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Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei]

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Corey Cole
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MessageSujet: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mer 1 Juin 2016 - 13:30


Corey appuya sur la touche supprimer d’un geste rageur et regarda l’email disparaître de sa boite de réception pour aller s’archiver selon la règle qu’il avait paramétré. Il était de mauvaise humeur, encore une entreprise qui refusait les rencontres en téléconférence, encore une règle à la noix selon laquelle tous les consultants doivent se présenter au siège. Jusque-là le fait de ne pas pouvoir se rendre à ce genre d’entretiens ne l’avait pas trop gêné mais depuis qu’il était devenu indépendant, voir défiler autant d’opportunités loupées à cause de ce handicap commençait à lui peser. Il arrivait encore à tirer son épingle du jeu grâce au networking mais ça le forçait à devoir sans cesse alimenter son blog ou ses réseaux pour que ses contacts ne l’oublient pas et voient qu’il se tenait à la pointe. Dire qu’il s’était fait coiffer et qu’il essayait de s’habiller correctement au quotidien au cas où il doive accepter une vidéoconférence en urgence. Mais en général il fallait qu’il argumente, négocie, et finisse presque tout le temps par révéler que c’était à cause d’une maladie qu’il ne pouvait pas se déplacer. C’était souvent l’une des seules solutions pour que ses interlocuteurs daignent accepter de mettre en place un entretien à distance. Comme pour en rajouter ils étaient souvent équipés d’un seul système de visiophonie et il avait donc dû s’équiper pour être capable de communiquer avec tous les leaders du marché. Afin de mettre toutes les chances de son côté il s’était même bricolé une sorte de studio à interview, il avait acheté un bureau, un micro et des éclairages de professionnel pour pouvoir paraître sous son meilleur jour sans avoir à ranger son bordel à chaque fois.

Il souffla lentement pour se calmer, la frustration était en train de le serrer à la gorge et, alors qu’il était d’habitude si calme, lui donnait envie de tout casser. Il fallait qu’il se défoule et évacue ces contrariétés mais il n’avait rien sous la main, pour une fois il n’avait même pas envie de jouer, il avait envie de taper dans quelque chose mais là encore il n’avait pas d’accessoire adapté. Si cette envie revenait souvent ce serait peut-être un investissement intéressant, mais pour l’heure il se contenta de descendre dans sa chambre pour y effectuer une série de pompe puis d’abdos et enfin de traction. A cause de sa condition physique pas vraiment idéale dans le monde réel, il ne mit pas longtemps à arriver à bout de force mais c’était exactement ce qu’il lui fallait pour estomper un peu la contrariété. Une douche bien chaude compléta ce traitement de choc et c’est un peu plus apaisé qu’il se mit au lit et s’endormit rapidement.

---Dreamland---

Il n’avait pas pensé à une tenue ou à un endroit particulier, aussi il se demandait vraiment où il avait atterrit. La bonne nouvelle c’était que c’était un lieu ensoleillé, il n’avait même pas besoin d’ouvrir les yeux pour le savoir tant la luminosité était forte. Il reconnut presque instantanément l’endroit où il était apparu, enfin il devina qu’il était déjà venu dans ce royaume. Ce décor de Western laissait peu de doute, il n’était peut-être pas dans la même ville mais le royaume des cowboys lui rappelait de mauvais souvenirs. La dernière fois qu’il était venu il s’était retrouvé au cœur d’une énième bataille entre pro-voyageurs et pro-dreamland. Il en était ressorti presque entier (un malade lui avait quand même croqué quelques morceaux) mais ça n’avait pas été une expérience plaisante que d’assister à cette bataille rangée. Il espérait que la situation serait plus calme aujourd’hui, surtout qu’on lui avait expressément demandé de se tenir à l’écart de ce genre de conflit maintenant qu’il était officiellement affilié au royaume de la lumière.

Il regarda autour de lui pour être sûr qu’il n’était pas en danger immédiat mais tout avait l’air plutôt calme autour de lui. Il n’était probablement pas dans la rue principale, mais dans une rue un peu secondaire avec quelques artisans mais surtout des habitations. Il avait donc le temps d’analyser la façon dont il était vêtu, il espérait que son subconscient ait bien fait les choses et que pour une fois il ne fasse pas tâche. A son grand soulagement il avait une tenue qui se fondrait dans la masse, il n’était pas aussi classe que la première fois, mais son jean, son jean, ses bottes, sa chemise beige et surtout son par-dessus en cuir marron, correspondaient plutôt bien aux vêtements des locaux. Il n’avait pas de glace pour se voir mais il estimait qu’ils étaient plutôt bien coupés et ajustés à sa silhouette.

« Bon, on fait quoi aujourd’hui… » Se demanda-t-il en cherchant l’inspiration autour de lui.

Il n’y avait pas grand-chose à faire ici de toute évidence, autant se mettre à la recherche d’une rue plus animée, avec un peu de chance il pourrait peut-être assister à un duel ou à un braquage de banque. En cheminant, au hasard de son instinct, il essaya, comme toutes les nuits, d’ouvrir l’œil droit que Luxian avait marqué de la clairvoyance. Contrairement à d’habitude il eut la sensation que sa paupière commençait à se soulever, il s’arrêta, et réessaya. Cette fois, il parvint même à apercevoir un rai de lumière, c’était une grande avancée en comparaison des nuits précédentes. Depuis qu’il avait été privé de l’utilisation de son œil droit, il s’était habitué, mais il devait avouer que cet angle mort lui avait déjà joué de mauvais tours. Le seigneur de la lumière lui avait dit qu’il fallait qu’il devienne plus fort pour parvenir à maîtriser ce don et c’était encourageant de constater enfin des progrès.

Il arriva enfin sur la rue principale, qui comme il s’y attendait était bien plus vivantes, des gens marchaient d’un commerce à l’autre, des créatures arrivaient en cheval, d’autres discutaient. Il repéra la devanture caractéristique d’un saloon, avec son enseigne en grosses lettres bordeaux et il décida d’aller célébrer sa petite victoire personnelle. Il laissa passer un groupe de trois cavaliers et traversa la voie pour s’approcher du bâtiment d’où provenait un air de piano entrainant. Il n’était pas forcément fan de ce genre de musique mais il fallait avouer que c’était typiquement ce à quoi on s’attendait dans ce genre d’endroit. Il poussa les battants caractéristiques du lieu et parcourut la salle du regard, croisant celui de certains habitués qui revinrent vite à leur verre ou à leurs cartes. Outre la population de cowboys un peu étranges, occupés à noyer leur ennui ou à battre le carton, il y avait un pianiste qui avait emprunté certains traits à un carlin et trois danseuses assez différentes. L’une était assez petite et fine, l’autre assez ronde et avec un facies quasi porcin et la dernière était probablement originaire du royaume de chats. Dans le monde réel, des demoiselles soulevant leurs robes aussi haut auraient probablement émoustillé le jeune homme mais là, il n’y prêta pas vraiment attention et alla se poser au comptoir. Le tavernier, enfin la tavernière, une femme d’une cinquantaine d’année assez forte, l’interrogea d’un signe de tête presque agacé.

« La même chose que lui » dit-il en indiquant le verre de son voisin qui semblait empli de bière.

Elle acquiesça et ne tarda pas à faire glisser vers lui une chope pleine qu’il s’empressa d’attraper puis de porter à ses lèvres. Le breuvage était doux, assez pétillant, plutôt sucré, bien moins amer que de la bière mais avec un arrière-gout qui laissait comprendre qu’il n’était pas moins alcoolisé, au contraire. Il se tourna pour jeter un nouveau coup d’œil à la salle, espérant que rien ne vienne troubler la tranquillité de cette soirée.

