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L'Appel du Destin (avec des explosions)

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MessageSujet: L'Appel du Destin (avec des explosions) Dim 17 Avr 2016 - 18:00
« SALUT LES PEDALES !!! AUJOURD’HUI, BANQUET DE MUSCLES ET DE TATAGNES DANS LA GUEULE ! LES AUTORITES VOUS TABASSERONT SANS RELACHE JUSQU’A CE QUE VOUS AYEZ A VOTRE TOUR TABASSE QUELQU’UN !!! THEME DE LA JOURNEE : A MORT LES FAIBLES !!! YEEEEEEE-AAAAAAAAAHHH !!!! »

Pour faire bonne mesure et afin d’accompagner le hurlement dans la radio du Royaume de la Testostérone, l’immeuble chargé d’annoncer le message explosa dans ce qui était une magnifique déflagration de flammes, d’acier, et d’une odeur de graisse qui devait venir de muscles gorgés de sang sous fusion. Les fous furieux, dans la rue, qui étaient en train d’écouter, se mirent à hurler à leur tour tandis que des tsunamis de poussière emplirent les rues, dans un bruit cacophonique qui devait être emprunté à la folie des lieux plutôt qu’à un son plus calme tiré de la réalité.

Je ne m’étais jamais retrouvé dans le Royaume de la Testostérone, et allez savoir pourquoi. Certes, j’étais maintenant bien plus sage qu’avant, mais avant, j’aurais pu facilement rentrer dans ce monde de dégénérés, de grosses motos, et d’individus à l’égo plus dimensionné que leurs biceps. Je regardais mes bras maigrelets, et compris rapidement pourquoi je n’étais pas ici, comparé aux gens qui marchaient dans la rue. Dire qu’ils étaient musclés ne leur faisait pas honneur, car on se disait qu’ils devaient être aussi musclés qu’Arnold dans sa période Mister Univers. Ce qui était faux. Non seulement ils avaient une musculature effectivement, assez développée pour faire apparaître des muscles jusque-là encore, jamais vus, et que certains écopaient d’une trop petite tête par rapport à leur gabarit (tout en nerfs qui pointaient sous la peau), mais de plus, ils possédaient une stature que les humains ne pouvaient avoir. Certaines avaient des pectoraux de plus de deux mètres de long (donc, plus larges que moi j’étais haut), des formes incroyables en V totalement disproportionnées, une dizaine d’abdos (contre six pour le chaland), des mains en forme de pelleteuses, et des sourires de bogoss qui faisaient « chuis le plus bô ». Là, y avait des écouteurs dans les oreilles, des dents blanches, des barbes bien taillées, mais c’était extrêmement rare de voir quelqu’un de plus vêtu qu’un short et un débardeur. Ils étaient pour la plupart, torse nus afin de montrer leurs muscles dantesques, sans absolument aucun poil, et pour quelques-uns des tatouages (dont la palme revint à un dessin sur un biceps qui représentait un biceps en train de soulever des poids – on avait rapidement compris l’obsession des gens aux alentours).

Autre raison pour laquelle je n’étais pas allé dans ce Royaume, en plus de ma forme de crevette : les individus avaient une force surhumaine qui faisait qu’effectivement, leurs muscles n’étaient pas en carton. On était bel et bien dans un Royaume de la Zone 3, n’importe qui était dangereux, et difficile de distinguer les femmes des hommes (s‘il y en avait). Oui, depuis l’annonce, après avoir hurlé et que la poussière fut retombée, ils s’étaient dépêchés de se mettre sur la gueule, et voilà tous les piétons qui se filaient des punchs, des tatanes, quitte à soulever de la poussière partout, casser des voitures, des lampadaires, des vitres, voire du béton. D’une baie vitrée, à un étage au-dessus de moi, une haltère (avec la tête de quelqu’un dessus, certainement arrachée), fut projetée du dixième étage, pour ré atterrir sur une bagnole qui fut presque coupée en deux sous le choc, et toutes les fenêtres explosèrent d’un coup. Je m’étais protégé pour éviter les éclats qui volaient dans la rue, tandis que les bastons générales continuaient.

Alors que je me protégeais autour, je notais ma tenue vestimentaire. Enfin, tenue était un bien grand mot. J’avais l’air aussi kéké que le reste, les pecs en moins. J’étais donc torse poil, avec mes lunettes de soleil sur le nez, et mon Tatouage bien visible sur le pectoral droit, plus un short vert foncé pas très seyant, un peu bouffi et avec des cordons sur lesquels tirer pour serrer sur les cuisses (intérêt : zéro), et le meilleur pour la fin : des sandales pourries. Pas des chaussures fines de sport, non, des sandales. Le swag était grand, je pouvais être heureux. Jusqu’à ce que d’un des gros tas me voie, se rende compte qu’un de ses bras était plus large que moi, et se mette à foncer dans ma direction (il était rapide en plus), en hurlant le slogan qu’on pouvait entendre dans les bagarres générales un peu partout dans la ville :

« MORT AUX FAAAIIIBLES !!! »

Si ça avait été mort aux bâtons, je me serais incliné, mais c’était mort aux faibles. Puis, fallait bien que je tabasse un des gars pour éviter que la police ne me poursuive. J’attrapai son poing, le tordit si violemment qu’il se cassa (il était trop con pour hurler, il ne s’était pas attendu à ça), puis je lui envoyais un coup si fort dans la mâchoire qu’il s’envola et qu’il s’incrusta dans le mur le plus proche tel un personnage de cartoon, le cul bien enfoncé. Comme pour m’excuser, je continuai ma route et expliquai :

« J’ai les muscles secs. »

J’avais donc mon passe-droit pour éviter de me faire trop taper dessus pendant la nuit, ça serait cool. Tandis que j’avisai un des bars de la ville, je me rappelai les dix règles de la badass-attitude que m’avait enseigné Fino. Enfin, qu’il me les avait dites, parce que les dix règles en question, précisément, je n’en avais aucune idée. Eviter de trop parler, et cogner facilement si nécessaire afin que les autres évitent de trop te chercher. Fallait avoir la paix, quoi, et les phalanges étaient de véritables pacificateurs. En gros.

Je pénétrai dans le bar qui semblait avoir eu le droit à sa bagarre générale depuis peu, vu le nombre de tables cassés. Dans les bars stéréotypés, on voyait des matins avec une ancre en tatouage près de l’épaule, on avait des gueules cassées qui faisaient les piliers de bar. Ici, les survivants (parce que la moitié du sol était recouverte par des corps inanimés et des objets cassés, notamment des tables, des chaises, des bouteilles) étaient bien plus actifs. Ils ne parlaient pas, ils beuglaient, et la moitié des tables étaient le terrain d’affrontement aux bras de fer, et les bras en question étaient si énormes qu’on voyait à peine sur quoi les coudes reposaient. Les gorges, larges et pleines de vie, enchaînaient les culs secs comme des Belges, et ça chantait, ça riait, y avait des militaires beaufs un peu partout, et enfin, une présence féminine qui chantait sur un piano – j’espérais qu’elle n’offrait pas son corps derrière à un héros, parce que sinon, bah, il faudrait la remplacer vite fait. Dommage, elle semblait bien chanter, mais les beuglements recouvraient totalement sa voix. J’avisai un tabouret et m’assieds au comptoir, et commandai (en oubliant de renforcer ma virilité) :

« Je voudrais de la bière s’il vous plaît.
_ ‘ai pas ça, tapette. »
Il était aimable, le barman.
_ Du whisky ?
_ Non plus, tafiole.
_ Un tord-boyau alors ?
_ Grumpf. »
Il se dépêcha de me servir, et me traitai à nouveau de pédale en me déposant le verre. « Tu paies si tu la bois pas cul sec, pied tendre. » Merci la sympathie. Je lui fis un doigt d’honneur pendant que je buvais cul sec comme il le demandait (c’était même pas si fort que ça, que de la gueule – je ne penserais pas ça dans 5 secondes, mais là, ça allait, je toussais pas). Cependant, il sembla que mon doigt d’honneur ne fut pas vu comme une réponse à ses insultes, mais bel et bien comme une provocation.
« QUOI QUOI ?! TU ME CHERCHES, PETITE MERDE ??!! » Puis il se dépêcha de se déshabiller (punaise, il était bien baraque aussi) devant tout le monde, il se planta devant moi, et il frappa ses pectoraux en gueulant : « VAS-Y, TU ME CHERCHES PETITE MERDE ?! TU VEUX TA BAFFE DANS TA GUEULE PETITE MERDE ?! ENCULE ! ENCULE DE SA RACE DE SA MERE, PETITE MERDE !!! J’EN VEEEEUUUUUX !!! » C’était facile de comprendre quand vous lisiez, mais moi, je reçus plus de postillons que de mots intelligibles.
« Je comprends que dalle à ce que tu dis. » Il prépara son poing pour me l’envoyer en pleine gueule. Le service clientèle ici était plutôt nase.
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Lun 18 Avr 2016 - 18:58


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« SALUT LES PEDALES !!! AUJOURD’HUI, BANQUET DE MUSCLES ET DE TATAGNES DANS LA GUEULE ! LES AUTORITES VOUS TABASSERONT SANS RELACHE JUSQU’A CE QUE VOUS AYEZ A VOTRE TOUR TABASSE QUELQU’UN !!! THEME DE LA JOURNEE : A MORT LES FAIBLES !!! YEEEEEEE-AAAAAAAAAHHH !!!! »

Le hurlement à la radio fut la première chose qui accueillit Dazh au cœur du Niou Yorkshire à en juger l’écriteau qui pendait lamentablement au mur d’une vieille baraque dont les ruines fumaient encore. Le gros de la ville s’étendait devant lui, et le moins que l’on puisse dire, c’était qu’il y avait de l’animation. De toute évidence, il se trouvait en périphérie de la ville. Malgré tout, le bruit de nombreuses détonations lui parvenaient. Pourtant, la ville ne semblait pas en état d’alerte. Le message radio qui tournait en boucle –non-. Le message ne tournait pas en boucle. Contre toute attente, l’animateur ne se lassait pas de hurler « A MORT LES FAIBLES !!! ». Ce message donc, expliquait à lui seul ce qui se passait.

« Putain… C’est dingue que je sois jamais venu ici avant.. »

La seule écoute du message radio éveillait chez Dazh des instincts plus que primaire. En cet instant, rien ne pouvait plus ébranler sa volonté d’aller jeter un œ.. –non-. De participer. Mais tout d’abord… Qu’es ce que c’était ces fringues qu’il avait sur le dos. Un bermuda en jean rapiécé et un tee-shirt gris en piteuse état. D’habitude, il fallait au moins que la nuit s’achève pour qu’il se retrouve dans cet état. Soudain, un nuage de poussière attira son attention sur sa droite. Sans s’inquiété, Dazh s’y intéressa comme l’aurait fait n’importe quel badaud, dans n’importe quelle autre ville. Il lui sembla que le mur de cet immeuble, non loin de là, avait littéralement été enfoncé. Puis c’est alors qu’une montagne de muscle jaillit des débris. Le gars était impressionnant. Monstrueux même. Il avait des muscles sur les muscles, eux même, sur d’autres muscles. S’il avait le visage à hauteur de celui de Dazh, ses muscles trapèze étaient si formidablement développés qu’il gagnait presque trente bons centimètres. Dazh se livra à un calcul rapide. Le gars culminait donc à un bon 2m10.

« Oh. Oh. On dirait que quelqu’un à dévaliser le Dr Jekyll. »

Le monstre en question courrait dans sa direction. Il était si monstrueusement musclé que Dazh aurait été incapable de dire si le gars avait au moins la décence de porter un slip. Contre toute attente, ce mec était rapide. Très rapide. Et Dazh ne bougeait pas. Calme en apparence, le morpheur était prêt. En réalité Dazh, The Rock, était tout aussi exalté par les évènements qui avaient lieu en ce moment même. Pour rien au monde, il n’aurait souhaité être ailleurs.
Alors Le colosse frappa si vite et si fort que le voyageur disparu en un instant. Comme s’il avait été pulvérisé, il ne restait aucune trace de lui dans la rue. Fier du résultat, le gars observa son poing, un peu surpris, comme s’il s’agissait d’une arme de destruction massive. Ce qui n’était pas complètement faux. Cependant, les choses ne faisaient que commencer.

The Rock, s’extirpa des décombres du mur qu’il avait emporté dans sa chute. Des gravats s’effondrèrent, alors qu’il se redressait, pour venir lui abîmer la trogne. Mais cela lui importait peu. Ce n’était pas suffisant pour le blesser sérieusement. Le golem de Quartz qu’il était devenu se fichait bien des dégâts de ce genre. Alors, Dazh se débarrassa des pierres et du mortier qui entravait encore le reste de son corps ensevelis et entreprit de rejoindre son agresseur. Ce dernier s’était un peu calmer mais déjà, il cherchait une nouvelle cible.

