femmes avec des enfants qui sont collés aux murs ou assis sur des chaises pour les plus jeunes.

-Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé ici, mais j'imagine que cela a un rapport avec les flèches plantées un peu partout. Que c'est-il passé ?...

-T'es sourd ou quoi je viens de te le dire ! On a été... !

-Calme toi Dona ! Tu vois bien qu'il ne fait pas partie des leurs !

La réplique fait office d'ordre et les canon quitte ma tête pour regarder le plafond alors qu'une créature féminine au teint grisâtre tourne son regard vers le bard alors que le mieux pivote légèrement vers elle. À peu de choses près, de ma taille, des oreilles pointues et une jupe longue remonté sur le côté comme une dame se préparant à agir en homme et je regarde dans la même direction qu'elle. Un grand barbue de deux mètres, fin comme une branche qui prend un verre qu'il vient de nettoyer et le pose sur le bar.

-Vous souhaitez boire quelque chose ?

-Pourquoi pas.

Et je m'avance d'un pas sûr vers le bar sans geste brusque pour ne pas me prendre une balle perdue de la jeune femme prête à me descendre. Je m'assoie sur une des hautes chaises de bar et la cow-girl en fait de même sur le siège d'à côté, son revolver rangé et demande un verre d'un simple regard. Tout en sortant en second conteneur et une bouteille il remplie les deux en commençant son explication. C'est un homme toujours aux longues oreilles, des cheveux grisonnant et une barbe rasé de près. Ses yeux sont mis clos, mais le peut que j'en vois me regarde d'un reflet d'acier qui soutient mon regard comme si nous étions en plein duel. Sa voix annonce cependant une certaine bienveillance.

-Comme l'a dit Dona, nous avons été attaqués. La nuit dernière alors que bous fêtions une bonne récolte des flèches ont tuée des animaux et deux hommes de la communauté. Après leur avoir rendu hommage les autres hommes sont partis il y a de cela quelques heures pour rendre la monnaie de leur pièce à nos assaillants.

-Mais vous savez qui c'est ? Pourquoi vous vous êtes méfié de moi comme ça ?

-Les flèches et les pratiques fourbes ! Ce sont à coups sûr les peaux jaunes qui vivent de l'autre côté de la vallée ! Ils peuvent très bien avoir engagé des voyageurs ! C'est la créature de tout à l'heure qui me répond en descendant le verre qui lui a été servi. Son regard n'est plus parmi nous et regarde dans le vide avec une lueur de haine.

Les explications ne m'apportent pas plus d'informations que cela, mis à part que la communauté avait signée un pacte de non-agression avec le clan des plumes jaunes. Ceux-ci ont sûrement dû changer d'avis sur un coup de tête et veulent les terres de ces cultivateurs qui ne veulent de mal à personne. Que c'est facile de se porter comme victime lorsqu'on raconte une histoire, mais je leur laisse le bénéfice du doute, car après tout je ne les connais pas. Puis une voix de jeune garçon se fait entendre, annonçant le retour des cavaliers. Je bois mon verre d'une traite et fait tourner mon tabouret pour m'accouder au comptoir en faisant face à l'entrée du saloon. Effectivement, au-dessus des vantaux de l'entrée, un nuage de fumée s'élève et est sûrement le résultat d'une chevauché groupée. Pendant ce temps le barman prend mon verre, le rince et le nettoie minutieusement avec son torchon.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 8 Jan 2017 - 16:43
« Hika ! Tu descends chérie ?
Grr, ptain c’était obligé ça….
HIKAAA ?
OUIIII j’arrive papa ! »

Je sors de la salle de bain, après m’être regardée une dernière fois dans le miroir. Il fallait rationaliser, ça faisait plaisir à papa. Je descends les escaliers avec les joues roses, m’efforçant de sourire.

« Tu es splendide ma chérie »

**

Le nouvel an était passé, comme tous les ans, cette période de l’année n’était pas forcément la préférée des Nikaido, m’enfin la famille qui venait des 4 coins de la France était là et semblait parvenir à combler le vide laissé par Elia, la mère d’Hikari. 2016 avait été très riche, beaucoup de contrat pour Hika, beaucoup de boulot pour son père, en gros pas beaucoup de temps pour la famille. Il semblait donc normal pour les deux individus que la résolution 2017 serait de prendre plus de temps l’un pour l’autre. Evidemment elle ne pensait pas y être confronté si tôt.

Son père avait prévu une soirée, un de ses riches amis, qui vivait dans une très grande maison, munie d’un home cinéma s’il vous plait avait imaginé une soirée sur le thème du Western les invités étaient donc priés de se présenter déguisés, prêts à en prendre plein les yeux avec une liste de film concoctée pour tenir jusque tard dans la nuit. Hika avait trouvé l’idée intéressante jusqu’à ce que son père lui donne le costume qu’il avait prévu pour elle. Elle qui pensait arriver avec une chemise à carreaux un jean troués un chapeau et des bottes… Tout l’inverse, une petite robe en daim a frange, des mocassins une coiffe de plume et du maquillage rouge. En robe, sans collant, en janvier. Autant vous dire que la jeune femme était heureuse comme jamais…. Heureusement il avait pensé à l’énorme manteau de fourrure. Ne voulant pas contrarier son père qui semblait surexcité a l’idée de partager ce moment avec sa fille elle avait accepté. Et voilà elle était dans les escaliers, une jolie papoue, son père était aussi en indien, sa coiffe était plus impressionnante que celle d’Hika, celle d’un chef.

