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L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas

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MessageSujet: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Dim 11 Sep 2016 - 11:46
Pour son second mois à Dreamland, le contrôleur de rêveur s'était rendu à Mirage Space, au siège de la Ligue des Gentlemen Onirique et leur avait encore proposé ses services, heureuse coïncidence, elle avait soudainement besoin de bras pour le sauvetage de plusieurs rêveurs et la capture d'une dizaine de fauteurs de troubles. Malgré la façon dont son dernier travail pour eux s'était terminé, la LGO n'avaient pas tout de suite était très emballée par la candidature du garçon, mais n'ayant personne à disposition pour gérer la situation les avaient poussé à l'engager, puis après tout, ce qui comptait, c'était les résultats. La prise d'otages allait avoir lieu dans la zone une, à Circus Attraction. La LGO avait pu prévoir de justesse l'attaque des criminels, c'était aussi cette précipitation qui avait poussé la Ligue à accepter la candidature du voyageur.

Hobbes, face à l'entrée du parc d'attractions contempla l'incroyable panique que ces voyageurs venaient d'instaurer. Le vent faisait battre l'ample vêtement cachant le corps du blond, ce vêtement tombait jusqu'aux mollets du voyageur et ses manches s'arrêtaient à ses avant-bras couverts de protections grises, quant à ses longues mains, elles étaient couvertes de mitaines grises. Sous le sombre tissu, tout le corps d'Hobbes était couvert d'une sorte de combinaisons anti-émeute grise au dos de laquelle se trouvait l'insigne de la LGO. Le bas du visage du voyageur était couvert d'une cagoule noire, les lumières du parc se reflétaient dans les verres ronds de ces lunettes, cachant ses yeux verts et pour finir, sa capuche cachait son hirsute chevelure blonde. L'idée était de garder son apparence plus ou moins floue durant cette nuit et dans le meilleur des cas, garder son pouvoir inconnu de ces ennemis.

S'attaquer à ce royaume était très malin. De plus, la stratégie était certes insolente mais intelligente. Pour la première nuit, ils attaquaient à dix. Les prochaines nuits, Hobbes supposait qu'ils allaient profiter de leurs fuseaux horaires différents pour toujours occuper le parc. Le jeune homme avait tenté de se renseigner un maximum sur ses ennemis. Ils connaissaient leurs effectifs, leurs noms, leurs fuseaux horaires, quelques-uns de leurs pouvoirs dont celui du leader, mais surtout, l'information la plus précieuse qu'il avait recueilli grâce aux informateurs de la ligue, c'était un problème de santé touchant le leader du groupe, il était narcoleptique. Ce qui donnait un net avantage au morpheur fantomatique, pendant toute la journée qui avait précédée cette nuit, Hobbes n'avait pensé qu'à ça et à la façon de profit de cette information.

Hobbes mit rapidement fin à ses réflexions intérieures, il ne devait pas perdre de temps. D'un pas rapide, il se propulsa à travers la foule paniquée qui s'était agglutinée à l'entrée. La sécurité du royaume était débordée par le mouvement de panique. Les différents clients étaient regroupés par groupes le long des façades du parc, quelques corps piétinés jonchaient le sol. Le mercenaire se glissa jusqu'aux membres de la sécurité qui étaient les plus proches du lieu de la prise d'otages. Partout où il regardait, il voyait des rêveurs terrorisés, il soupira, triste de ne découvrir ce royaume que dans une situation comme celle-ci. Enfin, il n'allait pas cracher sur une bonne occasion de se faire de l'argent, cependant, il ne chassait pas l'idée d'éventuellement rejoindre ce groupe de voyageur, bien que la LGO était pour l'instant l'allié qu'il voulait le plus se mettre dans la poche.

Outre les rêveurs, les créatures terrorisées et les quelques voyageurs qui ne voulaient pas être mêlés à cette histoire, Hobbes venait de repérer une créature à l'apparence plus ou moins féminine dirigée l'évacuation du parc. Le voyageur se dirigea vers cette créature, elle était plutôt grande, comme dit plus haut, les courbes de son corps ressemblaient vaguement à celles d'un corps de femme, elle avait une peau blanche et écailleuse et portait à son bras gauche un bandeau rouge, qu'Hobbes n'avait vu nulle part ailleurs, il supposa que ça devait représenter sa position hiérarchique. Elle posa ses yeux sur lui, se préparant à lui hurler de repartir de là où il était venu, il prit la parole avant qu'elle ne puisse dire quoique ce soit.

- Hobbes Thomas, je suis un voyageur envoyé par la Ligue des Gentlemen Onirique pour capturer les criminels.

Il avait parlé en levant ses mains, d'un ton parfaitement calme, la créature en face de lui soupira.

- Ils sont dix là-bas, de plus, vous n'avez pas l'air de cacher une incroyable puissance. Vous comptez vous faire buter pendant qu'on les prend à revers ?

La voix était sèche, cependant Hobbes y décela un soupçon de détresse.

- Je n'attaquerais pas de front. L'idée est de pouvoir m'infiltrer pour réunir assez d'information pour pouvoir capturer ces voyageurs.
- Combien de temps ça vous prendra ?
- Deux nuits.
- Pardon ?! Et les otages ? Les rêveurs ne vont pas arrêter d'affluer ! Et les créatures qu'est-ce que vous en faite ?
- Justement. Les otages faciliteront la capture et la suppression de la menace.
- Vous voulez les utiliser, quitte à les mettre en danger ?

Hobbes acquiesça.

- Je vous en empêcherai.

Il fit un pas vers elle, son regard s'était fait plus dur, il plongea ses yeux dans ceux de la créature.

- Seuls les résultats comptent.
- La LGO ne permettrait jamais ça, qui me dit que vous ne me mentez pas ?

Le garçon recula d'un pas, attrapa son vêtement et le tira vers lui, il présenta son dos à la créature qui soupira de colère en voyant le fameux insigne de la Ligue.

- Ils ne savent vraiment plus qui engager. De toute façon, mes supérieurs ne me pardonneraient jamais de vous laisser y aller. Encore moins seul.

Ce fut au tour d'Hobbes de soupirer de colère. Comment aurait-il pu s'attendre à ce que le premier obstacle de sa nuit soit un des pions qu'il avait considéré comme acquis. Il tourna les talons, furieux. Hobbes allait revoir toute sa stratégie pour mettre en échec le morpheur fantomatique et son groupe.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Lun 12 Sep 2016 - 15:54
Monde réel.


Tout avait commencé dans le monde réel, il venait de ressortir d'une nuit assez spéciale avec Tommy. Avait passé une journée tellement morne et fade qu'il s'était vengé sur l'alcool. Seul, il avait arpenté de multiples bars pour qu'on ne lui colle pas d'étiquette. Bien que la fatigue, ainsi que l'haleine et la démarche le trahissait toujours. Il s'était collé quelques pintes, baptisant plus d'un urinoir et autant de coins de rues. Pourtant l'ivresse n'était pas venue le sonner. Certes les effets alourdissait sa démarche, sa vision était plus floue qu'à l'accoutumée. Mais son esprit était fluide, il n'avait simplement envie de rien. Comme d'habitude ses yeux se promenaient d'un riverain à l'autre, son sourire neutre, ne laissait entrevoir qu'un jeune homme passant une bonne soirée. On l'imaginait sûrement aller voir des amis, ou bien rejoindre une amie quelque part. On ne l'abordait pas tant que ça, si ce n'est pour lui taxer cigarette, ou petites pièces. Des haussements d'épaules découvraient ses intentions, le faisant passer pour un honorable samaritain il donnait. Il dépannait sans réfléchir, il ne voulait juste pas qu'on lui colle trop longtemps dans les basques. Bref, l'une de ses soirées solitaires ou il broyait du noir et relativisait sur sa condition de parasite. Il n'avait pas travaillé depuis plus de trois mois, quittant le fast-food comme une ombre. Personne ne se souviendrait de lui, personne ne le regretterait, il avait été aussi impressionnant et décisif que nettoyant pour grill.

La rue n'était pas l'endroit le plus terrible au monde, elle avait ses moments de calmes et recelait de mille et une beautés lorsqu’on s'y attardait. Des couples de promeneur en passant par les musiciens et acrobates de rue. D'innombrables histoires naissaient en vrac sur le flot d'une vague d'alcool à l'écume cendreuses. Malheureusement, les cendres n'avaient pas encore refroidis au coin de rue que prenait Dan pour rentrer. Deux jeunes femmes riaient aux éclats, dindonnant dans un vacarme du diable un sujet parmi tant d'autres. A la limite de la misogynie, Dan ne put s'empêcher de leur lancer un regard noir. Les voix étaient criardes, leurs rires stridents et leurs apparences respectives ne parvenaient pas à lui inspirer le moindre respect. Il sortit ses mains des poches de son jean, puis massa ses oreilles en grommelant des mots sans queues ni têtes. L'un d'eux avait dû être un peu trop éloquent, ou bien mal interprété par l'une des promeneuses. Elle se retourna vers Dan et l'interpella:

"Namhéo! Ca va ouais la rue t'appartient pas!

-On parle comme on veut!

-Ho mais vos gueules! J'ai rien dis!

-Ouais ouais petite bite va.

-Tu te prends pour qui ça t'amuses de t'en prendre à des femmes?

-C'est plus facile hein?

-Mais fermez là, j'en ai rien à foutre de vos conneries!"

Il disait ça mais resté planté sur le pavé, tel un canon à injures. Subissant bien plus qu'on ne lui laissait rétorquer. Comme si cela ne suffisait pas, d'autres femelles vinrent porter secours aux demoiselles en détresses. Ces dernières entre deux injures, incendièrent l'ivrogne en expliquant qu'il se prenait pour le roi de la rue. Les injuriant naturellement en passant à côté d'elles. La bataille venait de monter d'un cran:

"MAIS PUISQUE JE VOUS DIS QUE J'EN AI RIEN A PETER DEGAGEZ MAINTENANT PUTAIN!

-Baisses d'un ton là!

-Toi dégages!

-Ouais rentres chez toi sale fou, tu me fais pitié va!

-Bouges maintenant avant que j'appelle mon mec, sale lâche va!

-MAIS VAS-Y APPELLES LE PUTAIN!"

Un poil plus intimidant qu'avant, dû à son élévation de voix, ainsi qu'à sa manière de planter son regard dans les yeux d'une vipère à l'autre. Deux passants s'intégrèrent à la conversation, s'interposant entre les quatre femmes et Dan. Recommandant à ce dernier de se calmer, inquiétés par la tournure des événements ils lui expliquèrent:

"Tu ne vas quand même pas aller jusqu'à les taper, puis t'as pas l'air bien mec, faut que t'ailles te détendre là.

-C'est vrai elles sont excitées, ta gueule ne leurs convient pas bouges, ça sert à rien tes enfermés dans un dialogue de sourd.

-Mais je vais taper sur personne bordel..."

Là ses yeux prirent une lueur plus fourbe, il décortiqua plus sérieusement le visage des quatre femmes, qui dialoguaient désormais avec les deux autres. Puis commença à rire, en se répétant à lui-même "non personne, ici du moins...". Un petit rire trop calme et froid lui échappa, alors que l'une des dames lui colla une baffe. Griffant légèrement sa joue au passage. Contenant toute sa rage dans un sourire tranchant, il lui répéta sur un ton froid et dégagé de dégager immédiatement. Elles se replièrent en groupe, continuant de vociférer en l'injuriant, avant de reprendre leur éclats de rires deux minutes plus loin. Le cœur de Dan battait la chamade, ses muscles tressaillaient et sa nuque était parcourue par de multiples frissons. Les deux mecs se tournèrent de nouveau vers lui, puis l'invitèrent à les suivre un peu, sans que Dan ne prête réellement attention à ce qu'ils disaient il les suivit. Si il avait été ne serait-ce qu'un peu éméché, elles avaient le mérite de l'avoir dessoûlé. Il crut entendre l'un des deux garçons parler d'un cirque en ville, puis bifurqua dans l'une des rues le conduisant jusqu'à chez lui. Il n'avait plus qu'une idée en tête. Se défouler dans Dreamland, sur elles ou sur d'autres. Mais ce soir, le sexe opposé allait en prendre pour son grade.

