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Le tatoueur tatare attire au terme de la tarte (tatouage)

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MessageSujet: Le tatoueur tatare attire au terme de la tarte (tatouage) Lun 26 Sep 2016 - 11:17
[HRP : avec beaucoup de retard, voici mon post officialisant le gain de mon tatouage, mais il n'officialise pas l'aquisition du bureau pour mon groupe qui est pourtant présent dans le RP : ça sera à venir plus tard]


« Donc... vous la trouvez comment ? » s’inquiéta l’employé de l’administrateur du royaume.

-Parfaite. Répondit Clem devant la simili-ruine qui était déployée devant eux. Si elle était en meilleure état, lui et Narr auraient dû jouer aux bouchers à E.V afin de pouvoir réunir la somme nécessaire à l’achat.

En l’état Ils devraient pouvoir s’en tirer, malgré un acompte relativement sérieux qu’ils n’avaient pour l’instant pas encore rempli. L’immobilier dans Dreamland était un sujet plus simple et à la fois plus compliqué que dans le monde réel. Il y avait peut-être moins de paperasse mais il y avait plus de personnes à affronter de façon générale, et pas que des bureaucrates.

Mais le jeu d’influence qui avait été nécessaire pour que Clem et Narr soient miraculeusement les seuls potentiels acheteurs du bureau était largement passé au-dessus de leur tête et avait été orchestré par Héliée et Mr.Man, qui voyaient évidemment un intérêt à ouvrir un bureau d’enquête dirigé par un agoraphobe au milieu de la population d’une capitale d’un autre royaume.

« Il y a encore beaucoup de formalités à remplir ? » Demanda Clem. Il remarqua alors une furtive expression de crainte passée sur le visage du chat fonctionnaire. Comme si les papiers en question avaient été perdus dans un nid de vipère alors qu’ils avaient été sous sa garde et qu’il répugnait à l’annoncer aux voyageurs. L’agoraphobe se rappela alors de ses débuts à Dreamland et de son incapacité alors à analyser les expressions faciales de ses interlocuteurs. Là, il pressentait avant que l’autre n’ouvre la bouche que le début des emmerdes était sur le point de commencer :

« Il y a peut-être…  une légifération concernant le déménagement de voyageurs dans le royaume dont j’ai oublié de vous en parler. »

Clem cligna des yeux deux secondes le temps de comprendre le souci, et répondit :

« D’accord, il y avait donc une loi qui nous concernait directement et que vous n’avez pas trouvé tout de suite. J’imagine qu’elle est tombée de la table puis qu’elle a roulé sous un buffet et elle n’en est ressortie que ce matin. »

-Ecoutez… dit l’employé qui n’avait rien comprit (comme bien d’autres avant lui) à l’humour du voyageur. C’est une loi récente qu’on a pas encore tout à fait assimilé à nos procédures donc je m’excuse pour la surprise occasionnée. Mais la bonne nouvelle c’est qu’une fois que ce sera fini alors le bureau sera à vous, il n’y aura plus rien à remplir après ça.

Clem, qui tenait la paperasse et la bureaucratie en horreur, fut soulagé d’apprendre que la lumière était au bout du tunnel. Mais comme le disait Terry Pratchet : « Parfois, c’est juste un nain avec un lance-flamme. » prudence, donc.

« Et donc cette dernière… tracasserie, ça consisterait en quoi ?

-Oh, trois fois rien : il faut juste que vous vous présentiez au Lord qui gère votre quartier et que vous lui montriez patte blanche, si je puis dire. Rapport au fait que les voyageurs n’ont pas vraiment la cote en ce moment, vous voyez ce que je veux dire.


Ah oui Clem voyait très bien. C’était partout la même chose depuis quelques temps : quand un voyageur levait la main, tout Dreamland levait sa hache et, sans avoir d’avis définitif là-dessus, le rouquin trouvait toutes ces précautions à l’égard des voyageurs assez normales compte tenu du nombre et du potentiel destructeur des connards qui s'y croyaient avec leur pouvoir.

Non ce qui le gênait vraiment, c’est que le gars leur disait en substance d’aller voir un lord du royaume pour qu’il accepte l’emménagement sur son territoire de :

1- Un agoraphobe dont le loyer est payé par un seigneur qui a à son service plus d’espions que de soldats et qui va exercer une activité dont le but est de se mêler dans la vie privée d’un nombre relativement conséquent de concitoyens, ce qui n'est pas suspect du tout.

2 - Narr.

Donc ça allait être chaud sa race. Après une réflexion d’une seconde et demi, Clem prit la décision qu’il allait y aller seul, afin d’optimiser leurs chances.