Le taxi était la ils enfilèrent leurs peaux de bêtes et sortirent rapidement pour s’engouffrer dans le taxi. La maison était magnifique, complètement déguisée elle aussi pour l’occasion, des portes a battant avait été installées partout, un bar et des tables rondes, le home cinéma était couvert au sol de sable terreux des peaux de vaches étaient étendues partout. Ouais quand Hika disait riche, elle voulait dire très riche. BREF le premier film commence la jeune femme en prend plein les yeux, au cœur du film. Après chaque film, une pause au bar est préconisée pour pouvoir bavarder. Une multitude de gens déguisés. De nouvelles rencontres, des gens qui la reconnaissent, des gens connus, d’autres moins. Son père et elle finisse par s’éclipser vers une heure ou deux du matin alors que des danseuses de cancan font leur entrée. Ils se sont éclater et s’amusent à se balancer des répliques. La jeune fille après avoir souhaité la bonne nuit a son père monte se coucher alors que celui-ci commence son article sur la soirée, ah lala ces journalistes. Aucun putain de doute sur sa destination de cette nuit, il ne pouvait en être autrement.

**

Un canyon, oui voilà c’est ça elle est dans un canyon. Il fait chaud, le paysage est orange, rouge et jaune, désertique, sec. De hauts rocs se dressent autour d’elle, en haut de ceux-ci elle peut apercevoir des ronds de fumer s’échapper droit vers le ciel.

*Des indiens hein ?*

Elle se regarde rapidement et se trouve être habillé comme elle l’avait été lors de sa soirée. Elle se met à marcher sans trop savoir vers ou étudiant l’écosystème autour d’elle.  Impressionnant. Elle marche et se sent observer cependant elle ne voit rien. Sans doute son instinct animal qui lui joue des tours. Alors qu’elle sort du canyon pour se trouver face a une étendue elle aperçoit ce qui ressemble à de la civilisation, des tipis ? un village d’indiens. Génial elle presse le pas et avant d’avoir eu le temps de dire ouf une flèche siffle près de son oreille et se plante dans le sol a ses pieds. Elle s’immobilise immédiatement et lève les bras.

*Merde, merde merde merde merde.*

De derrière les rochers, des guerriers indiens apparaissent montés sur des chevaux. Ils hurlent et se rapprochent à grande vitesse de la jeune femme qui ne bouge pas. Elle se permet même de sourire. Ils se mettent à tourner autour d’elle. La poussière se lève et elle se protège les yeux. Une fois à l’arrêt elle entend le bruit d’une corde qui se tend et comprends que derrière son crane une flèche l’attends si elle déconne.

« Qu’est-ce que tu fais ici étrangère ?
Je suis une voyageuse, je me suis éveillé dans votre royaume.
Mensonges, t’es envoyé par les hommes blancs de l’autre côté de la rivière
Qui… Qui ça ?
Ne te moque pas de moi !
On devrait la tuer maintenant !
Non non, je vous assure que je ne viens de la part de personne je suis ici de mon propre chef, personne ne m’a engagé. Je suis neutre, la Suisse. Ça vous parle ?
La Suisse ? Ça sonne blanc ça ! Ça sonne très très blanc !
Ah bah ça pour être blanc….
Je l’avais dit !
Non, je vous le jure. Comment puis-je prouver ce que je vous dis.
Seule le chef peut en décider. Suis-nous. »

Un homme descend de cheval et en menaçant la jeune fille d’une flèche lui intime d’avancer. La route se fait en silence avec des regards lourds de sens. Ils ne lui font pas confiance. Il allait falloir trouver un argument irréfutable sinon ça allait mal finir. Une fois arrivés au niveau des tipis la jeune femme se rend vite compte que les indiens venaient d’essuyer un assaut. Les peaux tendues des tipis étaient pour certaines criblés de balles, d’autres étaient brûlés écrasés sur le sol. Le peuple la dévisageait. Les femmes avaient sur les joues des sillons. Larmes qui avaient coulés sur de la poussière. La jeune femme ne rigolait plus du tout. Elle arriva devant la plus grande tente du campement. Elle avait quelques trous mais tenait debout. On l'a fit entré, la lumière y était tamisée et des effluves de plantes qu’on fait brûler restaient en suspens dans l’air. Un homme abîmé par l’âge se tenait au milieu de ce tipi, les yeux fermés. Il semblait méditer.