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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Jeu 2 Juin 2016 - 11:29

Et le voici de nouveau dans le merveilleux monde des rêves, plus fier et souriant que jamais! Enfin, "fier". À quelques titubations près. Mon Rêveur semble en effet sur le point de perdre l'équilibre, piétinant sur place, croisant les jambes pour tenter de repousser l'appel fatidique du sol... Mais de ce que je vois, il n'a rien consommé de particulier avant de s'endormir, volontairement ou pas, alors qu'est-ce que...? Mmh. Sans doute Dreamland qui se sent d'esprit joueur, j'imagine que ça passera à un moment ou à un autre.

Alors, voyons où mon cher protégé a atterri cette nuit. Une grande plaine sèche malgré quelques touffes d'herbes qui se battent vaillamment pour leur survie, un ciel éclatant, des montagnes rocheuses qui se dessinent au loin... et un peu plus proche, quelque chose qui ressemble à un ranch entouré d'une barrière en bois, où se promènent lourdement quelques Créatures indéfinissables vu d'ici. Royaume des Cow-Boys hein? Si seulement mon petit russe se rendait compte d'à quel point cet endroit était l'opposé de sa terre natale... Mais non, il se contente de chanceler maladroitement comme le dernier ivrogne venu. Ironie, quand tu nous tiens...

Mais malgré son état d’ébriété non justifié, il semble avoir finalement remarqué l'anomalie parmi les cactus, et se dirige vers la construction humaine d'un pas étonnement confiant malgré son équilibre instable. Un large chapeau de cuir protégeant son teint pâle du soleil, les cheveux tombant sur ses épaules, une veste légèrement abîmée au dessus d'une chemise sale et aux extrémités usées, un jean bleu couvert de jambières en peau un peu plus sombre que son couvre-chef, et enfin des bottes à éperons qui faisaient un insupportable bruit métallique à chacun de ses pas. Sans oublier un large foulard rouge négligemment passé autour de son cou et tombant un peu dans son dos. Finalement, il valait mieux qu'il ne soit pas en pleine possession de ses moyens. Il n'aurait probablement pas apprécié cette image délabrée de lui-même.

Mais quittons donc ces considérations esthétiques pour l'observer escalader laborieusement une rambarde, avant de s'écrouler de l'autre côté. Se redressant dans un grognement, époussetant sa tenue - il conservait visiblement un minimum de standing -, il s'avance d'un pas très légèrement chaloupé vers ce qui s'avère être un troupeau de vaches. Mais pas des petites vaches d'humains, non non non. Imaginez plutôt un bon gros taureau femelle, blanc tacheté de noir, avec un large anneau dans les naseaux et harnaché comme un cheval. Une vache de Dreamland, oui.

À la vue de la selle, mon cher Anikeï ne réfléchit pas plus que nécessaire et entreprend d'escalader la bête étrangement docile. S'installant confortablement, tentant péniblement de démêler les rênes qui n'en avaient pas besoin, il encourage d'un sifflement la bête à se mettre en branle et cette dernière s'exécute. Affichant un large sourire satisfait, il se laisse tranquillement porter par l'animal qui semble savoir ce qu'il veut et sort une cigarette et une allumette, allumant cette dernière contre sa jambière et portant sa drogue à ses lèvres. Son air ébahi et heureux, installé à cheval sur une vache en direction d'une ville proche, laisse facilement deviner à quel point il profite de la situation.

Le temps passe sans qu'il ne le remarque vraiment, sa tête dodelinant sur son épaule droite, et le voila déjà arrivé dans une rue principale cernée de bâtiments en bois, telle une caricature de western. Étrangement, les locaux ne semblent pas plus surpris que ça de voir passer une vache servant de monture, mais compte-tenu de la proximité du troupeau, ce n'est sans doute pas très surprenant.

Comme à son habitude, mon garçon préféré snobe totalement la population environnante, mais son regard semble attiré par le seul centre d'intérêt du coin, à savoir un saloon. Dirigeant son bovidé jusqu'à l'abreuvoir, laissant celui-ci repousser sans ménagement les chevaux déjà présents pour se faire une place, il glisse de son animal et se réceptionne avec une grimace en se tordant la cheville au passage. Il remarque en descendant une poche de cuir contenant un revolver fixé à sa propre selle, et la prend par réflexe pour l'attacher à sa ceinture. S'appuyant sans la moindre prudence aux derrières des montures pour les contourner, il atteint presque par miracle l'entrée du saloon, reprenant une certaine contenance avec une posture plus droite.

Soupirant longuement, il pose presque délicatement ses main sur les battants de la porte et les repousse soudain brusquement, avançant à grands pas avant qu'elles ne rebondisse et se referme devant lui. S'arrêtant à l'intérieur du bar, une main dans la poche et l'autre tenant sa cigarette tandis qu'il expire, sourire en coin collé aux lèvres, il laisse les gonds finir de grincer derrière lui. Le temps que les battants retrouvent leur positions initiales, quand il fut bien sûr d'avoir l'attention de tout le monde, il lança d'un air particulièrement confiant et enthousiaste:


"Salutations bande de tafioles!"

Puis de chanceler vers le bar, zigzagant vers la chaise la plus proche. À à peu près un mètre de ladite chaise, il semble enfin se rendre compte que celle-ci est occupé par un Voyageur, et grogne sans perdre un instant son air amusé, tombant sur le tabouret voisin. Posant ses coudes sur sa table, sa tête tombe d'un coup contre ses avant-bras et il semble... s'endormir. Pendant approximativement trois secondes, avant de se redresser brusquement, levant le bras et lançant avec force au barman:

"Hey, toi! Café!"

Et sans même attendre de voir si le type avait considéré sa commande, il s'effondre à moitié sur son voisin, se rattrapant en appuyant son coude sur l'épaule dudit voisin, et toise longuement ce dernier, toujours avec cet éternel sourire aux lèvres. Puis, après un instant de silence gênant, il lâche à voix basse, presque droit dans son oreille:

"Je ne souhaite en rien te perturber, mais il me semble que t'as un truc sur l’œil. Là. Juste là, làààà..."

Et d'insister en pointant sa paupière droite de sa main libre, la frôlant presque du doigt. Eh bien dis-moi, c'est une bonne nuit qui commence.
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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Jeu 2 Juin 2016 - 16:17


Le voyageur n’avait pas encore vidé la moitié de son verre qu’un nouvel arrivant jeta un silence de plomb en insultant tous les présents. Tous ceux encore assez lucide pour le faire se mirent à regarder le nouveau venu, cessant de discuter ou de jouer. Heureusement pour le jeune homme aux cheveux blancs, le pianiste était resté suffisamment concentré pour continuer de jouer. Si le silence avait été total, le conflit serait probablement devenu inévitable. Au lieu de ça, les présents retournèrent à leurs occupations, non sans quelques insultes, lorsqu’ils virent le type tituber jusqu’au comptoir. Ils durent le classer dans la catégorie des abrutis alcoolisés et ceux assez perspicace comprirent qu’il s’agissait d’un rêveur. Le geek ne fût pas long à arriver à cette conclusion, il avait d’abord cru à un voyageur, mais il ne ressentait vraiment rien en le regardant ou en se concentrant sur lui. Le provocateur arriva presque sans encombre jusqu’au tabouret à côté de lui alors que le voyageur secoua la tête.