Le morpheur s’approchait nonchalamment du badass de toute à l’heure, en faisant mine de se masser la mâchoire. Comme si le coup reçut avait pu entamer la résistance de son corps de pierre. Il fallait cependant admettre que sa performance n’était pas mauvaise. Cependant, Dazh avait également quelques arguments percutant à lui soumettre. Alors qu’il n’était plus qu’à quelques mètre de lui, le badass en question se retourna, curieux de voir qui s’amenait aussi tranquillement. Mais il ne réagit pas. De toute évidence, il n’avait pas beaucoup de suite dans les idées. Le voyageur était désormais d’une taille à peu près égale à celle de l’autochtone. Ce détail n’avait pas échappé à ce dernier qui le dévisageait des pieds à la tête comme abasourdie.

Mais sans attendre, le morpheur arma son poing et frappa son adversaire au niveau de l’estomac. Ce qui n’eut absolument aucun effet. Le gars resta stoïque encore un instant, puis un pauvre sourire de débile vint éclairer son visage. Le badass entreprit d’infliger au morpheur un coup de boule mémorable. Ce qui n’eut guère plus de succès. Cette fois, ce fut au tour de Dazh de ricaner. Le voyageur recula d’un pas et essaya cette fois un crochet en direction de la mâchoire de son adversaire. Et encore une fois, en vain. Sa condition de morpheur lui assurait une résistance considérable, c’était indéniable. Mais sa force n’était pas tout à fait à la hauteur. Cependant, Dazh n’abandonna pas. Pas plus qu’il n’attendit la riposte. Aussitôt le morpheur rassembla ses forces et, chose qu’il ne faisait pratiquement jamais sous cette forme, bondit dans les airs pour donner plus de puissance à ses deux poings dans le but de frapper son ennemie au crâne. Dans le contexte de cette nuit, Dazh ne résista pas à l’envie de baptiser cette atta...

Enfin ses efforts furent récompensés. Tout d’abord, le gars chancela, incapable de conserver son équilibre. Ses yeux semblaient observés des mouches imaginaire qui volaient devant son visage. Il ne restait plus qu’une chose à faire. Le cueillir au menton. Et c’est ce que fit The Rock d’un seul coup de poing, plein d’énergie et de toute beauté. En guise de dénouement, Dazh se permit de piétiner tranquillement le gars au sol avant de poursuivre en direction du centre-ville, sans se défaire de sa protection de Quartz. Le spectacle qu’offrait le centre-ville était à la fois effrayant et exaltant. C’était presque trop pour le morpheur qui se demandait comment il en était arrivé à ne jamais fréquenter cet endroit depuis tout ce temps.

Mais Dazh n’ignorait pas qu’il était complètement étranger à ce royaume. Il lui fallait se poser et observer un peu les choses s’il voulait comprendre. Et justement, sur sa gauche, l’endroit parfait. Un bar encore à peu près en état accueillait de nombreux individu. Il ne fut pas surpris de constater de nombreux corps inanimés sur le sol. En revanche, il fut étonné de constater que la norme en vigueur dans ce royaume, c’était au minimum cent kilos de muscle. Une chance pour lui que sa métamorphose l’amenait à rivaliser avec la moyenne des autochtones en terme de poids et de taille. Grâce à cela, il parvint à s’installer au bar sans trop de souc –non-. Décidément, les choses étaient vraiment inhabituelles dans ce royaume. Un autre badass vint lui chipoter trois centimètres d’espace sur le comptoir. Sur le coup, Dazh ne réagit pas et très vite, il fut « éjecter » de sa place au bar.


« … ME CHERCHES PETITE MERDE ?! TU VEUX TA BAFFE DANS TA GUEULE PETITE MERDE ?! ENCULE ! ENCULE DE SA RACE DE SA MERE, PETITE MERDE !!! J’EN VEEEEUU… »

A l’autre bout, le ton montait également avec le barman. Ceci dit, il était parfaitement à sa place. Il n’y avait pas un gars qui ne gueulait pas dans ce bar apparemment. Dès lors, Dazh savait ce qu’il lui restait à faire. Sans se préoccuper des règles du savoir-vivre, le morpheur s'approcha du barman et disposa tranquillement son lourd bras de pierre sur le crâne de ce dernier… « Bon, j’ai pas mal réfléchi tu vois.. »  …avant de le lui enfoncer dans le comptoir.

« QUAND LA VIE VOUS FAIT TREBUCHER, CA NE SE SUFFIT PAS DE SE RELEVER ! IL FAUT LUI PETER LES ROTULES A CETTE GROGNASSE ! ŒIL POUR ŒIL, DENT POUT DENT ! « ESSAIE UN PEU DE TE RELEVER MAINTENANT, TRAINEE »  ! »

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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Ven 22 Avr 2016 - 1:25
Les anges gardiens pouvaient prendre les formes les plus incongrues pour vous sauver la mise : quelques fois, invisibles, ils vous faisaient changer de trottoir, vous faisaient rencontrer un inconnu qui allait apporter la solution à vos problèmes, d’autres fois, ils sont des muses qui vous inspirent dans les meilleurs moments, d’autres fois, ils sont des souvenirs qui ressurgissent là où vous en avez besoin, pour vous débarrasser d’un obstacle ou tout simplement, apaiser des souffrances, ou bien encore, prenaient la forme d’un golem destructeur en minéral qui tabassait les barmen méchants, le tout dans un langage coloré, au moins brutal, que Fino aurait jugé assez agressif pour les restes de chair collés au poing de l’affreuse créature.

J’aurais pu être passablement surpris de voir ici un Habitant des Rêves qui changeait radicalement des autres formes vivantes, vu qu’il était fait de cailloux brillants (désolé pour le vocabulaire limité, je ne suis pas paléontologue de rochers), et que les êtres ici se devaient d’être faits de muscles et de sang pour développer les premiers… Même si au final, n’était-ce pas totalement illogique selon les principes oniriques que si un caillou s’entraînait au développé-couché, il puisse se muscler tout de même ? Enfin, prout, désolé de tergiverser pour gagner des lignes, disons juste que oui, ça ressemblait plus à une Créature des Rêves qu’à un Voyageur MAIS qu’en raison de mes lunettes qui me décryptaient les auras, je pouvais saisir la véritable identité de mon sauveur en quartz, qui n’était qu’un Voyageur pouvant changer la constitution de son corps. Mon instinct de grossbyt me soufflait à l’oreille que ça devait faire mal de frapper dans le Racaillou premium, mais laissons là ces pensées testostéronées, enflées par l’atmosphère ‘sportive’ des alentours (et certainement hypocrite par ailleurs, j’étais persuadé que c’était le genre d’individus qui applaudissaient les hautes performances physiques, mais crachaient sans vergogne sur tous qui utilisaient des drogues pour se booster, en sachant que tout le monde le faisait ; fallait pas se faire chopper, non mais). En tous les cas, buvant mon verre, je remerciai le Voyageur d’une voix calme et une fois seulement qu’il eut terminé son carpaccio de barman :

« Vous êtes bien urbain. »

J’étais persuadé que cette phrase, ou ce ton de phrase, devait être piqué à Clem – de toutes les manières, Clem était un voleur, son cynisme et son apparence décontractée moqueuse tel un Spiderman qui aurait perdu ses pouvoirs mais pas son bagout, sortaient tout droit du Ed Free des premières années oniriques, avant qu’il ne se rende compte qu’effectivement, Dreamland était avant tout une terre de cauchemars avant d’être celle des rêves… Juste que quand on était Rêveurs, on avait l’intelligence de s’aventurer dans les seconds plutôt que les premiers.

Je jetais un coup d’œil à la salle autour de moi, qui nous regardait sans oser intervenir, voire même, sans en avoir vraiment l’envie. Que le barman fut une cible n’était pas un souci, surtout s’il y avait un remplaçant ou que les agresseurs en question transformaient les muscles en yaourt vitaminé, mais y avait tout de même quelque chose dans l’ambiance qui était différente. Je fis peu cas de cela, j’étais habitué à vagabonder dans des Royaumes où simplement porter l’étiquette de Voyageur procurait une bulle dans laquelle les gens ne voulaient pas rentrer, sauf si c’était pour vous faire manger vos dents.

Une fois le verre terminé, ce qui arriva environ cinq secondes après avoir prononcé la phrase au Voyageur, je sautai par-dessus le comptoir, et lui proposai à boire, s’il avait envie d’un truc pour se désaltérer (tant qu’il buvait pas du sable). Mon restaurant était bientôt monté, il ne me restait plus qu’à développer mes compétences, et même s c’était moins ennuyant et plus rapide que le management, le bar restait un indispensable. Je faisais partie de la vieille école qui voulait qu’un patron soit un leader, en gros, celui qui avait le plus de compétences possibles, et qu’il n’avait le droit à la tête de son équipe juste parce qu’il pouvait rivaliser voire moucher, n’importe lequel de ses collègues. Une mentalité militaire peut-être, qui voulait qu’on respecte plus les sous-officiers que les officiers, ordinairement supérieur dans la hiérarchie. Voilà, j’étais le nouveau barman, pour un client, voire deux me comptant, car je me dépêchai de me servir, mais essayant de reconnaître les différents alcools, j’étais prêt à donner un coup à l’ange-gardien.

Quand enfin, des sirènes de police arrivèrent… Quoi, toute la ville avait le droit soudainement de se sauter sur la gueule parce qu’une voix à la radio le leur avait demandé, mais taper une personne en plus, c’était pas un problème ? A moins que les barmans, vieux gardiens de la sagesse alcoolisée, étaient protégés par des lois qui dépassaient le cadre de l’haltérophilie ? Il y eut une dizaine de voitures de policier qui se dépêchèrent d’encercler la façade du bar, n’hésitant pas à se rentrer dedans, et deux policiers sortaient par voiture, tous musclés, et généralement et blanc plus une couleur différente (attention, voici les bud movies qui arrivaient). Un capitaine blackos, de deux mètres de haut et pas loin de faire la même en large, avec une barbe qui soulignait le carré de son visage, se dépêcha de hurler dans un haut-parleur :

« LES DEUX VOYAGEURS QUI ONT FRAPPE LE BARMAN, RENDEZ-VOUS TOUT DE SUITE, LES MAINS SUR LA TETE ET CONTRE LE MUR !!! » C’était physiquement impossible, ou très compliqué, ou très inconfortable. Je ne bougeai pas, cela ressemblait plus à formule de politesse qu’un véritable ordre.

Derrière lui, tous les flics s’étaient positionnés comme des commandos de l’absurde derrière leur voiture, avec des pistolets ridiculement énormes. Le recul qu’elles devaient infliger à leur porteur à chaque coup tiré devait pouvoir assommer un éléphant. Un seul se dépêcha d’assommer son collègue sans que personne ne le voie, d’un coup de manche dans le casque (il n’avait peut-être pas encore tabassé le quota de victimes demandés par la radio de tout à l’heure). Le capitaine de l’équipée continua, postillonnant si fort dans son appareil que les postillons pouvaient atterrir dans le bar :

« ON A VOS TRONCHES, BANDE DE PETITES TORGNOLES !!! VOUS ETES CONDAMNES A ACCOMPLIR CINQ ACTIONS BADASS POUR NE PAS AVOIR RESPECTE LA LOI STIPULANT QUE LES BARMEN N’ONT PAS LE DROIT D’ETRE ASSOMMES TANT QU’ILS N’ONT PAS PARTICIPE A LA BAGERRE.
_ Bagarre, chef »
, lui souffla gentiment un de ses hommes en levant le doigt.
« OUAIS ! VOUS ETES PREVENUS ! TANT QUE VOUS AUREZ PAS REMPLI L’AMENDE, HEIN, CHAQUE HABITANT DE CETTE VILLE AURA LE DROIT DE VOUS EXPLOSER LA GUEULE OU DE VOUS EXPLOSER TOUT COURT !!! ET LES CINQ ACTIONS DOIVENT ETRE DIFFERENTES, BANDE DE MERDE, SINON, CA COMPTE PAS !!!
_ Sergent, l’inspecteur Arnold, et bien, et bien, et bien il m’a tapé. »
Le sergent en question chercha du regard celui qui avait parlé d’une façon maniérée, et lui envoya son mégaphone dans la gueule si fort que le visage de la victime en fut défiguré. Peut-être même qu’elle en était morte. Il porta son regard vers le bar, espérant qu’on le voyait toujours, puis fit le signe du « mes deux doigts devant mes yeux, pis devant les vôtres, je vous surveille, et je parle plus parce que sinon, je vais me casser la voix vu que j’ai plus mon mégaphone ».

Il remonta dans sa bagnole, et la dizaine de voitures repartirent en trombe, laissant la rue vide, sinon des deux policiers qui s’étaient fait tabasser pendant l’intervention. Ils étaient aussi agressifs que rapides les flics d’ici, vingt personnes pour coller une amende à des Voyageurs. L’amende était en tout cas spécifique à ce genre de Royaumes j’imaginais, mais si on était fichés, tant qu’on ne la remplissait pas, on ne pourrait pas marcher tranquillement dans les rues du Royaume sans se faire agresser par des bodybuilders. C’était un peu dangereux, un peu seulement, mais ça serait ennuyant si je devais retourner plus tard dans les environs pour une enquête ou une arrestation, et que la ville me poursuive au cul.