« Qui est ce ?
On l’a trouvé près du canyon grand chef.
Laissez-nous »

Tout le monde sort et la jeune femme se retrouve en tête avec le chef, qui a ouvert les yeux et les a plantés dans ceux d’Hikari.

« Qui es-tu jeune étrangère ?
Je suis une voyageuse, j’ai atterri ici par hasard. »

L’homme se lève et Hikari sursaute. L’indien s’approche et plante son regard a nouveaux.

Ça je le sais déjà. Je te demande qui tu es ? »

Hikari ne comprends pas tout de suite la question. Il ne bouge plus et attends.

« Hikari, Hikari Nikaido.

il attrape la main de la jeune femme et les yeux du chef se révulsent elle sent une décharge et retire sa main avec vivacité en poussant un petit cri de surprise.
Le chef part dans un fou rire et lui tape sur l’épaule avant de tourner en rond, il fait une sorte de danse, c’est très gênant. Hikari ne comprends rien.

« C’est toi, tu vas nous offrir la victoire. Je l’ai vu. Le loup va nous sauver.
Qui va quoi ? Qu’est-ce que vous dites. »
Tu es l'esprit du loup, c’est toi ma vision. Celle qui va éradiquer la tristesse et le malheur qui règne sur le peuple des plumes jaunes.
Ah oui ? Et je suis censée faire ça comment ? »
Tu vas exterminer les hommes blancs ! C’est ça ! C’est pour ça !!! »

Le papi avait clairement trop fumé. Elle avait compris qu’elle était chez les plumes jaunes. Mais exterminer les hommes blancs ? Quels hommes blancs ? Ce n’était pas prévu au programme de la journée une éradication. Non. Pas trop d’accord là. Elle secouait la tête Il fallait qu’elle enquête.

« Qui sont les hommes blancs ?
Les hommes de l’autres côté de la rivière, des conquérants, ils veulent nos terres. Pour ça, il nous assassine.
Ça dure depuis longtemps ?
Des siècles ! La guerre n’a pas de fin, mais c’est toi, toi qui va mettre fin a tout ça ! Ou est ton loup, invoque ta bête que je la vois.
Non, ce n’est pas le moment grand chef. C’est les hommes blancs qui ont détruit le village ?
Oui.
Pourquoi ?
Ils sont arrivés en hurlant qu’on allait le payer. Qu’ils étaient la pour venger leurs frères. Des excuses, pour mieux nous détruire tout ça ! »

Cette histoire lui donnait déjà mal a la tête, elle qui pensait être en mauvaise posture… c’était pire que ce qu’elle croyait. Il fallait qu’elle éclaircisse tout ceci il allait falloir discuter avec les autres indiens du camp et qui sait peut être aussi avec les "hommes blancs".
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 20 Jan 2017 - 7:54
Le nuage de fumée grandit rapidement pour prendre tout l'espace visible de l'encadrement de la porte et finalement laisser, petit à petit, place aux cavaliers. On les voit revenir au galop en se rapprochant rapidement. Ils passent la porte principale et pénètrent dans la cour de la ferme sans ralentir le moins du monde pour venir jusqu'au saloon. Ils sont un peu moins d'une vingtaine à approcher, tous avec des chapeaux aux bords recourbés sur la tête et pistolets à la ceinture. Les femmes se bousculent pour sortir et les enfants en font de même en criant aux héros. De ma place je ne peux pas vraiment voir ce qui se dit depuis l'entrée, mais je reste un peu sur le qui-vive ne sachant pas qu'elle pourrait être leur réaction à la découverte du visiteur : moi.

-T'inquiète pas mon gars, me lance le barman, la tension va être retombée, pas la peine de flipper.

-Ho, mais je ne m'en fait pas...

Ils ont eu leur dose de sang, c'est tout ce que j'espère... Mais cela me refait penser à l'histoire qu'ils m'ont raconté. Pourquoi ces "indiens" auraient attaqué un village pour au final se faire ratatiner par une troupe de fermiers un peu lestes au niveau de la gâchette. Cela me paraît tout de même incongru surtout avec l'image que j'ai des indiens qui est celle de gens d'honneurs qui ne déterrent pas la hache de guerre pour rien, mais je ne dois pas être l'inconscient général. Ce n'est pas comme si je les connaissais d'autre part que par les quelques films hollywoodiens où l'on peut les voir en scène. Sauf que c'est une question et une réflexion que je ne suis pas sûr qu'ils soient prêts à mettre sur le tapis. N'ayant pas de conversation à tenir dans la seconde je tends la main pour saisir mon verre et la referme sur du vide. J'ai effectivement zappé le fait que je l'avais déjà remis au barman et je m'accoude gentiment au comptoir en essayant de me donner une contenance quand les vantaux de la porte bougent pour laisser rentrer les cavaliers.

