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The shadow part 1 (Quête, ouverte)

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Éclipse
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MessageSujet: The shadow part 1 (Quête, ouverte) Mer 20 Avr 2016 - 17:42

Dans un monde aussi déjanté que Dreamland, le calme et la sérénité s'avéraient bien plus précieuse que l'or et la myrrhe. Pourtant il y avait bien une zone où celles-ci foisonnaient, un endroit où rêveurs et voyageurs pouvaient profiter d'une halte tranquille, bien que ces derniers devaient se plier aux règles des lieux. La félicité faisait ici office de lois, et gare à ceux tentés de briser cette harmonie.
Les Plaines étaient aisément accessibles, en faisant un endroit de choix pour une promenade, ou encore une rencontre paisible. La délicieuse chose qui foulait doucement l'herbe fraîche n'avait aucune de ces aspirations, seul le hasard l'emmena sur le territoire des chevaux. Ce noir qui couvrait tout son corps détonnait fortement avec la bonhomie des alentours. Cependant la demoiselle n'était point lugubre, disons simplement qu'elle s'avérait quelque peu énigmatique, le masque lui servant de visage renforçant cette expression.

Depuis son arrivée dans cette contrée, elle n'avait croisé que peu de monde. Certes les gardiens des lieux tiquèrent tout d'abord sur son apparence, mais ils remarquèrent bien vite la différence entre l'aura sombre des serviteurs de Seigneur ténébreux, et l'attitude bien plus neutre de l'étrange touriste. Éclipse ne s'était montrée ni menaçante ni intrusive, et elle avait même pris soin de s'éloigner des rêveurs, afin de ne pas perturber leurs rêves. Elle ne faisait pas toujours autant attention, mais aujourd'hui lui inspirait le respect. Chevaux et licornes tolérèrent donc sa présence. Le verbe tolérer prenait là tout son sens, car si elle pouvait circuler, elle n'était pas pour autant la bienvenue.
Quelque chose avait néanmoins attiré son attention. Ce n'était tout d'abord qu'une simple voix devint, au fur et à mesure des pas, une véritable symphonie. Un champs de fleur s'extirpa de l'herbe fraîche, elles avaient la couleur du soleil et du ciel, blanc et jaune, bleu et orange. Ce n'était pas tant ce mélange de couleur qui fascinait la belle, mais les petites choses qui se mouvaient en son sein. Il fallait décidément une très bonne vue pour apercevoir ces petits êtres, mais le sens de l'observation ne manquait pas à l'émissaire de l'Oubli. Un petit peuple vivait dans ce monde fleuri, et cette musique d'un autre temps était leur œuvre. Percussions et voix formaient une étrange musique, un savant mélange de rythmes auquel une corde frottée venait, de temps à autre, donné quelques touches d'élégance. S'était tout simplement fascinant, et assise à même le sol, elle se laissa aller à cet étrange spectacle. Elle ne se posa pas la question de l'origine de ces petites choses, car c'était là une démarche bien inutile dans le monde des rêves. Ici la logique n'avait pas sa place, et ses êtes pouvaient être aussi bien l’œuvre d'un rêveur farfelue, que des lois génétiques grotesques de cet univers déjanté.

".... àààà l'ai..deee!"

Prise comme elle l'était par son observation, la belle ne daigna pas relever ce cri de désespoir. Elle s'en foutait de la façon la plus royale, continuant de profiter de la musique de ce petit peuple qui, quand à lui, demeurait impertubable.

"AUUUUUUUUUU SSSSEEEEEEEEEECOUUUUUUUUUURS!"

Mais c'est qu'il était insistant ce truc! Éclipse daigna lever la tête vers la direction de ce cri, c'est à dire un tas de poussière graisseux et difforme fonçant tout droit dans sa direction. D'ici quelques secondes il atteindra sa position, et vu son allure...

"Hors de question."

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà elle avait quitté sa position. Aussi vive qu'une flèche, elle parcourut en moins d'une seconde la distance qui le séparait de ce boulet de canon. Un pied parfait échoua sur la joue de l'énergumène, transformant sa course désespéré en un vol plané latéral, l'empêchant de justesse de massacré ce champs de fleurs. Elle avait réussi, elle avait sauvé ce petit peuple, et pour peu qu'elle eusse des lèvres, un sourire victorieux s'en serait emparé.