** Il ne me manquait plus que ce type d’emmerdeur… ** Pensa le voyageur en reprenant une gorgée.

Jusque-là, sa vie dans le monde onirique avait été compliquée par des voyageurs ou des créatures de Dreamland uniquement. Aucun rêveur ne lui avait causé de problèmes, en général il les croisaient sans qu’ils semblent le remarquer et ne les revoyait plus jamais. Son instinct lui disait que pour celui-là ce ne serait pas aussi simple même si il n’avait pas du tout envie de conflit cette nuit. Il voulut prendre une grande lampé de ce breuvage qui semblait lui calmer les nerfs mais l’autre imbécile lui colla un coup de coude dans l’épaule, le faisant avaler de travers. Il toussota, recracha un peu de liquide, et ferma l’autre œil pour essayer de se calmer. Il le rouvrit avec un mouvement de recul car il avait senti le rêveur approcher son doigt, enfin il l’avait senti trop tard. Il comprit qu’il commençait à être un peu éméché car à jeun il ne lui aurait jamais laissé le temps de s’approcher autant, même les yeux fermés. Le bougre n’avait pas l’air vraiment méchant, juste un peu perdu et un peu lourd, il lui postillonna au visage pour lui indiquer qu’il avait un truc sur l’œil. Il fallut une seconde au geek pour faire le lien avec la marque de la clairvoyance, il secoua la tête, se demandant comment réagir. Il n’avait pas envie de se fâcher, ni de se battre, même si contre une rêveur l’histoire serait rapidement réglée en plus les présents ne lui en tiendraient même pas rigueur. Il fallait qu’il le prenne bien, ce type avait le droit de se bourrer la gueule et de s’imaginer en casse-burne du Far-West. Il eut envie de rentrer dans son jeu et une idée naquit dans son cerveau qui commençait à céder aux attaques de l’alcool.

« Tu vois la croix ?? Vraiment ? » Il l’attrapa aux épaules, l’air grave. « Comment est-ce que tu sais ça, qui es-tu ? Seul l’élu peut voir la croix, les autres ne voient qu’une cicatrice. »

La tenancière fini par apporter le café commandé quelques instant plus tôt et Corey fit signe d’être discret lorsqu’elle s’approcha, comme s’il s’agissait d’une conversation sur un secret de la plus haute importance. Mais à peine eut elle déposé le breuvage noir, qu’il le mit de côté, trop loin pour que son destinataire puisse l’atteindre.

« Allons, l’heure n’est pas au café… » Il s’adressa à la femme derrière le comptoir. « Sert-nous quelque chose de plus festif !»

Il n’était pas sûr de mieux tenir l’alcool que son interlocuteur, il était même persuadé du contraire, mais avec l’avance que le rêveur semblait avoir pris, il avait peut-être sa chance. Il ne savait pas du tout où il allait avec cette histoire d’élu mais autant s’amuser encore un peu, ça risquait d’être marrant si le type entrait dans son jeu. Il se demandait jusqu’où il pourrait pousser le bouchon si l’autre était crédule, il y avait matière à s’amuser.

« Alors, dis-moi, je suppose que tu as déjà entendu parler de la confrérie ? »

Il ne savait pas encore de quelle confrérie il allait s’agir mais ce n’était pas spécialement un problème vu que l’autre ne le savait pas non plus.

« Je suis le premier disciple que tu rencontres ? » Il prit un air réjouit. « Ah si j’avais su ! Les autres vont être verts de jalousie. »

Il n’avait pas de scrupule à tenter de leurrer ainsi ce rêveur, il n’y avait aucune chance qu’il le rencontre dans le monde réel et si jamais il le retrouvait la nuit suivante il n’aurait qu’à le… Réveiller…

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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Ven 3 Juin 2016 - 0:19

Son coude rejoignant l'appui stable de la table, son menton posé sur sa main gauche et son autre bras tombant entre ses jambes, je pense pouvoir décemment dire que mon petit n'a plus la moindre tenue. Je trouve ça relativement regrettable, ça le dénature un peu. Mais je ne perds pas espoir que ça lui passe. Qui sait, il y a une multitude de moyens de dégriser un Rêveur quand on n'est pas à Delirium City. Comme un violent pain dans la tronche, c'était un bon moyen de réveiller quelqu'un, dans tous les sens du terme. Mais contrairement à mes espérances ou à mes craintes, le Voyageur titillé ne rétorqua pas avec la patience d'un Seigneur Obscur perdu dans un harem à chatons, à savoir avec une extrême violence. Non, il se contenta de prendre mon Anikeï pour le pire des abrutis, visiblement décidé à jouer avec. Bien bien bien, probablement un autre nom à ajouter à ma liste.

Certains diraient que je suis rancunière, mais non. Mon Anikeï l'est, et je l'aide simplement dans sa tâche ~

Dans tous les cas, mon cher garçon est loin de toutes ces préoccupations, écoutant son nouveau camarade déblatérer avec un sourire vide et un regard perdu. Lorsque sa boisson s'approche, il entreprend de tendre la main dans sa direction mais son cruel voisin de table l'éloigne hors de sa portée. Le voici donc affalé sur le bar, son bras tendu sur lequel repose son menton, et son regard se perdant dans les volutes de fumée de la boisson sacrée et inaccessible. Il lâche un grognement gémissant en comprenant que l'inconnu veut le faire boire. Eh bien, il n'est pas tiré d'affaire.

Il redresse finalement le regard vers son interlocuteur lorsque celui-ci parle d'une "confrérie", soufflant un vague:
"Quelle confrérie?", sur lequel son interlocuteur rebondit avec un enthousiasme un peu faux que mon petit ne relève pas. L'écoutant avec une certaine attention, fixant avec concentration l'une de ses mèches folles, il laisse un blanc un peu gênant durer sur quelques instants à la fin de sa phrase. Avant de sursauter au bruit des chopines percutant le bar.

Tournant son regard vers l'opulent décolleté de la tenancière puis vers les nouvelles boissons, il grogne de nouveau, ça voix donnant un effet presque puéril, et balance sa tête en arrière pour lâcher d'un ton plaignant et vaguement traînant:


"Maiiiis, c'est lamentable l'alcool! C'est immonde, et ça pique la gorge, et ça fait perdre les sens, et ça donne une haleine de chacal... J'exècre l'alcool, j'en bois jamais. Faut pas."

Il conclut sa phrase par une sorte de hoquet qui semble avoir remonté depuis son ventre, et fixe la serveuse d'un air soudain bien plus intéressé:

"Dites-moi, vous n'avez pas de la cocaïne? Juste un rail suffirait, j'ai de quoi me faire une paille!"

Mais son sourire se tord avec un air déçu devant le dédain total dont fait preuve la femme, s'en allant servir quelqu'un d'autre. Se détournant comme s'il avait totalement oublié les dernières secondes, il s'accoude au comptoir, croise confortablement ses jambes et fixe l'entrée du bar, parlant presque tout seul:

"Élu? Élu par qui, par ta petite soeur? En fait, t'es juste super fier de ton truc su l’œil et je suis le premier à le remarquer non?" il penche la tête vers l'autre, continuant sans se départir de son expression amusée: "Confrérie, ça fait secte comme truc, mais c'est amusant! Je me suis un peu informé, les sectes ont des rituels bien marrants parfois!"

Ricanant un peu, il tente de rejoindre le sol mais son état d'ébriété le rattrape et il trébuche sur le repose-pied de son propre siège, se ramassant presque par terre mais se rattrapant à un vêtement du Voyageur. Éclatant de rire sous les regards mauvais des buveurs environnants, il tire l'autre pour le mettre debout aussi, se redressant plus ou moins. Portant sa clope à ses lèvres, il inspire profondément et expire dans un râle, laissant s'échapper une volute de fumée vers le plafond. Regardant avec amusement le Voyageur maintenant debout, il lui met un claque absolument désinvolte au cul et pointe l'extérieur avec sa cigarette, s'exclamant:

"Allez, allons voir ta confrérie mon gars, j'espère que vous faites des trucs marrants!"