Je regardai les gens du bar, qui hésitaient à nous tomber dessus pour créer une nouvelle bagarre général approuvée par leur gouvernement, ou à tranquillement siroter leur boisson énergétique (ou leur alcool suprafort) parce que bon, ça ne faisait pas d’attaquer des gens aussi vite, et qui mettaient la purée à un barman.

« Tu penses qu’on peut sortir sans risque ? »

On était dans la même galère, mais jusqu’où ça l’intéressait lui, de remplir ce genre d’amendes ? Avant de régler la facture, fallait sortir d’ici. Et si on avançait de quelques pas, on serait rapidement encerclés par des tables prises, et il suffisait de la vaillance d’un seul homme pour retourner les plus démotivés des autres clients.


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Dazh Dalreight
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Sam 23 Avr 2016 - 15:07


L’appel du Destin
Le Ed Free & Dazh, The Rock


Les dizaines de voiture repartirent, non sans exploser un lampadaire, deux piétons et la palissade en bois d’un riverain. C’est à cet instant que le Ed Free choisit de regarder les gars du bar. Dazh regardait Ed, tandis que les gars du bar regardaient Dazh, qui entreprit alors, de les regarder. Finalement Ed regarda Dazh et tous deux observèrent les gars du bar qui n’avait pas cesser de les regarder. Contre toute attente, le morpheur leur tourna le dos et avala d’une traite le verre qu’on lui avait servi, avant de se souvenir qu’il ne buvait pas d’alcool. Le breuvage n’avait de toute façon aucun goût pour le golem de Quartz.

Galvanisé par l’ambiance qui régnait dans ce royaume, Dazh se leva et fracassa avec nonchalance, le verre qu’il tenait à la main. « Bon, les fiottes, on va y aller, hein.. ! » lâcha le morpheur a l’attention de l’assemblé, tandis qu’il invita le Ed free à le suivre d’un geste de la tête. Serein, le voyageur enjamba un tabouret qui gisait sur le sol et dans un excès de badasserie et de maladresse, brisa le siège, alors qu’il s’apprêtait à partir. Dans l’indifférence la plus total, Dazh poursuivit son chemin jusqu’à la porte du bar. S’il avait su siffler, il se serait-il permis le luxe d’offrir à l’assistance, un départ digne de ce nom. Malgré tout, aucun des gars ne se leva pour l’arrêter. Finalement, ce n’était peut-être pas des mauvais bougres.

Sur le boulevard de la Puissance, en direction du centre-ville, tout était comme d’habitude. Les oiseaux chantaient, les fleurs s’épanouissaient, quand tout à coup, l’enfer s’abattit sur le quartier. La vitrine du bar face à la salle de Gym N°564 154, éclata dans un vacarme assourdissant. Une benne  à ordure jaillit de l’intérieur la rade à une vitesse folle, emportant sur son chemin, les habitués qui vinrent s’écrouler sur un périmètre de vingt mètre. L’un deux, une montagne de muscle particulièrement musclée, percuta une voiture avant de perdre conscience, à mi-chemin du trottoir opposé. La voiture, quant à elle, vint rebondir sur la masse imposante du badass sur la route avant de s’abîmer contre un immeuble où elle explosa, pour faire bonne impression.

Le morpheur cessa de pousser la benne, qu’il envoya balader contre la devanture de la salle de gym en face. Avec l’aide de l’Ed Free, il avait annihilé toute résistance, jusqu’à gagner la sortie. Maintenant libre, Dazh pouvait s’en aller et ne plus revenir. Cependant il y avait cette histoire d’amende. Si cette dernière n’avait aucune espèce d’importance pour le voyageur, le fait qu’on leur demande de faire des trucs badass était une insulte. L’esprit de Dazh s’était pleinement imprégné de l’esprit badass qui existait dans ce royaume. Et ça commençait par le non-respect de tout ce qui avait le malheur de se trouver dans les dix kilomètres alentours. Alors, dans un élan d’égoïsme, le morpheur entreprit d’adopter la destruction comme philosophie.

Et justement, comme venu du ciel, l’outil de destruction ultime apparut devant lui. Sous la forme d’une masse importante en acier, la boule de démolition qu’il avait devant lui était suspendue à une grue, à quelques rues de leur position. De nos jours, cette méthode autrefois populaire était amenée à être remplacer par d’autres engins de chantiers équipés de pinces hydrauliques fixées sur de longs bras, ou par une démolition contrôlée à l’explosifs.

« Au moins, dans ce royaume, ils ont conservés les bonnes habitudes. »

Sans un regard en arrière pour savoir s’il était suivi par son compagnon d’une nuit, Dazh fonça en quête de la boule de démolition. Ce spécimen devait être parmi les plus imposants qui ont jamais existé. Quelque chose comme… plusieurs tonnes.
Quand Ed le rejoignit finalement, Dazh avait mis la main sur l’engin de chantier et, également, sur un pot de peinture qui devait trainer dans les environs. Le morpheur, qui ne s’était pas défait de son apparence de Golem de Quartz avait commencé à écrire son nom en gros sur la poire métallique.

« Dazh.. The.. Rock.  Voilà.. ! Comme ça, ils sauront qui qu’à tout péter la ville.
Je te mets ton ptit nom aussi ? »

Sans attendre de réponse de sa part, le morpheur laissa le pot en évidence avant de se précipiter aux commandes d'un tel engin. Cependant, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme prévu. Il ne s'en était pas rendu compte, mais il avait put venir jusqu'ici sans encombre. Seulement, un groupe de quelques individus venaient de déboucher au coin de la rue, et tous étaient des gars aussi robuste que le mecs rencontré un peu plus-tôt. Même avec toute la bonne volonté du monde, le morpheur n'aurait put triompher de tels adversaires, surtout s'ils étaient aussi nombreux.
...Mais il pouvait essayer..!! -non. Pour le coup, il devait faire taire son esprit badass s'il voulait vivre encore un peu.

« SALUT LES PEDALES !!! VOUS ETES TOUJOURS SUR TESTOSTEREO ! ON M'APPREND A L'INSTANT QUE DEUX GROSSES TANTOUZES DE VOYAGEURS N'ATTENDE QUE DES COUPS  DANS LA GUEULE ! LES AUTORITES ONT LEVER TOUTES LES SANCTIONS POUR VOUS PERMETTRE UN BON GROS VIEUX TABASSAGE DE FIOTTES!  A MORT LES FAIBLES !!! YEEEEEEE-AAAAAAAAAHHH !!!! »

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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Jeu 28 Avr 2016 - 17:28
Sortir du bar fut au final une mince affaire, car le gros roc était d’un naturel douillet et se dépêcha d’user des gros moyens pour sortir : ce fut donc sous couvert d’une énorme benne à ordure, qui servit de bélier contre cette grosse porte qu’était la foule, qu’on provoqua une véritable scène d’action pour s’enfuir, et les figurants dehors, très réactifs, se dépêchèrent de tout faire sauter. Pendant notre ridicule évasion (oui, nous étions quelque part grandioses, mais qu’aviez-vous envie de voir, un duel terrible entre deux groupes de même calibre, ou bien un Voyageur expert et un gros caillou contre une foule de badauds surpris, leur verre à la main ?), qu’alors que Quartz jouait à la seconde vague du bélier, que j’étais derrière à frapper ceux qui cherchaient trop à se rapprocher, si possible, non pas de la plus violente des façons (en leur écrasant le poing sur le crâne jusqu’à ce que celui-ci ressemble à un pancake à qui on aurait voulu donner une forme de chausson), mais de la spectaculaire (en bref, frappe dans le bide pour les faire s’éjecter les uns contre les autres, ainsi que le fameux : je te prends et je cogne un autre musclor avec).

On fut dans la rue rapidement pour constater les dégâts qu’était capable de provoquer une sortie de routes – ces gens avaient des moteurs à explosion qu’auraient adoré les Dupont/d – et il fallait se dépêcher de régler l’amende pour les raisons que j’avais déjà évoquées plus haut. Heureusement, mon compagnon semblait déjà avoir une idée et se dirigea vers une énorme grue comme on n’en voyait jamais, sauf dans les films où l’on avait besoin de démolir une maison, c’est-à-dire, avec une énorme boule raccrochée en haut qui servait à rythmer des scènes d’action, à en avoir quand il n’en fallait pas, ou bien pour Miley Cyrus. Je voyais déjà ce qu’il avait en tête. Je le suivis tout de même pour dire :

« Oublie pas, hein, être destructeur et badass, c’est deux choses différentes. » Nan mais écoutez le type taillé crevette qui se la jouait, mais que voulez-vous, j’avais suivi des cours (vraiment). « Faut rajouter une touch, un style. »

J’étais tout de même entraîné par le golem, il devait penser qu’il n’y avait pas de souci, ou bien il n’écoutait pas, dans ce cas, ça serait dans le ton du Royaume : les relous avaient toujours tort, place à l’instinct et à la destruction, même si le premier terme était mal employé et servait à mieux habiller ce qu’on pourrait qualifier de ‘têtu idiot’, et que le second sonnait comme l’ultime fin en soi.

Il se dépêcha de préparer sa bouboule avec de la peinture, j’approuvais cela dans ma tête, et quand il me demanda s’il voulait que je rajoute mon nom quelque part, je lui dis :

« Désolé, non. » Je cherchais une explication, mais à part : pas envie d’être associé à un tel acte de bourrinage, je ne voyais pas, et je ne me sentais pas de lui dire ça comme ça, je ne savais pas. Etait-ce parce que je n’avais pas envie d’avoir le mauvais rôle du bud-movie ?

Cependant, deux événements arrivèrent simultanément et sentaient bon le menu MacCastagne avec sauce au sang sur le côté. Premièrement, un groupe d’individus venaient nous faire la peau (ils en avaient l’air en tout cas, mais même s’ils poussaient une poussette, ils donnaient l’impression qu’ils allaient la manger ou arrêter un brigand en la lui lançant dans le coin de la figure), secondement, la voix dans la radio retentit pour inviter le groupe en question s’il n’en avait pas l’intention, ainsi que tous les autres groupes, ainsi que tous les individus qui faisaient leur jogging et voulaient un snack de pains pendant la pause, à venir nous défoncer la gueule et nous péter toutes nos rotules. Charmante attention, fallait pas. En tout cas, ça commençait à affluer là, pendant qu’une explosion indiquant qu’un bâtiment aléatoire venait de se faire détruire pour conclure le message radio, et le golem était pas monté à bord de l’engin. Je voyais cependant une belle opportunité pour faire une pierre deux coups, sans mauvais jeu de mot : on aurait chacun un acte badass à notre actif.

« Monte vite et fais jouer du boulet. » Je fis craquer ma nuque et sortis mon panneau de signalisation de derrière moi. « Je vais les retenir. » Plutôt badass, ouais.

Tellement que des types à une fenêtre d’un des gratte-ciels qui étaient présents partout en ville (très très très peu de maisons typiques, mais j’imaginais que seules les hautes personnalités y avaient droit, comme les boxeurs) était en train de dire qu’il y aurait une super bagarre épique dans pas longtemps et qu’il fallait absolument mettre de la musique pour ne pas perdre le moment. Des enceintes (invisibles depuis ma position malgré le fait qu’elles semblaient être partout) se mirent à commencer à mettre du gros son. On put entendre la musique d’intro de Rocky, deux musiques de rap bien envoyés ainsi que le début d’un morceau de Rammstein, avant que les mélomanes se disent, c’est bon, on avait ce qu’il faut.

« ON A CE QU’IL FAUT COMME ZIK, FOUTEZ-VOUS SUR LA GUEULE NOW NOW NOW !!! »

Les testostéroneuh ne se firent pas du tout prier et se dépêchèrent de foncer une fois que le signal était lancé. Ils se mirent tous à hurler en entendant les premiers sons, je continuai de dire au golem de grimper tout en haut même s’il avait la pire musculature du monde. Je respirai un bon coup, me mis en garde, et dès qu’ils furent assez proches, je commençai la danse.

Le premier gars se reçut une torgnole de métal si puissante que sa course fut arrêtée sur le coup, et vu que mon angle était bon, j’en profitai dans le même geste comme point d’appui pour éviter les premiers poings. Maintenant que j’étais au milieu d’eux, il n’y avait plus qu’à envoyer mon panneau partout, car comme le disait la blague, quand on était encerclés, on pouvait attaquer dans toutes les directions. Mon panneau envoyait ici et là des gens valser, je déviai les coups, cassai des mentons, utilisai la tige en métal pour briser des côtes ou l’enfoncer dans le torse des gens. J’étais d’une efficacité toute héroïque, mais il fallait avouer qu’en-face, ils ne manquaient pas de courage vu la vitesse à laquelle il se dépêchait de venir se faire casser la gueule. Ils me frappèrent, oui, plusieurs fois, mais je leur rendais dix fois ce qu’on me balançait.