"L'homme cochon devrait faire attention à ..."

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un nouveau vacarme captura son attention. Si la course effrénée de son ballon improvisée avait soulevé de la poussière, s'était une véritable tempête de sable qui se dirigeaient dans sa direction! Le galop d'une horde de centaure n'aurait pas été plus discret, et la noiraude ne dut qu'à son instinct le saut salvateur qu'elle effectua afin de s'ôter de la trajectoire de ces étranges êtres. Ils l'auraient tout bonnement écrasé, et sans doute auraient-ils fait de même avec le petit peuple s'ils ne s'étaient pas arrêté in-extremis. Le leader du groupe s'arrêta effectivement à quelques millimètres de la première fleure, posant un regard ensanglanté sur "l'homme cochon".
Enfin cela eut-été le cas dans le meilleur des mondes, car si le premier réussit à s'arrêter, les autres s'entrechoquèrent dans un chaos misérable, s'étalant lamentablement sur le fameux champs de fleur. En d'autres circonstances, la maladresse de ces choses auraient été hilarante, mais en ce qui nous concerne, cela n'avait rien de drôle.

En quelques secondes, son paisible concert était devenu un génocide, avec comme acteurs principaux un tas immonde de... de... requins marteaux bipèdes, et un truc vaguement humain qui, malgré son vol plané ne cessait d'appeler à l'aide et de pleurer toutes les larmes de son corps. La turbulence de Dreamland l'avait rattrapé même au sein de ces Plaines paisibles. Cependant plus que cet imprévu, s'était la mort totalement gratuite de ces petites choses qui la mettait hors d'elle. Malgré son visage impassible, on sentait bien l'aura agressive, la tension presque palpable qui emmenait du corps frêle d’Éclipse. Elle ne savait pas à qui elle avait à faire, mais ces nouveaux invités allaient payer leur insouciance.





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MessageSujet: Re: The shadow part 1 (Quête, ouverte) Jeu 21 Avr 2016 - 21:44
J’étais assis à table, ce soir là, avec ma mère. On mangeait dans le calme, mais je me sentais gêné. Ma mère me regardait de pied en cap avec insistance, loupant parfois sa propre bouche avec sa fourchette. C’était rigolo à voir, bien sûr, mais aussi très gênant. Je veux dire, évidemment, je n’avais plus peur du regard des gens depuis la veille. Mais le fait qu’elle me détaillait avec insistance ainsi, surtout avec un petit sourire et de la fierté dans le regard, me faisais penser que j’étais resté dans ma chambre pendant tellement de temps…

Ce que j’avais mangé ce soir là était, au final, peu important. ça n’avait pas révolutionné ma vie. Mais c’est ce qui se produisit après qui me marquerait pendant longtemps. . Après m’être levé de table, je me suis levé pour me diriger vers les toilettes, quand tout à coup, je me suis retrouvé enlacé par des petits bras.

Ma mère m’avait serré dans ses bras pour la première fois depuis des années. Je l’entendais pleurer derrière moi, cela me fit sentir coupable. Coupable d’avoir été faible pendant toutes ces années et d’avoir inquiété tout le monde, ma mère la première. Je me retournai alors pour lui faire face et je lui glissai alors, la voix nouée :

- Je suis désolé, maman...

- Mais non, idiot ! L’important, c’est que tu ailles mieux !

J’allais mieux, oui. Mais j’étais incapable d’expliquer pourquoi. Presque honteux, je serrais maman dans mes bras avec force, le visage ravagé par la tristesse. J’avais vraiment l’impression d’avoir gâché des années entières de ma vie et de découvrir que j’inquiétais vraiment mon entourage. Nous sommes resté ainsi pendant au moins trois bonnes minutes avant que je n’avoue :

- J’ai mal au dos...

En effet, mon dos me tiraillait, comme ma mère mesurait une taille normale de femme de son âge et que je m’étais penché pour la serrer dans mes bras. Ma mère relâcha sa prise et moi la mienne avant que je ne la regarde dans les yeux, baissant de beaucoup ma tête. Elle me sourit, les larmes aux yeux, puis me demanda :

- ça va ? Tu n’as besoin de rien ?