Ils se font des blagues, charrient ceux qui visent mal, se moquent des plumes jaunes et se posent autour des tables. Derrière moi le barman s'active et commence à remplir des verres, quelques femmes rentrent alors que celles avec des enfants retournent chez elles. Celles qui restent prennent place sur des genoux, sur la scène devant le piano ou bien prennent un plateau et commence à servir l'alcool. On dirait un mécanisme d'horlogerie tellement cela semble être le fonctionnement habituel de l'endroit. Le barman carbure et sert les verres qui ne cessent de revenir dans les 15 premières minutes durant lesquels ils étanchent leurs soifs. Mais le calme revient petit à petit quand leurs longues oreilles commencent à chauffer et que les rires deviennent gras.

Personne n'a décidé de porter attention à moi et ça n'est pas pour me déplaire. Les regards me coulaient à peine dessus et j'en suis venu à me demander pourquoi cette Dona m'avait pris en grippe à mon arrivée. Une question à laquelle je n'aurais surement pas de réponse, car l'intéressée n'est plus présente et que poser la question en présence de trop de gens ne me plaît pas trop. Je me retourne vers le barman pour lui redemander un verre et je sors quelques EVs de ma poche, mais il place la sienne ouverte pour me signifier que ce n'est pas utile. En ouvrant une bouteille il me fait signe de me rapprocher, il doit apparemment me dire quelque chose. Je pose mes deux coudes sur le bar en posant ma tête sur mes mains pour être aussi prêt que possible. De son côté il fait glisser un verre entre mes bras et se penche plus ou moins en me servant.

-Dona m'a demandé de t'en offrir un. Faut que tu la retrouves au cimetière derrière le village. Il y a une porte comme la grande par laquelle tu es rentrés, mais en plus petit. Je n'sais pas ce qu'elle veut te dire, mais ça pourrait être important.

Ça pue... Mais alors fort... Et ça ne vient pas de moi... Avoir un rendez-vous avec une nana qui a manqué de me flinguer une demi-heure plutôt ça me plaît moyen. Dans un cimetière en plus. Enfin bon, je n'ai pas grand-chose d'autre à faire pour le moment, voir rien du tout et puis les hommes sont ici. Il y a peu de risques qu'il m'arrive quelque chose. Je le remercie donc de m'avoir fait passer le message et commence à profiter tranquillement de mon verre. Plutôt bons ces alcools qu'il me sert dites-donc, un vrai plaisir, une sorte de mélange de rhum et de whisky au goût. Un mélange que je ne souhaite pas réellement tester dans mes journées, mais ici il descend plutôt bien. Tellement bien que le verre finit rapidement par être vide.

Je le rends au barman en lui glissant discrètement que j'irais bien voir la jeune femme. D'une main je replace le chapeau que j'avais placé sur le bar à mon premier verre, sur mon crâne et je me lève avec un hochement de remerciement dans la direction de mon interlocuteur. Quand je traverse la salle pour rejoindre la sortie la plupart des conversations ne cessent pas, mais certaines changent de sujet. "Il n'est pas un peu bizarre le type là ? Mais non, c'est juste un voyageur." Certains sont plus perspicaces que d'autres ici, ou un peu moins alcoolisés, je ne sais pas. En posant la main sur la porte avant de l'ouvrir je pivote deux secondes en regardant l'assemblée avant d'ouvrir la bouche en souriant.

-Mesdames et messieurs, merci de l'accueil.

-Bonne route voyageur ! Santé !

Et ils repartent dans une nouvelle tournée de verres et de rires. De mon côté je trace ma route tout droit pour ne pas faire l'espion ou attirer je ne sais quelle attention. Rapidement je traverse donc la cour toujours aussi large, la grande porte qu'ils ne referment pas alors qu'ils ont récemment été attaqués puis j'arrive devant les enclos qui bordent les fortifications. En posant une main sur le bois et d'une impulsion me voilà avec les chevaux à longer le mur pour faire le tour du bled. Au coin du mur une nouvelle barrière referme l'enclos des chevaux et derrière, et sur toute la longueur du mur qu'il me reste à suivre, se trouve un champ haut comme un homme. Des flèches sont plantées dans les hauteurs de grandes planches de bois qui isolent le village de l'extérieur.

La traversée me prend quelques minutes, car je ne cherche pas à courir ou quoi que ce soit, si elle m'attend déjà, elle attendra. Puis j'arrive finalement au coin du grand mur et tombe face à une parcelle de terre herbeuse médiocrement entretenue, mais juste assez pour que le terrain ne soit pas impraticable. Des croix en bois sont placés sur des monticules de terre et des noms sont marqués sur les planches à l'horizontale. Pas de doute, je suis au bon endroit. Il y a deux monticules qui paraissent particulièrement frais. Même si en le pensant comme ça, le terme me semble peu adapté à la situation, mais bon.

Devant l'une des deux croix se trouve la femme de tout à l'heure. Agenouillée sur l'herbe elle se relève quand j'arrive et me fait bien voir que cette fois-ci elle n'est pas armée. Nous nous faisons face un petit instant histoire de jauger les intentions de l'autre, mais je ne discerne pas grand-chose à part le rouge de ses yeux. Des larmes qu'elle n'a pas pu retenir. J'imagine donc que l'une des tombes est celle de l'un de ses proches. Étant la seule information que je tire de cet échange silencieux, je suis le premier à prendre la parole.

