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Un éléphant dans un magasin de porcelaine serait plus discret que ça... [Anna]

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William Woodborn
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MessageSujet: Un éléphant dans un magasin de porcelaine serait plus discret que ça... [Anna] Mer 18 Mai 2016 - 15:26
J’étais dans ma chambre, à ce moment-là, en train d’écouter un peu de musique. J’entends quelqu’un venir toquer à ma porte. Ni une, ni deux, je coupe mon baladeur et le pose négligemment sur le petit chevet juxtaposé à ma couche. Je me redressai sur mon fessier, puis pris appui sur mes jambes avec un léger élan pour me remettre debout. C’est fou comme ce plafond me paraissait bas, désormais. Je viens mollement ouvrir la porte, je savais qui était derrière, de toute manière. Cela ne pouvait être qu’elle.

- Bonjour, maman, lui lançais-je à ouverture de ma porte.

Je la regardais alors qu’elle en faisais de même, depuis sa plus basse position. Elle m’arrivait à peine au niveau du nombril, cela m’amusait un petit peu. Me rendant compte que se regarder ainsi n’était pas très confortable, je m’écartai du passage et l’invitai d’un geste doux à entrer :

- Entre, ne reste pas là.

Elle me sourit et pénétra dans la pièce assez rapidement, avant que sa langue ne se délie :

- Dis voir, William. ça fait longtemps que nous ne sommes pas sortis dans le jardin, toi et moi. Comme il fait beau, aujourd’hui, c’est une bonne occasion de le faire, ne crois-tu pas ?

- Oui, maman. Pourquoi pas ! J’ai besoin de me dégourdir les jambes.

J’avais joint un petit massage des mollets à mes paroles, ce qui fit pouffer ma mère de rire. Elle sortit de ma chambre et sembla fouiller quelque chose sur le côté Elle revint avec une énorme boîte dans les bras. Je n’avais pas vraiment besoin de demander pour savoir ce que contenait cette boîte, ma mère était trop heureuse de me l’annoncer d’elle-même :

- J’ai pensé à te faire faire des chaussures ! J’espère qu’elles seront bien à la taille de tes grands pieds.

- Merci maman ! Il ne fallait pas !

- Bien sûr que si, idiot. Sinon, comment souhaitais-tu sortir dans le jardin ?

Ma mère marquait un point, sur ce coup-là. Sans plus attendre, je récupérais la boîte et m’assayai par terre. Je déballai la chose et découvrit des chaussures à l’esthétique très engageante. C’étaient des bottines noires à semelle épaisse, avec système de fermeture sans lacets. Elles étaient juste trop classes. Je m’empressai de les mettre, sans oublier, bien sûr :

- Merci maman, elles sont juste adorables !

Et elle se contenta de pouffer à nouveau, cette fois avec une pointe de fierté. Les bottines étaient assez justes, mais je supposais qu’il fallait qu’elles prennent la forme un peu. Juste après, je me redressais pour me contempler dans un miroir tendu par ma mère qui décidément pensait à tout. Trop, trop bien.

Une fois remit de mes émotions, j’accompagnais ma mère jusque dans le jardin. Et là, surprise : Il n’était plus du tout comme dans mes souvenirs. Il y avait plus d’arbres qu’avant, pas mal de fleurs de toutes les couleurs et… Une oeuvre d’art, ou quelque chose s’en approchant, au milieu d’une fontaine ceinturée par le chemin d’accès pour les véhicules. Je m’empressais d’aller voir ce truc dont l’esthétique m’échappait complètement. J’étais… euh… plus haut que l’enchevêtrement de métal qui s’offrait en face de moi. Je me demandais qui, vraiment, pouvait considérer ça comme de l’art… Mais je me souvins qu’on était chez moi, alors c’était sans doute un de mes deux parents.

- Ton père a toujours eu des goûts étranges pour l’art… Il a placé cette… chose, ici dans l’optique de nous faire découvrir l’art mondial. Ce n’est pas la seule qui se trouve ici.

_______

Je ne sais plus ce qui m’avait fatigué le premier : Les sculptures bizarroïdes ou les explications de ma mère. Toujours était-il que j’étais allé me coucher assez tôt après le repas du soir. De toute façon, je n’avais pas compté sur une suite à ma balade du jardin car j’avais un peu mal aux pieds. Mes chaussures étaient bien, mais il fallait vraiment qu’elles prennent la forme.