Deux minutes avant qu'il ne s'endorme il ne put s'empêcher de penser qu'il n'allait pas valoir plus qu'un voyageur killer s’il commençait à céder à ses pulsions. De plus, se défouler dans le monde des rêves contre des gens l'emmerdant dans le monde onirique était une chose. Passer ses nerfs sur les emmerdeurs du monde réel, lorsqu'il voyageait à Dreamland en était une autre.

Dreamland.

Il venait d'apparaître dans un royaume inconnu, un immense chapiteau siégeait au centre d'un parc d'attraction aussi vaste que dément. Les montagnes russes semblaient se moquer du ciel, des milliers de drapeaux hauts en couleurs flottaient de part et d'autres du parc. Tous accrochés à des attractions titanesques, sinon follement grandioses. Des délires réalisables uniquement dans ce monde perdu. Dan retrouva étrangement le sourire, ses intentions avaient certes étaient mauvaises les dix premières secondes de sa venue ici, mais désormais elles ne visaient plus qu'à foncer profiter de chaque jeux qu'offrait ce parc. Pourquoi n'avait-il jamais pensé à un tel royaume avant? Aussi émerveillé qu'un gosse, ses pas le portèrent hâtivement jusqu'à l'entrée, confondant ce qui était un mouvement de panique, avec ce qu'il supposait être l’entrain habituel des lieux. Après tout, combien de gens avaient-ils entendu se plaindre de leur peur des attractions de ce genre? Peut-être que l'entrée était le premier stade des rêveurs, les poussant dans leur retranchement pour les forcer à devenir plus tard ou non de futurs voyageurs voué à ce royaume? Mille théories toutes aussi bancales fusèrent d'un neurone à l'autre.

Il poussait les gens, sautait par-dessus les corps piétiné des malheureux sans s'en inquiéter, puis fut soudainement inquiété par la vision d'une femme au bras bandé. Elle venait vraisemblablement de refouler un rêveur qui désirait rentrer. Dan se pencha sur ce dernier puis l'attrapa par l'épaule pour le tourner un peu brusquement vers lui:

"Hey, ils sont pas fermés quand même?"

L'homme portait une capuche noire, ainsi qu'une écharpe, arrachant un étrange sentiment de méfiance au débarqué. Trop prit par son euphorie pour s'en formaliser d'avantage, il tira le rêveur courageux qui tenait sûrement à se faire lui aussi les attractions trônant fièrement derrière la harpie:

"Bonsoir, je suis avec lui! On est majeur, vacciné pas encore paxés ça vous dérangerait de nous laisser passer? Si c'est un problème de sécurité, je suis un voyageur assez robuste pour me charger de lui."

Il pointait de son pouce ganté l'homme qu'il avait tiré jusqu'à elle, plantant son regard dans le siens. Il n'imaginait pas l'intimider, ni même la séduire, en revanche il comptait son gant intégrale pour certifier sa force en tant que voyageur. Après une brève réflexion, il s'était dit que les problèmes étaient peut être dût à une histoire de niveau de puissance. Après tout, parc d'attraction ou pas ils étaient à Dreamland. Donc la sécurité, ainsi que la notion de danger pouvait s'avérer plus problématique et risquée:

"Je vous jure que je ne viens ici que pour m'amuser, pour moi ce parc d'attraction n'est rien de sérieux comparé à ce que j'ai pu endurer."

Son sourire était aussi mielleux qu'honnête, ignorant tout de la situation dans laquelle le royaume était plongé, seule la réaction de la dame ne lui inspira pas confiance, il se tourna vers ce qu'il imaginait plutôt être un rêveur puis lui demanda:

"J'ai quelque chose sur le visage ou quoi?"
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Jeu 15 Sep 2016 - 21:09
Hobbes s'était perdu dans ses pensées, il s'était planté à quelques mètres de la dame qui venait de le repousser, le regard dans le vide. Il était en train de se remémorer les feuilles collées sur le mur de sa chambre sur lesquelles il avait listé chacun de ces plans, leurs chances de réussite, leurs défauts, qualités, ce qui pourrait les mener à l’échec et un tas d'autres choses. Soucieux de préserver son ego, Hobbes était en train de retourner sa première stratégie dans tous les sens pour pouvoir la suivre malgré tout. Non pas qu'il n'avait qu'elle, bien au contraire. Cependant tirer un trait sur un de ses plans aussi rapidement ne lui plaisait guère, d'abord dans un souci d’ego comme dit plus haut, mais surtout, il avait encore plus de chance d'abattre toutes ses cartes avant la fin de la nuit.

Cependant, il omettait toujours quelque chose à ses plans, quelque chose d’imprévisible et pourtant d'inévitable ; le hasard. Et c'est d'ailleurs à cet instant précis que le hasard frappa Hobbes de toute son improbabilité. Hobbes fut soudainement face à ce qui semblait être un voyageur, à la pâleur maladive. Il y avait peu de chance que ce ne soit qu'un rêveur, le contrôleur ressentait quelque chose de particulier auprès d'eux, une sorte supériorité naturelle. Bien que la candeur dans les yeux de ce jeune brun et du ton légèrement paniqué de sa voix lorsqu'il avait émis l'hypothèse que le parc soit fermé rappela à Hobbes l'insouciance des individus qu'il se plaisait à contrôler.

Sans s'en rendre compte, c'était la première fois qu'il était face à la question ; rêveur ou voyageur ? Il eut à peine le temps de se la poser que l'individu dévoila sa nature en s'adressant à la créature. Le blond se laissa traîner par le garçon qu'il surplombait de quelques bons centimètres, le regard hagard. C'est lorsque les paroles de son compagnon improvisé à la femme chargée de la sécurité arrivèrent à ses tympans qu'une étincelle d'espoir s'embrasa dans ses yeux émeraude, il tira sur sa cagoule pour dévoiler le reste de son visage. Finalement, le hasard n'était pas si mal fait.

Attentif à la discussion, Hobbes attendait le bon moment pour intervenir. Apparemment, ce voyageur était capable de se défendre, intérieurement, le blond jubila. Un voyageur avec une force de frappe, même minime était au pire un bouclier humain, au mieux, un précieux atout à abattre en situation critique. Lorsque le brun se tourna vers Hobbes, ce dernier saisit l'occasion. Il posa subitement ses mains sur les bras du garçon, arborant son beau sourire.

- Non-non ! Ne t'inquiète pas, je m'occupe de ça !

Le ton employé était volontairement chaleureux, dans un premier temps pour s'attirer la sympathie du nouveau voyageur, dans un deuxième pour que la créature croie en cette complicité. Le contrôleur de rêveur demanda à son interlocuteur de lui laisser un instant puis s'approcha de l'oreille de la créature chargée de la sécurité, lui parlant à voix basse de sorte à ce que seulement, elle puisse l'entendre.

- Ce voyageur est quelqu'un de relativement instable, cependant, il est obligé de se tenir tranquille. La LGO a un œil sur lui. Je vous en conjure, laissez à ce pauvre bougre une chance de se racheter et évitez moi de devoir ordonner sa mise à mort.

Tout en parlant, il déposa une vingtaine d'essences de vie dans une des mains de la créature. Cette dernière soupira quand Hobbes se redressa, il comprit que sa petite ''négociation'' avait fonctionné lorsqu'elle glissa l'argent onirique dans sa poche. Il ne manquerait pas de demander à la LGO la vingtaine d'evs qu'il venait de perdre en plus de sa récompense.

Le créature appela rapidement un de ses subordonnés, lui demandant de conduire les deux voyageurs à proximité de la zone contrôlée par les malfrats. Hobbes tourna sa tête vers l'autre, lui faisant un clin d’œil suivit d'un sincère sourire. L'agent de la sécurité les laissa juste devant une grande allé plongée dans l'obscurité. Ce chemin avait apparemment fait les frais de la folie destructrice des assaillants. Les deux voyageurs continuèrent leurs chemins, Hobbes en tête, il s'était rapidement élancé, analysant du regard l’entièreté du décor. Des débris d'étalages en tous genre jonchaient les alentours du chemin. Deux notes aiguës issues des ruines d'un manège pour enfant se répétaient successivement brisant le silence de mort régnant dans le parc, elles étaient accompagnées par le grincement de l'enseigne d'un stand de barbe à papa. L’atmosphère lugubre de ce chemin donna très vite la chair de poule au voyageur blond, qui ralentit pour arriver au niveau de son compagnon improvisé.

- On ne s'est pas encore présenté, je m'appelle Hobbes. Et je crains de ne pas t'avoir informé de toute la vérité, comme tu le vois, ce parc n'est pas vraiment en état de marche.

Il baissa les yeux et se gratta l'arrière de la tête, jouant la carte de la honte.

- Cependant, j'ai vraiment besoin de ton aide. Il se trouve que des voyageurs ont investi les lieux, et comme tu le vois, n'ont pas des intentions très pacifiques. Ce royaume est un des piliers économiques de la première zone de Dreamland, c'est pourquoi ces gens sont assez problématiques, de plus, ces gars -en plus de valoir du pognon- représente un vrai défi. Du coup, si comme moi, tu as envie de voir de quoi tu es capable et de te remplir les poches, je pense qu'on peut coopérer ensemble et mettre la misère à ces gars.

Hobbes s'arrêta et tendit sa main au voyageur, une mine légèrement inquiète sur le visage.

- Tu en es ?

Si ce voyageur acceptait de coopérer, Hobbes lui présenterait sa stratégie d'infiltration. Au bout de ce chemin les attendrait au moins un voyageur, Hobbes émit l'hypothèse que ce serait sûrement le phobique des clowns. N'étant pas très fort, mais assez bruyant pour donner l'alerte en un claquement de doigts, c'était la position la plus logique pour ce dernier, également, au bout de ce chemin, se trouvait, en théorie, une petite scène justement réservée à la prestation des clowns du royaume. Soucieux d'avoir un public, le clown garderait très certainement quelques otages en guise de spectateur, il était également probable qu'il soit accompagné d'un ou deux autres voyageurs. Le plan d'Hobbes consistait à se servir des débris comme cachette pour contourner le clown dans l'optique où il serait en compagnie d'autre voyageur ou si dans le cas contraire, il était seul ; de le neutraliser pour recueillir des informations plus précises sur ces voyageurs.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Ven 16 Sep 2016 - 15:57
Soudainement ses sens lui commandèrent de tourner les talons, feinter ce qui n'était pas un simple rêveur, puis de de courir à l'opposé du parc. Ils n'allaient pas profiter d'attraction, ni assister au moindre show. Au contraire ils allaient le faire. Ils allaient se jeter dans une bataille les opposants à eux seul savent quoi. Il s'était douté que quelque chose ne tournait pas rond lorsque on les escorta. C'était bien trop sécurisé, même pour un parc d'attraction, de plus il percevait comme une forme de tension continue. Des créatures, au voyageur qu'il avait abordé, elle se communiquait jusqu'à enlacer la gorge de Dan. Ses yeux ne le trompaient pas non plus, les décombres, ainsi que les traces laissées ici et là lui rappelèrent la rixe du royaume des chats. Pour l'instant il ne voyait pas la moindre trace de suie, ne sentait pas la moindre carbonisation et ne voyait pas d'étincelles se promener au vent. Son poing ganté été serré, bien trop serré pour ne pas trahir son appréhension. La démarcation de son haut sans manches camouflait à peine les attaches vissées aux creux de son épaule. Comme si le sang cherchait à fuir de son bras, s'engouffrant de l'autre côté en gonflant ses veines, de fines traces rougeâtre trahissait sa blessure. Il lançait des regards mauvais à l'autre voyageur, il ne l'avait pas arrêté malgré sa connaissance du danger, le laissant passer pour un idiot. Allé savoir ce qu'il avait murmuré à l'oreille de la créature!