Bon, le bon point c'est qu'il semble légèrement moins torché qu'au tout début de la nuit. Mais sa démarche vive vers l'extérieur dénote d'un léger déséquilibre qu'on ne peut pas ignorer. Eh bien Rök, regarde-moi ça. Notre russe qui n'est déjà pas très prudent de base se retrouve affublé d'une naïveté que même comme Rêveur, il n'a normalement pas. Ça va le mener loin dis-moi, heureusement qu'il n'a pas de vie à perdre. En tous cas, alors qu'il ouvre les porte du saloon d'un violent coup de pied pour ne pas sortir ses mains de ses poches, il s'avance vers l'extérieur en gardant un air assez fier. Au moins ça de gardé.
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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mar 7 Juin 2016 - 14:13


Il sirota une nouvelle gorgée tout en écoutant la tirade de son interlocuteur contre l’alcool et pour toute réponse il haussa les sourcils en s’envoyant une nouvelle rasade. Dans le monde réel il faisait attention à ce qu’il buvait, il évitait de boire seul, et essayait de faire en sorte que ça ne devienne pas une habitude. Dans ce monde onirique, il se laissait plus facilement aller à une soirée de détente éthylo-assistée même si ce n’était pas encore devenu vraiment régulier. Il fallait dire qu’il avait du mal à passer une nuit dans un endroit habité sans risquer sa peau et même lorsque les soirées commençaient aussi tranquillement elles se finissaient parfois dans un bain de sang.

Le pêché mignon du nouveau venu n’était donc pas l’alcool, dommage, ça aurait pu être drôle de le forcer à boire jusqu’à ce qu’il perde son côté insupportable. Mais au plus il le côtoyait, au plus il se demandait si tout l’alcool de ce bar aurait suffi pour réaliser cette tâche. Il avait lu, sur le forum des voyageurs, des avertissements sur certaines drogues de Dreamland qui étaient bien plus fortes que dans le monde réel mais il ne savait absolument pas où s’en procurer. A vrai dire il n’était absolument pas tenté d’en consommer mais il commençait à se dire que pour se débarrasser de rêveurs un peu trop collants, ce serait peut être une solution à envisager. Il n’avait pas envie d’utiliser la force car il connaissait trop bien les cauchemars pour vouloir en infliger à quiconque.

** Quel enfoiré… ** Commenta-t-il pour lui-même.

Ce type avait vraiment le don de se montrer insupportable, il se demanda si c’était son naturel ou si c’était à cause de toutes les substances dont il avait l’air friand. Il avait bien envie de le faire tourner en bourrique mais le lascar semblait avoir un sixième sens pour éviter de se faire avoir par des manipulations un peu trop maladroites. Il allait falloir qu’il se montre vraiment plus malin mais avec l’envie de lui coller une baffe qui ne cessait d’enfler, ça allait être compliqué. Le gêneur essaya de se lever pour se diriger vers la sortie et manqua de s’étaler lamentablement, il se rattrapa au dernier moment à la veste de Corey qui résista de justesse à l’envie de lui attraper le poignet pour lui le tordre. Au lieu de ça il l’aida à se remettre sur pied, avec un faux sourire plaqué sur le visage, il réussit même l’exploit de le conserver lorsqu’il lui claque les fesses.

« Allons-y… » Dit-il en lui emboitant le pas.

Il n’était pas mécontent de changer d’endroit, sans public, il risquait moins de problèmes si jamais il venait à perdre son calme. Par pur mesquinerie il fût tenté de faire un croche-pied à son prédécesseur mais visiblement, ce dernier n’avait pas besoin de lui pour trébucher. Ils finirent par sortir du saloon et par déboucher sur la rue principale, toujours aussi animée. Le voyageur fût un peu surpris de voir une vache presque géante en train de boire dans le même abreuvoir que des chevaux plus, conventionnels…

« C’est un peu loin, autant ne pas y aller à pied… »

Il n’aurait pas sût dire pourquoi mais il avait le pressentiment que la monture la plus étrange était forcément celle du rêveur et ça fit germer une idée dans son cerveau. Il laissa l’autre passer en premier, s’il montait sur le gros bovidé, le voyageur collerait discrètement une bonne claque sur la croupe de l’animal histoire de voir si le casse-noisette était un cavalier émérite.

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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Ven 17 Juin 2016 - 23:00

Mains contre les hanches, jambes campées au sol, mon garçon reste presque une minute immobile comme ça, laissant bien à son nouveau compagnon le temps de sortir et de parler. Mais il se met finalement en branle, réagissant sans répondre à la proposition de l'autre. Probablement sans s'intéresser une seconde au moyen de transport du Voyageur, lui-même se dirige en direction de sa fidèle vache, qu'il escalade par devant en marchant sur son museau, tandis que celle-ci continue placidement à s'abreuver.

Mais une fois installé à califourchon, le buste droit, mains contre l'arrière du crâne alors qu'il s'étire le dos en se basculant en arrière... Ce foutu Voyageur claque la croupe de la mouture, reculant suffisamment rapidement pour esquiver la ruade qui lui répond! L'espèce de petit...! Est-ce qu'il s'amuse?! Car s'il se tient tranquillement à l'écart, mon protégé lui, ne l'a pas vu venir! Même si ses réflexes de survie de base ont réussit à lui faire se saisir de la poignée de sa selle, l'empêchant de basculer en avant, cette saleté de de steak sur pattes commence à ruer dans tous les sens, pris de rage ou je ne sais quoi! Et qu'il se dresse sur ses pattes arrières, puis sur ses pattes avants, puis à l'arrière encore, et qu'il gigote dans tous les sens pour déloger le poids sur son dos! Mais ce poids n'est qu'un Rêveur, il a un semblant d'instinct de survie dans l'urgence, mais il a moins de force qu'un poisson rouge, comment pourrait-il tenir? Et ça ne manque pas, il se retrouve violemment projeté contre la poutre verticale de l'une des maisons du coin, pile dans le dos, avant de tomber lourdement au sol! Alors ça t'amuse, petit Voyageur dérisoire? Ça t'amuse de jouer des Rêveurs innocents, minable cloporte borgne?! Il n'a pas disparu, encore heureux qu'il y ait survécu, mais toi, toi...

Tiens, il se relève finalement... Son sourire tordu par une grimace douloureuse, un bras appuyé contre le dos... Eh bien, il faut croire que son statut d'inconscient lui a au moins évité une fracture pure et simple de la colonne vertébrale... J'imagine que ce choc-là a dû finir de le dégriser. Et voila que son bras revient à sa place, l'illusion de douleur a dû disparaître. Que fait-il à présent, immobile à regarder sa vache renâcler? Puis le foutu déchet maintenant... Va-t-il le...?

Non, impossible. Il... Non. Il pleure? Je ne... c'est incroyable. Même s'il aimerait, il n'est pas assez bon acteur pour ça, non, c'est... C'est sincère, mon petit pleure, il en a même perdu le sourire. Je... voila qui est assez inédit. Il s'approche lentement du brun, sa main droite posée délicatement devant son visage, comme honteux de ses larmes, l'autre serrée en poing contre son cœur, les jambes qui frissonnent par moment...


"... Pour-quoi?"

Il a une voix tremblante, portée dans les aigus, visiblement nouée... Presque féminine tiens. Et avec son allure qui commence à suivre, entre ses mèches tombant devant son visage, ses épaules tombantes, ses bras collés à son torses, ses jambes serrées... Il semble assez près de son agresseur à présent, et lentement, comme avec hésitation, il approche sa main gauche et la pose très légèrement sur l'épaule de l'autre, tandis que la droite se décale légèrement de ses yeux pour s'arrêter contre sa joue. Le visage rougi par les larmes, bien loin de l'attitude fière qu'il aime à arborer, il continue dans un souffle:

"Pourquoi avoir fait ça...? Je pensais que tu... que nous... n'étais-je pas supposé être votre "Élu"? Ne devions-nous pas avancer ensemble, pour rejoindre tes compagnons...? Je... J-je..."