Dans une telle situation, une arme aussi lourde et avec autant d’allonge que le panneau de signalisation était d’un pratique indéniable : les adversaires en-face n’étaient pas des flèches en vitesse, et je pouvais tous les faire voler dans des foutues gerbes de sang les uns contre les autres sans même avoir besoin d’utiliser de mouvements sophistiqués. Quand leur nombre leur permettait de briser mon allonge en enfonçant mon espace de proximité, je jouais littéralement des coudes en cassant des nez et des dents pour m’assurer plus de liberté. Les ennemis se faisaient cependant de plus en plus nombreux, et ceux qui réussirent à passer se mettaient à poursuivre mon pote en pierre sur l’échelle de la grue. J’en attrapai un par les mollets pour le fracasser à terre et reprendre mon ballet de métal virevoltant qui cognait dur dès que je touchais un crâne, j’esquivai les coups, faisais des roulades, une estocade en avant, une estocade en arrière, un large mouvement qui en mettait trois KO, mais ces connards continuaient de venir inlassablement, faisant que je rejouais à la façon du Royaume le mythe de Sisyphe et sa tâche interminable. La fatigue n’allait pas tarder à apparaître, et même si je commençais à entasser les corps autour de moi, ils arrivaient par dizaine et par dizaine dans toutes les rues.

Je dû continuer à danser autour d’eux, usant de pirouettes et d’un jeu de jambes impeccables qui des fois, se retrouvaient dans la gueule d’un des costauds pour effectuer une esquive ou un salto afin d’en attaquer deux autres par les airs. L’atterrissage se terminait sur un autre corps, dans la mâchoire de quelqu’un, ou bien dans une roulade pour faire trébucher d’autres gus, me relever, et frapper tant et si bien que ce furent mes doigts qui dégustèrent le plus, avec les poignets. Je n’avais juste aucun moment de pause, absolument aucun, j’enchaînais le combat comme si ce n’était qu’un geste fluide et chorégraphié.
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Ven 6 Mai 2016 - 15:11


L’Appelle du Destin
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Sur un air de Rammstein, le morpheur se dirigea au pas de cours en direction de la grue. Le rythme qui envahissait la rue et les hurlements des civils aux fenêtres exaltaient les émotions du morpheur qui se sentait pousser des ailes. Mais déjà une foule de badass courait dans sa direction pour l'intercepter. Cependant, Ed les arrêta net à l'aide d'un panneau redoutable, porteur d'une promesse. Celle d'une raclée monumentale. Fabuleuse réception de la part du « Ed Free » qui maltraita les rangs des gaillards à leur poursuite. Dazh n'attendait plus que le moment où lui aussi, pourrait se défouler sans limite.

Contre toute attente, certains lascars avaient entrepris de lui balancer des projectiles pour entraver sa progression. Et par projectile, il fallait comprendre qu'il s'agissait de rochers d'au moins deux cents kilos. C'était en tout cas l'impression que ça donnait. Heureusement, la structure métallique bloquait certains des lancés destinés à l'assommer. D'autres parts, sous cette forme, il disposait d'une force suffisante pour repousser les rochers qui le menaçaient. L'espace d'un instant, il se figea comme partagé par l'envie de prendre part à cet échange brutal. Mais une boule de démolition, c'était une occasion trop rare pour y renoncer.

De son côté, Ed semblait crouler sous le nombre incroyable de ses adversaires qui se jetaient au cœur de la bataille. Malgré tout, il ripostait encore et encore, broyant les os et taillant la chair. Marchant dans les entrailles, le sang et les dents brisées, son compagnon parvint même à retenir les quelques badass qui avaient pris l'initiative de le suivre sur la structure de la grue. Ainsi réussit-il à atteindre la cabine lui permettant de contrôler la fameuse boule. Sans surprise, le morpheur trouva des commandes assez simples. Un levier pour lever le bras mécanique, un autre pour le faire pivoter à droite ou à gauche. 


Mais Dazh découvrit également un poste de radio, quelques magazines et un cendrier sur le tableau de bord. Le voyageur dégagea tous ses trucs par la fenêtre à l'exception de poste radio.

Dazh tira un cure-dent de sa poche qu'il cala entre ses lèvres avant de manipuler, avec la brutalité qui le caractérisait, la radio en quête d'une musique capable de faire bouillir son sang. Il tomba à plusieurs reprises sur Testostéreo, avant de trouver ce qu'il cherchait. Maintenant, il pouvait se livrer à un véritable carnage. Plus bas, beaucoup plus bas, le morpheur observait la rue noire de monde, tandis que de plus en plus de monde se penchait aux fenêtres pour hurler leur allégresse à l'occasion d'un excellent combat. Ed free rassemblait déjà une belle collection de badass à ses pieds, mais c'était sans compter sur la participation du morpheur et de sa grue.

 
Plusieurs tonnes de métal hurlant pourfendaient l'air en quête de destruction. A son premier essai, le morpheur précipita la boule en direction du sol, qu'elle éclata largement, avant d'emporter des morceaux bouillis de quelques gars qui n'avaient pu esquiver complètement l'attaque. Alors qu'ils se retrouvaient à présent avec un bras ou les deux jambes en moins, Dazh les laissa en paix, dans  l'espoir qu'ils se tiennent tranquille. Puis, sans attendre, le morpheur manipula la boule pour l'orienter dans la rue, de long en large afin de balayer les très nombreux badass présents, qui attendaient leur tour pour se mesurer à Ed. Si le choc était particulièrement violent, le fracas du métal ne suffisait pas toujours pour les éliminer du premier coup les spécimens les plus robustes. Tant mieux. Ce serait un défi d'autant plus intéressant.



Alors que la boule de démolition semait le chaos parmi les citoyens du royaume de la testostérone, Dazh ne put s'empêcher de penser qu'Ed atteindrai bientôt ses limites. Bien que n'ayant aucune idée des ressources dont disposait ce voyageur, accomplir ce qu'il accomplissait était déjà phénoménal. Encore une fois, Dazh pouvait l'assister dans sa tâche. Compte tenu qu'il disposait d'un outil de destruction majeur, le morpheur envisagea de bloquer l'accès de cette rue au reste de la ville, qui n'avait de regard que pour eux.

« ON DEVRAIT METTRE DES ROTULES SUR LEURS MAISONS POUR LES LEURS PETER ! »


Sur sa droite d'abord. Un immeuble flambant neuf. A vue de nez, un petit 92 mètres de haut. BLING ! BANG ! La rue au nord, impraticable ! Là, à gauche... En frappant comme ça... BOUM ! BLING ! L'armature en béton céda immédiatement et emporta avec elle, tout le troisième étage. Et voilà ! Le boulevard au sud... Bouché ! Voyons, à l'est... !  BANG ! BOUM ! Le magasin d'article de sport, par terre ! Plus que l'Ouest à présent... BIM ! Encore deux autres immeubles au sol ! Désormais, la rue dans laquelle ils se trouvaient, avait des allures d'arène cosmopolites, réunissant des guerriers et des baroudeurs de tout horizon, venu pour le plaisir de la baston. Mais au moins, le nombre de leurs opposants n'était plus sans limite.

Il ne restait plus qu'à tirer Ed de ce mauvais pas. Et pour cela, Dazh avait déjà imaginé une solution. Défiant toutes les règles de sécurité, le morpheur se déplaçait sur le bras métallique a presque 70 mètres du sol. C'était très haut, mais fort heureusement, Dazh n'avait pas le vertige. Arrivé au bout du bras métallique, le voyageur entreprit d'attraper la chaîne qui reliait la grue à la boule de démolition et de se servir de ses maillons pour rejoindre cette dernière, toujours en mouvement, d'un bout à l'autre de la ruelle. L'exercice était particulièrement dangereux, mais Dazh avait son sang qui chantait à l'idée de spectacle auquel il participait, aussi ne renonça-t-il pas.

Très vite, il s'habitua au rythme de balancier et trouva facilement ses marques pour rejoindre son objectif. La boule n'était qu'à quelques mètres du sol à tel point que le morpheur, une fois sur cette dernière aurait pu sauter sans guère se blesser. Mais pour tirer Ed de ce mauvais pas, Dazh tandis sa main et hurla à l'attention de Ed.

« EEED, TA MAIN ! »

 

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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Lun 16 Mai 2016 - 14:43
La bataille s’éternisait ; quand est-ce qu’une bataille s’éternisait ? Quand malgré votre surpuissance, les ennemis réussissaient à vous mettre des coups. Et quand certains faisaient mal, car avec la fatigue, n’importe quoi demandait le soutien à tout le corps jusqu’à faire souffrir tous les membres et toutes les parties. Certes, je filais encore des mandales et mon panneau de signalisation dansait encore assez bien pour assommer les compères musclés qui cherchaient de la castagne à foison (même si je devais l’avouer, le bestiau en métal pesait lourd et j’utilisais tous les muscles des avant-bras, des épaules et des poignets pour qu’il mène à bien ses frappes), mais j’étais tout de même moins rapide, et laissais trop d’ouvertures.

Alors eux, et bien, ils en profitaient. Le combat se déplaçait de part et d’autres de la grande place parce que personne ne se battait bien sur un sol irrégulier de corps entassés, mais les renforts arrivaient sans cesse, sans cesse, et là où j’affrontais une dizaine de personnes auparavant, et oui, les salauds étaient costauds, ils m’auraient envoyé une claque à la moitié de leur force dans le monde réel qu’ils m’auraient dévissé la trogne sur plusieurs tours, maintenant, ces géants tout en muscles, épais comme pas permis, armés de boxers, de débardeurs, et de lampadaires, étaient plusieurs centaines, allant et venant sur toutes les avenues comme s’ils avaient précisément où l’on se trouvait. Et donc bim, je me prenais un gnon, je me faisais frapper aux côtes assez bien pour me soulever de terre, j’avais du sang sur la gueule, une tempe savamment bien bottée, puis ce fut une poubelle qu’on m’envoya en plein dans la tronche (détruisant mes lunettes au passage, thanks) et je perdis deux dents au passage, et reçus nombre de coups vu que j’étais à terre et que ces gars étaient des saints. Je me relevais avec un courage incroyable pour me débarrasser de tous ces enfoirés. Je n’étais pas en danger, mais je le serais bientôt si je ne m’enfuyais pas.

Heureusement, il était temps que la boule arrive. Elle détruisit sauvagement plusieurs immeubles et plusieurs rangées de bonshommes, et si je ne compris pas son plan à la base, ses actions dévastatrice égayant juste mon combat, je me rendis compte rapidement de l’utilité de la chose : le golem bouchait toutes les avenues pour éviter que d’autres troupes n’arrivent. Ah, intelligent de sa part. Bien bourrin comme il le fallait, il devait appartenir au Royaume, mais ça fonctionnait. Cependant, les adversaires à surmonter étaient encore légion, beaucoup trop, et je dû puiser dans mes réserves de portails pour pouvoir échapper à des coups violents (comme des lampadaires) afin que les attaques fussent portés sur des alliés. Au total, il me restait encore cinq paires de portes, alors que je tabassais avec une efficacité moindre les nombreux opposants qui m’entouraient encore, et là, mes bras commençaient vraiment à cramer et supportaient plus le panneau qu’ils ne le maîtrisaient… jusqu’à ce qu’une main salvatrice apparaisse au-dessus de ma tête, et que l’autre ne m’avait pas oublié.

Sans chercher à réfléchir plus longtemps, j’envoyai un coup de pied violent à un gars qui bouscula quatre de ses camarades, rangeai mon panneau dans le dos avant de sauter sur plusieurs mètres pour attraper la pogne. Le Voyageur me hissa sur la boule qui s’était trouvée au-dessus de ma tête, et nous étions maintenant tous deux hors d’atteinte de ces salopards. Je crachai du sang sur celui qui gueulait le plus (je le loupai, d’accord, mais ce fut tout de même bien réceptionné par le front brillant de son voisin), et je distribuais des doigts d’honneur en respirant fort et m’épongeant le sang qu’il y avait partout sur le visage. J’en profitais pour dire à l’autre, excité par l’adrénaline de la bataille :

« Merci, heureusement que t’étais là ! D’ailleurs, tu t’appelles comment ? »

Un bruit incroyable de moteur gigantesque nous surprit tous les deux juste après : un camion rouge et bleu, deux fois plus grand que ceux dont on avait l’habitude sur Terre, explosa les débris de bâtiment sur une avenue sans même ralentir sa course. Des dizaines de dynamite étaient scotchées sur le capot, et au vu du virage que l’engin fit, il était capable de rouler à deux-cent kilomètres à l’heure et de pulvériser quelque chose comme, je savais pas, une grue. Le conducteur ajusta son angle dans un dérapage très long et sans oublier de renverser quelques-uns de ses camarades au passage afin de nous viser. Et nous, nous étions sur la boule de la grue.