Je réfléchis un instant, puis lui signifiai mon besoin en secouant légèrement la tête. Elle se mit alors en tête de débarrasser la table. Je tombai alors sur le moment pour aller vaquer à mes occupations.

Je retournai dans ma chambre alors, posant le regard sur mon matelas par terre, je me suis dit que j’avais envie de me reposer un peu. Je glissai sous mes draps et réfléchis au fait que j’étais plus calme. La journée avait été mouvementée, seulement, je me sentais plus calme.

J’étais désormais assis dans l’herbe, le visage tourné vers un ciel bleu éclatant et des nuages laineux tout à fait agréables à regarder. Juste avant de savoir ce que je faisais là, mon premier réflexe avait été de me relever, comme si c’était naturel. J’étais au milieu de nulle part, entouré par de très vastes étendues d’herbe parcourues de quelques arbres majestueux et des étangs floraux çà et là. L’ambiance était extrêmement calme, il n’y avait qu’une légère brise rafraîchissante comme dans une après-midi d’été.

Une fois que le paysage m’était somme toute appréhendé dans son ensemble, je me posai la question suivante, dans ma tête : “Comment étais-je passé de ma chambre à cet endroit magnifique ?” J’étais dans mon lit, cela voulait dire que c’était un rêve ! Mais ce rêve me semblait très réel, c’était étrange. Un peu comme si je faisais un rêve conscient, voire même plus conscient que ça encore. Je sentais les odeurs des fleurs, le vent sur ma peau, il n’y avait pas de zones floues… Par contre, j’étais bel et bien habillé dans la mode “emo” avec des habits à ma taille ! ce t-shirt et ce pantalon étaient trop classes ! Si je pouvais me voir, ça serait encore plus cool.

Je me décidai enfin de bouger. Mes longues jambes entourées de jean épais noir me déplaçaient relativement rapidement sur l’étendue herbeuse. Ces chaussures, on aurait dit des bottes de rockeur. Je soulevais mon jean pour regarder, elles étaient trop belles !

Complètement joyeux et satisfait de ce rêve, je me mit à gambader partout dans les hautes herbes… Enfin, pas si hautes que cela comparée à ma taille. Enfin bon. Je me dirigeai alors vers l’arbre le plus proche, remarquant que ma physionomie hors norme n’était pas du tout gênante dans ce rêve, c’était magique ! J’aurais voulu que ce rêve dure le plus longtemps possible, mais je savais que cela ne dépendait pas vraiment de moi.

C’était un pommier. L’arbre duquel je m’étais approché. J’étais à hauteur satisfaisante pour prendre une pomme sans encombre. Je la portais à ma bouche afin de mordre dedans, mais une voix se fit entendre non loin de moi, hurlant ainsi :

- AH ! Au s’cours ! Au meurtre ! À l’assassin !

Je tournais alors dans tous les sens pour savoir d’où cela venait, puis reportai mon attention sur la pomme… Un visage était apparu dessus ! Surpris, je lâchai la pomme qui alla s’écraser et s’abîmer contre le tronc du végétal. Je reculais plus par réflexe qu’autre chose, mais la voix repris :

- Vas-y, sale géant ! Arrache-moi à l’arbre, menace de me bouffer et défonce-moi ! Je te dirais rien !

- Une pomme qui parle ? Hahaha, trop bien !

- UN NOUVEAU VOYAGEUR !!!

Des dizaines de voix avaient retentit en même temps, avant que l’arbre ne se secoue… comme un prunier. Je reculais, loin d’être fanatique de cette nouvelle fantaisie. L’arbre s’arracha du sol et une forme vaguement corporelle s’en dessina alors. ça ne sentais pas très bon, je n’étais que deux fois plus petit que lui… et de toute façon, je ne cherchais pas les noises, moi. Je décidai donc de fuir.

J’étais donc en train de courir pour fuir un tréant/ent pommier qui voulait apparemment me casser la figure pour une raison évidente : J’avais voulu manger une de ses pommes. On ne pouvait pas manger de pomme, dans ce rêve, étrange. De temps en temps, des pommes volaient autour de moi, il essayait de me canarder avec, apparemment. Si cet arbre pouvait simplement m’oublier, ça serait sympa.