Une sanglot lui coupa la parole et sans laisser à l'autre le temps de répondre, il recule brusquement d'un pas et se redresse, toute trace de détresse anéantie, son visage de nouveau sec et pâle par la magie de Dreamland et il pointe théâtralement la main en direction de son offenseur. D'un ton à présent dur et agressif, toute pointe de faiblesse annihilée, il crache:

"Toi! Tu vas me le payer! Crève, Blondin!"

Quelle que soit la raison que le pousse à donner un tel surnom à son adversaire, il a déjà sorti son revolver de sa poche et le pointe vers le front de celui qui lui fait face, ne laissant aucun sous-entendu sur son objectif. Il a agit avec une vitesse qui dépasse l'entendement, en moins d'une seconde, et un large sourire cruel déforme son visage alors qu'il appuie sur la gâchette sans même laisser à l'autre le temps de lever son bras.

Une détonation. Violente.

Et un bouchon de liège qui saute du canon, retombant sous l'appel de la gravité mais maintenu par un fil en fibres grossières. Un silence tendu répond à l'action. Un coup d’œil au Voyageur me laisse deviner qu'à une seconde près, mon Anikeï avait fini sa nuit. Il joue délicieusement avec les nerfs de cet inconnu mais même sans ressentir l'aura de ce dernier, je ne doute pas de sa capacité à se débarrasser de mon cher et tendre. Tant pis pour lui, cela ne me fera qu'une raison de plus de l'abattre lorsque le russe aura vaincu sa phobie. J'ai tout le temps de mémoriser des visages. Finalement, c'est ce cher prisonnier qui rompt le silence par -surprise-, un éclat de rire vraisemblablement sincère, bien loin du ricanement gêné qu'on aurait pu attendre après son échec cuisant.

Rengainant habilement son arme, il fait une pirouette pour se retrouver à côté du petit con, tourné face à lui mais regardant dans la même direction, et il tend les bras de chaque côté avant de dire avec un sourire engoué:


"Et maintenant compagnon, à l'aventure! On va la retrouver, ta chère secte, surtout s'il y a de l'or à la clef!"

Aaaah, cette étincelle au fond de l’œil, cette expression envieuse à l'idée de l'argent... Là je reconnaît mon Anikeï, ça doit être la première fois de la nuit qu'il agit de manière cohérente... D'où que lui vienne cette idée d'argent. Et tandis qu'il pointe joyeusement sa vache du doigt, comme pour inviter son acolyte à monter avec lui pendant que lui-même s'en approche, je ne peux m'empêcher de distinguer une ombre entre deux maisons, derrière un tonneau, une silhouette. Qui a légèrement réagit à l'exclamation de mon petit.
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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mer 22 Juin 2016 - 11:31


Le jeune homme regarda avec satisfaction la monture bovine se mettre à ruer pour se débarrasser de son passager. Il était assez satisfait du tour qu’il venait de lui jouer mais le sentiment d’amusement disparu assez vite, il n’y avait pas assez de cris d’effroi ou de panique. L’autre arriva à se raccrocher par purs réflexes mais au soubresaut suivant il fut expulsé loin de la selle de l’animal. Ce petit tour eu au moins le mérite de lui faire ravaler son air supérieur, mais il ne perdit pas de temps pour redevenir casse pied. Il revint vers l’héliophobe, pleurant à moitié, demandant les raisons de cette trahison, sanglotant pour en rajouter. S’il n’avait pas eu un aperçu de son tempérament détestable, Corey se serait probablement laissé attendrir par son numéro mais là, c’était hors de question. Il était trop probable qu’il joue la comédie ou prépare un nouveau sale coup.

« C’était un test, il fallait que je sûr que tu n’étais pas un impos… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, le rêveur ne l’écoutait pas de toute façon, il s’était reculé d’un bond et avait dégainé d’un geste beaucoup plus rapide que ce que Corey l’aurait cru. Lentement, l’héliophobe mima un revolver avec ses doigts, il ne lui faudrait qu’une fraction de seconde pour faire feu mais l’autre avait pris trop d’avance. Il l’avait surpris, il ne s’attendait pas du tout à une agression de la part de ce gars, il avait sous-estimé son agressivité, trop influencé par son tempérament de joyeux emmerdeur. Il s’en voulait de s’être ainsi laissé berner par cet enfoiré, dès qu’il vit le doigt de son adversaire bouger, il se jeta sur le côté pour esquiver… Un bouchon de liège…

Corey fronça les sourcils en étudiant le visage du rêveur, était-il conscient de ce qui allait se produire, savait-il que le revolver était factice ? Il explosa de rire mais ça ne suffit pas à rassurer l’héliophobe, qui hésita une nouvelle fois à le liquider une bonne fois pour toute, pour être sûr de ne plus être importuné cette nuit. Il se força au calme, se persuadant à nouveau qu’il valait mieux que ces voyageurs stupides qui s’amusaient à persécuter des rêveurs. Il devait avouer que celui-là l’intriguait, il était très conscient de ce qui l’entourait et il était très rapide, trop rapide...

« Ouais… Allons-y. » répondit-il, méfiant.

Il se laissa guider vers l’animal qui venait seulement de se calmer mais il était bien décidé à ne pas se laisser avoir par le même genre de tour qu’il lui avait joué quelques minutes plus tôt. Il flatta l’encolure de la bête, pour essayer de lui rendre sa placidité originelle mais elle sembla encore un peu agitée. Il sauta en selle, derrière le rêveur qui avait pris les rênes, et, après avoir hésité, il passa un bras autour du torse du grand type aux cheveux blancs. Il était hors de question qu’il tombe à cause d’une éventuelle répulsion à se serrer contre un autre homme. Il rougit en imaginant le tableau qu’ils devaient offrir mais il chassa bien vite cette idée en pointant une direction au hasard, qui s’avéra être celle d’où était arrivé Anikeï. Il commença à se demander ce qu’il allait faire pour se débarrasser du gêneur, peut être le planter au milieu du désert et rentrer en ville avec son pouvoir. Il imagina même lui voler la vache et pousser l’animal dans ses retranchements pour s’éloigner de lui. Mais il n’eut pas besoin de mettre l’un de ses plans en œuvre car à la sortie de la ville trois créatures des rêves, des hommes, perchés sur des montures similaires à la leur, se tenaient en travers du chemin.

Le premier à gauche, le plus grand des trois, dardait sur eux le regard perçant d’un homme à l’esprit aiguisé, celui au milieu plus petit de deux bonnes têtes, avait l’air un peu absent. Le dernier, celui à droite, faisait encore au minimum quatre têtes de moins, il avait les yeux rouges d’un alcoolique, une cicatrice en travers du nez, et l’air totalement abruti. Ils portaient tous trois la même tenue étrange de rancheros, des pantalons et des bottes, mais surtout des chemises roses et des bandanas mauves autour du cou. Le grand, probablement le leader, prit la parole en s’adressant clairement à eux.

« Vous croyez qu’on peut voler le bétail des frères Tandol et s’en tirer sans gouter au plomb ? »

« Moi j’y ai gouté au plomb. Hips… Ben c’est pas bon du tout. Hips… J’ai failli me péter une dent. Beurp… » Commenta le nain.

La fureur se peignit sur le visage du grand mais le dernier frère prit la parole pour tenter d’apaiser les tensions.

« Du calme Evral… Tu sais bien que moman nous a demandé d’être gentil avec Johny… »

Le meneur parvint à se contenir, de justesse, et prit quelques secondes pour se donner une contenance.

« Je disais donc que vous ne pouvez pas nous déposséder et espérer vous en tirer à si bon compte. »

« Moi je sais compter jusqu’à treize-deux. Hips… C’est juste après treize-un Hips… »

« Du calme Evral… » Mais c’était trop tard.