Enfin il serait plus exact de dire « afin de ne pas couler le peu de chances qu’ils avaient en emmenant Narr ». Ce dernier était loin d’être méchant (bon okay, il était loin d’être gentil aussi) mais quand vous voulez mettre quelqu’un en confiance, vous évitez de lui présenter comme compagnon une personne qui ressemble à un enfant perdu échappé de la cité de Jean-Pierre Jeunet qui aurait mangé tous les autres enfants.

« Bon alors puisque vous êtes dans la rue du Crabe-Tambour, vous devez vous présenter ici, voici une carte. »

Oui, Clem avait apprit au moment de remplir les papiers la chose suivante : plus un chat était important dans la culture des rêveurs et plus une rue qui porterait son nom était importante. Vu que le bureau de Clem et Narr se situait au fond d’une ruelle complètement insignifiante, il ne fallait pas s’étonner de constater que ladite ruelle portait le nom d’un film peu connu qui n'avait comme seul mérite le fait d'avoir un personnage à l'intérieur qui possédait un chat, même si celui-ci n’avait rien à voir avec la choucroute. L’agoraphobe se disait qu’il devait bien y avoir quelque part une grande avenue appelée « Garfields » et une jolie rue commerçante nommée « Johns, le huitième passager».


Cela lui avait demandé une petite vingtaine de minutes, carte en main, mais Clem était finalement arrivé devant l’adresse désignée par son plan. Les portes en questions étaient assez massif mais Clem avait déjà vu un lord du royaume des chats de loin et savait qu’il fallait bien des portes comme celles-ci pour qu’ils puissent rentrer chez eux. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche, rien n’était à signaler si ce n’est que des graffitis forts stylisés étaient apposés sur les murs de la bâtisse. Ah si : une mère portant un panier de course se baladait avec son petit. Leurs regards se croisèrent, Clem se signa d’un salut amical mais là féline détourna le regard et enjoignit son enfant à marcher plus vite. Ah ? Peur du vilain voyageur qu’il pouvait être ? Ou alors peur du Lord ? Peur de la rencontre entre un voyageur et un Lord ? Voilà que c’était Clem qui avait peur. S’autorisant à ne pas réfléchir plus là-dessus, il toqua à la porte et, estimant que la bâtisse était très grande et qu’on ne l’avait probablement pas entendu, il entrouvrit la porte en entra, merde.

L’atmosphère était très sombre à l’intérieur, les lumières étaient tamisées comme si la pièce avait été arrangé par un photographe démotivé voulant se faire une chambre noire mais avait abandonné à mi-chemin. Pour autant la pièce n’était pas sombre telle la chambre d’un vulgaire ado gothique qui n’a pas ouvert ses volets : il y avait quelques braséros dans la pièce qui se chargeaient d’éclairer le minimum nécessaire. A savoir : des tableaux accrochés au mur.

A plus s’en approcher… ce n’étaient pas des tableaux en fait : plus des photos encadrés. Le sujet était à chaque fois un tatouage tout frais sur une personne (généralement à moitié à poil la personne, miam) probablement voyageur de ce que Clem pouvait en dire. Des poils là où il le fallait, une musculature semblable à la sienne (hum… du point de vue raciale bien entendu, au niveau des proportions Clem tenait plus du bambou que de l’ours). Il était dans un salon de tatouage fréquenté par des voyageurs ? Hmm… il s’était peut-être trompé d’adresse ? Clem jeta un autre coup d’œil sur sa carte : non non, pas d’autre gros bâtiment faisant la jonction entre deux quartiers séparés par une muraille dans les environs ; il était au bon endroit.

« Alors p’tit connard, t’as fini de te rincer l’œil ? »

Etait apparu dans le même temps un grand, GRAND chat, effilé comme une pointe et à l’œil mauvais. Clem devait l’avouer, entre voir un lord de loin et le voir de tellement près qu’il fallait lever la tête pour croiser son regard et apercevoir en même temps qu’on faisait la taille de sa mâchoire, c’était assez déconcertant. En tout cas Clem était tout déconcerté.
« Heu… bonjour ?
-Ah enfin ! De la politesse !


Dixit la personne qui ne s’était pas encore présenté et qui n’avait pas salué, mais l’impolitesse était un sujet que l’on n’abordait pas avec les personnes qui faisaient six fois votre taille.

« Alors, tu les trouves comment ? » demanda Crazy en désignant les photos du bout de la griffe, Clem nota l’attirail de tatoueur posé dessus et en déduisit l'évidence :
-Ils sont de vous je suppose ? Honnêtement, je les trouve très bien mais  je n’ai pas l’œil plus exercé que ça donc mon compliment ne vaut pas grand-chose.
-Au moins tu as la franchise de dire que tu es une merde.

Clem haussa les épaules : « On peut dire ça ».
Corolaire de la règle citée plus haut : on ne contredit pas fermement un carnivore plus gros que soi. Ledit carnivore le toisa quelques instants. Il n’avait pas l’air méchant, seulement un peu dur d’accès au niveau social et affublé d’un sévère syndrome de la Tourette, ça en faisait quand même une compagnie un peu empoisonnante.