-Merci pour le verre. Tu voulais me parler de quelque chose ?

-Oui... Je ne peux pas en parler aux membres du village qui ne croiront pas une femme. Il faut que je demande de l'aide et tu es le seul présent ce soir.

-Merci du commentaire. Si tu préfères quelqu'un d'autres je peux toujours partir, mais enfin bref, quel est le problème ?

Elle soupire en baissant la tête avant de prendre une inspiration en relevant la tête avec un air décidé sur le visage.

-Si j'avais une dent contre toi c'est que... Mon père dirigeait ce "groupe" de fermiers et il a eu des problèmes avec des gens puissants qui veulent racheter nos terres et nous mettre dehors... Mon père a refusé, malgré de grosses propositions d'argent... Ces gens ont les moyens d'engager des voyageurs donc...

-Je comprends... Mais dans la taverne tu m'as d-.

-Fallait que je trouve une raison de t'en vouloir ! Ils m'auraient crue folle sinon...

-Mouai... Et qu'est-ce qui te fait penser que ce ne sont pas juste les... Les plumes jaunes c'est ça ? Qui vous ont attaqué ?

Elle avait apparemment prévu la question et elle se penche pour attraper quelque chose dans l'herbe. C'est une flèche, identique à celles plantés un peu partout dans le village. Posé en longueur sur ses paumes tournées vers le ciel, elle me tend l'objet.

-Ça... Ce ne sont pas des flèches d'indiens... Celle-ci sont bien trop droites et identiques... Les flèches des plumes jaunes ont une extrémité en pierre taillée... Pas en fer comme ici.

-D'accord, je comprends... Et justement, pour ce qui est de cette tribu. Qu'elles sont les chances pour qu'ils ne cherchent pas à venir se venger pour avoir été attaqué sans raison ?

-Aucune chance...
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Dim 12 Fév 2017 - 16:17
Hikari ne s’en sortait plus, après son dialogue avec le chef de la tribu qui n’avait pas aboutit – effectivement le vieux était assez atteint et le dialogue semblait insensé -  Elle était sortie du tipi complètement abasourdi, le soleil l’éblouit un bref instant. Elle s’étire et commence son expédition au sein du petit village. Des enfants courent en riant, apparemment moins affectés que leurs mères par les récents événement. Les mères, quand a-t-elle, sont affairées. Elles réparent les tipis, réorganisent le camp quand les hommes eux s’occupent des bêtes.  Plus la jeune fille avance et plus les regards se posent sur elle. L’étrangère. Dangereuse. Les regards suffisaient à lui faire comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue ici. Une jeune femme avec un bébé accroché dans le dos essaye de réparer sa demeure sans grand succès. Le tipi est sur le point de s’effondrer Hikari le voit d’ici. Elle s’approche doucement, sourit et pose ses mains sur la toile pour la tendre.

"Laisse moi t'aider."

L’indienne attrape son lambeau de peau de bêtes et répare le trou béant laissé dans la toile. La réparation se fait dans le silence, les deux jeunes femmes travaillent rapidement, elles sont efficaces et ceci sans aucun besoin de parler. L’action est naturelle, les gestes suffisent. La louve décide de briser le silence. Elle doit enquêter et semble être sur la bonne voie.

« - Je peux te poser une question ?
Je t’écoute l’étrangère.
Hikari, appelle moi Hikari. Que se passe t’il entre les plumes jaunes et le clan des hommes blancs ? »

L’indienne hausse les sourcils et soupire. Le tipi est réparé. Les deux jeunes femmes se toisent. L’indienne détache le tissu qui maintient son enfant dans le dos. L’attrape et le tend habilement, sans l’avoir réveillé a Hikari.

« On va avoir besoin d’un peu d’eau et d’une collation. C’est une longue histoire. Je reviens, va t’asseoir là-bas »

Elle lui montre une espèce de lieu à l’ombre d’un rocher, des toiles sont étendues au sol, et plusieurs femmes semblent s’y reposer avec leurs enfants. Hikari avec le petit plume jaune dans les bras s’approche doucement du lieu. Les regards se posent sur elle. Ils sont accusateurs. Puis se pose sur l’enfant. Elles se questionnent, parle une langue qu’elle ne connait pas et lui font signe d’approcher. Elle prend place à côté de deux femmes qui sont en train de natter leurs cheveux. Elles sont magnifiques. S’assoit en tailleur et cale le petit être tout contre son corps.
L’indienne revient à ce moment-là avec deux gourdes pleines d’eau et des espèces d’amandes. Quand elle arrive, les autres femmes la questionne dans leurs langues.