J’étais dans un bâtiment, là. Je n’étais plus chez moi, par contre. La partie de l’édifice dans laquelle je me trouvais était haute de plafond et recouverte de très belles peintures genre celles de la renaissance. Juste après, je me surprenais à entrer dans une salle après m’être contorsionné pour y entrer. Dans, il y avait plein de personnes en train de peindre une jeune femme nue sous un drapé rouge sur une table. Cette jeune femme avait des oreilles pointue, signe que j’étais vraiment dans un rêve, comme si je devais en douter.

Je m’approchai de la jeune femme qui me remarqua du coin de l’oeil. J’allais lui adresser la parole, lorsque je me pris les pieds dans un fil de projecteur traînant négligemment par terre. Claquant mon deuxième pied par terre pour prendre un appui stable, je glissai sur le bas du drapé et me retrouvai les quatre fers en l’air après avoir cogné contre la table et, au bruit que cela a fait, j’avais dû la renverser. Eh zut. Je venais de gâcher le dessin des tous ces braves… Fruits de mon imagination ? Je voulais dire, c’est pas si grave, ce n’était qu’un rêve.

J’entendis la dame aux oreilles pointues crier d’une voix aiguë et m’insulter avec des jurons d’un temps passé. C’était plus mignon qu’autre chose. Cependant, la pièce s’était assombrie d’un coup. J’avais fait tomber le projecteur et ce dernier n’avait pas aimé du tout. Je m’empressais de me relever. J’allais m’excuser auprès de la jeune femme nue, lorsque je me rendis compte qu’elle n’avait plus le drap sur elle. Je. Euh… Oui ? J’essayai de lui parler :

- Beuuuuuuuh… ?

C’était la première fois que je voyais une femme nue, il fallait dire. De plus, elle était vraiment sympathique à regarder et avait des formes séduisantes, pour donner de quoi dessiner aux gens. D’ailleurs, je ne sais pas ce qu’ils en pensaient. Je m’en foutais, j’était absorbé par la beauté de cette dame devant moi.

Limite, les yeux ronds… je bavais.
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Anna Madec
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MessageSujet: Re: Un éléphant dans un magasin de porcelaine serait plus discret que ça... [Anna] Mar 21 Juin 2016 - 13:10



L'art a une âme
Une âme devenue arme
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Anna @ William
Quand on a l'art et la manière La pluie. Phénomène grisâtre et étouffant, qui peut être aussi disparate que diluvien. Les trombes qui tombent, le bruit assourdissant qui noie d'abord vos oreilles avant de venir vous bouffer de l'intérieur de sa soi disant pureté. Elle est là devant toi, glissant sur tes doigts sans pour autant te mouiller, à valser de bas en haut et disparaître dans ce qui semble être un puits sans fond. Les doigts gantés suivent les sillons, plus lentement que la course même de la trombe, mais les suivent quand ceux-ci se fracassent sur la surface de verre te séparant de ce monde complexe, fait d'eau, de bruit et d'absence en même temps : C'est ce qu'on appelle de l'art. Eh ouais Anna, en levant le nez dans une soudaine prise de conscience numéro cinquante (environ), tu te rappelles que tu es dans LA tour des arts.

Le monde grouille, valse quand tu pivotes légèrement sur tes talons. Des dizaines de gens tous plus colorés les uns que les autres, avec ou sans peinture ou leurs outils de travail, sont en train de malmener des matériaux pour mieux les bonifier selon leur bagout. Tu en observes un, avec ses lunettes agrémentées de loupes, s'amusant à tailler au millimètre près avec une espèce d'aiguille verte fluo d'étranges motifs ... ne ressemblant à rien. C'est juste des sillons creusés n'importe comment. Plus loin, une femme à la poigne ferme sur son marteau fait preuve de force sur une misérable épée qui devient une espèce de spirale argentée un peu cabossée. Tu ne peux t'empêcher de sourire durant cette petite observation, et même de hoqueter de rire; Oui, c'est moche. Même un meuble dit vintage années 50 ferait moins tâche que leurs trucs d'avant garde.