Les voix du démon enflammé semblaient murmure au creux de ses tympans. Il sentait ses lèvres de flammèches lécher son lobe, ainsi que la chaleur le dévorer, laissant plusieurs traces de sueur couler le long de son corps. Il revoyait les voyageurs qu'il avait laissé mourir, ainsi que la peur panique des flammes lui rongeant la chaire. L'ambiance du parc dévasté n'était pas réellement un problème, Dan avait cet avantage-là, il aimait le danger. Moins depuis sa petite escapade, mais les comtes, ainsi que les histoires dans lesquels il se baignait depuis son plus jeune âge l'avaient immunisé contre ce genre de choses. Il n'y avait pas de grandes aventures sans ambiances lugubres, ce n'était qu'un ennemi qu'il fallait compter. Son souffle était lent, angoissé par les remords, il n'osait pas aller à l'encontre du chemin. Ni même refuser l’aide que lui demandait le blondinet. Il n’avait pas l’air désagréable, de plus il lui rappelait quelqu’un, cette attitude à la limite de la complaisance, ce ton charmant. Cette manière de ne l’ouvrir que quand il semblait en avoir besoin :

"Enchanté, moi c’est Dan."

Il commença à lui expliquer la situation, ils allaient avoir à faire contre des voyageurs killers. Il se rappelait en avoir défié un il y a quelques mois de ça. Depuis il avait du mal à les imaginer comme étant réellement dangereux. Quoi que, maintenant que ses souvenirs revenaient, il se rappelait du second voyageur killer qui lui était carrément d'un autre niveau. Qu'importe, entendre qu'ils n'allaient pas avoir de monstres du feu, ni même de créatures antique, ou bien de célébrités locales à affronter le relaxait. Son point se détendit, sans l'empêcher de continuer à croiser les bras. Il tâtonnait un débris du pied, en soupirant puis hocha la tête. Il n'en avait pas grand-chose à faire du pilier économique, ni même du pognon, en revanche pouvoir continuer à développer ses pouvoirs en combat était satisfaisant. Celà faisait de lui une sorte de brute mongole, obsédé par le pouvoir, mais il s'y était fait. Il devait devenir plus fort que les créatures des rêves, plus puissant que les voyageurs, plus puissant que Dreamland. Ou au moins réussir à le faire trembler si l'envie lui en prenait. Et il en était encore trop loin. Alors pas question de se défiler face à des voyageurs killers:

"J'en suis, je préfère le corps à corps en ce qui me concerne, malgré mon pouvoir pas très coopératif."

Ceci étant dit, ils échangèrent les informations nécessaires pour se défaire des premiers voyageurs killers. Dan assimila les informations, demandant des renseignements sur leurs niveaux approximatifs, ainsi que leurs nombres. Il aurait aimé en savoir plus sur la nature de leur pouvoir, mais Hobbes ne semblait pas en savoir plus. Ils allaient appliquer sa stratégie, convenant qu'à l'embouchure de ce couloir, ils allaient pouvoir se séparer. Si les choses devenaient un peu trop corsées, Dan s'était proposé pour faire diversion. Jusque-là, tout se passait bien, ils progressèrent à pas de loup dans le couloir, permettant à Dan de s'échauffer les bras, ainsi que les jambes aux moindres arrêts. Il aimait bien se rassurer ainsi en se disant qu'il risquait moins de crampes ou conneries du genre en combat.

Ils arrivèrent au bout du tunnel, tapis dans l'ombre, ils virent divers décombres, le toit était fendu sur l'aile droite, offrant un terrain couvert parfait pour l'embuscade, puisque les décombres étaient tombés à l'intérieur de la salle. Le côté gauche était parsemé de balcons brisés, de sièges renversés et divers piles d'objets fracassés parsemant le mur droit de la salle. Ils n'allaient pas pouvoir se faufiler en se séparant, aller sur la droite revenait à se faire le moins remarquer. Malheureusement, son instinct lui disait que des voyageurs devaient se cacher dans les décombres du côté gauche. Pour le reste, Hobbes ne s'était pas trompé, le clown était bien là, claquant des talons et des mains en riant de temps à autres. Il divertissait les otages à sa manière, enchaînant des blagues de mauvais gout, en faisant le pitre avec divers accessoires. Il avait une fleur à la poitrine, un nez gonflable, et une sorte de ballons qu'il pouvait modeler. C'était sûrement son arme la plus dangereuse, puisque il était capable de reproduire un marteau disproportionné, ainsi que des ciseaux avec. Et ils ne semblaient pas inoffensifs du tout.

Cinq otages se tenaient aux pieds de la scène, scotchée aux restes de la première rangée. Ils étaient attachés les uns à côté des autres, simplifiant les libérations expresses. Dan indiqua à Hobbes ses doutes sur le passage de droite qui était un peu trop parfait, puis parvint à le convaincre qu'il valait sûrement mieux passer au-dessus des décombres, plutôt que de se risquer à les contourner ou les traverser. Pour le passage de gauche, c'était un peu différent. S’ils arrivaient à bien jouer au niveau du timing, il y avait quelque chose à faire. Premièrement, Dan entamerait une partie du passage sur les décombres de droite. Puis attendrait que Hobbes arrive au moment où il serait obligé de se révéler brièvement sur le passage de gauche, pour faire diversion de son côté. C'était une stratégie assez simpliste, mais Dan était convaincu que d'autres voyageurs étaient embusqués dans les gravats du plafond. Ils auraient vraiment été stupides si ce n'était pas le cas du moins.

S'accordant sur la démarche à suivre, ils se faufilèrent chacun de leurs côtés, Dan rampa plusieurs minutes en essayant de faire le moins de bruit possible jusqu'au premiers tas de gravats. Il enjamba un reste de balustrade, s'effaça le long d'un bout de toit incliné contre le mur, puis bondit sur l'un des gros morceaux. Surveillant les faits et gestes de Hobbes, il se préparait à bondir sur le haut des plus gros gravats pour commencer sa diversion. Lorsque le moment opportun se présenta, il sauta sans faire plus d'effort de discrétion. Un morceau de plâtre dans une main, un bout de brique dans l'autre, Dan jeta le premier projectile en visant le clown. Étonné par la précision de son tir, il manqua de peu la voyageur killer, qui se protégea à l'aide de sa fleur. Cette dernière avait gonflée, de manière à ce que le bout de plâtre rebondisse dessus. Masquant la visage, ainsi que le bas du torse du Clown qui tombait déjà la renverse. Les spectateurs commencèrent à rire pour la première fois, arrachant un sourire de satisfaction à Dan qui commençait à bondir sur le sol. Là deux voyageurs sortirent de l'intérieur des décombres, un bruit de quille renversée déstabilisa Dan, tandis que l'un des deux killers s'extirpaient une crotte de nez. Il la malaxa de manière répugnante puis visa Dan en lui tirant dessus...
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Jeu 22 Sep 2016 - 0:38
Le contrôleur de rêveur fit courir son regard partout sur les ruines, cherchant désespérément un moyen de mener son plan à bien. Dan le ramena vite à la réalité, lui proposant un plan différent, mais qui pouvait marcher. De plus, ça laissait l'occasion à Hobbes de voir ce que son acolyte avait dans le ventre et c'était un élément non-négligeable. Ce n'était pas pour autant qu'il était rassuré, Hobbes avait tendance à être rapidement gagné par la paranoïa quand tout ne se passait pas comme il le voulait.

Pourtant, il s'étonna lui-même en s'engouffrant à plat ventre, dans les décombres du côté gauche. Il y avait un endroit où le contrôleur de rêveur serait obligé de se relever brièvement, il avait été convenu que Dan fasse diversion à ce moment pour qu'Hobbes puisse continuer sa route. Son rôle n'était ni plus ni moins que de neutraliser le clown le plus vite possible si jamais l'hypothèse de Dan par rapport à l'embuscade s'avérait vraie.

Et en effet, quelques instants après, deux voyageurs se dressèrent face à Dan alors qu'il venait de manquer le clown. C'était le moment pour Hobbes, le moment d’accélérer la cadence. Il se redressa légèrement, cependant toujours à l'abri des regards et se faufila jusqu'au côté gauche de la scène. Le clown avait fait rétrécir sa fleur et sauter de joie en voyant les trois voyageurs s'affronter, commentant le combat à son simulacre de public.

-Ohoh ! Que vois-je ? Que nous vaut l'audace de cette provocation ?

En parlant, il sautait d'un pied à l'autre en lançant son ballon en l'air. Il tourna sur lui-même à une vitesse cartoonesque, soulevant un nuage de poussière. À présent, il portait les vêtements rayés d'un arbitre de boxe, son ballon s'était séparé en deux et se modeler sur ses mains pour former deux gants de boxe.

- Le champion de Circus Attraction, Nathan Fall prend l'avantage ! Va-t-il utiliser son célèbre crochet inversé du droit ? Le suspens est à son comble, mesdames et messieurs !

Il transforma ses gants en micro, qu'il porta à sa bouche en contorsionnant son corps en avant, prêt à s'égosiller. Cependant, un violent choc au niveau de son crâne le coupa net, l'envoyant saluer le sol. Hobbes faillit mourir de stupéfaction ; à peine, le visage du clown avait-il touché le sol que son corps avait été propulsé en l'air. Qui avait malgré tout était sonné par le coup au vu de sa démarche titubante. Les yeux du blond se posèrent sur le nez rouge qui semblait onduler. Hobbes était prêt à parier que c'était de la faute de cette excroissance écarlate que le clown si le clown se tenait là, debout. Il serra un peu plus fort le bout de bois avec lequel il avait frappé le voyageur killer, s'apprêtant à se jeter de nouveau sur ce dernier.

Alors qu'il donnait l'impression d'être totalement sonné et ainsi, inoffensif, le clown porta une main à sa poitrine et, en plantant ses deux pieds au sol, ses doigts pressèrent la fleur. Une gerbe de feu en émana, surprenant Hobbes qui se jeta en arrière. Lorsqu'il heurta le sol, il entendit quelques crissements et à travers son armure, il ressentit comme un léger picotement aux niveaux des zones les moins protégées. Il tourna la tête et remarqua qu'il était tombé sur du verre pilé. Il bénit la LGO pour l'armure qu'ils lui avait été cédé pour cette nuit. Un regard sur son adversaire suffit à faire comprendre au jeune homme qu'il ne devait pas s'extasier sur sa chance, ou elle risquerait de lui échapper. Le clown brandissait juste au-dessus de lui, un grand marteau rouge, Hobbes ne se fit pas prier pour rouler sur lui-même et ainsi échapper à l'écrabouillement et il avait eut raison ; le marteau avait créé trois larges fissures sur la scène.