J’aurais pu nous faire traverser l’avenue par une paire de portes et nous faire atterrir sur un toit. J’étais prêt à les créer, la distance était bonne, je pourrais avoir quelques mètres de ratés mais on s’en tirerait bien plutôt que de tomber comme des déchets, mais il fallait agir en tant que badass, sinon, on n’y arriverait jamais à se défaire de la prime sur notre tête. Je ne savais pas si ça vaudrait pour deux actions badass, ou juste confirmer une seule, mais il ne fallait pas laisser passer cette chance de grappiller le remboursement de la facture, surtout que ça ne me coûterait pas plus en énergie.

Alors je créai une paire de portails, une petite devant moi, et l’autre directement dans la salle de commande de la grue métallisée, puis j’actionnai les manettes que je voyais devant moi en utilisant mon instinct et le fait que cette machine était d’une simplicité aberrante (il y avait même des dessins, au cas où). Du point de vue du golem, il devait penser que j’étais en train de triturer dans le vide, la moitié des bras disparus on ne savait où (mes portails étaient encore invisibles), jusqu’à ce que je fasse bouger la boule. Je dis à mon compagnon de s’accrocher alors que le camion fit vroumer son moteur puissamment, puis il relâcha le frein à main. Je montai la manette le plus à droite possible.

Notre boule commença à tourner lentement, alors que je m’accrochais d’une main au câble qui tenait la boule en fonte géante, l’autre en train de toucher la manette, puis de plus en plus vite si bien que nous deux étions presque à l’horizontale par rapport au sol. Et juste avant que le camion n’explose, je hurlai (est-ce que j’avais été audible ?) qu’il fallait sauter. Ce que je fis avec virtuosité et en manquant de me péter la cheville. Mais ce fut tout de même beau. La demi-seconde après, le camion frappa la grue et explosa dans un délire d’artificier sous ecstasy, projetant des flammes à cent mètres dans toutes les directions et pulvérisant tout sur cette aire. Moi, je volais, aidé par la force de mes jambes et l’effet centrifuge de la boule, et peut-être aussi légèrement poussé par les flammes de l’explosion vu que je perdis tout à fait mon équilibre pendant le saut, et que ce fut en roulant violemment et pas sur les pieds que je tombais sur le toit de l’immeuble le plus proche.

En me relevant, et toujours en respirant comme un bœuf, je pouvais voir la place complètement incendiée, et la grue, là, qui tombait, carbonisée et cabossée, sur le bâtiment voisin, et qui contre toute attente, pourfendit le toit et plusieurs étages (what ?) en écrasant toutes les vitres les plus proches, fissurant le bâtiment en deux. Tous les immeubles avaient pris cher, nous étions assez hauts pour que les types survivants ne nous voient pas, en bref, on était certes sur un immeuble, mais on avait enfin la paix tant qu’on ne se faisait pas remarquer. Je me tournais vers mon comparse en quartz et lui dis :

« Chuis désolé, t’as dit que tu t’appelais comment déjà, je t’ai pas entendu. »

Il fallait aussi penser à la suite. Qu’est-ce qui faisait badass ? Et on arrêtait de taper sur les gens, je n’avais plus que quatre paires de portails, soit la moitié de ma réserve habituelle, pas de quoi fanfaronner, et ce n’était que le début de la nuit. Plutôt dangereux ce Royaume en fin de compte. Je tournais mon regard en direction des cieux pour apercevoir différents véhicules…

« Hélicoptère, dirigeable… Ces trucs aiment exploser, tu penses qu’on pourrait les y aider ? Surtout qu’il faudrait rester proches d’une explosion et lui tourner le dos, je parie que ça nous ferait un point direct. » Après… Bah, on espérait que je trouverais d’autres idées sur le tas. Je n’avais aucune idée de combien de points on avait amassé, mais dans le pire des cas, parions sur un.
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Lun 14 Nov 2016 - 13:33


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Le sauvetage une fois réussis, il ne leur restait plus qu’à s’échapper vers un endroit sûr. Mais le morpheur, ayant conservé sa forme minérale, n’avait pas imaginé comment se passerait la suite des évènements. Peut-être pouvaient-ils simplement sauter et courir au moment le moins dangereux. Mais malgré ses efforts pour entraver la progression des autochtones, ils étaient encore très présents et cette solution n’était donc pas envisageable. Et c’est alors que la situation devint soudain, plus urgente, tandis qu’un camion de deux cents tonnes franchissait les obstacles un à un et sans guère de difficulté et dont le but évident était l’anéantissement de la grue.

Il fallait réfléchir vite, mais dans les circonstances actuelles, peu de solution s’offrait à Dazh qui se contentait pour l’instant de s’accrocher fermement aux maillons retenant le boulet de démolition. Le camion avançait toujours et nul plan ne venait germer à l’esprit du voyageur. Cependant, le Ed Free manigançait quelque chose. C’était plutôt bizarre et nul n’aurait su dire ce qu’il faisait précisément, mais la boule adopta tout à coup une autre direction et gagna, petit à petit, en vitesse. Malgré un bref regard en direction de la cabine de contrôle, le morpheur n’apprit rien de plus. Toujours est-il que, afin de leur faire gagner un peu de temps, Dazh entreprit de ralentir le camion, et pour cela, il s’arracha, non sans mal, des fragments particulièrement pointus de Quartz, avant de les projeter avec force en direction du chauffeur.  Sa vision n’étant plus ce qu’elle était, il échoua à plusieurs reprises à atteindre sa cible, mais ce dernier esquissa quelques manœuvres d’évitement, perdant de précieuses secondes. Au même moment, les deux voyageurs atteignirent une vitesse telle qu’ils leur fallaient désormais, s’accrocher fermement pour ne pas tomber et s’abîmer au loin.

Le Ed Free hurla quelque chose à son attention, mais Dazh ne comprit pas ce qu’il disait. Cependant, dans le contexte, le morpheur compris qu’il était temps de sauter et c’est à la suite du contrôleur qu’il se jeta dans le vide, pourvu d’un élan particulièrement important. Une explosion considérable survint presque aussitôt et contre toute attente, Dazh et son gabarit de mastodonte furent également affecté par la déflagration.

La réception se fit sur le toit d’un immeuble proche et ne fut pas trop mauvaise, si ce n’est que Dazh atterrit un peu plus loin emportant sur son passage deux ou trois obstacles. Le morpheur revint vers Ed, toujours sans se défaire de sa protection minéral, et s’exprima pour la première fois depuis qu’ils s’étaient retrouvés, tout aussi haletant que l’était le Ed Free.


« Je m’appelle Dazh. Ça s’écrit comme sur le boulet là-bas !  » Dit-il en désignant le boulet de démolition sur lequel il s’était trouver un peu plus-tôt.

L’espace d’un instant, les deux voyageurs reprirent leur souffle et imaginèrent divers scénario à la suite des évènements. C’est finalement Ed qui prit la parole après une longue minute à observer les environs.


« Ouais alors, clairement je n’ai pas compté les points. Je vais leur faire un texto et leur demander. »
« Bon sinon, si je prends un peu d’élan… ! Il y a moyen de choper celui qui est par là. Et toi, tu fais quoi ? Dans les soixante-dix kilos ? Et si je te lançais sur ce dirigeable ?





Et aux mêmes moments, un symbole incandescent vint marquer leur visage à tous les deux. Sans attendre, Dazh se prit le visage dans les mains comme pour atténuer la douleur ou empêcher un quelconque tisonnier de le marquer davantage, mais en vain. La cicatrice était déjà bien présente.

« Rhaa putain… Ces enfoirés de bâtards de merde... Bon, c’est une raison supplémentaire d’aller  leur déboiter les rotules… ! »
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Lun 14 Nov 2016 - 23:00
  Il y a des idées stupides qui passent au travers de la tête des gens, mais vous savez quoi ? il n’y avait qu’un seul univers où elles ne semblaient pas plus connes que d’autres et avaient la chance fantastique d’être réalisées. Je pouvais vous dire qu’après une scène aussi testostéronée, avec cette foule de bodybuilders surmusclés, puis avec de la destruction, des explosions, sauter d’un boulet de démolition alors que les flammes pourrissaient l’air d’une odeur de sang (et de muscles qui en étaient trop gorgés), quand quelqu’un se disait prêt à vous balancer vers le premier dirigeable venu, alors qu’il était clairement bien plus loin que nous, bah écoutez, on répondait ce que l’ambiance voulait bien que vous répondiez, surtout quand celui qui avait proposé la promenade céleste était un minéral de plusieurs centaines de kilos, surtout quand les lâches de ce Royaume vous avaient apposé une marque maudite pour vous obligez à rester.

« Okay. »

__



« V’là vos tonneaux, messieurs !
_ Merci Bill !
_ Dès qu’on finit ça, on va taper sur des faibles ?
_ Carrément ! TCHIN ! »
Les tonneaux furent percés par la secousse, mais les potes se dépêchaient de boire l’alcool (ça n’avait pas forcément de nom, c’était juste de l’alcool pur) avant qu’il ne se répande sur le sol.
« Y paraît que y a deux glandus, ils sont arrivés y a une semaine, là… » Silence autour de la table. Le leader de la bande susurra :
« Ecoute Jimmy… C’est pas une bonne idée. » Ils burent un peu, mais il répéta : « Pas une bonne idée du tout. »

__

« ICI SUR RADIO PLANETES VEINES DANS LE COU !!! COMMENT VOUS ALLEZ LES CHATTES EN CHALEUR ?! JE SIGNALE A TOUS LES MÂLES QU’ONT TOUJOURS LEURS DEUX COUILLES QUE LE NOMBRE DE FAIBLES A ELIMINER DANS NOTRE CHARMANTE VILLE EST DE CINQUANTE-TROIS !!! QU’EST-CE QUE VOUS FOUTEZ ?! VOUS ATTENDEZ QU’ILS SE MULTIPLIENT AVEC LEUR BATONNET DE FIOTES ?! BOUGEZ-VOUS LE CUL LES RACLURES SI VOUS AVEZ UN TANTINET DE NON-CERVELLE !!! SINON, ATTENTION, CLIMAT : IL PLEUT DES ENCLUMES, ET TRENTE-TROIS PRISES D’OTAGE QUI ONT TOURNE MAL RIEN QUE HIER !!! ALLEZ, ALLEZ, TOUS A VOS EXERCICES, HAINEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES LES SALOPES ! ET PUIS, JE PARIE QUE SI ON S’Y MET UN PEU, ON PEUT REDUIRE LA BARRE DES FAIBLES PLUS BAS QUE LES NIBARDS DE LEUR MERE !!! CEPENDANT, POUR LES CHEVALIERS QUI ONT PAS CAPTE, EVITEZ DE VOUS APPROCHER DES FUGITIFS BORDER VIRIL ROCKS !!! »

__

« Putain, j’ai jamais vu un embouteillage pareil !
_ C’est les Border Viril Rocks. Ils sont arrivés, puis ils ont écrasé mon camion avec leur véhicule.
_ Ils avaient un énorme camion les salopiauds !
_ Ils avaient beaucoup plus gros qu’un camion, Jensen… Beaucoup plus gros. »


__

« On dit que l’un a balancé son collègue sur un dirigeable ! Deux minutes plus tard, la saloperie était en feu et a ravagé un de nos centre-ville. Le bordel était complètement indescrptible.
_ Indestrictible.
_ Nan, indescriptiblte.
_ Nan nan, attends, je crois que c’est Indescriptible. »
 Le prof de français se fit huer avant de se faire tabasser la gueule par ses potes de la salle de muscu.