Étrangement, il le fit. Plus de pomme ne volant et plus de bruit d’arbre écrasant l’herbe, je m’étais retourné. Il avait abandonné ma poursuite, il se contentait de me regarder et de ramasser les pommes qu’il avait jetées. Sans que je sache si j’avais une sorte de pouvoir, je décidais de quitter les lieux. Pour ne pas réveiller les soupçons du sylvestre, je m’étais éloigné de manière calme, même si j’espérais qu’il ne me balance rien d’autre.

Plus tard, parce que je m’étais éloigné de beaucoup, j’entendais quelqu’un hurler, au loin. Je ne voulais pas me diriger vers ces cris, forcément synonymes d’embrouilles, mais remarquai alors une forme noire, un peu sur ma gauche. Je décidai de m’en approcher. Mais les cris s’en approchaient aussi, alors je m’arrêtai bien vite pour observer de loin.

Ce que je redoutais arriva bien vite : Des embrouilles… Un paquet avec ça. La forme noire, qui était pourvue de membres ressemblant à des jambes avait latté un type dont l’aspect était trop flou d’aussi loin. Peut-être avait-il crié pour agresser la forme noire ? De là où j’étais, le type avait foncé dessus sans ménagement et s’était pris un coup d’auto-défense. Bien fait, pensais-je alors. Le type l’avait bien cherché, hahaha. Mais d’autres gens se joignirent aux deux autres, avant de simplement se péter la tronche tous ensemble dans un carré de fleurs. C’était peut-être pas un type qui agressait cette chose noire, mais plusieurs ? Peut-être avait-elle besoin d’aide ? Peut-être allait-elle se faire rouer de coups ? Je me devais d’intervenir.

D’un pas pressé, je marchais en direction de ce groupe de personnes, sans marcher dans les belles fleurs. Ne savait-on jamais s’il y avait encore une bestiole genre tréant de fleurs qui pourrait m’attaquer à tout moment si je décidais de marcher dessus. Par très confiant, je préférais éviter. Plus je m’approchais et plus je remarquais les formes féminines de la chose combattante. Il y avait ce type latté par terre qui avait une tête de puzzle, il ne se remettait pas de son coup, encore. Les créatures qui étaient tombées toutes seules n’avaient pas l’air commodes avaient des têtes de requin-marteau.

Comme le preux chevalier raté que j’étais alors, je m’enquérais de la situation, la voix tremblante, de cette manière :

- ... E-Est-ce que ça v-va ? Besoin d’aide, peut-être ?

J’avais les mains légèrement tremblantes à l’idée que c’était la première fois que je parlais à quelqu’un que je ne connaissais pas du tout… une fille, qui plus était. Est-ce que j’étais bien ? J’avais pas trop l’air con ? Est-ce que j’aurais été assez badass pour elle ? Ce qui était sûr, c’était que ce rêve était réaliste au point de me coller les miquettes à l’idée de parler à quelqu’un. Qu’allaient tous penser de ce spectacle ? Je voyais déjà les créatures semi-maritimes me regarder avec des yeux rougis par la colère.
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MessageSujet: Re: The shadow part 1 (Quête, ouverte) Lun 25 Avr 2016 - 14:05

"Crever l’abcès! CREVER L’ABCÈS!

-Ablation?

-Incision du fémur!"


Mais qu'est-ce qu'ils pouvaient bien raconter? Totalement déboussolée par le jargon incompréhensible de ces petites créatures, j'en oublia momentanément ma rage. Alors qu'elles se remettaient de leur chute au combien ridicule, ces petites choses s'étaient engagés dans un débat totalement incompréhensible, ignorant totalement ma personne et le curieux voyageur. D'ailleurs je me retournai vers ce dernier, qui eut l'élégante réaction de faire trois pas en arrière, et de se mettre à trembler. Dans mes souvenirs, ce genre de spécimen étaient du ressors de Délirium City, non du calme et serein royaume des Plaines. Ceci dit quelque chose chez lui m'avait intrigué. Son corps totalement rafistolé n'était certes pas beau à voir, mais à Dreamland on ne se choquait de rien! Non, il avait quelque chose d'étrange. Mes yeux passèrent rapidement de ce corps difforme à ce visage bouffie, passant de la bouche au nez, du nez aux oreilles...