Juste avant de se relever, il avait attrapé un bout de verre relativement intact avec sa main libre, qu'il tenta de dissimuler tant bien que mal. Debout, il se propulsa dans le dos du clown qui commençait déjà à se tourner en levant son lourd marteau. Hobbes paniqua et réagit en conséquence, il frappa son bout de bois contre les côtes de son adversaire sans contrôler sa force. Ce coup fit perdre l'équilibre au clown qui tomba de la scène. Au sol, le corps douloureux, il tendit son bras jusqu'à son ballon qui avait repris sa forme initiale. Il se voyait déjà l'attraper quand une vive douleur gagna subitement son dos le faisant se raidir et hoqueter de douleur. Hobbes venait de lui sauter dessus et sans perdre plus de temps, de planter son bout de verre dans le ballon. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le ballon laissa échapper tout l'air qu'il contenait, ne devenant plus qu'un cadavre de plastique.

Le clown s'apprêta à crier quand Hobbes attrapa son front et lui fit lever la tête, de son autre main, il lui arracha son nez de clown. Un flot d'insultes continu ne tarda pas à jaillir des lèvres du clown auquel le justicier d'une nuit ne prêta aucune attention, si ce n'est en restreignant encore plus les mouvements de son adversaire alors qu'il découpait ses vêtements d'arbitre de boxe. Rapidement et sans qu'il ne puisse opposer une quelconque résistance, le voyageur killer se retrouva bâillonné, les mains et les pieds liés. Hobbes avait l'impression d'avoir fait ça toute de sa vie tant c'était bien fait, cependant, la perfection apparente de son geste ne manqua pas de stimuler sa paranoïa. Il se redressa alors, la planche toujours entre ses mains et, se plaçant juste au-dessus du crâne de son ennemi, il frappa de toutes ses forces la tempe du clown coupant subitement court à tout mouvements.

L'espace d'un instant, Hobbes sentit une boule se former dans son ventre, il poussa un soupir de soulagement en constatant que le clown ne s'était pas évaporé dans un nuage de fumée. Rassuré, il enjamba le corps inconscient et ramassa son bout de verre. Qu'il utilisa pour libérer chaque otage.

- Continuez sur ce chemin-là, vous y serez en sécurité.

Il avait découvert le bas de son visage et avait offert aux rêveurs son sourire le plus bienveillant. Ils ne posèrent aucune question, ne firent aucune remarque et partirent tous dans la direction que le voyageur venait de leur indiquer -entre autre le chemin où lui et Dan étaient arrivés- seulement, Hobbes en arrêta un en l'attrapant par le poignet. C'était un homme relativement grand, de la taille d'Hobbes avec une musculature beaucoup développée, portant un pantalon marron et un tee-shirt blanc mettant en avant son potentiel d'intimidation. Des cheveux ras, de fines lèvres gercées, un nez écrasé et de petites billes noires en guise d'yeux qui exprimaient une impression de neutralité incroyable. Si bien qu'Hobbes ne vît presque aucune différence lorsqu'il tendit sa main vers le rêveur et lui ordonna de se soumettre à sa volonté. Lâchant le bras de son nouveau serviteur, il pointa du doigt le deuxième voyageur.

- Provoque-le.

Sans un mot, le rêveur s'avança, les bras ballottant en fonction de ses mouvements. Quant à Hobbes, il s'empressa de se faufiler derrière la scène pour épier la réaction du voyageur lorsqu'il se retrouverait importuner par le rêveur. Le but était ici de découvrir le pouvoir de cet hypothétique adversaire et, accessoirement, de distraire au moins un des adversaires de Dan. Actuellement, il se maudissait d'avoir négligé sa préparation et de ne pas avoir réuni plus d'information sur les capacités de tous ses adversaires.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Sam 24 Sep 2016 - 20:16
Alors que la morve de son adversaire éclatait sur son T-shirt, les trois adversaires eurent tous un petit moment de flottement. Le regard de Dan était mitigé, son oeil droit se noircissait, alors que son oeil gauche peinait à rester ouvert. Un rictus nerveux déforma ses lèvres, alors qu'il sentait ses poings se fermer. L'homme derrière le lanceur de crottes de nez tapota sa glotte, puis diffusa un brouhaha suffisamment puissant pour ternir le second oeil de Dan. Ces deux clampins n'avaient rien de voyageurs killers, ni même de psychopathes. Son souffle s'intensifiait dans un soupir, alors qu'il se jetait sur le lanceur. L'autre caressa de nouveau ses cordes vocales, puis hurla un son strident. Sans essayer d'y faire attention, le poing de Dan s'abattait contre la garde de son adversaire, se dernier encaissa un bref enchaînement, puis riposta. L'affrontement s'intensifiait, lorsque son collègue envoya son pied contre le flanc de Dan. Le voyageur eut le réflexe de se protéger le côtes, mais fut complètement vulnérable au poing du premier attaquant. Les phalanges du lanceur de crottes heurtèrent les dents de Dan. La frappe fut frontale, obligeant le voyageur ganté à se replier dans un petit bond. Le coup n'était pas très puissant, il suffisait de voir la carrure et la tronche du bonhomme pour conclure pourquoi. Ce n'était pas un bastonneur, un petit fils à papa bien pépère peut être, vue la frange ridicule qui voilait ses yeux ainsi que le corps de lâche qu'il trimbalait. Le sourire de Dan s'élargissait, alors qu'il prêtait un peu plus attention au mégaphone sur pattes. Ce dernier était flasque, gras avec un bec de lièvre bien à lui:

"Vous m’écœurez les mecs.

-Ta encore rien vue grande gueule.

-Pardon?

-C'est...ceeest CEST TRrrrrrrop FAcille de nous juger sur l'apapapppaparence...

-En effet, tu m'en vois désolé, mais il m'a appelé comment ton copain là?

-Elle est tellement grande que tu ne vois même pas ce qui se passe sur ton T-shirt!"

Et effectivement, ce qui huit secondes plutôt n'était qu'un vulgaire mickey égaré, se transformait progressivement en amas gélatineux. Dan sentit ses sourcils s'arquer dangereusement, stupéfait par cette capacité dégueulasse. Il n'avait rien contre le sang, le sol, la boue, les spores de plantes ou voir la chaire animale. Mais la simple idée que la morve de l'un de ses congénères puis grossir sur lui le déstabilisait. Les deux autres voyageurs en profitèrent pour l'attaquer, ils étaient suffisamment coordonnés et résolus pour s'avérer être éprouvant. Alors que Dan sentait la morve grossir de plus en plus, débordant du bas de son T-shirt pour glisser le long de ses jambes, il sentait ses mouvements ralentir. Il parvint à infliger un crochet du droit au grassouillet qui lâcha un râle à lui faire vibrer les tympans. Son partenaire semblait immuniser contre la puissante voix de son allié, lui donnant l'opportunité de sortir une nouvelle crotte. Il envoya sa jambe contre la garde de Dan, puis tira à bout portant. Le projectile fut cependant esquivé de peu. Dan en profita pour sauter sur lui, mais ses jambes s’empêtrèrent dans la morve. L'obligeant à revoir sa stratégie, sa jambe gauche pivota en suivant la course de ses hanches. Son adversaire s'empressa de le charger avec son genou, mais fut soudainement balayé par les jambes enmorvée de Dan. Ce dernier avait réussit à exercer un balayage suffisamment rapide et puissant pour amener son adversaire au sol.

Ils luttèrent brièvement, laissant Dan profiter de son avantage physique pour lui monter dessus. Plusieurs coups de poings fusèrent, suivit d'un coup de front en pleine arcade surprise. Le mégaphone grassouillet s'était emparé d'une pierre qu'il s'apprêtait à abattre sur l'arrière du crâne de Dan. Heureusement, avant que le débris ne parvienne à fendre le crâne du voyageur, une main salvatrice stoppa le mouvement du grassouillet:

"Gros tas.

-WOOOOOOO! C'est gratuit ça monsieur le justicier!

-Regardez qui parle /SBAFF/.

-Toi tu la fermes."

Le coup fut porté à la gorge, coupant tout moyen au lancer de crotte de communiquer, le rêveur fut bousculer, par le voyageur, mais ce dernier s'en dépêtra trop tard. Dan lui tombait déjà dessus, envoyant son genou soulever le foi de son adversaire, alors que ses bras enlaçaient sa nuque pour effectuer un étranglement dont le voyageur au corde vocale ne put se défaire. Piéger entre la hanche de Dan et ses deux bras, il se résignait à tapoter le coude de ce dernier. Malheureusement pour lui, personne n'était là pour entendre ses réclamations, Dan ne s'arrêta pas avant que le visage de son adversaire ne devienne rouge, et que ses yeux ne laissent plus rien voir que du blanc.

Une fois le travaille terminé, il remarqua que la morve avait coulée toute seule jusqu'au sol, libérant ses jambes en laissant plusieurs traces verdâtre sur son pantalon. Sa lèvre inférieure était ouverte, ses mains à peine écorchée. Bref, pour une fois il s'en était bien sortit. pas de pouvoirs hasardeux, pas d'irruptions de violence exagérée. Dan s'était contenté de désarmé et vaincre deux autres voyageurs à mains nues. L'aide du grand baraqué aux yeux vides de vie lui restait en travers de la gorge. Il aurait réellement pu y rester pour rien au finale. Un soupir désabusé lui échappa, alors qu'il levait les yeux au ciel. L'angle était sympa, les restes du toit encore accroché aux murs donnait au ciel un visage singulier. En repensant aux deux zouaves qui gisaient à ses, il ne parvenait pas encore à se décider. Il hésitait simplement à les achever, il y avait de quoi faire, pierres, sièges, poutrelles. Mais l'idée de s'abaisser à ce niveau, sans y être obligé l'ennuyait. Son regard partait d'un visage à l'autre, puis il se résigna à suivre son sauveur. Sans même pouvoir le remercier, ce dernier s'en était allé rejoindre Hobbes.

Une fois arrivé au niveau du clown ficelé, Dan se tourna vers son sauveur, mais ce dernier ne lui semblait pas normale. Peut être était-il simplement un rêveur après tout, dans ce cas il était réellement chanceux. Il plongea son regard dans celui du clown fixé au sol, puis regarda Hobbes:

"Bon boulot, tu peux me dire d'où il vient lui?"

Tout en posant la question, Dan redressait le prisonnier, puis l’assaillait sur l'un des fauteuils ou résidait les otages. La question s'adressait bien évidement à Hobbes qui en savait bien plus que lui sur les événements. Mais s'interrogeant plus sur le reste des événements, il fit craquer ses phalanges en s'échauffant les poignets. Plus sérieux qu'à l'accoutumé, il se surprenait à apprécier l'envergure du décors. Sans savoir pour qui il travaillait, ni pourquoi on engageait des voyageurs à la volée pour s'occuper de ce parc. Il eut l'intuition que ça lui donnerait du galons:

"Bon, je lui donne les baffes, tu poses les question ça te va? Si tu oublies quelque chose, je compléterais sèchement. On a beau faire genre, le gentil et le méchant flic ça marche mieux qu'on croit quand on y met du coeur."

Après avoir entendu la réponse de Hobbes, Dan affligea deux baffes magistrales au prisonnier, d'accords ou non, il en mourrait d'envie. C'était pas tout les jours qu'on pouvait malmener librement quelqu'un sans risque de se faire taper sur les doigts en retour. Ni même éprouver le moindre remords en conséquence. C'était un killer, un mauvais comédien et un voyageur faible de surcroît. Alors pourquoi se priver?
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Mer 28 Sep 2016 - 19:23
Hobbes poussa un soupir de soulagement tout en s'avançant vers le clown. Le combat de Dan allait bientôt se finir, c'était comme si ses deux adversaires étaient déjà hors-jeu. En prime, le contrôle n'avait pas été rompu épargnant à Hobbes la désagréable sensation qu'occasionnée la mort d'un rêveur sous son contrôle. Le blond masqua de nouveau le bas de son visage, réajusta sa capuche et s'accroupit près du clown. Le plaçant sur le dos, il retira tout d'abord le bâillon de sa bouche et lui frappa doucement les joues dans le but de le sortir de sa léthargie. Alors qu'il était en train de réveiller le clown, son regard se posa sur sa cape partiellement carbonisée. Heureusement, elle cachait encore l'armure qu'il portait. Cependant, il ne devait plus agir de manière si imprudente. Ses stratégies devaient à tout prix minimiser les risques incluant sa personne.