Le grand était descendu de sa vache, avait contourné le frère moyen et avait collé une torgnole au nabot avant de revenir se mettre en selle pour reprendre son effet dramatique.

« Hum… Donc… Bordel avec ses conneries je sais plus où j’en étais… Ah oui ! Vous nous avez volé, vous aller le payer. » Tout le monde regarda le frère de petite taille pour voir si il allait rajouter quelque chose mais il garda le silence, trop sonné.

Corey jeta un regard interrogateur au rêveur, qui ne le voyait pas car il était devant lui, en se demandant s’il avait vraiment volé une vache sans autre forme de procès. Il se demanda aussi si tout n’allait pas lui retombé dessus car c’était lui le voyageur, conscient de ses actes.

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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Ven 24 Juin 2016 - 13:06

Mon cher petit s'est confortablement calé sur son passager quand celui-ci a passé ses bras autour de son torse, sans la moindre considération pour la pudeur de ce dernier. J'imagine que s'il s'est retenu d'abattre le Rêveur jusque là, ce n'est pas ça qui va lui faire commettre l'irréparable. Mais de toute manière, un nouvel obstacle s'est dressé face à eux, prenant la forme de trois magnifiques glandus, visiblement décidé à récupérer la vache. Enfin, à récupérer "leur vache", selon les interprétations, mais il s'agit là d'un simple détail sans grande importance.

Le trio a en tous cas la coordination d'un palmipède ivre, avec l'un d'entre eux au potentiel intellectuel si dérisoire qu'il en énervait les deux autres. Mais à vrai dire, Anikeï ne porte pas trop d'importance aux trois cow-boys, occupé qu'il est à tenter de défaire un rêne qui s'est noué je ne sais comment entre son poignet droit et deux des doigts de sa main gauche. De ce fait, il ignore en fait totalement le plus grand, qui commence peu à peu à s'énerver tout seul, s'adressant à eux avec insistance sans aucune réponse en retour. Il me semble curieux que le Voyager ne réagisse pas. Il espère vraiment que l'autre inconscient s'occupe de la situation? À moins qu'il ne sache pas lui-même comment prendre la situation. Après tout, il est vrai que ce n'est pas foncièrement son problème. Pas encore du moins.

Mais de son côté, le cow-boy s'impatiente de plus en plus et fait faire quelques pas en avant à sa propre vache, espérant sans doute accentuer un effet menaçant, avant de lancer:


"Alors quoi? Qu'est-ce que tu branles, p'tit con? Descends de là!"

Finalement, face à cet appel qui ressort particulièrement dans le quasi-silence qui compose le fond sonore de la scène, Anikeï relève la tête. Puis la tourne à gauche et à droite, cherchant le destinataire de l'appel. Finalement, à moitié retourné, son regard tombe sur le borgne, qu'il fixe pendant cinq à dix secondes, avant de se remettre dans le bon sens, les mains toujours emmêlées. Haussant un sourcil, une moue réprobatrice collée au visage, il s'adresse enfin à la brochette fraternelle:

"C'est pas très sympathique de dire des choses pareilles. Je sais bien qu'il a l'air un peu con, mais de là à faire des jugements hâtifs..."

Puis il se fige, comme s'il venait de recevoir une révélation. Levant ses mains emmêlées, il parvient à les écarter un peu puis les claque l'une contre l'autre, avant de les garder comme ça devant lui, paume contre paume. Dans un grande exclamation décorée par un visage satisfait, il lâche alors:

"C'est bon, j'ai compris! En fait vous êtes tous des p'tits cons!"

Je... Il me semble que sur ces mots, toute l'assemblée est aussi perplexe que moi. Mais mon cher russe a l'air de vouloir s'expliquer, illustrant ses propos à grands coups de signes des mains, même si ces dernières ne peuvent s'écarter de plus d'une dizaine de centimètres:

"Mais oui! Vous faites partie de sa secte, non? Vous êtes venu nous chercher! Par contre, c'est amusant cette coutume de vous appeler comme ça. Remarquez, c'est plus discret que "ma couille quadricolore", c'est très très malin."

Et il conclut sa tirade en acquiesçant sérieusement, convaincu de son raisonnement. Je ne sais pas quelle expression m'amuse le plus, entre le regard d'abruti toujours absent du troisième monteur de vache, ou les yeux plissés et la bouche entre-ouverte, menton en avant, du premier qui ne comprend pas de quoi il est question. Un autre blanc règne pendant quelques instants, durant lequel le cow-boy du milieu avance au niveau de son frère pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille, mais tout le monde sursaute lorsque mon cher Rêveur s'exclame d'un air enjoué:

"Cool tout ça! Du coup c'est par où?"


Un nouveau silence, cette fois interrompu par le moins stupide du groupe qui leur fait face, ce dernier affichant un air sceptique:

"... Qu'est-ce qui est par où?"

"Bah l'argent," lâche Anikeï en toute simplicité, fixant son interlocuteur avec surprise. "Ne me dites pas que vous êtes une secte de pauvres, si?"

À voir la tête de son interlocuteur, je devine qu'il semble peu à peu prendre conscience du statut du voleur, et donc de son potentiel. Après tout, un Rêveur qui cherche un trésor ne serait-il pas capable d'en trouver un? Il s'éloigne pour rejoindre ses deux frères, discutant surtout avec le moins petit des deux, puis revient tout sourire en lançant joyeusement:

"Ouais, oui, bien sûr! On est l'escorte, pour vous escorter tout ça... qui sait ce qui peut arriver en chemin, hein?"

Puis tandis qu'Anikeï acquiesce compréhensivement, tentant vaguement de se dépatouiller les mains des nœuds qui les maintiennent, leur nouveaux accompagnateurs lancent un regard sombre vers le second passager de la vache volée, visiblement sans savoir si lui est conscient ou pas.
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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mer 6 Juil 2016 - 10:21


L’héliophobe se demanda si le rêveur allait ignorer longtemps les trois nouveaux venus, il sembla ne même pas entendre les menaces et ne les regarda même pas. Décidément ce type avait le don de se montrer insupportable, c’était comme une seconde nature chez lui apparemment. Corey était rassuré de voir que ce n’était pas uniquement avec lui que ce grand échalas était aussi hautain. Il avait l’air de se demander à qui venait de s’adresser le plus grand des trois cowboys et finit par croire que c’était au voyageur. Il était vrai que le qualificatif de « petit » était clairement plus approprié pour Corey, qui mesurait moins que la moyenne de ses congénères, qu’à Anikeï qui était bien plus grand.

« Je crois pas qu’ils s’adressaient à moi…» Commenta-t-il mais l’autre ne l’écoutait même pas.

Il se pinça l’arête du nez pour essayer de conserver son calme, il avait envie d’attraper ce rêveur par les chevilles et de s’en servir pour cogner sur les trois cowboys qui leur barraient le chemin. Mais il n’eut pas le temps de répondre ou d’essayer de démêler la situation, que le rêveur était déjà reparti dans un nouveau délire en supposant que les trois frères étaient des membres de la secte qu’il avait inventé. Corey prit le temps de s’amuser de l’expression déconfite des trois bandits du dimanche, ils ne comprenaient rien aux élucubrations du rêveur et commençaient à être agacés par son comportement. Zénith était satisfait de ne plus être le seul à supporter les facéties de ce type et s’il pouvait refiler le bébé à ces types étrange, il ne se gênerait pas pour le faire. Ils avaient du mal à suivre et même le meneur commençait à perdre le fil mais son avidité le ramena vite à la raison et il entra dans le jeu du grand blanc (rien à voir avec le requin mais il est grand et il a les cheveux blancs). L’héliophobe fût un peu surpris par la rapidité avec laquelle il avait changé de comportement et avait réussi à les greffer, ses frères et lui, comme des alliés du rêveur. Ca ne fit qu’augmenter la méfiance du voyageur à leur égard, ils étaient trop vénaux pour être honnête. Si ils étaient prêt à jouer le jeu d’un type qu’ils avaient prévu de châtier pour ses crimes quelques minutes plus tôt, qui savait de quoi ils seraient capable quand ils se rendraient compte qu’il n’y avait pas d’argent au bout du chemin…

« Je me doutais bien qu’ils nous enverraient un comité, pour nous… escorter… » Dit-il en soutenant le regard noir que lui lançait le meneur du petit groupe.