"L'homme cochon est un voyageur?!"

Pour que vous compreniez ma surprise, il fallait que je m'attarde un peu plus sur son état lamentable. Des bandeaux tachés de sang recouvraient son visage, tandis que le même liquide rougeâtre souillait la majeur partie de ses habits. Si sa tête restait plutôt normale, son bras droit était tout simplement gigantesque, cette disproportion en devenant presque absurde. On avait l'impression qu'un charcutier s'était amusé sur ce membre grotesque. En y regardant de plus près, il semblerait qu'on ait "enlevé" des morceaux de jambes pour les mettre sur son bras, car la jambe droite était ridiculement petite. Bref, tout un tas d'anomalies parcouraient son corps meurtri, tant est que je n'aurais jamais pu penser qu'il s'agissait d'un habitant de "l'autre monde".
Il avait du horriblement souffrir pour se trouver dans un pareil état, et malgré qu'il fut un minable humain, je ne me pus retenir ma compassion. J'aurais sans doute tenter un geste réconfortant, quand une autre voix s'invita à la fête. Décidément, on pouvait passer des heures à se tourner les pouces ici, mais lorsque quelque chose arrivait, tout le monde décidait de se joindre à la fête.

Comment ça si j'avais besoin d'aide? Si l'autre humain m'inspirait un peu de sympathie, on ne pouvait en dire autant de celui-là... D'après toi Casanova, les cinq emmerdeurs qui criaient à tue tête -Amputer- n'étaient là que pour demander leur chemin? Ceci dit je n'eus pas l'occasion de répondre...

"OUI! AIDEZ-MOI JE VOUS EN SUPPLIE!

-Non mais ...

-JE VOUS EN PRIE! CETTE CRÉATURE OBSCURE A TENTE DE M'ASSASSINER!

-Pour tout dire ce n'est pas vraiment....

-S'IL VOUS PLAIT! JE NE VEUX PAS MOURIR ICI! ELLE EST SUREMENT DE MÈCHE AVEC CES ABOMINATIONS!"

Je compris rapidement qu'il ne servait à rien d'argumenter avec ce voyageur, la terreur étant si profondément ancrée en lui qu'il prendrait surement la moindre accolade comme une atteinte à sa personne. Casanova étant sans doute le seul être sensé dans les environs, je me vis contrainte de devoir collaborer.

"L'inconnu est un voyageur? Dans ce cas Galant Prince, occupe-toi de ces horreurs."


Désignant les chirurgiens hommes requins, je fis quelques pas en arrière, laissant au nouveau venu le rôle du héros. Les voyageurs étaient reconnus pour leur force non, et ben qu'il le prouve! Quand à moi, j'avais complètement oublié le petit peuple qui venait de se faire massacrer, bien trop distraite par cette étrange succession d'évènements. Je n'étais point cruelle, mais j'étais aussi inconstante que la brise, et ma peine s'effaçait aisément, quand elle provenait d'une simple compassion.
Les cinq teignes finirent finalement leur charabia chirurgicales, et d'un commun accord ils foncèrent sur ce nouveau mâle. En effet, je m'étais positionné en retrait, le plaçant en toréador, en héros défenseur de la veuve et l'orphelin.
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MessageSujet: Re: The shadow part 1 (Quête, ouverte) Mar 26 Avr 2016 - 17:15
- Amputer !

Les créatures à tête de requin-marteau répétaient ça en criant, sans cesse, comme si elles avaient une sorte de débat interne. Je regardais ces êtres avec une certaine fascination. Seuls les rêves pouvaient vraiment donner de telles choses sans que tu ne te recouvres d’urine à l’idée de devoir les affronter. Cependant, à les voir ainsi devant moi, j’avais vraiment l’impression que tout ceci était réel. Comme s’ils pouvaient interagir avec moi et me faire très mal. J’imagine qu’elles n’avaient normalement rien contre moi… C’était sans méfiance que je portais mon regard vers la personne à fine et noire taille.