Le clown entrouvrit un œil, encore sonné. Hobbes se redressa, décidant de le laisser reprendre ses esprits le temps que Dan arrive. Pour le moment, c'était son serviteur qui arrivait vers lui, Hobbes s'avança vers lui, ramassant au passage les liens ayant servi à attacher les rêveurs. Lorsqu'il arriva à proximité du rêveur, il lui demanda de prendre les liens et parla assez bas pour que seul son interlocuteur puisse l'entendre.

- Attache et bâillonne les deux autres. Ils ne doivent pas fuir. Quand tu reviendras, tu pourras m'exprimer tout ce que tu sais quand je te le demanderais, tu me parleras assez familièrement. Racontant tout ce que tu as subi. Tu insisteras sur le fait que tu es un agent infiltré de la LGO. Veille à également t'adresser à Dan, on ne doit pas penser que je te possède.

Sans avoir d'autre réaction que de tourner les talons, le rêveur s'en alla accomplir la volonté de son maître. Quant à Hobbes, il attendit que Dan arrive jusqu'à lui et l'accompagna jusqu'au clown. Il ne manqua pas de complimenter l'issue de son combat. Dan demanda quelques informations sur le clown lorsqu'ils arrivèrent à proximité de ce dernier, ainsi, pendant que le clown se faisait asseoir sur un fauteuil, Hobbes listait ce qu'il savait sur le bonhomme.

- Nathaniel Radat, coulrophobe, voyageur d'origine américaine, vit en actuellement en Australie. Il vient tout juste d'entrer dans la ligue M. Seul, il fait profil bas, mais une fois en groupe, il multiplie les atrocités. Cela fait deux mois qu'il est membre de ce groupe, il est plus ancien que la moitié des autres membres. Il peut changer de vêtements et invoquer divers objets. Son pouvoir a un rapport avec son maquillage de clown, dans le doute, n'y touchons pas. Aussi, ne presse pas la fleur sur sa poitrine...

Hobbes pointa le bas de sa cape.

- Elle crache du feu.

Le blond avait la vague impression que Dan ne l'avait écouté que d'une oreille distraite. Ceci dit, il avait toujours eut cette impression avec tout le monde depuis son enfance, ça pouvait n'être qu'une impression après tout. Finalement, le châtain proposa d'appliquer la fameuse technique du bon et du mauvais flic. Le blond acquiesça après avoir lancé un regard à son serviteur qui revenait.

- Évites juste de le tuer avant qu'on ne puisse lui tirer les vers du nez.

L'ennui pour le clown, c'est que celui censé jouer le gentil flic se découvrit un malin plaisir à voir le corps de son prisonnier être balancé par les coups de Dan. En parfaite synchronisation avec le moment où la main de Dan retomba, le serviteur du jeune Thomas s'arrêta face aux trois voyageurs.

- J'me suis occupé d'eux.
- On va avoir besoin de ton avis sur ce qu'il va nous dire.
- Ça marche.

Après ce court échange, Hobbes se tourna vers le clown, s'abaissant à sa hauteur tout en plongeant son regard dans le siens.

- Y a-t-il des chances que tes complices surprennent cette scène ? Que ce soit parce qu'il devait venir ici ou parce que notre affrontement ait pu attirer leurs attentions ?
- Ouais. Ils arrivent. Ils vont vous défoncer.

Hobbes jeta un regard à son rêveur qui secoua faiblement la tête de droite à gauche. Un sourire narquois s'était dessiné sur le visage du clown, à l'égard de ses tortionnaires.

- Dan ? Tu peux le frapper ?

Hobbes laissa son acolyte frapper à sa guise, il le poussa même à être encore un peu plus violent. Une fois le passage à tabac achevé, Hobbes se pencha sur le clown. Approchant ses lèvres de son oreille.

- Je peux te confier un secret ?

Il marqua une pause, histoire d'être sûr de capter l'attention du clown.

- Au contraire de mes employeurs, je ne crois pas que Dreamland ait besoin de l'existence des déchets comme toi et je ne crois pas non plus à la rédemption. Alors, si tu as envie que je respecte la volonté de mes employeurs qui est de te confier vivant aux autorités compétentes, et non la mienne, je te conseille de coopérer.

Le clown serra les dents et acquiesça. Apparemment, le petit tour de Hobbes avait fait son effet. Il se redressa, malgré son masque, on devinait qu'Hobbes arborait un sourire satisfait, son ton enjoué renforça cette impression.

- Bien. Risque-t-on d'être dérangés ?

Le clown secoua la tête de gauche à droite sans regarder Hobbes. Cependant, aux yeux du contrôleur, le clown n'était pas encore assez docile. Il restait fidèle à son groupe et ce malgré l'intimidation du mercenaire de la LGO, tirer les vers du nez du coulrophobe ne serait pas chose aisée. Mais Dan était là pour ça après tout. Hobbes allait d'ailleurs le mettre à contribution très rapidement.

- Combien-êtes vous ? Donne-moi les capacités de tous tes complices.

Le clown s'arma de courage et leva les yeux vers Hobbes.

- Quoi ? Tu ne le sais pas déjà ?

Hobbes fit un signe de tête à Dan, signifiant qu'il pouvait le frapper. Pourtant, malgré les coups, le criminel continuait de narguer les voyageurs de son silence. Qu'à cela ne tienne se dit intérieurement le contrôleur en se dirigeant vers la scène, à quelques pas de lui, il y ramassa quelque chose avant de retourner auprès de Dan et s'arrêta à un mètre de lui, il leva sa main vers le châtain.

- Je pense qu'il sera plus coopératif avec ça.

Il tenait entre ses doigts un bout de verre brisé.


[Je savais plus tellement comment reprendre l'interrogatoire après ça, du coup si t'as des questions sur la suite de ce qu'à prévu de faire Hobbes, je te dirais ça !]
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Lun 3 Oct 2016 - 12:47
L'interrogatoire avait déjà bien commencé, la main de Dan rougissait légèrement, l'obligeant à user du genou dans le foie pour compenser. Jusque là, il n'avait pas eu besoin d'intervenir. Malheureusement, il s'était surprit à s'interroger d'avantage sur le nouveau compère, que sur les dires du prisonnier. Cet homme ne lui plaisait pas, il était bien trop stoïque, on aurait presque dit un robot vue son absence totale de réactions. Sans parler de la rigueur avec laquelle il exécutait ce que lui demandait Hobbes. Ayant crut comprendre que le blond n'était pas spécialement gradé à la LGO, les efforts que produisait monsieur inexpressif à l'égard de Hobbes étaient perturbant. Sans parler des messes basses, qui ne faisaient qu'alimenter la parano de Dan. Lorsque les deux voyageurs en étaient venu à l'interroger sur l'effectif des killers. Le clown fit de nouveau l'impasse, obligeant Dan à encore s'élancer à grand coup de genou, mais ce dernier fut interrompu pas la remarque de son collègue. Lorsque Dan posa les yeux sur le morceau de verre, une légère sueur froide remonta le long de sa colonne vertébrale. Il avait l'impression de pouvoir sentir chaque morceau de son ossature se figer. Malheureusement, il savait que se défiler ne ferait que renfoncer l’audace du clown, qui malgré tout ce qu'on pouvait en penser. Faisait partie des fortes têtes, capable d'encaisser aussi bien qu'un pucnhing ball. Lorsque les doigts de Dan se refermèrent sur le morceau de verre, ses yeux ne montraient plus la moindre hésitation. Il se rappelait soudainement toutes les fois où il s'était refusé à commettre des méfaits. Toutes les fois ou a raison de se refuser d'offenser, ou de malmener quelqu'un il était resté passif, en laissant les autres s'amuser.

Sa respiration s'était faîtes plus lente, il attrapa le clown par les cheveux puis l'obligea à le regarder. Sa poigne était sévère, suffisamment dure pour le contraindre à lever le menton, mais pas assez forte pour lui arracher la tignasse. Cette dernière était d'ailleurs imbibée de sueur, rendant la tâche bien plus désagréable. Dan approchait le bout de verre, collant ce dernier sous l'oeil gauche du clown. Le voyageur killer lorgnait depuis le début des festivités sur le bras ganté de Dan. Donnant l'impression à Dan que ce dernier ne parvenait pas à réaliser ce qu'il pouvait cacher là dessous. Loin d'avoir envie de lui répondre, il se contenta de placer quelques mots sur un ton sec et froid:

"Les blessures à Dreamland sont superficielles. Mais la douleur elle ne s'en va jamais. Laisses moi te montrer...

-Attends, sérieusement? Tu ne vas pasaaaaaaaaaaaaaaargh!"

Il n'y eu pas de "plop", ni de bref moment de silence, manquant d’expérience, Dan avait simplement crever l'oeil de sa victime. Aspergé par le sang émanant de la plaie creusée à coup de verre, Dan commençait à s'échauffer. N'aimant pas réellement le contacte du sang des autres sur sa peau. Il laissa le bout de verre planté, puis attendit que le fin geyser de liquide pourpres s'estompe lentement. Les hurlements stridents du clown raisonnaient étrangement dans cet endroit fissuré et dévasté. Il était prit de spasme, serrant une seconde sur deux les dents en sanglotant. Son maquillage était tout trempé, mélangé au sang que laissait couler sa plaie, il avait l'air de sortir d'un sale film d'horreur. Une fois que le flot de la plaie, ne fut plus que l'ébauche d'une larme, Dan reprit l'interrogatoire:

"Si j'étais toi, je ne m'évanouirais pas maintenant. Donnes nous les noms, effectifs et pouvoirs de tes potes. Sinon la prochaine étape c'est les testicules.

-PUTAIN DE MALADE! PSYCHOPATHE DU DIMANCHE! JE VAIS TE TUER! ILS VONT TOUS TE ...

-Ok.

-Attends, attends! Ok c'est bon, désolé. Il, y a Sam, et Déborah. Sam peut modifier la densité, ainsi que le volume des objets. Il est chargé de garder le cirque. Déborah c'est une morpheuse polyvalente, elle est prêt du bestiaire. Quant au boss, je crois que c'est une sorte d’intangible, aucun type d'attaques ne peut l'atteindre, je ne sais pas où il crèche. Et puis ... puis voilà quoi!

-Ta cinq secondes pour m'en citer au moins cinq autres. Un, deux, trois, quatre...

-Il y a un mec qui siège dans le palais des miroirs, je crois qu'il y en a un autre dans une sorte de cinéma plus au Nord. Puis je sais pas pour les autres putain, ils m'ont laissés là car je soûle! "

Dan acquiesçait en retirant le morceau de verre, le clown hurlait de nouveau, insultant famille et poules sans cesser de gigoter. Dan laissa tomber le morceau de verre à ses pieds, puis s'étira en soupirant. Hobbes et lui s'échangèrent un regard remplis d'incrédulité. Dan ne savait pas quoi faire du voyageur killer, ils purent facilement tirer les dernières informations concernant la direction à prendre. Rappelant un détail assez important à Dan:

"Vôtre ligue là, elle les veut vivant ou mort vos voyageurs killers? Non parcque si elle les veut vivant, ça veut dire qu'il faut le ramener à l'entrée c'est ça?"