Tes doigts glissent encore sur la surface de verre contenant cette pluie artificielle, cette oeuvre esseulée; car les gens en ont marre de voir du vrai. Un comble pour la pluie : être seul, ne pouvoir "toucher" personne. Durant ta descente de quelques étages, où personnes en ce qu'on suppose être des robes, femmes hyrides de tout montent de quatre marches en trois, gosses de riches piétinent, obligés de suivre leurs parents riches venus acheter cet art. Encore quelques étages et tu entends des bruits de couloirs. Tu tends un peu l'oreille pour écouter parce que tu restes quand même focalisée sur ton objectif premier : trouver des ébénistes. Ou des gens qui s'en approchent dans ce monde de rêves. Il y a de la consternation, des cris de panique, un bruit de verre cassé puis ... des gens qui parlent d'un géant pervers. Ouais, un truc banal quoi. Enfin, c'est banal pour toi, alors qu'une sculpture de verre enfermant une pluie torrentielle, ça l'est pas. Tu hausses les épaules dans un soupir avant de reprendre ta route un court instant, en fin de compte. Quelqu'un vient de te taper sévèrement au bras en passant, qui te l'endolorit quelque peu.

« Saloperie. »

Craches-tu sans que cet espèce d'individu biscornu ne puisse t'entendre. Visiblement, il fuit la fameuse pièce, et vu la couleur de son visage, il a vu des choses sur lesquelles même un vieux sans viagra se dresserait. Mais c'est quand même pas une raison valable pour te rentrer dedans comme le ferait un mec nez scotché devant l'écran de son smartphone. Nouveau soupir, s'approchant plus du râle et tu repars en te frottant un peu le bras. Quand tu arrives finalement devant eux, tes semblables dans la notion d'art, devant leurs sculptures, les ornementations, que tu touches les contours, tu sens soudain ton coeur se vider; tes perdent leur éclat innocent. Anna Madec ne peut pas sculpter le bois dans ce monde. Le bois à son toucher explose. Alors la teinte devient tristesse, sombre comme le visage qui s'abaisse. Les doigts se resserrent. Être obligée de porter des gants de cuir, ne pas pouvoir toucher autre chose que du vivant, ça t'énerve, te révulse. Mais alors, est-ce que pour autant, ta vie était mieux avant ?

L'un des artistes vient alors te voir, une espèce de grand criquet au vu de ses ailes et son corps, mais légèrement humanisé sur le reste pour pouvoir parler et surtout faire son travail d'orfèvre.

« Vous avez perdu quelque chose ?
- Sans doute mon chemin.
- Ici, nous sommes en partie Kal. Ou ce que certains de mes camarades appellent bois. C'est laid comme nom.
- Oui, c'est sûr. Mais au moins on peut vraiment dire que là, les gars, vous touchez du bois. »

Tu railles sans vergogne et l'autre t'insulte sûrement dans sa langue natale en te montrant son agréable bouche à mandibules internes. Mais vrai qu'en regardant la gueule de leurs oeuvres, t'as autant envie de vomir qu'en regardant l'intérieur de la bouche de monsieur pète sec de criquet. Sauf que vous avez pas le temps de vraiment vous mettre sur la tronche, et donc toi de retirer ton gant pour lui en mettre une, vu que ça recommence à crier, s'agiter. Les gens semblent se passer le mot encore sur l'espèce de géant en bougeant frénétiquement leurs bras par peur ou par agacement. Ce "fameux" géant semble même tout casser, baver sur les pieds d'une pauvre femme modèle ou encore briser l'harmonie demandée pour exercer tranquillement. Et au vu des peintures ou des "arts" de certains, tu te dis que c'est pas une grande perte. Criquet lui a l'air d'avoir les crocs, si on peut se permettre l'expression. Le fait que tu l'aies énervé a l'air de lui faire pousser encore plus d'ailes sur ses omoplates biscornus. Les phéromones de la tension pré combat raté, voyez vous. Ça donne faim aux insectes.