Une voix hurlante me tira brutalement de mon observation distraite. Je dus donc baisser ma tête très bas pour regarder la tête de puzzle assise par terre dans les yeux. J’avais beau ne par être habitué au regard des gens, on devinait facilement la terreur dans le sien. L’homme mutilé rampait lentement dans ma direction à mesure qu’il me demandait de l’aide. Ce pauvre bougre était vraiment repoussant, mais on ne devait jamais refuser d’aider son prochain.

Je posais le regard sur la “créature obscure” au moment où celle-ci me demandait de les débarrasser des cinq énergumènes en blouse blanches. Juste parce que je suis de passage dans le coin ne faisait pas de moi un aventurier, contrairement à ce qu’elle affirmait, mais je suis un bon bougre, je ne refuse rien, surtout à une femme. Elle s’éclipsa sur le côté, laissant le passage libre aux cinq homme-requins-marteaux pour venir vers moi, une fois leur débat terminé.

- Biopsie ! C’est un lupus !

S’exclamèrent-ils tous à l’unisson. J’eus donc le corps qui se mit à trembler. Certes, ils étaient beaucoup plus petits que moi. Mais ils étaient tout de même cinq ! ça avait l’air d’une bonne vieille lapidation en bonne et due forme. Je me mit à reculer ; ça craignait beaucoup trop pour moi, comme situation. Je regardai alors la personne par terre au moment où elle recula de terreur. Je ne pouvais abandonner ni ce type sans doute torturé, ni cette charmante ombre au masque blanc. Je pris mon courage à deux mains et arrêtai de reculer face à l’avancée de ces créatures.

Alors j’essayai de les regarder d’un air aussi classe et agressif que je le pouvais, puis avançai dans leur direction pour tenter de leur faire peur de par ma carrure hors norme… Même si j’avais juste l’air d’une très grande crevette.

- Episiotomie sans péridurale !

Ils n’avaient pas l’air très impressionnés par mes deux mètres quatre-vingt de hauteur. Quel dommage. Leur parler n’avait pas non plus l’air d’être la solution au problème, ils se léchaient les babines en frottant les ustensiles de chirurgie qu’ils avaient au bout des mains. Déglutissant bruyamment et difficilement, je me demandais comment j’allais faire pour me tirer de cette situation. Moi et mon envie d’aider autrui, sérieusement. J’aurais dû rester “planqué” tout à l’heure.

C’est alors qu’à force de ne rien faire, les poissons terrestres arrivaient à me faire entrer dans leur zone d’action. Je dus éviter le premier coup de justesse de par une espèce d’instinct de survie. Je reculai alors rapidement de quelques pas. Je m’étonnai de la rapidité avec laquelle je venais de faire ce repli stratégique. Peut-être est-ce que ce rêve me permettait-il d’être plus fort ? Je n’en était pas très sûr, en réalité. Je préférais ne rien tenter d’autre que fuir le temps de trouver une stratégie.

Je reculais à mesure qu’ils avançaient, si bien que cela les énerva, je l’entendais clairement. En repensant à mon envie de chevalerie, je me suis dit que, tout de même, j’étais allé un peu vite en besogne. Je ne quittais pas des yeux les créatures hostiles, qui semblaient aller un peu plus vite dans leurs mouvements, lorsque j’entendis des cris d’encouragement de la part du type encore assis par terre… enfin, je me doutais qu’il l’était encore.

Alors je me décidais de passer à l’attaque ; enfin ! Juste après que l’un ait tenté de placer un coup qui avait presque fait mouche encore une fois, je lui saisit le bras… et de là, je ne savais plus quoi faire vraiment. Je ne me suis jamais battu, même pas en rêve ; Je n’avais pas non plus envie de me battre. La différence de taille étant trop importante, je fus déséquilibré vers le requin-marteau que je tenais. Alors instinctivement, je mis un genou en avant pour me rattraper, ce qui eut pour effet d’appuyer sur la jambe de la créature et de la lui tordre.

C’était la première fois que je blessais un être vivant. Alors j’eus un haut-le-coeur en entendant son genou craquer sous mon poids. Les quatre autres ? À vrai dire, je m’en moquait un peu, à ce moment-là ; À mon grand tort. Je me relevai le plus rapidement possible et sentis un truc genre tire-bouchon s’enfoncer juste au-dessus de ma hanche.