« Arrêtez de parler l’indien, vous connaissez sa langue. Ne soyez pas si farouches »

Elles se taisent, saluent la voyageuse et reprennent leurs activités. Elle chante doucement se massent, se coiffent. Font des bijoux pour certaines. L’étrangère est assise au sein des femmes du clans. Celles qui terminent les réparations s’amènent. Les hommes eux ont fait un groupe et lorgnent les femmes en rigolant. Le silence s’installe Hikari n’ose pas parler ce n’est pas à elle de commencer après tout. Elle attrape une gourde et boit en silence avant de se servir une amande. Elle regarde le petit bébé qui dors, il semble paisible pour le moment. La voix de la jeune indienne la sort de sa contemplation.

« Tout a commencé il y a bien longtemps. A l’époque de nos ancêtres. Les terres étaient équitablement partagées et chaque peuple vivaient en paix. Avec l’évolution de la civilisation, les hommes blancs et les plumes jaunes se sont différenciés, les hommes blancs ont développer des techniques qui ne colle pas avec notre façon de vivre et nous avons dû nous éloigner définitivement. Cet éloignement a commencé à attiser la haine et aujourd’hui les deux peuples se battent constamment pour des parcelles de terres. »

Le petit indien bouge et Hikari a un sursaut, elle l’avait presque oublié. Il se réveil doucement et devant le visage de l’inconnue qui la tient dans ses bras commence à grimacer. Oh non, ne pleure pas s’il te plait. Elle le berce doucement en souriant et le petit se détends. Il attrape les cheveux de la jeune fille et commence à jouer avec.

« Aujourd’hui, le conflit est à son maximum. On s’entre tue… Mon mari… »

Une larme perle sur sa joue et la louve remarque que toute les femmes ont stoppé leurs activités, elles écoutent. Certaines baissent la tête, d’autre hoche la tête avec mépris.

« On se bat pour garder nos terres. Ils se battent pour nous les enlever. La conquête, un poison qui détruit les cœurs.
Et aujourd’hui que s’est-il passé ?
Les cow boys nous ont attaqués, sans aucune raison, cela arrive fréquemment.
Sans raison ? c’est complétement stupide !
Je te l’accorde et pourtant regarde les hommes. "

En tournant la tête la jeune femme se rendit compte qu’ils étaient en train de préparer leurs montures, et des s’armer jusqu’aux dents. Ils allaient répliquer.

Ils ne doivent pas y aller. C’est trop dangereux ! Dites leurs de ne pas y aller !

Une indienne part d’un rire gras
demander aux hommes de ne pas se battre ? Dire à un plume jaune que c’est dangereux. Je t’en prie vas-y ! Un indien n’a pas peur de la mort, il se battra toujours pour ses valeurs et son peuple. "

Les femmes de ce village sont complétement résignées. Elles attendent la fin d’un conflit abreuvé par les combats. La louve se lève décroche le poing du petit garçon de ses cheveux et le tends a sa mère.

J’y vais !

Elle file dans la direction des hommes, elle entend les femmes lui dire de revenir, d’arrêter puis de la considérer comme une folle. Elle se plante devant l’indien qui l’a accompagné au tipi du chef.

« Laissez-moi venir avec vous je peux vous être utile.
Une femme ne se bat pas, une femme reste à la maison et défends le clan. »
Hikari hausse les sourcils étonnamment choquée par le discours de l’indien.
« Vous allez vous battre et vous ne savez même pas pourquoi ! j’aimerais parler avec le chef des hommes blancs. »
Les femmes se rapprochent doucement pour entendre le dialogue. L’indien semble s’agacer il gonfle la poitrine et se penche sur la jeune femme.
« Pas de dialogue !
Laissez-moi essayer !
Cela suffit. »

L’homme lève la main, geste violent il veut l’écarter, la faire se pousser. La jeune femme sent les regards sur elle. En une fraction de seconde les griffes de sa main gauche percent la peau, le bras se couvre de fourrure et prend forme en craquant. Elle attrape le poignet de l’homme avant qu’il n’ait eu le temps de la pousser. Un silence lourd s’installe, ils sont choqués, les hommes ont leurs mains sur les armes près à dégainer. L’indien et Hikari ne se quitte pas des yeux.

« Tu sens la force dans ma main, je te demande de me laisser venir avec vous. Je veux leurs parler. C’est tout. Et si ça ne mène à rien vous vous entretuerez je m’en fous. Je veux juste essayer.»

Il fixe son regard sur la patte de la jeune femme puis sur elle.

« Lino, tu lui prépares un cheval. »

Elle lache le poignet de l’homme, recule d’un pas et le remercie silencieusement. Les femmes se jettent sur elle et attrape sa main, touche son bras.