Criquet s'en va donc faire sa chasse au géant, sous les applaudissements presque inaudibles de la foule de lâches venus se réfugier à l'étage. Toi, tu suis sans vraiment de conviction pète sec. Ce sera mieux que de rester avec ces gens qui chient dans leur froc en se disant les doigts de Dieu ou des conneries du genre. Mais au fait, pourquoi il y aurait un géant ici ? Ça passe pas vraiment, puis ... de base ils sont pas du genre artistiques dans ton souvenir. Mais advienne que pourra, tu verras sur place hein, si la légende est vraie. Quand vous arrivez à disons vingt marches de l'objectif (toi plus cinquante pour rester loin de Criquet moche), tu entends encore des fracas et des cris intimant à quelqu'un de dégager bien gentiment d'ici. Et encore, là, je suis du genre fleurie dans mes propos, hein Anna. Il y a enfin une femme nue avec une espèce de loque de rideau ou drap rouge déchiré pour cacher au mieux ses atouts féminins, qui sort, en pleurs, rouge de rage. Criquet semble bondir, soudain pris d'un élan chevaleresque et sort sa canne pistolet pour se lancer dans sa "quête". Eh ben. C'est plus une chasse au géant à ce rythme.
C'est un safari.

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MessageSujet: Re: Un éléphant dans un magasin de porcelaine serait plus discret que ça... [Anna] Jeu 23 Juin 2016 - 20:50

J’essayais de secouer ma tête vigoureusement afin de reprendre mes esprits, mais mon subconscient m’empêchait de le faire efficacement. De ce fait, je devais sans doute avoir l’air débile. La dame s’apporcha de moi et me poussa violemment. Comme je ne m’y attendais pas, je chutai sous une pluie de jurons très énervés. Inutile de dire que mon gabarit accrocha quelques objets en essayant de se rattraper, d’amortir la chute.

Les oreilles pointues sortirent de la salle, accompagnées de leur porteur, puis je me redressai lentement, légèrement sonné. La salle s’était vidée, en fait. Je me demandais pourquoi pendant un long moment, avant d’entendre un son derrière moi. J’eus à peine le temps de placer un bras devant moi qu’un truc fin vert vint taper dessus.

C’était un insecte géant. Un genre de criquet… Ou une sauterelle, un grillon… bref, peu importait, il voulait me refaire le portrait et cela ne me plaisait pas du tout. Je n’était pas du genre masochiste… enfin, pas comme ça. Mince, mais à quoi je pense dans un moment pareil ? Faisant face à l’arthropode, je l’entendis me crier :

“ Sale géant ! Il t’en cuira pour ces perturbations ! “

Hein ? Mais ! Je pensai qu’il devait être le copain de la dame de tantôt et qu’il devait sans doute crier vengeance. Il tendit une sorte de bâton et me tira dessus. Bon sang ! Ce que cela faisait mal ! Je titubai en arrière et me repris les pieds dans ce que j’avais déjà détruit. La chute, cette fois, fut plus douloureuse. Me tordant dans tous les sens, j’entendis approcher l’insecte avec un air victorieux sur le visage. Bon sang ! Je ne t’ai rien fait ! Oublies-moi, veux -tu ?

Puis, il eut un air étonné et regarda son instrument comme s’il venait de se rendre compte qu’il le tenait en main. Il prit un air affolé, puis me lança :

“ Mais qu’ai-je fait ? ”

Puis rangea son engin avant de venir m’aider à me relever. Méfiant tout de même, j’acceptai de prendre sa patte antérieure avant qu’il ne m’aide à me relever. Puis, il s’excusa de nombreuses fois. Je ne comprenais pas trop pourquoi ce changement d’attitude, mais c’était bénéfique pour moi, je pourrais en tenir parti pour m’éclipser. Je me grattai la tête, puis lui annonçai :

“ Ne vous en faites pas. L’important est que vous ayez repris vos esprits. ”

Encore une fois, il s’excusa. Je fis un signe gêné des mains, puis je me retournai afin de sortir de la salle. Je me contorsionnai donc à nouveau pour passer l’entrée de la pièce, puis je regardai devant moi. Il y avait deux ou trois personnes qui me regardaient avec des yeux ronds, mais ils ne m’empêchèrent pas de remarquer qu’il y avait une autre personne sortant de l’ordinaire de par son côté normal. Après lui avoir adressé un regard gêné, je passai à côté sans rien dire. Je ne savais pas pourquoi, j’avais l’impression qu’elle avait tout vu de la scène.

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