Dan n'avait pas l'intention de laisser un clown blessé autant dans son orgueil que physiquement derrière lui. Puis, plus les secondes passaient à regarder le voyageur killer se contorsionner sur sa chaise, plus il regrettait son acte. Blesser quelqu'un sans défense, juste pour obtenir des informations n'avait rien de glorieux. Mais il n'avait pas vue d'autres moyens, et c'était convaincu en imaginant les rôles inversés. Sans savoir sur qui réellement porter la faute, Dan s'essuya le visage, puis commença à écouter Hobbes. Ils allaient pouvoir bouger en direction de leur seconde cible, contraint d'appliquer un choix aussi risque que désagréable.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Sam 8 Oct 2016 - 0:27
Au moment où Dan attrapa le bout de verre, un frisson secoua l'épiderme d'Hobbes, ce frisson ne fut qu'un avant-goût de ce qu'il ressentit lorsque le bout de verre se plongea dans le globe oculaire du clown. Ceux d'Hobbes s'écarquillèrent, son teint passa au blafard, la situation lui échappait complètement. Son trouble se ressentit dans le contrôle du rêveur, qui fut secoué d'un soubresaut, ayant retrouvé pendant un instant, une minuscule once de conscience, pour de nouveau se raidirent. Ceci dit, Hobbes lui avait donné un peu plus tôt, le droit d'exprimer ses émotions, ainsi, sans prononcer un mot, le rêveur détourna son regard de la scène et serra les dents dans l'espoir d'arriver à mieux supporter les hurlements du clown, ce qui ne fut pas très efficace.

De son côté, Hobbes se contentait d'observer la scène, hagard. Il était en proie à un grand conflit intérieur, luttant pour chasser cette peur sourde qui pesait sur son être et retrouver l'intégralité de sa capacité de réflexion. Dans un premier temps, il lui fallait assumer son acte. Après tout, c'était lui qui avait demandé à Dan d'utiliser le morceau de verre. De plus, c'était la brutalité du geste qui avait effrayé Hobbes, le résultat, bien qu'extrême et surtout inattendu, était, on ne peut plus, satisfaisant et comme il l'avait dit plus tôt dans la nuit : tout ce qui comptait, c'était le résultat.

Par contre, le clown commençait à hurler un peu trop fort, Hobbes se mit à craindre que ça n'attire d'autres voyageurs. Il fit un rapide signe de tête à son rêveur, lorsque ce dernier s'approcha de lui, il lui glissa à l'oreille d'aller faire le guet, tandis qu'il croisait ses bras pour se concentrer sur l'interrogatoire. À présent, il n'y avait que son visage blafard et grave qu'il n'arrivait pas à camoufler. Le cœur d'Hobbes loupa un battement lorsque Dan se tourna vers lui, ce ne fut d'abord qu'un regard qui fut échangé, ce qui laissa à Hobbes le temps de recouvrer ses capacités intellectuelles et de pouvoir s'exprimer dans un langage correct. Presque sans bafouiller, Hobbes se tourna vers les voyageurs inconscients en se grattant la tête.

- Eh bien... Je... On va commencer par les mettre à l'entrée, ça te va ?

Hobbes lança un regard à Dan puis continua, en pointant le rêveur qui montait la garde à une dizaine de mètres d'eux.

- Il ira prévenir la sécurité du parc pendant qu'on continuera, par contre dépêchons, j'ai peur que ses hurlements n'aient pu passer au travers de ces murs.

Aussitôt qu'il eut fini sa phrase, il ordonna à son rêveur de revenir et lui ordonna d'apporter le voyageur le plus corpulent à l'entrée, ce qu'il fit sans mal. L'esprit des rêveurs était si facilement modulable qu'ils avaient un champ d'action aussi infini qu'imprévisible. Hobbes s'occupa de traîner le contrôleur de morve jusqu'à l'entrée, laissant à Dan le soin de s'occuper du clown. Il avait tout de même conseillé au mauvais flic du duo d’assommer le prisonnier. Une fois les voyageurs sortis du champ de bataille improvisé, Hobbes se tourna vers son serviteur.

- Oublie tous mes ordres précédents et contente-toi d'exécuter à la lettre ceux que je vais te dicter ; retourne à l'entrée du parc et trouve trois personnes, maximum, pour ramener les trois voyageurs. Assure-toi que tout soit fait dans la plus grande des discrétions et stipule qu'ils appartiennent à la Ligue des Gen-tle-men O-ni-ri-que. Une fois qu'ils n'auront plus aucune option d'évasion le contrôle sera rompu. Cependant, s'il y a un imprévu et qu'ils s'échappent, donne-toi la mort.

Hobbes avait retrouvé une attitude froide et autoritaire. Une fois que son serviteur eut acquiescé avec tout le respect du monde, le blond se tourna vers Dan.

- On y va ?

N'excluant pas l'hypothèse que ce dernier pourrait se questionner sur la scène à laquelle il venait d'assister, le contrôleur de rêveur rentra de nouveau dans le bâtiment en ruine avec la ferme intention de le traverser. Dès que son compagnon de fortune fut à ses côtés, il reprit la parole, sans détourner les yeux des ruines qu'il avait du mal franchir.

- J'imagine que tu te poses pas mal de question, c'est en partie mon pouvoir qui permet à cette personne d'être aussi courageuse et serviable. Et ne t'en fais pas pour l’hypothétique mort de cet homme, il n'est pas un voyageur. Si je te dis ça...

Hobbes s'arrêta et tourna sa tête vers Dan.

- C'est parce qu'à partir de maintenant, je compte bien avoir une confiance aveugle en tes capacités et j'aimerais qu'il en soit de même pour toi à mon égard. Les adversaires qui nous attendent nous surclassent largement, ne serait-ce que d'un point de vue numérique. On ne réussira pas à les vaincre à la seule force de nos poings.

Après un rapide échange de paroles, Hobbes suggéra de continuer cette discussion une fois sorti du bâtiment en ruine, avançant l'argument qu'ils ne pouvaient se permettre de perdre trop de temps. Le blond fut le premier à sortir, il tendit sa main à Dan pour le tracter à l'extérieur. Devant eux se dressait un spectacle atypique. Apparemment, les voyageurs avaient trouvé le moyen d'illuminer les attractions à leur guise. Un amas de lumières multicolores sans aucun sens agressait leurs rétines, il était quasiment impossible de distinguer la forme des bâtiments tant le nombre de néons multicolores était grand. Cependant, au sommet de toutes ses attractions, une seule les surplombait toute. D'énormes lettres clignotantes d'un blanc immaculé et d'un rouge vermeil, si éclatant qu'on avait du mal à croire que ce n'était là que l’œuvre de quelques centaines de néons, indiquaient le nom de l'attraction.

Le train fantôme

Hobbes attendit que Dan arrive à ses côtés pour tendre son bras vers les lettres clignotantes qui les surplombaient.

- Je suis prêt à parier que leur boss se trouve là-bas.

Il marque une toute petite pause histoire de baisser son bras avant de reprendre.

- Pas seulement parce que ça a l'air d'être l'attraction la plus amusante, mais aussi, selon les informations de la LGO, en cas de siège, c'est un très bon emplacement. Puis, même si je n'aime pas me baser sur une simple hypothèse, vu son pouvoir, il est probable qu'il est élu domicile là-bas.

Il reporta rapidement son regard vers les lettres lumineuses pour l’abaisser vers la silhouette d'un bâtiment plus proche d'eux. Les attractions occupées par les voyageurs que le clown avaient citées, étaient toutes, rassemblaient ici. C'était la zone idéal pour une prise de contrôle. Les attractions étaient environs placées à une dizaine de mètres au-dessus des autres mis à part le cinéma et le cirque qui se faisait presque face, le cirque étant légèrement en contrebas du cinéma. On trouvait d'abord, le bestiaire, puis le cirque et le cinéma, venait ensuite le palais des miroirs à la sortie duquel on accédait directement au train fantôme. Hobbes récita alors ces informations, les ayant appris par cœur la nuit précédente, il précisa tout de même qu'il ignorait totalement ce qu'il pourrait trouver entre chaque attraction. Une telle disposition faisait de cet endroit une montagne d'obstacles à gravir par ceux qui voudraient se frotter aux monstres du train fantôme.

- Bon, j'ai peut-être une idée de comment procéder, je suggère qu'on tente de s'infiltrer dans leurs rangs, t'en pense quoi ?

Hobbes posa son regard sur Dan, attendant sa réponse, tandis que derrière eux, se dressait une frêle silhouette au bras ballant, écrasée par son propre poids. C'était une demoiselle de petite taille avec de longs cheveux châtains. Son regard était vide et hagard. Pourtant, sa vue et son ouïe fonctionnaient parfaitement, elle avait vu les visages et entendus tout ce que c'était dit les deux voyageurs.

Un peu plus loin de là, au milieu d'une longue rangée de sièges rouges, face à un rideau blanc cassé sur lequel était projeté des images en noir et blanc, un individu d'une trentaine d'années, relativement fin était affalé sur le siège qu'il occupait. Sa tête reposait sur son index et son majeur, pressé contre sa tempe. Soudain, ses lèvres s'étirèrent dans un fin sourire narquois, ses paupières s'ouvrirent lentement, le regard dans le vide, il parla d'une voix relativement satisfaite.

- Hm ? Seulement deux ? J'espère qu'ils passeront au moins Déborah. Je m'embête un peu ici.

Il ne s'adressait à personne d'autre que lui-même. Pourtant, deux femmes se tenaient à ses côtés qui avaient tourné leurs visages vers lui à la seconde où ses lèvres avaient bougé et, malgré leurs regards vides, un large sourire plein d'admirations s'était peint sur leurs visages. Derrière ces trois personnes, chacun des sièges étaient occupés par des otages aux mains et pieds attachés. Malgré la panique évidente sur leurs visages, aucun n'osa dire un mot. Il ne faisait aucun doute que la multitude de cadavres jonchant le sol et les quelques-uns accrochés au mur avait joué son rôle dans leur silence.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Lun 24 Oct 2016 - 1:48
Les directives de Hobbes convenaient à Dan, il n'était pas du genre à s'embêter des détails, mais il ne comptait pas laisser des blessés sur son passage. L'état d'esprit dans lequel la séance de torture l'avait plongée avait annihilée toutes les fantaisies du début. Plus d'idées d'attractions, ni même de rêves de gloires et de succès. Il se cherchait, excuses sur blâme il ne savait plus réellement quoi penser de lui. Avait-il toujours été aussi froid? C'était extrêmement difficile pour lui de réaliser ce qu'il venait de se passer. Ses pensées justifiaient son acte en mettant les horreurs sur le compte de l'onirisme, alors que ses émotions le poussaient à dégobiller. Des orteils aux oreilles, son corps était devenu bien plus blême qu'à l'accoutumé. Il se souvenait avoir déjà cédé à la folie plus d'une fois. Du tabassage d'amant de sa mère dans le monde réel, aux multiples massacres ou batailles pour sa survie dans Dreamland, il s'était confronté à une partie de lui qu'il ne connaissait pas. Il s'était toujours comporté de manière docile voir même douce. Son tempérament permettait à tout le monde de se sentir à l'aise, il ne victimisait personne, pouvait aborder de multiples sujets de discussions. Pourtant, Dan n'avait jamais réellement apprécié, ou tenu à qui que ce soit sans y trouver ne serait-ce qu'un semblant d'intérêt. Que ce dernier soit financier, ou bien social, il s'était toujours arrangé pour ne manquer de rien. S'ennuyant souvent, il n'avait pourtant jamais eu de problèmes à aborder les autres, parler de manière creuse et stérile pour tuer le temps. C'était un jeune homme dénué de passion.