« Le loup doit sauver le peuple. C’est ce que l’oracle a dit. »

Elle se mette à chanter et Hikari se doute qu’il va falloir qu’elle assure avec les hommes blancs sinon ça allait devenir très compliqué.
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MessageSujet: Re: La flèche ou la balle ? [pv Hika] Ven 24 Fév 2017 - 16:56
L'information est tout de même lourde de conséquences, ce qui n'est pas vraiment pour me réjouir alors que je continue d'échanger avec la jeune femme. Entre deux phrases à essayer de trouver une position je l'active à sortir de la poche intérieure de ma veste le parapluie que j'ai reçu très récemment. Je ne l'avais pas remarqué juste qu'ici, mais alors que je me tenais debout les bras croiser à essayer de comprendre tout ce que la demoiselle essaye de me faire prendre comme responsabilité il s'est mis à me gêner. Je glisse donc le parapluie rétractile dans le holster qui devrait héberger un pistolet absent de l'attirail de la nuit. L'action semble la surprendre, mais elle continue ses explications annonçant qu'en tant que femme elle est pied et poings liés car les hommes ne l'écouteront pas si elle leur dit que les plumes jaunes vont venir attaquer et surtout en essayant d'expliquer que la première fois ce n'était pas eux.

- Pourquoi vous ne pouvez pas vous expliquer ?

- Mon père le cachait... Il y avait sûrement une bonne raison et puis pourquoi je ne le leur aurait pas dis avant ?

- Alors ça à toi de me le dire... Enfin... Et sinon tu as une idée de comment empêcher un massacre ?

- Éviter le conflit avec les plumes jaune ne nous a jamais duré bien longtemps... Même si normalement nous étions tombés sur un accord de paix.

- Sauf que là je pense qu'ils ont déterré la hache de guerre... Littéralement.

- Mais ce qui me gène le plus ce sont les acquéreurs des terres qui ne vont pas nous lâcher comme ça...

- C'est vrai aussi, mais si j'ai bien compris tu n'as aucune information à me donner pour qu'on puisse les retrouver... Mis à part leurs flèches...

À ce moment là nous arrêtons de parler, elle me regarde avec regret avant de planter la flèche près de la tombe de son père et nous prenons le chemin de la ferme. Pendant que nous avançons je fais le tours des informations qu'elle m'a donné et classe par priorités les différentes actions qu'il me semble impératif de faire. Tout d'abord se défendre contre l'attaque des indiens sans remettre de l'huile sur le feux entre les deux camps. Forcer chacun des camps à voir qu'ils ont un ennemi commun et ne pas se faire défoncer par l'un d'eux en essayant. Trouver un moyen découvrir qui sont ceux qui ont attaqués en premier les fermiers. Négocier où régler le problème. Je ne sais pas pourquoi, mais rien que d'énumérer toutes ces étapes me fait peur. Tellement d'échecs possibles en perspective avec pour seule aide ou vrai soutien une femme qui ne crois pas en sa capacité à se faire écouter.

Le soleil continue de taper alors que nous marchons entre les maisons. Quelques enfants se courent après comme si il avaient déjà oublié l'atmosphère de peur dû à l'assaut donné par leurs pères. C'est apaisant de voir l'innocence de l'enfance dans des royaumes en conflit, mais cela ne solutionnera malheureusement pas les problèmes du village. En parlant de cela une question me taraude et je rouvre la conversation avec Dona.

- Tu penses leur dire pour ton père ? Parce que si toi on ne t'écoute pas il n'y a pas de raison que ce soit le cas pour moi.

- J'ai peur que perdre du temps à essayer ne soit pas une bonne idée.

- On ne va pas attendre l'attaque tout de même... Je vais tenter de trouver une solution et toi essaye de voir comment tu peux les mettre en garde.

Nous arrivons au niveau du saloon quand je termine ma phrase. Pendant une poignée de secondes elle reste pensive avant de se diriger vers les marches menant au bar. Les battants de l'entrée fouettent l'air alors que je prend la direction de l'entrée des fortifications. Un cow-boy qui semble être le plus jeune de tout ceux que j'ai vu dans le bar fait des allers-retours de la grange aux écuries avec une fourche. En le saluant d'une pression de la main sur le bord de mon chapeau je lui passe à côté sans que nous n'échangions plus de mots. Les plaines qui me font face continuent d'osciller entre culture et désert alors que cela pourrait vite tourner au champs de bataille dans le coin. Heureusement cela ne semble pas se rapprocher pour le moment.

J'avance d'une cinquantaine de mètres le long du chemin en essayant de réfléchir à comment je pourrais protéger les lieux avant qu'une attaque ne les force à prendre les armes. Mais pour le moment rien ne me vient. L'enclos des chevaux à côté de moi est animé par les hénicement des chevaux et leurs galops alors qu'ils jouent à se courir après. Ce qui m'embête le plus c'est que personne n'a aucune info à propos du groupe qui souhaite acquérir la ferme. Un ennemi financé et déterminé est, à l'inverse des plumes jaunes, un adversaire imprévisible. En tout cas, toujours pas de nuage de fumée au loin comme ça a été le cas pour les cavaliers tout à l'heure. Perdu dans mes pensées un coup de feux m'extirpe de mes rêveries et je tourne la tête avant de me mettre à courir dans la direction du tir. La ferme est toujours birn ouverte quand je traverse la grande porte. Le fermier qui s'occupait des chevaux est là, fourche planté dans le sol avec les mains entre l'autre extrémité en bois et son menton. Il regarde l'entrée du saloon avec envie comme un parieur devant un hippodrome.