__

« FLICARDS !!! NOUS AVONS DEMANDE A TOUTE LA POPULACE D’EVITER DE SE RAPPROCHER DES DEUX FURIEUX POUR EVITER QU’ILS NE LEUR DONNENT TROP DE POINTS DE BADASS-ATTITUDE !!!  ABATTRE DES POLICIERS N’EST PAS UN ACTE DE BADASS EN SOI, DONC Y A QUE NOUS QUI POUVONS LES INTERPELLER !!! SI VOUS LES REPEREZ, N’HESITEZ SURTOUT PAS A UTILISER DES BAZOOKAS !!! ET DES HELICOPTERES, MERDE, DES PUTAINS D’HELICOPTERE AVEC DES PUTAINS DE MITRAILLEUSE, EST-CE QUE C’EST BIEN CLAIR ??!! POUR LE MOMENT, ILS SE TIENNENT TRANQUILLES EN-DEHORS DE LA VILLE, MAIS QUI SAIT QUAND ILS PEUVENT REVENIR !!! »

__

« Ils sont venus, ils ont commandé un verre, puis ils ont tout détruit. Ils ont provoqué une bagarre dantesque avant que le bâtiment entier ne soit réduit en cendres.
_ Putain de merde. Ils ont gagné un point de badass ?
_ Nan, heureusement, il n’y avait que soixante-dix-huit personnes dans le bar. »


__

« On dit qu’ils se déplacent à bord d’un engin de la mort. Ils ont fait s’effondrer un immeuble entier en fonçant au travers. Une bombe atomique avec quatre putain de roues, Johnny, QUATRE PUTAINS DE ROUES !!! »
« Chuis un vieux briscard, ouais… C’était pas des faibles, croyez-moi… Ils avaient cette lueur dans les yeux, vous savez… enfin nan, justement, y avait rien dans leurs yeux. Pas de lueur d’intelligence… Ils étaient juste des dingues. L’un a ouvert une bouteille d’alcool en la coinçant entre ses muscles, et il paraît que l’autre a bu un tonneau entier. Je parle pas du contenant, hein. Il a BU le tonneau lui-même ! »
« Ils n’ont pas de base, ils ne cherchent pas à se cacher, ils se déplacent à bord de leur engin de destruction. »
« Ils ne respectent absolument rien. Ils ne font même pas de sport dans la salle de muscu, mais est-ce qu’ils en ont besoin ? »
« Ils m’ont prise moi et mes copines, pendant dix heures d’affilée, dans leur engin. J’ai cru que j’allais mourir en jouissant. On avait une vierge avec nous, sa porte des péchés est passé de rose à noir du crépuscule à l’aube.
« Y en a un qui a pissé du feu, mec. Je peux te dire que c’est vraiment difficile. Et il a incendié tout le pâté de maison avec. Tout. C’était horrible, c’était génial. »
« Une fois, je les ai vus ramper devant plus fort qu’eux, de véritables putains de monstre comme on en fait plus. Vous auriez dû voir comment ils faisaient plus les malins… Attendez, les Border Viril Rocks ? Ah, j’avais mal entendu. Nan alors, c’était pas eux les larves. Nan, je dirais même que c’était devant les Border Viril Rocks que les merdasses dont je vous ai parlés se sont écrasées. »
« Quand ils ne sont pas en ville, ils sont dans les badlands dehors. Ils foutent la terreur. Les flics peuvent rien faire. »
« L’un a tué Connors en utilisant une cuillère en bois. C’était pas beau à voir, grand, c’était pas beau à voir. »


__






« Dis papa, on est bientôt arrivés ?
_ Bientôt mes chéries. Encore deux petites heures de conduite. Mais j’ai soif, il fait une chaleur terrible. Martine ! Martine, on va s’arrêter quelque part, j’ai la gorge légèrement sèche, il faut que je boive une bouteille d’eau. »


  La jolie musique qu’avait mise Siméon résonnait dans le véhicule alors qu’il partait en vacances avec ses deux filles et sa mère. Ils étaient dans un beau camping-car qui les conservait tant bien que mal de la chaleur avoisinante. Difficile de rejoindre la Zone 2, mais quand ils seraient à Gastropolis, le voyage vaudrait certainement le coup. Il était juste dommageable de passer si près du Royaume de la Testostérone qui n’était composé que des barbares superficiels, mais en restant à proximité, dans les landes désertiques post-apocalyptiques qui ceinturaient la ville, il ne devrait y avoir rien à craindre. Siméon de toute manière, était tellement fier d’avoir eu sa nomination d’expert-comptable, il avait enfin assez d’EV pour amener toute sa jolie petite troupe loin de leur triste maison.

  Siméon se rendit tout de même compte que la route étroite faite de sable jaune ne semblait pas aller quelque part forcément, il faudrait peut-être demander son chemin aux premiers autochtones venus, mais les landes désertiques étaient malheureusement désertiques. A part des villages de bois secs et gris complètement abandonnés (la moitié des maisons étant détruites), ils n’avaient pas croisé de monde. Il dodelina de la tête sous le rythme de la musique en cherchant un plan de secours. Sinon, diable, il continuerait sur la route, il était persuadé qu’il était sur la bonne voie, il demanderait juste confirmation.

« Siméon chéri, je crois que je vois quelque chose au loin. »

  Siméon l’expert-comptable plissa des yeux… Oui, tout à fait, il y avait bel et bien quelque chose au fond, mais qu’était-ce ? Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient, toute la petite famille se rendit compte alors de l’engin énorme qui leur faisait face. C’était une grue, oui, mais de un, elle possédait une imposante boule de destruction, et de deux, c’était la première fois qu’ils en voyaient une, mais ça semblait bien être une grue tunée… Elle avait des roues immenses qui semblaient pouvoir dévaster n’importer quel terrain, des réacteurs pouvant très certainement cracher des flammes, ainsi que des… pots d’échappement terrifiants en argent… et gigantesques. Siméon se demanda s’il valait mieux leur demander de l’aide ou passer son chemin, mais NON ! Diable Siméon, soyons courageux, ils n’allaient pas te manger !

  Lorsqu’ils allaient se croiser, le véhicule allant en sens inverse, il fit un petit signe de main au conducteur pour leur demander quelque chose, et les deux véhicules s’arrêtèrent sur le bord de la ‘route’. Ils se rendirent compte qu’il y avait énormément de gros autocollants sur le véhicule. Toute la petite famille de Siméon en descendit, alors que les deux conducteurs en faisaient de même. Siméon se rendit compte qu’il était bel et bien proche du Royaume de la Testostérone : le premier semblait être une sorte de samouraï des temps modernes, avec ses cheveux bruns flottant au vent et sa barbe de viking, rempli de muscles et d’un haut de cuir sale, et des gants noirs, et tout un attirail de biker terrible ; le second, plus fin, avait des lunettes de soleil, un foulard qui lui cachait les cheveux, ainsi qu’un débardeur en jean laissant entrevoir un tatouage énorme sur le torse représentant un labyrinthe et une tête de taureau. Aucun n’avait l’air engageant, mais déjà, ils ne les attaquaient pas, ce qui était une bonne chose. Le blond s’exprima :

« Quoi ?
_ Bonjour, je m’appelle Siméon. »
Il tendit vaillamment sa main, mais l’autre ne le regarda pas. Il toussa puis rangea son bras : « Je suis ici avec ma petite famille, voici Martine, ma brave femme, et mes deux adorables enfants, Nini, l’aînée celle qui a des couettes, et Camél…
_ Je m’en fous. »
Ah bon, très bien.
« Oui, désolé de vous faire perdre du temps. Nous nous rendons à Gastropolis, est-ce que c’est la bonne direction. » Le blond vérifia derrière lui, comme pour voir si effectivement, la ville se dessinait. Ne voyant rien, il ne répondit rien. Le gentil papa souffla en guise d’encouragement : « Au moins, la Zone 2… ?
_ Je crois, ouais.

_ Ah parfait ! » Siméon leur donna un grand sourire. « Pour vous remercier de votre  aide, si vous voulez, nous pouvons vous donner des bouteilles d’eau. » Le blond regarda celle que ladite Martine avait dans la main avant de revenir vers les yeux de Siméon.
« Non.
_ Bon bah très bien. Alors au revoir ! Et bonne chance sur la route, hein ! »
Les deux ne lui rendirent pas son salut. Les deux groupes se séparèrent enfin, Siméon rentra dans sa voiture. Il dit à Martine :
« Tu vois bien, ma chérie, c’est vrai qu’ils sont plutôt rustres, mais au moins, ils ont pu nous aiguiller ! »

  Alors qu’il disait ça, l’énorme grondement du moteur à-côté rugit, signe que les deux autres allaient partir. La grue motorisée passa à-côté d’eux…




  Puis son boulet de destruction vola et frappa si fort le camping-car sur le flanc que celui-ci, malgré sa taille, se plia dans un déchirement assourdissant, et fit une vingtaine de roulades dans le désert où s’explosèrent toutes les vitres, virèrent deux roues sur quatre et explosaient tous les rétroviseurs sans concession. Laissant là la victime motorisée, la grue s’en alla au loin, se dirigeant alors vers la grande ville en se fichant complètement du sort de la ‘petite famille de Siméon’.

« Tarlouzes. »

  Alors que mon nouvel ami Dazh conduisait la grue, j’étais sur le siège à-côté à contempler les horizons désertiques qui s’étendaient partout, jetant un coup d’œil dans le rétroviseur pour voir toute la tempête de sable que notre véhicule générait sur son passage. Vu que je me faisais rapidement chier, je me dépêchai de sortir un énorme cigare qu’on appelait ‘Doigt de géant’, je saupoudrai le bout d’essence, contenu dans un jerrican à mes pieds. Une fois qu’il était bien imbibé, je l’allumai en le frottant violemment contre la portière chaude de l’appareil, et alors qu’une flamme énorme voulait chatouiller le plafond du véhicule, je le foutus dans ma bouche pour en aspirer la saveur.

  Cela faisait dix jours qu’on se trouvait dans ce Royaume, prisonnier, mais nous n’avions que deux points de badass-attitude, il nous en fallait encore trois… mais nous n’avions pas le droit de reprendre les exploits d’avant, et la populace évitait de nous chercher des noises de trop près maintenant que les radios ne voulaient pas nous donner de nouvelles opportunités de nous enfuir d’ici. Alors on était devenus des rebelles, ouais, en marge de la société, ouais. Et on cherchait des idées. Pour éviter de se faire insulter, on avait récupéré des habits, l’attitude ainsi que la façon de penser des habitants. Maintenant, nous étions tout aussi légitimes que les autochtones pour arpenter leurs terres… Même mieux, certains nous craignaient. D’autres faisaient pire, ils nous respectaient. Mais ça ne nous aidait pas du tout à gagner des points de badass-attitude. Destructions massives, c’était fait, maîtriser une foule en surnombre, ouais, il fallait trouver autre chose.

  Je profitais de la vue en passant ma tête par-dessus la fenêtre, le vent chaud fouettant mon visage alors que je voyais la silhouette immense de la ville se dessiner en-face. Il fallait trouver une solution, mais nous étions si imbibés de l’ambiance de la ville qu’on ne pouvait même pas réfléchir correctement. PARCE QUE C’ETAIT LE BUT ! Ne pas réfléchir. Juste s’imbiber et attendre l’occasion parfaite pour se lancer dans du carnage. Je rangeais ma tête, pris une énorme bouffée de cigare avant de la recracher :

« Pas de solution, pas d’idée. On peut essayer d’assiéger un poste de radio pour prendre le contrôle des ondes. Ou encore meilleure idée, on attaque le Président de l’endroit. » Ca, c’était pas con du tout, je gardais en mémoire.

  A court d’idées en tous les cas, maugréant mon énorme cigare, je fis craquer ma nuque plusieurs fois avant d’allumer la radio, maintenant qu’on pouvait en capter les ondes. Il y avait que des musiques violentes, métal, mais au bout d’un sacré moment, on eut droit à une drôle d’invitation :

« ICI MACDORSALE !!! MACDORSALE AUX DEUX CRETINS DE BORDER CYPRINE ROCKS !!! VOUS VOUS CROYEZ MALINS A AGITER VOS PETITS BRAS DE TAFIOLLE ?! JE VOUS ENCULE ! JE VOUS ENCULE COMME LES CHIENNES QUE VOUS ETES, AVEC VOS PETITS POIS QUI VOUS SERVENT DE COUILLES, JE VOUS ENCULE, JE VOUS PRENDS VOS TESTIBURNES ET JE VOUS LES FOUS A LA PLACE DES YEUX, PUIS JE VOUS VIOLE VOS YEUX !!! SI VOUS ETES SI BADASS QUE CA, VENEZ ME RETROUVER POUR QU’ON FASSE UN CONCOURS DE BADASSITTUDE ! VOUS ARRIVEZ PAS AU NIVEAU DES MUSCLES DE MA PLANTE DE PIED, VOUS ENTENDEZ LES DEUX GUIGNOLS ! VOUS ETES QUE DES FAIBLES !!! DES FAAAIIIBLES !!! JE VOUS ENCULE !!! MACDORSALE A PEUR DE RIEN !!! » Je dis :
« Tu choisis, Dazh. »

  Et à notre grue énorme de foncer avec un tintamarre terrible qui semblait remplir tout le vide qui se trouvait autour de nous. De notre point de vue, il me semblait que notre boule de démolition pouvait ravager la ville d’un seul mouvement. C’était pas un symbole si idiot à voir, vu qu’on allait revenir pour écraser tous ceux qui se trouvaient sur notre passage. Il était temps que les Border Viril Rocks reviennent, après une quinzaine de jours d’absence, pour récupérer les trois derniers points de badassitude qui nous manquaient. La tempête de sable que l’on provoquait sous nos huit roues gigantesques, volant dans les cieux dans de compliquées arabesques, était le signal que nous revenions.
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Ven 18 Nov 2016 - 1:47


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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Ven 18 Nov 2016 - 12:27
Notre arrivée avait été triomphale, mais certainement pas autant que le duel de badassitude qui se jouait devant une foule médusée d’autant de muscles qui n’existaient pas (et qui semblaient posséder par un contrôle télékinétique) ; comme vous pouviez le constater, étant le rasibus du groupe, j’étais aussi celui qui était resté le plus cynique de nous deux, Dazh n’ayant eu aucun souci à se fondre dans cet environnement testostéroné vu qu’il avait la carrure d’un camionneur / baroudeur / jtedéfoncelesguibollesaveclesmolaires. Mais ça voulait pas dire que je n’avais pas changé, au contraire… j’étais beaucoup moins décomplexé. On adoptait peut-être un peu trop rapidement la culture dominatrice des environs, et peut-être que si on avait eusse été des filles, et bien la sauce avec la mentalité des lieux n’aurait pas prise. Mais au final, avec nous, et même avec moi, ça avait bel et bien pris : les faibles devaient être bolossés, personne devait me manquer de respect, et la vie humaine (surtout des faibles), à partir du moment où elle avait perdu son respect, ne valait strictement plus rien. Tuer n’était pas grave dans ce Royaume. Ce qui l’était, c’était de tuer quelqu’un qui ne le méritait pas (ou alors, de l’assassiner dans le dos plutôt de que lui tordre le cou). Il valait mieux buter un faible que de le laisser vivre, sinon, tous ses échecs futurs se répercuteraient sur toi.