« En route donc... » dit-il en remontant en selle et en faisant pivoter son bovidé pour être dans le même sens qu’Anikeï et Corey.

L’étrange petit cortège se mit donc en branle dans la direction précédemment indiquée par le voyageur, sans remarquer la silhouette qui avait suivi l’échange avec intérêt, tapie dans l’ombre d’une ruelle perpendiculaire.

« Mais où c’est qu’on va Johnny ? Hips ? T’avais pas dit qu’on allait butter ceux qui avaient volé notre bête puis qu’on irait… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car il se mangea une torgnole expédiée avec une vivacité surprenante par l’intéressé.

Il ne jugea même pas utile de justifier cette bévue tant leur histoire était bancale de toute façon, il se contenta de jeter un regard noir au nain, l’invitant à se taire jusqu’à nouvel ordre. Ils ne savaient pas trop si cette histoire avec ce rêveur allait mener à quelque chose mais autant tenter le coup, au pire des cas ils régleraient leur compte à ces deux zigotos un peu plus tard. Ils sortirent de la ville et l’attention se tourna vers l’héliophobe qui pointa une direction au hasard, espérant qu’il ne les amenait pas droit sur le domicile des trois rancheros. Le meneur lui jeta un regard noir, comme s’il cherchait à deviner ses intentions. Corey se dit qu’il ne pourrait pas le leurrer bien longtemps, ce type devait connaître la région comme sa poche. Il ne mettrait pas long à comprendre que le voyageur les dirigeait complètement au hasard et qu’il n’y avait aucun trésor.

Tout en se laissant bercer par le rythme nonchalant de l’animal, l’héliophobe cherchait une porte de sortie. Même si le rêveur s’était montré rapide, il ne l’avait jamais vraiment considéré comme une menace, mais trois créatures des rêves armées et aguerries, c’était autre chose. Il fallait qu’il agisse pour garder l’avantage, il se laissa glisser à bas de la monture et demanda aux autres de s’arrêter.

« Messieurs… Pied à terre, il est l’heure de voir s’il s’agit vraiment de l’élu que la prophétie a annoncé. Il a réussi la première épreuve, c’est l’heure de de la deuxième… »

Corey n’était pas à l’aise dans ce rôle d’arnaqueur, il n’était pas très bon menteur et si il avait eu confiance en lui quand il s’agissait de berner un rêveur étrange, là c’était plus compliqué. Il fallait qu’il se montre convaincant alors qu’il ne savait pas vraiment où il allait, il n’avait qu’une vague idée.

« Ce sera donc, comme annoncé dans les saintes écritures, le tournoi… de pistolet, puits, planche ! Je le rappelle au cas où, mails le pistolet troue la planche, la planche couvre le puits et bien sûr le pistolet tombe dans le puits. » Tout en parlant, il mima les différents signes.

Il essayait d’avoir l’air confiant et sûr de lui pour que personne ne mette en doute le sérieux de ce défi, mais il pressentait que le rêveur allait rechigner.

« On se met deux à deux et on se prépare, le premier à trois points gagne le duel. »


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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mar 12 Juil 2016 - 0:41
C'est finalement avec une certaine difficulté que mon petit Anikeï parvient à défaire ses mains des rênes qu'il a emmêlés tout seul, mais il en profite largement en passant pratiquement tout le trajet avec ses nouveaux accompagnateurs à s'étirer les épaules. Il se laisse visiblement tranquillement porter, fredonnant quelques notes par-ci par-là, jusqu'à ce que le Voyageur ne fasse s'arrêter le curieux convoi pour proposer une... curieuse épreuve? Qu'est-ce qui lui prend, soudainement?

Loin de pousser sa réflexion où que ce soit, mon cher Rêveur se redresse pour sa part sur sa monture, debout sur son dos, et se contente de descendre de celle-ci par devant, empruntant la tête du bovidé tel un escalier. La patience et la passivité de cet animal face aux agissements de ce garçon me surprendra décidément toujours. Mais loin de s'intéresser à l'état de la vache, notre russe écoute le brun avec grand intérêt, plissant les yeux en se grattant la joue comme pour saisir des règles d'une grande complexité. Acquiesçant à plusieurs reprises à la fin du monologue, il lève la tête vers les Créatures locales, attendant donc l'arrivée de son adversaire, supposant sans doute que les couples étaient naturellement déjà organisés.

Les deux grands frère se concertent et après un regard au plus abruti de leur fratrie, il se mettent d'accort pour le faire garder les bêtes, accrochant les autres montures à celle de l'idiot à l'aide de cordons de cuir. Ils s'avancent ensuite vers le borgne avec un air peinant à camoufler une intense suspicion et décident spontanément de qui s'occupera de qui. Le plus malin des deux s'approche donc de la principale menace, soit le Voyageur, et l'autre se campe à environ un mètre de mon protégé.

Conscient du peu de conscience de son adversaire, il lui demande d'un ton sec s'il a compris les règles, ce à quoi son fringant interlocuteur répond en levant les yeux aux ciel que oui, absolument, rien de plus trivial mon cher. Le cow-boy prend donc une position combative caractérisée par l'une de ses mains cachée dans son dos, et il fixe avec un fond de perplexité l'homme aux cheveux blancs qui, lui, se contente de rester relativement droit, les bras le long du corps et scrutant les environs du regard. Reportant finalement son attention sur le bras caché de celui qui lui fait face, il lâche un léger "haaaaiin" de compréhension et met sa main droite derrière son dos. Puis sa main gauche, interrompant l'autre sur le point de psalmodier le début de l'épreuve. Puis de nouveau sa main droite. Puis il dresse ses deux mains devant ses yeux, songeur, regarde de nouveau autour de lui, et affiche finalement une mine satisfaite en cachant sa main droite. Attendant quelques instants pour être sûr qu'il ne change pas encore d'avis, le frère grogna presque pour lui-même:


"Pistolet... Puits... Planche!"

Et il acheva par une exclamation, brandissant sa main qui forme un poing non entièrement clos, probablement le puits. Et il reste relativement perplexe face à l'autre qui a aussi le bras tendu, mais vers le côté, sont poing serré à l'exception de son index dressé. Il passe quelques secondes incrédules cherchant sans doute la signification de ce geste. Alors qu'il est sur le point d'ouvrir la bouche, Anikeï l'interrompt sans vergogne, comme s'il avait attendu le timing parfait pour prendre la parole en coupant celle de son interlocuteur.

"Donc puisque tu n'as rien sorti, je suppose que je gagne, n'est-ce pas?"

Et ce, avec un grand sourire satisfait. Encore quelques instants et l'autre joueur tourne enfin la tête sur ce que mon petit pointe du doigt. Soit un puits. Un charmant puits en pierre surmonté d'un petit toit de bois. Et il observe donc avec incrédulité la structure qui, il devait en être lui-même persuadé, n'existait pas quelques minutes plus tôt. Mais la patience n'étant pas une qualité du Blacksilver, il insiste donc avec une pointe d'ennui, plongeant son autre main dans sa poche:

"C'est bon? J'ai gagné?"