C’était la première fois que je me blessais si sévèrement. Je tenais ma blessure dorsale comme si ça pouvait vraiment la soulager, puis, je m’écartai pour retirer la créature encore coincée dans ma chair. Je lui assénai un gros coup de pied en plein dans le torse pour la faire partir, puis je courut un peu pour m’éloigner de ces fous. Ce rêve était trop… Eh mais, j’avais vraiment très mal, pour un foutu rêve ! C’était vraiment étrange de sentir le tire-bouchon s’extraire de ma tendre peau en en arrachant un bout au passage, puis les nombreux éclairs de douleur qui s’en suivaient.

Je priais intérieurement alors pour qu’on vienne m’aider. Je ne savais pas qui pouvait m’aider, je ne me rappelais plus qu’il y avait encore une personne apte à se battre contre les quatre créatures restantes. J’avais réussi à en envoyer une au tapis, mais pour combien de temps ?

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MessageSujet: Re: The shadow part 1 (Quête, ouverte) Mer 31 Jan 2018 - 16:26
Contre toute attente, et même s’il était possible de le deviner, aucune aide ne vint. Les cinq hommes-requins-marteaux rouges à blouse blanche me faisaient encore face, même si l’un d’eux avait un mal extrême à se tenir sur ses deux jambes. Je la lui avais cassée, mais, étrangement, je m’étais personnellement bien remis de cette horreur. En fait, le fait de m’être fait planter un tire-bouchon au-dessus de ma hanche avait effacé les hauts-le-coeur que j’avais ressenti.

- Un lymphome !

S’écrièrent ces créatures toutes en choeur. Peu après, elle repartirent à la charge. Il fallait que je fasse désormais plus attention pour ne pas me faire blesser à nouveau, étant donné que, pour un simple rêve, tout ceci me paraissait bien trop vrai. C’était impossible que ce ne soit pas un rêve… peut-être une seconde réalité. Comme dans ces mangas, là, où le héros se retrouve plongé dans un autre univers que le sien. Enfin bon, dans mon cas, je préférais tout de même être pénard chez moi à mater des animes débiles, que de me retrouver face à ces monstres semi-maritimes repoussants.

L’un d’eux, sans doute le plus rapide de la bande, avait encore gagné trop de terrain par rapport à moi. Je ne reculais pas assez efficacement pour rester en sécurité. Il tenta de se jeter sur moi afin de s’attaquer à mes longues jambes et ainsi m’empêcher de fuir. Dans un mouvement fugace et efficace, je logeai pendant son assaut mon pied dans sa figure, avant d’appuyer pour le mettre par terre. Cependant, loin de savoir garder mon équilibre, cette action me fit trébucher lorsque le corps de cette bestiole glissa contre l’heure, offrant une bonne occasion aux trois bêtes valides de me rattrapper. Non ! Elles allaient désormais avoir tout le loisir de me charcuter avec leurs doigts en forme d’instruments divers !

- Vasectomie ? Coloscopie ? Rhinoplastie !

Pendant quelques secondes, quelque chose comme le temps de me relever, les trois créatures debout à tête de squale s’étaient arrêtée dans leurs actions. C’était comme pour le tréant pommier de tout à l’heure ! Elles avaient comme oublié ce qu’elles étaient en train de faire, comme si c’était moi qui les avaient affectées avec une sorte de pouvoir ! Génial ! Mais de très courte durée, puisqu’un cri venant de tête de puzzle qui se faisait presque agresser par la dernière créature, celle qui boitait, leur rappela ce pour quoi elles étaient là.

Avec leurs yeux injectés de sang, je compris tout de suite que mon “pouvoir” n’avait déjà plus d’effet. Cela se confirma lorsque ces êtres violents se remirent sur le chemin de mon agression. Il fallait que je trouve vite une parade pour éviter de connaître sans doute le même sort que tête de puzzle, en plus de devoir aller le sauver. Ni une, ni deux, j’entrepris de faire ça en premier. Le sauver. Je me jetai en avant pour rouer dans les brancards de ces ignobles choses et, en essayant d’ignorer les attaques qu’elles profitaient pour faire, je courus le plus rapidement possible vers l’homme aux bandages ensanglantés afin de lui porter assistance.