« Bon alors, tu veux un tatouage, c’est ça ? »

Petit moment d’incrédulité chez le voyageur, puis :
« Ben de base je ne suis pas venu pour ça mais si vous proposer j’dis pas non, hein ? Ils sont cools en plus…
-…COOL ? Ils ne sont pas « cools », petite fiotte, ils sont légendaires ! Et je ne tatoue que les grands voyageurs ou à tout le moins, ceux qui sont promis à un motherfucking grand avenir. Toutes mes précédentes œuvres perdraient en force créatrice si je m’abaissais à tatouer le n'importe qui.
-Ah, je vois le genre. Et pour ceux promis à un grand avenir il vous faut un certificat délivré par une voyante où vous vous contenter d’une simple promesse ?


Le chat rigola mais moins à la blague qu’au fait qu’elle lui a fait penser à quelque chose de drôle.
« Non pour ça il suffit de jauger la personne, c’est un putain de talent tu peux pas comprendre, suis moi. »

Et Clem le suivit, ça l’intéressait ces histoires de tatouage, même s’il estimait qu’il n’avait rien d’un grand voyageur, au moins il parlerait un peu avec le king de son quartier. Ils passèrent une porte et arrivèrent dans une pièce qui ressemblait déjà plus à un cabinet de travail. Nenni de photo de tatouage à même la peau accrochées au mur mais cette fois on pouvait observer les dessins préparatoires ou définitifs des motifs. Le sol était propre et on sentait qu’il l’était régulièrement. La pièce avait quand même un petit côté « salle de torture » à cause des renforts et des moyens de détention sur le siège destiné au client et aux chaînes reliées au plafond. Visiblement on n’était pas adepte de l’anesthésie ici, ou du confort du client. Mais au vu du calibre desdits clients, c’était assez logique quelque part.

« Bon, mon petit connard, soyons honnête : ça serait trop d’honneur de te dire que tu es débrouillard mais je pense que l’on peut dire que t’es pas complètement manchot. Est-ce que tu as fait des exploits à Dreamland ?
-Et bien c'est-à-dire que…
-Bien sûr que non bordel ! Sinon j’en aurais entendu parler. Bon, tu comptes en faire des exploits ? Partir à l’aventure, bousculer les grands de ce monde ?
-Non.
- Non ?
-En fait à la base je suis venu vous voir pour vous demander l’autorisation d’emménager dans un bureau pour travailler ici, les nouvelles lois sécuritaires, tout ça.
-Ah ouais, ça pue le manque d’ambition quand même. Pour ton bureau, une merde de plus ou de moins dans mon quartier ça ne me dérange pas, tu es le bienvenu. Tu vas être où ?
-Hmm ? Ah, au bout de la ruelle du Crabe-Tambour, vous voyez où c’est ?


S’ensuivit un léger blanc dans la conversation où le Chat Percé garda le silence comme s’il fouillait dans sa mémoire. Clem pensait naïvement qu’il était en train de situer mentalement l’adresse mais il fut décontenancé le rire un brin méchant qui sortit à grande amplitude du larynx du félin.

« Cette bicoque ? Ouais je vois parfaitement, elle est chargée d’histoire, et pas parce qu’il s’y est passé des choses entre ces murs mais parce qu’on y a planqué des choses…
-…entre ses murs ?
-Ouais voilà
, fini Crazy avant de se mettre à parler à voix basse, dans ses moustaches, mais ce qui n’empêchait en rien Clem de l’entendre.

« C’est que ça pourrait être intéressant en plus, suffirait que tu sois un tout petit peu curieux (bingo) pour le chercher, suffisamment débrouillard (re-bingo) pour trouver ce que c’est et assez obstiné (c-c-c-combo) pour allez au fond des choses. Après un silence, il reprit un ton normal, comme s’il avait prit une décision, et dit à Clem : « Je ne vais foutrement rien t’expliquer parce que c’est beaucoup plus amusant comme ça, mais si jamais t’es prêt à faire ton enquêteur où je ne sais quoi (ah le rascal ! Il savait donc pourquoi Clem venait le voir avant même que lui ne le sache ?) t’auras besoin d’un peu d’aide de ce côté-là et moi, je suis altruiste : parler aux cons pour les instruire et aider les fiottes, ça me connaît. Mes réserves sont un peu à sec en ce moment mais il me reste ceci.
-… Encre de la Vigilance ?
-Ouais ça t’avertit des dangers à venir. Rien de précis hein ? Juste des sensations.
-Je crois voir le genre, comme Spiderman ?
-Le mec en collant là ? La vache t’es encore plus gay que je ne le pensais. Allez assied toi là et détend toi : ça va mal se passer.

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