Mais en attendant, il y avait cette émulsion dans les airs qui avait envie de me filer une érection, alors que je restais proche du véhicule en attendant d’avoir à prendre le relais si Dazh venait à avoir besoin de moi (soyons clairs, c’était un dingue de service à ce niveau, j’aurais l’air d’une lopette à-côté des deux si j’essayais de jouer des mastocs… comme j’avais plaisanté ma première nuit ici, j’avais les muscles secs). Je n’avais pas besoin d’encourager mon coéquipier, je savais parfaitement qu’il se débrouillerait comme un chef, je le regardais juste, mon cigare coincé dans la gueule, fumant tranquillement sans avoir l’air inquiet. J’étais tout de même impressionné par la technique épidermique de ce MadDorsale, il s’était pas foutu de nous en voulant nous provoquer, mais il semblait être le premier surpris en voyant que Dazh le coinçait peu à peu dans ses derniers retranchements.

Pour moi, ce duel épique qui marquera le Royaume ne me faisait pas beaucoup d’effet car j’étais habitué, tel un super sayen qui résistait à la pression des deux combattants… Mais pour les spectateurs les plus « fragiles », c’était une toute autre paire de manches. Certains ne pouvaient pas supporter la pression ambiante de testostérone et se mettaient à trembler sur le sol, la bave aux lèvres, les joues rouges, les cheveux lâchant (ouais, ils tombent par un trop-plein de testostérone, vous saviez pas ?), comme frappés d’une terrible crise d’épilepsie, d’autres pour réguler leur tension se mettaient à faire des pompes (ils étaient une centaine dans les environs à faire des exercices pour se débarrasser du trop-plein de pression mâle), les rares femmes qu’il y avait ne pouvaient s’empêcher de se toucher leur corps en même temps devant deux mâles accomplis (rien de sexiste là-dedans, c’était le Royaume qui voulait ça). Il y avait tout de même plusieurs personnes qui semblaient parfaitement résister, d’où mon cas, mais les réactions plurielles de la foule au final, rendaient l’étalage de muscles encore plus impressionnants qu’avant.




Cependant, il arriva ce qui arrivait toujours quand les adversaires étaient de forces égales : MacDorsale péta les plombs, le cerveau rempli de jus de sang et se mit à devenir salement agressif. Très bien, c’était à moi de jouer alors. Je fis craquer ma nuque, les gens devinaient que j’allais agir, le spectacle commençait. Je laissais tomber mon cigare sur le sol avant de l’écraser d’un talon ferme, et fus donc prêt quand Dazh me hurla que c’était à mon tour.

Je plongeai en avant si vite que je disparus un instant, et alors que Maccy était encore sonné par la première frappe de Dazh, je lui envoyai un coup avec mes mitaines en cuir si puissant que mon bras tout entier et une partie de mon avant-bras sembla s’enfoncer dans ses quinze abdos ; lui-même fut plié sous la violence du coup et s’envola en arrière si vite qu’on aurait cru l’effet spécial venir de Twilight. Il traversa une colonne en pierre ainsi que sa porte d’entrée fermée et une partie du mur, laissant clairement son empreinte dans le nouveau trou qui y était créé. Cependant, lors de la frappe, je sentis qu’il avait été particulièrement costaud… Il n’était pas tombé pour si peu…

Justement, plus en pétard que d’habitude, la peau complètement rouge et l’expression si déformée par la rage qu’il se mettait à en pleurer, un nuage de vapeur au-dessus de lui, Maccy se mit à charger comme un bœuf en hurlant à s’en péter les cordes vocales, chacun de ses écrasant le sol jusqu’à le faire fissurer. Arrivant à ma hauteur dans une course folle de taureau, je plaquai mes mains contre les siennes pour le bloquer, mais le bougre était si gigantesque, si lourd, et si brusque dans sa charge, que pour le freiner jusqu’à l’immobilisation, il nous fallut une trentaine de mètres jusqu’à ce que je racle le sol de mes bottes.

Puis il me lança la fameuse épreuve du coup de boule (ah ouais, parce que les badass ne se battaient pas comme les fiottes, il y avait des interdictions, comme simplement esquiver une attaque, et des sortes d’épreuve). Son crâne heurta le mien malgré la différence de taille, il s’était contorsionné pour m’avoir, et je me mangeai l’impact en pleine gueule, mais je ne reculais pas devant la blessure. Ce fut le front ensanglanté que je le lui retournai, à toute vitesse, jusqu’à en faire péter la nuque, mon front contre le sien dans un impact sismique… et là, c’était bingo. Il lâcha prise tellement il fut sonné, et j’en profitais pour lui coller sept roustes dans le bide à grande vitesse où chacune le soulevait et la prochaine l’empêchant de tomber, avant que la huitième frappe, un coup de pied retourné d’un timing providentiel, ne lui claque si fort la tronche que son énorme corps se dépêcha de retourner dans la baraque en y croisant un second trou proprement découpé par sa stature. Je crachais du sang par terre, là, j’étais censé l’avoir eu… Je me dirigeais vers la baraque en invitant Dazh à y entrer avec moi pour s’assurer que le fameux MacDorsale avait bel et bien ravalé les paroles dites sur radio.

« LEVEZ TOUS LES MAINS EN L’AIR BANDES D’ENCULES !!! LEVEZ-LES JUSQU’A CE QUE VOUS AYEZ LA PEAU DU DESSOUS DE BRAS AUSSI LISSE QUE VOTRE CUL DE BÉBÉ !!! » Mégaphones… c’était donc la police…

Toute la foule se retourna, puis ne constatant rien, se laissa guider par les sons énormes de pales d’hélicoptère qui envahissaient les cieux… Et effectivement, une dizaine d’hélicoptères noirs, bien typés militaires avec lance-missiles et mitrailleuse balayaient les cieux dans une formation parfaite. Le chef de la police, l’énorme musclor chauve et black, se tenait par l’aide d’une barre à moitié dans le vide afin de nous hurler les indications à faire. Il y avait quatre ou cinq policiers dans chaque véhicule, une gatling de chaque côté du véhicule, plus celle au-devant de l’appareil pour le co-pilote, le pilote s’occupant des lance-missiles. Putain, ils y étaient pas allés de main morte. Et je pariais que ce qu’on entendait au loin, c’était des sirènes de police pour dire que des cars entiers étaient en train de débarquer dans quelques minutes. S’enfuir à bord du véhicule était déconseillé, ils allaient nous le canarder, ce n’était pas un monstre en vitesse… enfin, on pourrait essayer, mais d’abord, il faudrait qu’ils nous tiennent moins la grappe, qu’il y ait moins d’hélicos, et surtout qu’on vérifie que MacDorsale était bel et bien étalé et qu’on avait récupéré notre point de badass. Voyant qu’on n’avait pas réagi à plus que ça, le commissaire s’emporta…

« ILS SE REBELLENT !!! DEREBELLEZ-LES SUR LE CHAMP !!! A COUPS DE ROQUETTES DANS LES FIOLES, GO GO GO GO GO GO GO GO GO GO GO !!! »

Les lance-missiles étaient lancés à chacun de ses ‘Go’, et je faisais mine à Dazh de rentrer dans la baraque en hurlant, alors qu’accompagnant les missiles, les premiers battements de mitrailleuse se faisaient entendre et fauchaient tout le décor des environs, faisant soulever des voitures entières, emportant des pavés, creusant dans les murs des sillons profonds, explosant toutes les vitres, ruinant tout le paysage dans une cacophonie cataclysmique, abattant plusieurs personnes au passage qui ne s’étaient pas enfuies assez vite.

Je rentrai dans l’immense bâtisse de MacDorsale qui commençait par un hall de château fort, avec son escalier central pile en-face (pas très feng-shui tout ça), ses grands couloirs sur les côtés avec les têtes de ses ennemis, de superbes trophées ou de grands tableaux égocentriques. Mais déjà, des centaines d’explosions ravageaient la pièce, des copeaux de bois semblant voler comme au ralenti, des flammes d’explosion dévorant tout sur leur passage sous les assauts incessants des hélicoptères. Rah putain les salopards… Heureusement, la stature de MacDorsale gisait bel et bien au sol, près d’un tableau le représentant le pied sur la tête sur un lion (encore bien vivant), et près de son escalier qui menait au premier étage. Le vacarme assourdissant qui régnait dehors avait transformé le mur du premier étage en une bouillie architecturale qu’il aurait vomi dans l’intérieur, mais les coups continuaient de pleuvoir, emportant les trophées, sectionnant les tableaux, crevant les lustres qui chutaient et laissaient mourir par le choc contre le sol des centaines d’ampoule…

« On le laisse ici ? » dis-je alors que les salauds de flics transformaient l’immense bâtisse en futures ruines à coups de mitrailleuses bien lourdes et de roquettes destructrices. Mais une autre voix me répondit :
« Vous êtes ceux qui avez battu mon fils ? » demanda une vieille dame (enfin, une super MILF de cinquante ans avec un peignoir collant. Peignoir qu’elle enleva d’ailleurs d’un coup pour révéler l’intégralité de son corps – l’intégralité, quoi… et elle s’était légèrement rasée. Le peignoir à ses pieds, elle annonça d’une voix de velours, malgré l’opéra des gatlings : « Je suis sa mère, si vous l’avez battu, vous pouvez faire ce que vous voulez de mon corps. »
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Dim 27 Nov 2016 - 17:18


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Les voyageurs traversaient, dans le chaos le plus total, le grand hall qu’ils occupaient encore quelques instants plus-tôt, avant que le déluge de coup de feu ne reprennent. Sur leurs traces, régnait carnage et désolation. Les murs étaient criblés d’impact de balle et tout s’effondrait sous le puissant assaut des forces de l’ordre. Malgré tout, Dazh traînait derrière lui l’imposante stature de MacDorsale qu’il s’était promis de garder en souvenir, tandis que sa vieille mère les suivait en gueulant, sans qu’ils ne parviennent à la distancer.

Soudain, le hall se rétrécissait pour aboutir sur un couloir dans lequel Ed s’engouffra aisément. Puis vint le tour de Dazh, qui défonça partiellement les portes. Suivis de la dépouille de Maccy, qui emporta les murs sur son passage, et enfin ce fut l’un des hélicoptères apaches qui les suivait, qui emprunta le passage sans se soucier du fait qu’un hélicoptère n’empruntait pas les couloirs. Alors, c’est au cœur d’une déflagration phénoménale que tous débarquèrent dans la pièce suivant de l’immense demeure des MacDorsales, à l’exception de l’hélicoptère. Ed et Dazh toujours aussi inébranlable et  imperturbable continuèrent leur course fulgurante, quand bien même de furieux badass en uniforme envahir les lieux par un couloir sur leur droite. Inflexible, les deux voyageurs aux regards durs, ne s’arrêtèrent pas et forcèrent les prémices d’un barrage fait de chairs et de muscles.

___

Comme à son habitude, Hilton décrocha son combiné portable d’une main ferme et manqua détruire l’appareil entre ses doigts. Il manqua pourtant le lâcher sur le sol quand on lui apprit qu’il devait se rendre au manoir MacDorsale pour l’arrestation des Border Viril Rocks. Mais c’était son devoir d’intervenir, car personne d’autre n’en était capable. Aussi enfila-t-il son uniforme et après un bref regard à la photo de Sarah et de ses deux enfants, Hilton se saisit de son fidèle FIM-43 RedEye fait maison et se dirigea vers son hélicoptère familial. C’était évidemment un hélicoptère apache. Parce que cet hélicoptère était équipé de mitrailleuses et de missiles, c’est une arme de guerre redoutable et très impressionnante, une véritable machine à tuer.

Une fois sur les lieux avec cinq-cents soixante-douze de ses potes, Hilton reçut par la radio de son hélicoptère Boeing AH-64 Apache, l’ordre 82, consistant à « #Derebellez sur le champ les putains de nuisible », alors c’est ce qu’il allait faire. Malgré un début plutôt calme à coup de bombardement de missile lourd RS-28 Sarmat qui manquèrent de faire sauter le quartier, Hilton entreprit de rejoindre les forces au sol, toujours avec son fidèle FIM-43 RedEye. De là, quatre-vingt-deux de ses potes et lui-même pénétrèrent le manoir et déchainèrent leurs fusils tout en gueulant et en fermant les yeux, comme dans les films de guerre où le sang coulait à flot.