Je fus pas mal chahuté par les trois assaillants à travers lesquels je passais en force, mais l’une d’entre elles fut violemment bousculée par mon genou. Avant de tomber une nouvelle fois, je me rattrappais du mieux que je le pouvais avant de continuer de foncer vers cette personne qui avait besoin d’aide. J’avais subi plusieurs coupures et hématomes sur les flancs et les cuisses, mais dans l’ensemble, je ne m’en sortais pas trop mal.

Arrivé à portée de brisage de rotule de la bestiole qui s’apprêtait à abattre ses instruments de torture sur ce pauvre homme déformé, je profitais de la vitesse et de ma masse pour sauter avec un pied en avant sur cette chose, l’envoyant définitivement balader sur le côté de manière assez brutale. Enfin, j’imagine que c’était bien fait pour elle. Elle devait être le genre de créature à ne s’attaquer qu’aux faibles, de toute façon.

Après m’être arrêté dans mon élan et avant de reprendre le combat contre les trois autres hommes-bête, je regardais le visage du mutilé qui avait une pointe de gratitude dans les yeux. C’était suffisant pour me ragaillardir et me motiver pour la suite des événements. Je retournais en direction des trois fauteurs de trouble avec l’adrénaline de mon côté afin d’éviter que ceux-ci ne s’en prennent au pauvre type encore par terre. Je ramassais un galet pour leur lancer dessus afin de les déconcentrer.

Je frappai le premier en pleine tête alors que celui-ci regardait bêtement en direction du caillou qui avait chu non loin de lui. Frapper directement avec ses poings était nettement plus douloureux que ce que je pensais en voyant tous ces films d’action sur mon ordinateur. Surtout que la peau de ces trucs-là était rugueuse… Mais je ne pris pas le temps de me lamenter, j’enchainais avec un coup de pied long distance dans une seconde de ces horreurs, l’envoyant sur la dernière afin de les faire tomber toutes les deux.

Mais la dernière se releva bien vite, ce qui me surprit d’autant que son bond tout à fait impromptu surpassa mes pauvres réflexes et me plaqua au sol ; me laissant à peine le temps de protéger mon visage. Bien que je me débattais le plus violemment possible, la créature avait quand même le dessus, maintenant que j’étais au sol. Jamais auparavant je n’avais subi pareille violence. Je me dis que ce n’était pas si facile de se défendre dans cette position et surtout désarmé face à tous ces doigts-instruments de chirurgie. La créature à blouse plus si blanche que cela me lacérait de toutes part, il ne fallait pas que je baisse mes bras ou elle atteindrait mon visage.

Dans un dernier mouvement d’instinct de survie, je me tournais sur le côté, désarçonnant la bête semi-marine. Je souffrais le martyr à cause de ces très nombreuses coupures que j’avais un peu partout sur les bras et le torse. Il fallait que je me remette sur pieds rapidement, puisque la créature ne manquerait pas de se remettre du désarçonnement pour continuer son office. Mais rien ne vint. J’osais à peine baisser mes bras au bout de quelques dizaines de secondes. Je me relevai alors difficilement après la retombée d’action qui me frappait alors. Je ne sus jamais comment j’avaios fait pour neutraliser la dernière créature… mais les cinq corps étaient bien là.

Je soufflais en regardant en direction de tête de puzzle. Je lui souris de manière assez gauche et lui demandais

- Mais bon sang, que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ?

Pour toute réponse, j’eus le droit à une quasi-agression verbale. Son discours était vraiment incompréhensible, presque comme s’il était donné dans une autre langue. Peu après, je regardais les différents corps des cinq créatures que j’avais abattu avec un peu de remords. Mais alors très légèrement. Lorsque je reportais mon attention vers cet homme au discours bancal, celui-ci avait disparu. Disparu sans laisser de traces… quel étrange phénomène que celui-ci.

Quelques temps après, je fus de nouveau allongé dans mon lit. J’étais vraiment installé n’importe comment. Mais c’était bien ça, un rêve. La peau qui me tiraillait ne le faisait plus et tout était rentré dans l’ordre comme si rien ne s’était jamais produit. Une seule chose persistait : Une certaine fatigue. Presque comme si j’avais fait une nuit courte.


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The shadow part 1 (Quête, ouverte)

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