Les tirs me semblent tout à coups être quelque chose d'habituel ici et en ralentissant le pas je me dis que je me suis sûrement inquiété pour rien. Jusqu'à ce que je vois deux gars sortir de la bâtisse dont l'un d'eux est le barman. C'est lui qui tient un revolver pointé vers le sol alors que l'autre vient de tomber sur le sol comme si il s'était fait jeter dehors. Plus âgée, mais pas plus mal bâtie, le tenancier le tient clairement en respect alors qu'il commence à s'expliquer.

- La prochaine fois que je te reprend à frapper une gonzesse dans mon saloon c'est pas dans le plafond que je tir, t'as pigé ?

- Mais c'est cette conne ! Le maire est mort aujourd'hui à peine et elle...

- La ferme ! Si y a une personne qu'a le droit de parler du décédé du maire c'est elle. Tu penses pas espèce d'ivrogne ?

- Bah...

- Aller, rentre chez toi, tu diras moins de conneries.

Je suis à quelques mètres à peine quand le cow-boy ramasse son chapeau tombé dans la poussière avant de se relever pour partir en courant. Pas tout à fait droit ni très rapidement, mais il ne cherche pas à discuter plus longtemps et s'en va. À la porte je distingue Dona une main sur la joue qui vient de sortir pour voir s'enfuir le gaillard. Le barman se retourne et s'adresse directement à elle.

- Bon alors... Qu'est ce que t'as dis pour te prendre une tarte toi ?

La jeune femme baisse les yeux sur les marches devant elle.

- J'ai juste essayer de d'expliquer que mon père a été contacté par quelqu'un qui voulait racheter l'exploitation... Et qu'on a pas attaqué les bonnes personnes. Cet idiot à cru que je disais qu'il avait vendu la ferme sans le dire à personne...

- Attends attends... Si ce que tu dis est vrai pourquoi tu ne l'as pas dis avant !?

- Ils ne m'auraient pas écouté ou cru... Je ne sais pas qui ils sont et les gars auraient eu personne sur qui se défouler...

- Mais tu sais combien de temps on a mis à établir une paix avec les plumes jaunes !! On était enfin tranquille !! Bordel ! Il l'a pas fait pour les bonnes raisons, mais tu méritais peut-être bien une baffe. On est une communauté, ton père est peut-être mort parce qu'il n'a parlé à personne de ce problème et toi tu fais la même erreur.

Bouche bée elle ne sait plus quoi dire et au final je me dis que je ne vais pas avoir qu'un allié ici. Le type semble avoir les épaules pour diriger ce groupe et fait confiance à Dona, tout pour que je me sente moins seul à l'idée de voir venir une bande d'indiens avec des envies de vengeance. D'ailleurs.

- C'était de ça qu'elle voulait me parler tout à l'heure. Il se tourne vers moi. Et on est arrivé à la conclusion que les plumes jaunes vont sûrement vouloir se venger.

- Ho que ouai, faut qu'on se prépare à les recevoir.

Il commence à marcher vers son saloon, mais je l'attrape avant par le bras.

- Je sais que ce n'est pas trop mes affaires, mais laissez moi essayer de calmer le jeu. Dona m'a demandé de l'aide et j'ai accepté. Je pense qu'on peut même les rallier à votre cause. Il doit bien y avoir une raison pour laquelle on a essayé de vous faire croire que c'était eux qui vous attaquaient.

Il me scrute de pied en cape avant de ranger son colt et de me tendre sa main. Je la saisis et sers avec force, mais moins que lui car il a une poigne d'enfer le vieux...

- T'es un bon gars toi... J'ai plus envie qu'on perde des gars pour rien. Alcool à vie dans mon saloon si tu t'en sors. Je vais aller mettre en garde la bande d'alcoolique à l'intérieur. On sera derrière la porte en cas de problème.

- Parfait.

En retournant dans son établissement il pose la main sur la tête de de la demoiselle un peu honteuse de ses choix, puis ils rentrent tous les deux. De mon côté je me dirige vers un mur pour décrocher une flèche qui est encore fiché dans l'une des poutres qui le compose puis je retourne vers la sortie. Le fermier s'arrête une nouvelle fois dans son travail et me regarde passer, une flèche à la main, un parapluie à la ceinture et un air beaucoup trop sérieux.

- Tu peux fermer les portes derrière moi ? C'est le barman qui l'a demandé.

En se marrant à moitié il accepte et se tourne vers la porte qui se ferme ensuite derrière moi. J'avance sur le chemin alors qu'il me semble voir arriver un nuage qui pu la guerre et le conflit. Après avoir fait une vingtaine de mètres je plante la flèche au sol et me prépare à accueillir une bande de cavaliers prêts à en découdre.
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La flèche ou la balle ? [pv Hika]

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