Quand enfin, Hilton rouvrit les yeux, il constata amèrement que leur plan hautement sophistiqué n’avait pas été suffisant pour arrêter ses deux putains de légende vivante qui n’était plus qu’à quelques mètres de son groupe. Plus rien ne les arrêtait et Hilton ne pouvait que les regarder impuissant avec un soupçon d’admiration. Alors que l’impact était imminent et que tout lui semblait se passer au ralentit, Hilton se saisit de la photo de lui et Sarah et la regarda comme s’il le faisait pour la dernière fois. C’est alors que la semelle d’une paire de botte crantée vint lui écraser la mâchoire. Les Border viril Rocks avaient renversé les premiers rangs des hommes que la peur ou la folie, distillée par une aura formidablement virile de la part des voyageurs, avait conduit à abandonner leur poste.
Quand Hilton reprit conscience, tout autour de lui était détruit, tandis que les victimes se comptaient par dizaine. Mais seul retrouver son précieux souvenir avait de l’importance pour Hilton. D’abord, son fidèle RedEye, puis la photo de Sarah sur laquelle on pouvait lire: « Elle est trop bonne ta meuf » Signé Dazh D. The Rock.

___

Après une course effrénée, Dazh marqua une pause, finalement bien éprouvé par les évènements. Le corps inconscient de Maccy commençait sérieusement à peser malgré toute la force dont il était capable. Le morpheur abandonna ce dernier sur le sol, tandis qu’il entreprit de souffler un peu tout en faisant le tour des environs. La police était toujours à leur trousse et ne tarderai pas à les retrouver. Ayant un peu couru au hasard, les Border Viril Rock avaient atteint le sommet d’un immeuble, à quelques kilomètres du centre. Bien que n’étant pas le plus haut de tous, ce building dominait les environs et il était possible de voir jusqu’à très loin. D’ailleurs, le morpheur avait une excellente vue sur le domaine des MacDorsales en feu et le Truckmaggedon. Partout en ville, on entendait des sirènes hurler, tandis que l’agitation se propageait de rue en rue. L’écho de leur formidable affrontement se répandait comme une trainée de poudre, tandis que toutes les chaines de radio rapportaient la défaite de Maccy, ainsi que sa disparition.

C’est alors que Dazh décida qu’il était de rendre MacDorsale au royaume de la testostérone et pour ce faire, quoi de mieux que le building dans lequel ils étaient ?
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«  OH MON DIEU, BANDE DE SALOPE EN RUT !! VOUS ETES DE RETOUR SUR TESTOSTEREO ET ON SAIT ENFIN OU SE TROUVE MACDORSALE ! VOUS AVEZ BIEN ENTENDU LES TANTOUZES ! CES GROS CONS DE BORDER VIRIL ROCK ONT ENCORE FRAPPER ET ILS ONT ACCROCHE MACDORSALE AU PIC DE LA TOUR CMB !! LA TOUR « COMME MA BITE » NE SERA PLUS JAMAIS LA MEME ! C’EST LA BITE DE LA HONTE POUR MACCY, BANDE DE TAFIOLES !! »

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Peu de temps après avoir fermement attaché les muscles en béton armé de MacDorsale à l’immeuble manifestement connu sous le nom de CMB, le duo de voyageur avait entrepris de regagner le centre pour repartir en quête d’aventure. Cependant, le morpheur avait attiré l’attention des flics en prenant le temps d’accrocher Maccy et ceux qui était encore en vie eurent tôt fait d’encercler le bâtiment. Il n’était plus question de repartir par les escaliers et ils se trouvaient bien trop haut pour que le morpheur envisage de sauter dans le vide.
…Mais s’il n’était pas permis de sauter dans le vide, ils pouvaient tout du moins tenter de sauter dans le fleuve qui arpentait tout le royaume et qui longeait l’immeuble en question. Il s’agissait d’un défie non négligeable car les deux voyageurs se trouvait a quelque chose comme le 47e étage. Le morpheur réfléchit un inst.. Non. Le morpheur n’avait même pas essayé de réfléchir, sa décision était prise. Emporter par l’ivresse que lui procurait la situation et l’envie de faire un truc fou dans ce genre  Dazh négligea les conséquences que pouvait avoir une chute de cette importante. Alors, le colosse de quartz pris du recul, tandis que l’armée de flic menaçait d’envahir les derniers étages, ou, de tout exploser s’ils ne se rendaient pas.

« Je suis sûr, on le fait. Je prends la milf et je saute en premier. » Dit-il, le plus calmement du monde.

En effet, la mère de MacDorsale  les suivait toujours et se touchait de manière effrénée depuis que sa libido était devenue incontrôlable en présence des Border Viril Rock. Alors sans plus attendre, cette dernière s’accrocha fermement et manqua s’évanouir au contact de tant de virilité, le saut de 47 étage étant purement secondaire.

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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions) Lun 5 Déc 2016 - 16:43
Vous vouliez que je résume ce qui se passait actuellement : explosions.
Vous aviez besoin de plus de mots pour comprendre l’intégralité de la scène ? Alors je répondrais, explosions et déflagrations. Trois fois plus de mots.

La villa de ce pauvre Maccy, complètement démantelée par les forces de l’ordre armées de missiles, de mitrailleuses et d’envies destructrices sans précédent, étaient en train de raser dans la plus grande des décontractions tout un pan du domaine, ce qui faisait que tout ce qui n’était déjà complètement abîmé voire assez bien détruit par les impacts de balle, les 4X4 qui explosaient les murs et les bazookas, et bien… ça s’effondrait partout, entraînant à chaque fois une portion du bâtiment avec. Les colonnes grecques s’écroulaient, les trophées étaient ensevelis dans un feu généralement servi en guerre mondiale, et les quelques domestiques costauds qui s’y trouvaient périssaient dans un bruit assez viril, mais tout de même ridicule.

Dazh et moi, ainsi que la MILF qui était dorénavant notre trophée magnifique pour avoir vaincu son fistounet vite oublié, foncions à travers les étages, les couloirs, poursuivis par un hélicoptère dont le pilote souffrait d’une certaine dyslexie en géométrie spatiale (ou alors était juste très con, et évidemment, au vu du Royaume, on savait parfaitement quel genre d’hypothèses semblait la plus plausible). Les explosions n’étaient plus tant des éléments destructeurs qu’une mélodie ponctuant notre fuite, tant et si bien que j’étais à la peine de deviner d’où elles sortaient toutes, comme si d’explosions multiples en naissaient tout simplement de nouvelles car dans ce Royaume, faire les choses à moitié était bien pire que de ne pas les faire.

Très rapidement, après une fuite grandiose, nous nous trouvions dans les hauteurs d’un gratte-ciel (ne cherchez pas comment, la ville était faite ainsi), et Dazh se dépêcha de terminer l’aventure de ce pauvre Maccy en le suspendant négligemment à une antenne radio, où son nom serait associé au ridicule pendant de nombreux siècles. Dazh chercha le fleuve d’où on pourrait sauter, il ne parla pas sinon pour nous encourager, récupéra la bonne dame nue sous son bras, et se mit à jumper de là jusque là-bas : pour accompagner sa folie, un projecteur sorti de nulle part (on était quand même en plein jour) le braqua durant la chute, et se dépêcha de se remettre à voler pour éclairer la mienne qui avait pris le pas, tandis qu’un commentateur hurla dans son micro, faisant profiter tout le quartier de son éloquente logorrhée :

« MMWWWWOOOOOHHHH !!! WOOOOOOOOHHHH !!! ILS POURRAIENT PORTER UN TUTU QU’ILS NE MERITERAIENT PAS MOINS LEUR TROISIEME POINT DE BADASSITUDE !!! » Le fait d’avoir évoqué un tutu fera que le commentateur sera renvoyé de plusieurs baffes dans la gueule dans de très courtes secondes. « LES BORDER VIRIL ROCKS NE SONT PLUS QU’A DEUX POINTS BADASS POUR FAIRE EJACULER TOUS LES HOMMES DIGNE DE CE NOM !!! JE ME SENS CHOSE, OUE, JE ME SENS TOUTE CHOSE, CA, C’EST DU SPECTACLE !!! CA, C’EST DE LA BADASSITUDE CRUE DE T-REX ENRAGE !!! C’EST VE… » Le commentateur arrêta de suite après une beigne en plein dans les dents, et sa tour radio s’effondra sur elle-même à la plus grande joie des voisins.

__

La nuit tombait (toutes les lumières de la ville s’étaient donc allumées si bien qu’on y voyait encore mieux qu’en plein jour car le Royaume de la Testostérone ne dormait jamais : on ne croyait pas aux principes de l’effet récupérateur des muscles après le sport). Mais le quartier où nous allions était assez en bordures pour que les gratte-ciels laissent plus de place pour des petites maisons, et c’était finalement dans un vieux bouiboui de bonhomme qu’on arriva : Dazh comme à son habitude, moi-même comme à mon habitude, et la MILF avec une sorte de peignoir en cuir et une cigarette aux coins des lèvres qui faisait vite comprendre qu’elle avait encore des fluides génitaux masculins qui chatouillaient en-haut de sa cuisse.

Un petit vieux l’air roublard s’avança à notre table et nous demanda :

« Il vous faudrait quoi ?
_ Votre stock. »


Et il s’en repartit rapidement pour ne venir que quelques instants plus tard, alors que j’avais un cigare dans le bec et que j’en proposais un à Dazh, le barman avait récupéré un chariot pour laisser place, près de notre table, à deux tonneaux – la dame, qui s’appelait Eares, en profita pour commander un café (c’était une dame, elle avait le droit sans perdre de sa badassitude). Pas besoin d’ouvrir le tonneau, Dazh et moi perforâmes chacun le nôtre d’un coup de poing, on le prit à deux mains, on trinqua, et on but le cinquième d’un coup avant de le poser près de nous.

« Plus que deux points de badass à avoir, Dazh.
_ Grillez pas trop vite les étapes, les garçons »
, intervint Eares, la cigarette dans le bec, « Une action brillante suffit pour avoir un point badass. Mais vous utilisez à chaque fois cinq super actions dans un même événement pour au final, ne récolter qu’un point. A terme, vous vous fermez des portes car vous ne pourrez pas répéter des actions.
_ La compta et nous… » J’avais failli rétorquer que la compta, c’était bon pour les femmes, mais un peu de tenue Ed, te laisse pas avoir par l’ambiance enivrante du Royaume – et une dame qui est capable de tenir dix minutes en brouette roumaine méritait le respect. Je crache un sale jet de fumée vers le plafond, et fit savoir : « Ce qu’il faut, c’est récupérer notre véhicule.
_ Il est aux mains des flics maintenant.
_ Je sais.
_ Attaquer des flics ne compte pas comme une action badass vu que tout le monde le fait. Pour que vous obteniez une action badass, il faudrait que vous fassiez une entrée, une sortie spectaculaires, je ne sais pas, quelque chose qui fasse mémoire. »
Ce n’était pas une vraie expression, mais passons. Je réfléchis, mais réfléchir me faisait mal ces derniers temps, alors j’en vins à Dazh :
« Tu as une idée ? » Je bus directement dans le tonneau : « Elle a raison, il faut qu’on trouve un truc qui les foute sur le cul. »

En attendant, on profita du repas (que des bières trappistes), et on profitait tranquillement de la musique à la radio qui passait à chaque fois qu’un commentateur ne hurlait pas les nouvelles de la journée ou ordonnait de massacrer quelqu’un ou encore ordonnait aux auditeurs de faire tel nombre de tractions avec tout ce qui leur passait par la main. On entendait aussi :

« L’ARMAGEDDON A ROUES DES BORDER VIRIL ROCKS A ETE SAISI PAR LA POLICE ! ELLE INVITE LES CONCERNES A VENIR RECUPERER LEUR BIEN MALGRE LES DIX HELICOPTERES, LES QUINZE CAMIONS DE CRS AINSI QUE LES CINQ TANKS QUI GARDENT LA ZONE !!! BUAHAHAHAHA !!! »

On profitait de ce moment de calme jusqu’à la prochaine idée d’Eares :

« Pour votre dernière action badass, je n’en vois qu’une dernière : organiser un tournoi de badassitude, et le remporter. Le seul souci, c’est que certaines localités sont très dangereuses, même pour vous : je pense notamment au Président du Royaume, ou le chef de la police que vous avez déjà rencontré, ou encore même quelques personnes. C’est à vous de…
_ Ta gueule. » Aaaah, ça faisait du bien quand quelqu’un arrêtait de dire des mots qui n’étaient pas référencés dans ‘Le Truculent Dictionnaire des Abrutis’.
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MessageSujet: Re: L'Appel du Destin (avec des explosions)
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L'Appel du Destin (avec des explosions)

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