Face à l'absurdité de la situation, son opposant se retrouve finalement à balbutier, lançant des coups d’œil à son frère pour qui tout semble se passer plutôt normalement. Devant l'abrutissement total et soudain de son adversaire, mon protégé s'installe tranquillement sur l'apparition, considérant probablement sa victoire comme totalement acquise. S'adossant à l'un des supports en bois du petit toit, il ajuste son chapeau sur son visage en marmonnant diverses injures à propose de "soif", de "chaleur à la con", ou encore de "paysage d'un banal si affligeant qu'il semble illustrer le deuil de l'intérêt".

Tendant donc la main vers le milieu du puits, il sent le contact d'un verre entre ses doigts, verre qu'il saisit et approche de son visage pour en étudier le contenu. De l'eau à première vu. Il y trempe ses lèvres pour s'en assurer et une fois rassuré il le vide en plusieurs gorgées, se trouvant dans une position plutôt confortable. Puis il tend le récipient vers le milieu du puits et celui-ci quitte sa main de la même manière qu'il l'avait rejointe. À savoir sous une énième expression hébétée du perdant, qui tente de comprendre pourquoi un chacal sortait du mystérieux puits. Probablement se demande-t-il s'il a bien vu. Si la dernière bière qu'il a bue était vraiment fraîche. Mais ses derniers doutes ne peuvent que voler en éclat quand après une plainte du Rêveur contre le soleil, le même animal jaillit hors du trou, escalade péniblement une poutre vers le toit et entreprend de s'accrocher à ce dernier, afin de faire une zone d'ombre pour le visage du garçon. Ce dernier ayant d'ailleurs purement et simplement entreprit de snober son environnement, satisfait de son état.

Pourtant, d'un coup d’œil à son environnement, je ne peux que remarquer un imprévu. Une ombre qui se glisse d'en dessous des vaches. La même ombre qui les avait observé plus tôt, de derrière un tonneau. Et qui avait visiblement trouvé la manière la plus absurdement efficace de poursuivre sa traque. Et sous les traits de l'ombre, à présent en plein soleil, se détachent les traits d'une créature. Le regard exorbité, pupilles dilatées, tenue totalement débraillée, cheveux clairsemés mettant en évidence une curieuse marque sur son front, il avance pesamment vers les groupe, son long manteau noir battant ses chevilles. Il garde à la main un chapeau typiquement local bien qu'aussi noir que le reste des ses vêtement, et je ne peux que soupçonner de nombreuses armes sous les quelques bosses qui transparaissent sous sa tenue. Finalement, seuls quelques mots s'échappent de ses lèvres, tel un sifflement morbide et passionné:


"L'Éluuuu... J'ai trouvé l'Éluuuu... Mais lequel est l'Éluuuu...?"
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MessageSujet: Re: Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei] Mar 13 Sep 2016 - 13:52


C’est donc le grand qui vint se mettre face à Corey, le regard sombre, comme s’il hésitait à sortir sa vrai arme et à se débarrasser de se gêneur potentiel une bonne fois pour toute. L’héliophobe s’efforça de soutenir le regard et de ne pas avoir l’air impressionné mais il devait avouer qu’il n’était pas vraiment fait pour remporter ce genre de duel de volonté. Même s’il n’avait qu’un œil à contrôler, il était à deux doigts de lâcher et de regarder du côté du rêveur, mais il savait que ça mettrait son adversaire en confiance. Ils continuèrent à se jauger du regard pendant que les deux autres se mettaient d’accord sur les règles. Corey plaça sa main dans son dos puis s’essaya à un peu de psychologie, en tentant de deviner ce qu’allait faire son opposant.

** Ca à l’air d’être un violent, un fonceur, son instinct va lui crier de prendre le revolver, mais comme il est malin il va se douter que c’est trop prévisible et que je risque de faire puit. Il va donc faire planche, pour essayer de couvrir mon puit. C’est sûr ! A moins que justement il s’attend à ce que je fasse revolver, auquel cas il fera puit. Donc il faut que je fasse planche, mais si je fais planche il y a trop de chances qu’il suive son instinct et fasse revolver, non du coup je peux pas faire planche. Ah mais il a dû se dire que j’en arriverais à cette conclusion et que je ne n’oserais jamais faire planche donc il risque de faire planche pour contrer un éventuel puit.

Hummm…

A moins qu’il se dise que…

Raaaaah…. **


Il avait fini par se rendre à l’évidence, il allait falloir qu’il s’en remette à la chance, il n’aimait pas vraiment ça car il avait l’impression d’être plutôt malchanceux. Il se força à remettre les choses en perspectives, ce n’était qu’une épreuve bidon qu’il avait inventé pour gagner du temps, il n’y avait aucun enjeu vraiment important. Il devait lâcher un peu prise et faire confiance au soleil (à sa bonne étoile quoi). Il commençait presque à regretter son idée d’épreuve, il aurait mieux fait d’imposer une course à pied où il aurait été sûr de gagner en utilisant son déplacement photonique.

« Pistolet, puit, planche ! » lança-t-il.

Suivant son instinct il mima un revolver comme il le faisait si souvent pour utiliser son pouvoir de voyageur. Il baissa son œil pour constater que son adversaire avait dégainé et le menaçait avec sa véritable arme.

« On dirait que j’ai gagné… » Dit ce dernier avec un sourire carnassier.

Par principe, l’héliophobe trouva se comportement détestable, il se demanda si il devait laisser une chance à ce truand ou s’il devait l’abattre tout de suite sans autre forme de procès. A côté d’eux le rêveur venait d’attirer l’attention de son vis-à-vis sur le puit nouvellement apparu. Les deux adversaires en oublièrent totalement leur duel, ils auraient pu jurer que ce truc n’était pas là quelques secondes auparavant. Est-ce que l’esprit farfelu caché sous cette crinière blanche venait de matérialiser cet élément sans efforts ? Zenith avait entendu dire que comme ce monde onirique était façonné par le subconscient des rêveurs, certains avaient un pouvoir considérable sans même s’en rendre compte. Ce type insupportable faisait-il partie de ceux-là ? Etait-il capable de matérialiser tout ce qui lui passait par la tête ? Aurait-il pu faire apparaître un vrai revolver au lieu d’un factice, plus tôt dans la nuit ?

« Qu’est-ce que … ? »

Le plus grand des trois rancheros semblait tout aussi perplexe que lui et il avait presque oublié qu’il tenait le voyageur en joue. Ce dernier décida de profiter de la distraction pour éliminer cette menace, il tira un rayon pas vraiment puissant ni concentré qui frappa son adversaire sur la main qui tenait l’arme, le faisant lâcher prise. Il se retrouverait avec une belle brûlure mais rien de plus grave, Corey n’aimait pas trop mutiler les créatures des rêves, cependant il avait moins de scrupule avec les voyageurs.

« On dirait que non finalement… » Ajouta-t-il, victorieux.

L’ainé se massait la main en lui jetant un regard noir empli de haine et de rancœur, mais il ne put pas savourer sa victoire plus longtemps car un nouvel arrivant accapara toute l’attention. Une créature étrange, une sorte de cowboy-assassin-junkie-fanatique, fit son apparition, venant de nulle-part et terriblement énigmatique. Il siffla quelques mots, comme pour lui-même, Zenith et le plus grand des frères n’entendirent pas vraiment mais le nabot était juste à côté.

« T’as entendu Johny ? Le type bizarre cherche l’Elu… On lui dit que c’est le type aux cheveux blanc ou pas ? »

La situation se figea, tous attendaient de voir ce qui allait se passer après la nouvelle bévue du benêt des frères, Corey n’avait pas rangé son pistolet imaginaire, si le nouveau venu se montrait agressif peut être qu’un ou deux rayons calmeraient ses ardeurs.


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Note: Peu de personnes connaissent le nom de famille de Corey en RP  merci d'en tenir compte.
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Le voyageur, le rêveur et le truand [Pv Anikei]

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