Avait-il pendant toutes ces années réprimées ses sentiments? S'était-il simplement limité à un reflet de ce que les autres lui disaient? Contenant ce flot de rage, cette soif de sang dénué de remords ou de compassion. Il était vrai qu'il avait souvent imaginé des scénarios sans intérêts. S'imaginant juste batailler, tuer ou bien survivre dans des conditions invraisemblable en fonction des fictions qu'il lisait. Est-ce que ses petites récréation fictive n'avaient étés que des placebos lui permettant de se contenir jusqu'à sa découverte de Dreamland? Était-il dans le fond réellement un homme frustré, avide de violence? Il dut se faire douleur pour revenir à la réalité, ils allaient bientôt arriver à l’extérieur de l'amphithéâtre. Lorsqu’ils commencèrent l'ascension des ruines, Hobbes lui expliqua en quoi consistait son pouvoir. Il est vrai que Dan s'était posé quelques questions à ce sujet, mais maintenant tout prenait son sens. Encore une capacité enviable, pouvoir manipuler les rêveurs devait être réellement quelque chose de pratique. Pouvait-il élargir son cercle d'influence aux créatures des rêves? Lorsque il lui confia désirer avoir confiance en ses capacités, Dan soupira, en laissant un maigre sourire déchiqueter ses joues:

"Malheureusement mon pouvoir n'est pas fiable. Et la force de mes poings est ce sur quoi je me repose le plus."

Ceci étant dit, il avait décidé de ne pas s'attarder plus longtemps à discuter de ce qu'il attendait. Car en soit, il se fichait pas mal du reste, tant qu'ils étaient tous les deux résolus à combattre, Dan ne voyait pas de raisons de se plaindre. Lorsqu’ils atteignaient finalement le sommet des ruines, ils furent éblouis par une ribambelle de lampes, de guirlandes électriques en tout genre et de projecteurs. Un véritable enfer pour épileptique, Dan couvrait sa vision de sa main gantée, puis parvint à distinguer la plus haute tour sur laquelle était inscrit le message de bienvenue. Il siffla un bref instant en s'émerveillant du spectacle, puis écouta les propos de son collègue. Acquiesçant silencieusement dans un premier temps, il rétorqua à son idée:

"Pourquoi pas prétendre vouloir les rejoindre directement? Si on joue le jeu du bluff, on pourrait accumuler pas mal d'informations quitte à perdre en effet de surprise. Vue le sang que j'ai sur moi je serais assez crédible je pense."

Alors qu'il attendait la réponse de Hobbes, son sang ne fit qu'un tour, il repoussa son collègue en profitant de son hélant pour les faire tomber quelques mètres plus bas. Ils roulèrent jusqu'à une pile de débris, laissant gentiment Dan servir d'airbag en râlant comme un chien. Derrière eux, là où ils discutaient encore quelques secondes plutôt, un faible nuage de poussière finissait de s'estomper. Révélant une femme aux bras étrangement noir, ainsi qu'une autre aux airs plus ahuris, bien que l'une ne rattrapait pas l'autre. La première à attaquer dégageait un on ne sait quoi de différent. Une lueur dans les yeux un peu plus sinistres, bien que plus vivace que sa collègue. Plus fine, cette dernière s'estompait déjà dans le reste de poussière, suivant un autre chemin que l'agresseur. Dan et Hobbes se repoussèrent mutuellement, leurs permettant d'adapter chacun leurs positions. En observant plus attentivement la femme, Dan eut un étrange frisson. Sans savoir comment expliquer ce sentiment, il savait que cette femme n'allait pas être aussi facile à vaincre que les trois autres. Le voyageur lança un vif regard à Hobbes puis lui souffla sur un ton lent et peu audible:

"Armes toi, je la distrais, tu la frappes."

Il lui avait fallu très peu de temps pour réaliser que le pouvoir de Hobbes serait inutile, il était évident que l'adversaire ne désirait pas discuter puisque elle commençait déjà à descendre. Sa démarche semblait maladroite, comme si le poids de ses bras était un calvaire à supporter. Son regard ne trahissait aucune intentions, ses mouvements étaient trop lent au gout de Dan pour ne pas être planifié. Elle cherchait ses appuis pour bondir. Elle avait l'avantage de la hauteur, mais loin de décourager Dan se dernier commença à remonter la pente qu'ils venaient de dévaler. Les bras légèrement ouvert, ses yeux ne lâchaient pas la dame des yeux, son visage trahissait la tension qu'il éprouvait. Son souffle  était long, il ne savait absolument pas quand viendrait le prochain assaut. Et ne voyait pas d'autres options que d'esquiver. S’ils n'avaient pas esquivés le premier saut, ils s'en seraient tirés avec plus que quelques égratignures. Espérant que son plan était suffisamment évident et clair pour Hobbes, Dan serra les poings. Alors que deux mètres seulement séparaient les deux adversaires, Déborah feinta un dérapage, puis plia les jambes en courbant son dos étrangement. Son saut était puissant, elle brava les deux mètres en un instant puis asséna un direct du gauche que Dan esquiva en passant dessous.  Il cherchait à mettre de la distance entre eux, lorsqu’elle parvint à stopper sa course avec son autre main. Elle glissa en éraflant un peu de terre sur son passage, puis retomba rapidement sur ses jambes. Une assise et des appuis exploités au maximum, elle lança immédiatement le troisième assaut sur Dan.

Déstabilisé par les réflexes de cette voyageuse, il fut pris de court et subit deux directs en plein ventre. Incapable de saisir quoi que ce soit, il fut repoussé plus loin, plié en deux les dents serrées et les larmes aux yeux. Il cherchait à retrouver son souffle, se redressant vivement dès que ses jambes regagnèrent en stabilité. Déborah chargeait de plus belle, lançant plusieurs attaques consécutives, trahissant les fausses données sur la lourdeur de ses bras. Elle s'était moquée d'eux, elle n'avait aucuns problèmes de poids. Ses attaques étaient précises, puissante et assez rapide pour mettre Dan à mal. La seule chose que Dan parvenait à faire était de repousser les poings de la morpheuse au dernier moment. Elle visait un instant la tête, pour ensuite attaque le ventre, lançant de temps à autre des croches pattes ou des low kicks secs et saignant. Après ce bref échange, Dan parvint à s'adapter à la force de son adversaire, patientant encore quelques coups pour saisir sa chance. Elle tenta de lui envoyer un crochet du droit, éraflant de peu son menton, en l’obligeant de prendre encore de la distance. Là elle pivota sur l'une de ses jambes, puis envoya l'autre en direction de son visage. Dan para avec son avant-bras, mais ne laissa pas la jambe filer. Il s'empara de la guibolle, en l'enlaçant entre son flanc et son biceps. Serrant le talon de son adversaire de toute se forces pour ensuite reculer en l'obligeant à chuter. Dan pivotait en amenant la jeune femme à s'étaler derrière lui. Pendant ce bref instant il put voir ce que faisait Hobbes.

Déborah se rattrapa sur ses coudes et commença à chercher à se défaire De la prise alors que Dan lâchait délibérément son talon. Il plongea ardemment sur elle, essuyant difficilement un coup de genou dans le torse, puis força le passage mettant le siens sur le bassin de Déborah. Cette dernière souffla un grand coup, puis s'empara vivement des poignées de Dan qui cherchait à plaquer ses bras aux sols. Les jambes de la jeune femme enlacèrent le voyageur aux flancs, pour se croiser dans son dos. Piégeant parfaitement Dan qui se retrouvait sa merci. Mais de là, il pouvait expliquer à qui il avait à faire:

"C'est une morpheuse de métal... ses bras c'est du putain de fer!"

Il cracha ses mots avec difficulté, continuant de chercher à survivre. Son genou ne servait pratiquement plus à rien, ils luttaient l'un contre l'autre, alors que Dan sentait la pression exercée par les mains de la jeune femme. Il réprima un hurlement de douleur, cherchant à s'en défaire sans succès. Avant même qu'il ne le réalise, l'inexpressif visage de la voyageuse, affichait un sourire doucereux. Déstabilisé une seconde fois par cette tueuse, Dan sentit son poignet gauche céder petit à petit. Ses sens lui disaient de s'échapper mais rien en son pouvoir ne lui permettait de se libérer. Il suait, non pas à cause de l'effort, mais parce-que il voyait sa vie de voyageur être considérablement mit en suspens. Elle n'était pas repoussante, ni intimidante. Pourtant, sa force, ainsi que l'impression qu'elle dégageait poussait le voyageur à bout. La douleur s'intensifiait alors qu'il comprenait parfaitement que si ses mains le lâchaient maintenant, la soirée était terminée. Pire que tout, si elle brisait son bras gauche, les flammes du royaume du feu risquaient d'être libérées, laissant Boléro se rajouter aux complications et mettre définitivement un terme à la vie de ce royaume. Refusant de croire que qui que ce soit aurait la force de lui résister. De multiples souvenirs liés à son séjour au royaume des chats firent resurgir son horreur de la mort. Sa pâle puissance par rapport au monde dans lequel il se promenait. De puissantes flammes bleues émanèrent de son corps, englobant principalement ses bras.

Surprise Déborah assista à la métamorphose du voyageur, voyant une peau azure recouvrir les poignets qu'elle tenait. Sans saisir pourquoi les flammes ne la brûlait pas elle, soupira de joie en comprenant qu'elle n'allait pas finir carbonisé. En revanche, sa prise semblait moins bien marcher. Le visage de Dan était parsemé de veines, de sueur et de peur pure. Il cherchait toujours à se défaire de cette prise:

"Laisses moi t'aider lavette."

Elle lâcha les bras de Dan puis s'apprêtait à le frapper, mais fut pris de vitesse par ce dernier. Sans même chercher à sécuriser ses poignets, ni même à s'échapper il frappa faiblement le visage de Déborah. Puis inversa les rôles en envoyant ses coudes frapper le ventre et la poitrine de la jeune femme. Cette dernière riposta en visant les flancs de son adversaire, mais fut encore une fois confrontée à l'armure improvisée du voyageur. Les impacts des deux adversaires étaient affaiblis par leurs positions respectives, empêchant Déborah de venir à bout rapidement de l'armure. Elle chercha à armer ses poings en direction du visage de Dan, mais elle vue ses épaules rivées contre le sol:

"C'est maintenant ou jamais bordel!"

Ceci étant hurlé, il sentit le corps de Déborah être comme altéré, les bras de la morpheuse n'étaient plus froid, ni même dur. Ils avaient repris consistance humaine, en revanche ses jambes étaient devenues aussi intense et dur que des poutres. La killeuse, avait réussi du bout des doigts à transmettre le métal de ses bras aux jambes. Pliant Dan sur elle et brisant son emprise en un instant. Elle planta ses ongles dans sa gorge, puis commença à creuser dedans.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Dim 30 Oct 2016 - 12:31
Alors qu'il approuvait les paroles de Dan et tenter de trouver un moyen d'approcher les voyageurs sans engager le combat, Hobbes fut prit de court par Dan qui se jeta soudainement au sol avec lui. Le terrain étant jonché de sorte de cratères formés par les ruines du parc, les deux garçons roulèrent au fond de l'un d'eux. En relevant la tête, Hobbes put voir se dresser au dessus d'eux une femme, très certainement une voyageuse vu qu'il ne ressentait pas l'impression qu'il avait face à un rêveur. Dan s'était déjà redressé et s'était lancé face à la personne qu'Hobbes identifia comme étant Déborah, la morpheuse ''polyvalente'' du groupe. Intérieurement, le contrôleur de rêveur se maudit de ne pas avoir demandé plus d'informations sur cette polyvalence.

Dans tous les cas, il devait maintenant trouver un moyen d'aider Dan à vaincre cette personne. Il jugea malin -mais surtout obligatoire- de remonter la pente sur laquelle il venait tout juste de rouler. Heureusement, son compagnon de fortune s'était jeté sur la voyageuse, s'engageant dans un affrontement essentiellement composé de corps-à-corps. Cette situation motiva le contrôleur de rêveur à grimper les débris se dressant devant lui, il ne devait pas manquer une miette de ce combat, surtout si l'un des pouvoirs des deux voyageurs se manifestaient. Bien qu'étant encore un jeune voyageur, Hobbes avait bien comprit qu'ignorer la nature du pouvoir des autres, c'était comme être un infirme face à un expert en arts martiaux.

Cependant, dès qu'il eut regagné la position qu'il avait quittée un peu plus tôt, une impression bizarre l'envahit. Un rêveur était là, mais, l'impression qu'Hobbes ressentait était comme perturbée, parasitée. L'hypothèse de la distance fut rapidement écartée. Le rêveur, qui était une rêveuse, se trouvait à quelques mètres de lui. Pétrifié par cette anomalie, il la regarda disparaître dans l'ombre du parc. Le doute s'empara de son esprit et, l'espace d'un instant, lui fit oublier qu'un combat se déroulait dans son dos, du moins, jusqu'à ce que Dan hurle que la voyageuse était une morpheuse de métal.

Le sang d'Hobbes ne fit qu'un tour, il fit volte-face et regarda immédiatement les bras de la demoiselle. Il se rendit effectivement compte que ses bras étaient faits de métal, mais également qu'elle semblait prendre l'avantage sur Dan. Cependant, son pouvoir n'était pas celui qui décrit par le clown, pourtant, il était difficile d'imaginer qu'il ait pu mentir. Face à cette situation plus que douteuse, le blond choisit de se désintéresser du combat un moment, car, même s'il manquait une quelconque manifestation du pouvoir de Dan, perdre ce dernier qui lui servait de garde du corps, c'était hautement moins stratégique. Hobbes s'enfonça dans les débris qu'avait laissés le groupe, à la recherche d'une quelconque arme. Il trouva son bonheur sous une enseigne calcinée, c'était une barre de métal courbée d'une telle manière qu'elle avait maintenant la forme d'un arc de cercle dont les bouts avaient été endommagés d'une telle façon qu'avec un minimum de force, ce serait chose aisée de les enfoncer dans le sol. En se retournant, il put voir des flammes bleues entourer les bras de Dan, qui s'estompèrent à mesure qu'il reprenait le dessus sur la morpheuse. Cependant, en s'approchant, Hobbes remarqua que la jeune femme avait ses ongles plantés dans la peau du cou du châtain. L'avantage n'était donc pas si certain que ça, dans ce genre de situation, un morpheur c'était dangereux.

Aussitôt, Hobbes s'élança vers les deux combattants, retirant d'un geste sec sa cape qu'il garda dans une main. Une fois arrivé à proximité des deux personnes, il lança sa cape sur le visage de la demoiselle et dans le même mouvement, planta sa barre de métal près du cou de cette dernière. L'étranglant presque, cependant, la véritable utilité de cette action serait de la ralentir au maximum. Hobbes attrapa le col de Dan, puis se servit de ses genoux fléchis pour bondir et s'enfuir avec son compagnon, histoire de palier à tout acte de rébellion de ce dernier, il le lâcha rapidement et se tourna brièvement vers lui, lui criant de le suivre, il précisa qu'il avait un plan. Le blond se dirigea vers le premier bâtiment que se dressa face à lui, sans vraiment savoir qu'il s'agissait du bestiaire. Pour y pénétrer, il n'y alla pas par quatre-chemins et se jeta contre la porte, enfonçant cette dernière. Il perdit un moment son équilibre, mais le recouvra bien vite en s'arrêtant tant bien que mal. Une fois qu'il se fut assuré que Dan était bien derrière lui, il balaya les lieux d'un coup d’œil. Tout était sombre ici, il distinguait de vagues formes qui lui faisaient penser à des conteneurs. Il remarqua un interstice entre deux formes. Sans réfléchir plus que ça, il attrapa le bras de Dan et traîna ce dernier dans l'interstice. Hobbes n'avait pas pu identifier la véritable nature du présumé conteneur dans son dos, cependant celui contre lequel il s'était collé, était une large caisse de bois. Apparemment vide, vu que les chocs qu'elle avait reçu du blond avait sonné creux. Une fois que les deux voyageurs se furent aventurés assez loin dans cet interstice qui allait leur servir de cachette, Hobbes se tourna vers Dan et commença à parler.

- Je vais essayer de lui parler, il faudrait que tu te caches, pour intervenir si jamais ça déra...

Un hurlement monstrueux ainsi qu'un puissant choc contre le métal de ce que Hobbes supposa être une grille lui coupèrent la parole. Ce dernier sursauta, convaincu qu'il allait mourir. Cependant, pendant les quelques secondes qui suivirent, Hobbes n'entendit que des grognements et le bruit de quelque chose qui se jetait contre une cage. Lentement, le voyageur se retourna, il sentait ses jambes tremblaient comme des feuilles, son cœur tambourinait contre sa poitrine, de longues gouttes de sueur perlaient le long de tout son corps. À une dizaine de centimètres de lui, il se rendit compte que ce n'était pas un conteneur qui se dressait devant lui, mais une cage et face à lui, se dessinait une silhouette bestiale incroyablement puissante, qui ne cessait de hurler.
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MessageSujet: Re: L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas Mer 30 Nov 2016 - 14:26
Quelques courbatures prématurées lui donnaient l'impression de porter en lui des poids incandescent. Il entendait siffler non loin des voix familières, elles portaient en elles toute la vulgarité qu'éprouvai le démon enfermée en son bras. Elles le rabaissaient, clarifiant le peu de chemin qu'il lui restait à faire avant que ses nuits ne prennent définitivement fin. Incapable de vaincre une simple morpheuse, ni même de la maîtriser sans y risquer sa peau. Ses poings étaient serrés, ses dents grinçaient sous les coups de jambes qu'il envoyait marteler contre le sol. Les deux voyageurs détalaient sans échanger plus de politesses que nécessaire, Dan se souviendrait simplement que son collègue n'avait pas utilisé la barre de manière fatale. Vue le calibre de l'objet, il aurait très bien pu lui briser le crâne, voir la tenir en respect le temps que Dan puisse à son tour agir. Hobbes ne semblait pas être le genre de type qui supportait l'idée de se salir les mains. Ce qui commençait à le faire douter sur ses réelles motivations. Désirait-il piéger Dan d'une manière où d'une autre en lui faisant porter le chapeau en cas d'échec de la mission? Sans parvenir à réfléchir jusqu'au stade des conséquences, les deux voyageurs eurent le temps de s'engouffrer dans le premier bâtiment venu.

L'odeur y était forte, pourtant cette agression nasale lui était un tant soit peu familière. Où avait-il déjà sentit ça auparavant? Cherchant dans l'obscurité un indice lui permettant de retrouver ce qu'il cherchait. Leurs pas les menèrent dans une interstice, les yeux de Dan peinaient à distinguer ce qui les entouraient. Mais ses oreilles percevaient de temps à autre des sifflements faibles, ressemblant à des respirations. Hobbes commença à lui expliquer son plan, jusqu'à ce qu'ils furent interrompu par un puissant rugissement. La seule chose que Dan parvenait à voir était une masse sombre, poilus et suffisamment grande pour lui mettre deux têtes. Paralysé par le choc auditif, sa stupéfaction l'obligea à pâlir quelques secondes. Il se revoyait visiter des zoos, ainsi que des cirques itinérants, remettant finalement l'odeur des fauves. Ils étaient enfermés dans un putain de bestiaire. Le regard de Dan bien que perdu dans l'obscurité, brillait d'un éclat malsain. La morpheuse qui les avait attaquée plutôt devait donc être la Déborah dont parlait le clown quelques minutes plus tôt. Ce fut au tour de Dan de secouer Hobbes, la porte par laquelle ils étaient passés venaient de claquer. Ils ne purent entendre le son des clefs scellant la retraite. Mais furent suffisamment bien alerté du danger pour réagir:

"On reste dans l'ombre, secoue le plus de cage possible, il faut la perdre. Dès qu'on en a l'opportunité on libère l'une des bêtes sur elle."

Dan lui frappa énergiquement l'épaule du plat de la main pour le secouer, puis se jeta dans l'une des interstices. Le boucan que provoquait la première bête n'allait pas tarder à attirer la voyageuse. Sans pouvoir courir à pleine vitesse, Dan parvint à se faufiler deux cages plus loin. Une fois pris entre deux portes de fer renforcé, il s'efforça de frapper dessus. Se décourageant en moins de dix secondes face à la non réaction des monstres qu'il ne distinguait pas mieux que le reste du de l'embouchure. Reprenant son trot en tâtonnant les caisses qui lui faisait face, le voyageur entendu une sorte de signal, un long bruit électrique surplombait un grincement de chaîne.

"Sacré Hobbbes, il a déjà trouvé le moyens d'ouvrir l'une des cages!"

Malheureusement, le rire qu'il percevait au loin n'était pas dû au manipulateur de voyageurs, ni même à l'une des voix de Boléro. C'était une voix claire, légère et follement débile qui emplissait la salle, alors que divers mugissements et bâillements émergeaient de part et d'autres. Le dos de Dan sentit de froides cascades glisser le long de son dos, alors que les deux portes derrières lui commençaient à s'ouvrir. Des pas lourds, ainsi que des bruits de frottements contre le métal, l'obligèrent à bondir sur les caisses, entamant l'escalade la plus rapide de sa vie. Son corps entier lui disait de se planquer, il devait gagner de la hauteur, ne plus faire le moindre bruit puis se terrer. Ce furent les premières pensées du voyageur, qui une fois suffisamment en hauteur, appréhendait un saut. Il voyait partiellement la forme d'un toit de cage face à lui, suffisamment bas par rapport à la pile de caisse pour qu'il puisse atterrir dessus. En revanche la distance le laissait perplexe, deux mètres? Trois? Ou bien cinq? Sans parvenir à réaliser la distance, la pile de caisse fut prit d'une secousse, alors qu'un grognement roque et long commençait à se rapprocher:

"HOBBES! Où que tu sois! Cherches la sortie et dégage, je me charge du reste, j'ai un plan! On se retrouve au palais des glaces ou au cinéma!"

Dan se lança lorsque les caisses commencèrent à dégringoler, le temps semblait ralentir, il sentait d'abords l'effet de la propulsion l'amener aussi loin que ses jambes lui permettaient. Pour retomber aussi vite que son poids lui imposait. Ses bras tendu parvinrent à atteindre la cage visée, en revanche son menton mangea un choc douloureux, qui le sonna quelques secondes. Parvenant à rester accroché tant bien que mal à son salut. Il lui fallut un petit coup de griffes aux fesses pour lui permettre de reprendre contenance. Le voyageur se hissa en hurlant sur le toit de la cage, puis se laissa rouler dessus en se tenant la fesse gauche. Cette dernière n'avait été que partiellement entamée, pourtant la douleur fusait tout le long de son fessier. Son souffle accéléré par la peur et la pression d'y rester, il eut beaucoup de mal à se redresser. Discernant finalement son adversaire non loin de lui:

"Cette fois je vais pas prendre des gants."
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L'attaque du train fantôme - Dan Sorro & Hobbes Thomas

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